Festival International CDC Danse contemporaine

Transcription

Festival International CDC Danse contemporaine
Festival International CDC
Danse contemporaine
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ÉDITION
Du 11 au 27 février 2014
Toulouse et région Midi-Pyrénées
www.cdctoulouse.com • 05 61 59 98 78
Un monde de danses
L’équipe du CDC
Président de l’association Philippe Raimbault
Directrice Annie Bozzini
Administrateur Paul-Eric Labrosse
Secrétaire générale Sandrine Teste
Chargé de production et des relations publiques Pethso Vilaisarn
Attachée à la billetterie et aux relations publiques Marion Moulin
Chargée de l’accueil des compagnies Suzy Charron
Responsable formation Chloé Ban
Responsable du centre de documentation et webmaster Claire Joulé
Assistante de gestion et d’administration Armande Motais de Narbonne
Régisseur Thierry Allaire
Plaquette du festival
Direction de la publication Annie Bozzini
Rédaction Annie Bozzini, Irène Filiberti
Photographie Patrick Fabre
Design Pascal Midavaine
Conception graphique Laurène Chesnel
Imprimerie Groupe Reprint – Toulouse
Les informations contenues dans cette publication sont non
contractuelles et susceptibles de modification.
C’est un moment haut en couleurs que nous vous invitons à partager
pour cette dixième édition du festival CDC. Des danses en libre circulation
viendront jusqu’à nous, venues de régions lointaines ou tout simplement
des contrées oubliées de notre mémoire. Les danses que nous proposons
cette année appartiennent, pour la plupart, à nos imaginaires et à
des folklores personnels autant qu’universels. Issues de traditions
vernaculaires ou de la culture populaire, elles traversent la création
chorégraphique actuelle. Elles sont parfois le sujet ou plus souvent l’objet
de recherches attentives de chorégraphes et danseurs qui s’en emparent
avec jubilation pour nous les faire partager sous de nouveaux atours.
Ces moments revêtent parfois la couleur de la mélancolie comme chez
Radhouane El Meddeb, nostalgique d’un monde arabe qui ne dansera plus
jamais avec cette insouciance qui berçait les comédies musicales de son
enfance. D’autres explorent les gestes d’une mémoire ouvrière à l’aune de
la perte et de l’oubli (Alexandre Roccoli), d’autres se lancent sur les pistes
des dancefloors du monde entier pour en rapporter une énergie unique
(Bengolea et Chaignaud), témoignant d’une fébrilité urbaine qui a déjà
donné les belles heures du hip hop également présenté durant le festival
dans une version scientifique, ajustée au cordeau par Anne Nguyen.
Parfois simple prétexte comme chez Christian Rizzo, qui convoque
le souvenir lointain d’une ronde spontanée exécutée par un groupe
d’hommes liés par une fraternité fugace, la danse devient évocation
d’une Inde excentrique chargée de spiritualité avec François Chaignaud.
Danses de combat détournées de leur origine avec le Krump magnifié
par les interprètes de Heddy Maalem, éternelles du côté de l’Afrique ou
de l’Espagne, toutes ces propositions nous rappellent que pour danser, il
faut, ne fût-ce qu’un moment, être ensemble. Portées par des populations
sans cesse en mouvement à travers le monde, ces danses rendent un
hommage curieux et joyeux à l’unisson.
Annie Bozzini, directrice du CDC
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Calendrier Festival International CDC
Toulouse et Région Midi-Pyrénées - Du 11 au 27 février 2014
Date et horaire
Chorégraphe
Titre
Lieu
Mardi 11 février à 20h30 Christian Rizzo D’après une histoire vraie TNT
Mardi 11 février à 17h et 19h30
François Chaignaud
Дymy Moï – Dumy Moyi
Ecole des Beaux-Arts
Mercredi 12 février à 17h et 19h30
François Chaignaud
Дymy Moï – Dumy Moyi
Ecole des Beaux-Arts
Mercredi 12 février à 19h30 Christian Rizzo D’après une histoire vraie TNT
Jeudi 13 février à 20h James Carlès / Robyn Orlin Coupé-décalé Théâtre Jules Julien
Samedi 15 février à 20h30 Israel Galván Lo real / Le réel / The real TNT
Samedi 15 février à 20h30 Anne Nguyen Promenade obligatoire L’Escale/Tournefeuille
Dimanche 16 février à 16h Israel Galván Lo real / Le réel / The real TNT
Mardi 18 février à 21h Marie-Caroline Hominal Froufrou
Studio du CDC
Mardi de l’INA - Conférence « Des danses
exotiques aux danses du monde »…
Médiathèque/José Cabanis
À Toulouse
Mardi 18 février à 18h30
Mercredi 19 février à 19h30 Emmanuel Eggermont
Vorspiel
La Fabrique
Jeudi 20 février à 20h Radhouane El Meddeb Au temps où les Arabes dansaient Théâtre Jules Julien
Vendredi 21 février à 19h30 Alexandre Roccoli Empty Picture Studio du CDC
Samedi 22 février à 19h30 Alexandre Roccoli Empty Picture Studio du CDC
Samedi 22 février à 21h Alessandro Sciarroni
Folk-s
Théâtre Sorano
Lundi 24 février à 20h
József Trefeli et Gábor Varga
Jinx 103
Hall de l’Arsenal
Mardi 25 février à 17h30
József Trefeli et Gábor Varga
Jinx 103
La Fabrique
Mardi 25 février à 19h Marta Izquierdo My Name is Britney Spears La Fabrique
Mardi 25 février à 21h
François Chaignaud et Cecilia Bengolea
Altered natives’ Say Yes To Another Excess –
Twerk
La Grainerie
Mercredi 26 février à partir de 10h
Table ronde-rencontre
Théâtre le Vent des Signes
Mercredi 26 février à 18h30
Mallette pédagogique 3
Mercredi 26 février à 20h30 Samuel Mathieu R. Studio du CDC
Espace Roguet
Jeudi 27 février à 20h30 Heddy Maalem Eloge du puissant royaume Théâtre des Mazades
Dimanche 16 février à 15h James Carlès / Robyn Orlin Coupé-décalé L’Astrada/Marciac
Mardi 18 février à 20h45 Radhouane El Meddeb Au temps où les Arabes dansaient L’Estive/Foix
Vendredi 21 février à 20h30 James Carlès / Robyn Orlin Coupé-décalé L’Apollo/Mazamet
Samedi 22 février à 21h Radhouane El Meddeb Au temps où les Arabes dansaient Théâtre Jean Marmignon /
Pronomade(s) en Haute-Garonne
En région
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Christian Rizzo
D’après une histoire vraie
Mardi 11 février à 20h30 et mercredi 12 février à 19h30
En coréalisation avec le Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées
Photo © Marc Domage
C’est au spectacle d’une ronde soudaine et improvisée par une bande
d’hommes à Istanbul que Christian Rizzo a trouvé l’inspiration de ce spectacle
sobrement intitulé D’après une histoire vraie. C’est moins les qualités
folkloriques que le sentiment d’empathie immédiate qu’a suscité en lui cette
danse, surgie comme par effraction, qu’il interroge et qu’il va travailler
comme la texture d’une étoffe précieuse. Imaginer une danse qui prendrait
appui dans des pratiques folkloriques, plus particulièrement masculines
et méditerranéennes, pour intégrer des notions de transe contemporaine,
chutes, toucher ou abandon propres à son style, voilà le pari qu’il se propose
de relever avec huit danseurs et deux musiciens-batteurs en direct sur le
plateau. Délicats, précis, obsessionnellement ouvragés, les espaces que Rizzo
propose vont s’attarder ici à reconstituer des géographies imaginaires où la
puissance quasi tribale de la musique va s’entretenir avec toute une panoplie
de gestes et mouvements puisés à des sources vernaculaires autant qu’au
savoir exceptionnel du chorégraphe.
Après un détour par le Théâtre du Capitole où il a mis en scène deux opéras,
Christian Rizzo signe son retour à Toulouse par un spectacle entièrement dédié
à la danse avec ce qu’elle a de plus personnel chez lui : un fort ancrage au
sol, des télescopages incroyablement sereins entre les corps, une sensualité
dénuée de toute forme de vulgarité qui court comme un fil discret dans toutes
ses pièces. On peut également attendre les belles architectures de lumière de
Caty Olive qui va s’employer une fois encore à faire vibrer l’air autour des corps.
Quant à l’équipe de danseurs, elle vient de différents horizons et on y retrouvera
Kerem Gelebek, né en Turquie, interprète magnifique du solo Sakinan göze çöp
batar, sorte de préface à cette nouvelle pièce.
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Conception, chorégraphie, scénographie et costumes Christian Rizzo – Interprétation Fabien
Almakiewicz, Yaïr Barelli, Massimo Fusco, Miguel Garcia Llorens, Pep Garrigues, Kerem Gelebek, Filipe
Lourenço, Roberto Martínez – Musique originale et interprétation Didier Ambact et King q4 – Lumières
Caty Olive – Régie générale Jérôme Masson – Arrangements sonores Vanessa Court – Régie lumière et
vidéo Arnaud Lavisse – Régie lumière Samuel Dosière.
Production déléguée L’association fragile. Coproduction Théâtre de la Ville (Paris), Festival d’Avignon,
Opéra de Lille, CDC Toulouse / Midi-Pyrénées, la Ménagerie de verre (Paris), La Filature, scène nationale
(Mulhouse), L’Apostrophe, scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise, Centre Chorégraphique
National de Rillieux-la-Pape. Avec le soutien du Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais, de la convention
Institut Français + Ville de Lille, de L’Association Beaumarchais - SACD et de l’Institut Français dans le cadre
du fonds de production Circles. Avec l’aide du Phénix, scène nationale Valenciennes. Administration,
production, diffusion Bureau Cassiopée
Lieu : TNT Durée : 1h10
Tarifs : Plein tarif 25¤ / Tarif pass 19¤ / Tarif réduit 10¤
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François Chaignaud
Дymu Moï - Dumy Moyi
Mardi 11 février et mercredi 12 février
à 17h et 19h30
En coréalisation avec l’ISDAT
« Je rêve de cette pièce comme d’un antidote. Antidote aux rituels du
théâtre occidental, de sa frontalité, de sa périodicité, de son rapport de
forces. Nous serons donc dans un lieu clos, sans gradins ni scène. Proches
les uns des autres. Peu nombreux. De plain pied. On pourra choisir son
heure, car le spectacle aura lieu plusieurs fois par jour - comme les
différentes séances de cinéma ou de théâtre forain. Et nous profiterons de
cette intimité, de cette proximité, de cet écrin pour jouir de la délicatesse
et de la démesure - un peu à la manière des rituels de theyyam dans le
Malabar, pendant lesquels les superbes costumes monumentaux des
danseurs devenus dieux les distinguent et en même temps les rapprochent
de celles et ceux venus les voir et les solliciter.
