Séminaire pour la coopération et l`échange commercial Catalogne
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Séminaire pour la coopération et l`échange commercial Catalogne
Séminaire pour la coopération et l’échange commercial Catalogne-Maroc 16 et 17 avril 2015, Tétouan Rapport de synthèse et conclusions Introduction Le séminaire pour la coopération et l’échange commercial Catalogne-Maroc s’inscrit dans le cadre du projet Plateforme Local MED de coopération décentralisée entre les communes de la région Tanger-Tétouan et les municipalités de la province de Barcelone, qui se réalise par le Centre Marocain de Recherche et Développement (CMRD) en partenariat avec la Diputació de Barcelona, comme chefs de file, et le Réseau des Villes Stratégiques du Nord du Maroc. Le séminaire fait suite à des grandes rencontres thématiques qui ont permis d’avoir des accords bilatéraux entre les municipalités de Barcelone et les communes de la région TangerTétouan sur plusieurs thématiques. L’atelier Catalogne-Maroc: relations économiques pour le développement local, qui avait eu lieu à Barcelone en Décembre 2014 avait été une de ces rencontres qui a permis de créer un espace entre les différents acteurs privés et publics. L'atelier avait réuni plus de 30 participants, principalement des techniciens de coopération des municipalités membres de la plate-forme, techniciens de promotion économique, membres de PIMEC, des représentants d'organisations et entreprises et personnel de la Diputació de Barcelona. Les experts qui ont participé au séminaire proviennent du milieu universitaire (Université de Barcelone et Université Abdelmalek Essaadi de Tanger), du secteur public local (Diputació, ville de Mataró) et des organismes publics (ACCIO et Centre Régional d'investissement de Tanger-Tétouan). La deuxième rencontre –pendant la deuxième phase- sur la coopération entrepreneuriale, le Séminaire pour la coopération et l’échange commercial Catalogne-Maroc, a été organisé les 16 et 17 avril 2015 à la salle de Réunions de l’ancienne commune de Tétouan. L’objectif principal de ce séminaire a été de fournir un espace pour la communication, la formation et l’échange d’expériences pour une meilleure compréhension de la coopération commerciale entre les régions membres de la plateforme LOCAL MED. Les objectifs spécifiques de ce séminaire ont été: Approfondir la connaissance du cadre juridique qui encadre les activités commerciales et institutionnelles, les différentes options d’investissement au Maroc ainsi que les options de collaboration privé-privé, public-privé et de partenariat public-public dans les quatre domaines suivants : tourisme, agroalimentaire, textile et énergies renouvelables. Et cela en donnant des exemples pratiques. Fournir un aperçu sur les opportunités existantes pour chaque secteur (tourisme, agroalimentaire, textile et énergies renouvelables) en se basant sur une analyse détaillée des secteurs productifs sélectionnées. Cet aperçu permettra particulièrement de: Fournir des informations pratiques aux communes des deux régions sur les possibilités de coopération commerciale dans des projets stratégiques pour le développement de leurs territoires 1 - Fournir des informations pratiques aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) sur les possibilités d’investissement et les facilités fiscales. Faciliter l’échange de pratiques, expériences réussies et de difficultés pratiques sur les initiatives de coopération commerciale entre les deux régions. 1. Cérémonie d’ouverture du séminaire La cérémonie d’ouverture du séminaire a été présidée par M. Mohammed Idaomar, président du Réseau des Villes Stratégiques et de la commune urbaine de Tétouan. Elle a été rehaussée de la présence de M. Jonathan Jorba, chef du Service de Coopération de la Diputació de Barcelona et Mme Imane Akmoun, Directrice du Centre Marocain pour la Recherche et le Développement (CMRD). M. Mohammed Idaomar a ouvert le séminaire en souhaitant la bienvenue aux participants. Il a remercié les membres de la plateforme LOCAL MED pour leur disponibilité et participation au séminaire. Il a souligné l’importance d’orienter la coopération et échange commercial entre les municipalités de la Province de Barcelone et les communes de la région Tanger-Tétouan au niveau technique et organisationnel. Il a ajouté la pertinence de cet échange pour appuyer l’organisation formelle du commerce