Joyeux anniversaire
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Joyeux anniversaire
Joyeux anniversaire C’était il y a longtemps… Voilà maintenant un demi-siècle, que le Salon International de l’Agriculture rassemble, chaque année, tous les acteurs du monde agricole. Il est devenu la référence de son secteur, non seulement en France mais aussi à l’étranger. Au départ, créé autour du Concours Général Agricole des Animaux, le Salon a grandi et suivi, année après année, l’évolution de l’agriculture française. Il fête, en 2013, ses 50 ans autour du concept de « l’agriculture au cœur »… au cœur des hommes, des régions, des arts… et de chacun ! De son côté, le La 75e édition du SIMA-SIMAGENA, à Paris Nord Villepinte se veut plus que jamais une plateforme de rencontres et un tremplin pour l’ensemble de la profession. Autour des nouvelles technologies et de l’emploi en agriculture et dans l’agroéquipement, de vrais défis à relever ! IL Y A 50 ANS Janvier 1963 : le 22, signature du traité de l’Elysée de coopération Franco-Allemande ; Mars : le 22, sortie de l’album des Beatles « Please Please Me », avec 14 chansons ; Avril : le 28, match de football mémorable avec le Brésil contre la France ; Mai : le 10, sortie du premier 45 tours des Rolling Stones ; le 27, célèbre chanson de Bob Dylan « Blowin’In The Wind » ; Juin : le 19, Valentina Terechkova est la première femme à avoir effectué un vol spatial ; Juillet : le 14, Jacques Anquetil rapporte le maillot jaune à Paris et pour la 3e fois, le Tour de France ; Août : le 28, « I have a dream », discours de Martin Luther King ; Septembre : le 12, présentation mondiale de la Porsche 901, au Salon de Francfort ; Octobre : le 11, décès de Jean Cocteau et d’Edith Piaf ; Novembre : le 22, assassinat de John F. Kennedy à Dallas ; Décembre : le 10, la Croix Rouge fête ses 100 ans et reçoit le prix Nobel de la Paix. 12 | L’Information Agricole - N° 864 Janvier-Février 2013 SIA-SIMA : Joyeux anniversaire | Dossier Q Jean-Luc Poulain, président du Salon International de l’Agriculture Un moment fort dans la vie des Français Crédit photo : SIA 2012 AP FOUCHA Pour Jean-Luc Poulain, qui préside depuis cinq ans, le Salon International de l’Agriculture, il s’agit d’un grand salon, en termes de fréquentation, d’image, avec des visites officielles qui s’intensifient chaque année. Les Français sont culturellement très attachés à leur agriculture ; il s’agit de leur montrer, avec pédagogie, comment elle évolue. L’ Information Agricole – Etesvous fier de présider ce Salon et pourquoi ? Jean-Luc Poulain Q Oui, je suis très fier car c’est le premier salon français, en termes de fréquentation. Surtout pour un salon annuel, qui se tient sur 9 jours. Bien sûr, le salon de l’auto est notre grand concurrent, mais il ne se tient que tous les deux ans ! Le Salon International de l’Agriculture, c’est un grand Salon, en termes de reprise médiatique, et en termes politique. Il s’agit d’un très bel outil de communication que la profession a entre les mains. C’est une vitrine exceptionnelle. J’ai été élu, en juin 2008 ; ce sera mon cinquième salon ! Ce qui est nouveau, c’est qu’il est devenu très médiatique. La semaine précédant le salon, les détracteurs en pro- fitent. C’est la rançon de la gloire. C’est une vraie montée en puissance, en veilleuse tout le reste de l’année. Les visites officielles s’intensifient. Les ministres en exercice, les présidents de l’Assemblée nationale, du Sénat, et les chefs de partis politiques viennent tous au salon… On est vraiment monté en puissance, on est passé d’une vingtaine, il y a cinq ans, à une soixantaine aujourd’hui. L’année dernière, avec les élections présidentielles, nous avons battu des records, ce qui devient d’ailleurs difficile à gérer. Tous les journalistes se pressent au Salon, pour obtenir une phrase, une photo… C’est un vrai rendez-vous pour les médias, les politiques et le public. I. A. – Comment faire en sorte que ce ne soit pas qu’une parenthèse, pour la vie agricole du pays ? J.