Exe Bull Obs 87-09-2007
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Exe Bull Obs 87-09-2007
FLASHS AGRO-ALIMENTAIRES Flashs agro-alimentaires Bretagne • Agrandissement en vue pour la Fumaison Saucisses et Pâtés de Trigavou (22). 1.1 Côtes d’Armor Le projet porte sur une extension industrielle de 650 m2. Le dossier est à l'étude, les travaux ne sont pas encore démarrés. Ils vont mobiliser la somme globale de plus de 190 000 euros. L'objectif de l'entreprise est de démarrer ses travaux dans le courant de l'année 2008. 1 • Forte poussée du résultat net de la Cooperl en 2006 Le spécialiste de la transformation porcine se porte bien avec un chiffre d'affaires de plus de 1 milliard d'euros pour un bénéfice net de 14,5 millions d'euros contre un peu plus de 8 millions d'euros il y a un an. Le groupe Cooperl dont le siège social est situé à Lamballe dans le département des Côtes d'Armor continue de bien se porter avec 3,7 millions de porcs abattus et transformés l'an passé ce qui représente une croissance de +2,03%. Le chiffre d'affaires généré par la transformation des viandes atteint les 626,2 millions d'euros, en hausse de +7,05%. L'export représente 30,54% de ce total. 16 millions d'euros d'investissements ont été engagés l'an passé par le groupe dans la modernisation de ses outils. Une enveloppe identique est budgétée pour 2007 avec, notamment, une extension de la station de traitement de l'eau, des achats de matériels pour les unités de produits élaborés et de salaisons. Le résultat net de l'entreprise ressort à 14,5 millions d'euros en 2006 contre 8,6 millions d'euros un an plus tôt. • 30 millions d'euros d'investissements pour la Cooperl Un vaste programme de travaux va être engagé au cours des 18 mois par le groupe de transformation porcine dont le siège social est situé à Lamballe dans le département des Côtes d'Armor. Il a ainsi prévu 10 millions d'euros pour une importante rénovation de son abattoir de porcs situé à Montfort-sur-Meu en Ille-et-Vilaine. Dans la commune voisine d'Iffendic, il va créer une unité de congélation de viandes pour un montant de 10 millions d'euros. S'ajoutent plusieurs autres projets importants avec une unité de traitement des protéines et la reconstruction de la plate-forme du groupe située à la Tour-du-Pin. Globalement, ces différents dossiers vont représentent une somme de 30 millions d'euros d’investissements sur 18 mois. Un total à mettre en corrélation avec les 25 millions d'euros du programme d'investissement du groupe en 2006. • Stalaven dans le football Le fabricant de charcuteries et de salades composées abandonne le sponsoring de la voile. Il concentre désormais ses efforts sur le football et vient de signer un contrat de trois années avec En Avant de Guingamp dont il devient le sponsor des maillots. Il se retrouve aux côtés du Conseil Général des Côtes d'Armor. Unicopa est aussi présent sur le maillot des joueurs de cette équipe de L2. • Argoat Salades : le début d'une nouvelle histoire pour Stalaven En investissant 11 millions d'euros pour la construction d'Argoat Salades, à Saint-Agathon, dans les Côtes-d'Armor, le groupe Stalaven renforce la capacité de fabrication du site d'Yffiniac et se focalise sur le circuit GMS. La nouvelle unité de production de salades “Jean Stalaven Traiteur” a été inaugurée le 25 mai à Saint-Agathon (Côtes-d'Armor), en présence d'Aimé Jacquet, l'entraîneur de l'équipe de France de football victorieuse de la coupe du monde 1998. Le maire de Guingamp Noël le Graet, autre personnalité du football, a fait, effectivement, remarquer que l'entreprise se rapproche de son berceau, Bourbriac. La petite commune a vu les débuts de Jean Stalaven, le fondateur de la société, considéré comme “un de ceux qui ont inventé le concept de la salaisonnerie moderne”. Le nouveau site, bien entouré dans son parc de 5 hectares, avec en face l'usine Daunat (leader français du sandwich) et très près d'Unicopa, est le point de départ d'une nouvelle histoire pour Stalaven. 2007 marque son entrée dans l'industrie de la salade traiteur, comme les années 90 ont marqué le virage de la salaisonnerie vers l'activité traiteur, et la période 1965-1975 le début de l'ère industrielle. “Argoat Salades” est bâti sur un modèle différent de celui d'Yffiniac, par le volume, par la gamme de produits et surtout par le circuit de distribution. En clair, Stalaven s'attaque au marché des salades traiteurs vendues en GMS sous des marques de distributeurs (MDD). Ce n'est donc plus tout à fait les mêmes règles de fonctionnement et les mêmes objectifs que le site briochin. Le principal atout d'Yffiniac est N° 87 - OCTOBRE 2007 • LA REVUE DE L’OBSERVATOIRE DES IAA DE BRETAGNE • 26 DOSSIER la plateforme logistique créée en 1992. Elle a permis, tout en augmentant les volumes, de mettre en application, sans faille, la fameuse “stratégie du petit colis”, développée par Jean Stalaven. Argoat Salades qui repose sur les mêmes principes d'efficacité, est avant tout un site de volumes, spécialisé dans les recettes de salades les plus vendues (taboulé, piémontaise, carottes râpées ...). La nouvelle unité a été construite dans le but de renforcer le site d'Yffiniac arrivé à saturation (production de 25 000 tonnes de salades) et de répondre, ainsi, à la croissance du marché de + 8% par an. La direction prévoit une montée en puissance assez rapide. L'usine qui a démarré en mars avec une trentaine de salariés, passera, à l'horizon 2010, à 150 collaborateurs, pour une production de 10 000 tonnes, la capacité du site. • Les nouvelles aides culinaires Cooperl Les Darlons ont été conçus pour les consommateurs les plus exigeants sur le plan nutritionnel. En effet, rares sont les aides culinaires de porc qui garantissent un taux de matières grasses inférieur à 15%. Les Darlons® ne s'arrêtent pas là. Soucieux de faire partie des bons élèves de la salaison, ils offrent un taux de sel réduit de 25%. Les Darlons® ont été mis au point pour un large public (des jeunes aux seniors) préoccupé d'équilibre alimentaire, de facilité d'emploi, mais aussi de goût. Les Darlons® se déclinent crus nature et crus fumés. ® • Démarrage des travaux pour Kerméné à Trélivan Les travaux programmés par Kerméné sur des terrains acquis en 2006 à Trélivan et Bobital ont démarré, avec un terrassement réalisé au début de l’été, et le gros œuvre cet automne. Cette unité, opérationnelle fin 2008, accueillera un transfert de