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RECOMMANDATIONS PROFESSIONNELLES Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées RECOMMANDATIONS Mai 2007 L’argumentaire scientifique de cette évaluation est téléchargeable sur L’argumentaire de ces recommandations est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service communication 2 avenue du Stade de France - F 93218 Saint-Denis La Plaine CEDEX Tél. :+33 (0)1 55 93 70 00 - Fax :+33 (0)1 55 93 74 00 Ce document a été validé par le Collège de la Haute Autorité de santé en mai 2007. © Haute Autorité de santé – 2007 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Sommaire 1. 1.1 1.2 1.3 1.4 Introduction ............................................................................................ 2 Thème des recommandations................................................................ 2 Objectifs des recommandations ............................................................. 2 Professionnels de santé concernés ....................................................... 3 Gradation des recommandations ........................................................... 3 2. 2.1 2.2 2.3 2.4 2.5 2.6 Identification des situations à risque pour l’orientation des femmes enceintes.................................................................................. 3 Données disponibles en France sur les situations à risque................... 3 Quelles sont les situations à risque ?..................................................... 4 Quel suivi pour quelle grossesse ? ........................................................ 5 Comment assurer la continuité du suivi ? .............................................. 6 Comment choisir la structure de soins pour l’accouchement ?.............. 7 Qu’est-ce qu’un projet de naissance ?................................................... 9 3. Quand et comment apprécier le niveau de risque ? .......................... 9 4. 4.1 4.2 4.3 4.4 Suivi de la grossesse ............................................................................ 12 1re consultation (avant 10 SA) ................................................................ 13 2e consultation (avant 15 SA révolues)................................................... 17 Consultations prénatales intermédiaires (du 4e au 8e mois) .................. 19 Consultation du 9e mois.......................................................................... 22 Participants ..................................................................................................... 36 Fiche descriptive ............................................................................................ 39 HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 1 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées 1. Introduction 1.1 Thème des recommandations Ces recommandations professionnelles ont été élaborées par la HAS à la demande conjointe du Collège national des gynécologuesobstétriciens français, de la Société française de médecine périnatale, du Collectif interassociatif autour de la naissance et du Collège national des sages-femmes. Elles s'inscrivent dans le cadre du plan périnatalité 2005-2007, ensemble de mesures visant à améliorer la qualité des soins et à développer une offre de soins plus humaine et plus proche autour de la naissance. 1.2 Objectifs des recommandations Les objectifs des recommandations sont : - d’améliorer l’identification des situations à risque pouvant potentiellement compliquer la grossesse ; - d’adapter le suivi en conséquence. Ces recommandations précisent pour chacune des situations à risque identifiées (avant, au début ou en cours de grossesse) le type de suivi approprié en termes de professionnels de santé et de lieu d’accouchement requis a minima. Elles décrivent également les modalités de suivi des femmes enceintes ne présentant pas de complications, ce qui correspond à la majorité des grossesses. Cette démarche vise à améliorer la qualité de l’accompagnement global et à mieux intégrer les souhaits des femmes et des couples. Ces recommandations n’abordent pas : les conduites thérapeutiques à mettre en place en cas de situation à risque ; les modalités du suivi, le choix des structures et lieux d’accouchement à adapter aux cas de grossesses à haut niveau de risque ; les situations à risque pouvant survenir durant l’accouchement et imprévisibles avant le début du travail. HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 2 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées 1.3 Professionnels de santé concernés Ces recommandations sont destinées à l’ensemble des professionnels impliqués en périnatalité qui exercent, selon les possibilités locales, dans un réseau de périnatalité ou dans le cadre d’une collaboration ville-hôpital. Elles concernent notamment les sages-femmes, les médecins généralistes, les gynécologues médicaux, les gynécologues-obstétriciens, les anesthésistesréanimateurs, les pédiatres néonatologistes et les échographistes qui pratiquent des échographies obstétricales. 1.4 Gradation des recommandations L’analyse de la littérature ne fournissant que peu d’études de haut niveau de preuve, la plupart des recommandations s’appuient sur les résultats des études épidémiologiques (portant sur les situations à risque en termes de fréquence, de morbi-mortalité maternelle et fœtale) et elles sont fondées sur un accord professionnel au sein du groupe de travail réuni par la HAS, après consultation du groupe de lecture. L’absence de niveau de preuve ne signifie pas que ces recommandations ne sont pas pertinentes et utiles. Elle doit en revanche inciter à engager des études complémentaires lorsque cela est possible. 2. Identification des situations à risque pour l’orientation des femmes enceintes 2.1 Données disponibles en France sur les situations à risque Les caractéristiques et le déroulement habituel de la grossesse sont connus. Elle est la plupart du temps exempte de complications. En France, les données de la littérature ne permettent pas d’avancer de chiffres concernant le nombre de femmes enceintes dont la grossesse s’est déroulée sans complications ou avec un faible niveau de risque, et ayant accouché sans complications d’un enfant en bonne santé. La grossesse doit se dérouler sous une surveillance médicale attentive. Les risques relatifs de survenue de complications au cours de la grossesse ou de l’accouchement sont élevés en présence de HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 3 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées certaines pathologies ou de certains antécédents. En fonction de la fréquence et de la nature du risque, certaines grossesses doivent faire l'objet d’investigations complémentaires afin d’orienter si besoin la femme vers un suivi adapté. Les résultats d’une enquête organisée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Dress) en novembre 2006 auprès des usagères des services de maternité permettront d’appréhender, en regard de l’offre locale, leurs trajectoires de grossesse et de mettre en évidence les éléments qui ont déterminé leurs choix (maternité et type de suivi) ainsi que la satisfaction perçue (échantillon de 3 500 femmes ayant accouché sur deux semaines dans 169 maternités du territoire français métropolitain). 