l`esprit de la papaute

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l`esprit de la papaute
L’ESPRIT DE LA PAPAUTE
PAR A.T. JONES
Il est difficilement possible de nier que l’histoire tout entière de la papauté est placée sous le
signe de l’étalage du pur égoïsme – égoïsme suprême et de l’auto exaltation. Cependant, le
Christianisme se situe directement à l’extrême opposé de l’égoïsme. C’est la totale négation
du moi. C’est l’auto renonciation absolue.
2. La Parole de Dieu est ainsi adressée à tous les hommes du monde : Ayez en vous les
sentiments qui étaient en Jésus-Christ : existant en forme de Dieu, il n’a point regardé son
égalité avec Dieu comme une proie à arracher [qui étant en forme de Dieu, pensait que c’est
pas du vol d’être égal avec Dieu], mais il s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de
serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et il a paru comme un vrai homme, il s’est
humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la
croix.(Philippiens 2 :5-8).
3. L’idée transmise par le terme traduit «vol» peut être plus clairement discerné en comparant
les différentes traductions. Le « Emphatic Diaglott » remarque que l’original - _______ « harpagmon » - étant un mot de rare occurrence , un grand nombre de traduction a pu être
donné et cite en exemples : «Ne pensait pas cette chose être désiré avec ferveur » - Clarke.
«Ne l’affectait pas profondément » - Cyprian. «Ne pensait pas le conserver avec
empressement » - Wakefield. «Ne regardait pas comme une chose à saisir » - Stuart. «Pensait
que ce n’est pas une chose à saisir » - Sharpe. « Ne le saisit pas avec ferveur » - Kneeland.
«N’essayait d’obtenir par des efforts violents » - Dickinson. «Ne médita pas une usurpation ».
– Trumbull. A cela on peut ajouter : « Ne compte pas cela comme un prix » - R.V. avec
marge, « ou une chose à être saisie. » «Le juge non accessible ». – Murdocks’Syriac. Dans l’
«Empathic Diaglott » lui-même, la traduction est identique à celle de Trumbull : «Qui (JésusChrist) étant en forme de Dieu, encore ne méditait pas l’usurpation de devenir semblable à
Dieu ». Et cela, comme nous le verrons, exprime plus précisément la pensée des Ecritures que
tout autre chose ; puisque lorsque l’idée de gouvernement est engagée, le voleur de
gouvernement est un usurpateur.
4. L’idée, cependant, qui est transmise dan le texte est celle-ci : « Laissez l’Esprit être en vous
qui était aussi en Jésus-Christ : Qui, étant en forme de Dieu la pensait être une chose à ne pas
saisir, à ne pas essayer d’obtenir par des efforts violents, et à ne pas conserver avec
empressement, - penser cela comme une usurpation à ne pas méditer, - d’être égal à Dieu. ».
Ceci est le Christianisme. Mais ce n’est en aucun cas la papauté. Depuis le commencement de
la papauté même au temps des apôtres (« Le mystère de l’iniquité travaillait déjà » : 2
Thessaloniciens 2 :7) jusqu’à la proclamation de l’essentielle divinité de la papauté par le
Pape Pie IX, chaque pas effectué est sauf une manifestation de l’esprit qui a pensé cela
comme une chose à être profondément désiré, le prix à saisir, pour être obtenu avec violence,
et à conserver avec empressement, l’usurpation à méditer, pour être égal à Dieu. Si ce mot et
cette pensée exprimant l’esprit qui n’était pas en Christ, avait été écrit depuis 1870, au lieu
que ce fut en 70 après J.C., il aurait pu définir plus précisément l’essentiel de l’esprit qu’il ne
le fait. Et ainsi, durant 18 siècles, à travers les moments les plus sombres de l’histoire de ce
monde, il y aurait une succession d’hommes continuellement poussés par cet esprit d’obtenir
coûte que coûte, saisir et conserver avec empressement, l’égalité avec Dieu, est un sujet d’un
intérêt suffisant pour en rechercher son origine.
5. La clé de cette recherche, la clé qui ouvre ce mystère, est la Parole de Dieu citée dans le
texte qui suit : « Laissez cet esprit être en vous qui était aussi en Jésus-Christ, qui, existant
dans la forme de Dieu, ne pensait pas cela comme une chose non saisissable, pouvant être
obtenu coûte que coûte et conservé avec empressement – pensait que ce n’était pas quelque
chose qui pouvait être usurpée, - pour être égal à Dieu ; mais s’est dépouillé lui-même, en
prenant la forme d’un serviteur , et fut fait semblable aux hommes : Et il fut connu comme un
homme, s’humiliant lui-même, et devenant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort
de la croix ». (Philippiens 2 :5-8).
6. Jésus-christ est la Parole de Dieu. Les mots expriment les pensées. Jésus-Christ, la Parole
de Dieu, est donc l’expression de la pensée/l’esprit de Dieu. La pensée de Dieu est manifestée
dans « dans l’éternel dessein qu’Il a mis à exécution par Jésus-Christ notre Seigneur»
(Ephésien 3 :11). Jésus-Christ est la révélation de cet éternel dessin du Dieu éternel. JésusChrist est l’éclat (le reflet) de la Gloire de son Père, et l’expression de l’image de Sa personne
(Hébreux 1 :3). Depuis le Père, il parle et crée toute chose (Psaumes, 33 :6, 9 & Hébreux
1 :2). «Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les
visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour
lui » (Colossiens 1 :16). Il soutient toute chose par le verbe de sa puissance » (Hébreux 1 :3).
Toutes choses subsistent en lui » (Colossiens 1 :17). Il a plu au Père que toute chose habite
pleinement en lui (Colossiens 1 :19). Il est celui que Dieu possède « au commencement de Sa
voie » ; qui a été « établi depuis l’Eternité » et qui « était à l’œuvre auprès de Lui »
(Proverbes 8 : 22, 23, 30). Il est celui «dont les activités remontent aux temps anciens, aux
jours de l’éternité » (Michée 5 :2) (avec marge ! ?){– En fait Madeleine 5 :1 dans la version
française de Genève}. Il est l’unique begotten du Père, et donc en véritable substance de la
nature de Dieu ; en Lui « demeure toute la plénitude de la divinité corporelle » ; Il lui a donc
été donné, par « héritage » de droit divin, de porter le nom de « Dieu » (Jean 3 : 16 ;
Colossiens 2 : 9 ; Hébreux 1 : 4-8. Ainsi Jésus-Christ était vraiment par droit divin et éternel
un avec Dieu – « Egal à Dieu ».
7. Cependant, étant ainsi, « Il pensait que cela n’est pas une chose devant être obtenue
violemment, et saisi rapidement pour être égal à Dieu ». Alors, pourquoi cette question ?
