ETAT DES LIEUX DU COMMERCE DE CENTRE VILLE v3.0
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ETAT DES LIEUX DU COMMERCE DE CENTRE VILLE v3.0
D’I IN STI PROJET D’ STITU TION DU DROIT DE PREEM PTION SU R LES B AU X COM M ERCIAU X, LES FON DS ARTISAN AU X ET LES FON DS DE COM M ERCE. Article L214-1 du code de l’urbanism e RAPPORT AN ALYSAN T LA SITU ATION DU COM M ER ERCE CE ET DE L'ARTISAN AT DE PROXIM ITE DE CEN TRE VILLE. 1- LE CON TEXTE : 1.1 - UNE VILLE EN M UTATIO N D epuis longtem ps, Gaillac joue un rôle com m ercial im portant à l’échelle d’un territoire qui dépasse largem entles frontières de la com m une. En tém oignent notam m ent les populations qui fréquentent son m arché hebdom adaire. Elles proviennent pour partie des « cam pagnes » environnantes, parfois éloignées d’une vingtaine de kilom ètres. Aujourd’hui, m algré la croissance rapide des agglom érations toulousaines ou albigeoises et la concurrence de leur offre com m erciale, la ville a conservé une zone de chalandise étendue qui rayonne sur un vaste territoire. Com m e l’indique la carte ci-dessous, l’aire d’attraction de Gaillac est com parable à celles de Castres etAlbi qui sontdes villes de taille nettem entsupérieure. Aire d’attraction de G aillac et des principales villes environnantes LEGEND E Source : Extrait de la carte « aires urbaines et services de proxim ité » de l’Atlas du Tarn / INSEE « inventaire com m unal 1988 » La com m une de Gaillac a vu sa population passer de 11070 habitants en 1999 à 13293 en 2010 soit une augm entation de 20 % , ce qui s’est traduit par une forte urbanisation tout au long de la dernière décennie. Cette évolution urbaine rapide a généré conjointem ent de profondes m utations sur le plan des activités économ iques notam m entdes secteurs du com m erce etde l’artisanat. Ainsi, depuis le début des années 2000, un des changem ents m ajeurs concerne l’installation de nom breux com m erces à la périphérie de la ville, en particulier à l’Ouest sur le secteur de Piquerouge. Entre 2000 et 2013, environ 40 000 m 2 de bâtim ents à vocation com m erciale y ont été construits. Evolution des locaux com m erciaux sur la zone de « Piquerouge » de 2000 à 2013 La ville com pte 2 pôles com m erciaux principaux que sont le centre ville et la zone de Piquerouge à l’Ouest ainsi que 2 pôles secondaires : « Les Clergous » au Nord-Est et « Les Clottes » à l’Est. La répartition spatiale des pôles est relativem ent hom ogène au regard des secteurs d’habitat m ais on constate un déséquilibre en term es de capacité de l’offre avec un surdim ensionnem entdu pôle situé sur l’entrée de ville Ouest. Le com m erce de centre-ville reste un pôle m ajeur, le prem ier si l’on se réfère au nom bre de cellules com m erciales. Il propose une offre diversifiée etde proxim ité. Cependant, sur le plan de la superficie cum ulée des locaux, la zone de Piquerouge représente environ 50 000 m 2 contre seulem ent 20 000 m 2 pour le centre-ville, m ais l’entrée de ville Ouestarrive aujourd’hui à saturation en term es de foncier disponible. Les pôles com m erciaux L’extension des zones pavillonnaires qui s’est accélérée depuis une douzaine d’année engendre une augm entation des déplacem ents pendulaires en voiture et incite les acteurs économ iques à positionner leurs activités, notam m ent des com m erces de proxim ité (boulangeries, tabac-presse… ) en périphérie, sur les grands axes ou aux abords des carrefours principaux pour capter les im portants flux de clientèle potentielle qu’ils génèrent. On observe d’ailleurs, m êm e si cela reste pour le m om ent m arginal, une délocalisation de certaines enseignes im plantées en centre ville vers la périphérie. Les superm archés que l’on retrouve dans chaque pôle périphérique peuvent, en l’absence d’activités de type : boulangerie, boucherie, prim