avc - Canadian Stem Cell Foundation
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avc - Canadian Stem Cell Foundation
ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL (AVC) EXISTE-T-IL DES TRAITEMENTS À BASE DE CELLULES SOUCHES POUR L’AVC? Bien qu’aucun traitement à base de cellules souches pour l’AVC ne soit approuvé en ce moment par Santé Canada ou la Food and Drug Administration, aux États-Unis, la Fondation Canadienne de Cellules Souches et plusieurs autres organismes s’efforcent de transformer la recherche en matière de cellules souches en traitements aussi rapidement et prudemment que possible. Quelles applications les scientifiques espèrent-ils tirer des cellules souches? Les scientifiques examinent des façons de stimuler les cellules souches qui se trouvent déjà dans le cerveau et d’autres parties du corps pour guérir les tissus du cerveau endommagés par l’AVC. Une deuxième stratégie comprend le prélèvement de cellules souches, leur purification et leur transformation partielle ou complète en cellules matures aux fins de greffe pour remplacer les cellules perdues en raison de l’AVC. Des essais cliniques sont-ils en cours? La recherche sur l’utilisation de cellules souches pour l’AVC a fait la transition aux tout premiers essais cliniques pour prouver la sécurité et l’efficacité des traitements possibles. La majorité de ces essais évaluent les cellules souches neuronales et les différentes populations de cellules souches de la moelle osseuse. Par exemple, des essais cliniques évaluent le facteur de croissance qui peut pousser les cellules souches du sang de la moelle osseuse à la circulation sanguine, où elles se rendent aux régions du cerveau touchées par l’AVC. Quand devrait-on disposer d’un traitement à base de cellules souches? Les scientifiques estiment qu’il leur prendra au moins 5 à 10 ans pour déterminer si les traitements à base de cellules souches peuvent améliorer considérablement les résultats pour les victimes d’AVC. Dans l’intervalle, ils examinent la question de savoir si les traitements à base de cellules souches peuvent prolonger la période pour utiliser des médicaments pour régénérer des tissus endommagés lorsque le débit sanguin au cerveau est interrompu, pour limiter le noyau de tissus dégénérescents, pour briser les caillots et pour minimiser l’inflammation ou le dommage au tissu du cerveau qui peut se produire lorsque le débit sanguin est rétabli. La recherche est une activité dynamique qui engendre de nouvelles connaissances. Les travaux scientifiques permettent d’effectuer des observations et de réaliser des expériences pour trouver les causes des phénomènes observés. Étant donné la grande diversité caractérisant les êtres humains et les maladies dont ils souffrent, les essais cliniques constituent le seul moyen de mettre à l’essai les nouvelles idées pour savoir si tel ou tel diagnostic ou traitement seront efficaces contre une maladie touchant les êtres humains. Entre les premiers résultats obtenus en laboratoire et le traitement qui pourra être administré à un patient, de longs travaux doivent être réalisés. Ils nécessitent non seulement une vision porteuse, mais aussi des années de travail d’équipe et de persévérance de la part des scientifiques, des médecins et des patients. Le présent document résume les idées actuelles sur l’utilisation éventuelle des cellules souches dans de nouveaux traitements. Ce n’est pas un document exhaustif, et le lecteur est invité à se renseigner davantage en consultant d’autres sources d’information sur le Web ou en s’adressant à son médecin. La Fondation canadienne des cellules souches et son partenaire le Réseau de cellules souches voudraient remercier le Comité consultatif de rédaction sur les cellules souches et les maladies pour son apport. Lecture critique par le Comité consultatif de rédaction sur les cellules souches et les maladies : Cindi Morshead et Michael Hill Rédaction : Maya Chaddah Révision : Lisa Willemse, du Réseau de cellules souches, et Joe Sornberger, de la Fondation canadienne de cellules souches À PROPOS DE L’AVC EXISTE-T-IL DES TRAITEMENTS À BASE DE CELLULES SOUCHES POUR L’AVC? Pour autant que nous sachions, aucun traitement à base de cellules souches pour l’AVC n’a encore été autorisé par Santé Canada ou la Food and Drug Administration, aux États-Unis. Les patients qui cherchent une solution à leur maladie risquent de tomber sur le site Web ou la documentation d’une entreprise qui prétend le contraire et qui offre des traitements à base de cellules souches pour guérir cette condition. Toutefois, ce qu’avancent ces entreprises n’est pas étayé par de solides données scientifiques, et nous encourageons les patients qui envisagent de tels traitements à s’informer davantage en cliquant sur les liens ci-dessous, avant de prendre des décisions cruciales concernant leur plan de traitement. Toutefois, la recherche évolue rapidement et la recherche en cours aujourd’hui pourrait mener à de