-L. P. Q C’est un vrai rendez-vous ; l’occasion de communiquer à des gens déconnectés du rural, ce qu’est la réalité de l’agriculture. On explique comment produire mieux, toujours plus propre. Nous annonçons le travail des 52 semaines passées ou à venir. Ce sont des multitudes d’approches, de contacts, un travail de lobby considérable pour les responsables professionnels agricoles. I. A. – Quelles sont vos ambitions pour le Salon ? J.-L. P. Q Je souhaite que le Salon s’adapte à l’évolution de l’agriculture. L’agriculture répond ainsi toujours mieux aux attentes de la société. Je souhaite maintenir ce lien des Français avec leur agriculture, la relation fusionnelle qu’ils entretiennent. Il faut dire que le salon a été, durant une trentaine d’années, porté par l’affection que portait Jacques Chirac au monde rural. I. A. – Est-ce que ce Salon est exportable ? J.-L. P. Q L’agriculture est inscrite dans la culture des Français, contrairement à d’autres pays ! Il n’en existe pas d’autres qui possèdent une relation aussi forte avec leur agriculture. Les Allemands ont leur semaine verte, mais c’est beaucoup plus pragmatique. Le Japon a essayé de travailler avec nous, ils sont venus nous voir, mais ce genre de salon n’est pas adaptable chez eux ; peutêtre en Amérique du Sud… I. A. – Quelles sont les nouveautés de cette édition ? J.-L. P. Q Nous poursuivons dans un aspect très pédagogique, notamment vis-à-vis du jeune public. Notre objectif demeure de toujours montrer la réalité de notre agriculture. Avec la fermeture du hall 1, les habitudes de visite vont être légèrement modifiées, mais c’est l’intérêt d’un Salon, faire bouger les choses ! En termes de m2, il n’y a pas vraiment de changement. Les animaux seront en périphérie du Salon, tout sera plus concentré, mais cela permettra aussi de faire davantage circuler les visiteurs et donnera plus de visibilité aux exposants. Propos recueillis par Claire Nioncel L’Information Agricole - N° 864 Janvier-Février 2013 | 13 Dossier | SIA-SIMA : Joyeux anniversaire Q Anniversaire Des dates clefs Le Salon international de l’agriculture fête ses 50 ans. Une occasion de revenir sur son histoire, et son évolution, en quelques dates. Avec un léger retour en arrière, on s’aperçoit que l’origine même du salon est beaucoup plus ancienne. En fait, son histoire est intimement liée à celle du Concours général agricole (CGA). 1870 Création du premier Concours général agricole (CGA). Il fait suite à un concours de « bœufs gras » qui avait été lancé, en 1844, à Poissy. Il se tient au Palais de l’Industrie, un bâtiment, qui n’existe plus aujourd’hui, créé à l’occasion de l’exposition universelle de 1855. Il a été détruit en vue de préparer une autre exposition universelle de 1900. A sa place, ont été édifiés le Petit et le Grand Palais. 1874 Le Concours général reprend après la guerre franco-allemande et la Commune de Paris. Il se tiendra successivement au Palais de l’industrie, puis au Champ de mars, au Grand Palais puis sur l’esplanade des Invalides. 1881 Création du Ministère de l’agriculture. De 1903 à 1910 Le concours général devient la semaine agricole. 1922 Le salon de la machine agricole voit le jour. 1925 Les bâtiments du Parc de la Porte de Versailles sont terminés et inaugurés à l’occasion du Concours général agricole. 1935 Pierre Laval, le Président du Conseil supprime cette manifestation agricole qu’il trouve trop coûteuse. 1951 Le Concours général réapparaît après 12 ans d’interruption. 