Etudes et Rapports Informatiques

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Etudes et Rapports Informatiques
ÉTUDES & RAPPORTS
INFORMATIQUES
N°531
Octobre 2004
Lettre de marketing et d'études à destination des dirigeants
E&R - 64 rue des Fontaines - 60620 BOULLARRE - Tél/Fax : 03 44 87 28 30
E-Mail : [email protected] - Site Web : http://www.e-r.fr.st
SOMMAIRE
ETUDES
Risques cachés : attitude des entreprises ;
Internet : le demi-milliard atteint ...................... 2
Le danger des systèmes mobiles non sécurisés ;
La vidéosurveillance ........................................ 3
ENQUÊTES
Le logiciel libre : la liberté d'entreprendre ........ 4
Les attaques phishing ...................................... 5
PC versus client léger ...................................... 6
MARCHÉS
Appareil photo numérique ;
Téléphonie mobile et logiciels .......................... 6
Le marché des internautes automobilistes ...... 7
IT MARKETS
Mobile transactions .......................................... 7
Artificiel intelligence & the commercial market . 8
LIVRE BLANC
Dynamique des relations autour des SI ........... 9
Comprendre le marché du spam .................. 10
LIVRE
Le management de l'intelligence collective .... 10
FLASHS
La sécurité jusqu'au bout des doigts ; grande
nouvelle sur les petites piles .......................... 11
Flash lite et I-mode ; ISS a 10 ans ................ 12
NOUVELLES
France, Monde, Résultats financiers ............. 11
MICRO-TESTS
Matériels : Creative Muvo slim 256Mo ;
Logitech V500 ; Carte mémoire Big Ben ....... 13
PC : Musicmatch Jukebox Deluxe 8 .............. 13
Inboxshield 3 ; Soldner : Secret Wars ............ 14
PS2 : Cocoto Plateform ; Scooby-Doo ; Titeuf ;
Gang de Requins ; Glass Rose ..................... 15
Livres : Micro-application ............................... 15
▼ "BIG BROTHER" EST
BIEN PARMI NOUS !!!
«BIG BROTHER» vous surveille dès que vous surfez
sur Internet. Vous pensiez pouvoir naviguer en toute liberté, depuis votre bureau ou depuis votre domicile :
C’est une Erreur fondamentale.
Même sur des sites auxquels vous faites confiance tels
que ceux du Gouvernement, y compris pour les plus importants, les sites de votre banque, des compagnies aériennes, des agences pour l’emploi... tous vous connectent, sans votre assentiment ou sans même vous en informer vers des sociétés privées qui vont collecter des
informations vous concernant : d’où vous venez, votre
adresse IP, quel moteur de recherche et quels mots
vous avez employé, votre navigateur et le système que
vous utilisez, la taille de votre écran. Ces sociétés vous
attribuent des identifiants uniques et certaines d’entre elles donnent votre localisation. Il existe trois ou quatre sociétés privées de cette nature en France et elles prétendent qu’ elles vous espionnent pour votre bien. Certaines
d’entre elles annoncent disposer de milliers de références et parmi elles, celles de vos sites préférés. Il en est
même qui vendent des données socio culturelles qui ne
peuvent provenir que du rapprochement des informations collectées.
Est-il imaginable que la plupart des sites y compris ceux
du gouvernement ne respectent pas !es directives européennes concernant la vie privée ? Ils ne vous indiquent
pas de manière explicite qu’ils utilisent des cookies
«tierce parties» . Ils ne vous demandent pas l’autorisation de les installer sur votre PC ou de vous connecter
avec un site que vous n’avez absolument pas choisi de
visiter.
Sources : Clickstream
ÉTUDES
▼ RISQUES CACHÉS : ATTITUDE
DES ENTREPRISES FACE
AUX NOUVELLES MENACES
D’INTERNET POUR
LA SÉCURITÉ
Secure Computing, spécialiste de la
sécurisation des connexions entre les hommes, les applications et les réseaux, dévoile les
conclusions d’une étude américaine indépendante qui documente l’attitude des responsables informatiques au sein des entreprises,
face aux nouvelles menaces présentées par
Internet telles que : les logiciels espions
(« spywares »), le partage de fichiers poste-àposte (« peer-to-peer », ou P2P), la messagerie
instantanée et les comptes e-mail personnels,
dans le cadre d’activités extraprofessionnelles
menées par les employés.
Les spywares
Parmi les résultats de l’étude, il ressort que seules 25% des entreprises américaines voient dans
les spywares un problème majeur, en dépit des
nombreux avertissements concernant ces logiciels
espions qui collectent des informations personnelles à l’insu de l’utilisateur, via sa connexion Internet. Une autre étude menée par le cabinet
EarthLink a pourtant révélé qu’un PC héberge en
moyenne 28 programmes de ce type et une
autre, effectuée par le constructeur Dell, que les
spywares sont à l’origine de 12% de l’ensemble
des appels au support technique. Malgré tout,
70% des responsables interrogés estiment que
les logiciels espions ne posent pas ou peu de problèmes.
Les spywares sont souvent importés involontairement par les employés sur leur poste lors de l’installation de logiciels P2P. Aux Etats-Unis, la RIAA
a déjà intenté une action en justice contre une
société de l’Arizona, obtenant un million de dollars
de dommages et intérêts au motif que certains
employés avaient téléchargé des milliers de fichiers musicaux sur les ordinateurs de l’entreprise. Pourtant, 90% des entreprises américaines
ne considèrent pas le P2P comme un problème
majeur et, plus étonnant encore, 40% n’y voient
« aucun problème ».
La messagerie instantanée
La messagerie instantanée et les comptes e-mail
personnels sont souvent cités par les experts en
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sécurité comme responsables de pertes de données ou de fuites d’informations et de portes dérobées, permettant aux virus et aux vers de s’infiltrer dans les réseaux. Une étude réalisée en
2004 par Opinion Research indique que 62% des
salariés interrogés utilisant la messagerie instantanée à leur travail, le font pour des raisons extraprofessionnelles. Pourtant 90% des entreprises
n’y voient pas ou peu de problèmes, tandis que
80% pensent de même en ce qui concerne les
comptes e-mail personnels.
La plupart des entreprises américaines tentent de
combattre ces menaces pour leur sécurité, principalement en établissant des chartes internes, et
parfois au moyen d’outils logiciels et de procédures. Plus de 80% des employeurs imposent des
règlements en matière de spyware et d’e-mail, et
près de 70% dans le domaine de la messagerie
instantanée et du P2P.
▼ INTERNET :
LE DEMI-MILLIARD ATTEINT
Sur les 9 premiers mois de l’année, les investissements publicitaires sur Internet ont pour la première fois atteint la barre du demi-milliard avec
516 millions d’euros bruts. L’étude TNS Media Intelligence en collaboration avec l’IAB apporte les
preuves d’un media en pleine croissance.
Sur les 9 premiers mois de l’année, les investissements publicitaires des 6 médias (Internet, Presse,
Radio, Tv , Publicité extérieure, Cinéma) s’élèvent
à 12,9 milliards d’euros, soit une augmentation de
11,5% par rapport à la même période 2003. Pendant ce temps, Internet enregistre la plus forte
progression avec 68,8 %. Et pour la première
fois, sa part de marché dans le Plurimedia atteint
les 4% .
Sur les 100 premiers annonceurs actifs sur le
Plurimedia : 82 investissent déjà sur Internet. De
janvier à septembre 2004, ce sont au total 1031
annonceurs qui ont investi sur Internet (+18,4% )
dont 579 nouveaux comme par exemple Virgin
Stores, MMA Assurances, Total…
Emergence de la grande distribution
Avec une augmentation de 13,2%, 257 secteurs
sont désormais actifs sur le Net. Alors que les secteurs des Télécommunications, Voyages Tourisme, Service, Transport Informatique continuent
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à investir toujours plus sur Internet, on voit apparaître de nouveaux secteurs.
Avec 36,1 millions d’euros investis, la grande distribution se place à la 4ème place des plus gros investisseurs. D’autres secteurs sur-investissent le
media en y consacrant plus de 4% de leur plan
media comme par exemple les secteurs audiovisuel/ photo ciné ( 5,3%), l'équipement matériel
sport (9,2%).
