l`horizon chimérique ed ruscha / jean-marc bustamante
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l`horizon chimérique ed ruscha / jean-marc bustamante
L’HORIZON CHIMÉRIQUE ED RUSCHA / JEAN-MARC BUSTAMANTE MUSÉE D’ART MODERNE ET CONTEMPORAIN DE STRASBOURG 11 MAI 2007 / 9 SEPTEMBRE 2007 SERVICE COMMUNICATION 2, PLACE DU CHÂTEAU 67076 STRASBOURG CEDEX Tél. 00 33 (0)3 88 52 50 15 Fax 00 33 (0)3 88 52 50 42 WWW.MUSEES-STRASBOURG.ORG DOSSIER DE PRESSE « L’HORIZON CHIMÉRIQUE. ED RUSCHA – JEAN-MARC BUSTAMANTE » MUSÉE D’ART MODERNE ET CONTEMPORAIN DE STRASBOURG, 11 MAI – 9 SEPTEMBRE 2007 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. PRESENTATION DE L’EXPOSITION .......................................PAGE 1 CATALOGUE......................................................................PAGE 3 EXTRAITS .........................................................................PAGE 3 ELEMENTS BIOGRAPHIQUES ...............................................PAGE 6 LISTE DES ŒUVRES EXPOSEES ...........................................PAGE 12 AUTOUR DE L’EXPOSITION ..................................................PAGE 14 INFORMATIONS PRATIQUES ................................................PAGE 14 ANNEXE : LISTE DES VISUELS DISPONIBLES 1. PRÉSENTATION DE L’EXPOSITION Tout horizon est une chimère, qui désigne aux confins du visible une limite inatteignable, toujours repoussée, toujours renouvelée. Pure virtualité, l’horizon suggère une disjonction extrême entre le regard et le corps, matière à réflexion ou à rêverie nous renvoyant en dernière instance à notre condition d’êtres irrémédiablement situés. Étymologiquement dérivé d’un terme grec (oros) qualifiant le sillon tracé dans la terre qui délimitait deux portions de terrain, le mot d’horizon a ceci de paradoxal qu’il conjugue de manière indissociable l’idée de borne et celle de dépassement, d’au-delà : il renvoie au sein de l’univers visible à un passage – par essence incessant, imminent – du réel au possible. En ce sens, la ligne d’horizon est une ligne de projection, comme on le dirait d’une surface ou d’un écran. Dans le champ de la représentation, le développement de la peinture de paysage, puis la photographie (les vues topographiques) et le cinéma (le western, au premier chef) donnèrent à ce motif toute son ampleur, toute sa résonance physique aussi bien que psychologique. Enfin l’horizon, qui n’est donc pas un objet mais un marqueur de la finitude humaine consubstantiel à la fonction du regard, a partie liée avec une certaine « lisibilité du monde ». L’écriture et le livre gouvernent depuis longtemps la perception que nous pouvons avoir de notre environnement : chaque paysage est une sorte de texte, et chaque ligne de caractères manuscrits ou typographiques libère en nous l’accès à une forme de distance ou de transcendance. C’est autour de ce thème que l’exposition « L’Horizon chimérique » rassemble des œuvres de deux artistes qui exposent au musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg pour la première fois ensemble : l’Américain Ed Ruscha (né à Omaha, Nebraska, en 1937 ; vit à Los Angeles) et le Français Jean-Marc Bustamante (né à Toulouse, France, en 1952 ; vit à Paris). Peintures, photographies, dessins, sculptures et livres, datant des années 1960 à aujourd’hui, sont à cette occasion rapprochés et confrontés selon un réseau d’affinités et d’échos qui préserve la singularité de l’approche propre à l’un et à l’autre. L’ensemble, soit dix-sept œuvres pour chacun des deux artistes, propose ainsi une méditation à deux voix sur la notion de paysage contemporain, et sur les prolongements que trouve celui-ci, chez Bustamante comme chez Ruscha, dans l’exploration de la dimension horizontale (« I’m a victim of the horizontal line and the landscape, which is almost one and the same to me », déclarait ce dernier en 1988 : « Je suis une victime de la ligne horizontale et du paysage, qui ne sont pour moi quasiment qu’une seule et même chose »). Ed Ruscha compte parmi les figures les plus célèbres et les plus unanimement respectées de la scène artistique contemporaine. Dès le début des années 1960, il met au point avec ses tableaux de mots un genre nouveau d’image peinte où le monde sonore de la vie quotidienne rencontre celui de la chose imprimée. L’exposition présente plusieurs de ces toiles où un vocable isolé se détache sur un fond diversement coloré et flotte telle une ligne d’horizon littéralement lisible : Automatic (1966), Vaseline (1967), Suspension (1968-1971). En 1963, Ruscha bouleverse la notion de livre d’artiste avec Twentysix Gasoline Stations, première d’une lignée de publications représentée à Strasbourg par la plus « horizontale » et la plus intrinsèquement californienne de toutes, Every Building on the Sunset Strip (1966). Le cinéma (et le Cinémascope) lui inspirent nombre de tableaux, tels les deux panneaux de plus de quatre mètres de long que l’on retrouve dans « L’Horizon chimérique », The Nineties (1980) et Eternal Amnesia (1982), ou encore The Final End (1992). Plus récemment, le paysage s’identifie chez lui au plan géographique (Hollywood to Pico, 1998) ou se prête à une surimpression verbale d’un dadaïsme cool et burlesque, comme avec le sommet enneigé de Porch Crop (2001). Le livre, de tout temps une référence de première importance pour l’artiste, resurgit en tant qu’objet dans les œuvres du début de la décennie 2000, ainsi avec Star Brats (2003), autre titre en forme de palindrome (pouvant se lire dans les deux sens), qui s’offre à nos yeux à la manière d’une vue du désert californien. Jean-Marc Bustamante est l’un des artistes français actuels les plus internationalement reconnus. À la fin des années 1970, ses Tableaux photographiques – paysages péri-urbains plus ou moins désenchantés, zones de lisière ou d’entre-deux à la définition incertaine – jouent un rôle décisif dans l’avènement d’une nouvelle photographie dont l’ambition est de se mesurer sur un mode inédit aux autres arts (et en premier lieu à la peinture jusque dans ses représentations abstraites). Les 1 DOSSIER DE PRESSE « L’HORIZON CHIMÉRIQUE. ED RUSCHA – JEAN-MARC BUSTAMANTE » MUSÉE D’ART MODERNE ET CONTEMPORAIN DE STRASBOURG, 11 MAI – 9 SEPTEMBRE 2007 horizons de banlieue de T.22.79 (1979) et T.55A.82 (1982), présentés à Strasbourg, sont deux des paysages marquants de la période. Bustamante entreprend au fil de la décennie suivante d’étendre son registre en direction de la sculpture et de l’objet, ainsi qu’en témoignent par exemple ici Inventaire (1988, où le thème de la lecture refait surface à travers celui de la bibliothèque) et Bac à sable (1990), désert miniature évoquant l’horizon de l’enfance enfuie. En même temps, il conçoit un nouveau type d’œuvre photographique avec la série des Lumières, images reprises dans des livres d’architecture et agrandies par sérigraphie sur Plexiglas. De ces vues naîtront les Panoramas ultérieurs, qui selon une subtile ironie plastique transposent dans une dimension supérieure, à michemin de la peinture gestuelle et de la reproduction mécanique, des dessins exécutés avec des feutres de couleur. Le souvenir du paysage est très sensible dans ces œuvres, ainsi qu’on le verra notamment avec le grand triptyque Entre Nous (2005) ou encore avec Sucre-paille (2006). « L’Horizon chimérique » est avant tout un recueil de poèmes de Jean de la ville de Mirmont (1886-1914) publié en 1920. Gabriel Fauré, sous ce même titre, a mis en musique quatre de ces poèmes l’année suivante. Puis Jean-Pierre Criqui, historien et critique d’art, rédacteur en chef des Cahiers du Musée national d’art moderne (Centre Pompidou), conçoit l’exposition présentée au Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg du 11 Mai au 9 Septembre 2007, également intitulée « L’Horizon chimérique ». Enfin, sous ce même titre, un catalogue de l’exposition paraîtra en Juin 2007 et contiendra un texte de J.-P. Criqui et un autre de la philosophe Céline Flécheux. 2 DOSSIER DE PRESSE « L’HORIZON CHIMÉRIQUE. ED RUSCHA – JEAN-MARC BUSTAMANTE » MUSÉE D’ART MODERNE ET CONTEMPORAIN DE STRASBOURG, 11 MAI – 9 SEPTEMBRE 2007 2. CATALOGUE L’HORIZON CHIMÉRIQUE ED RUSCHA – JEAN-MARC BUSTAMANTE Éditions des Musées de Strasbourg Relié 160 pages 310 x 310 mm Prix de vente public provisoire : 50 euros ISBN : 978-2-35125-050-1 Parution juin 2007 Sommaire Préface Fabienne Keller, Sénatrice, Maire de Strasbourg Robert Grossmann, Maire Délégué, chargé de la culture Jean-Pierre Criqui, « L’Horizon chimérique » Céline Flécheux, « L’horizon mis à nu (petite histoire de l’horizon en peinture) » Catalogue et vues des salles d’exposition Liste des œuvres Éléments biographiques Éléments bibliographiques 3. EXTRAITS Celine Flécheux L’HORIZON MIS A NU (PETITE HISTOIRE DE L’HORIZON EN PEINTURE) Le XIXe siècle est celui de la représentation de l’horizon. Jusqu’alors cantonné dans les lointains, le voilà désormais exhibé par les peintres, romantiques comme réalistes, dans toute sa nudité. Détrônant la narration, réduisant l’anecdote en poussière, valorisant la vision jusque dans ses marges, l’horizon se hisse au statut d’événement, sans pour autant s’inscrire dans l’histoire ; sa place devient si prégnante dans la peinture qu’aucun élément du paysage n’est plus en mesure de rivaliser avec lui. Chez Friedrich et Turner, chez Courbet, Delacroix ou Cézanne, on assiste à une multiplication de représentations de l’horizon : tourmenté, déserté et fantomatique chez les uns, immergé dans le vide ou dans une cascade de sensations colorées chez les autres, il prend une place centrale dans la peinture, remontant du fond du tableau au premier plan. Cette opération de réduction du paysage à son plus simple appareil a conquis les premiers peintres de l’abstraction qui, comme Mondrian, voient dans la rencontre des voiles et de l’horizon la construction rythmique du nouveau plan pictural. C’est la fonction structurante de l’horizon dans le plan coloré qui est à l’œuvre chez certains artistes du e XX siècle, en