pdf , 1987 Ko - IRD au Bénin
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L’IRD au BENIN RAPPORT GHANA D’ACTIVITÉ NIGERIA 2013 TOGO 1- Environnement et ressources UMR 012 + 050 : AMMA UMR 012 LTHE UMR 050 HSM UMR 065 LEGOS 2- Santé UMR 216 + 224 : LMI - CLIP UMR 216 Mère et enfant face aux infections tropicales UMR 224 MIVEGEC 3- Sociétés S O M M A I R E Pages 04-05 L’IRD au Bénin UMR 151 LPED La recherche Pages 06-25 Pages 26-41 L’appui au Sud 1- Programmes du Fonds de solidarité prioritaire et autres 211- GEOFORAFRI 212- PARRAF 213- SEPDD 2- Formation Thèses Masters BEST 3- JEAI 4- PEERS 5- Soutien institutionnel 6- Valorisation 7- Communication Information scientifique, événements et colloques 1- Les ressources humaines 2- Les ressources budgétaires Les ressources Pages 52-55 Pages 46-47 La qualité L’IRD au Ghana Pages 48-51 Pages 42-45 Q L’IRD au Nigéria L’IRD au Togo Pages 56-59 4 5 L’IRD EN 2013 L’IRD EN 2013 PRÉSENTATION GÉNÉRALE 5 PRÉSENTATION GÉNÉRALE L’IRD au Bénin C réé en 1944, l’Institut de Recherche pour le Développement est un établissement public français à caractère scientifique et technologique. Présent dans la zone intertropicale, en Afrique, en Asie, dans l’océan Indien, en Amérique latine, dans le Pacifique et en Méditerranée, il conduit des recherches en partenariat dont l’objectif est de contribuer au développement des pays du Sud. Ses chercheurs se consacrent à six priorités scientifiques : • politiques publiques de lutte contre la pauvreté; • migrations internationales; • maladies émergentes infectieuses; • changement climatique et aléas naturels; • ressources en eau et accès à l’eau; • écosystèmes et ressources naturelles. L’Institut remplit également des missions d’innovation, de valorisation, d’expertise et de formation. A travers l’Agence Inter-établissement de Recherche pour le Développement (AIRD), l’IRD a pour mission de mobiliser les universités et les grands organismes de recherche français et européens sur les questions de recherche liées au développement. Les chercheurs de l’IRD poursuivent une collaboration avec le Bénin depuis 1962. A partir de 1995, la présence de l’IRD se renforce progressivement, pour aboutir à la signature, le 17 septembre 2003, d’un premier Accord de Siège avec le Gouvernement de la République du Bénin, conclu pour une période de six ans. Cet accord fixait les modalités permettant à IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 l’Institut de s’installer au Bénin, d’y nommer un représentant permanent et d’y conduire des activités de recherche, de formation, d’information scientifique et d’expertise. Au vu des résultats positifs de ces six années de coopération essor de la production scientifique, copublications de chercheurs IRD et Béninois, création de masters en cotutelle internationale, coencadrement de thèses de doctorat - les deux parties ont décidé de renouveler leur coopération pour une période de six ans. Enseignes IRD et CIRAD Ainsi, le nouvel Accord de Siège a été signé à Cotonou, le 17 juillet 2009 par le Président de l’IRD et le Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur. La représentation de l’IRD au Bénin se situe à Cotonou. Depuis 2009, elle abrite le bureau du correspondant local du CIRAD. Les chercheurs de l’Institut sont accueillis chez leurs partenaires béninois, avec lesquels ils conduisent des programmes de recherche conjoints, dans plusieurs domaines : • maladies à vecteurs • variabilité climatique • ressources végétales • populations En septembre 2013, l’effectif total au Bénin est constitué de la façon suivante : 19 expatriés, 1 interne, 5 Volontaires Internationaux, 30 doctorants, 10 CDI et un nombre variable de 30 à 50 CDD selon la saison. IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 6 7 LA RECHERCHE LA RECHERCHE 8 Environnement et ressources 14 Santé 24 Sociétés La recherche IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 8 9 LA RECHERCHE LA RECHERCHE EQUIPE 1- ENVIRONNEMENT ET RESSOURCES L ’IRD intervient au Bénin dans le domaine de l’eau et l’environnement au travers des actions de ses Unités Mixtes de Recherche «LTHE» et «HSM». Ces dernières s’intéressent aux problèmes liés à l’eau (hydrologie continentale), à son accès pour les populations et à l’environnement et ce, depuis de nombreuses années. Elles mettent en place, avec leurs partenaires béninois, une collaboration scientifique et technique avec la Direction Générale de l’Eau (DG-Eau) pour les activités de l’Observatoire hydrologique de la haute vallée de l’Ouémé («AMMA-Catch») et avec le Laboratoire d’Hydrologie Appliquée (LHA) pour les aspects ressources en eau souterraine et pollutions. Les équipes de l’IRD mènent des opérations de recherche résolument appliquées aux préoccupations liées à l’accès à l’eau pour les populations. L’IRD et ses partenaires béninois mettent ainsi en œuvre des techniques très récentes d’observation du cycle de l’eau et de recherche d’eau souterraine. L’IRD conduit par exemple avec l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) un programme scientifique « EuropAid » financé par l’Union Européenne et l’Union Africaine, le projet « GRIBA », dont le but est de mieux connaitre les ressources en eau souterraine dans des zones centrales et nord du Bénin, où l’accès à l’eau potable passe par la réalisation de forages toujours difficiles à implanter. Les deux unités soutiennent la recherche béninoise dans le domaine de l’eau avec i) une Jeune Equipe Associée (LTHE) et ii) un Laboratoire Mixte International Picass’Eau (HSM et LTHE), projets permettant le développement d’actions de recherche et de renforcement des capacités, à la fois auprès de la Direction Générale de l’Eau mais aussi du LHA et le LHME de l’UAC. Expatriés au Bénin : Jean-Michel Vouillamoz, hydro-géophysicien, (CR, coordinateur du projet GRIBA), Marc Descloitres, géophysicien (IR, Co-responsable scientifique IRD à la DG-Eau et correspondant scientifique du projet JEAI Aqui-Bénin), Marie Boucher, hydrogéophysicienne (CR, responsable scientifique du LMI Picass’eau au Bénin), Stéphane Boubkraoui, ingénieur hydrologue (AI, Responsable des activités d’observation et de traitement d’AMMA Catch), Volontaire Internationaux : Adriano Pisano, Aurélien Campoy Personnel Local Permanent : Simon Afouda (chauffeur et aide hydrologue), Théo Ouani-Yossidé (chauffeur et aide hydrologue), Maxime Wubda (coordinateur des activités hydrologique) Partenaires au Bénin : •DG-Eau : Arnaud Zannou, docteur ingénieur hydrologue (responsable scientifique principal de la convention IRD-DG-Eau), Aurélien Tossa, ingénieur hydrologue (responsable des activités d’AMMA Catch), L Dovonon, hydrochimiste, Chef de service de l’Information sur l’Eau (responsable des activités JEAI), T Allomasso, hydrologue (responsable des activités LMI), M Dossou, ingénieur hydrologue (co-responsable des activités d’AMMA Catch), P. Adjomayi, ingénieur hydrogéologue, (responsable des activités du programme « GRIBA ») •UAC : Nicaise Yalo, géophysicien (responsable de la JEAI Aqui Bénin), M Boukari, hydrogéologue, Directeur du LHA (responsable de la convention IRD-LHA), Euloge Agbossou, hydrologue-agronome, Directeur du LHME. Deux conventions partenariales sont en cours : a)Une convention de coopération scientifique renouvelée le 02 août 2013 pour une durée de 3 ans entre l’IRD et la DG-Eau, permettant une coordination scientifique de l’observatoire AMMA Catch et d’affecter des personnels IRD au sein de l’équipe scientifique de la Direction Générale de l’Eau (DG-Eau), dans un bâtiment construit pour partie par l’IRD lors du programme d’étude sur la Mousson Africaine. b)Une convention de recherche et d’enseignement entre l’IRD (LTHE) et l’UAC (FAST), signée le 27 juin 2011 pour une durée de 4 ans. IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 PROGRAMMES Le projet GRIBA (projet européen) (http://projet-griba.com/) Coordination générale : JM Vouillamoz, IRD Des dizaines de milliers de puits et forages ont été construits dans le cadre de multiples projets pour alimenter en eau potable les populations africaines. Cependant, près de 40% de la superficie du continent est composée d’une grande diversité de roches anciennes et compactes (appelées les roches de socle) dans lesquelles de nombreux forages ne produisent pas assez d’eau de façon pérenne pour répondre aux besoins des populations. Au Bénin, de nombreux forages réalisés dans les roches de socle sont ainsi inexploitables (40% des débits sont inférieurs à 700 litres/heure) ou produisent des débits trop faibles pour alimenter les petites communautés urbaines (70% des forages produisent moins de 2 m3/h sur de courtes périodes, statistiques établies sur une population de 3172 forages, base de données de la DG-Eau). Le projet GRIBA (Groundwater Resources In basement rocks of Africa, http://projet-griba.com/) a été mis en place dans 3 pays africains qui partagent les difficultés liées à l’exploitation des aquifères de socle, mais qui sont situés sous des conditions de forçages naturels et anthropiques différentes: le Bénin, le Burkina Faso et l’Ouganda. Le projet GRIBA est notamment novateur par la méthodologie employée pour améliorer la connaissance des ressources en eau souterraine. GRIBA est financé pour une durée de 3 ans (2012-2015) et vise notamment à: (2) elaborer des scénarios de gestion des ressources par la modélisation hydrogéologique construite à l’échelle des utilisateurs (le pompage) ; (3) soutenir la mise en place d’un réseau de chercheurs africains concernés par les aquifères de socle. Les principales activités au Bénin En 2013, plus de 200 jours de travail sur le terrain ont été réalisés par l’équipe du projet (ce qui représente un total de 386 homme/jour de terrain). Six sites expérimentaux ont été mis en place dans les grandes unités géologiques de socle du pays. Sur chacun de ces sites, des forages, des essais hydrauliques et des mesures géophysiques ont été réalisés afin de quantifier les volumes d’eau souterraine stockée et la productivité des aquifères. Des fonctions de conversion ont été établies pour quantifier ces propriétés hydrogéologiques à partir de mesures géophysiques RMP. Ces fonctions ont ensuite été utilisées sur 39 sites répartis dans la zone d’étude du projet (sites d’investigation) pour quantifier les réserves en eau souterraine et la productivité des aquifères sur une échelle régionale. Le projet travaille maintenant à la quantification de la recharge des aquifères. Enfin, les propriétés hydrogéologiques ainsi obtenues seront utilisées pour simuler les comportements des aquifères des grandes unités géologiques en fonction de différents scenarios de pompage (changement de la pression anthropique) et de recharge (changement de la pluviométrie et du travail du sol). En développant une approche novatrice et reproductible, le projet GRIBA permet pour la première fois de quantifier les stocks d’eau souterraine mobilisables pour les besoins humains dans les grandes unités géologiques de socle du Bénin. Carte géologique et localisation des 6 sites expérimentaux (étoiles) et des 39 sites d’investigation (points) au Bénin. Non publié GRIBA 2014. (1) quantifier les propriétés des aquifères de socle grâce au développement d’une nouvelle approche qui s’appuie sur des outils complémentaires, dont la méthode géophysique de Résonance Magnétique Protonique (RMP) ; IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 10 11 LA RECHERCHE LA RECHERCHE L’Observatoire « AMMA-CATCH » (http://www.amma-catch.org/) Le Laboratoire Mixte International (LMI) Picass’Eau Coordination locale : M Descloitres, S Boubkraoui, IRD http://www.ird.fr/la-recherche/laboratoires-mixtes-internationaux-lmi/lmi-picass-eau-predire-l-impact-du-climatet-des-usages-sur-les-ressources-en-eau-en-afrique-subsaharienne L’Observatoire AMMA-Catch est un observatoire scientifique destiné à mesurer sur le long terme, l’ensemble des composantes du cycle de l’eau dans le nord du Bénin (Haute vallée de l’Ouémé). Les mesures collectées depuis plus de 10 ans servent à mieux comprendre ce cycle, à le modéliser et à capitaliser des données extrêmement importantes sur le climat et le cycle de l’eau, données utiles pour l’étude du changement climatique et les évènements extrêmes comme les inondations. La Direction Générale de l’Eau et l’IRD s’associent chaque mois lors de tournées de collecte de données, et coordonnent leur traitement. Plusieurs sites expérimentaux ont servi de « laboratoires » pour observer le cycle de l’eau sur une région entière (bassin de la Donga à l’Ouémé supérieur). L’ensemble de ces observations est rassemblé dans une base de données multi-échelles et multidisciplinaires (http://www.amma-catch.org/). Plusieurs thèses béninoises ou internationales ont d’ores et déjà été réalisées sur les données de cet observatoire. La base de données est accessible à tous les scientifiques béninois ou étrangers et est mise à jour régulièrement avec des données de haute qualité (http://www.ammacatch.org/index.php?page=database). Coordination pour la zone soudanienne : L Séguis, HSM ([email protected]), Coordination locale : M Boucher, IRD Collecte des données de pluviométrie Des observations gravimétriques de haute précision : quand la pesanteur permet de mieux connaitre le cycle de l’eau ! Coordination locale : M Descloitres, M Boucher, A Campoy Gravimètre installé à Nalohou près de Djougou IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 La gravimétrie, longtemps cantonnée à l’étude des structures profondes de la terre, est depuis quelques années un nouvel outil pour scruter les variations de stocks d’eau dans le sol. A côté des satellites gravimétriques dédiés au suivi régional des stocks d’eau, il est développé des gravimètres de terrain pour des suivis locaux. Dans le cadre du programme GHYRAF (2008-2011), un gravimètre supraconducteur a été installé en juillet 2010 dans le village de Nalohou à proximité de Djougou. Bien que soumis à des conditions difficiles (fourniture électrique variable, chaleur), l’appareil donne pleinement satisfaction depuis 4 ans et les données sont télétransmises chaque jour en temps réel (http://cdg.ustrasbg.fr/PortailEOST/Gravi/v1/ ). En Afrique, le Bénin est le second pays à accueillir un tel appareil, après l’Afrique du Sud. Les mesures en continu, associées à une très grande précision, permettent l’étude des tendances long terme des stocks souterrains tout comme la redistribution de l’eau après une pluie. Graphe montrant le changement du stock d’eau dans le sol pendant 4 jours, et mesuré par l’appareil Conçus pour accompagner les activités de l’IRD et de ses partenaires, les LMI visent à favoriser le partage et la complémentarité d’un potentiel scientifique autour d’une thématique scientifique pouvant se décliner au niveau local ou régional. et techniques afin d’aboutir à une meilleure prédiction de l’évolution des ressources en eau en Afrique Subsaharienne. riser le montage de projets autour du rôle hydrologique des ligneux (forêt et parc agroforestier), des interactions nappes –rivières et de la dynamique de défrichement. Au Bénin, sur le site de l’observatoire AMMA-Catch, le LMI a notamment pour objectifs à court terme de favo- En outre, le bassin supérieur de l’Ouémé est le lieu d’une école de terrain annuelle permettant de réunir pendant deux semaines une équipe pédagogique mixte Nord-Sud ainsi qu’un groupe d’étudiants (master) autour de la problématique des ressources en eau en zone soudanienne de socle. La première édition soutenue par l’Université d’Abomey Calavi et l’Université de Montpellier 2 s’est tenue du 14 au 21 juillet 2013. L’école a constitué une offre de formation conjointe au master d’Hydrologie Appliquée de la FAST, au master «Génie rural, eau, pêche et aquaculture» de la FSA et au master «Eau» de l’Université de Montpellier 2. (pour en savoir plus : http://www.benin.ird.fr/toute-l-actualite/l-actualite/ hydrus-une-ecole-de-terrain-sur-l-hydrologie-deszones-soudaniennes-de-socle-cas-d-etude-la-hautevallee-de-l-oueme-benin) Le LMI Picass’Eau (Prédire l’Impact du Climat et des usAges sur les reSSources en Eau en Afrique sUbsahareinne) a démarré ses activités en août 2012 pour une durée de 5 ans. Le LMI associe des laboratoires du Nord et du Sud dans le domaine des Ressources en Eau. Au Bénin outre le LTHE et HSM comme laboratoires du Nord, les laboratoires universitaires associés sont le Laboratoire d’Hydrologie Appliqué, le Laboratoire d’Hydraulique et Maîtrise de l’Eau, le Laboratoire de Biogéographie et d’Expertise Environnementale, tous les trois de l’UAC et la Direction Générale de l’Eau en tant que service opérationnel. Les actions de recherche portées par le LMI ont pour ambition de lever des «verrous» scientifiques Vers un modèle couplé Eau de Surface – Eau souterraine Coordination locale : M Boucher, IRD Un projet visant à étudier les processus de recharge et d’évapotranspiration à l’échelle du bassin de l’Ara (bassin de 14 km² sur le site de la haute-vallée de l’Ouémé du SO AMMA-Catch) a été initié en 2012 avec une approche novatrice de modélisation hydrologique distribuée s’appuyant sur des données issues de méthodes hydrologiques et géophysiques. En 2013, dans le cadre de ce projet qui a bénéficié de financement LABEX OSUG@2020 et INSU-EC2CO, des données complémentaires à celle de l’Observatoire AMMA-Catch ont été acquises : 1) mesures d’évapotranspiration dans un bas-fond grâce à une nouvelle station de flux ; 2) suivi du niveau de la nappe dans 10 nouveaux forages ; 3) calibration des mesures géophysiques déjà acquises. Tous les éléments sont maintenant réunis pour la construction et la validation d’un modèle couplé eau de surface – eau souterraine du bassin de l’Ara. Cette modélisation constituera un outil de référence pour étudier le renouvellement des ressources en eau souterraine en contexte de socle soudanien. Installation d’une station d’un piézomètre (mars 2013) IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 12 13 LA RECHERCHE UMR 065 LABORATOIRE D’ETUDES EN GÉOPHYSIQUE ET OCÉANOGRAPHIE SPATIALES (LEGOS) LA RECHERCHE océaniques réparties dans l’Atlantique Tropical qui permet de décrire et de comprendre l’évolution de la structure thermique superficielle, les transferts entre l’océan et l’atmosphère de chaleur et eau douce, les variations spatiales et temporelles de quantité en mouvement. Les observations océaniques (température et salinité entre la surface et 500 m de profondeur), et les observations météorologiques à la surface de l’océan (vent, humidité relative, température de l’air, pluviométrie, radiation incidente onde courte), sont transmises quotidiennement par satellite via ARGOS et sont disponibles en temps réel sur Internet. Les chercheurs de l’UMR 065 LEGOS travaillent en partenariat avec l’Institut de Recherches Halieutiques et Océanologiques du Bénin (IRHOB), dans le cadre d’une convention avec l’Institut Béninois de Recherche Scientifique et Technique (IBRST) et avec la Chaire Internationale de Physique Mathématiques et Applications (CIPMA)–chaire UNESCO de l’Université d’Abomey–Calavi, dans le cadre d’une convention Chaire TOTAL. Ce partenariat constitue une base pour la mise en œuvre dans le Golfe de Guinée du programme PIRATA (Prediction & Research Moored Array in the Tropical Atlantic). PIRATA est un programme d’océanographie opérationnelle mis en place en 1997 sous l’égide du programme international CLIVAR (Climate variability and predictability) et réalisé dans le cadre d’une coopération multinationale entre la France (IRD et Météo-France, avec soutiens l’Observatoire Midi-Pyrénées et du CNRS/ INSU), le Brésil et les USA. En France, PIRATA a été labellisé ORE (Observatoire de Recherche pour l’Environnement) en 2003 et est désormais Mise en place des témoins dans la zone de jet de rive pour mesures vidéo labellisé SO (Service d’Observations) depuis 2010, composante depuis 2011 du SOERE (Systèmes d’Observation et d’Expérimentation, sur le Ce programme nécessite des campagnes annuelles long terme, pour la Recherche en Environnement) CTDO2 pour remplacer les bouées, et l’IRD est responsable du (CORIOLIS Temps Différé Observations Océaniques). maintien des 5 bouées situées dans l’Est de l’Atlantique Tropical et le Golfe de Guinée. L’IRD est également PIRATA est un programme dédié à l’étude des responsable de 2 mouillages courantométriques situés le interactions océan-atmosphère dans l’Atlantique Tropical long de l’équateur et d’une station météorologique et d’un et de leur rôle dans la variabilité climatique régionale à marégraphe installés à Sao Tomé, qui font partie intégrante des échelles saisonnières, interannuelles, ou plus longues. du programme PIRATA depuis 2009. De 2005 à 2011, toutes Ce programme maintient un réseau de 17 bouées météo- IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 les campagnes océanographiques PIRATA de l’IRD (dont certaines étaient associées aux campagnes EGEE de 2005 à 2007) ont été organisées à partir du port de Cotonou. A cause des problèmes de piraterie observés au large des côtes, et pour des raisons de sécurité, ces campagnes PIRATA ne peuvent plus être organisées à partir du Bénin depuis 2012 et sont, sans doute provisoirement, organisées à partir d’Abidjan (Côte