etude sur l`identification de l`offre de formation et des besoins

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etude sur l`identification de l`offre de formation et des besoins
En partenariat avec le
ETUDE SUR L’IDENTIFICATION DE L’OFFRE DE FORMATION ET DES
BESOINS D’EVOLUTION POUR LA FILIERE
DECHETS/RECYCLAGE/REEMPLOI
SYNTHESE DU RAPPORT
Réalisée par E2i et Copas
Sommaire
1.
Méthodologie de l’étude ........................................................................................................................ 2
1.1 Rappel du contexte..................................................................................................................................................... 2
1.2 Rappel des objectifs de l’étude................................................................................................................................... 2
1.3 Méthodologie mobilisée .............................................................................................................................................. 2
2.
La filière déchet – recyclage – réemploi en Nord-Pas de Calais : quelques éléments de contexte 3
2.1 Panorama des principaux métiers en lien avec la filière déchet – recyclage - réemploi ............................................. 3
2.2 Un gisement d’emplois au niveau national et en région Nord-Pas de Calais ............................................................. 3
2.3 Les objectifs et avancées du plan d’actions national de la filière déchets-recyclage ................................................. 5
2.4 L’offre de formation et les enjeux repérés par les fédérations professionnelles ......................................................... 5
3.
L’offre de formation ............................................................................................................................... 6
3.1 L’enquête menée auprès d’organismes de formation pré-repérés (base de données SOFIA)................................... 6
3.2 Les projets de formation (Bac Pro, CQP unique, …) .................................................................................................. 8
3.3 Jugement sur l’offre de formation en Nord-Pas de Calais .......................................................................................... 9
3.4 Pratiques et besoins des organisations en matière de formation ............................................................................... 9
3.5 Les pratiques des entreprises productrices de déchets ........................................................................................... 10
3.6 Les pratiques des collectivités .................................................................................................................................. 10
4.
Réponses adaptées observées ........................................................................................................... 11
4.1 Formations professionnelles d’opérateurs ................................................................................................................ 11
4.2 Formations professionnelles de techniciens et ingénieurs ....................................................................................... 12
5.
Conclusions et préconisations ........................................................................................................... 13
5.1 Améliorer la lisibilité de l’offre de formation existante ............................................................................................... 13
5.2 Adapter l’offre de formation continue ........................................................................................................................ 13
5.3 Améliorer l’attractivité de la filière (image) ............................................................................................................... 13
Synthèse de l’étude sur l’offre de formation pour la filière déchets/recyclage/réemploi en Nord - Pas de Calais
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1. Méthodologie de l’étude
1.1 Rappel du contexte
La présente étude entre dans le cadre de l’expérimentation régionale pour le développement des métiers de
l’économie verte, qui émane du plan national de mobilisation des filières et des territoires pour les métiers de
l’économie verte, porté par le Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.
Elle concerne ici la filière déchets, recyclage, valorisation matière, identifiée comme prioritaire car présentant
un fort potentiel de croissance. Cette filière recouvre : la collecte et le tri ; le réemploi, le ré-usage et la
réparation ; le traitement des matières et la valorisation énergétique (hors incinération).
1.2 Rappel des objectifs de l’étude
Les objectifs à atteindre dans le cadre de cette mission étaient :
•
•
•
•
Réaliser un état des lieux prospectif de l’offre de formation initiale, continue et par apprentissage à la
fois qualitatif et quantitatif (enquête auprès des organismes de formation)
Analyser les besoins d’évolution de l’offre de formation pour répondre aux enjeux régionaux
Recenser et capitaliser des projets originaux de formations existants sur ces thématiques
Faire des préconisations quant aux besoins d’accompagnement des organismes de formation
1.3 Méthodologie mobilisée
Phase 1 : État des lieux prospectif de l’offre de formation
• Un premier repérage et ciblage des organismes de formation positionnés sur l’ensemble de la filière a été
mené en lien avec les missions TEE et SOFIA du C2RP
• Puis, réalisation d’une enquête par questionnaire auprès de tous les centres de formation identifiés,
permettant de connaître au mieux l’ensemble de l’offre existante sur l’ensemble de la filière.
Phase 2 : Analyse des besoins d’évolution de l’offre de formation dans l’ensemble de la filière
• Réalisée par le biais d’entretiens avec des acteurs concernés par la filière, pour recueillir leur avis sur
l’offre de formation existante (forces/faiblesses, initiatives intéressantes repérées, expériences réalisées
ou en cours), et leur analyse des besoins d’évolution de l’offre de formation sur la filière : partenaires
institutionnels, branches professionnelles et OPCA, éco-organismes, entreprises du secteur.
Phase 3 : Rapport intermédiaire et restitution en Comité de pilotage
• Restitution intermédiaire en Comité de pilotage sous forme d’un document Powerpoint ;
• Présentation de projets de formation intéressants à analyser de façon plus détaillée, de manière à en
choisir 6 sur lesquels la capitalisation des éléments les plus utiles a ensuite été réalisée (voir ci-après).