Qu’est-ce qui aurait pu amener Son esprit à en venir à penser que cette dignité puissante et
glorieuse d’égalité avec Dieu n’était pas une chose devant être obtenue violemment et à être
conservé avec empressement ? Qu’est qu’il l’amène à ne pas penser à le saisir rapidement et
le conserver avec empressement alors que ce droit éternel et inaliénable était complètement le
Sien, qu’Il l’était lui-même véritablement ?
8. A partir de la nature du sujet indiqué dans le texte, il est évident qu’au niveau de quelqu’un,
il y a une volonté d’élever un conflit vis-à-vis de celui qui voudrait devenir égal à Dieu. Il est
clair qu’une volonté, une disposition, un désire profond de se saisir de l’égalité avec Dieu
étaient manifestés chez quelqu’un. Par quelqu’un l’usurpation d’égalité avec Dieu était
usurpée. Qu’en était-il ? Qui était-ce ? Pouvons nous le découvrir ? Si nous pouvons
découvrir quelqu’un de semblable, il est certain que nous trouverons la clé de toute la
situation/de tout le problème, le secret de la pensée contenue dans les Ecritures en
considération et le secret de la papauté.
9. Nous pouvons le trouver. Il est nommé, et entièrement décrit. Il a tenter l’usurpation. Son
origine et ses terribles résultats sont complètement expliqués. Voici la description d’un
« Chérubin oint » qui a péché :- « Ainsi, dit le Seigneur Dieu : Tu scelles la somme
(l’ensemble), plein de sagesse et d’une beauté parfaite. Tu a été dans le jardin d’Eden de
Dieu : Chaque pierre précieuse était ta couverture, la sardoine, la topaze et le diamant, le
béryl, l’onyx et le jaspe, le saphir, l’émeraude et l’escarboucle, l’or. Le travail de tes tabrets et
tes pipes était préparé en toi dans les jours où tu fus créé. Tu étais le chérubin oint qui
couvrait ; tu te promenais de long en large au milieu des pierres en feu. Tu étais parfait dans
tes sentiers depuis le jour où tu fus créé jusqu’à ce que l’iniquité fût trouvée en toi. Par la
multitude de tes commerces ils ont rempli ton milieu avec de la violence et tu as péché :
Donc, Je te jetterai comme profane hors des montagnes de Dieu ; et je te détruirai. Toi le
chérubin, du milieu des pierres de feu ».
10. Ce ne sera pas une répétition, mais plutôt une addition, pour insérer ici la traduction juive
de ce passage. Il indique ainsi : « Ainsi que le disait le Seigneur Eternel, tu fus achevé et
conçu, plein de sagesse et parfait en beauté. Dans le Jardin d’Eden de Dieu, n’es-tu pas resté ;
chaque pierre précieuse te recouvrait, la sardoine, la topaze et le diamant, la chrysolite, l’onyx
et la jaspe, le saphir, l’émeraude et l’escarboucle et l’or ; tes tabrets et tes flûtes de facture
artificielle furent préparées en toi au jour où tu fus créé. Tu étais un chérubin aux ailes
déployées et je t’avais placé sur la montagne Sainte de Dieu comme tu étais : Parmi les pierres
de feu où tu te promenais. Parfait étais-tu dans les voies depuis le jour où tu fus créé jusqu’à
ce que la méchanceté fût trouvée en toi. Par l’abondance de ton commerce, tu te fus rempli de
violence, et tu péchas : Je dûs donc te chasser de la montagne de Dieu et je t’ai détruit. Ô
Chérubin couver depuis le milieu des pierres de feu ».
11. Il est important ici d’étudier ce que les chérubins sont et quelle est leur place : Dans le
tabernacle fait et dressée par les enfants d’Israël dans le désert, il y avait deux pièces, le Lieu
Saint et le Lieu Très Saint. Le rideau intérieur qui forme le haut du lieu saint. Le rideau
intérieur qui forme le haut de tout le tabernacle était curieusement et élégamment tissé de
chérubins (Exode 26 :1). Le voile qui séparait le lieu saint du lieu très sain était également
orné d’images de Chérubins. Dans le lieu très saint se trouvait l’Arche de l’alliance recouverte
autour par de l’or, à l’intérieur de laquelle se trouvaient les tables de témoignage et les tables
de l’alliance, les dix commandements ; et au-dessus, les chérubin de gloire couvrant de leur
ombre le siège de miséricorde. Le dessus de l’arche du témoignage était le siège de
miséricorde. Sur chaque extrémité de ce siège de miséricorde était placé un chérubin en or.
Ces deux chérubins se font face et regardent le siège de miséricorde avec leurs ailes déployées
faisant de l’ombre le siège de la miséricorde. Au-dessus du siège de miséricorde est construite
la Shekinah – la gloire étincelante de la présence du Seigneur. Et dit-il, « Ici, je te rencontrerai
et je communierai avec toi depuis le dessus du siège de miséricorde, depuis le milieu entre les
deux chérubins qui sont sur l’arche du témoignage, et toutes choses que je te donnerai en
commandement pour les enfants d’Israël » (Exode 25 :10, 11, 16-22 ; Hébreu 9 :2-5 ;
Nombres 7 :89.
12. Lorsque le temple à Jérusalem fut construit afin de prendre la place du tabernacle, tous les
murs intérieurs et les faces intérieures des portes furent sculptés en images de chérubin, de
palmiers et de fleurs ouvertes ; puis toutes ces sculptures et toutes la surface intérieure de la
maison furent recouvertes d’or appliqué sur le travail sculpté et «garnis de pierres précieuses
pour la beauté ». En plus de tout ceci, deux chérubins furent fabriqués d’une hauteur de dix
cubits chacun, avec des ailes de dix cubits d’une extrémité à l’autre. L’arche du témoignage
qui avait été dans le tabernacle fut amenée dans le temple et mis dans le lieu très saint avec
les tables du témoignage à l’intérieur et le siège de la miséricorde et les chérubins dorés sur le
dessus. Et ces deux chérubins qui furent faits avec le temple, furent placés également dans le
lieu très saint et «ils étirèrent les ailles des chérubins de manière à ce que l’aile d’un touchât
un mur et l’aile de l’autre touchât l’autre ; et leur autre aile se touchaient au milieu de la
maison » (1 Rois 6 :21-35 ; 8 :1-11 ; 2 Chroniques 3 :3-14 ; 5 :1-10).
13. Maintenant ce tabernacle terrestre, ou ce temple, avec tous ces aménagements n’était que
l’ombre des choses dans les cieux. Le tabernacle lorsqu’il fut fait le fut selon le modèle, ou
l’original que le Seigneur lui-même montrât à Moïse dans la montagne (Exode 25 :9, 40 ;
Hébreux 8 :4-5). Et lorsque le temple fut construit de manière à prendre place dans le
tabernacle, une vue du modèle, ou de l’original, fut offerte à David par l’Esprit de Dieu, et les
plans furent confiés à Salomon par lui pour le guider dans la construction et l’aménagement
du Temple (2 Chroniques 28 :11, 12, 19). Ainsi, le tabernacle, ou temple, sur terre, avec son
sacerdoce, son ministère et tous ses aménagements, furent une ombre, une représentation du
tabernacle, ou temple dans les cieux, et de la prêtrise, du ministère et des aménagements
célestes (Hébreux 8 :1-6 ; 1-14, 22-26). Donc l’image des chérubins du siège de la
miséricorde, et l’arche du témoignage ainsi que toutes les surfaces intérieures du tabernacle et
du temple, ne furent que l’ombre ou la représentation des véritables chérubins qui se trouvent
dans les cieux.
