Joyeux anniversaire

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Joyeux anniversaire
Joyeux anniversaire
C’était il y a longtemps… Voilà maintenant un demi-siècle, que le Salon International de l’Agriculture rassemble,
chaque année, tous les acteurs du monde agricole. Il est devenu la référence de son secteur, non seulement en
France mais aussi à l’étranger. Au départ, créé autour du Concours Général Agricole des Animaux, le Salon
a grandi et suivi, année après année, l’évolution de l’agriculture française. Il fête, en 2013, ses 50 ans autour
du concept de « l’agriculture au cœur »… au cœur des hommes, des régions, des arts… et de chacun !
De son côté, le La 75e édition du SIMA-SIMAGENA, à Paris Nord Villepinte se veut plus que jamais
une plateforme de rencontres et un tremplin pour l’ensemble de la profession. Autour des nouvelles
technologies et de l’emploi en agriculture et dans l’agroéquipement, de vrais défis à relever !
IL Y A 50 ANS
Janvier 1963 : le 22, signature du traité de l’Elysée de coopération
Franco-Allemande ;
Mars : le 22, sortie de l’album des Beatles « Please Please Me »,
avec 14 chansons ;
Avril : le 28, match de football mémorable avec le Brésil contre la
France ;
Mai : le 10, sortie du premier 45 tours des Rolling Stones ; le 27,
célèbre chanson de Bob Dylan « Blowin’In The Wind » ;
Juin : le 19, Valentina Terechkova est la première femme à avoir
effectué un vol spatial ;
Juillet : le 14, Jacques Anquetil rapporte le maillot jaune à Paris et
pour la 3e fois, le Tour de France ;
Août : le 28, « I have a dream », discours de Martin Luther King ;
Septembre : le 12, présentation mondiale de la Porsche 901, au
Salon de Francfort ;
Octobre : le 11, décès de Jean Cocteau et d’Edith Piaf ;
Novembre : le 22, assassinat de John F. Kennedy à Dallas ;
Décembre : le 10, la Croix Rouge fête ses 100 ans et reçoit le prix
Nobel de la Paix.
12 | L’Information Agricole - N° 864 Janvier-Février 2013
SIA-SIMA : Joyeux anniversaire | Dossier
Q Jean-Luc Poulain, président du Salon International de l’Agriculture
Un moment fort
dans la vie des Français
Crédit photo : SIA 2012 AP FOUCHA
Pour Jean-Luc Poulain, qui préside depuis cinq ans, le Salon International de l’Agriculture, il s’agit d’un grand salon, en
termes de fréquentation, d’image, avec des visites officielles qui s’intensifient chaque année.
Les Français sont culturellement très attachés à leur agriculture ; il s’agit de leur montrer, avec pédagogie, comment elle
évolue.
L’
Information Agricole – Etesvous fier de présider ce Salon et
pourquoi ?
Jean-Luc Poulain Q Oui, je suis très fier car
c’est le premier salon français, en termes
de fréquentation. Surtout pour un salon
annuel, qui se tient sur 9 jours. Bien sûr,
le salon de l’auto est notre grand concurrent, mais il ne se tient que tous les deux
ans ! Le Salon International de l’Agriculture,
c’est un grand Salon, en termes de reprise
médiatique, et en termes politique. Il s’agit
d’un très bel outil de communication que
la profession a entre les mains. C’est une
vitrine exceptionnelle.
J’ai été élu, en juin 2008 ; ce sera mon cinquième salon ! Ce qui est nouveau, c’est
qu’il est devenu très médiatique. La semaine
précédant le salon, les détracteurs en pro-
fitent. C’est la rançon de la gloire. C’est une
vraie montée en puissance, en veilleuse
tout le reste de l’année.
Les visites officielles s’intensifient. Les
ministres en exercice, les présidents de l’Assemblée nationale, du Sénat, et les chefs de
partis politiques viennent tous au salon…
On est vraiment monté en puissance, on est
passé d’une vingtaine, il y a cinq ans, à une
soixantaine aujourd’hui. L’année dernière,
avec les élections présidentielles, nous
avons battu des records, ce qui devient
d’ailleurs difficile à gérer.
