Intercom - Centre Hospitalier George Sand

Transcription

Intercom - Centre Hospitalier George Sand
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Journal
Interne
Janvier- N° 23
Intercom
Centre
hospitalier
George
Sand
Éditorial
Il est des activités hospitalières, dont on parle rarement, mais
dont l’enjeu pour le patient est très important. C’est le cas du service des tutelles,
qui se trouve placé à l’articulation des relations entre le patient, sa famille, les services soignants et certaines autorités extérieures de tutelle et de contrôle. Ce
numéro consacre son « dossier » à cette activité avec l’ambition de mettre en
lumière
la spécificité de son rôle, qui concernant un établissement spécialisé en
psychiatrie tient une place privilégiée à côté et en complément de la prise en soins
du patient, chaque fois que cela s’avère nécessaire. Gageons que nombre de lecteurs parviendront à améliorer leurs connaissances déjà acquises sur ce sujet
inédit.
Dans cette même logique des activités indispensables, mais
profondément méconnues, un article est consacré pour la toute première fois au
service des magasins. Il est vrai que cette activité centrée sur le fonctionnement
quotidien des services méritait un bon coup de projecteur. En effet, la bonne marche de l’ensemble des activités hospitalières dépend entre autres choses de la
régularité des approvisionnements. Il s’agit là d’une vérité tellement évidente, que
l’on serait trop facilement conduit à perdre de vue le cadre d’exercice professionnel de celles et ceux qui se consacrent à cette mission difficile. Voici un moyen d’échapper à cette menace.
Chaque fois que possible, INTERCOM s’efforce de réserver un
espace particulier aux activités de formation initiale ou continue , dont la contribution à l’amélioration des connaissances, à la préparation de l’avenir et au renforcement de la qualité des soins n’est plus à démontrer. Ainsi, après la présentation de l’école de pédopsychiatrie pour les enfants et adolescents et du service
central de formation continue dans des numéros précédents, c’est aujourd’hui l’école d’aide-soignante, qui est à l’affiche. Elle constitue une institution à vocation
de promotion professionnelle, dont la mission est aussi en prise directe avec les
besoins de l’établissement en matière de recrutement pour assurer la pérennité
SOMMAIRE
Dossier :
Le service des tutelles
Devenir aide -soignante
Le saviez-vous ?
de certains postes soignants à long terme. Une intéressante rubrique « Le saviezvous….. » est dans le même temps consacrée à la formation au jeu de rôle, qui
trouve ainsi sa toute première médiatisation .
Mais, la période à laquelle vous allez recevoir ce numéro crée
une bien agréable obligation, à laquelle je m’empresse de satisfaire ….. celle de
vous présenter, ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers, des voux sincères de très
bonne année 2008, dont je souhaite qu’elle puisse vous apporter à la fois bien
Le service magasin
être personnel et satisfaction professionnelle .
Brèves hospitaliéres
Roland DEMAY,
Directeur des affaires médicales
et de la communication
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Le
DO SS IE R
service
de
Tutelle
au
Centre
La demande de mesure de protection est effectuée
par le Médecin Traitant, en concertation, suivant
le
Par Odile Petit
-------------------------------------
Gérante de
-------------------
Cette
Tutelle
-------------------
cas,
avec
l’intéressé
requête
est
et
son
adressée
entourage
au
proche.
Procureur
de
la
République et au Juge des Tutelles .
La loi n° 68-5 du 3 janvier 1968 portant réforme du droit des incapa-
relative
à
les
éta-
Elle définit
ment prévus avec des membres de sa
famille, mettant bien souvent à jour des
La même attention doit être apportée à
Janvier 2009.
tous les dossiers. Il peut s’agir de dos-
Le régime de protection
siers sans patrimoine, voire avec des
des majeurs incapables’
situations totalement ‘négatives’ (suren-
jusqu’à
dettement , procédure expulsion), de cas
cette date toujours géré
loi
du
3
difficiles tant au niveau ‘patrimonial’ qu’à
Janvier
Les
compter du 1er Janvier
2003
d’un
ment
public
des
sont nombreuses et variées
courriers dont les objets sont très
de
variables (requêtes au Juge des tutelles
par
sites
de
:
demandes d’avantages divers
des droits
;
; maintien
; successions), indépendam-
Beauregard à BOURGES,
ment des comptes de gestion annuels,
CHEZAL BENOIT et DUN
des déclarations sociales, fiscales ainsi
SUR AURON, la fonction
que des courriers adressés aux créan-
de Gérante de tutelle est
ciers
assurée
effectués.
Janvier
depuis
2004
le
par
1er
un
pour
les
aviser
des
règlements
opérations comptables de recettes et
seul préposé pour les 3
de dépenses
(paiement des dépenses
sites.
personnelles
: vêtements, chaussures,
coif fure,
ment,
2
administratives
intercommunal
fusion
tâches
établissesanté
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Le
Gérant
de
tutelle
est
soumis
aux
règles de la comptabilité publique et au
comptes de gestion.
abonnements,
for fait
frais
hospitalier,
En plus de la gestion courante du dossier,
le Gérant de tutelle est amené à effectuer certains actes, par exemple
:
sion,
vendre un immeuble,
participer à un partage de biens,
actions en justice,
libérer
un
logement
après
avis
du
médecin traitant.
celui de l’accompagnement.
1968.
Du fait de la création à
financière globale à tout moment.
accepter ou renoncer à une succes-
difficultés très importantes.
ront en vigueur qu’au 1er
la
avec lui, si son état de santé
prendre. Des entretiens sont éventuelle-
les dispositions n’entre-
par
voir une connaissance de la situation
le permet, les différentes actions à entre-
5
Mars 2007. Ses principa-
donc
règle-
contrôle de son activité par le biais des
financière.
juridique des majeurs a
restera
dentaires,
La mise à jour constante des comptes
personnelle : familiale, administrative et
réforme de la protection
le
actes conservatoires
prendre connaissance de sa situation
Une nouvelle loi portant
promulguée
placement des excédents de recettes
tutelle rencontre le patient de façon à
blissements publics.