production (tripes, rillettes, boudins,...) ainsi que de nouvelles gammes issues de process innovants. D’une surface bâtie de 9 000 m2, elle génère l’arrivée sur cette zone de la Communauté de communes de Dinan de 150 emplois directs, puis de 300 à terme, avec une extension prévue à 15 000 m2. • Amice-Soquet cède son activité ponte Le groupe Amice-Soquet (250 salariés, 51 millions d’euros de chiffre d’affaires) basé à Lanrelas, n°2 français de la poulette vient de céder 100% de son activité ponte à la société Hy-Line France. Cette cession concerne l’activité de vente de poulettes d’un jour, le couvoir de Loudéac d’une capacité de 15 millions de poussins ponte et les élevages alimentant ces structures. Le développement du groupe américain en France, était freiné par l’absence d’une structure de production et d’un couvoir. Par ce rachat, le sélectionneur américain qui détient désormais 15% du marché français des pondeuses, après seulement 4 ans de présence dans l’hexagone, va pouvoir combler son handicap. La trentaine d’emplois des sites de Loudéac et Lanrelas va être conservée. Le groupe Amice- Soquet poursuit ses activités dans les secteurs de la dinde, des œufs embryonnés, du négoce, du transport de poulettes démarrées et de poussins chair, sur les sites d’Uzel (22), Saint Nolff (56) et Lanrelas (22). Le groupe Amice Soquet envisage de poursuivre son développement dans le secteur du poussin de chair avec un investissement dans le couvoir Ferron au Louroux-Béconnais (49), et la reprise de la société Galor (56 salariés, 5,5 millions d’euros de chiffre d’affaires) basée à Amboise (Indre et Loire) spécialisée dans la sélection de pintades. Jean-Claude Amice prépare la transmission de son entreprise à ses enfants, Jean-Jacques et Anne-Claude. • La Crêperie artisanale de Guerlédan lance un nouveau produit. Située à Mur de Bretagne, cette entreprise qui fabrique des crêpes et galettes fraîches commercialisées en GMS, vient de lancer une nouvelle gamme de petites galettes plus épaisses avec une DLC plus longue (21 jours) que les produits traditionnels. Cette galette réchauffable, se décline en plusieurs garnitures (pommes caramélisées…). Elle a bénéficié d’une aide Innovarmor pour renforcer ses capacités R&D. Nathalie Le Drézen – Groupe études économiques Chambre d’Agriculture des Côtes d’Armor 1.2 Finistère • Entremont-Alliance : une dynamique d’investissement La société Entremont-Alliance dont le capital est détenu à 64% par Entremont et 36% par Unicopa va investir plus de 100 millions d’euros sur 3 ans en Bretagne. Quatre sites sont concernés : Loudéac pour l’extension de la fromagerie, Guingamp pour le développement de la production fromagère, Montauban pour l’augmentation de sa capacité d’affinage et Quimper (projet) où serait mise en place en 2008 une fabrication de fromage ingrédient pour l’industrie alimentaire. Outre cette politique hardie d’investissements, EntremontAlliance a conforté ses positions sur l’AOC Comté et Emmental grand crû en prenant une participation dans le capital de fromageries de l’Est et elle a mis un pied en Hongrie en entrant dans le capital d’une fromagerie hongroise. Entremont-Alliance vient par ailleurs de passer un nouvel accord de partenariat avec Sodiaal, groupe coopératif avec lequel elle fonctionne déjà au sein de Beuralia (Quimper). Avec cet accord, il s’agit de créer une société commune pour le développement de la production de poudres de laits infantiles et de produits diététiques à partir des outils industriels des deux partenaires en Picardie et dans le Sud-Ouest. N° 87 - OCTOBRE 2007 • LA REVUE DE L’OBSERVATOIRE DES IAA DE BRETAGNE • 27 • Bigard prend le contrôle de Charal La nouvelle est tombée début août : d’ici à la fin 2007, Bigard de Quimperlé (4 500 emplois, 1,3 million d’euros de chiffre d’affaires) aura pris le contrôle total de Charal (4 000 emplois, 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires), dont le siège est à Cholet. Pour mener cette opération, le groupe quimperlois qui détient 49% du capital Charal va racheter les parts (51%) du groupe Alliance (2 000 emplois, 500 millions d’euros de chiffre d’affaires) basé à Ailly-sur-Somme (près d’Amiens) avec qui, depuis 10 ans, il partageait les parts de la compagnie financière Vital, propriétaire de Charal. Bigard va également intégrer 5 outils spécialisés (abattoirs, ateliers de fabrication de produits élaborés, …) de la société Defial (viandes) qui fait partie du groupe Alliance et qui est située également à Ailly-sur-Somme. En contrepartie à cette restructuration de l’ensemble constitué par les 2 associés, le groupe Alliance va augmenter sa participation chez Bigard, tout en restant minoritaire. Précisons que le groupe Alliance, après la cession de Défial à Bigard, conserve ses activités hors viande qui portent sur les produits élaborés, le négoce international, les oignons déshydratés et les condiments minéraux. Au total le nouveau groupe Bigard-Charal va peser 9 000 salariés et environ 2,5 millions d’euros. • Aoste investit 9 millions d’euros dans l’ex-SBS L’ancienne Société Bretonne de Salaisons (SBS) de Lampaul-Guimiliau (près de Landivisiau) est rattachée au groupe Aoste depuis que celui-ci a été repris en 2006 par Smithfield Foods, propriétaire de l’ex-SBS. Ceci explique que Aoste soit l’investisseur (9 millions d’euros). Le programme de travaux porte sur la construction d’un atelier où seront réalisés les opérations de moulage, cuisson, refroidissement et stockage, avant tranchage. Certaines tâches sur le site de Lampaul-Guimiliau seront par ailleurs automatisées afin d’améliorer les conditions de travail. Le nouvel atelier qui doit être opérationnel au printemps 2008 doit permettre d’augmenter de 25% la capacité de production du site. • Cryolog quitte Quimper pour Nantes Implantée dans la Halle technologique de l’Adria à Quimper, Cryolog vient de transférer ses activités de production et de R&D sur Nantes. Cette jeune entreprise qui a vu le jour en 2002 et dont le siège est à Gentilly (Val de Marne) est spécialisée dans la conception, le développement et la commercialisation de solutions innovantes dans le domaine de la traçabilité de la chaîne de froid. A ce titre, elle a bénéficié de la collaboration de l’Adria pour la mise au point de son premier produit Tracéo, avec son étiquette intelligente. Cette innovation a valu une quinzaine de distinctions à Cryolog qui, forte de ses