Même si les secteurs Alimentation, Boisson, Entretien continuent à sous investir le media, leur
budget sur les 9 premiers mois de l’année a connu
une forte croissance.
De nouveaux supports apparaissent
Les sites des FAI et Portails/ Moteurs restent les
supports les plus utilisés par les annonceurs pour
leurs campagnes (respectivement 35% et 26%)
mais leur part de marché se réduit au profit des
Annuaires Guides (9% de part de marché ) et des
Infos/ actualités ( 8% de part de marché).
Et surtout de nouvelles catégories émergent. Les
investissements sur les sites Immobilier, Divertissements/Loisirs, Technologie/informatique et
Sport ont été au minimum multiplié par 2 sur la
même période.
La méthode utilisée : La mesure du media Internet provient du déclaratif de 33 régies pour l’ensemble de leurs
recettes brutes, détaillées par annonceur/marque et ventilées par type d’insertion et mode de vente.
▼ LE DANGER DES SYSTÈMES
MOBILES NON SÉCURISÉS
Commanditée en août 2004 par McAfee et conduite par Datamonitor auprès de 246 entreprises,
(en Allemagne, au Benelux, en Espagne, en
France, en Italie, au Royaume-Uni et en Scandinavie), l’étude visait à évaluer les risques entraînés
par les systèmes mobiles tels que portables, PDA,
téléphones mobiles et même lecteurs de fichiers
MP3.
Les systèmes mobiles non sécurisés sont de plus
en plus la source d’infections en entreprise. Il suffit qu’un employé, un fournisseur ou un client connecte au réseau son appareil infecté, à l’intérieur
du périmètre de défense, pour que tout le système soit contaminé.
Les risques potentiels liés à ces appareils sont
pris très au sérieux en France et au Benelux, avec
respectivement 100 % et 97 % des entreprises qui
reconnaissent leur présence. 69 % et 68 % ont
admis que les systèmes mobiles ont « menacé de
manière significative » leur activité.
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Principaux résultats
• Une entreprise sur deux admet que les systèmes
mobiles non sécurisés ont été la source d’infections.
• 87 % des entreprises d’Europe reconnaissent la
présence de ces systèmes sur leur réseau.
• 17 % seulement luttent contre le problème.
Le Royaume-Uni se montre le plus enclin à investir
pour prévenir ces risques, même si seulement 36 %
des entreprises consultées avaient réellement entrepris une démarche pour faire face à ce problème.
Autres résultats européens
• 60 % des entreprises italiennes reconnaissent
la présence des systèmes mobiles non sécurisés, mais aucune ne les considère comme
« une menace réelle et significative ».
• En Espagne, 69 % ne « voient aucune menace
dans les systèmes mobiles », et à peine 5 %
prévoient d’investir pour les gérer.
• Ce résultat atteint 19 % en Italie et 30 % en
Scandinavie. Aucune entreprise italienne interrogée n’investit actuellement pour gérer les systèmes mobiles non sécurisés.
Résultats français
• 100% des entreprises françaises reconnaissent
l’existence de systèmes mobiles non sécurisés.
• 69% d’entre elles pensent que ces systèmes sont
une réelle menace par rapport à leur activité
• Seulement 8% des entreprises françaises pensent qu’ils ne représentent aucune menace.
• Une entreprise sur trois (33%) investit actuellement dans une technologie spécifique pour
combattre ces systèmes mobiles non sécurisés.
• 53% n’ont pas prévu d’investir dans des solutions pour résoudre ce problème.
• 100% des entreprises françaises interrogées
pensent que ces systèmes sont responsables
d’un quart des infections virales qui ont réussi à
s’introduire dans l’entreprise.
▼ LA VIDÉOSURVEILLANCE
En matière de vidéosurveillance, la France
compte plus d'un million de caméras installées,
soit une caméra pour 6 habitants.
Avec 100% des banques, des grandes surfaces
et des commerces de luxe équipés, 80% des
grandes entreprises et des administrations publiques ou encore 10% des hôtels, hôpitaux et centres sportifs, le chiffre d'affaires de ce marché
dans l'hexagone s'élevait, selon le cabinet d'IMS
Research, à 65,9 Meuros en 2002. D'ici à 2008,
les caméras IP (Internet Protocole) devraientt progresser de 180% en valeur et 284 % en volume.
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ENQUÊTES
▼ LE LOGICIEL LIBRE :
LA LIBERTÉ
D’ENTREPRENDRE*
Dites ‘open source’ et la plupart des gens pensent ‘Linux’. En réalité, Linux ne comprend qu’une
partie de ce que l’open source peut offrir. Selon
un nouveau rapport du Leading Edge Forum
(LEF) de Computer Sciences Corporation, le nombre et le type d’applications open source augmentent rapidement et elles sont aussi bien à la base
de systèmes vitaux dans le public que de systèmes gérant des volumes importants dans le privé.
Le mouvement open source permet des gains de
temps et d’argent considérables. Il est aussi synonyme de qualité et de changements radicaux
dans la manière de développer et de commercialiser les logiciels.
Le rapport affirme aussi que l’open source ne
supplantera pas les logiciels propriétaires du jour
au lendemain. Il existe beaucoup de bons logiciels
propriétaires qui peuvent et doivent être déployés.
Mais l’open source fait figure d’option dans l’arsenal des technologies de l’information – affirmant
chaque jour un peu plus sa position – et les organisations doivent le considérer comme tel.
L’attrait de l’open source réside
dans sa gratuité.
N’importe qui peut l’utiliser ou le modifier sans
pour autant devoir s’acquitter d’une licence et
aucun fournisseur ne peut obliger les utilisateurs
à payer pour des réparations ou des améliorations. En considérant qu’une suite logicielle bureautique coûte quelque 300 dollars par poste de
travail – soit 3 millions de dollars dans une entreprise de 10 000 personnes – les économies peuvent être significatives.
Il convient toutefois d’évaluer les économies au
cas par cas. Les dépenses peuvent diminuer
dans un domaine grâce à l’open source et augmenter dans un autre. L’absence de frais de licence ne constitue qu’un élément de l’option open
source.
Avantage pour les développeurs, ils font partie
d’une communauté globale qui reconnaît et applaudit leur talent. La collaboration est la norme.
La communauté partage et nourrit l’expertise
dans une culture qui prône la participation en lieu
et place du profit. Cela signifie que les applications sont développées et sans cesse améliorées,
réorientées et déboguées. Des organisations
aussi diverses que Google, Deutsche Borse
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Group et la NASA profitent de l’open source pour
avoir plus rapidement de meilleurs produits, en limitant les dépenses de départ. Les éditeurs de
logiciels mettent plus rapidement les produits sur
le marché.
Contrairement à ce que pourrait laisser supposer le
terme, les applications open source sont particulièrement sûres et elles sont à la base de progiciels
de sécurité bien connus. CSC a développé son
application H.E.A.T. (Hydra Expert Assessment
Technology), un outil de sécurité utilisé pour évaluer les vulnérabilités d’un système informatique à
travers une entreprise, en utilisant des composantes open source. L’entreprise a ainsi réduit ses
coûts et significativement écourté ses temps de
développement.
Au vu de tous ces avantages, rien d’étonnant à ce
que l’open source joue un rôle clé dans les applications vitales. L’Associated Press, une des principales agences de presse internationales, effectue des centaines de milliers de transactions par
jour avec sa base de données MySQL. Google
traite quelque 200 millions de recherches par jour
en utilisant plus de 100 000 ordinateurs Linux répartis entre plusieurs centres de données. La
Marine américaine utilise le système Insight, créé
par CSC avec plus de 150 000 lignes de code
source, pour gérer l’environnement d’exploitation
d’un système informatique distribué, à grande
échelle et en temps réel, épargnant ainsi des millions de dollars en frais de développements logiciels. La NASA utilise la technologie open source
pour sa mission Mars Exploration Rover. Motorola
a basé son téléphone futuriste A760, sur du Linux
embarqué. Entre autres utilisations de logiciels
open source, on peut aussi citer des transactions
financières, le programme Land Warrior de l’armée américaine et des systèmes d’identification
personnelle par carte.