eur, et si l’on adm et que la notion de proxim ité renvoie à la quotidienneté des achats, jouer le rôle de com m erces de proxim ité, lorsqu’ils sont situés aux abords de zones pavillonnaires notam m ent s’ils sont facilem ent accessibles pour les piétons etcyclistes. Les pôles com m erciaux extérieurs se situent à la fois au contact des zones pavillonnaires périphériques et des principaux sites d’em ploi de la ville. Ils garantissent ainsi une certaine m ixité des fonctions urbaines. Ce rôle de com m erce de proxim ité contribue dans une certaine m esure à lim iter les déplacem ents autom obiles etles nuisances qui y sontliées. Etat des lieux des pôles périphériques • Les Clergous : 9 activités présentes Boulangerie Restaurant Vente de vin Superm arché H abillem ent Boucherie Prim eur Am eublem ent Casse auto En projet: installation d’un carrossier Ces com m erces, qui peuvent répondre à des besoins quotidiens donc tenir partiellem ent un rôle de proxim ité pour les habitants des zones pavillonnaires environnantes, restent éloignés et reliés par des voies non adaptées aux déplacem ents doux ce qui im plique l’utilisation d’un véhicule pour faire ses achats de l’un à l’autre. Le superm arché attire une population com m unale et extra com m unale qui privilégie les structures de taille petite ou m oyenne à celle des hyperm archés. Il joue aussi le rôle de com m erce de proxim ité. • Piquerouge : 59 activités présentes (un pôle santé esten cours d’achèvem ent) - - - habillem ent 12 (sport 2000, devred, la halle aux chaussures, defi m ode, styleco, orchestra, chaussea, cache cache, m im , bréal, sous vêtem ents galerie leclerc, bonobo) bricolage-jardinage-loisirs 14 (Point P, RAGT, Gam vert, M r Bricolage, GIFI, location bati, costes vert loisir, alzonne ribeiro, le pré en fleur, cuisine prem ier, bazarland, easycash, king jouets, la grande récré) équipem entm aison 2 (BP décor, Julien Piscine) hyperm arché 1 (leclerc) superm arché 2 (picard, aldi) alim entaire 5 (picard, bioazur, pro viande, chocolatier Pigot, thuries) autom obile 6 (gayet, renault, profil +, auto bilan, FIA, station essence leclerc) restauration 7 (panda d’or, m ac donald, subw ay, cafeteria leclerc, coq frit, paella pepito, chez Fernand, la pataterie) banque 2 (banque populaire etcréditagricole) services à la personne 3 (blanchisserie leclerc, coiffeur, presse ) - papeterie 1 (m ajuscule) électrom énager 2 (sodem t, prixe), esthétique/parfum erie 1 (beauty success) D ans cette zone d’activité à vocation com m erciale, les locaux, qui bénéficient de grandes superficies sont pour la plupart occupés par de grandes enseignes nationales et correspondentà une offre variée. Le centre com m ercial E.Leclerc construit en 2003 accueille une galerie m archande qui com pte 13 cellules etpossède une zone de chalandise très étendue. Ce pôle com m ercial, engendre, par les flux de circulation im portants qu’il génère, une forte attractivité de l’Avenue SaintExupéry. On observe en effet le long de cet entrée de ville principale, depuis la zone com m erciale et en direction du centre (jusqu’au rond point de Saint Jean), une accélération des m utations foncières qui s’accom pagne de nom breuses transform ations d’habitations en locaux d’activités diverses (boulangerie, pizzéria, im prim erie, artisans, notaires, garages auto, pom pes funèbres… ). Trois projets de création de locaux com m erciaux sont par ailleurs en cours d’élaboration. • Les Clottes : 25 activités présentes - Boulangerie Superm archés (2) Tabac-presse articles de pêche Vente de vin Equipem entde la m aison : Rey m atériaux, Brico depot, PPL, Vigné, location m atériel, castres déco, m iroiterie, pisciniste, calidéco Lavage auto Club billard Garages auto (france parebrise, carrosserie m arie, pneus auto service, auger, deldossi) Im