Le Liban reconnaît la traite des êtres humains

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Le Liban reconnaît la traite des êtres humains
36
FMR 25
TRAFIC
/H/LEDQUHFRQQDvWODWUDLWHGHVrWUHVKXPDLQV
6LJPD+XGD
ŽȱŠ™™˜›Žž›ȱœ™·Œ’Š•ȱŽœȱŠ’˜—œȱ—’Žœȱœž›ȱ•Žœȱ›˜’œȱ
˜—Š–Ž—Šž¡ȱŽœȱ’Œ’–ŽœȱŽȱ•Šȱ›Š’ŽȱŽœȱ¹›Žœȱ‘ž–Š’—œǰȱŽ—ȱ
™Š›’Œž•’Ž›ȱŽœȱŽ––ŽœȱŽȱŽœȱŽ—Š—œǰȱŠȱ›·ŒŽ––Ž—ȱŸ’œ’·ȱ•Žȱ’‹Š—ǯȱ
˜—›Š’›Ž–Ž—ȱ¥ȱ‹ŽŠžŒ˜ž™ȱȂ·ŠœȱŠ›Š‹Žœǰȱ•Žȱ’‹Š—ȱŠȱ›Š’ę·ȱ•Žȱ
›˜˜Œ˜•ŽȱŽȱŠ•Ž›–ŽȱŽȱ™˜œœ¸Žȱž—Žȱœ˜Œ’··ȱŒ’Ÿ’•ŽȱŠŒ’ŸŽȱŽȱ™•žœȱŽ—ȱ
™•žœȱ™›·˜ŒŒž™·Žȱ™Š›ȱ•Šȱ›Š’ŽȱŽœȱ™Ž›œ˜——Žœǯȱ
Le Liban a un important problème
Žȱ›Š’ŽȱŽȱ™Ž›œ˜——Žœȱšž’ȱŠěŽŒŽȱ
™Š›’Œž•’¸›Ž–Ž—ȱ•ŽœȱŽ––Žœȱ·›Š—¸›Žœȱ
recrutées comme travailleuses
domestiques et dans l’industrie du
sexe. La traite d’enfants libanais et
·›Š—Ž›œȱ™˜ž›ȱ•ŽœȱŠ’›Žȱ–Ž—’Ž›ȱŠ—œȱ
la rue et l’exploitation sexuelle est
quantitativement plus faible, mais n’est
pas un problème moins sérieux.
—ȱ›Š—ȱ—˜–‹›ŽȱŽȱŽ––Žœȱ–’›Š—Žœȱ
viennent au Liban comme travailleuses
domestiques dans des foyers privés. Les
ONG estiment entre 120 000 et 200 000
le nombre de travailleuses domestiques
–’›Š—ŽœǰȱŠ—œȱž—ȱ™Š¢œȱšž’ȱ—ŽȱŒ˜–™Žȱ
que quatre millions de personnes. Les
Ž––Žœȱœ›’ȱ•Š—”Š’œŽœȱ›Ž™›·œŽ—Ž—ȱ•Žȱ
›˜ž™Žȱ•Žȱ™•žœȱ’–™˜›Š—ǰȱœž’Ÿ’ŽœȱŽœȱ
Philippines et des Éthiopiennes. Le
˜žŸŽ›—Ž–Ž—ȱ—ȂŽ¡Ž›ŒŽȱ™Šœȱ•Šȱ’•’Ž—ŒŽȱ
žŽȱ™˜ž›ȱ•Žœȱ™›˜·Ž›ȱŽȱ•ȂŽ¡™•˜’Š’˜—ȱŽȱ
des abus :
n ŽœȱŠž˜›’·œȱŒ˜—ęœšžŽ—ȱ•Žœȱ™ŠœœŽ™˜›œȱ
ȱ ¥ȱ•ȂŠ››’Ÿ·ŽȱŽȱ•Žœȱ›Ž–ŽĴŽ—ȱŠž¡ȱ
employeurs qui les retiennent pour
contrôler leur ‘investissement’ de
1 000 à- 2 000 dollars représentant les
ȱ ›Š’œȱȂŠŽ—ŒŽȱŽȱ•Žȱ‹’••ŽȱȂŠŸ’˜—ǯ
n Sans passeports, les femmes sont
susceptibles d’être arrêtées, d’être
accusées de crime en tant que
ȱ –’›Š—ŽœȱœŠ—œȱ™Š™’Ž›ȱŽȱȂ¹›Žȱ
déportées.