dans la région et au Maroc en général pour assurer une économie formelle. A ce propos, M. Idaomar. a soulevé l’appui que le Maroc apporte actuellement aux commerçants ambulants pour les aider à formaliser leur commerce. Ce sujet est au centre des préoccupations des différentes villes au Maroc. Il a d’autre part invité les participants à apprendre dans l’échange commercial des solutions aux problèmes actuels de commerce au niveau de la région. M. Jorba a remercié les élus et membres des conseils communaux pour leur participation au séminaire. Cela va leur permettre de s’engager dans l’échange pour en tirer profit et d’avoir des leçons pour l’amélioration de la gestion du commerce au niveau de la région. Il a invité les participants à échanger dans le domaine du commerce les meilleures et mauvaises pratiques en mettant l’accent sur les rôles des acteurs privés dans le contexte interne financier et économique pour assurer la durabilité du secteur et de l’économie locale. Il a aussi encouragé les participants à assurer le dialogue et coopération entre les acteurs académique et acteurs techniques pour l’amélioration du secteur de commerce. Mme Imane Akmoun a souhaité que ce processus d’échange stimule l’accompagnement des communes de la région par municipalités catalanes dans le domaine de commerce. Elle a noté que le séminaire peut offrir des chances de construction de partenariat public-privé. 2. Déroulement du séminaire 2.1 Conférence inaugurale : M. José Maria Mella, expert en économie du monde arabe et professeur de l’Université Autonome de Madrid a présenté le contexte de la coopération Catalogne-Maroc. En effet, il a 2 présenté brièvement l’évolution du contexte socioéconomique du Maroc en mettant l’accent à la coopération du Maroc avec l’Union Européen (UE). Ensuite, il a souligné les spécificités de la coopération Catalogne-Maroc dans le domaine de commerce et économie en général telles que la relation entre entreprise mère-enfant et la délocalisation des entreprises catalanes. M. Mella a aussi soulevé les problèmes rencontrés dans la coopération, notamment le manque de formation. Il a également présenté les différentes entreprises catalanes actives dans la région, et il a partagé les résultats de l’étude conduite sur la coopération Catalogne-Maroc dans le domaine d’économie, particulièrement les impacts positifs de la coopération sur l’environnement local de la région tels que la rentabilité des entreprises, l’augmentation des salaires des ouvriers et fonctionnaires et l’organisation scientifique des processus du travailproduction. Il a ajouté les impacts négatifs sur les politiques de l’économie au Maroc, nécessitant de tenir compte de la production de nouveaux produits et de réviser des plans comme celui du tourisme. La discussion a été focalisée sur la problématique de la formation dans le domaine d’économie. A ce sujet, M. Mella a clarifié que la responsabilité de la formation est d’emblée publique, en citant le cas de l’école de formation du Port Tanger Med. Il a noté à ce propos l’importance de la coopération entre l’école et l’entreprise. Il a souligné l’importance pour l’entreprise d’assurer la fonction de formation et de créer au sein des entreprises un climat favorable au travail et à la production de qualité. En plus, les autorités publiques sont invitées à fournir plus d’efforts pour assurer une formation d’alternance de qualité puisque il y a besoin de plus de marchandises à Barcelone et au Maroc, il y a besoin de développer l’économie et surtout l’économie sociale et solidaire notamment dans le cadre de la crise économique. 2.2 Table ronde 1 : coopération entre entreprises – comment et pourquoi ? Avantages et défis de la coopération Catalogne-Maroc aujourd’hui Dans sa présentation, Mme Aziza M’Rabet, de la commission d’Economie Verte au sein de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), Région Nord, a décrit la CGEM, son objet, ses représentations régionales. Elle a présenté ensuite la représentation CGEM de la région Tanger-Tétouan, ses commissions et ses missions. Elle aussi présenté la région et ses projets phares dans les domaines d’exportation, industrie, tourisme et autres. M. Brahim G. a fait une brève présentation sur le Centre Régional d’Investissement (CRI). Dans ce cadre, il a présenté les opportunités d’investissement commercial et économique en général dans la région Tanger-Tétouan. En