Linux, un système open source basé sur Unix,
occupe la seconde place des systèmes d’exploitation pour serveurs derrière Microsoft Windows
NT et il continue à gagner du terrain. Les analystes prédisent que d’ici 2007, le revenu des platesformes Linux va augmenter quatre fois plus vite
que la moyenne de l’ensemble du secteur.
D’autres logiciels open source comprennent des
middlewares tels que les services d’annuaires
OpenLDAP et le logiciel de cryptographie
OpenSSL ; des logiciels de serveur tels que JBoss
Application Server et Samba pour le partage des
fichiers ; et même des logiciels bureautiques
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comme la suite OpenOffice et le navigateur
Mozilla Firefox. La part de marché d’OpenOffice
est en croissance car tant les organisations que
les consommateurs l’adoptent peu à peu.
La flexibilité de l’open source
alimente l’innovation
La prolifération d’applications open source contribue à l’innovation des logiciels commerciaux, aide
à maîtriser leur prix, promeut la «coopétition» ou
le fait de voir des concurrents œuvrer ensemble
dans une même direction. Elle incite aussi au développement de standards et elle tend même à
faire disparaître la différence entre les produits
propriétaires et open source.
En Allemagne, des institutions financières travaillent sur un code commun pour créer des alternatives meilleur marché aux outils d’intégration
d’applications d’entreprise (EAI - Enterprise Application Integration). Bien qu’elles soient concurrentes, chacune veut bénéficier de logiciels de
meilleure qualité et moins coûteux. Les frais de licence pour les produits EAI commerciaux peuvent
coûter des millions de dollars aux entreprises.
les pièges potentiels
Les arguments en faveur de l’open source sont
convaincants. Toutefois, le rapport offre aussi des
informations détaillées sur les pièges potentiels.
Par exemple, ce qu’une entreprise économise en
frais de licences peut être compensé en support
technique, formation et coûts liés à la transition.
Le rapport examine plus particulièrement les
questions juridiques limitant l’utilisation. Les logiciels open source ont beau être gratuits et libres,
ils ne sont pas pour autant libres d’obligations. A
moins que le logiciel ne soit placé dans le domaine public, son accès est sujet à des conditions
d’utilisation pré-établies, ou des termes de licences déterminés par le propriétaire.
Linux est disponible par le biais de la General
Public License (GPL). Si la licence GPL donne
aux organisations le droit de faire tourner, modifier
et distribuer le logiciel, elle vient aussi avec une
contrepartie, appelée ‘copyleft’. Pour faire simple,
tout nouveau travail qui contient, en entier ou en
partie, du logiciel sous licence GPL doit aussi
être licencié sous GPL. Donc, si un groupe de
développeurs ajoute un petit bout de code Linux
à son logiciel, le code source du nouveau logiciel
doit désormais être partagé avec quelqu’un
d’autre. Cette approche plaît beaucoup, mais dérange les organisations qui ont dépensé des millions de dollars pour améliorer le code open
source afin de créer leurs propres applications
propriétaires.
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Résultat, la communauté open source a créé plusieurs contrats de licences qui aident les entreprises à protéger leurs créations propriétaires basées sur l’open source. Ces licences sont nées du
désir d’assurer une implication continue des organisations commerciales dans les projets open
source, en accroissant potentiellement les contributions positives.
Le rapport s’achève sur des directives pour l’évaluation des politiques internes de développements logiciels et le démarrage de projets open
source.
* Le rapport de CSC, intitulé ‘Open Source: Open for Business’, est téléchargeable Français (synthèse) ou en
Anglais (complet) sur le site fr.country.csc.com.
▼ LES ATTAQUES PHISHING :
CINQ OPÉRATEURS DE
RÉSEAU RESPONSABLES
CipherTrust, éditeur de solution de sécurisation
de la messagerie, publie les résultats d’une analyse effectuée sur des messages e-mail collectés
auprès d’entreprises du monde entier utilisant
IronMail, sa solution de sécurité. Le point le plus
intéressant est que moins de cinq opérateurs de
réseau sont responsables de toutes les attaques
de type «phishing» se produisant sur Internet
dans le monde.
Au cours de la première quinzaine d’octobre, les
analystes ont déterminé que moins de 1% des
messages e-mail étaient des attaques de type
phishing. Bien que ce pourcentage soit relativement faible, ils ont également découvert que chaque jour ces attaques sur Internet étaient lancées
depuis environ 1000 «zombies» (ordinateurs contrôlés par des chevaux de Troies/virus à l’insu de
leurs propriétaires) et que 70% d’entre eux étaient
aussi utilisés pour envoyer des spams (e-mails
indésirables). Plus de 32% de ces zombies sont
basés aux Etats-Unis, suivis de la République de
Corée avec 16%. Les 52% restants sont quant à
eux répartis sur 98 autres pays.
Les récentes analyses montrent également que
46% des attaques de phishing utilisent l’identité
de Citibank pour inviter les victimes à fournir des
informations personnelles et financières. Les 54%
restants sont répartis entre 12 sociétés connues
dans le secteur de la finance et du commerce en
ligne. Mais contrairement au spam, il s’avère que
le phishing est toujours très bien ciblé. Par exemple, des résultats récents montrent que la Lloyds
TSB, l’une des principales institutions financières
d’Europe, est largement utilisée par les pirates
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pour envoyer des messages à des comptes email situés presque exclusivement en Europe,
siège de la société.
Le phishing est le fait d’une collaboration entre les
pirates les plus ingénieux du monde et le crime
organisé : au lieu d’attaquer une banque et de
prendre l’argent, les pirates essaient par la ruse
d’amener les utilisateurs à révéler leurs informations de compte ou, mieux encore, les codes électroniques du coffre.
▼ PC VERSUS CLIENT LEGER
Cette étude indépendante, réalisée par l'agence
londonienne Winmark pour Wyse Technology,
constitue la première recherche comparant les
deux types de postes de travail. Dans le cadre de
cette étude, 110 personnes ont travaillé avec
Microsoft Office sur deux postes informatiques qui
leur apparaissaient comme identiques. L’un des
postes était un client léger et l’autre un PC. Après
avoir travaillé sur les deux machines, les partici-
pants étaient invités à indiquer laquelle des deux
était la plus rapide et laquelle retenait leur préférence en tant que poste de travail. Sept utilisateurs sur dix ont ainsi déclaré préférer le poste
client léger au PC. De même, les participants ont
été plus de deux fois plus nombreux à juger le
client léger plus véloce.
L’étude a été menée selon les normes les plus rigoureuses, notamment par l’application de critères techniques assurant en permanence l’égalité
entre les deux machines. Les postes de travail ont
été échangés à l’issue de la première journée du
test, sans que les utilisateurs ne puissent voir à
aucun moment s’ils travaillaient sur le PC ou le
client léger. Il en ressort clairement que 60,9%
des participants ont préféré le client léger et
26,4% le PC, tandis que 12,7% n’ont exprimé
aucune préférence. Cela signifie que 7 utilisateurs
sur 10 (69,8%) se sont déclarés en faveur du terminal client léger, et ce avec un niveau de confiance statistique de 99,9%.
MARCHÉS
▼ APPAREIL PHOTO
NUMÉRIQUE :
EXPLOSION DU MARCHÉ
Selon InfoTrends/CAP Ventures, les appareils
photo numériques se généralisent et, à l’échelle
mondiale, le marché devrait croître de près de
20 % (TCAC), ce qui représente la vente de plus
de 100 millions d’appareils en 2008 par rapport
aux 45 millions vendus en 2003. Une enquête conduite récemment par InfoTrends/CAP Ventures
révèle également que 55% des propriétaires d’appareils numériques achètent des logiciels complémentaires pour gérer et améliorer leurs photos
numériques.