1963 Edgar Pisani, Ministre de l’agriculture crée le CENECA, Centre natio- nal des expositions et Concours agricoles. Une convention conclue entre le Ministère de l’Agriculture et le CENECA précise le cadre et les conditions dans lesquelles doit être réalisé le Concours général agricole. 1964 Le premier salon de l’agriculture voit le jour. Il accueille 300 000 visiteurs. 1969 La FNSEA participe pour la première fois au salon international de l’agriculture. Elle n’y sera plus présente en tant que telle avant 1975. 1972 La semaine de l’agriculture reçoit 900 000 visiteurs dont 675 000 citadins. 1973 Pour la première fois, la branche « Promotion du tourisme en milieu rural - bureau commun FNSEA-CNJA d’agriculture et Tourisme, en liaison avec l’association TER (Tourisme et Espace rural) a un stand au Salon international de l’agriculture. Les citadins peuvent s’y documenter sur les vacances à la ferme, et même réserver une place en camping à la ferme, en gîte rural, ou pour une randonnée équestre. 1974 Après cinq d’absence, le Président de la FNSEA, Michel Debatisse souhaite que la FNSEA participe de nouveau au salon de l’agriculture. 1975 Le salon international de l’agriculture reçoit 500 000 visiteurs. Le stand de la FNSEA reçoit la médaille d’or du salon de l’agriculture. 14 | L’Information Agricole - N° 864 Janvier-Février 2013 1990 Le Parc des expositions de Villepinte ouvre un nouveau hall (hall 6). 1991 Le salon international de l’agriculture et le salon international de la machine agricole se séparent. Le salon de la machine agricole n’a pas assez de place, Porte de Versailles, et refuse des exposants. La surface d’exposition des machines a été réduite de 10 % alors que les demandes des exposants augmentent de 30 %. De plus, les machines sont de plus en plus volumineuses et demandent plus de place. Enfin, les exposants trouvent que la durée du salon Porte de Versailles est beaucoup trop longue. Ils souhaitent participer à un salon professionnel et ne plus avoir à recevoir la visite du grand public sur leurs stands. Le salon international de la machine agricole s’installe donc au Parc des expositions de Villepinte qui vient juste de s’agrandir. La FNSEA y sera présente. Porte de Versailles, le Concours général agricole fête sa 100e édition. SIA-SIMA : Joyeux anniversaire | Dossier 1998 Le salon international de l’agriculture reçoit 610 000 visiteurs. Pour la première fois, Danone y a un stand. 500 000. Une baisse due à plusieurs raisons : la grippe aviaire empêche les volailles d’être présentes, le mauvais temps, les embouteillages dus à la construction de la ligne de tramway. 2007 Les organisateurs du salon international de l’agriculture font des efforts pour le public. La disposition du hall 1, le hall des animaux est revue. Des tarifs réduits sont proposés aux enfants de moins de 12 ans ainsi qu’aux visiteurs de la nocturne. 1996 Pour la première fois, des enseignes de la grande distribution et des entreprises de la transformation sont présentes au salon international de l’agriculture. 2000 Pour la première fois, Carrefour a un stand au salon international de l’agriculture. 2012 Les organisateurs du salon international de l’agriculture indiquent avoir reçu plus de 680 000 visiteurs. Q 2004 Le salon international de l’agriculture reçoit 700 000 visiteurs. Marie-Christine Pérot-Collas 2006 Le salon international de l’agriculture connaît une chute du nombre de ses visiteurs. Il en accueille Le Concours général de l’agriculture (CGA) est une copropriété du ministère de l’Agriculture et du CENECA (voir encadré ci-dessous). CENECA Le propriétaire du salon international de COMEXPOSIUM l’agriculture est le CENECA (Centre natio- Cette société est en fait le numéro 1 de l’immobilier commercial : la société Unibail qui, nal des expositions et concours agricoles). depuis 2007, s’est associée avec la société néerlandaise Rodamco. Il regroupe plusieurs associations