été
se rend à l’établissement périodique -
Lors de sa nomination, la gérante de
des biens des malades
dans
auditionnée par le Juge des tutelles qui
prothèses
courants et des placements permet d’a-
la
capacité et à la gestion
mentaux
ments de dettes.
cabinet.
une partie de la loi du 30
1838
mutuelle,
protection, la personne concernée est
ment ou, en cas d’urgence, reçoit à son
bles majeurs a remplacé
juin
Lors de l’ouverture d’une mesure de
héberge-
cotisations
Ces pouvoirs exceptionnels sont donnés
par le Juge des Tutelles.
L’ intervention du Gérant de tutelle est
également sollicitée lors d’un projet de
sor tie, d’une inter vention chirurgicale,
d’un projet d’émission télévisée.
Cer taines
démarches
sont
ef fectuées
conjointement avec le protégé
: inventai-
res, déplacements pour l’obtention de
pièces d’identité (Consulats), achats de
mobilier, entretiens avec Avocats, Juge
des tutelles, convocations auprès des
Tribunaux.
Les diverses taches du service de tutelle
donnent lieu à des relations
avec un cer-
tain nombre d’intervenants
: au sein de
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tre
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hospitalier
l’établissement
Médecins,
ou
tutelles,
Sand
D O S SI ER
:
Le service reçoit les patients lors de
Des bons d’achats à remettre aux
administratifs
visites inopinées pour des demandes
fournisseurs
nombreuses et variées (financières
;
dans les mêmes conditions, lorsque
sont
le patient ne peut gérer correctement
admissions
sociaux, soignants
des
extérieurs
ser vices
notamment
George
et
régie,
, trésorerie, Juge
juridictions
familiales).
Des
rendez-vous
peuvent
être
établis
diverses,
également proposés au sein du servi-
familles des protégés, Mairies, servi-
ce en fonction de leurs demandes, de
ces de Police, organismes bancaires,
celles des divers inter venants (soi-
L’exercice
bailleurs, notaires, huissiers, fournis-
gnants, familles d’accueil, familles) et
décès. Toutefois, les démarches rela-
seurs…
de la nécessité pour la Gérante de
tives à l’organisation des obsèques
Tutelle de rencontrer son protégé.
en concertation avec la famille sont
Pour un patient hospitalisé, la
proximité avec son Gérant de
tutelle facilite les échanges.
Cette même proximité facilite également les échanges avec les équipes
soignantes
(notamment
synthèses
pour certains dossiers difficiles). Les
patients placés sous la protection de
la Gérante de tutelle sont hospitalisés sur les 3 sites
; de plus, certains
d’entre eux se trouvent à leur domicile et bénéficient dans ce cas d’un
suivi par l’intermédiaire des C.M.P.
son argent.
gérées
de
par
la
le
ser vice.
Il s’agit souvent d’un travail relation-
compte
des
nel d’écoute, de soutien indispensa-
patient.
Suivant
ble face à un public en impor tante
celle
de
leur
tutelle
souhaits
leur
famille,
s’éteint
Il
est
tenu
connus
du
demande
des
au
ou
contrats
difficulté relationnelle afin d’essayer
d’obsèques sont d’ailleurs souscrits.
de répondre aux besoins de la per-
Dans le cas ou aucune directive n’a
sonne.
été donnée et s’il n’existe aucune
famille
connue,
l’inhumation
peut
L’argent de poche est remis par l’in-
avoir lieu dans le cimetière commu-
termédiaire de la régie et correspond
nal
à une somme fixée en fonction des
AURON).
(CHEZAL
BENOIT
ou
DUN
SUR
besoins et de la situation financière
(remise mensuelle ou hebdomadaire
suivant l’état de santé du patient) ou
Pour ces derniers, des visites à domicile ou rendez-vous au C.M.P sont
organisés avec les équipes soignantes.
Ces dossiers représentent un travail
quotidien important afin de gérer au
mieux les besoins d’un ordre pratique
et en tenant compte de leur état de
santé et des difficultés financières
à des suppléments consentis pour
Le service de tutelle se compose
des dépenses justifiées (achats vête-
de
ments, sorties, anniversaires).
hospitaliers (dont 1 à 50 % ETP ) et
5
dont
adjoints
1
assure
administratifs
la
fonction
de
Il s’agit d’un système d’avance, per-
Gérante de tutelle
mettant à tout moment de remettre
L’un des adjoints est en congé de
au patient l’argent nécessaire à un
longue maladie depuis le 1er Juin
besoin urgent et de donner une satis-
2005.
faction immédiate à la demande.
existantes (besoins relatifs au logement,
à
l’entretien
du
protégé
;
intervention urgente en cas d’incident au logement
: par exemple,
perte de clés, dégât des eaux , ou
hospitalisation). De réelles difficultés
apparaissent
lorsque
l’on
est
confronté à la gestion d’un budget
aux ressources insuffisantes.
Des permanences sont effectuées
périodiquement
sur
le
site
de
Chezal, ce qui nécessite au préalable la préparation des dossiers et
leur
mise
à
jour
après
les
divers
entretiens. Les résidents se trouvant
sur le Site de BOURGES sont également visités une fois par mois.
Des entretiens ont également
lieu
divers pôles.
au
sein
des
de Gauche à Droite Mme PETIT, Mme PONTY, Mme ROGER
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3
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DO SS IE R
“
A la base et par définition
c’est une relation d’aide à
la personne, qu’elle soit
“
d’ordre psychologique ou
matériel.
MONSIEUR
JEAN-YVES GAGNEUX
gérant de tutelle privé
Les
personnes
sont
plus
L.M.
a eu l’obligeance d’accepter de colla-
tion entretenez- vous avec le majeur
Bellevue, Taillegrain, Saint Amand ou
borer à ce numéro d’Intercom.
protégé
et sa famille
en U.S.LD. à George SAND.
conscience du fait que chaque famille
J-Y G.