▼ TÉLÉPHONIE MOBILE
ET LOGICIELS : LES PILIERS
DE LA CROISSANCE
DES TIC EN EUROPE
Les entreprises européennes des Technologies
d’Information et de Communication (TIC) se remettent des turbulences des deux dernières années. Dans l’ensemble, le marché ouest-européen des TIC devrait atteindre une croissance
de 3 % en 2004, soit une valeur de 611 milliards
d’euros. Cette croissance s’accélère en 2005
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pour atteindre 4 %, permettant ainsi aux entreprises un chiffre d’affaires de 636 milliards d’euros.
C’est ce que montre la dernière analyse de l’Observatoire Européen des Technologies d’Information (EITO).
Avec une croissance de 3 % en 2004, le marché
ouest-européen des technologies d’information et
de communication se développe plus rapidement
que l’ensemble de l’économie européenne. Celleci se remet lentement d’une croissance faible
(0,8 % en 2003) et devrait atteindre en 2004 une
croissance de 2,3 %. L’Europe de l’Ouest représente environ 28,4 % du marché mondial des TIC.
L’Allemagne représente 6 % du marché mondial
et 21,2 % du marché ouest-européen des TIC.
Elle devance de peu la Grande-Bretagne avec
5,8 % du marché mondial et 20,5 % du marché
ouest-européen.
Les Technologies d’Information (TI) en Europe de
l’Ouest atteignent en 2004 une valeur de 293 milliards d’euros et, avec 2,3 %, se remettent à croître. En 2005, le marché continue sa croissance
qui atteindra 4,2 %, soit 306 milliards d’euros. En
2004, la Grande-Bretagne, avec 3,1 % de croissance, est devancée de peu par la Scandinavie
(3,6 %) mais partagera en 2005 (5,0 %) la tête de
la course avec les pays du Bénélux (5,2 %).
C’est surtout une forte demande d’ordinateurs
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portables qui soutient l’industrie des TI. De plus,
la mise en réseau de processus au-delà des frontières de l’entreprise relance le marché des logiciels et des services en TI. Ces dernières années,
les entreprises ont toujours reporté leurs investissements dans de nouveaux systèmes informatiques à cause de la mauvaise situation économique. Cela change cette année : les entreprises se
remettent à investir.
Pour le secteur des Télécommunications, les experts de l’EITO prévoient pour l’Europe de l’Ouest
des taux de croissance à peu près identiques :
3,7 % en 2004 et 3,8 % en 2005. Ainsi, le marché
atteint en 2004 une valeur de 318 milliards
d’euros et en 2005 330 milliards d’euros. Tandis
que la Scandinavie est en tête autant cette année
que l’année prochaine (4,0 % et 4,3 %), la
France, avec 3,5 %, se retrouve en 2005 derrière
les pays du Bénélux (4,3 %).
Les moteurs de croissance dans le secteur des
Télécommunications sont d’une part les téléphones mobiles de la nouvelle génération : en particulier l’intégration de la photographie numérique
et des écrans couleur relancent la demande.
D’autre part, les services en téléphonie mobile et
Internet sont également très demandés, de même
que de nouveaux services comme les portails de
téléphonie mobile ou les messages multimedias
(MMS).
▼ LE MARCHÉ DES INTERNAUTES
AUTOMOBILISTES
Suite au Mondial de l'Automobile 2004, voici quelques chiffres extraits d'une étude sur le comportement des automobilistes branchés :
• 40% d'entre eux utilisent Internet pour le choix
d'un véhicule, ce qui leur permet de : comparer
des modèles (67%), trouver les meilleurs prix
(45%), gagner du temps (42%), configurer leur
véhicule (37%) ou prendre connaissance des
dernières actualités auto (36%).
• 60% de ces internautes possèdent plus de
deux véhicules alors que 62% des français n'en
ont qu'une.
• 16% utilisent plus Internet pendant la période du
Mondial de l'Automobile.
• Ils sont 21% à vouloir acheter leur prochain véhicule d'ici 1 an mais 49% a ne pas avoir une
idée précise de la marque qu'ils choisiront.
(sources : Mediamétrie et TNS Sofres sur une base
d'étude d'internautes français âgés de 25 ans et plus)
IT MARKETS
▼ MOBILE TRANSACTIONS
The mobile payments market has long been hyped
as the next big thing but has failed to live up to its
publicity. However the combination of the
availability of rich attractive mobilecontent and
enthusiastic consumer segments sees the
beginning of a development that will see the mobile
transactions market generating substantial and
sustainable revenues according to a new report
from mobile industry analysts, The ARC Group.
The author, argues that increasing volumes of
spend in the mobile content environment forecast to be worth USD 50.72bn by 2009 specifically on mobile entertainment services
(traditionally heavily consumed by youth segments), allied to the growing number of prepaid
users worldwide is creating a ready-made market
for the capabilities of mobile as a microtransaction
payments device. Both these segments have
historically been denied access to bank account,
credit and debit facilities .They have yet become
valuable segments in their own right : youth segments have increasing disposable income which
can reach USD 173 a month in developed markets
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(allowances and part-time jobs) and prepaid segments mobile topup revenues are forecast to be
worth USD 266bn by 2009. Accessing youth segments is particularly important as it educates the
next generation of customers in the use of mobile
payments normalising the process
The prepaid platform is also perfectly positioned to
service un-banked segments when utilised as a
virtual debit device or Stored Value Account
(SVA). Such a role is a logical progression in
facilitating payments and bringing added
convenience and increased capabilities divorcing
users from reliance on cash and increasing
spend on mobile data services and m-commerce
in the process.
The level of prepaid topup revenue (USD 266bn
by 2009) is particularly important as this value
could potentially be utilised for making
mobilepayments. Further the prepaid topup
process is a mobile payment in its own right and
one that prepaid users are used to making.This
frequency acts to normalise the mobile payment
process and encourage the concept of payment
for other goods and services by association - less
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of a mental jump from prepaid topup payment to
mobile payment for goods and services.
Merry goes on to affirm that development of mobile
payments has also been marked in the retail and
commercial environment, where developments in
transport ticketing and proximity payments,
including vending, and the migration of wireless
payment capabilities into the Point of Sale (POS)in
the retail environment sees mobile payments
ideally placed to facilitate impulse micro-transaction purchases. The window of opportunity for impulse purchases is small, can range in seconds,
and prepaid credit acting as virtual cash is
arguably the best facilitator of such impulse
purchases particularly when tied to marketing
campaigns. Moreover prepaid payments have a
low memory trace (end-users psychological
reaction to payment) making such payments
almost imperceptible. Cash has a very high
memory trace (requires having change, paying
for goods, receiving change etc.).
Merry cautions that the development of mobile
transactions is not without its challenges. Infrastructure cost, standardisation issuesat the
software and hardware level and the integration
of BSS andOSS are all challenges facing
members of the mobile payments valuechain.
Regulation is a problem in some regions likely to
become worseas the volume and value of
payments increases.
Such legislationrequires tailoring to the specific
challenges facing the mobile telecommunications
industry and its unique requirements rather than
relying upon blanket approaches developed for
existing transactional models. This is a particular
problem in the European Union which is used in
the report as a blueprint for the development of
mobile payments regulation, considering
problems faced and the implications and ramifications of decisions made.
This said developments such as the operator
driven Simpay initiative and current efforts in
regulating electronic money within the EU, which
despite being a problem for many members of
the mobile payments value chain not directly
E&R est publiée par la Sarl
ETUDES & RAPPORTS INFORMATIQUES
à Survilliers. ✆/FAX : 03 44 87 28 30
RC Pontoise B 340.074.525.
Commission paritaire 56266. ISSN 0339 9559
Directeur de rédaction : Murielle Vézian.
Secrétaire de rédaction : Sylvie Vézian.
Correspondant aux USA : Marc Vézian.
Dépôt légal 4e trimestre 2004
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related to operators, is working toward a
coherent and structured Europe-wide approach
to electronic payments, illustrates a strong
impetus toward making mobile transactions a global success story.
▼ ARTIFICIAL INTELLIGENCE
AND THE COMMERCIAL
MARKET
When artificial intelligence (AI) was developed to
emulate human intelligence, scientists hoped it
would be a blockbuster technology. Instead, the
inability of end users to deal with its complexity
and expensiveness and their lack of understanding of its potential caused these
expectations to dwindle.
