archives actu 2012
Transcription
archives actu 2012
LE SITE D'INFORMATION DES INFIRMIERES ET INFIRMIERS LIBERAUX ARCHIVES ACTUALITE 2012 JANV 2012 : Communiqué de presse ONSIL, Convergence et FNI Intouchable ou paria : l’Ordre infirmier mis au ban de la profession ! En apprenant que le décret, réclamé depuis longtemps par l’ONI, imposant pour les infirmières salariées l’inscription automatique au tableau de l’Ordre, ne serait jamais publié par le ministère, les syndicats d’infirmiers libéraux, CI, la FNI et l’ONSIL obtiennent une nouvelle preuve du traitement discriminatoire appliqué aux infirmières libérales. En l'absence de décret d'application de l'article L. 4311-15 du code de la santé publique relatif à l'obligation d'enregistrement des infirmiers auprès de l'Ordre national, l'exigence de cotisation des salariés est totalement inopérationnelle, faisant peser sur les seuls libéraux le principe d’une inscription et d’une cotisation obligatoire. L’absence de ce décret, qui exonère les salariés de leurs obligations, bafoue totalement le principe d’égalité des citoyens devant la loi. Cette injustice n’est plus tolérable. Les trois organisations syndicales représentatives, qui avaient déjà exprimé qu’elles ne cautionneraient en aucun cas la pérennité d’un Ordre réservé aux libéraux, ne peuvent tolérer que seules les infirmières libérales soient contraintes et forcées de cotiser à l’Ordre infirmier, soumises à des pressions et des menaces inacceptables s’apparentant à du harcèlement, quand bien même les infirmières salariées sont affranchies de toute obligation, y compris leur propre inscription ! C’est bien le régime de la terreur que le Président Borniche a imposé aux infirmières libérales faisant fi des recommandations du ministère qui lundi 9 janvier soulignait qu’il revenait à l’Ordre de se faire accepter par la profession . CI, la FNI et l’ONSIL appellent toutes les infirmières libérales à ne pas se laisser impressionner par un Ordre qui, à défaut de convaincre, ne sait que menacer. Par ailleurs, de nombreux courriers de rappel ont été envoyés à des infirmières qui s’étaient acquitté de leur cotisation, ce qui fait montre de toute l’incompétence de l’Ordre à gérer ne serait-ce que le fichier administratif de la profession ! Les syndicats rappellent qu’en septembre dernier, ils avaient adopté à une très large majorité une résolution visant dans ce contexte à inciter les 75 000 infirmières libérales à boycotter toute cotisation ordinale. Cette position traduisait bien le mécontentement général des infirmières libérales qui se sont sentis floués, trahis et qui refusent d’être les pourvoyeurs de fonds d’un Ordre qui n’est pas en mesure de remplir ses missions. Ils invitent très clairement toutes les infirmières libérales à boycotter le paiement de la cotisation ordinale, elles ne seront pas déconventionnées pour autant, loin s’en faut ! En effet, dans un courrier adressé le 10 novembre 2011 au syndicat Résilience, la directrice déléguée à la gestion et l’organisation de soins de la CNAM, Mathilde LignotLeloup, s’est montrée très rassurante en déclarant : « il a été rappelé aux CPAM que s’agissant des professionnels déjà conventionnés avant la création de l’Ordre, mais non inscrits au tableau, il n’était pas souhaitable que des sanctions conventionnelles soient mises en oeuvre ». Faut-il rappeler en outre que le non paiement de la cotisation ne peut légalement et, en aucun cas, conduire à un déconventionnement de la part de l’Assurance Maladie ? Les infirmières ne doivent donc pas se laisser intimider par un Ordre largement contesté, discrédité de toutes parts et vidé de toute substance par le simple fait qu’il est réduit à une simple instance administrative. Même la déontologie, au sujet de laquelle l’Ordre affirmait encore dans un communiqué en date du 19 décembre être le seul garant, n’est de fait pas reconnue comme faisant partie de ses missions, puisque le code de déontologie ne sera ni validé ni publié par le ministère . Fin novembre, c’était le mandat des conseillers ordinaux nationaux qui a dû être prolongé de 2 ans par le ministère devant l’incapacité de l’Ordre à organiser et à financer ses propres élections. Nous sommes de toute évidence maintenant très éloignés de l’idée d’unification de la profession autour de ses valeurs communes qui a présidé, il faut le rappeler, à la création d’un Ordre. Face à l’acharnement et à la discrimination dont sont victimes les infirmières libérales, les trois syndicats les exhortent à ne pas céder à des peurs dont les fondements s’effondrent les uns après les autres. Pour le chef du bureau de l’exercice, de la déontologie et du développement professionnel continu de la DGOS, Guy Boudet, les infirmières ne seront pas poursuivies pour exercice illégal : « nous travaillons en étroite collaboration avec la chancellerie sur cette question et les procureurs ont reçu des instructions claires à ce sujet ». Dans ce contexte, CI, la FNI et l’ONSIL appellent à une résistance collective et massive des libéraux par le boycott de toute cotisation ordinale réclamée de façon discriminatoire à la fraction minoritaire de la profession sous les menaces et les pressions, ultimes émanations d’une institution ordinale moribonde, mise au ban de la profession par l’attitude de ses dirigeants. JANV 2012 : Fraude, fautes et abus CNAMTS La CNAMTS précise les notions de fraude, faute et abus La définition et le champ des activités relevant de la fraude, de fautes ou d'abus pour l'assurance maladie sont précisés par la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) dans une circulaire diffusée depuis lundi à son réseau de caisses. Cette circulaire de cinq pages vise à harmoniser les pratiques des responsables en charge du contrôle contentieux dans les caisses, en précisant "des concepts qui doivent recouvrir sans ambiguïté un contenu partagé par tous" en matière de lutte contre la fraude, conformément à ce que prévoit la convention d'objectifs et de gestion (COG) 2010-13 de la CNAMTS. La fraude concerne "les faits illicites au regard des textes juridiques, commis intentionnellement par une ou plusieurs personnes physiques ou morales (assuré, employeur, professionnel de santé, fournisseur, transporteur, établissement, autre prestataire de services, employé de l'organisme) dans le but d'obtenir ou de faire obtenir un avantage ou le bénéfice d'une prestation injustifiée ou indue au préjudice d'un organisme d'assurance maladie" ou de l'Etat. La CNAMTS établit une liste de 17 cas dans lesquels la fraude est caractérisée, notamment l'usage de faux, la falsification de documents, les fausses déclarations, l'exercice d'activités non autorisées, les surprescriptions, surfacturations d'actes ou de prestations, etc. Une partie de ces cas sont considérés pour l'instant comme de simples fautes par le code de la sécurité sociale si une procédure de pénalité financière est engagée, signale la CNAMTS qui travaille avec la Direction de la sécurité sociale (DSS) pour faire coïncider sa liste avec les cas de fraudes définis à l'article R147-11 du code de la sécurité sociale. Confrontés à une suspicion de fraude dans l'un de ces cas, les organismes d'assurance maladie ont pour instruction d'engager "les investigations lui permettant d'apprécier les suites les plus appropriées", allant de la mise en garde à la saisine de la juridiction pénale, en passant notamment par la transaction ou les pénalités financières. Les pratiques relevant de l'abus sont définies comme "celles qui rassemblent de manière réitérée des faits caractéristiques d'une utilisation d'un bien, d'un service ou d'une prérogative outrepassant des niveaux acceptables par rapport à des références ou des comparatifs non juridiques". Quatre pratiques, qui concernent les professionnels libéraux, sont visées: la réalisation et les prescriptions d'actes excédant les besoins de soins du patient, les prescriptions d'arrêts de travail au-delà du besoin de repos du patient et les facturations d'honoraires excédant le tact et la mesure. Les fautes relèvent des activités "qui rassemblent de manière réitérée des faits irréguliers au regard de textes juridiques, commis par une ou plusieurs personnes physiques ou morales en dehors des circonstances définissant la fraude ou les activités abusives" (nonrespect de l'apposition de la mention "non remboursable", non-respect du protocole ALD, etc.). Ces faits ne peuvent pas donner lieu à des sanctions pénales mais peuvent faire l'objet d'avertissements préalables, de pénalités financières, de plaintes ordinales ou de contentieux conventionnels. La CNAMTS souligne la distinction entre les activités fautives des simples erreurs de facturation qui ne sont "ni réitérées ni consécutives à une volonté" de l'acteur de santé concerné. Celles-ci doivent entraîner "une prise de contact avec le professionnel de santé pour lui faire un rappel à la règle, propos confirmé par un écrit". Source APM JANV 2012 : INFIRMIERS LIBERAUX: LA CPAM DES BOUCHES-DU-RHONE DEMENT AVOIR IMPOSE UN QUOTA POUR CERTAINS ACTES La Caisse primaire centrale d'assurance maladie (CPCAM) des Bouches-du-Rhône a démenti jeudi avoir imposé un quota pour certains actes pratiqués par les infirmiers libéraux. Depuis plusieurs semaines, des infirmiers du département se mobilisent pour protester contre des indus et pénalités que des professionnels se sont vu notifier par la CPACM, en raison d'un nombre excessif d'actes cotés "AIS 3" (actes infirmiers de soins, soit 7,95 euros). La CPCAM a notifié ces indus à au moins "une à deux dizaines" d'infirmiers qui ont déclaré plus de 26 actes "AIS 3" en une journée, après avoir enquêté sur deux ans d'activité, a expliqué mercredi à l'APM André D., membre du collectif "Info des Idel" regroupant des infirmiers diplômés d'Etat exerçant en libéral (Idel), qui communique notamment via une page sur le réseau social Facebook. Ce membre du collectif n'a pas souhaité communiquer son identité en raison de la réglementation sur la publicité des cabinets d'infirmiers libéraux, précise-t-on. Les sommes réclamées ont été de l'ordre de "30.000, 40.000 ou 50.000 euros, voire plus", a-t-il affirmé, ajoutant qu'il s'y ajoutait des pénalités pouvant représenter "50% du principal" des indus. En 2010, selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), les revenus libéraux nets des infirmiers s'élevaient à 46.060 euros par an en moyenne, rappelle-t-on. A propos des "AIS 3", la nomenclature mentionne des séances "d'une demi-heure, à raison de quatre au maximum par 24 heures". Pour André D., la durée de 30 minutes indiquée est "purement indicative", et vise à refléter "la pénibilité de l'acte". Il a affirmé qu'un infirmier pouvait pratiquer la séance en moins d'une demi-heure. Il a supposé que la CPACM avait compté un maximum de 26 "AIS 3", sur la base d'une journée de travail 13 heures, à raison de deux séances cotées par heure. Il a indiqué que la journée d'un infirmier libéral pouvait parfois durer jusqu'à 14 ou 15 heures. "La CPAM a considéré que lorsque les infirmières dépassaient un certain quota, elles étaient dans la catégorie des fraudeurs. C'est en tout cas comme cela que les infirmières le ressentent", a expliqué André D. Il a déploré également la façon dont la CPACM avait notifié les indus et les pénalités. "Il y aurait dû y avoir une phase d'avertissement", a-t-il affirmé, notant qu'auparavant, les litiges se réglaient d'abord au niveau du service des relations avec les professionnels de santé de la caisse, ou, en cas de contentieux plus grave, auprès de l'Ordre des médecins. "Une quinzaine" de ces soignants ont été obligés de consulter des avocats pour passer devant une commission amiable et ensuite devant le tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass), a-t-il regretté. LA CPAM POINTE UNE ACTIVITE ATYPIQUE Dans une réponse écrite à l'APM transmise jeudi, la CPCAM des Bouches-du-Rhône a souhaité "rétablir la vérité à propos d'une information totalement erronée véhiculée sur certains réseaux sociaux et par SMS au sujet du supposé quota de 26 AIS 3 par jour audelà duquel l'infirmier s'exposerait à des indus systématiques", précisant qu'elle démentait "formellement ces allégations". Elle a précisé que "des contrôles approfondis", portant sur des activités particulièrement atypiques" avaient été réalisés "sur plusieurs mois de soins" par la caisse primaire. Ils concernent "uniquement quelques infirmiers, soit une dizaine seulement, pour une profession