MADAGASCAR - Projet Pôle Intégrés de Croissance

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MADAGASCAR - Projet Pôle Intégrés de Croissance
Plan directeur du Tourisme
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3 L’État des lieux
3.1 Le produit touristique
3.1.1 L’infrastructure liée au tourisme
Afin de pouvoir développer une industrie du tourisme réussie et durable,
l’infrastructure du transport (international et national) devra être l’une des premières
priorités. La grandeur de l’île exige un réseau aérien efficace. Le transport routier et
ferroviaire doit être amélioré d’urgence pour que les touristes internationaux et
nationaux ne dépendent pas uniquement du transport aérien. Qui plus est, le voyage
par train permet aux touristes de voir le paysage et de faire des arrêts d’une nuit. Le
transport ferroviaire devient ainsi plus qu’un simple moyen de transport et avec une
bonne stratégie de marketing peut représenter un attrait touristique unique.
Accessibilité
Vols internationaux
Il y a actuellement un total manque d’options pour les vols de l’étranger, le seul centre
européen étant situé à Paris. Les vols des autres pays passent par des pays
avoisinants comme par exemple l’Afrique du Sud, l’Ile Maurice ou le Kenya (une fois
par semaine).
Le nombre de compagnies aériennes ayant des vols sur Madagascar est également
limité. Il n’y a que deux lignes qui se partagent les vols aller/retour de l’Europe: la ligne
nationale Air Madagascar avec ses 3 vols par semaine et Air France avec 4 vols par
semaine.
Pendant la saison de pointe entre le 21 juin et le 20 septembre, Air Madagascar a
l’intention d’offrir un aller/retour supplémentaire entre Antananarivo et Paris. Air
Madagascar a aussi prévu une correspondance sur Milan et une autre sur Bangkok
(non confirmées à ce jour, janvier 2004).
Corsair, un subsidiaire de Nouvelles Frontières propose depuis peu un vol
hebdomadaire entre Paris Orly et Antananarivo. Au départ Corsair n’offrait qu’un vol
par semaine mais un deuxième vol est offert actuellement dans le cadre d’un essai
jusqu’en octobre. La ligne aérienne utilise cette correspondance avec un vol charter
depuis 1996.
Air Madagascar propose actuellement deux vols hebdomadaires de Johannesburg à
Antananarivo en collaboration avec Inter Air. Inter Air offre également une
correspondance indépendante sur la même voie aérienne. La South African Airways
(SAA) avait autrefois un vol de Durban à Antananarivo mais ce service n’existe plus.
Air Madagascar offre aussi un vol aller/retour sur Nairobi une fois par semaine.
Air Madagascar propose de nombreuses correspondances aériennes avec les îles
voisines. Qui plus est, Air Austral, un subsidiaire d’Air France basé à la Réunion, offre
des vols réguliers entre La Réunion et Antananarivo: 3 fois par semaine avec Air
France et une seule fois. Air Mauritius propose également des vols hebdomadaires
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entre l’île Maurice et Madagascar (3 fois par semaine). Un service sur les Comores
attend toujours d’être lancé.
Les vols sur les aéroports nationaux de Madagascar, tels Nosy Be, Toamasina et
Toliara, ne sont que partiellement possibles. Le gouvernement malgache, pour des
raisons de sécurité, a suspendu l’autorisation de vols de la mi-2002 jusqu’à fin février
2004. De ce fait, tous les vols, internationaux comme nationaux, doivent atterrir à
Antananarivo. Cette suspension des vols a évidemment dérangé l’industrie du
tourisme et bien que le processus de ré-autorisation ait recommencé, il reste assez
lent. La réouverture des aéroports à des lignes aériennes internationales fait preuve
d’un nouvel effort de la part du gouvernement malgache pour résoudre les problèmes
d’accessibilité – qui sont déjà un obstacle à l’industrie du tourisme.
Pour les touristes qui veulent voir les alentours et visiter les îles voisines, le ‘passeport
aérien’ de l’Océan indien offre une alternative intéressante. Les voyages entre les
différentes îles peuvent être réservés à des taux concurrentiels.
Les problèmes principaux
En plus du manque de correspondances, d’autres problèmes / difficultés doivent être
signalés:
Le prix d’un billet d’avion
Les billets intercontinentaux sont assez coûteux et, en plus, le prix des vols nationaux
représente une grosse partie du budget de voyage des touristes. Air Madagascar doit,
pour des raisons politiques, opérer des vols nationaux qui ne font aucun profit. Ces
vols seront suspendus dès que les nouvelles routes prévues s’ouvriront aux régions
en question.
L’affiliation à l’IATA
La réintégration d’Air Madagascar à l’IATA a été complétée pendant l’été 2003. Avant
cela, Air Madagascar n’était pas membre de l’IATA et les services de compensation et
de cabotage étaient très très coûteux.
La politique ciel ouvert
Une politique de ciel ouvert n’est ni suivie, ni projetée bien que l’industrie du voyage la
souhaiterait afin d’améliorer l’accès et de faire baisser les prix.
La libéralisation du trafic aérien qui avait été entamée en 1997 n’a pas eu grand
succès. Le seul transporteur aérien qui ait essayé, sans trop de succès d’ailleurs,
d’offrir des vols réguliers était TAM, subsidiaire d’Air Madagascar. Beaucoup de
petites lignes proposent aussi un service de “vols taxis” ou de transport de fret léger,
principalement d’Antananarivo mais Air Madagascar reste le seul opérateur de vols
réguliers nationaux et régionaux. Air Madagascar reçoit le soutien des secteurs privés
et publics et le gouvernement s’est engagé à empêcher la faillite à tout prix afin de
pouvoir vendre la ligne plus tard à profit. Qui plus est, Air Madagascar ne doit pas
payer les frais d’usage pour les aéroports nationaux (comme doivent le faire les autres
lignes aériennes) puisque cette infrastructure lui appartient. Jusqu’à ce que le secteur
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aérien devienne plus équitable, cet avantage injuste pour la concurrence continuera à
fermer le marché à de nouveaux joueurs.
L’aéroport d’Ivato à Antananarivo
Les services offerts doivent être améliorés d’urgence. Actuellement l’aéroport ne peut
pas servir un grand nombre de voyageurs à la fois par manque de capacité et à cause
des longues procédures d’arrivée et de départ. Qui plus est, un contrôle souvent
aléatoire à la douane est mal vu par les touristes. Ce qui énerve encore plus les
visiteurs étrangers c’est la façon dont beaucoup de personnes peuvent complètement
éviter la douane si elles connaissent personnellement le douanier ou le policier de
service qui fait en sorte de ne rien voir!
Comparés aux normes internationales, les procédures existantes doivent être revues
afin de pouvoir recevoir des vols long courrier. La capacité de l’aéroport est très faible,
ce qui fait que la procédure pour les arrivées et les départs est très lente. Les
voyageurs doivent montrer leur passeport quatre fois en moyenne et des officiers sans
scrupules acceptent des “cadeaux” pour accélérer la procédure. Les douaniers n’ont
qu’un scanner à leur disposition pour vérifier les bagages. A son arrivée le visiteur doit
s’attendre à au moins une heure et demie pour le contrôle du passeport et de ses
bagages (l’enregistrement des ordinateurs et des appareils photos est particulièrement
lent et manque de professionnalisme). Il faut ensuite compter environ une heure pour
arriver au centre d’Antananarivo, suivant la circulation.
Le prix du kérosène
Vu le prix élevé du kérosène à Madagascar, Air Madagascar atterrissait autrefois à
Mombasa au Kenya, pour se ravitailler, ce qui prolongeait bien sûr la durée du vol.
Depuis avril 2003, Air Madagascar offre un vol sans escale entre Antananarivo et
Paris.
Les croisières
Madagascar est actuellement sur l’itinéraire de plusieurs lignes de croisière, dont:
African Safari, Hebridean Island Cruises et Saga. Actuellement, les bateaux ne font
que brièvement escale à Nosy Be et Nosy Komba. Il est évident qu’il faudra une
meilleure infrastructure du port pour permettre aux grands bateaux de croisière
d’accoster. Également important comme condition préalable serait l’infrastructure
des prestations à terre. Celle-ci doit être excellente puisque le temps passé sur terre
est relativement court, environ 9 heures actuellement. Les visiteurs entreprennent
d’habitude des visites guidées ou font des sports nautiques comme la plongée. Ils
passent aussi du temps à acheter des souvenirs et dînent souvent dans un restaurant
ou un hôtel local comme par exemple à l’Hôtel Vanille de Nosy Be.
Le transport national
Comme nous l’avons dit plus haut, la majorité des touristes prennent au moins un vol
national pendant leur séjour, et même souvent plusieurs. C’est pourquoi il est essentiel
d’établir des correspondances sûres et efficaces entre tous les sites touristiques.
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Les vols nationaux
Les correspondances aériennes nationales sont principalement assurées par Air
Madagascar. Après une restructuration, le plan de vol d’été vient d’être publié et le
nombre de correspondances nationales a considérablement augmenté. Des routes
principales relient les six capitales provinciales entre-elles et avec Antananarivo. Les
vols réguliers ne sont pas toujours sûrs pour des raisons techniques ou climatiques.
Les correspondances quotidiennes:
D’Antananarivo sur:
• Mahajanga
• Nosy Be
• Antsiranana
• Ste. Marie
• Toamasina
• Tolanaro
• Toliara
• Morondava
Les vols nationaux touristiques
Les correspondances côtières:
(offertes au moins une fois par semaine)
• Mahajanga – Nosy Be – Antsiranana –
Sambava – Antalaha
• Maroantsetra – Toamasina – Ste. Marie
• Belo sur Tsiribina – Morondava –
Morombe – Toliara
• Tolanaro – Manakara
Depuis la libéralisation de la circulation aérienne
nationale, des compagnies aériennes privées ont
tenté de développer des routes supplémentaires.
Par exemple, la compagnie Tam, subsidiaire d’Air
Madagascar avait un vaste réseau de
correspondances à l’intérieur de Madagascar avec
une correspondance sur La Réunion.
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La table ci-dessous explique l’horaire des vols pour l’année 2000
Jour
Destinations
lun
Réunion – Sainte Marie – Sambava – Diego Suarez – Réunion
mar
Réunion – Fort Dauphin – Tulear – Morondava – Tulear – Fort Dauphin – Réunion
mer
Réunion – Nosy Be – Diego Suarez – Majunga – Tana – Tulear
jeu
Tulear – Morondava – Tana
ven
Tana – Majunga – Diego Suarez – Nosy Be – Réunion
sam
Réunion – Diego Suarez – Nosy Be – Majunga
dim
Majunga – Diego Suarez – Samabava – Sainte Marie – Réunion – Saint Pierre
La compagnie TAM devait continuer à offrir des vols à l’intérieur de Madagascar en
plus des vols régionaux sur la Réunion et les autres îles mais elle a depuis été
liquidée.
Les aéroports de Madagascar
A part l’aéroport international d’Ivato, il y a 55 aéroports dans le pays, dont 12 sont
gérés par ADEMA (Aéroports de Madagascar). Les vols internationaux ne peuvent
atterrir que dans très peu de ces aéroports. Par faute de réglementation et de sécurité
(pistes d’atterrissage non clôturées, pas de contrôle de bagages etc) dans les
aéroports régionaux, ceux-ci ne reçoivent que des vols nationaux. Les conditions
climatiques ajoutent au problème comme par exemple à l’aéroport de Fort Dauphin où
des vents très forts peuvent retarder les décollages et les atterrissages. Des vols
peuvent facilement être annulés ce qui fait que les tours opérateurs placent Fort
Dauphin en début d’itinéraire pour éviter le problème de touristes ‘bloqués’ dans le sud
sur leur chemin du retour.
Le réseau routier
Le réseau routier comprend environ 33, 000 km de routes dont 7,313 km de routes
classées. De façon générale, les routes de Madagascar sont relativement en mauvais
état: la saison annuelle des grandes pluies cause des dégâts incalculables tous les
ans. Pendant la crise politique des années 2001-2002 l’entretien du réseau a été
négligé et la condition des routes s’est sérieusement dégradée. On estime
actuellement perdre entre 1000 et 2000 km de routes par an, à cause d’une mauvaise
gestion et du manque d’entretien.
Moins de 12% des routes sont goudronnées et environ 80% sont délabrées. Il n’y a
actuellement que 18% du réseau qui soit considéré comme étant en bon état. L’état
des routes se détériore davantage pendant la saison des pluies et les régions qu’on ne
peut atteindre que par des pistes non classées sont souvent inaccessibles pendant
cette période. Le transport public est limité et pas toujours fiable.
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Le réseau routier de Madagascar en 2002
Catégorie
total
total goudronné
en bon état
(km)
(km)
(km)
Routes Primaires
2,560
1,577
1,616
Routes secondaires
4,753
1,277
1,319
Routes nationales temporaires
4,549
800
1,000
Routes provinciales
12,250
70
1,000
Rural
7,500
350
850
Total
31,612
4,074 (12,8%)
5,855 (18,5%)
Source: World Bank Report
Un ambitieux programme de réhabilitation des routes est en cours, avec un
financement de bailleurs tels l’UE et la Banque mondiale. L’objectif est la réhabilitation
de toutes les routes nationales d’ici les prochaines années, ce qui aidera beaucoup la
circulation routière.
Le gouvernement malgache a adopté une politique de décentralisation en 1994,
divisant le pays en 6 provinces et en 1,392 municipalités administratives rurales et
urbaines. Selon le Plan routier qui découle de la loi de décentralisation de 1994, le
gouvernement se charge de l’entretien et de la réparation des routes nationales tandis
que les autorités provinciales et locales se chargent respectivement des routes
provinciales et rurales. Selon ce plan, l’administrateur peut embaucher des membres
du secteur public pour assumer la responsabilité complète ou partielle de la gestion du
réseau routier. Tout investissement est sujet à une étude d'impact sur l'environnement
avant d’être approuvé.
Un fond d'entretien routier avait été mis en place pour l’entretien de routine.
Malheureusement il n’a pas été utilisé à cette fin et les routes se sont détériorées. Les
projets de réhabilitation qui ont suivi ont lourdement puisé dans ce fonds et très peu de
ressources sont restées pour la tâche initiale d’entretien régulier. Le fond d'entretien
routier donne aussi des fonds partiels pour l’entretien des routes non-nationales.
Le réseau ferroviaire
Le système ferroviaire à Madagascar date du début du XXe siècle et comprend deux
réseaux de voies qui ne sont pas reliés l’un à l’autre. Le réseau du nord relie
Antananarivo à Antsirabe et Toamasina à Ambatondrazaka, tandis que le réseau du
sud relie Fianarantsoa à Manakara. Les trains sont irréguliers, lents et ont tendance à
tomber en panne. Cependant la privatisation et la réhabilitation sont en cours et un
service régulier sur certaines parties du réseau a recommencé en 2003.
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Le réseau nu nord
Le réseau du nord relie la capitale Antananarivo à Antsirabe, et Toamasina à
Ambatondrazaka. La construction a commencé au début du siècle dernier et le Canal
des Pangalanes a été utilisé pour transporter le matériel de construction. Au départ, la
ligne était opérée par le RNCFM (Réseau National de Chemin de Fer de Madagascar)
et a constitué le moyen de transport le plus important de la région pendant des
dizaines d’années. Le tourisme national a proliféré car la construction de la voie ferrée
a permis aux riches habitants d’Antananarivo de voyager efficacement vers des
destinations de plages de la côte est. Après la construction de la voie no2 entre
Antananarivo et Toamasina et de la no 7 entre Tana et Fianarantsoa, le service
ferroviaire a perdu de son importance. Le transport des voyageurs et du fret a
beaucoup baissé et a amené à un entretien moins régulier des voies et du matériel
roulant. Le service entre Antananarivo et Antsirabe a cessé et le service qui restait sur
les autres lignes est devenu irrégulier, avec beaucoup de retards et de pannes.
Actuellement un projet de privatisation est en cours et une nouvelle société ‘Madarail’,
un subsidiaire de COMAZAR, offre un service régulier sur la ligne. L’amélioration du
service de fret est la première priorité de cette société puisque c’est un service plus
rémunérateur que celui du transport de voyageurs. Le service voyageurs ne sera donc
offert que sur certaines parties du réseau. En accord avec le gouvernement, Madarail
offrira un transport de voyageurs sur des lignes qui ne sont pas rentables mais qui
sont essentielles pour assurer l’accessibilité à certaines régions. Beaucoup de
communautés dépendent du chemin de fer pour le transport et le service ferroviaire
fait qu’elles ne sont pas coupées du monde extérieur. Le gouvernement paiera une
subvention pour le service mais il n’y a pas encore eu d’accord précis sur les
conditions et les montants concernés.
Madarail semble éprouver des difficultés à lancer son service passagers. Actuellement
un seul wagon est utilisable car les autres ont besoin de roues de remplacement qui
doivent venir spécialement d’Europe. Etant donné leur usage particulier, ces roues ne
sont fabriquées que sur commande et sont coûteuses. Madarail espère négocier avec
un fournisseur moins coûteux d’Europe de l’Est. Selon une source officielle, le service
passagers reprendra bientôt mais seulement entre Moramanga et Ambila (une fois par
semaine: de Moramanga à Ambila le vendredi, retour le samedi). Ce service dépend
aussi d’un soutien gouvernemental pour la subvention des billets de voyageurs.
Aucun service passagers n’est offert entre Antananarivo et Moramanga ou entre
Antananarivo et Antsirabe. A cause de l’étendue limitée du service passagers et d’une
fréquence faible, les possibilités pour un usage touristique sont limitées. Augmenter la
fréquence ainsi que le réseau dépendra de la rentabilité (et de la disponibilité des
wagons). Madarail avait prévu d’opérer un total de dix trains dès la fin 2003 –
actuellement un train de voyageurs et trois trains de fret fonctionnent. Un train de
voyageurs typique sert jusqu’à 430 personnes: 35 en première classe et 72 dans
chacun des cinq compartiments de 2e classe.
Le coût de la réparation:
• Wagon de 1ère classe
$50,000 par wagon
e
• Wagon de 2 classe
$35,000 par wagon
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La réparation de la fameuse Micheline a été reportée à une date ultérieure. Selon une
enquête auprès des tours opérateurs privés, la Micheline semble être un produit
touristique très séduisant pouvant être vendu à des groupes touristiques
internationaux à des tarifs intéressants. La Micheline, avec ses 19 places et son bar,
serait le moyen de transport idéal à louer en charter aux tours opérateurs pour le trajet
entre Antananarivo et le Parc national de Mantadia Andasibe.
La rénovation des voies ferrées sur le réseau du nord est financée par plusieurs
bailleurs de fonds internationaux tels l’UE, la Banque mondiale et la Coopération
française.
Le réseau du sud
Le chemin de fer du sud, construit entre 1926 et 1936 pour le transport du café, relie
Fianarantsoa à la ville côtière de Manakara. La ligne mesure 163 km et passe à
travers un écosystème unique – la dernière forêt tropicale des hauts plateaux
malgaches. Cette ligne est non seulement d’un très grand intérêt pour les touristes,
mais elle sert également de transport public pour environ les 10 000 habitants de la
région.
Les voies et les locomotives viennent d’être réhabilitées et le service est régulier.
Horaire:
Fianarantsoa – Manakara:
mar, mer, jeu, sam, dim; départ 07h00
Manakara – Fianarantsoa:
lun, mer, jeu, ven, dim; départ 06h45
Tarif:
1ère classe
2e classe
50,000 FMG
35,000 FMG
La première phase de réhabilitation a été principalement financée par USAID: 4,7
millions $US pour assistance technique et matériel. Le travail a commencé en février
2001 et s’est achevé en mai 2003. Les trains roulent assez régulièrement et la
circulation de touristes vers cette région augmente déjà.
La privatisation complète du chemin de fer et du port de Manakara, qui ajoutera
d’autres améliorations à l’infrastructure ferroviaire, était prévue pour 2003 et l’appel
d’offres devait être lancé en juillet. Tandis que les voies ferrées, les tunnels et les
ponts resteront la propriété de Madagascar, le matériel roulant – y compris les
locomotives et les wagons – sera cédé à la nouvelle compagnie.
Plusieurs groupes sont en train d’évaluer leur participation dans le projet. Le bruit
circule par exemple que la Banque mondiale pense fournir environ 10 millions $US
pour la réhabilitation du chemin de fer et du port.
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Le projet ferroviaire 'Vallée des Mines'
L’Association Amis de Madagascar & SNCF préparent un projet ferroviaire extensif
pour l’exploitation des mines des hauts plateaux de l’ouest. La ligne proposée reliera
Antsirabe et Toliara par Ikalamavony, avec une correspondance possible entre
Ikalamavony et Fianarantsoa.
Malheureusement aucun service de voyageurs n’est prévu: une correspondance avec
Antsirabe serait bien sûr profitable à l’industrie du tourisme puisque la capitale serait
alors reliée à Fianarantsoa par voie ferrée et les réseaux du nord et du sud
fonctionneraient enfin comme un seul réseau.
Les voyages nationaux par bateau
Ports
Le port le plus important de Madagascar est Toamasina, qui deviendra un terminal
moderne pour la gestion de conteneurs dans les années à venir.
Les ports situés dans ou près des régions touristiques sont:
• Antsiranana (Montagne d’Ambre)
• Nosy Be
(îles de Nosy Be et de Nosy Komba)
• Mahajanga (Tsingy de Namoroka)
• Morondava (Baobab Avenue, Tsingy de Bemaraha)
• Toliara
(Arboretum, Parc National de Tsimanampetsotsa)
• Toalanaro
(parc nationaux et privés)
• Manakara
(chemins de fer, Fianarantsoa)
• Toamasina (Canal des Pangalanes, Parc national d’Andasibe)
• Ste. Marie
(l’île Ste. Marie)
Les croisières s’arrêtent principalement aux ports de Nosy Be, d’Antsiranana et de
Mahajanga. Mais le potentiel pour le tourisme n’a pas encore été entamé.
Tous les ports de plaisance (la voile) potentiels forment actuellement l’objet d’une
étude intégrale par une société d’experts espagnole (TYPSA). Les résultats
préliminaires montrent que le plus grand potentiel pour les ports de plaisance et les
marinas commerciales serait le long de la côte des îles vierges avec les sites
principaux à Antsiranana, Nosy Be et Mahajanga.
Le Canal des Pangalanes
Ce canal de 600 km relie une séries de rivières et de lacs le long de la côte est, allant
de Foulpointe à Farafangana. Conçu par les français et construit à l’aide de plus de
400 ouvriers chinois, la construction du canal a pris 5 ans et s’est terminée en 1901.
Jusque dans les années 80 le canal a été un moyen important pour le transport des
produits agricoles. Cependant le canal est actuellement envahi de plantes aquatiques
et doit être dragué ce qui gêne la circulation. Il n’y a plus que 400 km de navigables et
pour réhabiliter les 200 km qui restent, il faudrait draguer à 5 endroits différents.
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Les rivières
Des projets pilotes sont prévus pour la réhabilitation de la Tsiribihina et de la Sofia.
Ceux-ci comprendront également une évaluation pour un usage touristique éventuel.
Les études sont en cours et n’ont pas encore été terminées. Un transport régulier par
pirogue est possible sur la Tsiribihina, bien qu’il soit généralement trop peu sûr pour
l’usage des touristes. Des voyages organisés par bateau de Miadrivazo à BeloTsiribihina sont de plus en plus populaires.
Le transport par les eaux côtières
Ce transport régulier est limité à quelques lignes dont les plus importantes pour le
tourisme sont:
• d’Ankify (île principale) à Nosy Be
(1 h par vedette rapide, 2 à 3 h par ferry)
• de Soanierana-Ivongo (île principale) à Ste. Marie
(1 h 30 - 2 h par vedette rapide, 3 à 4 h par ferry)
Il existe quelques correspondances régulières ainsi qu’une multitude de
correspondances ponctuelles le long de la côte. Celles-ci peuvent être utilisées par
des voyageurs individuels à leur risque et péril mais ne sont généralement pas
adaptées au tourisme de groupe.
L’est:
•
Marontsetra - Ste. Marie - Tamatave – 1 jour et 1 nuit
Le nord:
• Majunga - Ananalave - Atsony (Boutre)
• Majunga - Nosy Be - Boutre (de 17-20m)
• Majunga - Nosy Be: Navette passagers (Cabine, 1ère. 2e. Classe) – 1
nuit
• Majunga - Maintrano (Boutre)
Les attractions touristiques naturelles
Vu les différentes zones climatiques de l’île, Madagascar a une variété de paysages
différents qui crée un énorme potentiel touristique. Madagascar est un pays de
contrastes avec des montagnes qui atteignent plus de 2800m dans les hauts plateaux,
de vastes savanes, des forêts tropicales à feuilles persistantes et des plaines fertiles
semées de rizières en terrasses. Le pays a aussi 5000 km de côtes dont une grande
partie est protégée par des récifs coralliens et on y trouve de nombreuses îles
tropicales avec de belles plages au sable blanc. Un paysage calcaire spectaculaire
avec de nombreuses tours de karst, des rivières souterraines et beaucoup de grottes
dans certaines régions de l’ouest, renforcent la variété du capital naturel du pays.
La diversité écologique de Madagascar et sa flore et faune uniques sont parmi les
attraits principaux de l’île. De plus, chaque zone climatique à Madagascar est
associée à un type différent de végétation et contient une variété d’espèces
endémiques (palmiers, bambous, fougères, orchidées, baobabs, cactus et autres
plantes succulentes).
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En gros, à peu près 80% des plantes de Madagascar sont endémiques. Ce
pourcentage est encore plus élevé pour la faune. L’exemple le plus connu est celui
des lémuriens, dont presque 100% ne se propagent naturellement qu’à Madagascar.
Des 250 espèces d’oiseaux, 106 sont endémiques, comme le sont 98% des reptiles et
des amphibiens du pays, y compris les caméléons, les geckos, les crocodiles, les
tortues et les serpents. Environ 92% des poissons d’eau douce sont aussi endémiques
tandis que les récifs coralliens le long de la côte abritent une vie marine
époustouflante.
Les parc nationaux de Madagascar et les aires protégées recouvrent 17,103 km2, soit
3% de la superficie totale du pays. Les parcs comprennent des régions qui se
distinguent par leur qualités naturelles, culturelles, scientifiques et éducationnelles
uniques. Ces parcs protègent toute la nature ainsi que les caractéristiques
particulières du paysage à l’intérieur de leur frontières. L’entrée des Parc nationaux et
des aires identifiées est contrôlée et la conservation de la nature est prioritaire. La
plupart des parcs sont gérés et entretenus par l’ANGAP (Association Nationale pour la
Gestion des Aires Protégées)
Quelques-uns des parcs les mieux connus à Madagascar sont:
• Parc national d’Andasibe/Mantadia
• Parc national d’Isalo
• Parc national de Masoala
• Parc national de Montagne d'Ambre
• Parc national de Ranomafana
• Réserve spéciale de Tsingy du Nord
• Réserve spéciale de Berenty
Les attractions culturelles
Les 18 différentes tribus qui vivent à Madagascar sont originaires d’Indonésie,
d’Afrique, d’Arabie et d’Inde. Il s’ensuit que le pays est composé d’un mélange de
cultures qui ne peut être trouvé ailleurs au monde. Chaque tribu et région a sa propre
culture avec un style de vie, une architecture et des traditions particuliers. Les hauts
plateaux sont dominés par une architecture grandiose en briques entourée de rizières
en terrasses. Sur la côte, les bâtiments sont plus simples et utilisent un matériel de
construction plus naturel tel le bois et les palmiers. Cependant l’architecture des
tombeaux de pierres est assez détaillée. Les contributions culturelles venant des
différents commerçants qui se sont établis dans le pays ou datant de l’ère coloniale de
Madagascar sont visibles dans les villes, surtout dans le styles des bâtiments.
Le passé colonial de Madagascar a marqué non seulement son architecture mais
aussi son infrastructure générale. Un exemple serait le Canal des Pangalanes. Ce
système de canaux de 600 km de long relie plusieurs lacs naturels et tronçons de
rivière le long de la côte est de Toamasina à Farfangana. De nombreux villages
bordent le canal dont il ne reste que 400 km qui soient navigables en petits bateaux.
Une autre attraction est la célèbre Micheline, conçue pendant les années 30. Ce train
qui ressemble à un autobus roule sur des pneus Michelin au lieu de rouler sur des
roue en fer et il n’y en a que trois autres dans le monde. Le train prend 18 personnes
assises. Il vient d’être rénové et a recommencé à rouler entre Fianarantsoa et
Manakara.
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L’industrie artisanale de Madagascar se caractérise par la grande variété de ses
produits et techniques comme le bois travaillé, la broderie et les bijoux. La diversité est
basée sur la multiplicité des cultures et des ethnies, la plupart de ces groupes ayant
développé leurs propres produits avec leur propre style. La grande majorité de ces
produits, même les plus simples, intéressent beaucoup les touristes étrangers:
• Le bois sculpté de la tribu des Zafimaniry
• Le papier artisanal des Antaimoro
• La broderie Richelieu de Nosy Be
• Les instruments de musiques malgaches
• Le cuir
• La marqueterie
• Les broderies aux thèmes traditionnels
• Les tissus faits main de batik, soie ou coton
• Le tissage de raphia
• Les bijoux en corne de Zébu
• Des objets fabriqués de pierres taillées
• Les parfums, par ex. Ylang Ylang
• Les épices, par ex. vanille, girofle et poivre
Il n’y a que quelques marchés qui se spécialisent en artisanat en dehors de la capitale;
l’artisanat s’achète d’habitude dans les marchés ordinaires.
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3.1.2 L’offre
Ces dix dernières années, des développements significatifs ont pu être notés dans le
marché du tourisme à Madagascar. Ce secteur a vu un nombre croissant d’arrivées de
touristes surtout depuis les toutes dernières années. Pourtant un amer contretemps a
été ressenti en 2002 par un secteur qui se développait jusque là de façon positive
grâce à une nouvelle approche gouvernementale. La crise politique et économique sur
l’île a fait que l’industrie du tourisme a vu une forte baisse dans la demande.