14. Il y a un temple de Dieu dans les cieux. (Apocalypse 14 :15. 17 ; 15 :5 ; 16 :1-17). Dans
ce temple Jésus Christ, notre Grand prêtre, ministre (Hébreux 8 :1-2. A l’intérieur se trouve
un autel d’encens auquel le mérite de Jésus Christ est offert par les prières des saints
(Apocalypse 8 :3,4). A l’intérieur se trouve également l’arche du témoignage de Dieu sur
lequel se trouve le siège de la miséricorde où Dieu lui-même demeure ; et auprès de lui se
trouvent les chérubins étincelants avec leurs ailes déployées et ombrageantes. Dans les
chapitres 1er et 10 d’Ezéchiel se trouvent des témoignages de visions dans lesquelles le
prophète vit la gloire du trône céleste et de Celui qui y est assis ; et les chérubins placés
auprès de Lui. Il y décrit en particulier quatre chérubins. Ces quatre chérubins avaient chacun
quatre visages et quatre ailes, et deux des ailes de chacun d’eux étaient déployées au-dessus,
je joignant l’une à l’autre et avec les deux autres chacun recouvrait son corps (Ezéchiel 1 :11).
Sur les côtés des chérubins, et apparemment reliés de façon inséparable avec elle (« car
l’esprit des créatures vivantes était dans les roues » chapitre 1 :20 ,21), furent trouver quatre
roues vivantes « si haute qu’elle furent épouvantables » (Chapitre 1 :18).
15. «Et la ressemblance /l’image du firmament sur les têtes des créatures vivantes était la
couleur du cristal terrible, étirée en avant au-dessus de leurs têtes. Et sous le firmament se
trouvaient leurs ailes droites, l’une vers l’autre ; chacun d’eux en avait deux, recouvrant ici ce
côté, et chacun en avait deux qui recouvrait là leur corps. Et lorsqu’ils allèrent, j’entendis le
bruit de leurs ailes, semblable au bruit des grandes eaux, comme la voix du Tout-puissant, la
voix de la Parole, comme le bruit d’un hôte ; lorsqu’ils se levèrent, ils baissèrent leurs ailes.
Et il y avait une voie venant du firmament qui se trouvait au-dessus de leurs têtes, lorsqu’ils
se levèrent, et baissèrent leurs ailes. Et au-dessus du firmament qui se trouvait dessus leurs
têtes se trouvait l’image d’un trône, ayant l’apparence de la pierre de saphir ; et au-dessus
l’image du trône se trouvait celle de l’apparence d’un homme placé au-dessus. Et je vus
comme la couleur de l’ambre, comme l’apparence du feu autour de lui, de l’apparence de ses
reins même vers le haut, et de l’apparence de ses reins même vers le bas. Je vis comme si
c’était l’apparence de l’arc en ciel qui se trouve dans les nuages le jour de pluie, ainsi se
voyait l’apparence de l’éclat autour de lui. C’était l’apparence de l’image de la gloire du
Seigneur. Et lorsque je le vis, je tombais face contre terre et entendis une voix de celui qui
parlait » (Ezéchiel 1 :22-28). « Voici la créature vivante que je vis sous le Dieu d’Israël près
de la rivière Chebar ; et je sus que c’étaient des chérubins » (Chapitre 10 :20 ; comparez
également avec Exodes 24 :10 ; Apocalypse 4 :2-6).
16. En comparant ces écrits avec Daniel 7 :9 ; Apocalypse 4 :2-8 ; et Esaïe 6 :1-3, il est
clairement dit que Ezéchiel eut une vision du trône vivant du Dieu vivant. Comme les
chérubins sont inséparablement connectés avec le trône et comme les chérubins furent
également inséparablement en contact avec l’arche du témoignage dans le temple terrestre où
la présence du Seigneur habitait entre les chérubins ; il est évident que l’arche du témoignage
de Dieu dans le temple céleste a la même place relative, et constitue donc la base, le
fondement du trône du Dieu vivant.
17. Dans le temple terrestre, l’arche du témoignage pris son nom du témoignage – les 10
commandements –qui furent placés à l’intérieur. Ces commandements que le Seigneur écrivit
lui-même de ses mains et les remis à Moïse afin qu’il les plaçât en dessous du siège de
miséricorde, au-dessus duquel demeure la présence de la gloire de Dieu, entre les chérubins. Il
est donc évident que l’arche de Son testament dans le temple céleste prend sont titre
également du fait qu’en ce lieu, en dessous du siège de miséricorde et des chérubins placés sur
son dessus, se trouve l’original du témoignage de Dieu – les 10 commandements – à partir
desquels la copie terrestre fut faite. Et comme cette loi sainte – les 10 commandements – n’est
que l’expression écrite, une transcription, du caractère de Celui qui est assis sur le trône, il est
donc écrit : « Le Seigneur règne, les peuples tremblent ; Il est assis sur les chérubins, la terre
chancelle; les nuages et l’obscurité l’environnent ; la justice et l’équité sont la base de son
trône : Droiture et jugement sont le fondement de Son trône. Droiture et jugement sont le
fondement de Ton trône. La miséricorde et la vérité vont devant ta face » (Psaumes 99 :1 ;
97 :2 ; 89 :14, R.V.1
18. Maintenant, c’est l’une de ces glorieuses créatures, qui pèche. Il était l’un de ces
étincelants chérubins. »Plein de sagesse et parfait en beauté, qui se tenait debout près du trône
de Dieu avec des ailes déployées recouvrant le siège de miséricorde sur celui qui repose «le
rayon continuel de gloire qui enshrouding le Dieu éternel. – il était l’une de ces exaltés qui
oublia sa place de créature et aspira à devenir l’égal de Dieu le Créateur2. Car, une fois
encore, nous notons, «Tu es le Chérubin oint [le chérubin avec des ailes recouvrant
déployées »] qui couvraient ; et je t’ai ainsi établi ; tu était sur la montagne sainte de Dieu ; tu
te promenais de long en large au milieu des pierres de feu. Tu étais parfait dans tes voies
depuis le jour où tu fus créé jusqu’à ce que l’iniquité fut trouvé en toi».
19. Mais qu’est-ce qui a fait que l’iniquité est apparue chez l’un d’entre eux. Quel était
l’origine de son ambition à devenir l’égal de Dieu ? Voici la réponse : « Ton cœur est devenu
arrogant à cause de ta beauté, tu a corrompu ta sagesse par ta splendeur » (Ezéchiel 28 :17).