2.2 Quelles sont les situations à risque ? L'analyse et la synthèse de la littérature portant sur les données épidémiologiques disponibles ont permis d'identifier : les facteurs de risque et les causes obstétricales (directes et indirectes) de mortalité et morbidité maternelles ; les facteurs de risque et les causes fœtales, maternelles et obstétricales de mortalité et morbidité périnatales ; les anomalies ou pathologies génétiques reconnues, les facteurs environnementaux, y compris infectieux, et les autres facteurs de risque impliqués dans les anomalies congénitales. Sur la base de ce travail, une liste indicative non exhaustive des situations à risque a été établie (cf. tableau 1). Elle comprend notamment : les facteurs de risque généraux, dont les antécédents familiaux, les facteurs sociaux et environnementaux ; les toxiques ; les antécédents personnels préexistants, gynécologiques ou non ; les antécédents personnels liés à une grossesse précédente ; les facteurs de risque médicaux ; les maladies infectieuses ; les facteurs de risque gynécologiques et obstétricaux. Ces situations à risque ont été considérées indépendamment les unes des autres. En cas d’association de plusieurs situations à risque, le niveau de risque cumulé doit être envisagé au cas par cas. Pour chacune d'elles, le niveau de risque correspondant a été défini HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 4 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées afin d’attribuer un type de suivi (cf. 2.3) et un lieu d’accouchement adapté (cf. 2.5). 2.3 Quel suivi pour quelle grossesse ? Deux types de suivi (suivi A et suivi B) et deux procédures d’orientation (demande d’avis A1 et demande d’avis A2) sont définis par accord professionnel, en fonction des professionnels de santé impliqués ou à solliciter (cf. encadré 1 et tableau 1). Encadré 1. Différents suivis et demandes d’avis possibles pour les grossesses. Suivi A : lorsque la grossesse se déroule sans situations à risque ou lorsque ces situations relèvent d’un faible niveau de risque, le suivi régulier peut être assuré par une sage-femme ou un médecin (généraliste, gynécologue médical ou gynécologue-obstétricien) selon le choix de la femme. Avis A1 : l’avis d’un gynécologue-obstétricien et/ ou d’un autre spécialiste est conseillé. Avis A2 : l’avis d’un gynécologue-obstétricien est nécessaire. L’avis complémentaire d’un autre spécialiste peut également être nécessaire. Suivi B : lorsque les situations à risque détectées permettent de statuer sur un niveau de risque élevé, le suivi régulier doit être assuré par un gynécologue-obstétricien. En fonction de la situation à risque, à l'issue de la demande d’avis A1 ou bien A2, si le risque est infirmé ou si le pronostic est favorable, la grossesse est maintenue dans le suivi d’origine (suivi A). Dans le cas contraire, si le risque est confirmé ou si l'évolution est défavorable, la grossesse est considérée à haut risque et le suivi devient un suivi B. Cet état peut être transitoire et un retour à une situation de bas risque et à un suivi A est possible. HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 5 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Il est recommandé que les médecins généralistes comme tous les professionnels impliqués dans le suivi des grossesses bénéficient d’une formation théorique et pratique adaptées et qu’ils exercent dans la cadre d’une collaboration ville-hôpital et, selon les possibilités locales, dans un réseau de périnatalité. Les médecins généralistes et les gynécologues médicaux ou les sages-femmes (acteurs de soins de santé primaires) ont la responsabilité d’évaluer le niveau de risque des femmes et d’en référer, en cas de présence ou d’apparition de facteurs de risque, auprès des gynécologues-obstétriciens (acteurs de soins de santé secondaires). La femme est libre du choix du professionnel de santé qui la suit. Elle doit être informée des différentes modalités de suivi, notamment du champ de compétence de chacun des professionnels impliqués. Afin de pallier le manque actuel de données, il est recommandé de mener des études comparant simultanément ces différents types de suivi sur des critères cliniques et économiques. La réglementation française (article D. 6124-35 du Code de la santé publique) stipule que « l’établissement de santé autorisé à pratiquer l’obstétrique met en place une organisation permettant d’assurer au début du dernier trimestre de la grossesse une consultation par un gynécologue-obstétricien ou une sage-femme de l'unité qui effectuera l'accouchement et de faire réaliser la consultation pré-anesthésique, prévue à l'article D. 6124-92, par un anesthésiste-réanimateur de l'établissement ». 2.4 Comment assurer la continuité du suivi ? Il est recommandé que le suivi des femmes soit assuré autant que possible par un groupe restreint de professionnels, idéalement par une même personne. Il est nécessaire de souligner l’importance de la coordination et de la collaboration entre les professionnels afin de ne pas multiplier les intervenants, les consultations ou les examens. Il est recommandé qu’une personne « coordinatrice » dans ce groupe restreint de professionnels facilite l’organisation et la continuité des soins ainsi que les articulations avec le secteur social et les réseaux d’aide et de soutien. Le « maître d’œuvre » du suivi régulier, déterminé en fonction du choix de la femme et du niveau de risque évalué (cf. 3), peut tenir ce rôle de coordonnateur. HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 6 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Afin d’améliorer la centralisation des informations relatives au suivi de la grossesse dans un dossier médical personnel ou un carnet de suivi unique et partagé, les propositions suivantes sont formulées : détention du dossier médical par les femmes elles-mêmes (en leur expliquant son importance afin qu’elles le présentent ellesmêmes aux professionnels) ; informatisation du dossier médical. 2.5 Comment choisir la structure de soins pour l’accouchement ? Il est nécessaire de prévoir le lieu de naissance au cours du suivi de la grossesse, afin d'assurer la continuité des soins. La femme ou le couple intègre ainsi le choix du lieu d’accouchement dans le projet de naissance (cf. 2.6). Mais certaines situations à risque peuvent amener à le réviser. Le choix du lieu de naissance est fonction essentiellement : des préférences de la femme ou du couple ; du lieu d’habitation et des structures en place ; du niveau de risque (risque maternel et risque fœtal). Selon l’article D. 6124-35 du Code de la santé publique, toutes les maternités doivent pouvoir assurer la prise en charge (en termes de consultation à partir du 7e mois, d’examen d’échographie et de préparation à la naissance) des femmes résidant à leur proximité, y compris les femmes ayant un faible niveau de risque. L'offre de soins existant actuellement en France réunit 3 types d'organisation, qui correspondent à un « type » de maternité (respectivement I, II et III). L’article R. 6123-39 du Code de la santé publique stipule que « les établissements assurant la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés comprennent, sur le même site : soit une unité d'obstétrique1; soit une unité d'obstétrique et une unité de néonatologie ; 1 Telle que définie dans l’article R. 6123-43 du Code de la santé publique : « une unité d’obstétrique assure, tous les jours de l’année, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, les accouchements ainsi que les actes de chirurgie abdomino-pelvienne liés à la grossesse, à l’accouchement et à la délivrance. Elle participe également au dépistage des facteurs de risque durant la grossesse, notamment dans le cadre des consultations prénatales. Elle assure les soins suivant l’accouchement pour la mère et les enfants nouveau-nés dont la naissance est intervenue dans l’établissement. Si l’établissement dans lequel est né l’enfant ne peut assurer sa prise en charge adaptée, il organise son transfert vers un autre établissement apte à délivrer les soins appropriés. » HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 7 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées soit une unité d'obstétrique, une unité de néonatologie et une unité de réanimation néonatale. » Pour chacune de ces unités, la réglementation (articles D6124-35 à D. 6124-63 du Code de la santé publique) fixe le minimum requis en termes de locaux, nombre de lits, matériels et personnels (qualité, effectif et astreinte) nécessaires. Cette classification des maternités ne prend en compte que le risque pour l’enfant à naître et ne peut être utilisée seule. Il est recommandé que le choix du lieu de naissance soit adapté en fonction des risques maternels et fœtaux prévisibles pour les femmes relevant d’un suivi B ou ayant recours à une demande d’avis A1 ou A2 au cours de leur suivi. Ce sujet fera l’objet de recommandations spécifiques complémentaires visant à adapter le choix de la structure de soins avec les niveaux de risque de la mère et de son enfant2. Les femmes relevant d’un suivi de type A ou présentant certaines situations à risque relevant d’une demande d’avis A1 ou A2 (cf. tableau 1) peuvent accoucher dans tout établissement autorisé qui comporte une unité d’obstétrique. D’autres lieux d’accouchement peuvent être actuellement choisis par les femmes présentant un faible niveau de risque, notamment les espaces dits « physiologiques » (internes à une maternité) ou le domicile. Ces questions sont en dehors du champ des recommandations. Le plan périnatalité 2005-2007 prévoit l’expérimentation de maisons de naissance, définies comme un « lieu d’accueil de femmes enceintes, du début de leur grossesse jusqu’à l’accouchement, sous la responsabilité exclusive des sages-femmes, dès lors que celui-ci se présente comme a priori normal ». Il n’existe à ce jour aucun texte législatif relatif à ce type de structure en France. La Direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins (DHOS) élabore actuellement un cahier des charges délimitant le cadre de cette expérimentation prévue sur 3 ans. Ce mode de prise en charge global, destiné par définition aux femmes présentant une grossesse sans complications ou à faible niveau de risque, devrait permettre de diversifier l’offre de soins avec une moindre technicisation, tout en garantissant la sécurité de la mère et de l’enfant par la proximité d’un plateau technique (bloc opératoire) attenant. 2 Thème de recommandations professionnelles inscrit au programme de travail 2007-2008 de la HAS. HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 8 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées 2.6 Qu’est-ce qu’un projet de naissance ? Un projet de naissance est l’énoncé des souhaits des parents quant au déroulement de la grossesse et à la naissance de leur enfant. Il inclut l'organisation des soins, le suivi médical, la préparation à la naissance et à la parentalité, les modalités d'accouchement, les possibilités de suivi pendant la période postnatale, y compris les conditions d'un retour précoce au domicile et les recours en cas de difficultés. Il peut être formalisé par un document écrit rédigé par les parents3. Le projet de naissance nécessite un bon échange d'informations et s’élabore dans le dialogue avec la sage-femme ou le médecin qui suit régulièrement la femme enceinte. Il vise une meilleure compréhension et une satisfaction partagée entre soignants et parents. Les destinataires sont essentiellement les sages-femmes et les médecins du lieu d'accouchement choisi. 3. Quand et comment apprécier le niveau de risque ? La surveillance de la grossesse est une démarche continue et évolutive au fur et à mesure de la grossesse, et ce jusqu’à la consultation du 9e mois ou l’accouchement (cf. schéma 1). Il est recommandé que le niveau de risque soit apprécié le plus précocement possible, autant que possible avant la grossesse dans le cadre du suivi gynécologique de la femme quand elle exprime son désir de grossesse (principe d’une consultation préconceptionnelle) ou lors de la 1re consultation de suivi de grossesse avant 10 semaines d’aménorrhée (SA) (cf. 4.1). Cette anticipation vise à recommander précocement des changements dans les comportements à risque, à prévenir certains risques, notamment infectieux, et éventuellement des troubles métaboliques au cours de la grossesse. En cas de consultation préconceptionnelle, celle-ci peut être réalisée, selon le choix de la femme, par le médecin traitant, le gynécologue 3 Définition issue du carnet de maternité révisé par la DGS (juillet 2007), disponible sur le site www.sante.gouv.fr HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 9 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées médical ou le gynécologue-obstétricien. Il est recommandé que tout autre spécialiste qui suit éventuellement la femme pour une pathologie chronique préexistante adopte la même démarche afin d’équilibrer cette pathologie ou d’adapter les traitements en cours. Le contenu de la consultation préconceptionnelle est détaillé dans l’encadré 2. Le déroulement et le contenu de la première consultation de suivi de grossesse sont détaillés dans les encadrés 3 et 4. HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 10 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Schéma 1. Arbre décisionnel pour l’orientation des grossesses en termes de suivi et de structure. Suivi A : selon le choix de la femme, le suivi régulier peut être assuré par une sage-femme ou un médecin (généraliste, gynécologue médical ou gynécologue-obstétricien) ; avis A1 : l’avis d’un gynécologue-obstétricien et/ ou d’un autre spécialiste est conseillé ; avis A2 : l’avis d’un gynécologue-obstétricien est nécessaire et l’avis complémentaire d’un autre spécialiste peut également être nécessaire ; suivi B : le suivi régulier doit être assuré par un gynécologueobstétricien. Unité d’obstétrique : telle que définie dans l’article R. 6123-43 du Code de la santé publique ; structures adaptées au risque de la mère et de l’enfant à naître. De la 1re à la 7e consultation de grossesse : identification des facteurs de risque Évaluation du niveau de risque Faible Élevé Avis A1 ou A2 SUIVI A SUIVI B e 8 consultation de grossesse : identification des facteurs de risque obstétricaux Évaluation du niveau de risque et du pronostic obstétrical Faible Élevé Avis A1 ou A2 Unité d’obstétrique Structures adaptées HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 11 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Encadré 2. Contenu de la consultation préconceptionnelle. Examens prescrits : - groupe sanguin (ABO, phénotypes rhésus complet et Kell) (a) complété par une recherche d’agglutinines irrégulières (b) - toxoplasmose et rubéole (c) Examens proposés : - sérologie VIH (population à risque) Recherche des facteurs de risque ciblée en particulier sur les pathologies chroniques (hypertension artérielle, diabète) (cf. tableau 1) Toxiques Sensibilisation aux effets du tabagisme (d), de la consommation d’alcool (e), de l’usage de produits illicites (f) et de médicaments tératogènes (g) Prévention des anomalies de fermeture du tube neural (h) Examen gynécologique Frottis cervical de dépistage des dysplasies cervicales s’il date de plus de 2 à 3 ans (i) Informations générales sur le suivi de la grossesse (h) (a) (b) (c) (d) (e) (f) (g) (h) (i) Si la patiente ne possède pas de carte de groupe sanguin complète (2 déterminations sont nécessaires). Si le groupe sanguin ouvre une possibilité d’immunisation et dans le cas où il existe un risque d’allo-immunisation par suite d’une transfusion antérieure. En l’absence de documents écrits permettant de considérer l’immunité comme acquise. Cf. conférence de consensus « Grossesse et tabac », Anaes 2004. Cf. Journées nationales de la Société française de médecine périnatale, 2005. Cf. Journées nationales de la Société française de médecine périnatale, 2001. Afssaps 2006 (documents disponibles sur http://agmed.sante.gouv.fr) Cf. RPC « Comment mieux informer les femmes enceintes ? », HAS 2005. Cf. RPC « Conduite à tenir devant un frottis cervical anormal », Anaes 2002. 