effet, il a présenté la mission, les rôles et les objectifs du CRI. Il a expliqué aussi les atouts du Maroc pour l’investissement étranger, et il a présenté les grands chantiers de la rénovation urbaine de la région. Mme Habiba El Mouali, représentante de l’Agence Catalane pour la Coopération au Développement, a présenté l’agence de coopération. Elle a également expliqué les formes de coopération Catalogne-Maroc et la cohérence de ces formes. Elle a bien noté que la coopération partenariale entre Catalogne et Maroc est modèle et historique. Elle a informé les participants qu’une étude sur l’impact des entreprises catalanes au Maroc est en cours de conduite. De là ressort provisoirement des leçons à apprendre en termes de 3 d’accompagnement des entreprises catalanes dans la cohérence et respect des politiques publiques liées au Droits Humains et Genre et d’appui aux entreprises marocaines pour le respect des lois du travail et droits de l’homme pour les femmes. Lors de la discussion, la représentante de l’Agence Catalane pour la Coopération au Développement est revenue pour clarifier les impacts positifs des entreprises catalanes au Maroc sur l’environnement et la culture. Elle a expliqué aussi comment le client peut impacter positivement la production. Par la suite, s’observe le changement des processus de production et de management. Elle a ajouté que la coopération au développement est liée à la coopération pour la production. Elle a invité les entreprises catalanes à investir dans l’appui aux associations pour l’insertion professionnelle des femmes vulnérables. 2.3 Table ronde 2 : Aspects pratiques de la coopération commerciale au Maroc La table ronde a été modérée par M. Omar Belkheiri, économiste et professeur Universitaire de l’Université Abdelmalek Essaadi, Tanger. M. Saad Hamoumi, président de la commission de la Petite et Moyenne Entreprise (PME), CGEM a présenté le cadre de la culture d’entreprise au Maroc et dans la région en particulier la Petite et Moyenne Entreprise. Il considère que ce cadre marqué par la volonté de l’Etat marocain d’améliorer le secteur privé, par le renforcement de la coopération bilatérale au développement, est favorable pour la création des PME. Il note toutefois que les autorités doivent conjuguer plus d’efforts pour mieux intégrer la culture de création et gestion des entreprises au Maroc. Des opportunités telles que la régionalisation avancée s’offre pour développer cette culture. M. Hassan Taacha, professeur Universitaire de l’Université Abdelmalek Essaadi, a rappelé dans sa présentation le contexte historique du système fiscal et douanier du Maroc. Il a ensuite présenté les aspects juridiques et fiscaux comme arsenaux incitatifs pour l’investissement étranger au Maroc. Il a noté l’importance de la création des Centres Régionaux d’Investissement (CRI) et de l’Agence Marocaine de Développement d’Investissement (AMDI) comme organisation facilitant les processus d’investissement étranger au Maroc. 2.4 Présentations : le nouveau rôle de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) dans le développement local M. Ahmed Ait Haddout, président du Réseau Marocain de l’Economie Sociale et Solidaire (REMESS), a rappelé dans son intervention les atouts et avancées faits sur le plan organisationnel de l’ESS au Maroc. A ce sujet, il a cité à ce propos et à titre d’exemple l’Institut Panafricain de l’ESS, l’Académie Internationale de ESS et REMESS. Il a mis l’accent sur la nécessité de développement et promotion du nouveau rôle de l’ESS au Maroc. Ainsi, il est crucial, comme le note-t-il, de changer les comportements et paradigmes de l’ESS au niveau local et proprement dit au niveau communal. D’ailleurs, M. Ahmed Ait Haddout n’a cessé d’encourager les élus et membres des Conseils Communaux ruraux et urbains d’initier et appuyer ce changement. Dans ce cadre, il a soulevé l’importance d’appuyer le plaidoyer des petits marchands et marchands ambulants auprès des autorités publiques pour la 4 formalisation de leur commerce. Le coaching territorial initié par REMESS, intervient dans la mobilisation des communes d’appui à ce genre d’initiatives d’ESS. M. Ait Haddout a présenté brièvement le Guide de coaching territorial et l’a mis à la disposition des participants du séminaire. Ce guide permettra à tout animateur de mener ce coaching territorial dans une commune pour l’appui au développement de l’ESS. Mme