résultats a décidé de lancer une production industrielle. Comme l’espace de la 28 • LA REVUE DE L’OBSERVATOIRE DES IAA DE BRETAGNE • N° 87 - OCTOBRE 2007 Halle technologique de l’Adria ne répondait pas à ses besoins d’extension et que, à Quimper, aucune solution n’a été trouvée pour retenir l’entreprise, elle est partie à Nantes. Dans cette ville elle dispose d’un local de 900 m2 et elle a par ailleurs bénéficié de l’aide de Nantes Métropole et du Conseil Régional des Pays de Loire qui lui ont accordé chacun 100 000 euros pour soutenir la création d’une quarantaine d’emplois sur 3 ans. L’Adria “continue d’être un partenaire technique” pour Cryolog qui employait 10 personnes à Quimper. • Gad, Prestor, Cecab/porc : une alliance offensive Un nouvel ensemble vient de voir le jour avec l’alliance entre Gad (Lampaul-Guimiliau), le groupement de producteurs de porcs Prestor et la branche porcs de la Cecab. Il aura son siège à Morlaix, pèsera 725 millions d’euros de chiffre d’affaires dont 20% à l’exportation et il abattra 2 200 000 porcs dans l’année. Les outils industriels de Gad et de la branche porc de la Cecab (Europig et sa filiale de négoce international Cedro) sont réunis au sein de l’ensemble. Côté production, les 2 groupements de producteurs vont devenir Union Prestor Cecab qui va regrouper tous les services et sera forte de 680 producteurs et 400 salariés d’élevage. Un programme d’investissement ambitieux, à hauteur de 30 millions d’euros, a été annoncé. Il portera sur le doublement de la capacité de transformation de l’usine de produits élaborés de Lampaul-Guimiliau qui passera de 5 000 à 10 000 tonnes (10 millions d’euros) et sur le développement de l’outil Europig à Josselin (abattage, découpe, désossage). Un tiers du programme d’investissement (10 millions d’euros) sera consacré au renouvellement et à la modernisation du parc matériel des autres sites industriels du nouveau groupe qui sont situés dans l’Ouest, dans la région parisienne et à l’Est. La création de 400 à 500 emplois a été annoncée dont 200 très prochainement à Lampaul-Guimiliau. • Baisse d’activité des ports de pêche de Cornouaille Sur les 6 premiers mois de 2007, les 7 ports de pêche de Cornouaille ont vu le volume de poisson frais débarqué se réduire, avec 29 113 tonnes contre 29 916 au cours de la même période en 2006. Le chiffre d’affaires est lui aussi en recul avec 98,2 millions d’euros contre 101,2 en 2006 sur la même période. Indiquons que l’année 2006 avait elle-même été en baisse par rapport à 2005. • Paulet - Petit Navire gagne contre Lagarde La société Lagarde de la Drôme qui fabrique des autoclaves vient d’être condamnée à verser à Paulet - Petit Navire de Douarnenez, 1 105 829,20 euros, plus les intérêts depuis 2005, pour le préjudice qu’elle lui avait causé en 1999. Cette année là, des boîtes de maquereaux avaient FLASHS AGRO-ALIMENTAIRES bombé après passage dans un autoclave Lagarde, ce qui avait conduit la conserverie à retirer de la vente 2 millions de boîtes. • Maréval agrandit son usine Un investissement de 3 millions d’euros va être engagé par Maréval à St-Evarzec pour l’extension de son usine qui va passer de 3 500 à 5 000 m2, portant ainsi la capacité de production de 1 000 à 1 800 tonnes. L’entreprise, qui est une filiale du groupe belge La Floridienne, est spécialisée dans les plats cuisinés surgelés haut de gamme. Elle a été distinguée récemment pour ses cassolettes aux noix de St-jacques et ses langoustines façon crumble (cf. Revue de l’Observatoire n°86 – juillet 2007). • La Brasserie Tri Martolod quitte Bénodet pour Concarneau Créée en 1999, la Brasserie Tri Martolod, société coopérative ouvrière de production (SCOP) va quitter Bénodet avec ses 9 salariés-associés pour Concarneau où son installation sera effective d’ici à la fin avril 2008. La nécessité de s’agrandir du fait de l’expansion des ventes et de l’obligation de satisfaire aux normes européennes explique le déplacement de l’activité, sans pour autant oublier l’origine concarnoise des fondateurs de la SCOP. Tri Martolod qui, en 2006, a produit 2 500 hl de bière, blonde principalement et brune, a réalisé un chiffre d’affaires de 650 000 euros et connaît une croissance annuelle de 10%. Elle disposera dans la nouvelle zone d’activité de Colguen à Concarneau d’un bâtiment de 1 000 m2 intégrant un magasin de vente directe (115 m2), soit le double de la surface actuelle. Cette opération représente pour Tri Martolod un investissement de près d’1 million d’euros et devrait se traduire par des créations d’emplois. 86% de la production est vendue en fûts dans les bars ou lors de festivals et de manifestations diverses. La distribution est assurée par Evan Reizh (boire juste), société créée il y a 1 an par Tri Martolod, la brasserie An Alarc’h (Huelgoat) et Kan ar bed, distributeur de boissons équitables. Evan Reizh qui va rejoindre Concarneau livre sur toute la Bretagne des boissons artisanales et équitables, à savoir les bières Tri Martolod, an Alarc’h, les jus de fruits Oxfam, du Breiz cola, du café labellisé équitable. Le choix de Tri Martolod est clair : “seulement des produits artisanaux, locaux et équitables”. • Hénaff investit 1 million d’euros dans une station d’épuration L’entreprise Hénaff qui a fêté ses 100 ans le 23 juin vient d’investir 1 million d’euros dans une station d’épuration qui prend le relais de sa station d’épandage pour les 300 m3 d’eaux usées que l’usine produit chaque jour. L’opération a été financée à 35% par l’Agence de l’eau. La station d’épuration devrait entrer en fonction en 2008. La “démarche environnementale” de l’entreprise Hénaff lui a valu de remporter récemment la 4 ème édition des trophées de l’eau, organisée par l’Agence de l’eau LoireBretagne. • Abattoir de Brest : fermeture annoncée La fermeture de l’abattoir de Brest qui emploie 42 personnes a été annoncée pour fin septembre par la Sicadab (Sica des Abattoirs de Brest). Spécialisé dans le veau, l’abattoir brestois qui est géré par la Société Hervé Goar est remis en cause par le mouvement de concentration en cours dans le secteur du veau. Dans ce contexte le groupe Even qui était actionnaire de l’abattoir et son principal fournisseur s’est retiré pour intégrer sa filière veaux au géant de la viande Socopa. La Société Hervé Goar qui a rejoint Bretagne Viandes à Quimper a proposé le reclassement de 10 personnes à l’Abattoir quimpérois. Le groupe Even de son côté