A
peut se trouver concernée par la mise
c’est une relation d’aide à la person-
minimum.
en oeuvre d’une mesure de protec-
ne, qu’elle soit d’un ordre psycholo-
soignantes,
tion à l’égard de l’un de ses membres
gique ou matériel. J’essaie d’être le
assistants sociaux si besoin. Je pro-
frappée
Il
semble
nécessaire
de
: Précisément quel type de rela-
?
âgées,
en
maison
de
retraite
à
Là aussi je me déplace dans les diffé-
prendre
:
la
base
et
par
définition
rentes institutions une fois par mois
Je
rencontre
les
A.S.
les
équipes
référentes,
les
le
plus disponible possible et à l’écoute.
cède, après concertation avec l’équi-
handicap. Aussi, l’équipe d’Intercom
Dès lors qu’une personne me contac-
pe, à l’achat d’accessoires d’hygiène,
a souhaité sensibiliser le personnel
te, je sais que la réponse doit être
de vêtements ou autre. J’avoue que
aux
rapide. Très peu de manifestation de
Marie-France,
la part des familles. Certains protégés
d’un grand secours pour le choix des
sont par ailleurs totalement dépour-
toilettes.
par
la
maladie,
différentes
l’âge
missions
du
ou
tuteur
auprès des majeurs protégés.
L.M.
: Avant de répondre à nos inter-
particulièrement
un
aspect
de
épouse,
m’est
L.M.
: Depuis quand exercez-vous, et
L.M.
: Quels sont vos contacts
G. SAND
avec
?
combien de personnes sont sous
votre activité ?
votre protection
J-Y G.
mon
vus d’environnement familial.
rogations, souhaitez-vous développer
plus
J-Y G.
?
vie
: Activité qui tend par ailleurs à
devenir un métier
à part entière. Un
J-Y
projet
des
G.
:
Quatre
années,
qui
cor-
: Je participe activement à la
de
G.SAND,
par
le
biais
notam-
ment du Conseil de Vie Sociale des
respondent à mon départ à la retraite
trois USLD. Les relations sont simples
2009 est, en effet, en cours d’étude.
de mon activité salariée. Aujourd’hui
et conviviales avec Les équipes.
Cette
entre
25 dossiers me sont confiés par le
professionnalisation
Juge des Tutelles, suite à ma nomina-
L.M.
tion par le Procureur. Dossiers sur le «
assez diverses. Avez-vous des points
famille. Des conditions de formation
papier
d’appui
et
dans
de
des
réforme
réforme
autre,
vers
la
de
l’exercice
Cette
réforme
de
pour
extérieurs
qualification
pour
tutelles
s’orienterait,
inter venants
seraient
cette
à
la
exigées
profession.
évoluerait
également
»
la
mais
vie.
personnes
Cinq,
sous
fragiles
: Les activités des tuteurs sont
?
curatelle,
vivent de façon indépendante à domi-
J-Y G.
cile,
à intervenir pour pratiquement tous
certains ont même un véhicule.
: Je peux, en effet, être amené
vers un renforcement du contrôle des
Ces situations sont particulièrement
les actes de la vie quotidienne, à tout
pratiques par l’intermédiaire, notam-
préoccupantes,
moment du jour où de la nuit pour les
ment, des DDASS, et un nouveau sys-
des individus profitent de leur vulné-
personnes
à
domicile.
tème de rémunération des tuteurs en
rabilité. Leurs moyens financiers sont
d’horaires.
Il
est
fonction des mesures de protection.
très limités, je suis parfois amené à
des bases juridiques, un minimum de
Une rémunération forfaitaire pourrait
faire des avances budgétaires. Il sem-
connaissances
également être envisagée, les tuteurs
ble impossible, connaissant leurs dif-
preuve d’une grande disponibilité et
deviendraient
Cette
ficultés, de les laisser dans le besoin.
capacité d’écoute.
une
Je me rends systématiquement à leur
réforme
dizaine
est
des
salariés……
attendue
d’années
mais
depuis
quel
devenir de l’aspect relationnel
4
autres
M. Jean-Yves GAGNEUX, tuteur privé,
INTERCOM - janvier 2008/23
est
?
le
domicile
une
dans
fois
par
la
mesure
mois,
plus
nécessaire et/ou à la demande.
où
si
Je
n’ai
nécessaire
comptables,
pas
d’avoir
et
faire
Membre de l’Association des Gérants
de Tutelles privés du Cher, je participe
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aux
réunions
sées
avec
rieurs,
trimestrielles
des
tels
que
l’Association
organi-
intervenants
la
CPAM,
d’aide
à
la
extéCAF,
domicile…
entre ses membres des liens afin de
d’apporter
faciliter l’accomplissement de la mis-
sonnes vulnérables.
sion
Beaucoup
juridique
confiée
par
l’autorité
sier
Leurs apports sont complémentaires
et permettent de constituer efficace-
L.M
ment
nous faire partager ce que votre acti-
des
dossiers,
comme
l’APA,
l’Aide Sociale, ou encore d’établir les
fiches
de
salaire
pour
les
aides
de
tourments,
Pour
conclure
aux
de
per-
doute,
vité vous apporte à titre personnel
complexe
aboutit
positivement
en faveur du protégé.
pouvez-vous
Propos recueillis par
?
Lolita MEIGNIER
à
J.-Y G.
domicile.
chose
mais aussi de plaisir lorsqu’un dos-
judiciaire».