Maintenant, plus d’un an après la crise, le marché reprend petit à petit. Depuis
récemment le gouvernement veut une amélioration plus importante de l’infrastructure
du tourisme pour que le pays puisse devenir un joueur compétitif sur le marché
international du tourisme.
L’offre de prestations touristiques à l’échelle nationale reste cependant insuffisante et
ne répond pas aux besoins des touristes internationaux. De nombreux aspects de
l’infrastructure touristique sont faibles et il y a d’importantes différences de standards
de région en région. Il y a bien une infrastructure – bien qu’insuffisante – dans les
centres, tandis que dans les régions les polus éloignées de Madagascar on ne peut
même pas obtenir les prestations ou les services de base.
Madagascar doit continuer ses efforts pour le développement des prestations et des
services touristiques ainsi que pour la mise à niveau de l’infrastructure existante s’il
cherche à devenir une attraction touristique prisée à l’avenir.
L’hébergement
Jusque dans les années 90, l’hôtellerie offrait plutôt des petits établissements avec un
niveau de prestations assez bas. De plus grands hôtels comme le Colbert et le Hilton
ne se trouvaient que dans les grandes villes. Depuis les dix dernières années, un bon
nombre de petits hôtels de très bon niveau ont été construits à la suite d’un intérêt
international grandissant. Les nouveaux hôtels se trouvent surtout dans des sites
ayant un grand attrait touristique tels Nosy Be, Ste. Marie et le long de la Route du
Sud.
Des statistiques officielles du Ministère de Tourisme indiquent un total de 177 hôtels
avec 8,780 chambres pour 2002. L’offre pour l’hébergement se concentre toujours sur
la capitale Antananarivo et les centres du tourisme de plage:Taolanaro, Toliara, Nosy
Be et Ste. Marie. Il existe aussi des chambres supplémentaires à Mahavelona et sa
région et dans le Parc National d’Isalo.
Le nombre moyen de chambres dans les hôtels de Madagascar est relativement bas
comparé aux normes internationales. En 2002, le pays entier comptait une moyenne
de 12.2 chambres par hôtel. Les hôtels de plus de 30 chambres ne se trouvent qu’à
Antananarivo, Toliara, Antsiranana, Toamasina et Nosy Be. Le seul hôtel avec plus de
200 chambres est situé à Nosy Be. Les hôtels pour hommes d’affaires sont limités à
quelques villes comme Antananarivo et Toamasina.
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Plan directeur du Tourisme
Le développement de l’infrastructure hôtelière de 1997 à 2002
1997
1998
1999
2000
2001
2002
Nombre d’hôtels
451
482
556
644
695
717
Nombre de chambres
6,246
6,637
7,207
7,779
8,435
8,780
Nombre moyen des
chambres
13.9
13.8
13.0
12.1
12.1
12.2
Source: Ministère du Tourisme
La plupart des hôtels classés par le système d’étoiles trouvent dans les catégories une
à trois étoiles. Les hôtels de quatre et de cinq étoiles ne sont qu’à Antananarivo (Hilton
et Colbert ) et à Nosy Be et sont introuvables dans les régions isolées du pays. Un
grand nombre d’hôtels en dehors d’Antananarivo et des centres de tourisme n’ont pas
encore été classés. Il est donc difficile de définir le standard hôtelier pour le pays
entier. La table suivante décrit les hôtels classés:
La répartition des hôtels d’1 à 5 étoiles, 2002
Classement
5 étoiles
4 étoiles 3 étoiles
2 étoiles
1 étoile
Total
Nombre d’hôtels
2
4
22
38
45
111
Nombre de
chambres
287
243
686
867
957
3,040
Source: Ministère du Tourisme
En plus du classement d’1 à 5 étoiles, les hôtels sans étoile sont classés par
Ravinalas, allant d’1 à 3 Ravinalas. Les hôtels classés par Ravinalas sont
généralement des hôtels peu chers ou des pensions qui n’offrent que le service
minimum par rapport aux besoins touristiques. Ces hôtels sont très peu utilisés par les
touristes internationaux mais offrent quand même une alternative financièrement
avantageuse pour les voyageurs nationaux qui n’ont pas les moyens de réserver un
hôtel à étoiles.
La répartition des hôtels d’1 à 3 ravinalas, 2002
Classement
1 Ravinala
2 Ravinalas
3 Ravinalas
Total
Nombre d’hôtels
42
39
28
109
Nombre de
chambres
538
327
214
1,079
Source: Ministère du Tourisme
Puisque seulement 3,040 chambres et 1,079 chambres sur 8,780 sont classées selon
des étoiles ou des ravinalas respectivement il est difficile de faire un compte rendu
détaillé du standard hôtelier du pays entier. Il est néanmoins possible de supposer que
les hôtels non-classés sont en général de basse qualité.
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LA RÉPARTITION DU CLASSEMENT HÔTELIER, 2002
5 étoiles 4 étoiles
2%
1%
1 ravinala
3 étoiles
13%
10%
2 ravinalas
18%
3 ravinalas
19%
2 étoiles
17%
1 étoile
20%
Source: Ministère du Tourisme
L’infrastructure hôtelière dans les principaux centres de plage, avec nombre de bons
hôtels de plage, est plutôt bien développée. Au-delà des plages établies, l’offre
d’hébergement approprié est largement inadéquate. Des hôtels de bonne qualité et un
hébergement approprié dans les autres sites touristiques, surtout ceux qui proches
des parcs nationaux et dans les environs d’Antananarivo et de Nosy Be, sont assez
rares.
Il existe un certain nombre d’hôtels qui sont compatibles avec l’environnement mais vu
la sévérité des critères de classification comme écolodge, la plupart de ces
établissements ne sont pas dignes de ce label. Il n’y a donc qu’un nombre limité
d’écolodges à Madagascar.
Pour répondre aux besoins des voyageurs nationaux, de nombreux établissements
dits “hotely” se trouvent dans le pays surtout le long des routes principales. Ces hôtels
offrent un hébergement à prix bas et au confort minime. Ils sont en général inadéquats
pour le touriste international.
De façon générale on peut dire que l’infrastructure d’hébergement actuelle, du point de
vue qualitatif et quantitatif, ne répond pas aux standards internationaux. Ce manque
d’infrastructure hôtelière fait que Madagascar n’est pas encore prête à accueillir le
nombre grandissant de touristes (la capacité limitée ne permet pas l’augmentation des
arrivées touristiques). Surtout en dehors des centres touristiques, l’infrastructure
hôtelière est très limitée et ne répond pas aux exigences des touristes internationaux
en ce qui concerne la qualité.
Puisqu’il n’existe pas de données sur le concept touristique ni sur des projets à venir, il
n’est pas possible de faire état de toutes les activités dans le pays. La majorité des
propriétaires d’hôtels ont interrompu leurs projets pendant la crise politique et
économique de 2002. Il y a cependant un petit groupe de propriétaires qui mettent leur
projet en oeuvre ou qui ont commencé le planification. Sur l’île de Nosy Be par
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exemple, un certain nombre de nouveaux projets ou d’agrandissements sont déjà en
cours.
Les voyages nationaux et les tours
Les tours opérateurs locaux offrent une multitude de tours dans tout le pays. L’une des
grandes forces de l’industrie du voyage de Madagascar est la diversité des activités
offertes avec l’appui d’un environnement naturel unique. Les activités suivantes
montrent la variété du portfolio touristique:
circuits
•
•
•
•
“La Route du Sud” (le circuit classique, 6 jours en voiture/4X4) ou
“l’ouest de Madagascar”(Morondava et Tsingy de Bemaraha)
vacances de plage – vol à la côte nord et l’île de Nosy Be
vol à la côte est et l’île de Ste. Marie
excursions à intérêt spécial
• concentrées sur une espèce (lémuriens, caméléons, baobabs etc.)
• tours pour observer les baleines de la baie d'Antongil
excursions d’aventure
• trekking sur la presqu’île de Masoala
• tours sur les pistes de la province d’Antsiranana et la région du
Grand Sud
• canoë sur la rivière de Tsiribihina
En plus des activités ci-dessus, les tours et voyages nationaux comprennent aussi
Antananarivo et ses environs, par ex. le parc zoologique et botanique de Tsimbazaza
et plusieurs fermes de crocodiles. Sont offerts également des tours à la colline sacrée
d’Ambohimanga, déclarée site du patrimoine mondial par l’UNESCO en 2001.
De façon générale le niveau de l’industrie du service à Madagascar, surtout en ce qui
concerne les activités touristiques, est encore très bas comparé aux normes
internationales et aux destinations concurrentielles. L’infrastructure du transport en
particulier et le manque de prestations de base ne permettent pas le transport adéquat
de touristes dans beaucoup de régions du pays. Le système de transport public est
mal développé et n’est pas adapté aux voyages dans le pays. Les visiteurs ont donc
des difficultés à accéder aux différents sites et attractions touristiques. Les taxis
privés, les vols nationaux et les tours privés sur mesure avec des services privés de
transport local semblent être les seuls moyens d’arriver aux différents centres de
tourisme et d’intérêt touristique. Le voyage en train est seulement possible entre
Fianarantsoa et Manakara.
Cependant ce ne sont pas seulement ceux qui voyagent seuls qui ont de la difficulté à
accéder aux sites nationaux, les touristes en groupes organisés sont également
touchés par la mauvaise infrastructure nationale du transport. Les tours opérateurs
offrent des options spéciales et des programmes sur mesure pour leurs clients.
Cependant le transport routier organisé par les tours opérateurs ne répond souvent
pas aux normes internationales, étant aussi très limité du point de vue nombre. Des
tours par car pour les groupes ne sont généralement pas disponibles à cause de l’état
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des routes et beaucoup de vols nationaux sont offerts par des opérateurs de petits
avions mais ne permettent pas le transport de larges groupes. Qui plus est, la petite
capacité des hôtels de province restreint de beaucoup la possibilité d’offrir des tours
pour des groupes de plus de 12 personnes.
L’industrie du tourisme de Madagascar est plutôt innovatrice comme le montre la
variété de produits offerts. S’appuyant sur l’offre de sites touristiques exceptionnels et
spectaculaires dans le pays, les prestataires du tourisme peuvent offrir un produit
authentique et professionnel. Cependant les problèmes d’infrastructure gênent
considérablement le développement de l’industrie du tourisme. Un portfolio intégré de
tours et de voyages domestiques ne pourra être développé que si les contraintes
existantes de l’infrastructure du transport (mauvaises routes, manque de ponts, etc)
sont éliminées. Ainsi une infrastructure moderne et complète du transport est-elle la
condition première pour tout développement du tourisme à Madagascar.
L’environnement et l’écotourisme
Madagascar offre une nature unique dans un des paysages les plus fascinants au
monde. Il n’y a guère d’autres pays au monde avec une variété comparable de
paysages, d’écosystèmes et de biodiversité. La faune de Madagascar est aussi unique
étant donné que la majorité des espèces sont endémiques.
Cependant, les ressources naturelles et l’environnement spectaculaire qui aujourd’hui
forment la base de l’écotourisme et des activités tournées vers la nature ont presque
été détruites par de sérieuses fautes commises par le passé. La désertification pour la
culture du riz et l’élevage des bovins par la méthode ‘tavy’ (culture sur brûlis) ont
détruit beaucoup de trésors malgaches et ont volé au pays une grande partie de ses
ressources les plus précieuses. Plus de 80% des forêts ont été détruites, la moitié
depuis la fin des années 50, avec de nombreuses espèces uniques. Suite à cette
désertification, de larges régions sont menacées par une érosion massive.
Afin de prévenir des dégâts futurs irréparables et l’usage abusif des ressources
naturelles, différentes aires ont été déclarées zones de protection naturelle. Pour
préserver ces écosystèmes et leur biodiversité, 46 aires protégées et plusieurs parcs
marins ont été établis. L’étendue totale des aires protégées est de 17,103 km2 ou 3%
du territoire de l’état. Ces aires protégées sont l’une des attractions principales de
Madagascar. Les statistiques officielles présentées par ANGAP (Association Nationale
pour la Gestion des Aires protégées) montrent qu’un total de 99,722 personnes ont
visité les parcs en 2001.
ANGAP, l’organisme responsable de la gestion des parcs, les divise en trois
catégories:
Catégories
Définition
Réserve Naturelle Intégrale
Établie pour protéger la flore et la faune en danger
d’extinction et les écosystèmes délicats. Les visites
n’y sont pas permises.
Parc National
Conçu pour protéger les biens culturels et naturels
en offrant en même temps un environnement de
loisirs.
Réserve Spéciale
Établie pour protéger des écosystèmes entiers.
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Source: ANGAP
Qui plus est, ANGAP a développé des lignes directrices pour le développement
durable de l’écotourisme dans toutes les catégories d’aires protégées. Les lignes
directrices de ce développement selon la définition d’ANGAP soutiennent la protection
des ressources naturelles, la préservation d’un écosystème sain, la mobilisation
d’initiatives publiques et privées, la préservation et la relance de la culture et des
traditions locales, la satisfaction des visiteurs et la contribution à un développement
économique durable.
ANGAP a ainsi développé quatre niveaux pour classer les aires protégées selon leur
potentiel touristique. Ces niveaux sont les suivants:
- la destination principale d’une région
Niveau 1 (potentiel élevé)
- plus de 25,000 visiteurs par an
- ou une région à fort potentiel mais peu
accessible
- visité fréquemment
Niveau 2 (potentiel moyen)
- plus de 15,000 visiteurs par an
- pas de destination principale
- destinations du tourisme à intérêt spécial
Niveau 3 (potentiel limité)
- entre 100 et 2,000 visiteurs par an
- accès très limité
- pour la protection d’espèces ou d’habitats rares
Niveau 4 (aucun potentiel)
- accès trop difficile
- sites non classés sous 1, 2 ou 3
- la plupart des autres aires
Jusqu’à présent, ANGAP a assigné 9 sites au niveau 1, trois sites au niveau 2 et cinq
sites au niveau 3. Les 29 sites restants n’ont pas encore été classés ou n’ont pas
suffisamment de potentiel pour un développement écotouristique.
Les tables suivantes montrent les aires protégées selon les classements des niveaux
1 à 3:
Niveau 1
Parc national Montagne d’Ambre
- 18,200 ha
- forêt dense à feuilles persistantes
- lémuriens
- 8,170 visiteurs en 2001
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Parc national d’Ankarana
- 18,225 ha
- forêt dense et sèche
- crocodiles et chauves-souris
- 6,898 visiteurs en 2001
Parc national d’Anakafantsika
- 60,520 ha
- forêt dense et sèche
- reptiles
- 4,617 visiteurs en 2001
Parc national Tsingy de Bermaraha
- 152,000 ha
- forêt dense semi-caducifoliée
- lémuriens et oiseaux
- 3,351 visiteurs en 2001
Parc national d’Andasibe – Mantadia
- 12,181 ha
- forêt dense à feuilles persistantes
- célèbre pour l’Indri Indri
- 26,478 visiteurs en 2001
Parc national de Ranomafana
- 41,000 ha
- une des dernières forêts de nuages au monde
- célèbre pour ses oiseaux
- 15,668 visiteurs en 2001
Parc national d’Isalo
- 81,540 ha
- différents types de forêts
- lémuriens et oiseaux
- 27,678 visiteurs en 2001
Parc national d’Andringitra
- 31,160 ha
- différentes zones de végétation
- oiseaux et lémuriens
- 1,750 visiteurs en 2001
Parc national d’Andohahela
- 76,020 ha
- forêt primaire, lien entre forêt pluviale et forêt
sèche
- grande biodiversité
- 1,637 visiteurs en 2001
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Niveau 2
Parc national Masoala / Nosy Mangabe
- 230,520 ha
- forêt dense à feuilles persistantes, forêt
côtière et mangroves
- célèbre pour ses Aye-aye et ses baleines
- 1,951 visiteurs en 2001
Parc national Zombitse – Vohibasia
- 36,852 ha
- forêt semi-caducifoliée
- lémuriens
Parc national Tsimanampetsotsa
- 43,200 ha
- forêt dense et sèche
- oiseaux
- 405 visiteurs en 2001
Niveau 3
Réserve spéciale Analamerana
- 34,700 ha
- forêt semi-caducifoliée
- lémuriens et oiseaux
- 18 visiteurs en 2001
Parc national Baie de Baly – Namoroka
- 57,418 ha
- Tsingy
- grotte d’Ambovonomby
- 14 visiteurs en 2001
Parc naturel et réserve de Zahamena
- 63,899 ha
- forêt semi-caducifoliée
- lémuriens et oiseaux
- pas de visiteurs en 2001
Parc national de Kirindy Mitea /Réserve
spéciale d’Andranomena
- 78,620 ha
- forêt semi-caducifoliée et baobabs
- lémuriens et reptiles
- 45 visiteurs en 2001
Réserve spéciale du Cap Ste. Marie
- 1,750 ha
- succulentes
- habitat étranger de l’Aépyornis
- 227 visiteurs en 2001
Source: ANGAP
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Autres zones protégées
A part les aires gérées par l’ANGAP, d’autres zones ont aussi une certaine importance
pour les écosystèmes et le tourisme. Pour assurer la possibilité d’un échange
d’espèces entre les parcs, des “corridors forestiers protégés” ont été établis.
Qui plus est, des organisations internationales et des ONG locales telles le WWF ou
Fanamby, ainsi que des propriétaires privés, se sont voués à l’établissement d’un
statut légal pour les écosystèmes qui ne sont pas encore protégés dans le cadre des
parcs nationaux et des aires de conservation. Ils oeuvrent pour maintenir la biodiversité des zones non-protégées. Les exemples de ces sites sont, parmi d’autres, le
Domaine Croix Vallon, le dernier écosystème naturel intact des hauts plateaux du
centre, le Daraina, une région à haute biodiversité avec une multitude d’espèces
endémiques et le Palamarium, une réserve privée avec une variété de plantes et de
lémuriens.
Artisanat
Beaucoup de produits d’artisanat et même des produits ordinaires intéressent les
touristes étrangers par leur particularisme. L’artisanat propre à un pays donne souvent
aux voyageurs une raison de visiter les marchés et de faire des excursions dans des
endroits éloignés. A Madagascar les touristes qui cherchent un artisanat et des
souvenir extravagants trouveront ce qui les intéresse.
Madagascar offre une gamme étendue de produits fait main. L’industrie de l’artisanat
est caractérisée par une grande variété de produits tels le bois sculpté, la broderie, les
bijoux, les pierres précieuses et semi-précieuses, les voitures fabriquées de vieilles
cannettes, etc. Les origines de cette diversité remontent à la multiplicité des cultures
car chaque ethnie a développé son propre style et ses propres produits. Ces produits
sont vendus dans les marchés réguliers dans la majorité des villes et cités. Un marché
de l’artisanat a été établi sur la route de l’aéroport entre Antananarivo et l’aéroport
d’Ivato lorsque le marché de Zoma a fermé. De plus petits marchés d’artisanat existent
dans certains villages à travers le pays comme par exemple le marché et les magasins
pour le bois sculpté à Ambositra et entre autres, aux aéroports d’Antananarivo et de
Nosy Be.
Autres facilités touristiques
La capitale d’Antananarivo et certaines capitales régionales offrent un nombre limité
de magasins modernes. Des marchés offrant une variété de fruits, de produits
ménagers et de souvenirs se trouvent dans tout le pays et certaines villes ont des
supermarchés qui vendent une petite sélection de produits occidentaux.
Vu la diversité de l’environnement du pays, un large éventail d’activités sportives est
offert aux touristes. La majorité des centres de loisirs et de sports sont situés dans les
hôtels ou gérés en collaboration avec les hôtels. L’offre correspond d’habitude au site
de l’hôtel, c à d que les hôtels situés près de la mer offrent généralement les sports
nautiques comme la plongée, la plongée avec masque, la pêche, tandis que les hôtels
de l’intérieur offrent plutôt le VTT, le trekking et les randonnées pédestres.
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Le golf n’est pas très populaire à Madagascar et les facilités offertes sont très limitées.
En tout il n’y a que 4 terrains de golf dans le pays:
•
•
•
•
Ambohidratrimo/Antananarivo
Toamasina/Tamatave
Antsirabe
Ambodiafotsy
parcours de 18 trous
parcours de 9 trous
parcours de 9 trous
parcours de 3 trous
Il est donc clair que le golf ne présente pas une attraction touristique pour le pays.
A part les sports, le portfolio des loisirs est complémenté par plusieurs options de
spectacles. La culture de la musique est généralement forte en Afrique car elle
s’intègre dans le quotidien du peuple. A Madagascar, les visiteurs seront fascinés par
le folklore, le chant et les danses traditionnelles telles la “hira gasy” dansée par les
autochtones. Des spectacles divers ont souvent lieu dans les centres communautaires
attirant à chaque fois beaucoup de visiteurs s’intéressant à la culture.
La nuit, les activités se limitent plutôt à la capitale et aux centres de tourisme où l’on
trouve des boîtes et des bars. Il y a aussi trois casinos, chacun faisant partie d’un hôtel
et offrant des activités de nuit aux touristes:
•
•
•
Hôtel Ventaclub, plage de l’Andilana
Hôtel Colbert & Casino
Hôtel Madagascar Hilton et Casino
De façon générale, l’infrastructure des facilités de divertissement de nuit est très peu
développée, en nombre comme en qualité et ne constitue donc pas une attraction
touristique particulière pour les visiteurs internationaux.
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3. Ètat des Lieux
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MADAGASCAR
Plan directeur du Tourisme
3.1.3 La demande
Madagascar reste toujours généralement inconnue du tourisme international. Plus de
la moitié des touristes actuels viennent de France. Il est important de noter ici que ce
groupe comprend des malgaches expatriés avec des passeports français qui viennent
à Madagascar pour passer des vacances et rendre visite à leurs amis et parents. Il n’y
pas eu de vrais développements du tourisme de loisir, ni des voyages d’affaires
pendant les dernières années. Aujourd’hui Madagascar n’a pas encore d’attraits
majeurs pour les marchés principaux d’Europe, d’Asie ou d’Amérique.
Les arrivées touristiques
Jusqu’en 2001, Madagascar avait vu une croissance régulière en terme d’arrivées
touristiques; le volume de visiteurs avait augmenté de façon systématique par plus de
69% pendant 5 ans jusqu’au total de 170,208 en 2001. En 2002, on a pu noter un
déclin important dans la demande à cause de la crise politique. On estime que les
chiffres en 2003 seront positifs, atteignant probablement le niveau de 2001.
Les arrivées de non-résidents de 1999 à 2003
Arrivées de non-résidents
1999
2000
2001
2002
2003
138,253
160,071
170,208
62,000
est. 170,000
Source: Ministère du tourisme
Il est important de noter que le nombre de ‘vrais touristes’ est nettement plus bas que
le nombre d’arrivées. Les statistiques ne font malheureusement pas la différence entre
les étrangers avec des intérêts touristiques, les expatriés malgaches rendant visite à
leurs amis et parents et les Malgaches rentrant au pays après un voyage d’affaires ou
de tourisme.
Selon les chiffres d’une étude de la banque mondiale (Tourism Sector Study 2002),
seules 60 à 66% des arrivées peuvent être considérées comme de ‘vrais touristes’.
Pour l’année 2001, cela veut dire que seulement 110,000 personnes sur les 170,208
arrivées peuvent être comptées comme touristes.
La saisonnalité
La demande touristique suit les saisons. D’un côté il y a les mois d’hiver du sud, d’avril
à octobre, avec des températures moyennes et peu de pluies. C’est la haute saison et
les visiteurs de loisirs choisissent cette période pour venir à Madagascar.
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Plan directeur du Tourisme
20000
18000
16000
14000
1998
12000
1999
10000
2000
8000
2001
6000
2002
4000
2000
0
Ja
nu
Fe ary
br
ua
r
M y
ar
ch
A
pr
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ay
Ju
ne
Ju
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be
O
ct r
ob
N
ov er
em
b
D
ec er
em
be
r
Arrivals of non-residents
Les arrivées de 1998 à 2002
Source: Ministère du Tourisme
D’un autre côté les mois d’été entre novembre et avril représentent la saison morte à
cause des hautes températures, des fortes pluies passagères et du taux élevé
d’humidité. Pendant cette période, le nombre d’arrivées baisse, avec le point le plus
bas en février. Noël et Pâques sont deux exceptions avec une multiplicité de touristes
de loisirs nationaux et, comme c’est la saison des fruits, un grand nombre de
voyageurs commerciaux.
Les arrivées en 2001
8000
6000
9011
15238
14307
16121
17166
16008
13218
10000
11027
12000
13107
14000
15762
16000
11209
Arrivals of non-residents
18000
18034
20000
4000
2000
A
ug
us
t
Se
pt
em
be
r
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N
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Ju
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M
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A
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ry
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ua
ry
0
Seasonality 2001
Source: Ministère du Tourisme
Motivation et durée du séjour
Vu le manque de statistiques, il n’est pas possible d’établir les différentes raisons qui
motivent un séjour à Madagascar. L’information sur ces raisons est tirée d’une étude
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3. Ètat des Lieux
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MADAGASCAR
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par la Banque mondiale basée sur un sondage des visiteurs en 2002. Ce sondage a
déterminé le pourcentage des activités diverses auxquelles les touristes ont participé.
Les activités sont les suivantes:
Activité / raison du séjour
écotourisme*
55%
activités culturelles
15%
sports / aventure
8%
Soleil et plage
19%
autres
*l’écotourisme dans ce
contexte est un terme plutôt
vague ne recouvrant qu’une
petite partie du ‘vrai
écotourisme’ mais incluant
des circuits dans au moins
un parc national.
3%
Source: Banque mondiale, 2002
De façon générale, la demande touristique pour Madagascar est caractérisée par les
loisirs, les visites chez des amis ou des parents et un petit nombre de voyages
d’affaires. La raison principale est basée sur un tourisme à intérêt spécial, comme
l’indique le sondage de la banque mondiale, surtout le tourisme nature, sports et
aventure et le tourisme de plage. Pour plus de détails voir ‘Types de tourisme’.
Durée des séjours
Actuellement les statistiques donnent une durée de séjour moyenne de 20 jours pour
l’année 2002. Ce chiffre ne comprend pas seulement les touristes mais aussi les amis
et parents rendant visite à leurs familles malgaches et les étudiants malgaches faisant
leurs études à l’étranger et retournant chez eux pour plusieurs semaines sans utiliser
les hôtels ou autres facilités touristiques. Le Ministère du Tourisme donne donc un
chiffre de 4 nuits d’hôtel sur un séjour de 20 jours. Mais ce chiffre qui est assez bas
dans le contexte du tourisme international ne comprend pas les nombreuses nuits
passées dans les campings ou les hôtels qui ne déclarent pas le nombre exact de
leurs hôtes.
Types de tourisme
La demande du tourisme à Madagascar se divise en 4 parties:
• Le tourisme à intérêt spécial
• Le tourisme soleil et plage
• Le tourisme national
• Le tourisme d’affaires
Le tourisme à intérêt spécial
A Madagascar, la demande touristique appartient principalement à des souscatégories du ‘Tourisme à intérêt spécial’, tandis que les autres types sont moins bien
développés.
Le touriste à intérêt spécial visite un pays avec une intention précise d’activité – que
ce soit nature, culture ou sports – contrairement au touriste de plage classique.
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3. Ètat des Lieux
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MADAGASCAR
L’écotourisme est perçu par une certaine partie de la population et même par
l’industrie du tourisme comme étant le plus gros potentiel touristique de Madagascar.
Malheureusement cette perception se base sur une mauvaise définition de
l’écotourisme (voir aussi le paragraphe 4.6.1 - II L’écotourisme). La majorité des
touristes qui viennent à Madagascar s’intéressent à la nature et au paysage. Ils
veulent apprendre à connaître le pays le mieux possible en relativement peu de temps
et font un des circuits offerts par les tours opérateurs locaux. La Route du Sud est
l’excursion la plus connue autour de Madagascar, puisqu’elle offre un beau parcours
avec une grande variété de paysages, plusieurs parcs nationaux et l’option d’un
prolongement ‘plage’ à la fin. D’autres excursions de ce genre sont moins demandées
à cause de la mauvaise condition des routes et du manque de vols locaux, qui les
rend difficiles à organiser.
Très peu de touristes arrivent pour faire de l’écotourisme mais l’offre d’hôtels et de
tours reste insuffisante. L’écotouriste s’attend à un tourisme à peu d’impact qui tente
autant que possible de minimiser les effets négatifs. Mais la plupart des hôtels ne
répondent pas aux normes voulues (architecture avec des matériels locaux, traitement
des eaux usées et des déchets, pas de plastique ou autres produits sortant de
ressources non renouvelables etc. )
Un groupe plus important appartient à la catégorie ‘tourisme à intérêt spécial – flore
et faune’. Beaucoup de touristes qui sont injustement perçus comme des écotouristes
appartiennent à ce groupe qui va du scientifique qui reste 4 semaines sous une tente
dans la forêt pour observer une espèce rare au touriste amateur de nature qui veut
voir un baobab.
Le tourisme de sport et le tourisme de croisières ne sont pas encore vraiment
développés pour atteindre leur potentiel complet.
Le tourisme soleil et plage
Aujourd’hui Madagascar n’est pas connue comme une destination balnéaire. Seuls
quelques touristes n’y viennent que pour la plage. Beaucoup de touristes combinent
leur intérêt spécial au tourisme de plage et passent quelques jours de plus sur la côte
après avoir fait un circuit.
Actuellement le tourisme de plage se concentre surtout sur les îles de Nosy Be et de
Sainte Marie et le long de la côte sud-ouest autour de Toliara (Ifaty/St. Augustin).
Le tourisme national
Le tourisme national n’existe qu’à peine. Quelques villages de bungalows à niveau
modéré existent dans les villes balnéaires mais la demande a baissé récemment à
cause de la situation économique difficile. La raison principale pour laquelle les
malgaches ne quittent pas leur chez eux pour des vacances est la faiblesse de leur
devise. En plus, le manque de congés officiels (seuls les cols blancs des secteurs
public et privé reçoivent des congés payés) et le fait que les loisirs et les vacances loin
du domicile ne font pas partie de la vie traditionnelle malgache, renforcent la situation.
Cependant la demande de la part de familles du secteur cols blancs semble être en
pleine croissance.
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GATO AG
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MADAGASCAR
Le tourisme d’affaires
Cette catégorie de demande est actuellement sous-développée à Madagascar. Ce
genre de voyageur ne représente qu’une petite partie des arrivées dans le pays. La
majorité des relations commerciales sont actuellement dans les secteurs de
l’agriculture, de la pêche et des mines. Qui plus est, les organisations internationales
telles la Banque mondiale ou le WWF et tous les organismes bilatéraux d’aide forment
une part importante d’un tourisme d’affaires de qualité à Madagascar.
Les réunions internationales ou les expositions sont pratiquement inexistantes même
dans la capitale, vu le manque de professionnalisme et de facilités adaptées et la
faible sensibilisations de la communauté internationale à la destination. Le fait que
tous les ministères malgaches et les grandes organisations sont basés à Antananarivo
et que les représentants internationaux doivent être logés de façon appropriée, a
mené à la construction de deux grands hôtels d’un total de 300 chambres et un taux
acceptable d’occupation toute l’année.
Les marchés émetteurs
Selon les statistiques officielles, le marché émetteur principal est la France, suivi de la
Réunion. Viennent ensuite bien plus loin, les États-Unis, la Grande Bretagne, la
Suisse, l’Allemagne et l’Italie.
La France
Au cours des cinq dernières années, les touristes venant de France représentent plus
de 50% du total des touristes voyageant à Madagascar. Les liens actuels, tant
historiques qu’économiques, expliquent pourquoi le marché français constitue la
source d’entrées touristiques la plus importante pour Madagascar.
En plus, la grande population d’expatriés malgaches vivant en France contribue
beaucoup au savoir sur le pays. Le français comme langue partagée joue également
un rôle important. Qui plus est, la France est le seul pays en Europe avec un vol direct
sur Madagascar.
La Réunion
La deuxième source de touristes est l’île de la Réunion. Située tout près et profitant
d’un bon taux d’échange, la Réunion considère Madagascar comme une destination
attrayante pour les vacances et les courts séjours. Il existe aussi d’importants liens
culturels entre les deux îles.
Les pays d’Europe (sans la France)
Comparés à la part du marché français, les autres pays d’Europe ne représentent
qu’une petite tranche du tourisme malgache, entre 12 et 15% au cours des 5 dernières
années.
Actuellement les autres marchés européens sont l’Italie, l’Allemagne, la Suisse et la
Grande Bretagne.
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L’accès à partir des autres pays européens est limité ce qui fait que le nombre total de
visiteurs reste bas. Dans le passé, quand Air Madagascar avait des correspondances
avec Zürich (en Suisse) ou Munich / Francfort (en Allemagne), le nombre de touristes
de ces deux pays était plus élevé.
D’autres marchés internationaux
Les États-Unis et le reste du monde représentent les autres 20% des entrées
touristiques à Madagascar. L’image de Madagascar comme destination touristique est
mal développée dans ces pays. Seuls quelques amateurs de nature connaissent la
destination et souhaitent séjourner à Madagascar.
Qui plus est, l’image de Madagascar répandue par les médias de ces pays est
ambiguë. D’un côté la nature merveilleuse est présentée et le pays est décrit comme
une destination idéale pour les voyages d’aventures. Mais ces aspects positifs sont
contrecarrés par les descriptions de la pauvreté, des risques de santé et des
conditions climatiques.
Dans ces pays, l’intérêt dans la destination Madagascar est élevé mais le manque de
marketing menant à une meilleure connaissance de la destination, fait que la
croissance du nombre de touristes sera lente.
Les marchés émetteurs, 2001
Autres
16%
l'Italie
5%
l'Allemagne
4%
la Suisse
2%
la France
56%
la Grande Bretagne
3%
les États-Unis
4%
la Réunion
10%
Source: Ministère du Tourisme
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MADAGASCAR
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La distribution des touristes selon leur pays d’origine:
1998
France
1999
2000
2001
2002
51%
54%
55%
56%
52%
Réunion
4%
8%
9%
10%
5%
Italie
6%
6%
5%
5%
5%
Allemagne
4%
4%
4%
4%
5%
Suisse
3%
2%
2%
2%
4%
-
3%
3%
3%
4%
2%
5%
3%
4%
5%
30%
18%
Grande Bretagne
États-Unis
Autres
19%
16%
20%
Source: Ministère du Tourisme
Tendances touristiques générales
Pour tout développement touristique il faut suivre les tendances principales du marché
international afin de répondre aux attentes et exigences présentes et futures. C’est la
seule façon d’assurer un succès à long terme pour les différents projets touristiques et
pour l’industrie du tourisme d’un pays ou d’une région. Il faut également regarder les
tendances nationales, régionales et locales et la base du tourisme national. Dans
beaucoup de pays, les tendances nationales sont en accord avec les tendances
internationales.
Le développement de tendances touristiques est le reflet des tendances générales
dans la société aujourd’hui. Actuellement des changements mondiaux dans les
circonstances sociales et économiques ainsi que des développements technologiques
mettent au défi l’industrie du tourisme.
L’individualisation
Des changements fondamentaux des idéaux et des besoins individuels avec une
diversification des modes de vie mènent à une plus forte diversification dans le
comportement vis à vis des loisirs et dans l’offre du marché qui y a trait. On
constate donc le refus des destinations de masse au profit d’un produit mieux adapté
et intégré. Les touristes cherchent de plus en plus des destinations non-saturées au
sein de produits touristiques non-conventionnels étant mieux adaptés à leurs besoins.
Ils veulent davantage d’individualité plutôt que des produits touristiques très
ressemblants et interchangeables. Les vacances modulées qui intègrent les attentes
individuelles du voyageur dans un package deviendront les vacances du futur.
L’augmentation de capacité ne peut plus garantir les revenus économiques des
destinations touristiques et ce sont les produits touristiques individualisés et de
haute qualité qui représenteront dorénavant les développements principaux. Des
fournisseurs niches ainsi que des spécialistes répondent déjà de plus en plus à la
demande de produits individuels centrés sur le client. Tandis que les secteurs du
transport et de l’hébergement se maintiennent comme produit de masse des gros
fournisseurs, ce sont plutôt les petits opérateurs qui se chargent des voyages dans la
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MADAGASCAR
destination. Les spécialistes et fournisseurs niches offrent des services spéciaux qui
complètent l’offre touristique présentée par l’opérateur international.
Les progrès récents dans l’informatique soutiennent la tendance vers une distribution
centrée sur le client. Les offres transparentes en résultant permettent au voyageur
habitué, d’organiser lui-même ses vacances en choisissant chaque composante
individuellement. Aujourd’hui, l’utilisation de nouvelles chaînes de distribution
présentées par une excellente gamme de prestations qui peuvent être réservées en
ligne, en terme de destinations et de fournisseurs privés, est essentielle pour rester en
concurrence. Les clients choisissent de plus en plus de réserver leur vacances
directement sur l’Internet.
La réduction des heures de travail mène à une plus forte fragmentation des
vacances dans le marché du tourisme d’aujourd’hui, c à d qu’il y a une tendance forte
vers des séjours plus courts, des décisions de voyage plus spontanées et flexibles et
des réservations de dernière minute.
La consolidation économique
Puisque le tourisme devrait s’établir comme l’une des industries les plus importantes
d’ici quelques années, les tendances économiques s’appliquent aussi aux tendances
touristiques. La mondialisation est la tendance la plus importante de notre ère et les
compagnies fonctionnant à l’échelle internationale caractérisent non seulement
l’économie mondiale mais aussi l’offre touristique. Pratiquement toutes les étapes de
la chaîne logistique du tourisme s’intègrent de plus en plus dans les portefeuilles
d’offre de sociétés multinationales. Ceci s’applique aux compagnies de voyages, aux
tours opérateurs, agences de voyages, hôtels et restaurants aussi bien qu’aux
systèmes de renseignement et de réservation.
La mondialisation mène aussi aux fusions-acquisitions de compagnies
indépendantes qui se transforment en sociétés importantes capables d’effectuer des
économies d’échelle. Ce développement comprend inévitablement la normalisation et
l’homogénéisation de produits et de services ce qui entraîne, dans la foulée, la
réorganisation et l’adaptation de l’offre,permettant la comparaison. Les marques
mondialement connues deviendront encore plus importantes et le terme ‘fabriqué à’
sera remplacé par ‘fabriqué par’. Le client reçoit ainsi une garantie sûre du type et de
la qualité du produit touristique dans des sites inconnus et son choix dépendra plus du
fournisseur que de l’offre elle-même.
La mondialisation mène aussi à la redécouverte de l’aspect régional selon la
tendance ‘pensez globalement, agissez localement’. Dans un environnement
concurrentiel, la collaboration et la coopération au niveau régional créent une
focalisation géographique sur certaines régions comme la Méditerranée et les
Caraïbes. Un marketing professionnel par la collaboration de plusieurs
destinations est essentiel pour un succès futur.
Les nouveaux consommateurs
Les changements socio-démographiques dans la société d’aujourd’hui créent
l’émergence de nouveaux groupes de consommateurs dans le marché du tourisme. Il
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3. Ètat des Lieux
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MADAGASCAR
y a un nombre grandissant de petits ménages et de couples jeunes ou d’âge mûr
voyageant sans enfants, les soi-disants « empty nesters » (= ménages sans enfants).
De plus, au fur et à mesure que la pyramide des âges s’invertit, la proportion
grandissante des personnes du troisième age prend une importance croissante sur
le marché. Les retraités aisés voyagent souvent et dépensent beaucoup. Ils ne
forment cependant pas un groupe homogène et doivent être sub-divisés en différents
groupes d’âges et de types. Ils ne veulent surtout pas être identifiés comme des
personnes du troisième age par les campagnes de marketing. Une autre partie de ces
retraités achète des domiciles secondaires à l’étranger dans lesquels ils peuvent
passer quelques mois ou même toute l’année.
Les groupes nouveaux et modernes de consommateurs tels les adolescents et les
jeunes adultes ayant des revenus généralement plus élevés, représentent une autre
tendance. Il y a également une demande grandissante pour des facilités et services
adaptés aux personnes handicapés.
Et bien que le marketing touristique continuera à viser les couples plus âgés et bienéduqués voyageant sans enfants, il y a la vraie possibilité de gagner une nouvelle
tranche du marché avec un peu d’initiative en essayant d’atteindre les familles. Les
voyages adaptés aux familles sont une autre tendance émergeante et des destinations
établies commencent à offrir des prestations visant explicitement le marché
international de la famille. Il est important de ne pas définir le terme trop étroitement.
Tandis que la famille ‘traditionnelle’ comprenant parents et enfants, reste la souscatégorie la plus importante, des familles à parent unique, ou des enfants voyageant
avec leurs grands-parents commencent peu à peu à former des groupes importants. A
changer aussi l’idée que les vacances en famille sont synonymes d’hébergement et de
prestations à budget restreint et de qualité minime. De nos jours les familles sont
prêtes à payer des produits de qualité et la demande pour les vacances de bonne
qualité (formule tout compris) pour familles est en pleine croissance.
A l’avenir, il sera de plus en plus important pour les destinations d’être prêtes à
recevoir différents groupes de consommateurs d’une façon qui leur est acceptable,
en faisant attention à leurs intérêts particuliers et en offrant une variété de produits
touristiques répondant aux différents besoins exprimés.
Une demande plus exigeante
La conscience plus accrue de la qualité mène évidemment au besoin d’adapter l’offre
et ses prestations à une clientèle plus exigeante. Il y a une volonté réelle et
grandissante de dépenser de l’argent pour des vacances mais les clients deviennent
en même temps plus conscients des prix et cherchent un maximum de qualité pour
le moins d’argent possible.
L’Internet continuera à avoir un impact important sur le tourisme car la transparence
croissante des prix et la baisse des tarifs font que les destinations touristiques
d’aujourd’hui sont en concurrence directe non seulement avec d’autres pays de leur
région mais aussi à l’échelle mondiale.
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3. Ètat des Lieux
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MADAGASCAR
Le tourisme durable
On constate une augmentation du nombre de touristes prenant en compte
l’environnement et le social, demandant des expériences naturelles et culturelles
authentiques. Le désir de trouver une nature intacte est déjà une motivation centrale
du marché du tourisme très axé sur les émotions et sa valeur économique continue
d’augmenter. Les touristes tiennent de plus en plus compte des effets de leur
comportement touristique en évitant un impact néfaste sur l’environnement et la vie
sociale. Néanmoins le comportement réel tend souvent à contredire ces bonnes
intentions. Par exemple, la mobilité accrue, signe de plus de liberté et d’indépendance,
sera toujours en conflit direct avec les principes écologiques. Cependant le
développement du tourisme durable et les principes du commerce équitable restent
importants et constitueront un argument clé de vente (ACV) pour tout développement
de centres touristiques à l’avenir.
Le tourisme “d’émotions”
Le “sens de l’endroit” devient de plus en plus important pour toute destination. Il
s’exprime dans le style des bâtiments locaux, construits de préférence en petites
unités avec une architecture basse. Le choix tend clairement vers des resorts
touristiques à intérêt spécial qui sont intégrées et authentiques et offrent tout un
éventail de produits répondant aux demandes de groupes cibles particuliers. Le
consommateur veut sentir qu’il est dans une culture différente tout en gardant les
conforts de son chez-lui.
Bien-être et Santé
La conscience accrue de la santé et du bien-être dans la société d’aujourd’hui affecte
le secteur du tourisme et la recherche de la détente est devenue un mobile important
du voyage. Dans le marché touristique actuel, il y a déjà un fort développement de
centres de santé, et même les hôtels conventionnels offrent des salles de sports et de
bien-être pour répondre aux besoins de leurs clients.
A part la médecine conventionnelle il y a un regain d’intérêt pour les traitements
médicaux traditionnels qui sont à la base des centres de santé et du tourisme à
intérêt spécial. Le bien-être et la santé deviendront sans aucun doute l’une des
tendances motrices des années à venir, intégrant tous les services touristiques. La
première caractéristique du bien-être, le bien-être physique, sera probablement
dépassée par le deuxième type, le bien-être spirituel et mental.
Les dernières années ont montré que la santé et le bien-être sont sur le point de
devenir la tendance clé de l’industrie mondiale du tourisme. Tous les tours opérateurs
doivent avoir leur catalogue particulier pour cette tranche du marché. Après une
période de consolidation de la définition exacte des termes, les marques
internationales sont devenues particulièrement importantes. Surtout en combinaison
avec des offres d’authentique et de nature, l’un des marchés principaux pour les
années à venir sera celui de la santé et du bien-être.
Aventures et expériences
Bien que le tourisme balnéaire reste l’élément principal du tourisme, un nombre
grandissant de voyageurs mieux-éduqués voyagent pour faire des expériences
nouvelles sortant de l’ordinaire et pour satisfaire leurs intérêts et passe-temps. Cette
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3. Ètat des Lieux
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Plan directeur du Tourisme
MADAGASCAR
tendance indique un éloignement des vacances actives vers des vacances
d’expériences. Les voyageurs souhaitent avoir une expérience participative complète
qui leur donne un nouveau savoir ainsi que des émotions fortes et du plaisir en faisant
des activités dont ils pourront être fiers par la suite.
Les touristes veulent de plus en plus participer à des activités de loisirs et de sports
tout en apprenant l’histoire, la culture, la nature, la faune et la flore. Cette société de
loisirs et d’aventures s’exprime même dans une forte demande pour des mondes
d’expériences artificielles tels les parcs d’attractions où l’aventure est garantie. Des
voyages d’intérêts particuliers se trouvent dans un tourisme qui se base sur la nature
et la faune, les sites historiques, les tendances culturelles, les activités économiques
et les intérêts professionnels.
La sécurité et protection
En vue des développements dans le monde entier, la question de sécurité est
primordiale dans les décisions des touristes. De nos jours, la sécurité personnelle
offerte par une destination est étroitement liée à l’image projetée de sa situation
politique tant bien dans le cadre international que national. Les destinations avec une
image négative et une mauvaise presse seront sujettes à beaucoup plus de
scepticisme de la part du touriste décidant où passer ses vacances. La culture locale
et l’environnement social jouent également un rôle important dans sa décision. Bien
qu’il soit clair que la sécurité totale ne puisse jamais être garantie, un environnement
stable sera la condition de base des destinations touristiques populaires à l’avenir.
La sécurité personnelle des touristes est aussi liée à la possibilité d’épidémies de
maladies dangereuses. Le public général perçoit à peine les différentes régions,
voire les différences entre pays: c’est d’habitude le continent entier qui est perçu
comme atteint. Ce sont surtout les petits pays qui ont peut-être de bonnes qualités
mais qui ont encore une mauvaise image et qui seront la cible d’une mauvaise
publicité pendant des années à venir. Comme pour les questions de sécurité, des
projets pour une gestion de crise efficace doivent être mis en place pour minimiser
les dégâts.
Les perspectives
Les tendances ci-dessus indiquent clairement le changement de la demande actuelle
et future des clients et montrent que la flexibilité est nécessaire afin de s’adapter au
développement des exigences des consommateurs. Les développements touristiques
conventionnels sont largement dépassés et sont de moins en moins sollicités sur le
marché. Une destination qui n’offre que le tourisme de plage est de nos jours
facilement interchangeable avec toute autre destination et ne répond pas à la
demande grandissante pour l’individualisation, l’aventure et l’expérience. Qui plus est,
les produits à tarifs réduits tout compris réussissaient bien dans les années 90 mais
beaucoup de destinations aujourd’hui luttent pour attirer des clients et tentent de
changer leurs produits afin d’intéresser une clientèle plus riche.
Souvent, nombre de produits touristiques peuvent être combinés pour donner au
fournisseur un avantage sur la concurrence et influencer de beaucoup la décision
d’achat des touristes potentiels. Toutes les nouvelles destinations ou celles qui
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3. Ètat des Lieux
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MADAGASCAR
relancent leur image devraient y réfléchir et inclure cette nouvelle pensée dans leur
stratégie de développement.
Les tendances spécifiques de destination et problèmes y afférents
Tourisme durable
Le voyage continuera d’être une expérience très prisée dans le monde entier. La
croissance caractérisera l’industrie du tourisme dans les années à venir car le progrès
technologique rendra les voyages internationaux moins coûteux et plus accessibles à
une plus grande tranche de la population mondiale. La croissance touristique est
cependant une épée à double tranchant; d’un côté elle contribue de façon significative
à l’économie du pays hôte mais de l’autre elle pourrait entraîner des changements
dans la nature et la culture de ces mêmes communautés. Selon la World Conservation
Union (WCU – Union pour la conservation mondiale) le développement du tourisme
durable est un procédé qui permettrait au développement d’avoir lieu sans nuire aux
ressources qui rendent ce développement possible. Afin d’assurer la disponibilité des
ressources pour les générations futures, leur taux de régénération devra être au moins
égal à leur taux d’utilisation. On peut aussi passer d’une ressource qui est lente à se
régénérer vers une qui se régénère plus rapidement.
Pendant les dernières décennies, la durabilité du développement du tourisme est
devenue de plus en plus importante vu les effets graves et néfastes infligés sur
l’environnement par un développement mal conçu et contrôlé, surtout dans les années
70 et 80. Afin de ne pas répéter les erreurs du passé, les organisations internationales
du tourisme ainsi que les gouvernements ont commencé à rédiger les lignes
directrices d’alternatives pour le tourisme.
Trois sommets importants ont mis le tourisme sur leur ordre du jour, donnant ainsi la
priorité au développement d’un tourisme durable:
• Pendant le “Sommet de la Terre” de Rio en 1992, la ‘World Travel &
Tourist Council’, l’Organisation mondiale du tourisme, et la ‘Earth
Council’ ont adopté un programme d’action, l’Agenda 21, qui devrait
guider le développement futur du tourisme vers la durabilité
• En 1995 lors de la ‘Conférence sur le Tourisme durable’ à Lanzarote
en Espagne, les organisations présentes ont rédigé une Charte pour
le Tourisme durable, définissant des lignes directrices pour son
développement
• Pendant la ‘Conférence internationale sur la Biodiversité et le
Tourisme’ de Berlin en 1997, à laquelle ont assisté des ministères
internationaux de l’environnement, des principes pour le
développement futur du tourisme, basé sur la durabilité, ont été
établis
Selon les comptes-rendus de ces conférences, la durabilité a trois aspects reliés les
uns aux autres: l’économique, l’environnemental, le socio-culturel.
La durabilité économique
• générer le profit maximum du tourisme à long terme
• assurer la participation économique des communautés locales
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MADAGASCAR
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promouvoir d’autres formes de tourisme qui s’accordent aux
principes de la durabilité afin de garantir une stabilité à long terme et
un succès économique
La durabilité écologique
• souligner la conservation, la protection et la régénération des
écosystèmes
• minimiser les effets néfastes sur l’environnement
• éviter le développement d’écosystèmes fragiles
• minimiser l’usage d’énergies et de ressources non-renouvelables
• promouvoir au maximum le recyclage des déchets
• prévenir et minimiser les déchets solides
• contrôler soigneusement l’usage de l’eau
• réglementer l’usage du capital naturel
•
La durabilité sociale et culturelle
• souligner la préservation du patrimoine culturel et des traditions
• privilégier les intérêts, souhaits et besoins de la population locale
• créer des emplois pour la population locale et établir les facilités
éducationnelles nécessaires
Afin de garantir la durabilité, les coûts et avantages socio-culturels,
environnementaux et économiques doivent être évalués et pris en compte dès la
conception du développement touristique. Si ces principes sont appliqués
correctement, le tourisme durable peut fournir un certain nombre d’avantages
économiques pour la communauté locale tout en protégeant et améliorant les mêmes
ouvertures pour les générations à venir. Le tourisme durable met en équilibre les
besoins de l’industrie du tourisme et ceux de la communauté locale tout en
protégeant l’environnement.
l’industrie du
tourisme
l’environnement
Tourisme
durable
la communauté locale
Source: WTO
L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) définit les principes majeurs du tourisme
durable comme suit:
•
Le tourisme durable tente de répondre aux besoins actuels du
marché sans menacer les ressources pour les générations futures.
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3. Ètat des Lieux
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GATO AG
Plan directeur du Tourisme
•
•
•
•
•
•
•
MADAGASCAR
Un programme de développement durable est compatible du point
de vue écologique ainsi que social tout en étant économiquement
viable.
La conception, le développement et la mise en oeuvre devraient être
multi-sectoriels et inclure différentes agences gouvernementales, des
coopérations privées, des groupes de citoyens ainsi que des
individus.
La conception et la gestion devraient assurer une distribution
équitable des profits et des coûts parmi les agents et les
communautés locales.
L’information sur les effets possibles du tourisme doit être mise à la
disposition de la population locale avant et pendant le
développement.
La population locale devrait être encouragée à prendre des rôles
décideurs dans la conception et le développement avec l’aide du
gouvernement et d’autres organismes (intervenants).
Des analyses environnementales, sociales et économiques
intégrales devraient avoir lieu avant de lancer un programme
important
A chaque étape du développement et de la mise en oeuvre, un
programme intégral d’observation doit être mis en pratique afin de
permettre aux populations locales et à d’autres personnes de profiter
de certaines occasions ou de réagir face à des changements
négatives.
L’Ecotourisme
L’Ecotourisme est une forme spéciale du tourisme de la nature qui est à son tour le
terme générique pour tout type de tourisme dans un environnement naturel.
• tourisme scientifique: des scientifiques ou des étudiants qui
voyagent pour faire des recherches sur la nature
• voyages histoire-nature: des touristes qui voyagent selon un intérêt
particulier
• tourisme d’aventure: des touristes qui entreprennent des activités
physiques avec un danger réel ou perçu
• écotourisme: des touristes qui pratiquent un tourisme de nature à
moindre impact pour faire l’expérience de la vie naturelle et culturelle
authentique.
L’Ecotourisme est donc un terme relativement ambigu utilisé pour décrire un tourisme
qui est en phase avec la nature. La ‘International Ecotourism Society’ fondée en 1990,
l’organisation écotouristique la plus importante et la plus ancienne au monde, définit
l’écotourisme comme “…le voyage responsable dans des régions naturelles en
conservant l’environnement et maintenant le bien-être des populations locales.”
Tourné vers la préservation de l’environnement, l’écotourisme a pour but de minimiser
le plus possible l’impact sur la nature et la vie culturelle et tente de contribuer socioéconomiquement au bien-être de la population locale. Une définition plus juste de
l’écotourisme serait voyager avec une conscience environnementale ou visiter des
régions naturelles sans déranger l’équilibre environnemental pour apprécier, étudier
____________________________________________________________________________________
3. Ètat des Lieux
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MADAGASCAR
et faire l’expérience de la nature (paysages, flore et faune vierges), de la vie
culturelle et du patrimoine.
L’écotourisme contribue de façon importante à la conservation de la nature et
demande de:
• augmenter la prise de conscience des espaces naturels et des
ressources
• permettre le financement de zones protégées par les revenus créés
• donner aux régions et aux pays l’occasion de diversifier l’industrie
vers un usage plus durable des ressources.
Contrairement à l’idée générale, l’écotourisme n’est pas une tranche de tourisme de
basse qualité. Des études récentes sur les écolodges entreprises par “Ecotourism
International” donnent les résultats suivants:
• le commerce de l’écotourisme est un marché relativement récent et
les produits-hébergements ont été construits dans la dernière
décennie
• un écolodge ou un éco-centre typique a moins de 15 chambres
• la plupart des écolodges sont opérés par un individu ou une famille et
financés principalement par le propriétaire
• les écolodges de moins de 50 $ US par nuit ou plus de 175 $ US
sont les plus rentables
• l’obstacle principal à une meilleure rentabilité est le manque de
financement pour l’agrandissement et le marketing
En ce qui concerne l’industrie internationale du tourisme, l’écotourisme est aujourd’hui
considéré comme l’un des secteurs du marché les plus rentables principalement
parce que les écotouristes dépensent plus d’argent pendant leur séjour que les
touristes de masse habituels. Mondialement, l’écotourisme est, et restera, un marché
niche (ne comptant que de 2 à 4% des dépenses touristiques totales). Pour certains
pays cependant, comme par exemple Costa Rica et le Népal, il peut représenter un
marché principal et une importante source de revenus.
L’Ecotourisme se pratique d’habitude dans des écosystèmes sous-développés et
fragiles et menace donc de détruire le capital environnemental duquel il dépend. Bien
que l’écotourisme ait le potentiel de créer des impacts environnementaux et sociaux
positifs, il peut être aussi néfaste que le tourisme de masse s’il n’est pas
soigneusement géré.
Les principes de l’écotourisme légitime sont:
• l’écotourisme contribue à la conservation de la biodiversité
• maintient le bien-être de la population locale
• comprend une expérience d’apprentissage
• demande une action responsable de la part des touristes et de
l’industrie du tourisme
• est offert principalement à de petits groupes par de petits
commerçants
• exige la consommation la plus faible possible des ressources nonrenouvelables
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3. Ètat des Lieux
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Plan directeur du Tourisme
•
MADAGASCAR
souligne la participation des personnes locales qui doivent devenir
propriétaires et avoir des possibilités de commerce
A Madagascar il semblerait que le terme écotourisme reste largement incompris et
soit le plus souvent utilisé incorrectement. Un touriste qui visite un parc national
n’est pas encore un écotouriste et le tourisme de la nature n’est pas synonyme
d’écotourisme. De nos jours c’est un terme fourre-tout et beaucoup d’entreprises du
tourisme s’en serve sans même essayer d’en pratiquer les principes de base. L’usage
souvent injustifié du terme écotourisme a érodé sa légitimité et est néfaste à la
réputation des établissements légitimes de l’écotourisme.
L’écotourisme n’est donc pas un secteur à basse qualité et bien que les écotouristes
choisissent des hébergements qui respectent l’environnement, ces facilités sont loin
d’être primaires ou au-dessous des normes. L'hébergement dans l’industrie de
l’écotourisme peut ne pas être luxueux (par ex. les camps de tentes au Kenya), mais il
doit répondre à certaines normes. L’éventail des types d’hébergement est très large et
les écotouristes s’attendent à ce que toute la gamme soit compatible avec
l’environnement. Un véritable écolodge conserve l’environnement immédiat (naturel
ainsi que culturel) en utilisant des systèmes durables pour l’approvisionnement en
eau, pour la gestion des déchets, pour l’utilisation de sources d’énergie renouvelable,
pour l’offre de programmes informant les touristes et les employés sur l’environnement
et pour une collaboration avec la communauté locale. Pour être compatible avec
l’environnement il est nécessaire d’investir dans des systèmes divers (tels le
traitement des déchets, l’énergie renouvelable etc.).
L’adhésion aux normes écologiques minimisera les effets néfastes sur l’environnement
existant tout en justifiant les tarifs élevés souvent demandés pour un écohébergement. Bien que les écotouristes paient volontiers pour une infrastructure
touristique environnementalement et socialement durable, ils n’aiment pas avoir à
payer des sommes exorbitantes pour un écolodge qui ne l’est que de nom.
Problèmes y afférents
Un problème majeur surgissant pendant tout processus de développement touristique
dans un pays est le déséquilibre entre l’utilisation des ressources naturelles et leur
préservation. Tandis que l’on essaie de préserver les parcs nationaux de Madagascar
par le bais des frais d’entrée pour visiteurs, ces mêmes visiteurs peuvent causer la
destruction de ces ressources naturelles ainsi produisant un effet inverse. Le plan
directeur essaie de maîtriser ce problème permanent en prenant en considération les
projet d’infrastructure tant qu’existants que prévus, et il se limite à promouvoir
seulement des parcs nationaux sélectionnés pour le tourisme (9 sur 43 parcs de
classifiés). Ces parcs nationaux ont été choisis selon les critères de l’Association
Nationale pour la Gestion des Aires Protégées (ANGAP) qui est responsable pour la
gestion de tous les parcs nationaux malgaches. Pour chaque parc considéré comme
étant important pour le développement touristique, des mesures élargis de service ont
été développées ou sont en cours de développement.