Rythmé par des airs d’envoûtements ukrainiens, philippins ou
séphardiques, j’imagine ce récital polyglotte pris au piège d’un costumesculpture de Romain Brau comme une distribution sinueuse de danses, de
chants ... et de liqueurs. »
Photo © Alain Scherer
Conception, interprétation François Chaignaud – Costumes Romain Brau – Conception lumières
Philippe Gladieux – Régie Anthony Merlaud – Conseil musical Jérôme Marin – Adaptations, chef
de chant Antoine Bernollin – Mixage son Jean-Michel Olivares.
Production Vlovajob Pru. Coproduction Festival Montpellier Danse 2013, Festival d’Automne
(Paris), CDC Toulouse / Midi-Pyrénées, Gessnerallee Zürich, deSingel Internationale Kunstcampus
(Anvers), Ménagerie de Verre (dans le cadre du Studiolab, laboratoire de recherche).
Vlovajob Pru est subventionnée par la DRAC Poitou-Charentes et reçoit l’aide de l’Institut Français
pour ses projets à l’étranger.
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Lieu : Ecole des Beaux-Arts
Durée : 30 min.
Tarif unique : 5¤
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Robyn Orlin / James Carlès
Coupé-décalé
Jeudi 13 février à 20h
CRÉATION
En partenariat avec les Théâtres Sorano / Jules Julien
Ce spectacle se présente en deux temps distincts. Dans une première
partie intitulée Mesdames et Messieurs, maintenant arrêtons de
tourner autour du pot, Robyn Orlin signe un solo portrait de James
Carlès, danseur chorégraphe et initiateur de ce projet autour du
coupé-décalé [L]. Comme à son habitude elle interprétera à sa manière,
entre fiction et réalité, le parcours et l’histoire du danseur.
La deuxième partie, On va gâter le coin ! est consacrée à une mise en
scène du coupé décalé proposée par James Carlès et ses danseurs.
Depuis ses origines à chercher du côté d’une pratique populaire
provenant de la culture attiée (Côte d’Ivoire), le coupé-décalé a connu
plusieurs vagues de popularité depuis le début des années 2000
à Paris. Croisant la rumba congolaise, le hip-hop [L], les musiques
caribéennes et les chansons populaires françaises, ce mouvement de
danse urbaine connaît aujourd’hui un regain d’intérêt dans les clubs,
notamment sous l’impulsion des DJ comme DJ Arafat qui jouit d’une
gloire considérable dans toute l’Afrique. Satire sociale, politique, pur
divertissement, éloge de la sape et énergie festive sont les ingrédients
inévitables de ce spectacle porté avec un entrain communicatif par
cinq danseurs.
[L] Voir Lexique p 36
1ère partie : Chorégraphie Robyn Orlin – Interprète James Carlès – Vidéo Charles Rostan –
Lumière et régie Arnaud Schulz.
2ème partie : Chorégraphie James Carlès – Interprètes Brissy Akezizi, Clément Assémian, Gahé
Bama, Frank Serikpa, Stéphane Mbella – Vidéo Charles Rostan – Lumière et régie Arnaud Schulz
Coproduction APCA – Cie James Carlès, CDC Toulouse / Midi-Pyrénées, Centre national de la
danse, CNDC (Angers), L’Astrada (Marciac) dans le cadre du dispositif Résidence-association en
Midi-Pyrénées. Production déléguée : CDC Toulouse/Midi-Pyrénées.
Photo © Pierre Ricci
Lieu : Théâtre Jules Julien
Durée : 35 min. (1e partie) 45 min. (2e partie)
Tarif unique : 10¤
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Spectacle également présenté en Région pendant le festival :
- Dimanche 16 février à 15h à l’Astrada à Marciac (Gers).
- Vendredi 21 février à 20h30 à l’Espace Apollo de Mazamet (Tarn), en collaboration avec l’ADDA 81.
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Israel Galván
Lo real / Le réel / The real
Samedi 15 février à 20h30 et dimanche 16 février à 16h30
En coréalisation avec le Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées
Photo © Javier Del Real
« J’ai conscience que danser ne peut se résumer à une compétition ou un
entraînement. Il ne s’agit pas d’être le meilleur. Danser a supposé pour moi une
expérience afin de connaître les choses, me connaître moi-même. Une expérience
de la connaissance ». C’est l’expérience telle qu’il l’évoque ici qui a conduit Galván
à cet incroyable spectacle qu’est Lo Real / Le Réel / The Real. Comète absolue de la
danse flamenca, adulé par le public sidéré à chacune de ses prestations, il s’est
attaqué avec une énergie rageuse au traitement de l’“indansable” selon ses propres
mots : réveiller l’histoire tragique des Tsiganes persécutés et exterminés par le
régime nazi. Au fur et à mesure qu’il se documentait sur ce sujet et en découvrait
l’horreur, son corps se creusait littéralement et c’est cette figure inédite chez lui
d’un corps comme aspiré de l’intérieur jusqu’au squelette qui surprend. Et puis la
colère qui lui fait littéralement frapper sur tout ce qui bouge. Une fois de plus le
bailaor sévillan invente des surfaces de percussions invraisemblables comme ces
poutres en métal qu’il déplace comme de rails de chemin de fer sur le plateau.
Pour questionner « l’attirance nazie, presque maladive, pour le monde sévillan
de Carmen », il invite à ses côtés Belén Maya (la fille de son maître Mario Maya)
et convie Isabel Bayon à illustrer le film Tiefland, de Leni Riefenstahl, tourné
entre 1941 et 1944, où la cinéaste incarne elle-même une danseuse gitane. Durant
une heure et demi, il va littéralement accompagner le public dans l’exercice du
souvenir, l’évocation de ce réel des corps perdus à jamais mais qui, selon certains
témoignages continuaient à plaisanter, danser et chanter jusqu’au dernier
moment, et c’est l’évocation de cette fête-là, ultime confiance en la vie qui se trouve
au cœur du spectacle.
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Danse Israel Galván, Belén Maya et Isabel Bayón – Chant Tomás de Perrate et David Lagos – Guitare
Juan Gómez “Chicuelo” – Saxophone Juan Jiménez Alba – Piano Alejandro Rojas Marcos – Percussions
Antonio Moreno – Violon Eloisa Cantón – Danse, chant et jaleos Caracafé, Bobote et Uchi – Bande de
Gitans et de Juifs Sistema Tango – Acteurs Pablo Pujol et Pepe Barea.
Chorégraphie et scénario musical Israel Galván – Direction artistique Pedro G. Romero – Mise en scène
Txiki Berraondo – Dramaturgie Txiki Berraondo, Pedro G Romero et Israel Galván – Documentation et
scénario musical Pedro G. Romero – Direction musicale Juan Jiménez Alba – Musique originale Juan
Gómez “Chicuelo” – Répétiteur de chorégraphie Marco de Ana – Assistant à la mise en scène et régie Balbi
Parra – Conception d’éclairage Rubén Camacho – Son Pedro León – Costumes Soledad Molina – Coordination
technique Pablo Pujol – Décors Pablo Pujol et Pepe Barea – Vidéo Canta Gitano (1982), Tony Gatlif.
Production Teatro Real de Madrid. Coproduction avec le Théâtre de la Ville de Paris, Mercat de les
Flors (Barcelone), Stadsschouwburg (Amsterdam) + Flamenco Biënnale Nederland, Ludwigsburger
Schlossfestspiele et le Festival Internacional de Música y Danza (Grenade). Avec la collaboration du
Instituto Andaluz del Flamenco de la Junta de Andalucía.
Lieu : TNT
Durée : 1h45
Tarifs : Plein tarif 25¤ / Tarif pass 19¤ / Tarif réduit 10¤
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Anne Nguyen
Promenade obligatoire
Samedi 15 février à 20h30
En coréalisation avec l’Escale de Tournefeuille
Photo © Philippe Gramard
Familière des battles où elle a usé ses survêts en bonne breakeuse,
Anne Nguyen a formé sa compagnie en 2005 après un cursus en
études scientifiques. Depuis, elle applique son esprit de chercheur à
l’excellence technique des pratiques hip hop [L]. Pour cette Promenade
obligatoire, elle s’est attachée à développer toutes les variations et
la richesse du popping [L] dans une contrainte géométrique linéaire.
Comment se déplacer en inventant des principes de synchronisation
des ensembles dans un espace vital contraint ? Le résultat est
époustouflant, porté par huit danseurs exceptionnels qui réussissent
à exprimer des personnalités fortes à travers une mise en espace
abstraite fondée sur un déplacement répétitif de jardin à cour. Sensible
au phénomène de l’enfermement, Anne Nguyen se réfère à l’écrivain
russe Ievgueni Zamiatine qui dans Nous autres, son plus célèbre
ouvrage paru en 1920, livre cette réflexion : « pourquoi la danse estelle belle ? Parce que c’est un mouvement contraint, parce que le sens
profond de la danse réside justement dans l’obéissance absolue et
extatique, dans un manque idéal de liberté. »
Anne Nguyen a choisi son camp, celui des artistes qui traquent la
beauté dans la difficulté et l’exigence, attribuant ainsi une nouvelle
grâce à la danse hip hop [L] qui, au-delà de la performance se révèle dans
toute sa complexité, organique et sensible. Reconnaissant sa démarche
singulière et assumée, la SACD lui a d’ailleurs attribué le Prix nouveau
talent chorégraphie 2013.
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Chorégraphe Anne Nguyen – Interprètes Cintia Golitin, Claire Moineau, Blondy Mota-Kisoka,
Sacha Négrevergne, Jessica Noita, Matthieu Pacquit, Rebecca Rheny, Mélanie Sulmona – Musique
originale Benjamin Magnin – Création lumière Ydir Acef – Assistante chorégraphe Magali
Duclos.