qui en compte plus de 5.000 dans le département". La CPCAM a ajouté que les indus avaient été établis après que des agents de la caisse ont recueilli les déclarations des professionnels concernés sur leur horaire journalier d'activité pendant la même période. Ces déclarations présentaient "des divergences très importantes et manifestes avec le nombre des actes pris en charge par la caisse primaire", a expliqué la CPCAM. "Il n'est donc pas question de 'quota', mais, d'une part, d'écart entre la pratique attestée par l'infirmier lui-même et les sommes facturées à la sécurité sociale, et, d'autre part, de non-respect de la durée des soins fixée" par la NGAP, précise la caisse, qui rappelle sur ce point la formulation donnée par la nomenclature. Le collectif "Info des Idel" appelle les infirmiers concernés à se réunir mardi 10 janvier pour "échanger sur les différentes stratégies de défense possibles". Il envisage dans les jours suivants d'interpeller la CPCAM, le conseil départemental de l'ordre infirmier et l'Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca), a précisé André D. Source APM JANV 2012 : ONI ! BONNE ANNEE, BON CHEQUIER… En guise de vœux pour la nouvelle année, les infirmières inscrites à l’ordre mais non cotisantes ont reçu, le 2 janvier dernier, une ultime lettre de rappel avant poursuites. Elles ont quinze jours pour faire leur chèque… En attendant, l’ordre ne fait toujours pas recette auprès des infirmières salariées. « Vous êtes inscrit(e) au tableau de l’Ordre national des infirmiers. Cette inscription entraîne le paiement obligatoire de la cotisation ordinale en vertu de l’article L4312-7 du Code de la santé publique. […] Nous vous prions de procéder à la régularisation de votre situation dans un délai maximal de 15 jours. A défaut, nous serons contraints de mettre en œuvre une procédure de recouvrement dont les frais pourront vous êtes imputés. » En fin de semaine dernière, quelque 28 000 lettres ont ainsi été adressées par l'ONI aux infirmières qui ne se sont pas acquittées de leur cotisation de l’année 2011. Interrogé sur la nature de la procédure, et le coût qu’elle engendrerait pour les infirmières mais également pour l’instance ordinale, l’ordre n’a pas souhaité répondre à nos questions. Dans un communiqué mis en ligne sur son site, le syndicat Résilience appelle les infirmières à ne pas tenir compte de cette menace, et les engage à demander leur désinscription. Joint ce matin, Denis Basset, secrétaire fédéral de FO santé sociaux, membre de l’intersyndicale anti-ordre, maintient l’appel au boycott de l’ordre infirmier. Par ailleurs, il a indiqué qu’Annie Podeur, directrice générale de la Direction générale de l’offre de soins, avait été interpellée le 22 décembre dernier, lors du dernier conseil supérieur de la fonction publique hospitalière, afin qu’elle intervienne auprès des directions d’établissements pour que ces derniers cessent leurs pressions pour contraindre les infirmières, et notamment les jeunes diplômées, à adhérer à l’ordre. « Elle s’est engagée à donner des instructions en ce sens aux établissements ainsi qu’aux Agences régionales de santé », indique Denis Basset. Loin du compte Côté chiffres, nous en savons désormais davantage sur la répartition par type d’exercice des inscrites et cotisantes à l’ONI. Dans un courrier adressé le 8 décembre dernier au député Pierre Méhaignerie, président de la Commission des affaires Culturelles, Familiales et Sociales à l'Assemblée Nationale, et que nous avons pu récemment nous procurer, Didier Borniche, président de l’ordre, indique en effet que sur les quelque 108 000 inscrites au tableau ordinal, 48 % sont des infirmières libérales et 49 % des infirmières salariées. Les 3 % restant étant non renseignés, il pourrait s’agir d’infirmières ayant une double activité (libérale et salariée) ou en recherche d’emploi. Concernant les cotisations, Didier Borniche écrit également que le taux d’infirmières inscrites et ayant cotisé serait de quelque 74 %. Pour mémoire, rappelons que le 5 décembre, Karim Maneri, secrétaire général de l’ordre, précisait dans nos colonnes que quelque 80 % des inscrites étaient à jour de leur cotisation. Cherchez l’erreur… Pourtant un écart de 6 % dans une trésorerie ne passe pas inaperçu. Pour résumer, si l’on se base sur un effectif de 500 000 infirmières en activité, dont 77 000 infirmières libérales, le pourcentage des adhérentes salariées demeure extrêmement faible : un peu plus d’une infirmière sur dix est aujourd’hui inscrite à l’ordre, et moins d’une sur dix y a cotisé en 2011. L’ordre semble donc encore très loin du compte. Un bilan qui pourrait inquiéter sa banque, son principal créancier, mais aussi les conseils départementaux de l’ONI, dont certains peinent déjà à payer le loyer de leurs locaux… Françoise Vlaemÿnck JANV 2012 : SANTE: LES PROFESSIONNELS LIBERAUX VEULENT PESER DANS LA CAMPAGNE PRESIDENTIELLE Les professionnels libéraux de la santé ont expliqué jeudi vouloir peser dans la campagne présidentielle pour mettre la santé au "premier plan" dans les débats à venir. "Si on ne tire pas la sonnette d'alarme, on va se retrouver à la fin de la période électorale sans avoir abordé les problèmes de santé", s'est inquiété Michel Chassang, président de l'intersyndicale CNPS (centre national des professions libérales de santé), lors d'une conférence de presse. "Les propositions (en terme de santé) de part et d'autre sont relativement pauvres, on est un peu sur notre faim", a-t-il affirmé, souhaitant "rappeler que la santé est une des préoccupations prioritaires des Français". Pour lui, "cette préoccupation ne se retrouve pas dans les propositions formulées de droite et de gauche, ni dans les discours". "En temps de crise, le système de protection sociale et la santé doivent être au premier plan", a martelé le président du CNPS présenté comme "le parti de la santé". Aussi l'intersyndicale a-t-elle décidé "d'entrer dans la campagne pour mobiliser les Français et les candidats sur l'avenir de la santé". Deux enquêtes seront ainsi lancées par internet avec l'institut de sondage BVA, l'une à destination des Français, la seconde pour les professionnels. Le CNPS dévoilera en outre une plateforme de propositions sur les grands sujets de la santé qui sera présentée aux candidats à l'élection présidentielle amenés à en débattre lors d'une convention le 15 mars. "Nous voulons que les candidats se positionnent par rapport à notre plateforme et prennent des engagements", a souligné M. Chassang. Le but selon lui: "rapprocher les libéraux de santé des nouveaux décideurs" car "on ne met pas en place une politique de santé contre ou sans les professionnels censés la mettre en oeuvre". Le CNPS a enfin prévu une campagne sur ce thème à la radio début mars. Source AFP JANV 2012 : LE CNPS VEUT IMPOSER DANS LA CAMPAGNE PRESIDENTIELLE LE THEME DE LA SANTE, QUI « FAIT PEUR AUX CANDIDATS ». Se présentant comme « le premier parti de la santé », le CNPS a officiellement lancé, jeudi 12 janvier 2012, sa « campagne présidentielle ». L'intersyndicale de professionnels de santé libéraux (1) souhaite « mobiliser les Français et les candidats sur la question cruciale de l'avenir de notre système de santé », sans pour autant donner de consigne de vote. « Si l'on ne fait rien, les candidats vont faire l'impasse sur cette question », prévient le président du CNPS, Michel Chassang. « Nous avons le sentiment que les propositions restent pauvres, que le sujet fait peur aux candidats. Pourtant, la santé est une des préoccupations prioritaires des Français ». La campagne du CNPS se décline en quatre temps forts. Le principal est une convention nationale organisée à Paris le 15 mars 2012, à laquelle sont invités les principaux prétendants à l'Élysée. « Les décideurs ne connaissent pas le monde de la santé, regrette Michel Chassang. Nous voulons éviter les mauvaises décisions ou les projets dangereux pour les soins de proximité, comme la loi HPST, dite 'loi Bachelot', ou encore cette récente proposition de loi du député centriste Philippe Vigier ». À propos de cette proposition de loi, Michel Chassang trouve « curieux de voir des élus UMP [une trentaine sont signataires de la proposition de loi], qui ont voulu réparer les dégâts causés par la loi HPST avec la proposition de loi Fourcade, refaire les mêmes erreurs ». DEUX ENQUÊTES, DES PROPOSITIONS, UNE CAMPAGNE RADIO Dans le même but, l'intersyndicale a commandé deux enquêtes d'opinion auprès de l'institut BVA : l'une auprès des Français « pour faire émerger leurs attentes en matière d'organisation des soins et connaître les déterminants de leur vote sur la question de la santé » ; l'autre « auprès des libéraux de santé pour connaître leurs attentes en matière de réforme ». Le CNPS va également actualiser et enrichir ses « 55 mesures pour sauver l'exercice libéral en santé », mises au point en octobre 2010 , présentées sous la forme d'une « plateforme d'idées » dévoilée à l'occasion de la convention nationale du 15 mars et adressée à tous les candidats à la présidentielle. Le CNPS entend ainsi « apporter une réponse concrète à la fois aux attentes des libéraux de santé et à celles des patients ». Enfin, le CNPS organise une campagne de communication « citoyenne » sur la radio RTL du 5 au 18 mars. Son slogan : « La santé, ça compte ». CNPS JANV 2012 : BOYCOTT DE L'ORDRE Trois syndicats d'infirmières libérales -la FNI, l'Onsil et Convergence infirmière- réitèrent, jeudi 12 janvier 2012, leur appel au boycott de l'Ordre infirmier, déjà formulé en septembre : ils « appellent toutes les infirmières libérales à ne pas se laisser impressionner par un Ordre qui, à défaut de convaincre, ne sait que menacer ». Et ils affirment avoir reçu l'assurance de la part de la DGOS que les infirmières libérales « ne seraient pas poursuivi pour exercice illlégal » si elles ne sont pas inscrites à l'Ordre. D'abord soutiens de l'Ordre et promoteurs de sa création en 2006, ces syndicats s'en sont détournés lorsqu'il est apparu que seuls les libéraux auraient une obligation d'inscription à l'Ordre, en raison d'une forte mobilisation des syndicats de salariés contre l'institution. La FNI, l'Onsil et Convergence infirmière ne peuvent ainsi « tolérer que seules les infirmières libérales soient contraintes et forcées de cotiser à l'Ordre infirmier », alors que dans le même temps « les infirmières salariées sont affranchies de toute obligation, y compris leur propre inscription ! » Les syndicats ont ainsi appris que le décret d'application qui doit contraindre les salariés à une inscription à l'Ordre ne paraîtrait pas. Interrogé par AEF, l'Ordre ne se formalise pas de la non-parution de ce décret : « un décret d'inscription automatique nous obligerait dans les trois mois à inscrire tous les salariés. Or, nous n'en avons pas les moyens. Et cela ne nous empêche pas de continuer à demander les listes des infirmières aux établissements de santé ». L'appel au boycott des syndicats n'entrave pas la progression du nombre d'inscrits et de cotisants, affirme l'Ordre : au 11 janvier 2012, sur un total d'environ 500 000 infirmières, 109 887 infirmiers se sont inscrits à l'Ordre, et 86 633 sont à jour de leurs cotisations. 