These factors slowed down the adoption rates of
AI, but not the efforts of researchers. After a couple of decades, AI, now in the form of applications,
is slowly making its way out of laboratories into the
mainstream market.
Some technologies such as case-based
reasoning solutions have already created a buzz
in the market with multi-applications in the fields of
drug discovery, medical diagnosis, fraud
detection, data mining, and knowledge discovery.
Another promising commercial avenue for AI is in
enabling radiation-based food and water
sterilisation technologies with sensing systems.
Data mining powered by AI algorithms is proving
to be a great tool for exploring new avenues to
automatically examine, visualise, and uncover
patterns in data that facilitate the decision-making
process. It simplifies the task of inferring information and patterns from data that might run into
hundreds of pages.
Apart from enhancing current offerings, AI
vendors could try to develop a standardised
approach to market their products. Additionally,
vendors can use novel strategies to promote
themselves - be it providing superior products or
using innovative marketing methods to attract
clients in an intensely competitive market.
AI vendors have also ventured into the customer
relationship management (CRM) market to help
users recognise client-related opportunities and
means to effectively utilise them. A personalised
approach toward addressing clientele needs is
definitely a smart move when there are numerous
callers.
Artificial Intelligence, part of the Information
Technology Vertical Subscription Service, outlines
the latest trends in this field and the areas in
which it has gained maximum acceptance.
N° 531 octobre 2004
LIVRE BLANC
▼ LES ÉQUIPES DE DIRECTION
DES GRANDES ENTREPRISES
FACE À LA QUESTION DES
SYSTÈMES D’INFORMATION
Le Cigref (Club Informatique des grandes entreprises françaises) et McKinsey & Company
publient conjointement un livre blanc qui analyse la dynamique des relations autour des systèmes d’informations (SI) dans les équipes de
direction (y compris les directeurs métiers ou
DM) des grandes entreprises françaises.
Idées reçues balayées :
place aux visions neuves
Tout d’abord, le livre blanc permet de tordre le cou
à quelques idées toutes faites qui tendent à persister sur le sujet :
• Non, les fournisseurs ne sont pas mis en cause ;
• Non, l’instabilité des technologies n’est pas
montrée du doigt ;
• Non, l’insuffisance de moyens n’est pas invoquée ;
• Non, la question de l’externalisation n’est pas
au centre des préoccupations.
Une première conclusion s’impose : en cessant
de dénoncer une cause externe, tous s’accordent
à reconnaître que les difficultés sont bel et bien
internes à l’entreprise !
De plus, l’enquête montre que :
• Oui, le directeur général s’intéresse à l’informatique ; il a établi une relation de confiance avec
son DSI : plus de 80 % des directions générales accordent un fort ou un très fort intérêt aux
systèmes d’information ;
• Oui, le DSI est bel et bien sorti de sa « tour
d’ivoire « et collabore de façon étroite avec la
direction générale et les directions métiers ;
• Oui, les directeurs métiers connaissent les éléments clés de leur système d’information et aspirent à mieux comprendre l’impact que celui-ci
peut avoir sur la performance opérationnelle.
Le livre blanc apporte donc un regard neuf sur les
systèmes d’informations et nous fait observer que
les relations au sein des équipes de direction sont
déterminantes dans la valeur créée par les SI.
Dis-moi quel est ton SI,
je te dirai ce dont tu as besoin...
Entretiens et questionnaires menés auprès des
équipes de direction ont permis de mettre en évidence trois types de situations et de relations
N° 531 octobre 2004
autour des systèmes d’information. Ces situations
dépendent : des priorités de l’entreprise, de l’état
de santé de son système d’information et de la
culture technologique de ses décideurs.
• Type 1 : l’entreprise cherche avant tout à régler
son « problème « informatique (une minorité
d’entreprises étudiées)
• Type 2 : l’entreprise cherche à optimiser ses investissements (la grande majorité des entreprises)
• Type 3 : l’entreprise cherche dans les SI un levier de transformation (quelques entreprises).
À chaque situation correspond un mode de relation
particulier au sein du triangle DG-DM-DSI avec des
enjeux différents pour le DSI. Ainsi, d’une relation
forte entre le DG et son DSI (type I), la situation
évolue vers un duo DSI-DM (type II et III).
Faites ce que je dis, pas ce que je fais
Sur le papier, la situation semble claire mais en
réalité le passage d’une situation à l’autre est le
plus souvent facteur de blocage. Et quand blocage
il y a, les directeurs des systèmes d’information
tentent d’y remédier par la mise en œuvre de processus et de règles codifiées qui, in fine, cristallisent davantage les difficultés. Si tous s’accordent à
dire que la bonne conduite des projets informatiques ne peut se faire qu’en nouant des partenariats étroits avec les directions métiers, l’observation des réalités au sein des entreprises est tout
autre et donne ainsi le sentiment d’une relation "à
bout de bras" entre informatique et métiers.
Le défi pour les différents membres des équipes
de direction consiste à dépasser l’approche individuelle, en termes tant d’attentes que de perceptions, pour prendre à bras le corps la question de
façon collective. Communication, compréhension
et confiance sur ce terrain sont les trois mots
d’ordre pour optimiser les systèmes d’information
au service de l’entreprise.
Aller vers une co-responsabilité assumée
Il apparaît essentiel que chacun des acteurs ait
conscience de sa responsabilité conjointe dans la
création de valeur du système d’information de
son entreprise.
• Les DG doivent davantage prendre conscience
de leur rôle dans la dynamique des relations ;
ils doivent en particulier donner l’impulsion et
montrer la direction à prendre ;
• Les DSI doivent aider les équipes dirigeantes à
comprendre et à gérer collectivement les systèmes d’information ; cela suppose un véritable
E&R - Page 9
travail d’identification des attentes et des enjeux
que les SI suscitent chez les métiers dans une
logique de co-management avec les directions
métiers ;
• Les directeurs métiers doivent pleinement s’approprier le système d’information correspondant
à leur domaine de responsabilité, en s’imposant
plus d’exigence et plus d’implication. À ces conditions, ils seront en mesure de collaborer efficacement avec les DSI et de mettre en œuvre
des projets au service de leur entreprise et de
leur métier.
Ce livre blanc est téléchargeable gratuitement sur
le site web du Cigref, sous la rubrique "Publications"
▼ COMPRENDRE LE MARCHÉ
DU SPAM
Vircom, innovateur canadien dans les technologies anti-spam, annonce la disponibilité de ses livres blancs décrivant le marché du spam,
téléchargeables sur son site Web. Pour faire face
à la complexité de ce phénomène, l’équipe de recherche de Vircom en a étudié l’impact dans le
milieu professionnel et privé. Les différents livres
blancs disponibles sont :
L’exposition du courrier
électronique à la fraude
Le premier examen des escroqueries en ligne
souligne des « Fee Frauds « (escroqueries par
pré paiement) importantes connues sous le nom
des «Nigerian 419 scams « (escroqueries
Nigérienes)». Les échanges d’email et les documents contrefaits présentés dans l’étude sont de
véritables exemples sur la façon dont sont conduite ces escroqueries.
Faire face aux conséquences
Pendant 6 mois, Vircom a vérifié des milliers de
boîtes aux lettres électroniques et a analysé les
résultats des réponses au spam, soit en cliquant
sur les liens qu’ils contenaient ou en envoyant
des réponses parfois agressives directement aux
spammeurs. "Les résultats sont stupéfiants", déclare Marc Chouinard, chef de l’Équipe
SpamBuster de Vircom, qui a dirigé l’étude."Non
seulement nous avons constaté une augmentation spectaculaire de l’activité des comptes répondant au spam, mais nous avons également découvert que les réponses agressives envoyées aux
spammeurs déclenchaient une augmentation de
300 % du trafic des spams"
Pourquoi les spammeurs "spamment" ?
Cette étude présente les interviews de trois
spammeurs américains et contient des révélations
surprenantes sur leurs méthodes, leurs outils,
leurs pièges et leur organisation. L’étude propose
également les commentaires de Michel D.
Osterman, expert international du spam, Président
et fondateur du centre «Osterman Research»
basé à Washington.