d’Ivoire). La campagne 2013, PIRATA-FR23 (23ème campagne du nom), a été effectuée avec le navire océanographique Le Suroit de l’Ifremer, du 19 mai au 20 juin, entre Dakar et Abidjan. Cette campagne 2013 a notamment permis de documenter la mise en place, en mai-juin, du refroidissement équatorial et de la «langue d’eau froide» dans le Golfe de Guinée (lien avec le déclenchement de la mousson africaine). Cette campagne a permis le déploiement d’une bouée ATLAS supplémentaire à 6°S-8°E -extension Sud-Est-, déjà déployée pendant un an de 2006 à 2007 et non maintenue faute de financement, et devenue essentielle pour les études climatiques dans le Sud-Est du Golfe de Guinée dans le cadre du nouveau projet européen PREFACE (Enhancing PREdiction oF Tropical Atlantic ClimatE and its impacts – 2014-2017) dans lequel le LEGOS et ses partenaires béninois et ivoiriens sont impliqués. Elle contribuera également à d’autres objectifs scientifiques de PIRATA en réalisant des sections supplémentaires (à celle située le long de 10°W, effectuée tous les ans) dans la partie Est du Golfe de Guinée, le long de 0°E, de 6°S, au large du Congo et à l’Est de São Tomé pour l’étude de la terminaison et des recirculations du Sous-Courant Equatorial, et de sa recirculation partielle au Sud-Est dans le Sous-Courant du Gabon-Congo. Dans le cadre des activités océanographiques au Bénin, l’IRD et ses partenaires de la CIPMA-Chaire Unesco et de l’IRHOB s’impliquent de plus en plus dans des études de l’hydrodynamique littorale dans le cadre des recherches sur l’érosion côtière le long du littoral africain. L’année 2013 a été marquée par la réalisation d’une campagne sur la réponse du littoral béninois au forçage océanique multi-échelle. Cette campagne internationale impliquant des équipes béninoises, ghanéennes et françaises s’est déroulée avec l’appui des Forces navales Béninoises sur le site de Grand-Popo (17-28 février 2013). Ce site s’étend sur une barrière de sable et est représentatif des plages réflectives naturelles du Golfe du Bénin. Il est ouvert aux houles énergétiques lointaines dans un environnement microtidal avec une dérive littorale de sédiment vers l’est. L’expérience Grand-Popo 2013 a été planifiée pour mesurer les changements de la plage à de courtes échelles de temps et tester la faisabilité d’un système de vidéo peu couteux permettant l’observation à long terme des modifications de l’hydrodynamique (hauteur et période de vagues, élévation de la surface) et de la morphodynamique (trait de côte, bathymétrie) jusque là inaccessibles de manière continue. Les premières observations de ce système semblent indiquer une forte variabilité saisonnière de l’avancée et du recul du trait de côte, mais il est bien sûr trop tôt pour tirer des conclusions. Une expérience du même type sera organisée en mars 2014 sur le même site mais avec une plus grande diversité et densité d’observations qui va permettre d’acquérir un jeu de données unique à ce jour sur le littoral ouest-africain. Dans le domaine de l’océan du large et des relations entre l’océan et le climat, les travaux de thèse de C Y Da-Allada ont permis de comprendre les mécanismes du cycle saisonnier de la salinité des couches superficielles de l’océan qui sont soumises aux effets des précipitations et de l’évaporation, des apports fluviaux et de la dynamique purement océanique. L’analyse complémentaire des observations in situ disponibles et la modélisation numérique ont permis également de détecter et de comprendre les causes d’une salinisation dans les années récentes dans la partie est du Golfe de Guinée. EQUIPE IROHB/IBRST : Zacharie Sohou (Directeur IRHOB), Christian Adjé, Georges Degbé, CIPMA/UAC, Cotonou: Norbert Hounkonnou, Ezinvi Baloïtcha, François Guedjé, Andanhoumé Villevo Expatriés au Bénin : Yves Du Penhoat (DR1), Rémy Chuchla (IE1) Volontaire international : Matthieu Dorel (Septembre 2012 – aout 2014) Accueil en mission de longue durée (MLD) : Jean-Pierre Lefebvre, IRD, LEGOS. (Courte durée, 15 jours en février-mars), Rafaël Almar, IRD, LEGOS. (Courte durée, 15 jours en février-mars), Nadia Senechal, MC, EPOC, Université de Bordeaux (courte durée 12j Février), Bruno Castelle, CR CNRS, EPOC, Université de Bordeaux (courte durée 12j Février), Gaël Alory, Physicien Adjoint CNAP OMP/ LEGOS (mission longue durée Juin-Aout et mission courte durée novembre 3 semaines), Thierry Delcroix, DR IRD, DA-U LEGOS - Yves Morel, DR CNRS, DU LEGOS, Yves Gouriou, DR IRD, DU IMAGO, Brest, Fabien Durand, CR IRD, LEGOS, Toulouse Partenaires : Université, Ghana at Legon : Kwasi Appeaning Addo, UNILAG, Lagos, Nigéria : Clement Edokpayi, NIOMR, Lagos LAPA, Université Félix Houphouet Boigny, Abidjan: Yves Kouadio, Elisee Toualy Convention IRHOB : Entre l’IRD (UMR 065) et le IBRST signée le 2 avril 2012 pour une durée de 3 ans. - Convention Chaire TOTAL - Convention UNILAG Retour après mesures bathymétriques au sondeur et récupération du mouillage IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 14 15 LA RECHERCHE LA RECHERCHE PROGRAMMES 2- SANTÉ U ne réflexion s’est engagée en 2011 pour l’élaboration d’un Programme Pilote Régional (PPR), intitulé « Santé de l’Enfant en Afrique de l’Ouest (SEAO) ». Coordonnés par Philippe Deloron, IRD UMR 216, le pré-projet puis le livre blanc ont été déposés en janvier 2013. L’objectif du PPR est de permettre un bilan de la situation de la santé de l’enfant en Afrique de l’Ouest, l’évaluation des moyens de lutte actuellement mis en place et l’élaboration de nouvelles stratégies de lutte et de prévention. Les travaux de montage du PPR rassemblent 13 équipes au Nord et 30 équipes au Sud. Parmi les équipes Sud, le Bénin est très présent, notamment autour du LMI Laboratoire de lutte intégrée contre le paludisme, de l’UMR 216 Mère et enfant face aux infections tropicales et de l’UMR 224 MIVEGEC. LMI Laboratoire de Lutte Intégrée contre le Paludisme (LLIP) Créé en mai 2011, le Laboratoire de Lutte Intégrée contre le Paludisme (LLIP) développe et finance des projets de recherches transversaux réunissant plusieurs partenaires. Partenaires Sud : Faculté des Sciences de la Santé (FSS) de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), Institut des Sciences Biomédicales Appliquées (ISBA) et Centre de Recherches Entomologiques de Cotonou (CREC) Equipes IRD : UMR 216 et UMR 224 Co-directeurs : Achille Massougbodji (UAC/FSS) et Jean-Philippe Chippaux (UMR 216). IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 Le paludisme reste une priorité de santé publique au Bénin où près de la moitié des consultations et le tiers des hospitalisations d’enfants de moins de 5 ans sont attribués à cette infection. La stratégie de lutte associe la lutte anti-vectorielle, par utilisation de moustiquaires imprégnées, la chimio-prophylaxie, notamment chez les femmes enceintes, le diagnostic précoce des accès simples ou compliqués et le traitement des cas. Depuis quelques années, la résistance des vecteurs aux insecticides et des parasites aux anti-malariques, réduit l’efficacité des mesures de lutte et compromet les programmes de contrôle du paludisme. Le LLIP renforce la collaboration existant entre les partenaires des équipes IRD (UMR 216, Mère et enfant face aux infections tropicales et UMR 224, maladies infectieuses et vecteurs : écologie, génétique, évolution et contrôle) pour améliorer leur intégration au dispositif de contrôle du paludisme coordonné par le Centre de Lutte Intégrée contre le Paludisme (CLIP) et mis en œuvre par le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP). L’objectif principal du LLIP est de contribuer à la définition d’une stratégie de lutte intégrée contre le paludisme applicable dans les conditions locales, d’en valider les méthodes et d’en évaluer l’efficacité et l’acceptabilité sur le terrain. Outre une contribution significative aux programmes de recherche de ses différents partenaires, le LLIP coordonne et finance sur ses fonds propres 5 programmes pluridisciplinaires transversaux depuis 2011 : Influence de la résistance aux insecticides pyréthrinoïdes chez Anopheles gambiae sur la prévalence et la densité des infections à Plasmodium spp au Bénin Ce programme vise à mesurer la prévalence et l’intensité de l’infection palustre chez son principal vecteur dans le sud du Bénin par la biologie moléculaire (PCR quantitative) qui permet d’identifier et quantifier les différentes espèces responsables du paludisme chez le moustique. Après validation de la technique de PCR, l’impact de la résistance aux insecticides sur les moustiques infectés a permis, dans le cadre du programme TOLIMMUNPAL, de déterminer, notamment, la corrélation entre la résistance Moustiquaire imprégnée d’insecticide utilisée pour la des moustiques aux insecticides et lutte contre les ravageurs en maraîchage, Tori-Bossito l’infection au paludisme chez les sujets habitant la même zone. Les premiers résultats montrent que le mécanisme de résistance aux pyréthrinoïdes, l’un des principaux insecticides utilisés dans la lutte contre le paludisme, a un impact réel sur la compétence vectorielle vis-à-vis de P. falciparum en augmentant la probabilité d’infection tout en réduisant son intensité. EPIDERME « Immunomodulation par la salive d’Anopheles gambiae des cellules de l’épiderme: implication pour les premières phases de l’infection à P. falciparum » a pour objectif de déterminer si la salive du moustique vecteur du paludisme peut intervenir dans l’établissement de l’infection à P. falciparum dans la peau de l’homme. L’activation par la salive d’Anopheles gambiae seule ou en association avec le parasite sera mesurée sur deux types de cellules cutanées : les kératinocytes, cellules constitutives de la couche superficielle de la peau et les cellules dendritiques, cellules présentatrices d’antigènes assurant le déclanchement de la réponse immunitaire. Ecologie larvaire dans la zone de Sékou-Allada Evaluation des réponses anticorps anti-peptide salivaire comme biomarqueur individuel d’exposition aux piqures des vecteurs du paludisme chez deux populations à risque : jeunes enfants et femmes enceintes Ce programme a pour objectif de proposer un indicateur du risque individuel d’exposition au paludisme en mesurant la réponse anticorps contre des composants de la salive de moustique, considéré comme un marqueur du nombre de piqûres. A terme, il sera possible d’évaluer l’exposition au risque de paludisme en fonction des interventions concernant les populations cibles (jeunes enfants, femmes enceintes, sujets vulnérables) et des conditions environnementales (milieu rural/urbain ou lagunaire/ forestier). Utilisation des moustiquaires dans les espaces domestiques, Commune de Tori-Bossito AMELPA « Anthropologie des Méthodes de Lutte contre le Paludisme » comporte trois axes. L’axe « vécu des moustiquaires » permet d’analyser l’usage pratique des moustiquaires à l’aide d’entretiens individuels,de séances d’observation et de captures d’images photographiques ou vidéographiques. L’étude de l’utilisation du TPI est effectuée grâce à des entretiens auprès de femmes et de professionnels de la santé. Enfin, l’étude des perceptions des méthodes de lutte contre le paludisme par les acteurs du système de santé a été réalisée par des entretiens avec des responsables administratifs et sanitaires. En outre, les chercheurs d’AMELPA ont largement contribué à la mise en place et à l’animation du Séminaire de Recherche en Anthropologie de la Santé (SRAS) et des « matins anthropologiques » qui constituent un outil hebdomadaire de formation des étudiants. Ce programme dont l’objectif est de cartographier et caractériser les populations anophéliennes dans les gites permanents saison sèche, puis d’évaluer ces gîtes et les populations anophéliennes en fonction des saisons dans les trois types de zones : urbaine, périurbaine et rural vient en appui au projet TOLIMMUNPAL mené dans cette zone. Il permettra d’étoffer la base de données environnementale déjà bien documentée. IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 16 17 LA RECHERCHE LA RECHERCHE Labo clip cerpage Centre de Lutte Intégrée contre le Paludisme (CLIP) UMR 216 MÈRE ET ENFANT FACE AUX INFECTIONS TROPICALES Le Centre de Lutte Intégrée contre le Paludisme (CLIP) est l’un des sept projets constituant le Programme Accord Santé Développement (PASDS) conclu le 17 septembre 2008 entre le ministère béninois de la santé et le ministère français de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire (dont les attributions ont été transférées en 2010 au ministère de l’intérieur), dans le cadre de l’Accord sur la gestion concertée des flux migratoires et du co-développement signé le 28 novembre 2007 entre les gouvernements français et béninois. L’IRD a été choisi pour assurer la gestion financière du projet et pour apporter un appui scientifique à la mise en place du Centre. Une première convention (CLIP 1) avec l’IRD, signée le 2 mars 2009, a permis notamment d’aménager et de commencer à équiper un nouveau laboratoire de biologie moléculaire, dans les locaux de la FSS de l’UAC, en attente de la future construction d’un Centre de recherche sur un site nouveau. Inauguré le 30 septembre 2010, ce nouveau laboratoire est fonctionnel depuis le début de l’année 2011. La reconduction de ce financement (CLIP 2). L’objectif général du CLIP 2 est d’intégrer et de coordonner les activités de recherche menées par les différentes structures œuvrant au Bénin en vue d’optimiser les activités du PNLP. Il poursuivra l’équipement et la mise en conformité des laboratoires dépendant du CLIP. La construction de nouveaux laboratoires et d’un Institut de recherche clinique à Abomey-Calavi sont prévus en 2014. EQUIPE APEC «Anaemia in Pregnancy : Etiology and Consequences» est une enquête d’observation, ancillaire du projet MiPPAD. Démarrée en même temps que MiPPAD, elle vise à déterminer les facteurs de risque de l’anémie pendant la grossesse et ses conséquences chez l’enfant entre 0 et 12 mois. Elle consiste à suivre les 1 005 premières femmes enceintes incluses dans le projet MiPPAD et un sous-échantillon de 400 enfants. Le suivi des femmes s’est terminé le 12 janvier 2011 et celui du dernier enfant en juin 2012. L’analyse des données et leur valorisation sont en cours. Dirigé par Achille Massougbodji, le CERPAGE regroupe la FSS, l’ISBA et l’UMR 216. Créée en 2005, l’équipe a mis en place à la FSS un laboratoire de biologie, inauguré le 23 mai 2006. Une convention, signée le 31 mars 2006, puis renouvelée en juin 2009, réunit les trois institutions. Le CERPAGE est dédié à la recherche épidémiologique, clinique, parasitologique, immunologique et biologique sur le paludisme de la femme enceinte et du jeune enfant. Outre le laboratoire initial inauguré en 2006, le CERPAGE utilise le laboratoire de biologie moléculaire du CLIP. EQUIPE Direction du CLIP : Professeur Dorothée Kindé Gazard Partenaires Sud : outre les membres du LLIP, le CLIP rassemble le Ministère de la Santé et les différents services chargé du contrôle du paludisme, l’Union des Professionnels et des Acteurs de la Santé béninois vivant en France (UPAS) et d’autres entités de l’UAC (Faculté des Sciences et Techniques, Institut Régional de Santé Publique). Equipes IRD : UMR 216 et UMR 224 Chercheurs IRD : Jean-Philippe Chippaux (DRCE), Adrian JF Luty (DR2), David Courtin (CR1) Nadine Fiévet (CR1), Nicaise Ndam (CR1), Carine Baxerres (CR2), Gilles Cottrell (IE1), Jacqueline Milet (IE2), Isabelle Guérard (TR) Volontaires Internationaux : Amandine Mondière : 1 mai 2012 – 30 avril 2013, Maud Fayolle : 19 septembre 2012-20 août 2013, Daniel Gonzales : 20 juin 2013 – 30 avril 2014, Personnel Local Permanent : Kounou Pépin (Assistant de laboratoire), Vignigbé Sévérin (Chauffeur logisticien) Internes en Santé Publique : Aurélie Etienne (ISP) : 18 novembre 2012 - 29 avril 2013, Alice Sanna (ISP) : 20 juin 2013 - 30 octobre 2013, Samuel d’Almeida (ISP) : 6 décembre 2013 - 4 mai 2014. Partenaires : Professeur Achille Massougbodji (Faculté des Sciences de la Santé), Professeur. Benjamin Fayomi (Institut des Sciences Biomédicales Appliquées). Convention : Contrat de collaboration de recherche valide jusqu’au 31 décembre 2014 entre l’IRD, la FSS et l’ISBA. IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 TOLIMMUNPAL Centre d’Etude et de Recherche sur le Paludisme Associé à la Grossesse et à l’Enfance (CERPAGE) PROGRAMMES DE RECHERCHE MENÉS EN PARTENARIAT AVEC LE CERPAGE MiPPAD « Malaria in Pregnancy Preventive Alternative drugs » est un essai clinique multicentrique de prévention du paludisme dont l’objectif est de comparer l’efficacité et l’innocuité de la méfloquine utilisée en traitement préventif intermittent pendant la grossesse (TPIp) par rapport au TPIp à la sulfadoxine-pyrimethamine. Le recrutement des femmes a débuté le 15 janvier 2010 et s’est terminé le 17 octobre 2011 avec au total de 1 183 femmes recrutées. Le suivi de la dernière femme s’est terminé en juillet 2012 et celui du dernier enfant s’est faite en juin 2013 au Bénin, le suivi s’est terminé fin 2013 dans les autres sites. Le projet «Etude des déterminants environnementaux, biologiques et génétiques impliqués dans le développement de la tolérance immunitaire associée au paludisme : conséquences sur la protection de la femme enceinte et du jeune enfant» a débuté en avril 2011. La tolérance immunitaire développée au cours de la grossesse pourrait entraîner une réduction de la protection immunitaire du nouveau-né et/ou une sensibilité accrue aux infections palustres pendant les premières années de vie. Au centre de ce processus se situe le gène HLA-G et la protéine pour laquelle il code. Des polymorphismes génétiques de ce gène peuvent entraîner des niveaux variables de HLA-G soluble associés à des degrés de sensibilité variables à l’infection palustre. Cette expression variable de HLA-G peut être la conséquence d’infections (palustres ou non) au cours de la grossesse (qu’il y ait ou non infection placentaire) et/ou des premières années de vie pour le nouveau-né. Si cette hypothèse était confirmée, cela conduirait à réviser les stratégies de protection de la femme enceinte contre le paludisme. Tolimmunpal prolongera le programme MiPPAD de 2 ans. Il consiste en un suivi clinique et parasitologique des enfants nés des 400 femmes enceintes incluses dans le projet MiPPAD. Les observations cliniques et parasitologiques faites chez ces enfants pourront être croisées avec les données recueillies pendant la grossesse de leur mère. L’étude de notre variable d’intérêt principale (HLA-G au niveau génétique et protéique) sera effectuée en ajustant précisément sur d’une part, l’étude des facteurs environnementaux (entomologiques, bioécologiques, climatologiques) et nutritionnels qui sont susceptibles de moduler le risque d’infection chez les nouveau-nés et, d’autre part la survenue de co-infections également impliquées dans le développement de la réponse immune. L’analyse des données est terminée, les publications finales sont soumises. IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 18 19 LA RECHERCHE LA RECHERCHE PACOME L’essai PACOME a pour objectif d’évaluer l’efficacité du TPIp par méfloquine (3 doses) en prévention du paludisme chez la femme enceinte séropositive, en le comparant à la prophylaxie quotidienne par cotrimoxazole. Il s’agit d’un essai de non infériorité randomisé réalisé dans des centres de prise en charge du VIH à Cotonou et Porto-Novo, au Bénin. Il a concerné 430 femmes, dont le recrutement et le suivi sont terminés. Cet essai a permis la thèse de sciences de Lise Denœud, ainsi qu’un M2 (Pasteur-CNAM) de santé publique et une thèse d’exercice de médecine (Camille Fourcade). L’analyse des données est terminée, les publications finales sont soumises. EPOPEE Le projet «Evaluation du poids de naissance comme facteur prédictif de l’état de santé de l’enfant» a pour objectif d’évaluer les déterminants maternels et fœtaux du petit poids de naissance et ses conséquences sur l’état de santé ultérieur de l’enfant. Ce projet s’intègre dans un programme plus vaste «TOLIMMUNPAL», qui se déroule dans la zone d’Allada, au Bénin. Spécifiquement pour ce projet, 280 enfants du programme TOLIMMUNPAL ont été vus à l’âge de 18 mois et des données relatives à leur environnement (socio-économique, de soins et sanitaire) ont été collectées. Le recueil des données s’est achevé en décembre 2012. Une première analyse sur les déterminants socio-économiques et environnementaux de la qualité de l’alimentation du jeune enfant a été réalisée. Une seconde analyse, plus approfondie, sera réalisée en 2014 dans le cadre d’un master en biostatistiques. OPTIVAC La protéine parasitaire présente à la surface du globule rouge parasité par Plasmodium falciparum est la cible privilégiée d’une stratégie vaccinale. Ce projet de maturation a pour objectif de réaliser une optimisation moléculaire du potentiel vaccinal de VAR2CSA par la détermination de variants majeurs dans sa partie minimale de cet antigène sélectionnée pour le développement vaccinal. En 2012 nous avons produit par vaccination génétique chez le lapin des anticorps contre deux variants de VAR2CSA caractérisant les lignées 3D7 et FCR3. Ces deux variants sont ceux sur lesquels le développement