prim erie Electrom enager Chauffagiste m usique Afin de rééquilibrer l’offre com m erciale sur le plan territorial, la com m une a souhaité conforter ce pôle situé à l’Est, route d’Albi, d’une parten m aintenantau PLU un zonage dédié aux activités économ iques et d’autre part en destinant aux activités de com m erce et de service un m acro-lot à bâtir positionné au nord de la ZAC des 7 Fontaines à proxim ité du Leader Price etde l’avenue Charles D e Gaulle à ce jour en attente de porteurs de projets. Ce secteur de la ville pourrait bénéficier de la saturation de la zone de Piquerouge pour se développer, ce que sem ble confirm er la m ultiplication des recherches de locaux enregistrée par les services de la collectivité ou les installations qui se sont réalisées cette dernière décennie (boulanger, am eublem ent, garage auto, agrandissem ent entreprise Rey m atériaux, Tabac Presse… ). Les im portantes m utations économ iques intervenues durant la dernière décennie - la nouvelle offre concurrentielle des pôles périphériques m ais aussi les nouveaux com portem ents d’achat des consom m ateurs (rôle croissant du e com m erce, du concept de « drive ») ou encore la crise économ ique - ont une incidence sur les activités économ iques du centre-ville. 1.2 - UN PRO JET Q UI S’INSCRIT D ANS UNE D EM ARCH E G LO BALE D E REVITALISATIO N D U CENTRE VILLE La collectivité s’est engagée depuis plusieurs années dans une dém arche de renforcem ent de l’attractivité socio-économ ique du centre ville m arquée par de nom breuses actions : • D es opérations d’am énagem ent: créations de parking publics en cours ou réalisées (Rue du Fort, Victor Schoelcher, Foirail, Square Joffre, Rue Saint André, requalification de la place de la Libération), création et am élioration de galeries piétonnières reliant les différents espaces com m erciaux et parkings du centre, création de pistes cyclables. • D es dispositifs d’aide financière : Opération Program m ée d’Am élioration de l’H abitat (en partenariat avec la com m unauté de com m unes Tarn et D adou m aître d’ouvrage), subventions pour la réfection des façades, subventions pour la rénovation des devantures com m erciales, • D es dém arches de valorisation et d’anim ation du centre ville : charte de qualité urbaine, opération « parenthèse urbaine », événem ents socioculturels, le choix du site d’im plantation du nouveau ciném a (sous m aîtrise d’ouvrage intercom m unale), Ou encore la création d’un bus de ville pour faciliter les déplacem ents entre la périphérie etle centre. La proposition d’institution du droit de préem ption com m ercial s’inscrit com m e action d’accom pagnem entde ce projetplus global de renouvellem enturbain. La collectivité s’est fixée com m e objectif, retranscrit dans le projet d’am énagem ent et de développem ent durable du plan local d’urbanism e, de favoriser le retour des populations vers le centre ville qui dispose d’un parc de logem ents vacants im portantà réhabiliter. Pour réunir les conditions les plus favorables à un développem ent socio-économ ique durable du centre ville et créer une véritable synergie, il est par conséquent nécessaire d’accom pagner les m esures en faveur de la réhabilitation de ces logem ents (OPAH , subventions façades) d’actions pour la préservation et le développem ent du com m erce de proxim ité indispensable aux besoins des habitants. Aujourd’hui, la collectivité souhaite se doter d’un outil supplém entaire dans le but: • • D e préserver la diversité com m erciale D e préserver le com m erce de proxim ité • • • D ’observer les transactions etm ieux appréhender le m arché D ’aider à l’installation D e renforcer le lien social généré par le com m erce de proxim ité Le droit de préem ption sur les baux com m erciaux les fonds de com m erce et fonds artisanaux pourraitsatisfaire à la réalisation de ces objectifs. 