53 % des inscrits sont des libéraux et 44 % des salariés (3 % des inscrits n'ont pas renseigné leur mode d'exercice). UNE INSTITUTION « MORIBONDE » L'ancienne présidente de l'Ordre infirmier, Dominique Le Boeuf, a démissionné, le 8 juillet 2011, après avoir notamment appris du ministre de la Santé Xavier Bertrand, que la cotisation des infirmiers salariés deviendrait « facultative ». Cette démission a fait suite à de multiples mises en cause de l'institution, ainsi qu'à des difficultés financières qui ont contraint l'Ordre à revoir ses missions, licencier une partie de ses salariés et fermer ses bureaux départementaux. À Dominique Le Boeuf a succédé David Vasseur, président par interim. Lui aussi a démissionné et c'est Didier Borniche qui a pris sa suite. Il a été élu officiellement président de l'Ordre lors du conseil du 13 septembre 2011. Pour les syndicats d'infirmiers libéraux, cette institution est « moribonde » et « mise au ban de la profession par l'attitude de ses dirigeants ». JANV 2012 : Des propositions pour financer plus efficacement les soins dans les Établissements pour personnes âgées dépendantes (Rapport Igas) Le 23 février 2011, dans une lettre de mission à l'Igas, les trois ministres en charge des questions de santé, des solidarités et des comptes publics demandaient à être éclairés sur les deux modes de financement en vigueur pour les soins dans les Ehpad, la tarification « partielle » et la tarification « globale ». Le tarif d'un Ehphad comprend trois composantes : « l'hébergement » supporté par le résident, « la dépendance » payée pour partie par le résident et pour une autre par l'aide sociale et « les soins » à la charge de l'assurance maladie. La question posée aux trois inspecteurs Igas auteurs du rapport, Nathalie Destais, Vincent Ruol et Michel Therry, mis en ligne ce mercredi 18 janvier 2012, porte donc sur le point de savoir laquelle de ces deux techniques de tarification est la plus avantageuse pour l'assurance maladie, la plus pertinente en terme de soins et la plus susceptible de régulation, sachant que dans la tarification globale sont pris en compte, outre les dépenses financées dans la tarification partielle, les consultations d'omnipraticiens, l'ensemble des soins d'auxiliaires médicaux, les examens de radiologie légère et les examens de biologie courante. La définition de la dotation allouée à un Ehpad obéit à des règles extrêmement complexes : « la dotation de soins allouée à l'Ehpad, lit-on dans la « synthèse » du rapport, est arrêtée annuellement par le directeur général de l'ARS. Son montant est déterminé soit en fonction de dotations historiques soit en fonction d'une évaluation des soins médico-techniques requis sur la base du référentiel « PATHOS » (1) ; dans ce dernier cas, le besoin de soins évalué conjugué à la dépendance moyenne de la population hébergé (GMP) sont convertis en un nombre de points (GMPS) ; ce GMPS multiplié par la capacité de l'établissement et par la valeur du point, permet de déterminer une dotation théorique, qui dépend aussi du périmètre de soins couverts, donc de l'option tarifaire de l'établissement, et de l'existence ou non d'une pharmacie à usage intérieur (PUI) ». QUELS GAINS EN TERME DE PRISE EN CHARGE DES SOINS ? Le tarif global a-t-il alors un intérêt économique ? S'il est vrai qu'un passage du tarif partiel au tarif global se traduit pour un Ehpad par « des sauts de dotation » de 30 à 40 % la première année et parfois de plus de 50 % sur deux exercices, les auteurs du rapport n'en concluent pas moins : « oui, le tarif global coûte cher dans ses conditions d'emploi actuelles - pour des raisons étrangères à l'option elle-même et à la différence de champ entre les deux tarifs ; mais il pourrait entraîner à moyen terme des gains significatifs, aussi bien sur les quatre postes de dépenses de soins qu'il intègre que sur d'autres postes de soins de ville. Tout dépend de ses conditions de mise en oeuvre : processus de tarification, cadre de régulation médico-économique, suivi du budget soins des établissements et du service rendu, organisation des soins dans les Ehpad ». Seconde question sur laquelle l'Igas était invitée à se prononcer : le tarif global occasionne-t-il une organisation des soins plus efficace et une prise en charge de meilleure qualité ? La mission explique avoir observé « une grande diversité des organisations de soins en Ehpad, non directement liée au choix de l'option tarifaire ». « Les positionnements et profils des médecins coordonnateurs sont divers, lit-on dans le rapport, même si s'accentue leur rôle de conseiller médical de l'établissement plutôt que de coordonnateur des intervenants extérieurs. Les cadres de santé jouent un rôle crucial en matière de promotion des bonnes pratiques, de mise à jour des dossiers de soins des résidents et de suivi de la dispensation des médicaments. Aux côtés du médecin coordonnateur et du cadre de santé, le pharmacien de PUI (pharmacie à usage interne), lorsqu'il existe, représente le troisième acteur clé de l'organisation des soins en Ehpad, légitime interlocuteur du médecin traitant dans la rationalisation de la prescription et la prévention de la iatrogénie médicamenteuse ; l'intérêt des PUI en termes économiques rejoint donc leur intérêt en termes de santé publique, ainsi que la possibilité de redéployer auprès des résidents un temps infirmier précieux ». ROUVRIR L'OPTION DU TARIF GLOBAL MAIS EN RÉGULANT VRAIMENT Au final, le gain lié au sur-calibrage du différentiel de dotation entre les deux tarifs ne constitue pas un « enrichissement sans cause » pour les établissements mais a été utilisé pour "renforcer quantitativement et qualitativement les équipes soignantes (paramédicales surtout) et sécuriser la prise en charge quotidienne des résidents ». Par ailleurs, « la mise en oeuvre du tarif global ne fait pas apparaître aujourd'hui de stratégie particulière de sélection dans l'admission des résidents ». Enfin, « les observations et analyses de la mission nourrissent enfin le constat de l'absence d'une régulation globale des soins dispensés en Ehpad : cloisonnement des acteurs et des informations, déconnexion entre détermination des dotations et objectivation des coûts que celle-ci est censée couvrir, absence de modèle économique clair et ambiguïtés persistantes autour des règles du jeu budgétaires, risque de dévoiement de l'outil Pathos, affaiblissement du dialogue budgétaire avec les gestionnaires d'Ehpad, délégation aux établissements sous tarif global d'une responsabilité de maîtrise et d'optimisation de la dépense sans leur donner tous les moyens de cette responsabilité… » Le constat est sévère et l'avenir incertain : « les Ehpad sont aujourd'hui pris en tenaille entre la montée d'une logique institutionnelle – organiser une réponse collective et coordonnée, humainement et techniquement pertinente, à des états de santé et d'autonomie de plus en plus dégradés – et une approche individuelle et libérale des soins fondée sur l'idée de maison de retraite comme substitut du domicile […] Le tarif global, qui suscite des dynamiques positives sur le fonctionnement des établissements et la prise en charge des résidents, n'est, malgré le contexte peu satisfaisant de sa mise en oeuvre, pas à rejeter. Mais la poursuite de son déploiement doit être mieux encadrée ». L'Igas recommande donc la réouverture en 2012 de l'option entre les deux tarifs, mais avec « des modalités d'application et de régulation profondément remaniées, qui confortent les gains en termes de qualité d'organisation des soins et sécurisent aussi l'évolution et l'emploi des ressources d'assurance maladie ainsi engagées ». INFIRMIERES, INFIRMIERS : POURQUOI ILS CHOISISSENT LE LIBERAL ? Les infirmiers sont de plus en plus nombreux à exercer en secteur libéral. Insatisfaits de leur condition d’exercice à l’hôpital, ils trouvent dans cette forme d’activité une nouvelle motivation. Ils étaient 40 000 dans les années 90, un peu plus de 50 000 au tournant du siècle et près de 80 000 aujourd’hui. Les infirmiers libéraux ont le vent en poupe et le taux d’installation reste très élevé. Pourquoi sont-ils de plus en plus nombreux à abandonner leur statut de salarié et opter pour l’exercice libéral ? « En tout cas pas simplement l’argent comme tout le monde, hors du milieu, semble le penser même si c’est à prendre en compte » précise Alban, installé depuis trois ans maintenant. C’est plutôt la volonté de s’affranchir de la hiérarchie et de voler de ses propres ailes qui l’a motivé. « Bien sûr que l’argent n’a pas grand-chose à voir dans l’affaire ! La vraie raison, c’est le malaise à l’hôpital. Les infirmiers n’y trouvent plus leur place en tant que soignant. Ils sont victimes d’une gestion hospitalière de type entreprise où l’on multiplie les postes d’évaluateurs, d’organisateurs, de qualiticiens au détriment des postes infirmiers » s’écrie Philippe Tisserand, Président de la Fédération Nationale des Infirmiers. De fait, dans les services hospitaliers l’ambiance et plus que morose et le sentiment de dévalorisation bien présent. Beaucoup se plaignent d’être accablés par les tâches annexes, administratives notamment. « Ma vie c’est pas faire des bons de radio, de prise de sang, de réparation des volets etc… » s’exclame Audrey qui sera prochainement en remplacement dans un cabinet en ville. Une activité plus valorisante L’exercice libéral permet de s’affranchir de ses contraintes (quoique d’autres comme la comptabilité les remplacent) et offre aussi d’autres avantages appréciables. À l’heure où les DRH veulent des soignants multitâches pouvant être balancés d’un service à l’autre en fonction des besoins, les libéraux ont la possibilité de faire leur planning sur plusieurs mois. Ils ont aussi plus de latitude pour organiser leur vie professionnelle en fonction de leurs contraintes familiales, à condition de travailler en association et d’avoir sous le coude un ou deux remplaçants de confiance. Il ne faut pas se leurrer l’aspect pécuniaire a aussi son importance, une infirmière qui a une clientèle bien établie gagne au moins 3000 euros par mois et parfois bien plus selon les actes qu’elle effectue. Mais effectivement cet aspect ne prime pas dans le choix de la majorité des infirmiers qui quittent le salariat. « La reconnaissance c’est aussi très important, en ville et encore plus à la campagne, les libéraux sont respectés. Ils entrent chez les gens, la relation n’est plus du tout la même, elle est choisie. De plus ils travaillent dans un secteur concurrentiel ce qui est une source de motivation supplémentaire » rajoute Philippe Tisserand. Un confort alors l’exercice libéral ? Il semble bien que oui puisqu’en moyenne, chaque année, seuls 1,4 % des infirmiers libéraux quittent l’exercice libéral pour un autre mode d’exercice, contre le double (2,8 %) des infirmiers salariés selon les chiffres de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES). Les carrières des libéraux sont aussi plus longues : 30 ans en moyenne à l’hôpital public, 33 ans dans le privé et 35 ans en libéral, toujours selon la DREES. D’autres facteurs, comme la préparation de la retraite ou la nécessité de trouver un remplaçant, expliquent cet état de fait mais si les libéraux restent si longtemps en activité c’est également parce qu’ils s’y sentent bien. Le flux d’infirmiers s’échappant de l’hôpital semble adopter une trajectoire durablement orientée à la hausse. Des mesures urgentes s’imposent pour retenir les salariés dans les établissements de soins : amélioration des conditions de travail, hausse des salaires. Certaines professions prennent la rue pour manifester et revendiquer, les infirmiers y vont pour se réaliser professionnellement. Joël Ignasse pour ACTUSOINS MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE L’EMPLOI ET DE LA SANTÉ Décision du 20 décembre 2011 de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie relative à la liste des actes et prestations pris en charge par l’assurance maladie NOR : ETSU1200021S Le collège des directeurs, Vu le code de la sécurité sociale, notamment ses articles L. 162-1-7 et R. 162-52 ; Vu l’avis de la Haute Autorité de santé en date du 20 octobre 2011 ; Vu l’avis de l’Union nationale des organismes complémentaires d’assurance maladie en date du 7 décembre 2011 ; Vu la commission de hiérarchisation des actes et des prestations des infirmiers en date du 28 septembre 2011, Décide : De modifier le livre III de la liste des actes et prestations adoptée par décision de l’UNCAM du 11 mars 2005 modifiée, comme suit : Article unique. − A l’article III-4 IX, l’arrêté du 27 mars 1972 relatif à la Nomenclature générale des actes professionnels des médecins, des chirurgiens-dentistes, des sagesfemmes et des auxiliaires médicaux est modifié comme suit pour les infirmières et les infirmiers : A la première partie : Dispositions générales, après l’article 22, sont ajoutées les dispositions suivantes : « Art. 23. − Majorations pour certains actes réalisés par des infirmiers. « Art. 23.1. − Majoration pour réalisation par un infirmier d’un acte unique. « Lorsqu’au cours de son intervention l’infirmier(ère) réalise un acte unique de cotation AMI 1 ou 1,5 au cabinet ou au domicile du patient, cet acte donne lieu à la majoration d’acte unique (MAU). « Cette majoration ne se cumule pas avec le supplément pour vaccination antigrippale du titre XVI, chapitre Ier, article 1er, ni avec la majoration de coordination infirmière (MCI). « La valeur de cette majoration est déterminée dans les mêmes conditions que celles des lettres-clés mentionnées à l’article 2. « Art. 23.2. − Majoration de coordination infirmier(ère). « Lorsque l’infirmier(ère) réalise à domicile : « – un pansement lourd et complexe inscrit au titre