vaccinal a été initié. Les propriétés fonctionnelles de ces anticorps induits contre ces variants ont été évaluées sur des isolats de P. falciparum provenant de femmes enceintes recrutées à l’hôpital de Suru-Léré à Cotonou au cours des saisons de transmissions 2012 et 2013. Ces résultats ont permis d’identifier de rares variants parasitaires qui échappent à l’action des anticorps. Les séquences de ces derniers sont actuellement en cours d’analyses pour optimiser la formulation du candidat-vaccin. TOVI Le projet TOVI «Anémie chez la femme enceinte au Bénin et impact sur le développement cognitif de l’enfant» a pour objectif d’étudier les liens entre l’anémie maternelle et le développement psychomoteur de l’enfant à un an. Les enfants évalués sont ceux nés dans le cadre du projet MiPPAD. Le personnel d’enquête a été formé au test du Mullen Scales of Early Learning. Ce test a été traduit en français et en fon pour certains items. Les évaluations ont eu lieu dans les maternités de Sékou, Attogon et Allada. Une visite à domicile a complété cette évaluation. Au total, 752 enfants ont été évalués. L’analyse des données est en cours ainsi que leur valorisation sous forme d’articles. Cohorte Mère-Enfant à HOMEL L’objectif est d’étudier les conséquences du retard de croissance intra-utérin (RCIU) sur la morbidité néonatale et le développement psychomoteur des enfants durant la première année de vie au Bénin. Le suivi d’une cohorte de mères et d’enfants nés à la maternité HOMEL à Cotonou-Bénin a été initié en 2013 et se poursuivra en 2014. Les résultats devraient favoriser l’introduction des nouvelles courbes de l’OMS et être suivie d’une amélioration de la santé des mères et des enfants. IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 Placental Malaria Vaccine (PlacMalVac) Ce projet financé par l’Union Européenne vise à préparer le développement clinique d’un vaccin contre le paludisme gestationnel. En 2013 le suivi d’une cohorte de 550 jeunes nulligestes de 18 à 30 ans, a été initié : chaque mois, un dépistage de grossesse par test urinaire est effectué permettant de recruter 50 primigestes. Ces dernières seront examinées mensuellement pour surveiller le développement du fœtus, dépister les infections palustres et évaluer le développement de l’immunité naturelle contre le paludisme placentaire. Evaluation de l’efficacité de la tamponnade intra-uterine par préservatif dans le traitement des hémorragies sévères du postpartum immédiat en Afrique (TIUHPPI) Programmes pluridisciplinaires d’anthropologieépidémiologie Ce projet a pour but d’évaluer l’efficacité de la tamponnade intra-utérine par préservatif dans le traitement des hémorragies sévères du postpartum immédiat (HPPI) au Bénin et au Mali. Il s’agit d’un essai contrôlé randomisé chez toutes les femmes présentant une HPPI résistant à l’oxytocine et au massage utérin. La tamponnade intrautérine par préservatif associée au misoprostol devrait permettre de réduire de 75% le risque de chirurgie invasive et/ou de décès maternel. De plus, les données collectées dans cet essai pour l’ensemble des femmes présentant une HPPI permettront d’évaluer la qualité de soins par rapport à des critères objectifs Le programme «Suivi de la grossesse et de l’accouchement : du vécu des femmes aux recommandations biomédicales» mené à Cotonou et dans sa périphérie avait pour but de décrire les pratiques que les femmes enceintes et leur entourage mettent en œuvre pour surveiller le déroulement de la grossesse et prévenir les éventuelles complications. Le projet a permis de documenter de manière qualitative et quantitative les enjeux socioéconomiques liés à la grossesse et à l’accouchement (rapports de genre, modalités de la prise de décision, impact des contraintes économiques et sociales, attitude des prestataires de santé). UMR 224 MALADIES INFECTIEUSES ET VECTEURS : ÉCOLOGIE, GÉNÉTIQUE, ÉVOLUTION ET CONTRÔLE (MIVEGEC) Les activités de recherche de l’UMR 224 au Bénin sont multidisciplinaires intégrant entomologie, épidémiologie, immunologie et anthropologie et sont intégrées à l’équipe n°10 «Stratégies de lutte et prévention du contact homme-vecteurs» (Equipe VECOPS, Responsable : Dr Fabrice CHANDRE, Montpellier) de l’UMR MIVEGEC (Directeur : Didier FONTENILLE) Les recherches conjointes en entomologie médicale menées par l’UMR MIVEGEC et le CREC au Bénin ont pour objectif d’étudier les facteurs Cage de moustiques d'insectarium servant à tester l'efficacité des génétiques, biologiques, comportementaux insecticides et opérationnels de la résistance aux insecticides chez les vecteurs du paludisme et de développer des stratégies de lutte plus efficaces en zone de résistance. Ces recherches sont appuyées par des activités en épidémiologie, immunologie et anthropologie sur l’évaluation opérationnelle et multidisciplinaire de la lutte anti-vectorielle et, pour l’anthropologie, les déterminants sociaux et culturels de la sélection de la résistance chez les vecteurs de maladie humaine. EQUIPE Chercheurs IRD : Franck Remoué (CR1), Cédric Pennetier (CR2) Marc Egrot (CR2) et Sylvie Cornélie (IE2) Volontaire internationale : Angélique Porciani (Octobre 2012-Octobre 2014) Personnel Local Permanent : Félix Zoumenou Missions de courte durée : Florence Fournet (Janvier 2013), Vincent Corbel (Juin 2013), Didier Fontenille (Septembre 2013), Isabelle Morlais (Septembre 2013), Marie Rossignol (Novembre2013) Partenaires : Professeur Martin Akogbéto (CREC/UAC), Dr Armel Djènontin (UAC), Dr Roch Houngnihin (UAC) Convention : entre l’IRD (UMR 224) et le CREC signée le 9 juin 2011 pour une durée de 2 ans, renouvelable en janvier 2014 IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 20 21 LA RECHERCHE LA RECHERCHE Evaluation de l’impact de la résistance aux insecticides chez les vecteurs du paludisme sur l’efficacité opérationnelle des moustiquaires imprégnées Recherche de nouvelles stratégies de lutte antivectorielle (LAV) pour la réduction de la morbidité palustre et la gestion de la résistance chez les vecteurs (Financement Bill & Melinda Gates fondation, 2010 – 2014). Projet GATES/OMS L’extension des résistances aux pyréthrinoïdes chez les vecteurs du paludisme représente un obstacle sérieux à la mise en place et l’utilisation des MILD en Afrique. Récemment, les équipes d’entomologistes de l’IRD, du CREC et de la LSHTM ont montré une réduction importante de l’efficacité des moustiquaires imprégnées de lambda-cyhalothrine en termes de mortalité et de protection individuelle au sud du Bénin. Ces résultats, certes inquiétants doivent cependant être remis dans le contexte d’une évaluation de terrain en conditions contrôlées (phase II) et non pas d’une étude menée à échelle opérationnelle. L’objectif général de ce projet est d’évaluer à l’échelle opérationnelle l’impact de la résistance aux pyréthrinoïdes sur l’efficacité des méthodes de lutte anti-vectorielle présentement menées par le PNLP. Ce projet multidisciplinaire fédère de nombreuses équipes de recherche travaillant sur le paludisme au Bénin (PNLP, FSS, CIDR, IRD, CREC et LSHTM). Le projet a effectivement débuté en 2011 par des enquêtes entomologiques de base dans 4 communes du Plateau afin de caractériser les niveaux de résistance des anophèles aux insecticides pyréthrinoïdes. En 2013, le projet est rentré dans sa deuxième année de phase opérationnelle où les épidémiologistes de la FSS et du PNLP ont effectué une étude de cohorte de février à décembre. D’autre part, l’équipe IRD a en charge le monitoring de la résistance dans la zone du plateau via 2 prospections larvaires sur le terrain en Mai et octobre 2013. Les larves collectées dans les 32 villages du projet ont été transportées à l’insectarium du CREC pour y être élevées. Apres identification morphologique et moléculaire, les moustiques femelles d’An. gambiae ont été utilisées pour les tests de sensibilité selon les méthodes OMS. La présence de la mutation Kdr a été détéctée par la technique de PCR en temps réelle. Une formation assurée pas la LSTM (Liverpool) a été délivrée au Bénin pour les partenaires IRD et CREC du projet GATES. Les résultats montrent que la mutation Kdr est fixée au Bénin dans la zone d’étude et est probablement responsable d’une partie de la résistance aux pyréthrinoïdes des moustiques Anophèles vecteurs du paludisme. Ces données ont été confirmées par les autres partenaires entomologiques, l’équipe CREC et LSHTM qui montrent une baisse de la protection individuelle dans la zone. Evaluation des nouveaux insecticides destinés à la lutte contre les vecteurs (financement OMS, Industrie et IRD à travers une action finalisée) – Réseau ABC (Centre collaborateur de l’OMS) Face à la résistance croissante des vecteurs du paludisme, il est nécessaire d’évaluer l’efficacité de nouveaux produits insecticides pour la lutte contre les vecteurs du paludisme. Ces recherches appliquées entrent dans le cadre d’essais de phase II (en conditions contrôlées par exemple dans les cases expérimentales) et de Phase III (à l’échelle communautaire) à travers le centre collaborateur de l’OMS (WHO Pesticide Scheme). Elles sont menées dans les stations expérimentales du réseau ABC dans des facies entomologiques différents. En 2013, de nouveaux produits insecticides et autres matériaux imprégnés ont été testés dans le cadre des activités menées avec l’OMS et les partenaires privés. A titre d’exemple, une nouvelle génération de formulation insecticide dédiée aux aspersions IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 intra-domiciliaires a été évaluée au Bénin (Malanville) et représente une alternative intéressante aux formulations insecticides actuelles pour faire face aux problèmes des résistances. Cette nouvelle formulation encore améliorée est en cours d’évaluation à Malanville. Cette étude d’efficacité et de rémanence a débutée en Novembre 2013 et prendra fin en novembre 2014. En 2013, une étude de la durabilité (efficacité dans le temps) d’une nouvelle moustiquaire (LifeNet®, Bayer) a été mise en place pour une durée de 3 à 5 ans dans le district de OuidahKpomassè-Tori-Bossito. Elle permettra d’évaluer en plus de l’efficacité sur une longue durée, l’acceptabilité et l’utilisation par les populations de ce nouvel outil en comparaison avec une moustiquaire standard. La réalisation d’un tel projet repose sur une « boite à outils » développée avec notre partenaire CREC qui associe des compétences entomologiques, épidémiologiques, immunologiques et anthropologiques. En 2013, ont été réalisés toutes les activités de recensement, de mise en place de la base de données et de communication auprès des autorités locales et des communautés impliquées. Le travail d’étiquetage, et de contrôle qualité est aussi terminé. La distribution des moustiquaires à la communauté est donc planifiée début 2014. (Financement FSP-REFS, 2007-2010) L’année 2012 a concerné la valorisation du projet FSP-REFS «Recherche et Formation en Entomologie Médicale et Stratégies de lutte et de prévention contre la THA et le paludisme». L’un des objectifs du projet était de comparer l’efficacité de la stratégie préconisée par le PNLP (protection sélective des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes par les MIILD), à celle conférée par (1) une couverture totale des communautés par les MIILD, et par (2) une couverture totale des communautés par les MIILD + bâches murales imprégnées d’un insecticide carbamate (BMIC). Les résultats ont montré que l’association de MIILD+BMIC à l’échelle communautaire ne procurait pas un meilleur effet de protection contre le paludisme par rapport aux MIILD seules en termes de prévalence, de densité parasitaire moyenne et d’incidence palustre chez les enfants de moins de 5 ans. Ces résultats suggèrent qu’il n’y aurait pas de bénéfice pour les communautés à utiliser ces deux types d’intervention résiduelle dans les habitations en zone de résistance aux pyréthrinoïdes. Toutefois, cette étude a montré une très forte hétérogénéité spatiale de la transmission et de l’incidence palustre dans les villages de l’étude. Au delà des facteurs abiotiques (climat, environnementaux), les facteurs humains, sociologiques, culturels semblent avoir un rôle prépondérant dans la distribution des vecteurs et dans le risque de transmission. Suite à ces observations, nous avons recherché les raisons de ces échecs en étudiant les facteurs environnements, physiques et humains intervenant dans la distribution spatiale des vecteurs et dans le risque de transmission du paludisme dans un contexte de lutte antivectorielle. Une étude a notamment démontré un changement de comportement à la piqûre du vecteur du paludisme An. funestus, 3 ans après la mise en place de la couverture universelle (CU) en MIILD. Deux caractéristiques comportementales différentes de ce vecteur ont été modifiées après la mise en place de la CU. Dans un village, le pic d’agressivité a été décalé dans le temps, permettant ainsi à 26% de la population d’An. funestus de piquer après 6 heures du matin à une heure où les habitants ne sont plus sous les moustiquaires. Dans un second village, une augmentation de la proportion de piqûre à l’extérieur des habitations (exophagie) a été observée, permettant également aux moustiques vecteurs d’éviter le contact avec les outils de LAV. Ces variations de comportement des vecteurs pourraient avoir des conséquences directes sur l’efficacité des stratégies de LAV actuellement développées en Afrique sub-saharienne. Dans la continuité de ce large programme, un travail de recherche de l’impact des modifications comportementales d’An. funestus a été réalisé. Les données du REFS et les études qui en ont découlé sont en cours de valorisation. Étude des déterminants environnementaux, biologiques et génétiques impliqués dans le développement de la tolérance immunitaire associée au paludisme : conséquences sur la protection de la femme enceinte et du jeune enfant (ANR TOLIMMUNPAL, 2010 - 2013). Il existe une grande variabilité de susceptibilité à l’infection par Plasmodium falciparum, l’agent du paludisme parmi la population la plus à risque, les enfants en bas-âge. Ce programme vise à étudier les facteurs responsables de la tolérance immunitaire observée chez certains enfants à l’infection à Plasmodium. Pour ce faire une approche intégrative associant épidémiologie, immunologie, génétique, nutrition, entomologie, géographie, écologie et modélisation statistique a été mise en place afin de suivre une cohorte de 400 enfants dans 22 villages de la région d’Allada au Sud- Bénin. L’UMR 224 a pour rôle d’étudier la faune anophélienne présente dans la chambre d’une sous-cohorte de 200 enfants et les facteurs environnementaux associés, et d’étudier le contact enfant-anophèles grâce à un bio-marqueur immunologique. Les captures ont débuté en avril 2011. Les entomologistes ont posé des pièges CDC dans les chambres de chaque enfant pendant 2 nuits consécutives chaque mois. Actuellement, 171 enfants sont suivis sur les 200 prévus et 35 150 moustiques ont été capturés avec parmi eux 4 690 anophèles vecteurs du paludisme (An. gambiae s.l. majoritairement et quelques An. funestus s.l.). Les captures ont pris fin en juin 2013. Nos travaux de laboratoire (identification moléculaire des espèces et recherche de l’infection chez les anophèles capturés) se sont concentrés au premier semestre 2013 et sont à présent terminées. Cette base de données sera analysée au cours de l’année 2014 et permettra de mieux comprendre les facteurs environnementaux et génétiques qui régissent la présence des anophèles dans les chambres des enfants. IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 22 23 LA RECHERCHE LA RECHERCHE Evaluation opérationnelle de la lutte intégrée contre le paludisme au Bénin (EVA-LUT): «Evaluation de l’efficacité des Moustiquaires Imprégnées d’Insecticide à Longue Durée d’Action (MIILD) et de l’utilisation communautaire des Combinaisons Thérapeutiques à base d’Artémisinine (CTA) chez les enfants de moins de cinq ans en milieu rural» Financement Banque Mondiale – Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) du Bénin, 2011-2013. Les objectifs étaient d’évaluer l’efficacité des MIILD par l’utilisation d’indicateurs multidisciplinaires et l’utilisation communautaire des CTA, par une approche épidémiosociologique. L’étude a eu lieu dans 60 villages (30 au Nord et 30 au Sud), dans deux zones sanitaires présentant des faciès d’endémie palustre distincts (Nord transmission saisonnière et Sud transmission pérenne). Intégré à EVA-LUT, un suivi anthropologique de cette utilisation a été initié en 2012. Les résultats ont montré que plus de 80% des ménages disposent de MIILD, 29% des enfants, au Sud, et 53% au Nord dorment toujours sous MIILD les 2 semaines précédant l’enquête. Par l’utilisation d’un nouvel indicateur épidémiologique «Etude cas-témoins», il a été montré que la fraction protectrice des MIILD est d’environ 50% au Nord et au Sud quand elles sont utilisées toutes les nuits, depuis les deux dernières semaines. L’utilisation permanente des MIILD, les 15 derniers jours, permettrait donc d’éviter environ 1’accès palustre sur 2 chez les enfants de moins de cinq ans. Cette étude a permit d’établir également un nouvel indicateur épidémiologique, «Etude 1 cas - 1 témoin», qui serait pertinent pour une évaluation opérationnelle et à grande échelle de l’efficacité des MIILD distribuées par les PNLP. Malgré une qualité relativement satisfaisante de l’insecticide imprégnant les MIILD (4 ans après installation), le mauvais état des moustiquaires semble être une explicitation majeure de cette faible fraction protectrice. Cette étude est complétée par l’analyse du biomarqueur salivaire (anticorps anti-peptide salivaire d’Anopheles) afin d’évaluer l’effet de la fréquence d’utilisation (veille, 15 jours) des MIILD sur l’exposition des enfants aux piqûres du moustique vecteur du paludisme (voir ci-dessous programme EPIVECT). Elle s’est également prolongée par une étude anthropologique (cf. ci-dessus projet AMELPA). Les résultats du projet EVA-LUT ont également permis de mettre en place un vaste projet, nommé «PALEVALUT» (Evaluation opérationnelle de la lutte intégrée contre le paludisme) auprès de l’Initiative 5% française. Ce projet multisites (Bénin, Madagascar, Côte d’Ivoire, Cameroun et Niger) et multidisciplinaires a été accepté pour financement en mai 2013 et débutera début 2014 au Bénin (collaborations UMR224, CREC, UAC, UMR216 et FSS). Développement d’un nouveau bio-marqueur pour l’évaluation de la lutte antivectorielle (programme EPIVECT) Le programme EPIVECT permet d’évaluer le contact homme-vecteur après la mise en place des différentes stratégies de lutte antivectorielle. Le dosage des réponses Ac-spécifiques à un peptide salivaire (gSG6-P1) d’Anophèles, identifiées précédemment comme candidat marqueur d’exposition spécifique aux piqûres de ce vecteur, a été réalisé et a montré que seule la stratégie «couverture universelle MIILD» (projet REFS) permettait de diminuer l’exposition de l’homme aux Anopheles. En revanche, la stratégie de LAV basée sur l’aspersion intradomiciliaire d’insecticide (bendiocorarb) n’a pas eu d’effet supplémentaire à l’utilisation des MIILD sur l’exposition des enfants aux piqûres d’Anopheles. Après cette phase 3, le biomarqueur validé a été utilisé en recherche opérationnelle comme réel indicateur d’efficacité de l’utilisation des MIILD mise en place par le PNLP au Bénin. IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 C’est ainsi que le programme EPIVECT s’est également intégré à l’étude EVA-LUT «Evaluation de la lutte intégrée contre le paludisme au Bénin», ainsi qu’à l’étude de la survenue d’accès palustre au cours de la petite enfance, menée dans la même région de Tori-Bossito, et au projet TOLIMMUNPAL (collab. Equipe CERPAGE). Dans le cadre d’EVA-LUT, il a été notamment montré, par ce biomarqueur salivaire, que les enfants déclarant dormir «toujours et toutes les nuits» sous MIILD (contrairement à «plus ou moins» ou «jamais») présentaient une exposition au vecteur du paludisme moins importante. De plus, il a été démontré une association entre le niveau d’Ac anti-peptide salivaire et l’intégrité physique des MIILD (augmentation des Ac avec le nombre de trous dans une MIILD). Ceci a permis de déterminer un seuil «d’indices de tous» au-dessus duquel la MIILD ne permettrait plus d’éviter les piqûres du vecteur et ainsi, ne serait plus efficace. Ce travail est réalisé dans le cadre d’une thèse de l’UAC. L’année 2013 a permis également de développer encore et valider un biomarqueur d’exposition au moustique Aedes aegypti, vecteur d’arboviroses (dengue, Chikungunya, fièvre jaune). Cette activité fait l’objet d’une thèse financée par l’IRD dont l’objectif est de rechercher un nouveau biomarqueur salivaire d’exposition des populations à ce vecteur et plus particulièrement, un outil évaluant l’efficacité des stratégies de lutte anti-vectorielle contre Aedes. La première étape en 2012 fut de valider, chez des enfants, un peptide salivaire (N-term-34kda) comme biomarqueur spécifique aux piqûres d’Ae. aegypti, dans le cadre du projet REFS et la seconde étape d’appliquer ce peptide salivaire biomarqueur comme indicateur de risque de Dengue en milieu