stage professionnel

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stage professionnel
STAGE PROFESSIONNEL
DE
Photothérapie syntonique
Résidence Internationale de Paris
14 – 15 octobre 2006
La photothérapie syntonique est une forme de thérapie non-invasive, en mesure d’apporter des
améliorations majeures à des patients soigneusement choisis. Les patients les plus susceptibles de
bénéficier de ce traitement présentent, non pas un ou deux, mais plusieurs défauts visuels. Généralement,
ils ont des problèmes de mobilité oculaire, d’accommodation, de discrimination visuelle, de binocularité; ils
souffrent également d’une incapacité à traiter l’information visuelle ainsi que de rétrécissements des
champs visuels.
La médecine de l’énergie, qui comprend également différentes formes de photothérapie, est en train
de devenir rapidement un phénomène global utilisé par divers professionnels de santé, des médecins aux
chiropracteurs, acupuncteurs, kinésithérapeutes et psychologues. Elle est, à notre avis, la médecine de
l’avenir.
Les optométristes qui pratiquent une thérapie visuelle devraient faire une étude objective des
thérapies lumineuses, en particulier de la photothérapie syntonique, non seulement dans le but d’aider
leurs patients à obtenir un meilleur fonctionnement global, mais également de tenter d’inclure l’optométrie
dans le domaine de la photothérapie. Nous avons une situation unique nous permettant d’utiliser cette
thérapie lumineuse testée par le temps et que de nombreux optométristes utilisent depuis presque 70 ans.
Ce stage, (la journée du samedi 14 et la matinée du dimanche 15 octobre 2006), sera animé par
Ray Gottlieb O.D., PH.D, Doyen du College of Syntonic Optometry, USA et Sarah Cobb, Vision Therapist et
Directrice Administrative du College of Syntonic Optometry.. Ces deux professionnels en optométrie
syntonique animent des stages sur la photothérapie syntonique dans le monde entier. (Voir leur
biographies).
Prix du stage :
Réglé avant
30 juin
après
1er juillet
après
1er Septembre
Sans hébergement ..........................................
202 €
235 €
254 €
Avec hébergement au R.I.P. en chambre partagée
Pour 1 nuit ......................................................
228 €
258 €
277 €
Avec hébergement au RIP, en chambre partagée
Pour 2 nuits .....................................................
254 €
284 €
298 €
(Supplément de 18.50€ par nuit pour chambre individuelle)
Les prix comprennent les frais du stage, deux pauses par jour, déjeuner le samedi et le dimanche, les frais de salle.
.Lieu du stage :
Résidence Internationale de Paris, 44, rue Louis Lumière, 75020 Paris,
Métros : Porte de Bagnolet ou Porte de Montreuil
Bulletin d’inscription ci-après
Association L’Art de Voir,
Pour tout renseignement :
Téléphone 06 70 93 07 18
ou
Email : [email protected]
Le bulletin d’inscription peut-être téléchargé en vous rendant sur le site de l’association L’Art de Voir :
www.artdevoir.asso.fr/xlagenda323/index.php#evenements
L’admission à ce stage sera définitive après réception de votre bulletin d’inscription dûment rempli, signé et
accompagné de votre chèque.
Bulletin d’inscription
Stage de Photothérapie Syntonique
14 et 15 octobre 2006, Paris
animé par Ray Gottlieb O.D., PH.D et Sarah Cobb, Vision Therapist
Mr □ Mme □ Mlle □ NOM ........................................... Prénom
................................................
Profession ....................................................................... Téléphone
............................................
Email ................................................................................ Fax
.......................................................
Adresse ...........................................................................................................................................
Code Postal .................................. Ville ........................................... Pays
.................................
Je choisis la formule :
réglée avant
30 juin
après
1er juillet
après
1er septembre
□
Stage sans hébergement :
202 €
235 €
254 €
□
Stage avec hébergement 1 nuit
228 €
258 €
277 €
□
Stage avec hébergement 2 nuits
254 €
284 €
298 €
Règlement par chèque à l’ordre de l’Association L’Art de Voir
A adresser avec ce bulletin au : Hameau de Tournefort, F – 13840 Rognes
Date et signature : ................................................................................................................
Association L’Art de Voir
Hameau de Tournefort
F – 13840 Rognes
Tel : +33 (0)6 70 93 07 18 / Email : [email protected] Site : www.artdevoir.asso.fr
N° Siren : 481 434 397, N° Siret : 481 434 00016, Code APE : 913E
Ray Gottlieb :
Optométriste fonctionnel, Ray Gottlieb, O.D., PH.D., FCOVD, FCSO, est connu pour son
travail innovant dans l’éducation visuelle holistique, particulièrement en ce qui concerne le
strabisme, l’amblyopie, les problèmes visio-moteurs et visio-perceptuels, la myopie, la
presbytie, les lésions cérébrales et le stress visuel. Il est leader dans le développement de la
thérapie par les lumières de couleur (syntonique) pour les troubles visuels et neurologiques.
Il est actuellement doyen du College of Syntonic Optometry.
Son expérience dans
l’enseignement comprend deux écoles d’optométrie, une école médicale en ophtalmologie,
deux hôpitaux psychiatriques ainsi que le département de piano d’une école de musique. Il
était rédacteur de recherche et directeur général du Brain/Mind Bulletin, un bulletin
concernant le cerveau et la société. En tant que jeune optométriste, Ray a utilisé la méthode
Bates pour vaincre sa myopie, et plus tard, la presbytie. Il explore depuis de nombreuses
années l’aspect holistique de l’amélioration visuelle en se formant à la thérapie de massage
professionnel et en partageant un cabinet avec Meir Schneider au début de leurs carrières.
Au cours des années, il a trouvé sa propre application de la méthode Bates, en lui apportant
une originalité et une compréhension psychologique profonde.
Ses nombreux articles et publications comprennent son doctorat (Ph.D) et un article sur les
aspects neurologiques et psychologiques de la myopie ainsi qu’un ouvrage récent « Attention
and Memory Training : Stress-Point Learning on the Trampoline ». Sa nouvelle méthode « Read
Without Glasses Method” (Lisez sans Lunettes) un programme pour vaincre la presbytie, est
disponible en langue anglaise sur DVD et cassette audio. Pour plus d’informations, visitez
http://www.withoutglasses.co.uk
Ray intervient fréquemment dans des conférences
régionales, nationales et internationales sur l’optométrie fonctionnelle, la vision holistique, la
santé et la psychologie. C’est un enseignant d’une générosité extraordinaire.
Sarah Cobb :
Sarah a débuté sa vie professionnelle en tant que spécialiste des problèmes de lecture. Après
avoir réalisé que ces difficultés résultent souvent de problèmes visuels, elle commença une
carrière en tant que thérapeute visuel optométrique qui dura 25 ans. Aujourd’hui elle
pratique la syntonique (la photothérapie optométrique), et enseigne sur la lumière, la vision
et les problèmes de lecture. Elle a écrit plus de 20 articles sur l’optométrie fonctionnelle et la
lumière dans les publications de l’Optometric Extension Foundation et pour le College of
Syntonic Optometry. Sarah est rédactrice en chef du Journal of Optometric Phototherapy.
Pendant plus de 10 ans, elle a été présidente de l’association des thérapeutes visuels du SudOuest des Etats-Unis. Elle a fait partie du Conseil de Rédaction du Journal of Behavioural
Optometry et elle a créé de nombreuses échelles de lettres utilisées dans l’éducation visuelle.
