RDC Monsieur le Président, Permettez-moi de vous
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RDC Monsieur le Président, Permettez-moi de vous
-1- RDC Monsieur le Président, Permettez-moi de vous remercier d’avoir convoqué cet atelier. Mon intervention de ce jour va, à la mesure du possible, essayer de répondre à quelques préoccupations soulevées dans cet atelier sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre du programme d’Action d’Istanbul en perspective de la revue à mis parcours prévue en 2016, à Antalya(Turquie). Pour votre information, la RDC, avec l’appui financier et technique du PNUD, a déjà élaboré son rapport national de mise en œuvre du programme d’action d’Istanbul depuis 2012. En complément de ce rapport, nous allons faire un tour d’horizon d’autres réalisations en dépit de quelques problèmes sécuritaires, auxquels elle est confrontée dans la partie Est. Monsieur le Président, Depuis 2000, la RDC a élaboré plusieurs plans d’Actions avec ses partenaires bilatéraux et multilatéraux dans le cadre de l’élimination de la pauvreté en vue de la relance de la croissance économique. En 2006, le Gouvernement de la RDC disposait d’un Document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté(DSCRP) de la deuxième génération ( DSCRP 2) couvrant la période de 2011 à 2015. Ce document décrit les politiques macroéconomiques, structurelles et sociales ainsi que les programmes conduisant à une croissance pro-pauvre. En septembre 2011, le Chef de l’Etat a lancé le concept de la Révolution de la Modernité : qui est une vision de reconfiguration de la politique de la RDC sur le plan économique, culturel et social, mais aussi une nouvelle exigence et un nouveau mode de vie pour permettre à notre pays de maitriser le revenu intermédiaire en 2020, d’accéder à l’émergence à l’horizon 2030 et parvenir à devenir une puissance économique à l’horizon 2060 . -2- C’est aussi dans ce cadre, et en vue de répondre aux recommandations du programme d’action d’Istanbul que la RDC a élaboré son rapport national de mise en œuvre en faveur des Pays les Moins Avancés(PMA) pour la décennie 2011-2020. Ce rapport national comporte deux volets, à savoir : - L’analyse des secteurs du Programme d’Action d’Istanbul 20112020 ; - Le programme d’Action de la RDC (2011-2020) sous forme des cadres logiques. De toutes les façons, la politique, l’élaboration de ce rapport avait bénéficié de l’expertise de deux consultants nationaux régulièrement recrutés par le PNUD suivant les normes en la matière. Aussitôt élaboré, et après sa présentation officielle, en la matière ce rapport a été mis à la disposition du Gouvernement Congolais, des partenaires au développement, des services étatiques et non étatiques et de la société civile pour apporter un appui matériel, technique et financier pour l’accomplissement de grands défis au développement en vue de la réalisation des Objectifs du Programme d’Action d’Istanbul d’ici à 2020. Monsieur le Président, 1. Sur le plan économique Depuis 2002, l’économie de la RDC a renoué avec la croissance avec un taux de 7,5 pourcent. Cette croissance est tirée essentiellement par des industries extractives, l’agriculture, la construction et les services, notamment le commerce et la télécommunication ; -3En 2009, elle a connu un ralentissement à la suite de la crise économique mondiale. Depuis 2014, la RDC a réalisé une croissance de 9,5 pourcent, laquelle croissance est fondée sur le secteur minier. Cependant, hormis ces progrès, le Gouvernement de la RDC accorde une attention particulière à la question de la diversification de l’économie Congolaise, encore dépendante des fluctuations des cours mondiaux des produits miniers. C’est dans ce contexte que la RDC est en cours d’exécution de ce qui suit : - Mettre en place un nouveau code des investissements, un nouveau code minier ainsi que plusieurs autres reformes en vue d’assainir le climat des affaires ; - Procéder aux réformes des finances publiques et de l’administration publique ; - Créer cinq zones économiques spéciales dont l’une est déjà opérationnelle dénommée » Parc Agro-industriel de Bukanga-Lonzo. De ce qui précède, les engagements de notre pays ne sont plus à présenter. A ce titre, la RDC a pu s’inscrire au top 10 du classement Doing Business 2015. Ces bons résultats se justifient par la mise en œuvre des politiques macroéconomiques saines mettant en exergue la bonne gouvernance et la transparence. 