Tous les journalistes se pressent au Salon,
pour obtenir une phrase, une photo… C’est
un vrai rendez-vous pour les médias, les
politiques et le public.
I. A. – Comment faire en sorte que ce ne
soit pas qu’une parenthèse, pour la vie
agricole du pays ?
J.-L. P. Q C’est un vrai rendez-vous ; l’occasion de communiquer à des gens déconnectés du rural, ce qu’est la réalité de l’agriculture. On explique comment produire
mieux, toujours plus propre. Nous annonçons le travail des 52 semaines passées ou à
venir. Ce sont des multitudes d’approches,
de contacts, un travail de lobby considérable pour les responsables professionnels
agricoles.
I. A. – Quelles sont vos ambitions pour
le Salon ?
J.-L. P. Q Je souhaite que le Salon s’adapte
à l’évolution de l’agriculture. L’agriculture
répond ainsi toujours mieux aux attentes
de la société. Je souhaite maintenir ce lien
des Français avec leur agriculture, la relation fusionnelle qu’ils entretiennent. Il faut
dire que le salon a été, durant une trentaine
d’années, porté par l’affection que portait
Jacques Chirac au monde rural.
I. A. – Est-ce que ce Salon est exportable ?
J.-L. P. Q L’agriculture est inscrite dans
la culture des Français, contrairement à
d’autres pays !
Il n’en existe pas d’autres qui possèdent
une relation aussi forte avec leur agriculture. Les Allemands ont leur semaine verte,
mais c’est beaucoup plus pragmatique. Le
Japon a essayé de travailler avec nous, ils
sont venus nous voir, mais ce genre de
salon n’est pas adaptable chez eux ; peutêtre en Amérique du Sud…
I. A. – Quelles sont les nouveautés de
cette édition ?
J.-L. P. Q Nous poursuivons dans un aspect
très pédagogique, notamment vis-à-vis du
jeune public.
Notre objectif demeure de toujours montrer la réalité de notre agriculture. Avec la
fermeture du hall 1, les habitudes de visite
vont être légèrement modifiées, mais c’est
l’intérêt d’un Salon, faire bouger les choses !
En termes de m2, il n’y a pas vraiment de
changement. Les animaux seront en périphérie du Salon, tout sera plus concentré,
mais cela permettra aussi de faire davantage
circuler les visiteurs et donnera plus de visibilité aux exposants.
Propos recueillis par Claire Nioncel
L’Information Agricole - N° 864 Janvier-Février 2013 | 13
Dossier | SIA-SIMA : Joyeux anniversaire
Q Anniversaire
Des dates clefs
Le Salon international de l’agriculture fête ses 50 ans. Une occasion de revenir sur son histoire, et son évolution, en quelques
dates. Avec un léger retour en arrière, on s’aperçoit que l’origine même du salon est beaucoup plus ancienne. En fait, son
histoire est intimement liée à celle du Concours général agricole (CGA).
1870 Création du premier Concours général agricole (CGA). Il fait suite à un
concours de « bœufs gras » qui avait
été lancé, en 1844, à Poissy. Il se tient
au Palais de l’Industrie, un bâtiment,
qui n’existe plus aujourd’hui, créé à
l’occasion de l’exposition universelle
de 1855. Il a été détruit en vue de
préparer une autre exposition universelle de 1900. A sa place, ont été
édifiés le Petit et le Grand Palais.
1874 Le Concours général reprend après
la guerre franco-allemande et la
Commune de Paris.
Il se tiendra successivement au
Palais de l’industrie, puis au Champ
de mars, au Grand Palais puis sur
l’esplanade des Invalides.
1881 Création du Ministère de l’agriculture.
De 1903 à 1910 Le concours général
devient la semaine agricole.
1922 Le salon de la machine agricole voit
le jour.
1925 Les bâtiments du Parc de la Porte de
Versailles sont terminés et inaugurés
à l’occasion du Concours général
agricole.
1935 Pierre Laval, le Président du Conseil
supprime cette manifestation agricole qu’il trouve trop coûteuse.
1951 Le Concours général réapparaît
après 12 ans d’interruption.