Phase 3 : Analyse de projets de formation originaux
6 projets ont été choisis par le Comité de pilotage pour y mener des investigations complémentaires. Pour
chacun, le porteur de projet a été rencontré et des contacts complémentaires réalisés auprès, selon les cas,
d’entreprises bénéficiaires, de financeurs, de partenaires d’action, de stagiaires, etc…
Phase 4 : Préconisations sur l’accompagnement des organismes de formation
Une présentation en comité de pilotage des principales conclusions de l’analyse et de pistes de
recommandations a été réalisée. Elle est complétée de la restitution animée du 17 septembre 2013.
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2. La filière déchet – recyclage – réemploi en Nord-Pas de Calais : quelques
éléments de contexte
2.1 Panorama des principaux métiers en lien avec la filière déchet – recyclage - réemploi
La filière déchet-recyclage rassemble une palette de métiers divers qu’il convient d’apprécier au regard de
l’ensemble des étapes de la chaîne de vie des produits et donc des emplois directs et activités transversales
que cela génère et nécessite. On y trouve :
•
Les métiers de la collecte et du tri (Enjeux : augmenter le tri des produits en fin de vie devenu déchets) :
Agent de collecte / Éboueur / Ripeur / Chauffeur-Ripeur ; Agent de déchetterie / Agent de tri / Valoriste / Trieur /
Ambassadeur du tri ; Chef d’équipe / Opérateur de tri / Coordonnateur déchetterie / Agent de maîtrise d’exploitation, de
centre de tri ; …
•
Les métiers du recyclage, du traitement, de la production de matières et de la valorisation
énergétique (Enjeux : réduire les déchets incinérés, augmenter le recyclage et la valorisation sous forme
d’énergie) : Agent de centre de traitement des déchets ; Agent de compostage ; Opérateur de production / Opérateur de
recyclage / Recycleur / Agent de récupération et de recyclage ; Responsable collectivités ; …
•
Les métiers de la maintenance, du contrôle, de la qualité et de la sécurité (Enjeux : assurer la
maintenance des équipements, assurer la qualité et la sécurité environnementale) : Agent de contrôle des
déchets ; Agent d’entretien d’infrastructures / Agent de maintenance ; Responsable QSE, Ingénieur HSE industriel ; …
•
Les métiers du réemploi / ré-usage, de la réparation et du commerce (Enjeux : renforcer les pratiques
et le conseil sur l’usage et le ré-emploi) : Agent de démontage – remontage ; Technicien du réemploi et de la
réutilisation ; Ressourcier / ressourcière ; Valoriste ; …
•
Les métiers de l’ingénierie, des études, de la recherche et du développement (Enjeux : utiliser moins
de ressources fragiles ou dangereuses, anticiper le futur recyclage du produit) : Conseiller en épandage ; Ingénieur
process / Eco-concepteur ; Ingénieur environnement-déchets / Ingénieur d’études en traitement ; …
•
Les métiers de l’administration, de la gestion, de la logistique et du transport (Enjeux : veiller au bon
fonctionnement des entreprises, encadrer et accompagner les salariés, la GPEC, accueillir fournisseurs et
transporteurs, raccourcir les circuits de livraison, optimiser la logistique) : Opérateur de bascule ; Responsable
expédition ; Chauffeur ;
Certains métiers sont accessibles sans qualification ou formation, mais souffrent d’une image négative alors qu’ils sont
en tension : agent de déchèterie, agent de collecte, conducteur d’engins, opérateur de tri, opérateur de recyclage. De
nouveaux métiers « verts » sont en émergence et se développent de par la réglementation et l’évolution du marché :
responsable QSE, technicien du réemploi, chargé de R&D, éco-concepteur...
2.2 Un gisement d’emplois au niveau national et en région Nord-Pas de Calais
2.2.1 Filière déchets-recyclage : les perspectives en matière d’emploi, l’évolution des métiers
et des compétences
Le rapport du comité de filière EADA du 21 décembre 2009 présentait les mutations en cours au niveau des
emplois de la filière, avec le développement de nouvelles activités (éducation des consommateurs, tri, recyclage
et valorisation des déchets), exigeant un niveau de formation plus élevé, la maîtrise des technologies nouvelles et des
capacités relationnelles.
D’après le Contrat d’Études Prospectives de la Branche du recyclage mené par la FEDEREC en 2010, les différentes
évolutions sociétales et technologiques aboutissent à un scénario favorable en terme de croissance d’emplois
d’ici 2020 et à une professionnalisation du secteur. La synthèse du CEP de branche de la FEDEREC détaille les
changements et évolutions des compétences des différents postes (exploitation, commerce, transport, administration,
ingénierie et expertise).
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Les métiers du démantèlement des produits en fin de vie sont notamment en plein essor. La filière traitement –
compostage des déchets, valorisation énergétique, recyclage, stockage – se professionnalise. Le secteur est passé
d’une dimension familiale à une dimension industrielle.