1.3 - PRESENTATIO N D U D ISPO SITIF Source : site « service-public.fr » Les textes à ll’origine ’origine du dispositif • Loi n° 2005-882 du 02 août 2005 en faveur des petites et m oyennes entreprises • D écretn° 2007-1827 du 26 décem bre 2007 • Articles L.214-1 et suivants du code de l’urbanism e Articles R.214-1 et suivants du code de l’urbanism e Les biens concernés Les biens susceptibles d'être préem ptés, dans le cadre de la procédure dite "droit de préem ption com m ercial", sontles suivants : • fonds artisanaux, • fonds de com m erce, • baux com m erciaux, • terrains portant, ou destinés à accueillir, des com m erces d'une surface de vente com prise entre 300 m ² et1 000 m ². Le droit de préem ption com m ercial ne concerne pas les m urs attachés au fonds de com m erce ou artisanal dont la préem ption est envisagée. En cas de cession sim ultanée des m urs etdu fonds, l'acquisition des m urs relève du droitde préem ption urbain. Les biens ou droits inclus dans la cession d'une activité prévue dans un plan de sauvegarde ou dans le cadre d'un redressem ent ou d'une liquidation judiciaire ne peuvent pas être préem ptés. D e m êm e, la licence d'exploitation, notam m ent la licence IV, constitue un bien m euble non soum is au droitde préem ption. La m ise en place du dispositif et du périm ètre de sauvegarde La procédure de droit de préem ption com m ercial suppose au préalable la délim itation de périm ètres de sauvegarde du com m erce et de l'artisanat de proxim ité, dont l'étendue, le contour ou la superficie sont laissés à la libre appréciation du conseil m unicipal. Il peut s'agir uniquem entpar exem ple du centre-ville, de certains quartiers ou de certaines rues. Avant son adoption, le projet de délibération doit être soum is à l'avis de la cham bre de com m erce et d'industrie (CCI) et à la cham bre des m étiers et de l'artisanat dans le ressort desquelles se trouve la com m une. Les cham bres consulaires ont 2 m ois pour faire part de leurs observations. Au-delà de ce délai, leur avis estconsidéré com m e favorable. Une fois adoptée, la délibération du conseil m unicipal délim itant le périm ètre de sauvegarde doit faire l'objet de m esures de publicité et d'inform ation, notam m ent par un affichage en m airie pendant1 m ois etpar une insertion dans 2 journaux diffusés dans le départem ent. Les élém ents de procédure déclaration éclaration préalable La d Préalablem ent à la vente d’un fonds artisanal, un fonds de com m erce ou de céder un bail com m ercial intervenant dans le périm ètre de sauvegarde des com m erces de proxim ité, le cédant doit déclarer au m aire le prix et les conditions de la cession envisagée en lui adressantune déclaration d'intention d'aliéner. La déclaration préalable est obligatoire sous peine de nullité de la vente (prescrite au bout de 5 ans après la cession). Le m aire dispose d'un délai de 2 m ois pour exercer éventuellem ent le droit de préem ption au profit de la com m une ou y renoncer. Le silence du m aire équivaut à renonciation d'acheter le com m erce. Le cédantpeutalors réaliser la vente aux prix etconditions figurantdans sa déclaration. étrocession du com m erce La rrét Le m aire qui a m is en œ uvre son droit de préem ption doit, dans un délai de 2 ans, effectuer la rétrocession du fonds de com m erce, du fonds artisanal, du bail com m ercial ou du terrain, au profit d'un com m erçant ou d'un artisan exerçant une activité préservant la diversité ou le développem entdes activités dans le périm ètre concerné. Pendant ce délai de revente, la com m une peut m ettre le fonds artisanal ou de com m erce en location-gérance afin de le m aintenir en activité. Avant toute décision de rétrocession, le m aire doit afficher en m airie pendant 15 jours, un avis de rétrocession : appel à candidatures, description du fonds, du bail ou du terrain, prix proposé et cahier des charges... La rétrocession est autorisée par délibération du conseil m unicipal qui en fixe les conditions etjustifie le choix du cessionnaire. En cas de préem ption d'un bail com m ercial, le bailleur, dont l'accord est obligatoire, peut s'opposer au projet de rétrocession en saisissant en référé le président du tribunal de grande instance. Si la rétrocession n'a pas été faite au bout des 2 années, l'acquéreur évincé dispose d'un droitde priorité pour l'acquisition du fonds, du bail ou du terrain. 2 - Rapport d’analyse de la situation du com m erce et de l’artisanat de proxim ité du centre ville en vue de la définition du périm ètre d’i d’intervention. L’analyse de la situation du com m erce porte sur un périm ètre regroupantles principaux axes com m erçants du cœ ur de ville. Plan du périm ètre d’étude Le com m erce de centre-ville, situé dans un cadre bâti ancien très dense, est constitué de locaux de petite dim ension, en m oyenne de 50 à 100 m 2. Les locaux de dim ensions supérieures à 100 m 2 se concentrent essentiellem ent autour de la place de la libération et concernent principalem ent des activités de service ou de restauration. Selon les associations de com m erçants, cela ne perm et pas aux grandes enseignes de s’installer etconstitue un des freins à l’installation durable d’activités com m erciales. Les candidats à l’installation rencontrés par les services m unicipaux déplorent des prix de loyer et fonds de com m erce élevés, selon eux pas toujours justifiés au regard de la situation du bien et de sa qualité, qui pénalisent les plans de financem ent et perturbent le bon dém arrage des activités, ce qui pourrait expliquer en partie le phénom ène de turn-over constaté. Un turn-over qui s’explique aussi par les choix des acteurs économ iques de type d’activités ou d’im plantation. En effet, nom bre de com m erces qui ouvrent se placent sur des niches com m erciales ne bénéficiant que d’un seuil critique de potentiel de clientèle associé parfois à une situation peu com patible avec l’activité donc peu attractive. 2.1 - Analyse spatiale / générale: générale : ETAT D ES LIEUX D ES PRINCIPAUX AXES CO M M ERCI ERCIAUX Adresse du local com m ercial Rue Jean Jaures Rue Joseph Rigal Rue SaintJean Rue Cavaillé Coll/Place SaintM ichel Rue de la M adeleine Rue des Frères D elga Rue Portal Place du Griffoul Place de la Libération Place d'H autpoul Avenue Jean Calvet Avenue Charles D e Gaulle (partie)/ Place Jean M oulin Boulevard Gam betta Galerie H autpoul Galerie de la M adeleine Galerie du Foirail TO TAL TO TAL O CCUPE Nom bre de cellules D ont vacantes 22 31 6 2 55 22 30 14 23 9 10 12 18 1 6 1 262 228 8 22 *cellules : synonym e de local com m ercial 278 locaux com m erciaux ontété recensés en août2013 dont36 vacants soit13 % . La vacance se concentre particulièrem ent sur la rue de la M adeleine et la rue des Frères D elga puisque sur ces deux axes le taux atteint26 % . Les activités de service m onopolisent les locaux de grande superficie qui m anquent sur le centre ville. 2 2 0 1 14 6 2 2 0 1 2 0 2 0 0 0 34 O rganisation spatiale du com m erce de centre ville D es linéaires m archands qui se concentrent sur 4 axes principaux (M adeleine-Fr.D elga, J.Rigal, Portal-Griffoul, J.Jaures-Gam betta) ets’articulentautour de la place de la libération. Le nouveau plan de circulation m is en place en 2009 ainsi que la requalification des espaces publics de la place de la Libération achevés en 2011 ont perm is de réunir les linéaires m archands situés de part et d’autre de l’axe routier (RD 988) qui constituait une véritable coupure, en confortant les circulations et espaces dédiés aux piétons et en réduisant les flux de véhicule en transit. D eux secteurs sont quelque peu déconnectés de ces espaces et relèvent plus de la périphérie im m édiate du centre ville : la Rue SaintJean, le secteur de la place Jean M oulin. 