Fathiya SAIDI, coordinatrice de la Maison de l’Economie Sociale et Solidaire (MESS) a présenté le projet de mise en œuvre de la Politique Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire (PRESS) né de la coopération entre le Conseil Régional de PACA et Conseil Régional de Tanger-Tétouan. Mme Fathiya a mis en valeur dans sa présentation les objectifs du projet qui sont liés à la structuration et à la dynamisation du secteur de l’ESS, dans la réponse aux freins de développement de l’ESS dans la région Tanger-Tétouan. Dans ce cadre, Mme Fathiya a présenté les axes du projet PRESS tels que la Maison de l’Economie Sociale et Solidaire. Lors de la discussion, et en réponse à la question liée aux rôles des Universités de la région Tanger-Tétouan, M. Hassan Taacha a défini les rôles des Universités de la région en formation et ouverture sur les entreprises sans agir sur l’investissement étranger dans la région. Outre, un accord a été fait sur l’appui aux individus entrepreneurs (petits marchands, marchands ambulants et autres) en coaching territorial et autres thèmes techniques à court terme et à long terme. Pour ce faire, les organisations de la société civile et les entreprises doivent se mobiliser à cet appui des petits entrepreneurs. D’autre part, les intervenants ont mis l’accent sur l’obligation du respect des aspects juridiques et fiscaux et autres aspects liés à l’éthique du travail et à l’environnement par les entreprises marocaines et catalanes pour assurer durabilité de la coopération CatalogneMaroc. 2.5 Présentation : Approfondir dans les possibilités économiques et commerciales du Nord du Maroc M. Omar Belkheiri, Economiste et professeur Universitaire de l’Université Abdelmalek Essaadi, Tanger, a présenté l’étude qu’il conduit sur les possibilités économiques et commerciales du Nord du Maroc. Avant d’étudier et analyser ces possibilités, M. Omar a expliqué la différence entre branche/secteur, investissement/entreprise. Il a mis l’accent sur la spécialité de la territorialisation. Parmi ces possibilités économiques et commerciales étudiés, M. Omar Belkheiri a mis en avant le contexte favorable pour la production en amont de développement, notant toutefois l’existence des entreprises de façade et de back office. Ce contexte peut permettre de développer des écosystèmes. Dans ce cas, il y a nécessité, souligne-t-il, de la mise en place des centres de formation en textile et autres domaines pour mieux préparer les mains d’œuvre au travail de qualité et collaboration privé-public. M. Omar B. a présenté le développement des trois secteurs d’agroalimentaire, énergies renouvelables, tourisme et textile. Il a précisé toutefois que l’étude a soulevé les effets et impacts négatifs de ces trois secteurs sur l’environnement vu plusieurs raisons malgré le discours protecteur d’environnement que véhicule ces secteurs et entreprises : 5 Le manque de filières traitement des déchets dans la région et au Maroc en général Absence de dépôts de traitement de cuir dans la région et au Maroc Désintéressement des communes et des Petites et Moyennes Entreprises M. Omar B. a soulevé que des organisations d’appui à l’économie de la région et du Maroc existent comme le club des jeunes entrepreneurs marocains, installé à Barcelone. 2.6 Présentation cas de réussite – secteur efficacité énergétique – M. Mekoudi Abdelhak, Directeur Général MEKKOUDI Automation. M. Mekkoudi a présenté MEKKOUDI Automation, entreprise installateur, qui a développé une expérience de 35 ans dans le domaine de l’énergie électrique pour l’éclairage public et privé et ce en partenariat avec le groupe MIMAVEN espagnol. La complémentarité entre production des transformateurs, autotransformateurs, régulateurs stabilisateurs et autres produits de MIMAVEN et l’installation de ces produits par Mekkoudi Automation à travers le Maroc a permis de développer un exemple de coopération entre des entreprises catalanes et marocaines. M. Mekkoudi a souligné les avantages économiques et techniques de cette coopération. Il a noté la présence de MEKKOUDI est présente dans toutes les villes du Maroc. En soulevant la question d’efficacité énergétique, M. Mekkoudi a assuré que cette efficacité est assurée dans des étapes suivantes ; tout d’abord il y a une source stable d’énergie qu’est le régulateur stabilisateur et économiseur, plus l’extinction de l’éclairage public à la levée de soleil et l’installation vérifiée. 