4. Suivi de la grossesse Il est recommandé que la première consultation prénatale ait lieu avant 10 SA. La réglementation actuelle impose que la déclaration de grossesse soit faite avant 15 SA et prévoit 6 consultations (1 par mois) à compter du premier jour du 4e mois de grossesse jusqu’à l’accouchement (décret n° 92-143 4). Il n’existe pas d’évaluation 4 Décret n° 92-143 du 14 février 1992 relatif aux ex amens obligatoires prénuptial, pré et postnatal, paru au Journal officiel du 16 février 1992. HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 12 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées médico-économique permettant de valider la révision du calendrier actuel des consultations, qui comporte 7 consultations (article L. 154 du Code de la santé publique). Deux possibilités peuvent être proposées : soit avancer la consultation du 4e mois chez une femme ayant une grossesse à faible niveau de risque et maintenir le nombre total de consultations à 7 ; soit ajouter la consultation précoce (avant 10 SA) recommandée en maintenant une consultation mensuelle à compter du 4e mois, soit un suivi en 8 consultations au total. Cette deuxième option est développée dans les recommandations suivantes. Parallèlement à ce suivi médical, 8 séances de préparation à la naissance et à la parentalité sont systématiquement proposées, la première étant consacrée à l’entretien individuel ou en couple du 1er trimestre (dit « du 4e mois »). Les modalités de suivi des grossesses sans complications ou à faible niveau de risque recommandées ci-après pour la 1re consultation, les consultations intermédiaires et la consultation du 9e mois reprennent les recommandations professionnelles de la HAS « Comment mieux informer les femmes enceintes ? » et les actualisent concernant : le suivi échographique5 ; l'incompatibilité fœto-maternelle6 ; le dépistage de la trisomie 217. Les actes de dépistage biologique prénatal obligatoires (toxoplasmose, rubéole, recherche d’agglutinines irrégulières) feront l’objet, de la part de la HAS, de recommandations en santé publique8. Les présentes recommandations professionnelles devront être revues en fonction de ces futures recommandations et des évolutions réglementaires éventuelles. 4.1 1re consultation (avant 10 SA) L’un des objectifs majeurs de la 1re consultation est d’identifier les éventuelles situations à risque afin d’évaluer le niveau de risque (cf. encadré 1). Il en découle le type de suivi possible et la demande d’un avis spécialisé éventuel (avis A1 ou A2). 5 Cf. rapport du Comité national technique de l’échographie fœtale, 2005. Cf. recommandations pour la pratique clinique « Prévention de l’allo-immunisation Rhésus D fœto-maternelle », CNGOF 2005. 7 Cf. recommandations de santé publique « Évaluation des stratégies de dépistage de la trisomie 21 », HAS 2007. 8 Thème inscrit au programme de travail 2007-2008 de la HAS. 6 HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 13 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées En complément de l’appréciation du niveau de risque initial, la 1re consultation suit le déroulement décrit dans l’encadré 3. Il est recommandé que la 1re consultation ait lieu avant 10 SA. Cela permet : de programmer les examens à des dates déterminées, notamment la première échographie (entre 11 et 13 SA et 6 jours) ; de prescrire précocement un bilan prénatal (cf. encadré 4). Les objectifs de l’échographie systématiquement proposée au 1er trimestre (entre 11 et 13 SA et 6 jours) sont : la datation de la grossesse ; l’identification des grossesses gémellaires et de leur chorionicité ; l’évaluation du risque d’anomalie chromosomique ou le dépistage de certaines malformations (clarté nucale). Dans le contexte de suivi échographique d’une grossesse à bas risque, le Comité national technique de l’échographie fœtale a recommandé d’adresser la patiente à un centre de référence en cas d’image anormale et de recontrôler lorsque des difficultés techniques ne permettent pas de réaliser ce dépistage. Les autres examens à proposer systématiquement ou éventuellement au cours de la 1re consultation sont détaillés dans l’encadré 4. HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 14 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Encadré 3. Déroulement de la 1re consultation avant 10 SA. - Interrogatoire, examen clinique - β-hCG qualitatif en cas de doute Échographie de datation dans les cas incertains b. Dater la grossesse c. Réaliser un examen clinique général et Prise de la pression artérielle, mesure de la taille, du poids, examen des seins, frottis cervical (si plus de 2 à 3 ans) (a) gynécologique d. Recherche des facteurs de risque Adaptation du traitement en cours ciblée en particulier sur les pathologies chroniques (hypertension artérielle, diabète) (cf. tableau 1) e. Proposer le dépistage des anomalies Dépistage combiné du 1er trimestre de la grossesse, associant mesure de la clarté nucale (échographie réalisée entre chromosomiques fœtales 11 et 13 SA et 6 jours) et dosage des marqueurs sériques (PAPP-A et β-hCG libre) (b) f. Prévenir les malformations du tube Complément nutritionnel : supplémentation en folates à raison de 400 µg/jour (c) neural (jusqu’à 8 SA) g. Donner une information orale sur le Alimentation et mode de vie, risques infectieux alimentaires, suivi général de la grossesse (étayée par organisation des soins au sein d’un réseau périnatalité, droits une information écrite disponible dans le et avantages liés à la maternité, examens de dépistage, sensibilisation aux effets du tabagisme (d), de la consommation carnet de maternité (h)) d’alcool(e), de l’usage de drogues(f) et de médicaments tératogènes(g) a. Établir le diagnostic de grossesse HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 15 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées h. Débuter l’élaboration d’un projet de naissance avec la femme enceinte ou le couple (à compléter lors de l’entretien individuel ou en couple du 1er trimestre et les séances de préparation à la naissance et à la parentalité (i) Information sur le déroulement global de la grossesse, l’accouchement et la naissance, le calendrier des consultations prénatales (si datation certaine), l’adaptation possible des conditions de travail (médecin du travail), la durée du congé maternité, les droits sociaux liés à la grossesse, l’allaitement maternel. (a) Cf. Recommandations pour la pratique clinique« Conduite à tenir devant un frottis cervical anormal », Anaes 2002. Cf. Recommandations de santé publique « Évaluation des stratégies de dépistage de la trisomie 21 », HAS 2007. (c) Cf. Recommandations pour la pratique clinique « Comment mieux informer les femmes enceintes ? », HAS 2005. (d) Cf. Conférence de consensus « Grossesse et tabac », Anaes 2004. (e) Cf. Journées nationales de la Société française de médecine périnatale, 2005. (f) Cf. Journées nationales de la Société française de médecine périnatale, 2001. (g) Cf. Afssaps 2006, document disponible sur http://agmed.sante.gouv.fr (h) Cf. Carnet de maternité révisé par la DGS (juillet 2007), disponible sur le site www.sante.gouv.fr (i) Cf. recommandations pour la pratique clinique« Préparation à la naissance et à la parentalité », HAS 2005. (b) HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 16 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Encadré 4. Examen à prescrire lors de la 1re consultation de suivi de grossesse. Examens à prescrire