Sarah a été intervenante dans plusieurs conférences internationales sur la lumière et le son,
dans les conférences du College of Syntonic Optometry et dans la 19ème Conférence
Internationale de Vision Holistique à Madère. En 2004 lors d’un stage de quatre jours, elle a
enseigné, avec Ray Gottlieb, les utilisations thérapeutiques de la couleur pour les
enseignants de la méthode Bates et en 2005 elle a animé des stages sur la mesure du champ
visuel au Monocrom Institute à Londres et à la 20ème Conférence Internationale de Vision
Holistique à Gênes, Italie.
Elle est également écrivain de fiction.
Pour des informations sur la photothérapie syntonique en anglais, visitez :
www.syntonicphototherapy.com
Association L’Art de Voir
Hameau de Tournefort
F – 13840 Rognes
Tel : +33 (0)6 70 93 07 18 / Email : [email protected] Site : www.artdevoir.asso.fr
N° Siren : 481 434 397, N° Siret : 481 434 00016, Code APE : 913E
La Photothérapie Syntonique
Ray Gottlieb O.D., Ph.D et Larry Wallace, O.D., 2001
Journal of Behavioral Optometry, Vol. 12 / 2001, n° 2, p.11
Introduction
La photothérapie syntonique peut être un ajout significatif à l’éventail
thérapeutique de l’optométrie fonctionnelle. Utilisée de façon appropriée,
conjointement aux approches traditionnelles de l’optométrie fonctionnelle,
elle permet une augmentation spectaculaire de l’efficacité, de la vitesse et
du taux de succès de la thérapie visuelle.1-5
Les optométristes utilisent également la photothérapie syntonique seule,
pour soulager des douleurs oculaires, des maux de tête et une sensibilité
à la lumière qui ne peuvent être traités par les moyens classiques.4
Cet article constitue une synthèse de la photothérapie syntonique et un
résumé des recherches concernant l’impact de la lumière sur les processus
de la vie.
La médecine de l’énergie, qui comprend également différentes formes de
photothérapie, est en train de devenir rapidement un phénomène global
utilisé par divers professionnels de santé, des médecins aux
chiropracteurs, acupuncteurs, kinésithérapeutes et psychologues. Elle est,
à notre avis, la médecine de l’avenir.
Les optométristes qui pratiquent une thérapie visuelle devraient faire une
étude objective des thérapies lumineuses, en particulier de la
photothérapie syntonique, non seulement dans le but d’aider leurs
patients à obtenir un meilleur fonctionnement global, mais de tenter
également d’inclure l’optométrie dans le domaine de la photothérapie.
Nous avons une situation unique nous permettant d’utiliser cette thérapie
lumineuse testée par le temps et que de nombreux optométristes utilisent
depuis presque 70 ans.
La photothérapie syntonique
La photothérapie syntonique est une forme de thérapie noninvasive, capable d’apporter des améliorations majeures à des patients
soigneusement choisis. Les patients les plus susceptibles de bénéficier de
ce traitement présentent, non pas un ou deux, mais plusieurs défauts
visuels. Généralement, ils ont des problèmes de mobilité oculaire,
d’accommodation, de discrimination visuelle, de binocularité; il souffrent
également d’une incapacité à traiter l’information visuelle ainsi que de
rétrécissement des champs visuels.
1
Un protocole de traitement type demande une séance de 20 minutes
sur un minimum de trois jours consécutifs par semaine, pour un total de
20 séances. Les lampes utilisées dans la thérapie projettent de la lumière
blanche à travers des filtres (un appareil utilise des filtres à bande étroite
d’interférence) sur une lentille de verre opaque. Dans une pièce sombre,
le patient regarde un cercle de lumière rayonnante d’un diamètre de
50mm, à une distance d’environ 50cm.
Des filtres spécifiques sont prescrits pour chaque condition oculaire.
Le protocole de fréquence du traitement sera décrit plus loin. Le
diagnostic est posé en fonction de l’histoire du patient, de ses symptômes
actuels et de l’évaluation clinique. Le succès du traitement s’évalue selon
le changement des symptômes, du comportement (humeur/attitude,
capacité de gérer et habilité verbale et sociale), de la performance
(académique, athlétique et expressive) et des changements au niveau des
tests optométriques. L’évaluation syntonique donne une grande
importance aux réactions pupillaires et aux champs visuels.
L’Evaluation de la pupille
L’examen optométrique de la pupille fait partie de la routine, tenant
compte particulièrement des différences de taille, des réflexes directs et
consensuels et des réactions de Marcus-Gunn. Nous proposons d’inclure
l’observation soignée du relâchement excessif de la pupille. Quand un
patient dans une pièce sombre, regarde une cible distante en vision
binoculaire et que la lumière d’une lampe-stylo tenue à 7-8cm est dirigée
vers la pupille d’un oeil, il est normal que la pupille se contracte et reste
contractée pendant au moins dix secondes. La relâchement pupillaire
a lieu quand la pupille se dilate en quelques secondes. Le relâchement
pupillaire est fréquent, particulièrement chez les enfants qui manifestent
une faiblesse dans plusieurs aspects de l’examen optométrique ou chez les
patients souffrant de stress émotionnel, ou encore d’un état toxique ou
traumatique. L’importance du relâchement correspond souvent à un
rétrécissement des champs visuels et à un déséquilibre du système
nerveux autonome.
L’Evaluation fonctionnelle du champ visuel .
Les champs sont mesurés avant le traitement et après six à huit séances
syntoniques afin de mesurer le progrès et de déterminer s’il est nécessaire
de changer les filtres à la fin du traitement et lors d’un suivi trois à six
mois plus tard. La réduction des champs s’améliore aisément par le
traitement syntonique et cette amélioration se traduit par des bénéfices
souvent observés au niveau du confort, de l’efficacité, et de la confiance
en soi du patient, ainsi qu’au niveau de sa vision binoculaire/fonctionnelle.
Le rétrécissement des champs visuels périphériques est considéré
traditionnellement comme le résultat de déficits anatomiques au niveau de
la rétine, des voies optiques ou du cortex. Toutefois, ils peuvent
également être provoqués par la fatigue, la détresse émotionnelle ou une
2
inflammation autour du nerf optique. Les mesures des champs visuels de
patients atteints du syndrome de Tourette montrent des déficits singuliers
et inconstants des champs.6
Un rétrécissement fonctionnel des champs chez les enfants n’est pas rare.
Des études faites depuis 1927 montrent que 9 à 20% d’enfants scolarisés
ont des champs de moins de 15° de diamètre. Certains enfants perdent
tout sauf 1° ou 2° de la partie centrale de la vision. Nous avons observé
qu’en général, un rétrécissement des champs visuels était lié à des
capacités visuelles fonctionnelles insuffisantes et à des déficits généraux
de l’apprentissage et de la performance. Strabiques et amblyopes ont
souvent des champs visuels rétrécis dans un oeil ou dans les deux yeux.
Nous émettons également l’hypothèse qu’un rétrécissement des champs
peut être lié à une instabilité binoculaire, puisqu’il est difficile de maintenir
la fusion si les champs n’ont que 2 , 3, ou même 10° de diamètre. Parfois
les taches aveugles (papilles) sont deux ou trois fois plus grandes que
normal.
Les optométristes syntoniques utilisent le « campimètre », un appareil qui
permet de mesurer manuellement l’étendue du champ visuel. Ils
mesurent soigneusement la partie centrale de 60° avec une cible blanche
de 1.5° sur fond noir.7-10 Pendant que le patient fixe un point central, la
cible est déplacée à partir de la périphérie, depuis le non-vu jusqu’à ce qui
est perçu dans le champ. L’optométriste se place de façon à pouvoir
vérifier la fixation du patient et reste en communication rapprochée avec
lui.