nouvelles possibilités de traitement plus efficace demain. Par conséquent, il est important de continuer à poser des questions et à consulter les spécialistes. Information sur les essais cliniques avec des cellules souches pour les AVC (http://goo.gl/YvlOf) Sommes-nous près de trouver une cure? Que savons-nous de l’AVC? • Au cours de notre vie, des plaies cutanées peuvent se produire pour toutes sortes de raisons – blessures, coupures, brûlures, mauvaise circulation, ulcères découlant d’escarres, maladies comme le diabète, et troubles génétiques de la peau. • L’AVC est la principale cause d’incapacité chez les adultes à l’échelle mondiale et la deuxième cause de décès dans le monde. Une victime sur cinq d’un AVC décède et un autre tiers des victimes demeurent handicapées en permanence. • La majorité des AVC (85 %) sont ischémiques, ce qui signifie que le débit sanguin au cerveau est interrompu en raison d’un caillot de sang. Lorsque cela se produit, les différents types de cellules dans le cerveau sont privés de nutriments essentiels et d’oxygène. Le débit sanguin au cerveau est rétabli très rapidement lors d’un accident ischémique transitoire (AIT), mais les cellules du cerveau commencent à mourir si l’interruption dure plusieurs minutes, menant à un noyau de tissus dégénérescents appelé un infarctus. • L’attaque d’apoplexie hémorragique (15 %) se produit lorsqu’une rupture d’une artère cérébrale provoque un saignement dans le tissu du cerveau ou lorsqu’un anévrisme cérébral provoque un saignement entre le cerveau et le tissu qui recouvre le cerveau et la moelle épinière. • Les facteurs de risque d’AVC comprennent l’hypertension artérielle, les battements cardiaques irréguliers, le diabète, le tabagisme, le rétrécissement de l’artère carotide, l’hypercholestérolémie, le vieillissement et les facteurs du style de vie (exercice physique, régime et alcool). • Les mesures de prévention comprennent un régime faible en gras et en sodium, le contrôle de la pression sanguine et de la consommation d’alcool, le maintien d’un poids normal et la pratique régulière d’exercice physique. • Les traitements pour l’AVC sont fondés sur des méthodes qui rétablissement le débit de sang au cerveau, comme les enzymes pour dissoudre les caillots, la chirurgie et les médicaments pour diluer le sang, arrêter les hémorragies et protéger les neurones. • Les décès et l’incapacité sont des résultats communs de l’AVC parce que les traitements actuels ne sont pas guérisseurs et la période pour administrer des traitements pour rétablir le débit sanguin est très courte. Quelle peut être l’utilité des cellules souches? Deux principales stratégies soutiennent l’examen de cellules souches à titre de traitements possibles pour l’AVC. La première est la réparation endogène (à l’intérieur du corps). L’objectif de la réparation endogène est de stimuler les cellules souches qui sont déjà dans le cerveau et d’autres parties du corps pour guérir les tissus endommagés. La deuxième est la greffe exogène (à l’extérieur du corps), où des cellules souches sont cultivées, purifiées et ensuite partiellement ou complètement distinguées en cellules matures pour remplacer les cellules perdues en raison de l’AVC pour ensuite les greffer dans les patients. L’utilisation de cellules souches pour remplacer les cellules du cerveau perdues pendant un AVC est un objectif à très long terme, parce plusieurs différents types de cellules dans le cerveau sont détruits et les cellules greffées devront s’intégrer et ré-établir les voies neurales qui rétablissent la fonction des régions endommagées. Les scientifiques estiment qu’il leur prendra au moins 5 à 10 ans pour déterminer si les traitements à base de cellules souches peuvent améliorer considérablement les résultats pour les victimes d’AVC. Dans l’intervalle, ils examinent la question de savoir si les traitements à base de cellules souches peuvent prolonger la période pour utiliser des médicaments pour régénérer des tissus ischémiques endommagés, pour limiter l’ampleur de l’infarctus, pour briser les caillots et pour minimiser l’inflammation ou le dommage au tissu du cerveau qui peut se produire lorsque le débit sanguin est rétabli. Y a-t-il beaucoup de groupes qui s’efforcent de mettre au point un traitement à base de cellules souches? Dans le monde entier, il existe une multitude d’équipes de chercheurs qui s’activent pour trouver un moyen d’utiliser les cellules souches en vue de traiter l’AVC. Leurs objectifs communs consistent à déterminer quelles cellules souches conviendraient le mieux à un tel traitement, ce qui est nécessaire pour mobiliser les cellules souches endogènes ou pour stimuler les cellules souches exogènes, la meilleure façon de l’administrer, le meilleur moment de l’administrer après un AVC et les critères pour évaluer si un traitement est efficace. L’un des apports de la recherche les plus importants s’est produit en 1992, lorsqu’un chercheur canadien, Samuel Weiss, a découvert