obligatoirement Examens à proposer systématiquement Examens à prescrire éventuellement (a) (b) (c) (d) (e) (f) Glycosurie et protéinurie Toxoplasmose et rubéole (a) Syphilis Groupe sanguin (ABO, phénotypes rhésus complet et Kell)(b) Recherche d’agglutinines irrégulières, à l’exclusion des anticorps dirigés contre les antigènes A et B (c) Échographie (entre 11 et 13 SA et 6 jours) (d) Sérologie VIH 1 et 2 ; information sur les risques de contamination materno-fœtale par le VIH Examen cytobactériologique des urines (ECBU) Dépistage d’une anémie (hémogramme) en cas de facteurs de risque (e) Frottis cervical de dépistage des dysplasies cervicales s’il date de plus de 2 à 3 ans (f). En l’absence de documents écrits permettant de considérer l’immunité comme acquise (décret n° 92-143 du 14 février 1992). Si la patiente ne possède pas de carte de groupe sanguin complète (2 déterminations sont nécessaires). Si la recherche est positive, l’identification et le titrage des anticorps sont obligatoires. Cf. rapport du Comité national technique de l’échographie fœtale, 2005. Ration alimentaire insuffisante (< 2 000 kcal/j) peu variée et excluant des aliments d'origine animale, cf. recommandations « Supplémentations au cours de la grossesse », CNGOF 1997. Cf. recommandations pour la pratique clinique « Conduite à tenir devant un frottis cervical anormal », Anaes 2002. 4.2 2e consultation (avant 15 SA révolues) La 2e consultation est fixée après la première échographie (entre 1113 SA et 6 jours) mais avant la 15e SA révolue, qui est la date limite pour déclarer la grossesse aux organismes de prestations familiales et d’assurance maladie. HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 17 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées La 2e consultation suit le déroulement décrit dans l’encadré 5 et comprend les examens à prescrire détaillés dans l’encadré 6. Encadré 5. Déroulement de la 2e consultation avant 15 SA révolues. a. Établir la déclaration de grossesse et fixer la date présumée d’accouchement b. Réaliser un examen clinique Prise de la pression artérielle ; mesure du poids ; mesure de la hauteur utérine à partir du 4e mois ; si possible recherche des bruits du cœur fœtal c. Proposer le dépistage des anomalies chromosomiques fœtales Marqueurs du 2e trimestre en l’absence d’un dépistage combiné au 1er trimestre (a) d. Proposer systématiquement un entretien individuel ou en couple et rechercher d’éventuels facteurs de stress et toute forme d’insécurité (précarité, insécurité affective au sein du couple ou de la famille) (b) Expression des attentes et besoins de la femme et du couple ; repérage des situations de vulnérabilité, des signes de violence domestique et orientation vers un éventuel soutien spécialisé (PMI, social, psychologique, etc.) ou un réseau d’écoute, d’appui, d’accompagnement des parents ; informations sur les ressources de proximité ; liens sécurisants avec les partenaires du réseau périnatalité les plus appropriés f. Conseiller la participation aux séances de préparation à la naissance et à la parentalité (collectives ou individuelles) en expliquant leurs objectifs (b) (a) (b) Recommandations de santé publique, « Évaluation des stratégies de dépistage de la trisomie 21 », HAS 2007. Recommandations pour la pratique clinique « Préparation à la naissance et à la parentalité », HAS 2005. HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 18 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Encadré 6. Examens à prescrire au cours de la 2e consultation de grossesse. Systématiquement Glycosurie et protéinurie Sérologie de la toxoplasmose en cas de négativité du résultat précédent Sérologie de la rubéole en cas de négativité du résultat précédent (jusqu’à 18 SA) 4.3 Consultations prénatales intermédiaires (du 4e au 8e mois) En complément de l’appréciation continue du niveau de risque (cf. tableau 1), le déroulement des consultations prénatales suivantes ainsi que les examens à prescrire ou à proposer sont décrits dans les encadrés 7 et 8. HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 19 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Encadré 7. Déroulement des consultations (Cs) prénatales intermédiaires. Mois de gestation Examen clinique (poids, prise de la tension artérielle ; mesure de la hauteur utérine ; recherche des bruits du cœur et des mouvements fœtaux ; recherche des signes fonctionnels urinaires ; recherche des contractions utérines) 3e Cs 4e mois 4e Cs 5e mois 5e Cs 6e mois 6e Cs 7e mois 7e Cs 8e mois X X X X X - - - - X X Évaluation de la présentation fœtale Cs de pré-anesthésie HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 20 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Encadré 8. Examens à prescrire ou à proposer au cours des consultations prénatales intermédiaires (accord professionnel). Examens à prescrire obligatoirement Glycosurie et protéinurie 2e détermination (si non faite avant) du groupe sanguin RAI : si Rhésus D négatif à toutes les femmes, et si Rhésus D positif, aux femmes avec un passé transfusionnel X X X X X - - - - X - - X (b) - X (c) X - X - X X X X - X - X - - - - 3e échographie (entre 30 et 35 SA) (d) - - - X - Prélèvement vaginal avec recherche de streptocoque B (entre 35 et 38 SA) - - - - X Dépistage d’infections asymptomatiques à la urinaire X X X X X X X X X X (a) Sérologie de la toxoplasmose en cas de négativité du résultat précédent Recherche de l’antigène HBs Hémogramme Examens à proposer systématiquement 2e échographie (entre 20 et 25 SA) (d) urinaires bandelette Examens à proposer éventuellement ECBU en cas d’antécédents d’infections urinaires, de diabète ou de bandelette urinaire positive RAI : recherche d’agglutinines irrégulières ; ECBU : examen cytobactériologique des urines. (a) Si la recherche est positive, l’identification et le titrage des anticorps sont obligatoires. (b) Recommandations « Prévention de l’allo-immunisation Rhésus D fœtomaternelle », CNGOF 2005. (c) Sauf si une injection anti-D a été pratiquée à 28 SA. (d) Rapport du Comité national technique de l’échographie fœtale, 2005. HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 21 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées 4.4 Consultation du 9e mois En complément de l’appréciation du niveau de risque déterminant dans le choix du lieu de naissance (cf. tableau 1), le déroulement de la 8e consultation prénatale ainsi que les examens à prescrire ou à proposer sont décrits dans les encadrés 9 et 10. Si la grossesse est toujours considérée à faible niveau de risque, il est important de souligner qu’il n’y a pas d’arguments justifiant une consultation supplémentaire ou un enregistrement du rythme cardiaque fœtal entre cette consultation et le terme. Encadré 9. Déroulement de la consultation du 9e mois. Poids, prise de la tension artérielle, recherche des signes fonctionnels urinaires. Mesure de la hauteur utérine, et obstétrical recherche des bruits du cœur et des mouvements fœtaux, recherche des contractions utérines, présentation fœtale (contrôle échographique en cas de doute) b. Établir le pronostic obstétrical Information de la femme sur le déroulement de l’accouchement (mode prévu d’accouchement) Prise en charge d’une grossesse à c. Donner des informations terme ; modalités locales de rendezpratiques (a) vous et consignes claires quant à la date à laquelle la femme enceinte doit se présenter dans la maternité choisie après que le terme est atteint Information sur les interventions d. Vérifier l’environnement adaptées possibles et proposition familial, les conditions de d’éventuelle intervention coordonnée sécurité de la mère et de son d’une aide sociale (travailleur social), bébé d’une puéricultrice de PMI, du