Les méthodes de seuil de mesure du champ visuel ne révèlent pas
toujours une perte fonctionnelle dans le champ. Une étude récente qui
comparait les champs visuels de seuil et kinestésiques, montrait que les
simples champs visuels kinestésiques donnaient une meilleure corrélation
avec les symptômes cliniques et étaient plus faciles à utiliser chez les
enfants.11 Le « frequency doubling field plotter » un instrument
automatisé d’introduction récente et conçu pour mesurer une perte de
substance nerveuse magnocellulaire chez les patients souffrant de
glaucôme, montre une forte corrélation avec les mesures effectuées par le
campimètre en syntonique.12
Les champs colorés anormaux peuvent également être améliorés par le
traitement syntonique. On mesure les champs colorés en marquant la
position à laquelle une cible rouge, bleue ou verte de 3°, déplacée de la
périphérie vers le centre, passe d’une couleur indistincte à une couleur de
la même forte saturation que celle perçue par le patient quand il regarde
la couleur directement. Le champ bleu est le plus grand. Ensuite vient le
rouge, suivi par le vert qui est le plus petit. Quand cet ordre est modifié
ou que les champs sont excessivement réduits, on soupçonne une
détresse physiologique ou fonctionnelle. Les anomalies des champs
3
colorés rapportées par les chercheurs cliniques depuis 150 ans,
représentent une variété de problèmes systémiques tels que toxémies
endogènes ou exogènes, problèmes cardiovasculaires ou déséquilibre
métabolique/endocrinien. Les praticiens de syntonique peuvent utiliser les
champs colorés pour établir un diagnostic et pour choisir des filtres et le
plus souvent, pour évaluer le progrès13.
A cause de la prédominance apparente de ces types de déficit des champs
chez les enfants, les optométristes qui traitent les strabismes et les
problèmes d’apprentissage dans cette population, devraient sérieusement
considérer l’utilisation des tests de mesure fonctionnelle du champ visuel .
Les Thérapeutiques Syntoniques
La thérapie syntonique traditionnelle exige au moins trois jours
consécutifs de traitement par semaine pour un total de 20 séances.
L’évaluation du progrès est faite après six à huit séances. On teste les
champs visuels, la binocularité, la mobilité oculaire, l’acuité visuelle et
l’accommodation et on enregistre tout changement de symptôme. Les
diamètres des champs rétrécis doublent souvent de surface après six à
huit traitements et continueront de s’élargir jusqu’au diamètre normal.
Des changements impressionnants dans la qualité des résultats des tests,
de la réduction des symptômes, de l’amélioration des performances, du
comportement et de l’humeur, sont observés en conséquence de la
syntonique, surtout quand elle est utilisée en parallèle avec d’autres
thérapies visuelles optométriques.
L’approche traditionnelle de la syntonique à la prescription des filtres
prend en compte l’histoire médicale, les symptômes et les données
cliniques qui permettent de classifier les patients en syndromes « Aigu »,
« Chronique », « Fatigue émotionnelle » et «Paresse oculaire ».13
Les individus étiquetés « Syndrome Aigu » ont une histoire ou des
symptômes liés à un début récent de problèmes tels que : infection,
blessure, traumatisme crânien, anoxie, accident vasculaire cérébral ou
hyperthermie élevée. Ils souffrent souvent de maux de tête,
d’hypersensibilité ou de douleurs. La palliation du syndrome devra
permettre de soulager les symptômes. Les filtres bleu/vert sont utilisés
afin de réduire l’inflammation corticale et rétinienne, les rougeurs et
oedèmes, ainsi que la douleur par diminution de son seuil. Les
symptômes comprennent : diplopie binoculaire ou monoculaire (368.2),
mal de tête (784.0), vision floue transitoire (368.12), asthénopie (368.3),
douleur orbitale (379.91) anomalie de la posture (781.9), vertige (780.4),
mal des transports (994.6). Les facteurs diagnostiques comprennent :
forte exophorie (378.42), exotropie (387.00), insuffisance de convergence
(398.83), élargissement de la tache aveugle (368.42), rétrécissement du
champ visuel (368.45), déficits du champ visuel (368.4), insuffisance
accommodative (367.5), déficience dans les mouvements réguliers de
poursuite (379.58), relâchement pupillaire (794.14). Les facteurs
4
pathologiques comprennent : traumatismes aigus tels que : abrasion de la
cornée (918.10), accidents vasculaires cérébraux et syndrome de
traumatisme crânien, conjonctivite (372.30), irite (364.3), mais aussi
cataracte (sénile) (366.9), opacités cornéennes et dégénérescence
maculaire exsudative (362.50).
Les cas de « Syndrome Chronique » regroupent des individus souffrant
de problèmes de santé chroniques dus à des déséquilibres endocriniens,
métaboliques or organiques, à des conditions toxiques ou à un évènement
traumatique passé. On utilise un filtre Jaune/vert comme stabilisateur
physiologique et pour désintoxiquer. Les symptômes comprennent :
fatigue générale (780.7), perte de l’énergie et de la rapidité du système
visuel, vision périphérique réduite, asthénopie (368.13), mal de tête
(784.0), douleur orbitale (379.91), photophobie et flou transitoire. Les
patients qui se réveillent avec un mal de tête sont suspects. Les facteurs
diagnostiques comprennent : rétrécissement des champs visuels (368.45),
relâchement pupillaire, ésophorie (378.41), récupération faible des
ductions surtout l’abduction, ésotropie (378.00), excès de convergence
(378.84), insuffisance accommodative (367.5), et excès (367.53),
motricité oculaire réduite (794.14), rétrécissement des champs rouge et
vert, rétrécissement du champ bleu indiquant une atteinte hépatique
(toxémie), carence en calcium. Le jaune/vert est souvent combiné avec le
filtre indigo/rouge, à raison de 10 minutes chacun, dans les cas où
existent des symptôme d’instabilité émotionnelle. Le besoin de jaune/vert
s’accroît avec l’âge.13
Dans le « Syndrome de Fatigue Emotionnelle », les individus ont
tendance à l’épuisement émotionnel, à des sautes d’humeur, à des affects
émotionnels négatifs et un affaiblissement de la capacité à gérer. Ce
syndrome s’observe le plus souvent chez l’enfant. Les symptômes
comprennent : photophobie (368.13), vision floue transitoire (368.120),
asthénopie (368.13), fatigue anormale (780.7), mal de tête (784.0)
vertige (780.4) frustration, allergies, asthme et rétention liquidienne. Les
facteurs diagnostiques comprennent : contraction pupillaire lente,
diminution du seuil et faible récupération des ductions, surtout dans les
abductions (368.33) et fatigue exophorique (378.42). Les filtres indigo et
rouge sont combinés pour stimuler l’équilibre sympathique/
parasympathique et la fonction surrénale. La combinaison indigo/rouge
peut être utilisée pendant 20 minutes seule mais en général, elle est
s’utilise avec le jaune/vert à raison de 10 minutes chacune.13
Dans le cas du « Syndrome de Paresse Oculaire », on utilise la lumière
rouge/orange. Selon Spitler, le rouge/orange stimule le système nerveux
sympathique et accroît la capacitance des membranes cellulaires
(accumulation de la charge électrique avant la décharge), qui augmente la
charge nerveuse cellulaire, permettant de forcer la résistance synaptique
pour vaincre l’amblyopie.4
5
L’investigation porte sur : amblyopie (368.00), ésotropie (378.00),
ésophorie (378.41, suppression de la vision binoculaire (368.31),
rétrécissement des champs (368.45), correspondance rétinienne anormale
(368.34) ou défauts de capacité de vergence (368.33). Ces patients sont
souvent des individus à dominance parasympathique manifestant des
schémas de tension musculaire généralisée (stylo tenu excessivement
serré, mâchoire serrée, pieds tournés vers l’intérieur).13
Alors que le choix des fréquences de couleur appropriées au traitement
reste un art, l’expérience clinique permet de donner des recommandations