urbain. Lutte intégrée contre le paludisme à base de pratiques agricoles innovantes en Afrique de l’Ouest » CRDI (2011-2013), dirigé au Bénin par Luc Djogbenou de l’IRSP Ce programme se déroule au Burkina Faso, au Togo et au Bénin où il comprend un axe anthropologique. Globalement, ce programme a permis d’évaluer l’impact de pratiques agricoles innovantes sur l’évolution de la résistance. Le volet anthropologique intitulé «vie sociale des pesticides et déterminants socioculturels des pratiques de maraîchage» s’intéresse aux processus décisionnels en matière d’usages des pratiques agricoles, notamment dans le domaine de la lutte contre les ravageurs afin de comprendre pourquoi et comment les maraîchers décident d’utiliser telle ou telle technique. L’étude s’intéresse notamment aux perceptions de l’efficacité et de la toxicité des pesticides, à la circulation des pesticides dans l’espace social, à l’organisation du travail sur les sites de maraîchage. Deux sites de maraîchage ont été ethnographié de mars à novembre 2012, ainsi que des enquêtes auprès d’autres acteurs sociaux impliqués, soit en amont, soit en aval de la production maraîchère. Le recueil des données s’est fait par les méthodes classiques de l’ethnologie, en particulier la tenue d’un carnet de terrain, l’observation directe, l’observation participante, des entretiens non-directifs semi-structurés, des entretiens de groupe et des captures d’images photographiques. A ce jour, plus de 70 entretiens individuels ont été réalisés, trois entretiens de groupes, plus de 600 heures d’observations participantes ou directes sur les deux sites. Les transcriptions sont achevées et les analyses par tri croisé thématique des données selon une grille d’analyse préétablie sont en cours, dans le cadre de deux mémoires de DEA. La valorisation de ces résultats a déjà fait l’objet de trois communications et deux articles sont en préparation. La résistance aux insecticides et les pratiques sociales relatives à l’usage des pesticides par les populations : Comment fournir des informations pertinentes pour contrôler An. gambiae, le principal vecteur du paludisme ? (AlterNET, ANR, 2013-2016) Ce programme financé par l’ANR porte sur la résistance des anophèles aux insecticides en lien avec les pratiques sociales relatives à l’usage agricole et domestique des pesticides par les populations (Bénin, Burkina Faso). Ce programme associe l’ISEM (Institut de Sciences de l’Evolution de Montpellier, CNRS), l’IRSS (Institut de Recherche en Sciences de la Santé, Bobo, Burkina Faso), l’IRSP (Ouidah, Bénin) et l’IRD (UMR 224). L’un des volets de ce programme porte spécifiquement sur l’anthropologie des processus décisionnels en matière d’usage de pesticides sur trois sites de maraichage à Cotonou et dans les espaces domestiques en zone rurale dans la commune de ToriBossito. L’IRSS est chargé de l’exécution de ce volet au Burkina Faso pour la culture du coton. Pour la réalisation de ce volet au Bénin, le programme permet le recrutement d’un doctorant durant 3 ans avec un encadrement IRD et une direction par un enseignant de l’UAC. Cette étude se fait en étroite articulation avec les autres taches du programme, en entomologie et en génétique, afin de déterminer les origines de la pression de sélection induite par les pratiques sociales au sud-Bénin. Le volet entomologique d’études du comportement des vecteurs du paludisme portant des mécanismes de résistance sous pression de sélection via les pratiques agricoles est planifié pour début 2014. Préparation d’une bouillie pour le maraîchage à base d’un insecticides-coton, Cotonou, 2013/@IRD-CRDI-PRIPA Comportement des vecteurs du paludisme face aux insecticides (BeIn) Les différents projets concernant la lutte anti-vectorielle menés au Bénin par l’UMR 224, ont permis de mettre en exergue le rôle crucial du comportement des moustiques. Un projet transversal appelé BeIn (pour Behaviour & Insecticides) a donc été développé et consiste à étudier le comportement des moustiques face aux matériaux imprégnés d’insecticides. Une thèse est en cours dans le cadre de ce projet. Un suivi longitudinal du comportement des vecteurs a été réalisé en 2012 ainsi qu’une étude sur les préférences des moustiques pour un hôte (homme) en fonction de la présence ou non de l’insecticide sur la moustiquaire. Ce programme a été renforcé par un nouveau volet écologie chimique. Ces principales activités ont consisté à la mise en place de l’électro-antennogramme et des captures d’odeurs. Ces travaux sont en cours de valorisation. IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 24 25 LA RECHERCHE LA RECHERCHE UMR 151 LABORATOIRE POPULATIONENVIRONNEMENT-DÉVELOPPEMENT (LPED) 3- SOCIÉTÉS FAGEAC – Famille, genre et activités des femmes en Afrique subsaharienne (ANR-10-SUDS-005-01) L’UMR 151 LPED et le CEFORP, en partenariat avec deux autres institutions (Université de Lomé et Université de Ouagadougou) mettent en œuvre conjointement le projet «Familles, genre et activité en Afrique subsaharienne ; quels changements dans la gestion du bien-être des ménages ?» (FAGEAC). Le projet FAGEAC est financé par l’ANR «Les Suds Aujourd’hui II». Il a débuté en décembre 2010 et se termine en juin 2014. L’objectif principal du projet est de décrire et d’analyser les structures et le fonctionnement des ménages urbains dans trois capitales d’Afrique Subsaharienne. L’accent est mis sur l’activité économique des femmes, les rapports sociaux de sexe et de génération et transferts (directs ou indirects) au sein des ménages et des familles. Le projet porte sur trois capitales d’Afrique de l’ouest : Cotonou, Lomé et Ouagadougou. Le travail de recherche a cinq objectifs : i) analyser les formes contemporaines de ménages et de familles ii) étudier les modes d’organisation économique et domestique des ménages ainsi que leurs implications sur les dynamiques conjugales iii) analyser les mutations des fonctions assurantielles des unions conjugales dans une perspective anthropologique, démographique et économique ; iv) mieux décrire et analyser l’évolution concomitante des relations sociales et en particulier de la IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 diversité des rapports sociaux de sexe ; v) comprendre et analyser les implications de ces dynamiques sur les profils des ménages urbains et les dynamiques conjugales et familiales. Cette année les activités du programme ont pris deux orientations : (1) les analyses et la valorisation des premiers résultats des données de l’enquête quantitative auprès des ménages et des individus réalisée fin 2012 ; (2) la poursuite de la collecte des données qualitatives. Concernant le point 1 : trois ateliers d’analyses ont eu lieu au CEFORP en juillet, octobre et en décembre 2013 au cours desquels se sont réunis les chercheurs des équipes-pays pour définir les programmes d’analyse sur différents thèmes-phare du projet. Cinq grandes thématiques ont été retenues dans un premier temps : Ces thématiques ont fait l’objet de communications dans divers conférences passées (et à venir) : 27e Congrès International de la population de L’Union internationale pour L’étude scientifique de la population (IUSSP) en août 2013 à Busan. Quatre propositions de communications ont été acceptées pour la prochaine conférence de l’Association des Démographes de Langue Française qui se tiendra à Bari en mai 2014. Les communications présentées dans des colloques font actuellement l’objet d’une réécriture en vue d’être soumis à des revues scientifiques. En parallèle à ces publications, une lettre d’information mensuelle a été créée (REMUA - Remue Ménage et remue méninges et Afrique) qui permet de diffuser nos résultats sur des sujets précis auprès d’un large public. Concernant le point 2 : les activités de collecte des entretiens qualitatifs auprès des individus hommes et femmes dans les villes de Cotonou et Lomé se sont poursuivies. Ces entretiens visent à consolider, expliciter et compléter les résultats des enquêtes quantitatives. La collecte des biographies familiales s’est poursuivie également avec les missions à Cotonou et Lomé de Anne Attané, responsable du volet anthropologique du programme FAGEAC. EQUIPE 1. Structures et composition des ménages urbains ; Equipe UAC : Rigobert Tossou, CEFORP 2. Unions et conjugalité ; Expatriées au Bénin : Agnès Adjamagbo, (CR1) sociodémographe, Bénédicte Gastineau (CR1), démographe 3. Partage des tâches domestique et des temps parentaux entre hommes et femmes ; 4. Stratégie de scolarisation et transmission des normes ; 5. Conditions de vie des ménages. ESCAPE - Changements environnementaux et sociétaux en Afrique de l’Ouest Le programme ESCAPE «Changements environnementaux et sociétaux en Afrique de l’Ouest (ANR 10 CEPL 005)» est un programme interdisciplinaire (2011-2014) regroupant des climatologues, agronomes, anthropologues, démographes, etc. Les chercheurs en sciences sociales ont choisi d’étudier les vulnérabilités et les capacités d’adaptation des communautés rurales face aux aléas et changements climatiques. Le CEFORP est le partenaire institutionnel pour le Bénin (responsable Mouftaou Amadou Sanni). Il coordonne conjointement avec des chercheurs IRD en poste au Bénin ou extérieurs les activités ESCAPE. Au Bénin, c’est la commune de Djougou qui a été choisie comme zone d’étude. Les activités 2013 d’ESCAPE ont été concentrées sur la réalisation d’une grande enquête à Djougou, enquête coordonnée par Mustapha Gibigaye (CEFORP) et Frédéric Kosmowski (IRD). Il s’agissait de documenter à travers un questionnaire : la composition des ménages (taille des ménages, lien de parenté entre les individus, activités des membres, etc.), les pratiques agricoles actuelles et passées et tout un ensemble de variables permettant de saisir la perception des changements climatiques et les stratégies d’adaptation à ces changements ou plus largement à la variabilité climatique. Au total 1120 ménages ont été visités par l’équipe d’enquêteurs. Tous les chefs de ménage (CM) ont eu à remplir un questionnaire (ménage). Ensuite, chaque individu responsable d’une exploitation agricole produisant du maïs, du soja ou de l’igname (au plus deux individus par ménage) a été enquêté en commençant prioritairement par le CM s’il répondait aux critères d’éligibilité. Au total, 1232 questionnaires sur les pratiques agricoles ont été collectés. Les ménages se répartissent de façon continue sur un transept Nord-Sud (exception faite de l’agglomération de Djougou). Tous ont été géoréférencés ainsi que des infrastructures ou aménagements collectifs (les écoles, les puits par exemple). La base de données permettra de nombreuses analyses pour alimenter la problématique de ce volet sciences sociales du programme ESCAPE à savoir les stratégies d’adaptation (agricoles mais aussi économiques, sociales, démographiques) des ruraux aux aléas et aux changements climatiques. Volontaire International : Frédéric Kosmowski Missions de courte durée : Anne Attané (octobre 2013 à Lomé et en juillet 2013 à Cotonou), Philippe Antoine (juillet 2013 et en novembre 2013), Valérie Delaunay (juillet 2013), Kokou Vignikin (juillet 2013), Atavi Edorh (juillet 2013), Holali Comlan Désiré Yenkey (juillet 2013), Jérome Ahlegnan (juillet 2013). Richard Lalou (Juillet 2013), Fabrice Gangneron (10 novembre - 8 décembre dans le cadre d’ESCAPE : mission de courte durée du CNRS (UMR GET) Convention : Contrat-cadre de collaboration scientifique entre l’IRD et l’UAC (CEFORP) signé le 3 septembre 2010 pour une durée de 2 ans (en cours de renouvellement) IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 26 27 L’APPUI AU SUD L’APPUI AU SUD 28 Programmes du Fonds de solidarité prioritaire et autres 30 Formation 35 JEAI 37 PEERS 38 Soutien institutionnel 38 Valorisation 39 Communication Information IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 L’appui au Sud Les activités d’appui à la recherche béninoise sont principalement conduites dans le cadre de l’Agence Interétablissements de Recherche pour le Développement (AIRD). Instituée au sein de l’IRD, l’AIRD constitue une force de mobilisation scientifique qui ambitionne de fédérer l’ensemble des organismes français de recherche et les universités pour agir avec les Suds. IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 28 29 L’APPUI AU SUD L’APPUI AU SUD PARRAF 1- PROGRAMMES DU FONDS DE SOLIDARITÉ PRIORITAIRE ET AUTRES en Réseau en Afrique Il s’agit d’un Programmes du Fonds de solidarité prioritaire (FSP) dont l’AIRD assure la coordination. Suite à un appel à propositions, deux projets concernant le Bénin ont été élus : le premier projet se situe dans une thématique «santé» (voir la partie «L’IRD au Ghana» de ce rapport) et le second projet, piloté par la Faculté d’Agronomie de l’Université de Parakou a pour titre «Réseau de recherche-développement sur les Systèmes Piscicoles extensifs familiaux en Afrique de l’Ouest et du Centre» (Ré-SyPiEx). Problématique et objectifs du projet Ré-SyPiEx La pisciculture extensive se développe de façon très discrète avec pourtant des contributions particulièrement intéressantes au développement durable et dans le cadre de la lutte contre la pauvreté dans certains pays. L’impact économique et social de ces systèmes productifs dans le monde rural tend à être minimisé et insuffisamment pris en compte dans les programmes nationaux de développement dont les moyens sont de manière prépondérante axés sur l’aquaculture entrepreneuriale. Sans pour autant remettre en question ces choix, un rééquilibrage argumenté semble indispensable. Le présent réseau, à travers l’intensification écologique, apportera aux décideurs publics cet éclairage en montrant notamment que la dimension commerciale, en lien avec les questions sociales, est aussi une des composantes importantes des systèmes extensifs de production piscicole. Le projet vise à : - structurer le réseau au niveau national et régional en vue de conduire des expertises communes et répondre à des appels à projets internationaux, IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 Cirad : UMR Cirad-Ifremer INTREPID «INTensification Raisonnée et Écologique pour une PIsciculture Durable», Agrocampus Ouest Pôle Halieutique. Programme d’Appui à la Recherche - valoriser les travaux antérieurs et en cours des équipes à travers la rédaction d’ouvrage de synthèse sur les impacts sociaux, environnementaux et économiques des systèmes de piscicultures familiaux en Afrique de l’Ouest et Centrale (AOC), - faciliter la mise en oeuvre de sujets de recherche et de formation régionaux conduisant à la mobilité d’étudiants, de chercheurs et d’enseignants, - influencer les politiques publiques (locales nationales, régionales, etc.) sur le rôle des systèmes extensifs dans la sécurité alimentaire, la valorisation du travail des paysans et le revenu des ménages ruraux. Un atelier de lancement de ce projet a eu lieu à Cotonou du 23 au 25 juillet 2013. Antoine Bricout (AIRD) était présent ainsi que le représentant de l’IRD au Bénin. L’Ambassade de France au Bénin était également représentée. SEPDD Bénin : Université d’Abomey-Calavi, Laboratoire d’Hydrobiologie et d’Aquaculture, Université de Parakou, Unité de Recherche en Economie et Sociologie Rurale. Cameroun : Université de Douala, Institut des Sciences Halieutiques, Université de Dschang, Laboratoire d’Ichtyologie et d’Hydrobiologie Appliquée Côte d’Ivoire : Centre de Recherches Océanologiques, Université Péléforo Gon Coulibaly de Korhogo, Institut de Gestion Agropastorale En France, le projet associe des chercheurs des organismes suivants : Développement Durable Ce nouveau FSP coordonné par l’AIRD et financé en partie par l’AFD se veut la continuation du FSP SEP (Sud Expert Plantes) qui s’est terminé en 2012. La construction et la préparation de SEPDD s’est déroulée tout au long de l’année 2013. Le projet devrait démarrer mi 2014. Coordination et partenariat Le projet est coordonné par Ibrahim Imorou Toko de l’unité de recherche en aquaculture et écotoxicologie aquatique de l’université de Parakou, Bénin. Il implique également : Sud Expert Plantes renforcement des capacités et GEOFORAFRI accès aux données satellitaires pour le suivi des forêts en Afrique. Il s’agit d’un projet de trois ans financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et dont l’IRD assure la coordination (UMR ESPACE-DEV). Un premier appel à propositions a été lancé en mars 2013 («Télédétection et suivi des forêts- Appui à la réalisation de projets de recherche ou l’organisation de colloques». Un projet a été élu au Togo (voir la partie «L’IRD au Togo» de ce rapport) et un autre au Bénin. En juillet 2013 une convention de collaboration scientifique et de reversement de fonds a été signée entre l’IRD et l’ONG béninoise « ERGED » (Espace de Recherche et de Gestion de l’Environnement Durable) responsable scientifique du projet « Contribution de la télédétection au suivi des unités forestières du Bas-Bénin» en partenariat avec le Département de Géographie de la FLASH de l’Université d’Abomey Calavi (UAC). Résumé du projet Le Bénin est l’un des pays de l’Afrique de l’Ouest situé dans la zone intertropicale. L’étendue de sa couverture forestière est de 2 650 000 ha. Avec une perte annuelle de 70 000 ha, il est classé dans le registre des pays à fort taux de dégradation des forêts au monde. Dans la partie sud du Bénin, la végétation naturelle a pratiquement disparu et est remplacée par des formations secondaires, des jachères, des cultures industrielles et vivrières. Au regard de ce niveau de dégradation avancé, les unités forestières qui ont pu résister aux nombreuses pressions ne bénéficient pas paradoxalement d’une grande attention de la part de l’ensemble des acteurs impliqués dans la chaîne de suivi et de conservation des forêts au Bénin. C’est pour contribuer à la gestion durable des ressources forestières de cette partie du Bénin que la présente recherche-action intitulée : «Contribution de la télédétection au suivi des unités forestières du bas-Bénin» a été initiée. L’objectif global du présent projet est d’évaluer la dynamique de la couverture forestière dans le Bas-Bénin à l’aide de la télédétection afin de mettre en place un dispositif efficace de suivi des ressources forestières. Le présent projet durera 18 mois avec un coût global d’exécution qui s’élève à 19 400 700 f CFA soit 29 621 Euros. A cet effet l’approche préconisée dans la mise en oeuvre de ce projet est un processus participatif de diagnostic, d’analyse et de co-apprentissage au profit de la conservation durable des espaces forestiers avec pour toile de fond les méthodes de la télédétection et du système d’information géographique. Pour ce faire, l’approche de mise en oeuvre s’appuiera sur les outils de recherche-action participative que sont la facilitation et la documentation des processus qui vont se dérouler tout au long de la mise en oeuvre du projet. avec celui de leurs administrés. A travers cette plate-forme, les différentes activités du projet seront mise en oeuvre. L’ensemble des acteurs impliqués bénéficiera des séances de formation sur les valeurs endogènes de préservation des ressources forestières, les forces et les faiblesses de la gouvernance forestière au Bénin et la perspective d’intégration des plans de protection des espaces forestiers dans les schémas d’aménagement du territoire à l’échelle locale. Les implications de l’ensemble de ces actions sur le développement durable du Bénin seront aussi documentées. Ainsi, ces séances de formation permettront d’avoir désormais les aptitudes nécessaires pour l’évaluation et l’amélioration de la gouvernance forestière dans la planification et la gestion du développement à la base. Dans cette démarche inclusive avec la participation de tous les acteurs impliqués dans le processus, sera conçue sur la base de données sur la dynamique des espaces forestiers du Bas-Bénin entre 1982 et 2012 ainsi que les facteurs qui entretiennent cette dynamique. A cet effet, un accent particulier sera mis sur les connaissances, attitudes et aptitudes des populations face à la disparition des forêts dans leur environnement. Ceci favorisera l’élaboration et la mise en oeuvre des stratégies locales de conservation des forêts. Sur le plan scientifique, le projet aura permis le recrutement et l’initiation des étudiants aux techniques d’utilisation de la télédétection pour le suivi et la gestion des espaces forestiers. A cette occasion, le projet accompagnera la soutenance de deux mémoires de niveau Master 2 et contribuera à la réalisation d’une thèse de doctorat. Ainsi, les différents acquis réalisés tout au long du processus, seront consolidés et diffusés pour leur pérennisation. Le Représentant de l’IRD au Bénin a assisté à l’atelier de lancement de ce projet le samedi 5 octobre 2013 à l’UAC. Au bilan, la mise en oeuvre du projet aura permis d’assoir un creuset d’échange multi-acteurs au sein duquel s’opèrera le partage de connaissances et d’expériences entre le monde des scientifiques et celui des acteurs du développement IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 30 31 L’APPUI AU SUD L’APPUI AU SUD THÈSES 2- FORMATION L e programme Bourses de thèse IRD s’adresse à des étudiants originaires d’un pays du Sud, titulaires d’un master, qui s’engagent, pour 3 ans, dans la préparation d’un doctorat dans le cadre d’un partenariat existant entre une unité de recherche à cotutelle IRD et des partenaires du Sud. L’objectif ultime du soutien est de préparer de jeunes chercheurs à intégrer, au terme de leur thèse, le système d’enseignement supérieur et de recherche d’un pays du Sud et, par là même, à renforcer les capacités de recherche de ces pays. Thèses soutenues en 2013 : 1-Casimir Da-Allada, inscrit en cotutelle UAC / Université Paul Sabatier de Toulouse. Co-directeurs de thèse : Norbert Hounkonnou, UAC/FAST, et Yves du Penhoat, UAC/UMR065. Sujet : «Rôle de la salinité océanique de surface sur la dynamique du Golfe de Guinée – Apport des données satellitaires». 