:
quelque
: Beaucoup de soucis et de
nuits blanches… mais tellement de
Pour être plus explicite l’objectif de
satisfaction
cette
faire
association
est
«d’entretenir
un
liée
travail
à
la
utile,
sensation
au
de
sentiment
Un point sur la réforme des mesures
de protection juridique des majeurs
Datant de près de 40 ans, le système de protection juridique
des majeurs est remis à plat par la loi du 5 mars 2007. Son
- Les tuteurs et curateurs extérieurs à la famille (mandataires
rétablir la cohérence de la politique de sou-
judiciaires) seront soumis à des règles communes de forma-
tien aux majeurs vulnérables qui ont besoin d’être juridique-
tion, de contrôle, d’évaluation et de rémunération. C’est la
ment protégés et/ou socialement accompagnés
personne protégée qui subviendra, dans la mesure de ses
objectif est de
«
» (Rapport
moyens, aux frais occasionnés par sa protection. Si néces-
Assemblée Nationale d’Emile Blessig n°3557).
saire, la rémunération des mandataires pourra être assurée
Principales dispositions de ce texte (qui entreront en vigueur
par un financement public.
au 1er janvier 2009) :
Suppression
de
la
tutelle
aux
prestations
sociales
(elle
- La mise sous tutelle ou sous curatelle ne sera possible que
concerne les personnes en difficulté, incapables de gérer
si une altération des facultés est constatée par un certificat
leurs ressources mais ne présentant pas d’altération de leurs
médical circonstancié.
facultés mentales). Un dispositif d’accompagnement social,
Sont ainsi supprimés les motifs de «
ce ou oisiveté
prodigalité, intempéran-
veillant notamment au paiement du loyer, la remplace.
».
Textes de référence
- Création d’un «
mandat de protection future.
» Il sera pos-
sible par ce mandat de prévoir les modalités de son éventuelle protection future, notamment en désignant à l’avance
qui sera chargé de veiller sur ses intérêts et sa personne en
cas
de
besoin.
Cette
possibilité
s’ouvrira
également
:
Loi n° 2007-308 du 5 mars 2007 portant réforme
de la protection juridique des majeurs
Décision du Conseil constitutionnel n° 2007-552 du
1/03/2007
aux
parents d’un enfant handicapé qui pourront ainsi organiser
sa prise en charge après leur mort ou lorsqu’ils deviendraient
Synthèse préparée à partir des sources suivantes
eux-mêmes incapables. Ce mandat s’appliquerait dès que
- Dossier «
Loi du 5 mars 2007
l’altération des capacités est médicalement constatée, sans
www.vie-publique.fr
qu’un juge n’ait à intervenir.
- Majeurs vulnérables
:
» - Disponible sur
: le nouveau dispositif de
protection (partie 1 et 2) – Travail social actualités
- Renforcement des droits de la personne protégée
: la per-
hebdo n°1106 et 1107 - 2007
sonne est obligatoirement entendue lors de la procédure de
- Glossaire de la protection juridique des majeurs –
mise sous tutelle. Les mesures prises devront être révisées
Disponible sur www.senat.fr/commission/loi/gltu-
tous les 5 ans. Les décisions en matière de santé et de loge-
telle.html
ment seront prises par la personne concernée (dans la mesure de ses possibilités), le tuteur n’ayant sur ces sujets qu’un
rôle d’information et d’aide.
- Des comptes rendus réguliers des actes effectués pour le
compte de la personne sous tutelle seront obligatoires.
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5
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Devenir a
L' a ide soigna nt exer ce son act ivit é
sou s l a r esp onsabilit é d e l' infirm ier,
d ans l e ca dr e d u r ôle qu i relève d e
l' init iat ive d e cel ui-ci, d éfini p ar l es
a rt icles 3 et 5 d u d écret n° 200 2- 1 9 4
r el at if a ux act es p r ofes sionnels et à
l' ex ercice d e l a p rofession d ' infir mier.
INSTITUT INTERHOSPITALIER DE FORMATION AIDE SOIGNANTE
6 rue Taillegrain 18020 BOURGES 02.48.23.77.34 02.48.23.77.31
L’école aide-soignante à Bourges
Depuis sa création le 15 Mars 1982, le
Centre de Formation d’Aides Soignantes
situé à l’hôpital Taillegrain a accueilli 15
promotions.
Se sont succédées en qualité de monitrices
Mmes
RAVEAU,
CHOCHET,
GUERIN,
PETIT, CHAUMETTE, LAHIERRE qui assuraient
la
responsabilité
du
centre
avec
Mme BACHET. Puis Mme COURANT qui a
pris la direction en 2005.
Jusqu’en 1991, les promotions, plus réduites qu’actuellement (25, 37, puis actuellement 60 élèves ), comprenaient en majorité des hospitaliers.
En 1992, elles passent à 50 avec une augmentation de la proportion de candidats
libres.
pour seulement 5 hospitaliers.
En 2001, la capacité est portée à 60 élèves, la proportion des candidats libres est
la plus importante ( supérieure à 90 % de
promotion
).
C’est
aussi
l’année
du
regroupement de l’école du CH Jacques
Cœur et de celle du CH George Sand, dont
une IDE formatrice en détachement rejoindra l’équipe de l’institut.
En 2005, l’école devient INSTITUT inter
hospitalier
de
formation
aide-soignante
(IIFAS).
6
Mme Marie-José VALAT,
Mme Anne WERESTCHAK, Mme Armelle COURANT
Mme Bénédicte DA ROCHA
En 1998, on comptait 45 candidats libres
la
De gauche à droite
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r aide-soignante
Son fonctionnement est assuré par, Un conseil
Il n’existe pas systématiquement
d’Ecoles
d’Aides
Soignantes
chaque
dans
établisse-
ment hospitalier
cer taines
n’ouvrent
session
;
écoles
pas
de
Une équipe pédagogique composée de
:
- Directeur Départemental des Affaires
- Une directrice à temps plein,
Sanitaires et Sociales (DDASS)
- Directeur de l’école Mme COURANT,
Mme Armelle COURANT,
- D’une enseignante Mme WERESTCHAK,
- Trois formatrices à temps partiel (75%)
au CH Jacques Cœur
du CH George Sand
tion chaque année.
Mme Bénédicte DAROCHA, IDE du CH Jacques
soins
Cœur
M. DETREZ,
Mme Anne WERESTCHAK,
- De représentants des élèves, et de deux
cadre de santé du
CH Jacques Cœur.
aides soignantes en activité.