est prêt à reprendre 20 salariés dont 10 à Ploudaniel et dans des emplois autre que l’abattage. Ceci étant, les activités aval de l’Abattoir de Brest, la découpe et la cheville, propriété de Socopa sont aujourd’hui menacées et la décision d’arrêt de l’atelier cheville (23 salariés) serait imminente. Pierre Bellec - IAAI, ESC Brest 1.3 Ille-et-Vilaine • 20 millions d'euros pour les sites Ille-et-Vilaine de la Cooperl D’ici la fin 2008, la coopérative costarmoricaine spécialisée dans le porc annonce 10 millions d'euros pour une importante rénovation de son abattoir de porcs situé à Montfort-sur-Meu. A Iffendic, une commune voisine, Cooperl-Hunaudaye va créer une unité de congélation de viandes qui représente également 10 millions d’euros d’investissement. S'ajoutent plusieurs autres projets importants dont une unité de traitement des protéines et la reconstruction de la plate-forme du groupe située à la Tour-du-Pin. Au total se sont 30 millions d’euros que la coopérative va investir dans les 18 prochains mois. • Norac s’offre Panorient Panorient (7 millions d'euros de chiffre d'affaires, une quarantaine de salariés), basé en Seine et Marne, est spécialisé dans les pains exotiques de type pita ou suédois. Panorient rejoindra le pôle produits céréaliers (La Boulangère, Le Ster, Clément, Pain concept) du groupe rennais (450 millions d'euros de chiffre d'affaires), l'un des principaux leaders français du sandwich avec sa marque Daunat. N° 87 - OCTOBRE 2007 • LA REVUE DE L’OBSERVATOIRE DES IAA DE BRETAGNE • 29 • Axécia pour valoriser de l’ex-usine Entremont à St-Méen le Grand Pour valoriser les 14 ha et les bâtiments de l’ex usine Entremont de St-Méen le Grand, la communauté de communes du pays de St-Méen crée Axécia, une société d'économie mixte qui va regrouper plusieurs partenaires parmi lesquels des banques et la CCI de Rennes. Le projet : développer une agropole dans laquelle vont être investis 3,6 millions d'euros (1,6 million d'euros pour l'achat et 2 millions d'euros de travaux). Opérationnelle en septembre 2007, elle se mettra en chasse pour trouver les entreprises candidates à l’installation. • La Blanche Hermine rejoint Lactalis Les producteurs laitiers de la coopérative de collecte la Blanche Hermine (Ille-et-Vilaine) ont décidé de répondre favorablement à l’offre de reprise de Lactalis. Mise en place en janvier 2006, pour pallier la faillite de la laiterie fougeraise Nazart, la Blanche Hermine apporte au géant lavallois 16 salariés, l'ensemble des équipements de collecte et la production de 330 exploitations soit 83 millions de litres de lait. • Sulky Burel va faire construire une nouvelle usine Avec 37 millions d'euros de chiffres d’affaires en 2006-2007 (+ 25%) pour les sites de Châteaubourg et 41 millions d'euros pour l’ensemble du groupe, Sulky Burel surfe sur la forte poussée des marchés particulièrement de l'Europe de l'Est. A l’étroit dans son usine de Châteaubourg, le fabricant d'équipements agricoles envisage une autre implantation si possible dans la même commune de la périphérie rennaise. D’ici 2009, l’entreprise devrait disposer de nouvelles capacités de production pour se développer, notamment à l’export, de 35% actuellement à 50%. • Le Duff s’installe au Moyen Orient Pour l’Arabie Saoudite et Pays du Golfe, le groupe rennais à l’enseigne de la Brioche Dorée ne manque pas d’ambition ! Une usine de fabrication va être construite pour approvisionner les marchés locaux en viennoiserie et restauration rapide, hôtellerie de luxe et catering (coût 10 millions d’euros). L'un de ses premiers clients sera le groupe local Al Hokair, propriétaire d'hôtels, de galeries commerciales et qui va devenir master franchisé La Brioche Dorée moyennant un droit d'entrée de 800 000 euros. Cet entrepreneur va créer une cinquantaine de restaurants sur l'ensemble du territoire, ils seront approvisionnés en produits par l'usine. Le premier établissement est attendu pour la fin 2007 à Dubaï. Pour ce faire, un centre de cuisson sera installé à Dubaï dans un premier temps, en attendant la construction de l’usine de production. La future unité industrielle va aussi approvisionner la Syrie où 25 restaurants sont annoncés avec le groupe Antar. Monique Ruffel Service documentation, Chambre régionale d’Agriculture 30 • LA REVUE DE L’OBSERVATOIRE DES IAA DE BRETAGNE • N° 87 - OCTOBRE 2007 1.4 Morbihan • Torréfaction de Brocéliande progresse Joël Pessel et sa femme ont créé leur entreprise de torréfaction en 1981. Depuis, l'entreprise s'est étoffée et emploie maintenant 15 salariés qui produisent 600 tonnes de cafés par an. Chaque semaine sont ainsi traitées 21 tonnes de cafés verts repartis en 17 variétés différentes. L'entreprise confectionne ensuite 94 mélanges selon une méthode traditionnelle. Les produits sont vendus en grande distribution, à des grossistes et en distributeurs automatiques. Un tiers de la production est destiné au commerce équitable. Quatre variétés sont d'ailleurs estampillées Max Havelaar. Le chiffre d'affaires réalisé est de 3,6 millions d'euros. • Fusion : Cidreries de Colpo et Lizio deviennent Cidrerie des Terroirs La fusion des Cidreries de Colpo et Lizio est effective depuis le 5 juillet dernier. Cette fusion et la construction d'un bâtiment unique vont permettre à la nouvelle structure de développer les productions, accueillir des visiteurs tout en respectant les normes environnementales. Les marques et produits actuels seront conservés et fabriqués sur un nouveau site à Lizio. L'investissement est de l'ordre d'un million d'euros. • Moulin Guéguen a diversifié sa production Si l'origine de l'entreprise Moulin Guéguen remonte au XVIIe siècle, c'est en 1996 qu'Evelyne et Lionel Guerret ont repris l'entreprise familiale installée à Malestroit sur l'Ile NotreDame. Depuis, ils ont diversifié la production et fabriquent une cinquantaine de variétés destinées principalement aux boulangeries, crêperies, biscuiteries, salaisons mais aussi à l'alimentation animale. Le Moulin Guéguen accueille aussi les enfants dans un espace éducatif : "L'atelier du meunier" et les particuliers dans un espace de vente. • La Société Alimentaire de Guidel crée une extension Filiale du groupe Intermarché, la Société Alimentaire de Guidel fabrique des produits à base de viande de bœuf, des volailles panées mais aussi des poissons congelés commercialisés sous les marques Grillero et Odyssée. 