2-Innocent Djegbé, inscrit à l’Université de Montpellier 2. Directeur de thèse : Vincent Corbel, IRD/ UMR 224 ; co-directeur Martin Akogbéto, UAC/FAST. Sujet : «Dynamique de la résistance aux insecticides chez les vecteurs de paludisme au Bénin après la mise en place d’une intervention de lutte anti-vectorielle ». 3-Samad Ibitokou, cotutelle UAC / Université Paris 5. Co-directeurs de thèse : Achille Massougbodji, UAC/FSS, et Nadine Fiévet, IRD/UMR216. Sujet : «Conséquence et impact du paludisme associé à la grossesse sur la réponse immunitaire de la femme enceinte et du nouveau-né». 4-Hervé Alohoukpé Bédié, Cotutelle UAC / Montpellier SupAgro. Co-directeurs de thèse : Guillaume Amadji, UAC/FSA, et Jean-Luc Chotte, IRD/UMR210. IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 5-Abdul-Sahabi Bio Bangana, inscrit à l’UAC en géographie de l’environnement. Co-directeurs de thèse : Martin Akogbéto, UAC/FAST, et Vincent Corbel, IRD/UMR 224. Sujet : «Déterminants environnementaux de la répartition statio-temporelle des vecteurs du paludisme et autres moustiques dans la zone de Tori-Bossito». 6-Lise Denoeud, inscrite à l’Université Paris 6. Codirecteurs de thèse : Marcel Zannou, UAC/FSS, et Michel Cot, IRD/UMR216. Sujet : «Traitement préventif Intermittent contre le paludisme des femmes enceintes VIH». 7-Gwladys Bertin (2010-2013). Paris 5. Directeur de thèse : Philipe Deloron (IRD/UMR 216). Sujet : «Paludisme gestationnel». Thèse soutenue le 24 juin 2013. Thèses en cours au 31 décembre 2013 1. Malal Diop, inscrit en co-tutelle UAC / Université de Montpellier 2. Co-directeur de thèse : Martin Akogbéto, UAC/FAST, et Cédric Pennetier : UMR 224 MIVEGEC. Sujet : «Adaptation de la réponse comportementale d’Anopheles gambiae aux insecticides» 2.Sandrine Djakouré, inscrite à l’UAC. Co-directeurs de thèse : Norbert Hounkonnou, UAC/FAST, et Bernard Bourlès, IRD/UMR 065. Sujet : «Modélisation de la circulation océanique de la région Nord du Golfe de Guinée». 3.Georges Degbé, Marc Lucien Oyede (Directeur de Thèse), FAST/UAC, Cotonou. Encadrement : Bernard Bourlès, IRD LEGOS, Brest, France, Sylvain Ouillon, IRD LEGOS, Dept Water Environment Oceanography, USTH, Hanoi, Vietnam et Yves du Penhoat, IRD, CIPMA, Cotonou Bénin. Le sujet de la thèse : «Analyse de la dynamique du trait de côte du littoral Béninois» 4.Victor Okpeicha, Bernard Bourlès (Co-Directeur de thèse), IRD –LEGOS, Brest, France, Norbert Hounkonnou (Co-Directeur de thèse), UAC, CIPMA, Cotonou, Philippe Laleye (UAC) et Yves du Penhoat IRD, CIPMA, Cotonou Bénin. Le sujet de la thèse : «Analyse des statistiques de pêche au large du Bénin et des liens potentiels entre la variabilité des pêches et des conditions météo-océaniques» 5.Justin Doritchamou, inscrit en cotutelle UAC / Université Paris 5. Co-directeurs de thèse : Achille Massougbodji, UAC/ FSS, et Nicaise Ndam, IRD/UMR216. Sujet : «Caractérisation des parasites et de la réponse anti-VAR2CSA au cours du paludisme gestationnel». 6.Emmanuel Elanga N’Dille, inscrit en cotutelle UAC / Université de Montpellier 2. Co-directeurs de thèse : Martin Akogbéto, UAC/FAST, et Franck Remoué, IRD/UMR224. Sujet : «Développement d’un bio-marqueur d’exposition spécifique aux piqûres d’Aedes aegypti : validation et applications à l’évaluation du risque d’arboviroses et de l’efficacité des stratégies de lutte anti-vectorielle». 7.Ossénatou Mamadou, thèse en cotutelle UAC / Université Joseph Fourier Grenoble. Co-directeurs de thèse : Cossi Norbert Awanou, UAC/FAST, et Sylvie Galle, IRD/UMR012. Sujet : «Etude des flux d’évapotranspiration en climat soudanien : comportement comparé de trois couverts végétaux au Bénin». 8.Smaïla Ouédraogo, inscrit à l’Université de Paris 6. Co-directeurs de thèse : Achille Massougbodji, UAC/FSS, et Michel Cot, IRD/UMR216. Sujet : «Anémie de la femme enceinte : facteurs de risque et conséquences chez l’enfant de 0 à 1 an». 9.Ibrahim Sadissou, thèse en cotutelle UAC / Université Paris 5. Co-directeurs de thèse : Kabirou Moutairou, UAC/ FAST, et David Courtin, IRD/UMR216. Sujet : «Influence de l’antigène leucocytaire humain (HLA-G) sur la sensibilité au paludisme». 10.Norbert Kpadonou, thèse en Démographie, à l’Université de Paris X Nanterre au département de sociologie, «Activités économiques des femmes et partage de tâches domestiques et des dépenses dans les ménages urbains à Cotonou, Lomé, Ouagadougou» ; directrice, Maria Cozio ; co encadrement IRD/UMR 151 : Agnès Adjamagbo et Bénédicte Gastineau, programme FAGEAC. 11.Eric Adjakossa (2013-2016). Co-directeurs : Noël Fonton (UAC/FAST) et Grégory Nuel (Paris 6), co-encadrant : Gilles Cottrell (IRD/UMR 216). Sujet : «Approches conjointes pour données longitudinales liées au paludisme». 12.B. Awéssou : mars 2013 à octobre 2015 thèse en cotutelles HSLM/UAC, co-directeur de thèse : Josiane SEGHIERI (IRD-HSM) et Euloge AGBOSSOU (UAC, FSA), sujet : «Réponse du climat, limites fonctionnelles et contribution aux variations des disponibilités hydriques d’une espèce agro-forestière majeure en Afrique soudanienne : le Karité (Vittelaria paradoxa)» 13.C. Allé : septembre 2013 à juillet 2016, directeur de thèse M. Descloitres (IRD-LTHE), co-directeur Prof. Boukari (UAC-LHA). Sujet : «Les méthodes de prospection géophysique pour l’eau souterraine revisitées dans le contexte du Bénin» 14.Adamou Rafiou (2012-2015). Co-directeurs : David Courtin (IRD/UMR 216) et Ambaliou Sanni (UAC/FAST). Autres doctorants africains encadrés par un chercheur IRD : 1-Waliou Amoussa, inscrit à l’Université Montpellier 2. Co-directeurs de thèse : Joseph Hounhouigan, UAC/FSA, et Claire Mouquet-Rivier, IRD/UMR204. Sujet : «Apport nutritif en fer, zinc et vitamine A à des populations à risque». 2-Ghislain Koura, inscrit à l’Université Paris 11. Codirecteurs de thèse : Achille Massoufbodji, UAC/FSS, et André Garcia, IRD/UMR216. Sujet : «Anémie de la femme enceinte : impact de cette anémie chez le nouveau-né de 0 à 12 mois». 3-Herbert Noukpo, inscrit à l’UAC. Co-directeurs de thèse : Martin Akogbéto, UAC/FAST, et Franck Remoué, IRD/UMR224. «Utilisation des bio-marqueurs dans le cadre de la lutte anti-vectorielle». 4-Nubi Olubunmi, inscrit à l’UAC. Co-directeurs de thèse : Norbert Hounkonnou, UAC/FAST, Clement Edokpayi, UNILAG Nigéria, et Bernard Bourlès, IRD/UMR065. Sujet: «Meridional distribution of nutrients in the Eastern Equatorial Atlantic». 5-Géraud Padonou, inscrit à l’Université Paris 6. Codirecteurs de thèse : André Garcia, IRD/UMR216, et Yves Martin-Prével, IRD/UMR204. Sujet : «Faible poids de naissance et retard de croissance intra-utérin». 6-Bienvenue Kouwaye (2011-2014) : Co-directeurs : Noel Fonton, UAC/FAST et Fabrice Rossi (Paris 1), co-encadrant : Gilles Cottrell (IRD/UMR 216). Sujet «sélection de variables dans les modèles de prédiction par méthodes LASSO et forêts aléatoires». 7-Tallah Almelli (2011-2014). Université Paris Descartes. Directeur : Rachida Tahar (IRD/UMR 216). Sujet : «Caractérisation des parasites responsables d’accès pernicieux». 8-Violeta Alvarez Moya (2011-2014). Directeur : M. Cot IRD/UMR 216 Sujet : «Facteurs de risque d’infection palustre chez le jeune enfant». 9-Azizath Moussiliou, (2012-2015) inscrite à l’Université Paris 6. Directeur : Pascal Bigey (UMR 8258 CNRS/UMR-S 1022 Inserm). Sujet : «Caractérisation de la construction de l’immunité anti-Pfemp1 dans la première année de vie et ses conséquences sur la susceptibilité au paludisme». IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 32 33 L’APPUI AU SUD 10-Michael Mireku (2013-2015) Co-directeurs : M. Cot IRD/UMR 216 et F. Bodeau-Livinec IRD/UMR 216. Sujet : «Relations entre l’anémie gestationnelle et le développement cognitif du nourrisson». 11-Komi Gbédandé (2013-2016). cotutelle UAC/Université Paris 5. Co-directeurs : Nadine Fievet (IRD/UMR 216) et Kabirou Moutairou (UAC/FAST), co-encadrant : Achille Massougbodji (UAC/FSS). Sujet «Développement clinique d’un vaccin contre le paludisme associé à la grossesse : étude des réponses immunologiques chez la mère». 12-Tania d’Almeida (2013-2016). Université Paris 6. Directeur : André Garcia IRD/UMR 216. Sujet : «Etude de l’antigène du CMH HLA-G : rôle dans le phénomène de tolérance immunitaire au cours de l’infection palustre». 13-F. M. Lawson, septembre 2013 à juillet 2016, directeur de thèse JM Vouillamoz (IRD-LTHE), co-directeur Prof. Boukari (UAC-LHA). Sujet : «Estimation des ressources souterraine en eau au Nord Bénin». 14-M. Wubda, septembre 2011 à juillet 2015, directeur de thèse M. Descloitres (IRD-LTHE), co-directeur Prof. Boukari (UAC-LHA). Sujet : «Etude de la recharge des aquifères en zone semi-aride et soudanienne par les méthodes de résistivités» 15-R.M. Onguéné, 2012-2014, directeur de thèse Y. du Penhoat. Université Yaoundé 1 et Université Paul Sabatier, Toulouse 3. Sujet : «Modélisation de l’hydrodynamique et de la salinisation des estuaires en Afrique Centrale: Application à l’estuaire de Cameroun». Doctorants français préparant leur thèse sur un terrain béninois : 1-Célia Dechavanne, inscrite à l’Université Paris 5. Directrice de thèse : Florence Migot-Nabias, IRD/UMR216. Sujet : «Construction de la réponse anticorps antipalustre chez de jeunes enfants béninois, en relation avec des IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 L’APPUI AU SUD facteurs environnementaux et parasitaires». 2-Basile Hector, inscrit à l’Université de Strasbourg. Codirecteurs de thèse : Jacques Hinderer, CNRS, et Luc Séguis, IRD/UMR050. Sujet : «Dynamique des stocks d’eau en zone soudanienne : apports de la gravimétrie». 3-Bich-Tram Huynh, inscrite à l’Université Paris 6. Codirecteurs de thèse : Achille Massougbodji, UAC/FSS, et Michel Cot, IRD/UMR216. Sujet : «Etude longitudinale des effets de l’infection palustre pendant la grossesse sur la femme enceinte et son nouveau-né en zone d’endémie». 4-Aloïs Richard, inscrit à l’Université Joseph Fourier Grenoble. Co-directeurs de thèse : Marc Descloitres et Sylvie Galle, IRD/UMR012. Sujet : «Analyse et modélisation du bilan hydrologique au Bénin : rôle du couvert végétal». 5-Dorothée Robert, inscrite à l’Université Joseph Fourier Grenoble. Co-directeurs de thèse : Jean-Martial Cohard et Isabelle Braud, IRD/UMR012/IRSTEA. Sujet : «Caractérisation et modélisation de la dynamique de l’évapotranspiration en Afrique soudanienne en zone de socle : interaction entre les aquifères et la végétation». 6-Frédéric Kosmowski, inscrit à Aix Marseille Université, directeur de thèse : Richard Lalou, co-encadrement, Bénédicte Gastineau, LPED, UMR 151. Sujet : «Adaptation des populations aux changements environnementaux» ; programme ESCAPE. 7-Angélique Porciani, inscrite à l’Université de Montpellier (2012-2015), Co-directeurs de thèse : Anna Cohuet (IRD UMR224 MiVEGEC) et Laurent Dormont (UMR CEFE) ; co-encadrant : Cédric Pennetier (IRD UMR224 MiVEGEC) Sujet : «Perception olfactive et comportement en présence d’insecticides des vecteurs du paludisme, Anopheles gambiae.». Programme BeIn. 8-Julie Tort (2012-2015). Université Paris 6. Directeur : Alexandre Dumont IRD/UMR 216. Sujet : «Comment améliorer la prise en charge des hémorragies obstétricales en Afrique Sub-Saharienne ?» MASTERS Master International en Entomologie médicale et vétérinaire (MIE) Ce master, qui a fonctionné pendant 6 années (de 2006 à 2012) n’est plus dispensé. l’océan et le climat, de l’impact climatique sur les ressources halieutiques et de la modélisation, - transférer les compétences des enseignants intervenants vers les enseignants africains de la sous-région, - développer des équipes de recherche crédibles dans la sous-région, - aider à la dynamisation des activités de recherche, de prestation de service et d’expertise au niveau régional. Master régional en océanographie physique et applications (MROPA) Les recherches océanographiques portant sur les conditions océaniques et climatiques du Golfe de Guinée, conduites par l’IRD (UMR 065 LEGOS) en partenariat avec le Centre Béninois de Recherche Scientifique et Technique (CBRST) dans le cadre d’une convention d’accueil avec le Centre de Recherches Halieutiques et Océanologiques du Bénin (CRHOB), ont constitué une opportunité pour favoriser l’émergence et la formation de jeunes chercheurs de la sous-région Afrique de l’Ouest dans ce domaine. La création du Master Régional en Océanographie Physique et Applications ou MROPA a été rendue possible au Bénin par le fait qu’une solide formation de 3ème cycle (DESS, DEA/ Master2 et thèse) existait déjà à l’UAC, dispensée au sein de la Chaire Internationale de Physique Mathématique et Applications (CIPMA), érigée en 2006 en chaire UNESCO. La création du MROPA a donc été initiée à la rentrée universitaire 2008-2009 à la CIPMA, par l’IRD, en lien avec l’Université Paul Sabatier (UPS) de Toulouse. Depuis l’année universitaire 2010-11, les étudiants du MROPA sont co-diplômés UAC et UPS. Les objectifs scientifiques et pédagogiques du MROPA sont multiples : - assurer à chaque étudiant de la sous-région Afrique de l’Ouest, ayant déjà des bases solides en sciences mathématiques et physiques, une formation ouvrant sur la recherche dans le domaine de l’océanographie physique, de l’environnement marin et côtier, de la relation entre Le MROPA a reçu de 2008 à 2010 le soutien de l’AIRD via le dispositif des Chaires Croisées, associant un Professeur de l’UAC, Norbert Hounkonnou, et un Professeur de l’Université Paul Sabatier de Toulouse, Nicholas Hall. Depuis septembre 2009, la formation bénéficie en outre du soutien financier et pédagogique de la société TOTAL (pour les trois années universitaires 20092012), avec l’intervention de professionnels/enseignants de la Fondation Total-Professeurs-Associés (TPA). Une convention a été signée le 22 février 2010 entre les quatre institutions : UAC, UPS, IRD, TOTAL. Ce soutien de la société TOTAL permet une ouverture à la société civile et des potentiels débouchés. Depuis janvier 2012, ce master a reçu le label de Chaire TOTAL. S’appuyant sur le réseau scientifique de l’UMR 065 LEGOS, l’IRD a favorisé l’établissement de collaborations interuniversitaires associant l’UAC avec les Universités de Lagos (Nigeria), de Legon/Accra (Ghana), et de Cocody (Côte d’Ivoire). Ces Universités contribuent au MROPA via l’encadrement d’étudiants dans le cadre de leurs stages de recherche. Master Géo-hydrologie Depuis l’année universitaire 2010-11, l’IRD (UMR 012 LTHE) soutient le Master Géo-hydrologie mis en œuvre par le Laboratoire d’Hydrologie Appliquée (LHA), FAST/UAC. Il s’agit en particulier d’accompagner le LHA dans la mise en œuvre d’un module « hydrogéophysique » en Master 1 et 2. La collaboration UAC/IRD, cadrée par une convention de recherche et d’enseignements signée le 27 juin 2011 pour une durée de 4 ans, est mise en œuvre selon la méthode suivante : a) construction commune des modules d’enseignement, b) mise en place des modules avec intervention principale IRD (enseignants et matériel), mais avec intervention en double des enseignants du LHA et des spécialistes de la Direction Générale de l’Eau, Directeur universitaire Université Paul Sabatier Toulouse : Nicholas Hall Equipe IRD (UMR065/LEGOS) : Yves Du Penhoat, coordonnateur, Rémy Chuchla, Bernard Bourlès. Un ingénieur IRD assure un cycle d’enseignement de biostatistiques dans le cadre de la Licence et du Master de biochimie et physiologie animale appliquée de la FAST et du CES de biologie de la FSS. L’ensemble des cours se déroule sur le campus de l’ISBA. Cet enseignement, dont le volume horaire est de 30 heures (cours et travaux dirigés sur une semaine), constitue un module à part entière du cursus des étudiants de L3, sanctionné par un examen de fin de semestre. Il est également reconnu comme validant 2 modules d’enseignements thématiques de l’Ecole Doctorale du Médicament de l’Université Paris 5. Des étudiants de M1, M2 de l’UAC et des doctorants, y assistent en auditeurs libres. Responsables scientifiques UAC : Ambaliou Sanni (FAST) et Raphaël Darboux (FSS) c) prise de relai progressive par le LHA des enseignants à court/moyen terme (3-4 ans), Responsable scientifique IRD : Gilles Cottrell (UMR216) d) intervention d’enseignants de l’IRD dans d’autres disciplines (pollutions / physique du sol), Master Biochimie, Biologie moléculaire et applications e) mise en place de sites tests d’enseignements (sites ateliers), situés au plus proche de l’Université, mais permettant d’aborder 4 ou 5 situations hydrologiques principales du Bénin : les zones côtières, le «biseau sec», les pollutions, les zones de socle, les aquifères sédimentaires. Provenant principalement du Master 1 Biochimie, biologie moléculaire et applications, un groupe de 22 étudiants de l’UAC a participé à la 4ème édition de l’atelier sousrégional sur la Biologie Moléculaire et les Biotechnologies Végétales (Sudbiotech), du 5 au 10 décembre 2011, à l’ISBA. L’objectif de l’atelier est de permettre à chaque participant de renforcer ses connaissances en biologie moléculaire et biotechnologies végétales pour répondre aux questions de développement agricole en Afrique. Co-organisation UAC / CIRAD / CNRS / Université Paris Sud / AIRD. En 2013, 150 heures d’enseignement ont été données. Responsable scientifique UAC : Nicaise Yalo, FAST/LHA Directeur universitaire UAC : Norbert Hounkonnou, FAST/ CIPMA Master de biochimie et physiologie animale appliquée Responsable scientifique IRD : Marc Descloitres (UMR012/LTHE) Une nouvelle édition de cet atelier sera organisée en 2014 sous la forme d’un projet PEERS (SudBiotech) élu en 2013. Responsable scientifique UAC : Ambaliou Sanni (FAST) Responsable scientifique France : Alain Rival (CIRAD, UMR 232 DIADE) IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 34 35 L’APPUI AU SUD L’APPUI AU SUD Master de biodiversité végétale tropicale Un Master international « Biodiversité Végétale Tropicale (BVT)» (M1 + M2) a été mis en place avec un financement du ministère français des affaires étrangères, au titre du FSP Sud Expert Plantes (SEP), dont l’AIRD a assuré le secrétariat exécutif et qui s’est terminé en 2012. Trois établissements français sont impliqués (Université Paris 6, Museum national d’histoire naturelle et Université de Montpellier 2), ainsi que plusieurs universités du Sud, parmi lesquelles l’UAC. Le cursus du Master vise à former des botanistes et fonctionne en alternance Nord-Sud. Les étudiants reçoivent un double diplôme Université de Dshang au Cameroun /Université Paris 6. Pour la promotion 2012-2013, 2 étudiants béninois (Alfred Hougnon et Honoré N’Djrossè Agbazahou) ayant effectué leur premier cycle universitaire à l’UAC et tous les deux bénéficiaires d’une bourse de l’Ambassade de France au Bénin ont suivi ce master. Le premier semestre se déroule à Paris (U Paris 6 /Museum), le 2ème semestre à l’Université de Dshang au Cameroun ; le 3ème semestre de nouveau à Paris et le 4ème en stage dans les laboratoires d’accueil. Chef de projet UAC : Jean Ganglo, Faculté des Sciences Agronomiques, UAC Chef de projet IRD : Eric Chenin, AIRD, Direction des programmes et de la formation au Sud de la Méditerranée Aix-Marseille 1 et Montpellier SupAgro). Le Master est mis en place uniquement en formation à distance, à travers cinq parcours : biotechnologies végétales; biotechnologies microbienne, agricole et environnementale; biotechnologies animales; biotechnologies agro-alimentaires, biosécurité. Un premier parcours a été proposé en 2011 : biotechnologies végétales. Chef de projet UAC : Pascal Hougnandan, Faculté des sciences agronomiques Chef de projet IRD : Marc Neyra, UMR 040/ LSTM Master Population et dynamiques urbaines Les chercheurs IRD affectés au CEFORP participent aux enseignements et à l’encadrement des étudiants inscrits dans le Master Population et dynamiques urbaines (Université d’Abomey Calavi, CEFORP). Ils assurent 80 heures de cours (Analyse démographique et méthodologie de la recherche en sciences sociales et interprétation sociologique) auprès d’une quinzaine d’étudiants. Les chercheurs IRD sont aussi impliqués dans les jurys de soutenance de ces mêmes étudiants. Responsable scientifique UAC : Mouftaou Amadou Sanni, CEFORP Master international tropicales de biotechnologies Initié par l’IRD, un Master international de biotechnologies tropicales a été crée entre 7 universités d’Afrique de l’ouest (Université d’Abomey-Calavi, Bénin ; Université de Ouagadougou, Burkina Faso ; Université Abobo-Adjamé, Côte d’Ivoire ; Université de Bamako, Mali ; Université de Nouakchott, Mauritanie ; Université Abdou Moumouni, Niger ; Université Cheikh Anta Diop, Sénégal) et 3 établissements français (Université de Montpellier 2, Université IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 Intervenants IRD : Bénédicte Gastineau et Agnès Adjamagbo, UMR 151 LPED BOURSES D’ÉCHANGES SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES (BEST) Le programme «Bourses d’échanges scientifiques et technologiques (BEST)» s’adresse à des chercheurs, ingénieurs et techniciens rattachés à une institution de recherche ou d’enseignement supérieur du Sud. Il a pour objectif de favoriser leur mobilité temporaire en dehors de leur pays de résidence, vers une implantation d’une unité de recherche à cotutelle IRD ou une structure de recherche du Sud ou du Nord associée à l’IRD, en vue de l’acquisition de connaissances nouvelles, de la maîtrise de nouvelles techniques ou méthodologies ou de l’obtention d’un diplôme de l’enseignement supérieur. Un scientifique béninois bénéficie d’une bourse BEST, Gustave Djedatin, Centre Universitaire de Dassa, UAC. Coordonnatrice IRD : François Sabot, UMR 232 DIADE. Une année à Montpellier à compter d’avril 2014. 