2.2 - Analyse de la situation de chaque entité : • Rue de la M adeleine : Une rue qui ne bénéficie pas d’une vision qualitative ce qui nuit à son attractivité et favorise un turn over im portant. Cette perception estfavorisée par : - de nom breux com m erces vacants - de nom breuses devantures etfaçades de qualité m édiocre - des activités peu attractives - une circulation piétonne m al aisée Néanm oins, cet axe est relié par deux galeries à trois parkings publics de grande dim ension (place d’H autpoul, esplanade de La Clavelle et parking du Foirail) auxquels s’ajoutera prochainem ent une zone de stationnem ent supplém entaire au niveau du carrefour de la rue de la M adeleine et de la rue Aristide Briand. Elle reste donc un lieu de passage im portant ce qui lui confère un potentiel com m ercial intéressant. Les locaux restent de petite dim ension ce qui ne perm et pas de répondre aux besoins d’enseignes nationales ou de certains types d’activités. • Place de la Libération : Véritable rotule autour de laquelle s’articulent les rues com m erçantes et vers laquelle convergent les principales voies d’accès de la ville ce qui génère un transit im portant, la place de la Libération est aussi le lien entre la partie basse de la ville (le centre ancien) et la partie haute. Elle accueille les différents m archés hebdom adaires. Rôle central notam m ent en term es d’anim ation et de dynam ique du centre ville. Les am énagem ents réalisés en 2012 ont donné à cette place une im age plus qualitative notam m ent avec l’agrandissem ent des espaces destinés aux piétons ce qui offre aux acteurs économ iques, surtout ceux du secteur de la restauration qui le souhaitent, l’opportunité d’accroitre la capacité d’accueil de leurs établissem ents en installant des terrasses sur le dom aine public ce qui participe à l’anim ation des lieux. Une concentration des activités de service (banque, agence im m obilière, assurances) autour de la place dont le niveau atteint ne peut augm enter sans porter atteinte à la diversité com m erciale, à l’anim ation età l’attractivité du cœ ur de ville. H istorique des m utations depuis une dizaine d’années : - l’ancien Bar Brasserie « Le Chantilly » a été rem placé par une assurance - le CréditLyonnais s’estinstallé à la place d’un fleuriste, - les anciens locaux de la poste sontoccupés par une banque (CIC), - le créditm utuel a pris la place d’un m agasin de jouets. - une banque pourraitse substituer fin 2013 à la boulangerie « Croc Chaud » Les activités de service occupent la m ajeure partie du linéaire de façade com m erciale ainsi que la plupartdes locaux de grande dim ension. Ainsi sur 332 m ètres de linéaire de façade com m erciale - 161 m correspondent à des activités de service (4 banque, assurance, agence im m obilière) soit48 % - 81 m correspondentà des com m erces de bouche 24 % - 90 m correspondentà des com m erces divers 27 % Le projet d’installation d’une banque dans les locaux de la boulangerie « Croc Chaud » pourraitporter à plus de 50 % le linéaire des activités de service, dés fin 2013. Sur 23 activités recensées en août 2013 ayant une adresse place de la libération, 10 relèves de services, 11 si la SARL Croc Show laisse effectivem ent sa place à une banque soit une représentation supérieure à 44 % . Répartition du linéaire de façade com m erciale autour de la place de la Libération • Place d’H autpoul : Fonction essentiellem ent adm inistrative et zone de stationnem ent essentielle au com m erce car proche des axes com m erçants notam m ent grâce aux galeries reliant la place de la Libération etla rue de la M adeleine qui génèrentun flux piétonnier im portant. Un