Rapport sur le contrôle interne 2011 - Croix
Transcription
Rapport sur le contrôle interne 2011 - Croix
RAPPORT < PILOTAGE RAPPORT 2011 SUR LE CONTRÔLE INTERNE A LA CROIX-ROUGE FRANÇAISE Avril 2012 DIRECTION DE L’AUDIT INTERNE Préambule A ce jour, aucune loi ne fait obligation à une association comme la Croix-Rouge française de rédiger un rapport sur le contrôle interne. Cependant, la Croix-Rouge française juge opportun de conduire cet exercice à titre volontaire et pédagogique, en s’inspirant des termes de la loi sur la sécurité financière de 2003 qui impose aux sociétés cotées de « rendre compte dans un rapport (…) des conditions de préparation et d’organisation des travaux du Conseil, ainsi que des procédures de contrôle interne mises en place par les sociétés (art. 117) ». La démarche de la Croix-Rouge française est conforme à l’esprit même de la loi et vise à donner confiance à nos partenaires : donateurs, financeurs, bénéficiaires, organismes de contrôle,… en apportant la preuve que l’association a mis en œuvre tout ce qui était possible pour faire bon usage des ressources qui lui sont confiées, et pour en rendre compte. Cette démarche vise par ailleurs à répondre aux nouvelles exigences du Comité de la charte du don en confiance qui a arrêté, le 4 juillet 2011, une définition du contrôle interne et un texte d’application correspondant. Toute organisation adhérente du Comité doit disposer d'un contrôle interne répondant en tout ou partie à la définition du contrôle interne adoptée par le Comité, définir le rythme auquel elle s'engage à compléter en tant que de besoin son dispositif existant et rendre compte annuellement des progrès réalisés à son conseil d’administration. Le rapport sur le contrôle interne 2011 est le 3 de 2007 et de 2009. ème de ce type produit par la Croix-Rouge française, après ceux Contrôle interne Définition Le contrôle interne à la Croix-Rouge française est défini comme un ensemble organisé de dispositifs mis en œuvre par les dirigeants élus et salariés, ainsi que par l’ensemble des personnels bénévoles et salariés, supervisé par le conseil d’administration, et qui vise à donner en permanence à l’association une assurance raisonnable de maîtriser ses risques et d’atteindre ses objectifs. Il convient de souligner que le terme de contrôle interne doit toujours être entendu au sens de maîtrise des activités. De manière empirique, il recouvre tout ce que l’organisation décide d’entreprendre pour « bien faire ce qu’elle a à faire ». Le contrôle interne n’est pas un système figé mais il est susceptible d’évoluer en fonction de l’environnement et de l’apparition de nouveaux risques. Il couvre tous les processus et tous les domaines de responsabilités de l’organisation et ne se limite pas au seul domaine comptable et financier. Enfin, le contrôle interne vise à fournir une assurance raisonnable, et non pas absolue, d’atteindre les objectifs, sa mise en place et le coût qu’il induit devant être proportionnés au niveau de risque couvert. 2 Cadre de référence Le cadre de contrôle interne retenu par la Croix-Rouge française, pour la rédaction de ce rapport, est issu 1 directement du référentiel COSO 1 publié en 1992. Il comprend cinq composantes, que l’on représente selon la figure d’une pyramide : Environnement de contrôle Evaluation des risques Activités de contrôle Pilotage Information et communication Pilotage du dispositif Activités de contrôle Evaluation des risques Environnement de contrôle Responsabilités Tous les membres du personnel ont une responsabilité, plus ou moins grande, en matière de contrôle interne. Toutefois, la responsabilité du système de contrôle interne relève en tout premier lieu du management. Conseil d’administration et comité d’audit et des risques Le conseil d’administration s’assure que l’organisation dispose d’un contrôle interne efficient lui donnant l’assurance raisonnable que ses objectifs seront atteints et ses risques maîtrisés. Au sein du conseil d’administration, le comité d’audit et des risques est chargé du suivi de l’ensemble des actions visant à renforcer le dispositif de contrôle interne et de gestion des risques de l’organisation. Direction générale Le directeur général conçoit les lignes de force du dispositif de contrôle interne et donne l’impulsion indispensable à sa mise en œuvre. Il est informé des dysfonctionnements et insuffisances du système, veille à l’engagement des actions correctives nécessaires et en rend compte au conseil d’administration. Au sein de la direction générale, la mission organisation pilote la démarche processus, structurante pour la mise en place du dispositif de contrôle interne. A ce titre elle est chargée de : 1 3 Définir et assurer la mise à disposition du cadre (méthode, outils…) de formalisation des processus, Valoriser le référentiel et veiller à son bon usage. Veiller à la cohérence d’ensemble et à l’unicité du référentiel des processus et des procédures nationales, Proposer des outils pour améliorer l’organisation des processus actuels. COSO : Committee of Sponsoring Organisation of the Treadway Commission Direction de l’audit interne La direction de l’audit interne assure le rôle de direction référente dans les domaines de l’audit interne, du contrôle interne et du management des risques. A ce titre elle : Anime l’élaboration des cartographies des risques aux différents niveaux de l’organisation, Evalue la pertinence et l’efficacité du dispositif du contrôle interne, s’assure que tous les acteurs jouent leur rôle correctement, Rend compte au directeur général et au comité d’audit et des risques de la qualité du contrôle interne, des conclusions des missions d’audit et du suivi des recommandations. Assure la promotion et le développement des exercices d’auto-évaluation du contrôle interne, Conduit des missions d’audit interne sur l’ensemble du périmètre, et émet des recommandations débouchant sur des plans d’actions, Directions centrales Les directions centrales, métiers et fonctionnelles, sont en charge de : Concevoir, en fonction des risques identifiés, le dispositif de contrôle interne dans leur domaine d’expertise (politiques, normes, procédures, bonnes pratiques, outils…). Diffuser ce dispositif auprès du réseau, bénévole et salarié, Apporter conseil et assistance aux structures régionales et dans certains cas locales pour mettre en place ces procédures, tableaux de bord ou autres systèmes, Exercer le pilotage des activités dans leur domaine d’expertise, évaluer et rendre compte des résultats et performances des processus. Elles peuvent, à ce titre, conduire des audits spécialisés dans leur domaine d’expertise. Structures régionales Les structures régionales comprennent les directions régionales (DiR), les délégations régionales (DR) et les bureaux de support régionaux dans le champ de l’activité internationale. Elles sont chargées de : Animer la diffusion et la mise en place du dispositif de contrôle interne, conçu au niveau national, auprès du réseau, Apporter conseil et assistance aux structures locales pour mettre en place ces procédures, tableaux de bord ou autres systèmes, Exercer une supervision sur les activités de leur périmètre, évaluer et rendre compte des résultats et performances des processus. Elles peuvent, à ce titre, conduire des audits dans leur domaine d’expertise. Structures locales et missions internationales Les responsables des structures, délégations et établissements, ainsi que des missions internationales sont chargés de : 4 Mettre en place le dispositif de contrôle interne en s’appuyant sur les cadres fournis par les directions centrales et régionales, Assurer les activités opérationnelles dans le respect du cadre fixé, Assurer la supervision générale du premier niveau des modes de fonctionnement et des résultats des collaborateurs. Au sein de ces structures, le contrôle interne est l’affaire de tous : chaque acteur, bénévole et salarié, est tenu de réaliser les tâches dont il a la charge en se conformant à l’ensemble des exigences propres à son activité, chaque acteur est également responsable de son propre auto-contrôle. Environnement de contrôle « L’environnement de contrôle constitue un élément très important de la culture d’entreprise puisqu’il donne le niveau de sensibilisation du personnel au besoin des contrôles. Il constitue le fondement de tous les autres éléments du contrôle interne, en imposant discipline et organisation. Les facteurs ayant un impact sur l’environnement de contrôle comprennent notamment l’intégrité, l’éthique et la compétence du personnel, la philosophie des dirigeants et le style de management, la politique de délégation des responsabilités, d’organisation et de formation, enfin l’intérêt manifesté par le conseil d’administration et sa capacité à indiquer clairement les objectifs. » La pratique du contrôle interne, COSO report Instances élues Conseil d’administration L’association est administrée par un conseil d’administration responsable devant l’assemblée générale. Il est assisté d’un bureau national. Le conseil d’administration est composé de 31 membres dont les fonctions sont bénévoles. Il a été renouvelé en totalité lors des élections par l’assemblée générale de juin 2009. Le conseil d’administration se réunit au minimum quatre fois par an et le bureau national dix fois. Une session du conseil dure trois jours. Les deux premières journées sont consacrées aux travaux des commissions, et la troisième journée est une session plénière. Chaque séance des instances nationales est préparée par un ordre du jour détaillé et un dossier adressé aux administrateurs une dizaine de jours avant la séance. Elle donne lieu à un compte rendu écrit et diffusé. Le suivi de la mise en œuvre des décisions est réalisé par les directions et disponible sous intranet pour l’ensemble des administrateurs. Le principe de mise en débat des points d’ordre du jour et de collégialité des décisions prévaut dans les travaux des commissions, du bureau national et du conseil. Dans le cadre des grandes orientations décidées par l'assemblée générale, le conseil d'administration définit la politique annuelle de la Croix-Rouge française qui doit présider à son action. Il délibère sur les affaires qui engagent de manière importante ou pour l'avenir la politique de l'association et en rend compte devant l'assemblée générale. Il vote le budget, maintient l'unité de la Croix-Rouge française et exerce sa tutelle sur l'ensemble de ses activités. Une autoévaluation du fonctionnement du conseil d’administration est programmée en 2012. Comité d’audit et des risques (CAR) Le comité d’audit et des risques est un organe statutaire, composé de membres issus des instances nationales, nommés par le président national. Sa mission est d’assister, à titre consultatif, le président et le conseil d’administration sur la maîtrise de l’ensemble des risques auxquels la Croix-Rouge française se trouve exposée. A ce titre, il : 5 Supervise la démarche de cartographie et de maîtrise des risques, notamment en lien avec le plan d’actions national pluriannuel de l’association, Suit l’ensemble des actions initiées et visant à renforcer de manière pérenne le dispositif de contrôle interne, Supervise le travail de la direction de l’audit interne, évalue les recommandations et les suites données aux missions d’audit, Sensibilise, informe et alerte le conseil d’administration ou le président sur tout sujet susceptible d’avoir un impact sur la marche générale de l’association. Il ne prend pas de décisions. Le CAR se réunit cinq fois par an. Le directeur de l’audit interne assure le secrétariat du comité. Le CAR rend compte régulièrement de ses travaux en séance plénière du conseil d’administration, ainsi qu’à l’assemblée générale. Commission nationale de surveillance (CNS) La CNS est force de contrôle et de propositions à l’égard du président concernant la gestion de l’association. Ses membres sont élus par l’assemblée générale. Elle rend compte devant cette assemblée de ses travaux sur l’ensemble de la gestion de l’exercice. Comité de coordination des délégations régionales (COCOR) Le COCOR réunit l’ensemble des présidents de délégation régionale sous la présidence du président national. Il constitue un lieu d’information, d’échange et de concertation pour la mise en œuvre des politiques nationales de l’association d’une part, l’écoute, l’animation, le soutien et l’accompagnement des délégations d’autre part. Ses avis, consultatifs, sont portés à la connaissance du conseil d’administration et de l’assemblée générale. Le projet de révision statutaire 2012 prévoit l’inscription de cette instance dans les statuts. Conseils de surveillance Pour chaque établissement, le conseil d’administration confie à un conseil de surveillance certaines missions et notamment le contrôle, dans le respect des fonctions déléguées au directeur, de la bonne gestion de l’établissement et un pouvoir d’alerte. La mise en place et la supervision du bon fonctionnement des conseils de surveillance a été déléguée par le conseil d’administration aux délégations régionales. Une expérimentation d’un ensemble de dispositifs visant à améliorer le fonctionnement des conseils de surveillance est en cours. Les axes de progrès identifiés comprennent notamment la révision de la composition des conseils de surveillance, la refonte du dispositif de formation de ses membres et la mise à disposition d’outils favorisant le fonctionnement concret de ces instances. La carte des conseils de surveillance a été revue en recherchant le regroupement des établissements par filières métiers et une gouvernance proche des réalités territoriales. La régionalisation de la supervision des conseils de surveillance favorisera d’éventuels ajustements de cette carte. 