n ŽœȱŽ––Žœȱœ’—Ž—ȱ·—·›Š•Ž–Ž—ȱž—ȱ
contrat avant de partir pour le Liban,
mais à leur arrivée, elles sont forcées
ȱ Žȱœ’—Ž›ȱž—ȱŠž›ŽȱŒ˜—›Šȱ™˜ž›ȱž—ȱ
ȱ œŠ•Š’›Žȱ—ŽĴŽ–Ž—ȱ™•žœȱŠ’‹•ŽȱDzȱœŽž•ȱŒŽȱ
contrat possède une valeur juridique
au Liban, même s’il a été conclu
lors d’une situation de tromperie
et de contrainte.
n Les travailleuses domestiques n’ont
ȱ ™Šœȱ•Žȱ›˜’ȱŽȱŒ‘Š—Ž›ȱȂŽ–™•˜¢Žž›œȱ
pendant leur séjour.
n Elles sont exclues de la protection
du code du travail du pays et des
ȱ ›·•Ž–Ž—Š’˜—œȱœž›ȱ•Žœȱ‘Žž›ŽœȱŽȱ
ȱ ›ŠŸŠ’•ȱŽȱ•Žœȱ›˜’œȱŠž¡ȱŒ˜—·œǯ
n Žœȱ˜ĜŒ’Ž•œȱ˜•¸›Ž—ȱ•Žœȱ›Žœ›’Œ’˜—œȱ
de mouvement et ferment les yeux
sur les violences fréquentes contre les
employées domestiques.
n Presque aucune tentative de poursuite
des employeurs pour privation de
liberté, retenue de salaires ou même
ȱ ™˜ž›ȱŠ›Žœœ’˜—œȱœŽ¡žŽ••Žœȱ—ȂŽ—›ŠÉ—ŽȱŽ
condamnation.
n ŽœȱŽ–™•˜¢Žž›œȱšž’ȱŒ˜––ŽĴŽ—
des abus et pratiquent l’exploitation
parviennent souvent à faire des
ȱ Š••·Š’˜—œȱœŠ—œȱ˜—Ž–Ž—ȱŽȱŸ˜•œ
contre des travailleuses en fuite qui,
après avoir été accusées de vol et de
ȱ ™›·œŽ—ŒŽȱ’••·Š•ŽȱŠžȱ’‹Š—ǰȱ™ŽžŸŽ—
ȱ ŽŸ˜’›ȱŠĴŽ—›ŽȱŽœȱ–˜’œȱ“žœšžȂ¥ȱŒŽȱ
qu’une ONG ou un compatriote les
aide à rentrer chez elles.
Žœȱ–’••’Ž›œȱŽȱŽ––ŽœȱŸŽ—žŽœȱȂ”›Š’—Žǰȱ
Žȱžœœ’ŽǰȱŽȱ’·•˜›žœœ’ŽȱŽȱŽȱ˜•ŠŸ’Žȱ
fournissent des services sexuels dans des
‹˜ÉŽœȱŽȱ—ž’ȱŠž¡ȱ˜ž›’œŽœȱšž’ȱŠĝžŽ—ȱ
du Liban et du Golfe. A beaucoup on a
Š’ȱŒ›˜’›ŽȱšžȂŽ••ŽœȱŽŸ›Š’Ž—ȱŽěŽŒžŽ›ȱ
des danses de strip-tease, mais elles
découvrent à leur arrivée au Liban
qu’elles doivent avoir des rapports sexuels
ŠŸŽŒȱ•ŽœȱŒ•’Ž—œǯȱŽȱ›·’–ŽȱŽȱŸ’œŠȱšž’ȱ
représente les femmes sous le vocable
d’‘artistes’ facilite la tromperie. Elles
œ˜—ȱœ˜žŸŽ—ȱŠ›·ŽœȱŠ—œȱ•Ȃ’—žœ›’Žȱžȱ
sexe à travers un système de servitude
™˜ž›ȱŽĴŽœǯȱŽŠžŒ˜ž™ȱŽȱŽ––Žœȱ—Žȱ
perçoivent pas de revenus tant que
l’imprésario n’a pas recouvert ses frais
réels ou supposés de recrutement et de
transfert. Au bout de six mois, les femmes
sont transférées vers un propriétaire
de boîte de nuit en Syrie ou dans un
autre pays méditerranéen et le jeu de
•ȂŽ—ŽĴŽ–Ž—ȱ›ŽŒ˜––Ž—ŒŽǯȱŽœȱŽ––Žœȱ
Š—œȱ•Ȃ’—žœ›’ŽȱžȱœŽ¡Žȱ—˜—ȱ›·•Ž–Ž—·Žȱ
– des Soudanaises ou des Iraquiennes
šž’ȱž’Ž—ȱž—ȱŒ˜—Ě’ȱ˜žȱŽœȱ›ŠŸŠ’••ŽžœŽœȱ
domestiques qui ont fui un emploi abusif
et n’ont pas d’autre option – sont privées
de toute protection de l’état et sont
extrêmement vulnérables à l’exploitation.