de base pour les syndromes ci-dessus. Récemment, diverses approches à
l’utilisation de la lumière de couleur en optométrie ont évolué. Vasquez
engage les patients dans un dialogue thérapeutique, changeant la couleur
ou la vitesse des flash selon le déroulement de la séance.14
Liberman lui aussi suggère le dialogue afin d’aider les patients à acquérir
une conscience plus profonde de leur résistance à des couleurs
spécifiques, obtenant ainsi une plus grande réceptivité et plus de confort
avec ces couleurs et avec eux-mêmes dans la vie quotidienne.15 Downing
a conçu des tests afin de déterminer le « profil constitutionnel » du
patient, utilisant différentes combinaisons de filtres pour les types
« rapides » ou « lents » (bleu et rouge respectivement).16 Albalas
combine le principe syntonique à la médecine chinoise et à la kinésiologie
appliquée (en sélectionnant le filtre produisant la plus grande force
musculaire) afin de déterminer les fréquences de traitement.17
Searfoss utilise un éventail de filtres d’interférence de bande étroite,
regardés pendant une minute chacun. Ensuite il demande aux patients de
choisir la(les) couleur(s), la(les) plus relaxante(s) ou curative(s), qu’il
regarderont pendant ce qui reste du temps de la séance de 20 minutes.18
Trois études de contrôle récentes effectuées par des optométristes ont
tenté de mesurer l’impact de la photothérapie syntonique sur
l’apprentissage et la vision des enfants. En 1983, Kaplan a décrit
l’utilisation de la stimulation syntonique dans le traitement de troubles de
l’apprentissage chez l’enfant.2 Trois ans plus tard, Liberman a publié un
article sur l’application de la thérapie syntonique en cabinet d’optométrie
et ses effets sur la vision et la cognition des enfants.3 De 1989 à 1999,
Ingersoll a étudié les effets de la syntonique intégrée au cursus scolaire
primaire et utilisée conjointement à la thérapie visuelle.1
Ces études montrent à l’évidence qu’un traitement syntonique
relativement court peut considérablement améliorer les capacités
visuelles, la vision périphérique, la mémoire, le comportement, l’humeur,
la performance générale et la réussite académique. De plus, elles
confirment que les enfants ayant des troubles d’apprentissage ont une
sensibilité réduite de leur vision périphérique. Pendant et après la
photothérapie, ils ont manifesté une amélioration de leur vision
périphérique et de leurs capacités visuelles. Ces trois études ont montré
une amélioration profonde chez les enfants qui avaient bénéficié de la
6
photothérapie syntonique, par rapport à ceux de même âge et même
niveau académique qui n’en avaient pas bénéficié. Les sujets du groupe
de contrôle soit regardaient de la lumière blanche2, soit recevaient une
thérapie visuelle optométrique3, soit recevaient la thérapie visuelle
d’optométrie combinée à une aide académique individuelle. Ces enfants ne
manifestaient aucune amélioration ou une bien moindre amélioration, de
leur vision périphérique, de leurs symptômes ou de leur performance que
le groupe traité par syntonique. De plus, Ingersoll constata que le groupe
qui recevait aide académique, thérapie visuelle et syntonique, avait des
résultats considérablement supérieurs à celui qui n’avait reçu que l’aide
scolaire et la thérapie visuelle sans la syntonique.
Les optométristes fonctionnels qui utilisent la syntonique, traitent avec
succès enfants et adultes présentant des troubles de l’apprentissage, de la
lecture et de l’attention, ainsi que des personnes souffrant de
traumatismes crâniens, d’accidents vasculaires cérébraux, de maladies
rétiniennes, de strabisme, de maux de tête et de sénilité. Nous avons
inclus ci-après des résumés de deux de ces cas.
Une patiente de 78 ans vient consulter pour un cas de diplopie. Huit
semaines auparavant, ses yeux se sont soudainement bloqués en
strabisme convergent. De plus, elle souffrait de confusion mentale et de
détresse émotionnelle depuis la mort de son mari dix mois auparavant.
L’examen neurologique ne concluait à rien. Après douze séances de 20
minutes de traitement, ses yeux avaient retrouvé leur alignement et elle
avait recouvré équilibre mental et émotionnel et cohérence. Quand on lui
demanda ce qui, selon elle, l’avait aidé à se remettre, elle dit : « La
lumière verte. Chaque fois que je regardais la lumière verte, je sentais
des vagues et des clapotis à l’intérieur de ma tête. Finalement un jour
pendant une séance de lumière, j’ai senti une sorte de ‘clic’ dans ma tête
et tout est redevenu clair. »
Une autre patiente, une fillette de 6 ans, était sur le point d’être renvoyée
de son école privée parce qu’elle n’arrivait pas à suivre et était
hyperactive. Diagnostiquée autiste et mentalement retardée depuis sa
petite enfance, son hyperactivité était telle que même un examen objectif
d’optométrie était impossible. Dans son anamnèse : grossesse toxique
(pré-éclamptique) de la mère, cordon ombilical enroulé autour du cou à la
naissance, père percuté et tué sur un passage clouté, quelques mètres
devant elle quand elle avait deux ans. Elle a commencé la thérapie
syntonique avec des filtres jaune/vert, l’objectif étant d’éliminer toute
toxémie restante depuis la grossesse. En cinq traitements, pour la
première fois de sa vie, elle devint une petite fille calme, coopérative et
communicative, qui pouvait apprendre et participer dans la classe
correspondant normalement à son âge.
La syntonique montre quelques-uns de ses effets les plus profonds dans le
traitement des traumatismes cérébraux. Une étude informelle sur 46
7
patients atteints de traumatismes crâniens, a révélé chez chacun des 46
sujets une amputation du champ visuel. 70% d’entre eux ont vu leur
champ élargi après traitement par la photothérapie syntonique.19
Bien qu’il soit vrai que tous les patients ne répondent pas aussi
favorablement que dans les exemples décrits ci-dessus, on possède
néanmoins un nombre croissant de preuves de l’efficacité de la
syntonique. On pourrait donc se demander pourquoi, alors que la lumière
du soleil contient toutes les fréquences du spectre, l’exposition au soleil ne
procure pas tous les bienfaits de la syntonique ? Une réponse à la
question est que notre style de vie moderne limite notre temps
d’exposition à la lumière naturelle et que nous sommes victimes de malillumination, un syndrome de conditions fonctionnelles et médicales
décrites par John Ott, un pionnier dans ce domaine.20
Une étude californienne récente a montré que dans les salles de classes
éclairées majoritairement par de la lumière naturelle, les élèves
montraient dans les tests standard, des résultats supérieurs de 25% à
ceux des élèves éclairés artificiellement dans des établissements du
même quartier.21
Synthèse de l’histoire de la photothérapie et de la syntonique
Il y a toujours eu, à travers l’histoire, des rapports sur l’usage de la
lumière pour la guérison. Les Egyptiens utilisaient des pierres précieuses,
les Grecs construisaient des solariums en haute montagne pour capter la
lumière ultra-violette et guérir la tuberculose, et on utilisait la lumière
rouge pour calmer les effets du virus de la variole. Les praticiens de la fin
du 19ème et du début du 20ème siècle tels que que Babbitt, Pleasanton,
Pancoast et Dinshah avaient découvert que la couleur, appliquée sur la
peau, pouvait avoir un effet non-invasif et curatif sur les affections du
corps. De même, l’utilisation de la lumière verte ou bleue sur la peau est
actuellement le traitement médical préférentiel dans la jaunisse néonatale. Au début de ce siècle, on a découvert que la lumière entrant par
les yeux ne servait pas uniquement pour la vision, mais allait également
vers d’autres régions importantes du cerveau.23
L’application clinique de fréquences sélectionnées de la lumière dans la
pratique optométrique a commencé dans le début des années 1930.