profes- Le groupe Unibail-Rodamco s’est spécialisé dans la gestion et l’investissement dans de sionnelles des filières agricole, agroalimen- grands centres commerciaux situés dans des villes importantes d’Europe. Ce groupe pos- taire, et du monde rural, la ville de Paris et sède aussi un certain nombre de centres de congrès - expositions de la région parisienne. les Pouvoirs publics. Ainsi, Unibail-Rodamco a pris le contrôle depuis 2000 de Paris-Expo, la société qui gère le Le CENECA est aussi propriétaire du salon Parc des expositions de la Porte de Versailles. du cheval. Unibail-RODAMCO est aussi le propriétaire du Parc des expositions de Villepinte. Il a confié, par convention, l’organisation Côté centres commerciaux, Unibail-Rodamco possède, par exemple, des actifs dans le du salon international de l’agriculture à tout nouveau centre commercial « So-Ouest » à Levallois. Il est aussi actionnaire de centres la société COMEXPOSIUM (voir encadré commerciaux situés en province, comme les centres de la Part-Dieu et Confluence à Lyon. ci-contre). La société gère le salon tout en Enfin, COMEXPOSIUM organise des salons professionnels et des salons « grand public ». La respectant les grandes lignes fixées par le société gère 5 des 10 plus gros salons français : le SIAL, Intermat, Equip Auto, le SIMA, et la CENECA qui gère directement le protocole Foire de Paris. et les visites officielles du salon. jckcZbZci$VcZkZciWn L’Information Agricole - N° 864 Janvier-Février 2013 | 15 Dossier | SIA-SIMA : Joyeux anniversaire Q Joëlle Olivier, du SACE (Service d’Action Culturelle et Educative) de l’Ina Une mine de trésors A l’occasion du Salon international de l’agriculture, la FNSEA a noué un partenariat avec l’Institut national de l’audiovisuel (l’Ina). Une façon de faire connaître aux professionnels de l’agriculture comme au grand public les trésors d’archives que l’Ina détient. Information agricole – Qu’est-ce que l’Ina ? Joëlle Olivier Q Créé en 1974 lors de l’éclatement de l’ORTF, l’Ina, entreprise publique culturelle participe à l’évolution du monde de l’audiovisuel depuis plus de 30 ans. Premier centre audiovisuel dans le monde pour l’archivage numérique et la valorisation des fonds, l’Ina est devenu une référence pour l’innovation technologique dans ces deux domaines. Rassemblant et conservant les images qui fondent notre mémoire collective, l’INA les authentifie, leur donne du sens et les partage avec le plus grand nombre au travers : d’une présence multiécrans avec 7 sites internet, de ses partenariats avec les grandes plateformes d’audience numérique : youtube, dailymotion…, de ses différentes éditions DVD, CD, livre mais aussi de ses productions diffusées sur les chaînes de télévision. L’Ina va également à la rencontre de tous les publics pour partager ses images en mettant en œuvre une démarche volontariste de partenariats qui permet à l’institut d’être présent sur de nombreux festivals, salons, événements et expositions avec des contenus audiovisuels éditorialisés. I. A. – Qu’est-ce que Ina EXPERT et Ina SUP ? J. O. Q Précurseur dans son domaine, l’Ina partage ses savoir-faire et prépare les savoirs de demain. Ina EXPERT, centre international des médias et des contenus numériques propose une large gamme de formations professionnelles avec plus de 5 000 stagiaires formés chaque année. Tandis qu’Ina SUP assure des formations initiales du BTS au niveau Mastère spécialisé. Son secteur recherche s’implique dans de nombreux projets européens et mon- Crédit : Ina L’ diaux répondant aux besoins concrets des acteurs industriels. Son service d’expertises, apporte en France comme à l’international, diagnostic, conseil et accompagnement aux entreprises et institutions souhaitant sauvegarder et valoriser leur patrimoine audiovisuel, et répond à