médecin traitant, du pédiatre, du psychologue, etc. a. Réaliser un examen clinique général (a) Recommandations pour la pratique clinique « Préparation à la naissance et à la parentalité », HAS 2005. HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 22 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Encadré 10. Examens à prescrire ou à proposer au cours de la consultation du 9e mois de grossesse. Obligatoirement Éventuellement Sérologie de la toxoplasmose en cas de négativité du résultat à la consultation précédente Glycosurie et protéinurie Examen cytobactériologique des urines (ECBU) en cas d’antécédents ou de diabète. HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 23 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Tableau 1. Types de suivi et structure recommandés pour l’accouchement en fonction des situations à risque identifiées chronologiquement au cours de la grossesse (liste indicative non limitative). Types de suivi recommandés Suivi A : selon le choix de la femme, le suivi régulier peut être assuré par une sage-femme ou un médecin (généraliste, gynécologue médical ou gynécologue-obstétricien). Avis A1 : l’avis d’un gynécologue-obstétricien et/ ou d’un autre spécialiste est conseillé. Avis A2 : l’avis d’un gynécologue-obstétricien est nécessaire. L’avis complémentaire d’un autre spécialiste peut également être nécessaire. Suivi B : le suivi régulier doit être assuré par un gynécologue-obstétricien. Types de structure requises Unité d’obstétrique : telle que définie dans l’article R. 6123-43 du Code de la santé publique « une unité d’obstétrique assure, tous les jours de l’année, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, les accouchements ainsi que les actes de chirurgie abdomino-pelvienne liés à la grossesse, à l’accouchement et à la délivrance. Elle participe également au dépistage des facteurs de risques durant la grossesse, notamment dans le cadre des consultations prénatales. Elle assure les soins suivant l’accouchement pour la mère et les enfants nouveau-nés dont la naissance est intervenue dans l’établissement. Si l’établissement dans lequel est né l’enfant ne peut assurer sa prise en charge adaptée, il organise son transfert vers un autre établissement apte à délivrer les soins appropriés. » À adapter en fonction du risque pour la mère et l’enfant à naître. Abréviations et acronymes : indice de masse corporelle (IMC), hypertension artérielle (HTA), interruption volontaire de grossesse (IVG) et interruption médicale de grossesse (IMG), retard de croissance intra-utérin (RCIU), mort fœtale intrautérine (MFIU), hemolysis, elevated liver enzymes and low platelet (HELLP), syndrome des anticorps antiphospholipides (SAPL), lupus érythémateux disséminé (LED), virus d’immunodéficience humaine (VIH), fécondation in vitro (FIV) HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 24 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Tableau 1. Types de suivi et structure recommandés pour l’accouchement en fonction des situations à risque identifiées chronologiquement au cours de la grossesse (liste indicative non limitative) (accord professionnel). Période préconceptionnelle ou 1re consultation de grossesse FACTEURS DE RISQUE GÉNÉRAUX Situations à risque Âge (moins de 18 ans et au-delà de 35 ans) Poids (IMC inférieur ou égal à 17,5 kg/m2 et supérieur ou égal à 40 kg/m2 pour obésité morbide) Facteurs individuels et sociaux, vulnérabilité émotionnelle (rupture, deuil, isolement) Risque professionnel (exposition avérée par des produits toxiques ou tératogènes par exemple) Antécédents familiaux - Pathologies génétiquement transmissibles ou entraînant une incidence accrue dans la descendance (proches au 1er degré) - Pathologies génétiques : caryotypique, génique Suivi A1 pour les extrêmes A1 pour les extrêmes A Structure Unité d’obstétrique si facteur isolé À adapter pour les extrêmes Unité d’obstétrique A2 À adapter A2 À adapter en fonction de l’anomalie A1 À adapter en fonction des conséquences TOXIQUES Sevrage alcoolique HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 25 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Prise de médicaments potientiellement tératogènes ou de toxiques en préconceptionnel (exposition avérée) A2 À adapter ANTÉCÉDENTS PERSONNELS PRẺEXISTANTS NON GYNÉCOLOGIQUES Antécédents chirurgicaux généraux et neurochirurgicaux A2 À adapter À adapter Pathologie rétinienne (dont myopie grave) B A1 Hémorragie cérébrale, anévrisme B À adapter Traumatisme du bassin ou du rachis (fracture déplacée) Chirurgies, pathologies cardiaques (avec retentissement hémodynamique) dont Marfan, Ehlers-Danlos et autres Unité d’obstétrique Antécédents médicaux et pathologies préexistantes non gynécologiques Usage de drogues illicites (héroïne, ecstasy, cocaïne sauf cannabis) et substituts (méthadone) et sevrage Hypertension artérielle Diabètes Thrombose veineuse profonde- embolie pulmonaire - Affections thyroïdiennes équilibrées (selon la pathologie) hors maladie de Basedow - Maladie de Basedow Épilepsie traitée ou non traitée - Asthme ou pathologie pulmonaire (avec incidence sur la fonction respiratoire) - Asthme modéré, ancien, contrôlé Maladies inflammatoires digestives (maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique traitée) A1 Unité d’obstétrique si antécédent ancien B B B A1 À adapter B A2 précoce B À adapter A A2 précoce Unité d’obstétrique HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 26 À adapter À adapter Unité d’obstétrique À adapter À adapter À adapter Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Drépanocytose et autres hémoglobinopathies : - mère homozygote - mère hétérozygote Anomalies de la coagulation, thrombopénie maternelle et purpura thrombopénique auto-immun Maladies de système et maladies rares (sclérose en plaques, Addison, Cushing, LED, SAPL, sclérodermie, polyarthrite rhumatoïde) - Néphropathie - Uropathie Affection hépatique (cholestase, maladie biliaire, adénome) Chimiothérapie et radiothérapie Maladies psychiatriques sévères (pathologie elle-même et facteurs de risque liés à la thérapeutique) : schizophrénie, troubles bipolaires, syndromes dépressifs sévères B A2 B B B A2 A2 précoce A2 A2 précoce À adapter Unité d’obstétrique À adapter À adapter À adapter Unité d’obstétrique si sans retentissement À adapter Unité d’obstétrique À adapter Maladies infectieuses Séropositivité VIH Portage antigène HBs B A1 À adapter Hépatite C ou B active A2 À adapter B A1 À adapter Unité d’obstétrique ANTÉCÉDENTS PERSONNELS PRÉEXISTANTS GYNÉCOLOGIQUES Pathologies utéro-vaginales Malformation utéro-vaginales Mutilations sexuelles Chirurgie cervico-utérine HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 27 À adapter Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Chirurgie du prolapsus (reconstruction pelvienne, traitement) Conisation (amputation cervicale, cryothérapie, résection à l’anse) A2 A2 À adapter Myomectomie, utérus cicatriciel (cicatrice gynécologique) Distylbène syndrome A2 B À adapter A1 A Unité d’obstétrique Césarienne Incompatibilité fœto-maternelle (érythrocytaire et plaquettaire) Béance cervicale ou cerclage, selon la pathologie A2 B B À adapter Hypertension gravidique Pré-éclampsie, syndrome de HELLP Fausses couches répétées au cours du 1er trimestre : - sans étiologie - avec étiologie SAPL A2 B Fausses couches tardives au cours du 2e trimestre B À adapter À adapter ANTÉCÉDENTS PERSONNELS LIÉS À UNE GROSSESSE PRÉCÉDENTE Antécédents médicaux Infections urinaires récidivantes (plus de 2) hors uropathie Diabète gestationnel À adapter en fonction d’une récidive au cours de la grossesse Antécédents obstétricaux Accouchement prématuré A2 B A2 précoce B HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 