2.2.2 Les organisations professionnelles, organisations de salariés et OPCA de la filière
Les fédérations
professionnelles
Les organisations de salariés
Les OPCA
La Fédération des entreprises
du recyclage (FEDEREC)
FGMM.CFDT
OPCALIA
(déchets)
La Fédération nationale des
activités du déchet (FNADE)
CFTC FGT SNED
La Fédération nationale des
sociétés d’assainissement
(FNSA) - pour la la gestion des
déchets liquides et pâteux
FO de la métallurgie
L’Union Nationale des
Exploitants des Déchets
(UNED) - pour la gestion des
déchets du BTP
FORCO
(recyclage)
CFE CGC
FNST CGT
ANFA Auto
(recyclage automobile)
2.2.3 Quelques points de repères en Nord – Pas de Calais
10 200 salariés travaillent en région Nord-Pas de Calais dans la filière de la gestion des déchets et du traitement des
eaux, soit +17% en 10 ans (Pôle emploi, Juillet 2012). La branche du recyclage compte 210 établissements pour 3 141
salariés, ce qui fait du Nord Pas de Calais la 3ème région de France en nombre de salariés. La région compte 149
déchèteries et 113 structures de réemploi.1
La région Nord-Pas de Calais est très productrice de déchets (30 millions de tonnes par an, soit 12% supérieur à la
moyenne nationale). De par le fort taux d’industrialisation, les entreprises du Nord-Pas de Calais génèrent 20% des
déchets industriels français.
La culture de la valorisation est en plein essor. 60% des éco entreprises de la région sont situées dans le secteur de la
collecte et du traitement des déchets. La région a notamment acquis un savoir-faire dans le traitement des granulats,
déblais et des sédiments de drainage.
Les filiales de Veolia et Suez-Environnement (SITA) dominent le secteur mais 60% des entreprises ont moins de 20
salariés et 85% d’entre elles ont moins de 50 salariés. Les entreprises d’insertion sont historiquement très présentes
sur le territoire notamment en matière de collecte et de tri manuel (Vitamine T, Elise, Recup’tri…).
Enfin, la dynamique locale d’innovation est présente en région, avec un opérateur dédié : le Centre de Développement
des Eco Entreprises (cd2e) et le pôle d’excellence TEAM2 situés sur la base 11/19 à Loos-en-Gohelle.
1
Source : ADEME / SINOE 2009 / Réseau des ressourceries
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2.3 Les objectifs et avancées du plan d’actions national de la filière déchets-recyclage
Objectifs du Grenelle de l’environnement
(Loi de programmation du 3 août 2009)
• Réduire de 7% la production d'ordures ménagères et assimilés par habitant entre 2008 et 2013 ;
• Porter le taux de recyclage matière et organique des déchets ménagers et assimilés à 35% en 2012 et 45% en
2015. Ce taux est fixé à 75% dès 2012 pour les déchets des entreprises et pour les emballages ménagers ;
• Diminuer de 15% d'ici 2012 les quantités partant à l'incinération ou au stockage ;
• Améliorer la prévention et le recyclage des déchets du BTP pour que 70% soient valorisés d’ici à 2020.
Le premier bilan à mi-2011 de la politique déchets est encourageant. L’objectif du taux de recyclage matière et
organique des déchets ménagers et assimilés à 35% est atteint. Au regard des chiffres de l’ADEME et de l’analyse du
Commissariat général au Développement Durable, la région Nord – Pas de Calais est en avance concernant le tri et la
valorisation matière mais elle est en retard concernant la valorisation organique et énergétique.
************************
Les objectifs fixés du Grenelle ainsi
que les mutations en cours sur la
filière devraient donc particulièrement
impacter le secteur du traitement et
de la valorisation en région Nord Pas de Calais.
**********************
2.4 L’offre de formation et les enjeux repérés par les fédérations professionnelles
Le comité de filière EADA explique dans son rapport qu’ « en première analyse, il ne semble pas qu’il y ait de déficit
quantitatif de formation. Il existe une certaine tension sur les offres d’emploi de niveaux de qualifications V et VI
certainement liée à un défaut d’attractivité de ces métiers plutôt qu’à un déficit de formation. »
Dans le domaine des déchets, il existe à ce jour :
- un CAP gestion des déchets et propreté urbaine,
- un CAP opérateur des industries du recyclage,
- un titre professionnel agent technique de déchetterie,
- un titre professionnel conducteur de matériel de manutention et conditionnement des industries des déchets
- des CQP (certificat de qualification professionnelle) de branche (FNADE).
Dans le domaine du recyclage, l’accès à la formation se fait à la fois par la formation initiale (voie scolaire,
apprentissage, alternance) et par la formation continue (professionnalisation, VAE, DIF, plan de formation, CIF) :
• un CAP opérateur des industries du recyclage,
• un titre professionnel conducteur de matériel de manutention et conditionnement des industries des déchets
• un niveau Bac+3 responsable d’exploitation
• 9 CQP de branche.
• un réseau de CFA et de CFC agréés par la Branche
Des freins à la formation professionnelle continue existent et sont à prendre en compte : difficultés à libérer les salariés
sur site ; budget de formation continue utilisé en priorité sur les formations obligatoires à la sécurité ; absence
fréquente de plan de formation structuré dans les TPE et PME.
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3. L’offre de formation
3.1 L’enquête menée auprès d’organismes de formation pré-repérés (base de données
SOFIA).