13 000 tonnes sont actuellement produites par an sur 10 000 m2 de locaux. Pour développer sa gamme de produits frais comme les "cordons bleus de volaille", la SAG va construire un bâtiment de 1 035 m2 qui intégrera un procédé danois de réduction des nuisances olfactives. Cette extension nécessitera l'embauche d'une trentaine de nouveaux salariés qui viendront rejoindre les 150 employés actuels. • La Trinitaine s’installe à Paris La biscuiterie La Trinitaine, installée à Saint-Philibert sur 25 000 m2, ouvrira en octobre son premier magasin à Paris, FLASHS AGRO-ALIMENTAIRES près du Bon Marché. En complément de ses activités industrielles, la Trinitaine dispose d'un réseau constitué de 37 boutiques où sont vendues ses gammes de gâteaux et de biscuits ainsi que des produits régionaux comme des cidres ou du sel de Guérande. 37% de la production est écoulée par son réseau de magasins, la majeure partie par la grande distribution française et 15% à l'exportation. Le chiffre d'affaires annuel est de 26 millions d'euros. • Diana Ingredients cédé à Axa Private Equity Le groupe Diana Ingrédients vient d’être cédé par le fonds d’investissement Cognas à Axa Private Equity pour 710 millions d’euros. Le groupe Diana Ingrédients, spécialisé dans la fabrication d’arômes et de composants pour l’industrie agroalimentaire, emploie 1 050 personnes (dont 480 en Bretagne) et réalise un chiffre d’affaires de 280 millions d’euros dont 66% à l'export. • Cecab : Alain Morice nouveau président Alain Morice a été élu président du groupe agroalimentaire morbihannais Cecab. Il est également président du Comité économique national pour les légumes à destination industrielle (Cenaldi). Alain Morice succède à Jean-Pierre Kermoal. • Cecab entre au capital du groupe Duc La Cecab entre au capital du Groupe Duc (Chailley) à hauteur de 17% soit un investissement de 4,7 millions d'euros. Duc avait repris l'usine Volaven de la Cecab en 2006. Le groupe coopératif a réalisé 1,4 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2006. Sa restructuration a fait baisser son résultat net de 32 millions d'euros précédemment à 25 millions d'euros en 2006. Ses fonds propres sont par contre en augmentation : 290 millions d'euros en 2006 contre 280 millions d'euros en 2005. La Cecab est présente dans 4 métiers : la viande à hauteur de 32%, l'agrofourniture pour 17%, les œufs, 8% et enfin les légumes, 43%. Par ailleurs, le groupe continue son développement à l'Est, en ouvrant une usine d'appertisation de pois et de maïs doux située à Timachevsk, dans le Caucase russe. L'investissement est de 30 millions d'euros. • Unicopa se rapproche de Sodiaal Après la fusion de sa branche laitière avec Entremont qui a abouti à la création de "Entremont Alliance" en 2005, le groupe Unicopa poursuit sa stratégie d'alliances en se rapprochant de Sodiaal Industrie. Ils vont créer une société commune de production de 30 000 tonnes de laits infantiles et de produits diététiques. • Procanar devient actionnaire majoritaire de Palmiplume Depuis le 1er mars dernier, Procanar est devenu l'actionnaire majoritaire de Palmiplume. L’objectif de Procanar était de pérenniser l’activité de Palmiplume, alors en dépôt de bilan, et d'inclure le traitement des plumes de canards de l’ensemble des sites du groupe LDC. Avec 15 salariés, l’entreprise dégage un chiffre d’affaires de 3,5 millions d'euros. Procanar va investir un million d'euros dans des travaux de mises aux normes et d'amélioration de la productivité pour permettre de traiter encore plus de plumes. Annie Ebondzibatou-Laurent Chambre de Commerce et d’Industrie du Morbihan 2 Bretagne • Laïta restera une structure commerciale, du moins à cour terme Coopagri Bretagne, Even et Terrena sont les trois associés de cette SAS Laïta (siège social à Brest) spécialisée dans la commercialisation en France et à l'étranger des activités laitières des 3 partenaires. Des discussions sont en cours pour un éventuel rapprochement des outils industriels des associés dans Laïta. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui puisque Laïta n'a pas du tout autorité sur les usines de ses fournisseurs. La logique économique voudrait en effet que ce rapprochement puisse se faire, pour gagner en productivité notamment. Mais les 3 associés avancent très lentement. Car Even, par exemple, dans le cadre d'un tel mariage risquerait de perdre plus de la moitié de ses activités coopératives. Reste à déterminer si cette stratégie pourra se prolonger encore très longtemps. Les mariages dans le monde régional de la coopération n'en sont vraisemblablement qu'à leurs débuts. • Situation délicate pour Ovoteam Cette société regroupe Glon, majoritaire et Coopagri Bretagne, associé minoritaire, le marché tendu de l'oeuf ne lui a pas été favorable en 2006. Dans son rapport annuel présenté à la presse en début de semaine, le groupe Coopagri Bretagne est clair “les résultats 2006 d'Ovoteam sont décevants. L'objectif de création de valeur lié au regroupement des activités industrielles et commerciales des groupes Coopagri Bretagne et Glon n'a pu être réalisé”. Car le marché de l'oeuf s'est dégradé l'an passé, “résultat, Ovoteam a été déficitaire en 2006”, explique Jean-Bernard Solliec, le directeur général de Coopagri Bretagne. Ovoteam est née en 2005 d'une alliance entre Coopagri Bretagne et Glon pour valoriser les produits transformés à base d'oeufs. La société Ovoteam gère 4 outils industriels en France et deux sites en République Tchèque. D'après Coopagri Bretagne, la dégradation de la situation d'Ovoteam est surtout liée “à l'entreprise 3 Vallées (Ambrières, 53) dont les débouchés sont peu valorisants”. Jean-Bernard Solliec considère que des restructurations vont être nécessaires en France sur le marché de l'œuf où arrivent de nouveaux opérateurs comme le groupe LDC qui affiche d'importantes ambitions dans ce secteur. N° 87 - OCTOBRE 2007 • LA REVUE DE L’OBSERVATOIRE DES IAA DE BRETAGNE • 31 • Cecab, Agrial et Union Set créent en commun une même centrale d'achats en agrofourniture Nommée Acadis, cette nouvelle société représente un chiffre d'affaires global de 210 millions d'euros, ce qui en fait la centrale d'achats la plus importante du grand Ouest de la France. Nouveau regroupement dans l'agrofourniture avec le partenariat annoncé vendredi dernier entre Cecab, Agrial et Union Set. Les 3 coopératives créent une même société d'agrofournitures pour mutualiser les achats de fertilisants, de