tous les besoins inhérents à la gestion d’un fonds d’archives et à la formation des équipes. I. A. – Quel regard portez-vous sur l’agriculture ? J. O. Q Mon regard est surtout lié aux archives de l’Ina. Il m’arrive des flots d’images. Grâce aux archives, la télévision témoigne de son temps. Par les magazines, les documentaires, la fiction. Nous avons des témoignages depuis les années 50. Grâce au fonds du Ministère de l’agriculture, nous avons des films des années 19101920. Grâce à tout cela, on peut se rendre compte de l’évolution incroyable qu’ont 16 | L’Information Agricole - N° 864 Janvier-Février 2013 connue l’économie mondiale et aussi l’agriculture au XXe siècle. On peut voir comment l’agriculture s’est modernisée. Il y a eu transformation des paysages, des modes de vie, des rapports sociaux. On voit les crises, les négociations syndicales fortes. On peut aussi voir comment l’agriculture a pris une part importante dans la construction de l’Europe et porter un regard sur les autres agricultures du monde. Les archives nous disent énormément sur notre passé, sur notre évolution et aident à comprendre le présent. Ce qu’il y a de passionnant également dans cette histoire racontée par la radio et la télévision, ce sont les humains. On voit des paysans qui racontent, qui rapportent des traditions. Nous avons des témoignages de femmes de toutes les générations. On sent, à les écouter, comment les choses vont changer. Par la parole, on donne une existence à ces femmes qui vont commencer à s’engager. Propos recueillis par Marie-Christine Pérot-Collas CHIFFRES MARQUANTS DU 4e TRIMESTRE 2012 – Nombre de vidéos vues : 7 632 000 – 2,75 millions de visiteurs par mois sur ina.fr SIA-SIMA : Joyeux anniversaire | Dossier Q CGA Sélectionner le meilleur Créé en 1870, le Concours Général Agricole a pour ambition de sélectionner et de primer les meilleurs produits du terroir français et les meilleurs animaux reproducteurs. Il comporte trois catégories de concours, celui des animaux, celui des produits et des vins et celui de jugement par les Jeunes professionnels. O rganisés chaque année dans le cadre du Salon International de l’Agriculture, le Concours général agricole, sous le contrôle de l’Etat obéit à un processus rigoureux de présélections et de sélections. Il est d’ailleurs reconnu pour son impartialité et la valeur des résultats. En effet, chaque année, le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation définit les règles du concours, par le règlement consultable sur ce site, et les Services extérieurs du Ministère (DDT) contrôlent la collecte des échantillons de produits. Reconnu et largement médiatisé, le Concours Général Agricole constitue un tremplin pour les produits du terroir, les produits laitiers, les vins et une démonstration de l’excellence de la génétique française. Du côté des candidats, participer à ce concours réputé, leur permet de bénéficier d’une légitimité supplémentaire auprès de leur profession et du grand public. D. R. Richesse et qualité du patrimoine français Le Concours Général Agricole propose maintenant de retrouver les produits et les vins médaillés sur sa boutique en ligne, avec une grande sélection de foies gras, de champagnes, d’huiles d’olive et de nombreux autres produits à découvrir sur www.concours-agricole.com/boutique. Q C. N. LE CONCOURS EN CHIFFRES... – Concours des animaux 7 espèces animales représentées : bovins, ovins, caprins, porcins, équins, asins et canins 338 races et plus de 3 000 animaux présentés près de 1 000 éleveurs participants – Concours des produits (chiffres 2012) 4 207 produits d’origine fermière, artisanale ou industrielle présentés par 1 546 producteurs 2 905 dégustateurs dédiés à la sélection de ces produits 1 109 produits primés – Concours des vins (chiffres 2012) 16 577 