3.1.1 Les modalités de l’enquête et les répondants
453 formations ont été identifiées :
• 328 considérées comme faisant partie des formations dans les domaines professionnels cœur de cible de
la filière : Agriculture et environnement ; Production des industries de transformation ; Travail des métaux,
Mécanique générale ; Maintenance industrielle, Méthode, Contrôle qualité ; Nettoyage
• 125 comme faisant partie des formations dans des domaines professionnels connexes : Mécanique et
maintenance des moyens de transports ; Électricité et électronique ; Transport ; Commerce et vente ; …
Les répondants et les réponses :
Répondants
dont cœur de cible
connexe
118 répondants
92
26
77 considérant que leur formation est en lien avec la filière déchets-recyclage
61
16
41 en considérant qu’elle n’est pas en lien avec la filière déchets-recyclage
31
10
3.1.2 Typologie des formations
On peut distinguer différents types de formations au sein desquelles la question des déchets et du recyclage peut être
abordée de manière plutôt significative (au moins une dizaine d’heures dédiées) :
les formations qui ciblent prioritairement les métiers de la gestion des déchets et du recyclage
• CAP opérateur des industries du recyclage (CFA ADEFA)
• CAP Gestion des Déchets et Propreté Urbaine (Campus Veolia)
• Licence pro protection de l’environnement spécialité Gestionnaire des déchets (université d’Artois)
les formations aux métiers de l’environnement intégrant la prise en compte de la gestion des déchets
• DEUST Environnement [traitement des eaux] et Gestion des déchets, Master géologie de l’ingénieur
[pollutions] (Lille 1)
• Ingénieur pour la terre [matière optionnelle], Master Environnementaliste, et Master sites pollués (ISA)
• DUT génie biologique, génie environnement, Master chimie spécialité traitement des eaux, Master
expertise et traitement en environnement (ULCO)
• Master Urbanisme et développement durable (Lille 2)
• à noter : projet de bac Pro Gestion des pollutions et protection de l’environnement (lycée de l’Aa-St Omer)
les formations aux métiers de la chimie
• BTS, DUT, Licence, Licence pro, Master Chimie (Lille 1 principalement)
les formations à la conception de produits et processus
•
Licence pro production industrielle spécialité conception de produits innovants (Lille 1)
•
Ingénieur Génie industriel et Développement Durable, Ingénieur ingénierie des procédés (école des
mines de Douai)
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les formations aux métiers HQSE
•
Licence pro QHSE (Université Valenciennes Hainaut-Cambrésis)
•
DUT, Licence, Master, Ingénieur Polytech (Lille 1)
•
DUT (Université Artois)
•
Bac Pro (GRETA Douaisis)
•
MP maintenance industrielle, méthodes contrôle qualité (ICAM)
divers
•
CAP cuisine, CAP Hygiène et maintenance des locaux
•
Bac Pro commerce (AREP, SIADEP)
•
BTS qualité industries alimentaires et bio-industries (lycée J-Y Cousteau – Wasquehal).
Pour la suite du questionnaire, 72 répondants ont accepté de renseigner certaines des questions, et une soixantaine
ont renseigné la quasi-totalité des questions.
3.1.3 Informations sur les formations
Parmi les formations où le nombre d’heures consacrées au sujet est le plus élevé (30 heures et plus), on trouve :
• 7 formations de niveau I (ingénieur, master 2) ;
• 4 de niveau II (licence professionnelle) ;
• 6 de niveau III (DUT, BTS, …)
• 1 de niveau IV (Bac Pro)
• 1 de niveau V (CAP)
Parmi les formations pour lesquelles les responsables ont déclaré assurer 30 heures et plus de formation sur le sujet
des déchets ou du recyclage, on retrouve :
• la Licence Pro Protection de l'environnement –Gestionnaire des déchets - de l’Université d’Artois (450 heures) ;
• le DEUST Environnement et Déchets – de l’Université des Sciences et Technologies de Lille 1 (120 heures) ;
• la Licence Pro Sciences, Technologies, Santé - Mention Industries Chimiques et Pharmaceutiques - Procédés en
Chimie et Développement Durable – de l’Université de Lille 1 (100 heures) ;
• le Master Sciences, Technologies, Santé - Mention Chimie - Traitement des eaux - Université de Lille 1 (100
heures) ;
• le DUT Génie Mécanique et Productique - de l’Université des Sciences et Technologies de Lille 1 (90 heures) ;
• le diplôme Ingénieur pour la Terre - de l’Institut Supérieur d’Agriculture (70 heures – matière optionnelle)
• le Master Sciences, Technologies, Santé - Mention Génie des Systèmes Industriels - Maîtrise et Optimisation des
Procédés Industriels - de l’Université de Lille 1 (70 heures) ;
• le diplôme d’Ingénieur - option Génie Industriel et Développement Durable - de l'École des Mines de Douai (66
heures) ;
• la Licence Prof Qualité, Hygiène, Sécurité et Environnement (QHSE) – de l’Université de Valenciennes et du
Hainaut-Cambrésis (60 heures déclarées) ;
• le Master 2 Urbanisme et Développement durable - de l’Université Droit et Santé de Lille 2 (60 heures
déclarées) ;
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• le Master 2 Chimie Énergie Environnement - de l’Université des Sciences et Technologies de Lille 1 (50 heures
déclarées)
Ce sont des formations qui ont plus de 5 ans, voire plus de 10 ans d’ancienneté (47 répondants) et 13 formations
« nouvelles » (moins de 5 ans). 82 % des formations ont organisé au moins une session en 2012.