Les enfants des rues et d’autres enfants
Šžȱ™Šœœ·ȱ–Š›’—Š•’œ·ȱœ˜—ȱ·Š•Ž–Ž—ȱ
Ž¡™•˜’·œȱ™˜ž›ȱ–Ž—’Ž›ȱ™Š›ȱŽœȱ›˜ž™Žœȱ
˜›Š—’œ·œȱŽȱŒ‘ŽœȱŠž•Žœȱšž’ȱ™›·•¸ŸŽ—ȱ
ž—Žȱ›Š—Žȱ™Š›ȱŽȱ•Žž›œȱ›ŽŸŽ—žœǯȱ
Ayant été déplacés hors d’une zone de
protection relative dans une zone de
vulnérabilité, il faut les considérer comme
des enfants victimes de traite nationale.
Žœȱ˜ĜŒ’Ž•œȱŽȱ•Žœȱ˜—Œ’˜——Š’›ŽœȱŒ‘Š›·œȱ
de l’application des lois ne comprennent
pas clairement la notion de traite d’êtres
‘ž–Š’—œǰȱ—Žȱ•Šȱ’œ’—žŠ—ȱ™Šœȱžȱ›ŠęŒȱ
›Š—œ›˜—Š•’Ž›ȱ’••’Œ’ŽȱŽȱ–’›Š—œǯȱ•œȱ
n’ont pas conscience du fait que des
personnes peuvent être victimes de la
traite même si elles ont des visas valables.
L’invitation que le Liban m’a donnée
pour entreprendre une mission
ainsi que les récentes indications
de reconnaissance importante du
˜žŸŽ›—Ž–Ž—ȱœž›ȱ•Žœȱ‹Žœ˜’—œȱŽȱ™›¹Ž›ȱ
ŠĴŽ—’˜—ȱ¥ȱ•Šȱ›Š’ŽȱŽȱ™Ž›œ˜——Žœȱœ˜—ȱ
Ž—Œ˜ž›ŠŽŠ—ŽœǯȱŽ™Ž—Š—ǰȱ•ȂŽ—ŠŽ–Ž—ȱ
žȱ˜žŸŽ›—Ž–Ž—ȱ™˜ž›ȱŠ‹˜›Ž›ȱ•Šȱ
situation de la traite de personnes reste
à se traduire en des réformes juridiques
et institutionnelles nécessaires. Mes
principales recommandations sont que :
n •Žȱ˜žŸŽ›—Ž–Ž—ȱŽŸ›Š’ȱŽ—Œ˜ž›ŠŽ›ȱ
une coopération nationale et
internationale, adopter des réformes
juridiques pour criminaliser toutes les
formes de traite de personnes, renforcer
•Žȱ›˜’ȱžȱ›ŠŸŠ’•ȱŽȱ’Ž—’ꎛǰȱ™›˜·Ž›ȱŽȱ
rapatrier en toute sécurité les personnes
victimes de traite
n •Žœȱ™Š¢œȱȂ˜›’’—ŽȱŽŸ›Š’Ž—ȱ˜ě›’›ȱž—Žȱ
™›˜ŽŒ’˜—ȱŒ˜—œž•Š’›ŽȱŽĜŒŠŒŽȱ¥ȱ•Žž›œȱ
ressortissants au Liban, de préférence
sur la base d’accords bilatéraux sur la
–’›Š’˜—ȱŒ˜—Œ•žœȱŠŸŽŒȱ•Žȱ’‹Š—
n •Šȱœ˜Œ’··ȱŒ’Ÿ’•Žǰȱ•Žœȱ˜›Š—’œŠ’˜—œȱ
de défense des droits de l’homme, les
médias, les syndicats et la communauté
’—Ž›—Š’˜—Š•Žȱ˜’ŸŽ—ȱ›Ž–ŽĴ›ŽȱŽ—ȱ
question les approches discriminatoires
qui contribuent à l’exploitation des
›ŠŸŠ’••Žž›œȱ–’›Š—œǰȱŽœȱŽ––Žœȱ
·›Š—¸›ŽœȱŠ—œȱ•Ȃ’—žœ›’ŽȱžȱœŽ¡ŽȱŽȱŽœȱ
enfants des rues.