6 Objectifs Projet associatif La Croix-Rouge française s’est dotée en 2009 d’un projet associatif, qui réaffirme sa raison d’être et sa mission. Sous la signature "humaniser la vie", ce projet, premier document de ce type dans l’histoire de l’association, donne un sens concret pour la Croix-Rouge française aux principes fondamentaux du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Il explicite les valeurs de l’association et les exprime dans son engagement collectif à l’égard des différentes parties prenantes, et tout particulièrement des bénéficiaires des actions. Le projet associatif réaffirme la mission de la Croix-Rouge française « d’agir pour prévenir ou soulager toutes les formes de la précarité et de la souffrance humaines ». Stratégie 2015 La stratégie 2015 de la Croix-Rouge française s'inscrit dans la droite ligne du projet associatif élaboré en 2009. Elle est à la fois l'expression de sa vision des besoins sociaux et un réel programme d'actions permettant la mise en œuvre de ses ambitions. Les orientations stratégiques 2015, exprimant les lignes directrices et les engagements de l’association pour les cinq années à venir, ont été adoptées par l’assemblée générale de juin 2010. Elles sont complétées par un plan d’action national 2011-2015 adopté par le conseil d’administration du 14 décembre 2010. Pour mettre en œuvre la stratégie 2015 dans les régions, les plans d’action régionaux sont une déclinaison du plan d’action national et permettent d’articuler l’ambition nationale avec la diversité des réalités territoriales. La Croix-Rouge française s’est engagée dans un pilotage soutenu de sa stratégie avec des évaluations régulières et un compte-rendu annuel aux instances nationales sur l’avancée des actions. Intégrité et éthique Le dispositif de contrôle interne de la Croix-Rouge française s’inscrit dans le cadre d’un système de valeurs, porté par les organes élus et la direction générale et communiqué au personnel. Sept principes fondamentaux La Croix-Rouge française fait partie du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge porteur des sept principes fondamentaux qui fixent son orientation, son éthique, sa raison d'être et sa nature particulière. La Croix-Rouge française remplit sa mission en respectant en tout temps les sept principes fondamentaux qui constituent le pivot de sa pensée et de ses politiques et induisent ses exigences éthiques : humanité, impartialité, universalité, unité, neutralité, volontariat, indépendance. Code de conduite La Croix-Rouge française envisage de se doter courant 2012 d’un code de conduite, formalisant les règles de déontologie essentielles s’imposant à l’ensemble de ses bénévoles, salariés et volontaires. Ce code précise les conduites individuelles et collectives attendues dans l’exécution de la mission de chacun tant dans les rapports 7 avec les bénéficiaires, les partenaires et l'environnement au sens large, que dans les relations internes à l’organisation. Un accent est mis sur les responsabilités attendues de la communauté des dirigeants, bénévoles et salariés, en matière de loyauté, d’exemplarité, de reconnaissance des collaborateurs, de diffusion des principes, valeurs, et règles de conduite, de collégialité et de modalités des prises de décisions. Une mise est place d’une déclaration d’intérêt est également proposée. Cinq exigences associatives Le fonctionnement dans le champ des délégations doit mobiliser le plus grand nombre des bénévoles dans le respect de cinq exigences associatives : la collégialité, la délégation, la transparence, l’équilibre économique et la participation. Le baromètre d’opinion des bénévoles réalisé en 2010 a permis d’évaluer la mise en place effective de ces cinq exigences ainsi que des sept principes du Mouvement. Prévention de la fraude et de la corruption La politique anti-fraude relative aux opérations internationales, validée par le conseil d’administration du 15 décembre 2011, constitue le premier volet de la démarche. Elle établit le cadre des actions visant à prévenir, identifier, signaler et traiter efficacement les cas de fraude et de corruption. La Croix-Rouge française applique la « tolérance zéro » face à la fraude. Elle est décidée à prévenir, identifier et sanctionner tous les actes de fraude, que ces actes soient commis par des membres du personnel, des bénévoles, des volontaires, des partenaires ou des fournisseurs. Cette politique sera complétée par deux autres volets : l’un propre aux délégations, l’autre aux établissements et au siège, ainsi que par la mise en place d’un processus général d’enregistrement, évaluation et investigation suite à des allégations de fraude, puis traitement, suivi et rendu compte des situations avérées. Les commissaires aux comptes ont en charge d’évaluer, à l’occasion de leurs missions légales de contrôle, l’effectivité de ces procédures. Prévention de la maltraitance La politique de promotion de la bientraitance et de prévention de la maltraitance constitue l’une des vigilances majeures du plan d’action national 2011 – 2015. Cette démarche se structure autour de trois dispositifs : 8 Une démarche volontariste de prévention et de signalement des actes de maltraitance – Elle comprend la mise en place d’un dispositif national de signalement, l’organisation des journées régionales de sensibilisation destinées à tous les cadres et directeurs des établissements de la CroixRouge française, l’élaboration collective d’un guide de bonnes pratiques intitulé « La maltraitance, comment en parler dans une équipe ? », sa diffusion par une équipe mobile « Paroles pour la bientraitance » et le soutien institutionnel aux usagers et aux professionnels s’engageant dans la démarche de signalement. Des diagnostics bientraitance dans les établissements - Ils permettent de poser un regard tiers sur les pratiques et d’apporter un éclairage sur l’état de diffusion de la culture de la bientraitance au sein de l’établissement et donnent lieu à des préconisations concrètes. Des outils et des dispositifs innovants pour promouvoir une culture de la bientraitance - En 2010, la prise en compte de la parole et de la satisfaction des personnes accompagnées a été mise en avant par trois actions fortes : le déploiement d’outils de recueil de la satisfaction des personnes accueillies et de leurs familles, la réalisation et diffusion d’un film documentaire intitulé « La rencontre du visage » portant sur la nécessaire promotion de l’expression des personnes accueillies et la réalisation d’un colloque sur le même thème. Prévention des risques psycho-sociaux Les risques psycho-sociaux recouvrent des risques professionnels qui mettent en jeu l’intégrité physique et la santé mentale des salariés et ont, par conséquent, un impact sur le bon fonctionnement de l’association. Ils peuvent être liés notamment à la nature du travail, à l’organisation du travail et au management de l’organisation. Afin de promouvoir le bien-être des salariés et les valoriser comme une ressource essentielle de l’association, la Croix-Rouge française développe une politique globale de prévention des risques psychosociaux. Elle s'est engagée, dès juillet 2010, dans la signature d'un accord avec les partenaires sociaux sur la prévention de ces risques. Les premières étapes de sa mise en œuvre portent sur l’identification des risques et leurs causes au travers d’une analyse documentaire et des diagnostics spécialisés dans les établissements réalisés par un cabinet externe. Les actions permettant de promouvoir le bien-être au travail comme contrepoids aux risques psycho-sociaux seront également identifiés. Les actions de formation seront conduites auprès de l’ensemble de managers. Structure organisationnelle La structure organisationnelle de la Croix-Rouge française est en constante adaptation dans l’objectif de faciliter la mise en œuvre de la stratégie et d’assurer son pilotage. En 2011, les principes directeurs de l’organisation ont été formalisés et viennent compléter les textes statutaires. Siège national Par délégation du président et sous l’autorité du directeur général, le siège prépare et met en œuvre les décisions des instances nationales et assure le pilotage stratégique des activités. Il assure la veille externe, l’expertise, la capitalisation de l’expérience et apporte le soutien aux délégations et aux établissements. Il assure également le portage des activités internationales et de certaines grandes opérations nationales. Il est composé des cinq directions métier, cinq directions fonctionnelles et de missions rattachées à la direction générale. Les directeurs centraux sont réunis chaque semaine au sein du comité de direction (CODIR). Les directions centrales exercent une responsabilité fonctionnelle sur l’ensemble de l’association. Pour les établissements, ce pilotage passe par sept filières métiers : sanitaire, personnes handicapées, personnes âgées, domicile, enfance et familles, lutte contre l’exclusion et formation. Les directions régionales exercent, quant à elles, une responsabilité hiérarchique sur l’activité des établissements. Cette organisation matricielle, distinguant les responsabilités hiérarchiques et fonctionnelles, a fait l’objet en 2010 et 2011 de différents travaux pour mieux articuler les rôles et les responsabilités des acteurs et renforcer l’efficacité collective. Des notes de mission et d’organisation (NMO) visant à définir le périmètre et les grandes missions de chaque direction sont en cours d’élaboration. Directions régionales (DiR) La Croix-Rouge française est organisée en huit grandes inter-régions pour la métropole, et une région pour les départements et territoires d’outremer. Par délégation du directeur général, les directeurs régionaux ont la 9 responsabilité hiérarchique sur l’ensemble des salariés de la Croix-Rouge française dans leur région. Les directeurs régionaux et les directeurs centraux composent le comité exécutif (COMEX) qui se réunit quatre fois par an. En déconcentrant le fonctionnement de l’association, les directions régionales ont été dotées de plusieurs fonctions support : contrôle de gestion, ressources humaines, systèmes d’information, communication et développement des ressources, et pour certaines régions, qualité et développement. Un pôle de service régional assure les fonctions de comptabilité et de paie pour l’ensemble des structures de l’inter-région. Des directeurs filières métiers (DFM), ayant responsabilité sur l’ensemble des structures de la même filière, ont été nommés. Ils relèvent de la responsabilité hiérarchique du directeur régional, et de l’animation fonctionnelle de la direction métier correspondante. Une réflexion sur l’évolution de la fonction du DFM est en cours