Les petits groupes sont privilégiés, la moitié des formations (28) ayant 16 places ou moins à proposer par session (en
général 1 session par an).
32 formations (60 %) ont fait, ou quasiment fait le plein lors de leur dernière session. 8 formations ont connu un déficit
compris entre 10 et 20 % des places offertes. Et 11 formations un déficit supérieur à 20 % (jusqu’à 50 %).
Les effectifs sont plutôt stables dans la majorité des cas, voire en progression pour 9 formations (5 formations
professionnelles et 4 formations universitaires).
3.1.4 Les partenariats mobilisés
En majorité, les responsables de formation n’ont pas formellement mobilisé de partenaires, que ce soit pour définir
leurs contenus, recruter des stagiaires ou réaliser un suivi ou une évaluation. Lorsque des partenaires ont été
mobilisés c’est plutôt sur la mise en œuvre (vacataires) et les partenaires cités sont des professionnels du secteur.
3.1.5 Liens perçus entre formations et la filière
La formation peut mener à un métier au sein même de la filière pour 21 répondants (36%). Exemples : ingénieur en
environnement industriel, ingénieur qualité, conducteur PL en produits dangereux, responsable d’exploitation de
plateforme de recyclage, technicien ou responsable QHSE, ambassadeur du tri, recyclage de solvants, ou de
plastiques, utilisation de la biomasse, méthanisation, analyse de cycle de vie de matériaux minéraux,...
La formation peut mener à une activité liée à la filière sur une autre filière pour 19 répondants (33%) : gestion de
produits dangereux / des pollutions, traitement des déchets, conception de mécanismes en vue du recyclage,
logistique et transport de matières recyclées, …
Et pour 18 répondants (31%), la formation permet avant tout de sensibiliser et informer (réglementations) sur le sujet :
règles à respecter, développement durable en général, hygiène sécurité, formation d’agents à qui on peut demander
de gérer le tri, gestion des effluents et déchets organiques et chimiques, ….
3.1.6 Évolution des modules de formation
Compte tenu de l’évolution importante, notamment du contexte réglementaire (plusieurs nouvelles mesures
réglementaires sont prises chaque année dans ce secteur), les résultats peuvent être considérés comme décevants :
52 répondants seulement ont dit avoir fait évoluer significativement leur formation, ces 5 dernières années ; et 47 qu’ils
ressentent le besoin de le faire prochainement…
3.2 Les projets de formation (Bac Pro, CQP unique, …)
Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de Développement de l’Emploi et des Compétences (ADEC) de la
branche du recyclage (organisation professionnelle FEDEREC), faisant suite Contrat d’Études prospectives (CEP)
réalisé en 2011, deux axes mobilisent actuellement les partenaires pour faire évoluer l’offre de formation pour
structurer une offre de formations certifiantes du niveau V aux formations supérieures. L’accent est en premier lieu mis
sur :
la création d’un Baccalauréat Professionnel Technicien des industries du recyclage ;
une adaptation de l’offre de certification de la filière par la réécriture des CQP et leur inscription au RNCP ;
3.2.1 La création d’un Bac Professionnel Technicien des industries du recyclage
Annoncée depuis plusieurs années, la mise en œuvre de ce nouveau Bac professionnel n’attend plus qu’à franchir les
dernières étapes de sa reconnaissance officielle et de son déploiement sur le territoire national. En région Nord-Pas
de Calais, le CFA ADEFA a été missionné pour choisir un ou 2 sites d’implantation, avec l’ambition d’une ouverture
pour la rentrée 2014.
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3.2.2 La réécriture des CQP
Jusqu’à présent la Branche disposait de 9 CQP dont 82 dédiés à un seul type de déchet (7 CQP d’opérateur / trieur /
conducteur engins des industries du recyclage des DEEE, métaux ferreux/non ferreux, papiers cartons,
pneumatiques, verres, plastiques, textiles ; CQP de Dépollueur, démonteur, des industries de recyclage des véhicules
hors d’usage).
Pour permettre une meilleure visibilité du processus de certification tant auprès des salariés que des entreprises, et
favoriser la mobilité professionnelle au sein de la branche, l’objectif est de réécrire les référentiels des certifications
avec le souhait de créer un tronc commun et des options correspondant aux différents matériaux recyclés.
3.3 Jugement sur l’offre de formation en Nord-Pas de Calais
La filière dispose en région de ressources pédagogiques en matière de formation : un CFA « hors les murs »
(ADEFA) bien repéré et légitimé, un CFA (l’Institut des services à l’environnement du Campus VEOLIA) très équipé et
de grande ampleur, des supports de formation issus de différentes expérimentations (Triselec, Elise).
Comparativement à d’autres régions, l’offre de formation dédiée spécifiquement à la filière déchets-recyclage peut être
jugée plus qu’intéressante :
•
•
•
•
le CAP OIR n’est dispensé que dans 7 établissements en France dont le CFA ADEFA (Lycée Turgot à Roubaix) ;
le CAP Gestion des déchets et propreté urbaine n’est dispensé que dans 10 établissements en France dont le
CFA de l’Institut des services à l’environnement (au Campus Veolia à Lomme) ;
le DEUST Environnement et Déchets de l’Université de Lille 1 est le seul DEUST sur ce sujet en France ;
la Licence pro protection de l’environnement spécialité Gestionnaire des déchets de l’université d’Artois fait partie
d’un répertoire d’une douzaine de licences pro3 ayant a priori à voir avec les métiers des déchets ou du recyclage.