3- JEUNES ÉQUIPES AIRD (JEAI) Sondage géophysique RMP sur un site d’investigation GRIBA L e programme Jeunes Equipes AIRD a pour objectif de contribuer à l’émergence et au renforcement de nouvelles équipes de recherche dans les pays du Sud dans le cadre d’un partenariat scientifique avec une équipe de l’AIRD. Il s’adresse à des chercheurs et enseignementschercheurs du Sud travaillant sur une thématique commune et qui souhaitent se structurer en équipe de recherche. Au Bénin trois équipes bénéficient d’un soutien JEAI : JEAI «RISA» En réponse à l’appel à propositions 2009 : Résistance Insecticide Santé Agriculture (RISA). Equipe multicentrique Bénin - Togo - Burkina Faso. Responsable : Luc Djogbénou, UAC / Institut Régional de Santé Publique, ancien boursier IRD. Correspondant IRD : Frédéric Simard, UMR 224 MIVEGEC. Le soutien JEAI permet d’équiper un laboratoire d’entomologie médicale à l’IRSP (Ouidah). Les activités de recherche portent sur la résistance des vecteurs aux insecticides carbamates en Afrique de l’ouest (financement complémentaire OMS/ MIM) et sur le comportement de reproduction au sein du complexe An. Gambiae (financement complémentaire OMS/TRD). Convention signée en juin 2009, pour une durée de 3 ans. Soumise à une évaluation à mi-parcours, la JEAI a été évaluée positivement (notification du 15 février 2011). Les résultats obtenus laissent craindre que, dans le cadre de la lutte antivectorielle, l’augmentation du niveau de résistance aux pesticides dans les sites maraîchers pourrait mettre en péril les stratégies de lutte mises en place dans les zones proches de ces sites. JEAI « ALOC-GG » En réponse à l’appel à propositions 2010 : Analyses littorales, océaniques et climatiques au Nord du Golfe de Guinée (ALOC-GG). Equipe multicentrique Bénin- Côte d’Ivoire. Responsable : Yves Kouadio, Côte d’Ivoire. Partenaire Bénin : Roger Djiman, Institut de Recherche Halieutique et Océanologique du Bénin (IRHOB). Correspondant IRD : Bernard Bourlès, UMR 065 LEGOS. Convention signée le 20 janvier 2011 pour une durée de 3 ans. La JEAI ALOC-GG a organisé à Cotonou, du 2 au 4 novembre, un atelier régional qui a réuni une cinquantaine de participants du Bénin, du Cameroun, du Congo, de la Côte d’Ivoire, de la France, du Ghana, du Gabon, du Nigéria, du Sénégal et du Togo, avec la présence à la cérémonie d’ouverture de Jean-Paul Monchau, Ambassadeur de France au Bénin et de Biaou Fidèle Dimon, Directeur Général du Center Béninois de Recherche Scientifique et Technique (CBRST). Cet atelier a permis : (i) d’exposer les résultats de la recherche en cours en océanographie liée aux questions climatiques et environnementales ; (ii) de discuter des dispositifs d’observations côtières dans les pays de la Côte Ouest/Atlantique d’Afrique, de leur maintenance et de leur éventuel développement ; (iii) de fédérer des projets de recherche régionaux sur certaines thématiques prioritaires (surveillance côtière et érosion, relations entre les conditions océaniques, le climat régional et les ressources halieutiques …) IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 36 37 L’APPUI AU SUD JEAI « PALUCO » L’APPUI AU SUD JEAI « AQUI-BENIN » En réponse à l’appel à propositions 2011 : Paludisme et co-infection (PALUCO). En réponse à l’appel à propositions 2012 : AQUI-BENIN pour le Laboratoire d’Hydrologie Appliquée (LHA). Responsables : Achille Massougbodji (UAC/FSS) et Moudachirou Ibikounlé (UAC/FAST). Responsable : Marc Descloîtres (UMR LTHE) et Nicaise Yalo (UAC/LHA) Correspondant IRD : David Courtin, UMR 216 Mère et enfant face aux infections tropicales. Elaboré au sein du nouveau Laboratoire d’Hydrologie Appliquée (LHA) de l’Université Abomey Calavi (UAC) créé en 2009, le projet JEAI « AQUI-BENIN » vise à constituer un pôle de recherche béninois sur les aquifères. Cette équipe se structure autour des problématiques liées aux ressources en eau souterraine dans deux contextes géologiques majeurs de l’Afrique de l’Ouest, et du Bénin en particulier : Les activités de la JEAI PALUCO portent dans un premier temps sur la co-infection paludisme-schistosomose. A ce jour, les chercheurs travaillant sur le paludisme et sur les schistosomoses au Bénin ne se côtoyaient pas ou peu et n’interagissaient pas. La JEAI permettra d’estimer l’impact des infections par les schistosomoses sur la susceptibilité au paludisme au niveau épidémiologique et immunologique. 1) les zones de socle, formant 80% du territoire, où les ressources en eau souterraine potable restent déficitaires (en regard des exigences fixées par les objectifs du millénaire), 2) les zones côtières densé-ment peuplées, où les nappes superficielles sont me-nacées de pollution. A la croisée de l’hydrogéo-logie, de la géophysique, et de l’hydrogéochimie, le projet s’appuie sur 2 axes interdépendants : - un axe de recherche visant à : 1) mieux connaître les aqui-fères en question en s’attachant à décrire leurs propriétés (porosité efficace, conductivité hydraulique) et leur qualité à la fois en zone côtière urbaine (pollution dues aux sites de stockage des déchets urbains) et en zone de socle (pollution bactérienne due aux contaminations fécales, ou à la présence de fluor); 2) mieux paramétrer les modèles hydrodynamiques afin d’améliorer leur capacité de prédiction du devenir de la ressource sous différents scénarios de changements climatiques ou d’exploitation. - un axe de formation universitaire de haut niveau basé sur les nouveaux Masters professionnalisant de «Géo- IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 hydrologie» et d’ «Eco-hydrologie» créés en 2010 à l’UAC. La JEAI propose, outre d’appuyer un enseignement en hydrogéophysique assuré par les enseignants béninois et par l’IRD, de créer deux sites pilotes en milieu naturel, l’un en zone côtière polluée et l’autre en zone de socle (ce dernier sur le site de l’Observatoire SO-ERE AMMA Catch de l’IRD). Les toutes dernières technologies de prospection des aquifères (Résonance Magnétique des Protons, tomographies et modélisations numériques multidimensionnelles du sous-sol) seront enseignées. PROJET « SUDBIOTECH » Les résultats attendus de ce projet, commencé en février 2013 pour 3 ans, sont les suivants : (DR AMBALIOU SANNI DE L’UAC ET DR ALAIN RIVAL DE L’UMR DIADE) 1) des progrès dans les connaissances des aquifères tropicaux et leur vulnérabilité face aux changements climatiques et anthropiques, 2) le renforcement des capacités de recherche du LHA, 3) la consolidation d’un enseignement d’hydrogéophysique rénové, de niveau européen, 4) une ouverture vers les équipes d’hydrogéologie d’autres pays Africains confrontés aux mêmes problématiques environnementales liées aux eaux souterraines. Pour les points 1 et 4, le projet de JEAI prendra aussi appui sur le projet de recherche «GRIBA» (Union Européenne et Africaine) qui la fera collaborer avec des équipes africaines et européennes. 4- PEERS (PROGRAMME D’EXCELLENCE POUR L’ENSEIGNEMENT ET LA RECHERCHE AU SUD) Les légumes feuilles traditionnels sont des plantes dont les feuilles sont consommées pour l’alimentation comme en médecine traditionnelle. Ils sont riches en fibres, vitamines et en nutriments de grande valeur nutritionnelle, tels que le carotène, l’acide ascorbique, le fer ou le calcium. Au Bénin, ces légumes-feuilles traditionnels (Traditional Leaf Vegetables en anglais) sont présents à l’état sauvage et semidomestiqué. Parmi eux, Sesamum radiatum L. et Acmella uliginosa (L.) sont deux espèces d’importance nationale et régionale. La connaissance de la diversité génétique existante et sa structuration en fonction des zones agroécologiques de la sous-région constitue un préalable au développement de programmes de conservation, d’amélioration et de promotion de ces espèces. A. uliginosa (L.) Jansen, outre son usage alimentaire, est également utilisé en médecine tradipraticienne pour traiter les infections et stimuler la production lactée. Les travaux récents menés en collaboration entre l’UAC et l’UMR DIADE ont montré qu’il existe une grande similarité génétique entre les différentes accessions de la même espèce. Afin de conforter cette hypothèse, les marqueurs microsatellites et le marqueur épigénétique sensible au taux de méthylation de l’ADN seront développés au cours du présent projet PEERS. Ils permettront de mieux élucider la structure de la diversité génétique. Chez S. radiatum, les variabilités morphologiques observées ne sont pas corrélées avec la variabilité génétique. Des accessions présentant des caractéristiques morphologiques différentes montrent ainsi une très grande similarité génétique. Ces différences résulteraient de l’adaptation ou de l’effet de l’environnement, donc d’un phénomène épigénétique. L’étude de diversité précédemment réalisée avec les deux espèces a employé des marqueurs dominants de type AFLP (Amplified Fragment Length Polymorphism). Les marqueurs microsatellites sont des marqueurs codominants très polymorphes qui peuvent être développés pour redéfinir le polymorphisme intraspécifique très faible observé avec l’utilisation des marqueurs AFLP. Le présent projet d’étude de diversité combinant à la fois marqueurs microsatellites et marqueurs de méthylation de l’ADN permettra sans doute de mieux préciser la structure et la différentiation génétique, de mieux identifier les populations clonales et de définir une dynamique de la domestication. Un atelier de formation sera organisé en 2014, destiné aux étudiants du Master Biochimie, Biologie moléculaire et applications PROJET « TOMATO » COORDONNATEURS : GAËL ALORY (UMR LEGOS) ET EZINVI BALOITCHA (CIPMA/UAC) L’Afrique de l’ouest est très vulnérable à la variabilité et au changement climatique et en particulièrement très dépendante des pluies de mousson pour l’agriculture, l’élevage et donc des ressources alimentaires. Pour répondre à ces enjeux sociétaux, les recherches climatiques étudient à partir d’observations et modèles les complexes interactions entre océan, atmosphère et continent qui donnent naissance à la mousson pour à terme, améliorer sa prévision à différentes échelles de temps. L’apparition saisonnière d’une langue d’eau froide équatoriale, variable d’une année à l’autre mais encore mal reproduite dans les modèles climatiques, est déterminante pour l’avancée des pluies de mousson sur le continent. Ces variations interannuelles sont liées à une dynamique équatoriale de type El Niño, mais aussi influencée par des anomalies climatiques venant du nord, d’après les plus récentes études. Ce projet PEERS se propose de compléter les approches observationnelles et numériques par une approche analytique de la variabilité climatique, basée sur les théories oscillatoires qui ont permis de grandes avancées dans la compréhension dynamique du phénomène El Niño dans le Pacifique, peu exploitées jusque-là dans l’Atlantique. Elles consistent à construire des modèles mathématiques des principales interactions océanatmosphère prenant en compte un nombre réduit de variables-clés, de couplages et de phénomènes propagatifs caractérisant ces deux composantes. Dans l’Atlantique, l’objectif est d’intégrer dans ces modèles la dynamique équatoriale mais aussi l’influence distante d’ENSO (El Niño Southern Oscillation) venant du Pacifique, le mode océanique méridien propre à l’Océan Atlantique Tropical et les déplacements saisonniers de la zone de convergence intertropicale qui pourraient être tous deux liés, pour reproduire les variations climatiques interannuelles et leur modulation décennale. La paramétrisation de ces modèles s’appuiera sur les observations et la dynamique plus complète des modèles climatiques. Ces outils fourniront un cadre théorique pour mieux comprendre les interactions entre échelles de temps, évaluer l’origine des déficiences des modèles climatiques, estimer le potentiel prédictif du climat et l’influence attendue du changement climatique sur la variabilité interannuelle. Le projet repose sur les compétences respectives en dynamique océanique et mathématiques appliquées des deux porteurs de projet. Il s’inscrit dans le cadre des grands programmes de recherches climatiques sur l’Afrique de IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 38 39 L’APPUI AU SUD l’Ouest et l’Atlantique tropical menées autour des grands réseaux d’observation AMMA (pour la partie atmosphérique) et PIRATA (pour la partie océanique), dans lesquels l’IRD est largement impliqué. Ces recherches seront menées au sein du futur LMI ECLAIRS qui structure les collaborations entre laboratoires francais et partenaires locaux à Dakar, Abidjan et Cotonou. Le projet s’intègre dans le grand programme européen PREFACE (Novembre 2013 – novembre 2017) sur l’Atlantique tropical qui regroupe équipes européennes et africaines et dans lequel les porteurs de ce projet et les partenaires béninois sont déjà impliqués. L’APPUI AU SUD - et mettre en place un mécanisme intégré et régional de formation à la gestion de la recherche. Le projet, initialement prévu pour une durée de 3 ans (2010-2012) a été prolongé d’une année. Il est coordonné par l’AIRD en partenariat avec 7 institutions africaines parmi lesquelles 2 institutions béninoises : le Centre Béninois de Recherche Scientifique et Technique (CBRST) et le Centre Régional de Nutrition et d’Alimentation Appliquées (CERNA) de la Faculté des Sciences Agronomiques de l’UAC. Au cours de l’année 2013, le Bénin a accueilli les événements GVal suivants : - 8-12 avril : Atelier de formation des formateurs à la rédaction et la recherche de financements pour des projets de recherche en sécurité alimentaire 5- SOUTIEN INSTITUTIONNEL Suite à un appel à propositions, le Secrétariat des pays ACP auprès de la Commission européenne a accepté en 2009 de financer un projet de renforcement des capacités de Gestion et de Valorisation de la recherche dans le domaine de la Sécurité Alimentaire en Afrique de l’Ouest (GVal Sécurité alimentaire). Il s’agit de : - développer un réseau ouest-africain (Burkina Faso, Niger, Bénin) d’institutions de recherche et centres universitaires spécialisés en sécurité alimentaire ; - renforcer les compétences en gestion de la recherche à tous les niveaux du cycle du projet et s’inscrire dans une démarche systématique de qualité en recherche ; - améliorer l’exploitation des résultats de la recherche par les décideurs publics et privés ; IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 - 10-15 juin : mission du point focal AGRHYMET et du coordonnateur régional du projet. Cette mission avait pour objectifs spécifiques, (i) de relancer les enquêtes de l’AGRHYMET pour boucler les enquêtes de création du réseau des acteurs individuels de la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest, (ii) de discuter avec les points focaux sur la finalisation des activités, et (iii) l’élaboration de perspectives suite à la fin prochaine du projet GVal. 6- VALORISATION ET EXPERTISE Collaborations industrielles des évaluations insecticides dans différents facies entomologiques, dans 5 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale. Ce réseau fait partie du Centre Collaborateur de l’OMS pour l’évaluation des insecticides en santé publique (phase II), dont le siège se situe au Centre IRD de Montpellier (France). Les chercheurs du réseau ABC travaillent dans des stations de terrain situées dans des zones d’endémie différent radicalement les unes des autres sur le plan entomologique. Chaque station comprend entre 6 et 18 cases expérimentales qui permettent de réaliser des évaluations dans des conditions standardisées. Au Bénin, le Réseau ABC dispose de trois stations : Malanville (savane soudanienne, rural, riz), Covè (savane subéquatoriale, rural, riz) et Porto Novo ‘savane subéquatoriale, périurbain). Contact : Cédric Pennetier ([email protected]) L’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) a oganisé le mercredi 23 janvier 2013, de 9 à 13 heures, à la salle de conférence de l’INFOSEC, Cotonou, la cérémonie de lancement officiel de l’évaluation à l’échelle communautaire (phase III) des performances de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action LifeNet® dans une zone de résistance aux insecticides des vecteurs du paludisme au Sud Bénin, Afrique de l’Ouest. Les outils de lutte anti-vectorielle ayant au cours de leur développement passés avec succès les tests de toxicité et apparaissant comme prometteurs pour la lutte contre les insectes vecteurs de maladies, en particulier du paludisme, doivent être soumis à un processus indépendant d’évaluation dans le cadre du Programme d’évaluation des pesticides de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) (WHOPES, http://www.who.int/whopes/ en/ ). Ce processus est réalisé grâce à des centres agréés par l’OMS, appelés « Centres Collaborateurs». Le Centre de Recherche Entomologique de Cotonou - UMR 224 : Le Réseau ABC (Anopheles Biology and (CREC), est membre du réseau de recherche Anopheles Control) permet de mener, en collaboration avec l’industrie Biology & Control ou ABC qui fait partie intégrante du (Bayer, Vestergaard, Fransdsen, Sumitomo, Syngenta, etc ;), Centre Collaborateur de l’OMS pour l’évaluation des insec- ticides en santé publique. Il est à ce titre, régulièrement sollicité pour procéder à des évaluations d’outils de lutte contre la transmission du paludisme dans le cadre officiel de l’OMS. Le processus d’évaluation des insecticides implique trois phases d’évaluation entomologiques. La Phase I consiste à tester l’efficacité des produits insecticides au laboratoire avec des moustiques d’élevage. La Phase II consiste à tester l’efficacité de ces mêmes produits insecticides sur des populations naturelles de moustiques, mais en conditions contrôlées. Enfin la Phase III consiste à tester les outils de lutte anti-vectorielle les plus prometteurs à l’échelle communautaire dans des conditions réelles d’utilisation. L’objectif de la présente étude en phase III est d’évaluer l’intégrité physique, l’activité insecticide et protectrice, la perception, l’acceptabilité et l’utilisation de la moustiquaire LifeNet® comparée à la moustiquaire standard PermaNet® dans une zone de résistance aux insecticides des vecteurs du paludisme au Sud Bénin. LifeNet® est une moustiquaire imprégnée d’insecticide depuis l’usine dont l’efficacité insecticide est maintenue après 20 lavages standards et pendant au moins 3 ans d’utilisation en conditions de terrain (WHO, 2005). Cette moustiquaire est imprégnée avec la deltaméthrine, un insecticide recommandé par l’OMS pour l’imprégnation des moustiquaires. Elle a montré son efficacité aussi bien en laboratoire qu’en conditions contrôlées (cases expérimentales). A ce stade, la moustiquaire LifeNet® est provisoirement recommandée par l’OMS (http://www.who.int/whopes/en/). Bayer Crop Science© a maintenant soumis cette moustiquaire imprégnée à l’OMS pour une recommandation complète. Pour obtenir cette recommandation, la moustiquaire LifeNet® doit remplir les critères de durabilité après 3 ans d’utilisation à l’échelle communautaire. La présente étude évaluera ces critères pendant 3 ans dans une zone endémique du paludisme au Sud Bénin. Une extension de l’étude à 5 ans est prévue si au bout de 3 ans d’évaluation, LifeNet® continue de remplir les critères de durabilité. 