1963 Edgar Pisani, Ministre de l’agriculture crée le CENECA, Centre natio-
nal des expositions et Concours
agricoles.
Une convention conclue entre
le Ministère de l’Agriculture et le
CENECA précise le cadre et les
conditions dans lesquelles doit être
réalisé le Concours général agricole.
1964 Le premier salon de l’agriculture voit
le jour. Il accueille 300 000 visiteurs.
1969 La FNSEA participe pour la première
fois au salon international de l’agriculture.
Elle n’y sera plus présente en tant
que telle avant 1975.
1972 La semaine de l’agriculture reçoit
900 000 visiteurs dont 675 000 citadins.
1973 Pour la première fois, la branche
« Promotion du tourisme en milieu
rural - bureau commun FNSEA-CNJA
d’agriculture et Tourisme, en liaison
avec l’association TER (Tourisme et
Espace rural) a un stand au Salon
international de l’agriculture.
Les citadins peuvent s’y documenter
sur les vacances à la ferme, et même
réserver une place en camping à la
ferme, en gîte rural, ou pour une
randonnée équestre.
1974 Après cinq d’absence, le Président
de la FNSEA, Michel Debatisse souhaite que la FNSEA participe de
nouveau au salon de l’agriculture.
1975 Le salon international de l’agriculture reçoit 500 000 visiteurs. Le stand
de la FNSEA reçoit la médaille d’or
du salon de l’agriculture.
14 | L’Information Agricole - N° 864 Janvier-Février 2013
1990 Le Parc des expositions de Villepinte
ouvre un nouveau hall (hall 6).
1991 Le salon international de l’agriculture et le salon international de la
machine agricole se séparent.
Le salon de la machine agricole n’a
pas assez de place, Porte de Versailles, et refuse des exposants. La
surface d’exposition des machines
a été réduite de 10 % alors que les
demandes des exposants augmentent de 30 %. De plus, les machines
sont de plus en plus volumineuses
et demandent plus de place. Enfin,
les exposants trouvent que la
durée du salon Porte de Versailles
est beaucoup trop longue. Ils souhaitent participer à un salon professionnel et ne plus avoir à recevoir
la visite du grand public sur leurs
stands.
Le salon international de la machine
agricole s’installe donc au Parc des
expositions de Villepinte qui vient
juste de s’agrandir. La FNSEA y sera
présente.
Porte de Versailles, le Concours
général agricole fête sa 100e édition.
SIA-SIMA : Joyeux anniversaire | Dossier
1998 Le salon international de l’agriculture reçoit 610 000 visiteurs. Pour la
première fois, Danone y a un stand.
500 000. Une baisse due à plusieurs
raisons : la grippe aviaire empêche
les volailles d’être présentes, le
mauvais temps, les embouteillages
dus à la construction de la ligne de
tramway.
2007 Les organisateurs du salon international de l’agriculture font des
efforts pour le public. La disposition du hall 1, le hall des animaux
est revue. Des tarifs réduits sont
proposés aux enfants de moins de
12 ans ainsi qu’aux visiteurs de la
nocturne.
1996 Pour la première fois, des enseignes
de la grande distribution et des
entreprises de la transformation sont
présentes au salon international de
l’agriculture.
2000 Pour la première fois, Carrefour a
un stand au salon international de
l’agriculture.
2012 Les organisateurs du salon international de l’agriculture indiquent avoir
reçu plus de 680 000 visiteurs. Q
2004 Le salon international de l’agriculture reçoit 700 000 visiteurs.
Marie-Christine Pérot-Collas
2006 Le salon international de l’agriculture connaît une chute du nombre
de ses visiteurs. Il en accueille
Le Concours général de l’agriculture (CGA) est une copropriété du ministère de l’Agriculture et du CENECA
(voir encadré ci-dessous).
CENECA
Le propriétaire du salon international de
COMEXPOSIUM
l’agriculture est le CENECA (Centre natio-
Cette société est en fait le numéro 1 de l’immobilier commercial : la société Unibail qui,
nal des expositions et concours agricoles).
depuis 2007, s’est associée avec la société néerlandaise Rodamco.