2.7 Présentation cas de réussite – secteur tourisme – M. Tazi Abdelilah, président de l’Association Talassematane (ATED) Chefchaouen. M. Tazi a présenté l’association, sa mission, ses objectifs, son organisation, ses axes d’intervention, ses partenaires et ses bailleurs de fonds. Il a mis en valeur les projets de et produits de tourisme durable et valorisation des produits de terroir. M. Tazi a mis l’accent sur le fait que le tourisme est un moyen de valorisation des spécificités locales. Présentation de cas de réussite – secteur énergie renouvelables – Mme Mireia Gil, directeur de projets AZIMUT. Mme Mireia Gil a présenté la coopérative Azimut 360 SCCL, comme ingénierie spécialisée dans le développement et mise en œuvre de projets d’énergie renouvelable. Elle a présenté les projets internationaux de coopération et a mis en avant les projets de promotion de secteur d’énergie renouvelable et d’encouragement d’éco entreprenariat développés et qui se réalisent dans la région de Tanger – Tétouan. Elle a présenté aussi les principaux obstacles de réalisation de ces projets au Maroc qui sont liés à la culture, l’administration, l’envoi international d’équipement, des lois qui ne sont pas encore renouvelées au Maroc et la formation basique sur l’énergie renouvelable. En réponse à ces obstacles, Mme Gil a bien expliqué les leçons à apprendre telles que le respect du temps de gestion pour le projet de coopération, la consolidation des partenariats avec les acteurs privés et publics et le fait de garder le projet loin des stratégies politiques partisanes. 6 2.8 Présentation de cas de réussite – secteur tanneries – M. Père Carles, président Grup Carles Gestió i Projectes – Expérience partenariat tanneurs de Fès. M. Père Carles a présenté l’expérience de formation des tanneurs de Fès, en gestion de secteur de tannerie. Dans le cadre de projet de coopération entre la municipalité d’Igualada, ville industrielle en tannerie, et les communes de Fès, et sur la base d’un diagnostic négatif de l’état de tannerie à Fès et la situation du travail des tanneurs, cette formation des tanneurs de Fès a été réalisée. M. Père Carles a expliqué que les possibilités de développement d’une industrie de tannerie à Fès sont là, puisque la qualité des peux des animaux est bonne et la volonté de respect des lois du travail est assurée. 2.9 Présentation études de cas d’entreprises catalanes: les défis et obstacles habituels pour établir une coopération efficace dans les domaines traités. Les défis et obstacles ressortis présentés par M. Alexandre Centelles, avocat spécialisé en droit fiscal, entrepreneuriat et observatoire du marché, ont mis l’accent sur les discussions principales déjà évoquées lors des deux jours du séminaire, à savoir : Manque de registre en Espagne des entreprises catalanes délocalisées au Maroc Les différances en les processus de gestion au sein des entreprises catalanes et marocaines Respect des aspects juridiques et fiscaux Respect des lois du travail Bureaucratie des douanes. 3. CONCLUSIONS, RECCOMENDATIONS, ET LIGNES FUTURES A SUIVRE Pendant les journées où ils se sont développé les débats autour des aspects qui conditionnent la coopération entrepreneuriale entre la Catalogne et le Maroc, plusieurs aspects ont été discutés et soulignés, les plus importants notamment sur les axes suivants: POLITIQUES ÉCONOMIQUES ET SES IMPACTES – La tradition partenariale entre Catalogne et Maroc est modèle et historique, mais de là ressortent provisoirement des leçons à apprendre en termes de d’accompagnement des entreprises catalanes dans la cohérence et respect des politiques publiques liées au Droits Humains et Genre et d’appui aux entreprises marocaines pour le respect des lois du travail et droits de l’homme pour les femmes. Dans ce sens là, l’une des lignes à suivre dans les entreprises catalanes qui opèrent au Maroc est d’investir dans l’appui aux associations pour l’insertion professionnelle des femmes vulnérables, en fomentant le respect des aspects juridiques et fiscaux et d’autres aspects liés à l’éthique du travail et à l’environnement. Il faut aussi contrôler et évaluer l’impact social de ces entreprises. L’Agence Catalane de Coopération au Développement est en train d’élaborer une étude de ces caractéristiques. 