7- COMMUNICATION dans le cadre d’une étude ancillaire au projet PACOME intitulée «Incidence et facteurs associés aux épisodes fébriles d’origine palustre en zone de forte transmission chez la femme enceinte infectée par le VIH» (10 /02/2013) - Héloïse Valette est en Mission de longue durée au Bénin (15/02/2013) Information scientifique et événements Chargée de communication : Rita SAUDEGBEE - Séminaire de recherche en anthropologie de la santé à Cotonou, séance sur le thème : «Représentations et pratiques sociales autour de la gratuité de la césarienne à l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi» (14/01/2013) - Formation ‘Hygiène et Sécurité’ pour les agents de l’’IRD et ses partenaires (21-22/01/2013) - Le représentant a participé à la cérémonie de lancement officiel de l’évaluation à l’échelle communautaire (phase II) des performances de la moutiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action LifeNet® dans une zone de résistance aux insecticides des vecteurs du paludisme au Sud Bénin, Afrique de l’Ouest, salle de conférence de l’INFOSEC, Cotonou (23/01/2013) - Le représentant de l’IRD présente ses vœux à la communauté scientifique au Bénin (25/01/2013) - La JEAI AQUI Bénin démarre ses activités (01/02/2013) - Participation du représentant au comité de pilotage du Centre de Lutte Intégrée contre le Paludisme (CLIP) sous la présidence de Mme le Ministre de la santé Dorothée Kindé Gazard. Ont également participé JeanPhilippe Chippaux (UMR 216/IRD) et le Professeur Achille Massougbodji, Directeur du CERPAGE (05/02/2013) - Réponse du littoral du Golfe de Guinée à un forçage océanique multiéchelle à Grand-Popo - visite du représentant sur le terrain (18/02 – 02/03/2013) - Conférence Internationale de Statistique Appliquée pour le Développement en Afrique «SADA 13». Participation du Représentant et de Gilles Cottrell (UMR 216) co-organisateur de cette conférence. Partenariat entre l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, l’UAC et le CNRS (05/03/2013) - Visite du Représentant au laboratoire de Mme Jeanne Zoundjihekpon, enseignante-chercheure en génétique des plantes FAST/UAC (07/03/2013) - Camille Saïh (UMR GRED) est en stage à Cotonou dans le cadre de son Master sur le thème : ‘Les mobilisations de la société civile sur le foncier et en particulier sur le syndicat paysan’ (9/03-07/06/2013) - Séminaire de recherche en anthropologie de la santé à Cotonou, thème : « Petites nièces » et « petites bonnes » à Abidjan : Les mutations de la domesticité juvénile, Travail, genre et sociétés » (14/03/2013) - Quinzaine de la francophonie. Le représentant a participé à la cérémonie de remise des diplômes aux journalistes ayant suivi la formation aux TIC sur le thème « Les journalistes et la Société de l’Information ». Campus Numérique Francophone de Cotonou (20/03/2013) - Alexandre Duvignaud est en mission de longue durée IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 40 41 L’APPUI AU SUD L’APPUI AU SUD -L’info se jette à l’eau – Mission à Djougou avec la participation du représentant (03/04 - 03/05/2013) 216) sur le thème : ‘Paludisme Associé à la Grossesse : Conséquences immunologiques chez la femme enceinte et le nouveau-né’ (18/06/2013) - Mission du représentant à Dassa et Parakou : Rencontre avec le recteur et les doyens de l’Université de Parakou (11/04/2013) - Gael Alory est en mission de longue durée à Cotonou à l’IRHOB (20/06-04/09/2013) - Quatrième atelier de formation Alimentaire à Cotonou (08-12/04/2013) Gval-Sécurité - Mission Union Africaine dans le cadre du projet GRIBA (25/06/2013) - Madame Catherine Bréchignac, Ambassadeur délégué à la science, la technologie et l’innovation, est venue à Cotonou du 10 au 14 avril 2013. Jean-Philippe Chippaux a représenté l’IRD au repas offert à cette occasion à la Résidence de France le vendredi soir, 12 avril à 19h30. - Visite de courtoisie du représentant au nouveau Directeur du CEFORP (28/06/2013) - Réunion avec la Direction Générale de l’Eau. Nouveau Directeur Général Victor Yoxi, renouvellement de la convention (03/07/2013) - Mme ANGO ELA, Sénatrice des Français de l’étranger a visité le CLIP le 29/04. C’est Nadine Fievet (UMR 216) qui a présenté les activités des équipes IRD au CERPAGE. - Le représentant re le PDG du Cirad (Michel EDDI) et son Conseiller Etienne Hainzelin (11/07/2013) - Café Science de l’IRD célèbre la Journée Mondiale de la - Construction sociale des processus décisionnels en - Présentation de la campagne océanographique PIRATA Population (11 /07/2013) matière d’usage des pesticides par les maraîchers de SèmèFR23 (05/06/2013) Kpodji (09/05/2013) - Le Dr Kokou Vignikin (directeur de l’UDR) a participé - Soutenance de thèse de Innocent DJEGBE (IRD/ à une table ronde organisée par les démographes de l’IRD - Café science : Trajectoires et revendications féminines CREC) sur le thème : «Modifications physiologiques basés au Bénin et leurs collègues du CEFORP (Centre de dans le règlement des différends conjugaux autour de deux et comportementales induites par la résistance aux Formation et de Recherche en matière de Population) études de cas en milieu mossi (Burkina Faso) (16/05/2013) insecticides chez les vecteurs du paludisme au Bénin» à l’occasion de la Journée Mondiale de la Population, e le,11 juillet 2013. Cette table ronde à laquelle participait - Concours de posters scientifiques 4 éditon - appel à (06/06/2013) également Philippe Antoine, démographe Directeur de candidature (23/05/2013) - Premières rencontres Universitaires franco-ghanéennes, Recherche émérite, s’est déroulée après la projection - Daniel Gonzalez, volontaire international rejoint l’UMR Accra. A l’initiative de l’Ambassade de France au Ghana. du film «20130-Le Big-Bang démographique». Le public Le Représentant et Yves Du Penhoat (océanologue IRD 216 à Cotonou (24 /05/2013) pouvait également visiter l’exposition montée par l’IRD, « affecté au Bénin) constituaient la délégation IRD. Accra (17Population et développement-des cartes pour comprendre - Les résultats de l’appel à projet PEERS : 3 projets 19/06/2013) un siècle de croissance et d’inégalités ». sont retenus au Bénin : Intégration d’une approche multi- 3ème édition des journées de la Coopération centrique pour l’Evaluation Préclinique des Immunogènes - Atelier de validation des propositions de formation du du VACcin contre le paludisme placentaire (EPIVAC), InterUniversitaire. Stand IRD + conférences MIVEGEC (17- Centre universitaire de Dassa (FAST/UAC) – participation Formation intégrée à la recherche en biotechnologies 21/06/2013) du représentant de l’IRD (12-13/07) végétales vers les communautés scientifiques du Sud - Formation Zotero - Mission de Hanka Hensens (DIC (SUDBIOTECH), Télédétection et Mathématiques pour Monpellier) en appui à cette formation. Allocution de l’Océan (TOMATO) (29/05/2013) clôture du Représentant (17-24/06/2013 et en novembre). - Alice SANNA, (UMR 216) interne en médecine est en stage à Cotonou pour 6 mois (30/05/2013) IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 - Soutenance de thèse de Ibitokoun SAMAD (UMR - HYDRUS, une école de terrain sur l’HYDRologie des zones soUdaniennes de Socle. Cas d’étude : la haute vallée de l’Ouémé (Bénin) (14-21/07/2013) - Dr. Adrian LUTY rejoint l’UMR 216 au Bénin (29/10/2013) conférence à l’Université de Parakou (7-9/11/2013) - Soutenance de thèse de Casimir Da-Allada (IRD/ IRHOB) sur le thème : «Salinité océanique de surface - Lancement RéSyPiex (projet PARRAF) + visite AFD dans l’océan Atlantique tropical : variabilité saisonnière à avec A. Bricout et la participation du représentant (23- interannuelle» (02/11/2013) 25/07/2013) - Les chercheurs océanologues se réunissent à Cotonou - Emmanuele TALL est en mission de longue durée au (04-08/11/2013) Bénin (15/08-16/10/2013) - Une journée scientifique pour connaitre les premiers - Lancement appel à candidature du Master Régional résultats du projet GRIBA (05/11/ 2013) en Océanographie Physique et Application (MROPA) - Visite Robert Arfi, Directeur du Département (29/08/2013) Environnement et Ressources (02-05/11/2013) selon le - Projet de recherche sur les besoins de soins dans les programme suivant : foyers à Cotonou (02/09-02/11/2013 • Sortie à Grand Popo avec l’équipe de l’IRHOB - Dans le cadre de la visite de Régis Koetschet, Délégué • Réunion à la Représentation en présence de Yves Morel pour les relations avec la société civile et les partenariats au Ministère des Affaires Etrangères, se déroulant du 30 (Directeur UMR LEGOS), Thierry Delcroix Directeur Adjoint UMR LEGOS) et Yves Gouriou (Directeur UMR IMAGO) septembre au 2 octobre prochain, une réunion technique a été organisée par l’AFD le Mardi 1 er octobre 2013 de 15h00 à 17h00 dans les locaux de l’UNICEF – participation du représentant (30/9 – 02/10/2013) - Visite de Mme Brunon-Meunier, Directrice Adjointe du Développement et des Biens publics mondiaux au ministère français des Affaires étrangères. Elle est venue au Bénin pour prendre connaissance des projets santé financés par la France à l’occasion notamment de deux événements financés sur les fonds français de l’engagement de Muskoka: la réunion technique et de concertation pour l’Accélération de l’Atteinte des OMD 4&5 et la réunion régionale sur l’amélioration de la formation des sages-femmes. Elle a visité les laboratoires du CERPAGE en compagnie du Ministre de la Santé, Mme Dorothé Kindé Gazard et de Mme l’Ambassadrice de France au Bénin (présentation générale de l’IRD par le représentant et présentation des activités scientifiques par Nicaise NDAM (UMR 216)) (10/10/2013) • Visite chez les partenaires IRHOB et CIPMA - Marie BOUCHER arrive en affectation à la Direction Générale de l’Eau à Cotonou (15/11/2013) - Partenariat de l’IRD dans ‘Le train de la Science et de la Technologie’ organisé par Direction Nationale de la Recherche Scientifique et Technique (DNRST) et d’autres partenaires (25-30/11/2013) - Le vendredi 29 novembre 2013, le représentant a été convié à une rencontre autour des thématiques du Fonds Mondial et du Sida, à la résidence de France sur invitation de Mme l’Ambassadrice de France au Bénin, Mme Aline KUSTER-MENAGER, à l’occasion de la visite au Bénin de M. le Ministre Pascal Canfin. Ministre délégué au développement auprès du Ministre des affaires étrangères de la République française (29/11/2013) - Mission au Togo du représentant, du régissseur et de Rémy Chuchla – Rencontre avec le SCAC et des autorités universitaires togolaises dont le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (02-04/12/2013) • Session d’ouverture du colloque «Analyses Littorales, - Atelier de restitution du projet TOLIMMUNPAL, organisé Océaniques et Climatiques au nord du Golfe de Guinée par André Garcia (UMR 216/Paris) à l’ISBA. Participation du (ALOC-GG)», avec présentations des différents partenaires Professeur Benjamin Fayomi (Doyen de la FSS), Professeur autour des projets PROPAO et JEAI (ALOC-GG). Achille Massougbodji (Directeur du CERPAGE), M. Philippe Deloron (Directeur de l’UMR 216) et de Michel Cot (UMR • Participation aux journées scientifiques organisées 216/Paris) (12-13/12/2013) par le projet GRIBA et la JEAI AQUI-BENIN. - Cérémonie de remise des Equipements SAMU en • Visite à l’équipe IRD de la DG-EAU avec présentations présence de Mme le Ministre de la Santé, Mme Dorothée sur les activités conduites en partenariat avec la Direction Kindé Gazard et de Madame l’Ambassadrice de France au Générale de l’Eau. Bénin, Mme Aline KUSTER-MENAGER (18/12/2013) • Rencontre avec Monsieur le Recteur de l’UAC, Brice Sinsin - Carinne BAXERRES arrive en affectation à l’UMR 216, Cotonou (18/12/2013) • Rencontre avec Madame l’Ambassadrice de France au Bénin, Mme Aline KUSTER-MENAGER - Arrivée au Bénin de Aurélien CAMPOY - Volontaire International en affection à la Direction Générale de l’Eau - Les 72 heures de la Science à Parakou : Bénédicte (Gravimétrie) (28/12/2013) - Cérémonie de remise de prix et vernissage des posters Gastineau, démographe, chercheur à l’IRD a donné une scientifiques édition 2013 (22/10/2013) IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 42 43 LES RESSOURCES LES RESSOURCES 47 Les ressources humaines 47 Les ressources budgétaires Les ressources IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 44 45 LES RESSOURCES LES RESSOURCES 1- LES RESSOURCES HUMAINES Au Bénin, 31 décembre 2013, l’IRD a un effectif de 34 agents permanents : - 19 expatriés (17 scientifiques + le régisseur + le représentant), 2- LES RESSOURCES BUDGÉTAIRES - 5 volontaires internationaux Régisseur : Chafika Hemri. Agents locaux chargés de la gestion et de la comptabilité : Chancel Konaté et Gérard Kpohouenon - 10 agents locaux permanents (6 dans les équipes scientifiques + 4 à la représentation) - 30 doctorants (parmi lesquels 14 bénéficiaires d’une bourse AIRD) - Entre 30 et 50 agents locaux temporaires selon les activités (tous dans les équipes scientifiques). Compte rendu de gestion 2013 en euros (source : Direction des finances, IRD) : REPRESENTANT Gilles BEZANÇON Bénin Assistante de Direction et Responsable Qualité Bellinda HOUNMASSE REGISSEUR Chafika HEMRI IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 Chargée de Communication Responsable Parc Automobile Rita SAUDEGBEE Gérard KPOHOUENON Fonctionnement et investissement sur subvention Personnel sur subvention Fonctionnement et investissement sur conventions Personnel sur conventions Investissement programmé TOTAL Dépenses des unités 272 662,56 3 181 268,86 444 422,92 97 980,14 Dépenses de la représentation 64 801,98 390 380,16 24 492,14 3 247,91 150 000,00 632 922 19 Dépenses des services du siège 174 567,37 132 131,21 0,00 1 426,00 308 124,58 TOTAL 512 031,91 601 046,27 101 228,05 151 426,00 4 937 381,25 3 571 649,02 3 996 334,48 Comptable Chancel KONATE IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 Q 46 47 LA QUALITÉ LA QUALITÉ 49 La qualité Q La qualité IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 Q La représentation de l’IRD au Bénin a été certifiée ISO 9001 en février 2012 pour le périmètre comprenant les pôles suivants : Direction (pilote : le représentant), Gestion (pilote : la régisseure, ce pôle comprend également la gestion du parc automobile), Communication (pilote : la Chargée de communication). L’audit de suivi conduit le 18 avril 2013 sous la responsabilité de Bernard Bouchard de la Direction générale de la société EuroQuality-System, a été réalisé en présence de Diane Briard, Chargée de mission Qualité et développement durable et Ingénieure qualité de l’IRD. Concernant la Représentation, étaient présents: le Représentant, Bellinda Hounmasse (Assistante de direction et Responsable Qualité de la Représentation), Chafika Hemri (Régisseure), Rita Saudégbée (Chargée de Communication), Chancel Konaté (comptable) et Gérard Kpohouénon (responsable du parc automobile). Cet audit de suivi faisait suite à l’audit interne qui a été conduit le 15 janvier 2013 sous la responsabilité de M. El Hadj Macoumba Ndour (auditeur qualité/IRD-Dakar) avec la participation d’Isabelle Guérard (UMR 216/auditeur). IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 48 49 L’IRD EN 2013 L’IRD EN 2013 L’IRD au Ghana L’IRD ne dispose pas d’une implantation au Ghana. C’est le représentant de l’IRD résident au Bénin qui, depuis Cotonou, a compétence sur le Ghana. Aucun chercheur IRD n’est affecté au Ghana, mais des collaborations existent. Un Accord Cadre a été signé le 26 mai 2010 entre l’IRD et l’Université du Ghana (Legon) et c’est sous l’égide de cet Accord Cadre que l’IRD collabore avec des structures de l’Université du Ghana. IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 50 51 L’IRD EN 2013 L’IRD EN 2013 Avec le Département d’Océanographie et Halieutique Résumé du projet (Présentation, contexte : insertion dans un programme de grande envergure) Le Department of Oceanography and Fisheries (DOF) de l’Université du Ghana est un partenaire actif de l’équipe d’océanographes IRD basée à Cotonou (UMR 065 LEGOS). Ce projet a pour but de renforcer la préparation d’un second site d’étude d’un candidat vaccin contre le paludisme gestationnel au Ghana, en association avec le site déjà créé au Bénin et mettre en place une collaboration Sud-Sud. En région d’endémie palustre, les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans sont particulièrement vulnérables au risque du paludisme à P. falciparum. Deux chercheurs du DOF, Ayaa K. Armah et Appeaning Addo Kwasi ont participé à l’atelier régional organisé au Bénin, à Cotonou du 04 au 08 novembre 2013 par la Jeune Equipe Associée à l’IRD (JEAI) « Analyses Littorales, Océaniques et Climatiques au nord du Golfe de Guinée (ALOC-GG) ». Le Master en Océanographie Physique et Applications (MROPA) mis en place à Cotonou conjointement par l’IRD, l’Université d’Abomey-Calavi, l’Université Paul Sabatier de Toulouse et le groupe Total, accueille des étudiants ghanéens proposés par le DOF. L’un des anciens ghanéens du MROPA, Donatus Angnuureng, poursuit ses études en doctorat, auprès du laboratoire « Modélisation expérimentale et télédétection en hydrodynamique » de l’Université de Bordeaux, sous la direction de Raphael Almar, IRD UMR 182 LOCEAN. Avec le Noguchi Memorial Institute for Medical Research (NMIMR) Un projet PEERS a été élu lors de l’appel à propositions de 2013 (voir encadré). Projet PEERS-EPIVAC : Intégration d’une approche multicentrique pour l’évaluation pré-clinique des immunogènes du vaccin contre le paludisme placentaire Partenaire Nord : Tuikue Ndam Nicaise (IRD/UMR 216) Partenaire Sud : Ofori Michael (Noguchi Memorial Institute for Medical Research, University of Ghana) Budget total demandé : 60 000 euros IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 Les principales conséquences du paludisme gestationnel sont l’anémie maternelle et le faible poids de naissance du nouveau-né, facteurs de risque connu de morbidité et mortalité infantile. L’UMR 216 travaille depuis plusieurs années sur la thématique principale du paludisme pendant la grossesse (au Bénin depuis 2006). De nombreux travaux effectués en partenariat avec le «Centre for Medical Parasitology» de l’université de Copenhague, ont permis d’identifier un candidat vaccin. L’UMR 216 et l’université de Copenhague viennent d’obtenir un financement de l’Union Européenne pour finaliser la production et la validation préclinique du vaccin, réaliser la phase 1 chez l’homme et mener des études préliminaires en vue de préparer la phase 2. Le travail effectué jusqu’ici nous a permis de développer et de transférer au Bénin, unique site Africain où sera réalisé la phase 1b, un système fiable de test in vitro pour évaluer la fonctionnalité des anticorps, c’est-àdire leur capacité à inhiber l’adhérence des hématies parasitées. Un financement récemment obtenu en 2012 par le partenaire Ghanéen, Dr Michael Ofori du Noguchi Memorial Institute for Medical Research (NMIMR), auprès de la fondation danoise DANIDA vise, dans une optique convergente avec celle de l’UMR 216, à la caractérisation de nouveaux immunogènes de surface du globule rouge parasité. Il importe, dans le cadre de la coordination de ce travail, d’opérer un rapprochement et un renforcement de notre réseau en vue des enjeux futurs liés aux essais vaccinaux qui devront être multicentriques. Par ailleurs, en termes de formation, nous avons développé trois modules d’enseignement à la Faculté des Sciences et Technique de l’Université d’AbomeyCalavi (UAC) au Bénin : Parasitologie moléculaire, Bioinformatique et Biostatistique. Notre objectif est donc : 1) de mettre en place au Ghana un plateau technique de biologie cellulaire similaire à celui du Bénin et utilisant des méthodologies comparables, 2) d’étendre l’analyse des anticorps validés au Bénin sur les isolats Ghanéens, 3) de mettre en place deux modules de formation (bioinformatique et biostatistique) qui permettront aux participants de valider des crédits pour les Master «Biochemistry cell and Molecular Biology, Animal Biology and Conservation Sciences, Public Health and Clinical Immunology» à l’université du Ghana. Un projet PARRAF a également été élu pour le Ghana, dans lequel participent des chercheurs ghanéens du NMIMR. (Voir encadré). L’appel d’offre PARRAF (FSP) soutient l’association en réseau de plusieurs équipes de recherche africaines pour des objectifs d’accompagnement de la recherche (formation et renforcement des capacités, valorisation et expertise, communication scientifique etc.). Projet PARRAF-RELACS : Réseau sur la Lutte Antihel- faits a été démontré par des études épidémiologiques et minthique et ses Conséquences sur la Santé des popu- immunologiques récentes. La problématique de ce réseau porte sur l’impact de la lutte contre la schistosomose lations et les géohelminthiases, notamment du traitement Financé en juin 2013 par le Ministère des Affaires antihelminthique de masse, sur la santé des populations. étrangères et européennes (MAEE) pendant 3 ans à En effet, l’extension de ces traitements de masse hauteur de 199000€. pourrait entraîner une recrudescence de certaines de ces Axe thématique : SANTE pathologies parfois sévères dans le domaine de la santé Coordonnateur : Professeur Ogobara DOUMBO, MALI respiratoire des jeunes enfants et de leur développement par exemple. Dans un contexte d’urbanisation croissante Les infections par les helminthes à l’origine des et de modifications environnementales (pollution géohelminthiases (helminthiases transmises par le sol) atmosphérique…) une meilleure compréhension de ces ou schistosomoses demeurent un problème de santé interactions est indispensable pour parvenir à limiter publique majeur en Afrique sub-saharienne. Malgré les l’extension prévisible de certaines maladies dites «de objectifs fixés par l’Assemblée Mondiale de la Santé en civilisation». L’émergence de ce réseau permettra de 2001 (résolution WHA54.19), le nombre de personnes rassembler des chercheurs et enseignants/chercheurs touchées par ces maladies négligées reste encore élevé spécialistes en parasitologie, immunologie, épidémiologie, avec plus d’un