semences hybrides, de semences fourragères mais également de produits de protection des cultures. Cette société sera opérationnelle à partir du 15 juin prochain. Elle va couvrir 10 départements du grand Ouest. Les partenaires précisent “qu'ils sont ouverts à d'autres rapprochements au sein d'Acadis avec des organismes partageant les mêmes valeurs”. La nouvelle centrale vise à faire baisser les prix au profit de leurs adhérents agriculteurs car les négociations avec les fournisseurs seront nécessairement plus efficaces. • Consultation du Cochon de Bretagne Le Cochon de Bretagne annonce le lancement d'une consultation publique sur le goût de la viande de porc, du 1er août au 31 septembre 2007, sur le site internet http://www.lecochondebretagne.com/. Les réponses seront à formuler sur le site internet. Cette démarche se fonde sur un constat : le cochon est apprécié, tous les sondages le disent, mais la façon de le produire pose problème au consommateur. Devant cette observation, des éleveurs de porcs réunis au sein de 15 groupements de producteurs bretons, ont décidé de revaloriser eux-mêmes leur métier, et de s'engager à produire un porc qui présente un signe distinctif de qualité. Pour cela, ils se sont entourés de tous les intervenants que compte la filière porcine, depuis les fabricants d'aliments jusqu'à la distribution en passant par les abatteurs-salaisonniers. Ainsi est né “Le Cochon de Bretagne, bien né, bien élevé” qui consigne les engagements pris par des partenaires de la filière dans des cahiers des charges pour la production et le transport des animaux vers les abattoirs. Particularité de la démarche : jusqu'à présent, la promotion du porc ne s'était jamais décidée par des éleveurs eux-mêmes. Dans le cadre de la société Le Cochon de Bretagne, les éleveurs décident, pour faire apprécier leur métier, de produire et de promouvoir un porc de qualité. Dès lors, ce sont ces éleveurs qui définissent les actions de marketing, de promotion et de communication en faveur de la marque d'éleveurs : “Le Cochon de Bretagne, bien né, bien élevé”, et les financent eux-mêmes. L'objectif de la démarche : - Valoriser le métier d'éleveur par lui-même, en prouvant que “Le Cochon de Bretagne, bien né, bien élevé” mérite d'être apprécié par le consommateur et reconnu par une 32 • LA REVUE DE L’OBSERVATOIRE DES IAA DE BRETAGNE • N° 87 - OCTOBRE 2007 marque d'éleveur. Faciliter la relation avec le distributeur en s'appuyant sur le sérieux des éleveurs “Cochon de Bretagne” ; - Informer et rassurer le distributeur et le consommateur par la démarche des éleveurs ; - Donner confiance par des actions d'information sur les éléments de traçabilité propres au “Cochon de Bretagne, bien né, bien élevé”. Il convient de rappeler que la société “Le Cochon de Bretagne” réunit aujourd'hui en qualité d'actionnaires 12 groupements des producteurs de porcs de Bretagne et le marché du Porc Breton. 761 d'entre eux sont référencés “Cochon de Bretagne”, dont 198 ont obtenu une CCP (certification de conformité de produits). La production de porcs charcutiers est de 43 000 en moyenne par semaine, dont 15 000 porcs charcutiers CCP, désormais présentés à la cotation du Marché du Porc Breton depuis septembre 2005. Les porcs “Cochon de Bretagne” représentent 20% de la production de porcs en Bretagne. Depuis janvier 2006, “Le Cochon de Bretagne” n'est plus seulement une marque d'éleveurs présente sur le marché de la viande fraîche. Elle se trouve aussi sur des emballages de charcuteries, comme la charcuterie ardéchoise Debroas qui estampille du logo “Cochon de Bretagne” une saucisse sèche courbe, un saucisson sec et le Penbaz (une saucisse droite sèche). L'estampille “Cochon de Bretagne” se trouve aussi sur la gamme de saucisses élaborée par Les Charcuteries du Blavet à Kervignac (56). Ainsi, “Le Cochon de Bretagne” est présent dans 250 magasins E.Leclerc, 120 magasins Super U (Grand Ouest et Sud de la France), de même que dans 34 supermarchés Casino, 8 hypermarchés Géant, 8 hypermarchés Carrefour, 58 Champion, et dans des magasins Shopi. 3 France • Glon Sanders passe dans le giron de Sofiproteol Depuis fin juillet, Sofiproteol, fonds financier de producteurs de colza et tournesol, détient 60% du capital du groupe Glon Sanders, 35% restent la propriété de la famille Glon et 5% sont détenus par les cadres de l'entreprise. La présidence du conseil de surveillance est assurée par Philippe Tillous-Bordes (Sofiproteol) et celle du directoire de l'entreprise par Alain Glon. • Naissance de la Fédération label rouge (FLR) Le 13 juin 2007, le comité de liaison des organisations label rouge s’est transformé en une Fédération Label rouge (FLR) en réponse aux évolutions actuelles de la politique de qualité. Celle-ci a pour mission d’assurer la défense et la représentation de tous les labels rouge auprès des pouvoirs publics français et européens, de l’INAO et des orga- FLASHS AGRO-ALIMENTAIRES nisations professionnelles concernées. Elle se veut lieu d’échanges, de réflexion, de concertation et force de propositions sur la politique de qualité et d’origine. La Fédération déclare rassembler 95% des labels rouge et ses premiers sujets concernent les conséquences de la séparation des démarches IGP (Indications Géographiques Protégées) et Label rouge, le logo Label rouge en restauration, la communication. • Naissance d’un nouveau syndicat du Camembert Les difficultés rencontrées dans l’AOC Camembert de Normandie, suite à la volonté de la coopérative d’Isigny et de Lactalis (pour ses marques Lanquetot et Lepetit) de quitter l’AOC dans l’objectif de pouvoir soit thermiser (Lactalis), soit microfiltrer (Isigny) le lait, ont conduit à la dissolution du syndicat de défense. L’impasse a trouvé son issue dans la création d’un nouveau syndicat dont les statuts ont été déposés en préfecture début août. La réforme des signes officiels d’origine et de qualité impose le passage de l’ensemble des structures régissant les AOC, les IGP et les Labels, en Organismes de Défense et de Gestion (ODG). Le syndicat du Camembert de Normandie n’avait pas pu être reconnu par l’INAO et si la situation perdurait, c’était le sort de l’AOC elle-même qui était en jeu. Reste maintenant pour le nouveau syndicat à obtenir la reconnaissance en ODG et travailler à la rédaction du plan de contrôle et du choix de l’organisme indépendant qui contrôlera ce plan. • Orlait diversifie ses MDD