particulier Mark Rothko et Barnett Newman, où il est superposé à d’autres motifs ou renversé. Cette puissance d’agencement dont témoigne l’horizon n’est pas chose du passé : elle préoccupe encore peintres et photographes actuels, tels Gerhard Richter, Ed Ruscha ou Jean-Marc Bustamante. […] L’histoire de la représentation de l’horizon en peinture est plus ancienne que celle du paysage qu’on a l’habitude de faire commencer à la Renaissance. On trouve, en effet, quelques horizons dans la peinture pompéienne et dans les manuscrits médiévaux, mais il est généralement évacué des fonds dorés byzantins et ne réapparaît qu’avec les premiers paysages occidentaux à la Renaissance. La fresque décrivant les Allégories et les effets du bon et du mauvais gouvernement des frères Lorenzetti à Sienne (1337-1339) représente de façon magistrale l’un des premiers horizons des temps modernes. Visant à prolonger l’effet du bon gouvernement de la ville jusque dans les campagnes toscanes les plus reculées, l’horizon se déploie dans un paysage pacifié propice aux échanges humains. Ainsi vissé à des enjeux politiques à l’orée de l’âge moderne, l’horizon ne cessera plus, dès lors, de poser des problèmes de concorde ou de dispute, de partage ou de jouissance d’espace, d’extension du territoire ou de soumission au point de vue dominant. La nouvelle théorie de la peinture de la Renaissance fait véritablement de l’horizon un problème pictural, tout en prolongeant le sens politique apparu avec la fresque des Lorenzetti. Même s’il n’est pas encore appelé « horizon » dans les traités de peinture du XVe siècle, il devient essentiel à la fabrique du tableau. La ligne d’horizon projetée sur le plan à hauteur de l’œil de l’observateur permet de tracer un cadre, d’orienter le regard sur la surface que détermine le tableau et de fixer la limite d’un plan au-delà duquel ce qui n’est plus visible n’est pas représenté. L’introduction quasiment 3 DOSSIER DE PRESSE « L’HORIZON CHIMÉRIQUE. ED RUSCHA – JEAN-MARC BUSTAMANTE » MUSÉE D’ART MODERNE ET CONTEMPORAIN DE STRASBOURG, 11 MAI – 9 SEPTEMBRE 2007 systématique de l’horizon dans l’espace pictural du XVe siècle est le signe d’un profond changement de la place de l’homme dans le monde : désormais, l’espace représenté prend corps chez un observateur qui, par sa hauteur, dit son ancrage dans le monde humain et la portée de son point de vue. Il faut avoir les pieds sur terre pour représenter l’horizon. L’image optique l’emporte désormais sur l’image idéale qui existe dans la tête du peintre ; elle est perçue par un corps situé entre le ciel et la terre, à hauteur d’horizon, les deux pieds placés sur la ligne de base : sans aplomb du sujet, l’espace ne saurait se creuser en profondeur. Dans le tableau, l’horizon est la marque du sujet observant et construisant un monde où il est partie prenante. Mais d’un autre point de vue, la représentation de l’horizon dans le dispositif perspectif renaissant a fait disparaître deux de ses composantes essentielles : son rapport au corps et son rapport au mouvement. Le corps a trouvé sa métonymie dans l’organe de la vue, le déplacement s’est immobilisé à un endroit fixe. À contre-courant de l’expérience empirique de l’horizon, le dispositif perspectif crée un espace dans lequel règne seul le voir, n’accordant plus de place significative aux autres expériences sensibles du corps vivant. En vertu de son étymologie (orizon : « borner »), l’horizon a longtemps signifié la limite. Il a fallu attendre environ trois siècles pour trouver des équivalences entre l’horizon et la profondeur lointaine et infinie. Chez Alberti, il disait la finitude du plan ; chez Serlio et les baroques, il reculait derrière la scène visible pour évoquer un lieu imaginaire qui dictait, en retour, les règles de proportion et de diminution des distances sur le devant de la scène ; chez Vredeman de Vries, il prit son nom actuel (orizon) et se métamorphosa en substitut visuel du vide, plongeant l’œil dans des abîmes de lignes et de volumes superposés. Défini comme ligne de convergence des points de fuite, il changea donc de statut entre le XVe et le XVIIe siècle. De limité, il devint sans fond. Au XVIIe siècle, la perspective axonométrique de Desargues (relayée dans le champ des beaux-arts par Abraham Bosse) maintient le parallélisme des droites jusqu’à l’infini, sans convergence à l’horizon ; elle est le fruit d’un œil contemporain de l’âge classique qui conçoit l’infini en acte. Le modèle renaissant de la pyramide visuelle, où « les rails de chemin de fer se rejoignent bien avant l’infini », pour reprendre les mots de George Perec, subit désormais les assauts de ceux qui déplacent l’horizon à l’infini. Dans son étude centrale sur les occurrences poétiques du mot « horizon », Michel Collot a insisté sur ce changement de sens devenu courant au XVIIIe siècle : « Le mot ne sera plus lié prioritairement aux idées de limite et de circonscription (en tant qu’il désigne l’endroit “où se termine notre vue”) ; il pourra