que le cerveau détient sa propre réserve de cellules souches. Ces dernières sont dissimulées, comme en réserve, et beaucoup de la recherche actuelle se concentre sur une façon d’amener ces cellules à réparer le cerveau après un AVC. La recherche en matière de cellules souches de tumeurs solides emprunte diverses avenues, et certains des succès ont mené à de premiers essais cliniques. La majorité de ces derniers évaluent les cellules souches de moelle osseuse, les cellules souches neuronales et les cellules souches mésenchymateuses. Les essais en cours fournissent des preuves préliminaires de la sécurité et de l’efficacité potentielle du traitement, mais il reste beaucoup à faire avant que les patients constatent des changements cliniques importants. Quels sont les travaux de recherche en cours? Avant de pouvoir tirer de la recherche sur les cellules souches des applications cliniques pour les patients, il faut procéder à des essais et des vérifications rigoureux. Dans le cas de l’AVC, cet objectif comprend la greffe de cellules souches dans des modèles animaux pour évaluer si le débit sanguin peut être rétabli, la détermination de la façon de stimuler les cellules souches endogènes et l’analyse du problème de l’administration des médicaments. Les principaux types de cellules souches adultes envisagés sont les cellules souches de moelle osseuse, les cellules souches neuronales du cerveau, les cellules souches mésenchymateuses de la moelle osseuse et d’autres tissus, ainsi que les cellules souches progénitrices endothéliales ou CPE qui produisent les cellules revêtant nos vaisseaux sanguins. Le chemin menant à la découverte d’un traitement à base de cellules souches pour guérir l’AVC est parsemé d’embuches, et il faudra du temps pour y arriver. L’une des principales embuches est l’incroyable hétérogénéité (soit la diversité des conditions et des causes) parmi les patients ayant subi un AVC et la façon dont cela peut obscurcir l’évaluation des résultats cliniques observés dans le cadre d’essais. Néanmoins, la grande masse d’information qui est produite dans les laboratoires du monde entier est colligée pour faciliter la transition entre la recherche fondamentale et les essais cliniques. Les chercheurs ont très bon espoir qu’un traitement à base de cellules souches pour l’AVC deviendra un jour réalité. L’état actuel de la recherche sur les cellules souches endogènes (neuronales et de la moelle osseuse) Les scientifiques tentent de mobiliser les cellules souches qui se trouvent dans le cerveau ou la moelle osseuse pour qu’elles sortent de leurs cachettes pour aider à surmonter les séquelles de l’AVC. Ils ont constaté qu’un facteur de croissance appelé G-CSF peut pousser les cellules souches hématopoïétiques (sanguines) de la moelle osseuse à infiltrer le système sanguin, où elles se rendent à des régions du cerveau endommagées par l’AVC. Chez des modèles rongeurs, ce processus mène à un rétablissement fonctionnel et à la formation de nouveaux neurones et vaisseaux sanguins. La raison précise de ce résultat n’est pas encore entièrement saisie, mais il est évident que les cellules souches hématopoïétiques ne sont pas les cellules qui créent de nouveaux neurones. Les scientifiques pensent plutôt que les facteurs de croissance sécrétés par ces cellules souches stimulent la production de nouveaux vaisseaux sanguins et maintiennent des neurones qui auraient autrement péri. Une autre possibilité est que les facteurs de croissance sécrétés « mettent en marche » les cellules souches neuronales du cerveau pour créer de nouveaux neurones. Des essais cliniques sont en cours pour évaluer la capacité du G-CSF à favoriser le rétablissement chez les patients ayant subi un AVC. Les chercheurs tentent aussi d’élaborer des méthodes d’administration de médicaments qui sont moins toxiques et moins invasives. Cette recherche a produit un système d’administration par gel qui peut être injecté dans la surface du cerveau et qui se biodégrade lorsque sa fonction est accomplie. Les expériences préliminaires ont montré que cette méthode d’administrer l’érythropoïétine (EPO), un médicament qui peut stimuler les cellules souches neuronales de sorte à contribuer à la réparation des tissus après un AVC, protège les neurones, crée de nouveaux neurones et aide à contrôler l’inflammation locale chez des modèles de souris ayant subi un AVC. Cette technologie pourrait aussi s’avérer un outil très utile quant à l’administration de médicaments à d’autres régions malades du système nerveux central. L’état actuel de la recherche sur les cellules souches mésenchymateuses Les chercheurs sont encouragés par les premiers résultats utilisant des cellules souches mésenchymateuses chez des modèles animaux ayant subi un AVC. Les cellules souches mésenchymateuses se situent dans plusieurs différents organes et tissus et peuvent être trouvées dans le revêtement des vaisseaux sanguins partout dans le corps. Lorsqu’elles sont greffées dans des