milliard de personnes infectées par les atopie, biostatistique et anthropologie (usages populaires géohelminthiases et environ 207 millions de personnes des médicaments) pour animer des formations, encadrer atteintes de schistosomoses (OMS, 2011). En outre, des étudiants et développer des projets de recherche axés ces infections interagissent fortement avec le système sur les helminthes, leurs traitements et les conséquences immunitaire de l’hôte, mettant en place un phénomène de ces derniers sur la santé des populations. Les résultats de tolérance immunitaire permettant aux helminthes de recherche du réseau «RELACS» impliquant des équipes d’échapper à cette réponse immune. de pays fortement concernés par ces maladies négligées aideront à définir les meilleures stratégies de lutte contre Ce phénomène de tolérance immunitaire, détournant les schistosomoses et géohelminthiases. la réponse Th2, peut évidemment avoir des conséquences importantes tant dans le domaine des co-infections Ce réseau implique 4 pays africains : GHANA (équipe (paludisme) que dans celui des pathologies allergiques du NMIMR), BENIN (équipe du CERPAGE, UMR 224, (respiratoire en particulier) et autoimmunes. Enfin, ce Département de Sociologie et d’Anthropologie de l’UAC), phénomène pourrait également interagir avec la réponse MALI, GABON et la FRANCE. vaccinale en diminuant son efficacité. L’ensemble de ces Une nouvelle collaboration s’engage avec le Département d’Épidémiologie du NMIMR (Daniel Kojo Arhinful) depuis la mission à Accra (20-23 novembre 2011) de Carine Baxerres, IRD UMR 216, sur le thème de l’anthropologie du médicament (Projet médicament ACT : production, régulation, distribution, consommation). Du 17 au 19 juin 2013, le Représentant de l’IRD et Yves Du Penhoat (océanologue de l’IRD affecté au Bénin) ont participé aux premières rencontres universitaires FranceGhana à Accra. A l’initiative de l’Ambassade de France au Ghana et de l’Association des Vice Chanceliers du Ghana (équivalent Recteurs en France), avec le soutien de la CPU et de Campus France, les premières rencontres universitaires France-Ghana se sont tenues à Accra les 18 et 19 juin 2013. Elles ont réuni près de 80 participants : - partie ghanéenne : le Ministère de l’Education, Council National Tertiary Education (CNTE), Ghana Education Trust Fund, Ghana Accreditation Board, l’association Vice Chanceliers du Ghana (VCG) et les 9 universités publiques du Ghana (UDS Tamalé, KNUST, UG Legon, UENR Sunyani, UE Winneba, UCC Cape Coast, UMaT Tarkwa, UHAS Ho, UPS Accra), le NAFTI, le GIMPA, - la Délégation de l’Union européenne au Ghana, - partie française : l’Ambassade de France (SCAC, Institut Français du Ghana, Alliances Françaises d’Accra et de Kumasi, Lycée français Jacques Prévert), la Conférence des Présidents d’Université (CPU), l’Agence Campus France, la Conférence Des Ecoles Françaises d’Ingénieurs (CDEFI), le réseau « n+i », le GIS SARIMA, l’IRD, le centre 2iE, l’IFRA, - et l’ONG canadienne AWBC. Ces premières rencontres visaient à renforcer la coopération entre les universités françaises et ghanéennes. Elles marquent la volonté commune d’engager un processus à moyen et long terme qui vise à renforcer les relations universitaires et de recherche entre la France et le Ghana. Les participants ont discuté des principales questions pratiques et formulé des recommandations pour établir un cadre de partenariat. IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 53 L’IRD EN 2013 L’IRD au Nigéria L’’IRD ne dispose pas d’une implantation au Nigéria. C’est le représentant de l’IRD résidant au Bénin qui, depuis Cotonou, a compétence sur le Nigéria. Aucun chercheur IRD n’est affecté au Nigéria, mais des collaborations existent. IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 54 55 L’IRD EN 2013 Océanographie L’équipe d’océanographes IRD (UMR 065 LEGOS) affectés à Cotonou collabore avec deux institutions basées à Lagos : le Nigerian Institute of Oceanography and Marine Resources (NIOMR) et l’Université de Lagos (UNILAG). Le partenariat avec l’UNILAG relève de l’Accord Cadre signé avec l’IRD en septembre 2008, pour une durée de 5 ans. L’IRD collabore avec le Département des Sciences Marines de l’UNILAG. Pr Clement Edokpayi, directeur du Département des sciences marines, intervient pour des cours dans le Master Régional en Océanographie Physique et Applications (MROPA) que l’IRD a initié à Cotonou en partenariat avec l’Université d’Abomey-Calavi et l’Université Paul Sabatier de Toulouse. Plusieurs étudiants provenant de l’Université de Lagos se sont inscrits au MROPA. L’un d’eux, Nubi Olubunmi, qui avait suivi à Cotonou les cours du MROPA en 2008-2009 et qui a ensuite validé son parcours à l’Université de Lagos par un Master of Science, est inscrit en thèse à l’Université d’Abomey-Calavi, sous la co-direction de Bernard Bourlès, IRD UMR 065 et de Clement Edokpayi, Université de Lagos. Quatre chercheurs nigérians (3 NIOMR + 1 UNILAG) ont participé à l’atelier régional organisé au Bénin, à Cotonou, du 4 au 8 novembre 2013, par la Jeune Equipe Associée à l’IRD (JEAI) « Analyses Littorales, Océaniques et Climatiques au nord du Golfe de Guinée (ALOC-GG) ». IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 L’IRD EN 2013 Hydrologie S’appuyant sur des collaborations scientifiques existant depuis plusieurs années, l’UMR 050 HSM de l’IRD, basée à Montpellier et le Département de géologie de l’Université de Maiduguri, ont participé en 2011 au montage d’un projet de création d’un Laboratoire Mixte International (LMI) intitulé «Prédire l’impact du climat et des usages sur les ressources en eau en Afrique sub-saharienne (PICASS-EAU) ». L’un des deux volets de ce LMI porte sur la compréhension du rôle de la variabilité du climat et de l’occupation des sols sur les changements hydro-sédimentaires observés dans le bassin du Lac Tchad. C’est dans le cadre de ce LMI qu’une école d’été s’est déroulée au Bénin (Observatoire AMMA-CATCH de Djougou). En outre, suite à la session Afrique du Forum Mondial du Développement Durable qui s’est tenue en octobre 2010 à N’Djaména sur le thème « Sauver le Lac Tchad », un projet Lac Tchad a été approuvé le 25 novembre 2011 par le comité de pilotage du Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM), projet qui contient deux composantes (expertise collégiale, modélisation hydro-géo-paléo), toutes deux associant, parmi de nombreux acteurs, l’IRD et l’Université de Maiduguri. La restitution de l’expertise collégiale intitulée « Le développement du lac Tchad : situation actuelle et futurs possibles » aura lieu à N’Djaména le 24 février 2014 en présence du Président de l’IRD. Sciences biologiques Sciences politiques Dr Joseph Onyeka, chercheur au National Root Research Institute (CRCRI) a pu participer, grâce à un financement d’Agropolis Fondation, à l’atelier « Designing a global project to collect, protect and prepare the wild relatives of yam » organisé à Montpellier du 2 au 4 juillet 2013 conjointement par l’IRD (UMR DIADE), le CIRAD le Royal Botanical Kew Garden et le Global crop diversity trust. Marc-Antoine Pérouse de Montclos, chercheur IRD affecté à Paris dans l’UMR 196 CEPED, étudie depuis plus de 20 ans la violence au Nigéria, où il se rend fréquemment en mission. Marc-Antoine Pérouse de Montclos collabore notamment avec l’Institut français de recherche en Afrique (IFRA), institut sous tutelle du ministère français des affaires étrangères et du CNRS, basé au sein de l’Université d’Ibadan et disposant d’une antenne à l’Université Ahmadu Bello à Zaria. Un projet de collaboration scientifique entre ces trois institutions et l’IRD a été rédigé mais n’a pu aboutir pour des raisons de sécurité, Zaria étant situé dans une zone trop dangereuse. Le partenariat avec l’Université est maintenant bien lancé et fonctionne (bases de données). MarcAntoine Pérouse de Montclos a fait une dernière mission à Ibadan au titre de l’IRD en juillet 2013 pour la mise en place de la base de données NigeriaWatch à l’Université d’Ibadan. Il est maintenant détaché sur un poste de professeur à l’Université de Paris 8. Un projet de JEAI a été déposé et il attend les résultats. Par contre, étant donné les conditions actuelles de sécurité dans le nord Nigéria, les chercheurs de l’IFRA ont interdiction formelle de se rendre à Zaria et notamment à l’Université Communication A. Bello où ils ont des bureaux et travaillent en partenariat avec des chercheurs de cette université. Cette situation a d’autre part des conséquences sur l’avancement du projet de convention entre l’IRD, l’IFRA, l’Université d’Ibadan et l’Université Ahmadou Bello. Avec Gérard Chouin, compte tenu de l’incertitude complète sur l’évolution de la situation politique et sécuritaire dans le nord-Nigéria, il a été convenu de lancer le projet de convention sans l’Université Ahmmadou Bello de Zaria, tout en gardant à l’idée que lorsque la situation se débloquera il sera temps de faire un avenant afin d’associer l’Université Ahmadou Bello. A noter également que Gérard Chouin, directeur de l’IFRA au Nigéria vient d’être remplacé à ce poste par M. Moyet. Suite à l’organisation du 6ème Forum Mondial de l’Eau qui s’est tenu à Marseille du 12 au 17 mars 2012 et qui a vu participer une importante délégation du Nigeria composée de 26 personnes (14 représentants du Ministère des ressources en eau dont la Ministre, 5 représentants des principales agences chargées de la gestion des eaux, 6 membres du Conseil des ministres africains chargés de l’eau - AMCOW ainsi qu’un représentant de l’Etat de Lagos) et à la décision de l’Assemblée générale des Nations Unies de proclamer 2013 «Année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau», l’Institut français du Nigeria a souhaité organiser, une semaine de l’eau et plus particulièrement sur l’accès à l’eau, en étroite collaboration avec l’Agence Française de Développement (AFD) ainsi qu’avec le soutien actif du Ministère fédéral des ressources en eau. Dans le cadre de cette semaine de l’eau l’exposition «L’eau au cœur de la science», réalisée par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et le Centre de Culture Scientifique et Technique Centre Sciences avec le soutien de l’Institut français, a été présenté dans le hall du cinéma Silverbird d’Abuja. IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 56 57 L’IRD EN 2013 L’IRD EN 2013 L’IRD au Togo Depuis décembre 2010, l’IRD (UMR 151) collabore avec le Togo (Unité de Recherche Démographique de l’Université de Lomé) dans le cadre du programme ANR Familles, Genre et Activité en Afrique de l’Ouest. Des activités dans d’autres thématiques ont démarré suite à la signature en 2012 d’un Accord Cadre entre l’IRD et les Universités de LOME et de KARA IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 58 59 L’IRD EN 2013 D ans les années 1949-1951, l’ORSTOM a construit un Centre de recherche important à Lomé avec des activités centrées autour de l’hydrologie, la pédologie, puis progressivement les sciences sociales. Le Centre, fermé en décembre 1993, ne rouvrira pas comme centre de recherche. En accord avec l’Ambassade de France au Togo, les terrains seront utilisés pour des activités éducatives (classes de l’Ecole française) et culturelles (réhabilitation des locaux prévue en 2012-2013 afin d’y installer l’Institut français au Togo, au sein duquel une salle, ouverte aux scientifiques, sera réservée au fonds documentaire de l’IRD). L’inauguration des nouveaux bâtiments devrait avoir lieu en juin 2014. Depuis 2011, l’IRD a relancé la coopération scientifique avec le Togo selon des modalités rénovées : il s’agit désormais de bâtir un partenariat avec les universités, les activités IRD étant hébergées au sein des laboratoires universitaires. Cette dynamique de relance des relations institutionnelles a conduit à la signature d’un Accord Cadre tripartite entre l’IRD, l’Université de Lomé et l’Université de Kara, en février 2012. Sur invitation de M. Etienne Cazin, Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France à Lomé, le Représentant de l’IRD s’est rendu à Lomé du 2 au 4 décembre 2013 pour faire le point de la coopération entre l’IRD et les équipes togolaises. Il a pu rencontrer et s’entretenir avec différentes personnalités : - M. Octave Nicoué K. Broohm, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche - M. le Professeur Ahadzi Nonou Koffi, Président de l’Université de Lomé - Dr Moctar Liman Bawa, Directeur de la Recherche - Mme le Professeur Isabelle Glitho, Doyen de la Faculté des Sciences de l’Université de Lomé - Dr Amilien Kokou Vignikin, Directeur de l’Unité de Recherche Démographique (UDR) de l’Université de Lomé IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 L’IRD EN 2013 - M. le Professeur Adama Kpodar, Vice-président de l’Université de Kara. Le coordonnateur du projet, Benoit Mertens, a effectué une mission au Togo du 23 au 28 septembre 2013. - Le représentant de l’IRD a été accompagné au cours de sa visite par Melle Camille Sumner, volontaire française en poste à la DIRECOP (direction de la coopération de l’Université de Lomé). Il a été convenu que cette personne servira de relais entre l’IRD et les Universités du Bénin pour tout ce qui concerne les différents appels à proposition que lancera l’IRD dans le domaine du soutien aux équipes du Sud. Les présentations du projet ont tenté d’apporter des éléments sur les axes d’intervention et appuis potentiels du projet au Togo sur deux volets : - L’IRD a conduit les activités scientifiques suivantes avec les universités togolaises en 2013 : 1- Environnement et ressources - appui aux administrations et services techniques en charge de la gestion et du suivi des forêts et en particulier de l’élaboration et la mise en oeuvre du système national de suivi dans le cadre de la stratégie nationale REDD+ (dispositif MRV) ; - appui aux acteurs de la recherche par le soutien de projets de recherche et/ou d’ateliers scientifiques dans le domaine. Programme GEOFORAFRI : Renforcement de capacités et accès aux données satellitaires pour le suivi des forêts en Afrique. Ce programme est financé par le FFEM et coordonné par l’IRD. Deux projets ont été élus en Afrique de l’Ouest : un au Bénin et l’autre au Togo. L’objectif général du projet est de contribuer à la préservation de la forêt d’Afrique centrale et de l’ouest en permettant aux pays de ces régions de définir et de mettre en oeuvre des stratégies nationales REDD+ efficaces et durables. Plus spécifiquement, le projet vise à favoriser l’adoption et la maîtrise des techniques et méthodes de télédétection permettant aux pays de réaliser le suivi du couvert forestier en conformité avec les exigences internationales qui seront définies pour bénéficier du mécanisme de REDD+, en collaboration avec les initiatives en cours. Trois étudiants togolais, sélectionnés par la Faculté des sciences de l’Université de Lomé, sont inscrits à la promotion 2012-2013 du Master Régional en Océanographie Physique et Applications (MROPA), mis en œuvre conjointement à Cotonou par l’Université d’Abomey-Calavi, l’Université Paul Sabatier de Toulouse et l’IRD (UMR 065 LEGOS) et ont participé à l’atelier organisé à Cotonou en novembre 2013. 2- Santé La mission a permis de réaliser des ateliers et séances de travail avec les institutions suivantes : • Ateliers de travail avec : - Ministère de l’environnement et des ressources forestières (Directions, ODEF, ANGE) , Ecosystèmes Océanographie - Groupe national de travail REDD+ , - ODEF (projets techniques en cours : SIG/OIBT et projet Geoforafri) . • Entretiens avec les différentes parties prenantes : - Ministère de l’environnement et des ressources forestières (ODEF, ANGE et Directions) , - Administrations (Direction générale de la statistique, Direction générale de la cartographie) , - Université de Lomé , - Bailleurs (Banque mondiale/FCPF, AFD) , - Privé (ESRI) , - Opérateurs Telecom , • Atelier de restitution . Entomologie médicale Le laboratoire d’entomologie appliquée, Faculté des sciences de l’Université de Lomé, est partie prenante d’une Jeune Equipe Associée à l’IRD (JEAI) : Résistance Insecticide Santé Agriculture (RISA) », équipe multicentrique sur 3 pays (Bénin, Burkina Faso, Togo), portée à Lomé par Guillaume Ketoh (équipe associée à l’UMR 224 de l’IRD). Au-delà de cette JEAI, les collaborations existent entre le laboratoire d’entomologie appliquée de Lomé, dirigé par Isabelle Glitho, et l’UMR 224 de l’IRD : - dans le domaine de la recherche, activités d’évaluation de l’efficacité opérationnelle des moustiquaires imprégnées, financements OMS+PNLP-Togo, - dans le domaine de la formation, Isabelle Glitho est membre permanent du Comité pédagogique et technique du Master International en Entomologie médicale et vétérinaire (MIE) conduit au Bénin conjointement par l’UAC, l’Université de Montpellier 2, l’IRSP, le CREC et l’IRD. Malheureusement depuis deux années, pour des raisons institutionnelles, ce master ne fonctionne plus 3- Sociétés Ethnologie Stépan Dugast, IRD, UMR 208 PALOC (Patrimoines locaux) a effectué une mission de longue durée (MLD) au Togo en décembre 2012 – janvier 2013. Les recherches de Stéphan Dugast, conduites en partenariat avec Ilaboti Dipo, historien spécialiste de l’aire culturelle dyèngangam à l’Université de Kara, portent sur l’histoire de la métallurgie bassar. En outre, Stéphane Dugast co-encadre avec M. Komi Kossititrikou, de l’université de Lomé, un doctorant, Waguimsagou Bané-Ena, dont la thèse porte sur les sites sacrés en pays nwada. Malheureusement ce doctorant est décédé en juillet 2013 et Stéphan Dugast envisage la publication des données inédites recueillies par le doctorant en collaboration avec ses partenaires togolais Ilaboti Dipo et Nicoué Gayibor. D’autre part Stéphan Dugast a obtenu un financement ANR pour un projet qui porte sur l’étude de la sidérurgie précoloniale de la région de Bassar et de ses impacts sur l’environnement, à court, moyen et long terme. Il va donc concentrer une partie de son activité des quatre prochaines années sur cette thématique, sans abandonner néanmoins la thématique antérieure (dont elle est d’ailleurs en un sens un complément) sur les formes de patrimonialisation de la nature autour d’institutions, de pratiques rituelles et de systèmes de croyances spécifiques. M. Ilaboti DIPO, son partenaire principal, est partie prenante de ce projet d’ANR. M. Nicoué GAYIBOR GAYIBOR pourrait aussi y être associé, en fonction de l’évolution que connaîtra ce programme. Stéphan Dugast doit également participer à des enseignements à l’Université de Lomé et à l’Université de Kara. Démographie L’Unité de Recherche Démographique (URD) de l’Université de Lomé, dirigée par le Professeur Kokou Vignikin, a bénéficié d’un soutien AIRES-Sud (opérateur AIRD, financement Ministère français des affaires étrangères, 20082011) pour la thématique « Dynamiques démographiques, crise économique et mutation des sociétés : accélération et complexification des changements familiaux au Togo ». L’URD collabore en outre avec l’équipe implantée au Bénin de l’UMR 151 de l’IRD (LPED), l’Université d’Abomey-Calavi et l’Université de Ouagadougou, dans le cadre d’un financement français ANR (Agence Nationale de la Recherche) sur la thématique « Familles, genre et activités en Afrique sub-saharienne ; quels changements dans la gestion du bien-être des ménages ? (FAGEAC) ». Les chercheurs de l’URD ont participé à deux ateliers de travail du programme FAGEAC qui se sont déroulés au Bénin (CEFORP) en 2013. A l’occasion de la Journée Mondiale de la Population du 11 juillet 2013, l’Ambassade de France au Togo a organisé une journée de débat à l’Institut français de Lomé. Des chercheurs de l’IRD et du CEFORP (Université d’Abomey-Calavi, Bénin) ont animé deux conférences. En présence de Mr l’Ambassadeur de France au Togo et Mme la Représentante de l’UNFPA à Lomé, Bénédicte Gastineau (IRD) et Agnès Adjamagbo (IRD) ont présenté leur travaux de recherche sur « Croissance démographique et développement durable : les enjeux en Afrique » et sur « les structures familiales à Cotonou, Lomé et Ouagadougou ». Suivies par un public de chercheurs, d’étudiants, de décideurs, ces conférences ont donné ensuite lieu à un débat animé autour des évolutions démographiques récentes en Afrique. Parallèlement, une exposition réalisée par l’IRD intitulée « Population et développement – Des cartes pour comprendre un siècle de croissance et d’inégalités » était proposé aux visiteurs de l’IFT. Lambert Agodo (CEFORP) a proposé tout au long de la journée des visites commentées de cette exposition. IRD Bénin - RAPPORT D’ACTIVITÉ 2013 Crédits photos - Rapport d’activité 2013 © Félicien Agbaza (p4-24), © Cristelle Duos (p5-52), © Montmarche Justine (p6), © Jean-Michel Vouillamoz (p8-36), © Marc Descloitres (p10), © Luc Seguis (p11), © Marie Boucher (p11), © Yve Du Penhoat (p12), © Yve Du Penhoat (p13), © Rita Saudégbé (p14-16-19-26-28-30-36-40-46), © Marc Egrot (p15), © Montmarche Justine (p17), © Lise Deuneue (p18), © Flore Gbofan (p23), © Donatus B. Angnureng (p48), © Gerard Kpohouenon (56) IRD BÉNIN Résidence "Les Cocotiers" 08 BP 841 Cotonou Bénin Tel : (229) 21 30 03 54 Fax : (229) 21 30 88 60 Courriel : [email protected] http://www.benin.ird.fr/