Né il y a une quinzaine d’années de la fusion de deux coopératives laitières, Orlait devient un opérateur majeur dans les produits laitiers MDD et 1ers prix. Début 2006, il change de mains et se voit confier la commercialisation du lait de deux autres coopératives, Coralis et lorco. En septembre 2006, Sodiaal entre au capital d’Orlait à hauteur de 10% en s’engageant à en devenir majoritaire en 2009 à hauteur de 51% et lui transfère toute l’activité MDD et 1ers prix de Candia. Orlait est aujourd’hui à la tête de 1,2 milliard de litres de lait. Il est le premier distributeur de laits de consommation (GMS et Hard discount) et se diversifie en beurres, crèmes (fraîches et UHT) et autres produits. Si la société ne prévoit pas de nouveaux développements en lait, elle lance par contre des produits de diversification : avec Leader Price/Casino, un lait pour chatons de plus de 6 semaines et pour chats adultes (6 bouteilles de 20 cl)… Avec Auchan, Carrefour et Cora, elle lance une boisson au soja, Naturaé, en cinq parfums et en brique square TetraPak d’un litre… • Sodiaal et Entremont Alliance se rapprochent Sodiaal Industrie et Cofranlait (filiale d’Entremont Alliance) vont être rassemblés au sein d’une société commune qui commercialisera des laits infantiles en poudre, des produits diététiques et des ingrédients laitiers (PAI). Détenues à parts égales par les deux actionnaires, la nouvelle société attend la fin de la consultation des partenaires sociaux et le feu vert des autorités de la concurrence, pour une mise en place attendue à la fin de l’année. L’objectif est de constituer une entreprise de taille pérenne sur un marché dynamique des poudres infantiles dont la croissance est de 2,5% par an. La complémentarité des outils industriels (site Cofranlait de Doullens en Picardie, spécialisé dans la fabrication et le conditionnement des poudres, et site Sodiaal Industrie à Montauban dans le Tarn-et-Garonne, disposant d’un tour de séchage), des gammes de produits et des positions commerciales doit permettre de garantir un approvisionnement capable d’accompagner la progression des marchés du lait en poudre et des ingrédients, dont les prix flambent dans le contexte actuel de faible disponibilité des matières premières. • Bonduelle : ventes dopées en fin d'exercice Le groupe de légumes français Bonduelle a réalisé un chiffre d'affaires annuel 2006/2007 (clos au 30 juin 2007) de 1,252 milliard d'euros, en progression de 4,8% par rapport à l'exercice précédent. Cette croissance en phase avec les prévisions du groupe, a été particulièrement significative au quatrième trimestre, au cours duquel le chiffre d'affaires a progressé de 6,9%. Les légumes en conserve qui restent la première activité du groupe Bonduelle (48% du chiffre d’affaires) voient leur chiffre d'affaires augmenter de 6,4% sur l'ensemble de l'exercice avec une accélération au 4ème trimestre tant dans les pays de l'Union européenne, que dans ceux de l'Europe de l'Est. L'activité de légumes surgelés (23% du chiffre d’affaires de Bonduelle) qui stagnait depuis quelques années enregistre une hausse de 3,4% grâce notamment aux achats de la restauration hors domicile. L'activité de légumes frais élaborés, 2ème activité du groupe avec 29% du chiffre d’affaires, a enregistré une nouvelle augmentation de son chiffre d'affaires, malgré les conditions climatiques difficiles qui ont pénalisé la consommation de salade verte 4ème gamme en hiver, et celles des salades traiteur au printemps. • Bonduelle se déploie au Canada Déjà propriétaire de 23% du capital d'Aliments Carrière, Bonduelle vient de porter sa participation à 100% dans le leader canadien des légumes en conserve et surgelés. Ce rachat permet au groupe français de tisser un peu plu sa toile à l'international. Désormais ses ventes sont réalisées pour un tiers en France, pour un tiers dans la zone euro, et pour un tiers en dehors de cette zone. Aliments Carrière emploi 985 salariés et exploite 7 usines de transformation de légumes (4 au Québec, 3 en Ontario). Elle a produit au cours de son dernier exercice 170 000 tonnes de légumes en conserve et 140 000 tonnes de légumes surgelés. Le chiffre d'affaires réalisé au cours du dernier exercice s'élève à 232 millions d'euros, dont 27% aux Etats-Unis. N° 87 - OCTOBRE 2007 • LA REVUE DE L’OBSERVATOIRE DES IAA DE BRETAGNE • 33 • Lactalis s'étend en République Tchèque Le groupe de produits laitiers Lactalis a pris courant juillet une participation majoritaire dans le groupe tchèque Moravskoslezske Mlekarny, qui possède la coopérative Mlekarna Kunin (lait de consommation, crème et lait fermenté) et Mlekarna Klatovy (fromages). Si elle reçoit l'aval des autorités tchèques de la concurrence, cette opération doit permettre au groupe français de poursuivre son implantation dans un pays recelant d'intéressantes perspectives de développement. Lactalis va également renforcer la marque Président, déjà présente en République Tchèque. Il s'agit de la seconde opération menée récemment par Lactalis dans ce pays, après le rachat de Promil en 2006. • Les P'tits LU sous pavillon américain Le groupe Danone a annoncé en juillet qu'il allait céder sa branche biscuits à l'américain Kraft Foods pour 5,3 milliards d'euros. Avec l'achat des P'tits LU, Kraft renforce son coeur du métier. La marque LU sera le fer de lance du développement des biscuits du groupe dans les pays émergents comme la Chine. Kraft Foods s'est engagé à faire de LU France le siège européen de son activité biscuit, et pour au moins 3 ans, à ne pas annoncer de restructuration industrielle. Cette cession confirme la volonté du groupe Danone d'accélérer le développement des produits à forte connotation santé en concentrant son activité sur les boissons et eaux, et sur les produits frais. • Danone : leader européen du petit pot pour bébés Une semaine après avoir annoncé la vente des biscuits LU à Kraft Foods, Danone a annoncé mi-juillet son projet d'achat du spécialiste néerlandais de l'alimentation infantile Numico pour un montant de 12,3 milliards d'euros. Avec ce rachat, Danone, qui détient déjà Blédina, devient l'un des tous premiers acteurs mondiaux de l'alimentation infantile et de la nutrition médicale, deux segments d'activité en croissance à deux chiffres, dotés d'une très forte rentabilité, parfaitement en adéquation avec le virage santé du groupe. • Le groupe Carlier en grande difficulté La bagarre que se