Ž™ž’œȱ˜Œ˜‹›ŽȱŘŖŖŚǰȱ’–Šȱ
žŠǰȱ
ŠŸ˜ŒŠȱ‹Š—•ŠŠ’œǰȱŽœȱ•ŽȱŠ™™˜›Žž›ȱ
œ™·Œ’Š•ȱŽœȱŠ’˜—œȱ—’Žœȱœž›ȱ•Žœȱ
›˜’œȱ˜—Š–Ž—Šž¡ȱŽœȱ’Œ’–Žœȱ
Žȱ•Šȱ›Š’ŽȱŽœȱ¹›Žœȱ‘ž–Š’—œǰȱ
Ž—ȱ™Š›’Œž•’Ž›ȱŽœȱŽ––ŽœȱŽȱŽœȱ
Ž—Š—œǯȱ˜ž››’Ž•ȱDZȱœ’–Š‘žŠȓ
–Š’•ǯŒ˜–ȱŽȱ›Š™™˜›ȱŽȱœŠȱ–’œœ’˜—ȱ
Šžȱ’‹Š—ȱŠȱ··ȱ™ž‹•’·ȱŽ—ȱ·Ÿ›’Ž›ȱ
ŘŖŖŜȱŽȱœŽȱ›˜žŸŽȱŽ—ȱ•’—Žȱœž›ȱ•Žȱœ’Žȱ
¥ȱDZȱ ǯ˜‘Œ‘›ǯ˜›ȦŽ—•’œ‘Ȧ’œœžŽœȦ
›ŠĜŒ”’—ȦŸ’œ’œǯ‘–
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FMR 25
Marina de Regt
ŽžȱŽȱŽ—œȱœŠŸŽ—ȱšžȂž—ȱ›Š—ȱ—˜–‹›ŽȱŽȱŽ––Žœȱ·‘’˜™’Ž——Žœȱ
·–’›Ž—ȱŸŽ›œȱ•Žœȱ™Š¢œȱžȱ˜¢Ž—Ȭ›’Ž—ȱ™˜ž›ȱȍȱŠ’›ŽȱŽœȱ–·—ŠŽœȱȎǯ
« J’espère que ce qui m’est arrivé ne
Ÿ˜žœȱŠ››’ŸŽ›Šȱ“Š–Š’œǯȱȎȱȂŽœȱœž›ȱŒŽœȱ
–˜œȱšžŽȱœȂ˜žŸ›Žȱž—Žȱ•ŽĴ›ŽȱŠ›Žœœ·Žȱ
à Ž‹ŽĴŠǰȱž—ȱ–ŠŠ£’—ŽȱŽœ’—·ȱ¥ȱ•Šȱ
communauté éthiopienne installée
Šžȱ·–Ž—ǯȱŽŠžŒ˜ž™ȱŽȱŽ––Žœȱ˜—ȱ
écrit à Ž‹ŽĴŠ pour raconter comment
Ž••Žœȱœ˜—ȱ˜–‹·ŽœȱŽ—›Žȱ•Žœȱ›’ěŽœȱŽȱ
›ŠęšžŠ—œȱȂ¹›Žœȱ‘ž–Š’—œǰȱšž’ȱ•Žœȱ˜—ȱ
expédiées au Yémen pour y faire des
–·—ŠŽœǯȱŽž›œȱ·–˜’—ŠŽœȱ™Š›•Ž—ȱ
d’escroquerie, d’isolement, de mauvais
›Š’Ž–Ž—œǰȱŽȱ¦Œ‘Žœȱ˜–Žœ’šžŽœȱ
exténuantes, de salaires impayés, de
™ŠœœŽ™˜›œȱŒ˜—ęœšž·œǰȱŽȱŽȱŒ›žŠž·ȱ
–˜›Š•ŽȱŽȱ™‘¢œ’šžŽǯȱŽŠžŒ˜ž™ȱȂŽ—›Žȱ
Ž••Žœȱ›Ž›ŽĴŽ—ȱȂŠŸ˜’›ȱšž’Ĵ·ȱ•Žž›ȱ™Š¢œȱŽȱ
conseillent à d’autres femmes de ne pas
œž’Ÿ›Žȱ•Žž›ȱŽ¡Ž–™•ŽǯȱŠ’œȱ•ŽȱŒ˜—’—Ž—ȱŽȱ
jeunes femmes éthiopiennes désespérées,
en quête d’une vie meilleure pour elles–¹–ŽœȱŽȱ•Žž›ȱŠ–’••Žǰȱ—ŽȱŒŽœœŽȱŽȱ›˜œœ’›ǯ
žœšžȂŠžȱ·‹žȱŽœȱŠ——·ŽœȱŗşşŖǰȱ™Žžȱ
d’Ethiopiens, à l’exception de ceux
Ȃ˜›’’—ŽȱŠ›Š‹Žȱ˜žȱ–žœž•–Š—Žǰȱ·Š’Ž—ȱ
’—·›Žœœ·œȱ™Š›ȱ•Ȃ·–’›Š’˜—ȱŸŽ›œȱ•Žȱ˜¢Ž—Ȭ
Orient.
™›¸œȱ•ŠȱŒ‘žŽȱžȱ›·’–ŽȱŠž˜›’Š’›Žȱ
ŽȱŽ—’œžȱ
ŠÊ•·ȱŽ›’Š–ȱŽ—ȱŗşşŗǰȱ•Žœȱ