L’Institut est régie
:
CH George Sand
Mme RENIER,
- Du coordonnateur général des
cadre de santé
Mme Marie-José VALAT, IDE en détachement du
- Du représentant de l’organisme gestionnaire
de
forma-
particulières d’élèves en difficulté.
technique composé du :
par le décret du 22
Octobre 2005
Il se réunit 1 fois par an et est informé de la
- Une secrétaire à mi-temps
modifié.
composition de la promotion, du projet péda-
Mlle Fadila LOUHADI
:
gogique, du bilan de l’année, des situations
La directrice, assistée de la secrétaire, assure la gestion administrative de
la formation
(concours, conseil tech-
nique, organisation des stages, suivi
des dossiers scolaires, dossiers des
bourses,
dossiers
de
financement,
budget,…).
et
aux
évaluations
en
stage.
Les formatrices assurent les enseignements théoriques, les évaluations,
et le suivi pédagogique d’un tiers de la
promotion chacune et par ticipent à
des groupes de travail ou de réflexion
sur
les
supérieur, ou d’un diplôme de niveau
La principale évolution de l’arrêté du
22 Octobre 2005 et de son annexe 1
en particulier, réside en un découpage
de la formation en 8 modules correspondant aux 8 compétences du
métier d’aide soignant.
La formation comprend 41 semaines
Elle par ticipe également aux enseignements
La formation
hôpitaux
Jacques
Cœur
ou
George Sand.
Le diplôme
Il représente l’aboutissement du parcours de formation pendant lequel les
élèves auront validé chacun des 8
modules, autant pour les enseignements théoriques que pour la compétence correspondante en stage.
Depuis l’arrêté du 22 Octobre 2005, il
n’existe plus d’épreuve finale composée d’un devoir et d’une épreuve pratique.
Le décret du 31 août 2007 requalifie
le Diplôme Professionnel (DPAS) en
Diplôme d’Etat d’Aide Soignant (DEAS).
Le Diplôme d’Etat d’Aide Soignant ,
est également accessible par la VAE
( validation des acquis de l’expérience).
(17 semaines de formation théorique
et 24 semaines de stage) et 3 semaines de congés.
Elle débute le premier lundi de septembre
pour
s’achever
le
premier
dimanche de Juillet de l’année N+1.
Les stages se déroulent dans les hôpitaux de Bourges (CH Jacques Cœur,
CH
George
Sand)
ainsi
que
dans
presque toutes les maisons de retraite
et structure d’Accueil de personnes
soignées à domicile du département.
V du secteur sanitaire et social sont
dispensés de l’épreuve écrite.
Les élèves en promotion professionnelle ont bénéficié, en fonction de leur
ancienneté (entre 3 et 8 ans, et plus
de 8 ans) d’épreuves de sélection prévues par leur statut au sein de leur
établissement.
Relations
terrain
avec
et
instituts
les
le
autres
La directrice par ticipe 2 fois par an
(une formatrice l’accompagne quand
cela
est
possible)
aux
rencontres
réunissant tous les IFAS de la Région
Centre.
Elle participe également
:
- Aux réunions du CLIN du CH Jacques
Cœur
Les élèves
- A la Commission des Soins des 2 éta-
La capacité d’accueil de l’Institut est
blissements
de 60 places. Depuis la réforme des
George Sand)
études,
plusieurs
Jacques
Cœur
et
sont
- Au groupe de travail et recherche -
accueillis en plus pour suivre un cur-
action de la formation aide soignante
sus partiel de formation, parce qu’el-
(GERACFAS)
les/ils sont titulaires soit du diplôme
- Avec les formatrices, aux rencontres
d’Etat d’Auxiliaire de Puériculture, soit
annuelles avec les équipes de soins
du Diplôme d’Etat d’Auxiliaire de Vie
accueillant les élèves en stage.
Sociale ou encore parce qu’ils/elles
Quelques sources d’informations sup-
ont validés partiellement le diplôme
plémentaires concernant la formation
par la VAE.
aide-soignante
La moyenne d’âge des élèves se situe
www.ch-bourges.fr (texte officiel)
chaque
www.sante.gouv.fr, www.aides-soi-
année
aux
élèves
(CH
environs
de
30
ans, la/le plus jeune de 18 ans et
:
gnants.com
la/le plus âgé(e) environ 50 ans.
Les
aux
Armelle COURANT,
épreuves de sélection, ceux qui sont
élèves
ont
tous
satisfait
Directrice EAS
titulaires d’un diplôme de niveau IV ou
INTERCOM - janvier 2008/23
7
janvier2.qxp
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15:13
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Témoignage d’une aide soignante
en psychiatrie adulte
Suite à la présentation du travail en USLD dans
Intercom n°22, nous avons souhaité mettre l’accent sur la profession d’aide soignante dans un service de psychiatrie adulte. Voici le témoignage
de Josette CAFFY aide-soignante dans l’unité
les « LILAS »
Chaque aide-soignante est référente de plusieurs patients en binôme
L’aide-soignante en psychiatrie :
avec un infirmier.
Josette CAFFY
Les aides soignantes en psychiatrie
Ma
motivation pour devenir aide-
soignante,
résulte
d’une
volonté
ont tout d’abord un rôle éducatif qui
passe
par
l’aide
appor tée
depuis le plus jeune âge.
patient pour ce qui concerne l’hy-
Je
Je voulais en premier lieu, apporter
giène,
les
encadrer les stagiaires. A ce rôle de
une joie de vivre à autrui, et qui plus
démarches administratives ou aut-
référent de stage, s’ajoute celui de
est,
res,
réinsertion.
jury pour les MSP (mises en situa-
puis plus tard, les aider au quoti-
Cette prise en charge quotidienne
tion professionnelle), dont les MSP
dien.
est
de diplôme. Cette pratique me per-
à
des
personnes
souffrantes,
son
dans
environnement,
un
but
déterminée
de
selon
un
planning
suis
toujours
volontaire
pour
les
met de transmettre mon expérience
comme agent des services hospita-
infirmières, après accord du méde-
et de me remettre en question. Je
liers.