XVI, chapitre Ier, article 3, ou chapitre II, article 5 bis ; Ou « – des soins inscrits au titre XVI à un patient en soins palliatifs. « Ces prises en charge donnent lieu à la majoration de coordination infirmier(ère) (MCI) du fait du rôle spécifique de l’infirmier(ère) en matière de coordination, de continuité des soins et de gestion des risques liés à l’environnement. « Cette majoration ne peut être facturée qu’une seule fois par intervention. « La prise en charge en soins palliatifs est définie comme la prise en charge d’un patient ayant une pathologie grave, évolutive, mettant en jeu le pronostic vital. Elle vise à soulager la douleur et l’ensemble des symptômes digestifs, respiratoires, neurologiques et autres, à apaiser la souffrance psychique, à sauvegarder la dignité de la personne malade et à soutenir son entourage. « La valeur de cette majoration est déterminée dans les mêmes conditions que celles des lettres-clés mentionnées à l’article 2. » Fait le 20 décembre 2011. Le collège des directeurs : Le directeur général de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie, F. VAN ROECKEGHEM Le directeur de la Caisse centrale de la mutualité sociale agricole, M. BRAULT Le directeur de la Caisse nationale du régime social des indépendants, S. SEILLER ELECTION PRESIDENTIELLE: LES CANDIDATS PRESENTENT LEURS SOLUTIONS AUX LIBERAUX Les représentants des candidats UMP, PS et Modem à l'élection présidentielle ont présenté jeudi leurs programmes santé aux professionnels libéraux réunis lors de la convention du Centre national des professions de santé (CNPS). Au nom du candidat UMP Nicolas Sarkozy, le ministre du travail, de l'emploi et de la santé, Xavier Bertrand, a indiqué qu'il voulait "poursuivre et prolonger les orientations" lancées au cours des cinq dernières années. Le candidat souhaite améliorer "la reconnaissance des professionnels de santé, de façon institutionnelle et fonctionnelle, au niveau régional" car ceux-ci rencontrent aujourd'hui des difficultés pour trouver des interlocuteurs localement. "Nous avons d'autres choses à mettre en œuvre avec les agences régionales de santé (ARS)", a dit Xavier Bertrand. Il a promis aux professionnels de santé libéraux une organisation de l'offre de soins "cohérente, moderne, souple et coordonnée". "Il ne s'agit pas de fonctionnariser ou de vouloir salarier les professionnels de santé libéraux", a affirmé Xavier Bertrand, balayant l'idée selon laquelle de plus en plus de professionnels souhaitaient un statut de salarié. "Il ne faut pas s'écarter de l'essence du système libéral", a-t-il lancé. Concernant la démographie médicale, Xavier Bertrand s'est prononcé pour une hausse du numerus clausus et pour "aller au bout de la logique incitative" en apportant des aides à l'investissement et en fonctionnement, sans imposer les mesures. En attendant les effets de ce relèvement, l'UMP veut instaurer un statut pour les médecins retraités actifs, en allégeant notamment les contraintes administratives et en leur permettant de travailler moins. Il s'est aussi engagé à améliorer la protection sociale des professionnels de santé libéraux, pour obtenir notamment "une meilleure couverture de base". Sur la convention médicale, Xavier Bertrand a indiqué qu'il fallait qu'elle comprenne non seulement des notions de rémunération mais aussi des points sur "l'amélioration des pratiques médicales, de meilleures réponses pour la santé publique et l'installation dans les zones moins dotées". Le candidat veut développer l'ambulatoire, qui passe par des coopérations hôpital/exercice libéral, améliorer la définition de l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam) et la répartition entre la ville et l'hôpital. Il est opposé à la création d'objectifs régionaux (Ordam), a indiqué le ministre. Concernant la loi hôpital, patients, santé et territoires (HPST), Xavier Bertrand a expliqué que Nicolas Sarkozy était "prêt à l'évaluer et peut-être à la faire évoluer sur certaines dispositions", en particulier sur les protocoles de coopérations interprofessionnelles qui rencontrent l'hostilité du CNPS. Xavier Bertrand a ainsi répondu favorablement à plusieurs revendications du CNPS présentées jeudi . LA MEDECINE DE PREMIER RECOURS, LA PRIORITE DU PS Pour le parti socialiste (PS), Marisol Touraine a défendu la nécessité d'améliorer l'organisation de soins "à partir de la médecine de premier recours", considérée comme "une priorité" en termes de réorganisation et d'investissements. "Nous ne pensons pas que l'hôpital soit aujourd'hui la réponse aux préoccupations du premier recours et de proximité que se posent nos concitoyens", a déclaré Marisol Touraine. "Les professionnels de proximité et libéraux doivent être les acteurs prioritaires et principaux d'une montée en puissance des politiques de santé publique", a-t-elle dit. Elle a rappelé l'intention de François Hollande de créer "des pôles de soins de proximité, des maisons pluridisciplinaires de santé ou des centres de santé" pour "garantir la présence territoriale des professionnels de santé", et de "renforcer la coopération entre les professionnels de santé". "Ces objectifs, nous avons l'intention de les atteindre par la négociation, l'incitation et la mise en place d'un 'pacte avec les professionnel'", a souligné Marisol Touraine, qui a assuré qu'elle ne "croy[ait] pas aux méthodes coercitives". Interrogée sur la création des Ordam, Marisol Touraine a indiqué qu'elle était "très prudente". Elle a estimé que le Parlement devait intervenir en cas d'échec des discussions conventionnelles. LE MODEM VEUT RENFORCER LA FORMATION Pour le candidat du Modem François Bayrou, Geneviève Darrieussecq a défendu la nécessité de développer de "nouveaux modes de travail" des professionnels de santé en soutenant la création de maisons médicales et en diversifiant les modes de rémunération. Le Modem veut réformer leur formation des médecins pour augmenter en particulier l'attractivité du métier de généraliste et veut rendre obligatoires les stages dans cette filière, et accroître l'investissement pour les maîtres de stage. Les centristes proposent eux aussi d'augmenter le numerus clausus accompagné d'un engagement de 10 ans d'exercice de la médecine générale. Ils veulent faire évoluer l'internat national vers un "internat [par] grandes régions, au plus près des besoins, avec l'obligation d'exercer cinq ans dans une région". Concernant la convention médicale, Geneviève Darrieussecq a estimé que le Parlement ne devait pas intervenir dans ces dossiers et s'est prononcée pour la suppression des stabilisateurs économiques (période de six mois d'observation avant l'application de toute revalorisation tarifaire et report l'année suivante des mesures tarifaires en cas d'alerte). PERFUSION A DOMICILE: LE MODELE LIBERAL PRESENTE COMME MOINS COUTEUX EN CANCEROLOGIE La prise en charge de patients cancéreux est moins coûteuse quand elle est assurée à domicile par le couple prestataire/infirmier libéral, défendent deux syndicats en s'appuyant sur une étude comparative. La Fédération nationale des infirmiers (FNI) et le Syndicat national des prestataires de santé à domicile (Synalam) vont interpeller les autorités nationales et régionales dans les prochains jours pour défendre le modèle libéral qu'ils jugent "menacé notamment par la méconnaissance des autorités et par le tropisme hospitalier du système de soins". Les deux syndicats ont présenté lors d'une conférence de presse cette semaine, une étude "qui fait la démonstration de l'intérêt du recours au couple prestataire/infirmier libéral dans le soin à domicile et particulièrement la perfusion". "A qualité égale, [la prise en charge libérale] se révèle jusqu'à 60% moins chère que l'hôpital et jusqu'à 40% moins coûteuse que l'hospitalisation à domicile (HAD)", indique Jean-Marc Aubert du cabinet d'expertise Jalma qui a réalisé l'étude pour le Synalam. L'étude a comparé trois modes de prise en charge: hospitalisation (de jour), HAD et prise en charge à domicile par des professionnels libéraux pour deux parcours de patients. Sur une durée de traitement de 24 semaines, le premier parcours comprenait un cycle de deux semaines de chimiothérapie d'une durée de deux jours et le second un cycle de trois semaines de chimiothérapie d'une durée de cinq jours. Pendant cette période, des traitements étaient associés: un traitement antidouleur, de la nutrition parentérale ou une combinaison des deux. Les données montrent que la prise en charge par les prestataires à domicile est moins coûteuse. Ainsi, pour le premier parcours (deux jours de chimiothérapie toutes les deux semaines) avec un traitement antidouleur, le coût est de 43.573 euros à l'hôpital, 25.781 euros en HAD et 16.197 euros à domicile. Avec une nutrition parentérale, les montants sont respectivement de 43.573 euros, 26.735 euros et 19.503 euros et avec les deux combinés: 43.573 euros, 29.384 euros et 26.278 euros. Le coût des produits de chimiothérapie est exclu car il est facturé en sus dans les trois cas. Pour le deuxième parcours (cinq jours de chimiothérapie toutes les trois semaines), les coûts sont de 33.994 euros, 25.444 euros et 14.923 euros avec un traitement antidouleur, 33.994 euros, 26.255 euros et 17.933 euros avec une nutrition parentérale et 33.994 euros, 28.507 euros et 23.956 euros pour les deux associés. "Au-delà de l'exemple de la cancérologie, choisi pour son niveau de complexité et de contraintes, c'est dans l'ensemble du champ de la perfusion à domicile que l'offre libérale apporte, depuis 25 ans, une réponse qui associe qualité, coordination, proximité, confort du patient et efficience", soutiennent les deux syndicats. Ils adresseront un document détaillant leurs propositions au ministère de la santé, à l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam), au Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie (HCAAM), ainsi qu'aux principaux candidats à l'élection présidentielle. Ils décrivent cette prise en charge coordonnée entre infirmiers libéraux et prestataires et sa complémentarité, en lien avec les autres professionnels de santé (médecins, pharmaciens...). La FNI et le Synalam regrettent que les agences régionales de santé (ARS) n'en tiennent pas suffisamment compte dans les schémas régionaux d'organisation sanitaire (Sros) et qu'elles continuent à penser que l'HAD est la principale solution de retour à domicile. Les deux syndicats s'inquiètent que le modèle libéral actuel "qui pourtant garantit une présence infirmière sur l'ensemble du territoire, en proximité, et dispose d'une organisation souple et adaptée pour assurer la continuité des soins est mis à mal par une volonté de regroupement interdisciplinaire dans des structures inadaptées aux contraintes de l'exercice infirmier". Source APM CONVENTION PHARMACEUTIQUE: REVALORISATION DES ASTREINTES ET RESTRUCTURATION DU RESEAU Le projet de convention pharmaceutique prévoit notamment la revalorisation de la permanence pharmaceutique ainsi que des modalités de restructuration du réseau. Première convention à dimension tarifaire, elle entérine l'introduction d'honoraires de dispensation et de rémunérations sur objectifs liées à de nouvelles missions. L'assurance maladie et les trois syndicats de pharmaciens d'officine se sont accordés jeudi matin sur un texte conventionnel qui va maintenant être soumis aux instances de chaque syndicat en vue d'une éventuelle signature. Dans cet accord, dont l'APM a eu copie, les partenaires conviennent "de la nécessité de mieux rémunérer les périodes d'exercice de garde et d'urgence", notant que la permanence pharmaceutique "est l'une des garanties de l'accès aux soins et de leur continuité". Il est ainsi prévu de faire passer l'indemnité d'astreinte à 150 euros, contre 75 euros actuellement, pour la nuit, la journée du dimanche et les jours fériés. Les honoraires versés par ordonnance sont également revalorisés, passant à 8 euros pour la nuit (contre 6 euros actuellement), 5 euros pour les dimanches en jours fériés (au lieu de 4 euros) et 3 euros pour le jour hors heures normales d'ouverture (2 euros). AVENANT SUR LE MAILLAGE En outre, les parties reconnaissant "la nécessité d'adapter le maillage officinal afin de maintenir l'équilibre économique des officines tout en préservant l'accessibilité de la population au médicament". Elles reconnaissent l'intérêt de préserver l'accès aux médicaments dans certaines zones notamment rurales mais de "rationaliser le réseau officinal dans les zones