échantillons de vins présentés par 4 175 producteurs 2 905 jurés vins 3 815 vins primés L’Information Agricole - N° 864 Janvier-Février 2013 | 17 Dossier | SIA-SIMA : Joyeux anniversaire LE DOMAINE DES DIABLES, À NOUVEAU RÉCOMPENSÉ ! Les Prix d’Excellence du Concours général agricole ne valorisent pas uniquement un produit, mais le savoir-faire des producteurs et notamment « leur constance et leur continuité dans la durée » ainsi que l’a rappelé Stéphane le Foll, le ministre de l’Agriculture qui a remis ces Prix 2013, le 29 novembre dernier, à Paris. Ils récompensent les producteurs qui ont obtenu plusieurs médailles d’or, d’argent ou de bronze durant les trois éditions précédentes, c’est-à-dire 2010, 2011 et 2012. Cette année, 35 prix d’Excellence ont ainsi été attribués. Le ministre de l’Agriculture a profité de l’occasion pour lancer « les Rabelaisiennes », en hommage à Rabelais, qui savait associer gastronomie et convivialité au moment des repas. Le ministre veut remettre à l’ordre du jour le repas et le plaisir partagé, comme l’a d’ailleurs reconnu l’Unesco en distinguant « le repas à la française », qui associe les plats, les vins, et les arts de la table… LE PIMENT D’ESPELETTE DE L’EARL ELHARRA Avec une production laitière, en 1997, Michel Legagoa se lance dans la production de piments, rejoint par sa femme, Laurence : « J’ai commencé avec 4 000 pieds, explique-t-il. Je souhaitais proposer un produit local, que mon père cultivait déjà, mais en très petite quantité ». Aujourd’hui, l’agriculteur possède 45 000 pieds, sur 2 ha et précise qu’il a agrandi sa parcelle au fur et à mesure de la demande et avec l’AOC (Appellation d’Origine contrôlée), obtenue en 2000. Huit kg de produits frais sont nécessaires pour obtenir un kilo de poudre. Pour cela, le couple doit suivre un cahier des charges très précis. Leurs piments sèchent sur des clayettes pendant 15 jours dans des serres. Vient ensuite leur équeutage et leur triage. L’EARL a reçu la médaille d’argent, de bronze et d’or du Concours Général Agricole, respectivement en 2009, 2010 et 2011. Grâce à ces trois récompenses, l’exploitation a eu de surcroît le Prix d’Excellence déjà en 2012, puis cette année encore, en 2013. « C’est important de faire connaître notre produit à Paris mais également la profession », précise son épouse. Depuis l’obtention de ces récompenses, « les clients sont plus nombreux », témoigne son mari. Leurs produits sont vendus aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers. Les locataires de leurs gîtes ont même droit à une visite de leur plantation ! C. N. * Palmarès 2012 : Prix d’Excellence au Concours Général Agricole de Paris 2011 - 2012 - 2013 ; coup de cœur au Guide Hachette des vins 2008 - 2009 - 2010 - 2011 - 2012 - 2013 ; 3 Médailles d’Or au Concours Général Agricole de Paris 2012 ; médaille d’Or au Concours des Vins des Vignerons indépendants 2012. 18 | L’Information Agricole - N° 864 Janvier-Février 2013 Le domaine des Diables a été créé par Guillaume Philip et sa femme Virginie Fabre, au pied de la Montagne Sainte Victoire. Il s’agit d’un domaine de 18 ha, composé de vignes presque centenaires et de jeunes vignes, replantées en 2007. Ils produisent un vin rosé AOC des Côtes de Provence Sainte Victoire (entre 100 000 et 120 000 bouteilles par an). Ils ont repris les rênes d’une partie de l’exploitation, avec l’ambition de mieux faire encore que leurs parents, installés sur le domaine Sainte Lucie. Leur cuvée Rose bonbon, issue d’une des plus anciennes parcelles de l’exploitation, a été particulièrement remarquée. Ils ont ainsi obtenu, les meilleurs prix aux différents concours et guides*. En 2011 et en 2012, le domaine des Diables a reçu, au travers de ses vins rosés, le Prix d’Excellence au Concours Général Agricole de Paris pour récompenser la