désormais tout aussi bien s’associer à celle d’extension […]. Dès lors le terme réfère à une étendue offerte au regard de l’observateur, et variable selon le point de vue qu’il adopte (“les voyageurs changent à tout moment d’horizon”), et non plus au cercle idéal et immuable qui délimite le champ de visibilité au sein de la Sphère. » Le mot se voit associé à des épithètes qu’on aurait jugées incompatibles quelque temps auparavant : « immense, infini, sans borne » ; il devient le symbole de l’extension du voir au lieu de la marque des limites du champ visuel. La découverte de nouveaux paysages joue à plein dans le changement de sens du mot qui finit par renvoyer non seulement au sens de la vue, mais à toutes les facultés humaines. L’horizon devient ce qui « ouvre le paysage sur le mystère d’un lointain invisible, au lieu de le clore dans la jouissance d’une visibilité parfaite mais circonscrite ». En peinture, ce recul de l’horizon fait régner la puissance du vide caractéristique du paysage. Les personnages de Joseph Vernet sont des contemplateurs de l’infini ; les derniers et mystérieux paysages de Poussin font peser la menace d’un retour au chaos originel dans une nature prête à absorber historia et point de vue ; les sublimes horizons de Claude Lorrain soignent le contraste, dans une douce unité, entre l’éclat de l’infini du ciel et le crépuscule terrestre. La présence intense de la nature ménagée par les magnifiques effets de dissipation lumineuse ouvre sur une vision déjà entamée par l’absence et la déréliction, ce que matérialise l’horizon. Chez les Hollandais, le magistral Jan van Goyen délaisse l’élégie propre au style italianisant pour des paysages de bords marins d’une grande simplicité qui produisent un effet de présence immédiate, sans artifice pictural ou perspectif. Dénués d’expressivité, ces tableaux ne cherchent ni la narration, ni le surplomb : grâce à un horizon situé très bas, ils font glisser le regard au fil de l’eau, conjuguant la pleine immanence de l’instant à l’ouverture de l’œil contemplatif. La peinture du XVIIIe siècle prolonge ce recul de l’horizon avec une insistance marquée pour l’architecture : tombes, ruines et caprices s’inscrivent dans des paysages tournés vers la rencontre entre le ciel et la terre ; comme l’a montré Didier Laroque, l’horizon exhibe les forces en présence aussi bien que leur extinction lorsqu’il est identifié à la ligne de charge où s’abolit la pesanteur (Pannini, Piranèse, Hubert Robert). La peinture de Wright of Derby, à la même époque, décrit le règne du silence au cœur d’une nuit claire, où les plans passent les uns derrière les autres, ouvrant sur l’horizon tranquille du lointain. Qu’on veuille bien pardonner ce raccourci à travers les époques, mais il importe de montrer qu’en dépit des multiples traitements picturaux de l’espace, la peinture a choisi le paysage comme lieu de la concorde des points de vue. L’horizon y assure un partage des lieux et des espaces, il suggère ce qui se tient derrière la limite et prolonge un espace qui, même s’il est tendu par des oppositions fortes, s’en trouve pacifié et unifié. Avec les romantiques, au contraire, l’horizon s’évide ; garantissant encore la profondeur dans les tableaux de leurs aînés, le voilà mis à nu, exhibant sa force tranchante. Dans une époque où le paysage devient « un archet de l’âme » (Stendhal), l’horizon est investi de sentiments qui reflètent malaise, désillusion et tourments. 4 DOSSIER DE PRESSE « L’HORIZON CHIMÉRIQUE. ED RUSCHA – JEAN-MARC BUSTAMANTE » MUSÉE D’ART MODERNE ET CONTEMPORAIN DE STRASBOURG, 11 MAI – 9 SEPTEMBRE 2007 Caspar David Friedrich étire démesurément l’horizon de ses paysages ; comme dans l’abîme, le regard plonge dans le tableau à fond perdu. L’horizon du célèbre Moine au bord de la mer déploie un paysage scindé en deux qui ne procure aucun confort visuel. La division interne à laquelle il nous soumet assigne à une tâche impossible : la totalisation de ce qui est peint. « Que l’on reste à sa place devant le tableau, et l’on ne voit pas ce que voit le moine ; que l’on s’identifie à lui, et l’on ne verra plus le tableau », écrit Jean-Philippe Antoine. Il en est de même pour l’horizon : l’horizon du tableau n’est pas celui du moine. Situé sous l’horizon pour le spectateur, le moine se situe pourtant face à lui, immergé dans un espace qui ne lui fournit pas de repère. Le vide si caractéristique du tableau est présent sur toute sa surface, du banc de sable à l’horizon et de l’horizon à la trouée des nuages, comme si le peintre avait eu des difficultés à cadrer son sujet ou à trouver la bonne distance. Une telle désertion empêche toute focalisation : comme chez Courbet, le point de vue est partout et nulle part à la fois. « Égaré contemplateur de l’infini », pour reprendre la formule de Jean-Luc Nancy, le moine n’est plus une figure au sens classique, pas plus que l’horizon ; ni échelle, ni métaphore, ni analogie, leur traitement pictural œuvre à une redéfinition du paysage qui « n’est là que pour lui-même et non signe d’autre chose que lui-même ». Kleist pensait que ce tableau donnait le sentiment « d’avoir les paupières coupées » : la demande de plénitude qu’on attend d’un paysage se trouve contrariée par « une fin de non-recevoir », un coup d’arrêt procuré par un horizon qui barre l’entrée dans le tableau, tout autant qu’il est le signe de la profondeur. L’horizon exemplifie parfaitement ce qui advient dans ce tableau : on y regarde ce qui se dérobe à la vue. © Céline Flécheux, 2007. Tous droits réservés. Toute reproduction, même partielle, de ce texte, est interdite sans l’autorisation préalable des éditeurs. 