Avec le soutien de L’aide à la production d’Arcadi, l’ADAMI, le Conseil général du Val-de-Marne, la
Communauté de Communes Charenton – Saint Maurice. Coproductions Parc de la Villette, Centre
de Danse du Galion d’Aulnay-sous-Bois, Les Théâtres Charenton – Saint-Maurice, Initiatives
d’Artistes en Danses Urbaines (Fondation de France - Parc de la Villette, avec le soutien de la
Caisse des Dépôts et l’Acsé), CDC du Val-de-Marne ; CCN de La Rochelle / Poitou-Charentes, CCN de
Créteil et du Val-de-Marne / Cie Käfig - dans le cadre de l’accueil studio. Avec le partenariat de
Centre national de la danse - mise à disposition de studio.
Lieu : L’Escale à Tournefeuille
Durée : 1h
Tarif unique : 10¤
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Marie-Caroline Hominal
Froufrou
Mardi 18 février à 21h
Avec le soutien de l’Union Européenne, dans le cadre du réseau modul-dance
Photo © Delphine Coindet
« Le titre porte le côté sombre, mortifère attaché au poisson froufrou dont est
extraite la substance nécessaire aux pratiques de zombification, et la dimension
“paillettes” du music-hall » explique Marie-Caroline Hominal. « D’où le désir de
jouer sur ces deux formes de cérémonies, l’une se délie dans l’illusion, alors que
l’artifice se retrouve dans les rituels vaudou, jadis ferments de résistance contre
l’esclavage auxquels j’ai participé en Haïti ». Il fallait oser ce grand écart entre
transes vaudou et summum du divertissement pour transformer l’une et l’autre en
cérémonie où le corps se trouve soumis à des codes et des règles qui lui permettent
d’être mis en scène. La transe possède ses propres lignes de corps posées en arc,
ses micromouvements et cette tristesse tragique émanant des visages, quant au
music-hall, on en connaît les codes avec son dressing d’artifices vestimentaires,
ses géométries de déplacement et toute sa panoplie de postures et de pas.
L’enjeu de cette pièce, qui s’écarte délibérément de la dimension ethnographique
ou documentaire est plutôt de suggérer l’expérience sensible des identités
changeantes, multiples, des points de résistance d’un individu face au groupe ; en
somme, une manière de revenir aux sources du théâtre et pour lequel elle convoque
une équipe d’interprètes, Clive Jenkins, son complice de toujours à la partition
musicale et la plasticienne Delphine Coindet pour inscrire la scénographie. Elle
a également fait appel à Didier Civil, un artiste rencontré à Jacmel (Haïti) pour
réaliser des masques de papier mâché pour questionner la multiplication de soi
et assurer l’anonymat de la personne. Marie-Caroline Hominal ne craint pas de
fâcher les esprits en proposant une improbable comédie musicale mystique car elle
possède une grâce et un sens absolu de l’offrande.
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Conception, mise en scène Marie-Caroline Hominal – Danse Chiara Gallerani, Marie-Caroline Hominal, Jasna
Layes Vinovrski, Rudi van der Merwe – Musique Clive Jenkins – Scénographie Delphine Coindet – Masques
Didier Civil – Costumes “MCH Confidential” – Lumière Christophe Bollondi, Delphine Coindet, Marie-Caroline
Hominal – Direction technique Christophe Bollondi – Administration Stéphane Noël.
Production MadMoiselleMCH association (Genève). Coproduction ADC / association pour la danse contemporaine
(Genève), Tanzhaus nrw (Düsseldorf), Europäisches Zentrum der Kunst Hellerau (Dresde), El Graner & El Mercat
de les Flors (Barcelone) dans le cadre de Modul Dance. Théâtre de l’Arsenic (Lausanne), Open Latitudes (Lille),
PRAIRIE, modèle de coproduction du Pour-cent culturel Migros en faveur des compagnies chorégraphiques
innovantes suisses. Avec le soutien de la Ville de Genève, de la Loterie Romande, de Pro Helvetia - Fondation
suisse pour la culture, de la Fédération des coopératives Migros - Zurich, modul-dance & le programme culturel de
l’Union Européenne. Marie-Caroline Hominal est lauréate d’une bourse chorégraphique de la SSA - Société suisse
des auteurs et bénéficie d’un partenariat avec la Fondation Nestlé pour l’Art.
Lieu : Studio du CDC
Durée : 1h
Tarif unique : 10¤
1=1
1 PLACE ACHETÉE
1 PLACE OFFERTE
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Emmanuel Eggermont
Vorspiel
CRÉATION
Mercredi 19 février à 19h30
En partenariat avec le CIAM, Université Toulouse le Mirail et le Centre
occitan des musiques et danses traditionnelles Toulouse Midi-Pyrénées
Temps et espace hors mesure sont pour Emmanuel Eggermont une aire
d’investigation. La définition de cette recherche, de cette qualité de partage avec
le public, il l’emprunte au vocabulaire de la musique. Vorspiel, en allemand,
signifie le prélude. Structure libre et série d’improvisations destinées à la
préparation de l’instrumentiste à jouer, devenue aussi, un peu plus tard dans
l’histoire, un morceau autonome.
L’artiste, déjà remarqué, notamment lors de ses collaborations avec
Raimund Hoghe, en souligne la vocation. Vorspiel est pour lui « un temps
d’expérimentation, un espace de liberté, de rencontre et d’échange » qui est aussi
ouverture au recueillement. Prémisse de création, essai, esquisse, ce qui est
d’ordinaire juste une étape, devient l’instant juste. Un suspens avant l’évènement.
Ce presque rien scellé, tel une pièce à conviction, conduit l’artiste à mener le
public hors des conventions scène-salle. Son jeu d’une extrême précision avec
l’espace et le regard, la circulation, l’architecture du temps, des images et de
l’imaginaire de chacun, conduit à une expérience sensorielle inédite.
Ce délicat travail sur le prélude peut être accompagné par d’autres artistes,
plasticienne, architecte et danseurs. A Toulouse, sera créée une version inédite
avec Arnaud Bibonne, qui jouera entre autre du boha, cornemuse ancienne des
Landes de Gascogne. Leur projet : convier les spectateurs à participer à une œuvre
ouverte, qui tout à la fois respire l’épure et l’abstraction et tresse les contrastes :
dissonances et harmonies, mouvements et inerties, sacré et profane. Ensemble, il
devient alors possible de « s’interroger sur l’éventualité d’un nouveau départ ».
Photo © Sung-Jin Jung
Chorégraphie Emmanuel Eggermont – Interprétation Jihyé Jung et Emmanuel Eggermont – Interprètes Invités
Mathieu Jedrazak, Corinne Masiero, Arnaud Bibonne – Scénographie Elise Vandewalle, Germain Pluvinage,
Emmanuel Eggermont – Assistant Musical Mathieu Jedrazak – Lumières Serge Damon – Régie Gwenn Van Ees.
Production L’Anthracite. Coproduction L’L - Lieu de recherche et d’accompagnement pour la jeune création
(Bruxelles), Association des CDC [Le Cuvier - CDC d’Aquitaine, Art danse CDC Dijon Bourgogne, L’échangeur CDC Picardie, Le Pacifique CDC Rhône-Alpes, Danse à Lille / CDC Roubaix – Nord-Pas-de-Calais, CDC Paris Réseau
(Atelier de Paris - Carolyn Carlson, L’étoile du nord, micadanses - ADDP, studio Le Regard du Cygne - AMD XXe),
CDC Toulouse / Midi-Pyrénées, La Briqueterie / CDC du Val de Marne, Uzès danse CDC] ; Ballet de l’Opéra national
du Rhin - Centre Chorégraphique National de Mulhouse ; CDC - Les Hivernales d’Avignon ; Pôle Sud - scène
conventionnée pour la Danse et la Musique (Strasbourg), Théâtre de Vanves - scène conventionnée pour la
Danse (Vanves). Aide ministère de la Culture et de la Communication - DRAC Nord-Pas-de-Calais, Conseil
Régional Nord-Pas-de-Calais. Soutien Ballet de l’Opéra national du Rhin - Centre Chorégraphique National
de Mulhouse, Vivat d’Armentières - scène conventionnée danse et théâtre, Théâtre du Marché aux grains de
Bouxwiller / Le Grand Jeu, KLAP - Maison pour la danse / Kelemenis & Cie.
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Lieu : La Fabrique
Tarif unique : 10¤
Durée : 1h30
1=1
1 PLACE ACHETÉE
1 PLACE OFFERTE
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Radhouane El Meddeb
Au temps où les arabes dansaient
Jeudi 20 février à 20h
CRÉATION
En coréalisation avec les Théâtres Sorano / Jules Julien
Conception, chorégraphie Radhouane El Meddeb – Interprètes Younes Aboulakoul, Arnaud Boursain, Rémi
Leblanc-Messager, Eli Le Sultan, Philippe Lebhar Arthur Perole – Auteur Camille de Toledo – Scénographie
Annie Tolleter – Images Haythem Zakaria – Lumières Xavier Lazarini – Sonographie Stéphane Gombert –
Assistant chorégraphe Moustapha Ziane – Régie générale Bruno Moinard.
Production La Compagnie de SOI. Coproduction le 104 – CENTQUATRE, Centre chorégraphique de Montpellier,
CDC Toulouse/Midi-Pyrénées, la Filature, WIP Villette - Coproduction en cours. Avec le soutien à la création de
la DRAC Ile-de-France et le soutien de la Fondation Beaumarchais.
Lieu : Théâtre Jules Julien
Tarif unique : 10¤
Durée : 1h environ
Spectacle également présenté en Région pendant le festival :
- Mardi 18 février à 20h45 à l’Estive Scène nationale de Foix et de l’Ariège
- Samedi 22 février à 21h au Théâtre Jean Marmignon à Saint-Gaudens sur une proposition de Pronomade(s)
en Haute-Garonne - Centre national des arts de la rue.
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Photo : Samia Gamal dans Valley of the Kings - DR
Sa danse, parfois critique ou humoristique, est aussi source et lieu de mémoire,
dévoilement et fragilité, dans ce désir de geste qui sait se faire offrande. Mêlant
courage et sensualité, la démarche de Radhouane El Meddeb est portée par
le désir : « une envie de danser entre démesure et ravissement ». Dans cette
nouvelle création, l’artiste chorégraphie pour six interprètes masculins une
sorte de paysage documentaire qui allie la magie du factice à la nostalgie d’une
époque. Le spectacle chemine sur la mémoire des mots et des musiques des
grands artistes orientaux, tels Oum Khalsoum, Muhammad Abdelwahab, en
Egypte, Fairouz au Liban, Ali Riahi et Oulaya et Saliha en Tunisie, se souvient des
remarquables danseuses Tahiya Kariouka, Samia Gamel, Zina et Aziza Laghbébi.