livrent les principaux groupes de l'oeuf depuis le printemps 2006, met à mal l'un d'entre eux, la société Carlier. Pour optimiser sa logistique et réduire ses coûts de conditionnement, le groupe qui a commercialisé plus 1 145 000 œufs en 2006, poursuit la restructuration de ses centres opérée depuis 2005. Après la fermeture des 34 • LA REVUE DE L’OBSERVATOIRE DES IAA DE BRETAGNE • N° 87 - OCTOBRE 2007 centres de Lamballe (22), de Burelles (02), de Kingersheim et de La Wantzenau en Alsace, il a choisi d'arrêter prochainement celui de Condorcet, le site historique des oeufs Mas d'Auge dans la Drôme. Il ne souhaiterait pas fermer celui de Châteaugiron (35) qui était menacé au printemps 2007. Resteraient en activité les centres de Gricourt (02) où se trouve son siège, de Bertaignemont (02), de Bapaume (62), de Guitté (22), de Montoldre et de Bessay dans l'Allier. • Les Mousquetaires achètent le distributeur portugais Marrachinho Le groupement de commerçants indépendants Les Mousquetaires renforce sa présence au Portugal avec l'acquisition de la chaîne de distribution Marrachinho. Avec ce rachat, Les Mousquetaires intensifient leur couverture du territoire en investissant le sud du Portugal. L'enseigne alimentaire Marrachinho (50 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2006) compte 17 points de vente, représentant une surface de vente total, de plus de 10 000 m2, qui passeront à court terme sous les enseignes Intermarché ou Ecomarché selon leur surface. D'ici à 2008, Les Mousquetaires ambitionnent d'atteindre le cap des 300 points de vente, toutes enseignes confondues (Intermarché, Ecomarché, Netto, Bricomarché, Vêti et Stationmarché) au Portugal contre 260 fin décembre 2006. • 68 millions d'euros pour la future usine Cargill à Montoir-de-Bretagne Le groupe également implanté à Brest, va créer une usine de de trituration de colza à Montoir-de-Bretagne en Loire-Atlantique. La pose de la première pierre de ce futur outil a été effectuée et l'investissement annoncé est de 68 millions d'euros. Chaque année, ce site qui sera opérationnel en 2008, pourra produire 250 000 tonnes d'huile utilisées pour le carburant vert. Il permettra également la fabrication de 350 000 tonnes de protéines végétales pour l'alimentation animale. 35 emplois directs vont être progressivement créés par Cargil pour animer ce site. Il s'inscrit dans la stratégie gouvernementale. Il souhaite en effet, que d'ici à 2010, 7% de la consommation énergétique française soit issue des biocarburants. L'usine de Montoir-de-Bretagne approvisionnera le grand Ouest de la France. • Intermarché reprend Dumortier Les Mousquetaires viennent de finaliser le rachat de la société familiale Dumortier de Tourcoing (Nord), spécialiste des huiles, mayonnaises et sauces. Le distributeur possède déjà une soixante d'unités de production en France, essentiellement dans l'alimentaire. FLASHS AGRO-ALIMENTAIRES • Naissance à Nantes de Scorefood Il s'agit d'un tout nouveau groupement d'achats pour les entreprises de l'agroalimentaire créé par Laurent Le Clec'h et Laurent Gallois-Montbrun. Les deux associés proposent aux entreprises de l'agroalimentaire de taille moyenne de passer par l'intermédiaire de Scorefood pour leurs achats. La mutualisation des approvisionnements permet ainsi de faire baisser les prix des fournitures. Or, les entreprises de l'agroalimentaire sont souvent isolées et n'obtiennent donc pas les mêmes conditions que les multinationales compte-tenu de leurs volumes. Des recrutements vont être effectués par les deux dirigeants de Scorefood pour étoffer leur équipe. La rémunération de cette entreprise sera fonction du niveau des achats effectués par l'adhérent. Actuellement, une dizaine de sociétés d'agroalimentaire suivent le concept. • Le Val Nantais investit dans une nouvelle usine La coopérative (Saint-Julien de Concelles, 44) de conditionnement et de vente de légumes présente un investissement de 15 millions d'euros pour une nouvelle usine opérationnelle en 2008. Cette coopérative emploie 200 salariés pour le conditionnement de légumes frais comme la mâche, sa principale activité, mais également les tomates (en accord avec Savéol à Plougastel) ainsi que d'autres légumes avec un nouveau concept de vente de radis frais préparés et sous vide. L'entreprise de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2006 et qui est très présente notamment sur les marchés allemands avec la mâche, investit dans un atelier de fabrication de légumes de 4ème gamme (transformation élaborée). Le projet porte sur un montant global de 15 millions d'euros, pour une nouvelle unité qui sera opérationnelle en 2008. • L’Anuga : de nouveaux opérateurs prêts pour les marchés de demain Tous les deux ans, en alternance avec le SIAL, l’Anuga le plus grand salon mondial de l’industrie alimentaire présente les produits de plus de 6 000 exposants à quelques 160 000 visiteurs originaires de 157 pays. Même si ce salon professionnel est le lieu privilégié de découverte des grandes tendances dans les secteurs de l’alimentation de demain, il est surtout l’occasion pour les différents acteurs de rencontrer leurs clients et leurs fournisseurs tout en se tenant au courant de l’évolution de l’offre mondiale et de la demande. Ce salon illustre l’abondance, la diversité des produits aux nouvelles couleurs et saveurs culinaires, qui traduisent des tendances fortes pour des produits faciles d’emploi, “marketés”, ethniques, répondant aux désirs des consommateurs à la recherche notamment de bien-être, de plaisir et de découvertes gustatives. Alors que dans les années 1995 l’accent était mis sur l’origine des produits, le terroir ou le territoire, aujourd’hui, l’accent est mis sur la technologie, les bienfaits et la praticité des aliments de demain. Le design et la marque se sont dans bien des cas imposés face à l’origine des produits. Le salon se tiendra du 13 au 17 octobre prochain. BULLETIN D’ABONNEMENT (octobre 2007) Je m’abonne à La Revue de l’Observatoire des IAA pour 1 an (4 numéros + suppléments spéciaux) et joins un chèque d’un montant de 99 € TTC à l’ordre de : l’agent comptable de la Chambre régionale d’Agriculture de Bretagne (Une facture acquittée me sera adressée à réception du réglement). La société ou l’organisme : .................................................................. Nom de la personne destinataire : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .