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page pdf extrait 16x24:Mise en page 1 9/01/08 16:20 Page 1 Marie-Hélène Estéoule-Exel Sophie Regnat Livres ouverts Guide pédagogique ----- Français langue étrangère Presses universitaires de Grenoble BP 47 – 38040 Grenoble cedex 9 Tél. : 04 76 82 56 52 – [email protected] / www.pug.fr • Livres ouverts Volkswagen Blues Jacques Poulin Comprendre 1) Ce texte décrit un véhicule : un minibus Volkswagen. 2) Le titre évoque un voyage nostalgique (le blues est à la fois une musique un peu triste et un sentiment vague de tristesse). Analyser 1) Le minibus est personnifié dans ce texte grâce aux moyens suivants : – au premier paragraphe l’auteur emploie l’adjectif « vieux » pour qualifier le minibus ; – au deuxième paragraphe le « Volks » est le sujet des verbes parcourir, traverser, voyager. Le conducteur du minibus s’efface derrière la personne du véhicule, qui mène sa propre vie ; – au troisième paragraphe l’auteur parle de « son âge », « ses habitudes », « ses manies », « il ne voulait pas », « il n’aimait pas », « il aimait mieux », « il avait horreur » ; – au quatrième paragraphe le « Volks » a une « vie » (voir toute la seconde partie de la phrase). Il s’agit plus que d’un simple procédé. L’auteur fait de lui un personnage du roman à part entière : – par la manière de le nommer (« le vieux Volks »). La marque automobile devient prénom ou diminutif affectueux, renforcé par l’adjectif « vieux », qu’on peut comprendre à la fois au sens propre et avec sa connotation affective (terme de camaraderie) ; – par la relation qu’il établit entre l’homme et « le vieux Volks » (« il l’aimait beaucoup ») ; – par l’histoire dont « le vieux Volks » porte les traces (voir le deuxième paragraphe), il a son caractère propre comme un vieil homme. Il est possessif, capricieux, il aime sa tranquillité, son indépendance. 2) Le monde quotidien, dans son épaisseur concrète, est très présent dans l’écriture de Jacques Poulin. Il se manifeste en particulier par le soin que prend l’auteur de nommer avec précision les objets les plus humbles, pratiques, de ne pas négliger des détails techniques, de décrire les gestes quotidiens les plus simples. Par exemple : la carrosserie du véhicule, les réparations, ses faiblesses (« feuilles de tôle galvanisée », « rivets », « les ceintures de sécurité », « les essuie-glace », etc.) Parallèlement, la personnification du minibus introduit une autre dimension, en faisant du véhicule un personnage avec un caractère, une histoire et non un simple objet de description technique. Le texte bascule du côté du rêve, d’une perception surréaliste de la réalité. Ce merveilleux naît aussi du mystère qui entoure le passé du vieux Volks : un véhicule marqué par une vie nomade, qui porte les traces d’un passé inconnu. En témoigne aussi le choix de l’auteur de laisser l’inscription en allemand sans traduction, comme pour préserver cette part d’inconnu. 60 LO_LP.indd 60 31/10/07 15:32:38 • Le football Petit Pont Jean-Noël Blanc Comprendre 1) Le narrateur est un jeune joueur qui vient d’être engagé pour la première fois dans l’équipe du Paris Saint-Germain (PSG), pour la finale de la Coupe des Coupes contre la Juventus de Turin. 2) Sur le terrain, les footballeurs français échangent des ballons, puis le jeune joueur reçoit le ballon et part vers les buts en trompant un joueur italien. 3) Djelloul, Slimane, Vladi, Abdou, sont des footballeurs d’origine arabe, de pays de l’est et d’Afrique. Ils pourraient représenter l’équipe de France telle qu’elle était composée quand elle a gagné la Coupe du Monde en 1998, avec des joueurs black, blanc, beur (d’origine africaine, européenne ou maghrébine). Le mot beur signifie arabe lu à l’envers, en verlan, puis, beur devient rebeu, en suivant le même procédé. Analyser 1) L’auteur décrit les différentes phases du match comme un reportage, comme une succession d’actions, mais il les coupe avec des réflexions du jeune joueur sur le jeu des footballeurs ou sur le sien. 2) La langue, très simple, est utilisée dans des phrases ou des propositions courtes. Les phrases commencent souvent par les noms des joueurs ou des pronoms personnels, ce qui donne un effet d’action. Quand le jeune joueur intervient, les phrases commencent par le pronom « je », modifiant le point de vue. Il y a un effet de zoom qui isole ce joueur au milieu du stade. Jean-Noël Blanc joue avec l’imparfait et le passé composé pour ralentir ou accélérer la description du jeu. Le passé composé de la dernière phrase « Le stade a applaudi » marque l’action terminée. Le Premier Homme Albert Camus Comprendre 1) Les enfants jouent dans la cour de l’école pendant la récréation. 2) Les élèves se partagent en deux équipes. Il n’y a pas d’arbitre. 3) Il est très bon joueur de football et donc aimé des mauvais élèves plus sportifs, mais il est aussi bon élève et donc respecté par les bons élèves. 77 LO_LP.indd 77 31/10/07 15:32:41