constance dans la qualité de son travail depuis la création du domaine. En 2013, ce prix vient à nouveau de leur être décerné ! Ce prix d’Excellence certifie notamment le respect de bonnes pratiques de production ainsi que les qualités gustatives du produit. Cette récompense conforte les jeunes gens dans leur ligne de conduite, au profit permanent de la qualité. Ils attribuent leur réussite à trois facteurs : « un excellent terroir, un climat favorable et un processus d’élaboration le plus naturel possible ». C. N. SIA-SIMA : Joyeux anniversaire | Dossier Le Salon de l’Agriculture 2013 Du 23 février au 3 mars 7.3 7.2 7.1 3 4 6 VANVES 2 5.2 5.3 5.1 Place de la Porte de Versailles Palais des Sports PARIS ÉLEVAGE ET FILIÈRES 7.1 Secteurs ovins et porcins 3 Secteur bovins 6 Secteurs équins, asins, poneys Le Concours Général Agricole en chiffres 5.1 Secteurs canins, félins 7 espèces animales représentées (bovins, ovins, caprins, porcins, équins, asins et canins) 5.3 Aviculture 370 races et 2 300 animaux présentés PRODUITS 7.2 7.3 Régions de France et d’outre-mer 5.2 Agricultures et délices du monde 2 Cultures – Filières végétales / Nature et vie 4 Services et Métiers de l’Agriculture 1 900 éleveurs participants 16 000 échantillons de vins 4 000 autres produits du terroir en compétition répartis en 24 catégories 6 000 jurés dédiés à la sélection des vins et produits Source : salon-agriculture.com L’Information Agricole - N° 864 Janvier-Février 2013 | 19 Dossier | SIA-SIMA : Joyeux anniversaire Q SIMA-SIMAGENA 2013 Une mine d’emplois dans l’agroéquipement 5 000 postes sont à pourvoir dans le secteur de l’agroéquipement et la 75e édition du SIMA-SIMAGENA (24 au 28 février-Parc des Expositions de Paris Nord Villepinte) qui se veut justement une plateforme de rencontres et un tremplin pour toute la profession. L e salon mettra à l’honneur la filière agroéquipement qui offre plus de 200 métiers allant du conseiller machinisme au technicien de maintenance en passant par celui de conducteur de matériel agricole. La profession des agroéquipements en France représente près de 2 000 entreprises qui emploient environ 42 000 personnes et offrent 5 000 postes. L’APECITA (spécialiste de l’emploi et du recrutement en agroéquipement), organisera sur le salon des jobs-dating, tandis que l’Aprodema (Association Professionnelle de Développement de l’Enseignement du Machinisme Agricole et des Agroéquipements) fera découvrir les différents métiers offerts par la filière : « Pleins phares sur les métiers dans l’agroéquipement… une filière porteuse d’avenir ! » Ce secteur qui concerne principalement les tracteurs, les machines et la pulvérisation a beaucoup de mal à recruter car il reste très méconnu et attire peu les jeunes. Pourtant, plus de 200 métiers différents font appel à des connaissances et qualifications aussi variées que le commerce, l’électronique ou la mécanique. Les métiers proposés sont accessibles du CAP au niveau ingénieur, comme par exemple mécanicien agricole accessible avec un CAP, conducteur de matériel agricole, ouvert aux titulaires d’un brevet professionnel et du permis poids-lourds ou encore ingénieur en agrodéveloppement international (diplôme de 3e cycle). Q C. N. LES RENDEZ-VOUS À NE PAS MANQUER – Les jobs-dating ou rencontres express pour l’Emploi (Hall 3). L’APECITA organisera des jobs-dating pour faciliter les échanges entre recruteurs et potentiels candidats. Ce ne sont pas moins de 2 rencontres qui seront proposées chaque jour pendant toute la durée du salon (le matin et l’après-midi) pour leur donner toutes les chances de trouver un emploi. – Le pôle Agroéquipement (Hall 5a - Stand H051). Qui mieux que l’Agroéquipement et ses professionnels pour relever les défis du 21e siècle ? Tel est le thème retenu par le Pôle Agroéquipement qui rassemblera Ubifrance, Axema, Aprodema et Sedima sur le même stand. Les visiteurs pourront ainsi découvrir le rôle essentiel que joue l’agroéquipement dans les défis majeurs de demain (nourrir la planète, relever le challenge de la compétitivité des entreprises et créer des emplois). Le pôle accueillera des élèves d’enseignement général et technologique de la région parisienne pour leur faire découvrir l’agroéquipement et ses opportunités de carrières. 