5 DOSSIER DE PRESSE « L’HORIZON CHIMÉRIQUE. ED RUSCHA – JEAN-MARC BUSTAMANTE » MUSÉE D’ART MODERNE ET CONTEMPORAIN DE STRASBOURG, 11 MAI – 9 SEPTEMBRE 2007 4. ÉLÉMENTS BIOGRAPHIQUES ED RUSCHA Né à Omaha en 1937 Vit et travaille à Los Angeles Expositions personnelles, sélection 2006 — « Ed Ruscha. La mirada distanciada », Mexico, museo Tamayo Arte Contemporáneo. — « Ed Ruscha. Drawings », New York, galerie Gagosian. — « Ed Ruscha. Photographer », Paris, musée du Jeu de paume ; Zurich, Kunsthaus ; Cologne, Museum Ludwig. 2005 — « Ed Ruscha. THEN & NOW », Beverly Hills, galerie Gagosian. — « Ed Ruscha. Course of Empire », 51e Biennale de Venise, pavillon italien ; New York, Whitney Museum of American Art. — « Ed Ruscha. New Drawings », Rome, galerie Gagosian. 2004 — « Ed Ruscha. Paintings, Drawings, Photographs, Books », Édimbourg, Scottish National Gallery of Modern Art. — « Ed Ruscha. New Drawings », New York, galerie Gagosian. — « Cotton Puffs, Q-Tips®, Smoke and Mirrors: the Drawings of Ed Ruscha », New York, The Whitney Museum of American Art ; Los Angeles, Museum of Contemporary Art ; Washington, National Gallery of Art. — « Ed Ruscha », Sydney, Museum of Contemporary Art ; Rome, Museo nazionale delle arti del XXI secolo; Berlin, Neue Nationalgalerie. — « Ed Ruscha. Mountain Paintings », Aspen, Aspen Art Museum. 2003 — « Photographs: Recent Acquisitions, Painting and Sculpture », New York, Fisher Landau Center. — « Elongated Subjects » (sous la direction de Richard Hines), Seattle, The Bagley Wright Family Fund, The Wright Exhibition Space. — « Photographs », Beverly Hills, galerie Gagosian. 2002 — « Ed Ruscha. Petro-plots », Los Angeles, galerie Remba. — « Ed Ruscha. Made in Los Angeles », Madrid, Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia. — « Paintings », New York, galerie Gagosian. — « Ed Ruscha. Paintings, Drawings and Books 1961-2001 », Oxford, Museum of Modern Art ; Porto, galerie Andre Viana. — « S Books, O Books, And Other Books », Santa Fe, James Kelly Contemporary. 2001 — « NOVENTA », Rome, galerie Il Gabbiano. — « Ed Ruscha. The Mountains », Édimbourg, Inverleith House, Royal Botanic Garden. 2000 — « Mountains and Highways », Londres, galerie Anthony d’Offay. — « Ed Ruscha. Retrospective », Washington, Hirshhorn Museum and Sculpture Garden. — « Ed Ruscha. Gunpowder and Stains », Munich, galerie Monika Sprüth-Philomene Magers. — « Powders, Pressures and Other Drawings », San Francisco, galerie John Berggruen. 1999 — « Metro Plots », New York, galerie Gagosian. — « Ed Ruscha. Editions 1959-1999 », Minneapolis, Walker Art Center. — « Ed Ruscha », Séoul, galerie Kukje. — « Ed Ruscha », Madrid, galerie Metta. 1998 — « Retrospective of Works on Paper by Ed Ruscha », Los Angeles, J. Paul Getty Museum. — « New Paintings », Beverly Hills, galerie Gagosian. — « Inventors, Boxers, Racecar Drivers, Artists, Etc. », Paris, galerie Marian Goodman. 1997 — « Spaghetti Westerns », Milwaukee, Milwaukee Art Museum. — « Ed Ruscha. Cityscapes. O Books », New York, galerie Leo Castelli. 6 DOSSIER DE PRESSE « L’HORIZON CHIMÉRIQUE. ED RUSCHA – JEAN-MARC BUSTAMANTE » MUSÉE D’ART MODERNE ET CONTEMPORAIN DE STRASBOURG, 11 MAI – 9 SEPTEMBRE 2007 1996 — « Vowels. Paintings on Book Covers », Beverly Hills, galerie Gagosian. — « Ed Ruscha », Séoul, galerie Seomi. 1995 — « Anamorphic Paintings », New York, galerie Leo Castelli. — « The End », Denver, Denver Art Museum. 1994 — « Clockworks », Santa Fe, Laura Carpenter Fine Art. — « A. James Speyer Memorial Lecture and Miracle Film Presentation », Chicago, The Art Institute. 1993 — « Ed Ruscha. Romance with Liquids », New York, galerie Gagosian. — « Ed Ruscha. Standard Stations », Amarillo, Amarillo Art Center. 1992 — « Ed Ruscha. New Paintings & Drawings », Salzbourg, galerie Thaddaeus Ropac. — « Ed Ruscha and Dennis Hopper. New Works », New York, galerie Tony Shafrazi. 1991 — « Ed Ruscha. Early Drawings », San Francisco, Modernism Gallery. — « Ed Ruscha. Recent Editions », New York, Castelli Graphics. 