Entre images d’archives, ambiances issues de l’âge d’or du cinéma arabe, danses
traditionnelles et music-hall, Radhouane El Meddeb s’attache à nous conter un
rêve éveillé qui est aussi un acte politique face aux menaces que les extrémismes
religieux font peser sur les femmes, la culture et les artistes.
L’atmosphère enchantée que délivre cette nouvelle pièce, Au temps où les Arabes
dansaient s’attache à ces formes populaires. Elles sont, selon l’artiste tunisien,
l’expression festive et généreuse d’un peuple aimant la vie et la liberté. Donner
corps au sentiment particulier de nostalgie qui l’habite est pour Radhouane El
Meddeb un hommage aux gestes de lutte contre l’obscurantisme. Entre la joie et
l’amertume s’esquisse la vision d’un monde, sorte de méditation ou de manifeste :
« Dans le monde arabe d’aujourd’hui, les gens n’aspirent plus à la lumière, à ce
qui brille et qui brûle, mais plutôt à une forme de repli. La sensualité, partout
présente est condamnée, cachée, elle n’habite plus l’art. Le monde arabe est
uni dans un enfermement nouveau, l’obscurantisme n’est pas seulement telle
idéologie ou telle autre, il est strictement la fin de la lumière. Il a obstrué, plus
encore que les voies de l’émancipation politique, les voies de l’imaginaire. »
21
Alexandre Roccoli
Empty Picture
Ou l’impossible mémoire de la classe ouvrière
Vendredi 21 février et samedi 22 février à 19h30
Photo © Romain Etienne
Empty Picture du chorégraphe Alexandre Roccoli engage une
métabolisation du geste de travail, comme la transe est une
métabolisation du geste symbolique. En intégrant à son langage
chorégraphique les gestes de travail de la classe ouvrière – et
notamment ceux de la mine – il a voulu créer un nouveau territoire
d’imaginaire pour cette mémoire collective. Empty Picture est une
démarche de dissection du geste mais aussi, et surtout, une re-création
de la mémoire du corps-ouvrier (dans ses deux acceptions). La pièce
construit sa narration autour de paroles collectées auprès des derniers
mineurs de fond dont son père fait partie. Elle se veut bâtie sur la
mémoire de ces mineurs, les mots qui disent leur expérience et les
images physiques qui sont la matière de leurs souvenirs. La mémoire de
leur propre corps-ouvrier, dans sa dextérité, sa force et son épuisement,
rencontre souvent la mémoire du corps-commun, de l’énergie collective,
de la camaraderie solidaire. La dramaturgie part des entrailles de la
mémoire ouvrière et de la cadence du travail de la mine, pour remonter
vers la surface et le monde d’un nouveau prolétariat – celui d’une
industrie de « services » qui impose au corps une toute autre gestuelle.
À l’heure où se pose la question, sur l’ensemble du territoire
économique français, de la disparition irrémédiable d’un savoir-faire
industriel et de l’effacement progressif de la figure même de l’ouvrier,
c’est la mémoire de ces corps au travail et des gestes qui leur donnaient
vie qui se perd. Dans une société qui s’est fantasmée « tertiaire » et a
cru pouvoir s’affranchir du corps-productif, la perte de la mémoire du
geste et de son application appauvrit une histoire collective du rapport
au travail. Dépassant une lecture politique qui a parfois usé, dans
ses extrémismes les plus douteux, de l’imagerie du geste ouvrier ou
artisanal, c’est une réécriture de cette relation au geste de travail que
veut engager Empty Picture.
22
Chorégraphie, écriture Alexandre Roccoli – Scénographie et lumières Séverine Rième –
Musique Benoist Bouvot, Vincent Carpentier – Danse Ghyslaine Gau, Mehdi Berkouki – Vidéo
et conseil Valérie Urréa.
Production Les Subsistances de Lyon, La Scène national d’Orléans, CDC Toulouse / Midi-Pyrénées,
l’ADAMI - Partenaires Dar Al Ma’mûm Marrakech, Espace Darja Casablanca, Région Rhône-Alpes ,
Institut Français, DRAC Rhône-Alpes, Ville de Lyon.
Lieu : Studio du CDC
Durée : 1h environ
Tarif unique : 10¤
1=1
1 PLACE ACHETÉE
1 PLACE OFFERTE
23
Alessandro Sciarroni
Folk-s
Will you still love me tomorrow ?
Samedi 22 février à 21h
En partenariat avec les Théâtres Sorano / Jules Julien
Photo © Matteo Maffesanti
« M’aimeras-tu encore demain ? » chuchote le sous-titre de la
performance d’Alessandro Sciarroni. A la recherche du temps perdu, le
jeune artiste et ses partenaires investissent le patrimoine de la danse
du côté folk. Décontextualisée, affranchie de ses atours, costumes et
musiques, la danse appelée Shuhplatter - un nom qui s’approche de
l’expression « battre la chaussure » - est réinvestie par un groupe
d’interprètes dans l’esprit de la performance chère à la nouvelle
génération.
Certains prétendent que cette ancienne “love affair”, le Schuhplatter,
pièce stratégique sur l’échiquier du folklore, s’inspire de la nature.
La parade amoureuse du coq de bruyère qui au printemps se pavane,
ailes déployées, devant la femelle. Alessandro Sciarroni et ses
danseurs en font plutôt une histoire de gestes et de mémoire. En
questionnant la structure de cette danse pratiquée en Autriche et
dans l’Allemagne profonde, la Bavière, territoires qui entretiennent
leurs traditions, ils ont retenu ses particularités que des associations
d’amateurs s’attachent à perpétuer. On peut aussi s’y initier via
internet. Rythmes, pas frappés, claques sur les cuisses et autres
gestes codifiés au cours du XIXe siècle sont revisités sans fard et
jusqu’à épuisement.
La danse folk serait-elle une madeleine de Proust ? C’est bien ce qui
semble fasciner Sciarroni qui travaille depuis ses débuts à la lisière
des arts visuels, du théâtre et de la danse.
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Chorégraphie Alessandro Sciarroni – Interprétation Marco D’Agostin, Anna Bragagnolo,
Pablo Esbert Lilienfeld, Matteo Ramponi, Alessandro Sciarroni, Francesco Vecchi – Musique
originale Pablo Esbert Lilienfeld – Lumières Rocco Giansante – Technique lumières
Cosimo Maggini – Costumes Ettore Lombardi – Faith coaching Rosemary Butcher – Conseil
dramaturgique, casting Antonio Rinaldi – Conseil chorégraphique Tearna Schiuichplattla –
Documentation vidéo et images Matteo Maffesanti.
Production Teatro Stabile delle Marche (Ancône). En collaboration avec Corpoceleste_C.C.00#
Et avec Inteatro – (Polverigi Amat) - Civitanova Danza dans le cadre de « Civitanova Casa della
Danza », Centrale Fies - Dro, ChoreoRoam Europe - Centro per la Scena Contemporanea - Bassano
del Grappa, The Place (Londres), Dansateliers (Rotterdam), Dance Week Festival (Zagreb), Paso a
2/ Certamen Coreográfico (Madrid).
Lieu : Théâtre Sorano
Durée : 1h30 environ
Tarif unique : 10¤
25
József Trefeli
et Gábor Varga
Jinx 103
Lundi 24 février à 20h à l’Arsenal et mardi 25
février à 17h30 à la Fabrique
En partenariat avec l’Espace Culturel de l’Université Toulouse 1
Capitole et le CIAM, Université Toulouse le Mirail
La danse et ses différents genres est une seconde nature pour József
Trefeli. En duo avec Gábor Varga dans un premier module, Jinx 103,
les deux danseurs d’exception renouent avec leur origine commune,
pour revisiter au temps présent les danses traditionnelles hongroises,
proche des anciens branles. Affranchie de ses attributs folkloriques
et présentée au plus proche du public, dans un espace urbain, avec
des rubans de chantier qui délimitent l’espace, ils en explorent les
rythmes et rituels. Frictions inédites dans ce nouveau contexte qui
est aussi un travail de mémoire et d’identité. Avec ses percussions
propres, frappes de pied, de mains, claquements de doigts, le corps
devient instrument sonore faisant surgir des rythmes complexes
interprétés avec une dextérité fascinante. La virtuosité en toute
simplicité, semble captiver József Trefeli. Après des expériences
d’interprète qui l’ont mené sur différents fronts et styles en matière
de spectacles dansés, il poursuivra cette démarche avec sa prochaine
création Up, un second module chorégraphique issu d’une recherche
différente. Ce sextuor masculin créé avec Mike Winter, s’appuie sur
d’autres défis techniques. Le processus est basé sur la prise de risque
et la réaction physique des corps. L’énergie de la danse issue du
rythme et du rituel dans le premier duo, se transforme. Ce sont les
nombreux portés qui propulsent les corps et donnent au mouvement
toute sa puissance. Un véritable challenge esthétique qui consiste à
sculpter dans l’espace de brèves et mobiles architectures organiques.
Photo © Gregor Batardon
Concept, chorégraphie et danse József Trefeli & Gábor Varga – Musique Frédérique Jarabo –
Photos Gregory Batardon.
Avec le soutien du DC Département de la Culture de la Ville de Genève, du DIP Département de
l’Instruction Publique de l’Etat de Genève, du Corodis, de la Loterie Romande, du Pro Helvetia –
Fondation Suisse pour la Culture, de la Ville de Carouge, du RESO Suisse, de la Fête de la Danse
Genève, des Journées de la Danse Contemporaine Suisse 2013 et Aerowaves 2013.
26
Lieux : Hall de l’Arsenal (Université Toulouse 1 Capitole)
et la Fabrique (Université du Mirail)
Durée : 20 min.