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MADAGASCAR
3.1.4 L’environnement concurrentiel
Par sa situation géographique et les attractions spécifiques du pays, Madagascar est
sans aucun doute une destination touristique très intéressante et attrayante.
Cependant elle doit faire face à la forte concurrence de destinations à travers le
monde, y compris certains pays où de meilleurs développements du tourisme
moderne évoluent.
Afin de déterminer la position de Madagascar dans le marché du tourisme
international, l’environnement concurrentiel, c à d les destinations en concurrence,
sera évalué pour établir sa performance dans le marché.
Par sa grandeur et sa biodiversité, Madagascar est en concurrence avec plusieurs
autres pays. Pour l’évaluation des différentes destinations en concurrence, les arrivées
touristiques seront comparées afin d’identifier celles qui dominent le marché et de
définir des mesures de performance pour Madagascar en tant que destination
touristique.
Il y a deux types de concurrents:
• les concurrents du produit
• les concurrents régionaux
Les concurrents du produit
Il n’y a aucun doute que Madagascar, avec ses paysages spectaculaires, sa faune
incroyable et ses forets tropicales, offre une combinaison d’attractions uniques à
l’échelle mondiale. Il y a cependant plusieurs destinations dans le monde avec un
capital naturel semblable et des attractions naturelles comparables. Plusieurs
destinations internationales ayant un portfolio naturel attrayant et se mettant ainsi en
concurrence avec Madagascar ont été identifiées sur la carte du tourisme mondial:
• Indonésie
• Malaisie
• Costa Rica
• Panama
Chacune de ces destinations offre un environnement naturel très attrayant, avec un
caractère unique. Il est difficile de classer les destinations selon leur attraction
naturelle puisque l’évaluation de leur valeur naturelle est une question de perception
subjective qui pourrait beaucoup varier d’une personne à une autre. Il est indiscutable
que les pays choisis sont parmi les meilleures destinations naturelles au monde et
tenant compte de son potentiel naturel, Madagascar fait partie de ce groupe.
Si l’on considère la performance touristique, on se rend compte que Madagascar n’est
pas au niveau de ses concurrents et tombe loin derrière. On constate de façon
générale que chacun de ces pays est plus avancé. Chaque pays est déjà établi dans
le marché du tourisme et reconnu comme destination de choix pour des vacances
écologiques. La flore et la faune particulière de Madagascar lui donnent le potentiel de
s’établir dans le marché du tourisme international en tant que destination de tourisme
écologique. Il faudra pourtant faire des efforts soutenus pour arriver au niveau des
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MADAGASCAR
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destinations en concurrence et améliorer la position du pays dans le marché du
tourisme international.
Le graphe suivante souligne l’écart entre Madagascar et ses concurrents:
Arrivées touristiques en 2000 et 2001
12.775
5.153
1.131
Malaisie
Indonésie
Costa Rica
519
Panama
170
Madagascar
Les concurrents régionaux
Si l’on considère la situation géographique du pays, plusieurs destinations
avoisinantes en Afrique australe et dans l’Océan indien sont en concurrence directe et
établissent les normes pour le marché touristique de la région.
•
•
•
•
•
•
•
Les Comores
Le Kenya
La Réunion
L’île Maurice
Les Seychelles
L’Afrique du sud
La Tanzanie
L’environnement naturel des concurrents régionaux évalués varie énormément et ils
ont des portfolios non-homogènes de produits touristiques. Les différences entre les
pays ne permettent pas une comparaison directe de leur produit touristique avec
Madagascar. Ces pays constituent néanmoins des concurrents puissants et doivent
être pris en compte lors de l’élaboration d’un procédé pour déterminer la position de
Madagascar dans le marché du tourisme de l’Afrique et de l’Océan indien.
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Plan directeur du Tourisme
En ce qui concerne l’infrastructure générale et touristique ainsi que l’organisation et la
promotion du tourisme et le savoir touristique de la population locale, Madagascar est
dans une position faible comparé à ses concurrents. L’Afrique du sud et le Kenya sont
les destinations les mieux établies avec un grand nombre d’arrivées. L’île Maurice, les
Seychelles et La Réunion sont les destinations établies pour le tourisme balnéaire. La
Tanzanie vient de commencer à promouvoir le tourisme en tant que secteur
économique.
Arrivées internationales dans certains pays – Afrique australe et Océan indien,
Seychelles
2%
Madagascar
2%
La Reunion
5%
Tanzania
6%
Comoros
0%
Afrique du sud
Mauritius
8%
Kenya
11%
South Africa
66%
5,908,000
Kenya
994,000
île Maurice
675,000
Tanzanie
525,000
La Réunion
424,000
Madagascar
170,000
Seychelles
138,000
Comores
24,000
2001
Source: OMT
La concurrence régionale dans le secteur du tourisme d’affaires
Afin d’évaluer le potentiel de développement de la destination touristique Madagascar,
les activités des pays en concurrence possible ont été analysées. Les pays
avoisinants, tels l’île Maurice et l’Afrique du Sud ont déjà un développement
professionnel poussé dans le secteur du tourisme d’affaires. Leurs prestations
principales sont les suivantes:
Afrique du sud
•
•
•
•
•
•
Centre de Conventions International (ICC – palais des congrès) à
Durban, voté le meilleur en Afrique en 2002 au WTM de Londres
Palais des congrès de la ville du Cap, ouvert en 2003
Hôtels de normes internationales dans les centres régionaux comme
le Cap, Durban, Johannesburg et Pretoria
Bureaux de congrès bien organisés avec un personnel qualifié
Présence sur Internet et promotion
Conscience internationale de l’Afrique du Sud comme ‘destination
d’affaires’.
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MADAGASCAR
L’île Maurice
•
•
•
•
Bureau de conférences de Maurice
Hôtels de haute qualité avec des facilités ultra-modernes pour des
conférences
La bonne image de l’île comme destination de vacances aussi valide
comme destination pour conférences
Présence sur Internet et promotion de la destination
La Réunion
•
•
•
•
Parc des Exposition et des Congrès (jusqu’à 3,000 places)
Halle des Manifestations (jusqu’à 3,000 places)
Industrie hôtelière avec facilités pour des conférences jusqu’à trois
étoiles
Présence sur Internet à revoir
Le Zimbabwe
•
•
•
Bureau de conférences du Zimbabwe
Centre de Conférences International d’Harare (jusqu’à 4,500 places)
à côté du Sheraton Harare Hotel
Hôtels de 5 et 4 étoiles offrant des facilités pour conférences et
réunions
Profils concurrentiels
Afin de déterminer la compétitivité actuelle de Madagascar, les deux éléments
suivants sont évaluées puis contrastés avec la conscience qu’en a le marché
international:
• ressources naturelles
• qualité du produit touristique (qualité du service)
Le graphe montre :
1. le degré de qualité d’un élément quelconque dans le pays – ici les ressources
naturelles et la qualité du service
2. la conscience qu’en ont les marchés émetteurs
Le but est d’atteindre une conscience élevée des éléments existants dans les marchés
émetteurs. Par exemple, l’infrastructure touristique de l’île Maurice est de qualité
élevée et tout le monde en a conscience.
Le but de chaque destination touristique est donc d’être placée dans le carré du haut à
droite dans le graphe de la page suivante.
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Profil concurrentiel – Attractions naturelles
élevée
Madagascar
Kenya
Attractions
Naturelles
Tanzania
Tanzanie
Comoro
Comores
Afrique
sud
Southdu
Africa
Seychelles
La Réunion
Mauritius
Île
Maurice
basse
élevée
Conscience touristique
Profil concurrentiel – Qualité du produit touristique
élevée
ÎleMauritiu
Maurice
South Africa
Afrique
du sud
Seychelles
Keny
Kenya
Qualité du
Produit
touristique
La Réunion
Réunio
Madagascar
Comoro
Comores
basse
Tanzanie
Tanzani
Conscience touristique
élevée
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MADAGASCAR
3.1.5 L’évaluation du sondage des tours opérateurs
Introduction
Compris dans la recherche était un sondage en profondeur des tours opérateurs
internationaux visant les opérateurs qui incluent déjà Madagascar dans leur portfolio
ainsi que ceux qui offrent des destinations en concurrence au pays. Un panel
d’environ 150 tours opérateurs et autres membres de l’industrie du tourisme a été
sélectionné, couvrant les opérateurs européens les plus importants et un échantillon
aléatoire de marchés et d’opérateurs niches, ainsi que des lignes aériennes et
maritimes. Le panel était constitué de l’Autriche, l’Australie, la France, l’Allemagne, la
Grande Bretagne, l’Italie, le Japon, l’Amérique du Nord, l’Afrique du Sud et la Suisse.
L’objectif du sondage
Le sondage a tenté de découvrir l’image que les tours opérateurs ont de Madagascar
et ce que l’industrie du tourisme considère comme les principaux points forts et les
faiblesses de la destination touristique Madagascar. Les opérateurs sont les acheteurs
qui dominent le marché des produits touristiques de loisir et sont donc essentiels au
marketing international de ces produits. Les opérateurs ont non seulement une
connaissance parfaite de la demande touristique et des préférences de leurs clients,
mais ils jouent également un rôle primordial dans la promotion des destinations pour
les groupes cibles les plus importants. L’objectif secondaire du sondage était donc de
mieux les sensibiliser à la destination Madagascar.
Les résultats ont permis d’analyser la demande actuelle pour Madagascar, de
déterminer l’évaluation faite par l’industrie sur le potentiel futur de la destination et
d’obtenir des suggestions sur la promotion nécessaire. Ces résultats sont une source
importante de données pour le Plan directeur et des suggestions ont été intégrées aux
concepts de marketing.
La méthodologie
Les tours opérateurs et les institutions pertinentes sélectionnés pour le sondage ont
été contactés pour la plupart par téléphone. Quelques-uns ont répondu par fax ou mél.
Nous avons reçu une réponse de plus de 40 opérateurs et nous en avons aussi
interviewé 50. Les individus interviewés se chargent d’environ ⅔ du volume total du
marché et des 4/5 du volume futur anticipé.
Selon les principes statistiques, cet échantillon dépasse déjà l’échantillon requis pour
une analyse représentative. Des interviews supplémentaires ne feront que confirmer
les résultats déjà obtenus et n’ajouteront rien de neuf.
Le cadre des interviews était assez informel mais le questionnaire avait été
soigneusement élaboré selon des normes établies. L’avantage d’un tel questionnaire
est que chaque participant entend exactement les mêmes questions, plus ou moins de
la même façon. Les mots et l’ordre de toutes les questions sont définis à l’avance. Des
questions ouvertes sont utilisées pour donner aux répondeurs une plus grande liberté
dans leurs réponses et permettre des commentaires inattendus. Il a aussi été décidé
qu’un sondage qualitatif aurait plus de valeur et donnerait des résultats plus
intéressants qu’un sondage quantitatif.
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3. Ètat des Lieux
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MADAGASCAR
Les questions étaient centrées sur le savoir général autour de la destination
Madagascar: ses forces, faiblesses, possibilités, son potentiel et sa position future en
comparaison aux destinations en concurrence.
Les résultats d’ordre général
La demande
La saison 2002 a été une catastrophe pour les tours opérateurs et ce n’est que
maintenant que la demande a commencé une reprise. Il faut noter cependant que la
demande était déjà assez faible avant la crise politique: en moyenne, dix personnes
constituent un groupe de voyage à Madagascar et les opérateurs ont souvent du mal à
trouver même ce petit nombre. Tous les tours opérateurs ont affirmé que Madagascar
est une destination niche et que l’intérêt pour les tours organisés vient surtout des
groupes à intérêt spéciaux, comme les amateurs d’oiseaux, de plantes, etc. La
destination n’attirent pas vraiment le public général: peut-être à cause du manque
d’activités promotionnelles. Le niveau de la demande est aussi négativement influencé
par le coût élevé des voyages vers et dans Madagascar. Ceci est vrai surtout pour le
marché allemand: la conscience de la destination est relativement élevée mais la
demande reste faible.
L’Image
En ce qui concerne l’image du pays il est important de faire la différence entre les
perceptions des tours opérateurs et de leurs clients respectifs. En gros, les opérateurs
étaient très enthousiastes dans leur image de Madagascar. Beaucoup ont dit être allés
plusieurs fois dans le pays et parlaient de leur appréciation de l’île, de ses habitants,
sa faune et ses paysages. L’image et le niveau de conscience sont indiscutablement
liés et il est clair que ceux qui voyagent actuellement au pays voient le pays
différemment du grand public. Parmi les enthousiastes de la nature et les aventuriers,
l’image du pays est très positive. Madagascar est considéré comme un paradis
terrestre avec des paysages spectaculaires pleins d’espèces rares et exotiques.
Néanmoins, ces amoureux de Madagascar ne sont pas aveugles aux faiblesses du
pays et son statut de pays moins développé a été mentionné plusieurs fois.
Les composantes de l’image de Madagascar
•
•
•
•
•
•
•
richesse de la diversité de la flore et la faune
paysages sauvages et côtes vierges, plages spectaculaires
biodiversité unique par ex. lémuriens, caméléons
gentillesse de la population
exotisme, expérience exclusive pour ceux qui cherchent un contact
proche avec les Malgaches et leur culture
destination d’aventure
expérience inoubliable
mais aussi:
• Madagascar n’a pas d’image particulière
• incertitude concernant la situation
• pays pauvre, en développement
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MADAGASCAR
Points forts, faiblesses et recommandations
Les points forts de Madagascar sont évidents même pour ceux qui ne connaissent pas
le pays. Les tours opérateurs ont beaucoup parlé du capital naturel extraordinaire du
pays, de ses habitants et de sa richesse culturelle. Le fait que Madagascar n’est pas
une île de vacances développée (comme Majorque par exemple) est aussi considéré
comme positif. Ceci dit, tous les tours opérateurs se sont plaints du manque
d’infrastructure sur l’île et des prestations plutôt primitives. On peut en conclure qu’il
faut trouver le bon équilibre entre une industrie touristique sous-développée et le
tourisme de masse. Le sur-développement du produit touristique poussera les
visiteurs à budget élevé à chercher un “nouveau Madagascar” ailleurs et cèdera la
place à une foule de touristes à petit budget.
Selon les tours opérateurs, les secteurs du transport et de l'hébergement ont besoin
d’une attention immédiate. Les visiteurs actuels sont bien informés et savent à quoi
s’attendre mais ils exigent quand même un service de base.
Et bien qu’ils soient conscients d’être dans un pays pauvre, beaucoup de visiteurs,
selon les dits de leurs tours opérateurs, se sentent exploités quand ils sont à
Madagascar parce que le rapport prix-performance est plus que faible. Le prix ne
correspond tout simplement pas à la performance: les vols nationaux sont chers mais
incertains, l'hébergement n’est pas au niveau international et les parcs n’ont souvent
pas de facilités sanitaires de base.
Le système des guides dans les parcs nationaux a été qualifié de corrompu par un ou
deux opérateurs. C’est une question de principes: le visiteur moyen a beaucoup
d’argent à dépenser mais il lui déplait d’être vu comme une source d’argent facile pour
un travail mal fait.
Les difficultés inhérentes à l’organisation d’un voyage à Madagascar doivent être
résolues le plus vite possible. Air Madagascar a été critiqué pour son manque de
professionnalisme et son incompétence générale. Les tours opérateurs en ont assez
d’avoir à refaire les réservations des vols et de l'hébergement. Le casse-tête autour de
l’organisation du voyage a incité un ou deux opérateurs à enlever complètement
Madagascar de leur programme.
Forces:
•
•
•
•
•
richesse en ressources naturelles: flore et faune, abondance
d’espèces rares et endémiques
destination exotique et exclusive intouchée par le tourisme de masse
habitants aimables
richesse du capital culturel
possibilité de faire du tourisme de plage et d’aventure en même
temps
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MADAGASCAR
Faiblesses:
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
accessibilité – difficile et chère
voyage national incertain et coûteux
pays inaccessible pendant la saison des pluies
infrastructure sous-développée, manque considérable de facilités de
base
faible rapport prix-performance
destination lointaine
saisonnière
sécurité inquiétante
instabilité politique récente
maladies infectieuses (paludisme)
manque d’activités promotionnelles / de marketing
Recommandations:
•
•
•
•
•
•
•
•
fournir davantage d’informations et de matériel de promotion aux
tours opérateurs (brochures, affiches, vidéos, etc)
lancer une campagne de marketing intégrale présentant Madagascar
comme une destination unique en Afrique et visant des tranches de
clients particulières
plus d’activités de relations publiques
publier les vols réguliers au moins un an à l’avance
Air Madagascar doit améliorer son service
augmenter les correspondances
améliorer l’infrastructure et introduire une qualité répondant aux
normes internationales
améliorer le rapport prix-performance et le service client
Les destinations concurrentielles
Afin de préparer et de mettre en oeuvre une campagne de marketing efficace il faut
absolument connaître ses concurrents. A cette fin les tours opérateurs ont dû nommer
les destinations qui d’après eux, menacent le plus la part de marché de Madagascar.
Beaucoup d’opérateurs ont répondu que Madagascar est si unique et spectaculaire
que le pays n’a pas de concurrents pour son produit touristique en tant que tel. Ceci
dit, la destination est aussi en compétition pour le prix, l’infrastructure et la qualité.
Pour arriver à une idée générale, les destinations mentionnées ont été divisées en
deux catégories: les concurrents du produit, et les concurrents de la région. Comme
le nom l’indique les concurrents du produit sont les destinations offrant des
expériences touristiques semblables, par ex. tourisme de nature et balnéaire. Les
concurrents de la région se trouvent dans l’environnement régional, c à d les
destinations à proximité qui pourraient offrir un produit touristique semblable.
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MADAGASCAR
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Les concurrents du produit
Marché européen
Marché non-européen
•
Amérique du sud
•
Costa Rica
•
Galápagos
•
Amérique du sud
•
Vietnam
•
Galápagos
•
Indonésie
•
Papouasie-Nouvelle-Guinée
•
Papouasie-Nouvelle-Guinée
•
Australie
•
Thaïlande
•
Mexique
•
Caraïbes
•
Hawaii
•
Cuba
•
Bahamas
•
République dominicaine
•
Caraïbes
Les concurrents de la région
•
•
•
•
•
Seychelles
Île Maurice
Afrique du Sud
Réunion
Pays avec les ‘Big Five** par ex. Kenya, Tanzanie
(**On regroupe sous ce nom les cinq grandes espèces sauvages
d’Afrique: Lion, Eléphant, Léopard, Buffle et Rhinocéros; terme utilisé
autrefois par les chasseurs)
Afin d’en apprendre plus sur la réputation de Madagascar parmi les tours opérateurs
internationaux, un certain nombre d’opérateurs n’ayant pas le pays dans leur portfolio
de produits, ont aussi été contactés. Les résultats obtenus donnent presque
exactement les faiblesses déjà identifiées ci-dessus: le manque d’infrastructure, le
mauvais rapport prix-performance et l’accès difficile.
Les marchés émetteurs d’Europe
Vu les liens historiques et linguistiques, la France reste le marché émetteur le plus
important avec environ 60% des arrivées de l’étranger. La France a un marché de
tours opérateurs qui est bien développé et qui offre un large éventail de produits pour
Madagascar.
La marché français
Le marché français représente donc la source la plus importante d’arrivées
touristiques à Madagascar. La majorité des tours opérateurs sondés ont mis
Madagascar au programme depuis 5 ans ou plus. A l’exception de 2002, le nombre de
touristes voyageant à Madagascar n’a fait qu’augmenter. L’objectif pour les années à
venir est d’augmenter encore le nombre d’arrivées touristiques.
Les tours opérateurs français voient Madagascar comme un pays encore peu touché
par le tourisme de masse où les touristes peuvent jouir d’une expérience touristique
unique dans un paysage magnifique. La diversité de ses paysages, la flore et la faune
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3. Ètat des Lieux
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MADAGASCAR
uniques ainsi que son charme naturel et son authenticité sont les plus grandes forces
de la destination.
Une grande population d’expatriés malgaches vit en France ce qui fait que le niveau
de connaissance parmi la population française moyenne est très élevé, peut-être
même le plus élevé à l’échelle internationale. Le fait que les deux pays partagent une
même langue ne peut être trop souligné.
Bien qu’il existe des vols directs de Paris, les opérateurs se sont plaints du manque de
capacités des vols.
En général, l’infrastructure représente un obstacle important au développement du
tourisme sur l’île, de l’infrastructure routière jusqu’à l’insuffisance de l’infrastructure de
l'hébergement. Cependant Madagascar est considéré comme une destination au
potentiel énorme. La pays pourrait développer une large gamme d’activités
touristiques et de types de tourisme.
Ainsi, environ la moitié des tours opérateurs interviewés ont répondu que Madagascar
est une destination unique sans concurrents. Les autres ont nommé le Vietnam,
l’Indonésie et la Thaïlande en Asie, Costa Rica en Amérique centrale, et les îles
avoisinantes, la Réunion, l’île Maurice et les Seychelles. Les opérateurs français
recommandent une augmentation du nombre de correspondances aériennes ainsi que
l’amélioration de l’infrastructure locale.
Le marché allemand
A cause de l’instabilité politique, plusieurs opérateurs ont retiré Madagascar de leur
portfolio depuis les deux dernières années. Certains pensent l’y remettre bientôt mais
pour cela la situation à Madagascar doit beaucoup s’améliorer.
La plupart des tours opérateurs offrant actuellement Madagascar le font depuis 5 ans
ou moins. Les opérateurs offrant actuellement les destinations en concurrence mais
pas Madagascar se justifient en mentionnant l’instabilité, le manque de vols, les
correspondances coûteuses et le manque d’infrastructure.
Répondant à la question sur l’image de Madagascar comme destination touristique, la
majorité ont parlé de l’excellent capital naturel et culturel et de son statut de
destination ‘inexplorée’ et exclusive. Ces associations positives correspondent
également aux points forts du pays tels que les voient les opérateurs allemands. Le
mode de vie malgache et l’exotisme du pays (augmenté par un manque de
connaissances sur le pays) sont aussi des facteurs très positifs. Les opérateurs
estiment une conscience moyenne du pays chez le public allemand mais beaucoup
associe Madagascar à la pauvreté.
Comme pour les autres opérateurs, les allemands sondés se sont plaints du manque
d’information et de matériel de promotion, pour eux et leurs clients. Des
correspondances limitées et chères, des problèmes administratifs et l’insuffisance de
l’infrastructure sont considérés sommes désavantageux et les inquiétudes sur la
sécurité et la santé continuent à agir négativement sur l’image de la destination.
En général le potentiel futur de Madagascar est pensé être dans l’écotourisme et dans
des excursions qui combineraient la nature avec le tourisme culturel ou balnéaire.
Quelques tours opérateurs ont aussi mentionné le trekking et les vacances
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MADAGASCAR
d’aventures. Madagascar est sans nul doute vu comme un produit niche qui n’est pas
adapté au tourisme de masse et au touriste ‘ordinaire’.
Beaucoup de tours opérateurs allemands ne voit pas de destinations en concurrence
avec Madagascar. Après longue réflexion la réponse typique cite des destinations en
Amérique du sud (écotourisme) et dans les Caraïbes (tourisme balnéaire). La
concurrence régionale comprend toutes les îles de l’Océan indien ainsi que l’Afrique
du sud.
Pour stimuler l’économie du tourisme, il est essentiel d’étendre les activités de
marketing pour sensibiliser le marché. L’allemand moyen a beaucoup voyagé et
l’image de Madagascar comme paradis terrestre est une force potentielle qui pourrait
attirer davantage de touristes allemands.
Qui plus est, les tours opérateurs considèrent la mise à niveau de l’infrastructure, une
meilleure qualité et quantité dans le secteur de l'hébergement, une réforme (des prix et
de la fréquence) des correspondances aériennes et davantage de voitures de location
fiables, comme des facteurs importants.
Le marché britannique
La demande du marché britannique est semblable à celle de tous les pays sondés:
une demande qui était déjà faible a souffert après la crise politique mais commence
depuis à remonter, doucement mais sûrement. La demande et l’intérêt ont repris des
niveaux acceptables, mais ne sont pas encore ce qu’ils étaient.
En général, la conscience de la destination est relativement basse (il faut pourtant
noter qu’elle est beaucoup plus élevée qu’aux États-Unis.)
Une tranche particulière du public anglais, en majorité des amateurs d’animaux
sauvages, connaît Madagascar et considère ses attractions naturelles comme parmi
les meilleures au monde. En ce qui concerne l’image générale, la faune exotique, les
beaux paysages et les plages tropicales sont le plus souvent associés à la destination.
Un certain nombre de tours opérateurs mentionnent pourtant Madagascar comme l’un
des pays les plus pauvres au monde.
Selon les tours opérateurs anglais, les destinations régionales les plus importantes
sont l’Afrique du Sud, le Kenya, le Zanzibar, les Seychelles et l’île Maurice. Des
concurrents souvent nommés dans le contexte du produit de tourisme sont Costa Rica
et les îles du Galápagos.
La faune abondante et les paysages intacts sont considérés comme les points forts du
pays. L’image de Madagascar comme destination exclusive et abondante, encore
ignorée du tourisme de masse, est un point fort supplémentaire.
Un gêne considérable pour le marché anglais est la disponibilité et les tarifs du voyage
par avion, international comme national. L’infrastructure générale (hébergement,
location de voitures etc) est coûteuse et n’est pas rentable pour le touriste. Les prix
actuels à Madagascar sont simplement trop élevés et, avec un nombre de destinations
alternatives à choisir, Madagascar est en train de perdre beaucoup de touristes
potentiels qui vont ailleurs.
Une infrastructure insuffisante, un déséquilibre dans le rapport prix-performance et un
manque de marketing, affaiblit la confiance en Madagascar, qui offre pourtant
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quelque-unes des espèces les plus rares au monde. La modestie de l’infrastructure
n’arrive pas à proposer un niveau de service qui attirerait davantage de touristes.
Capter les marchés étrangers demande un investissement considérable dans le
domaine de la promotion. Afin d’améliorer la connaissance des anglais, il faudra
entreprendre une campagne de marketing efficace. Des visites de presse, des
campagnes publicitaires etc, aideront beaucoup à améliorer la visibilité internationale
du pays.
Comme dans le cas du marché nord américain, l’avenir de Madagascar se trouve
surtout dans le tourisme spécialisé et aussi, mais moins, dans le tourisme balnéaire.
Les conditions actuelles signifient que seule une très petite tranche aisée de la
population a les moyens de voyager à Madagascar. Même si le niveau de conscience
est élevé, les coûts de voyage restent un élément décisif.
Bien que personne ne gagnerait à la transformation du pays en destination de
tourisme de masse, il serait certes avantageux si un public plus général, avec des
sommes raisonnables à dépenser pouvait se payer un voyage à Madagascar.
Le marché non-européen
Le marché nord-américain
En 2003 les tours opérateurs américains ont parlé d’une légère hausse de la demande
pour Madagascar pour la première fois depuis la saison catastrophique de 2002.
Pourtant l’intérêt n’a pas encore atteint le niveau d’avant la crise politique qui a
pratiquement détruit le marché. L’augmentation des sentiments anti-américains fait
que cette population hésite à voyager dans des régions à troubles, imaginaires ou
non, et retourne avec lenteur à des destinations qui ont été considérées comme
dangereuses. Cependant, l’intérêt pour Madagascar augmente systématiquement
dans certains groupes cibles.
Comme l’a dit un tour opérateur, Madagascar n’a pratiquement pas d’image parmi le
grand public et l’américain moyen saurait à peine situer Madagascar sur la carte.
Parmi les groupes à intérêts particuliers, la connaissance du pays est évidemment
plus élevée et Madagascar est considéré comme la Mecque pour les photographes et
amateurs de nature de tous genres. Le pays est perçu comme étant une sorte de
paradis terrestre avec des espèces rares et exotiques de faune et de flore et un
patrimoine culturel très riche.
Les points forts de la destinations correspondent en gros à ceux donnés par les tours
opérateurs des autres pays, soit le capital naturel exceptionnel et le fait que le pays
n’est pas une destination de tourisme de masse à petit budget.
Le manque de connaissances est un gros obstacle pour les touristes américains. Il est
étonnant que tous les tours opérateurs aient mentionné la langue comme une barrière
de taille. Tandis que les Européens tenteront de se débrouiller d’une façon ou d’une
autre, il semblerait que le touriste américain est déconcerté et dans certains cas
abandonne l’idée de voyager dans une destination où la population locale ne pourra
peut-être pas parler l’anglais.
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MADAGASCAR
Actuellement il n’y a pas de vols directs des États-Unis et les touristes doivent passer
par Paris ou Johannesburg. Le vol est long, épuisant et surtout très cher.
Tous les opérateurs sondés se sont plaints de la difficulté de préparer un voyage à
Madagascar. Les vols réguliers sont annoncés beaucoup trop tard et il y a souvent des
changements inattendus. Les tours opérateurs ne peuvent donner à leurs clients que
de vagues itinéraires. Ceci est inacceptable pour beaucoup de clients qui choisissent
alors d’aller ailleurs. Aux États-Unis les vacances annuelles durent environ quatorze
jours ce qui fait que les vacances sont d’habitude soigneusement planifiées longtemps
en avance pour profiter au maximum de ces quelques jours. Il est donc essentiel que
les vols soient annoncés bien avant la prochaine saison permettant ainsi aux
opérateurs et aux touristes de préparer leurs tours. Il est peut-être plus important que
ces vols ne soient pas changés à la dernière minute car ceci dérange le voyage entier:
par exemple l’hébergement et les excursions doivent être réservés de nouveau. Bien
que les opérateurs n’enlèveront pas Madagascar de leur programme pour cela, ces
expériences ont un impact négatif sur le pays.
Les tours opérateurs se sont aussi plaints de l’irrégularité des vols nationaux: des vols
annoncés comme combles sont souvent à moitié vide lors du décollage. Et encore une
fois, le déséquilibre du rapport prix-performance et le manque d’infrastructure ont été
mentionné par tous les opérateurs sondés.
La proximité du Mexique et l’importante population hispanophone vivant aux ÉtatsUnis font que la langue étrangère de choix est plutôt l’espagnol. Ceci est clairement
reflété dans le choix du pays visité, bien souvent un pays où l’américain peut se faire
comprendre en anglais et espagnol.