où la densité en officines est élevée ou dans celles où le nombre de pharmacies par habitant est élevé". Les syndicats d'officinaux s'engagent à "favoriser le regroupement des officines" là où cela est souhaitable, via les outils législatifs permettant d'"encourager, par le biais de mesures financières incitatives, le restructuration du réseau officinal". Les partenaires s'engagent à définir par voie d'avenant au plus tard pour le 1er janvier 2013 "une méthodologie permettant de faire évoluer le maillage officinal", qui devra permettre d'identifier "les zones où le maillage pourrait être réduit sans préjudice pour les assurés et les zones de fragilité dans lesquelles le réseau officinal devrait être conforté". Elle devra aussi permettre "d'élaborer des objectifs quantifiés d'évolution du réseau". Un observatoire de l'évolution du réseau sera placé près de la Commission paritaire nationale (CPN), sous trois mois. L'observatoire proposera une cartographie des officines et une typologie des territoires, fera un bilan annuel de l'évolution du réseau, assurera le suivi de cette évolution et proposera des objectifs quantifiés. Par ailleurs, un avenant conventionnel devra préciser "les modalités d'exercice de la dispensation pharmaceutique" en direction de personnes hébergées en établissement médico-social, afin de "promouvoir la qualité, la sécurité et la proximité de la dispensation". Il est prévu le renforcement de la coordination avec les autres professionnels de santé et notamment les médecins, via un accord conventionnel interprofessionnel devant définir les modalités d'une concertation organisée. SIMPLIFICATION ADMINISTRATIVE La convention prévoit également de "moderniser" les relations entre les pharmaciens et l'assurance maladie, dans une optique de simplification administrative. L'assurance maladie s'engage notamment à "mettre en place, dans chaque régime, un offre optimisée de la relation téléphonique en proposant un numéro d'appel non surtaxé dédié aux professionnels". Le développement des téléservices via le portail de l'assurance maladie est prévu. Un comité technique paritaire national chargé des simplifications administratives (CTPPN) sera placé auprès de la CPN. L'assurance maladie doit aussi mettre à disposition des pharmaciens un service en ligne d'acquisition des données relatives à la situation médico-administrative de l'assuré. Les conditions de mise en oeuvre et les modalités d'utilisation de ce dispositif devront être définies par avenant avant la fin 2013. Il est prévu auparavant d'expérimenter le dispositif. Les partenaires conventionnels actent l'engagement conventionnel des syndicats de médecins sur la dématérialisation de la prescription et s'accordent pour intégrer le pharmacien dans une expérimentation dès la fin 2012. Les pharmaciens s'engagent à passer à la date de signature de la convention à la version 1.40 de Sésam-Vitale. Source APM DEMOGRAPHIE DES INFIRMIERS LIBERAUX : UNE PROJECTION MONTRE UNE DIMINUTION SIGNIFICATIVE DES ECARTS DE DENSITE D'ICI 2015 (CNAMTS) Le renforcement du dispositif de régulation démographique des infirmiers libéraux décidé dans le cadre de l'avenant n°3 à la convention nationale des infirmiers (signé le 28 septembre 2011), et se traduisant par un doublement des zones « très sous dotées » et des zones « sur dotées », pourrait aboutir à réduire « très significativement » les écarts de densité entre ces zones, selon l'assurance maladie. Une projection -à partir des résultats obtenus sur la période 2008-2011- de l'impact du nouvel accord et du nouveau zonage retenu (1), montre qu'à la fin de 2015 la densité en infirmiers dans les zones « très sous dotées » passerait à 115 infirmiers pour 100 000 habitants contre 85 pour 100 000 habitants aujourd'hui. Dans les zones sur dotées, elle passerait à 171 pour 100 000 habitants contre 192 actuellement. Par ailleurs, le taux annuel prévisionnel d'accroissement des effectifs sur la période 2011-2015 serait de l'ordre de +8 % par an dans les zones « très sous dotées » alors que dans le même temps, le nombre d'infirmiers libéraux se réduirait de près de 3 % (-2,8 %) par an dans les zones « sur dotées ». C'est ce « bilan positif » du dispositif mis en place à partir d'avril 2009 avec les syndicats d'infirmiers libéraux qui « a encouragé l'assurance maladie à proposer, dans le cadre conventionnel, d'étendre de principe à d'autres professionnels de santé, et, pour les médecins, à renforcer les mesures incitatives visant à améliorer la répartition géographique », explique Mathilde Lignot-Leloup, directrice déléguée à la gestion de l'organisation des soins, lors d'un point de presse de l'assurance maladie tenu jeudi 5 avril 2012. MÉDECINS : RENFORCEMENT DES MESURES PRISES EN 2007 Dans le cadre de la nouvelle convention médicale de 2011, les mesures incitatives visant à favoriser les installations dans les zones sous dotées ont été renforcées. Le dispositif de l'avenant n°20 à la convention de 2005, entré en vigueur en mars 2007, a été redéfini pour tenir compte des nouveaux zonages dont la mise en place est en cours au niveau des ARS. Par ailleurs, une nouvelle « option santé solidarité territoriale » a été créée pour accroître l'offre de soins sur un territoire sous doté : elle incite les médecins installés dans les zones sur dotées, à proximité de zones sous dotées, à venir prêter main forte à leurs confrères pendant au minimum 28 jours par an et pendant trois ans. Cette option vise les médecins conventionnés exerçant en secteur 1, ceux du secteur 2 ayant adhéré à l'option de coordination, et ceux qui acceptent d'appliquer exclusivement les tarifs opposables dans le cadre de cette activité spécifique. Les médecins adhérant cette option bénéficient d'une rémunération complémentaire (correspondant à 10 % de leur activité de consultations et de visites dans la limite de 20 000 euros) et d'une prise en charge de leurs frais de déplacement. « L'effet de ces nouvelles mesures ne pourra être apprécié que dans quelques années. Mais l'exemple des infirmiers montre qu'on obtient bien une modification de l'offre de soins », indique-t-on à la Cnamts. DENTISTES : UN SOLDE NET D'INSTALLATION NÉGATIF S'agissant des chirurgiens-dentistes en discussion actuellement avec l'Uncam et l'Unocam, les mesures de répartition territoriale s'inscrivent dans un contexte différent de celui des médecins. « C'est une profession où la démographie est en baisse. Le solde net des installations est négatif même dans des zones considérées comme sur dotées », indique Frédéric Van Roekeghem. Dans l'avenant en cours de négociation est intégrée la mise en place d'un « contrat incitatif chirurgien-dentiste » qui est une option conventionnelle à adhésion individuelle destinée à favoriser le conventionnement et le maintien des chirurgiens-dentistes libéraux conventionnés en « zones très sous dotées ». Un jeune chirurgien-dentiste qui s'installerait dans une telle zone bénéficierait d'une aide à l'installation de 15 000 euros versée en une seule fois (au lieu de trois pour les médecins) en raison du coût de l'investissement nécessaire (équipement, fauteuil, etc). En contrepartie, il s'engagerait à rester pendant cinq ans dans cette zone. Le dentiste adhérant à l'option bénéficierait également d'une participation des caisses aux cotisations dues au titre des allocations familiales assise sur la totalité du revenu lié à l'activité conventionnée du dentiste (5,40 % de ce montant). Elle vaudrait pour la période de trois ans correspondant à la durée du contrat pour les professionnels déjà installés dans la zone très sous dotée. Source AEF (1) Le zonage retenu dans l'avenant de septembre 2011 double le nombre des zones très sur dotées et sur dotées en tenant compte de la présence des Ssiad sur les zones en question. Ce nouveau zonage est en cours d'intégration par les ARS dans les SROS. Il doit entrer en vigueur à partir de mai 2012. LA HAS JUSTIFIE UN AVIS SUR LA PERFUSION A DOMICILE CRITIQUE PAR DES PRESTATAIRES DE SANTE La Haute autorité de santé (HAS) a justifié auprès d'APM le bien-fondé d'un avis sur la perfusion à domicile publié le 20 mars, qui a fait l'objet de critiques, en particulier du Syndicat national des prestataires de santé à domicile (Synalam). Cet avis portant sur l'"évaluation des dispositifs médicaux pour la perfusion à domicile" a été rendu le 14 septembre 2010 par la Commission nationale d'évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (Cnedimts). Il propose des mises à jour de la liste des produits et prestations (LPP) remboursables. Il a fait l'objet, le 28 octobre 2010, d'une saisine du Comité économique des produits de santé (CEPS), à laquelle la HAS a répondu dans un avis du 10 janvier 2012, ce qui a permis la publication de celui de 2010. Le CEPS s'interrogeait sur les raisons qui ont conduit la Cnedimst à envisager des organisations différentes, à domicile, pour la nutrition parentérale et pour la perfusion. Alors que, pour la nutrition parentérale, la HAS prévoyait, dans un avis de 2008, que certaines tâches soient réalisées par des infirmiers employés par les prestataires de santé à domicile, ce n'est pas le cas dans l'avis sur la perfusion, a déploré le délégué général du Synalam, Jean-Philippe Alosi, joint par l'APM début avril. L'avis sur la nutrition recommande de confier à ces infirmiers la coordination et l'organisation du retour à domicile du patient hospitalisé. Il prévoit qu'ils réalisent une visite d'installation incluant la formation de l'infirmier libéral en charge des soins, ainsi qu'une visite de fin de prestation. Il leur attribue la responsabilité d'une astreinte téléphonique 24 heures sur 24 pour les aspects techniques, ou encore une implication dans le suivi à partir du 15ème jour. Concernant la perfusion à domicile, Jean-Philippe Alosi a regretté que la HAS n'ait pas distingué les perfusions simples et les perfusions complexes, et n'ait pas mis en avant la nécessité d'assurer un suivi au long cours des traitements. "La HAS remet en cause [...] les compétences infirmières des prestataires alors même que celles-ci garantissent la sortie d'hôpital dans les conditions maximales de sécurité et de qualité", ont estimé conjointement, dans un communiqué du 22 mars, le Synalam et la Fédération nationale des infirmiers (FNI), syndicat représentant les infirmiers libéraux. Le Synalam avait dit craindre, dans un autre communiqué daté du 1er mars, que les services hospitaliers ne recourent plus à des prestataires de santé à domicile si le gouvernement suivait l'avis de la HAS. Il s'ensuivrait, selon le syndicat, "un recours non justifié" à l'hospitalisation à domicile (HAD) ou à l'hospitalisation de jour, "synonyme de coûts supplémentaires pour l'assurance maladie". LA NOUVELLE DONNE DE LA LOI HPST Les différences entre les avis de 2008 et de 2010 résultent du nouveau cadre introduit, en 2009, par la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST), puis par la mise en place des agences régionales de santé (ARS), a expliqué jeudi à l'APM Jean-Patrick Sales, directeur de l'évaluation médicale à la HAS. Cet argument a également été donné par la HAS dans sa réponse au CEPS. Le dispositif issu de la nouvelle loi mettant l'accent sur le rôle du médecin traitant dans la coordination des soins, il est "logique" que ce rôle revienne au prescripteur dans la perfusion à domicile, a estimé le responsable. Dans son avis de 2010, la HAS n'a plus mentionné le rôle du prestataire car des organisations différentes suivant les régions sont à présent possibles, a-t-il ajouté. La HAS n'a donc pas voulu "préempter une solution plutôt qu'une autre". Il a affirmé que l'avis ne remettait pas en cause le rôle des infirmiers mais prévoyait, sans préférence, l'implication d'infirmiers de différents statuts, qu'ils soient libéraux ou employés par des prestataires, des services de soins infirmiers à domicile (Ssiad) ou des équipes d'HAD. La Cnedimts a en outre prévu des forfaits pouvant s'appliquer aux différents types de perfusion, fonctionnant à l'aide d'un système actif (pompe à galet, seringue électrique, etc.) ou passif (diffuseur, perfuseur, etc.), a estimé Jean-Patrick Sales. Concernant l'astreinte technique (en cas de dysfonctionnement d'un appareil), il a argué que la loi obligeait simplement le prestataire à la confier à un professionnel formé, qui peut être un technicien, mais aussi un infirmier. Il a insisté sur la différence avec l'astreinte médicale (déclenchée en cas