Eugène Isabey (1803-1886) Par les ruelles et par les grèves
Transcription
Eugène Isabey (1803-1886) Par les ruelles et par les grèves
Eugène Isabey (1803-1886) Communiqué de presse Exposition 5 juillet 17 septembre 2012 Aile Sully, 2e étage Salles 20 à 23 Eugène Isabey, Rochers à Saint-Malo, Paris, musée du Louvre © RMN-GP (Musée du Louvre) / Christian Jean Par les ruelles et par les grèves Le musée du Louvre consacre pour la première fois une exposition aux aquarelles et gouaches saisissantes de virtuosité d’Eugène Isabey, artiste prolifique mais finalement rarement montré. Outre la soixantaine de paysages des années 1850 conservés au Cabinet des Dessins, la présentation comprend également quelques tableaux et dix-huit carnets de dessins inédits qui permettent de suivre au plus près l’élaboration de ses grandes compositions. Des rivages bretons aux côtes normandes, Eugène Isabey dépeint avec passion l’âpreté des rochers et la violence des vagues, mais il s’attache aussi au pittoresque des ruelles médiévales du vieux Vitré qui exhalent autant de mystère. Il y a du Victor Hugo chez ce précurseur des Impressionnistes. La réputation d’Eugène Isabey (1803-1886) n’a guère connu d’éclipse : l’abondance de son œuvre a assuré sa postérité sans besoin d’un procès en réhabilitation. Fils de Jean-Baptiste Isabey (1767-1855), le plus célèbre des miniaturistes de l’Empire, Eugène sut imposer avec fougue son prénom : à la précision et à la suave délicatesse de l’un, l’autre répondit par la richesse de sa palette et la générosité de sa touche. En dramaturge romantique, Eugène Isabey orchestra d’emblée d’immenses scènes de naufrage. Ouvert aux innovations d’OutreManche, il sut pareillement renouveler l’art du paysage lithographié, révélant une Auvergne tourmentée qui n’avait rien à envier à l’Écosse de Walter Scott. Isabey emprunta aussi le goût des costumes historiques à la littérature de son temps. Ses évocations chatoyantes de la cour d’Elisabeth ou des derniers Valois lui assurèrent une clientèle avide de retrouver ainsi transfigurés les fastes du Second Empire. Eugène Isabey, Une rue à Vitré, Paris, musée du Louvre © RMN-GP (Musée du Louvre) / Thierry Le Mage Informations pratiques Lieu Aile Sully, 2e étage, salles 20 à 22 Horaires Tous les jours de 9h à 17h45, sauf le mardi. Nocturnes, mercredi et vendredi jusqu’à 21h45 Tarifs Accès avec le billet d’entrée au musée : 10 €. Gratuit pour les moins de 18 ans, les moins de 26 ans résidents de l’U.E., les enseignants titulaires du pass éducation, les demandeurs d’emploi, les adhérents des cartes Louvre familles, Louvre jeunes, Louvre professionnels et Amis du Louvre, ainsi que le premier dimanche du mois pour tous. Renseignements www.louvre.fr Direction de la communication Anne-Laure Beatrix Fondée principalement sur les richesses du département des Arts graphiques, cette exposition estivale s’attarde moins sur cette production de cape et d’épée que sur l’exploration inédite des rivages normands et bretons. D’Étretat à Saint-Malo, cette vision tourmentée de côtes déchiquetées, tour à tour battues par les vents ou écrasées de soleil, nous rappellent que derrière le virtuose de la gouache et de l’aquarelle, se cache un artiste authentique, de ceux qui font regarder autrement le spectacle de la nature, leçon à laquelle furent sensibles Jongkind comme Boudin. Commissaire de l’exposition: Christophe Leribault, conservateur général, département des Arts graphiques, musée du Louvre. Publication: Eugène Isabey. Christophe Leribault. Collection « Cabinet des dessins ». Coédition Le Passage / musée du Louvre éditions. 88 p., 51 ill., 19 €. Avec le soutien d’Arjowiggins Graphic. Contact presse Céline Dauvergne [email protected] - T : 01 40 20 84 66 / Fax : 54 52