H. Riley Spitler proposait une théorie sur le rôle des yeux dans la phototransduction et sur les rôles de la lumière et de la couleur dans la fonction
biologique et le développement. Il élabora la science clinique qu’il appela
Syntonique – qui vient du mot ‘syntonie‘, c’est à dire équilibration. La
conclusion de Spitler était que de nombreuses affections corporelles,
mentales/émotionnelles et visuelles trouvent leur cause initiale dans le
déséquilibre des systèmes nerveux autonome et endocrinien. Il fut le
premier à proposer une réflexion sur cette fonction des voies rétinohypothalamiques. Spitler avait émis l’hypothèse que l’application de
certaines fréquences de lumière à travers les yeux pouvait restaurer
8
l’équilibre au niveau des centres régulateurs du corps, en corrigeant ainsi
les dysfonctionnements visuels directement à leur source. Son protocole
suggère que le rouge (faible énergie, longueur d’onde étendue) situé à
une extrémité du spectre visible, stimule le système nerveux
sympathique, le vert (fréquences moyennes) permet l’équilibre
physiologique, et l’indigo (énergie forte, fréquences rapides) active le
système nerveux parasympathique.4
En 1933, Spitler fonda le « College of Syntonic Optometry » dont l’objectif
était la recherche dans l’application thérapeutique de la lumière sur le
système visuel. En 1941, il publia sa thèse, The Syntonic Principle, dans
laquelle il inclut un sondage des résultats cliniques recueillis par des
praticiens syntoniques, intitulé ‘L’efficacité syntonique : Une compilation
statistique des anomalies oculaires traitées par le Principe Syntonique’.
Cette étude a montré une réponse positive chez 2791 (90.7%) des 3067
sujets traités par la syntonique.4
Dans les années 1960, Charles Butts a mis au point un protocole de
diagnostic et de traitement qui a ajouté une autre dimension à la thérapie
visuelle. Le diagnostic reposait sur des symptômes recueillis au cours
d’une investigation médicale spécifique, les 21 points de l’Optometric
Extension Program, les réponses pupillaires, les champs visuels centraux
et d’autres tests pour l’évaluation de la binocularité et la mobilité
visuelle.13
Les Découvertes Scientifiques sur l’Impact de la Lumière en
Biologie
La mesure des effets biologiques de la lumière est une démarche
complexe. Les résultats dépendent de la longueur d’onde, de l’intensité,
de la durée, du temps et du nombre des répétitions. Il y a des effets à
court terme, mesurés quelques secondes ou minutes après l’irradiation, et
des effets à long terme observés quelques heures ou jours après
irradiation. Les effets dépendent aussi du type d’organisme étudié, de sa
phase de croissance et du paramètre mesuré. On peut trouver une
discussion intéressante sur les difficultés rencontrées dans la thérapie par
la lumière dans : Tuner-Hode’s « Low Level Laser Therapy, Chapitre 13
sur le site www.laser.nu/lllt/LLLT_critic_on_critics.htm.
La thérapie laser en basse intensité
Ce n’est que récemment que les scientifiques ont commencé à prêter une
attention sérieuse à la photobiologie. Il y a une explosion dans ce
domaine, aussi bien dans la recherche de base que dans la clinique.
L’étude de la guérison par laser a été initiée par Endre Mester à Budapest
en Hongrie en 1966. L’objectif était de déterminer si les lasers rouges
(ruby) pouvaient aider les victimes de cancer. Il a trouvé que l’irradiation
laser augmentait la taille et le taux de reproduction des organismes
monocellulaires et stimulait la repousse du poil chez les rats rasés. Un
certain éventail de taux d’intensité du dosage entraînait une repousse la
9
plus rapide, tandis qu’un dosage un peu plus faible ou un peu plus fort
n’avait aucun effet. Un taux d’intensité encore plus élevé avait un effet
inhibiteur qui retardait la croissance. Une expérience similaire a été faite
sur la guérison des blessures. On retrouvait la même efficacité de la
lumière, sur l’accélération de la guérison de la blessure, mais seulement
dans un cadre précis d’intensité. Les doses plus ou moins élevées étaient
néfastes à la guérison.23 Ces découvertes ont été ignorées pendant des
années après que l’article ait été publié dans une revue hongroise dans les
années 1960. Depuis, environ 2000 articles ont été publiés sur les effets
de la thérapie laser basse intensité (Low Level Laser Therapy, LLLT).24
Jusqu’à une période récente, la plus grande partie de la recherche sur la
LLLT s’est faite en ex Union Soviétique et Europe de l’Est. Pendant 20
ans, la biophysicienne russe, Tiina Karu et son équipe du Centre de
Recherche sur la Technologie Laser à Troitzk, en Russie, ont poursuivi une
étude systématique sur les effets biologiques de l’irradiation par laser
basse intensité. Leur recherche montre que la lumière utilisée pour la
thérapie n’a pas besoin d’être cohérente (laser). La lumière rouge
incohérente présente la même efficacité dans la guérison des ulcères
peptiques, que la lumière laser cohérente de même longueur d’onde.
Selon Karu, on utilise les lasers parce qu’ils sont plus faciles à contrôler.
Ses données prouvent que des dosages d’irradiation relativement faibles
(102-103 J/M2) et de courte durée (10-100 secondes), stimulent des
changements permanents dans les chaînes de respiration cellulaire ainsi
que dans la synthèse des ARN et ADN. Jusqu’à sept jours après la
stimulation, le nombre de cellules, leur taille et activité respiratoire
surpassaient ceux des tissus non stimulés. La recherche sur divers
organismes et types de cellules démontre invariablement que la lumière
modifie le métabolisme cellulaire, incitant les processus de synthèse
cellulaire à prédominer sur les processus cataboliques.35
Dans un article récent, Karu émettait l’hypothèse que les changements
primaires induits par la lumière sont suivis d’une cascade de réactions
biochimiques dans la cellule ne nécessitant plus la poursuite de l’activation
lumineuse. Ces réactions sombres sont liées aux changements dans les
paramètres d’homéostase cellulaire dus à la modification de l’état redox
cellulaire.26
Quelles sont les longueurs d’ondes du spectre qui stimulent ces
modifications ? Elle constate une capacité de réaction dans presque
chaque bande de lumière visible. Cependant, les cellules stimulées d’abord
avec de la lumière rouge, puis avec de la lumière bleue, montraient une
modification plus importante qu’avec la lumière rouge ou bleue seules. Le
rouge suivi par la bande large (blanche) de la lumière visible ne stimulait
aucune accélération de croissance.27
La recherche de Karu explique comment la lumière trouve exactement les
endroits à guérir dans le corps. Elle a découvert que les tissus privés de
10
nutrition et d’oxygène répondent à l’irradiation. Cette réponse ne se
trouve pas dans les tissus sains. Elle constate peu de changement chez les
bactéries qui se reproduisent déjà exponentiellement, mais l’application de
la lumière provoque d’énormes augmentations à la fois dans la
reproduction et la masse cellulaire de colonies initialement stagnantes.
Des cellules lésées, sièges d’une inflammation chronique ou d’une
ischémie sont caractérisées par leur état acidique, hypoxique et inhibé. La
lumière y induit l’oxydation, un pH équilibré et un regain de vitalité.27
Les articles et les livres écrits par Karu fournissent sans équivoque la
preuve que la lumière stimule transformation biologique et guérison. Ses
travaux ont encouragé des cliniciens partout dans le monde à utiliser LLLT
pour la guérison de diverses pathologies humaines.28-30
Un nombre croissant de cliniciens occidentaux montre de plus en plus
d’intérêt en la photothérapie. L’organisation ‘North American Laser
Therapy Association’ (NALTA), a organisé la première Conférence NALTA
près de Washington DC, en octobre 1999. Cette réunion a été organisée
en partenariat avec la FDA afin de clarifier les règlements concernant la
photostimulation et l’acupuncture au laser, et d’éduquer les dirigeants des
organisations gouvernementales sur les applications cliniques de LLLT.