LIVRE
▼ METTRE EN PLACE UNE
ORGANISATION INTELLIGENTE :
ÉQUILIBRER L’ORDRE
ET LE CHAOS
Ci-dessous un extrait du livre de Olivier Zara
sur "Le management de l'intelligence collective : vers une nouvelle gouvernance" (M2
Editions, env. 20 euros). Il apporte les outils,
méthodes et processus.
Une organisation intelligente se définit à partir de
sa stratégie. Tournée vers l’objectif à atteindre,
l’organisation ne nécessite pas de plans et de
système de contrôle centralisé. L’organisation
pourra ainsi évoluer par les interactions continues
des membres de l’organisation qui, par essai erreur, trouveront l’organisation optimale dans leur
environnement et pourront l’ajuster dans le temps
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en fonction de l’évolution de l’environnement.
Une entreprise intelligente ne peut pas perdre le
sens car elle se recompose en permanence par
les coopérations intellectuelles. C’est le sens qui
dirige l’organisation et non l’organisation qui dirige
le sens. Ce modèle d’organisation a été décrit par
Dee Hock, fondateur et président émérite de la
société VISA International qui lui a donné un
nom : l’organisation «chaordic» (contraction de
chaos et d’ordre, voir le site www.chaordic.org
pour plus d’informations). Ce mode d’organisation
est en cohérence avec cette citation de Paul Valéry : « Nous sommes menacés par deux calamités : l’ordre et le désordre ».
Voici les caractéristiques d’une organisation intelligente :
- le nombre le plus faible possible de niveaux hiérarchiques.
N° 531 octobre 2004
- une organisation en réseaux, en toiles d’araignée, en constellation,...
- des relations fondées sur des coopérations
transversales ou montantes (Bottom-up). En effet, les relations descendantes (Top Down) relève plus du hiérarchique que de la coopération.
Une organisation en réseaux juxtapose un organe
central qui préserve l’ordre et la cohérence d’ensemble et des entités autonomes reliées entre elles directement par des systèmes d’information et
de collaboration ouverts et transversaux. Cela va
bien au-delà d’une organisation matricielle qui
crée une transversalité principalement organisationnelle et non informationnelle.
Les entités autonomes peuvent être des entités
hiérarchiques (business unit, services, départements, usines, ... ). L’important est qu’elles coopèrent et communiquent directement entre elles
sans passer par un organe central de contrôle.
Cette coopération/communication se fait entre les
plus hauts responsables des entités hiérarchiques mais aussi entre toutes les personnes de
l’entité. Chaque membre d’une entité peut
interagir avec un membre d’une autre entité sans
avoir à obtenir au préalable l’accord de son hiérarchique (quel que soit son niveau hiérarchique
au sein de l’entité).
Cette organisation en réseau ressemble beaucoup
à l’organisation du réseau Internet dans lequel
des serveurs (qu’on peut assimiler à des entités)
sont tous reliés entre eux sans passer par un serveur central. Il existe cependant un organe central
qui définit par exemple les protocoles de communication (adresses IP) et les formats des adresses
(noms de domaines). On peut dire que cet organe facilite les relations entre les serveurs sur la
forme sans intervenir sur le fond.
L’évolution vers des organisations en réseaux
semble inéluctable dès lors que chacun possède
un accès à des systèmes de collaboration permettant des interactions transversales. Il est
possible que les organisations encore trop hiérarchiques s’effondrent prochainement sous la
pression de ces systèmes. L’évolution a commencé avec le téléphone, le fax et maintenant
avec Internet. Le réseau Internet ou Intranet permet de fonctionner et d’être performant collectivement sans coordination centrale des individus.
Les zones de coordination se créent et disparaissent par ajustements successifs par rapport à
l’environnement. La mise en place d’un intranet
collaboratif est donc prioritaire pour l’entreprise
qui veut développer son intelligence collective. Il
ne s’agit pas d’un intranet qui ne permet que l’information ou la communication mais d’un intranet
qui permet réellement des coopérations.
L’intranet collaboratif permet à l’information de
circuler par des interactions individuelles transversales et non par une action globale de communication descendante (partant du sommet
pour aller vers la base). Le nivellement des niveaux d’information individuels se fait progressivement dans le temps. Par ailleurs, il n’est pas
nécessaire que les agents individuels possèdent
le même niveau d’information au même moment
pour produire de l’intelligence collective. C’est le
partage de ces informations qui compte. Il devient alors envisageable qu’une information disponible dans une organisation soit expédiée à
une personne qui a besoin de cette information
sans qu’elle l’ait sollicitée. C’est une révolution
par rapport aux journaux d’entreprise (action globale de communication descendante) qui envoient une information qui est potentiellement
utile à tout ou partie des destinataires !
Cependant, il n’y pas d’organisation idéale dans
l’absolu mais dans une culture, un environnement,
un contexte. L’organisation est donc toujours relative et conjoncturelle.
FLASHS
▼ LA SÉCURITÉ JUSQU’AU
BOUT DES DOIGTS
▼ GRANDE NOUVELLE
SUR LES PETITES PILES
IBM commercialise le ThinkPad T42 Express, son
premier portable avec un lecteur d’empreintes digitales intégré.
Il est disponible à partir de 2130 euros HT (prix
moyen constaté) auprès des quatre principaux
grossistes IBM en micro-informatique : TechData,
Ingram Micro, Actebis et ETC Metrologie.
Maxell vient de sortir la CR2450 une pile au lithium et bioxyde de manganèse au format « pièce
de monnaie ». L'intérêt de cette gamme réside
dans leurs résistances face aux températures extrêmes de -40°C à 150°C, sans que les possibilités de performance en soient affectées.
Ces piles s'utilisent comme alimentation de secours
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à longue durée de vie pour les horloges en temps
réel des ordinateurs, des téléphones portables, des
appareils sans fil et d’autres systèmes informatiques.
▼ FLASH LITE ET
L’ALLIANCE I-MODE.
Macromedia et la japonaise NTT DoCoMo proposent aux sociétés membres de l’Alliance i-mode, l'utilisation de Macromedia Flash Lite. Ce logiciel est
une version de Macromedia Flash Player développée spécifiquement pour les téléphones mobiles.
En dehors du Japon, plus de 3 millions d’abonnés
utilisent les services i-mode sur réseau GSM en
Belgique, en France, en Allemagne, en Italie, aux
Pays-Bas, en Espagne, à Taiwan et en Grèce. Les
services seront disponibles en Australie dans le
courant de l’année.
▼ ISS A 10 ANS
Internet Security Systems fête ses dix années
d’existence. Sa naissance remonte à l’époque où
Chris Klaus, étudiant à Georgia Tech (Georgia
Institute of Technology), réussit à mettre au point
Internet Scanner® dans le sous-sol de la maison
de sa grand-mère. Ce logiciel a permis d’identifier
les failles d’Internet exploitées par les pirates informatiques pour pénétrer sur les réseaux des
entreprises.
ISS est aujourd’hui un groupe mondial comptant
actuellement 1200 employés dans 22 pays et
plus de 11 000 clients dans 130 pays.
Son siège se trouve à Atlanta en Géorgie et de
nombreuses filiales sont réparties aux Etats-Unis,
en Asie, en Australie, en Europe et au MoyenOrient.
NOUVELLES
▼ RÉSULTATS FINANCIERS
• Apple (25-09-04) : CA 8,28 G$ (6,21 G$ en
2003), net 276 M$ (69 M$ en 2003).
• ILLICOM : CA 5 Meuros (4,3 en 2002).
• F5 Networks (30-09-04) : CA 2004 171,2 M$
(+ 48% 2003), net 33 M$ (4,1 M$ en 2003).
• BD Multimédia (30-09-04) : CA 9,033 Meuros
(8,674 Meuros en 2003), résultats courant 395
Meuros en 2004 (244 Meuros en 2003).
▼ FRANCE
• Double click ouvre sa division Abacus à Lille.
Elle fournit aux entreprises de vente à distance
françaises des solutions pour optimiser la rentabilité des opérations de marketing direct en
prospection et fidélisation.