tenant compte des orientations des politiques publiques et du retour d’expérience de l’exercice de cette responsabilité. Depuis 2011, des chargés de mission « soutien et accompagnement des délégations » sont nommés dans plusieurs régions, spécialement chargés, aux côtés des présidents de délégation régionale, de l’accompagnement des délégations dans la mise en place des actions des plans d’actions régionaux découlant de la stratégie 2015. Cette méthode de soutien sera généralisée si son évaluation, prévue en 2012, est positive. Délégations Dans sa circonscription, la délégation régionale est chargée de coordonner la stratégie de l’association sur son territoire, dans le respect des orientations définies par les instances nationales. Elle est présidée par un président régional. La délégation départementale est, dans sa zone d’action, dépositaire de l’autorité du président national et du conseil d’administration de la Croix-Rouge française. Elle veille à la mise en œuvre de leurs décisions, coordonne et anime l’action des délégations locales du département. La Croix-Rouge française dispose de 96 délégations départementales sur l’ensemble du territoire. La délégation départementale est dite territoriale lorsqu’il n’y a pas de délégation locale sur son territoire. La délégation locale est constituée par l’ensemble des adhérents de la Croix Rouge française inscrits dans sa zone d’action. Elle est en charge de l’action de proximité de la Croix-Rouge, particulièrement dans les domaines de l’action sociale et de l’urgence et du secourisme. Ses adhérents élisent, pour quatre ans, un conseil de délégation qui assure la gestion et l’animation des équipes de la délégation locale. La Croix-Rouge française compte environ 850 délégations locales sur l’ensemble du territoire. Deux ans de travail ont conduit à l’adoption par le conseil d’administration de décembre 2011 d’un cadre statutaire rénové. Les révisions introduites dans ce projet visent à simplifier et rendre plus lisible l’organisation associative. Elles renforcent le rôle de la délégation départementale dans l’animation des délégations locales, qui deviennent des unités locales. Elles font également monter en compétences les délégations régionales sur un ensemble croissant d’attributions. Etablissements Les établissements sont placés sous l’autorité d’un directeur qui rapporte au directeur filière métier (DFM). Ils sont supervisés par un conseil de surveillance. Des pôles d’établissements sont constitués par regroupement des établissements menant des activités différentes. Ces regroupements sont réalisés sur la base d’un projet commun et d’un territoire commun. Ils 10 permettent d’assurer un meilleur accompagnement des bénéficiaires et la mutualisation des coûts administratifs ou de direction notamment. Missions internationales La gestion courante, notamment opérationnelle et technique des activités internationales est assurée par le siège. La direction des relations et opérations internationales (DROI) exerce une responsabilité hiérarchique sur les délégations terrain. Les délégations sont structurées par pays et supervisées par un chef de délégation. Trois bureaux de support régionaux assurent le soutien aux délégations pays. Démarches organisationnelles Développement de la qualité La stratégie 2015 place la qualité à un niveau élevé dans la hiérarchie des priorités de la Croix-Rouge française. Dans le prolongement du plan d’actions national, une politique qualité a été validée par le conseil d’administration de mars 2011 pour l’ensemble de l’association. Une mission qualité a été créée à la direction générale pour ordonner et piloter le déploiement de cette ambition institutionnelle. Des responsables qualité sont déjà en place dans plusieurs directions métiers ainsi que dans plusieurs directions régionales. L’ambition de la Croix-Rouge est de porter une politique qualité pour toute l’association en articulant de façon cohérente les différentes initiatives en matière de qualité prises par les directions métier ou fonctionnelles. Toutes les composantes de l’association sont concernées : activités France et international, délégations et établissements, métiers et supports, réseau et tête de réseau. Le développement de la qualité s’appuie sur la démarche processus en privilégiant les processus opérationnels qui touchent au cœur de métier et à la qualité du service rendu. Il inclut une démarche de prévention et de gestion des risques locaux, c’est-à-dire en établissements et dans les délégations. Un travail d’identification de ces risques, de fixation de priorités et d’élaboration des outils est prévu. Démarche processus La démarche processus a été lancée en 2010. Elle vise à doter la Croix-Rouge française d’un système structuré et cohérent des processus et procédures dans l’objectif de clarifier les rôles et responsabilités, d’améliorer la qualité des services, d’harmoniser et optimiser le fonctionnement. Cette démarche structurante pour la mise en place et l’optimisation du contrôle interne, est pilotée par la mission organisation rattachée à la direction générale. Elle est basée sur les principes structurants suivants : 11 Un référentiel unique des processus et procédures et accessible sous intranet à l’ensemble du personnel bénévoles et salariés, Les processus de pilotage et support communs à l’ensemble de l’association, Des correspondants chargés de faciliter la cohérence et la coordination des travaux de formalisation et d’optimisation des processus au sein de leur entité, en lien avec la mission organisation. Les directeurs centraux désignés comme garants des processus relevant de leur domaine d’expertise. A ce titre, ils définissent les règles et procédures correspondantes, pilotent leur mise en œuvre et évaluent leur efficacité, Les travaux menés en 2011 ont abouti à la réalisation d’une cartographie globale des processus de la CroixRouge française. 19 macro-processus ont été identifiés se déclinant en processus de niveau 2 et 3. Sur la base de cette cartographie, des processus prioritaires ont été identifiés et font l’objet des travaux de formalisation et d’optimisation à titre pilote. Progressivement, cette démarche sera étendue aux autres processus de l’association. Cartographie des processus Délégation de pouvoirs Formalisation des délégations de pouvoirs 12 Aux présidents et trésoriers des délégations – Les pouvoirs des présidents et trésoriers des délégations sont définis dans les statuts et confirmés par la signature d’une fiche de poste par l’intéressé et d’une lettre d’agrément par le président national. Dans l’objectif de clarification de la chaîne des délégations, la réforme statutaire de 2012 prévoit l’agrément des présidents et trésoriers locaux par le bureau départemental. Aux responsables départementaux d’activité - Les présidents des délégations départementales délèguent leurs pouvoirs en matière d’urgence et de secourisme à un directeur de cette activité (DDUS) nommé dans le département. Dans le cadre du déploiement d’un parcours commun d’intégration, de formation et de nomination des cadres départementaux et de l’élaboration du règlement des actions sociales, cette délégation de pouvoirs sera, courant 2012, mise en place également pour les directeurs départementaux de l’action sociale (DDAS). Aux directeurs régionaux - La délégation de pouvoirs du directeur général aux directeurs régionaux ainsi que la subdélégation aux directeurs filières métier fait l’objet d’une formalisation écrite. Ces pouvoirs portent sur les aspects administratifs, financiers et juridiques dans les périmètres d’action respectifs des acteurs. Aux directeurs des établissements - Le modèle du document unique de délégation (DUD) a été mis en place courant 2010. Chaque professionnel chargé de la direction, recruté par la Croix-Rouge française, se voit préciser par écrit dans ce document unique les responsabilités et les missions qui lui sont déléguées, notamment en matière de la définition et la mise en œuvre du projet d’établissement ou de service, la gestion et animation des ressources humaines, la gestion budgétaire, financière et comptable, la coordination avec les institutions et intervenants extérieurs ainsi que la gestion du bâti. Aux délégués en mission internationale (DMI) – Tous les délégués disposent d’une délégation de pouvoirs leur permettant d’assumer leurs responsabilités administratives et opérationnelles. Cette délégation de pouvoirs est plus ou moins importante selon la composition des missions. Le niveau de délégation accordé aux DMI est déterminé en fonction du classement de la mission sur une échelle de A à E. Maîtrise des pouvoirs bancaires La gestion des comptes bancaires et des délégations de pouvoirs bancaires est effectué par le siège dans une base de données centralisée. Les délégations de pouvoirs bancaires accordées aux structures portent sur le fonctionnement courant des comptes. Les opérations de placement, d’emprunt, des demandes de cartes bancaires ou de découverts sont interdites. Pour des raisons de sécurité et de contrôle interne, les pouvoirs de paiement accordés aux structures en France sont limités à 150 K€ et ceux accordés aux missions internationales, à 75 K€. Les paiements supérieurs à ces seuils sont réalisés par le siège. Séparation des fonctions d’ordonnateur et de payeur La séparation des fonctions d’ordonnateur et de payeur est mise en place. Pour les délégations, l’engagement des dépenses incombe aux présidents et les pouvoirs de paiement sont confiés aux trésoriers et/ou aux viceprésidents. Pour les établissements, deux cas de figure sont possibles : Paiements assurés par les PSR (campagnes de règlement) : l’engagement des dépenses est du ressort du directeur et le paiement est effectué par la DiR. Ce système est en cours de généralisation. Paiements assurés par les établissements : la séparation des fonctions est assurée par un bon à payer donné par la DiR préalablement au paiement. Compétences du personnel et politique RH bénévoles Le recrutement, la formation et la fidélisation des bénévoles ainsi que de l’encadrement associatif, élus et responsables d’activité, constituent un enjeu majeur pour la maîtrise des activités conduites dans les délégations. Elus 13 Elections - Les prochaines élections territoriales ont lieu entre septembre et décembre 2012 sur la base d’une carte revue en vue d’une meilleure réponse aux besoins des bénéficiaires et d’un renforcement de la chaîne de pilotage. Des travaux de préparation sont en cours pour mettre en place ces cartes territoriales renouvelées, conduire à son terme le mandat 2008-2012, préparer le mandat 2012-2016 et organiser la transmission entre les équipes sortantes et les équipes nouvellement élues. Missions - Le contenu de chacune des fonctions, président, trésorier et secrétaire, pour chaque échelon de l’association est défini dans une fiche de fonction. Par la signature de la fiche à la prise de fonctions, chaque élu s’engage à respecter les missions qui y sont définies. Formation - Une politique ambitieuse de formation des élus a été mise en place pour accompagner le mandat 2008-2012. La validation définitive de l’agrément de chacun des présidents et trésoriers, locaux, départementaux et régionaux, est conditionnée au suivi d’une formation obligatoire à la prise de fonctions. Cette obligation a créé un cycle de formation initiale permettant à chaque élu de maîtriser le cadre de fonctionnement de l’association, le contenu de sa fonction et de s’engager dans un projet commun. Elle a été complétée par une offre de formation continue tout au long du mandat. Présentée dans un catalogue annuel, elle vise à répondre à des besoins de formation spécifiques. Mesures disciplinaires et d’urgence sont définies dans les statuts de l’association. La suspension ou le retrait d’agrément peuvent être prononcés à l’encontre d’un président ou d’un trésorier de délégation par l’organe compétent en cas de faute. La suspension ou la dissolution du bureau ou de conseil de délégation peut également être prononcée dans certains cas. Un bureau ad hoc ou une délégation spéciale chargée de la gestion courante de la délégation est alors désignée. Responsables d’activité Un parcours d’intégration, de formation et de nomination des responsables départementaux et régionaux d’activité ainsi que de leurs adjoints a été validé par le conseil d’administration d’octobre 2011 et est en cours de déploiement. Il prévoit une formation initiale obligatoire, la définition des objectifs personnels, une période d’agrément provisoire suivie par une évaluation avant d’accéder à l’agrément définitif. La formation est constituée par un tronc commun et des formations spécifiques dans le domaine de l’urgence et du secourisme ainsi que de l’action sociale. Cette démarche est déjà étendue aux responsables d’activité locaux de l’urgence et du secourisme, le sera dans un second temps pour l’activité sociale. Bénévoles La Croix-Rouge française a développé une dynamique d’animation de son réseau de bénévoles qui s’articule autour des quatre grands moments de la vie d’un bénévole : le recrutement, l’accueil, la reconnaissance et la valorisation. L’ensemble des dispositifs disponibles ont été structurés et mis à disposition des acteurs sous intranet. 