Etant «parfait en beauté» il se regarda au lieu de regarder à Celui qui lui donna la beauté
parfaite ; et commença à se contempler lui-même et à s’admirer. Puis, en conséquence, il
devint fier de lui-même et commença à penser que la place qu’il occupait était trop étroite
pour le vrai, le profitable et la complète démonstration de sa capacité dont il s’attribuait
désormais le crédit de posséder. Il conclut que la place qu’il occupait n’était pas digne de la
dignité qui, désormais et selon sa propre estimation, fusionnait en lui.
20. Il est vrai qu’il avec la beauté en perfection, la plénitude de sagesse et la plus haute
dignité. Mais il avait reçu tout cela de Dieu par Jésus-Christ qui l’avait créé. Il n’avait rien, de
sa propre existence, qu’il n’avait reçu. Et lorsqu’il s’en vantait comme s’il n’avait rien reçu,
lorsqu’il devint fier de sa beauté, et s’en donna crédit comme ce fut inhérent à lui-même ;
celui, en lui-même, fut que pour ignorer son Créateur et pour prendre Sa place. De plus, en
vérité, lorsqu’il se vantait de ce qu’il avait reçu comme si cela ne lui avait été donné, lorsque
s’exaltait lui-même à cause de ce qu’il était, comme si cela lui était inhérent, cela était
seulement pour plaider en sa faveur, une existence propre à lui-même. Et cela était, en fait,
seulement pour se faire, selon sa propre estimation, l’EGAL A DIEU.
21. Ainsi, lorsqu’il «corrompu sa sagesse », ce n’est pas étrange qu’il suivrait et soit même
charmé par une ligne de raisonnement faux. Etant seulement une créature, il ne pouvait pas
sonder, pénétrer immédiatement «le dessein éternel » que Dieu avait «dessiné dans JésusChrist notre Seigneur » et il commençait dès lors à mesurer toutes choses suivant ses propres
conceptions perverses et de raisonner seulement à partir de ce qu’il pouvait voir. Et, étant
séparé de Dieu, tout ce qu’il pouvait voir était seulement dans une lumière pervertie, à travers
les ténèbres de sa propre sagesse corrompue. Ainsi, une fois de plus, selon la nature des
choses comme elles étaient maintenant, tous ses raisonnements furent produits par lui-même ;
et ainsi, mesurant toutes choses par le biais de ses conceptions confuses, commençant et
1
La traduction juive de ces passage mérite sa place ici aussi : « Le Seigneur règne ; les peuples tremblent. Il est
assis sur les chérubins, la terre est remuée. Les nuages et épais nuages l’environnent : droiture et justice sont la
base de Son trône ». «Droiture et justice sont le socle de Ton trône : Miséricorde et vérité précède Ta
présence ».
2
Cela ne veut pas dire qu’il était l’un des quatre visages ; car comme le démontrent les références, il y a
d’autres chérubins parmi ces quatre. Mais il était quelqu’un qui se tenait debout en compagnies de ceux du
autour du trône. l’arche du témoignage et le siège de miséricorde, recouvrant le siège de miséricorde avec ses
ailes glorieuses déployées.
finissant toutes choses en lui-même, ce fut systématiquement pour prendre la place de Dieu, et
pour se faire égal à Dieu.
22. Mais il ne vit aucun signe que le Seigneur pensait de lui comme il pensait de lui-même. Il
ne pouvait rien voir du côté de du Seigneur lui indiquant qu’Il l’exaltait vers cette dignité et
la place que lui seul considérait comme celle qui correspondait à sa valeur. Il en conclut que
cette faille existait seulement à cause du but précis de la part de Jésus-Christ, qui était égal à
Dieu (lequel était partagé par Dieu), à le maintenir inférieur, et ne pas l’autoriser, dans la
présence des hôtes célestes, à la complète démonstration de ses pouvoirs craignant qu’il
pourrait ainsi être éclipsé. Ainsi concevait-il l’idée et formait-il le dessin à Le supplanter, Lui
qui était l’égal de Dieu afin de s’établir vraiment en place, égal à Dieu. Puis en fut-il et ainsi
en fut-il qu’il pensa ce dessin comme une chose à saisir, une usurpation à méditer, un prix à
lutter pour, afin d’être l’égal à Dieu. Et donc est-il écrit : «Ô Lucifer, fils du matin !… Toi a
dit en ton cœur, Je monterai aux cieux, j’exalterai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu :
Je m’assiérai aussi sur le mont de l’assemblée des fidèles, sur les côtés du nord : Je monterai
au-dessus des hauteurs des nuages : Je serai semblable au Très-Haut »3.
23. Cette expression, «Je siégerai sur la montagne de l’assemblée, sur les côtés du nord » ou
«à la fin la plus éloigné du nord » est intéressante à noter. Dans le psaume 48 :1-3, il est écrit,
«Grand est le Seigneur et respectueux pour être prié dans le cité de notre Dieu, sur la
montagne de Sa sainteté. Belle en son emplacement, la joie de toute la terre, la montagne de
Sion, sur les côtés du nord est la ville du grand Roi. Dieu est connu dans ses palais comme
un refuge ». Il n’est pas de notre propos ici d’essayer d’expliquer quelle est la signification de
cette expression, «les côtés du nord » ; mais il est évident que cela se réfère dans une certaine
mesure à cet endroit particulier où la Majesté des cieux siège dans la montagne de Sa sainteté.
Et donc, lorsque Lucifer déclare, «Je siégerai aussi sur la montagne de l’assemblée, dans les
côtés du nord », c’était simplement une autre manière d’exprimer sa détermination à être
«semblable au Très-Haut ». Les autres expressions de ce passage, lorsqu’elles sont analysées,
signifient toutes la même chose.
24. Ainsi avons nous trouvé dans le sens le plus complet celui en qui était l’esprit qui pensait
au vol (la chose devant être saisie, le prix qui devait être saisi par un effort violent,
l’usurpation a méditer – pour être égal à Dieu). Nous avons trouvé son nom, et ce qu’il était,
et ce qui a poussé son esprit à s’engager dans cette voie.
25. Mais allons donc plus loin. Un plus grand problème auquel beaucoup pense vient ainsi
d’être présenté. Lorsque Lucifer commença ainsi à s’admirer et donc de s’admirer sur l’estime
qu’il portait à son comble en voulant devenir l’égal de Dieu afin de satisfaire sa propre
ambition et que rien d’autre que de prendre la place de Dieu ne pourrait mieux lui offrir le
théâtre suffisant pour démontrer les capacités qui résident en lui, il continua encore à suivre
la nature des choses comme elles étaient devenues sachant que l’ordre ancien des choses ne
serait dorénavant plus satisfaisant. De nouvelles conditions demanderaient un nouvel ordre
des choses et donc il devait nécessairement y avoir un changement. Et certainement ces
desseins et propositions devraient s’y conformer et être menées à bien, d’où la nécessité qu’un
changement interviennent au niveau de l’ordre et du gouvernement de Dieu. Aussi demandaitil spécifiquement que ses vues soient adoptées, qu’il devrait être exalté à prendre une place de
domination et de puissance et que ses plans et desseins soient adoptés et conduits à terme. Et
donc qu’assurément, il intimait qu’un changement dans l’ordre des choses intervienne. Et
tout cela, bien sûr, dans l’intérêt du «progrès », de la « liberté » et de « l’avancement
intellectuel et moral ». En bref, il proposait de «réformer » le gouvernement de Dieu.