Entrée gratuite sur réservation (dans la limite des places disponibles)
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Marta Izquierdo Muñoz /
Samuel Pajand
My Name is Britney Spears
CRÉATION
Mardi 25 février à 19h
En collaboration avec le CIAM, Université Toulouse le Mirail
Absolument loufoque et déjantée, Marta Izquierdo s’autorise tous les
rêves. Remarquable interprète, elle fait le siège de nos fantasmes et s’en
donne à cœur joie. Depuis quelques temps et pièces déjà, de She’s mine,
en passant par Walking on thin Ice, jusqu’à He matado al principe, mon
cœur est un océan (2011) elle s’est trouvé comme un double en Samuel
Pajand. De ce tandem déjà improbable – la ballerine contemporaine
madrilène, déjà remarquée dans les créations de Catherine Diverrès, et
le créateur sonore juif-iranien de Champigny-sur-Marne est issue une
nouvelle hybridation, My Name is Britney Spears. Une création à triple
visage qui fait intervenir une bête de scène. Enième tribut à la princesse
de la pop ? Plus complexe, le parti pris du duo Izquierdo-Pajand incorpore
l’icône pour son propre compte. Elle habite chacun des interprètes,
elle est source d’inspiration et soutient cette étrange conspiration :
construire en scène un autoportrait du troisième type qui s’élabore dans
le miroir de subjectivités croisées.
Entre musique, danse, image et performance, les deux interprètes ne
cherchent ni à révéler certains traits de la star, encore moins à la juger,
pas davantage à mettre en relief le système qui la porte, industrie,
culture de masse et produit de consommation. L’idole appartient à tous
et telle les mythologies façon Roland Barthes, elle fait partie de chacun.
Ainsi absorbée, la figure leur suggère d’autres gestes, de curieux regards.
Ni sujet, ni personnage, Britney Spears s’approche du statut d’objet qui
se plie et déplie à leur fantaisie. « Elle devient à son tour une nouvelle
créature, qui n’est ni Britney Spears ni son image, ni la danseuse, ni le
créateur de sons ; une invention pure, hybride et spectrale ».
Conception et interprétation Marta Izquierdo Muñoz et Samuel Pajan – Création et régie lumière
Photo © DR
Philippe Gladieux – Régie son (sous réserve) Mélodie Souquet
28
Lieu : La Fabrique
Durée : 1h
Tarif unique : 10¤
1=1
1 PLACE ACHETÉE
1 PLACE OFFERTE
29
François Chaignaud
et Cecilia Bengolea
Altered natives’ Say Yes To Another
Excess – Twerk
Mardi 25 février à 21h
En partenariat avec la Grainerie – Fabrique des arts du cirque et de l’itinérance.
Que le grime* vous fascine ou pas, que vous le connaissiez ou non, il est plus que
temps de se frayer un chemin dans la proposition de Cecilia Bengolea et François
Chaigneau, altered natives’ Say Yes To Another Excess – Twerk [L]. Dans cette pièce,
pour la première fois associés à des danseurs contemporains sur des scènes de
théâtre, deux des leaders du renouveau de la musique électronique londonienne
des années 2000, les DJ’s Elijah et Skilliam. Ils investissent le mouvement, en
dialogue avec les corps dansants, dans un jeu d’écritures et de sons croisés
qui n’a pas son pareil. Corps synthétiques et charnels s’y mêlent, à l’épreuve
de l’urgence ou dans l’excès, traçant d’autres pistes à venir. Sur scène copulent
joyeusement, féroces et colorés, divers styles et gestes illuminés par le graphisme
des lumières et l’énergie qui tient de la fièvre.
Le tandem musical avec ses sets nocturnes aux multiples influences accompagne
les danses équivoques d’un autre tandem, issu des alternatives chorégraphiques,
celui de Cecilia Bengolea et de François Chaignaud. Dès leur adolescence, les deux
artistes ont fréquenté assidûment les discothèques se livrant entre Londres et
New York à toutes sortes de pratiques : dancehall jamaïcain, krump [L]. house [L].
split & jump etc... Ces danses qui partagent un certain sens du jeu – “avec la
musique, entre les principes techniques et les idéaux qui les déterminent” – sont
aussi l’occasion d’affiner leur approche anthropologique du mouvement. Cette
pièce repose sur un défi : faire confiance à la danse, à ses puissances expressives,
fraternelles et poétiques.
30
Photo © Jean-Marie Legros
* genre musical né à Londres au début des années 2000 grâce aux radio pirates britanniques et popularisé
depuis 2010.
Conception Cecilia Bengolea et François Chaignaud – Interprètes Élisa Yvelin, Ana Pi, Alex Mugler, François
Chaignaud, Cecilia Bengolea – DJs Elijah et Skilliam (Butterz record, Londres, UK) – Création lumière
Dominique Palabaud, Jean-Marc Segalen, Cecilia Bengolea et François Chaignaud – Régie lumière Dominique
Palabaud / Sindy Négoce – Régie générale Jean-Marc Segalen – Conseil musique Miguel Cullen – Regard
Alexandre Roccoli – Costumes Cecilia Bengolea et François Chaignaud.
Production déléguée Vlovajob Pru. Coproduction Biennale de la danse de Lyon , Les Spectacles Vivants –
Centre Pompidou (Paris), Festival d’Automne à Paris, CDC Toulouse/Midi-Pyrénées, Centre Chorégraphique
National de Franche-Comté à Belfort, Centre Chorégraphique National de Grenoble, Le Vivat d’Armentières
– Scène conventionnée danse et théâtre, Centre Chorégraphique National de Caen/Basse-Normandie. Avec
l’aide à la production d’Arcadi, le soutien de la Ménagerie de Verre (Paris) et de Chez Bushwick (New York,
dans le cadre des résidences de développement). Avec le financement de FUSED – French U.S. Exchange in
Dance, un programme de la New England Foundation for the Arts’ National Dance Project, des services culturels
de l’Ambassade de France aux Etats-Unis et de FACE (French American Cultural Exchange), avec le soutien
particulier de la Fondation Doris Duke et de la Fondation Florence Gould. Vlovajob Pru est subventionnée par la
DRAC Poitou-Charentes et reçoit l’aide de l’Institut Français pour ses projets à l’étranger.
Lieu : La Grainerie
Tarif unique : 10¤
Durée : 1h
Samuel Mathieu
R.
Mercredi 26 février à 20h30
CRÉATION
En coréalisation avec l’ADDA 31
En chaîne, en couple, le rondeau [L], forme musicale et dansée a
subsisté à travers les âges. Elle est notamment présente dans le Gers
et les Landes. Découverte par Samuel Mathieu à l’occasion de bals
traditionnels, cette danse collective a séduit le chorégraphe au point
de s’associer avec un jeune compositeur de musique électronique pour
en réinterroger les formes et l’écriture.
Basé sur la rencontre, les échanges et la relation aux interprètes, le
travail du chorégraphe n’a pas cessé d’évoluer depuis la création de
sa compagnie en 2001. En témoigne son projet au long cours Generic-X
une série de pièces réalisées avec des artistes à l’étranger, Japon,
Allemagne, Chine.
Le nouveau dépaysement que propose l’artiste aux partenaires de
sa compagnie passe cette fois par le croisement des styles et des
genres. Comment associer danses traditionnelles et folkloriques
populaires et langage chorégraphique contemporain ? En exergue de
son projet, Samuel Mathieu a retenu en première réflexion une phrase
de l’historien Paul Veynes : « Une culture est bien morte quand on la
défend au lieu de l’inventer. » Auprès de huit danseurs contemporains
et des musiques actuelles, le chorégraphe se pose un nouveau défi.
Transposer la pratique du rondeau et l’adapter à la scène. Interroger
le geste et la musique pour se confronter aux codes sociaux qui les
constituent. Une autre façon d’envisager le vivre ensemble, à travers
une danse déplacée de son contexte originel. On n’est plus là dans un
théâtre de situation tel que le définissait Jean-Paul Sartre mais peutêtre bien dans le mouvement d’une danse de situation.
Photo © DR
Chorégraphie Samuel Mathieu – Créé avec et dansé par Lionel Bègue, Antoine Coesens,
Thomas Demay, Fabienne Donnio, Tatanka Gombaud, Anaïs Replumaz, Weronika Pelczynska,
huitième danseur en cours de distribution – Création musicale Arnaud Paquotte, avec la
collaboration de Xavier Vidal – Création Lumière Myriam Bertol
Coproduction CDC Toulouse/Midi-Pyrénées, la Scène nationale d’Albi. Avec le soutien de
l’ADAMI et de la Région Midi-Pyrénées dans le cadre du dispositif Résidence-Association, de la
Ville de Toulouse et du Conseil général de la Haute-Garonne (aide à la création). Résidence de
création à la Maison de la Musique de Cap Découverte.
Le projet R. est mené en partenariat avec le Centre occitan des musiques et danses
traditionnelles Toulouse Midi-Pyrénées.
32
Lieu : Espace Roguet
Durée : 1h
Entrée gratuite sur réservation
(dans la limite des places disponibles)
33
Heddy Maalem
Eloge du puissant royaume
Jeudi 27 février à 20h30
En partenariat avec le Centre Culturel des Mazades
Photo © Patrick Fabre
« Comment mettre en scène ce qui surgit des corps et peut sembler
totalement insensé ? » s’est demandé Heddy Maalem dans cette
nouvelle pièce créée avec des danseurs de krump [L]. Un univers que
le chorégraphe souhaitait rencontrer : « Il semblerait que le monde
ait fait naître là où on ne l’attendait pas, une danse du dedans,
authentiquement spirituelle, faite pour débusquer des monstres et
dire l’inarticulé des paroles rentrées dans la gorge de ceux qui ne
peuvent même plus crier. »
Ancien boxeur, pratiquant l’aïkido avant de se consacrer à la danse,
Heddy Maalem voit dans la puissance des corps en mouvement un
rempart contre la violence de la nature humaine. Aussi le krump
vient-il s’intégrer sans peine à son propre univers. Un parcours
artistique accompli au fil du temps avec entre autres des pièces
comme K.O. Debout, L’Ordre de la bataille, ou Mais le diable marche à
nos côtés.
Sur une scène proche du ring, les formidables danseurs de krump
transposent leur expérience au service d’une ode chorégraphique qui,
partant du geste hyper dynamique et sec, s’infiltre dans l’ombre et
la lenteur jusqu’à graver sa véhémence dans la chair même de cette
pièce manifeste. Un défi pour le chorégraphe qui s’est consacré à «
mettre en forme sans altérer ce qui jaillit de manière si spontanée. »
tout en cherchant à démasquer les clichés véhiculés sur les danses
urbaines. Une façon aussi pour lui de renouveler son propre langage
sur le fil du sentiment lyrique.