14 Recrutement / accueil – Une boîte à outils a été développée pour dynamiser le bénévolat dans les délégations. La charte du bénévole est signée par chaque bénévole. Dans une logique d'engagement réciproque, elle définit le cadre d'implication à la Croix-Rouge, à travers les droits et devoirs des deux parties. La réforme statutaire de 2012 prévoit que tout bénévole soit désormais adhérent. Missions – Les missions des bénévoles intervenant dans les différents champs de l’activité sont formalisées dans des fiches de fonction. Reconnaissance – La Croix-Rouge française accompagne les bénévoles qui souhaitent valoriser leur parcours d’engagement associatif au sein même de l’association, dans d’autres engagements, voire dans leur projet professionnel. Formation – Pour répondre à la grande variété de missions qu’elle propose, la Croix-Rouge française s’assure que les bénévoles qui y agissent disposent de la diversité des compétences nécessaires. A ce titre, de nombreuses actions de formation sont proposées aux bénévoles dans le catalogue des formations de l’urgence et du secourisme et celui des actions sociales. Mesures disciplinaires – Des mesures d’exclusion temporaire des activités ou de perte de qualité d’adhérent peuvent être prononcées par les organes compétents à l’encontre d’un adhérent qui a commis une faute dans l’exercice de ses activités (non-respect des principes fondamentaux et des statuts, comportement gravement incompatible avec la bonne marche de l’association ou son image etc.) Compétences du personnel et politique RH salariés La politique des ressources humaines contribue au contrôle interne notamment par l’existence de descriptions de fonctions, d’un système d’évaluation des collaborateurs, par l’investissement en formation et le développement de compétences. Recrutement / mobilité Les procédures nationales de recrutement des salariés de la Croix-Rouge française ont été complétées et mises à jour en 2011. Ce travail a permis de sécuriser et d’optimiser le processus de recrutement en tenant compte de la nomination des responsables des ressources humaines au niveau régional. Les postes relevant de la gestion nationale, de la gestion régionale et celles restant du ressort des structures ont été définis. La Croix-Rouge française donne priorité à la mobilité interne sur l’ensemble des postes disponibles. Les offres sont portées à la connaissance du personnel par l’intermédiaire d’un outil national Carrefour de l’emploi. Pendant trois semaines, elles restent prioritaires pour les candidats internes. Les recrutements s’effectuent sur la base d’une évaluation objective des compétences. Un double regard est porté sur les candidatures. A cette fin, des outils d’analyse des candidatures ont été développés et des formations au recrutement ont été proposées aux acteurs régionaux et locaux. Intégration Un dispositif d’accueil et d’intégration pour l’ensemble des nouveaux salariés est en place dans deux régions. Ce dispositif sera déployé pour l’ensemble des salariés en 2012. Il est structuré en deux niveaux : Au niveau de l’établissement, un processus proposant pour chaque salarié un accompagnement dès la prise de poste, un parcours individualisé sur mesure et la remise d’un livret d’accueil et de supports et outils d’information. Au niveau régional, une journée d’intégration avec pour objectifs principaux : donner des points de repères sur l’association au travers de sa stratégie, son organisation, sa politique RH et ses métiers, permettre les échanges entre les nouveaux salariés et la direction, favoriser la constitution du réseau au sein de l’association. Par ailleurs, des séminaires d’intégration pour les salariés de l’encadrement supérieur sont organisés quatre ou cinq fois par an au siège depuis 2009. Système d’évaluation L’entretien professionnel constitue un outil essentiel de management, il se situe au cœur de l’ensemble des actes de gestion des ressources humaines : motiver les collaborateurs, évaluer les compétences, former les salariés, gérer les parcours professionnel etc. 15 Les entretiens professionnels ont lieu tous les ans (tous les deux ans par dérogation pour certains cas spécifiques). Des outils nationaux à destination des salariés et de l’encadrement sont mis en place et disponibles sous intranet. Un outil de reporting permet d’évaluer le déroulement de la campagne et le taux de réalisation. Gestion des compétences Dans l’objectif d’accompagner la montée en compétences de l’encadrement et d’optimiser les mobilités, la Croix-Rouge française met en place des « revues de management » tant en régions qu’au niveau national. Un guide des compétences managériales clés a été élaboré en 2011. A partir de 2012, ces compétences feront l’objet d’une évaluation annuelle lors de la campagne d’entretien professionnel. Cette démarche permettra : D’avoir une meilleure connaissance du management à la Croix-Rouge française, De détecter les potentiels et de les accompagner dans leur évolution dans l’association, D’identifier et favoriser les mobilités souhaitées ou opportunes. Formation Une nécessaire structuration du dispositif de formation au niveau national s’installe progressivement visant à mutualiser les plans de formation locaux sur des périmètres plus étendus, rendant possible l’élaboration de politiques de formation et une optimisation des fonds. Les orientations nationales de formation sont établies annuellement pour donner des repères en termes de développement des compétences. Une analyse des besoins en formation est effectuée afin d’établir le plan national de formation. Le catalogue national des formations est élaboré et diffusé aux structures. Les priorités du plan national de formation 2011 ont été centrées sur l’accompagnement des problématiques spécifiques des filières (pilotage, certification, qualité, bientraitance…) ainsi que sur le développement des compétences des différents niveaux du management. Evaluation des risques « Toute organisation est confrontée à un ensemble de risques externes et internes qui doivent être évalués. L’évaluation des risques consiste en l’identification et l’analyse des facteurs susceptibles d’affecter la réalisation des objectifs. Il s’agit d’un processus qui permet de déterminer comment ces risques devraient être gérés. Compte tenu de l’évolution permanente de l’environnement micro et macro-économique, du contexte réglementaire et des conditions d’exploitation, il est nécessaire de disposer de méthodes permettant d’identifier et de maîtriser les risques spécifiques liés au changement. » La pratique du contrôle interne, COSO report Cartographie des risques La direction de l’audit interne a réalisé en 2007 une première cartographie des risques, qui a guidé les priorités et les choix des missions d’audit du plan d’audit interne 2007-2008. 16 L’élaboration d’une seconde cartographie des risques, plus précise, a été animée par la direction de l’audit interne en 2009-2010. L’identification des risques a été basée sur une approche par processus. Les 45 premiers dirigeants de l’association, salariés et élus, ont participé à leur hiérarchisation. Cet exercice a situé les risques liés à la gouvernance, à la stratégie et au pilotage opérationnel comme majeurs. En second lieu, ont été positionnés les risques liés à la conduite des actions, particulièrement ceux concernant la qualité des services rendus et la bientraitance des bénéficiaires. En synthèse, le comité d’audit et des risques a retenu de travailler sur une liste de 16 risques prioritaires. Les résultats de cet exercice ont été présentés par le CAR au conseil d’administration et à l’assemblée générale. Dans le cadre de la stratégie 2015, le CAR veille, avec l’appui de la direction de l’audit interne, à ce que les réponses adéquates soient apportées par les actions du plan d’action national 2011-2015 pour faire face à ces risques prioritaires. Il en rend compte aux instances nationales. Risques professionnels La démarche de prévention des risques professionnels entreprise par la Croix-Rouge française consiste à mettre en place un dispositif global de management de la santé et de la sécurité au travail visant à améliorer la performance de l’association dans ce domaine. Le département de prévention des risques professionnels a été créé en 2011 au niveau national. Une de ses principales missions est l’accompagnement des directeurs d’établissements dans la mise en œuvre d’une démarche de prévention fondée sur un recensement des risques par filière métier dans l’objectif de réalisation et la mise en œuvre du « document unique ». Il est également chargé de développer des projets de prévention pour des risques particuliers en fonction des filières et de coordonner la mise en œuvre de l’accord sur la prévention des risques psycho-sociaux. Activités de contrôle « Les activités de contrôle peuvent se définir comme l’application des règles et procédures qui contribuent à garantir la mise en œuvre des orientations émanant du management. Ces opérations permettent de s’assurer que les mesures nécessaires sont prises en vue de maîtriser les risques susceptibles d’affecter la réalisation des objectifs de l’organisme. Les activités de contrôle sont menées à tous les niveaux hiérarchiques et fonctionnels de la structure et comprennent des actions aussi variées qu’approuver et autoriser, vérifier et rapprocher, apprécier les performances opérationnels, la protection des actifs ou la séparation des fonctions. » La pratique du contrôle interne, COSO report Processus support Les processus support sont pilotés nationalement et communs à l’ensemble de l’association. Comptabilité Toutes les structures de la Croix-Rouge sont déployées dans l’outil comptable national Qualiac. L’organisation de la fonction comptable repose sur : 17 Le département comptabilité au niveau national qui veille à la fiabilité des informations financières et comptables. A ce titre-là, il est chargé d’assurer la veille externe fiscale et comptable, de définir et d’harmoniser les principes et procédures comptables utilisés, de contrôler leur mise en application et d’assurer la formation et l’animation des comptables et réviseurs des pôles de service régionaux. Il consolide les comptes, produit les états comptables sociaux et combinés et assure le lien avec les organismes de contrôle externes. Les huit pôles de service régionaux (PSR) qui assurent la tenue de la comptabilité des structures sur la base des informations transmises par elles sous forme électronique et/ou papier, réalisent les arrêtés et les clôtures des comptes et assurent leur révision. Les comptables ou référents dans les structures qui sont chargés de transmettre à leur PSR les informations nécessaires à la tenue de la comptabilité. Certaines structures d’une taille importante assurent elles-mêmes la tenue de la comptabilité sous supervision du PSR. Cette organisation vise à l’homogénéisation des pratiques comptables, au renforcement du contrôle interne financier et à l’amélioration des délais de clôture. D’autres bénéfices sont attendus à terme, notamment une meilleure capacité d’analyse, d’anticipation et de pilotage des activités au niveau local, régional et