Ethiopiens retrouvaient la liberté de
circuler. Le Liban, l’Arabie saoudite et
les Etats du Golfe étaient désormais les
Žœ’—Š’˜—œȱ™›’Ÿ’•·’·ŽœȱŽœȱŽ––Žœȱ
éthiopiennes en quête d’un avenir
meilleur.
Même un pays relativement pauvre
Œ˜––Žȱ•Žȱ·–Ž—ǰȱŠĴ’›ŽȱŽȱ—˜–‹›ŽžœŽœȱ
femmes éthiopiennes qui espèrent y
›˜žŸŽ›ȱž—ȱ›ŠŸŠ’•ȱŽȱŽ––ŽȱŽȱ–·—ŠŽȱ
moyennant salaire. Divers facteurs,
notamment des structures familiales
en pleine transformation, un niveau
d’instruction plus élevé chez les femmes
yéménites, un nombre de plus en plus
·•ŽŸ·ȱŽȱŽ––ŽœȱŠŒ’ŸŽœȱŽȱž—ȱŒ‘Š—Ž–Ž—ȱ
ȂŠĴ’žŽȱ¥ȱ•Ȃ·Š›ȱžȱ›ŠŸŠ’•ȱ˜–Žœ’šžŽǰȱ
expliquent la demande croissante de
domestiques au Yémen. Des contraintes
socioculturelles empêchent les femmes
yéménites de travailler en tant que
domestiques, ce qui n’est pas le cas des
’––’›Š—Žœȱšž’ȱ›·™˜—Ž—ȱŠ’—œ’ȱŠžȱ
‹Žœ˜’—ȱŽ—ȱ–Š’—ȬȂꞟ›Žȱ˜–Žœ’šžŽǯȱŽœȱ
familles yéménites fortunées préfèrent
employer des femmes asiatiques, mais la
plupart des familles de la classe moyenne
emploient des Ethiopiennes parce qu’elles
sont disponibles et sont considérées
comme de bonnes domestiques. Les
›·ž’·Žœȱœ˜–Š•’Ž——Žœȱœ˜—ȱŠžœœ’ȱ
employées comme domestiques mais
contrairement aux Ethiopiennes, elles ne
œ˜—ȱ·—·›Š•Ž–Ž—ȱ™ŠœȱȁŒ˜žŒ‘Š—ŽœȂǯ
TRAFIC
/DWUDLWHGHVIHPPHVpWKLRSLHQQHVYHUVOH<pPHQ
prend de l’ampleur
ŽŠžŒ˜ž™ȱȂ‘’˜™’Ž——ŽœȱŠ››’ŸŽ—ȱŠžȱ
Yémen avec un visa touristique ; elles
trouvent ensuite du travail par le biais
de parents ou d’amis. Celles qui sont
›ŽŒ›ž·ŽœȱŽȱŠ³˜—ȱ’••·Š•Žȱ™Š›ȱŽœȱŠŽ—œȱ
et employées en vertu d’un contrat,
sont particulièrement vulnérables.