Les destinations concurrentielles pour le marché américain incluent Costa Rica, les
îles du Galápagos, la Papouasie Nouvelle-Guinée et étonnamment, l’Australie. Les
concurrents régionaux sont ces pays qui typifient ‘l’Afrique’ pour les américains, par
ex, les pays offrant les ‘Big Five’ comme l’Afrique du Sud, le Kenya et la Tanzanie. Les
destinations de l’Océan indien comme l’île Maurice, les Seychelles et les Maldives
sont d’autres concurrents primordiaux.
En bref, la sensibilisation faible du public américain, les coûts élevés, le manque
d’infrastructure et les problèmes d’organisation font que peu de touristes voyagent à
Madagascar et le marché américain est une énorme source qui reste à exploiter. Ici
aussi les tours opérateurs ont souligné le besoin d’une campagne de marketing
extensive avec plus de matériel de promotion pour l’industrie et pour le public général.
Le marché sud-africain
Le marché africain, surtout sud-africain, pourrait offrir une part importante du marché
du tourisme de Madagascar dans les années à venir. L’Afrique du sud est un des
seuls pays d’Afrique où une classe aisée est en émergence. Cette tranche de la
société est un important groupe cible car elle a les moyens de voyager.
Selon les tours opérateurs sud-africains, la demande est encore assez basse bien qu’il
y ait eu une légère hausse cette année par rapport à 2002. Malgré la proximité,
Madagascar reste relativement inconnu et ceci doit changer. D’un autre côté, dans
certaines tranches du marché, Madagascar est célèbre pour sa faune et ses
paysages, ainsi que ses habitants aimables, sa gastronomie et sa culture exotique.
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MADAGASCAR
Selon les tours opérateur sud-africains, les vols coûteux ainsi que le manque
d’infrastructure représentent les plus importantes faiblesses de la destination. Ils ont
aussi exprimé leur inquiétude au sujet de la destruction de l’environnement comme la
désertification et la pollution des plages par des déchets humains. Cependant la
destination est considérée comme ayant un énorme potentiel: Madagascar est la plus
grande île de l’Océan indien et peut développer un plus large éventail d’activités que
les îles avoisinantes.
Les concurrents mentionnés étaient les île voisines de Maurice et des Seychelles ainsi
que les Maldives et Zanzibar.
Le fait que Johannesburg n’est qu’à 2 heures ½ de vol est un gros avantage; le
potentiel du marché d’Afrique du sud est pratiquement inexploité. Madagascar pourrait
être lancé comme une destination de court séjour (ce qui n’est pas possible pour les
pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique). Le touriste sud-africain peut passer une
semaine à la plage tandis qu’un Allemand/Américain ne le fera pas à cause de la
distance.
Les prochaines étapes pour encourager le tourisme ont comme priorité d’améliorer
l’infrastructure et les prestations offertes sur l’île. Le type de touriste à budget élevé
que Madagascar espère attirer s’attend à un certain niveau de service et de confort.
Les opérateurs recommandent une campagne intensive pour améliorer l’image du
pays.
Le marché japonais
L’Ambassade japonaise a continué à conseiller aux voyageurs de ne pas voyager à
Madagascar longtemps après la fin de l’instabilité politique et ce n’est que maintenant
que la demande reprend lentement. Cette reprise est rendue encore plus lente par le
fait qu’Air Madagascar a arrêté le vol direct bi-hebdomadaire Antananarivo-Singapour.
Actuellement la façon la plus facile pour un touriste Japonais d’aller à Madagascar est
de partir du Japon via Singapour, passer la nuit à Singapour et continuer via l’île
Maurice (13 heures d’escale) et enfin arriver à Antananarivo. Ce qui fait que la
demande de la destination Madagascar est très faible en ce moment au Japon.
L’image de Madagascar est très positive parmi les Japonais qui le considère comme
l’un des derniers paradis terrestres. Le pays est très connu pour ses baobabs et ses
lémuriens.
En bref, la faune et le paysage sont les points les plus forts du pays. Le manque de
correspondances aériennes et le manque de fiabilité des vols nationaux sont deux
faiblesses majeures. Les Japonais n’ayant que 2 semaines de vacances par an,
veulent les utiliser le plus efficacement possible. Comme nous l’avons dit, le premier
obstacle est le voyage: la longueur du vol avec les retards et les annulations
habituelles d’Air Madagascar causent beaucoup de problèmes.
Le manque d’information sur Madagascar a aussi été mentionné comme une faiblesse
importante. Bien qu’il soit possible d’acheter un guide de voyage japonais sur
Madagascar, le matériel disponible date de plus de deux ans et il est impossible
d’obtenir des informations plus récentes. De plus, les guides actuellement disponibles
en japonais ne sont pas très détaillés car ils incluent aussi les Seychelles, les
Comores et la Réunion.
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Avant 2002, un grand nombre de documentaires sur la faune et la biodiversité de
Madagascar ont été télévisés au Japon et ont eu un impact direct sur la demande. De
nos jours le permis qu’il faut obtenir pour filmer est si cher que les équipes
cinématographiques ne peuvent pas ou ne veulent pas faire de nouveaux
documentaires sur le pays.
Les Japonais sont très éduqués et une large proportion de la population s’intéresse à
la faune et à la nature. Le potentiel du marché japonais est donc énorme. Le Japon est
un pays riche et constitue le seul marché d’Asie qui pourrait intéresser Madagascar: la
destination est simplement trop chère pour les autres pays d’Asie.
Pour attirer davantage de touristes japonais à Madagascar, les recommandations se
concentrent sur le points suivants:
• les guides de voyage disponibles doivent être mis à jour
• Madagascar devrait participer au salons de tourisme en Asie
• il faudrait organiser des voyages de familiarisation pour présenter le
produit Madagascar aux tours opérateurs
• il faut créer un bon site web en japonais.
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3.2 Marketing et distribution
Ces dernières années, la promotion de la destination Madagascar était principalement
la responsabilité de la Maison du Tourisme (MdT). Les objectifs principaux de la
MdT étaient de promouvoir la destination Madagascar, de soutenir la promotion des
produits touristiques malgaches, de développer et de mettre en oeuvre des
campagnes de communication et de publicité. Récemment, après quelques problèmes
internes et financiers, la fonction principale de la MdT est devenue celle d’une
institution de soutien pour les associations malgaches des professionnels du tourisme.
L’Office National de Tourisme de Madagascar (ONTM) vient d’être créé et va
prendre un certain nombre des responsabilités de la MdT car son rôle est celui d’un
Conseil national pour le tourisme. L’ONTM sera entre autre, une plateforme entre le
gouvernement et le secteur privé et gérera la promotion internationale de Madagascar.
Le secteur privé, notamment les agences réceptives, les hôtels et Air Madagascar,
jouent un rôle important dans la promotion de la destination Madagascar. Avec leurs
brochures, leurs pages web et leur présence aux salons internationaux du tourisme, ils
contribuent de façon importante à la promotion du tourisme et ont souvent fait le gros
du travail de marketing dans des campagnes promotionnelles.
Actuellement, l’image de Madagascar comme destination touristique est très limitée
par un manque d’activités intégrées pour la promotion internationale du pays. Après la
crise de 2002, il était essentiel de regagner la confiance des principaux marchés
émetteurs afin de garantir une remontée d’arrivées touristiques en 2003.
Or, à part certaines activités du secteur privé en France, très peu d’activités de
marketing et de distribution ont été effectuées jusqu’à présent.
3.2.1 Les activités de communication
Relations publiques
Depuis le nouveau gouvernement, le Ministère du Tourisme fait un effort remarquable
pour communiquer la politique du tourisme dans le cadre de conférences de presse
régulières pour les médias locaux.
De telles activités à l’étranger sont rares. En 2003 l’association Go To (Groupement
des Opérateurs du Tourisme de Madagascar) a organisé une réunion à Paris surtout
pour les tours opérateurs et les agences de voyages, mais aussi pour les journalistes
afin de transmettre le message que la situation politique dans le pays est redevenue
stable et de présenter leur produit en combinaison avec le nouvel horaire de vols d’Air
Madagascar.
Lors de l’ITB en 2003 à Berlin, une conférence de presse organisée au stand a vu la
présence de beaucoup de journalistes.
Le matériel de promotion
Le matériel de promotion imprimé de la destination Madagascar est actuellement
très limité. Lors des salons du tourisme, une brochure en français et en anglais ayant
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pour titre, ‘Madagascar, paradis redécouvert’ a été distribuée. Cette brochure donnait
un court descriptif du pays, de la population, des circuits possibles et des parcs
nationaux. Le contenu et la mise en page n’étaient malheureusement pas au niveau et
la qualité de l’imprimerie non plus. La brochure était financée par USAID / LDI en
collaboration avec le Ministère du Tourisme, la MdT et l’ANGAP. En 2000, quelques
brochures à intérêt spécial ont été imprimées par la MdT en collaboration avec le
Bureau de coopération française. Les sujets traités étaient les traditions à
Madagascar, la faune sous-marine, les sports nautiques et les ouvertures sur
l’aventure. Il semblerait que ces brochures ne soient disponibles qu’en français et
qu’elles ne soient pas à jour.
Mis à part le matériel imprimé, un documentaire “Madagascar, paradis de
l’écotourisme” a été produit en 2002, financé par USAI / LDI et avec la collaboration du
Ministère du Tourisme et de l’ANGAP. Ce film de 30 minutes est disponible en
français, anglais et allemand, et présente les différentes régions de Madagascar.
Les différents prestataires de services ont leur propre façon de promouvoir le pays et
leurs services. Certains tours opérateurs et agents de voyage malgaches
indépendants essaient de promouvoir leur produit en distribuant leurs propres
prospectus, brochures d’information et leur propre page web.
Le Hilton et Viaggi del Ventaglio font la promotion de leurs hôtels à Madagascar à
travers les brochures de l’hôtel et sur leur site web. Quelques-uns des tours
opérateurs et des hôtels plus petits ont produit du matériel de promotion très
professionnel.
De plus le Groupement des Opérateurs du Tourisme de Madagascar (GoTo) publie un
magazine trimestriel avec une information principalement sur l’économie de
Madagascar et surtout sur son industrie du tourisme. Le magazine “GO TO
Madagascar” contient aussi des articles sur les événements, les sites naturels, les
croisières, les nouveaux hôtels, des interviews avec les décideurs de l’industrie ainsi
que de la publicité des partenaires du tourisme.
Le porteur national Air Madagascar s’est engagé à améliorer la situation. Un magazine
de bord en français et en anglais nommée “Orchidée” avait été publié et ciblait surtout
les passagers de cette ligne aérienne avec des informations sur le pays et les îles
voisines. Ce magazine a malheureusement été arrêté en janvier 2001 pour des
raisons financières.
Internet
L’établissement d’un site web officiel pour la MdT “www.madagascar-tourisme.com“
allait dans la bonne direction mais la dernière mise à jour date de 2001.
D’autres sources d’information touristique sur le web sur la destination Madagascar
sont fournies par diverses sociétés et individus privés. Pour plus de détails, reportezvous au paragraphe sur la “La présence Internet” à la fin de ce chapitre.
Récemment la société de design web BaseLab, située à Munich a proposé au
Ministère du Tourisme d’élaborer un nouveau site web pour le tourisme à Madagascar.
Ce site inclurait une information touristique complète avec des listes et des liens pour
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les établissements privés pertinents ainsi que des outils de réservation. Le site
proposé devrait refléter tout le secteur touristique de Madagascar. Une version de
démonstration a été présentée au Ministère du Tourisme et au public lors du Salon
Mondial du Tourism à Berlin (ITB) 2003.
Activités promotionnelles
Jusqu’à ce jour, des outils de promotion de vente tels les édutours, le matériel de
vente, et le marketing mobile ne sont que rarement utilisés pour la promotion de la
destination Madagascar, à cause du manque de ressources financières. Le secteur
privé est prêt à organiser des séjours à l’intérieur du pays et à en assumer le coût (par
ex. en offrant l’hébergement gratuit, le transport routier). Mais il faut arriver à une
collaboration plus étroite entre le secteur public et Air Madagascar. C’est aussi le cas
pour le marketing mobile des marchés émetteurs principaux.
Information pour le visiteur
Pour le consommateur il n’est pas facile d’obtenir une information fiable sur la
destination Madagascar. Il est vrai que l’Internet fournit beaucoup d’informations mais
la qualité de cette information varie beaucoup. Il n’y a actuellement pas de bureau de
renseignements dans les marchés émetteurs. Dans le pays non plus, il n’y a pas de
centre de renseignements, ni à l’aéroport, ni dans les centres touristiques.
Plusieurs guides de voyage en français, anglais et allemand représentent la meilleure
source d’information ainsi que les journées du public pendant les salons de tourisme.
Le client peut alors se mettre en contact direct avec des représentants locaux et
obtenir des réponses précises.
La publicité
Jusqu’à présent, vu les contraintes financières, Madagascar n’a pas encore lancé une
campagne de publicité internationale.
La conséquence en est que Madagascar reste une destination niche peu connue et
sans aucune position claire sur le marché international du tourisme.
3.2.2 La distribution
Les agences de voyages
Dans les marchés émetteurs, les agences de voyages sont le lien principal entre la
destination et les clients car Madagascar est une destination touristique complexe. A
cause de la situation de l’infrastructure, du climat et du transport, le client a besoin de
beaucoup d’informations et seules les personnes connaissant le pays peuvent les lui
donner. Les agences de voyages qui offrent Madagascar sont d’habitude spécialistes
de la destination et le personnel a en général une expérience concrète du pays. Ces
agences collaborent d’habitude avec une agence locale.
A leur tour, les agences locales à Madagascar tentent de plus en plus de coopérer
avec les tours opérateurs internationaux. Une agence réceptive à Antananarivo par
exemple travaille exclusivement avec un tour opérateur allemand qui se spécialise
dans les séjours d’études haut de gamme.
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3. Ètat des Lieux
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MADAGASCAR
Plan directeur du Tourisme
Certaines agences réceptives malgaches ont leur siège à Antananarivo et opèrent des
succursales indépendantes ou en collaboration dans les marchés émetteurs, surtout
en France et aux États-Unis. Elles prennent contact avec les tours opérateurs et les
clients du marché émetteur afin de faire entrer les produits touristiques malgaches
dans le marché plus efficacement. On note que beaucoup de ces agences réceptives
malgaches, ainsi que leurs succursales, ont une présence Internet très professionnelle
et significative, avec même des outils pour réserver les vacances, l’hébergement, les
tours guidés, la location de voitures, des liens sur les hôtels, etc.
Plusieurs agences réceptives ont pris part au dernier ITB 2003 à Berlin pour présenter
la destination Madagascar et parler aux opérateurs allemands et internationaux ainsi
qu’aux potentiels clients.
Les tours opérateurs
A part TUI avec Nouvelles Frontières en France, les tours opérateurs les plus
importants en Europe ne travaillent pas actuellement avec la destination Madagascar.
Les salons du tourisme et de l’industrie touristique
Au cours des dernières années, Madagascar a participé à plusieurs salons de
tourisme et de voyage tels le WTM/Londres, BIT/Milan, ITB/Berlin, STM/Paris,
INDABA/Durban, et le TopResa à Deauville.
Un problème récurrent est le financement de la présence à ces événements. Jusqu’à
récemment la Commission de l’Océan indien avait financé la participation à l’ITB de
Berlin pour les îles de l’Océan indien, mais le financement de quatre ans a pris fin en
2000. Pour le WTM 2002, USAID/ LDI a fourni une contribution financière, Air
Madagascar a été le sponsor du stand à l’ITB de 2003 avec un montant raisonnable et
Go To a organisé son propre financement pour participer au salon Top Resa 2003.
De plus, dans les marchés émetteurs, les agences de voyage et les tours opérateurs
font de gros efforts pour augmenter la connaissance sur Madagascar avec une
présence active dans les salons et conférences.
En ce qui concerne l’organisation et la gestion professionnelle des présences aux
salons de tourisme, les commentaires suivants sont donnés basés sur la présentation
de Madagascar pendant l’Échange touristique international de l’ITB2003 à Berlin
Aspects positifs
•
bonne impression générale
•
stand bien situé devant l’Afrique du Sud
•
couleurs représentant les couleurs du pays
•
brochures en anglais et en allemand en quantité
suffisante avec les horaires d’Air Madagascar
•
présentation vidéo disponible
•
bonne compétence linguistique de ceux présents
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MADAGASCAR
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Aspects négatifs
•
le nom “Madagascar” n’était pas assez visible
•
présence permanente de gens n’ayant pas
contribué au financement du stand
•
trop de personnes au stand
•
aucun responsable pour le stand, manque de
coordination, incohérences
•
l’organisation de la conférence de presse pendant
une des journées pour les professionnels a dérangé
le travail des professionnels
•
pas de carte imprimée à distribuer
•
aucun matériel de promotion (cartes postales,
stylos, affiches etc) à distribuer aux visiteurs les
jours ouverts au public
•
aucune activité culturelle ou de présentation
d’artisanat au stand
Source: GATO AG
Le marketing direct / Internet
Comme déjà mentionné, certaines agences réceptives sont présentes sur l’Internet
avec de très bons sites web. Mais actuellement l’Internet n’est utilisé que pour la
communication, pas en tant qu’outil de distribution. Il est donc possible de trouver des
informations sur le web mais pas de réserver des tours ou des hôtels.
L’exception est le ‘Hilton Madagascar’ que l’on peut réserver par la page commerciale
du Hilton.
La présence Internet
Pour vérifier comment la destination Madagascar se présente sur l’Internet, nous
avons fait des recherches avec différents critères, par ex. ‘Madagascar’, ‘Tourism
Madagascar’, dans les moteurs de recherche. En voici les résultats:
Moteur de recherche: GOOGLE
CRITÈRE DE RECHERCHE: ‘MADAGASCAR’
Site web:
www.air-mad.com
Auteur:
Dernière mise à jour:
Langue(s):
Apparence:
Cortez Travel Inc., Solana Beach, États-Unis
non mentionnée
anglais
très émotif, couleurs de terre dominent – vert, gris, brun – sur les photos
et la mise en page (écotourisme), carte détaillée
information variée sur les régions, la nature, le climat, la culture, guide
de voyage (idées pour des tours individuels, tours organisés de groupes)
offres de tours
aucune
barre de navigation bien agencée et claire
menant aux ambassades, parcs nationaux, hôtels, projets de protection
des parcs, musées
l’adresse laisse croire que c’est l’accès au site officiel du porteur national
Air Madagascar, or ce n’est que le site du tour opérateur Cortez Travel.
Contenu:
Publicité:
Navigation:
Liens:
Note:
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GATO AG
Plan directeur du Tourisme
MADAGASCAR
Autres liens:
• www.embassy.org
Auteur: Ambassade de Madagascar, Washington DC
• www.madagascar-tribune.com
• www.lonelyplanet.com
CRITERE DE RECHERCHE: ‘MADAGASKAR’
Site web:
www.erdkunde-online.de
Auteur:
Dernière mise à jour:
Langue(s):
Apparence:
Contenu:
Publicité:
Navigation:
Liens:
Autres:
IwebYou / Stefan Donoval / Nufringen / Allemagne
18 juillet 2002
Allemand
pas très attrayant (typographie, couleurs, design) non professionnel
au contraire de la mise en page, contenu très détaillé avec de
l’information professionnelle sur le pays, les habitants, la nature, les
traditions, les cartes, le voyage
une seule sur tout le site (littérature)
facile à naviguer
un seul pour des sites ayant de la littérature sur le sujet
FAQ, livre d’or, fonction Aide
Site web:
www.auswaertiges-amt.de
Auteur:
ministère des Affaires étrangères, Allemagne
Dernière mise à jour: avril 2003
Langue(s):
Allemand/anglais/français
Contenu:
information détaillée et professionnelle sur la politique, culture et
relations sociales entre l’Allemagne et Madagascar, information sur le
voyage et la sécurité, les démarches pour le visa – problèmes de mise à
jour
Publicité:
aucune
Liens:
une colonne de liens utiles
Site web:
madagaskar-online.de
Auteur:
Dernière mise à jour:
Langues:
Apparence:
Contenu:
Arne Kürbitz
19 juin 2003
allemand/anglais/ français
pas très diversifiée, pas de photos ni de cartes
information courte sur pays, habitants, tradition
longue liste de liens vers des sites sur Madagascar
aucune
facile à naviguer, bien structuré, pas de bouton Aide
Publicité:
Navigation:
____________________________________________________________________________________
3. Ètat des Lieux
page 71
GATO AG
Plan directeur du Tourisme
MADAGASCAR
Site web:
www.madagaskar-travel.de
Auteur:
Dernière mise à jour:
Langue(s):
Apparence:
Contenu:
BW GmbH / Kissing / Allemagne
3 octobre 2002
allemand
professionnelle, pas de photos, que des cartes, couleurs vives
outil de réservation, information de voyage, offres de tours, information
sur les moyens de transport, etc.
aucune
facile à naviguer, bien structuré
ambassades, sites de textes pertinents
Publicité:
Navigation:
Liens:
CRITÈRE DE RECHERCHE: ’MADAGASCAR OFFICIAL HOMEPAGE’
aucun résultat
CRITÈRE DE RECHERCHE: ‘MADAGASCAR TOURISM’
aucun résultat
CRITÈRE DE RECHERCHE: ‘MADAGASCAR TOURISME’
Site web:
www.madagascar-tourisme.com
Auteur:
Dernière mise à jour:
Langue(s):
Apparence:
Maison du Tourisme
2001
français
trop d’information sur la première page, typographie trop petite sur
l’index; le vert, la couleur principale, représente la nature, belle collection
photos sur la plupart des pages
information sur le pays, la nature, la politique, les gens, cartes
aucune
assez compliquée, peu claire, barre en haut et à gauche de chaque page
ambassades, réserves naturelles, hôtels, projet de protection de la
nature, musée
outil de contact serait utile, un lien vers des outils de réservation d’hôtels
également, transport
Contenu:
Publicité:
Navigation:
Liens:
Note:
Le site web www.tourisme-madagascar.com contient déjà un large éventail
d’informations pertinentes et actuelles avec des éléments comme une information
générale sur le pays, des liens vers des fournisseurs, une galerie de photos ainsi que
des informations sur les attractions, l’hébergement et les prestations. Il faudra
néanmoins revoir le site puisque certains éléments majeurs comme des outils de
traduction, des forums, etc., ne figurent pas (voir chapitre 5 – Marketing et
distribution).
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GATO AG
MADAGASCAR
Plan directeur du Tourisme
Site web:
www.madagascar-contacts.com
Auteur:
Dernière mise à jour:
Langues:
Apparence:
République de Madagascar
non mentionnée
français, anglais
couleurs de terre, des photos à gauche sur chaque page, apparence
professionnelle
information sur l’investissement dans des projets malgaches
aucune
compliquée, pas de barre en haut, il faut utiliser le bouton-retour à
chaque changement de page
Contenu:
Publicité:
Navigation:
CRITÈRE DE RECHERCHE: ‘AIR MADAGASCAR’
Site web:
www.airmadagascar.de
Auteur:
Aviareps Airline Management Group AG
Dernière mise à jour: en construction
Site web:
www.airmadagascar.info
Auteur:
non mentionné
Dernière mise à jour: en construction
OUTIL DE RECHERCHE: ALTAVISTA
CRITÈRE DE RECHERCHE: ’MADAGASKAR’ (même résultats que ‘madagascar’)
•
•
•
•
•
•
•
www.traveloverland.de
www.expedia.de
www.madagascarnews.com
www.air-mad.com
www.embassy.org/madagascar
www.madagascar.it
www.madagascar.co.uk
CRITÈRE DE RECHERCHE:
aucun résultat
‘MADAGASCAR OFFICIAL HOMEPAGE’
CRITÈRE DE RECHERCHE: ‘MADAGASCAR TOURISM’
Site web:
www.madagascar-travel.net
Auteur:
Madagascar Travel / Rainbow Tours Ltd. / Londres – tour opérateur
Dernière mise à jour: non mentionnée
Langue(s):
anglais
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3. Ètat des Lieux
page 73
GATO AG
Plan directeur du Tourisme
Apparence:
Contenu:
Publicité:
Navigation:
Liens:
Autres:
MADAGASCAR
tout en vert, facile à naviguer, une barre avec des boutons à gauche,
design pas très émotif par manque de photos, apparence professionnelle
information voyage, description de la destination, des gens, du paysage,
outils de réservation offerts
aucune
très facile, une barre à gauche, reste inchangée pendant la navigation à
l’intérieur du site
aucun
-
CRITÈRE DE RECHERCHE: ‘MADAGASCAR TOURISME’
Site web:
www.destinationmadagascar.com
Auteur:
Dernière mise à jour:
Langue(s):
Apparence:
Contenu:
Publicité:
Navigation:
Liens:
Autres:
non mentionné
non mentionnée
français
beaucoup de couleurs, plus de photos que de textes, facile à
comprendre
information sur l’industrie hôtelière, boisson et nourriture, transport,
culture, les gens, la nature, idées des sites à voir
aucune
peu claire, deux barres différentes (verticale, horizontale)
aucun
-
CRITÈRE DE RECHERCHE: ‘AIR MADAGASCAR’
•
•
•
www.air-mad.com
www.madagascarnews.com
www.airmadagascar.de
OUTIL DE RECHERCHE: LYCOS
CRITÈRE DE RECHERCHE: ‘MADAGASKAR’
•
•
•
•
•
www.expedia.de
www.traveloverland.de
www.madagaskar-travel.de (voir ci-dessus)
www.tourismus-madagaskar.de: Verein Kintana / Bernd Winkler
www.priori.ch: anglais, français, hollandais, allemand; tour opérateur,
gestion de projet, projets sociaux et culturels
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3. Ètat des Lieux
page 74
GATO AG
Plan directeur du Tourisme
MADAGASCAR
CRITÈRE DE RECHERCHE: ‘MADAGASCAR’
•
•
•
www.airmadagascar.de (voir ci-dessus)
www.gracetours.de: tour opérateur spécialiste de Madagaskar
www.madagascar-on-bike.com: allemand, location de vélo, tour
guidé à vélo
CRITÈRE DE RECHERCHE: ‘MADAGASCAR OFFICIAL HOMEPAGE’
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CRITÈRE DE RECHERCHE: ‘MADAGASCAR TOURISM’
•
•
www.madagascar-contacts.com (voir ci-dessus)
www.eco-tour.org: tours écologiques (int.) soutenus par la
commission européenne
CRITÈRE DE RECHERCHE: ‘MADAGASCAR TOURISME’
aucun résultat
CRITÈRE DE RECHERCHE: ‘AIR MADAGASCAR’
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premier site web trouvé: www.airmadagascar.de
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3. Ètat des Lieux
page 75
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Plan directeur du Tourisme
MADAGASCAR
3.3 Le cadre institutionnel
3.3.1 Les structures organisationnelles
Après les changements politiques de l’année passée et la reprise économique,
l’industrie du tourisme à Madagascar est aussi en train de se restructurer
intégralement. Pour être sûr que le développement est sur la bonne voie dès le départ,
les différentes institutions déjà en existence devront travailler ensemble. La position,
les fonctions et les responsabilités de ces institutions seront donc clairement définies
et faciles à adapter aux changements.
Le Ministère du Tourisme, la Maison du Tourisme, et les associations du secteur privé
représentent Madagascar dans le tourisme. De plus, le porteur national Air
Madagascar a pris en charge une large part de la promotion et du marketing depuis
quelques années, surtout avec ses représentations à l’étranger.
En ce qui concerne le secteur privé, de nombreuses associations représentent les
différentes activités touristiques, de l’association des porteurs à l’aéroport aux
hôteliers, tours opérateurs, artisans, et associations de guides de chaque parc
national. Les attentes de ces associations sont très différentes et il s’ensuit que
l’image du tourisme dans le secteur privé est très mixte.
Le Ministère du tourisme
Établi en 1996, ce Ministère est responsable de la politique du tourisme à
Madagascar. Ses responsabilités seront principalement:
• concept, réalisation, et évaluation de la stratégie du tourisme.
• mise en oeuvre du cadre institutionnel, du développement et du
cadre législatif (c à d l’application pratique du Code du Tourisme)
• activités de promotion pour l’investissement dans le tourisme
• coordination de la formation professionnelle du secteur du tourisme
• promotion de la destination touristique Madagascar
Le siège du Ministère est à Antananarivo et emploie une centaine de personnes.
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MADAGASCAR
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Organigramme du Ministère du tourisme:
Ministre
COORDINATION GENERALE DES PROJETS
CABINET
SECRETARIAT GENERAL
DIRECTION GENERALE
Direction de l'Appui an
Development des Investissments
Direction de la Valorisation
des Produits Touristiques
Directions Provinciales
Source: Ministry of Tourism
Directions provinciales
Le Ministère du tourisme a un bureau dans chacune des six provinces et quatre
délégations régionales (Nosy Be, Sainte Marie, Tolanaro, Morondave) avec 28
employés en tout.
Les bureaux provinciaux sont chargés de mettre en pratique toutes les procédures
administratives liées au tourisme et d’évaluer soigneusement toutes les actions. Par
exemple, le classement initial des hôtels est la responsabilité de la délégation du
tourisme. Malheureusement, le manque de personnel et un équipement désuet (de
vieux ordinateurs, pas de connexion électronique, pas de budget pour les appels
téléphoniques) et le manque de fonds gênent le travail des bureaux régionaux. Le
manque de communication entre le siège à Antananarivo et les bureaux régionaux
prolonge les procédures administratives.
Le Ministère du tourisme est membre de la commission inter-ministérielle qui a pour
but de normaliser les activités du tourisme sur tous les secteurs (Étude de la Banque
mondiale).
La Maison du Tourisme
La Maison du Tourisme (MdT) a été fondée en 1991 comme association privée,
créée par le gouvernement en collaboration avec la Commission européenne. Elle est
dirigée par des représentants du secteur privé avec un membre du Ministère du
tourisme.
C’est néanmoins le Ministère du Tourisme qui nomme le directeur.