national. La Croix-Rouge française établit ses comptes dans le respect des principes du plan comptable général des associations et aux dispositions spécifiques inhérentes à certains types d’associations du secteur sanitaire et social notamment. Les principes comptables spécifiques à la Croix-Rouge française sont décrits dans le « Manuel de procédures comptables » disponible sur intranet. Consolidation Les comptes de la Croix-Rouge française résultent de l’agrégation des comptes des 1 630 structures qui constituent l’association. Le processus de consolidation se déroule à fréquence semestrielle. La mise en place d'un nouvel outil de révision et de consolidation des comptes Eagle One, pour la clôture 2011, constitue une avancée importante dans la sécurisation du processus. Cet outil permet notamment : La structuration des travaux de révision des comptes par les PSR : intégration du programme de révision et d’une check-list des documents devant figurer dans le dossier de révision papier, Le renforcement des contrôles dans les dossiers de révision : développement des contrôles bloquants, mise en place des plusieurs niveaux de validation, traçabilité des validations, La sécurisation des transferts des données entre les PSR et le service consolidation, L’optimisation des contrôles des dossiers au niveau du service consolidation du siège : passage des contrôles par dossier à des contrôles par cycle, Une agrégation des comptes au niveau régional, au niveau de plusieurs structures regroupées dans le cadre d’un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens (CPOM), au niveau de filières. La structuration, la planification et le pilotage de l’avancement des travaux de révision effectués au niveau régional ou au niveau national, La mise en place simultanée d'un outil de réconciliation intragroupe IWS facilite la réalisation de ces opérations par le service consolidation en lien avec les PSR. Le calendrier de remontée des informations requises a été modifié pour la clôture 2011 afin d’optimiser le déroulement du processus. L’ensemble de réviseurs des PSR ont été formés aux nouveaux outils et méthodes. Paie Depuis 2004, la paie de l’association est gérée dans un système centralisé unique Pléiades. La structuration de la fonction paie est proche de celle de la fonction comptable : 18 Le département SIRH au niveau national est en charge du pilotage national de la paie. A ce titre-là, il assure la veille et le support réglementaire, la mise en place des règles et procédures nationales, la formation des gestionnaires des PSR et la maintenance de l’outil. Il gère le cycle de paie et établit les déclarations sociales nationales. Les huit pôles de service régionaux (PSR) assurent la saisie et le contrôle de la paie de leur interrégion ainsi que la production des restitutions de paie à destination des structures. Les référents dans les structures sont chargés de transmettre au PSR les informations nécessaires à la production de la paie. Cette organisation permet d’harmoniser les règles de calcul de paie, d’optimiser la gestion des évolutions légales et conventionnelles, de centraliser plusieurs déclarations sociales (DADS, URSSAF, taxe sur les salaires, pôle emploi), d’unifier la date de paiement des salaires et de disposer d’une base unique des données salariales. En 2011, un chantier d’optimisation des processus de paie a été lancé dans le cadre de la démarche processus avec tous les acteurs concernés. Ce chantier doit permettre d’optimiser le fonctionnement de la chaîne de production de la paie et d’améliorer la qualité des services rendus. Son enjeu est également la réduction des risques notamment financiers, réglementaires et sociaux. Le déploiement des processus de paie est prévu pour septembre 2012. Achats Une politique achats, visant à définir les règles et bonnes pratiques relatives à l’acquisition des biens et services par la Croix-Rouge française, a été mise en place en 2010 pour répondre aux enjeux de performance et de maîtrise des risques. La structuration de la fonction achats est en cours avec la mise en place du comité stratégique achats (CSA) et la constitution d’un réseau de référents régionaux. La segmentation des achats en neuf familles a été élaborée et sert de base pour la mise en place des stratégies d’achats adaptées (contrats cadres, centrale de référencement, soutiens aux régions, etc.). Le périmètre achats en cours de déploiement via les stratégies nationales devrait atteindre 44 % à fin 2012. La mise en place d’un outil achats est à l’étude à partir de 2012. La définition d’un processus d’achat national pour l’ensemble des structures est un des préalables de ce projet. Les principaux bénéfices attendus sont la sécurisation de la gestion des engagements, l’amélioration de la performance des achats au niveau de la qualité et du coût, et la fiabilisation du suivi budgétaire. L’outil permettra également la production des données achats utiles au pilotage de la fonction et la valorisation des économies générées. Dons La Croix-Rouge française confie la gestion des dons reçus par le siège, des bases des données marketing et de la relation donateur à un prestataire externe. Cette gestion s’appuie sur le logiciel P-SYSTEME. Un projet de remise en concurrence du prestataire, de l’optimisation des outils et du processus de collecte des dons a été lancé fin 2010. Des travaux ont été réalisés avec l’ensemble des directions concernées pour identifier les dysfonctionnements et rechercher les améliorations à apporter. Le périmètre du projet englobe et la modernisation et l’optimisation du dispositif global de gestion des dons ainsi que la fiabilisation et la sécurisation des données par l’automatisation des traitements, l’interfaçage avec les autres systèmes d’information et la mise en place des contrôles. Par ailleurs, des outils de reporting sur les activités du prestataire vont être développés et des indicateurs et tableaux de bord vont été définis pour suivre la relation donateur. Enfin, pour superviser efficacement les prestataires externes, des audits sur site pourront être réalisés par la Croix-Rouge française pour évaluer leur 19 fonctionnement. La mise en œuvre effective du projet sera réalisée par lots successifs dès le deuxième trimestre 2012, pour s’achever en mars 2013. Trésorerie La Croix-Rouge française dispose d’un système de gestion centralisée de trésorerie. Les comptes bancaires sont fusionnés en échelle d’intérêt. Les placements sont globalisés et gérés par le siège ce qui contribue à la maîtrise des risques et à l’optimisation du résultat financier. La situation de trésorerie de l’association est suivie au niveau national. Le siège gère les relations bancaires de l’association. Cette centralisation rend possibles des remontées d’information sur des dysfonctionnements (découverts non autorisés, incidents de paiement, virement étranger, tentatives de fraude, etc.). Le paiement des salaires et des charges sociales représentant plus de la moitié des flux est centralisé et réalisé par le siège. Les paiements fournisseurs des établissements sont progressivement regroupés dans les pôles de service régionaux. Ils sont réalisés au travers d’un outil de trésorerie commun et en utilisant un protocole de communication sécurisé avec les banques. La régionalisation des encaissements viendra parachever ce processus et permettra progressivement de réduire le nombre des comptes bancaires utilisés par les établissements. Investissements La Croix-Rouge française a entamé la construction d’une gestion prospective et préventive des investissements immobiliers. Une évaluation des besoins d’investissement pluriannuels sur l’ensemble du parc immobilier a été initiée en 2011. Elle aboutira à la construction des plans pluriannuels d’investissements immobiliers pour chaque site, consolidables aux différents échelons de l’association, et permettra une meilleure anticipation et suivi des projets d’investissement. Les projets d’investissement sont soumis à une procédure de validation visant à s’assurer de la bonne maîtrise des engagements financiers dans la durée. Le comité d’investissement national, composé d’administrateurs et des services, est une instance technique dont la vocation est d’éclairer le conseil d’administration sur les décisions d’investissement, dans le respect de la procédure. Pour les investissements des délégations d’un montant inférieur à 150 K€, la validation des projets est effectuée au niveau régional. Pour les projets immobiliers d’un montant supérieur à 1 M€, la Croix-Rouge fait appel à une assistance de maîtrise d’ouvrage pilotée par le siège dans l’objectif d’une meilleure maîtrise des coûts et des délais des projets. Budget Le déroulement du processus budgétaire est défini dans une lettre de cadrage annuelle diffusée par le siège. Chaque structure présente son budget à l’échelon supérieur. Le budget doit être en cohérence avec la volonté d’action développée au niveau national dans le plan d’action national 2011-2015 et déclinée dans les plans d’action régionaux. Le budget de chaque structure est discuté, validé puis consolidé pour constituer le budget de la Croix-Rouge française. Le budget de chaque inter-région est présenté et discuté avec la direction générale. Le budget consolidé de la Croix-Rouge française est validé par le conseil d’administration avant le début de l’exercice. 20 Le nouvel outil d’élaboration et de suivi budgétaire Horizon a été déployé sur l’ensemble du territoire pour la dynamique budgétaire 2012. Sa mise en place contribue à l’optimisation et sécurisation du processus budgétaire au travers des différentes fonctionnalités : Suivi et ajustement infra-annuel des budgets réalisé directement par les structures, Restitution budgétaire sous format interne de la Croix Rouge ainsi que sous format financeur, Gestion des transferts des données et des validations au travers d’un workflow, Consolidation des données selon différents axes d’analyse. La mise en place du logiciel Horizon permettra de disposer des données budgétaires réactualisées de façon infra-annuelle contribuant ainsi à la maîtrise et au pilotage de l’activité. Un processus de suivi budgétaire rapproché, le « plan de retour à l’équilibre » (PRE), est appliqué pour les structures présentant des difficultés financières. L’identification des mesures de retour à l’équilibre (organisation, produits, charges) est réalisée. En fonction du niveau de criticité, le suivi de leur avancement est effectué par le niveau régional ou national. Une réflexion est en cours concernant l’ajustement de ce processus au regard du nombre croissant de structures en difficulté et de l’organisation de la fonction de contrôle de gestion. Les rôles des directions centrales et régionales seront revus dans l’objectif de renforcer l’efficacité de cette démarche. Approches métier Plusieurs filières se dotent des approches qualité qui constituent des parties intégrantes du dispositif de contrôle interne. Activité internationale Le développement des actions de solidarité internationale, l’expérience acquise depuis plus de 15 ans et l’évolution des contextes d’intervention ont amené la Croix-Rouge française à se doter d’un outil plus complet au service de la qualité de ses opérations internationales. La démarche qualité de l’activité internationale a été engagée en 2008. Elle a abouti à la rédaction du « Manuel des opérations internationales » (MOPI), un outil pratique pour les délégués en mission internationale permettant de garantir le respect des standards qualité que la Croix-Rouge française se fixe. Il expose les règles, procédures et lignes directrices à suivre dans la gestion opérationnelle, financière, matérielle et des ressources humaines des missions internationales. Une démarche de révision du MOPI a été lancée en 2011. Elle intégrera une approche par les risques afin de mieux cibler les travaux d’optimisation et de fiabilisation. Elle permettra la prise en compte des exigences des bailleurs et une meilleure structuration des mécanismes de contrôle au travers notamment de mise en œuvre concrète du dispositif d’audit à plusieurs niveaux. Une attention particulière sera apportée à l’appropriation du manuel par le personnel des missions