2. Sur le plan de la protection sociale la RDC a entrepris un vaste programme de réhabilitation et de construction de plus de 1000 écoles et la gratuité pour l’éducation au niveau primaire est en train d’être réalisé. Pour éliminer les inégalités dans le domaine de l’éducation, une campagne de sensibilisation de toutes les filles à l’école a été menée pour augmenter le taux de scolarisation des filles. Le Ministère en charge de l’éducation a entamé des reformes pour -4- - les manuels scolaires en vue d’éliminer les stéréotypes. Le taux net de scolarisation dans le primaire est aujourd’hui de plus de 90 pourcent, il pilote également le sous-secteur non formel, lequel organise cinq axes suivants : L’alphabétisation des jeunes et adultes (de 15 ans et plus) ; Le rattrapage scolaire du niveau primaire (de 9 à 14 ans) ; L’apprentissage professionnel et la formation professionnelle (de 15 à 24 ans) ; L’éducation pour tous à tout âge ; Enseignement spécial. La RDC a également mis en place des stratégies de lutte contre la mortalité maternelle et infantile, de lutte contre le VIH/sida et le paludisme. Ainsi, de 2001 à 2013, le taux de mortalité maternelle est tombé de 1.289 décès pour 100.000 naissances à 846 et celui de mortalité infantile de 126 décès pour 1000 naissances vivantes à 58. Quant au taux de prévalence du VIH, il a été réduit de 4,1 pourcent en 2005 à 1,1 pourcent en 2013 et la protection d’enfants de moins de cinq ans qui dorment sous des moustiquaires imprégnés est passée de 10,9 pourcent en 2005 à 92,1 en 2013. En ce qui concerne l’égalité des sexes, nous devons reconnaître que la femme est encore sous représentée dans les postes de prise des décisions, mais la Constitution de la RDC, en ses articles 14 et 15 a institué le principe de parité homme-femme, suivi de la loi de mise en œuvre de la parité promulguée par le Chef de l’Etat en août 2015. En outre, le Gouvernement a élaboré le Plan d’action pour la mise en œuvre de la résolution 1325 qui veut que la femme soit impliquée dans le règlement des conflits et le maintien de la paix. -5En ce qui concerne l’autonomisation des femmes, elles sont de plus en plus formées à l’entreprenariat féminin et bénéficient des micro-crédits, mais elles sont toujours buttés aux contraintes sexospécifiques. 3. Sur le plan Politique La vision du Gouvernement vise fondamentalement à consolider la stabilité politique, la sécurité, l’autorité de l’Etat et la gouvernance publique par : -l’Unification du pays ; - la Sauvegarde de l’intégrité territoriale ; - le raffermissement de la jeune démocratie ; - Le respect de la tenue régulière des élections présidentielles et législatives nationales tous les 5 ans. - l’amélioration du respect des droits de l’homme ; - l’effectivité de la décentralisation comme nouveau mode d’organisation et de gestion des affaires publiques en RDC ; - la Mise en place du Gouvernement de cohésion nationale depuis l’année 2014 ; - la mise en chantier du dialogue nationale en vue de l’organisation des élections libres , transparentes et apaisés. 4. Sur le plan Environnemental La RDC a amélioré la proportion de la desserte en eau de la population urbaine et rurale ayant accès à un meilleur service d’assainissement d’une part et d’autre part a amélioré la proportion de ses zones forestières et aires protégées de 55 pourcent en 1995 et à plus de 60 pourcent aujourd’hui. Monsieur le Président, La RDC est confrontée aux crises multiples, notamment les conflits à l’Est du pays, les conséquences de changements climatiques dont elle n’a pas encore des moyens financiers et -6matériels suffisant pour l’adaptation (exemple des inondations à cause de la montée d’eau), les catastrophes naturelles (tremblement des terres, éruption de volcan, etc….), le dérèglement du climat (début de la sécheresse dans certaines villes). Monsieur le Président, La population congolaise est très pauvre à cause de son maigre revenu qui ne lui permet pas de développer l’épargne domestique. Néanmoins, le Gouvernement, à travers son programme de bancarisation de salaire des fonctionnaires de l’Etat encourage l’épargne domestique, le partenariat publicprivé et privé-privé pour la reconstruction de notre pays. Elle a amélioré le climat des affaires pour attirer les investissements étrangers par la création de l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements (ANAPI), dont le but est de faciliter aux investisseurs nationaux