žŒž—ŽȱŽœȱŠŽ—ŒŽœȱ™›Ž—Š—ȱŽ—ȱŒ‘Š›Žȱ
le placement d’Ethiopiennes comme
domestiques au Moyen-Orient, n’est
Ž—›Ž’œ›·ŽǯȱŽž›ȱŠŒ’Ÿ’·ȱ™Žžȱ˜—Œȱ¹›Žȱ
Šœœ’–’•·Žȱ¥ȱž—ȱ›ŠęŒȱȂ¹›Žœȱ‘ž–Š’—œǯȱ
Les femmes sont abordées par les
›ŠęšžŠ—œȱŽž¡Ȭ–¹–Žœȱ˜žȱœ˜—ȱ–’œŽœȱ
Ž—ȱ›Ž•Š’˜—ȱŠŸŽŒȱŽœȱ›ŠęšžŠ—œǰȱ™Š›ȱ
l’intermédiaire d’amis, de voisins ou de
,200(7$UWLVW<LWDJHVX0HUJLD
˜œŽ›ȱȂž—ȱŠ›’œŽȱ
·‘’˜™’Ž—ǰȱ’ŠŽœžȱ
Ž›’Šǰȱ™˜ž›ȱ
ž—ŽȱŒŠ–™Š—Žȱ
Ȃ’—˜›–Š’˜—ȱ
Œ˜—›Žȱ•Šȱ›Š’ŽȱŽœȱ
¹›Žœȱ‘ž–Š’—œǯ
TRAFIC
38
FMR 25
™›˜Œ‘ŽœǯȱŽœȱŽ––ŽœȱŸ’Œ’–ŽœȱŽȱŒŽȱ›ŠęŒȱ
sont parfois même mises à contribution
pour le recrutement d’autres candidats à
•Ȃ·–’›Š’˜—ǯȱŽœȱ›ŠęšžŠ—œȱœ˜—ȱœ˜žŸŽ—ȱ
issus de couples mixtes (père yéménite
et mère éthiopienne) ou sont yéménites
de souche, nés et élevés en Ethiopie. Les
autorités yéménites sont démunies face
Šž¡ȱŠŒ’Ÿ’·œȱŽȱŒŽœȱŠŽ—œȱŽȱ›ŽŒ›žŽ–Ž—ȱ
Š’œœŠ—ȱŠ—œȱ•Ȃ’••·Š•’·Dzȱœ˜žŸŽ—ȱŒŽœȱ
–¹–Žœȱ›ŠęšžŠ—œȱœ˜—ȱœžĜœŠ––Ž—ȱ
ȍ™Ž›œžŠœ’œȎȱŠŸŽŒȱ•Žȱ™Ž›œ˜——Ž•ȱŽ—ȱ™•ŠŒŽȱ
pour s’assurer qu’aucune action judiciaire
ne sera intentée contre eux.