28 À adapter À adapter en fonction du terme À adapter en fonction de la récidive Unité d’obstétrique si évolution de la grossesse sans complications À adapter en fonction de la récidive À adapter en fonction de la récidive Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Interruption volontaire de grossesse (IVG) ( plus de 2) A1 Unité d’obstétrique Interruption médicale de grossesse (IMG) A2 Hématome rétroplacentaire B - Retard de croissance intra-utérin sévère (RCIU) (< 3e percentile) - Mort fœtale in utero (MFIU) d’origine vasculaire B B À adapter en fonction du motif de l’IMG et de la situation actuelle À adapter en fonction du déroulement de la grossesse À adapter À adapter Asphyxie périnatale avec séquelles B À adapter Mort périnatale inexpliquée Anomalie congénitale ou génétique B A2 À adapter A1 A2 A A2 A1 À adapter Antécédents liés à l’enfant à la naissance À adapter Antécédents liés à l’accouchement précédent Hémorragies post-partum sévères Déchirure du sphincter anal Dépression du post-partum, stress post-traumatique Psychose puerpérale Dystocie des épaules HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 29 Unité d’obstétrique Unité d’obstétrique À adapter À adapter Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Durant la grossesse (de la 2e à la 7e consultation - du 4e au 8e mois) FACTEURS DE RISQUE GÉNÉRAUX Situations à risque Suivi Structure Traumatisme abdominal A2 Accouchement secret sous x A1 À adapter en fonction de la pathologie générée par le traumatisme Unité d’obstétrique TOXIQUES Usage de drogues illicites (héroïne, méthadone, ecstasy et cocaïne ) Cannabis Alcool A2 A1 A2 Tabac Consommation de médicaments potientiellement tératogènes ou toxiques (exposition avérée) Intoxication au plomb Oxyde de carbone Irradiation A1 A2 À adapter À adapter À adapter selon degré d’alcoolémie Unité d’obstétrique À adapter B Unité d’obstétrique B À adapter Unité d’obstétrique si aucune répercussion A2 Facteurs de risque médicaux Diabète gestationnel HTA gravidique (selon les chiffres tensionnels) A2 B HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 30 À adapter À adapter Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Néphropathie gravidique (protéinurie isolée) B À adapter Thrombose veineuse profonde B À adapter Coagulopathies et thrombopénie maternelles Anémie gravidique B A À adapter Récidive d’infection urinaire basse (plus de 2) Pyélonéphrite (cf. Infections urinaires) Vomissements gravidiques sévères (perte de poids, troubles ioniques, hépatiques…) - au 1er trimestre de grossesse - au 2e ou 3e trimestre de grossesse Cholestases gravidiques A1 A2 Unité d’obstétrique A2 B Unité d’obstétrique À adapter Maladies infectieuses apparues/constatées Situations à risque B Suivi À adapter en fonction de la sévérité et de l’étiologie À adapter À adapter Structure Toxoplasmose B Rubéole B Infection à cytomégalovirus B HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 31 À adapter si pathologie fœtale À adapter si pathologie fœtale À adapter si pathologie fœtale Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Herpès génital primo-infection ou récidive B Infection à parvovirus B19 B Varicelle/ zona B Hépatite B aiguë Hépatite virale A, C, D ou E Tuberculose Infection VIH Syphilis Grippe B B B B B A1 Listériose Paludisme Chikungunya Maladie périodontale B B B A À adapter si survenue durant 3e trimestre de grossesse À adapter si pathologie fœtale À adapter si pathologie fœtale À adapter À adapter À adapter À adapter À adapter À adapter en fonction du terme et des répercussions maternofœtales À adapter À adapter À adapter Unité d’obstétrique Facteurs de risque médicaux/chirurgicaux Laparotomie en cours de grossesse A2 À adapter A2 A2 À adapter Facteurs de risque gynécologiques Cancer du col Fibrome(s) utérin(s) (prævia et/ou volumineux et/ou symptomatique et/ou endocavitaire) HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 32 À adapter Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées A2 B A1 A2 Unité d’obstétrique Traitement de l'infertilité (> 1 an) Datation incertaine d’une grossesse de découverte tardive A1 A2 Unité d’obstétrique Oligoamnios (< 37 SA) Hydramnios Pré-éclampsie, pré-éclampsie supposée, syndrome HELLP Amniocentèse/ponction des villosités choriales B B B A2 À adapter Réduction embryonnaire Pertes de sang persistantes - avant 16 SA - après 16 SA Hémorragies fœto-maternelles Hématome rétroplacentaire Béance cervicale B Kyste ovarien Cancer du sein Infections vaginales Vaginoses bactériennes À adapter Unité d’obstétrique À adapter Obstétriques A2 A2 B B B HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 33 Unité d’obstétrique À adapter À adapter À adapter en fonction de la pathologie concernée et du résultat du prélèvement À adapter Unité d’obstétrique À adapter À adapter À adapter À adapter en fonction du terme atteint (cf. protocoles de réseaux entre 36 et 37SA) Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Menace d’accouchement prématuré B Grossesse gémellaire - bichoriale - monochoriale Grossesse triple A2 B B Incompatibilité fœto-maternelle (érythrocytaire et plaquettaire) Diagnostic prénatal/suspicion de malformation ou de pathologie congénitale B A2 Retard de croissance fœtale Mort fœtale in utero Anomalies de localisation du placenta Placenta bas inséré avec métrorragies, placenta ou vaisseaux prævia après 32 SA Grande multipare (supérieur à 5) B B B B A1 HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 34 À adapter en fonction du terme atteint (cf. protocoles de réseaux entre 36 et 37SA) Unité d’obstétrique À adapter À adapter À adapter À adapter en fonction de la pathologie et du résultat À adapter À adapter À adapter À adapter en fonction du terme atteint Unité d’obstétrique Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Consultation du 9e mois (et/ou jusqu’à l’accouchement) Facteurs de risque obstétricaux Situations à risque Suivi Grossesse non suivie B Dépassement de terme Macrosomie Présentation non céphalique à terme Suspicion de dystocie B A2 B B HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 35 Structure Unité d’obstétrique À adapter À adapter À adapter À adapter Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Participants Les agences, sociétés savantes et associations professionnelles suivantes ont été sollicitées pour l’élaboration de ces recommandations : Agence de la biomédecine Association des épidémiologistes de langue française Association des utilisateurs du dossier informatisé en périnatalogie, obstétrique et gynécologie Association nationale des puéricultrices diplômées d’État Association nationale des sages-femmes libérales Association nationale des sages-femmes territoriales Club de périfœtologie Collège français d’échographie fœtale Collège national des généralistes enseignants Collège national des gynécologues et obstétriciens français Collège national des sages-femmes Conseil national de l’ordre des sages-femmes Fédération des gynécologues et obstétriciens de langue française Fédération nationale des collèges de gynécologie médicale Fédération nationale des pédiatres néonatologistes Groupe de pédiatrie générale de la Société française de pédiatrie Société de formation thérapeutique du généraliste Société de réanimation de langue française Société française d’anesthésie et de réanimation Société française de biologie clinique Société française de documentation et de recherche en médecine générale Société française de gynécologie Société française de médecine générale Société française de médecine interne Société française de médecine périnatale Société française de néonatalogie Société française de pédiatrie Société française de radiologie et d’imagerie