et étrangers des procédures à créer des entreprises par l’autorisation d’installation. Pour lutter contre la corruption, le Gouvernement a crée, une structure y afférente et nommé un conseiller chargé de lutte contre la corruption par le président de la République pour suivre cette question au quotidien. Monsieur le Président, En ce qui concerne, le transfert de fonds des migrants, il est important de souligner leur impact sur la reconstruction et la lutte contre la pauvreté. Et pour manifester son engagement dans ce domaine la RDC a toujours été présente aux forums -7régionaux et internationaux pour bénéficier des expériences des autres Etats. Monsieur le Président, Permettez-moi de dresser le bilan à mi-parcours dans les prioritaires suivants : domaines 1. Capacité de Production L’objectif primordial du programme d’Action d’Istanbul pour la décennie 2011-2020 étant de surmonter les problèmes structurels qui se posent à la RDC, afin d’éliminer la pauvreté, d’atteindre les objectifs du développement durable et de lui permettre de quitter la catégorie des Pays les Moins Avancés(PMA) d’une part, et d’autre part, jauger de sa capacité de production d’une manière efficace et efficiente pour diversifier son économie et gagner le pari d’une croissance soutenable. Notre pays est appelé à relever le défi. 2. Agriculture, sécurité alimentaire et développement rural A) Agriculture La RDC a toujours été considérée comme un géant agricole avec ses potentialités en terres arables des 80 millions d’hectares. L’agriculture a toujours été retenue comme l’un des secteurs porteurs de croissance, créateurs d’emploi et de lutte contre la pauvreté. Suivant la vision du chef de l’Etat, le Gouvernement a mis sur pied un programme de relance de ce secteur pour en faire le second poumon économique après les minerais. Par la relance du secteur agricole, le Gouvernement entend créer des richesses en milieu rural par une agriculture compétitive reposant sur la promotion de petites et moyennes entreprises agricoles, d’élevage et de pêche animées par des professionnelles. -8- La vision sus évoquée reflète les objectifs du Document de stratégie de croissance et de Réduction de la Pauvreté(DSCRP). Pour la relance du secteur agricole, le Gouvernement a créé le parc agro industriel de Bukanga Lonzo, couvrant 80.000 hectares dont les produits sont déjà sur le marché congolais et la réhabilitation du domaine agricole de la N’sele. B) Sécurité alimentaire Depuis mai 2013, le Gouvernement s’est doté d’un plan national d’Investissement Agricole (PNIA) allant jusqu’en 2020. Ce plan vise la lutte contre l’insécurité alimentaire et développe des filières agricoles et agro-industrielles. Pour sortir la population Congolaise de la faim et de la malnutrition, le Gouvernement a amélioré la productivité des petits exploitants ; il a développé des autres activités génératrices de revenu en milieu rural et l’amélioration de l’accès aux marchés (transformation de produits agricoles, pêche, pisciculture, élevage d’animaux ; la mise en place de programmes de nutritions suivi de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. 3. Commerce La RDC a opté pour une économie libérale. C’est dans ce contexte que le gouvernement poursuit une série des réformes consistant à assainir l’environnement socio-économique de manière à rendre son marché attrayant aux investissements tant nationaux et qu’étrangers. Cette option est renforcée par l’engagement du pays au système commercial -9multilatéral de l’OMC et sa participation au processus d’intégration régionale. La RDC mène également une politique de diversification des Partenaires commerciaux. C’est dans ce contexte qu’elle entretient plusieurs relations de coopérations commerciales à travers des accords bilatéraux aussi bien avec ses voisins immédiats qu’avec d’autres pays à travers le monde et au niveau de la région. Le diagnostic de la politique commerciale a permis de dégager un certain nombre de contraintes qui handicapent le développement du commerce en RDC. Il s’agit notamment, de : la faible compétitivité des produits congolais ; problèmes de normalisation et de la métrologie ; l’insuffisance quantitative et qualitative de la politique d’encadrement du secteur privé. 