20 | L’Information Agricole - N° 864 Janvier-Février 2013 SIA-SIMA : Joyeux anniversaire | Dossier Qe-agriculture La place aux NTIC, au web 2.0 Pour sa 75e édition, le SIMA-SIMAGENA, intègre de plus en plus les TIC. Si ces machines sont toujours plus complexes, leur utilisation tend à se simplifier grâce aux outils bien connus comme Internet et l’informatique nomade (smartphones et tablettes). A l’heure du web 2.0 et de la génération Y, le monde agricole mise sur les technologies les plus avancées. L es TIC très présents sur les tracteurs et machines agricoles (notamment avec la norme Isobus), font aussi leur entrée dans d’autres secteurs. Elles sont en particulier l’élément-clé dans la conception de robots. Dans le secteur de l’élevage, la robotisation a démarré par la traite, il y a plus d’une décennie. C’est maintenant au tour d’une autre activité journalière et fortement consommatrice de main-d’œuvre d’en bénéficier : l’alimentation des animaux. Cette robotisation consiste à préparer et à distribuer de manière entièrement automatisée des fourrages et autres aliments grossiers aux animaux. Les deux systèmes distingués pour cette innovation sont le robot d’alimentation adaptable ou « Aviso » de Belair (Citation) et la chaîne d’alimentation robotisée « Automatic Feeding » de Jeantil (Médaille d’Argent). 2013, l’année de la tablette tactile D’après une étude réalisée par Digitimes et publiée sur le site « Comment ça marche », les ventes de tablettes tactiles devraient atteindre 210 millions d’unités dans le monde d’ici 2013 (+ 38,3 % par rapport à 2012). Ce produit qui tend à se vulgariser trouve donc naturellement sa place dans le monde agricole. Outre Claas primé aux SIMA Innovation Awards avec son application « UT App’ », d’autres constructeurs misent sur la tablette pour une e-agriculture. C’est le cas d’Argo avec son projet @tractor. Le groupe travaille sur une application destinée à piloter l’ensemble des fonctionnalités du tracteur, la tablette se substituant au tableau de bord. Isagri fait également partie de ces constructeurs « très branchés » ! Son ordinateur embarqué Isa360 permet à l’agriculteur de piloter la totalité de son exploitation depuis son tracteur. Cet équipement intègre solution logicielle et internet. Le tracteur devient un bureau délocalisé pour gagner en productivité et performance. La tablette n’est pas oubliée par Isagri notamment avec Isalait Mobi’pilot. Cette plate-forme tactile renforcée destinée aux éleveurs laitiers offre un bouquet d’applications logicielles intuitives (assistant de traite, distribution ration, suivi d’élevage). Tout a été pensé pour piloter son élevage et prendre les bonnes décisions dans toutes les situations. SIMA-SIMAGENA, EN CHIFFRES … sans oublier l’application mobile SIMA - 400 bovins lait et viande ; Les premières applications agricoles fleurissent de plus en plus sur les mobiles, le SIMA-SIMAGENA en profite pour proposer également la sienne compatible avec tous les smartphones. Q - 300 éleveurs sélectionneurs européens ; C. N. - 1 300 exposants dont 50 % d’internationaux, de 41 pays ; - 1 550 marques ; - 209 800 entrées professionnelles, dont 25 % visiteurs étrangers, en provenance de 123 pays ; - 22 visites officielles et représentants étrangers ; - 300 délégations étrangères. L’Information Agricole - N° 864 Janvier-Février 2013 | 21