3
Ésaïe 14 :12-14. La traduction juive de ce passage dit ainsi : « Ô étoile du matin, fils de l’aurore, tu avais dit en
ton cœur, jusqu’aux cieux je m’élèverai, au-dessus des étoiles de Dieu j’établirai mon trône ; et je siégerai aussi
sur le mont de l’assemblée, dans la fin la plus éloigné du nord. Je monterai sur le sommet des nuages, je serai
semblable au Très-Haut ». Ce qui exprime en mot la véritable pensée de notre étude.
26. Mais afin de changer l’ordre des choses dans le gouvernement de Dieu, il y aurait
nécessité d’avoir à changer la loi de Dieu. Mais la Loi de Dieu n’est que la transcription du
caractère de Dieu ; ce n’est que le reflet de Lui-même. Appeler à un changement de Sa loi est
appeler Dieu à se changer Lui-même. Et pour Dieu, consentir à quelque changement que ce
soit dans Sa loi signifierait qu’Il changeât Lui-même. Et plus loin, il est écrit, et nous l’avons
lu que la justice et le jugement – la droiture ; la vertu ; la justification – qui sont exprimés
dans la loi de Dieu qui demeure sur le trône de Dieu, sont l’habitation, le socle, le séjour, la
fondation de ce trône ; et ont donc le fondement du gouvernement de Dieu. En conséquence,
proposer un changement dans la loi de Dieu, dans laquelle fut proposé le changement du
gouvernement de Dieu, fut simplement pour proposer d’enlever (d’effacer) le fondement du
gouvernement de Dieu. Mais ceci ne pourrait qu’entraîner la destruction du gouvernement de
Dieu, et en établir un nouveau, indépendant de Dieu, et fondé, NON sur la justification, la
justice et le jugement, la miséricorde et la vérité ; mais sur le moi et l’ambition égoïste
seulement.
27. Comme seules la justification et la justice sont la fondation du trône et du gouvernement
de Dieu ; comme seules la miséricorde et la vérité marchent devant la face de Lui qui siège
sur ce trône et administre le gouvernement, il est évident que ce trône et ce gouvernement
existent seulement pour le plus grand bien, la bénédiction du Très –Haut et la plus parfaite
joie de tous dans l’Univers de Dieu – tous exprimés dans un seul mot : AMOUR.
28. Ainsi, si cet ordre de gouvernement doit s’en aller pour laisser place à une autre dont le
fondement réside seulement dans Le Moi et l‘ambition égoïste, - Chacun pour soi, et ce
suprême ego ; fierté et amour de la suprématie caractérisant tous ceux qui se trouvent dans
quelque place de puissance ou d’influence, et aspiration envieuse pour tout ceux qui ne le sont
pas ; engendrant la suspicion et la destruction universelle, - cela ne servirait qu’à établir un
ordre de gouvernement qui ne pourrait tenir qu’à travers un système de suppression éternelle
et d’oppression, - en bref, une tyrannie universelle dans toute la force du terme, le tout
exprimé dans un seul mot, FORCE.
29. Sur les bases à partir desquelles Lucifer procédait, entre le gouvernement fondé sur la
justification et le jugement, la miséricorde et la vérité et administré dans l’amour et le
gouvernement centré sur le moi et administré par l’espionnage, l’ingérence dans les affaires
des autres et la force tyrannique, il ne pouvait pas y avoir d’alternative mais une anarchie
universelle voire même le chaos ; pour une réelle idée de gouvernement dans un système de
lois maintenu. Si les lois ne sont pas maintenues mais les principes fondamentaux de
gouvernement doivent être changés à la demande égoïstement ambitieuse du premier sujet
mécontenté, il ne peut alors y avoir un gouvernement en tant que tel : Toute chose doit aller
en pièces. Il est donc évident que dans une telle controverse ainsi initiée, étaient impliqué non
seulement le bonheur et le plus haut bien des habitants de l’univers, mais la réelle existence
du trône et du gouvernement de Dieu – En vérité, jusqu’à l’existence elle-même de Dieu. Si le
nouvel ordre des choses doit être reconnu, le trône et le gouvernement de Dieu doivent s’en
aller. Si le trône et le gouvernement de Dieu doivent subsister, l’autre entreprise doit cesser.
30. Cela ne veut pas dire que Lucifer vit ou eut l’intention de tout cela dès le départ. Il fut
seulement une créature. Il était donc incapable, court d’éternité, de sonder, pénétrer le dessein
éternel de Dieu qu’il avait établi en Christ ; et qui fut manifesté seulement à travers Christ.
Mais maintenant, il s’était tourné contre Christ, et contre Dieu, et il lui était impossible de
comprendre le dessein de Dieu en toute chose. Il avait corrompu Sas sagesse, et pouvait ainsi
voire les choses dans la lumière pervertie de sa propre vision obscurcie. Il y vit les choses pas
comme elles étaient vraiment, mais comme elles lui apparaissaient dans sa compréhension
pervertie des choses. Et, raisonnant seulement à partir de ce qu’il pouvait ainsi voir, il lui
apparut qu’il était entrain de travailler pour le meilleur intérêt de tous. Il ne pouvait pas voir
plus loin que de supposer que l’ordre des choses proposées par lui était meilleur que ce qui
avait été établi dans les conseils éternels, et qui était mené à bien compte tenu des desseins
éternels du Dieu éternel.
31. Mais Dieu vit tout cela. Et Christ vit tout cela. Et tous deux avaient vu cela depuis les
jours de l’éternité. Ils savaient tout de ce qu’impliquait la démarche que Lucifer avait
entreprise. Ils virent dès le commencement tous les résultats effrayants qui découleraient de
la course que Lucifer avait maintenant entreprise et de tout ce qu’il avait proposé. Ils savaient
parfaitement bien que la vie et la joie ou la misère et la mort de toute créature dans l’univers
étaient engagées – vie et joie dans l’ordre de Dieu et de l’Amour ; misère et mort dans l’ordre
du Moi et de sa Force. Le Seigneur, donc, ne pouvait pas reconnaître ni sanctionner dans quel
que degré que ce soit les propositions de celui qui s’exaltait lui-même. Il ne pouvait pas
changer Sa loi. Il ne pouvait pas changer Son caractère. Il ne pouvait pas cesser d’être Dieu. Il
ne pouvait pas abdiquer. Le trône de Dieu, le gouvernement juste de l’univers devait durer.