1990 — « Ed Ruscha », Naples, galerie Trisorio. — « Ed Ruscha. Obra Sobre Paper », Barcelone, galerie Joan Prats. — « Gasoline Stations, 1962 », New York, galerie Robert Miller. — « Los Angeles Apartments », New York, Whitney Museum of American Art. — « Ed Ruscha. Paintings », Los Angeles, Museum of Contemporary Art. 1989 — « New Paintings and Drawings », Tokyo Museum of Contemporary Art. — « Ed Ruscha. Selected Works of the 80s », Santa Monica, galerie James Corcoran. — « Ed Ruscha », Paris, musée national d’Art moderne-Centre Georges Pompidou ; Rotterdam, Museum Boymans-Van Beuningen ; Barcelone, Fundacio Caixa de Pensions ; Londres, galerie Serpentine ; Los Angeles, Museum of Contemporary Art (en 1991). 1988 — « Ed Ruscha. Recent Paintings », Chicago, Museum of Contemporary Art. — « Prints », Nagoya, galerie Takagi. — « New Paintings and Drawings », Nagoya, Institute of Contemporary Art. 1987 — « Drawings Through the Years », Los Angeles, galerie Cirrus. — « The Works of Ed Ruscha », Houston, Contemporary Arts Museum. 1986 — « New Paintings », San Francisco, galerie Fuller Goldeen. — « New Paintings », New York, galerie Leo Castelli. 1985 — « Ed Ruscha. Quelques dessins », Paris, galerie Gilbert Brownstone. — « Octobre des arts », Lyon, musée d’Art contemporain-palais Saint-Pierre. 1984 — « New Paintings », New York, galerie Leo Castelli. — « Recent Paintings & Works on Paper », Kansas City, galerie Morgan. 1983 — « Ed Ruscha. Selection of Graphic Works, 1970-1982 », Los Angeles, galerie Cirrus — « Drawings », Venise, galerie del Cavallino. 1982 — « Ed Ruscha. A Selection of Drawings from 1967 to 1972 », San Francisco, galerie John Berggruen. — « Ed Ruscha. 1960-1970 », New York, galerie Castelli-Feigen-Corcoran. — « Retrospective. The Works of Ed Ruscha », San Francisco, Museum of Modern Art. 7 DOSSIER DE PRESSE « L’HORIZON CHIMÉRIQUE. ED RUSCHA – JEAN-MARC BUSTAMANTE » MUSÉE D’ART MODERNE ET CONTEMPORAIN DE STRASBOURG, 11 MAI – 9 SEPTEMBRE 2007 1981 — « Drawings », East Hampton, New York, galerie Castelli-Goodman-Solomon. — « Ed Ruscha. New Works », Los Angeles, ARCO Center for Visual Art. 1980 — « Edward Ruscha. Paintings », Venise, galerie Ace. — « Edward Ruscha. Paintings and Drawings », Portland, Center for Visual Art ; Londres, galerie Nigel Greenwood. 1979 — « Neue Ausstellungen im InK », Zurich, Halle für internationale neue Kunst. — « Ed Ruscha. New Works », Chicago, galerie Marianne Deson. 1978 — « Ed Ruscha. Books », Munich, galerie Rüdiger Schöttle. — « Edward Ruscha. Prints and Drawings », New York, galerie Getler-Pall. — « Graphic Works by Edward Ruscha », Auckland, Auckland City Art Gallery. 1977 — « Drawings by Joe Goode and Edward Ruscha », Houston, The Texas Gallery. — « Recent Paintings », Venise, Los Angeles, galerie Ace. 1976 — « Exhibitions and Presentations », Los Angeles Institute of Contemporary Art ; Londres, Institute of Contemporary Art. — « Paintings, Drawings, and Other Work by Edward Ruscha », Buffalo, Albright-Knox Art ; Amsterdam, Stedelijk Museum. 1975 — « Edward Ruscha. Prints and Publications 1962-1974 », The Arts Council of Great Britain. — « Paintings, Drawings and film Miracle », Cologne, galerie Ricke. 1974 — « Works by Edward Ruscha », Françoise Lambert, Milan. — « Recent Paintings », Houston, galerie Texas. 1973 — « Edward Ruscha. Graphics from the Collection of Donald Marron », New York, galerie Leo Castelli. — « Edward Ruscha (Ed-werd Rew-shay). Young Artist », San Francisco, galerie John Berggruen. 1972 — Coral Gables, galerie Corcoran & Corcoran. — Londres, galerie D.M. — « Edward Ruscha. Books and Prints », Santa Cruz, Mary Porter Sesnon Art Gallery. 1971 — « Books », Londres, galerie Nigel Greenwood. — « Drawings », Houston, galerie Contract Graphics. 1970 — « Books by Edward Ruscha », Munich, galerie Heiner Friedrich. — « Edward Ruscha. Prints 1966-1970. Books 1962-1970 », San Francisco, galerie Hansen Fuller. — Paris, galerie Alexandre Iolas. 1969 — Los Angeles, galerie Irving Blum. — La Jolla, Museum of Art. 1968 — Los Angeles, galerie Irving Blum. — Cologne, galerie Rudolf Zwirner. 1967 — « Gunpowder Drawings », New York, galerie Alexander Iolas. 1965, 1964, 1963 — Los Angeles, galerie Ferus. 8 DOSSIER DE PRESSE « L’HORIZON CHIMÉRIQUE. ED RUSCHA – JEAN-MARC BUSTAMANTE » MUSÉE D’ART MODERNE ET CONTEMPORAIN DE STRASBOURG, 11 MAI – 9 SEPTEMBRE 2007 JEAN-MARC BUSTAMANTE Né à Toulouse en 1952 Vit et travaille à Paris Expositions personnelles, sélection 2007 — Bruxelles, galerie Xavier Hufkens. — Madrid, galerie Helga de Alvear. 2006 — « Perfect dreams », Paris, galerie Thaddaeus Ropac. — « Beautifuldays », Bregenz, Kunsthaus. — « Beau fixe », Saint-Étienne, musée d’Art moderne. — Londres, galerie Timothy Taylor. — Barcelone, galerie Antoni Estrany-Àngels de la Mota. 2004 — Hambourg, galerie Vera Munro. 2003 — « Private crossing », Salamanque, CASA-Centro de arte de Salamanca. — 50e Biennale de Venise, pavillon français. — Karlsruhe, galerie Karlheinz Meyer (avec Candida Höfer). — Salzbourg, galerie Thaddaeus Ropac. — « Nouvelles scènes », Londres, galerie Timothy Taylor. 2002 — Amsterdam, galerie Paul Andriesse. — Madrid, galerie Helga de Alvear. — Yokohama, Yokohama Museum of Art ; Yamaguchi, Yamaguchi Prefectural Museum of Art. — New York, galerie Matthew Marks. 