34
Chorégraphie Heddy Maalem – Scénographie Rachel Garcia – Création lumières Guillaume
Fesneau – Bande sonore Heddy Maalem et Stéphane Marin – Danseurs Anthony-Claude
Ahanda alias Jigsaw, Wladimir Jean alias Big Trap, Ludovic Manchin-Opheltes alias Kellias,
Émilie Ouedraogo alias Girl Mad Skillz, Anne-Marie Van alias Nach – Musiques Hildur
Gudnadottir You, Iannis Xenakis Persephassa, Arvo Pärt Missa syllabica. Kyrie & Gloria,
2 Fingers Fools Rhythm, Philip Glass The Hours, The Poet Acts, Stéphane Marin Souffles &
Bourdon, Jean-Sebastien Bach Prelude & Fugue No. 16 in G Minor, BWV 88, Hesperion XXI, Jordi
Savall Canarios (Improvisation), Colin Stentson Lord I Just Can’t Keep from Crying Sometimes,
Saul Williams Twice the First Time.
Coproduction Compagnie Heddy Maalem, La Briqueterie CDC du Val-de-Marne, CDC Toulouse /
Midi-Pyrénées, Le Parvis, Scène nationale Tarbes-Pyrénées, Atelier de Paris-Carolyn Carlson. Le
spectacle est soutenu par l’Adami et bénéficie de l’aide à la diffusion de l’Arcadi pour la saison
2013/2014.
Lieu : Théâtre des Mazades
Tarif unique : 10¤
Durée : 1h
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[L] exique
Coupé-décalé
Issue de l’expression « coupé-décalé-travaillé», cette danse est apparue en
2002 dans la communauté ivoirienne vivant en France avant de s’inscrire
dans un mouvement musical plus général appelé la Sagacité qui met en avant
la danse mais aussi des concepts qui l’accompagnent tels que « farot farot
» (porter des vêtements griffés et coûteux) ou le « travaillement » (jeter des
billets de banque dans le public). Cette danse s’est popularisée sous l’impulsion
d’un groupe de DJ’s ivoiriens dont La JetSet et DJ Jacob. Adoptées par Abidjian,
musiques et danses fusionnent volontiers avec d’autres styles et comprennent
déjà trois vagues et d’autres dérivées. Plus de 150 danses en sont issues avec
leurs caractéristiques : le Guantanamo mime le port des menottes, (Dj Zidane),
le Pétanco celui de la coupe du bois (Dj JeanJean), la Colgata (Dj Phéno) est
constituée de gestes des mains imitant la prise d’image de la caméra, la Grippe
aviaire consiste à s’agiter frénétiquement, etc… Les pas sont souvent inspirés
de l’actualité.
Gumboots
A l’origine de la gumboots dance, des bottes, en caoutchouc. Cette danse
percussive, exubérante et très physique est née dans les mines d’or d’Afrique
du Sud pendant l’apartheid. Pratiquée durant les pauses, elle était aussi une
sorte de code, comme le morse, permettant aux mineurs de communiquer
entre eux alors qu’il leur était interdit de parler. Frappements des bottes alliés
aux cliquetis des chaînes produisaient des rythmes aux influences variées,
africaines et occidentales comprenant, entre autres, des accents de folklore
germanique et des mouvements Zoulous.
Hip-hop
Mouvement culturel et artistique contestataire apparu aux États-Unis au
début des années 1970. Originaire des ghettos noirs et latinos de New York, il se
répandra rapidement dans l’ensemble du pays puis au monde entier au point
de devenir une culture urbaine importante comprenant plusieurs expressions
artistiques. Popularisé dans les années 80 en France, grâce à l’émission de
Sidney H.I.P H.O.P, il a depuis, acquis ses lettres de noblesse institutionnelle,
notamment avec la nomination de Kader Attou devenu directeur de Centre
Chorégraphique National de La Rochelle en 2008 suivie l’année suivante de
celle de Mourad Merzouki à Créteil.
House
Issue de l’ère post-disco la house fait partie des musiques électroniques
essentiellement destinées aux discothèques, clubs ou autres espaces dédiés
à la danse. Née aux débuts des années 80 à Chicago, elle est vite rattrapée par
les scènes de New York. Son rythme minimal est constitué d’une ligne de basse
proche du funk, auquel s’ajoutent souvent des voix, samplées ou non.
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Krump
Acronyme de Kingdom Radically Uplifted Mighty Praise, le krump signifie
« éloge puissant d’un royaume radicalement élevé ». Issue du clown dancing
après les émeutes raciales de Los Angeles en 1992, cette danse hyper dynamique,
popularisée par le film Rize réalisé en 2005 par le photographe David La Chapelle
a été créée par Tight Eyez et Big Mijo. Non-violente, empreinte d’une certaine
spiritualité, elle permet de canaliser colère et rage. Chaque danseur y développe
son propre style.
Kwaito
La multiplicité des influences du genre musical appelé kwaito, né dans les
années 90 avec l’arrivée de la house à Cap Town en Afrique du Sud, exprime de
façon singulière le style de vie de la jeune génération urbaine des populations
noires issues de l’époque post-apartheid. Le succès de ce mouvement s’est
imposé au-delà des frontières. Parfois comparé aux origines du hip-hop aux
USA, il en diffère par sa façon d’incorporer les influences à travers sa propre
histoire. Evoluant dans le temps et la diversité des genres, la danse kwaito a,
dès ses débuts emprunté au quotidien et défini un nouveau style de danse et
de relation entre les sexes. Les femmes pouvaient danser indépendamment et
attirer les hommes vers elles.
Pantsula
Sorti des ghettos comme la capoeira au Brésil, le pantsula – dont l’expression
zouloue signifie « marcher avec les fesses retroussées ou se dandiner comme
un canard » – s’est forgé durant l’apartheid dès les années 60. Exutoire à la
ségrégation, ce mouvement culturel a débuté dans un quartier appelé via
Kathlelong, il est vite devenu un mode de vie. Sa danse, urbaine, énergique,
inventive, puissante et virtuose s’inspire aussi des situations de la vie
quotidienne.
Popping
Issu du funkstyle, courant musical majeur aux USA dans les années 70, influencé
par des personnalités comme James Brown et Robert Shields, le popping est
réellement apparu vers 1978 avec une compagnie de danse appelée boogaloo
Sam, du surnom de son fondateur Sam Solomon. Avec des racines ancrées dans
les différentes couches d’immigration américaine, son principe de base est la
contraction et la décontraction des muscles en rythme.
Rondeau
Historiquement, le rondeau serait un des descendants des branles de la
Renaissance, eux-mêmes issus des rondes chantées du Moyen-Âge. Cette danse
traditionnelle du Pays des Landes de Gascogne se décline en plusieurs variantes
et se danse en chaîne, cinq à sept danseurs côte à côte, ou en couple. Les pas et la
structure rythmique subissent des modifications selon les régions.
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Les Sapeurs ou Swankas
Le swanking est l’art de cultiver un sens inédit de l’élégance et de la
métamorphose : celle de l’ouvrier en top-model zoulou. Un art de la parade et
du défilé très affûté dans les swanking sessions qui comprennent postures
étudiées, gestuelle chaloupée et scrupuleuse attention portée au style. Ce
cérémonial underground a débuté dans les années 50 pendant l’apartheid. Il
se déroule dans des sous-sols de pauvres bâtisses, appelés Halls et chacun, à
l’image d’une star glamour concourt devant un jury impartial pour obtenir le
prix de la plus grande élégance physique et vestimentaire. Le swanking est
une pratique autant qu’un réel fait de société, particulièrement révélateur des
conditions de vie en Afrique du Sud.
Sbhujwa (prononcer Bourgeois)
Le terme “sbhujwa”, ou “isbhujwa” s’apparenterait au désir d’exprimer un
style, un peu comme l’expression : avoir la classe ! Récemment apparue parmi
les jeunes générations des quartiers défavorisés en Afrique du Sud, cette
danse née en en réaction à une autre, le pantsula, est aussi influencée par les
danses traditionnelles africaines, zoulous, tsonjas, tswanas entre autres. Le
shbuja prône le vivant et met en jeu tout le corps, bras et jambes mais aussi
expressions du visage, voix, souffle.
Twerk
La culture urbaine développée aux USA traverse la musique autant que les arts
plastiques, la mode ou la danse. Parmi ses phénomènes s’inscrit le twerk. Un mot
de contraction qui déjà donne le ton, de twitch, convulsion à Jerk, un peu plus
vague. Très populaire le mouvement twerk s’est imposé dans les discothèques
depuis 2005. La danse consiste à faire vibrer et rebondir les fesses dans une
posture qui évoque l’acte sexuel. Trash et/ou sensuelle, elle a été récemment
popularisée par Miley Cyrus et donne lieu a des commentaires enflammés dans
la presse people et sur internet.
Voguing
Danse née à Harlem dans les années 60 au sein de la communauté homosexuelle,
elle imite ou moque les poses des mannequins et des acteurs dans les magazines,
notamment Vogue dont elle tire son nom. Cette danse s’inspire de la mode et du
luxe pour créer une grammaire bien à elle en réaction à la ségrégation et aux
tabous sociaux. A l’origine, il s’agit d’un acte d’affirmation, qui s’est ensuite
mêlé au hip-hop, au R&B et même à la pop. Madonna ayant beaucoup contribué
à la populariser, ses codes ont depuis été repris, détournés et réinterprétés
jusque dans les séries télévisées.
Les + du Festival
Mardis de l’Ina à la Bibliothèque de Toulouse
Conférence en images
Des danses exotiques aux danses du monde : la mondialisation
chorégraphique / Anne Décoret-Ahiha
Mardi 18 février 2014 à 18h30
En partenariat avec l’INA – Institut National de l’Audiovisuel
La mondialisation culturelle, ce n’est pas nouveau ! Dès la fin du XIXème siècle,
des danses appartenant à des cultures et des contextes sociaux variés ont
été représentées et enseignées aux quatre coins de la planète. Un « marché »
des «danses du monde», autrefois appelées danses exotiques, s’est ainsi
progressivement mis en place. A partir du fonds d’archives de l’INA, Anne
Décoret-Ahiha a sélectionné des images pour interroger le public sur l’histoire
du regard que nous portons sur l’Autre et sa danse.
Anthropologue de la danse, Anne Décoret-Ahiha est conférencière, formatrice et consultante. Elle intervient
auprès d’établissements du secteur de l’éducation, de la recherche et de la culture. Elle développe des
propositions originales intégrant les arts du mouvement et a conçu les Échauffements du spectateur pour
faciliter la rencontre en le public et l’art chorégraphique. Son ouvrage, Les Danses exotiques en France, a
reçu le prix du meilleur livre sur la danse en 2005 ainsi que le Outstanding Publication 2006 Award.