Il regroupe plusieurs associations profes-
Le groupe Unibail-Rodamco s’est spécialisé dans la gestion et l’investissement dans de
sionnelles des filières agricole, agroalimen-
grands centres commerciaux situés dans des villes importantes d’Europe. Ce groupe pos-
taire, et du monde rural, la ville de Paris et
sède aussi un certain nombre de centres de congrès - expositions de la région parisienne.
les Pouvoirs publics.
Ainsi, Unibail-Rodamco a pris le contrôle depuis 2000 de Paris-Expo, la société qui gère le
Le CENECA est aussi propriétaire du salon
Parc des expositions de la Porte de Versailles.
du cheval.
Unibail-RODAMCO est aussi le propriétaire du Parc des expositions de Villepinte.
Il a confié, par convention, l’organisation
Côté centres commerciaux, Unibail-Rodamco possède, par exemple, des actifs dans le
du salon international de l’agriculture à
tout nouveau centre commercial « So-Ouest » à Levallois. Il est aussi actionnaire de centres
la société COMEXPOSIUM (voir encadré
commerciaux situés en province, comme les centres de la Part-Dieu et Confluence à Lyon.
ci-contre). La société gère le salon tout en
Enfin, COMEXPOSIUM organise des salons professionnels et des salons « grand public ». La
respectant les grandes lignes fixées par le
société gère 5 des 10 plus gros salons français : le SIAL, Intermat, Equip Auto, le SIMA, et la
CENECA qui gère directement le protocole
Foire de Paris.
et les visites officielles du salon.
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L’Information Agricole - N° 864 Janvier-Février 2013 | 15
Dossier | SIA-SIMA : Joyeux anniversaire
Q Joëlle Olivier, du SACE (Service d’Action Culturelle et Educative) de l’Ina
Une mine de trésors
A l’occasion du Salon international de l’agriculture, la FNSEA a noué un partenariat avec l’Institut national de l’audiovisuel
(l’Ina). Une façon de faire connaître aux professionnels de l’agriculture comme au grand public les trésors d’archives que
l’Ina détient.
Information agricole – Qu’est-ce
que l’Ina ?
Joëlle Olivier Q Créé en 1974 lors de l’éclatement de l’ORTF, l’Ina, entreprise publique
culturelle participe à l’évolution du monde
de l’audiovisuel depuis plus de 30 ans.
Premier centre audiovisuel dans le monde
pour l’archivage numérique et la valorisation des fonds, l’Ina est devenu une référence pour l’innovation technologique dans
ces deux domaines. Rassemblant et conservant les images qui fondent notre mémoire
collective, l’INA les authentifie, leur donne
du sens et les partage avec le plus grand
nombre au travers : d’une présence multiécrans avec 7 sites internet, de ses partenariats avec les grandes plateformes
d’audience numérique : youtube, dailymotion…, de ses différentes éditions DVD, CD,
livre mais aussi de ses productions diffusées
sur les chaînes de télévision.
L’Ina va également à la rencontre de tous
les publics pour partager ses images en
mettant en œuvre une démarche volontariste de partenariats qui permet à l’institut
d’être présent sur de nombreux festivals,
salons, événements et expositions avec des
contenus audiovisuels éditorialisés.
I. A. – Qu’est-ce que Ina EXPERT et Ina
SUP ?
J. O. Q Précurseur dans son domaine, l’Ina
partage ses savoir-faire et prépare les
savoirs de demain. Ina EXPERT, centre
international des médias et des contenus
numériques propose une large gamme de
formations professionnelles avec plus de
5 000 stagiaires formés chaque année.
Tandis qu’Ina SUP assure des formations
initiales du BTS au niveau Mastère spécialisé. Son secteur recherche s’implique dans
de nombreux projets européens et mon-
Crédit : Ina
L’
diaux répondant aux besoins concrets des
acteurs industriels. Son service d’expertises,
apporte en France comme à l’international,
diagnostic, conseil et accompagnement aux
entreprises et institutions souhaitant sauvegarder et valoriser leur patrimoine audiovisuel, et répond à tous les besoins inhérents à la gestion d’un fonds d’archives et à
la formation des équipes.