32. Aussi certainement que Dieu et Sa loi ne pouvaient pas changer ni cesser d’être, aussi
certainement Lucifer et sa course devaient être modifiés ou encore il cesserait d’être. L’esprit,
la volonté et le dessein de Dieu ne pourraient ni changer ni cesser d’être ; ainsi, l’esprit, la
volonté et le dessein de Lucifer doivent être changés ou encore cesser d’être. Et Dieu l’a
réellement invité à changer son esprit, de céder à sa volonté et d’abandonner son dessein. Le
Seigneur dut plaider réellement avec lui pour qu’il délaisse son ego afin de revenir à Dieu.
33. Cela, nous le savions parce que le dessein éternel de Dieu est «que pour le mettre à
exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui
sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre » Ephésiens 1 :10. C’est « qu’il a voulu par
lui tout réconcilier avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux »
Colossiens 1 :20. Ainsi, ici, était un, et à travers lui il y en eut d’autres, dans les cieux qui se
retournèrent contre Christ et se sont séparés de Dieu. Et comme c’est l’éternel dessein de Dieu
de rassembler en un toutes chose qui est dans les cieux en Christ, il s’ensuit que Dieu invitât
vraisemblablement Lucifer de retrouver l’unité avec le dessein de Dieu.
34. Plus loin : C’est le dessein éternel de Dieu à rassembler ensemble en Christ toutes choses
qui sont dans les cieux et sur la terre. De la même façon que pour l’Homme sur la terre qui
s’était séparé de Dieu, il fut appelé à revenir ; donc dans la véritable nature de ce dessein
éternel, lorsque les anges des cieux avaient péché, Dieu les invitât réellement à revenir.
35. A nouveau : Nous savons que Dieu invitât vivement Lucifer et les autres anges qui avaient
péché à revenir, parce qu’il est écrit, «il n’y a aucun respect pour les personnes avec Dieu »
( ?). Lorsque l’homme a péché, Dieu l’invitât à revenir. Donc, comme il n’y a pas de respect
des personnes avec Dieu ; et comme Dieu invitât l’homme à revenir lorsqu’il péchât ;
s’ensuit, par nécessité, qu’il invitât de même Lucifer et les autres anges à revenir lorsqu’ils
péchèrent.
36. Encore plus loi : Le dessein de Dieu concernant l’Homme et les anges, la terre et les
cieux, n’est en fait qu’un seul dessin. Dans l’offre du salut pour l’Homme et l’homme de salut
dans l’homme, dans les Evangiles, par le moyens de l’église terrestre, Dieu résout le problème
qui intéresse les bons anges maintenant (1 Pierre 1 :12) ; et par le moyen duquel ils ont lieu de
connaître la sagesse multiple de son éternel dessein. Car ainsi était-il écrit : «A moi qui suis le
moindre de tous les saints, cette grâce m’a été accordée d’annoncer aux païens les richesses
incompréhensibles de Christ…C’est pourquoi les dominations et les autorités célestes
connaissent aujourd’hui par l’église, la sagesse infiniment variée de Dieu, selon le dessein
éternel qu’il a mis à exécution par Jésus-Christ notre Seigneur » (Ephésiens 3 :8-11). Mais ce
problème de péché dans l’Homme sur terre, n’est que la continuation du problème original
suscité par péché en Lucifer dans les cieux.
37. Donc, comme le dessein de Dieu concernant la terre et les cieux, l’Homme et les anges,
est un dessein éternel ; comme Dieu invitât l’Homme à revenir à Lui après avoir péché,
comme la résolution de ce problème suscité par péché en l’Homme n’est que la continuation
du problème suscité par péché en Lucifer ; et comme la résolution de ce problème concernant
l’homme sur terre, les anges sont intéressés, et par ce fait étudient la multiplicité de la sagesse
de Dieu dans Son éternel dessein ; il s’ensuit que cet appel de Dieu envers l’homme de revenir
à Lui à travers Christ n’est que la continuation de l’appel de Dieu à Lucifer et aux anges qui
ont péché à revenir à Dieu à travers Christ.
38. La conclusion de toute cette matière en est ainsi : Aussi certainement le Dessein de Dieu
concernant l’Homme et les anges, la terre et les cieux, est un dessein ; aussi certainement qu’il
n’y a pas de respect pour les personnes avec Dieu ; aussi certainement que le problème du
péché dans l’Homme sur terre n’est que la continuation du problème original suscité par
péché en Lucifer dans les cieux ; et aussi certainement que Dieu appelle l’Homme à revenir,
aussi certainement Lucifer les anges qui ont péchés sont véritablement appelé à revenir.
39. Mais Lucifer méconnut et pervertit cet appel béni. Au lieu d’y voir la miséricorde et
l’affectueuse tendresse de Dieu qui le sauveraient de la ruine, sa propre suffisance se trompa
et prit cela pour un empressement et même un désir de la part de Dieu pour traiter avec lui sur
les même termes. Il pensa lui-même jusque ici la nécessité de l’aboutissement de l’univers
que c’était la raison pour laquelle le Seigneur était anxieux de le voir revenir ; et que donc
dans ce traité il pouvait garantir la reconnaissance à terme de certaines de ses demandes.
40. Mais, comme nous l’avons vu, Dieu ne pouvait en aucune façon reconnaître ou
sanctionner aucune simple idée ou souhait proposé par lui. Et comme Dieu ne pouvait rien
faire de la sorte, Lucifer découvrit rapidement qu’Il n’en ferait rien. Il trouva que la seule
chose qui serait reçue ou reconnue par le Seigneur était une inconditionnelle reddition à Dieu,
et l’abandon de tous ses desseins. Aussi décida t-il de ne pas obtempérer. Et ainsi, lorsqu’il
eût déterminé qu’il ne le ferait pas, parce qu’il ne le voulait pas, il afficha devant Dieu son
propre caractère d’entêtement et décida que la raison pour laquelle Dieu ne viendrait pas à
trouver un accord avec lui était pas parce qu’il ne pouvait pas, mais arbitrairement parce qu’il
ne voulait pas.
41. Ce qui le confirma plus dans sa course déterminée ; et il se résolut à faire match nul avec
le divin hôte et accomplit son dessein quoi qu’il en soit, d’usurper la domination de Dieu. Il
insista partout et vers tous que Dieu était dur, sévère et ferme ; qu’Il ne ferait absolument
aucune concession, ne se priverait de rien ; ne ferait aucun sacrifice au nom de quoi que ce
soit ; mais demandait une soumission véritable, aveugle et irraisonnée ; que pour soumettre à
un tel gouvernement, et accéder à de telles demandes étaient des plus inconvenant,
considérant la gloire et l’exaltation des êtres qu’ils étaient ; que c’était alors consentir à jamais
à s’abaisser et rester confiné dans un cercle étroit arbitrairement prescrit, sans liberté ni
aucune opportunité de développement. Et que tout ce sacrifice et cette soumission de leur
part, déclarait-il, étaient demandés de la part de Dieu pour simplement satisfaire sa partialité
envers Son Fils qui, selon son bon souhait, aurait une place d’honneur et de domination – pas
à cause de quel que mérite ou droit de Son propre côté, mais seulement parce que Son Père
voulait cela pour Lui aux dépends de la liberté et de la dignité des tous les autres. Ainsi,
réussit-il en fait en trompant et entraînant derrière lui un tiers des hôtes des cieux (Apocalypse
12 :4).