LLLT a été appliqué avec succès dans les expériences en laboratoire et en
clinique pour le soulagement de la douleur, la résolution du problème
d’inflammation, l’amélioration des mécanismes de réparation des tissus, la
stimulation de la fonction immunitaire, le combat contre l’infection et
l’amélioration des tissus neurologiques endommagés. La thérapie au laser
est utilisé également dans la prévention des caries dentaires, dans les
pathologies cardio- et cérébrovasculaires liées au stress, ainsi que dans la
guérison du cancer, l’asthme, l’herpes simplex, la polyarthrite, les
blessures réfractaires (ulcères), les lésions nerveuses, tendineuses,
musculaires et osseuses et pour réduire l’infection, l’inflammation et la
tennite.24,31
LLLT pour les troubles visuels
Une étude de contrôle, d’un intérêt spéciale pour les optométristes,
démontre l’utilisation de la lumière pour contrôler la myopie et accroître
l’accommodation. Des enfants, présentant une myopie récente avec une
insuffisance d’accommodation, étaient stimulés à l’aide d’un spot de 2mm
de lumière infra-rouge d’intensité basse sur la sclérotique limbiale pendant
12 minutes par jour. Un total de 10 séances a été exécuté sur des jours
consécutifs. Un mois après le traitement, l’éventail accommodatif chez les
enfants traités avait doublé par rapport au groupe des enfants myopes
non traités. Après trois ans, l’augmentation annuelle moyenne de la
myopie progressive pour les patients traités par la thérapie laser était égal
à 0.43D, tandis que ce paramètre pour le groupe de référence était égal à
1.6D.32 D’autres chercheurs russes utilisant des traitements
transclérotiques similaires, ont réduit avec succès les symptômes des
11
ouvriers souffrants d’une fatigue oculaire extrême après de longues
heures de tâches visuelles stressantes.33
D’autres affections oculaires plus graves ont été traitées avec succès
par la lumière. Vingt trois patients souffrant de glaucome primaire à angle
ouvert et avec une tension intra-oculaire contrôlée ont reçu dix séances
de laser rouge (longueur d’onde 0.63 microns, diamètre du rayon
lumineux 5mm, énergie 2 mWt, durée de la séance 240 secondes). Dixsept yeux de ces patients avec glaucome bilatéral servaient de contrôles.
Les champs visuels avaient été définis avant le traitement,
immédiatement après et de 3 à 3 ½ mois plus tard en utilisant le champ
complet à 120 points de seuil sur le test d’analyse de champ du Humphrey
et d’autres tests similaires. Le traitement avait réduit de 10% la perte
des champs dans 75% des 28 yeux. L’amélioration moyenne de la
réduction du déficit du champ visuel étaient 22.4%. Au bout de 3 à 3 ½
mois, la perte de champ visuel présentait toujours une amélioration de
19.7% par rapport aux tests initiaux. Le déficit des champs des yeux du
groupe de contrôle avait augmenté pendant la même période. Aucun effet
secondaire n’a été observé chez les sujets de l’expérience.34
Un autre chercheur a traité des patients souffrant de glaucome primaire
par la thérapie laser endovasculaire (laser rouge de faible puissance
envoyé directement dans le sang par la veine cubitale). Les patients de
contrôle ont reçu la thérapie traditionnelle pour le glaucome. Les patients
traités par la lumière ont manifesté une amélioration notable de l’acuité
visuelle, une réduction de la tache aveugle et des angio-scotômes, une
réduction de la tension intraoculaire et une amélioration des paramètres
tonographiques.35
L’exposition du sang au laser rouge de puissance faible est également
utilisé dans le traitement de diverses autres pathologies oculaires y
compris les dystrophies choriorétinales centrales non exudatives, les
opticopathies vasculaires, la kératite et l’uvéite associées aux troubles de
l’immunité. Tous les cas ont vu une amélioration de l’acuité visuelle,
l’élargissement du champ visuel, une normalisation des paramètres
électro-physiologiques, la résorption rapide du précipité cornéen, une
diminution de l’injection du globe oculaire et des opacités du corps vitré,
une épithélialisation cornéenne plus rapide et la normalisation des
immunogrammes sanguinaires et lacrymaux, comparés aux patients de
mêmes pathologies, traités traditionnellement sans lumière.36
L’ajout de la lumière pour le traitement des lésions cornéennes a permis
des résultats considérablement supérieurs à ceux des méthodes
classiques. Le traitement consistait en des séances d’exposition au laser
rouge (50-100 MicroW/cm2) de 3 minutes quotidiennement sur la cornée,
pendant une durée de 6 à 10 jours. Les 512 patients présentant des
affections cornéennes telles que des blessures perforantes, brûlures,
ulcères et dystrophie endothéliale-épithéliale, manifestaient une réduction
12
plus rapide de l’inflammation, un rétablissement de la sensibilité et de
l’épithélialisation cornéenne et nécessitaient des séjours plus courts à
l’hôpital.37
Les tissus sanguins, oculaires et cérébraux étaient examinés avant et
après l’irradiation des yeux de lapin au laser He-Ne (rouge). Les effets
locaux comprenaient une augmentation de la perméabilité cornéenne, une
activité réduite de la péroxidation lipidienne et une augmentation dans les
tissus oculaires de l’activité défensive des enzymes antiradicaux. Les
changements du sang et des tissus apparaissaient également dans
l’hémisphère cérébral correspondant. Les chercheurs suggèrent que ces
effets non-locaux dans le sang et le cerveau se manifesteraient parce que
le nerf optique fonctionnerait comme conducteur de certaines fréquences
lumineuses.38
Effets de la lumière sur le sang.
Les constituants du sang sensibles à la lumière transportent l’information
et l’énergie photoniques pour affecter différentes fonctions corporelles. De
la lumière bleue projetée sur la peau derrière les genoux, par exemple, a
eu comme résultat d’altérer considérablement le rythme circadien
humain.39 Oren et Therman constatent que des constituants du sang tels
l’hémoglobine et la bilirubine chez les animaux pourraient être
l’équivalent de la chlorophylle et des phytochromes, les pigments
sensibles à la lumière chez les plantes. L’hémoglobine est similaire à la
chlorophylle dans sa structure. Tous les deux sont modifiés de façon
réversible par la lumière.40
D’autres recherches ont trouvé que les hémoxygénases sont modifiées de
manière réversible par des longueurs d’ondes spécifiques de la lumière
visible. 41 Les hémoxygénases, HO-1 et HO-2, sont des enzymes qui
contrôlent l’échange entre oxygène et dioxyde de carbone et régulent
également la vasodilatation, la neurotransmission, l’anti-oxydation,
l’expression génétique anti-inflammatoire et virale et d’autres fonctions
physiologiques de base.42 Le HO-1 agit comme le système nerveux
sympathique en protégeant l’organisme du stress aigu environnemental
tandis que le HO-2 agit plutôt comme le système nerveux
parasympathique.
L’oxyde nitrique (NO) est un autre constituant important du sang dont le
rôle est de contrôler les réactions corporelles au stress. Un effet
physiologique bien connu des fréquences visibles de la lumière sur le sang
est la relaxation des parois des vaisseaux sanguins par l’augmentation du
NO libre. Les chercheurs russes ont confirmé que le NO lié à
l’hémoglobine peut se libérer de manière réversible quand le sang est
irradié par le laser faible puissance He-De (441.6 nm) ou le He-Ne (623.8
nm).43
13
Stimulation directe du Cerveau par la Lumière.