Lieu : Médiathèque José Cabanis / Arche Marengo
Entrée libre
Table ronde-rencontre
Mercredi 26 février à partir de 10h
Pratiques populaires, sociales voire folkloriques, aujourd’hui la danse recouvre
et s’inspire de tout ce qui a constitué et continue de produire sa mémoire. Après
les périodes radicales traversées depuis un demi siècle avec l’abstraction
poussée jusqu’à certaines formes de disparition de la danse dans son acceptation
traditionnelle, la danse se tourne vers ses formes ancestrales, vernaculaires
et rattrape les danses telles qu’elles se pratiquent dans les clubs ou bien telles
qu’elles sont portées dans certaines communautés urbaines à travers le monde.
Ainsi, historiquement un nouveau fait chorégraphique est en train de naître,
puisant dans la mémoire, se métissant dans la circulation des artistes et donnant
lieu à des rituels inédits dans lesquels se reconnaissent d’autres publics qui,
grâce à la vitesse de l’électronique, se font également porteurs de ces danses.
Une table ronde-rencontre entre les artistes de ce nouveau fait et des chercheurs
se propose de s’arrêter sur ce sujet et de faire entendre les points de vue
d’universitaires et des artistes présents dans ce festival que nous avons
entièrement consacré à ce phénomène.
Avec François Chaignaud, Alexandre Roccoli, Samuel Mathieu, Heddy Maalem, Radhouane El Meddeb,
James Carles… (sous réserve) Programme en cours.
Lieu : Théâtre Le vent des Signes
Entrée libre, sur réservation
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Tour du monde des danses
urbaines en dix villes
Mallette pédagogique
CRÉATION
Mercredi 26 février à 18h30
Depuis quelques années, le CDC de Toulouse a inventé de nouveaux
outils pour mieux faire connaître aux publics l’histoire de la danse
avec la création de deux mallettes pédagogiques. En 2014, une troisième
mallette va être mise en circulation, cette fois-ci sous la forme d’une
performance et proposera un tour du monde des danses urbaines en dix
villes. Elle sera créée pour la première fois à Toulouse puis diffusée dans
le réseau des CDC.
Dessin © Juan Saenz Valiente
Production Réseau des Centres de Développement Chorégraphique sur une initiative du CDC
Toulouse / Midi-Pyrénées Production déléguée Vlovajob Pru. Vlovajob Pru a reçu l’aide de la DRAC
Poitou-Charentes pour ce projet.
Découvrez aussi les mallettes 1 & 2...
Alors que la première mallette pédagogique retrace en dix dates les
relations que la danse entretient avec la société et les grandes avancées
technologiques qui en permettent l’archivage, la seconde mallette
reprend en dix titres les œuvres et artistes qui ont marqué l’histoire de
la danse au cours des quarante dernières années. Ces mallettes sont
constituées d’extraits de films commentés en direct par des médiateurs.
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La troisième mallette propose au public une meilleure connaissance
des danses actuelles et urbaines. La réalisation en est confiée à
deux chorégraphes - François Chaignaud et Cécilia Bengolea - qui
s’approprient ces danses dans leurs créations.
Nous assisterons à un tour d’horizon des danses actuelles comme
le krump [L] à Los Angeles, le dancehall en Jamaïque, le kuduru en
Angola, le pantsula [L] à Johannesburg, le passinho dans les mégapoles
brésiliennes, le voguing [L] a New York, la tektonik, le hip hop [L] , etc...
Pour chacune de ces danses, il s’agira alors d’évoquer le contexte
(géographique, social, culturel), les caractéristiques propres en
terme de mouvement, de posture corporelle, les modes de pratique
(battle, boîte de nuit, équipe, etc...), les styles musicaux et attitudes
vestimentaires qui y sont associés.
Il s’agit de rendre hommage à ces cultures et à leurs spécificités et
de tisser des liens entre le plateau et la rue, de ne pas opposer, ni
discriminer ces histoires.
Des images vidéo, documentaires ou fictives, fourniront une base
visuelle, qui sera successivement présentée, incarnée, commentée ou
encore détournée par un danseur.
Mercredi 15 janvier à 19h
La danse en 10 dates – Mallette 1
Mercredi 22 janvier à 19h
La danse en 10 titres – Mallette 2
Lieu : Studio du CDC
Accès : Réservation indispensable sur présentation de la carte pass,
dans la limite des places disponibles.
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Le Festival International CDC
en région
Le Festival International CDC se déploie également en région grâce aux
partenaires culturels qui accueillent dans leurs théâtres certains spectacles
de danse.
Cette année, Radhouane El Meddeb créera en avant-première le spectacle Au
temps où les arabes dansaient à l’Estive-Scène nationale de Foix et de l’Ariège
avant d’être accueilli à Toulouse au Théâtre Jules Julien puis à Saint-Gaudens
sur une proposition de Pronomade(s) en Haute-Garonne.
Des partenaires fidèles nous aident à mener ce travail comme l’ADDA du Tarn
qui programme en collaboration avec l’Apollo de Mazamet le spectacle Coupédécalé de James Carlès et Robyn Orlin après qu’il aura été accueilli dans le
Gers à l’Astrada de Marciac.
Calendrier :
Robyn Orlin / James Carlès
Coupé-décalé
Jeudi 13 février à 20h au Théâtre Jules Julien à Toulouse
Dimanche 16 février à 15h à l’Astrada à Marciac (Gers).
Vendredi 21 février à 20h30 à l’Espace Apollo de Mazamet (Tarn), en
collaboration avec l’ADDA 81.
Mardi 18 mars 2014 à 20h45 à l’Estive, Scène nationale de Foix et de l’Ariège
Jeudi 10 avril 2014 à 20h30 à la MJC de Rodez (Aveyron)
Radhouane El Meddeb
Au temps où les arabes dansaient
Mardi 18 février à 20h45 à l’Estive Scène nationale de Foix et de l’Ariège
Jeudi 20 février à 20h au Théâtre Jules Julien à Toulouse
Samedi 22 février à 21h au Théâtre Jean Marmignon à Saint-Gaudens sur une
proposition de Pronomade(s) en Haute-Garonne
L’ONDA (Office National de Diffusion artistique) et la Région Midi-Pyrénées
nous accompagnent dans cette démarche.
Un réseau de programmation “danse en région“ se constitue d’année
en années. C’est ainsi que Necesito, pièce pour Grenade de Dominique
Bagouet (extraits), recréée par Rita Cioffi pour les étudiants de la formation
Extensions, fait l’objet d’une diffusion en région. Le public d’Auterive, d’Albi ou
d’Auch pourra ainsi se replonger dans la danse des années 80.
Re:Zeitung, une pièce d’Anne Teresa de Keersmaeker revisitée par six
étudiants de son école, est aussi en tournée en région Midi-Pyrénées.
> Necesito, pièce pour Grenade : 15 novembre 2013 au Théâtre des Lices à Albi
(14h30 et 20h30), le 28 novembre 2013 à la Salle Allégora d’Auterive (14h et
20h), le 17 avril 2014 au Dôme de Gascogne du CIRC à Auch (21h).
Les Thermes, lieu d’accueil en résidence de Pronomade(s)
en Haute-Garonne (©Jean-Alexandre Lahocsinszky)
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L’astrada à Marciac (D.R)
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Tarif spécial 10e anniversaire !
Bulletin de réservation
10 ans = 10€
Festival International CDC
Dans tous les lieux du festival, sauf au TNT
Toulouse et Région Midi-Pyrénées
10e édition
Venez à deux...
C’est notre anniversaire, on vous fait un cadeau !
1 place achetée = 1 place offerte (sur le même spectacle)
Au Studio du CDC et à la Fabrique
1=1
1 PLACE ACHETÉE
1 PLACE OFFERTE
Des spectacles gratuits*
József Trefeli, Jinx 103 lundi 24 à 20h dans le Hall de l’Arsenal- Université Toulouse 1
József Trefeli, Jinx 103 mardi 25 à 17h30 à la Fabrique
Samuel Mathieu, R. mercredi 26 à 20h30 à l’Espace Roguet
Carte Pass
Carte pass offerte dès le 2e spectacle acheté pendant le festival
Prix : 7¤. Elle est nominative, valable jusqu’en juin 2014
Avantages de la Carte Pass :
- Bénéficier du Tarif Pass, soit 20 % de réduction en moyenne sur le tarif plein
- D’accéder gratuitement*
• Aux deux créations de la formation Extensions :
Le Sabot de Sapin de Sophie Perez et Xavier Boussiron, vendredi 7 et samedi 8 février 2014 à 19h30 au
Studio du CDC
En présence (titre provisoire) de Fabrice Lambert, vendredi 11 et samedi 12 avril 2014 à 19h30 au Studio
du CDC
• A la sortie de résidence d’Arkadi Zaides le vendredi 3 janvier à 19h au
Studio du CDC, qui nous présentera une étape de travail de sa future pièce au
programme du prochain festival d’Avignon.
• Aux 3 mallettes pédagogiques (voir p. 39)
La danse en 10 dates – Mallette 1, mercredi 15 janvier à 19h au Studio du CDC
La danse en 10 titres – Malette 2, mercredi 22 janvier à 19h au Studio du CDC
Tour du monde des danses urbaines en 10 villes – Mallette 3, mercredi 26
février à 18h30 au Studio du CDC
* Sur réservation, dans la limite des places disponibles.
Pour réserver
Marion Moulin vous accueille :
Jeudi et vendredi de 13h à 18h
Et du lundi au vendredi de 13h à 18h, à partir du lundi 27 janvier 2014.
Fermeture de la billetterie les 26 et 27 décembre 2013 et les 2 et 3 janvier 2014.