• St. Bernard Software, fournisseur américain
de solutions complètes de sécurité, ouvre un
bureau en France.
• Fimasys, éditeur de progiciels de gestion de financements spécialisés et de tenue de comptes d‘épargne d’entreprise, acquiert Autoself,
éditeur français du progiciel du même nom spécialisé dans le financement et la gestion de
matériels.
• Ocean, éditeur d’une solution clé en main de
géolocalisation, ouvre deux filiales, l’une sur
Toulouse, l’autre à Lyon.
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• Seekport, fournisseur d'un nouveau moteur de
recherche européen, arrive sur le marché français et ouvre un siège social à Paris.
• CRM Coheris, fournisseur de solutions, renforce son pôle logiciels par l’acquisition de
Harry Software, éditeur français dans le domaine de la Business Intelligence.
• Devoteam renforce son pôle Consulting
France en acquérant Cesmo.
▼ MONDE
• La canadienne COREL Corp. acquiert l'éditeur
américain Jasc, connu pour ses logiciels
graphiques Paint Shop.
• Apple annonce l'achat de plus de 150 millions
de titres sur iTunes® Music Store.
• L'américaine Iron Mountain, spécialisée dans
la gestion de documents et d'informations,
achète sa consoeur Connected, fournisseur
mondial de logiciels de stockage pour 117 M$.
• Steria a déposé une offre de reprise de 100 %
du capital de Mummert Consulting AG et de
ses filiales, sociétés d’intégration de systèmes
et de conseil avec un CA de 140 Meuros.
• Neoware Systems, fournisseur de logiciels,
services et périphériques clients légers, a finalisé l’acquisition de l’activité client léger Linux de
Visara International (Ex-Memorex Telex) pour
un montant d’environ 3,7 M$.
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MICRO-TESTS
MATERIELS
▼ CREATIVE MUVO SLIM 256 Mo
(CREATIVE LAB)
Ce lecteur MP3 de nouvelle
génération possède malgré
sa petite taille et son poids
plume de 46 g, de nombreux
atouts. Ainsi, non content d’accepter le transfert de morceaux
musicaux au format MP3 ou Wav, il intègre
également une radio FM (avec recherche et présélection de station) et un dictaphone. Parmi ses
nombreuses possibilités, vous pourrez créer une
véritable mini bibliothèque musicale avec des dossiers par genre ou artiste mais aussi enregistrer
tous morceaux de musique passant sur la FM directement sur votre Muvo Slim et, si besoin, les
détruire tout aussi simplement sans passer par un
PC. Idem pour les morceaux MP3 qui, dès que
vous le souhaitez, pourront être effacés via
l’écran LCD ce qui vous permet de changer le
contenu de votre micro lecteur en permanence.
Sa compacité est dû à son absence de pile volumineuse, puisque le rechargement de sa batterie
interne au lithium-ion (15h d’autonomie environ)
se fait via un PC par le port USB (2 ou 1.1). Ce
produit existe en trois capacités : 128, 256 et
512 Mo, ce qui dans le second cas offre une capacité d’une centaine de morceaux MP3 à
128 Kbits/s. Notre seul reproche concerne l’impossibilité d’accrocher la petite sacoche fournie à
la ceinture. Il vous faudra forcément une poche
ou un cordon. Compter environ 229 euros TTC.
▼ LOGITECH V500 CORDLESS
NOTEBOOK MOUSE
Cette souris kangourou de
nouvelle génération sensitive et sans fil présente
de nombreux avantages majeurs pour les
professionnels. En premier, le mulot est robuste
mais tout petit (65 g) et se laisse facilement apprivoisé. Destiné au marché du portable qui représente, selon IDC, une base mondiale
installée de 140 millions de machines et devrait
atteindre 267 millions en 2008, le rongeur devrait
essaimer sans problème. La souris V500 est
N° 531 octobre 2004
innovante car son châssis est extensible : plié
durant le transport et en position haute pendant
son utilisation. Deuxième atout : le micro récepteur
(2,4 GHz et 9 mètres de portée) est rangé durant
les déplacements dans la poche kangourou dudit
châssis évitant ainsi de le perdre ou de l’abîmer.
Troisième innovation : la molette traditionnelle de
défilement a disparu remplacée par un panneau
tactile qu’il faut effleurer avec le doigt pour être
obéi. Déroutant au départ, on s’y fait très vite, bien
que l’animal soit parfois hypersensible aux caresses et se mette à faire défiler l’écran en tout sens
parce que l’on a laissé un doigt un peu trop près
du panneau. En bref, cette jolie petite bête au
design élégant saura en séduire plus d’un. Il ne lui
manque que la fourrure ! Env. 70 euros.
▼ CARTE MÉMOIRE PS2 16 Mo
(BIGBEN INTERACTIVE)
Cette nouvelle carte 16 Mo s'installe et est reconnue sans problème sur votre PS2. Contrairement
à la version précédente (Maxx Memory) qui vous
obligez à insérer un CD de reconnaissance avant
chaque utilisation, celle-ci est complètement autonome et dispose d'une capacité supérieure aux
cartes mémoires standards. Bien pratique pour
certains jeux qui ont besoin parfois de 4 Mo d'espace ! Elle est à base de composants Samsung
et Toshiba et son prix (30€ TTC environ) est un
autre atout. Pour ceux qui en veulent toujours
plus, elle existe aussi en 32 Mo (40€ TTC environ). A offrir à vos têtes blondes pour Noël.
LOGICIELS
▼ MUSICMATCH
JUKEBOXDELUXE 8
Ce logiciel est comme son nom l’indique dédié à
la musique. Cette version complète améliore entre
autre la vitesse de conversion et de gravure de
fichiers MP3 (jusqu’à 48X) et simplifie la prise en
main de son interface. Parmi ses nombreuses
possibilités, notons pour l’utilisateur la possibilité
d’enregistrer en MP3 toute sa collection de 33
tours et cassettes audio en branchant sa vieille
chaîne hifi sur son ordinateur, créer et graver ses
compilations ou transformer les CD audio en fichier WMA, WAV, MP3 et MP3Pro. Plus spécifiquement destiné aux accros d’internet, Musimatch
renseigne automatiquement les informations des
pistes (titre, album, couverture mais aussi pour
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les fans l’ajout des paroles et toutes informations
jugées pertinentes) d’après les noms des fichiers
en leur associant les repères ID3 correspondants. Enfin, ce produit vous permet également
d’écouter via le web plus de 200 stations radio en
qualité CD ou d’organiser votre programmation
musicale personnelle. Pour les accros de musique
en balade, ils pourront copier simplement par glisser-déposer leur liste musicale sur leur lecteur
MP3 en égalisant si nécessaire le volume des pistes. Env. 30 €.
▼ INBOXSHIELD 3
(EDOVIA TECHNOLOGIES)
Ce produit anti-spam constitue pour un petit prix
(moins de 35 euros) une bonne solution pour
freiner la prolifération de messages non désirés
dans votre boîte aux lettres électronique.
Il s’installe sans problème sur Outlook (2000, 2002
et 2003) et Outlook Express (5 et 6) et se positionne comme une nouvelle barre d’outil au sein
du navigateur. Il commence par analyser votre
courrier et ajoute automatiquement la liste de vos
contacts présents de votre carnet d’adresses
comme « amis ». Une liste de mot clef est intégrée
au produit et c’est ensuite à l’utilisateur de l’enrichir
et de décider du niveau de vigilance. Les messages refusés ne sont pas supprimés mais orientés
vers un dossier de quarantaine situé dans la boîte
de réception. Libre à vous alors d’effectuer un second tri en décidant de réintégrer certains courriels
(en cliquant sur « propre » dans nouvelle barre
d’outils) ou de placer un mail en spam si ce dernier
a réussi à tromper Inboxshield.
Ce produit est idéal pour l’utilisateur basique, qui
reçoit tous ses messages uniquement dans la
boîte de réception, mais qui ne fonctionne pas si
vous avez édité des règles de courrier personnelles avec des redirections de mails vers des dossier annexes.
Config. : W95/98/ME/NT4/2000/XP. DD : 20 Mo.