Dans les premières années du 20ème siècle, des chercheurs ont mis en
évidence l’existence de photorécepteurs dans le cerveau des animaux.
Jusque-là, on avait pu détecter des opsines rétiniennes et pinéales dans
des régions électives du cerveau des vertébrés inférieurs, mais pas chez
les mammifères. Des publications récentes suggèrent la présence de
pigments photoniques semblables à ceux que l’on trouve dans les cônes et
les bâtonnets, et aussi des types de pigments non-visuels, dans au moins
deux sortes de cellules photoréceptrices présentes dans des cerveaux de
mammifères, au niveau des ventricules, ainsi que dans des neurones
neuro-secrétoires classiquement décrits dans les centres préoptiques. Ces
photorécepteurs sont impliqués dans la régulation des rythmes circadiens
et dans la réponse photosensible de la reproduction dans toutes les
espèces testées. 44
Jusque 1999, on pensait que, chez les mammifères, les opsines ne se
rencontraient de façon spécifique que dans la rétine et la glande pinéale.
Mais à présent, des chercheurs du NIH (National Health Institute) ont
découvert ce qui pourrait être une opsine primaire, l’encéphalopsine,
trouvée exclusivement dans le cerveau des mammifères. Jusqu’à présent,
la fonction de l’encéphalopsine demeure mystérieuse, mais puisque les
opsines ont toujours été liées à la détection lumineuse, nous devons
considérer la possibilité que l’encéphalopsine participe de ce processus.45
Des travaux récents suggèrent une stimulation lumineuse directe du tissu
cérébral des mammifères. Des coupes de cortex de rats stimulées par de
faibles intensités de lumière visible, libéraient une plus grande quantité de
GABA (acide gamma-aminobutyrique), un neuroinhibiteur impliqué dans
l’énergie sexuelle, l’anxiété, la sénescence, l’inflammation et l’épilepsie.
Une augmentation de l’intensité lumineuse supprimait l’accroissement de
cette libération. Le niveau lumineux efficace était le même que celui du
soleil qui pénètre jusqu’au cerveau du rat à travers son crâne.46
Une recherche russe fait état d’une certaine activité neuroprotectrice par
irradiation au laser infra-rouge basse intensité dans le stress oxydatif.
L’irradiation au laser infra-rouge faisait baisser les niveaux excessifs
d’hyperoxydes et de dialdéhyde malonique et augmentait l’activité
dismutasique lors d’accidents ischémiques, repefusion et œdème aigu du
cerveau. 47
Ces constatations ont de vastes implications dans les domaines de
l’immunologie et de la médecine réhabilitatrice et suggèrent que la
lumière possède un impact biologique sur le cerveau, par un moyen
encore à découvrir.
14
Les Biophotons
Il est désormais reconnu que tous les systèmes vivants émettent un flux
photonique faible, mais permanent, dans le spectre visible et ultraviolet.
Cette émission biophotonique peut être corrélée à de nombreuses, sinon à
l’ensemble des fonctions biologiques et physiologiques. Les biophotons
peuvent déclencher la réactivité chimique dans les cellules, contrôler la
croissance, participer à la différenciation et à la communication
intercellulaires, c’est à dire aux rythmes biologiques. La communication
biophotonique pourrait prouver que les champs électromagnétiques ont
plus d’impact sur la biologie que n’a la chimie.48
Informations Récentes sur les Systèmes de Contrôle Circadiens
Les effets de la thérapie syntonique par les couleurs pourraient être dûs à
une modification des rythmes circadiens. Ces oscillations des fonctions
biochimiques, physiologiques et comportementales des organismes se
constatent selon une périodicité d’environ 24 heures. Elles sont générées
par des horloges moléculaires, synchronisées avec le jour solaire par
l’intermédiaire de la lumière ambiante. Les diverses horloges oscillent
selon des relations de phase aux réglages complexes. Elles peuvent se
déphaser, et c’est alors qu’apparaît la maladie physique et mentale. Si
donc l’accident de santé résulte d’un trouble du rythme, il semble logique
d’agir sur le rythme et non pas sur le symptome.49
Les cellules individuelles suivent elles-mêmes des cycles d’activité et de
repos, à la manière d’organismes entiers. Les oscillations quotidiennes des
niveaux enzymatiques et hormonaux modifient le rythme physiologique de
la cellule, sa division et sa croissance. La température du corps, les
réponses immunitaires, la digestion, la réaction aux anesthésiques et le
seuil de douleur dentaire (le meilleur moment pour aller chez le dentiste
est l’après-midi), subissent tous des variations cycliques présentant des
pics à des horaires fixes de la journée. L’acuité visuelle et mentale
fluctuent elles aussi dans la journée. Le dysfonctionnement du rythme
circadien est responsable des troubles chroniques du sommeil chez les
gens âgés, de désordres maniaco-dépressifs et gastro-intestinaux et de la
dépression saisonnière.50
La recherche psychiatrique montre que la photothérapie appliquée aux
yeux constitue le moyen le plus efficace et le mieux accepté dans le
traitement des troubles affectifs saisonniers (TAS).51,52 Cette recherche
s’applique maintenant à utiliser la photothérapie dans le traitement
d’autres désordres, tels que des manifestations mineures de la dépression
saisonnière, la dépression non saisonnière, la dépression prémenstruelle,
les déphasages du sommeil, les insomnies, le décalage horaire, et les
problèmes découlant du travail posté. 53-55. Un psychiatre du nom de
Kripke, a fait une étude comparative systématique de l’utilisation de la
lumière, par rapport à une médicalisation anti-dépressive dans le
traitement des dépressions majeures non-saisonnières. Il suggère que l’on
15
devrait systématiquement prescrire la lumière pour traiter les dépressions
non-saisonnières, au moins comme complément au traitement médical.55
La lumière est le signal principal permettant de réaligner les rythmes
endogènes à la contrainte des conditions extérieures. Par exemple, selon
le moment de la nuit où l’on administre une brève impulsion lumineuse,
on peut enregistrer une avance ou un retard de phase dans le rythme
circadien. En contrôlant le moment du traitement lumineux, on peut
accélérer la récupération du décalage horaire dû au voyage ou au
travail.50
La qualité de la santé et de la performance humaines dépend de la
synchronisation des rythmes quotidiens majeurs (température centrale de
base, durée du sommeil paradoxal et taux de cortisol plasmatique), avec
l’alternance de 90 minutes de repos-activité ou veille-sommeil (sommeil à
rythme lent, température cutanée, taux d’hormone de croissance dans le
plasma). Ces deux cycles majeurs se rephasent ou se déphasent selon des
critères externes (lumière-obscurité, chaud-froid) et fonctionnels/sociaux
(repas, répartition du travail dans la journée et la semaine). Certains
individus maintiennent une coordination saine et stable à l’intérieur de ces
cycles. D’autres manifestent rapidement des rythmes modulés en phases
d’organisation et désorganisation. 49
On continue de découvrir des horloges dans le corps tout entier. On a
constaté que les mouches ont des horloges biologiques dans leur cœur,
poumon, foie, rein et testicules : ces horloges sont mises à l’heure
individuellement par la lumière et suivent un programme indépendant du
programme directeur du cerveau. 51, 52
Chez les mammifères, un sous-groupe de cellules ganglionnaires
rétiniennes est directement branché sur l’horloge centrale située dans le
noyau suprachiasmatique (NSC), par l’intermédiaire des voies rétinohypothalamiques (VRH). Diverses horloges cellulaires du NSC suivent des
rythmes de resynchronisation différents les uns des autres : il en est de
même pour les horloges périphériques des différents tissus du corps.53
L’on n’est pas certain de la nature des molécules photosensorielles qui
détectent le signal lumineux. La section du nerf optique abolissant la