I. A. – Quel regard portez-vous sur
l’agriculture ?
J. O. Q Mon regard est surtout lié aux
archives de l’Ina. Il m’arrive des flots
d’images. Grâce aux archives, la télévision
témoigne de son temps. Par les magazines,
les documentaires, la fiction. Nous avons
des témoignages depuis les années 50.
Grâce au fonds du Ministère de l’agriculture, nous avons des films des années 19101920. Grâce à tout cela, on peut se rendre
compte de l’évolution incroyable qu’ont
16 | L’Information Agricole - N° 864 Janvier-Février 2013
connue l’économie mondiale et aussi l’agriculture au XXe siècle. On peut voir comment l’agriculture s’est modernisée. Il y a eu
transformation des paysages, des modes de
vie, des rapports sociaux. On voit les crises,
les négociations syndicales fortes. On peut
aussi voir comment l’agriculture a pris une
part importante dans la construction de l’Europe et porter un regard sur les autres agricultures du monde. Les archives nous disent
énormément sur notre passé, sur notre évolution et aident à comprendre le présent.
Ce qu’il y a de passionnant également dans
cette histoire racontée par la radio et la télévision, ce sont les humains. On voit des
paysans qui racontent, qui rapportent des
traditions.
Nous avons des témoignages de femmes de
toutes les générations. On sent, à les écouter, comment les choses vont changer. Par
la parole, on donne une existence à ces
femmes qui vont commencer à s’engager.
Propos recueillis
par Marie-Christine Pérot-Collas
CHIFFRES MARQUANTS
DU 4e TRIMESTRE 2012
– Nombre de vidéos vues : 7 632 000
– 2,75 millions de visiteurs par mois sur ina.fr
SIA-SIMA : Joyeux anniversaire | Dossier
Q CGA
Sélectionner le meilleur
Créé en 1870, le Concours Général Agricole a pour ambition de sélectionner et de primer les meilleurs produits du terroir
français et les meilleurs animaux reproducteurs. Il comporte trois catégories de concours, celui des animaux, celui des produits et des vins et celui de jugement par les Jeunes professionnels.
O
rganisés chaque année dans le
cadre du Salon International de
l’Agriculture, le Concours général
agricole, sous le contrôle de l’Etat obéit à
un processus rigoureux de présélections et
de sélections. Il est d’ailleurs reconnu pour
son impartialité et la valeur des résultats. En
effet, chaque année, le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation définit les règles
du concours, par le règlement consultable
sur ce site, et les Services extérieurs du
Ministère (DDT) contrôlent la collecte des
échantillons de produits.
Reconnu et largement médiatisé, le
Concours Général Agricole constitue un
tremplin pour les produits du terroir, les
produits laitiers, les vins et une démonstration de l’excellence de la génétique française. Du côté des candidats, participer à ce
concours réputé, leur permet de bénéficier
d’une légitimité supplémentaire auprès de
leur profession et du grand public.
D. R.
Richesse et qualité
du patrimoine français
Le Concours Général Agricole propose
maintenant de retrouver les produits et les
vins médaillés sur sa boutique en ligne,
avec une grande sélection de foies gras,
de champagnes, d’huiles d’olive et de
nombreux autres produits à découvrir sur
www.concours-agricole.com/boutique. Q
C. N.
LE CONCOURS EN CHIFFRES...
– Concours des animaux
7 espèces animales représentées : bovins, ovins, caprins, porcins, équins, asins et canins
338 races et plus de 3 000 animaux présentés
près de 1 000 éleveurs participants
– Concours des produits (chiffres 2012)
4 207 produits d’origine fermière, artisanale ou industrielle présentés par 1 546 producteurs
2 905 dégustateurs dédiés à la sélection de ces produits
1 109 produits primés
– Concours des vins (chiffres 2012)
16 577 échantillons de vins présentés par 4 175 producteurs
2 905 jurés vins
3 815 vins primés
L’Information Agricole - N° 864 Janvier-Février 2013 | 17
Dossier | SIA-SIMA : Joyeux anniversaire
LE DOMAINE DES DIABLES,
À NOUVEAU RÉCOMPENSÉ !