de détérioration de l'état de santé du patient). La HAS recommande, dans sa réponse au CEPS, de la confier à "la coordination de proximité en charge du patient, lorsqu'elle existe". Si celle-ci s'avère indisponible, le relais doit être pris par la permanence des soins organisée par l'ARS. Catherine Denis, chef du service d'évaluation des dispositifs à la HAS, a expliqué que la Cnedimts n'avait pas souhaité, après l'adoption de la loi HPST, revoir l'avis de 2008 concernant la nutrition parentérale. La commission a donc préféré laisser plusieurs options ouvertes, pour la nutrition parentérale comme pour la perfusion, au CEPS et au ministère de la santé. Source APM RESULTAT DE L’ENQUETE DE REPRESENTATIVITE SYNDICALE La Fédération Nationale des Infirmiers maintient et confirme sa place de leadership au rang de la représentativité syndicale des infirmiers libéraux. Les résultats de l’enquête de représentativité diligentée par la Direction de la Sécurité Sociale viennent d’être officiellement dévoilés et ils vont pouvoir mettre un terme aux spéculations en tous genres. Par le nombre de ses adhérents, mais aussi par son audience, son implication très active dans la politique de santé, sa place dans les instances interprofessionnelles nationales, l’importance et la qualité des relations qu’elle entretient avec les institutions nationales (Services ministériels, Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie, Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie, ASIP Santé, Commission nationale des professions libérales, Haut Conseil des Professions Paramédicales, Haute Autorité de santé…), la FNI demeure l’organisation syndicale la plus représentative des infirmières et infirmiers libéraux. RANG 1 2 3 4 ORGANISATION FNI SNIIL ONSIL CI COTISANTS 2011 5979 3974 1509 1303 COTISANTS 2010 6127 3536 1461 1250 COTISANTS 2009 6053 3435 1545 1286 COTISANTS 2008 5632 3250 1630 1272 *Source : Enquête de représentativité des syndicats infirmiers 19 mai 2012 / Ministère des Affaires Social LEGISLATIVES : OU SONT LES INFIRMIERES ? La ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, la ministre déléguée aux personnes âgées et à la dépendance, Michèle Delaunay, et la ministre déléguée aux personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, ont été élues députées au second tour des élections législatives dimanche. Marisol Touraine (Indre-et-Loire, 3ème) a obtenu 60,21% des voix, et Michèle Delaunay (Gironde, 2ème) 58,44%, tandis que Marie-Arlette Carlotti (Bouches-du-Rhône, 5ème) est élue pour la première fois avec 51,81%, face au député UMP sortant, Renaud Muselier. Le ministre délégué au budget, Jérôme Cahuzac (Lot-et-Garonne, 3ème) est largement réélu (61,48%) , tout comme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, députée sortante (Isère, 1ère) (58,34%) et Valérie Fourneyron, médecin du sport et ministre des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative, députée sortante (Seine-Maritime, 1ère) (57,96%). Parmi les députés PS sortants, professions de santé ou personnalités du monde de la santé, sont réélus Jean-Marie Le Guen (Paris, 9ème), médecin et spécialiste des questions de santé, avec 68,87%, Gérard Bapt (Haute-Garonne, 2ème), cardiologue et spécialiste de santé publique, avec 64,91% Catherine Lemorton (Haute-Garonne, 1ère), pharmacienne d'officine et spécialiste du médicament, avec 64,75%, Pascal Terrasse (Ardèche, 1ère), ancien directeur d'établissement médico-social, avec 67,20%, JeanLouis Touraine (Rhône, 3ème), immunologiste, avec 59,15%, Philippe Nauche (Corrèze, 2ème), anesthésiste-réanimateur, avec 58,96%, Michel Issindou (Isère, 2ème), spécialiste des questions sociales, avec 65,35%, Laurence Dumont (Calvados, 2ème), spécialiste des questions de dépendance, avec 62,49% et Martine Carrillon-Couvreur (Nièvre, 1ère), ancienne directrice d'institut médico-éducatif, avec 61,34%. Le socialiste Christian Paul (Nièvre, 2ème), très mobilisé sur la défense de l'accès aux soins dans les territoires, est réélu avec 65,55%, de même qu'Alain Claeys (Vienne, 1ère), spécialiste des questions de bioéthique, avec 65,64%. Parmi les députés de gauche sortants, la députée Jacqueline Fraysse (Hauts-de-Seine, 4ème), cardiologue, ex-communiste et désormais Gauche citoyenne/Front de gauche, est réélue avec 59,14%, ainsi que l'ophtalmologiste Dominique Orliac (Parti radical de gauche) (Lot, 1ère) avec 59,85%, Christian Hutin (Mouvement républicain et citoyen) (Nord 13ème), médecin généraliste, avec 64,73% et le divers gauche Eric Jalton (Guadeloupe, 1ère), dentiste, investi par le PS, avec 66,79% (il avait obtenu 55,46% au premier tour mais n'avait pas été élu en raison du fort taux d'abstention). La socialiste Ségolène Neuville (Pyrénées-Orientales, 3ème), médecin au service de maladies infectieuses et tropicales du centre hospitalier de Perpignan, fait son entrée à l'Assemblée en battant, avec 53,03%, Jean Castex, ancien conseiller aux affaires sociales du président Nicolas Sarkozy, de même que le médecin du travail Gérard Sebaoun (Vald'Oise, 4ème) avec 50,25%. L'ancien ministre de la recherche, Roger-Gérard Schwartzenberg, (Val-de-Marne, 3ème) avec l'étiquette PRG-PS, fait son retour au Palais-Bourbon (52,02%). L'écologiste Eric Alauzet (Europe écologie-Les verts/EELV) (Doubs, 2ème), médecin généraliste, est élu pour la première fois de justesse avec 50,12%. En revanche, Anny Poursinoff (Yvelines, 10ème) (EELV), ancienne infirmière, est battue avec 46,35%, de même que Simon Renucci (Corse-du-Sud, 1ère) (divers gauche), ancien pédiatre, avec 49,48%. André Aschieri (Alpes-Maritimes, 2ème) (EELV, soutenu par le PS), député entre 1997 et 2002, spécialiste des questions de santé-environnement, ne réussit pas à retrouver un siège, battu avec 47,41%. La stomatologiste Anne-Marie Forcinal (Territoire-de-Belfort, 1ère) est battue avec 43,78% ainsi que le généticien Axel Kahn (Paris 2ème) (43,54%) face à l'ancien Premier ministre, François Fillon, Catherine Coutard (Drôme 2ème), médecin hospitalier, avec 49,19% et François Simon (Haute-Garonne,3ème) (EELV), médecin, avec 49,59%. UMP: XAVIER BERTRAND REELU DE JUSTESSE A droite, l'ancien ministre du travail, de l'emploi et de la santé, Xavier Bertrand (Aisne, 2ème), est réélu avec 50,25%, de même que les UMP Jean-Pierre Door (Loiret, 4ème), cardiologue et ancien rapporteur des lois de financement de la sécurité sociale (LFSS), avec 57,82%, Arnaud Robinet (Marne, 1ère), pharmacien hospitalier et rapporteur de la loi sur la sécurité du médicament, avec 52,77%, Denis Jacquat (Moselle, 2ème), spécialiste des questions de vieillesse, avec 50,86%, Pierre Morange (Yvelines, 6ème), médecin généraliste, avec 59,60%, Bernard Accoyer (Haute-Savoie, 1ère), médecin ORL, avec 56,06% et Bernard Debré (Paris, 4ème), urologue, réélu avec 100%, après le désistement de la deuxième, Brigitte Kuster (divers droite). La secrétaire nationale de l'UMP aux questions de santé Valérie Boyer (Bouches-duRhône, 1ère), cadre de la sécurité sociale, est réélue avec 50,65%, de même que Dominique Tian (Bouches-du-Rhône, 2ème), spécialiste des questions de fraude sociale, avec 58,46%, Bérengère Poletti (Ardennes), sage-femme, avec 55,30%, Michel Heinrich (Vosges, 1ère), pharmacien, avec 56,74%, Gérard Cherpion (Vosges, 2ème), pharmacien, avec 50,88% devant le socialiste Jack Lang, Céleste Lett (Moselle, 5ème), ancien cadre hospitalier administratif avec 60,24%, Jean-Michel Couve (Var, 4ème), cardiologue, avec 56,17%, Marc Laffineur, anesthésiste-réanimateur (Maine-et-Loire, 7ème) avec 50,10%, Claude Greff (Indre-et-Loire, 2ème), ancienne infirmière, avec 50,26% et Fernand Siré (Pyrénées-Orientales, 2ème), médecin généraliste, avec 50,49% Sont réélus dans une triangulaire Nicolas Dhuicq (Aube, 1ère), psychiatre hospitalier, avec 44,18%, Alain Marty (Moselle, 4ème), gynécologue-obstétricien, avec 41,39%, Philippe Vitel (Var, 2ème), chirurgien plasticien, avec 40,13%, Jean-Sébastien Vialatte (Var, 7ème), biologiste, avec 41,65% et Sauveur Gandolfi-Scheit médecin avec 38,07%. En revanche, l'ancienne secrétaire d'Etat aux solidarités et à la cohésion sociale, MarieAnne Montchamp (Français établis hors de France Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, 4ème circonscription), a été battue avec 47% (résultats provisoires), de même que Valérie Rosso-Debord (Meurthe-et-Moselle, 2ème), spécialiste de la dépendance, avec 45,85%, Jean-Marie Rolland (Yonne, 2ème), généraliste, avec 49,75%, Jean Bardet (Vald'Oise, 3ème), cardiologue hospitalier, avec 47,95%, Philippe Boënnec (Loire-Atlantique, 9ème), généraliste, avec 46,74%, Jean-Jacques Gaultier (Vosges, 4ème), biologiste, 49,63%, Jacques Le Guen (Finistère, 5ème), médecin généraliste, avec 42,90%, JeanMarc Roubaud (Gard, 3ème), pharmacien, avec 38,03%, Isabelle Vasseur (Aisne, 5ème), infirmière, avec 36,70%, Richard Mallié (Bouches-du-Rhône, 10ème), chirurgien dentiste avec 38,13% dans une triangulaire et Elie Aboud (Hérault, 6ème), cardiologue, avec 39,80% dans une triangulaire. La secrétaire nationale de l'UMP en charge des questions de toxicomanie, Françoise Branget, (Doubs, 1ère), a également été battue (45,27%). Au nouveau centre, les deux députés centristes sont battus: Olivier Jardé (Somme, 2ème), chirurgien et spécialiste des questions de recherche clinique, avec 49,17% et Claude Leteurtre (Calvados, 3ème) avec 48,75%. Deux anciens députés qui tentaient un retour sont battus, Claude Malhuret (Allier, 3ème) avec 42,63% et Gérard Dubrac (Gers, 2ème), avec 40,62%. L’ONI A NOUVEAU DANS LA TOURMENTE La direction de l’Ordre fait face à une nouvelle sédition. Quatre conseillers nationaux ont démissionné, dénonçant les pratiques des dirigeants et l’indigence du travail de l’instance. Et ce, alors qu'une proposition de loi tendant à rendre l'adhésion facultative vient d'être déposée. « À peu de choses près, vous n’informez sur rien, vous ne réalisez rien, vous ne diffusez rien, vous n’améliorez rien, vous ne consultez sur rien. » Forts de ce constat, quatre conseillers nationaux du collège libéral de l'Ordre infirmier ont démissionné de leur fonction, à la veille du conseil national qui se réunissait mardi 25 septembre, à Paris. Joint par téléphone, Jean-François Bouscarain confirme que ses trois collègues et luimême ne veulent plus apporter leur caution à la mascarade, selon eux, qu’est devenu l’Ordre infirmier, « qui ridiculise la profession ». Les dernières relances, accompagnées de menaces de déconventionnement, de libérales qui n’ont pas encore cotisées sont, pour eux, la goutte qui a fait déborder le vase. « Beaucoup d’inepties » Dans leur courrier, les démissionnaires dénoncent également l’omerta qui règne sur les prises de décisions et pointent la façon dont Didier Borniche dirige l’instance depuis qu’il en a pris les commandes : « Cette présidence se caractérise par son opacité constante, la minceur extrême de sa production et son échec global. » Karim Mameri, secrétaire général de l’ONI, minimise ces désaffections. « C’est la liberté de chaque élu de démissionner. Je constate que la plupart sont membres de la Fédération nationale des infirmiers (FNI), ils étaient sans doute en porte-à-faux avec leur syndicat depuis la démission de Philippe Tisserand [ndlr : le président de la FNI] du conseil national, il y a un an. Il est dommage qu’ils confondent mandat syndical et mandat ordinal. Concernant les attaques, j’aurais tendance à dire qu’il y a beaucoup d’inepties. » Pour Karim Mameri, en assurant une large diffusion de leur lettre de démission, les ex-conseillers nationaux ont voulu faire « le buzz ». Dans un communiqué de presse publié en fin de matinée, Didier Borniche déplore également « la démission médiatisée de quatre conseillers nationaux ordinaux et les postures syndicales peu constructives pour la profession ». « Mainmise » « Tel qu’il existe, l’Ordre ne pourra jamais fédérer la profession ni la faire grandir », déclare de son côté Thierry Munini, l'un des quatre démissionnaires. « Je faisais partie de la commission des comptes, poursuit-il. Or, je n’ai jamais vu les documents qui encadrent le redressement de l’Ordre. Par ailleurs, nous n’avons aucune vue sur les budgets et nous ne débattons sur rien. Il faut arrêter de nous prendre pour des idiots ! » De son côté, Hugues Dechilly, secrétaire général de Résilience, boit du petit-lait. « Les propos très durs et les constats qui sont portés par les conseillers nationaux démissionnaires confirment ce que nous ne