3.4 Pratiques et besoins des organisations en matière de formation
Au vu du contexte régional… des résultats décevants en termes de formation
•
Les ressources pédagogiques utilisées
Les principales ressources pédagogiques utilisées par les entreprises sont :
• Des modalités classiques de recrutement, avec des difficultés de recrutement d’opérateurs ;
• Le recours à la formation « sur le tas », et une faible mobilisation sur la formation continue de salariés ;
• L’appel à des formations techniques à l’utilisation de matériels assurées par les constructeurs de ces matériels ;
• Des formations spécialisées, non spécifiques à la filière, obligatoires, commandées auprès d’organismes
généralistes (formations Sécurité, CACES, FIMO, FCO, …) ;
• Un acteur de formation quasiment unique pendant plusieurs années, et légitimé dans sa compétence : l’ADEFA
organisme-architecte des formations du Contrat de Professionnalisation PRODIAT (OPCALIA) ;
• La création, en 2010, du CFA du Campus VEOLIA, concurrent « naturel » de l’ADEFA.
•
Un problème chronique d’attractivité des métiers ?
La vision grand public reste celle d’un métier de collecteur et d’opérateur de tri, essentiellement manuel et ne
nécessitant pas de qualification. Le monde du « déchet » reste peu attractif, et les messages liés à la protection de
l’environnement et au développement durable ont peu impacté ces métiers pour pouvoir en changer l’image.
De nombreuses TPE fonctionnent encore sur un modèle de conformité aux obligations règlementaires en matière de
formations, réservées au responsable de site, qui cumule les formations techniques réglementaires hygiène-sécurité.
le 9ème est celui d’ Opérateur multi matériaux des industries du recyclage
3 il y a plus de 2 000 licences Pro répertoriées en France
2
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•
Un problème d’adéquation formation et métiers
Au–delà de la question de l’attractivité des métiers, se pose de manière récurrente la question de l’adéquation entre
les formations existantes et les besoins/capacités/contraintes des entreprises et de leurs salariés. Il apparaît que
l’organisation de l’offre serait, pour partie, inadaptée à la réalité et aux capacités des entreprises de la filière, en
termes de volumes horaires, de contenus, et de localisation :
• du fait de l’hétérogénéité des métiers d’opérateurs (selon le degré de mécanisation et les matériaux concernés) ;
• du fait d’un secteur composé pour une grande part de TPE, avec leurs contraintes inhérentes à leur taille (petites
équipes et une organisation difficilement compatible avec des départs en formation).
•
Un manque de réflexion sur la mobilité professionnelle
Visant à améliorer cette vision plus prospective à moyen terme, les actions de sensibilisation à la GPEC menées par
les fédérations professionnelles et les OPCA ont également trouvé peu d’échos auprès des entreprises, notamment
les plus petites. De fait, la question de la mobilité professionnelle est très peu interrogée :
• les TPE proposent peu de débouchés en interne : la promotion (mobilité verticale) est réduite, et la mono-activité
est majoritaire (donc faibles perspectives de mobilité horizontale) ;
• les acteurs de la filière n’ont pas réussi à ce jour à diffuser le message portant sur les potentiels de la filière, liés
à l’évolution des métiers.
•
Au final : une équation peu propice à la formation
Des TPE qui valorisent plutôt l’expérience et les capacités de personnes
+
des TPE où la Direction a peu de capacités d’anticipation
+
des organisations contraintes facilement mises à mal lors d’absences pour formation
+
des publics peu demandeurs, notamment par manque d’appétence à « retourner sur les bancs de l’école »…
+
une faible valorisation de parcours professionnels (dont mobilité horizontale) ,
peu pensés à l’échelle de la filière
=
une faible motivation réciproque à penser la formation :
quelle plus-value ? quel intérêt ? pourquoi ?
3.5 Les pratiques des entreprises productrices de déchets
Les responsables de formations universitaires observent un intérêt croissant d’entreprises industrielles pour leurs
formations. Cela se traduit par un accueil conséquent d’étudiants en alternance, de stagiaires ou de projets d’étudiants
de ces formations par ces entreprises, pour les aider dans la réflexion et la mise en œuvre de projets de gestion des
déchets produits par les process industriels. Ces missions s’intègrent dans les procédés HQSE des entreprises.
3.6 Les pratiques des collectivités
Les collectivités investies dans les « programmes de prévention des déchets » sont également intéressées par les
compétences des étudiants formés dans les cursus universitaires et supérieurs. Là aussi pour satisfaire leurs besoins
de techniciens formés pour remplir diverses missions de sensibilisation, d’information, et d’accompagnement des
habitants (type ambassadeurs du tri), les collectivités (syndicats mixtes) accueillent projets, stagiaires et étudiants en
alternance.
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4. Réponses adaptées observées
4.1 Formations professionnelles d’opérateurs
Elise
Le Réseau ELISE, constitué d’ELISE entreprise d’insertion créée en 1997 et d’ARMELLE, entreprise adaptée créée en
2005, propose aux entreprises la mise en place du tri sélectif de leurs déchets de bureau et la destruction de leurs
documents confidentiels. Elle collecte, trie, recycle et valorise les papiers et autres déchets de bureau.