Responsabilités:
La fonction première de la MdT en tant qu’association ombrelle des associations
professionnelles est de:
• promouvoir la “Destination Madagascar”
• soutenir la promotion de produits touristiques malgaches
• développer et mettre en oeuvre les campagnes de communication et
de publicité
• améliorer le système éducatif du tourisme
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MADAGASCAR
La MdT est financée principalement par la taxe dite vignette touristique, la cotisation
des membres et un financement étranger, principalement du Service de coopération et
d’Action culturelle du gouvernement français et du Fond Européen de Développent.
La vignette touristique est payée directement par chaque touriste. Le tarif est de 0.50 $
US par nuit dans un hôtel 3 étoiles ou plus et de 0.30 $ US dans les autres hôtels. Les
hôtels collectent la taxe et la passent au trésorier qui la passe à la MdT.
La collecte de la taxe est problématique et il n’y a pas de contrôle en place pour
poursuivre ceux qui ne la paient pas. La MdT n’a pas les moyens de payer plus que
les salaires de ses employés et ne peut jouer le rôle qui lui est assigné. La MdT pense
ne recevoir qu’à peu près 75% du montant dû. 3% de la somme reçue va au soutien
de l’Institut National du Tourisme et de l’Hôtellerie.
Problèmes de la MdT:
• faiblesse du comité et des structures de direction
• aucun capital: dépendance sur la cotisation des membres
• administration lourde avec un comité exécutif de 30 membres
• manque de partenariats efficaces entre le secteur public et le privé
Actuellement les activités sont limitées à cause du manque de fonds résultant d’une
perte de confiance du secteur privé à cause d’irrégularités passées dans la direction
de la MdT. Le gouvernement a l’intention de réduire les responsabilités de la MdT et
de passer la majorité de ses fonctions à une nouvelle organisation, l’Office National du
Tourisme de Madagascar (ONTM), qui est en cours de formation.
Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM)
La nouvelle organisation sera conjointement contrôlée par le Ministère du Tourisme
(pour le côté technique) et le Ministère de l’Économie et des Finances (pour le côté
financier).
La mission interne principale de l’ONTM est de fonctionner comme plateforme de
coordination entre le gouvernement et le secteur privé. Sa fonction externe est de
gérer la promotion internationale de Madagascar en tant que destination touristique.
Des directions régionales seront établies dans les 6 provinces pour renforcer les rôles
des provinces dans le tourisme.
Les activités principales de l’ONTM en coopération avec d’autres institutions seront:
• la publication de brochures touristiques
• l’analyse des développements dans le secteur du tourisme
• la publication d’informations sur les mesures incitatives liées à
l’investissement dans le secteur du tourisme
• la promotion de la destination Madagascar au sein du pays et à
l’étranger en coopération avec les directions régionales de tourisme
• le suivi des commissions pour le classement des hôtels et des
restaurants
• le développement de lignes directrices sur la qualité dans le secteur
du tourisme
• la coordination entre le secteur privé, les bailleurs de fonds
internationaux et le gouvernement
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MADAGASCAR
Les associations du secteur privé
Il existe un très grand nombre d’associations professionnelles pour toutes les
professions du tourisme (hôteliers, tours opérateurs, agences de location de voitures,
restaurants, guides, etc). En général, ces associations ne fonctionnent pas à un
niveau acceptable car elles ne représentent qu’une petite tranche des professionnels.
Par exemple, à l’aéroport d’Ivato à Antananarivo seulement, il y a trois différentes
associations pour les porteurs. Certains joueurs principaux parmi les associations
professionnelles sont:
L’Association Professionnelle des Tours Opérateurs Réceptifs de Madagascar
(TOP)
TOP est une association indépendante et privée de tours opérateurs qualifiés qui
oeuvrent pour le développement de l’industrie du tourisme à Madagascar. Fondée en
1991, TOP travaille de près avec d’autres professionnels de l’industrie du tourisme
malgache et du secteur public comme GoTo, ANGAP, Maison du Tourisme, WWF et
le Ministère du Tourisme.
La Fédération des Syndicats des Hôteliers et Restaurateurs de Madagascar
(FSyHRM)
Cette fédération est une organisation ombrelle nationale pour les associations
régionales qui sont dans chaque province ainsi qu’à Sainte Marie et à Nosy Be. Une
liste intégrale des hôtels et restaurants de Madagascar a été publiée sous forme de
guide touristique.
GoTo Madagascar
GoTo Madagascar a été créée en 2002 pour tenter d’unir les différents professionnels
du tourisme. GoTo Madagascar est une association sans appartenance politique et a
été fondée en réponse à l’échec des autres organisations. L’un de ses principaux
objectifs est d’augmenter le professionnalisme du secteur du tourisme et de
mettre en place un code de déontologie. GoTo Madagascar publie aussi un
magazine trimestriel “Les échos touristiques de Madagascar” pour les membres de
l’industrie du voyage.
D’autres associations nationales du tourisme sont:
GLVM: groupement des loueurs de voitures de Madagascar ; AAVM: association des
agences de voyages de Madagascar.
Les Associations régionales
En général, toutes les professions ont aussi des associations régionales ou locales.
Les hôtels et restaurants ont établi des syndicats dans les villes principales du
tourisme et chaque parc national a ses propres associations de guides, dont les deux
suivantes:
Groupement Interprofessionnel de l’Hôtellerie et du Tourisme de Nosy Be
(GIHTNB)
Association des Guides du Parc Isalo (AGP)
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MADAGASCAR
ANGAP
L’agence principale qui dirige la politique de conservation du pays est l’Association
Nationale pour la Gestion des Aires Protégées (ANGAP), une ONG fondée en 1997.
L’ANGAP a pris la relève du Ministère des Forêts et se charge de l’administration
des parcs nationaux et du développement de l’écotourisme dans ces sites.
L’ANGAP est sous la tutelle du Ministère de l’Environnement qui est responsable de la
formulation de la politique sur l’environnement.
ANGAP gère 12 million d’hectares de forêts et 43 réserves et parcs nationaux d’une
superficie d’1,7 million d’hectares, divisés en trois catégories: les réserves naturelles
intégrales, les parcs nationaux et les réserves spéciales.
Certains parcs et réserves sont gérés, ou co-gérés, par des agences internationales
telles WWF, KfW et UNESCO, tandis que le Ministère des Forêts continue à diriger
quelques aires protégées.
Le financement de l’ANGAP: l’association est principalement financée par des dons:
bailleurs (70-89%), gouvernement (15-20%), frais d’entrée des parcs (7%). L’ANGAP
a besoin de ressources financières de toute urgence pour continuer son travail.
Frais d’entrée et réinvestissement
L’entrée aux parcs nationaux et aires protégées de Madagascar est contrôlée et tout
visiteur à besoin d’un billet d’entrée. 50% des frais d’entrée demandés par l’ANGAP
sont réinvestis dans des projets pour les communautés locales vivant en périphérie
des parcs. Entre 1992 et 1999, on estime qu’un total de 5,060 millions de FMG ont été
investis dans 458 micro-projets. Environ 76,794 familles ont profité des ces microprojets en 2000 selon l’ANGAP (Banque mondiale, 2002).
Les frais d’entrée dans les parcs (environ 6 $ US pour un billet de 3 jours) sont
inférieurs à ceux d’autres pays mais correspondent bien au manque de qualité des
prestations. Puisque les tours guidés sont obligatoires, il faut ajouter à ces frais celui
du guide qui est plutôt élevé, et qui double s’il y a plus de trois personnes dans le
groupe.
Problèmes de l’ANGAP:
•
•
•
•
•
•
•
administration lourde à Antananarivo
perte de confiance du public car l’ANGAP n’a pas toujours mis en
oeuvre ses projets
les micro-projets ne séduisent pas le public
les tarifs des guides dans les parcs sont beaucoup plus élevés
qu’ailleurs
manque de flexibilité par rapport aux tours opérateurs locaux
comportement commercial insatisfaisant
les circuits ne sont pas adaptés au tourisme pour les personnes du
troisième âge.
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Plan directeur du Tourisme
MADAGASCAR
Les bailleurs de fonds internationaux
A part les programmes gouvernementaux, plusieurs initiatives gérées par des ONG
sont en cours et cherchent à utiliser le tourisme pour réduire la pauvreté. Ces
initiatives intègrent les communautés locales dans la planification et la réalisation des
projets de tourisme. Le programme LDI de USAID et de WWF sont deux exemples
des plus visibles d’organisations qui tentent d’inclure les communautés locales dans le
développement du secteur du tourisme, avec une attention spéciale sur l’écotourisme.
USAID
USAID (United States agency for international development) oeuvre pour une
croissance économique à long-terme et durable en offrant de l’aide humanitaire. A
Madagascar, USAID gère le programme de développement du paysage dit LDI
(Landscape Development Intervention), qui est un projet de développement sur cinq
ans, conçu pour combattre la pauvreté dans les régions rurales et pour protéger
les ressources naturelles de Madagascar. Les activités de LDI sont supervisées par
le Ministère de l’Environnement.
A travers une approche “éco-régionale” qui intègre des facteurs tant écologiques que
socio-économiques, LDI soutien les initiatives de développement et de conservation
qui tendent à préserver les éco-systèmes prioritaires et à améliorer le niveau de vie
dans les régions rurales.
Les activités de LDI:
• établissement de couloirs de forêts entre les aires protégées
• réalisation d’études d’impact environnemental
• création d’organisations locales pour aider la population locale à
développer ses propres entreprises
• mise en place de méthodes agricoles durables
• construction de deux écolodges à Ankarana Ouest
• réhabilitation de la voie ferrée de Fianaratsoa à Manakara
• soutien et promotion des entreprises de conservation par ex. la
culture de plantes médicinales
• organisation d’ateliers sur l’écotourisme
• aide aux activités de marketing par ex. sponsorisation de la
participation de Madagascar au World Travel Market à Londres,
création de l’association Éco-Tourisme Nord et la publication du
“Diego 2001 Guidebook”.
Actuellement, LDI est l’institution ayant l’expérience la plus vaste sur les questions de
l’écotourisme à Madagascar. Le programme arrive à terme en 2003, une prolongation
est en cours de discussion.
WWF – L’organisation mondiale de protection de la nature
La WWF est très active à Madagascar. Travaillant avec l’ANGAP et LDI, la WWF aide
au développement de procédures adaptées à la conservation. En 1996, la WWF a
identifié 5 régions écologiquement importantes à Madagascar et deux de ces régions
ont été sélectionnées comme régions prioritaires: les forêts caducifoliées du sud et les
forêts épineuses du sud-ouest. Au sein du programme des forêts sèches, la WWF
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MADAGASCAR
gère environ 30,000 ha de forêt. L’objectif de ce programme est de gérer et protéger
de 15 à 25% de l’éco-région à long-terme.
Conservation International (CI)
Les priorités de CI sont de protéger les espèces en danger de l’île et de mettre en
place de meilleures techniques de gestion pour les forêts et les parcs. CI collabore
aussi avec des membres du secteur privé, comme l’industrie minière, pour mettre en
place des pratiques respectant à la bio-diversité.
L’Union Européenne
L’UE est très impliquée dans le secteur de l’infrastructure. A travers le FED (Fond
Européen de Développement) des budgets annuels importants sont alloués à la
réhabilitation du système routier principal du pays facilitant ainsi l’amélioration de
l’économie générale de Madagascar.
SCAC – Service de Coopération et d’Action Culturelle
Le SCAC poursuit trois objectifs de développement: le développement humain et
social, le développement économique et la modernisation du cadre institutionnel.
Il soutient également le tourisme avec le Fond de Solidarité Prioritaire (FSP). Ses
priorités sont les secteurs des ressources humaines et le marketing.
KfW – Kreditanstalt für Wiederaufbau
La KfW (la banque allemande du développement) est impliquée dans la protection de
l’environnement naturel et soutient activement plusieurs parcs nationaux tels
Ankarafantsika, Marojejy, Andringitra et Tsimanampetsotsa. L’amélioration des
prestations touristiques et des services dans les parcs fait partie de ce programme.
GTZ – Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit
GTZ est une société allemande pour la coopération internationale ayant des
programmes partout dans le monde. Ses champs d’action prioritaires à Madagascar
se concentrent sur les thèmes de la protection et de la gestion durable des ressources
naturelles, la santé primaire et l’hygiène et la sécurité alimentaire, principalement dans
les secteurs de l’agriculture et de la sylviculture. GTZ suit les objectifs qui
maximiseront la participation de la population locale aux activités de développement
par la formation et l’intégration d’experts malgaches dans les équipes des
programmes.
L’Aide japonaise au développement
L’Aide japonaise est concentrée sur la construction routière ainsi que la réhabilitation
complète de rues dans les villes, par ex. l’avenue de l’indépendance à Antananarivo.
Autres bailleurs de fonds: Banque mondiale, CARE (USA)
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MADAGASCAR
Autres organisations intéressant le tourisme
Fanamby
FANAMBY est une ONG environnementale à but non-lucratif spécialisée dans la
conservation et le développement. FANAMBY tente d’impliquer la communauté locale
dans la gestion de ressources précieuses et soutien la création de sources
alternatives de revenus.
Tétraktys / Ravaka
Cette organisation privée développe des excursions piétonnes autour d’Antsirabe avec
l’option de passer la nuit dans des maisons traditionnelles rénovées. L’aspect du
développement du tourisme durable et l’implication de la population locale est très
encouragé.
Moramora’aventure
Moramora’aventure en coopération avec l’organisation belge ‘Sens inverse’, propose
des excursions de découverte à pied ou à vélo. Comme hébergement, ils ont construit
un lodge naturel près d’Ambohimanga. L’organisation essaie d’obtenir l’engagement
actif de la population locale.
Fondation Heritsialonina
Cette fondation a comme objectif de réhabiliter l’ancienne ville de Fianarantsoa. Le
développement d’activités culturelles est aussi projeté. De plus, la fondation
encourage la population locale à développer des chambres d’hôtes privées pour le
tourisme (formule bed & breakfast – chambre et petit-déjeuner)
Affiliations
Madagascar est membre des organisations internationales suivantes:
COI: commission de l’océan indien
COMESA: Marché commun pour l'Afrique australe et orientale
BAD: Banque africaine de développement
FED: Fond européen de développement
BADEA : Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique
Kuwait Fund
Convention de Cotonou entre l’UE et les pays ACP
AGOA
Overseas Private Investment Corporation
Organisation du tourisme des îles de l’Océan indien (IOITO)
Madagascar est le siège de l’IOITO, une organisation avec 5 états membres:
Madagascar, les Seychelles, la Réunion, l’île Maurice et les Comores. Madagascar
profitera de ce partenariat car on peut s’attendre à un transfert de savoir de l’île
Maurice, dont le secteur du tourisme est plus développé. Malheureusement, un
manque de fonds gêne le progrès de cette organisation.
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3.3.2 Le cadre législatif
Une évaluation des réglementations du tourisme
A Madagascar, le tourisme est réglementé par les lois suivantes:
• le Code du tourisme
• le Code du travail
Le Code du Tourisme
Loi 95-017 du tourisme à Madagascar, le Code du Tourisme, a été créé en 1995 pour
soutenir le développement du tourisme, définir les différentes entreprises et activités
du tourisme, définir la procédure de classement des hôtels ainsi que les
responsabilités à assumer et les enfreintes à pénaliser. La loi définit aussi le champ
d’application et la procédure d’enregistrement pour ouvrir un hôtel à Madagascar. Le
Code du Tourisme élabore un cadre détaillé de lignes directrices et pourrait être un
outil important pour le fonctionnement du tourisme, bien que son application concrète
ait été minime jusqu’à présent.
La réglementation ouvrière
Le Code du travail
Les relations ouvrières à Madagascar sont réglementées par le Code du Travail 94029. Ce code date de l’ère coloniale et le dernier amendement date de 1994. Il permet
la formation et la reconnaissance de syndicats depuis 1956. Les paragraphes 58 à
416 ont trait au secteur du tourisme.
Les statistiques sur le nombre d’employés du secteur touristique membres d’un
syndicat ne sont pas disponibles actuellement. Les employés ne sont pas souvent
conscients de leurs droits et il y a un manque notoire d’emplois dans le secteur privé.
Les sociétés appartenant à des étrangers sont plus aptes à être impliquées dans des
conflits que les sociétés malgaches.
En principe, il n’y a aucune limite au nombre d’étrangers qui peuvent être employés
dans une seule société. Cependant, les permis de travail sont émis par le Ministère
des Affaires Intérieures dont les procédures sont exagérément longues et
bureaucratiques et il y a une volonté nationale de restreindre le nombre de travailleurs
étrangers.
Le salaire minimum varie selon la position de l’employé, la nationalité de la société, la
région et le travail:
• le salaire minimum pour les cols bleus est d’environ 30 € / mois
• le salaire minimum pour les cols blancs est de 100 à 1,000 € / mois
Le code du travail autorise un maximum mensuel de 173,33 heures de travail.
Quelques secteurs ont un nombre d’heures de travail plus élevé (par ex. les gardes).
Le travail du dimanche est rémunéré à 40% de plus sur le salaire de base et les jours
fériés à 100%. Il y a 11 jours fériés à Madagascar.
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Période employé
Maximum d’heures Maximum d’heures Heures
/ jour
/ semaine
supplémentaires
en %
travail de jour
8
40
30-50%
travail de nuit
8
40
30%
Visa
Visa touristique
Chaque visiteur a besoin d’un visa émis par les autorités malgaches pour entrer dans
le pays. La demande de visa (une seule entrée ou plusieurs entrées) se fait soit à
l’avance dans les ambassades et consulats, soit à l’arrivée à l’aéroport international
d’Antananarivo (visa simple pour un mois). La demande prend en général trois jours et
les visas sont généralement valables pour 90 jours à partir de la date d’émission. Les
tarifs varient selon les règlements de l’entrée et la durée du séjour.
Bien que la procédure de demande soit assez flexible, le prélèvement de charges à
l’entrée dans le pays pourrait faire préjudice à l’industrie du tourisme car d’autres
destinations compétitives (par ex l’île Maurice et les Seychelles) ne font pas cela.
Tarifs de Visa
Une seule entrée, un mois:
Plusieurs entrées, un mois:
Une seule entrée, trois mois:
Plusieurs entrées, trois mois:
Visa pour immigrant, un mois:
€ 23
€ 29
€ 35
€ 40
€ 35
Visa d’affaires
Pour entreprendre des activités professionnelles dans le pays, les non-résidents ont
besoin d’un visa qui coûte le prix d’un visa touristique. Pour des séjours supérieurs à 3
mois, les visas sont émis directement par le Ministère de l'Intérieur.
Pour obtenir un permis de travail il faut entreprendre une procédure assez longue et
plutôt compliquée. Les entreprises du tourisme se plaignent souvent des ces
procédures car les permis ne sont parfois émis qu’après le départ du travailleur
étranger après l’expiration de son contrat.
Tous les aspects concernant le cadre institutionnel mais qui sont liés aux procédures
d’investissement sont présentés en détail dans le chapitre 8 ‘L’Investissement dans le
tourisme’.
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3.4 Les ressources humaines
3.4.1 Introduction
Mondialement, l’industrie du tourisme alimente le marché du travail et le secteur du
tourisme de Madagascar est certainement l’un des principaux employeurs dans le
pays, second au secteur agricole. Le tourisme a gagné en rythme depuis les 3
dernières années: le nombre de postes créés dans le secteur du tourisme a augmenté
de plus de 8% par an.
Actuellement l’industrie du tourisme offre un emploi direct à environ 17,564 personnes
(d’après les statistiques de l’année 2001 et ne tenant pas compte de la crise de 2002).
Emplois directs
•
•
•
•
•
hôtels
restaurants
attractions
boutiques artisanales
tours opérateurs
il est généralement admis qu’un emploi direct correspond à trois emplois indirects. Le
nombre d’emplois indirects est donc de 52,700.
Emplois indirects
•
•
•
•
•
•
•
•
l’agriculture et la pêche
l’alimentation
la construction
l’artisanat
le transport
la location de voitures
les sports et loisirs
l’essence
A condition que l’augmentation du volume des touristes soit accompagnée d’une
amélioration de la qualité des services, le secteur du tourisme est en cours de devenir
l’employeur le plus important du pays.
Tandis que le salaire moyen dans le secteur du tourisme était de €1,200 par an en
2002, il faut tenir compte des différences entre la capitale Antananarivo et les
provinces, à peu près 30% d’écart.
3.4.2 L’éducation générale
Le premier programme national pour l’amélioration du système éducatif s’est déroulé
de 1989 à 1997.
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Plan directeur du Tourisme
MADAGASCAR
Madagascar a adopté un système de scolarité obligatoire sur neuf ans, à savoir l’école
est obligatoire de six à quatorze ans.
Écoles primaires et secondaires
Les enfants vont à l’école primaire jusqu’à l’âge de dix ans. L’éducation secondaire
dure sept ans et se divise en deux parties: un niveau junior de onze à quatorze ans qui
est obligatoire, et un niveau senior de quinze à dix-sept ans.
A la fin du niveau secondaire junior les élèves peuvent quitter l’école, reçoivent un
certificat et peuvent suivre une formation vocationnelle ou commencer à travailler. Ils
peuvent aussi continuer leur scolarité et passer au niveau secondaire senior à la fin
duquel ils recevront un baccalauréat.
Universités
Madagascar a 6 universités d’état, une dans chaque capitale provinciale avec un total
d’environ 32,156 étudiants (pour l’an 2000) et 19 institutions privées avec 2,625
étudiants. Les cours universitaires sont plus théoriques que ceux des institutions
privées qui se concentrent davantage sur la pratique. Jusqu’à présent, ni les
universités, ni les institutions privées n’offrent des études sur le tourisme.
Problèmes du système éducatif
Les difficultés économiques ont un impact très néfaste sur le secteur éducatif du pays.
Madagascar est l’un des pays les moins développés au monde, classé 147e sur les
173 pays dans l’index de développement humain (IDH)1. Le dilemme est que les
facilités éducatives ne peuvent plus absorber la population croissante éligible pour
l’école et que beaucoup de familles n’ont pas les moyens d’envoyer leurs enfants à
l’école.
Environ 33% de la population est donc analphabète. En comparaison au reste du
continent africain où jusqu’à 50% de la population est analphabète, ce taux ne semble
pas très élevé. Dans les pays d’Europe, l’analphabétisme adulte est à moins de 10%.
Pour remédier à cette situation, le gouvernement a déclaré l’éradication de
l’analphabétisme comme l’un des premiers objectifs de la politique de développement
national. Il est admis que la croissance économique ne pourra se faire que si la
population est alphabète et en donnant à tous les enfants de 6 à 14 ans l’accès à une
éducation universelle. Le bien-être du pays entier en dépend et il est clair que
l’amélioration du système éducatif fournira un terrain apte au développement de
l’industrie du tourisme.
Quelques démarches pour améliorer le niveau éducationnel sont déjà en cours. Un
certain nombre de programmes ont été lancés au début des années 90 pour éliminer
l’analphabétisme adulte, y compris un plan de 5 ans pour créer et renforcer des
centres de ressources polyvalents dans tout le pays.
1
L’IDH mesure le développement humain en combinant trois dimensions du développement – longévité
(espérance de vie), savoir (alphabétisation adulte et moyenne de scolarité) et revenu.
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La PNUD gère un programme d’Alphabétisation fonctionnelle intensive (AFI) avec une
ONG locale Malagasy Mahomby. La méthodologie de l’AFI a démarré au Burkina
Faso. C’est une méthode rapide, efficace et peu chère. Il y a actuellement 138 centres
de formation pour 6,000 étudiants à Madagascar.
Néanmoins, comme nous l’avons déjà dit, les frais directs (par ex. l’inscription, les
livres etc) et indirects (perte de revenus) restent trop élevés pour beaucoup de familles
ce qui fait que le taux de présence est bas et le taux d’abandon relativement élevé. La
conscience du bienfait est amoindrie par le fait que les écoles elle-mêmes sont maléquipées et ne peuvent compenser l’investissement humain.
Les contraintes économiques forcent les familles à envoyer leurs enfants (surtout les
filles) au travail pour aider au soutien de la famille. De plus, un nombre insuffisant
d’écoles – auquel on doit ajouter la mauvaise condition des routes – oblige les enfants
des régions rurales à marcher de longues distances. Par conséquent il y a un écart
considérable entre le niveau d’éducation de la région centrale à dense population et
les régions côtières.
3.4.3 L’éducation touristique
La formation touristique à Antananarivo
INTH - Institut National de Tourisme et d’Hôtellerie
Une éducation spécialisée dans le champ du tourisme est rare. L’INTH est une
organisation établie depuis 1991 qui a pour objectif de former des professionnels de
l’industrie du tourisme et jusqu’à présent est la seule institution de formation à être
reconnue par le Ministère du Tourisme.
Une éducation de base sur le tourisme ainsi qu’une formation plus centralisée sur la
gestion est offerte par le collège. Les étudiants sans baccalauréat peuvent suivre un
programme de deux ans sur les bases du tourisme avec l’option de se spécialiser
dans un domaine par ex. la restauration. Ceux qui ont leur baccalauréat suivent un
programme de gestion de deux ans qui souligne particulièrement les langues et
l’administration commerciale.
Programmes de formation
Formation de personnel:
2 ans de formation sur le tourisme de base plus une spécialisation pour les étudiants
sans baccalauréat.
Les spécialisations sont: restaurant, boulangerie, cuisine, hébergement hôtelier, guide
touristique
Formation de gestionnaires:
2 ans de formation dans le tourisme avec les langues, l’administration commerciale et
la gestion pour les étudiants ayant leur baccalauréat.
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MADAGASCAR
Cependant, l’INTH est en proie à des difficultés financières et les facilités ont besoin
d’être mises à jour et modernisées: la formation n’est donc pas satisfaisante à cause
de contraintes économiques et du manque de facilités appropriées.
Qui plus est, l’INTH n’offre pas de programme adapté à des personnes ayant une
expérience professionnelle dans d’autres secteurs mais souhaitant intégrer le
tourisme.
Institutions privées de formation
Quelques Institutions privées de formation offrent des modules à mi-temps (par ex.
pour les chefs, les boulangers) mais la qualité de la formation est limitée à cause de la
durée des cours (un maximum de 3 mois). Deux institutions privées à Tana (ISCAM
and INSCAE) offrent une formation en gestion touristique pour les personnes ayant le
baccalauréat.
L’Hôtel Colbert à Antananarivo a introduit un programme interne de formation pour ses
employés. Des formateurs de renommée internationale donnent des cours sur tous les
aspects de la gestion hôtelière. L’exécutif de l’hôtel offre aussi des apprentissages
ainsi que des stages pour les jeunes apprentis.
La formation touristique dans les provinces
En général il y a un manque complet de facilités pour la formation touristique en
dehors de la capitale ce qui fait que la majorité des hôtels offrent des programmes
internes.
Dans le cadre du Programme de Formation itinérante, établi et financé par l’Union
européenne, une sorte de formation mobile avait été lancée. Elle consistait en
programmes d’une semaine conçus pour différents employés de l’industrie du
tourisme, par ex. les chefs et les guides. Les formateurs allaient de province en
province et passaient une semaine à former les professionnels du tourisme. Les
participants donnaient une petite contribution vers les coûts opérationnels.
Malheureusement ce programme est maintenant terminé.
Pour améliorer la situation à Nosy Be, une École de Tourisme et d’Hospitalité est
prévue et ouvrira en septembre 2004. Se basant sur une initiative privée, elle sera
financée par le Service de Coopération et d’Action Culturelle du gouvernement
français en collaboration avec le gouvernement régional du département de l’Oise. Les
coûts supplémentaires ne sont pas encore couverts.
L’École suivra le modèle de l’INTH afin d’être reconnue par l’état comme un centre de
formation officiel. L’école offrira aussi des programmes de formation pour des
personnes travaillant déjà dans le secteur du tourisme. La partie pratique de la
formation aura lieu dans un ancien hôtel de la fondation suisse (qui doit être rénové
avant que la formation ne puisse commencer). Une collaboration intensive avec l’école
de tourisme de St. Paul, La Réunion est prévue (par ex. des formateurs de La
Réunion viendront enseigner à Nosy Be).
Des discussions sont aussi en cours pour des écoles de tourisme à Majunga,
Morondave et Toamasina.
La formation des guides
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3. Ètat des Lieux
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La classification des guides comprend 4 catégories: spécial, national, régional, local
1) Interprètes et guides spéciaux
Ces guides sont très qualifiés et ont une grande richesse de savoir spécialisé (flore et
faune, caméléons, lémuriens, orchidées, etc.) parlant couramment le français ainsi
que d’autres langues. Bien que certains de ces guides aient été formés, leur savoir
vient d’habitude de leurs intérêts personnels et d’une grande expérience
professionnelle.
2) Guides nationaux
Ces guides accompagnent des groupes de touristes dans tout le pays pendant la
durée du séjour. Leur savoir et leurs compétences sont moins spécialisés que pour les
guides spéciaux. Ils sont formés sur deux ans à l’INTH (voir ce paragraphe).
3) Guides régionaux par ex. connaissent bien le Nord de Madagascar, mais pas la
Route du Sud
4) Guides locaux: travaillent dans un parc national ou à un site touristique (par ex.
Rova à Antananarivo)
Pour la formation des guides locaux des parcs nationaux, l’ANGAP (Association
Nationale pour la Gestion des Aires protégées) avait commencé en 1992 des cours
intensifs d’une semaine. Ce programme de formation des formateurs visait certains
guides seniors.
Les sujets principaux du programme étaient les compétences linguistiques, le savoir
sur les parcs, les techniques du guide, l’écosystème malgache, l’histoire, le cadre
législatif et les premiers secours. Un code professionnel avait aussi été lancé. Les
participants retournaient ensuite à leur parc et commençaient des ateliers de formation
d’un mois pour les guides locaux.
A la fin du programme, les participants pouvaient passer des examens de gestion
sous la supervision de l’ANGAP et ceux qui réussissaient obtenaient des certificats du
niveau1. Malheureusement, les programmes de formation des guides locaux et les
examens n’ont pas continué et aujourd’hui la formation des guides locaux dépend
entièrement de l’intérêt personnel et du dévouement des guides seniors.