ŽœȱŽ––ŽœȱŠ¢Š—ȱŽ–™›ž—·ȱŽȱ•ȂŠ›Ž—ȱ
¥ȱ•ȂŠŽ—ȱ˜žȱ¥ȱ•Ȃ’—Ž›–·’Š’›ŽȱꗒœœŽ—ȱ
œ˜žŸŽ—ȱ™Š›ȱ¹›Žȱœž›Ž—ŽĴ·ŽœȱŽȱ˜’ŸŽ—ȱ
›ŠŸŠ’••Ž›ȱ•˜—Ž–™œȱŠŸŠ—ȱŽȱ™˜žŸ˜’›ȱ
›Ž–‹˜ž›œŽ›ȱ•Žž›œȱŽĴŽœǯ
ŽŠžŒ˜ž™ȱŽȱŽ––Žœȱ·™›˜žŸŽ—ȱ
Žȱ›Š—Žœȱ’ĜŒž•·œȱ¥ȱšž’ĴŽ›ȱ•Žž›ȱ
Ž–™•˜¢Žž›ȱ˜žȱ•Žž›ȱŠŽ—ȱDzȱ•Žœȱœ·Ÿ’ŒŽœȱ
corporels sont courants. Les employeurs
Žȱ•ŽœȱŠŽ—œȱŒ˜—ęœšžŽ—ȱœ˜žŸŽ—ȱ•Žȱ
passeport des victimes et leur interdisent
Žȱšž’ĴŽ›ȱ•Žȱ•’ŽžȱŽȱ›ŠŸŠ’•ȱœŠ—œȱ¹›Žȱ
ŠŒŒ˜–™Š—·ŽœǯȱȱŽœȱŽ––Žœȱœ˜—ȱŠ—œȱ
l’impossibilité de trouver un meilleur
emploi, de fuir ou de contacter d’autres
Ethiopiens. Les femmes victimes de
ŒŽȱ›ŠęŒȱ™ŽžŸŽ—ǰȱŒŽ™Ž—Š—ǰȱ™›Ž—›Žȱ
conscience de leurs droits et décider
de fuir pour trouver un meilleur
emploi. Certaines familles préfèrent
par conséquent employer de jeunes
‘’˜™’Ž——Žœȱ’œœžŽœȱŽȱ•ŠȱŒŠ–™Š—Žǰȱ™•žœȱ
–Š••·Š‹•ŽœȱŽȱ–˜’—œȱŽ—·ŽœȱŽȱšž’ĴŽ›ȱ•Žž›ȱ
Ž–™•˜¢Žž›ǯȱȂŽœȱ™˜ž›ȱšž˜’ȱ•Žœȱ›ŠęšžŠ—œȱ
basés en Ethiopie recrutent délibérément
des femmes jeunes et sans instruction,
issues de familles pauvres habitant la
ŒŠ–™Š—Žǰȱ•Žž›ȱŠ’œŠ—ȱ–’›˜’Ž›ȱŽœȱ
salaires élevés et l’opportunité de faire des
études.
—ȱŒ˜˜™·›Š’˜—ȱŠŸŽŒȱ•Ȃ›Š—’œŠ’˜—ȱ
’—Ž›—Š’˜—Š•ŽȱŽȱ’›Š’˜—ǰȱ•ŽœȱŠž˜›’·œȱ
·‘’˜™’Ž——ŽœȱŽ—Ž—ȱȂŽ—’žŽ›ȱ•Žȱ
phénomène de la traite des Ethiopiennes
vers les pays du Moyen-Orient. Depuis
le mois de juillet 2004, les femmes
·œ’›ŽžœŽœȱȂ·–’›Ž›ȱŸŽ›œȱ•Žȱ˜¢Ž—Ȭ
›’Ž—ȱ—Žȱ™ŽžŸŽ—ȱŽ—›Ž™›Ž—›ŽȱŒŽĴŽȱ
·–Š›Œ‘ŽȱšžȂŠž™›¸œȱȂž—ȱŠŽ—ȱŠ›··ǰȱ
reconnu par le Ministère éthiopien du
›ŠŸŠ’•ȱŽȱŽœȱŠěŠ’›Žœȱœ˜Œ’Š•ŽœȱDzȱ•ȂŠŽ—ȱ
ŽœȱŒ‘Š›·ȱŽ—›ŽȱŠž›ŽœȱȂ˜›Š—’œŽ›ȱ
•Ȃ·–’›Š’˜—ȱŽȱ•Šȱ›ŽŒ‘Ž›Œ‘ŽȱȂŽ–™•˜’ȱŽȱ
l’intéressée, de s’assurer que l’employeur
œ’—Žȱž—ȱŒ˜—›Šǰȱ™›Ž—ȱŽ—ȱŒ‘Š›Žȱ•Žœȱ
›Š’œȱŽȱŸ˜¢ŠŽȱŽȱ•ȂŠœœž›Š—ŒŽȬœŠ—·ȱŽȱ
l’employée, et lui verse un salaire mensuel
ŽȱŗŖŖȱ˜••Š›œȱŠžȱ–˜’—œǯȱȂŠŽ—ȱŽœȱ
·Š•Ž–Ž—ȱŽ—žȱŽȱ›·œ˜ž›Žȱ˜žȱ•’’Žȱ
pouvant survenir entre l’employée et
l’employeur et éventuellement, trouver un
nouvel emploi.