4. Transport : le Gouvernement a réhabilité et construit des infrastructures routières nationales et s’est doté suffisamment des bus de transport en commun au niveau de la capitale. Monsieur le Président, Outre les contraintes sécuritaires à l’Est du pays, la RDC est entrain de fournir des efforts considérables sur le plan économique, social et environnemental en menant des reformes financières, en améliorant la gouvernance économique en vue de favoriser la croissance économique pour le développement et son émergence à l’horizon 2030. Je vous remercie de votre attention. REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO. MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET COOPERATION INTERNATIONALE Allocution du Directeur-Chef de Service des Organisations Internationales et Point Focal National des PMA en RDC A l’occasion de l’Atelier d’évaluation des PMA Novembre 2015 Les problèmes environnementaux dans le pays se posent beaucoup plus en termes de destruction des principaux biomes (écosystèmes) à savoir : les eaux, les forêts et les sols lesquels devraient pourtant coexister harmonieusement dans un même système. Par ses pratiques aussi bien traditionnelles que modernes, les Congolais se trouve être au centre de la rupture de l’équilibre environnemental. Cette dernière se traduit essentiellement par le fait que les sols sont érodés, les forêts décimées et dégradées, la faune et flore menacées d’extinction et l’alimentation des ressources en eau perturbée. C’est ainsi que la RDC a élaboré et déposé une contribution nationale comportant des mesures d’atténuation axées sur quatre secteurs prioritaires, l’agriculture, les forêts, l’énergie, et les transports, ainsi que des mesures d’adaptation qui, au-delà de ces quatre secteurs, concernent aussi la protection du littoral. Le tout pour un taux de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 17 pourcent, soit 77 millions de tonnes de CO2 à l’horizon 2030. En ce qui concerne l’Eau potable, le taux de desserte en eau potable était de 22 pourcent en 2001, 24 pourcent en 2007, et à environ 45 pourcent en 2010. Comme piste des solutions le gouvernement est entrain de lutter pour la construction des ouvrages d’adduction en eau potable et la réhabilitation des infrastructures de production et distribution. S’agissant de l’assainissement, seule une faible fraction des ménages Congolais a une toilette avec chasse d’eau connectée à l’égout. Comme piste des solutions la RDC a organisée les brigades Communales et territoriales d’assainissement conformément à l’arrêté n° 066/2003. La RDC joue et continue de jouer un rôle prépondérant, en conduisant d’importantes initiatives internationales dans le seul but de quitter la sphère des Pays les Moins Avancés pour accéder à celle des pays émergent. Le Gouvernement de la RDC s’est engagé dans un programme ambitieux de reformes pour donner un nouveau visage à son économie en améliorant d’une part, la gouvernance des finances publiques et la gestion monétaire et de l’autre, en créant un ensemble de condition favorable au développement de l’activité économiques, en particulier pour les couches les plus démunies de sa population. Il a en outre conjugué des efforts remarquables pour stabiliser et normaliser sa situation politico-sécuritaire, laquelle avait une incidence énorme sur le fonctionnement de l’économie et la qualité de vie menée par les citoyens. En plus de ces efforts, il s’est évertué à mettre un terme aux déséquilibres macroéconomiques qui se sont installés durant la décennie 1990, relancer l’activité de la production, consolider la croissance et améliorer ses effets distributionnels pour accélérer le développement et faire réduire la pauvreté. - L’Alphabétisation des jeunes et adultes (de 15 ans et plus) ; - Le Rattrapage scolaire du niveau primaire (de 9 à 14 ans) ; - L’Apprentissage professionnel et la formation professionnelle (15 à 24 ans) ; - L’Education pour tous à tout âge ; - Enseignement spécial. la Stratégie nationale de protection des groupes vulnérables cible les groupes vulnérables suivants : les enfants et les femmes en situation difficile, les personnes vivant avec handicap et le VIH/SIDA, les personnes de troisième âge démunies et sans soutien, les personnes déplacées, bref les personnes vulnérables. Pour remédier à cette situation, la RDC a déjà mis en place ce qui suit : - un plan quinquennal de mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Protection Sociale des groupes Vulnérables ; - un plan d’action national en faveur des orphelins et enfants vulnérables en RDC ; et - la stratégie nationale pour les peuples autochtones.