Les problèmes actuels du système des guides
La location d’un guide est obligatoire dans presque tous les parcs. Bien que tous les
guides parlent français, seuls ceux qui sont dans les parcs les plus fréquentés parlent
anglais ou une autre langue. Ceci est inquiétant quand on pense au volume et au
potentiel futur de touristes non-francophones visitant les parcs tous les ans.
Un des problèmes principaux est que les guides nationaux et spéciaux, qui sont très
qualifiés, ont de très bas salaires et que les guides locaux qui ont peu ou pas de
formation touchent autant et souvent plus que les guides spéciaux vu que les prix sont
fixés par l’ANGAP. Qui plus est, tous les touristes doivent louer un guide local quand
ils visitent un parc national, ceux qui ont un guide national qualifié pourraient ne pas
avoir le droit d’entrer. Les guides mal formés, un service inadéquat, des tarifs élevés et
des problèmes d’alcool n’ont rien ajouté à l’image des parcs nationaux et des aires
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protégées. Les guides dans les autres sites principaux du tourisme (tel Rova à
Antananarivo) ne sont souvent pas formés et leur comportement est parfois non
professionnel et même peut-être gênant pour le visiteur. Pourtant le visiteur doit utiliser
ces guides et l’information qu’ils donnent est insuffisante et souvent suivie de longues
discussions sur le prix du service.
3.4.4 L’emploi
La croissance économique puisera profondément dans le secteur du tourisme dans
les prochaines années. Si l’on considère la croissance prévue de 15% de 2001 à
2003, le tourisme est certainement l’un des secteurs les plus dynamiques. L’industrie
du tourisme est un important créateur d’emplois, surtout pour les jeunes.
Malheureusement, beaucoup d’emplois dans le secteur ont été perdus, même
temporairement, après la crise nationale de 2002. Les chiffres de 2002 ne peuvent
donc pas être utilisés pour des besoins statistiques et ne sont pas considérés dans la
table suivante:
Emplois directs créés par le tourisme
1996
1997
1998
1999
2000
2001
Hôtels et
restaurants
11,103
11,318
11,655
12,640
13,628
14,010
Voyages et
spectacles
2,064
2,661
2,708
2,934
3,231
3,554
13,707
13,979
14,363
Total
15,574
16,856
17,564
Source: Ministère du Tourisme
Après le retour de la stabilité politique dans le courant de 2002, il était trop tard pour
retrouver la confiance des tours opérateurs internationaux pour la saison touristique en
cours. Cependant la saison 2003 a été mise sous le signe de l’optimisme afin de
redresser l’image dans l’industrie du tourisme international et Madagascar a réussi à
se rattraper.
Le salaire moyen dans le secteur du tourisme à Madagascar est supérieur au salaire
moyen national. Qui plus est ces salaires peuvent être considérablement améliorés
avec des suppléments comme les pourboires et les augmentations.
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Comparaison des salaires, Madagascar 2003
employé d’hôtel
200,000-400,000 FMG/mois (31€ - 62€)
chauffeur
300,000-400,000 FMG/mois (46€ - 62€)
ouvrier
350,000- 450,000 FMG/mois (53€ - 68€)
moyenne nationale
200,000 FMG/mois (31€)
Source: GATO AG
3.4.5 La qualité du service dans le secteur du tourisme
Général
A Madagascar, le secteur du tourisme souffre énormément d’un manque d’employés
qualifiés. A l’exception de quelques hôtels internationaux et de certaines agences
réceptives répondant aux normes internationales, le manque de personnel qualifié
gêne vraiment le développement intégral de l’industrie du tourisme. Un mauvais
service aura des retombées sur l’image du pays et bien que le nombre de visiteurs ait
augmenté tous les ans jusqu’à maintenant, les expériences négatives racontées dans
le pays source peuvent avoir un impact très négatif sur les touristes potentiels et
empêcher des retours au pays.
Il y a non seulement un manque important de personnel de gestion, mais il est aussi
difficile de trouver des employés avec même une aptitude minimum à lire, à écrire et à
compter. De plus, des normes insuffisantes en dehors de l’industrie de l’hospitalité
(par ex. les officiers de l’immigration, les chauffeurs de taxi, les serveurs dans les
magasins etc) peuvent faire beaucoup de mal à l’industrie du tourisme.
La mobilité
En plus du problème du professionnalisme et des langues, l’immobilité de la main
d’œuvre locale représente un obstacle majeur au développement du tourisme. Des
liens sociaux très forts avec la famille élargie font que les gens n’aiment pas quitter
leur région.
S’il le font, ils peuvent avoir des problèmes, par ex. un manager d’hôtel des hauts
plateaux ne sera guère accepté dans un hôtel sur la côte.
Le gouvernement malgache a mis le secteur de l’éducation sur son agenda politique
comme l’une des plus importantes priorités. Dans quelques années, en plus de son
riche capital naturel, Madagascar aura aussi une main d’œuvre compétente et
qualifiée. Il y a cependant un manque d’employés compétents et il semblerait propice
de combler ce manque temporairement avec des employés étrangers.
Les étrangers souhaitant travailler à Madagascar sur une base semi-permanente ou
permanente, ont besoin d’un permis de travail. La procédure de demande est assez
longue et prend en moyenne deux mois à partir de la date de réception de la
demande. Les permis sont en général valables pendant deux années. Néanmoins cela
semble dépendre de la discrétion de la procédure officielle de demande et des
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différentes approbations et parfois les permis émis ne durent qu’un an. Souvent, les
permis n’est émis que quand l’employé a déjà terminé son contrat et a quitté le pays.
Lles permis peuvent aussi être révoqués sans aucune raison claire (et le sont,
souvent). Ce genre de décision aléatoire gêne beaucoup le professionnalisme de
l’industrie hôtelière.
Les langues
Une grande lacune du système éducatif malgache est le manque de formation dans
les langues étrangères. Les langues d’instruction sont le français et le malgache.
Malheureusement, peu de personnes sont en mesure de bien communiquer en
anglais. A cause de cela, Madagascar n’est pas vraiment en compétition avec d’autres
destinations qui sont ouvertes à tous les marchés émetteurs par leurs compétences
linguistiques. Pour assurer un haut niveau de service, il est important que les
employés en contact direct avec les touristes parlent couramment l’anglais comme le
français.
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3.5 L’investissement dans le tourisme
3.5.1 Le climat général de l’investissement
Depuis la fin des années 80 et la fin de la période socialiste, les gouvernements
successifs se sont rendus compte du potentiel économique du tourisme. Impressionnés
par l’impact important du développement touristique dans les îles voisines de l’Océan
indien, ils ont créé un programme de mesures incitatives appelé Code des
Investissements.
Le résultat a été une augmentation relativement rapide de petits tours opérateurs comme
des hôtels, des agences de voyage et des activités spéciales. Mais cette croissance était
basée sur des conditions peu claires sans lignes directrices ni règles.
Les investisseurs étaient plutôt des aventuriers non-professionnels qui ont investi leur
propre argent et ont réussi à réaliser leurs projets malgré le cadre législatif risqué et flou.
Le manque de moyens des autorités et l’instabilité politique du début des années 90,
surtout pendant les événements de 1991, ont engendré une situation difficile. Dans
quelques régions ceci a mené à l’augmentation non-contrôlée d’établissements
touristiques médiocres comme par ex. Ambatoloka Beach à Nosy Be.
Pendant cette période, d’importantes associations internationales spécialisées dans le
tourisme (par ex. Savanah Pullman, Nouvelles Frontières, Club Med) ont sérieusement
pensé investir à Madagascar. Malheureusement ces projets ont été abandonnés surtout à
cause d’un manque de clarté dans la procédure et de l’incertitude concernant
l’engagement de Madagascar pour répondre à certains aspects de base, dont:
•
•
•
•
•
•
la sécurité de la propriété des biens fonciers
une communication claire
une bonne accessibilité par route et avion
un manque de services (eau, électricité, téléphone)
une politique stable sur l’investissement (l’annulation du Code des
Investissements)
un système judiciaire juste
Aujourd’hui, la plupart des entreprises touristiques de Madagascar sont des
investissements à petite échelle appartenant à des investisseurs privés entrant pour la
première fois dans le tourisme. A l’exception de certains exemples (l’ancienne plage
d’Ansilana à Nosy Be et certains hôtels de quatre étoiles à Antananarivo), les
investisseurs du tourisme sont des aventuriers charmés par le pays et la gentillesse de sa
population. La grande majorité a payé l’investissement avec des fonds personnels et des
petits emprunts de la banque, ou pas d’emprunt. Cette caractéristique et leur engagement
personnel leur ont permis de survivre la dernière crise économique mais d’un autre côté le
secteur n’est pas vraiment professionnel et la gestion peut être qualifiée de nonsophistiquée.
Les derniers investisseurs étrangers importants (hôtels de plage à quatre étoiles), ayant
terminé leur investissement juste avant 2002, ont gardé l’impression d’une aventure
compliquée et coûteuse. Les problèmes rencontrés ont été beaucoup plus importants que
prévu et ont continué pendant toute la durée du projet. Quelques-unes de ces difficultés
étaient:
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•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
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l’annulation des mesures incitatives du Code des Investissements
une procédure longue et compliquée pour obtenir le bail emphytéotique
l’incertitude concernant la durabilité de construction sur le “pas
géométrique” (la piste d’atterrissage publique tout le long de la côte)
la difficulté pour obtenir des reçus acceptables pour le remboursement
de la TVA
le manque de fiabilité des sous-traitants pendant la construction
le manque d’éducation générale
le manque de compétences de gestion chez les employés locaux
presque aucune production de produits frais (légumes, fruits) dans les
régions éloignées forçant les hôtels d’en importer des hauts plateaux
avec un coût très élevé
une taxe élevée sur les produits importés (par ex. vin et alcool)
la difficulté d’obtenir les permis de travail pour les employés étrangers
dans un délai raisonnable
L’accumulation de ces problèmes a mené à l’échec de beaucoup de projets avant même
le stade de mise en oeuvre.
Depuis quelques années, Madagascar montre de plus en plus d’intérêt dans la
diversification de l’économie et le tourisme est un secteur cible pour la croissance. Afin
d’augmenter un développement continu pour le tourisme, l’investissement local et étranger
est encouragé et recherché. Mais malgré un gros intérêt de la part d’investisseurs
nationaux et internationaux, le développement du tourisme est très gêné par un climat
d’investissement difficile.
Tandis que le gouvernement essaie d’accélérer le développement du tourisme, les
conditions légales pour l’investissement restent difficiles et se sont même détériorées
depuis quelques années.
La législation sur l’investissement
Une loi progressiste sur l’investissement a été passée en 1989: la Loi N° 89.026 du 29
décembre 1989 relative au Code des Investissements et fixant une garantie générale des
investissements à Madagascar. Cette loi simplifiait la procédure des projets
d’investissement. Elle comprenait aussi un programme d’avantages fiscaux pour les
investissements dans le tourisme (Agrément au code des investissements) qui a été aboli
en 1991. Ce qui fait qu’à présent l’investissement dans le tourisme ne bénéficie d’aucun
avantages fiscaux. La loi elle-même a été abolie en 1996 (Loi N° 96.015, 2 août 1996).
Depuis, la législation ainsi que la situation socio-politique sont incertaines. Des chiffres
fiables sur le taux de croissance, le nombre de touristes et le taux d’occupation des hôtels
ne sont pratiquement pas disponibles et il est difficile de calculer le succès des projets
d’investissement.
Le gouvernement de Madagascar vient de passer une nouvelle loi sur la propriété
foncière étrangère (Loi N°029) qui est rentrée en vigueur en septembre 2003. Les
décrets d'application qui en expliquent les conditions seront publiés par la suite.
La nouvelle loi cherche à garantir une propriété foncière sûre pour les étrangers, en plus
du Bail Emphytéotique qui existe déjà. Elle offre aux investisseurs étrangers des biens
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3. Ètat des Lieux
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MADAGASCAR
Plan directeur du Tourisme
fonciers avec les titres de propriété. Les investisseurs (individus ou société ) doivent
cependant suivre des conditions assez restrictives:
•
•
•
•
un investissement direct et minimum de $US 500,000.00 / €450,000.00
l’obligation de soumettre un programme d’investissement détaillé avec
les délais de mise en oeuvre
la superficie réservée pour des projets de tourisme est fixée à un
maximum de 2.5 ha
la terre revient au gouvernement si l’accord n’est pas respecté (par ex. si
l’investissement n’est pas terminé dans le cadre des délais prévus).
Un point essentiel à noter est que la propriété foncière limitée à un maximum de 2.5 ha
peut être élargie après négociation selon l’importance de l’investissement. Ceci pourrait
favoriser les citoyens aisés ou les hommes politiques et les encourager à faire de la
spéculation foncière. Une délai maximum n’a pas été fixé pour terminer le programme
d’investissement mais un échec veut dire que la terre sera rendue au gouvernement sans
compensation aucune. L’investissement direct minimum de 500.000 $US doit être versé
de l’étranger sur un compte bancaire malgache avant de soumettre la demande d’achat
de la terre. L’argent sera ainsi considéré comme un premier versement dès que
l’autorisation sera obtenue. Ce versement doit être utilisé en entier pour payer
l’investissement.
La nouvelle loi pourrait être améliorée mais va néanmoins dans la bonne direction.
La taxe sur les biens importés
Des taxes élevées sur les biens importés compliquent le commerce international et
l’investissement progressiste dans le tourisme car les fournisseurs et investisseurs doivent
ajouter jusqu’à 200% de supplément sur le prix d’achat de base (taxe douanière, TVA,
etc.) avant d’ajouter leur marge de profit.
Exemple:
Champagne
(22.04.10W10 nomenclature internationale de Bruxelles)
taxe d’importation:
taxe douanière:
Droit d’Accises:
TVA:
20%
10%
150%
20%
Prix brut, par bouteille, non-taxé:
(incl. Coûts de base, assurance, fret)
taxe d’importation:
taxe douanière:
Droit d’Accises:
SOUS-TOTAL
12,00 EUR
2,40 EUR
1,20 EUR
18,00 EUR
33,60 EUR
Marge du grossiste 15%
TOTAL sans TVA
Marge de l’Hôtel
TVA
Prix pour le touriste à l’Hôtel
5,04 EUR
38,64 EUR
20,00 EUR
11,73 EUR
70,37 EUR
(CAF Madagascar)
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3. Ètat des Lieux
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Comme aucun touriste n’est prêt à payer ce prix, le marché noir prospère. L’importation
légale pour la majorité de biens pertinents au tourisme est beaucoup trop coûteuse pour
des projets rentables et les investisseurs hésitent à initier des projets, principalement pour
cette raison.
Les procédures bureaucratiques et le système juridique
Les investisseurs hésitent souvent à acheter des terrains parce que les procédures
bureaucratiques compliquées pour l’achat et l’obtention de licence peuvent durer
plusieurs années. Il est difficile d’établir l’appartenance des terrains à cause du manque
de clarté des droits héréditaires de la population locale.
Jusqu’à ce jour Madagascar n’a pas de guichet unique qui donnerait toutes les
informations nécessaires à l’investisseur potentiel. Seul le site web 'www.Madagascarcontacts.com/mintour' relié au Ministère du Tourisme offre la possibilité de contacter le
gouvernement pour des questions d’investissement. A part cela, les investisseurs
potentiels ne peuvent pas contacter une institution centralisée lors de l’élaboration d’un
projet ce qui rend la procédure très compliquée. La nouvelle loi prévoit la création d’une
telle institution.
En plus de la procédure bureaucratique, beaucoup d’investisseurs ont des difficultés avec
leurs partenaires malgaches. Il se peut que les investisseurs étrangers soient expulsés
quand un partenaire local commence à se sentir mal dans le partenariat. L’intervention de
citoyens haut-placés ou d’hommes politique fausse parfois même les décisions juridiques.
Il n’est pas rare d’entendre de faux témoignages et des accusations fictives quand le but
est l’expulsion d’un investisseur.
Le code du travail et les exigences de visa pour les employés étrangers
Les lois ouvrières malgaches ne sont pas très restrictives. Plus gênants sont les stricts
règlements pour les visas de travail. A ce jour, un visa pour un employé étranger ne peut
être obtenu que quand le Ministère du tourisme accepte le contrat de cet employé.
Pendant cette longue procédure, les employés étrangers doivent paraître en personne au
Ministère de l’Intérieur tous les deux mois pour avoir un tampon sur leur « certificat de
dépôt ». Ceci complique la situation surtout si les employés travaillent dans des endroits
éloignés. Ne pas suivre cette procédure entraînerait l’expulsion de l’employé. Dans
beaucoup de cas, un visa n’a pas encore été émis à la fin du séjour de l’employé.
Les statistiques sont un problème supplémentaire. Les fichiers et les chiffres de
l’immigration ne sont pas à jour. Le Ministère du Tourisme dit que le nombre de
travailleurs étrangers augmente toujours. En fait, il arrive souvent que des travailleurs
quittant Madagascar ne sont pas rayés des statistiques tandis que les nouvelles entrées
s’ajoutent continuellement.
Les Malgaches disent souvent que le nombre de travailleurs étrangers devrait être limité
afin de garder les emplois pour les locaux. La loi ne précise pas combien de d’étrangers
peuvent être embauchés par un hôtel, un tour opérateur ou prestataire de service
quelconque. Il faut souligner que la main d’œuvre étrangère est beaucoup plus chère que
les travailleurs locaux mais que tant que le niveau éducationnel et la formation de la main
d’œuvre malgache ne seront pas au niveau international, il faudra employer des
travailleurs étrangers spécialisés. A long terme et avec une meilleure formation, on
assistera à une auto-réglementation puisqu’un étranger dans une position de gestion
coûte 5 fois plus qu’un Malgache dans le même poste.
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La TVA
Une TVA de 20% doit être payée sur tous les produits touristiques ainsi que sur toutes les
autres transactions commerciales. Pour éviter une double taxation, les hôtels ainsi que
d’autres industries liées au tourisme peuvent déduire la TVA payée sur les achats
commerciaux, des 20% dus à l’état. Le handicap pour l’industrie du tourisme est que les
dépenses principales – les salaires, les frais financiers et l’essence – ne peuvent pas être
déduites. Cela veut dire qu’en plus de fortes dépenses, l’hôtel doit payer des taxes
beaucoup plus élevées que les entreprises du tourisme dans les autres pays.
L’annulation de la TVA est donc demandée par tous les tours opérateurs. Leur explication
est que Madagascar est une destination trop chère en comparaison à ses concurrents.
L’annulation de la TVA les aiderait à baisser leur prix de 20%. Une autre raison donnée
par les tours opérateurs, est que les touristes payent les services avec des devises
étrangères ce qui fait que les paiements touristiques pourraient être exemptés de taxe
d’après les règles de l’exportation.
Selon le Ministre du Tourisme, cité dans un interview en juillet 2003 publié dans 'La Revue
de l´Océan Indien', un magazine financier malgache, la TVA pourrait être enlevée des
produits touristique à partir de 2004. Cette décision est d’une grande importance mais ne
garantit pas l’objectif souhaité qui serait de réduire le prix des produits touristiques tout en
ne réduisant pas les revenus des opérateurs. Comme le disent les professionnels du
tourisme, la première fois que le gouvernement malgache a annulé la TVA sur les activités
touristiques il y a quelques années, les tours opérateurs n’ont tout simplement pas baissé
leurs prix.
Pour cette raison, une réduction de la TVA sur les produits touristiques à par ex. 15%
serait une bonne solution au problème actuel. Cette approche a été proposée par le Vice
Premier Ministre lors d’une conversation personnelle en septembre 2003.
L’accord international sur l’investissement
Pendant les années 70, Madagascar a vécu une politique à orientation socialiste qui a
mené à la spoliation soudaine de beaucoup d’entreprises étrangères. Cette décision
unilatérale a longtemps gêné le rapport entre Madagascar et la France. Au début des
années 90, Madagascar s’est rendu compte du besoin d’annuler cette relique du
socialisme et a essayé de créer un nouveau climat de confiance pour les investisseurs
étrangers. L’investissement étranger direct est resté néanmoins à un niveau relativement
bas. La communauté d’investisseurs étrangers, surtout les Français, attendaient un
engagement international garanti de la part de Madagascar.
Le 25 juillet 2003 un accord a été signé à La Réunion entre le Ministère de l’Industrie et du
Développement du secteur privé malgache et le Ministère de la Coopération et de la
Francophonie française.
L’objectif de cet accord est d’offrir une protection bilatérale et réciproque pour les
investisseurs des deux pays. L’accord durera 10 ans et peut être renouvelé. Plus
d’informations sont disponibles sur le site web:
http://www.dree.org/madagascar/documents.asp?Rub=3&F=HTML&Num=5406
L’Allemagne doit signer un accord semblable bientôt et d’autres pays pourraient suivre.
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3. Ètat des Lieux
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3.5.2 Les institutions liées à l’investissement
Actuellement il n’y a aucune institution publique officielle à Madagascar à laquelle de
potentiels investisseurs dans le tourisme puissent s’adresser. Malgré les efforts du
gouvernement pour promouvoir la croissance économique de Madagascar et diversifier
l’économie, il n’y a pas d’autorité générale pour l’investissement dans le tourisme jusqu’à
présent.
Comme nous l’avons dit ci-dessus, les investisseurs potentiels doivent entreprendre une
longue procédure et consulter une multitude d’institutions et de départements pour obtenir
l’information nécessaire et obtenir enfin les permis recherchés.
Malheureusement aucune information écrite n’existe qui puisse être distribuée aux
investisseurs potentiels pour les guider. Les directions régionales du Ministère du
Tourisme ne peuvent offrir un soutien professionnel pour les investisseurs par manque de
moyens et de ressources humaines.
Le Ministère du Tourisme
Le Ministère du Tourisme est responsable de l’émission de permis pour commencer une
entreprise touristique. Ces permis sont nécessaires pour les entreprises d’hébergement
telles les hôtels et chambres d’hôte, pour les restaurants, les activités touristiques
spécialisées et pour les agences de location de voitures. La demande doit être approuvée
au niveau régional avant d’être envoyée à la capitale. La procédure de demande n’est pas
compliquée. Pour un hôtel, il faut le formulaire de demande plus un exemplaire des
documents suivants: l’état actuel du terrain, le permis de construire, les plans du site et de
construction, le projet pour la création d’emplois (comprenant les employés étrangers) et
un engagement écrit de respecter les règles applicables.
Un hôtel sur un site protégé ou ayant plus de120 chambres, demandera aussi une étude
d’impact écologique. Cette étude doit être réalisée par un bureau indépendant. Les coûts
et le délai dépendent de l’accord établi entre les contracteurs mais 0,5% de
l’investissement doivent être versés à l’Office National de l´Environnement (ONE).
Tous les services du Ministère du Tourisme sont gratuits, jusqu’à présent. En principe, le
délai normal pour l’émission des permis est un mois à partir de la soumission de la
demande. Si aucune réponse n’a été donnée après 45 jours, l’investisseur peut
commencer son activité mais le Ministère du Tourisme peut contrôler l’évolution du projet.
Beaucoup d’hôtels ont ouvert sans obtenir de permis.
La classification des facilités touristiques, par ex. les hôtels, est une autre responsabilité
du Ministère du Tourisme. Le manque de personnel et de fonds fait que très peu
d’établissements ont été classifiés. Dans certaines provinces le travail n’a même pas
commencé.
Ministère de l’Aménagement du Territoire
Le Ministère de l’Aménagement du Territoire était auparavant responsable de l’acquisition
gouvernementale des terrains domaniaux et de toutes les procédures qui y sont liées.
L’office du registre foncier appartenait également à ce Ministère.
Cette responsabilité a maintenant été transférée au Ministère de l’Agriculture.
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3. Ètat des Lieux
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Ministère de l’Agriculture
La tâche principale du Ministère de l’Agriculture dans le cadre de l’investissement est de
contrôler les transactions de l’Office du registre foncier. L’accès aux terrains domaniaux
est plutôt difficile et d’autres offices ministériels peuvent être impliqués dans le processus.
Le délai nécessaire pour compléter la procédure peut facilement dépasser une année. La
valeur officielle de la terre est relativement basse (30 € / ha). Pour les terrains privés, la
procédure est assez simple et peut se faire par un notaire. La procédure devrait prendre
moins de deux moins si la situation juridique du terrain est claire. La taxe de transfert des
titres est de 16% de la valeur officielle du terrain.
Le nouveau code pour les propriétaires étrangers va de beaucoup simplifier la procédure.
Le guichet unique qui sera bientôt créé facilitera les rapports des investisseurs avec
l’administration pertinente.
L’office du registre foncier
Cet office est maintenant lié au Ministère de l’Agriculture et se charge de l’enregistrement
et de l’actualisation des titres de biens fonciers. Comme première étape à la procédure
d’investissement, il donne (sur demande) un certificat de la situation du terrain précisant le
dernier statut légal du terrain. Vu que l’actualisation de ces statuts n’est pas très fiable,
des conflits sont inévitables. Souvent deux propriétaires différents disposent d’un même
titre foncier pour le même terrain.
Les Municipalités
Les municipalités sont responsables de l’émission du permis de construire. La procédure
est simple et les formulaires nécessaires peuvent être obtenus dans les municipalités
respectives. Suivant la région, le délai d’émission du permis peut varier d’un mois (dans
un petit quartier) jusqu’à six mois dans la capitale. Le projet doit prendre en compte les
conditions (par ex. pour l’assainissement de l’eau) mises en place par le BMH (Bureau
municipal d’hygiène).
Dans les aires écologiquement protégées, ces conditions sont plus strictes (voir les
condition RFT/ ZIE émises par l’ANGAP/USAID/LDI).
Les associations du secteur privé (GEM / FIVPAMA)
Le GEM (Groupement des Entreprises de Madagascar) est l’association la plus
représentative des employeurs malgaches. Le FIVPAMA est moins restrictif et comprend
principalement les sociétés malgaches. La tâche principale de ces associations est de
défendre les intérêts du secteur privé et de créer un forum de discussion pour les secteurs
publics et privés. Ils ont des bureaux permanents et fournissent des informations et des
contacts surtout aux investisseurs étrangers cherchant des partenaires malgaches.
La Chambre de Commerce (CCIAA)
La Chambre de Commerce, d’Industrie, d’Artisanat et d’Agriculture date des premières
années de Madagascar en tant que République (1960-1975). Les tâches principales
étaient les mêmes que celles du GEM actuellement: offrir des statistiques commerciales
aux acteurs économiques et, en tant que médiateur, aider à résoudre les conflits
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3. Ètat des Lieux
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commerciaux. Cette Chambre a été presque abolie pendant la période socialiste. Le
gouvernement en cours essaie de faire revivre l’institution et a donc adopté une nouvelle
loi, l’Ordonnance N° 93-021 du 4 mai 1993 45) et le Décret N° 98-469 du 2 juillet 1998
63), définissant l’organisation et son statut. Mais le manque de moyens financiers est
gênant et l’exécutif lutte encore avec des problèmes liés au relancement de la CCIAA.
L’efficacité de l’institution pour le soutien à l’investissement est assez faible.
Néanmoins, une fois qu’elle fonctionnera correctement, la CCIA pourrait jouer un rôle
important dans le développement de Madagascar en formant un forum dynamique pour
l’échange de l’information et en offrant des informations économiques et statistiques. Elle
jouerait le rôle de médiateur entre le secteur privé et l’administration et contribuerait à la
résolution de beaucoup de conflits commerciaux entre les membres. La CCIAA pourrait
aussi aider les investisseurs s’intéressant au potentiel économique de Madagascar et les
appuyer pendant la procédure d’investissement.
3.5.3 Les droits fonciers
La prescription acquisitive
Les droits fonciers pour les malgaches, principalement pour les fermiers et les habitants
de régions isolées, leur permet de posséder un terrain domanial s’ils s’engagent à cultiver
la terre. Une fois que la végétation originelle aura été enlevée et que le terrain est utilisé
pour l’agriculture, le droit coutumier définit cette terre comme appartenant au paysan.
Cette terre ne peut pas être concrètement définie (avec par ex. des pierres périphériques)
mais les gens aux alentours reconnaissent le statut de propriétaire.
Pour obtenir une propriété avec des titres légaux, le fermier doit prouver qu’il a vécu sur la
terre pendant plus de 30 ans. Une Prescription Acquisitive est alors faite pour transférer la
terre légalement et confirmer le nouveau propriétaire. Mais ce processus ainsi que toutes
les procédures de succession coûtent de l’argent que les populations locales ne peuvent
pas payer. C’est pourquoi les propriétaires ruraux n’ont jamais légalisé leurs droits
fonciers. Pour les investisseurs, le problème vient du fait que l’office du registre foncier n’a
aucune information sur la propriété coutumière. A cela s’ajoute des prises de décision
inconsistantes dans ces bureaux qui mènent à des titres qui ne sont pas clairs.
Les conflits se déclarent surtout quand des étrangers veulent acheter ou louer des terrains
domaniaux qu’ils pensent libres. Cela peut devenir un vilain piège pour les investisseurs
qui ne prennent pas en compte le droit coutumier. Le village à proximité du terrain doit être
visité et intégré pendant l’élaboration du projet pour éviter des conflits de propriété futurs.
Le gouvernement ne contrôle pas vraiment la propriété coutumière de la terre pour ne pas
avoir de retombées lors des prochaines élections.
Par conséquent, la spéculation foncière est permise ce qui met en grand danger les forêts
naturelles restantes et complique les projets d’investissement futurs.
La nouvelle loi foncière (Loi N°029) simplifiera la procédure pour les Malgaches et réussira
peut-être à clarifier la situation.
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Les zones d’investissement touristique (RFT/ ZIE)
Afin de faciliter l’investissement dans le tourisme malgré les nombreux problèmes
concernant la propriété des terrains, le Ministère du Tourisme, en collaboration avec
USAID/LDI a lancé un programme mettant en place des RFT, Réserves Foncières
Touristiques, dont certaines sont qualifiées de ZIE, Zone d'intérêt écotouristique. Ce
programme vise à simplifier les nombreuses procédures administratives et juridiques pour
les investisseurs tout en leur offrant un statut de propriétaire.