J’ai
débuté
En
CAFAS
nu
ma
carrière
1991,
d’aides
depuis
DEAS,
DPAS
(diplôme
en
1988
en
collaboration
avec
cin.
réactualise
De par une disponibilité et de nom-
ces et m’informe de l’évolution de la
deve-
breux moments passés auprès du
formation. Le dernier changement,
dernièrement
patient lors des toilettes, des temps
suite à l’arrêté d’octobre 2005, a
de rangement de la chambre, des
nécessité
activités etc., les échanges plus ou
de la prise en charge des stagiaires
moins formels permettent de déve-
et de leur évaluation.
obtenu
mon
d’aptitude
soignante)
et
élaboré
aux
j’ai
(cer tificat
fonctions
d’état
d’aide
soi-
gnante).
Dès l’obtention du diplôme, et pen-
lopper un rôle d’observation et d’é-
dant
coute.
quinze
années
passées
au
J’ai
eu
réelle
l’oppor tunité
connaissan-
modification
d’intervenir
avec deux infirmières, auprès des
tour exercé dans les unités de psy-
intégrée dans la mise en place du
élèves
chiatrie et de long séjour.
projet de soins du patient. Elle est
Formation des Aides-Soignantes) de
par
Bourges, et là encore de faire part
travaillé
dans
un
service
exemple,
sollicitée
dans
le
de
mon
expérience
à
de
de
futurs
intervenir avec le médecin ou l’infir-
chargée des soins d’hygiène et de
mière lors de la synthèse de pré-
confort. Mon rôle s’est peu à peu
sentation du patient à l’équipe de
Tout ce parcours me permet de me
élargi
ce service.
situer comme témoin de l’évolution
implication
pour
(Institut
sein de l’équipe infirmière, J’étais
réelle
AFT
l’IFAS
cadre
une
orientation
de
fermé où j’ai du trouver ma place au
avec
d’une
totalement
une
mes
L’aide-soignante
j’ai
est
ainsi
CHS de Dun sur Auron, j’ai tour à
Puis
diplômés.
dans la prise en charge relationnel-
Elle
d’évoquer
de la place de l’aide soignante en
le
l’histoire du patient, ses habitudes
psychiatrie adulte. Je pense dispo-
mentaux.
de vie, ses besoins, ses dépendan-
ser aujourd’hui des connaissances
Les nombreuses actions de forma-
ces.
nécessaires à une bonne prise en
du
patient,
atteint
de
troubles
est
alors
à
même
charge du patient et à la mise en
tion continue suivies durant toutes
ces
années
ont
permis
d’affiner
Nous sommes également responsa-
mon exercice et de m’adapter aux
bles
différentes
J’anime
modalités
de
prise
en
d’ateliers
ainsi
avec
un
l’atelier
esthétique,
l’atelier cuisine, et l’activité marche.
Au moment de la fusion des trois
Ces prises en charge sont prévues à
hôpitaux en 2003, j’ai choisi d’inté-
la
grer le site de Bourges et accepté
l’accord du patient.
un
Nous
poste
dans
l’unité
de
cour t
Les Lilas », qui accueille en
demande
encadrons
activités
médecin
tour
à
et
tour
occupationnelles
hospitalisation libre, des jeunes en
sées
vue d’une réinsertion.
musicale,
INTERCOM - janvier 2008/23
du
au
sein
de
l’unité
peinture,
place de son projet de soins.
infirmier.
charge.
séjour «
8
La transmission des savoirs :
au
avec
des
organi(écoute
presse…).
Propos recueillis Par Elisabeth Teurlay
janvier2.qxp
26/12/2007
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Page 9
Le saviez-vous...
La formation est
synonyme d’acquisition de connaissances,
de compétences et de qualification.
Nous aborderons dans cette rubrique le contenu de l’une de ces formations,
en développant précisément
sa spécificité, ses besoins, ses exigences
FORMATION AU JEU DE RÔLE
Deux groupes de formation au jeu de
mesure de sa fonction contenante.
de l’animation d’un groupe.
rôle sont actuellement en cours, l’un
Le
commencé
commune,
en
septembre
2006
l’autre en janvier 2007, au rythme
d’une séance tous les 15 jours, sur
le site de Bourges. Ils se poursuivront au moins jusqu’en 2008, voire
plus longtemps, selon le cheminement de chacun.
A chaque séance, après quelques
échauf fements,
une
moitié
du
groupe va jouer à partir d’un thème,
devant l’autre moitié, en improvisant
à partir d’un scénario qu’il a construit. Le jeu est ensuite analysé par
l’ensemble
du
groupe,
par tage
d’une
qui
va
réflexion
structurer
le
groupe, permettra aussi d’avoir un
regard sur la dynamique intrapsychique
de
l’être
humain,
ce
qui
pourra servir aussi dans la pratique
professionnelle quotidienne.
dans
l’échange et le par tage de l’expé-
De
par
rience de chacun. Puis c’est l’autre
accueillis
deux ou trois psychologues, peut
moitié du groupe qui jouera à partir
septembre et en janvier en fonction
accueillir jusqu’à 12 stagiaires.
du même thème, son propre scéna-
des places disponibles.
Chaque
groupe,
accompagné
nouveaux
dans
stagiaires
les
sont
groupes
en
rio, et son jeu sera aussi analysé.
Un engagement personnel important
Le jeu de rôle repose sur les mêmes
bases
théoriques
que
le
psycho-
drame.
Il est centré sur l’analyse du fonctionnement d’un groupe et non d’individus. L’aspect ludique (plaisir du
jeu) est primordial.
Il s’agit, en s’appuyant sur Winnicott,
psychanalyste qui a théorisé sur le
jeu et la
est indispensable, dans l’implication
apportés au fur et à mesure de la
et la durée. Un entretien individuel
progression du groupe. La part de
est donc prévu avec les formateurs
éléments
théoriques
l’improvisation est essentielle, pour
avant
expérimenter tous les aspects du jeu
séances
et des mouvements psychiques de
avant qu’ils ne s’engagent pour une
groupe,
année.
comprendre
la
place
de
inconscients qui sont à l’œuvre dans
un groupe, grâce à une expérimenpersonnelle,
de
façon
à
pouvoir à long terme, encadrer des
groupes de patients, et être au fait
de
commencer,
d’essai
sont
puis
deux
proposées
chacun, et les interactions dans le
jeu.