2001 — Chicago, galerie Donald Young. — « Long playing », Hambourg, Deichtorhallen. — Londres, galerie Timothy Taylor. — Berlin, galerie Max Hetzler. — Barcelone, galerie Antoni Estrany-Àngels de la Mota. — Paris, galerie Daniel Templon ; galerie Nathalie Obadia. 2000 — « Inédits. Tableaux 1978-1982 », Bruxelles, galerie Xavier Hufkens. — Zurich, galerie Bob van Orsouw. — Hambourg, galerie Vera Munro. — « LP’s 2000, long playing, lost paradise, lake photographs », Lucerne, Neues Kunstmuseum. — « Early works », New York, galerie Matthew Marks. 1999 — « Sources et ressources », Quimper, galerie de l’école des beaux-arts. — New York, galerie Matthew Marks. — Paris, galerie Daniel Templon. — Paris, galerie Nathalie Obadia. — Vienne, Raum Aktueller Kunst. — Karlsruhe, galerie Karlheinz Meyer. — « Œuvres photographiques : 1978-1999 », Paris, Centre national de la photographie. 1998 — Bruxelles, galerie Xavier Hufkens. — Turin, centre culturel français. — Tokyo, galerie Shimada. — « Something is missing », Londres, The Tate Gallery. 1997 — « Something is missing », Jérusalem, galerie Anadyel. — New York, galerie Matthew Marks. — Nice, villa Arson. — « Suspension », Zurich, galerie Bob van Orsouw. 9 DOSSIER DE PRESSE « L’HORIZON CHIMÉRIQUE. ED RUSCHA – JEAN-MARC BUSTAMANTE » MUSÉE D’ART MODERNE ET CONTEMPORAIN DE STRASBOURG, 11 MAI – 9 SEPTEMBRE 2007 — Berlin, galerie Max Hetzler. — Tokyo, galerie Shimada. — Séoul, galerie Seomi. — Hambourg, galerie Vera Munro. 1996 — Barcelone, galerie Antoni Estrany. — Berlin, galerie Max Hetzler. — « Lent retour », Paris, galerie nationale du Jeu de paume. 1995 — Otterlo, Kröller-Müller Museum, installation permanente de l’œuvre Serena dans le parc du musée. — « Un monde à la fois », Carpentras, chapelle du Collège (exposition censurée). — Ljubljana, Galerie moderne. 1994 — « Tableaux et stationnaires », Montpellier, fonds régional d’Art contemporain (Frac) LanguedocRoussillon, galerie d’Éole. — Tokyo, galerie Shimada. — « Des arbres de Noël », Paris, galerie Ghislaine Hussenot. — « Tableaux 1978-1982 », Berne, Kunsthalle. — « A world at a time », Wolsbourg, Kunstmuseum. — « Un monde à la fois », Valenciennes, école supérieure des beaux-arts. — Delme, synagogue de Delme-centre d’Art contemporain. 1993 — Seattle, galerie Donald Young. — Chicago, The Renaissance Society at the University of Chicago. — Toronto, The Art Gallery of York University. — « Sur un plateau » (avec Franz West), Bruges, galerie Bruges la morte. — Karlsruhe, galerie Karlheinz Meyer. — Toulouse, galerie Sollertis. — « Tableaux 1978-1982 », Rochechouart, musée départemental d’Art contemporain. — Montpellier, Frac Languedoc-Roussillon. — « A world at a time », New York, CRG Art Incorporated. 1992 — Eindhoven, Stedelijk Van Abbemuseum. — Hambourg, galerie Vera Munro. 1991 — Madrid, galerie Marga Paz. — « Œuvres récentes / Stationnaire II », Paris, galerie Ghislaine Hussenot ; galerie Samia Saouma. 1990 — Krefeld, Museum Haus Lange. — Amsterdam, Stichting de Appel. — « Landshappen 1978-1982 », Amsterdam, galerie Paul Andriesse. — « Paysages, intérieurs », Paris, musée national d’Art moderne. — Gênes, galerie Locus Solus. 1989 — Gand, galerie Joost Declercq. — Berne, Kunsthalle. 1988 — Paris, galerie Ghislaine Hussenot. 1987 — « BAZILEBUSTAMANTE », Anvers, galerie Micheline Szwajcer. 1986 — « BAZILEBUSTAMANTE », Francfort, galerie Bärbel Grässlin. — « BAZILEBUSTAMANTE », Villeurbanne, galerie Philippe Nelson. — « BAZILEBUSTAMANTE », Lyon, musée des Beaux-Arts. 1984 — « BAZILEBUSTAMANTE », Paris, galerie Crousel-Hussenot. 10 DOSSIER DE PRESSE « L’HORIZON CHIMÉRIQUE. ED RUSCHA – JEAN-MARC BUSTAMANTE » MUSÉE D’ART MODERNE ET CONTEMPORAIN DE STRASBOURG, 11 MAI – 9 SEPTEMBRE 2007 1982 — Paris, galerie Baudoin Lebon. 1977 — « Critiques / Images. Art en action », Toulouse, galerie municipale du Château d’eau. 11 DOSSIER DE PRESSE « L’HORIZON CHIMÉRIQUE. ED RUSCHA – JEAN-MARC BUSTAMANTE » MUSÉE D’ART MODERNE ET CONTEMPORAIN DE STRASBOURG, 11 MAI – 9 SEPTEMBRE 2007 5. LISTE DES ŒUVRES EXPOSÉES Œuvres d’Ed Ruscha When I’m Released I’m Smoking a Straight Line to You. Got Me ?, 1997 Acrylique sur rayonne sur carton 41 x 51 cm Collection FRAC Limousin, Limoges Vaseline, 1967 Huile sur toile 61 x 76,2 cm Collection de l’artiste Automatic, 1966 Huile sur toile 50,8 x 55,9 cm Collection de l’artiste Inferno, 1989 Acrylique sur toile 284 x 152,5 cm Collection particulière, Monaco Every Building on the Sunset Strip, 1966 Detail montrant un livre accordéon 17,8 x 14,3 x 760,7 cm Collection de l’artiste Suspension, 1968-71 Huile sur lin 40,6 x 50,8 cm Courtesy Galerie Vedovi, Bruxelles The Music from The Balconies…, 1984 Huile sur toile 251,5 x 205,7 cm Collection de l’artiste The Final End, 1992 Acrylique sur toile 177,8 x 350,5 cm Collection Anthony d’Offay Gallery, Londres Dépôt à la Scottich Gallery of Modern Art Eternal Amnesia, 1982 Huile sur toile 50,8 x 403,9 cm Frederick R. Weisman Art Foundation, Los Angeles Hollywood to Pico, 1998 Polymère synthétique