Pendant le trois dernières années, trois RFT ont été finalisées: Isalo au sud et Montagne
d'Ambre et Ankarana au nord. Dans ces zones, le périmètre de chaque terrain est
clairement défini et il faut suivre des lignes directrices assez sévères quant à l’architecture
et l’aménagement des espaces verts. L’infrastructure (les routes, l’eau, l’électricité) doit
être fournie par l’investisseur. Vingt autres RFTs ont été identifiées et sont sur le point
d’être créées, mais les lignes directrices individuelles ainsi que les schémas pour
l’aménagement ne sont pas encore prêts. Douze autres sites ont été pré-sélectionnés
pour la création de nouvelles RFT.
province
zone
sous partitions
taille
Toliara
Andavadoaka
5 aires
1 100 ha
Manombo
2 aires
1 380 ha
Beheloka
6 aires
2 343 ha
Soalara Sud
2 aires
470 ha
Itampolo
2 aires
755 ha
Fianaratsoa
Isalo
1 aire
270 ha
Antsiranana
Ankarana
1 aire
87 ha
Montagne d´Ambre
1 aire
66 ha
Nosy-Be
3 aires
43 ha
Les RFT ont été lancées avant la crise de 2002 et le choix des zones semble être critiqué
par certains investisseurs potentiels à cause de la distance, du manque d’infrastructure ou
du manque d’attrait des sites. La nouvelle loi sur la propriété foncière réduira
probablement l’intérêt des investisseurs dans ces zones.
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Pour être en concurrence avec d’autres
sites attirants qui sont maintenant
disponibles suite à la nouvelle loi
foncière, les RFT et ZIE doivent offrir de
meilleures mesures incitatives pour
attirer l’investissement.
Le Bail emphytéotique
Le bail emphytéotique (Loi N°62-064 of
1962, revue en 1996) est un bail
renouvelable à long terme (de 19 à 99
ans) entre deux partenaires ou sociétés
privées ou entre le gouvernement et un
individu privé ou une société. Le bail a
les mêmes conditions et le même
contenu que les titres du terrain mais la
durée du contrat est limitée. Certains
contrats exigent aussi que tous les
bâtiments sur la propriété soient
transférés au nouveau propriétaire
jusqu’à la fin du bail.
Le Certificat de situation juridique
Ce certificat juridique émis par l’Office des registres fonciers est donné sur demande. Il
confirme le dernier statut légal d’une propriété (numéro, propriétaire, dimension). Le
certificat est valable 3 mois.
L’efficacité du bureau est plutôt faible à cause de ses méthodes et d’un équipement
dépassé. Une procédure de mise à jour et d’informatisation vient de commencer à
Antananarivo mais l’application de cette procédure dans le reste du pays prendra du
temps.
MECIE – Mise en Comptabilité des Investissements avec l’Environnement
MECIE (Loi No. 99-954) tente de contrôler l’impact environnemental de l’investissement.
Selon la taille du projet touristique, les investisseurs sont légalement obligés de prendre
certaines mesures.
Le développement de grands hôtels de plus de 120 chambres, de projets touristiques sur
une superficie de plus de 20 ha et de restaurants pour plus de 250 personnes, doivent
faire l’objet d’une EIE (Étude d’impact environnemental). L’EIE sera payée par
l’investisseur.
De plus, les investisseurs projetant un hôtel de taille moyenne (entre 50 et 120 chambres),
des projets touristiques avec une superficie entre 2 et 20 ha et des restaurants de 60 à
250 personnes, doivent suivre des règlements établis par le Programme d’engagement
environnemental, PREE.
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Pas géométrique
Le 'Pas géométrique' (Loi N°60-99 du 21.09.1960) tente de garantir la protection de la
côte malgache. Selon cette loi, une zone de 80 m de terre à partir de la ligne de marée
haute en région rurale et de 40 m en région urbaine ne peut pas être développée. Il est
cependant possible d’obtenir des permis pour construire des structures non-permanentes
dans cette zone.
Il est possible de changer la classification du ‘pas géométrique’, auquel cas des structures
permanentes peuvent être construites. Certaines zones dans des lieux touristiques
comme Nosy Be et Ste Marie ont déjà été déclassifiés. L’information sur cette question
n’est disponible que dans les provinces concernées, sur demande. Aucune base de
données centralisée ne permet aux investisseurs potentiels ou autres personnes
intéressées de s’informer.
3.5.4 Les procédures de l’investissement
La question de la terre reste une grave problème. Avant de commencer une construction
quelconque, l’investisseur doit avoir une permission de planning, ce qui veut dire qu’il lui
faut un bail emphytéotique ou des titres (d’après les lois de propriété).
Si la terre appartient à une famille malgache privée, les investisseurs sont obligés de faire
un sondage exhaustif auprès de tous les membres de la famille et de mettre une annonce
dans les journaux pour s’assurer que tout le monde est d’accord avec le projet. En même
temps, il faut s’adresser à l’Office du registre foncier pour vérifier que la procédure
d’héritage est à jour. Si le terrain appartient au gouvernement (terrain domanial), la
procédure est mieux définie mais prendra au moins une année.
La description suivante montre les étapes nécessaires pour un investisseur étranger
souhaitant commencer une entreprise touristique, du choix du terrain jusqu’à l’ouverture.
La première étape est d’établir et de légaliser une société. La société doit être
officiellement inscrite dans la préfecture la plus proche du projet en question. Ceci prend
environ un mois. Les investisseurs peuvent aussi inscrire leur société dans la capitale
mais la coopération personnelle avec des agents gouvernementaux dans les provinces
peut accélérer les choses:
Établir une société d’investissement
1. accord entre les partenaires sur le type de société (SA, SARL); les partenaires ne
doivent pas être Malgaches
2. inscription de la société au Tribunal de Commerce avec un exemplaire du capital; un
numéro d’inscription sera alloué
3. réception d’un numéro statistique qui sera inscrit à la Direction Générale de la Banque
de Donnée de l’Etat, B.P 485 Antananarivo
4. inscription de la société au bureau fiscal, allocation de la carte professionnelle et du
NIF, Numéro d’Identification Fiscal, (taxe spéciale à payer)
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Jusque là, la procédure d’inscription prendra environ un mois et coûtera environ 150,00 €,
dépendant du montant du capital de la société.
Les projets sur des terrains privés
Ces projets sont en principe plus faciles à réaliser mais doivent éviter quelques pièges.
A – Achat du terrain (selon la nouvelle loi)
1.
étude approfondie du statut du terrain par l’investisseur
2.
versement d’un minimum de 500.000 $ US par l'investisseur dans un compte
bancaire malgache
3.
soumission du projet d’investissement et d’une copie du transfert bancaire au
nouveau bureau créé
4.
acceptation ou rejet du gouvernement
5.
en cas d’acceptation, paiement du terrain pas l'investisseur.
B – Location du terrain (bail emphytéotique)
1.
étude approfondie du statut du terrain par l’investisseur
2.
location doit être payée en avance pour la période entière au propriétaire privé
Il faut de 4 à 6 mois à partir de la signature d’achat ou de location pour recevoir les
titres du terrain ou le contrat du bail emphytéotique. Le coût de la transaction est
16% de la valeur du terrain plus les frais de notaire dans les deux cas.
Les projets sur les terrains domaniaux
Pour réaliser de tels projets il faut entreprendre une longue procédure.
A – Achat du terrain (selon la nouvelle loi)
1. Collaboration avec la population locale
1.1
1.2
1.3
étude approfondie du statut du terrain par l’investisseur
prise de contact avec la population locale des environs
sondage pour analyser l’intérêt que les personnes locales ont pour le projet
et la disponibilité de l’endroit (les tombeaux et les lieux de rites coutumiers
devront être évités)
2. Inspection officielle du site
2.1
requête légale avec une carte de la zone d’intérêt envoyé à l’Office du
registre foncier de la province concernée
La procédure ne peut continuer que s’il n’existe aucune demande
précédente
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3. Ètat des Lieux
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Plan directeur du Tourisme
2.2
2.3
2.4
MADAGASCAR
inspection personnelle du lieu par l'investisseur sur invitation du Sous
Préfet de la région, accompagné de représentants des Ministères des Eaux
et Forêts et de l’Agriculture, de l’Office du registre foncier et du Service du
Domaine à l’office du registre foncier
discussion sur place avec des représentants de la population locale pour
obtenir leur accord
en cas d’accord collectif, signature des documents nécessaires par tous les
participants.
Les dépenses des représentants gouvernementaux (voyage, per diem,
repas) ainsi que les vols privés pour atteindre les endroits isolés seront
payés par l'investisseur.
3. Annonces publiques dans les environs
3.1
3.2
3.3
annonce plus collecte d’information sur une objection possible concernant
le projet
un mois plus tard, s’il n’y a pas d’objections, les documents sont envoyés à
tous les représentants locaux du gouvernement pour approbation
pour accélérer la procédure, des cadeaux peuvent être donnés aux
représentants, les document sont transférés de bureau en bureau par
l'investisseur lui-même.
Le coût pour l’évaluation de la valeur du terrain / terrain domanial est
d’environ 30 €/ha.
4. Approbation finale de l’Office du registre foncier
4.1
4.2
après avoir reçu toutes les approbations nécessaires, les documents
doivent être envoyés à la capitale provinciale pour le prochain niveau
d’approbation, comprenant le Préfet, l’Office du registre foncier de la
province ainsi que le Service du Domaine à l’Office du registre foncier. Si
la superficie du terrain est moins de 50 ha, la procédure se termine à ce
stade.
pour les terrains de plus de 50 ha: les documents sont envoyés à l’Office
national du registre foncier à Antananarivo pour la prochaine étape
d’approbation (très coûteuse et longue, au moins un an)
Il est préférable de garder la documentation au niveau provincial et de ne pas dépasser
les 50 ha.
On ne sait pas encore comment la nouvelle loi va influencer la procédure au niveau de
l'investisseur.
Le bail emphytéotique appliqué aux terrains domaniaux est moins cher que la location de
terrains privés (environ 30 €/an/ha). Toutefois, la procédure reste coûteuse lorsque les
terrains en question sont très isolés. Le voyage (souvent par vols privés à cause des
mauvaises routes), les réunions et autres coûts supplémentaires pourraient atteindre
jusqu’à 10.000 €. La procédure peut prendre de 18 à 24 mois.
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MADAGASCAR
La demande pour une permission de planning
Une fois les titres ou le Bail Emphytéotique émis, la permission de planning doit être
demandée.
A – Les projets dans des endroits isolés
La permission de planning doit être soumise au représentant de l’Office du
Ministère des Travaux Publics (s’il y en a un) et signée par le maire de la ville ou
du village le plus proche.
Il faut relativement peu de temps pour obtenir la permission (1 ou 2 mois) qui coûte
environ 100,00 €.
B – Les projets situés dans la capitale ou une capitale de province
La permission de planning est soumise à la Commune Urbaine. La procédure
prend dans les 6 mois et coûte environ 100,00 €.
L’autorisation d’ouverture du Ministère du Tourisme
1. une copie du projet d’investissement (sur un formulaire spécial) est soumise au
Ministère (ou à un représentant en province) avant que la construction ne commence.
2. le Ministère évaluera le projet et peut demander des modifications selon des
règlements particuliers.
-
-
Une fois terminée, la construction sera contrôlée et l’autorisation d’ouverture sera
donnée dans les 30 jours suivant la demande. S’il n’y a pas de réponse après 45
jours, l’autorisation d’ouverture est considérée comme accordée jusqu’au prochain
contrôle.
Le Ministre du Tourisme devra signer l’autorisation.
Les services du Ministère du Tourisme sont gratuits.
3.5.5 Le financement
Les condition générales
En général, les taux d’intérêts des banques sont très élevés à Madagascar (entre 14% et
19% par an) à cause d’une politique très stricte imposée par la banque mondiale et
contrôlée par la Banque Centrale et la CCBF (Commission de Contrôle des Banques et
Organismes Financiers). De plus, les banques à Madagascar voient le tourisme comme
un secteur à risque et n’encouragent pas l’investissement. Il est donc très difficile pour
les investisseurs de convaincre les banques de soutenir leur projet avec des emprunts.
Qui plus est, la capacité des banques malgaches est limitée aux versements de leurs
clients. Ces versements ne sont pas très importants et les banques préfèrent des prêts à
court-terme afin de contre-balancer les risques politiques.
Un autre problème pour l'investisseur potentiel est que les banques ont souvent accès à
des données sur des terrains auxquelles même les propriétaires n’ont pas accès. Elles
peuvent donc refuser des projets à cause de problèmes de propriété que même le
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MADAGASCAR
propriétaire ignore. Ceci peut avoir lieu tard dans le projet quand beaucoup de temps et
d’argent ont déjà été investis.
De plus, jusqu’à présent les banques (principalement des banques étrangères à
Madagascar) ne peuvent pas obtenir de garanti pour des prêts sur titres fonciers. Il n’y a
donc pas de prêts disponibles pour l'investisseur touristique. Reste à voir comment la
nouvelle loi impactera la situation.
Après les derniers événements politiques, les investisseurs étrangers authentiques
demanderont une protection contre le risque politique. Seule la Banque mondiale offre
une assurance dite MIGA (voir ci-dessous) mais le manque de promotion fait que ce
produit de garantie financière reste inconnu.
Les outils de financement les plus importants pour l’investissement dans le tourisme sont
les suivants:
MIGA (Multilatérale pour les Garanties d'Investissement)
Cette agence a été créée en 1988 comme membre du Groupe de la Banque mondiale et
son siège est à Washington. Son objectif est de promouvoir un investissement étranger
direct dans les économies émergeantes pour améliorer la qualité de vie et réduire la
pauvreté. MIGA offre une garantie contre les risques non-commerciaux (par ex. l’instabilité
politique) aux investisseurs et aux prêteurs pour des investissements acceptés dans les
pays membres en développement.
Le texte de la demande est disponible en anglais sur le site web de la Banque mondiale
'www.banquemondiale.org' et représente une possibilité de financement et d’assurance
pour le développement du tourisme à Madagascar.
AFD-PROPARCO
L’AFD (Agence Française de Développement) a établi PROPARCO comme subsidiaire
offrant des prêts à moyen ou à long terme à des sociétés privées. Le but est de
compenser les prêts des banques commerciales malgaches qui, avec leurs limites, ne
répondent pas aux besoins des investisseurs.
Conditions des prêts
• Type de projet: création de nouvelles activités, augmentation d’activités
existantes, privatisation
• Éligibilité: tous les secteurs partout à Madagascar, à l’exception de
l’immobilier
• Remboursement du prêt et des intérêts en € ou en $ US – des activités
orientées vers l’import-export sont pratiquement obligatoires
Caractéristiques des prêts
• Des prêts de 76,000.00 - 2 millions € gérés par les banque
commerciales malgaches (BFV-SG et BMOI)
• Plus de 2 millions €; géré par PROPARCO
• Remboursement entre 3 et 12 ans
• Devises du prêt: € ou $ US
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MADAGASCAR
Les caractéristiques techniques des prêts
•
•
•
•
•
•
•
Délais
•
•
Taux d’intérêt fixe (swap d’intérêt plus marge de la banque) ou
Taux variable (EURIBOR ou LIBOR 6 mois plus marge de la banque, en
€ seulement)
Commission de 2% de PROPARCO
Période de grâce de 1 à 5 ans
Remboursement 2 fois par an jusqu’à l’amortissement
Part minimum des actions de l'investisseur, 30 - 40% pour de nouveaux
projets, augmentable jusqu’à 100%
Garantie bancaire des biens tangibles, par ex. sociétés, immobilier.
Réponse de Proparco en 3 mois
Transfert des fonds en 6 mois à condition que les garanties de
couverture soient acceptées
Les possibilités de prêts alternatifs de l’AFD
•
F3P (fonds de Préparation de Projets Privés)
Prêt à court terme pour aider à financer l’étude de l’investissement
Financement de 70% AFD / 30% l'investisseur, jusqu’à 23,000.00 €
Remboursement: 2 ans sans intérêt
•
Garanties ARIZ
Garantit les fonds personnels de l'investisseur contre des risques
commerciaux
Garantit 50% des fonds ou du prêt de l'investisseur pour 7 ans
Coût de l’assurance: 2% du montant total
FIEFE (LDI)
FIEFE est un programme de prêt (fond renouvelable) développé en 2000 par LDI/USAID.
Des projets compatibles avec l’environnement sont soutenus par des prêts à court ou à
moyen terme (de 2 à 7 ans). Ces prêts sont gérés par les banques commerciales
malgaches (BNI, BMOI, BTM/BOA, BFG/SG, FIARO, UCB, CMB).
Pour être éligible, le programme d’investissement doit adhérer aux mêmes lignes
directrices environnementales que les zones d'intérêt touristique (ZIE). L’intérêt du prêt est
fixé par la Banque Centrale, taux d’intérêt plus 2%. Les prêts peuvent soutenir
l'investissement direct ou répondre à un besoin de liquide à court terme.
Les prêts sont alloués avec une garantie exigée par la banque commerciale contre des
remboursements non-payés. Cette garantie doit couvrir 80% du prêt pour un
investissement et 90% du prêt de liquide à court terme.
Le programme FIEFE est particulièrement attrayant pour les investisseurs souhaitant
construire un hôtel ou entreprendre une activité touristique à faible impact dans une ZIE.
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GATO AG
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MADAGASCAR
La TDA – US Trade and Development Agency
Cette agence de développement est l’une de plusieurs agences gouvernementales d’aide
américaines. Le bureau pour l’Afrique est basée à Johannesburg (Afrique du Sud).
L’objectif de la TDA est de financer des études de faisabilité afin de faciliter la mise en
oeuvre d’importants programmes d’infrastructure. Les projets pour le développement du
tourisme sont éligibles mais l’investissement minimum est de 10.000.000 $ US. L’étude de
faisabilité ne peut être faite que par une société américaine. Aucune restriction n’est
imposée quant à la nationalité des compagnies engagées dans la mise en oeuvre future
des projets.
3.5.6 La promotion de l’investissement
Le manque d’un guichet unique pour les investisseurs et d’une stratégie intégrale pour le
marketing du tourisme, rend difficile l’obtention de matériel présentant le pays en termes
touristiques. En juillet 2002, le Ministère du Développement du Secteur privé, de
l’Industrialisation et de l’Artisanat a publié une brochure générale sur l’investissement, en
français. ‘Madagascar - votre partenaire’ est un dossier contenant des informations
générales sur Madagascar et 10 fiches sur des sujets pertinents comme les sociétés, les
procédures, les règlements de visas et de permis de travail, les conditions d’ouverture et
les associations. Malheureusement l’information offerte est désuète et plutôt générale. La
brochure s’adresse aux investisseurs pour tous les secteurs et ne contient pas de détails
sur les possibilités d’investir dans le tourisme ni sur les chiffres récents de performance du
secteur. Les ambassades à l’étranger n’ont aucune brochure ou autre matériel
d’information.
Quelques Ministères et Départements à Madagascar ont lancé un site web pour distribuer
l’information. Cependant, en plus des problèmes réguliers d’accès, l’information offerte est
limitée. Quelques sites sont en cours de construction, la plupart ne sont qu’en français.
Qui plus est, le contenu de certains sites est périmé et ne parle pas des changements
juridiques et réglementaires.
On peut dire, en général, qu’il n’y a aucune information sur le secteur du tourisme sauf sur
le site du Ministère du Tourisme (www.madagascar-contacts.com/mintour), en français et
en anglais. Ce site s’adresse surtout à ceux qui souhaitent investir dans le tourisme
malgache. Le site donne des informations sur les trois RFT, la situation légale et les
ouvertures commerciales. Un outil de contact permet de contacter le Ministère de
Tourisme par mel. Malheureusement on n’y trouve pas d’informations détaillées sur les
procédures gouvernementales d’investissement, les règlements, et les délais.
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MADAGASCAR
3.6 L’analyse FFPM (forces, faiblesses, possibilités, menaces)
Cette analyse FFPM est une évaluation approfondie des forces et des faiblesses de la
destination touristique Madagascar ainsi que des possibilités et des menaces
auxquelles le pays fait face dans son environnement concurrentiel. L’analyse a été
élaborée tout au long du développement du Plan directeur du Tourisme.
Les résultats proviennent des expériences personnelles vécues lors de missions de
recherche en novembre 2002, février, mai et septembre 2003, et du travail de
représentants locaux; d’ateliers et de présentations en novembre 2002, février et
septembre 2003 ainsi que d’interviews personnelles et téléphoniques avec des experts
du tourisme, des joueurs clés et les autorités publiques malgaches, dans les
destinations concurrentielles et dans les marchés émetteurs. Un sondage exhaustif a
été fait auprès des tours opérateurs des marchés émetteurs actuels et potentiels de
février à juin 2003. La recherche a aussi intégré la revue d’études précédentes, de
données existantes, de matériel d’information et de la couverture médiatique.
Les forces et faiblesses servent de base à l’évaluation de la compétitivité et l’attraction
de Madagascar en comparaison à des destinations concurrentielles. Les possibilités et
les menaces visent à anticiper les activités futures et les tranches potentielles du
marché, tout en montrant les impacts néfastes créés par un manque d’action.
Des analyses FFPM individuelles ont été faites sur les 5 domaines principaux du Plan
directeur du Tourisme:
•
•
•
•
•
Le produit touristique
Le marketing et la distribution
Le cadre institutionnel
Les ressources humaines
L’investissement dans le tourisme
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3. Ètat des Lieux
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GATO AG
Plan directeur du Tourisme
MADAGASCAR
3.6.1 Le produit touristique
Forces
•
•
•
•
•
‘ le pays de mille expériences’
grand potentiel comme destination exotique
différentes zones climatiques: d’un climat humide au climat tropical très aride
et sec des côtes, d’avril jusqu’en octobre; des paysages diversifiés (plateaux,
forêts primaires, déserts, 5,000 km de côte vierge, des îles); une biodiversité
de faune et de flore unique avec beaucoup d’espèces endémiques;
différentes ethnies avec leurs cultures et leurs traditions associées; une
destination sans décalage horaire pour les marchés émetteurs d’Europe et
d’Afrique
prix bas pour la nourriture et les boissons
créativité de l’industrie locale du tourisme pour le développement de
nouveaux produits
Faiblesses
•
•
•
•
•
•
mauvais accès international (peu de correspondances aériennes avec des
lignes renommées)
saison des pluies (avec un climat très chaud et humide) pendant l’hiver de
l’hémisphère nord. Voyages et transport nationaux restreints (manque
d’infrastructure, conditions climatiques difficiles)
manque de facilités dans les hôtels et restaurants pour des clients
internationaux
performance du service insuffisant
coût élevé pour un transport national de bas niveau
tarif élevé pour le visa
Possibilités
•
•
•
•
•
•
•
•
établissement d’une nouvelle destination dans les environs compétitifs de
l’Océan indien
amélioration générale de l’infrastructure et des facilités
développement d’une haute qualité de service
recherche d’une performance de niveau international (étalonnage)
diversification des produits touristiques à travers le pays
renaissance des traditions locales et du patrimoine culturel et création
d’attractions malgaches typiques
destination indépendante mais pouvant aussi être combinée avec d’autres
pays
contrôle de qualité (label)
Menaces
•
•
•
•
effet néfaste de la destruction généralisée des forêts humides
impacts néfastes de la pollution de l’environnent à Antananarivo
risque de cyclones sur la côte est de décembre à mars
maladies tropicales causées par les conditions climatiques
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3. Ètat des Lieux
page 112
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MADAGASCAR
3.6.2 Le marketing et la distribution
Forces
•
•
•
•
•
efforts du gouvernement pour la promotion du développement du
tourisme
croissance de l’offre touristique et de la demande dans les années
récentes
grand potentiel du marché du tourisme à intérêt spécial qui explose
destination émergeante pour les marchés émetteurs européens
grand potentiel pour la création d’une image exotique
Faiblesses
•
•
•
•
insuffisance du marketing de la destination
aucune prise de position claire dans le marché international du
tourisme
destination niche inconnue au niveau international
manque de bureaux de renseignements / commissions touristiques
pour les visiteurs et manque de matériel dans le pays et à l’étranger
Possibilités
•
•
•
•
•
développement d’un marketing de destination efficace
développement de campagnes individuelles pour chaque tranche du
produit diversifié
ouverture de nouveaux marchés émetteurs avec de nouveaux
groupes cibles
sensibilisation du public à la destination par la participation aux
salons et aux expositions et par des voyages de familiarisation
activités de marketing en collaboration avec d’autres destinations
Menaces
•
•
•
perte de temps et de terrain vis-à-vis des concurrents régionaux par
un manque d’action
création d’une image négative par un manque de professionnalisme
impact de facteurs extérieurs comme les crises politiques ou
économiques, etc.
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3. Ètat des Lieux
page 113
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Plan directeur du Tourisme
MADAGASCAR
3.6.3 Le cadre institutionnel
Forces
•
•
•
•
•
•
•
attitude positive du gouvernement quant à la continuation du
développement du secteur du tourisme
Plan directeur du tourisme qui servira de base solide au
développement futur du tourisme dans le pays
conscience privée et publique du besoin d’un cadre institutionnel
puissant
conscience du gouvernement du besoin de politique intégrale dans
un code du tourisme
Office National du Tourisme de Madagascar comme nouvelle
institution dont la fonction première est de promouvoir le pays en
collaboration avec le secteur privé
secteur privé actif et innovateur à Madagascar
soutien important des bailleurs de fonds internationaux (par ex. la
banque mondiale, GTZ, KfW, UE, etc.)
Faiblesses
•
•
•
•
manque de soutien officiel politique et de vocation pour les industries
du secteur tertiaire
faible coordination d’activités entre les secteurs privés et publics ainsi
qu’au sein des organismes gouvernementaux
application pratique limitée des lignes directrices existantes
élaborées par le gouvernement ainsi que des lois sur le tourisme (par
ex. le code du tourisme)
fonctionnement inefficace des institutions (comme la maison du
tourisme) chargées de l’organisation, de la réglementation et de la
coordination d’activités touristiques
Possibilités
•
•
•
•
•
usage du climat politique positif pour établir un cadre institutionnel
efficace
création de partenariats public-privé
réalisation réussie et durable par la collaboration
prises de décisions rapides facilitées par des structures claires et
directes
coopération proche entre les secteurs publics et privés et avec les
institutions (comme la maison du tourisme)
Menaces
•
•
•
décisions peu claires et réalisation lente décourageant les
entreprises du tourisme et les visiteurs étrangers
impact négatif causé par le manque d’homogénéité et de cohérence
dans le développement du produit
duplication des responsabilités par la création de nouvelles
institutions qui pourrait bloquer le système et fausser les résultats
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3. Ètat des Lieux
page 114
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MADAGASCAR
3.6.4 Les ressources humaines
Forces
•
•
•
•
•
•
reconnaissance générale du tourisme comme important facteur d’emploi
efforts de coopération entre les institutions privées et publiques
nombre suffisant d’habitants comme ressource de force ouvrière
attitude positive et volonté des Malgaches de participer au tourisme
hospitalité et gentillesse de la population locale
compétences linguistiques: le français est parlé couramment
Faiblesses
•
•
•
•
•
•
•
•
manque de conscience vis-à-vis du service
un seul établissement de formation (INTH)
manque de lignes directrices et de réglementations pour la formation et son
développement
manque de personnel qualifié dans le service et les positions de gestion
connaissance très limitée de l’anglais
immobilité de la main d’œuvre malgache
embauche nécessaire de main d’œuvre expatriée gênée par des permis
restrictifs
normes insuffisantes en dehors de l’industrie hôtelière (par ex. immigration,
chauffeurs de taxi, vente au détail, etc)
Possibilités
•
•
•
•
•
•
grande importance du tourisme comme secteur économique pour l’emploi et
les revenus
croissance d’offres d’emplois stimule l’éducation parmi les classes sociales
implication de la population locale dans le processus de développement pour
profiter au tourisme et à la population
meilleur niveau général d’éducation et meilleur niveau de vie
normes internationales d’hospitalité par une formation sur place dans les
hôtels
coopération possible avec une école internationale de l’hospitalité basée à
La Réunion
Menaces
•
•
•
•
•
travailleurs non-qualifiés gênent l’expansion du secteur touristique, surtout
dans le service et les positions de gestion
création d’une image de destination touristique négative à cause de la qualité
inadéquate du service
immobilité des travailleurs et acceptation difficile d’employés d’autres régions
manque de dévouement et d’engagement de la part des autorités officielles
ainsi que du secteur privé pour l’éducation dans le tourisme
développement incertain des ressources humaines décourageant les
investisseurs et opérateur futurs
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3. Ètat des Lieux
page 115
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3.6.5 L’investissement dans le tourisme
Forces
• attitude positive de la part du gouvernement quant à l’extension de
l’investissement national et international dans le tourisme
• nouvelle loi de 2003 sur la propriété foncière facilite l’investissement
et une approche diversifiée pour stimuler l’investissement dans le
tourisme (réserves foncières touristiques)
• grand intérêt venant des investisseurs locaux
Faiblesses
• manque d’institution définie pour établir un rapport avec les
investisseurs
• coopération limitée entre les secteurs privés et publics
• manque de transparence sur la propriété foncière et le transfert de
biens immobiliers
• manque de facilités de prêt (les banques considèrent le tourisme
comme un secteur à risque)
• inefficacité dans le marketing et la promotion de l’investissement
• manque d’information sur les possibilités et conditions
d’investissement
Possibilités
• établissement du pays comme plateforme pour l’investissement dans
le tourisme
• encouragement et financement de nouveaux projets touristiques
• soutien du développement du produit touristique malgache par
l’investissement
• développement d’un bureau central pour l’investissement touristique
• meilleur marketing des outils financiers existants (FIEFE,
PROPARCO…)
Menaces
• manque de professionnalisme décourage les investisseurs locaux et
internationaux et diminue le taux de confiance en Madagascar
• manque d’enthousiasme des investisseurs résultant de procédures
peu claires et d’exemples décourageants
• la spéculation foncière dans des zones prisées du tourisme bloque le
développement
• risques politiques et climatiques de la région
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3. Ètat des Lieux
page 116
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