Sylvie FOURNIER,
transitionnalité, de repérer
et de comprendre les mécanismes
tation
sont
Des
Une attention particulière est apportée au maintien du cadre, qui garantit la sécurité de chacun des participants, et permet de rester toujours
en co-animation avec Nadine
CHARTIER, Aurore GRIMEAU et
Marina LEFEVRE.
dans l’analyse du fonctionnement
du
groupe
et
de
bien
prendre
la
Quelques réactions de stagiaires participant à la formation.
"espace ludique"
"apprendre en s'amusant"
"je prends beaucoup de plaisir, ça me donne la pêche"
"c'est un espace à la fois de liberté et de réflexion"
soi-même"
"apprendre à se regarder, à mieux se connaître
"prendre conscience de certains aspects de soi-même" un travail d'introspection" "on
apprend sur soi et sur l'autre, à se faire confiance" "se confronter à des opinions qui ne sont pas les
miennes et m'appuyer sur le groupe"
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Le
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Page 10
service
magasin sur les sites
Le travail effectué tout au long de l’année par les femmes et hommes
qui oeuvrent dans les différents magasins des trois sites
du Centre Hospitalier George Sand est trop souvent méconnu.
Leur métier évolue beaucoup face aux nouvelles contraintes économiques.
La gestion en flux tendu se généralise de plus en plus, les stocks en eux-mêmes étant réduits aux
plus strictes nécessités.
Quelles sont leurs missions ? Quel est leur savoir-faire ?
Où travaillent-ils et qui sont-ils ?
Les missions
Gérer les mouvements
de stocks, de la demande d’approvisionnement à la distribution des produits
:
•Contrôle qualitatif et quantitatif, à
réception des marchandises
•Manutention et mise en stock des
marchandises
•Distribution des produits
•Contrôle de la sécurité des stocks en
fonction des procédures en vigueur
•Gestion des stocks et déclenchement
CHEZAL-BENÔIT
des commandes d’approvisionnement
•Réalisation régulière d’inventaires
(annuels, tournants ou permanents)
•Entretien des locaux et des outils de
travail
•Préparation des sorties de stock
•Saisie informatisée des mouvements
et des flux (réceptions, sorties de stock,
inventaire)
part,
de la
configuration des locaux, d’autre part
du port fréquent de charges lourdes et
de manutentions à répétitions.
Le savoir-fair e, les compétences
:
•Utiliser l’outil informatique
•Utiliser la réglementation relative aux
produits gérés
•Stocker en fonction des procédures
Ces différentes tâches requièrent des
qualités particulières en raison d’une
Les produits stockés dans les magasins
définies
•Nettoyer sa zone de travail en respec-
:
Alimentation (hors produits frais et surgelés), produits d’entretien, fournitures de
bureau et
informatiques, couches, alèses et produits absorbants petit matériel
hôtelier, produits d’hygiène.
DUN SUR AURON
Les locaux :
A Chezal-Benoit : M. Jean-Marie GAI-
Un magasin est installé sur chaque site :
GNIER, M. Didier SAVOURE et Mme
Bourges : situé dans l’enceinte même
Isabelle DUMONTET
de « Beauregard », accessible de plein
A Dun-sur-Auron : M. Jean-Marc ROU-
pied.
ZEAU, et M.André LAUVERGEAT
Chezal-Benoit : contigu à la Cuisine,
sur deux niveaux accessibles chacun
Les horaires :
de plein pied et dotés d’un escalier
Bourges : de 7 H à 12 H et de 12 H 30
intérieur.
à 15 H du lundi au vendredi.
Dun-sur-Auron : situé au sous-sol de la
Chezal-Benoit : de 6 H 54 à
Cuisine et accessible uniquement par
de 12 H 30 à 15 H du lundi au vendre-
un petit escalier intérieur, et doté d’un
di.
12 H et
Dun-sur-Auron : de 6 H à 12 H et de
petit monte-charges.
12 H 30 à 14 H 30 du lundi au jeudi et
M. Jean-Marc ROUZEAU
et M. André LAUVERGEAT
Qui sont ces agents hospitaliers :
de 6 H à 12 H le vendredi.
A Bourges : M. Gérard DUPIN et M.
Pascal LABECKI
CHEZAL-BENOÏT
Le fonctionnement :
Chaque service «
établit
M. Didier SAVOURE Mme Isabelle DUMONTET
et M. Jean-Marie GAIGNIER,
10
INTERCOM - juin 2007 / 21
ses
client
demandes
ge (Chezal, Dun et Bourges pour les
» du magasin
unités extra-hospitalières).
(hebdomadai-
res, bi-mensuelles ou mensuelles) sur
Les
des listes préétablies de distribution
sents sur les bordereaux de distribu-
des produits stockés, selon un calen-
tion sont demandés à l’aide des «
drier annuel.
jaunes
La livraison est assurée selon une pro-
demandeur et signés pour validation
cédure propre à chaque site, soit par
par le Cadre du service.
le magasin (Bourges pour les unités
intra), soit par le service intérieur-gara-
produits
»,
ou
matériels
renseignés
par
non
le
pré-
bons
service
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Brèves hospitalières
SEJOUR EN ROULOTTE EN USPP
L’activité
en psychiatrie est source de bienfaits thé-
entre le camping et l’unité 7B ont permis de faire partici-
rapeutiques.
Elle fait partie intégrante du projet de soins. Ainsi, elle
permet aux patients de se détourner temporairement de
leurs pathologies et d’interrompre la vie institutionnelle.