Les Prix d’Excellence du Concours général agricole ne valorisent pas uniquement un
produit, mais le savoir-faire des producteurs et notamment « leur constance et leur continuité dans la durée » ainsi que l’a rappelé Stéphane le Foll, le ministre de l’Agriculture qui
a remis ces Prix 2013, le 29 novembre dernier, à Paris. Ils récompensent les producteurs
qui ont obtenu plusieurs médailles d’or, d’argent ou de bronze durant les trois éditions
précédentes, c’est-à-dire 2010, 2011 et 2012. Cette année, 35 prix d’Excellence ont ainsi
été attribués.
Le ministre de l’Agriculture a profité de l’occasion pour lancer « les Rabelaisiennes », en
hommage à Rabelais, qui savait associer gastronomie et convivialité au moment des
repas. Le ministre veut remettre à l’ordre du jour le repas et le plaisir partagé, comme l’a
d’ailleurs reconnu l’Unesco en distinguant « le repas à la française », qui associe les plats,
les vins, et les arts de la table…
LE PIMENT D’ESPELETTE DE L’EARL ELHARRA
Avec une production laitière, en 1997,
Michel Legagoa se lance dans la production de piments, rejoint par sa femme,
Laurence : « J’ai commencé avec 4 000 pieds,
explique-t-il. Je souhaitais proposer un produit
local, que mon père cultivait déjà, mais en très
petite quantité ». Aujourd’hui, l’agriculteur possède 45 000 pieds, sur 2 ha et précise qu’il a
agrandi sa parcelle au fur et à mesure de la
demande et avec l’AOC (Appellation d’Origine
contrôlée), obtenue en 2000. Huit kg de produits
frais sont nécessaires pour obtenir un kilo de
poudre. Pour cela, le couple doit suivre un cahier
des charges très précis. Leurs piments sèchent sur
des clayettes pendant 15 jours dans des serres.
Vient ensuite leur équeutage et leur triage.
L’EARL a reçu la médaille d’argent, de bronze et
d’or du Concours Général Agricole, respectivement en 2009, 2010 et 2011. Grâce à ces trois récompenses, l’exploitation a eu de surcroît le
Prix d’Excellence déjà en 2012, puis cette année encore, en 2013. « C’est important de faire
connaître notre produit à Paris mais également la profession », précise son épouse. Depuis
l’obtention de ces récompenses, « les clients sont plus nombreux », témoigne son mari.
Leurs produits sont vendus aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers. Les locataires
de leurs gîtes ont même droit à une visite de leur plantation !
C. N.
* Palmarès 2012 : Prix d’Excellence au Concours Général Agricole de Paris 2011 - 2012 - 2013 ; coup de cœur au Guide Hachette
des vins 2008 - 2009 - 2010 - 2011 - 2012 - 2013 ; 3 Médailles d’Or au Concours Général Agricole de Paris 2012 ; médaille d’Or
au Concours des Vins des Vignerons indépendants 2012.
18 | L’Information Agricole - N° 864 Janvier-Février 2013
Le domaine des
Diables a été
créé par Guillaume Philip et
sa femme Virginie Fabre, au
pied de la Montagne
Sainte
Victoire. Il s’agit
d’un domaine
de 18 ha, composé de vignes
presque centenaires et de jeunes vignes,
replantées en 2007. Ils produisent un vin rosé
AOC des Côtes de Provence Sainte Victoire
(entre 100 000 et 120 000 bouteilles par an).
Ils ont repris les rênes d’une partie de l’exploitation, avec l’ambition de mieux faire
encore que leurs parents, installés sur le
domaine Sainte Lucie.
Leur cuvée Rose bonbon, issue d’une des
plus anciennes parcelles de l’exploitation,
a été particulièrement remarquée. Ils ont
ainsi obtenu, les meilleurs prix aux différents
concours et guides*. En 2011 et en 2012,
le domaine des Diables a reçu, au travers
de ses vins rosés, le Prix d’Excellence au
Concours Général Agricole de Paris pour
récompenser la constance dans la qualité de son travail depuis la création du
domaine. En 2013, ce prix vient à nouveau
de leur être décerné !