A la billetterie du CDC 5 avenue Etienne Billières – 31300 Toulouse
Par téléphone : 05 61 59 98 78
44
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Par internet: www.cdctoulouse.com
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FESTIVAL International CDC – 10è édition
Mardi 11 février à 20h30 Christian Rizzo D’après une histoire vraie TNT
….… x 25¤ ….… x19¤ ….… x10¤
Mardi 11 février à 17h et 19h30
François Chaignaud
Дymy Moï – Dumy Moyi
Ecole des Beaux-Arts
Tarif unique 5 euros ….… x 5¤
£
17h
£
19h30
Mercredi 12 février à 17h et 19h30
François Chaignaud
Дymy Moï – Dumy Moyi
Ecole des Beaux-Arts
Tarif unique 5 euros ….… x 5¤
£
17h
£
19h30
Mercredi 12 février à 19h30 Christian Rizzo D’après une histoire vraie TNT
….… x 25¤ ….… x19¤ ….… x10¤
Jeudi 13 février à 20h James Carlès / Robyn Orlin Coupé-décalé Théâtre Jules Julien
Tarif unique 10 euros ….… x 10¤
Samedi 15 février à 20h30 Israel Galván Lo real / Le réel / The real TNT
….… x 25¤ ….… x19¤ ….… x10¤
Samedi 15 février à 20h30 Anne Nguyen Promenade obligatoire L’Escale à Tournefeuille
Tarif unique 10 euros ….… X 10¤
Dimanche 16 février à 16h Israel Galván Lo real / Le réel / The real TNT
….… x 25¤ ….… x19¤ ….… x10¤
Mardi 18 février à 21h Marie-Caroline Hominal Froufrou
Studio du CDC
Tarif unique 10 euros ….… x10¤
£ Je souhaite bénéficier de l’offre “une place achetée = 1 place offerte”
Tarif unique 10 euros ….… x10¤
Mercredi 19 février à 19h30 Emmanuel Eggermont
Vorspiel
La Fabrique
Jeudi 20 février à 20h Radhouane El Meddeb Au temps où les Arabes
dansaient Théâtre Jules Julien
Vendredi 21 février à 19h30 Alexandre Roccoli Empty Picture Studio du CDC
Samedi 22 février à 19h30 Alexandre Roccoli Empty Picture Studio du CDC
Samedi 22 février à 21h Alessandro Sciarroni
Folk-s
Théâtre Sorano
Tarif unique 10 euros ….… x10¤
Lundi 24 février à 20h
József Trefeli et Gábor Varga
Jinx 103
Hall de l’Arsenal
Gratuit …….1
Mardi 25 février à 17h30
József Trefeli et Gábor Varga
Jinx 103
La Fabrique
Gratuit …….1
Mardi 25 février à 19h Marta Izquierdo
et Samuel Pajand My Name is Britney Spears La Fabrique
Mardi 25 février à 21h
François Chaignaud
et Cecilia Bengolea
Altered natives’ Say Yes To
Another Excess – Twerk
La Grainerie
Tarif unique 10 euros ….… x10¤
Mercredi 26 février à 18h30
Mallette pédagogique 3
Studio du CDC
Accessible avec la Carte Pass ……..
Mercredi 26 février à 20h30 Samuel Mathieu R. Espace Roguet
Gratuit ....… 1
Jeudi 27 février à 20h30 Heddy Maalem Eloge du puissant royaume Théâtre des Mazades
Tarif unique 10 euros ….… x10¤
£ Je souhaite bénéficier de l’offre “une place achetée = 1 place offerte”
Tarif unique 10 euros ….… x10¤
Tarif unique 10 euros ….… x10¤
£ Je souhaite bénéficier de l’offre “une place achetée = 1 place offerte”
Tarif unique 10 euros ….… x10¤
£ Je souhaite bénéficier de l’offre “une place achetée = 1 place offerte”
Tarif unique 10 euros ….… x10¤
£ Je souhaite bénéficier de l’offre “une place achetée = 1 place offerte”
Total Places : …………¤
Règlement par chèque à l’ordre du CDC.
£ Je choisis 2 spectacles pendants le festival et souhaite recevoir gratuitement la Carte Pass
1
Spectacle gratuit, dans la limite des places disponibles.
46
Carte Pass 7¤
Total : ……..…¤
47
Lieux du festival à Toulouse
L’Arsenal
2 Rue du Doyen-Gabriel-Marty - 31042
Toulouse
Studio du CDC
5, avenue Etienne Billières - 31300
Toulouse
M° ligne A - station Capitole
M° ligne A - station St Cyprien République
Ecole des Beaux-Arts (ISDAT)
5, quai de la Daurade - 31000 Toulouse
Théâtre des Mazades
10, avenue des Mazades - 31200
Toulouse
M° ligne A - station Esquirol
L’Escale
Place Roger Panouse - 31170 Tournefeuille
Bulletin de réservation
M° ligne A - station Arènes + bus 65 et 67
M° ligne B - station Basso Cambo + bus 21 ou station
Compans-Caffarelli + bus 63
Bulletin de réservation à renvoyer complété,
accompagné de votre chèque à l’ordre du
CDC, et des justificatifs nécessaires pour les
tarifs réduits à l’adresse suivante :
CDC
A l’attention de Marion Moulin
5 avenue Etienne Billières
31300 Toulouse
Espace Roguet
9 rue de Gascogne - 31300 Toulouse
M° ligne A - station St Cyprien République
La Fabrique / Université du Mirail
5, allée Antonio Machado - 31058
Toulouse cedex 9
M° ligne A - station Mirail Université
La Grainerie
61 Rue Saint-Jean - 31130 Balma
M° ligne A - station Balma Gramont
Nom
Prénom
Adresse
M° ligne B - stations Minimes - Claude Nougaro ou
Barrière de Paris
Théâtre Jules Julien
6 Avenue des Écoles Jules Julien 31400 Toulouse
M° ligne B - station Saint Agne SNCF
Théâtre Sorano
35 Allée Jules Guesde - 31000 Toulouse
M° ligne B - station Carmes
TNT
1, rue Pierre Baudis - 31000 Toulouse
M° ligne A et B - station Jean Jaurès
Théâtre le Vent des Signes
6, impasse de Varsovie- 31300 Toulouse
M° ligne A - station St Cyprien République
Médiathèque José Cabanis / Arche
Marengo
1, allée Jacques Chaban-Delmas - 31000
Toulouse.
M° ligne A - station Gare SNCF
Tél
Mail
Partenaires
Retrouvez nous
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N° de licence 1053218/19/20
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Prochain RDV :
Le festival Nanodanses
Kid Birds
Projet d’action culturelle à partir d’une œuvre de Merce Cunningham
Jeudi 27 et vendredi 28 mars à 19h
Un projet d’action culturelle à l’initiative de Stéphane Sinner – Professeur des écoles de l’Ecole Benezet avec
ses élèves de CE2/CM1 et une classe d’initiation pour non-francophones et deux artistes Dylan Crossman et
Eric Minh Cuong Castaing
Le projet Kid Birds propose à une quarantaine d’élèves d’appréhender l’œuvre et la
démarche d’un des plus grands chorégraphes du 20e siècle, Merce Cunningham.
Le projet s’inspire du nom d’une de ses pièces, Beach Birds datant de 1991. Travaillé
dans ses dimensions plastiques et chorégraphiques tout au long de l’année, Kid
Birds fera l’objet d’une version « live » avec les enfants, présentée au studio du CDC.
Lieu : Studio du CDC
Entrée gratuite sur réservation dans la limite des places disponibles
Samuel Mathieu
TLT, la chaîne de la
danse
Offrez-vous un tour d’horizon de la création
chorégraphique contemporaine
En février, TLT s’associe au Festival International CDC et vous invite à découvrir
les artistes présentés lors de cette 10ème édition avec des reportages, des
interviews exclusifs d’artistes, des extraits de spectacle à voir et à revoir dans :
COURRIER SUD
Du lundi au vendredi à 6h20, 7h50, 9h20, 11h40, 13h00, 16h05, 17h20, 18h45,
20h25, 22h20
L’AGENDA CULTUREL
Lundi 7h20, 12h15, 15h45, Mardi 13h15, Jeudi 19h40, 22h50, Vendredi 0h45,
5h45, 7h35, 8h40, 12h15, 13h45, 17h05, Samedi 12h20, 18h25
LE JOURNAL
Du lundi au vendredi à 0h00, 1h00, 6h00, 7h00, 8h00, 9h00, 19h00, 20h00, 20h40,
22h00, 23h00
La dynamique des émotions (à partir de 5 ans)
Mardi 1er avril à 19h
En coréalisation avec le Centre culturel de Ramonville
Samuel Mathieu s’adresse aux jeunes publics pour cette Dynamique des
émotions qu’il cherche à susciter par la couleur. Deux peintres, Yves Klein et
Pierre Soulages, sont au cœur de cette nouvelle pièce, tous deux adeptes du
monochrome, l’un au bleu l’autre au noir, laissant à l’œil qui regarde le soin d’en
réinventer toutes les nuances.
Lieu : Centre Culturel de Ramonville
Tarifs : Plein tarif 6¤ / Tarif réduit 5,50¤
arts et politiques
Suivez-nous sans limite et sans interruption
Rejoignez ainsi une communauté composée de 150 000 internautes* attentifs
et curieux de la création contemporaine.
Sylvain Prunenec
Précis de camouflage (à partir de 7 ans)
Vendredi 4 avril à 19h30
En coréalisation avec le Centre culturel de Ramonville
Conçue pour un jeune public, Précis de camouflage s’annonce en deux parties,
la première s’inspire du comportement des animaux dans la nature et la
seconde des jeux de poursuites et de cache-cache dans la bande dessinée.
L’ensemble, mené par Sylvain Prunenec, orfèvre du mouvement formé à l’école
Bagouet, a donné matière à un travail plastique des plus intéressant.
Lieu : Centre Culturel de Ramonville
Tarifs : Plein tarif 6¤ / Tarif réduit 5,50¤
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Un site (plus) beau,
(plus) dynamique et
(plus) réactif à l’actualité
artistique, enrichi en
contenus multimédia, avec
plus d’avantages pour
les abonnés, un agenda
augmenté et géolocalisé.
Un site web conçu pour
la mobilité et visible sur
100 % des mobiles et une
application iPhone pour
suivre où que vous soyez
la création (agenda, bons
plans et offres abonnés...)
Une newsletter
bimensuelle distincte
du site : des contenus
et des offres exclusifs.
Rubrique
« Affinités »
dossiers numériques
réalisés en
partenariat avec
des structures
culturelles.
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CDC
5 avenue Étienne Billières - 31300 Toulouse
05 61 59 98 78 / www.cdctoulouse.com
Le Centre de Développement Chorégraphique Toulouse/Midi-Pyrénées
est subventionné par :
Il reçoit le soutien de :
Photo Eloge du puissant royaume d’Heddy Maalem © Patrick Fabre. Design Myda – N° de licence : 1053218/19/20