42. Et déjà à ce moment-là, et depuis le moment où Lucifer pris son faux premier pas, Dieu
offrait de donner Son Bien-aimé Fils unique et Lui-même en Lui ; et le Fils lui-même s’offrait
volontairement de mourir en sacrifice ; pour sauver ceux qui avaient péché – pour sauver
celui-ci même qui était ici entrain d’accuser et insister que Dieu ne se refuserait rien et ne
ferait aucun sacrifice pour qui que ce soit.
43. Le sacrifice de Christ était dans l’invitation faite à Lucifer pour revenir à Dieu aussi
certainement qu’elle était l’invitation faite à l’Homme pour revenir à Dieu. Car Lucifer avait
péché, et depuis ce moment il était aussi certainement pécheur que l’Homme était pécheur. Et
nous avons également vu supra que le dessein éternel de Dieu est le même envers tous : ce
dessein de « rassembler toute chose en Christ, ensemble ceux qui sont dans les cieux et ceux
qui sont sur la terre ». Lucifer avait péché et était un pécheur lorsque Dieu l’invita à revenir à
Dieu. Mais Dieu ne l’invita pas à revenir pour reprendre sa place ancienne en tant que
pécheur. Le péché ne peut pas demeurer dans la présence de Dieu. Donc, l’invitation de Dieu
envers Lucifer plein de péchés à revenir était en elle-même son offre de salut pour lui et qu’il
devrait revenir et prendre sa place dans la justification. Mais « le salaire du péché c’est la
mort ». Donc, sauver Lucifer du péché était le sauver de la mort, et de le sauver de la mort
nécessitait de mourir pour lui. En conséquence, le sacrifice du Fil de Dieu pour sauver Lucifer
du péché, était dans l’invitation de Dieu envers lui à revenir, aussi certainement que le
sacrifice de Christ pour sauver l’Homme du péché, était dans l’invitation envers tout homme à
revenir du péché à Dieu. Car que le péché soit dans l’Homme et dans les chérubins, c’est le
péché ; et sans l’offre de la vie, il n’y a « pas de rémission », - et c’est là l’offre de la vie du
Fils de Dieu (Jean 3 :16 ; 10 :15-18).
44. A nouveau : Ce n’était pas l’esprit qui était en Christ qui fut manifesté en Lucifer, et cela
l’a amené à commencer cette course. C’était l’ego et l’ego seul – l’esprit et la pensée du Moi.
Et lorsque Dieu l’invita à revenir à Dieu, ce n’était pas pour qu’il revienne avec son esprit et
son ego, qu’il pensait une chose a être saisie pour être l’égal à Dieu, mais de revenir à l’esprit
de Dieu qui était en Christ, qui ne pensait pas comme une chose devant être obtenue
rapidement, ou contentée, pour être égal à Dieu.
45. Cet esprit qui était en Lucifer l’avait exalté même au-dessus de Dieu, et l’image de Dieu
n’était pas plus réfléchie en lui ; mais seulement l’ego. Et lorsqu’il fut invité à revenir, c’était
pour qu’il se détourne de lui-même, abandonner son ego et avoir l’image de Dieu à nouveau
gravée dans son cœur et reflété dans sa vie. Mais il était seulement une créature, et donc de
lui-même ne pouvait pas se vider, se départir lui-même de lui-même, d’être en mesure de
délaisser son ego et de recevoir l’empreinte originelle de Dieu. L’ego était tout ce qui était de
lui et ne pouvait le sauver de lui-même.
46. Le pécheur, qu’il soit chérubin, ange ou Homme, doit être sauvé de lui-même. Lucifer
s’est déconnecté du dessein éternel de Dieu ; il s’est séparé de Christ. Mais ce dessein éternel
consiste à rassembler toutes choses en Christ. Pour Lucifer, donc, d’être sauvé de lui-même,
de recevoir à nouveau l’esprit qui était en Christ qui restaure l’image de Dieu, consisterait à
recevoir Christ en qui Dieu est révélé. Et en recevant Christ – la pensée, l’Esprit de Christ –
serait restauré de nouveau l’image de Dieu qui est révélé en Christ seul.
47. Mais afin pour Lucifer de recevoir Christ, et ainsi d’être sauvé de lui-même, et être
restauré à la justification et la sainteté devant Dieu, Christ doit être offert. Donc aussi
certainement qu’il était nécessaire afin pour Lucifer de revenir en justification, qu’il ait un
autre esprit/pensée, un autre cœur, aussi certainement il est vrai que dans l’invitation de Dieu
pour que Lucifer revienne, y avait-il l’offre de Jésus-Christ de mourir pour lui. Et ainsi pour
lui, comme pour tout Homme, était donnée l’exhortation « laissez venir en vous le même
esprit qui était en Jésus-Christ, qui pensait ce non pas comme une chose devant être obtenue
rapidement ou contenté, pour être égal à Dieu ; mais se déchargea de Lui-même et devint
obéissant jusqu’à la mort ».
48. Et tout cela fut fait pour Lucifer, le fut également pour les anges qui furent trompés par lui
ou le suivirent, «car il n’y a aucun respect pour les personnes avec Dieu ». Mais ni lui, ni eux
ne recevraient le cadeau merveilleux et gratuit. De leur côté, il n’y avait encore que « tout
d’eux-mêmes et rien de Christ ».
49. Quoi d’autre, alors, pouvait être susceptible d’être fait pour eux ? Lorsque ce chérubin
oint avait choisi sa propre voie au lieu de celle de Dieu, lorsqu’il avait mis son propre dessein
à la place de celui de Dieu, lorsqu’il avait opté pour une indépendance vis-à-vis de Dieu,
lorsqu’il avait non seulement rejeté l’invitation gratuite du Seigneur pour revenir, mais
prétendait juger Celui même qui lui offrait, il rejeta doublement le présent du salut par Jésus-
Christ. Lors même qu’il se choisi ainsi lui-même et sa propre voie, et s’est ainsi confirmé luimême dans cette voie, et lorsque tous ceux qui le suivaient l’ont délibérément choisi à la place
même de Dieu en Christ pour les sauver, qu’était-il alors possible de faire en sus de tout ce
qui avait été déjà fait pour eux ? Absolument rien.