▼ SOLDNER : SECRET WARS
(JOWOOD)
Voici un jeu de guerre prévu essentiellement pour
les joueurs branchés qui aiment à se retrouver
pour des parties acharnées sur le net. Le pauvre
utilisateur solitaire se retrouvera donc souvent un
peu perdu dans des zones de jeux immenses. En
mode un joueur, vous commencez par personnaliser votre soldat puis, après un petit entraînement, participez à une campagne qui comprend
plusieurs missions. Suivant vos capacités et surtout vos succès ou échec, votre progression sera
différente. Vous êtes épaulés par des équipiers
E&R - Page 14
contrôlés par l'ordinateur. En cours de partie,
vous pourrez piloter des hélicoptère de combat
ou des chars et des jeep. Un beau graphisme
avec des effets réalistes de destruction et une
bande son agréable mais souvent gâché par une
gestion des véhicules pas très crédible.
Config. : Win XP/2000/ME/98, P4 2,5 GHz, 512 Mo
de Ram, carte 3D 128 Mo. Env. 50 €.
PLAYSTATION 2
▼ COCOTO PLATFORM
(BIGBEN INTERACTIVE)
Cocoto le diablotin et ses amis vivaient heureux sur
Abyss en maîtrisant le pouvoir du magma. Mais
voilà que le grand Zaron, Dieu de la foudre enlève
ses trois compagnons dans le but de leur arracher
leur secret. Cocoto doit alors partir à leur recherche. Pour cela, il devra grimper indéfiniment à l’assaut de trente niveaux constitués d’étage de plancher circulaire truffé de piège et d’ennemi. Fort
heureusement, il a sa disposition sa maîtrise du
magma qui lui permet de lancer des ponts de lave
entre chaque étage mais qui détruise ses ennemis
plus vite qu’une boule de feu ou qu’une baffe. Plusieurs niveaux de difficulté : le plus facile étant sans
compteur et donc largement à la portée des plus
jeunes. Un jeu de plate-forme au graphisme intéressant pour un tout petit prix : Env. 15 €. De nouvelles aventures sont prévues.
▼ SCOOBY-DOO : LE LIVRE
DES TÉNÈBRES (THQ)
Les plus jeunes retrouveront avec plaisir les aventures de ce chien qui a peur de tout même de son
ombre. Scooby-doo et ses amis doivent résoudre
diverses énigmes ayant toutes trait à la présence
de fantômes qui perturbent divers lieux : bibliothèque, studio de cinéma, parc d’attractions…. Le
but du joueur est donc de diriger Scooby ou
Sammy pour récupérer des objets et des pages
du livre des morts qui leurs permettront de détruire divers types de fantômes : Momies, esprits
frappeurs, revenants, etc. Pour se retaper des
diverses attaques de revenant, il faudra trouver
moult sandwichs et boîtes de céréales. Le joueur
devra parfois faire preuve d’un peu de réflexion,
de rapidité ou d’observation pour pouvoir progresser et devra surtout avoir le doigt solide pour
pouvoir détruire les fantômes en tapant comme
un sauvage sur les touches indiquées à l’écran.
Un produit qui plaira aux plus jeunes avec une
progression et un système de sauvegarde facile.
Une question néanmoins : pourquoi avoir ajouté
N° 531 octobre 2004
ces faux rires de spectateurs qui finissent par
vous taper sur le système ! Env. 33 €.
▼ TITEUF MEGA COMPET’ (ATARI)
Les 8-12 ans retrouveront avec plaisir le héros
des cours de récré transposé sur console. Titeuf
est terrorisé depuis qu’il a vu à la télé un reportage scientifique sur le clonage. Il est persuadé
qu’il va être découpé en cinq morceaux qui seront
autant de clones de sa personne. Fort heureusement, Hugo a la solution. Puisque seuls les
meilleurs sujets sont clonés, il suffit de réaliser un
maximum de bêtises, ce qui leur évitera un funeste sort. Pour chaque niveau, il faudra donc
réaliser dix défis et cinq bêtises comme éviter les
crachats d’Hugo, se retenir de vomir sur un tourniquet, éviter de se faire voler son slip, ramasser et
envelopper une crotte de chien dans du papier
pour y mettre le feu… Bref, un produit multijoueur
qui réjouira les plus jeunes et choquera certains
grands-parents ! Env. 40 €.
▼ GANG DE REQUINS
(ACTIVISION)
Oscar n'a qu'un rêve : devenir célèbre ! L'occasion lui en est donnée lorsqu'il échappe à la mort
après une course-poursuite effrénée avec un gros requin
blanc qui meure accidentellement. Personne n'étant au courant, Oscar en profite pour se
faire passer pour un héros gardien des récifs de
corail. Le seul problème, c'est que le requin décédé était très proche de la Mafia et Oscar va se
retrouver avec quelques ennemis imprévus sur les
nageoires. Voilà pour la version cinéma. Le jeux est
découpé en 25 épisodes qui se répartissent entre
course contre la montre, missions, combat de "Fish
Su" et enchaînements chorégraphiques de haut vol
(compatible avec un tapis de danse). Des objectifs
viennent s'ajouter à vos missions et vous permettent de ramasser des points supplémentaires qui
mesurent votre taux de popularité. En fin de partie, c'est en fonction de cette jauge qu'Oscar sera
ou non une star, ce qui vous incite à refaire plusieurs fois le même niveau pour améliorer votre
score. Le graphisme est très bien réalisé, la bande
son (mélange de R&B, hip-hop, reggae) est trépidante mais nous regrettons néanmoins l'absence
d'explications claires dans certaines missions et
surtout l'énorme difficulté pour les plus jeunes à
franchir le cap des défis de danse et donc de continuer l'aventure. Plusieurs niveaux de difficultés
auraient été bienvenus ! Env. 60 €.
N° 531 octobre 2004
▼ GLASS ROSE (CAPCOM)
Il s’agit d’une enquête où dans la peau de
Tagashi, jeune reporter asiatique persévérant,
vous allez devoir remonter le temps pour résoudre le mystère d’un tueur en série. Pour vous
aider, vous avez à votre disposition le mystérieux
carnet de Kotarou qui vous a été confié par Emi,
sa petite fille. Il contient un plan du manoir ou
vous avez « atterri », le nom des personnes interrogées, les preuves que vous avez découvert au
cours du jeu, un agenda de vos rendez-vous, des
mémos et un nombre variable de fragments de
cœur liés au destin d’Emi. Vous voilà donc transporté en 1929 et il ne vous reste plus que quelques jours pour découvrir le mystérieux assassin
et sauver votre belle Emi. A l’aide du curseur,
symbolisé par une plume, il vous faut cliquer un
peu partout pour découvrir des indices et parler
avec des personnages. Si cela ne suffit pas, vous
pouvez faire appel à votre don de télépathie pour
sonder leurs pensées.
Une idée de base intéressante avec de beaux graphismes mais qui pêche par des manipulations
laborieuses dans les dialogues et surtout par une
absence totale de sous-titrage en français. Pas
toujours évident lorsque l’on est pas expert dans
la langue de Shakespeare ! Env. 32 €.
LIVRES
▼ MICRO APPLICATION
Collection Je me lance
Une introduction à la programmation C++ :
355 pages pour l'apprentissage du développement
de petits programmes (générateur de n° de loto,
jeux de mémoire...). Pour débutant (25 € env.).
Collection Dossier
VBA pour Word et Excel, PC Hardware trucs
de pros, Google trucs de pros, Photoshop
CS Trucs de pros. Quatre ouvrages avec des
explications claires et faciles permettant d'exploiter au mieux son PC, ses systèmes et logiciels.
Textes et visuels en noir et blanc. Le premier titre
est livré avec un CD contenant des freeware et
shareware. (25 € env., 500 pages).
Collection Kit pratique
Dépannez votre micro. 159 fiches pratiques en
couleur décrivant les fonctions des 150 shareware
et versions d'évaluation du CD d'accompagnement. Pour connaître et assurer la sécurité de son
système, optimiser Windows XP, gérer ses fichiers
et son espace de travail ou assurer la maintenance
de son ordinateur (15 € env., 190 pages).
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N° 531 octobre 2004