7 Un des impacts négatifs de l’activité commerciale est sans doute sur l’environnement, vu plusieurs raisons malgré le discours protecteur d’environnement que véhicule ces secteurs et entreprises. Des lignes principales à travailler : Le manque de filières pour le traitement des déchets dans la région et au Maroc en général Absence de dépôts de traitement de cuir dans la région et au Maroc Désintéressement des communes et des Petites et Moyennes Entreprises FORMATION - La responsabilité de la formation devrait être d’emblée publique. Il faut encourager des synergies et d’initiatives de coopération en formation entre l’école et l’entreprise. L’entreprise devrait assurer aussi la fonction de formation. Ça serait convenable de travailler pour la mise en place des centres de formation en textile et d’autres domaines pour mieux préparer les mains d’œuvre au travail de qualité dans la collaboration privépublique. GESTION DES COLLABORATIONS COMMERCIALES Les autorités doivent conjuguer plus d’efforts pour mieux intégrer la culture de création et gestion des entreprises au Maroc. Des opportunités telles que la régionalisation avancée s’offrent pour développer cette culture. Pour ce faire, les organisations de la société civile et les entreprises doivent se mobiliser à cet appui des petits entrepreneurs. SECTEURS D’ACTIVITÉ TRAITÉES - Le secteur agroalimentaire bénéficie actuellement au Maroc d’une attention particulière. Il est appuyé par plusieurs programmes en vue de le développer et de renforcer sa productivité et sa compétitivité à l’international. Le plan vert (agriculture) va contribuer au renforcement de la production destinée à l’export, l’amélioration de la productivité et de la valorisation des produits agricoles, et la promotion des exportations ainsi que l’amélioration de l’accès aux marchés potentiels par le biais de la mise en place de partenariats commerciaux. Dans les cadres du Pacte National pour l’Emergence Industrielle, Maroc Export Plus et Halieutis plusieurs leviers et mesures ont été mis en place pour renforcer le secteur. - Dans le secteur textile, l’habillement fait l’objet d’une attention particulière de la part de l’Etat en vue de le relancer après un certain ralentissement connu ces dernières années. Des activités porteuses d’avenir ont été récemment identifiées dans le cadre du Pacte d’accélération industrielle (PAI) 2014-2020. Dans sa déclinaison au secteur textile, ce pacte prévoit des engagements de la part de l’Etat et de la part de l’AMITH (L'Association Marocaine des Industries du Textile et de l'Habillement). - Incontestablement tout le secteur des énergies renouvelables est par définition tourné vers l’avenir. Dans cette perspective, la politique énergétique du pays a prévu un Programme de développement du marché marocain des chauffe-eau solaires (PROMASOL). Il vise l'installation de 1,7 million de m2 à l’horizon 2020. Cette filière pourrait générer plus 1.000 emplois permanents. 8 - Le secteur touristique régional est actuellement soutenu par le plan Azur 2020 pour élargir son offre et dépasser les entraves à son développement. Dans cette perspective, plusieurs filières émergent comme champs de réelles opportunités économiques afin de satisfaire les besoins ressentis. Les activités et niches à développer dans la région portent sur plusieurs domaines, en particulier les suivants : Le tourisme de remise en forme (Wellness)- Le tourisme de loisirs (sports divers, tourisme culturel et de circuits, etc.) - Le tourisme rural et l’écotourisme - Le développement des marinas (activités, gestion, commercialisation, etc.)Le développement des programmes d’animation (en collaboration avec les communes par exemple)- Le développement des activités d’animation de type parcs d’attraction et d’aventure, centres de loisirs, etc. ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE - Nécessité de développement et promotion du nouveau rôle de l’ESS au Maroc. Il y a besoin de développer l’économie et surtout l’économie sociale et solidaire notamment dans le cadre de la crise économique. L’Etat marocain a mis en place une Stratégie nationale de l’économie sociale et solidaire 2010-2020, pour développer ce secteur à double connotation sociale et économique. Dans ce cadre, la région est dotée d’un Plan de développement régional de l’économie sociale qui préconise des actions de nature globale et transversales à tous les secteurs d’activité et identifie les filières à grand potentiel de développement en fonction des spécificités de chaque territoire. 9