Ce prix d’Excellence certifie notamment le
respect de bonnes pratiques de production ainsi que les qualités gustatives du produit. Cette récompense conforte les jeunes
gens dans leur ligne de conduite, au profit
permanent de la qualité. Ils attribuent leur
réussite à trois facteurs : « un excellent terroir, un climat favorable et un processus
d’élaboration le plus naturel possible ».
C. N.
SIA-SIMA : Joyeux anniversaire | Dossier
Le Salon de l’Agriculture 2013
Du 23 février
au 3 mars
7.3
7.2
7.1
3
4
6
VANVES
2
5.2
5.3
5.1
Place de la Porte
de Versailles
Palais
des Sports
PARIS
ÉLEVAGE ET FILIÈRES
7.1
Secteurs ovins et porcins
3
Secteur bovins
6
Secteurs équins, asins, poneys
Le Concours Général Agricole en chiffres
5.1
Secteurs canins, félins
7 espèces animales représentées
(bovins, ovins, caprins, porcins, équins,
asins et canins)
5.3
Aviculture
370 races et 2 300 animaux présentés
PRODUITS
7.2 7.3
Régions de France et d’outre-mer
5.2
Agricultures et délices du monde
2
Cultures – Filières végétales / Nature et vie
4
Services et Métiers de l’Agriculture
1 900 éleveurs participants
16 000 échantillons de vins
4 000 autres produits du terroir
en compétition répartis en 24 catégories
6 000 jurés dédiés à la sélection
des vins et produits
Source : salon-agriculture.com
L’Information Agricole - N° 864 Janvier-Février 2013 | 19
Dossier | SIA-SIMA : Joyeux anniversaire
Q SIMA-SIMAGENA 2013
Une mine d’emplois
dans l’agroéquipement
5 000 postes sont à pourvoir dans le secteur de l’agroéquipement et la 75e édition
du SIMA-SIMAGENA (24 au 28 février-Parc des Expositions de Paris Nord Villepinte) qui se veut justement une plateforme de rencontres et un tremplin pour
toute la profession.
L
e salon mettra à l’honneur la filière
agroéquipement qui offre plus de
200 métiers allant du conseiller machinisme au technicien de maintenance
en passant par celui de conducteur de
matériel agricole. La profession des agroéquipements en France représente près de
2 000 entreprises qui emploient environ
42 000 personnes et offrent 5 000 postes.
L’APECITA (spécialiste de l’emploi et du
recrutement en agroéquipement), organisera sur le salon des jobs-dating, tandis que
l’Aprodema (Association Professionnelle
de Développement de l’Enseignement du
Machinisme Agricole et des Agroéquipements) fera découvrir les différents métiers
offerts par la filière : « Pleins phares sur les
métiers dans l’agroéquipement… une filière
porteuse d’avenir ! »
Ce secteur qui concerne principalement les
tracteurs, les machines et la pulvérisation a
beaucoup de mal à recruter car il reste très
méconnu et attire peu les jeunes. Pourtant,
plus de 200 métiers différents font appel
à des connaissances et qualifications aussi
variées que le commerce, l’électronique ou
la mécanique. Les métiers proposés sont
accessibles du CAP au niveau ingénieur,
comme par exemple mécanicien agricole accessible avec un CAP, conducteur
de matériel agricole, ouvert aux titulaires
d’un brevet professionnel et du permis
poids-lourds ou encore ingénieur en agrodéveloppement international (diplôme de
3e cycle). Q
C. N.
LES RENDEZ-VOUS À NE PAS MANQUER
– Les jobs-dating ou rencontres express pour l’Emploi (Hall 3). L’APECITA organisera des
jobs-dating pour faciliter les échanges entre recruteurs et potentiels candidats. Ce ne
sont pas moins de 2 rencontres qui seront proposées chaque jour pendant toute la
durée du salon (le matin et l’après-midi) pour leur donner toutes les chances de trouver
un emploi.