possibilité de stimulation lumineuse chez le mammifère, pourrait faire
conclure que l’œil lui-même contiendrait les photopigments qui permettent
l’image et le rythme circadien. Les animaux chez qui le nerf optique a été
sectionné perdent la faculté de synchronisation lumineuse, alors que chez
des souris souffrant d’un syndrome dégénératif de la rétine et dont toutes
les cellules photoréceptrices en bâtonnet ont été détruites, ainsi que la
plupart des cellules en cônes, l’entraînement du rythme circadien est
normal. De même, bien des personnes aveugles et sans perception
consciente de la lumière, manifestent un rythme d’entraînement
photonique circadien normal. Cet entraînement ne se retrouve pas chez
d’autres aveugles.59
16
Chez l’être humain, la mélanopsine ne se trouve que dans l’œil, limitée
chez le primate aux cellules des couches ganglionnaire et amacrine. Elle
est remarquablement absente des cellules photoréceptrices rétiniennes,
les cellules de la rétine périphérique qui contiennent des opsines et qui
sont à la base de la vision. La localisation exclusive de la mélanopsine
dans les cellules ganglionnaires de la rétine suggère qu’elle n’est pas
impliquée dans la formation de l’image, mais qu’elle pourrait jouer un rôle
médiateur dans des fonctions photoréceptrices non-visuelles, telles que la
régulation des rythmes circadiens et la suppression aiguë de la mélatonine
pinéale. La distribution anatomique des cellules rétiniennes ayant une
réaction positive à la mélanopsine est similaire au groupement cellulaire
joignant la rétine aux noyaux suprachiasmatiques hypothalamiques et qui
constituent un pacemaker circadien primaire.60
Les différentes longueurs d’onde de la lumière présentent une variété de
capacités d’entraînement liées à la régulation hormonale de fonctions
vitales telles que la reproduction, la croissance, la température corporelle,
la tension artérielle, l’activité motrice, le sommeil et la fonction
immunitaire ; ainsi que de conditions pathologiques telles que le diabète,
l’ostéoporose, la maladie cardio-vasculaire, le cancer, la maladie de
Parkinson, d’Alzheimer, ou la sénescence en général.61
On a constaté que, chez les humains, la lumière verte supprimait très
efficacement la mélatonine. Ce mécanisme, encore inexpliqué, semble
différent de celui de la remise à l’heure des horloges circadiennes.62
On a identifié récemment chez l’humain, deux gènes photorécepteurs à la
lumière bleue, les cryptochromes 1 et 2 (CRY1 et CRY2). Connus pour leur
activité modificatrice sur le rythme végétal, ces pigments pourraient
également fonctionner comme des photorécepteurs, en réglant l’horloge
circadienne chez l’humain et les autres mammifères. Certaines études ont
montré que la lumière pénétrait en quantités non négligeables à travers le
cerveau et d’autres organes internes, générant une autre perception
lumineuse et temporelle que celle de la vision. Il est donc plausible que la
lumière puisse atteindre le NSC (noyau suprachiasmatique) directement
pour y exciter le CRY1, après avoir excité les CRY1 et CRY2 rétiniens.63
Quelle fonction physiologique fondamentale pourrait découler de cette
activation, demeure à être élucidé. Certains chercheurs suggèrent
l’hypothèse suivante : plutôt qu’une seule horloge centrale dans le
cerveau, responsable de la coordination de tous les rythmes corporels,
pourquoi la véritable maîtrise de toutes les autres horloges ne résideraitelle pas dans la lumière ambiante ?64
Non seulement l’intensité lumineuse et la longueur du jour changent au
cours de l’année, mais les couleurs du jour changent radicalement de
l’aube au coucher du soleil et selon les saisons.
17
Conclusions
Des mécanismes d’horlogerie ont été identifiés dans le cerveau, aussi bien
que dans les organes périphériques, les tissus et les cellules du corps. Les
horloges périphériques normalement synchronisées par des horloges
centrales dans le cerveau, maintiennent leur rythme et leur réactivité à la
lumière même lorsqu’elles sont coupées du cerveau. La lumière pourrait
(1) activer directement des photorécepteurs cutanés ou profonds, (2)
stimuler des éléments photosensibles présents dans le sang, en passant à
travers la peau ou l’œil, pour gagner les vastes lits vasculaires rétiniens,
puis livrer l’information photonique dans tout l’organisme par la circulation
sanguine. (3) Finalement, la lumière pourrait stimuler l’horloge et les
autres aires photoréceptrices du cerveau, par l’intermédiaire de la rétine
et du nerf optique. Cette stimulation pourrait se faire par l’intermédiaire
des pigments présents dans les cônes et les bâtonnets, par l’intermédiaire
des pigments rétiniens non-visuels, ou peut-être encore directement par
l’intermédiaire de voies semblables à des « fibres optiques » quittant la
rétine par le nerf optique.
Les exemples de recherche présentés ici montrent le large éventail de
voies lumineuses étudiées aujourd’hui. Leur application thérapeutique
peut trouver sa place en optométrie, médecine, psychiatrie,
psychothérapie, acupuncture par la couleur (appelée maintenant
colorpuncture), réadaptation fonctionnelle, et tout un assortiment de
thérapies physiques. En notre âge quantique, la photothérapie syntonique
est le centre d’un intérêt grandissant avec rapidité pour les médecines
énergétiques. Au stade actuel, la médecine énergétique ne comporte pas
de modèle final ou unifié. Il existe une matrice d’énergies dynamiques et
rythmiques, qui inclut les énergies mécanique, électrique, magnétique,
gravitationnelle, thermique, acoustique et photonique. Les diverses
approches thérapeutiques ciblent un ou plusieurs phénomènes. Notre
matrice vivante est capable d’extraire l’information nécessaire au pilotage
de nos systèmes biologiques. Il existe, non pas une, mais de nombreuses
voies pour parvenir à ce but. En Syntonique, cela peuvent être l’axe
rétino-hypothalamo-pituitaire et pinéal, la vascularisation rétinienne,
certains méridiens d’acupuncture, ou d’autres moyens encore inconnus.
Ces applications représentent la médecine et la thérapie de l’avenir. La
Syntonique est un mode de traitement consacré par l’usage et prouvé
cliniquement. L’optométrie a une position de choix pour pousser ces
applications plus loin, tout en conservant sa position privilégiée dans le
domaine des thérapies lumineuses du nouveau millénaire.
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Références
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Lire
The Syntonic Principle, par Harry Reily Spitler, Publié par le College of
Syntonyc Optometry en 1941. La thèse qui a établi la pratique de la
photothérapie visuelle connue sous le titre de syntonique. Disponible au
College of Syntonic Optometry.
Light, Medecine of the Future, par Jacob Liberman, (Bear and Co, éditeur,
Santa Fe, New Mexico, 1991). L’ouvrage actuellement le plus détaillé sur
la lumière comme outil thérapeutique. Couvre l’utilisation médicale et
psychologique de la lumière et contient une importante bibliographie. Un
must pour quiconque s’intéresse au sujet.
Spectrachrome Metricencyclopedia, par Dinshah Ghadiali. Publié par le
Spectrachrome Institute, Malaga, NJ en 1933. Ce traité en trois volumes
est un ouvrage de référence sur l’application thérapeutique de la couleur
au vingtième siécle : la systématique de l’application de la lumière pour le
guérison et l’amélioration du corps. Disponible à la Dinshah Society.
Light Years Ahead est une compilation réalisée lors d’un colloque réuni à
San Jose, en Californie, dans les années 1990, de toutes les variétés de
thérapies lumineuses pratiquées alors dans le monde. Compilation réalisée
par Lee Hartley et Brian Breiling et publiée par Celestial Press. Un des
meilleurs textes pour survoler toutes les différentes thérapies et
technologies lumineuses actuelles.
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