cessons de dénoncer, à savoir que l’Ordre passe son temps à faire le contraire de ce qu’il recommande et fonctionne dans l’opacité la plus totale, en se contentant d’encaisser les chèques des infirmières pour le compte de ses créanciers, à qui il doit quelque 13 millions d’euros. L’Ordre est dirigé par les banques. Pour preuve, si nécessaire, le dernier conseil national de l’Ordre en septembre s’est tenu dans des locaux de la Banque populaire, à Paris. La mainmise est totale », a-til affirmé. Fort logiquement, les démissionnaires appellent officiellement les infirmières libérales à ne plus cotiser à l’Ordre. Un souhait qui pourrait rapidement trouver un écho législatif, puisque la proposition de loi du député PS de Paris, Jean-Marie Le Guen, visant à rendre facultative l’inscription aux ordres paramédicaux a été enregistrée hier, mercredi 26 septembre, par le bureau de l’Assemblée nationale. Françoise Vlaemÿnck pour Espace Infirmier.com OCT 2012 : LE PLFSS POUR 2013 ADOPTE EN CONSEIL DES MINISTRES Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2013 a été adopté mercredi en conseil des ministres. Conformément aux orientations présentées le 1er octobre, il prévoit une croissance de 2,7% de l'objectif national de dépenses d'assurance maladie (Ondam) en 2013 marquant "une priorité accordée à la santé", ont souligné dans un communiqué commun la ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, et le ministre délégué chargé du budget, Jérôme Cahuzac. Cette progression "représente une économie de 2,4 milliards d'euros par rapport à la tendance" mais "permettra d'apporter 4,6 milliards d'euros supplémentaires au système de santé pour notamment soutenir l'investissement hospitalier, lutter contre les déserts médicaux et améliorer les parcours de soins", ont mis en avant les ministres. Les 4,6 milliards d'euros supplémentaires se répartissent en "2 milliards d'euros pour les soins de ville", "1,9 milliard d'euros pour l'hôpital" et "650 millions d'euros pour le secteur médico-social". En matière d'assurance maladie, "aucune des mesures destinées à maîtriser l'évolution de la dépense ne sera prise au détriment des assurés, l'objectif à terme étant au contraire de réduire le reste à charge pour les ménages", indique par ailleurs le communiqué du conseil des ministres. Le déficit du régime général et du fonds de solidarité vieillesse (FSV) sera ramené à 13,9 milliards d'euros en 2013 et sera amélioré de 3,5 milliards d'euros par rapport à 2012. "Le PLFSS 2013 constitue une nouvelle étape de redressement des comptes sociaux" et "contribue à atteindre l'objectif de réduction à 3% du PIB du déficit public en 2013 et de retour à l'équilibre à l'horizon 2017". Le PLFSS pour 2013 "maintient un haut niveau de protection sociale", "conforte la sécurité sociale comme un instrument de protection des citoyens, en accompagnant la progression de la couverture et des dépenses sociales" et "met immédiatement fin à un certain nombre d'injustices", affirme le communiqué du conseil des ministres. Le projet de loi doit être discuté en séance publique à l'Assemblée nationale entre le mardi 23 et le lundi 29 octobre, avec un vote solennel prévu mardi 30 octobre, puis au Sénat entre le lundi 12 et le vendredi 16 novembre. Son adoption définitive par le Parlement devrait intervenir début décembre. Marisol Touraine et ses ministres déléguées, Michèle Delaunay (en charge des personnes âgées), Marie-Arlette Carlotti (personnes handicapées), ainsi que Jérôme Cahuzac sont auditionnés mercredi en fin de journée par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. Source APM OCT 2012 : LA DGOS TRAVAILLE SUR QUATRE CHANTIERS PRIORITAIRES La direction générale de l'offre de soins (DGOS) travaille actuellement en priorité sur quatre chantiers, a indiqué son nouveau directeur, Jean Debeaupuis, dans un entretien mardi à l'APM. Jean Debeaupuis a pris ses nouvelles fonctions le 1er octobre dirigeait le CHU de Grenoble depuis le 1er septembre 2005. Cette fonction à Grenoble l'a également conduit à exercer la direction commune d'un hôpital de proximité (La Mure, Isère) et à assurer pendant cinq ans la présidence de l'association gérant les centres de santé de la ville. Il précise qu'il mettra à profit ces expériences et sa connaissance des outils de coopération pour les réflexions menées au niveau national, en particulier celles sur l'organisation des parcours de soins, l'amélioration de la qualité des soins et le renforcement de la performance des organisations. Observant qu'il arrive à la DGOS au moment de la présentation du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2013, il indique que sa feuille de route est liée à ce texte et aux orientations annoncées dans ce cadre par la ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine. Quatre chantiers sont plus particulièrement prioritaires, explique le nouveau directeur de la DGOS. Parmi eux, figure le chantier "emblématique" relatif aux soins de proximité et au développement de nouveaux modes d'exercice et de coopération. Observant que ces sujets rejoignent ceux évoqués actuellement au cours des négociations conventionnelles avec les médecins libéraux sur de nouveaux modes de rémunération, Jean Debeaupuis précise qu'il va rencontrer "prochainement" les autres acteurs concernés, dont la direction de la sécurité sociale (DSS), la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) et les représentants du monde libéral. Le deuxième chantier prioritaire pour la DGOS porte sur l'accès aux soins urgents en moins de 30 minutes et sur une meilleure organisation des urgences hospitalières. Ces sujets seront évoqués lors de la réunion du Conseil national de l'urgence hospitalière (CNUH), présidé par le Pr Pierre Carli, mardi 16 octobre. Sur l'accès aux soins urgents en moins de 30 minutes, la réunion sera l'occasion d'établir un état des lieux à partir des informations fournies par les agences régionales de santé (ARS) et de voir quelles orientations peuvent être testées. Sur l'organisation interne et plus globale (amont et aval) des flux des urgences, thème inscrit dans certains contrats performance d'établissements hospitaliers et objet de propositions de l'Agence nationale d'appui à la performance (Anap), "nous allons voir comment nous pouvons avancer sur ces sujets". Jean Debeaupuis précise à cette occasion qu'il "croit beaucoup" au mouvement de "lean hospitalier" qui correspond à un "vrai mouvement de fond" dans le monde hospitalier européen, voire mondial. Fondé notamment sur la confiance entre manageurs et collaborateurs, ce mode de gestion permet de travailler sur les organisations à partir du terrain, sans imposer des actions prédéterminées aux acteurs, rappelle-t-on. UN SOUTIEN PLUS DURABLE A L'INVESTISSEMENT HOSPITALIER Les troisième et quatrième chantiers concernent l'évolution du modèle tarifaire et la détermination d'un "soutien plus durable" à l'investissement hospitalier. Sur le modèle tarifaire, la réflexion de la DGOS, en concertation avec les acteurs hospitaliers, vise à "mieux prendre en compte la qualité, l'innovation et la performance tout en continuant à accompagner le retour durable à l'équilibre et les restructurations dans les établissements". Jean Debeaupuis indique que, comme l'a annoncé Marisol Touraine, des évolutions seront apportées dès le PLFSS 2013. Le chantier sur l'évolution de la tarification à l'activité (T2A) sera coordonné par le conseil de l'hospitalisation, de même que l'opération ayant pour but de donner plus de transparence à la campagne tarifaire hospitalière 2013, rappelle-t-on. Sur le quatrième chantier, il s'agit de prendre la suite des plans nationaux successifs (Hôpital 2007, Plans régionaux d'investissement en santé mentale, Hôpital 2012...), qui étaient fondés essentiellement sur l'autofinancement et l'endettement, et de traiter des projets "lourds" de reconstruction et de mise aux normes de sécurité et de "prioriser" des aides nationales sur des projets d'innovation et de performance, notamment énergétiques. Jean Debeaupuis rappelle que lors du débat au Sénat le 1er octobre sur le financement de l'hôpital public, Marisol Touraine a annoncé (par l'intermédiaire de Dominique Bertinotti qui la remplaçait) qu'une nouvelle stratégie dans le domaine des investissements hospitaliers avait été définie. Ainsi, les établissements qui bénéficieront d'une aide nationale pour leur projet d'investissement devront signer un contrat d'amélioration de la qualité, de la performance et de retour à l'équilibre avec leur ARS. Ces projets d'investissement hospitaliers seront suivis par un comité de la performance, de la qualité et de l'innovation qui suivra aussi les établissements confrontés à de graves difficultés. La DGOS prépare des propositions pour répondre à ces orientations, notamment en "mettant en synergie" le comité des risques financiers, le comité des projets performance et le comité national de validation des projets d'investissement qui suivent à peu près les mêmes établissements, précise son directeur. Plus globalement, Jean Debeaupuis déclare qu'il est "heureux" de retrouver la DGOS où il a travaillé de septembre 1999 à août 2003 et qu'il la trouve "profondément transformée" avec un abord "très transversal" sur l'ensemble de l'offre de soins et des équipes "rajeunies, renouvelées et très engagées". "Je me cale dans l'organisation existante ce qui n'exclut pas des ajustements d'organigramme" ultérieurement "après évaluation", précise-t-il. "Mais un gros travail de réorganisation a été fait en 2008 et 2010", insiste-t-il. Source APM OCT 2012 : DIALYSE PERITONEALE PAR LES INFIRMIERS LIBERAUX: LA PRISE EN CHARGE SUR LES SOINS DE VILLE EST AUSSI POSSIBLE EN USLD Les unités de soins de longue durée (USLD) peuvent bénéficier de la prise en charge sur l'enveloppe "soins de ville" des actes de dialyse péritonéale réalisés par des infirmiers libéraux, dans les mêmes conditions que les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), a indiqué la direction générale de l'offre de soins (DGOS) dans un courrier daté du 11 septembre adressé à trois fédérations hospitalières. Les dispositions du décret du 21 novembre 2011 relatif à la prise en charge de ces actes en Ehpad sont "également directement applicables aux USLD", a expliqué François-Xavier Selleret, alors directeur général de l'offre de soins, dans une lettre transmise à l'APM mardi par la Fédération hospitalière de France (FHF). Avant la parution du décret, les frais liés à ces actes étaient imputés sur le forfait soins des Ehpad. Selon la notice qui accompagnait le texte, cela constituait "un obstacle à l'orientation des résidents vers cette modalité d'épuration extrarénale ou à l'admission en Ehpad de patients présentant une insuffisance rénale terminale" traitée par dialyse péritonéale. Le décret a donc exclu ces frais du forfait soins et les a fait imputer sur les soins de ville. Une information des agences régionales de santé (ARS) sur l'applicabilité du décret aux USLD sera réalisée par le secrétariat général des ministères sociaux, avait ajouté François-Xavier Selleret dans son courrier, avant son remplacement par Jean Debeaupuis à la direction de la DGOS au 1er octobre. Des "travaux techniques d'objectivation des coûts" seront engagés par la direction de la sécurité sociale (DSS) et la DGOS afin d'évaluer si le montant du forfait "dialyse péritonéale" pratiqué en Ehpad est adéquat pour les USLD. Celles-ci présentent en effet un niveau de médicalisation plus important. Source APM AUTONOMIE : COMMENT LES PYRENEES-ATLANTIQUES ARTICULENT LEUR POLITIQUE EN FAVEUR DES PERSONNES AGEES ET HANDICAPEES Le département des Pyrénées-Atlantiques a fondu ses schémas dédiés aux personnes âgées d'un côté et handicapées de l'autre en un seul schéma autonomie pour la période 2013-2017. « Nous avons souhaité ne plus entrer par la porte de l'âge mais prendre en compte la personne et son autonomie », précise à AEF Natacha Chartier, conseillère pour les questions de solidarité du président du conseil général, Georges Labazée. Les Pyrénées-Atlantiques sont confrontées à une proportion de plus de 75 ans supérieure à la moyenne nationale (11,49 %, contre 9,1 % pour la France entière) et à l'allongement de l'espérance de vie des personnes handicapées (36 % des adultes vivant en foyers y ont plus de 50 ans). Le conseil général consacre actuellement 169 millions d'euros par an à ces deux populations - 100 millions au titre des personnes âgées et 69 