C’est pourquoi, l’USPP 7B du Site de Chezal-Benoit a
organisé un séjour en roulotte
C’est ainsi que plusieurs allers et retours en attelage
d’une semaine
du 25 au
30 juin 2007, ainsi 16 patients en alternance par petits
groupes ont pu en bénéficier.
per quatre groupes de quatre personnes sur la semaine.
Deux groupes ont participé uniquement sur la première
et la dernière journée (patients en perte d’autonomie).
Les
deux
autres
groupes
constitués
de
patients
plus
autonomes ont passé deux jours et une nuit en roulotte.
Différentes activités ont été réalisées sur le lieu du campement et autour du plan d’eau, telles que pétanque,
promenades, participation à la vie quotidienne du cam-
Ce projet a permis de les sensibiliser à l’approche du cheval, les apprendre à le respecter et à en prendre soin.
Grâce à ce séjour, les patients ont pu découvrir momentanément un autre mode de vie en communauté dans un
espace restreint qui est la roulotte.
ping, dîner au restaurant, rencontre avec les gens du
camping.
De nombreux remerciements sont à adresser aux personnes qui ont contribué à la réalisation de ce projet
: la
direction du C.H. George Sand, la pharmacie, la cuisine,
La découverte de la nature s’est faite au rythme du cheval.
Ce projet a été réalisé grâce à la compétence et aux
diplômes d’un membre du personnel formé à la conduite
la lingerie, le garage, les membres de l’unité 7B et surtout à Gamine, la jument pour les 90 kilomètres passés
ensemble sur la route.
d’attelage.
La roulotte fut louée sur la commune de St Août (36) et
le lieu choisi pour le campement fut le terrain de camping
L’équipe
soignante
en
USPP
de Mareuil s/Arnon.
FÊTE DE l’AFT
(spectacle donné par le personnel)
Ce jeudi après-midi, 13 décembre 2007, l’équipe soignante et
les familles d’accueil du service de
l’Accueil Familial
Thérapeutique de G. SAND, site de DUN, ont offert à leurs
patients hospitalisés, une fête imaginée et construite autour
d’un spectacle musical et d’un joyeux goûter.
Cette manifestation prend une signification particulière à
quelques jours de Noël et de cette fin d’année. Noël religieux
et tradition de l’ancienne mémoire qui, par peur de perdre le
soleil et sa lumière, rendait précieux les rassemblements.
Sapin vert, guirlandes dorées, boules scintillantes, chocolats,
rires et sourires ont permis à chacun de chercher le meilleur
pour l’autre et faire plaisir à tous.
INTERCOM - juinr 2007 / 21
11
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CALENDRIER DES ELECTIONS AUX CONSEILS DE PÔLES D’ACTIVITE
Electcti
cti
CConseil
e de ôle
Pôle Ambulatoire :
10 MARS 08
Pôle Médico-Psychologique de l’Enfant et de l’Adolescent :
14 MARS 08
Pôle Personnes Agées :
17 MARS 08
Pôle court séjour et Addictologie
21 MARS 08
Pôle logistique :
25 MARS 08
Pôle soins psychiatriques de longue durée :
31 MARS 08
Pôlle"ambb ulatoire"
Salle des réceptions
S
p
Bourges
B
lundi
10 mars
2008
Missions
Mi
M
i
d
du conseil
il d
de pôles :
-Participation
à l'élaboration du
projet de contrat interne, du projet
p
de pôle et du rapport d'activité
d
du
pôle
-Expression des personnels
-Echanges d'informations
-Propositions sur les conditions de
fonctionnement du pôle et de ses
f
structures internes
s
Pour en sav
oir pl
Lydie O
OUDJIA
Al : 02 48
8 67 25 18,
Assistante
sistante administrative
admin
des pôles :
Centre
C
Ce
e
hospitalier
SITE
INTERNET :
DONATION OUVRAGES
L’Association de Recherche en Psychiatrie et Sciences
Humaines (ARPSH), dissoute lors de son assemblée génerale du 4 juillet 2007, a souhaité utiliser sa trésorerie restante pour acheter des ouvrages et en faire don au centre
de documentation. Ces ouvrages sont les suivants :
Nous avons le plaisir de vous
informer que le site Internet du
Centre hospitalier George Sand
est en cours de réalisation.
Il devrait être achevé et mis en
ligne en avril 2008.
La Direction des Usagers et de la
Qualité accueille à compter du 1er
janvier 2008
M. Jean-François BILLAULT, Attaché
d’Administration
Hospitalière ,
qui
aura pour mission d’encadrer le service
des
Admissions
de
Bourges,
Chezal Benoît et Dun sur Auron, ainsi
que le service Tutelle situé sur le site
de Dun sur Auron.
AUSLOOS G ; La compétence des familles – Erès, 2007.
ELKAIM M ; Si tu m’aimes, ne m’aime pas – Ed. du
Seuil, 2001.
MAISON DIEU J, METAYER L ; Les thérapies familiales
– PUF, 2007.
MATOT, FRISCH DESMAREZ ; Les premiers entretiens
thérapeutiques avec l’enfant et sa famille – Dunod, 2007.
NEUBURGER R ; L’autre demande : psychanalyse et thérapie familiale systémique – ESF, 1995.
NEUBURGER R ; Le mythe familial – ESF, 1995.
NEUBURGER R ; Les rituels familiaux – Payot, 2006.
Nous les en remercions.
Ces ouvrages seront très prochainement mis à votre disposition au centre de documentation.
Les membres du comité de rédaction du journal
vo u s p r é s e n t e n t l e u r s m e i l l e u r s vo e u x 2 0 0 8
Pour nous joindre :
Centre hospitalier George SAND Établissement intercommunal de santé mentale du Cher
77, rue Louis Mallet BP 6050 18024 BOURGES Cedex
Tél : 02 48 66 52 52 [email protected]
Directeur de publication : Jean Paul SERVIER Rédacteur : Roland DEMAY Comité de rédaction : Carole JORY, Lolita MEIGNIER,
VILLER Conception et mise en page :
Janine VILLER Impression : Pôle Graphique
Janine