médicale Société française de santé publique Société nationale de gynécologie et d’obstétrique de France Syndicat national de l’union des échographistes Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France Union nationale des syndicats de sages-femmes françaises Comité technique périnatalité de la HAS Pr Catherine Adamsbaum, radiologue, Paris Mme Elisabeth Bailleux, sage-femme cadre supérieur, Lille Mme Christine Blanchot, sage-femme coordinatrice, Chartres Dr Gérard Boutet, gynécologue médical, La Rochelle Pr Michel Collet, gynécologue obstétricien, Brest Mme Anne-Marie Curat, sage-femme, Foix Dr Isabelle de Beco, médecin généraliste, Paris Dr Philippe Edelman, gynécologue, Paris Dr Sylvie Gillier Poirier, médecin généraliste, Saint-Sébastien-sur-Loire Dr François Goffinet, gynécologue-obstétricien, Paris Pr Pierre-Henri Jarreau, pédiatre néonatologiste, Paris Pr Pierre Lequien, néonatologiste, Lille Pr Philippe Letellier, médecin interniste, Caen Dr Brigitte Lerendu, médecin de santé publique, Mâcon Dr Michel Levêque, médecin généraliste, Thann Mme Flore Marquis-Diers, représentante associative, Paris Pr Alexandre Mignon, anesthésiste-réanimateur, Paris Mme Frédérique Teurnier, sage-femme, Paris. HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 36 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Groupe de travail Pr Claude d’Ercole, gynécologue-obstétricien, Marseille - président du groupe de travail Dr Karine Astruc, médecin de santé publique, Dijon - chargée de projet Dr Raha Shojai, gynécologue-obstétricien, Marseille - chargé de projet Mme Karine Petitprez, chef de projet, HAS, Saint-Denis La Plaine Mme Véronique Bitouzé, psychologue, Lille Mme Béatrice Blondel, épidémiologiste, Villejuif Dr Philippe Boisselier, gynécologue-obstétricien, Poitiers Dr Bernard Branger, médecin coordinateur, Nantes Mme Catherine Chassigneux, sage-femme, Voiron Pr Bruno Carbonne, gynécologue-obstétricien, Paris Pr Bruno Langer, gynécologue-obstétricien, Strasbourg Mme Jacqueline Lavillonière, sage-femme, Valsles-Bains Dr Yves Lequeux, médecin généraliste, SaintPère-en-Retz Dr Marie-Josée Kubler-Lévêque, médecin généraliste, Thann Dr Philippe Mussat, pédiatre, Paris Dr Denis Ortega, médecin anesthésisteréanimateur, Marseille Mme Elisabeth Paganelli, gynécologue médicale, Tours Pr Francis Puech, gynécologue obstétricien, Lille Mme Véronique Tessier, sage-femme, Paris Pr Éric Verspyck, gynécologue-obstétricien, Rouen Dr Norbert Winer, gynécologue-obstétricien, Nantes HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 37 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Groupe de lecture Dr Corinne Alberti, épidémiologiste, Paris Dr Jacques Bargier, médecin généraliste, Mouries Dr Céline Baron, médecin généraliste, Angers Mme Catherine Bertevas, sage-femme, Brest Pr Georges Boog, gynécologue-obstétricien, Nantes Mlle Cécile Bosher, pédiatre, Nantes Pr Léon Boubli, gynécologue-obstétricien, Marseille Pr Pierre Boulot, gynécologue-obstétricien, Montpellier Dr Yann Bourgeuil, directeur de recherche, Paris Dr Sylvie Brailly-Tabard, biologiste médicale, Le Kremlin-Bicêtre Mme Claudine Burban, sage-femme cadre supérieur, Nantes Dr Henri Cohen, gynécologue-obstétricien, Paris Mme Marianne Corbillon-Soubeiran, sage-femme, Amiens Dr France de Moegen, médecin territorial, Noisyle-grand Dr Annette Delabar, médecin généraliste, Évry Mme Claude Doyen, sage-femme, Strasbourg Dr Rémy Durand, médecin généraliste, Corgoloin Mme Hélène Fosse, cadre sage-femme, Tarbes Mme Hélène Goninet, sage-femme, Aubenas Dr Hélène Grandjean, directeur de recherche épidémiologiste, Paris Dr Liliane Grangeot-Keros, virologue, Clamart Dr Georges Haddad, médecin échographiste, La Chaussée-Saint-Victor Dr Gluda Hatem-Gantler, gynécologueobstétricien, Saint-Mandé Mme Jacqueline Huillier, sage-femme échographiste, Grenoble Dr Monique Husson, médecin généraliste, Marseille Dr Jacques Lagarde, médecin généraliste, L’Isle Jourdain Mlle Maï Le Du, sage-femme, Sablé-sur-Sarthe Mme Camille Le Ray, gynécologue-obstétricien Montréal, Canada Mme Cécile Lebécel, sage-femme libérale, Lagrasse Mme Marielle Legentil, sage-femme, Dole Mme Véronique Martinez, cadre sage-femme, Toulouse Dr Antoine Mensier, gynécologue-obstétricien, Saint Herblain Mme Madeleine Moyroud, sage-femme, Roanne Mme Françoise Nguyen, directrice sage-femme, Poissy Pr Israël Nisand, gynécologue-obstétricien, Strasbourg Dr Isabelle Pagniez, gynécologue médicale, Lille Dr Maryse Palot, anesthésiste-réanimateur, Reims Dr Olivier Parant, gynécologue-obstétricien, Toulouse Dr Juliana Patkai, pédiatre, Paris Dr Gilles Pennehouat, gynécologue-obstétricien, Chambéry Dr Michael Persch, gynécologue-obstétricien, Cagnes-sur-Mer Mme Laurence Platel, sage-femme, SaintSébastien-sur-Loire Pr Patrice Poulain, gynécologue-obstétricien, Rennes Dr Pascale Roblin, médecin généraliste, Marseille Dr Mathias Rossignol, anesthésiste-réanimateur, Paris Pr Paul Sagot, gynécologue-obstétricien, Dijon Dr Stéphane Saint-Léger, gynécologueobstétricien, Aulnay-sous-Bois Dr Philippe Thulliez, médecin biologiste, Paris HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 38 Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Fiche descriptive TITRE Suivi et orientation des femme enceintes en fonction des situations à risque identifiées Méthode de travail Objectif(s) Professionnel(s) concerné(s) Recommandations pour la pratique clinique Aider au suivi de la grossesse normale et améliorer l’identification des situations à risque de complications maternelles, obstétricales et fœtales (hors accouchement) pouvant potentiellement compliquer la grossesse afin d’en adapter si besoin le suivi Ensemble des professionnels impliqués en périnatalité qui exercent, selon les possibilités locales, dans un réseau de périnatalité ou dans le cadre d’une collaboration ville-hôpital, notamment les sages-femmes, les médecins généralistes, les gynécologues médicaux, les gynécologues-obstétriciens, les anesthésistes-réanimateurs, les pédiatres néonatologistes et les échographistes qui pratiquent des échographies obstétricales Collège national des gynécologues-obstétriciens français, Société Demandeur française de médecine périnatale, Collectif interassociatif autour de la Promoteur Pilotage du projet Participants Recherche documentaire naissance et Collège national des sages-femmes. Haute Autorité de santé (service des recommandations professionnelles) me Coordination : M Karine Petitprez, chef de projet, service des recommandations professionnelles de la HAS (adjoint au chef de r service : Mr Frédéric Debels ; chef de service : D Patrice Dosquet) lle Secrétariat : M Laetitia Cavalière me Recherche documentaire : M. Aurélien Dancoisne, avec l’aide de M Laurence Frigère, service de documentation de la HAS (chef de service me : M Frédérique Pagès) Sociétés savantes, Comité technique périnatalité, groupe de travail r (président : P Claude d’Ercole, gynécologue-obstétricien, Marseille), groupe de lecture : cf. liste des participants De janvier 1995 à novembre 2005 (mise à jour jusqu’en mai 2007) r D Karine Astruc, médecin d’hygiène hospitalière, Dijon - chargée de Auteurs projet de l’argumentaire r Validation Autres formats D Raha Shojai, gynécologue-obstétricien, Marseille - chargé de projet Avis de la Commission évaluation des stratégies de santé de la HAS en mars 2007 Validation par le Collège de la HAS en mai 2007 Synthèse et argumentaire disponibles sur www.has-sante.fr HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 39 ISBN : Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées Toutes les publications de l’HAS sont téléchargeables sur HAS/Service des recommandations professionnelles/Mai 2007 www.has-sante.fr 40