internationales. Le manuel sera traduit en anglais afin de le rendre accessible au personnel local. Filière domicile L’ensemble des services à domicile de la Croix-Rouge française s’est engagé dans la démarche d’amélioration continue de la qualité. Cette démarche vise une harmonisation des pratiques des services à domicile en vue d’une amélioration continue de l’accompagnement ainsi que la mise en conformité des services par rapport à différents types d’exigences : celles fixées par les politiques publiques, celles de la norme mais aussi celles fixées par la Croix-Rouge française. Elle a débuté par une évaluation interne réalisée en 2010 sur la base d’un 21 référentiel propre à l’association. A partir de cette réflexion, des pistes de progrès ont été identifiées dans le souci d’améliorer la qualité des prestations. La démarche qualité de la filière est basée sur une approche par processus. Bien que le secteur d’accompagnement à domicile soit caractérisé par une multiplicité d’activités et de prestations, des procédures et des outils communs à l’ensemble des activités ont été mis en place. Ils fixent un niveau d’exigence commun à tous les services dans l’ensemble des processus métiers et certains processus supports (ressources humaines, communication, systèmes d’information). Des protocoles hygiène et soins ont été également élaborés pour couvrir les risques métiers de l’aide et du soin (escarres, risque infectieux, etc.). La démarche qualité est pilotée par la direction nationale référente et déployée sur le terrain au travers des directeurs filières métier et des référents régionaux qualité (RQR). Des référents qualité départementaux (RQD) et des référents de sites ont été également identifiés en tant qu’acteurs du déploiement au niveau local. La certification de la filière domicile est prévue en 2012 (norme AFNOR NF X50-056). Elle va permettre de formaliser l’engagement qualité par un label national. Filière formation La démarche qualité de la filière formation se formalise à travers le projet de certification (ISO 9001 : 2008) des activités de formation initiale, continue et pré-qualification pour l’ensemble des instituts régionaux de formation sanitaire et sociale (IRFSS). Ce projet, piloté par la direction nationale référente, consiste en la mise en place d’un système de management de la qualité plaçant le client (apprenant, entreprises, financeurs, etc.) au cœur des activités à travers le suivi et le pilotage des processus. Cette démarche passe par la mise en œuvre d’une véritable politique qualité en lien avec les axes stratégiques de la Croix-Rouge française, la fixation des objectifs qualité et l’évaluation des prestations de formation tenant compte des besoins/attentes des clients. Elle vise à entrer dans le cycle de l’amélioration continue et d’orienter ainsi l’organisation et les pratiques dans une logique d’efficacité via notamment l’optimisation des processus. Un diagnostic qualité réalisé dans l’ensemble des IRFSS en 2010 a permis de cadrer les objectifs et la méthodologie du projet. Le lancement a eu lieu en 2010 par l’établissement d’un plan action qualité, la constitution du réseau des animateurs qualité et la formation de l’ensemble des collaborateurs des IRFSS à la démarche. La construction du système de management de la qualité est actuellement en cours au travers de la formalisation des processus et procédures. Le déploiement est prévu à partir d’avril 2012, la certification, quant à elle, pour fin 2013. Autres filières métier Des démarches d’identification d’exigences communes, de structuration d’un système documentaire harmonisé et de rentrée progressive dans une logique d’amélioration continue ont été engagés dans l’ensemble des autres filières métier. Elles passent, dans un premier temps, par la réalisation des évaluations internes et ensuite par la mise en place des trames et modèles nationaux et la formalisation des protocoles pour la gestion des risques métier. 22 Filière sanitaire – La démarche est structurée par le référentiel de l’HAS depuis plus de 12 ans. Tous les établissements sont à la V3 du référentiel. Une animation nationale des responsables assurance qualité (RAQ) permet le partage de bonnes pratiques et des outils. Filière personnes âgées – Des trames nationales du projet d’établissement, du livret d’accueil et du règlement de fonctionnement sont en place ainsi que douze protocoles de gestion des risques métier. Filière personnes handicapées- Une démarche nationale sur la gestion des risques a été initiée fin 2011. Elle aboutira à l’élaboration des douze protocoles nationaux visant à prévenir des risques métiers majeurs. Filières enfance / famille et exclusion – A partir de 2012 et en lien avec les risques identifiés dans l’évaluation interne, une démarche structurée de gestion des risques sera entreprise dans l’objectif de l’élaboration de douze protocoles nationaux. La démarche de l’évaluation externe pilotée nationalement (cf. paragraphe Audits et évaluations) constituera un levier important de l’amélioration continue des pratiques. Urgence et secourisme L’activité d’urgence et de secourisme s’inscrit dans une démarche qualité visant à assurer une prise en charge optimale des bénéficiaires dans ses trois domaines d’activité : les dispositifs prévisionnels de secours, les opérations d’urgence et la formation. Cette démarche tient compte des exigences réglementaires fixées par la loi, et les complète par les exigences propres de l’association. Au fur et à mesure du développement de l’activité, de l’évolution de la réglementation et des techniques d’intervention, un système organisationnel et documentaire de référence a été structuré et enrichi. Les grandes règles de l’organisation et les missions des acteurs sont définis dans le règlement de l’urgence et du secourisme validé par le conseil d’administration. Les procédures opératoires de service détaillent les règles et exigences de mise en œuvre précises pour chacun des trois domaines de l’activité, ainsi que pour le fonctionnement et la gestion des moyens. Ils sont complétés par des procédures « santé » spécifiques à l’action des médecins et des infirmiers. Ce système fait l’objet d’évolutions permanentes dans l’objectif d’adaptation aux évolutions réglementaires et d’amélioration continue : Création de la fonction de coordinateur régional de l’urgence et secourisme (CRUS) afin de mieux coordonner et mutualiser l’activité au niveau régional. Son déploiement dans l’ensemble du réseau est en cours, Création de la fonction du cadre technique national opérationnel (CTNO). Mobilisable pour la gestion des crises d’urgence, il assure un rôle de conseiller auprès du directeur d’opération ou dirige lui-même l’opération. Un vivier des 30 cadres issus du réseau a été constitué et formé, Mise en place d’un guide du plan de l’urgence départementale (PUD) en 2011. Un référentiel technique comprenant des fiches techniques est en cours d’élaboration. Action sociale La Croix-Rouge française mène une grande variété d’activités dans le champ de l’action sociale : aides matérielles (alimentaire, textile), aides financières, insertion sociale et professionnelle (lutte contre l’illettrisme, insertion par l’activité économique, microcrédit personnel …), lutte contre l’exclusion (SAMU social, actions prison-justice, accueil et orientations des populations migrantes…), aide à la parentalité (espaces bébémaman…). Elle s’engage peu à peu dans le déploiement d’une politique qualité visant à adopter le positionnement le plus juste auprès des personnes qu’elle accompagne. Douze guides de bonnes pratiques (GDP), validés par le conseil d’administration, constituent le socle commun de qualité pour les principales actions sociales conduites par les délégations et coordonnées par les directeurs départementaux de l’action sociale (DDAS). La mise en œuvre de ces règles de bonnes pratiques repose sur une 23 démarche volontaire dont la première étape est l’auto-évaluation. Elle permet d’identifier les axes de progrès afin d’améliorer la qualité des actions conduites. La conformité des actions aux règles de bonnes pratiques est reconnue par un « plus Croix-Rouge » accordé aux délégations par le conseil départemental sur proposition du directeur départemental de l’action sociale. Dans le champ de l’aide alimentaire, la plus importante activité en termes du nombre de bénévoles et bénéficiaires, la mise en place du logiciel Aida constitue un levier important de modernisation des pratiques. Elle permet la traçabilité des produits, le renforcement du contrôle sanitaire, la sécurisation de la gestion des stocks et de la caisse. L’outil Aida fournit également les informations permettant de mieux connaître les bénéficiaires afin d’adapter la réponse à leurs besoins et de veiller ainsi à l’équilibre nutritionnel. Le règlement des actions sociales définissant le cadre de fonctionnement de cette activité à la Croix-Rouge française est en cours d’élaboration. Il permettra de clarifier les modes de fonctionnement et d’organisation ainsi que les responsabilités, droits et devoirs des acteurs dans le champ de l’action sociale. Information et communication « Cette composante met en exergue la nécessité d’identifier et de recueillir l’information pertinente puis la diffuser sous une forme et dans des délais qui permettent à chacun d’assumer ses responsabilités. Le management doit transmettre un message très clair à l’ensemble du personnel sur l’importance des responsabilités de chacun en matière de contrôle. Le personnel doit comprendre le rôle qu’il est amené à jouer dans le système de contrôle interne, ainsi que la relation existant entre leurs propres activités et celles des autres membres du personnel et doit être en mesure de faire remonter les informations importantes. Par ailleurs, une communication efficace avec les tiers, tels que clients, fournisseurs, autorités de tutelle ou actionnaires, est également nécessaire. » La pratique du contrôle interne, COSO report Communication La direction de la communication et du développement des ressources participe activement à la diffusion des informations en interne auprès des collaborateurs ainsi qu’en externe auprès des différents publics. Intranet Un nouvel intranet, ouvert à tous les acteurs de l’association, bénévoles et salariés, a été mis en place fin 2011. C’est un outil qui favorise la diffusion et le partage de l’information, la capitalisation de l’expérience et le partage de bonnes pratiques. Les espaces activités regroupent les informations et outils liés à chaque métier. Ils sont alimentés et mis à jour par les directions nationales référentes. Les espaces régions permettent à chaque direction régionale de partager les informations et des outils de portée régionale. Le nouvel intranet réserve un espace aux « documents-clés » de l’association qui regroupent tous les textes essentiels au cadrage des actions : politiques, procédures, règlements, etc. Un glossaire des termes CroixRouge française y est également disponible. 