sur toile 177,8 x 350,5 cm Whitney Museum of American Art, New York Achat avec la participation financière de Leonard A. Lauder Nothing Landscape, 1987 Acrylique sur toile 137,2 x 303,8 cm The Museum of Contemporary Art, Los Angeles Don d’Audrey M. Irmas The Nineties, 1980 Huile sur toile 50,8 x 403,9 cm Collection de l’artiste Porch Crop, 2001 Acrylique sur toile 162,6 x 182,9 cm Collection particulière, Dallas, Texas Wolves, Explosions, Disease, Poisons – Home, 1980 Huile sur toile 55,9 x 203,2 cm Collection de l’artiste A boulevard called sunset, 1975 Épinard et graphite sur papier 57,5 x 72,7 cm Collection particulière Starbrats Open Book, 2003 Acrylique sur toile crue 46 x 61 cm Collection de l’artiste Hollywood, 1968 Lithographie 44,5 x 112,9 cm Collection Paul Ruscha 12 DOSSIER DE PRESSE « L’HORIZON CHIMÉRIQUE. ED RUSCHA – JEAN-MARC BUSTAMANTE » MUSÉE D’ART MODERNE ET CONTEMPORAIN DE STRASBOURG, 11 MAI – 9 SEPTEMBRE 2007 Œuvres de Jean-Marc Bustamante L.P. IX, 2000 Photographie couleurs 180 x 227 cm Collection de l’artiste Panorama Submarine, 2000 Encres sur plexiglas 126 x 291 x 4 cm Collection Nathalie Obadia, Paris Paysage IV, 1989 Bois, papier végétal 270 x 80 x 22 cm Collection FRAC Dunkerque T.3.01, 2001 Photographie couleurs 240 x 160 cm Courtesy Galerie Thaddaeus Ropac Paris/ Salzbourg Nord-Pas de Calais, T.55A.82, 1982 Photographie couleurs 103 x 130 cm Collection FRAC PACA, Marseille Panorama Entre Nous, 2005 Encre sur plexiglas 450 x 300 x 4 cm Trois panneaux : 300 x 150 x 4 cm chacun Courtesy Galerie Thaddaeus Ropac Paris/ Salzbourg Ouverture III, 1996 Photographie couleurs, bois 43 x 210 x 120 (C-print 103 x 137) Museum Moderner Kunst Stiftung Ludwig, Vienne Stationnaire II, 1991 Photographie couleurs, 12 boîtes en ciment, résine Chaque boîte : 56 x 66 cm Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris Inventaire, 1989 Bois, miroirs 262 x 254 x 32 cm Collection Annick and Anton Herbert, Gand Aquarama II, 1996 Verre, métal, peinture 185 x 230 x 70 cm Collection de l’artiste Lumière 17.93, 1993 Photographie noir et blanc 115 x 190 cm Collection particulière, Bruxelles Sucre-paille, 2006 Encre sur plexiglas 195 x 147 x 4 cm Collection de l’artiste Bac à sable I, 1990 Ciment, bois, sable 231,5 x 182,5 x 28 cm Collection Van Abbemuseum, Eindhoven Panorama Moby Dick, 2004 Encre sur plexiglas 145 x 254 cm Collection de l’artiste Paysage XX, 1998 Acier, peinture minium, cire 200 x 71 x 16,5 cm Musée Kröller-Müller, Otterlo, Pays-Bas Lumière 6.91, 1991 Encre sur Plexiglas 145 x 185 cm Collection de l’artiste T.22.79, 1979 Photographie couleurs 103 x 130 cm MACBA Collection, Museu d’ Art Contemporani de Barcelona Foundation 13 DOSSIER DE PRESSE « L’HORIZON CHIMÉRIQUE. ED RUSCHA – JEAN-MARC BUSTAMANTE » MUSÉE D’ART MODERNE ET CONTEMPORAIN DE STRASBOURG, 11 MAI – 9 SEPTEMBRE 2007 6. AUTOUR DE L’EXPOSITION VISITES COMMENTEES Les jeudis à 19 h (à partir du 17 mai) et tous les dimanches à 11h FÜHRUNGEN IN DEUTSCHER SPRACHE (VISITES EN ALLEMAND) Tous les samedis à 14h30 UNE HEURE / UNE ŒUVRE Vendredi 18 mai à 12h30, Ed Ruscha Vendredi 25 mai à 12h30, Jean-Marc Bustamante ATELIERS PRATIQUES ADULTES Jeudi 31 mai de 19h à 21h30 LES CYCLES D’ATELIERS D’ETE (ateliers goûters , ateliers du regard et ateliers ados) intègrent la présentation de l’exposition. 7. INFORMATIONS PRATIQUES Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg 1 place Hans Jean Arp F – 67076 STRASBOURG Cedex Tél. 03 88 23 31 31 ouvert mardi, mercredi, vendredi, samedi de 11h à 19h jeudi de 12h à 21 h, dimanche de 10h à 18h fermé le lundi fermé le 1er janvier, vendredi saint, 1er et 11 novembre Nouveaux horaires à partir du 1er Juillet Prix d’entrée musée et expositions Tarif normal : 5 euros Tarif réduit : 2,50 euros Gratuité : moins de 18 ans, agents de la CUS munis de leur badge, carte Culture, carte Atout Voir, carte Édu’Pass, visiteurs handicapés, étudiants en art et en histoire de l’art, personnes en recherche d’emploi, bénéficiaires de l’aide sociale, pour tous, le 1er dimanche de chaque mois. Pass 1 jour : 6 euros, tarif réduit 3 euros, Pass 3 jours : 8 euros, tarif unique (accès à tous les musées de Strasbourg et à leurs expositions temporaires), Pass 1 an : 20 euros (accès à tous les musées de Strasbourg et à leurs expositions temporaires). Museums Pass Musées – 1 an, 150 musées : tarif individuel 61 euros, tarif familial 106 euros (accès à plus de 150 musées en Alsace, Suisse et Allemagne). Exposition organisée par les Musées de Strasbourg Fabienne Keller, Sénatrice, Maire de Strasbourg Robert Grossmann, Maire délégué, chargé de la Culture Musées de Strasbourg Joëlle Pijaudier-Cabot, Directrice Musée d’Art moderne et contemporain Emmanuel Guigon, Conservateur en chef Commissaire de l’exposition Jean-Pierre Criqui Service communication des Musées de Strasbourg [email protected] ; [email protected] ; [email protected] 2, place du Château F – 67076 STRASBOURG CEDEX Tél. 00 33 (0)3 88 52 50 15 / Fax 00 33 (0)3 88 52 50 42 14