millions au titre des personnes handicapées. Sur la période 2013-2017, « les crédits affectés à cette politique devraient être majorés de 33 millions d'euros », avait estimé Kotte Ecenarro, premier vice-président en charge des solidarités lors du vote du schéma autonomie en juin dernier . RETRAITÉS DES ESAT. Le schéma autonomie 2013-2017 des Pyrénées-Atlantiques cible entre autres l'augmentation du nombre de retraités dans les Esat et leur prise en charge - un problème que connaissent tous les départements. « Ces personnes handicapées, qui sont autonomes, n'ont le plus souvent connu que l'accueil collectif, il nous faut leur trouver une suite dans le milieu collectif pour leur retraite. L'objectif est de développer des places d'accueil à proximité de leur lieu de vie habituel », explique Natacha Chartier, précisant que d'ici à 2016-2017, ces besoins de relogement concerneront 118 salariés des Esat dans le département. DES FOYERS À PROXIMITÉ. Le schéma autonomie prévoit pour eux la création de 25 places en Mapha (financées par le conseil général) et la transformation de 54 places de foyers d'hébergement en Mapha. Il cible aussi la création de 20 places d'Ehpa et de 19 autres places issues de collaborations entre foyers d'hébergement et Epha. Le département souhaite aussi favoriser les foyers de vie mêlant personnes âgées et personnes souffrant d'un handicap léger. VIE À DOMICILE : UN CHOIX MAJORITAIRE. Même si, en terme de budget, l'accompagnement des établissements reste prépondérant (62 % du budget dédié à la politique départementale en faveur des personnes âgées et 73 % pour la politique en direction des personnes handicapées), l'enjeu majeur de ce nouveau schéma autonomie est bien de conforter la vie à domicile. Car le choix des personnes âgées ou handicapées reste très majoritairement de vivre chez eux : 89 % des plus de 75 ans de ce département le souhaitent, de même que 85 % des allocataires de l'AAH. ADAPTER LES LOGEMENTS. Pour favoriser ce maintien à domicile, le conseil général mise sur la dimension du logement. Il a réuni un large panel d'organismes (Anah, MSA, Carsat, CAF locales, missions sociales des ex-crédits immobiliers) pour proposer, dans le cadre d'un programme d'intérêt général baptisé Home 64, un accompagnement personnalisé et des soutiens financiers, sous forme de subventions ou de prêts sociaux, permettant aux particuliers de réaliser des travaux d'adaptation de leurs habitations à la perte d'autonomie. Avec ses partenaires, la collectivité cherche à harmoniser l'attribution de ces aides au logement afin de réduire les délais de réponse aux demandes de subventions (entre 8 et 15 mois en moyenne pour une personne âgée). Elle prévoit aussi d'instituer des procédures d'urgence pour favoriser un traitement rapide des cas de personnes isolées, en grande précarité sociale ou très âgées. COORDONNER LE MÉDICO-SOCIAL. Cette approche va de pair avec plusieurs actions pour renforcer l'offre médico-sociale (dont le projet de deux Samsah spécifiques, un pour les adultes autistes, l'autre, à l'échelle du Béarn, pour les traumatisés crâniens) et les coordinations. « Les services se multiplient mais Ssiad et SAD [services d'aide à domicile] n'interagissent pas entre eux », constate Natacha Chartier, précisant que le conseil général veut encourager les mutualisations au sein de services polyvalents d'aide et de soins. OFFRES DE RÉPIT. Pour soulager les aidants, le département veut doubler les actions de formations à visée plutôt technique (manutention, alimentation, toilette…), proposées dans le cadre de sa convention (2011-2014) avec la CNSA, par des forums d'échanges au plus près du terrain pour rompre l'isolement. Le schéma autonomie des PyrénéesAtlantiques prévoit également de développer les solutions de répit (accueil de jour, hébergement temporaire, garde de nuit itinérante), l'offre étant inégalement répartie sur le territoire, avec des « zones blanches » au sud du département. L'enjeu est d'ouvrir 87 places supplémentaires en accueil de jour pour les personnes âgées et 10 pour les personnes handicapées d'ici à 2017. L'objectif visé pour l'hébergement temporaire se chiffre, lui, à 51 lits en plus pour les premières et 10 lits pour les secondes. ACCUEIL FAMILIAL SALARIÉ. Le département se montre également prêt à soutenir deux projets expérimentaux d'accueil familial salarié. « Le nombre de familles d'accueil pour les personnes âgées handicapées (Fapah) est en baisse : elles sont 102 dans le département, moitié moins qu'il y a dix ans. Ces accueillants vieillissent eux-mêmes et sont largement démobilisés car ils n'ont ni statut reconnu, ni formation obligatoire », explique Natacha Chartier, la conseillère pour les questions de solidarité. AMÉLIORER L'ACCUEIL. Le même souci de prendre en compte ces deux publics se retrouve aussi dans la troisième priorité du schéma : améliorer l'information et l'accompagnement des personnes, qui correspond à la principale attente exprimée par la population des Pyrénées-Atlantiques. La collectivité souhaite améliorer les plages horaires d'accueil, autant au niveau des Clic que des MDPH, avec à terme, a minima une couverture déclinée à l'identique pour mettre en oeuvre les actions du schéma sur les territoires, et au mieux la perspective d'un point d'entrée unique localement pour les personnes handicapées et âgées, « pour éviter le millefeuille de services », dit Natacha Chartier. CLIC ET PÔLES GÉRONTOLOGIQUES : MUTUALISME. Dans un premier temps, le schéma met d'abord l'accent sur la coordination entre les Clic et les pôles gérontologiques, qui sont les antennes du conseil général sur les territoires chargées de délivrer l'APA. Plusieurs options sont envisagées : soit une internalisation du Clic au sein de l'antenne du conseil général, soit une mutualisation de services en revoyant le maillage de ces lieux d'information, soit encore des contrats pluriannuels d'objectifs et de moyens communs, avec les uns et les autres, pour améliorer la qualité des services. PLATE-FORME AUTONOMIE. Cette reconfiguration sur le terrain se doublerait d'une plate-forme internet « Autonomie », couplée à un numéro vert, pour l'information des usagers, des aidants et des professionnels. La collectivité propose aussi de développer un cycle de formation de base pour sensibiliser les interlocuteurs de proximité (élus locaux, secrétaires de mairie, CCAS, etc.) à ce problème de l'autonomie, ainsi que des forums réguliers (une fois par an) permettant à tous les acteurs concernés d'échanger et de se rencontrer. Source CG PA PLFSS 2013: LES DEPUTES ADOPTENT LA DIVERSIFICATION DES REMUNERATIONS POUR LES SOINS DE PREMIER RECOURS EN EQUIPE Les députés ont adopté, dans la nuit de lundi à mardi, une diversification des modes de rémunération des professionnels de santé de ville travaillant en équipe et assurant une coordination des soins, dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2013. Le PLFSS pour 2013 a été adopté en nouvelle lecture à l'Assemblée nationale dans la nuit de lundi à mardi, après son rejet le 15 novembre par le Sénat. Il devrait être adopté définitivement lundi 3 décembre, après une nouvelle lecture au Sénat jeudi, qui devrait se solder par un rejet. L'article 39 du PLFSS pour 2013 vise à favoriser le développement d'équipes de professionnels de proximité pour assurer de nouveaux services aux patients, comme la prévention, l'éducation thérapeutique et le dépistage, par le biais de nouveaux modes de rémunération. Il élargit le champ des accords conventionnels interprofessionnels pour qu'ils couvrent à l'avenir "l'organisation, la coordination et la continuité des soins ou la prise en charge des patients, notamment pour des pathologies ou traitements" et qu'ils puissent inclure les centres de santé. Le gouvernement a indiqué début octobre qu'il comptait que la négociation conventionnelle entre l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam) et les organisations syndicales représentatives des professionnels de santé concernés sur la rémunération associée à ces services aboutisse en vue d'un déploiement à partir de septembre 2013. Le texte a été voté lundi soir dans une version quasi identique à la première lecture mais avec des clarifications souhaitées par le gouvernement. Les formes d'exercice concernées sont notamment: - les structures pluriprofessionnelles de type maisons de santé et centres de santé - les équipes pluriprofessionnelles "informelles", notamment médecin-infirmière ou médecin-infirmière-pharmacien notamment pour gérer des parcours plus complexes pour des personnes âgées, des insuffisants cardiaques, ou des diabétiques - les professionnels de santé isolés ou regroupés par profession qui favorisent un relais en ville immédiat après la sortie de l'hôpital, comme les sages-femmes dans le cas du programme Prado maternité. Des contrats-types pourront être conclus avec l'agence régionale de santé (ARS) et l'organisme local d'assurance maladie. Les nouveaux services remplis seront couverts par une rémunération annuelle versée au professionnel ou à la structure en fonction du respect de certains engagements et de l'atteinte d'objectifs en termes "de santé publique, de qualité et d'efficience des soins". L'équipe percevra la rémunération forfaitaire complémentaire, calculée en fonction d'indicateurs de santé publique a indiqué lors des débats de première lecture la ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine. La rémunération devrait être comparable à celles versées lors des expérimentations sur les nouveaux modes de rémunération mises en place par la LFSS pour 2008, à savoir 50.000 euros par équipe. Le coût du dispositif est évalué à 30 millions d'euros en 2014, 48,5 millions d'euros en 2015 et 67 millions d'euros en 2016. Les possibilités d'adaptation des engagements et des objectifs, et de modulation de rémunérations au niveau local par l'ARS et par l'organisme local d'assurance maladie seraient précisées par l'accord conventionnel interprofessionnel (Acip). Le gouvernement a fait préciser dans le texte que les signataires des accords seront les organisations syndicales représentatives et que les conditions de validité des accords sont les conditions applicables aux accords des professions signataires. Par ailleurs, ces structures ou ces professionnels pourront participer à une expérimentation sur le tiers-payant partiel ou intégral des actes, prévue à un autre article du PLFSS pour 2013. Source APM UNE MESURE BUDGETAIRE VA SOUTENIR L'ACTIVITE DES INFIRMIERS LIBERAUX DANS LES SSIAD (DGCS) Une mesure budgétaire va soutenir l'activité des infirmiers libéraux dans les services de soins infirmiers à domicile (Ssiad), a annoncé la direction générale de la cohésion sociale (DGCS) dans un courrier à la Fédération nationale des infirmiers (FNI) en date du 9 novembre. Le syndicat d'infirmiers libéraux en a donné copie jeudi, avec un communiqué de presse saluant cette décision. "Le rôle de coordination des infirmières libérales dans les Ssiad sera reconnu et valorisé", se réjouit-il. Cette nouvelle mesure doit être prise au titre de l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam) médico-social personnes âgées pour 2012, explique la directrice de la DGCS, Sabine Fourcade, dans ce courrier. Les modalités de mise en oeuvre doivent être précisées par une instruction, indique-telle. La FNI a précisé que ce texte était encore en cours de préparation jeudi. Ce courrier de la DGCS est une réponse à une demande d'arbitrage ministériel faite en septembre par la FNI . Le syndicat déplorait le fait que certaines valorisations d'actes prévues par l'avenant n°3 à la convention des infirmiers libéraux ne soient pas appliquées par la plupart des Ssiad, alors qu'elles sont entrées en vigueur chez les professionnels de cabinet. Il s'agit notamment d'une majoration pour la coordination réalisée par les infirmiers dans la prise en charge de patients en soins palliatifs ou nécessitant des pansements complexes. La DGCS répond que l'avenant n°3 n'est pas opposable aux Ssiad, parce qu'ils organisent leur collaboration avec les infirmiers libéraux au moyen de contrats de droit privé. Cependant, "au regard de l'importance de la participation" des infirmiers libéraux à ces services, il lui a paru "essentiel de soutenir leur activité" par une mesure budgétaire. La future instruction doit préciser les situations dans lesquelles les agences régionales de santé (ARS) devront valoriser les actes concernés. Source APM