– Le pôle Agroéquipement (Hall 5a - Stand H051). Qui mieux que l’Agroéquipement et
ses professionnels pour relever les défis du 21e siècle ? Tel est le thème retenu par le Pôle
Agroéquipement qui rassemblera Ubifrance, Axema, Aprodema et Sedima sur le même
stand. Les visiteurs pourront ainsi découvrir le rôle essentiel que joue l’agroéquipement
dans les défis majeurs de demain (nourrir la planète, relever le challenge de la compétitivité des entreprises et créer des emplois). Le pôle accueillera des élèves d’enseignement général et technologique de la région parisienne pour leur faire découvrir l’agroéquipement et ses opportunités de carrières.
20 | L’Information Agricole - N° 864 Janvier-Février 2013
SIA-SIMA : Joyeux anniversaire | Dossier
Qe-agriculture
La place aux NTIC, au web 2.0
Pour sa 75e édition, le SIMA-SIMAGENA, intègre de plus en plus les TIC. Si ces machines sont toujours plus complexes, leur
utilisation tend à se simplifier grâce aux outils bien connus comme Internet et l’informatique nomade (smartphones et
tablettes). A l’heure du web 2.0 et de la génération Y, le monde agricole mise sur les technologies les plus avancées.
L
es TIC très présents sur les tracteurs
et machines agricoles (notamment
avec la norme Isobus), font aussi leur
entrée dans d’autres secteurs. Elles sont en
particulier l’élément-clé dans la conception
de robots. Dans le secteur de l’élevage, la
robotisation a démarré par la traite, il y a
plus d’une décennie. C’est maintenant au
tour d’une autre activité journalière et fortement consommatrice de main-d’œuvre d’en
bénéficier : l’alimentation des animaux.
Cette robotisation consiste à préparer et à
distribuer de manière entièrement automatisée des fourrages et autres aliments grossiers aux animaux. Les deux systèmes distingués pour cette innovation sont le robot
d’alimentation adaptable ou « Aviso » de
Belair (Citation) et la chaîne d’alimentation
robotisée « Automatic Feeding » de Jeantil
(Médaille d’Argent).
2013, l’année
de la tablette tactile
D’après une étude réalisée par Digitimes et
publiée sur le site « Comment ça marche »,
les ventes de tablettes tactiles devraient
atteindre 210 millions d’unités dans le
monde d’ici 2013 (+ 38,3 % par rapport à
2012). Ce produit qui tend à se vulgariser
trouve donc naturellement sa place dans
le monde agricole. Outre Claas primé aux
SIMA Innovation Awards avec son application « UT App’ », d’autres constructeurs
misent sur la tablette pour une e-agriculture. C’est le cas d’Argo avec son projet
@tractor. Le groupe travaille sur une application destinée à piloter l’ensemble des
fonctionnalités du tracteur, la tablette se
substituant au tableau de bord.
Isagri fait également partie de ces constructeurs « très branchés » ! Son ordinateur
embarqué Isa360 permet à l’agriculteur de
piloter la totalité de son exploitation depuis
son tracteur. Cet équipement intègre solution logicielle et internet. Le tracteur devient
un bureau délocalisé pour gagner en productivité et performance.
La tablette n’est pas oubliée par Isagri
notamment avec Isalait Mobi’pilot. Cette
plate-forme tactile renforcée destinée aux
éleveurs laitiers offre un bouquet d’applications logicielles intuitives (assistant de
traite, distribution ration, suivi d’élevage).
Tout a été pensé pour piloter son élevage
et prendre les bonnes décisions dans toutes
les situations.
SIMA-SIMAGENA, EN CHIFFRES
… sans oublier
l’application mobile
SIMA
- 400 bovins lait et viande ;
Les premières applications agricoles fleurissent de plus en plus sur les mobiles, le
SIMA-SIMAGENA en profite pour proposer
également la sienne compatible avec tous
les smartphones. Q
- 300 éleveurs sélectionneurs européens ;
C. N.
- 1 300 exposants dont 50 % d’internationaux, de 41 pays ;
- 1 550 marques ;
- 209 800 entrées professionnelles, dont
25 % visiteurs étrangers, en provenance
de 123 pays ;
- 22 visites officielles et représentants
étrangers ;
- 300 délégations étrangères.
L’Information Agricole - N° 864 Janvier-Février 2013 | 21