modèles animaux, elles peuvent s’implanter dans les régions endommagées et améliorer le rétablissement. Les scientifiques pensent que la protection des cellules souches mésenchymateuses vient des facteurs de croissance qu’elles libèrent, qui favorisent la croissance de nouveaux neurones, équilibrent le système immunitaire et stimulent la formation de nouveaux vaisseaux sanguins . Pour améliorer les effets bénéfiques des cellules souches greffées, les chercheurs modifient aussi génétiquement les cellules pour créer d’autres facteurs qui sont connus comme améliorant la réparation neuronale. Cette approche gagne du terrain chez des modèles de souris ayant subi un AVC. Dans le cadre d’un suivi cinq ans plus tard d’une étude randomisée évaluant les greffes mésenchymateuses autologues (du patient), les chercheurs ont corroboré la sécurité de la procédure et montré un taux plus élevé de rétablissement dans le groupe ayant été traité. Ils suggèrent que des essais précliniques et cliniques supplémentaires aideront à optimiser les avantages et que des façons d’améliorer les effets favorables pourraient comprendre la greffe de ces cellules souches peu après l’AVC initial, la modification génétique des cellules souches et la préparation des patients avant les greffes. L’état actuel de la recherche sur les cellules souches pluripotentes Les chercheurs sont encouragés par les premiers résultats utilisant des cellules souches mésenchymateuses chez des modèles animaux ayant subi un AVC. Les cellules souches mésenchymateuses se situent dans plusieurs différents organes et tissus et peuvent être trouvées dans le revêtement des vaisseaux sanguins partout dans le corps. Lorsqu’elles sont greffées dans des modèles animaux, elles peuvent s’implanter dans les régions endommagées et améliorer le rétablissement. Les scientifiques pensent que la protection des cellules souches mésenchymateuses vient des facteurs de croissance qu’elles libèrent, qui favorisent la croissance de nouveaux neurones, équilibrent le système immunitaire et stimulent la formation de nouveaux vaisseaux sanguins. Pour améliorer les effets bénéfiques des cellules souches greffées, les chercheurs modifient aussi génétiquement les cellules pour créer d’autres facteurs qui sont connus comme améliorant la réparation neuronale. Cette approche gagne du terrain chez des modèles de souris ayant subi un AVC. Dans le cadre d’un suivi cinq ans plus tard d’une étude randomisée évaluant les greffes mésenchymateuses autologues (du patient), les chercheurs ont corroboré la sécurité de la procédure et montré un taux plus élevé de rétablissement dans le groupe ayant été traité. Ils suggèrent que des essais précliniques et cliniques supplémentaires aideront à optimiser les avantages et que des façons d’améliorer les effets favorables pourraient comprendre la greffe de ces cellules souches peu après l’AVC initial, la modification génétique des cellules souches et la préparation des patients avant les greffes. L’état actuel de la recherche sur les cellules progénitrices endothéliales Les cellules progénitrices endothéliales ou CPE se transforment en cellules endothéliales qui revêtent tous les vaisseaux sanguins dans le corps. La stratégie visant l’utilisation des CPE comme traitement d’un AVC est que les CPE contribueront à la formation de nouveaux vaisseaux sanguins qui fournissent le tissu ischémique et minimisent aussi l’inflammation dans le cerveau en rétablissant le revêtement endothélial de la barrière hématoencéphalique qui est atteinte lors d’un AVC. Les études précliniques sont encourageantes. Les CPE greffées du sang de cordon ombilical ont été trouvées dans des vaisseaux sanguins nouvellement formés dans des modèles animaux ayant subi un AVC ischémique. Quelques essais cliniques sont en cours pour évaluer ces théories, mais il reste beaucoup à faire pour vérifier la sécurité et l’utilité des CPE pour les victimes d’AVC. Des études supplémentaires peuvent aussi combiner des CPE avec de petites molécules qui contrôlent la mort de cellules, un résultat qui accompagne invariablement l’AVC ischémique. Lectures additionnelles sur l’AVC Le lecteur est invité à consulter les sites recommandés ci-dessous s’il souhaite se renseigner davantage sur l’AVC et les éventuelles applications des cellules souches pour traiter cette maladie. Réseau canadien contre les accidents cardiovasculaires (http://www.canadianstrokenetwork.ca/) Fondation des maladies du cœur et de l’AVC (http://www.heartandstroke.com/site/c.ikIQLcMWJtE/b.2796497/k.BF8B/Home.htm) National Institute of Neurological Disorders and Stroke (http://www.ninds.nih.gov/) American Stroke Association (http://www.strokeassociation.org/STROKEORG/) ReNeuron (http://www.reneuron.com/ren001-for-stroke) Fondation canadienne des cellules souches 6, chemin Gurdwara, bureau 101 Ottawa (Ontario) K2E 8A3 Tél. : 613-239-2147 stemcellfoundation.ca Numéro d’enregistrement d’organisme de bienfaisance : 82816 9128 RR0001