potentiel com m ercial sous exploité m ais des transform ations d’usage prévisibles com pte tenu de la présence de stationnem entà proxim ité im m édiate. • Place du G riffoul Caractère patrim onial du lieu. Intérêttouristique. Nom breux com m erces de bouche qui lui confèrent un aspect convivial et attractif notam m enten période estivale avec la présence des terrasses etd’évènem entiels. • Rue Portal Caractère patrim onial du lieu. Intérêttouristique. D iversité de l’offre. Qualité des façades etdevantures. Rue piétonnière. D éficitde places de stationnem entà proxim ité im m édiate. • Rue Jean Jaures / Rue Cavaillé Coll / Place Saint M ichel Bénéficie de la présence proche de sites touristiques m ajeurs. Bonne qualité etaccessibilité des espaces piétonniers confortables. H étérogénéité des façades et devantures m ais perception qualitative notam m ent en raison de la largeur de la rue Jean Jaures etde la présence d’im m eubles patrim oniaux. D iversité de l’offre. • Boulevard G am betta Autre accès m ajeur vers le centre ville avec une circulation autom obile im portante. Espaces piétonniers satisfaisants m ais hétérogènes. Activités de service m ajoritaires. D ensité de com m erce faible. M anque de zones de parking proches pour rendre le boulevard plus attractif sur le plan com m ercial m algré la présence de stationnem ent longitudinal occupé m ajoritairem ent par les riverains. • Rue des Frères D elga La partie de la rue située dans le prolongem ent de la place de la Libération bénéficie d’une certaine attractivité. La partie interm édiaire véhicule une im age négative en raison de l’étroitesse de la rue qui reste som bre, de la qualité m édiocre des façades et devantures, de chem inem ents piétonniers contraints. Cette rue bénéficie néanm oins de l’am énagem ent de parkings proches que la com m une réalise suite à des opérations de curetage du bâti à l’étatde ruine. Parallèlem entces travaux contribuentà am éliorer l’im age du quartier. • Place Jean M oulin / Avenue Charles de G aulle L’avenue Charles de Gaulle est une voie principale d’accès au centre ville et draine des flux im portants en direction d’Albi. La place Jean M oulin offre une bonne capacité de stationnem ent à proxim ité des com m erces. Qualité des espaces piétonniers Un potentiel com m ercial qui génère depuis quelques années l’ouverture de nouvelles activités en lieu et place d’habitations dans des dom aines divers : boulanger, salon de coiffure, courtier, auto école. L’entreprise CCL qui avait subi un sinistre incendie en juin 2009, a choisi de reconstruire sur le m êm e em placem entavenue Charles D e Gaulle ce qui dém ontre l’attraitde cetaxe. L’intérêt m ontré par des porteurs de projet pour le site de la Gendarm erie qui doit être déplacée dans les prochains m ois confirm e que ce secteur de la ville représente un certain enjeu sur le plan com m ercial. • Avenue Jean Calvet M ajorité d’activités de service autour de la Poste. Un côté de la rue estoccupé par une m aison de retraite. Qualité des espaces piétonniers. Flux de piétons etde véhicules im portant. • Rue Joseph Rigal / Saint jean Principale entrée du centre ville en term es de flux de véhicules. Les espaces piétonniers sont de qualités inégales et ne contribuent pas à l’attractivité com m erciale de certaines parties de la rue peu accessibles qui souffrent par ailleurs d’une im age hétérogène peu qualitative des façades d’im m euble notam m ent de certaines devantures. Offre diversifiée. • Foirail-- M adeleine adeleine-- H autpoul) Les G aleries (Foirail Ces galeries ont une fonction de liaison entre la rue de la M adeleine et la place de la Libération m ais aussi entre les zones de stationnem ent (parking place d’H autpoul et du Foirail) etles espaces com m erçants. D isposées en enfilade, elles form ent une véritable artère com m erciale et accueillent des activités diversifiées. Les am énagem ents réalisés par la ville pour les m ettre en valeur ainsi que la présence de zones de stationnem entproches contribuentà leur attractivité. On observe, au niveau des rez-de-chaussée des im m eubles situés sur la place d’H autpoul aux abords des galeries de la M adeleine et H autpoul un développem ent des activités de com m erce etde service. 