L’entreprise a élaboré un parcours spécifique de formation, composé de modules thématique, chacun co-construit
avec des acteurs de la formation externes et, en interne, la mobilisation des responsables opérationnels (chefs de
poste, responsables de production et sécurité…) pour une adaptation des supports.
Triselec
Triselec Lille, créée en 1992, a pour objet le tri sélectif des déchets ménagers, dans un but de valorisation et de
recyclage des déchets. Les clients de Triselec Lille sont des industries (pâte à papier par exemple) ou des négociants
(revendeurs).
Triselec s’est, depuis de nombreuses années, investie fortement dans une politique de formation ambitieuse,
permettant l’accès à la formation de ses salariés, dont certains ont des niveaux de formation de base très bas. Elle a
ainsi constitué un centre de formation multimédia interne à l’entreprise adaptée à la fois à l’activité menée sur site et
aux salariés apprenants. Elle a également développé une fonction de « tuteur-formateur », relais entre le DRH et la
production, pour de la formation interne à la prise en main des outils et des activités de tri.
Groupement d’employeurs des éco-activités du Nord-Pas de Calais
La création, le 18 janvier 2013, du Groupement d’employeurs est issue d’une réflexion des entreprises d’intérim
d’insertion du groupe Vitamine T, intervenant pour des entreprises du secteur déchets-recyclage. Elle se veut une
réponse aux difficultés de recrutement vécues par des entreprises du secteur, pour des métiers en mutation
(polyvalence, poly compétences). Elle rassemble à ce jour 20 adhérents, entreprises du secteur de toute taille.
15 salariés-stagiaires ont été embauchés en avril 2013 en contrat de professionnalisation, et 15 autres le seront en
septembre. L’organisation s’appuie sur la mobilisation du dispositif PRODIAT qui est un accompagnement
personnalisé du Contrat de Professionnalisation centré sur les besoins de l’entreprise (dispositif soutenu par OPCALIA
et animé par l’ADEFA).
Le CAP Opérateur des Industries du Recyclage
Le CAP OIR est proposé par le CFA (centre de formation des apprentis) hors les murs de l’ADEFA, et actuellement
mis en œuvre, depuis la rentrée 2008, au lycée professionnel Turgot de Roubaix.
Ce CAP se prépare en une seule année, le niveau CAP étant exigé à l’entrée en formation.
Deux professeurs de l’Éducation Nationale sont depuis le départ spécialement détachés pour assurer les formations
concernant la connaissance des éco-activités, la gestion des déchets, le nettoyage urbain. Cette équipe est renforcée
d’une intervenante spécialisée en Prévention Santé Environnement de l’ICAM de Lille. Des formations ponctuelles
sous forme de travaux pratiques sont organisées dans d’autres établissements scolaires de la métropole qui disposent
de matériels spécialisés.
Campus Veolia
Veolia environnement France s’est doté d’une politique de formation en interne du groupe qui se traduit par le
déploiement de 6 Campus Veolia en France (18 au niveau mondial). Les Campus sont destinés à former les salariés
des entreprises du groupe, mais peuvent également mener des actions de formation pour le compte d’entités
extérieures. En tant que CFA, le Campus Veolia Environnement Nord est destiné à élargir son activité au-delà des
entreprises du groupe.
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Le CFA « Institut de Services à l’Environnement », ouvert en 2010, délivre 6 diplômes et 3 titres professionnels, dont 3
relèvent de la filière Propreté :
• CAP Gestion des Déchets et propreté urbaine
• Agent de services de gestion et de valorisation des déchets (parcours qualifiant en cours de reconnaissance
comme Titre professionnel)
• Technicien en Énergies renouvelables/option énergie thermique (mention complémentaire)
4.2 Formations professionnelles de techniciens et ingénieurs
DEUST Environnement et Déchets
Le DEUST (Diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques) Environnement et Déchets a été créé en 1986
au sein de l’UFR Sciences de la Terre de l’Université de Lille 1. Le DEUST est une formation accessible à des
étudiants déjà engagés dans une formation universitaire et souhaitant donner une nouvelle orientation à leurs études
après quelques mois passés dans leur cursus d’origine. Elle est définie par une université en fonction du contexte local
et conduisant à une qualification de technicien supérieur. Les métiers visés sont : technicien dans la gestion, la
collecte, et la valorisation des déchets ; technicien dans l’assainissement (réseaux, stations épuration) ; technicien
environnement pollution sols et/ou eaux ; technicien QSE (intégrant la gestion des déchets des producteurs). La
formation, pour 15 à 20 étudiants chaque année, est de 800 heures (sur 3 semestres) dont 120 sur pollution, déchets
et traitements (collecte et tri), ponctuée d’un stage de 3 mois en fin de cursus, en entreprise ou en collectivité.