24 Communication financière La communication financière de la Croix-Rouge française s’adresse à un public très diversifié : organes de gouvernance, financeurs, prescripteurs, partenaires, donateurs et grand public. Plusieurs outils de communication sont élaborés : Les comptes sociaux et annexes sont élaborés par le service consolidation du siège à partir des données issues du processus de consolidation. La présentation des annexes a été revue en 2010 afin d’accroitre leur lisibilité. Pour la clôture 2012, les comptes combinés intégrant les filiales (fonds de dotation, SCI…) seront établis pour la première fois. Le compte d’emploi des ressources (CER) - Le format du CER a été revu pour la clôture 2009 conformément aux exigences de la nouvelle réglementation comptable. Il est inclus dans l’annexe aux comptes et sert dans l’élaboration de « l’essentiel ». « L’essentiel » est devenu l’outil principal d’information sur l’emploi des ressources issues de la générosité du public. Il est élaboré depuis 2009 à la demande du Comité de la charte, communiqué à l’ensemble de donateurs et disponible sous internet. Le rapport de gestion est établi par le service de contrôle de gestion. C’est un outil de communication interne à destination du conseil d’administration et de l’assemblée générale. Le rapport d’activité est établi annuellement depuis 2008 par la direction de la communication. Audelà des données d’activité, il comprend les données financières clés. Il est disponible sous internet. Les comptes administratifs des établissements sont établis à destination des autorités de contrôle et de tarification par tous les établissements sous gestion contrôlée. Systèmes d’information La direction des systèmes d’information est responsable de l’élaboration et de la mise en œuvre de la stratégie de la Croix-Rouge française en termes des systèmes d’information. Schéma directeur des systèmes d’information L’enjeu du schéma directeur des systèmes d’information (SDSI) 2011-2015 est d’accompagner le plan d’action national 2011-2015. Il décrit la cible fonctionnelle et technique du système d’information de la Croix-Rouge française en 2015 et définit un planning des projets à mener pour atteindre cette cible ainsi que les ressources humaines et budgétaires associées. La priorisation des projets a été effectuée en tenant compte du risque pour la Croix-Rouge française si le projet n’était pas mené, de la capacité de la Croix-Rouge française et en particulier de la direction chargée de la maîtrise d’ouvrage à mener ce projet et l’attente du terrain. Le pilotage du SDSI est effectué au travers d’un comité de demandes et de projets DSI et en comité de direction (CODIR). SI finances, SI ressources humaines et SI de pilotage Les objectifs du projet Néo, lancé par le conseil d’administration en 2002, étaient de donner au management une visibilité suffisante pour le pilotage des activités, de renforcer la cohésion, le contrôle interne et l’efficacité de l’association tout en répondant à ses obligations légales, ainsi que d’apporter une expertise aux petites structures et de faciliter leurs tâches administratives. Pour ce faire, le projet Néo devait s’appuyer sur la mise en place d’un système d’informations unique de paie, de comptabilité, d’élaboration et suivi budgétaire et de pilotage. A fin 2011, le déploiement du système comptable Qualiac est quasiment terminé. La nouvelle solution d’élaboration et de suivi budgétaire Horizon a été déployée et est en cours de fiabilisation. Une réflexion a été 25 lancée pour un outil achats. Du coté des ressources humaines, le déploiement d’un outil de gestion des temps Octime, interfacé avec le logiciel de paie Pléiades, est en cours dans les régions. L’informatisation du plan national de formation est en phase de préparation. Les outils de pilotage demeurent encore cloisonnés entre les différents métiers. L’outil de création et d’analyse des rapports Business Object (BO) est utilisé pour les données financières et paie notamment. La mise en place d’un outil décisionnel actuellement à l’étude, devrait permettre le croisement de différentes données métiers, financières et RH dans une base unique afin d’évoluer vers une vision multidimensionnelle et transverse de l’activité. Logiciels métier La Croix-Rouge française a engagé depuis plusieurs années une démarche d’harmonisation et d’optimisation des logiciels métier pour les structures qu’elle gère. Ces logiciels disposent des modules spécifiques au métier (dossier de l’usager, dossier de soins, PMSI..), des modules de gestion de la facturation et des encaissements et pour certains, des modules optionnels de gestion des temps et des stocks. Filière sanitaire - Le logiciel Maidis est déployé dans l’ensemble des centres de santé ; un projet de centralisation est en cours. Le logiciel centralisé Sano est en cours de déploiement dans les établissements de santé à dominante SSR (soins de suite et de réadaptation). Filière personnes âgées – Le logiciel Titan est déployé dans 70 % des EHPA(D), en architecture centralisée. Le déploiement sera terminé en 2012. Filière personnes handicapées – Le déploiement du logiciel First est en cours de finalisation dans 13 sites pilotes, en architecture centralisée. Le déploiement généralisé se poursuivra jusqu’en 2013. Filière domicile – La suite logicielle de l’éditeur Apologic (Lancelot, Arlequin, Ménestrel, Sybille, etc.) est déployée, en architecture centralisée, dans l’ensemble des services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD), des centres de soins infirmiers (CSI), des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et de portages de repas. Les services d’hospitalisation à domicile (HAD) sont tous équipés du logiciel At Home. L’ensemble de la filière domicile est donc harmonisée avec deux éditeurs du même groupe. Filière enfance et familles - L’interface entre Qualiac et le logiciel Mikado qui équipe les établissements de la filière petite enfance est opérationnelle. Filière formation - Un projet de logiciel métier est en cours de préparation. Délégations – Le logiciel Aïda est en cours de déploiement pour les délégations qui mènent des activités de l’aide alimentaire. Ces outils métier harmonisés et installés en architecture technique centralisée permettent : 26 Aux utilisateurs d’un même métier, de partager le même outil et à la direction référente d’en faire un levier d’harmonisation des pratiques, De faciliter le reporting et la construction de tableaux de bord par l’accès aux indicateurs métier (volume d’activité réalisé, chiffre d’affaire facturé, délais de recouvrement clients, typologies des personnes accompagnées : âge, dépendance, pathologies…) au niveau local, régional et national, D’optimiser et sécuriser le processus de facturation et de suivi clients par la mise en place des procédures nationales et l’optimisation des interfaces comptables et paie. Sécurité informatique Une démarche de renforcement de la sécurité des systèmes d’information (SI) a été engagée en 2008, avec pour objectif de maîtriser les risques liés à la sécurité des SI. Cette démarche s’est notamment traduite par les actions suivantes : Réalisation d’un audit global de la sécurité SI de la Croix-Rouge française par une société externe spécialisée, Création d’un poste de responsable de la sécurité des SI (RSSI) en 2009, Réalisation d’audits de sécurité des applications sensibles (cf. paragraphe Audits et évaluation). Rédaction de la politique de sécurité des SI de la Croix-Rouge française, Définition d’un plan d’action sécurité, intégré dans le SDSI 2011-2015, Intégration de la gestion de la sécurité dans la méthodologie de conduite de projet, Mise à jour de la charte d’utilisation des moyens informatiques pour intégrer les évolutions réglementaires et traiter les risques liés aux nouveaux usages des systèmes d’information, Ce dispositif va être complété en 2012 par l’élaboration d’une cartographie des risques liés à la sécurité SI qui alimentera la cartographie des risques de l’association maintenue par la direction de l’audit interne. Un comité de pilotage de la sécurité SI est organisé deux fois par an. Il a pour objectif de rendre compte de l’avancée du plan d’action sécurité, des incidents de sécurité rencontrés et du niveau de risque de la CroixRouge française en terme de sécurité SI. Pilotage du dispositif « Les systèmes de contrôle interne doivent eux-mêmes être contrôlés afin qu’en soient évaluées dans le temps, les performances qualitatives. Pour cela, il convient de mettre en place un système de suivi permanent ou de procéder à des évaluations périodiques, ou encore de combiner les deux méthodes. Le suivi permanent s’inscrit dans le cadre des activités courantes et comprend des contrôles réguliers effectués par le management et le personnel d’encadrement, ainsi que d’autres techniques appliquées par le personnel à l’occasion de ses travaux. L’étendue et la fréquence des évaluations périodiques dépendront essentiellement de l’évaluation des risques et de l’efficacité du processus de surveillance permanente. Les faiblesses de contrôle interne doivent être portées à l’attention de la hiérarchie, les lacunes les plus graves devant être signalées à la direction générale et au conseil d’administration. » La pratique du contrôle interne, COSO report Pilotage permanent Le pilotage du contrôle interne par le management s’effectue en permanence et au quotidien aux différents niveaux de l’association. 27 Pilotage du plan d’action national 2011-2015 Le plan d’action national 2011-2015 définit non seulement les actions que la Croix-Rouge française souhaite mettre en place en direction de ses bénéficiaires mais également les actions visant à renforcer la maîtrise de ses activités, l’optimisation de l’organisation et l’amélioration de la gestion et du pilotage. A ce titre, il peut être considéré comme un véritable plan de contrôle interne. L’évaluation régulière de l’avancée des actions programmées et l’analyse des écarts par rapport aux objectifs fixés s’organise progressivement. Tous les chapitres du plan d’action national 2011-2015 ont été affectés à des pilotes. Un outil informatique unique partagé avec l’ensemble des acteurs centraux et régionaux a été élaboré. L’objectif est de suivre collectivement l’avancement de la mise en œuvre des actions tant au siège qu’en régions. A chaque fois, la même démarche sera reproduite : évaluation semestrielle des actions réalisées et engagements à prendre pour les 12 ou 18 prochains mois. Un rendu compte annuel au conseil d’administration est mis en place. Pilotage des processus Les directeurs centraux, en tant que garants des processus, sont responsables d’évaluer l’efficacité des processus relevant de leur domaine d’expertise. Le développement des systèmes de management par la qualité dans les filières domicile et formation ainsi que pour l’activité internationale posent la base du dispositif de surveillance permanente du dispositif de contrôle interne. Cette surveillance s’exerce par : La maîtrise des changements des processus et de la documentation gérés dans un référentiel unique, La visibilité sur la performance des processus apportée par les indicateurs qualitatifs et quantitatifs, L’identification des dysfonctionnements au travers des enquêtes de satisfaction, du recueil des réclamations, du suivi des événements indésirables et de l’analyse des résultats des audits internes et externes, Les revues de processus et de direction permettant de faire un point périodique sur la performance des processus et de définir les actions d’amélioration à mettre en place. Ce système complet de surveillance est spécifique aux domaines d’activités concernés par les démarches qualité. Pour les autres activités, un dispositif de surveillance allégé sera défini dans le cadre de la démarche processus. Pilotage de l’activité Les directions centrales et régionales se dotent progressivement des outils de pilotage dans leurs domaines d’activité respectifs. En juillet 2010, un « tableau de bord de gestion » commun aux différentes filières a été mis en place et fait l’objet d’une production bimensuelle. Cette démarche vise à disposer d’un outil de pilotage unique, croisant les données d’activité, ressources humaines et financières et permettant une approche nationale, régionale et par structure. Le tableau de bord fait l’objet d’une analyse régulière en comité exécutif (COMEX). La fiabilisation des données et des indicateurs sera poursuivie en 2012 afin d’aboutir à un réel pilotage infraannuel de la performance. Le déploiement des logiciels métier ainsi que la mise en place d’un outil décisionnel faciliteront la production du tableau de bord par l’alimentation automatique des différentes données. 