50. Ils avaient délibérément fait leur propre choix, et avait confirmé leur décision dans ce
choix. Ils n’avaient « pas gardé la dignité de leur rang » [leur état premier] (Jude 6), et
avaient choisi de ne pas la recevoir à nouveau. Ils avaient « laissés leur propre habitation »
(ibid.) et avaient refusé de revenir. Ils avaient « péché » et rejeté le salut. Et comme ils avaient
si catégoriquement fait leur propre choix, tout ce que le Seigneur pouvait faire était de leur
laisser de suivre leur propre voie. Mais, comme le mal ne peut demeurer en Lui, comme le
péché ne peut demeurer dans Sa présence, comme, dans leur cœur, leur caractère et par un
choix délibéré et confirmé avaient abandonné leur dignité première et laisser leur propre
habitation, ils devaient désormais la quitter en fait ; car ni en lui-même ni pour eux le ciel ne
pouvait rester le ciel avec eux en son sein. Ils devaient être jetés dehors car eux et tout autre
être devaient réaliser et savoir avec certitude la différence entre le service de l’ego et le
service de Dieu.
51. Mais, voyez ! Lorsqu’ils ont su que leur choix et la course qu’ils avaient décidés de suivre
impliquaient de quitter le ciel, impliquaient réellement et vraiment l’abandon de leur propre
habitation, ils n’eurent pas l’intention de s’en aller. Ils étaient décidés de faire leur choix et de
se confirmer eux-mêmes dans ce choix ; mais ils n’étaient pas décidés à en assumer les
conséquences. Ils résistèrent « Et il y eu une guerre dans les cieux : Michael (Christ) et Ses
anges combattirent contre le dragon (Le Mal) ; et le dragon (Satan) et ses anges combattirent
et n’eurent pas l’avantage ; et il ne se trouva plus de place pour eux dans le ciel »
(Apocalypse 12 : 7, 8 [9] ).
52. De cela, rien ne pouvait mieux montrer aussi pleinement l’essentiel égoïsme de la nature
de Lucifer et de ceux qui choisirent de le suivre. Rien ne pouvait mieux démontrer que la
complète usurpation de la place et du gouvernement de Dieu fut impliquée dans la
controverse qui avait été ainsi érigée. IL ne fut pas seulement déterminé leur propre
direction mais ils étaient déterminés à suivre leur propre direction à leur voie. Ils auraient
leur propre direction mais l’auraient également dans les cieux. Et ils voulaient en chasser
Christ et Dieu parce qu’ils voulaient avoir la direction de leur propre voie à la place de
Dieu. Ceci démontre clairement l’esprit qui était en Lucifer. – L’esprit qui n’était pas en
Christ, - l’esprit qui causait à Lucifer de s’exalter lui-même, cet esprit était la véritable
essence qui ne contenant pas moins que « d’être égal à Dieu » dans la place de Dieu.
L’ego serait exalté par-dessus Dieu et le chasserait de sa place, que seul l’ego deviendrait
suprême.
53. 53. Mais il n’eut pas l’avantage. Il fut jeté en dehors du ciel, et ses anges en furent
chassés avec lui. Ils furent « précipités dans l’enfer, dans des abîmes de ténèbres où ils
sont retenus en vue du jugement » (2 Pierre 2 :4). Dans « des abîmes de ténèbres » - dans
l’esclavage des ténèbres. Le mot grec ici traduit par «enfer » est ________ tartarosa, de
________ tarturus, et est défini comme « le dur, l’impénétrable obscurité qui entoure
l’univers matériel ». Il semble, d’après la définition que les lexicographes donnent, le
nom selon lequel l’idée grecque d’ « univers matériel », quelle que puisse être l’idée
incluse dans ce terme, était qu’autour de lui, comme un coquillage rend une masse solide
d’obscurité si parfaitement « dur » qu’il en était impénétrable. Maintenant, le Seigneur
adopte le mot Grec, mais pas l’idée grecque, de nous transmettre l’idée de la condition
des « anges qui ont péchés ». Comme le mot grec est expressif quant à la matérialité des
ténèbres, ainsi par ce mot le Seigneur nous indique t-il l’idée et la vérité que les ténèbres
spirituel dans lesquelles furent jetés, ou abandonnés, les anges qui péchèrent, est
absolument impénétrable même pour un simple rayon de lumière ou d’espoir de Dieu.
54. Ils avaient décidé avec persistance leur propre voie qui n’est que celle des ténèbres. Ils
avaient rejeté chaque offre de lumière et d’espoir que Dieu pouvait assurément faire. Il
les avait par conséquent abandonnés à leur propre voie. Et comme ils avaient rejeté toute
offre que Dieu pouvait leur faire, ils étaient devenus irrécupérables. Et donc avaient
également décidé de leur propre cas et avaient fixé au-dessus d’eux-mêmes le jugement
de destruction, qui les attend désormais. Aussi est-il écrit : « Aux anges qui ne
conservèrent pas leur état originel, mais abandonnèrent leur habitation, Il a réservé les
chaînes perpétuelles des ténèbres jusqu’au jugement du grand jour » (Jude 6).
Pourquoi ne furent-ils pas détruits ?
55. Il y a plusieurs questions qui peuvent survenir qu’il serait peut-être intéressant d’évoquer
avant d’aller plus loin. Tout d’abord, il pourrait être demandé : Pourquoi Dieu n’a t-il pas
détruit les mauvais anges tous d’un coup ? La réponse est : Parce qu’Il désire l’objet et
pas simplement les personnes. Il souhaite faire disparaître la chose qui les fit devenir ce
qu’ils sont, plutôt que tout simplement faire disparaître les personnes qui sont devenus ce
qu’elles sont à travers lui. Et d’avoir levé ses mains justes ou évoqué en justice la parole
qui les aurait tous frappé dans le néant – ce qui aurait permis de se débarrasser des
personnes qui ont péché, c’est vrai ; mais ce qui n’aurait pas débarrassé du péché, qui
était le problème qui les avait amené dans la situation où elles étaient dorénavant.
56. C’était la sagesse et la justice du dessein éternel de Dieu qui avait été remis en question
par l’une des ses principales créatures de Son règne. Etant un éternel dessein, cela
prendrait l’éternité pour le révéler aux personnes dont l’existence est mesurée en temps.
Etant le propos d’une profondeur infinie, cela prendrait l’éternité pour le faire
comprendre complètement à l’esprit de ceux qui ne sont pas infinis. Ce fut la méprise de
ce dessein éternel, pour ce qui concerne ces chérubins exaltés et oints, qui avait fait surgir
le problème et élevé la controverse. Et quoique ne comprenant pas l’éternel dessein luimême, encore qu’il en eut l’éminence et la capacité, même dans sa fausse course, il était
capable de présenter sa vue des choses de cette manière avec enthousiasme, et provoquer
un grand nombre d’hôtes également à discuter la sagesse et la justice de l’éternel dessein
de Dieu qu’Il avait arrêté en Christ.
57.