Néanmoins, les formalités
bureaucratiques liées à la procédure
•·Š•ŽȱȂ·–’›Š’˜—ǰȱœ˜—ȱœ’ȱ•˜—žŽœȱšžŽȱ
beaucoup préfèrent recourir aux services
Žœȱ›ŠęšžŠ—œǰȱŽ—ȱ·™’ȱŽȱ•Ȃ·—˜›–ŽȱŒ˜úȱ
ꗊ—Œ’Ž›ȱšžŽȱŒŽ•ŠȱŽ—Ž—›Žǯ
Les ambassades d’Ethiopie dans les
pays d’accueil manquent souvent de
moyens pour contrôler les activités des
›ŠęšžŠ—œǯȱȂŽœȱ™˜ž›ȱšž˜’ǰȱ•ŽœȱŠŽ—œȱ
’••·Šž¡ȱ™˜ž›œž’ŸŽ—ȱ•Žž›œȱŠŒ’Ÿ’·œȱŽ—ȱ
Ž‘˜›œȱŽȱ˜žŽȱ›·•Ž–Ž—Š’˜—ǯȱ
Les travailleurs domestiques échappant
à leurs employeurs, parviennent assez
ŠŒ’•Ž–Ž—ȱ¥ȱ’—·›Ž›ȱž—ŽȱŒ˜––ž—Šž·ȱ
éthiopienne de plus en plus importante
au Yémen; elles s’installent souvent
avec d’autres Ethiopiennes et trouvent
du travail en tant que domestiques
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travaillent pour leur propre compte
perçoivent des salaires plus élevés que les
autres; elles sont cependant tenues de se
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faire délivrer un permis de travail.
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sans papiers ni autorisation. Alors qu’en
Arabie saoudite, dans les pays du Golfe
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sans papiers risquent la prison ou
l’expulsion, le Yémen est beaucoup moins
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Le Yémen est le seul Etat de la Péninsule
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Cependant, les contrôles sont de plus
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au nombre de plus en plus important
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et aux pressions américaines visant à
renforcer les contrôles aux frontières,
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terroriste. Le Gouvernement yéménite
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ne disposant pas d’une autorisation
de résidence sera arrêté et expulsé. Les
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qu’à condition de payer une amende
portant sur la période passée sur le
territoire yéménite sans autorisation.
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éthiopiennes travaillant à leur propre
compte sont dans l’impossibilité de
retourner en Ethiopie, même à titre
temporaire. Tandis que la liberté de
circuler des travailleuses sous contrat
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le domicile de leur employeur sans être
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le plus souvent sans papiers et par tant
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ambassade à Sanaa est le seul endroit
vers lequel ils peuvent se tourner. Les
ambassades sont cependant souvent
incapables de résoudre leurs problèmes
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Yémen a été créé en Mars 2005. Ses
principaux objectifs sont :
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d’informations;
n la sensibilisation des travailleurs
domestiques ;
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des politiques.
Le réseau n’est qu’une première étape.
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la mise en place de systèmes nationaux
de protection des femmes victimes de
la traite, et des travailleurs domestiques
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prennent la question très au sérieux. Ce
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les choses.
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actions concrètes.