28 Audits et évaluations Les évaluations périodiques du dispositif de contrôle interne sont effectuées au travers du dispositif d’audit à la Croix-Rouge française, structuré en quatre niveaux et animé par la direction de l’audit interne. Niveau 1 - Auto-évaluation / évaluation interne L’auto-évaluation est mise en œuvre par les opérationnels eux-mêmes. Elle permet d’évaluer la maîtrise du contrôle interne de leurs propres activités et d’identifier des points d’amélioration afin d’entrer dans une dynamique de progrès. Délégations - Un questionnaire d’auto-évaluation des délégations locales a été finalisé en 2008 et mis à la disposition des délégations départementales comme support pédagogique dans leur rôle d’animation de la vie associative sur leur territoire. Il sera actualisé en 2012, et complété par deux outils équivalents pour les délégations départementales et régionales tenant compte du nouveau cadre statutaire. Projets internationaux – Des outils d’auto-évaluation seront mise en place dans le cadre de la révision du manuel des opérations internationales lancée fin 2011. Des contrôles clés seront identifiés, sur la base d’une approche par les risques. La mise en œuvre de l’évaluation interne des établissements et services sociaux et médico-sociaux constitue l’une des priorités de la loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale. Elle doit être conduite tous les cinq ans et donner lieu à un plan d’action suivi à une fréquence annuelle. Filière personnes âgées – Les établissements de la filière sont engagés dans une démarche d’évaluation interne sur la base d’un référentiel commun Croix-Rouge française. La finalisation des évaluations est prévue à l’été 2012. Filière personnes handicapées – Une démarche d’élaboration du référentiel d’évaluation interne Croix-Rouge française est en cours pour les ESAT. Les autres établissements de la filière ont conduit leur évaluation soit sur la base des référentiels FEGAPEI ou PERYCLES préconisés par le siège soit sur la base d’un référentiel développé localement. Filière domicile - La démarche d’évaluation interne a été réalisée en 2010 à partir d’un référentiel commun aux activités d’aide et soins. Les travaux ont été accompagnés par des référents qualité régionaux (RQR) avec le pilotage de l’équipe nationale. Les résultats ont alimenté le plan d’action de la filière. Filières exclusion et enfance / familles – La construction du référentiel d’évaluation interne CroixRouge française est en cours pour tous les établissements relevant de protection de l’enfance et les centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS). Niveau 2 - Audits internes conduits par les acteurs centraux, régionaux ou locaux Les directions centrales et régionales peuvent, dans le cadre du pilotage des leurs activités, conduire des missions d’audit interne sur leur périmètre d’expertise. 29 Audits dans la filière sanitaire – Des audits internes sont conduits par les responsables assurance qualité (RAQ) et des professionnels des établissements formés à l’audit sur des processus métiers identifiés comme prioritaires. Des audits croisés entre établissements sont prévus à partir de 2012. Audits qualité dans les filières domicile et formation seront mis en place à partir de l’année 2012. Ils permettront d’apprécier le degré de conformité du système qualité des structures de la filière aux exigences du référentiel adopté et constitueront un des outils du processus d’amélioration continue de la qualité. Les audits qualité seront conduits par les auditeurs qualité internes qualifiés par un organisme extérieur. La démarche sera pilotée par la direction centrale référente. Les résultats des audits feront l’objet d’une consolidation et d’une analyse nationale. Revues d’activité dans le domaine de l’urgence et du secourisme – Des missions sont conduites tout au long de l’année par la direction de l’urgence et du secourisme dans les départements. Elles visent l’accompagnement des acteurs dans la conduite des projets et des actions et le partage de bonnes pratiques. Réalisées sur la base d’un référentiel standard, elles donnent lieu à l’établissement d’un rapport écrit identifiant les axes d’amélioration à mettre en place. Revues d’activité dans le domaine de l’action sociale – Elles sont conduites par la direction de l’action sociale dans les départements. Elles permettent de faire le point sur l’activité, les difficultés rencontrées et les perspectives. En fonction des problématiques identifiées, des visites ciblées peuvent avoir lieu dans l’objectif d’accompagner les acteurs de terrain dans l’élaboration d’un projet de création d’une activité, sa transformation ou son adaptation à de nouvelles contraintes. La réflexion sur la structuration globale de cette démarche sera conduite en 2012. Audits des projets internationaux – Une démarche d’audit des projets internationaux dans le domaine financier et comptable par les services du siège a été initiée en 2011 et a fait l’objet d’une expérimentation sur un site pilote. Sa structuration et son déploiement seront poursuivis en 2012 en lien avec la refonte du manuel des opérations internationales. Audit sécurité des systèmes d’information – La DSI réalise ou fait réaliser des audits des applications sensibles de la Croix-Rouge française. Chaque audit fait l’objet d’un rapport qui décrit les vulnérabilités détectées et définit un plan de sécurisation de l’application auditée. L’application de gestion des établissements de santé à dominante SSR (Sano) a été auditée en 2010. L’application de gestion de l’aide alimentaire est en cours d’audit. Niveau 3 - Audits internes conduits par la DAI La mission de la DAI est d’évaluer les risques auxquels sont exposées les structures et les directions, centrales et régionales et donner une assurance sur la manière dont elles se protègent contre ces risques en se dotant d’un système réfléchi, efficace et formalisé de contrôle interne. Toute structure, tout processus, toute activité, tout système de management, sont susceptibles de faire l’objet d’une mission d’audit interne. La direction de l’audit interne conduit ses missions dans le cadre d’un programme d’activités à deux ans établi sur la base de la cartographie des risques, des demandes des directions et des priorités du directeur général. Chacune des missions adresse des recommandations aux directions / structures auditées, qui s’engagent alors sur un plan d’actions pluriannuel, dont la DAI assure le suivi à intervalles réguliers. La charte de l’audit interne a été revue en février 2010. Sur la période 2009-2010, la DAI est entrée dans un cycle de missions nouvelles visant à éclairer l’association sur des sujets liés à la stratégie et au pilotage : stratégie à l’international, flux financiers internes, organisation budgétaire, pilotage par le siège, missions et fonctions du siège. La DAI a également poursuivi les audits de grands processus transverses à l’association : fonction achats, gestion des ressources issues de la générosité publique, ainsi que les audits de structures. En 2012, le programme de la DAI comporte un réinvestissement de l’audit des structures exposées aux risques prioritaires (établissements, délégations, et opérations internationales), selon des référentiels co-construits avec les directions centrales métier et supports. Courant premier semestre 2012, un rapport de capitalisation des grands enseignements des audits conduits entre 2007 et 2011 sera produit par la DAI, partagé avec le CAR, et remis au conseil d’administration. 30 Niveau 4 - Audits externes Audits des Commissaires aux comptes Les comptes de la Croix-Rouge française sont certifiés annuellement par un collège de deux commissaires aux comptes : Pricewaterhouse Coopers et Deloitte, dont le mandat a été renouvelé en 2010. Dans le cadre de leur mission, les CAC sont amenés à prendre connaissance des systèmes comptables dans une sélection d’unités et à porter une évaluation sur la qualité du contrôle interne comptable et financier. Ils formulent des recommandations, en direction des structures auditées et du niveau national. Chaque année, le siège intègre les recommandations des commissaires aux comptes dans le processus d’amélioration des méthodes et pratiques de contrôle interne. Un suivi formel de la mise en œuvre de ces recommandations est désormais assuré. Audits des bailleurs des fonds Des audits des projets internationaux sont menés par des cabinets externes mandatés directement par les bailleurs de fonds. Ces audits relèvent soit d’un processus de contrôle régulier inhérent au contrat cadre qui lie la Croix-Rouge française avec le bailleur (comme le contrat cadre de partenariat avec ECHO qui exige un audit tous les trois ans), soit d’un audit ponctuel demandé par le bailleur dans le cadre de sa programmation annuelle. Ils peuvent porter séparément ou conjointement sur la finance et les procédures, l’organisation et l’opérationnel. Au terme de l’audit triennal ECHO finalisé fin 2011, la Croix-Rouge française a été classée dans la catégorie « low risk » par les auditeurs. Audits de la Cour des comptes La Cour des comptes peut être amenée à contrôler la Croix-Rouge française au titre des aides reçues de l'État ou des ressources collectées issues de la générosité du public. Le dernier contrôle de la Cour des comptes a porté sur l’emploi des fonds collectés par 32 organismes en faveur des victimes du tsunami du 26 décembre 2004. Il a donné lieu à la publication d’un premier rapport fin 2006, soit deux ans après la catastrophe et d’un deuxième en janvier 2011. Au-delà de cet examen des comptes d’emploi, le contrôle a porté sur les conditions de réalisation des actions financées dans les pays touchés par la catastrophe. Un nouveau contrôle est annoncé sur l’emploi des fonds collectés pour venir en aide au séisme survenu en Haïti le 12 janvier 2010. Contrôles du Comité de la charte Le Comité de la Charte du don en confiance est un organisme d'agrément et de contrôle des associations et fondations faisant appel à la générosité du public. Sa vocation est de promouvoir la transparence et la rigueur de la gestion pour permettre le « don en confiance ». La Croix-Rouge française est agréée par le Comité de la charte, s’engage à respecter sa charte de déontologie et se soumet au contrôle régulier des contrôleurs, bénévoles. L’agrément est accordé pour trois ans. Il a été renouvelé en 2011. Le Comité de la charte intégrera, dans son prochain programme de contrôle, l’examen des nouvelles exigences concernant la mise en place d’un dispositif de contrôle interne répondant en tout ou partie à la définition du contrôle interne adoptée par le Comité. 31 Audits de certification des établissements de santé La certification est une procédure d’évaluation externe d’un établissement de santé indépendante de l’établissement et de ses organismes de tutelle. Elle s’effectue tous les quatre ans par des professionnels de santé mandatés par la HAS et conditionne le renouvellement de l’autorisation. La certification est réalisée sur la base d’un manuel qui permet d’évaluer le fonctionnement global de l’établissement de santé afin de porter une appréciation indépendante sur la qualité ses prestations. L’ensemble des établissements de santé de la Croix-Rouge française se soumettent à la procédure de certification. Evaluations externes des établissements sociaux et médico-sociaux La loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale prévoit que les établissements ou services sociaux ou médico-sociaux sont tenus de procéder à deux évaluations externes durant leur cycle d’autorisation (quinze ans). Le rapport d’évaluation externe est transmis aux autorités de contrôle et de tarification et conditionne le renouvellement de l’autorisation. La Croix-Rouge française met en œuvre une démarche de pilotage national de l’évaluation externe afin de garantir que : - Les structures peuvent s’engager dans l’évaluation externe de manière sécurisée, - Les évaluations internes et externes sont l’occasion pour les directions métier et pour le management de construire une démarche cohérente d’amélioration de la qualité. Inspections des autorités de contrôle et de tarification (ACT) Les démarches d’évaluation répondent à des critères de qualité communs à toute l’association, affirmant une ambition partagée allant au-delà de la simple conformité aux normes réglementaires, Les pouvoirs publics ont un droit de contrôle des activités d’établissements sanitaires, sociaux et médicosociaux, afin de s’assurer que les fonds soient utilisés conformément à leur destination et que le service rendu corresponde au cadre légal. Ce contrôle participe de la lutte contre la maltraitance en institution. Il prend la forme d'une inspection dans les locaux de l'établissement et est effectué par des agents de l’État (DDCSPP, IGAS…). Les établissements de la Croix-Rouge française peuvent être soumis à ce type de contrôle. 32