3 - Définition des objectifs et du périm ètre de sauvegarde : 3.1 - Les objectifs poursuivis : D epuis une dizaine d’années on observe : la disparition d’un certain nom bre de com m erces de proxim ité (ex : rue de la M adeleine : boucherie, buraliste… ). la surreprésentation de certaines activités tertiaires conduisant à un déficit de diversité com m erciale et à une perte d’anim ation du centre ville, phénom ène qui se concentre autour de la place de la libération. Si la place de la Libération reste le site sur lequel la vigilance et l’action est prioritaire, la collectivité doit être en capacité de m aîtriser dés leur apparition tout phénom ène pouvant nuire à term e à la diversité de l’offre et au com m erce de proxim ité, c’est pourquoi le périm ètre proposé est étendu à l’ensem ble des axes m archands du centre ville représentant des enjeux socio-économ iques forts. Le périm ètre de sauvegarde proposé répond aux objectifs suivants : préserver la diversité de l’offre com m erciale etde service ; préserver le com m erce de proxim ité attirer de nouvelles activités en com plém entdes filières existantes. créer du lien social etspatial pouvoir observer les transactions etm ieux appréhender ce m arché La m ise en place d’un périm ètre de sauvegarde du com m erce de proxim ité apparaît nécessaire et com plém entaire du droit de préem ption urbain, en perm ettant à la collectivité d’avoir une vision globale sur l’ensem ble des m utations touchant les rez-de-chaussée com m erciaux. Avec ce droit de regard, la Ville se réserve la possibilité d’orienter le type d’activités susceptibles de s’installer sur le secteur m ais l’usage du droit de préem ption doit relever de l’exception pour lim iter l’atteinte à la liberté de transm ission des entreprises. Cette dém arche s’intègre dans un projet plus global de reconquête du centre ville avec une approche coordonnée sur les différentes thém atiques du cadre de vie urbain (développem ent économ ique, habitat, cadre de vie, sécurité, déplacem ents, propreté… ). 3.2 - Le périm ètre de sauvegarde du com m erce de proxim ité Cf. plan du périm ètre de sauvegarde du com m erce annexé au présentrapport. Tous les im m eubles inclus m êm e partiellem ent dans les lim ites du périm ètre de sauvegarde défini par le plan sont soum is au droit de préem ption de la com m une (au sens de l’article L 214-1 du code de l’urbanism e). Sontsoum is au droitde préem ption, les im m eubles situés : Rue Jean Jaures Rue Joseph Rigal Rue SaintJean Rue Cavaillé-Coll Place SaintM ichel Rue de la M adeleine Rue des Frères D elga Rue Portal Rue SaintPierre (parcelle BS 382) Rue Peyriac (parcelle BS 866) Place de la Vie Place du Griffoul Place de la Libération Place d'H autpoul Avenue Jean Calvet Avenue Charles D e Gaulle (du carrefour de l’avenue Aspirant Buffet à la rue des Frères D elga) Boulevard Gam betta Galerie H autpoul Galerie de la M adeleine Galerie du Foirail Rue du Château du roi (partie com prise entre les n°3 et9 de la rue) Place Jean M oulin Carrefour des rues Aristide Briand, M adeleine, D enfert-Rochereau, et avenues Foch etClém enceau Sources cartographiques : 1- D onnées SIG etservice urbanism e de la m airie de Gaillac 2- Cadastre 2012 / D GFIP. Sources statistiques : Service urbanism e de la m airie de Gaillac / cham bre de com m erce etd’industrie d’albi Service urbanism e-Ville de Gaillac- 04/09/2013