Licence professionnelle Gestionnaire de déchets
Créée en 2003 (10ème promotion) par un enseignant (qui avait l’intuition d’un secteur porteur) la licence professionnelle
forme chaque année , en formation par alternance (Contrat de professionnalisation) ou en formation initiale, une
vingtaine de techniciens spécialisés : ambassadeurs de tri en collectivités ; chargés de mission projets environnement
–déchets en collectivités (gestion des encombrants, compostage domestiques, bornes de récupération, organisation
logistique et transports, …) ; technicien QSE intégrant valorisation des déchets (ISO 14001) ; gestionnaires de sites de
tri et recyclage de déchets.
L’accent est mis sur une forte mobilisation de sujets pratiques comme supports de formation et travaux appliqués, par
le biais de de fréquentes rencontres avec professionnels (rencontres de suivi de stage ou contrat en alternance, visites
de sites, …), et des évolutions régulières des contenus (intégration sécurité, ISO 14001, …).
Les formations d’ingénieur et master du Groupe ISA
L’Institut Supérieur d’Agriculture, créé en 1963, s’est doté il y a depuis 1992 d’un pôle dédié à l’Environnement4. Ceci
se concrétise aujourd’hui par :
•
•
•
un diplôme d‘ingénieur, Ingénieur pour la Terre ;
un master Environnementaliste qui se prépare en 3 ans (L3 , M1, M2) ;
l’ouverture à la rentrée 2013, d’un master international (enseignements en anglais), baptisé SMAP (Sustainable
Management of Pollution, soit gestion durable et responsable des sols pollués).
Concernant le diplôme d’Ingénieur, la gestion des déchets est abordée en 3ème année (découverte, notions de base),
et constitue l’une des options que peuvent choisir les étudiants de 4ème année, sous forme d’un module de formation
de 70 heures sur l’année.
Parmi les 20 ingénieurs diplômés chaque année, au moins 1 ou 2 étudiants s’orientent vers des métiers dans la filière
déchets-recyclage (éco-organisme, collectivités, responsable d’exploitation plates-formes déchets, …).
voir la présentation vidéo du pôle environnement sur le site du Groupe ISA (http://www.isa-lille.fr/le-groupe-isa/visitezlisa/espace-video/)
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5. Conclusions et préconisations
5.1 Améliorer la lisibilité de l’offre de formation existante
Redéfinir plus visiblement le positionnement des formations pour en faciliter la
compréhension par les employeurs et les salariés
Il semble indispensable d’effectuer collectivement, au sein de la filière, un travail d’organisation et de
communication, permettant de présenter de manière claire et plus lisible, l’ensemble des formations proposées en
région, avec leurs caractéristiques propres.
En outre, compte tenu du nombre limité d’acteurs de formation spécialisés sur le sujet, et de leur complémentarité
supposée, la mise en place d’une forme de “Conseil pédagogique“ commun à toutes ces formations, où seraient
conviées des représentants d’entreprises régionales de toute taille, pourraient permettre d’adapter les contenus de
formations dans une logique de continuité et de complémentarité.
Valoriser les points communs (enjeux, besoins, difficultés rencontrées, solutions potentielles) pour inciter les
entreprises à emprunter des sentiers communs, en résolution à leurs difficultés.
5.2 Adapter l’offre de formation continue
Une prise de conscience « filière » et proximité géographique
Inspirer une réflexion collective sur une organisation de la formation continue pensée non plus entreprise par
entreprise, mais par regroupement d’entreprises proches géographiquement. Un travail à mener en amont autour des
points communs, de la spécificité de ces TPE… pour définir une réponse adaptée à leurs besoins communs et
respectifs sous forme de modules courts, de formations sur sites, avec adaptation aux matériels des TPE…
Proposer un accompagnement des TPE entreprises sur leur développement stratégique (en amont des questions
de formation), et axer la réflexion sur la valorisation.
Développer l’alternance
Privilégier le recours à l’alternance comme moyen de formation et d’intégration de jeunes (en âge, ou en
expérience dans le domaine) salariés, en recourant notamment au contrat de professionnalisation, qui s’appuie sur le
dispositif PRODIAT d’OPCALIA, qui s’avère particulièrement pertinent dans le contexte.
Valoriser la question de la mobilité professionnelle au sein de la filière
Impliquer davantage les entreprises d’insertion autour des suites de parcours au sein de la filière : ELISE, Triselec,
Envie 2E, … en faisant en sorte que le parcours professionnel au sein de la filière fasse partie des pistes à suivre, et
ce, pourquoi pas, de manière préférentielle quand la situation s’y prête. Des relations privilégiées doivent être
engagées avec des entreprises du secteur pour que les entreprises d’insertion puissent être repérées comme des
partenaires en amont de l‘embauche de droit commun, dans leur légitimité de « mise à l’emploi » (avec l’argumentaire
classique utilisé par les chargés de reclassement… mais positivé et renforcé par l’expérience acquise au sein de la
filière).
Dans cette optique de mobilité professionnelle, le GE (IQ) est porteur de perspectives, à condition d’en valoriser
pleinement le potentiel.
5.3 Améliorer l’attractivité de la filière (image)
Renforcer cette attractivité, en menant, en parallèle des actions préconisées ci-dessus, des actions spécifiques
de communication et de présentation des activités, métiers de la filière auprès des étudiants, des jeunes, et des
demandeurs d’emploi : valorisation de la mobilité horizontale, de la diversité des métiers, des parcours au sein de la
filière…
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