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L’Economie
de la
Glisse
v1
(SYNTHESE)
Etude réalisée par Ronan LEGENDRE pour les comptes de :
La Chambre de Commerce et d’Industrie
de Bayonne Pays Basque
50-51, Allées Marines
BP 215
64102 Bayonne Cedex
L’EUROSIMA
Centre d’affaires Olano
BP 10 ZI de Jalday
64500 St Jean de Luz
« L’Economie de la Glisse »
Etude réalisée par Ronan LEGENDRE
INTRODUCTION
Cette étude à pour objet d’analyser un secteur bien particulier du sport, celui des sports de
glisse. Les sports de glisse sont à peu près connus de tous, en particulier certaines
disciplines qui constituent ce type de sports tels le surf, le snowboard, le skate, le funboard
ou plus récemment le kitesurf. Ces différents sports, même s’ils sont connus du grand
public, notamment grâce à leurs aspects spectaculaires, sont souvent mal jugés et mal
ressentis par le grand public. En effet pour de nombreuses personnes le surf, reste un
univers marginal dont la pratique est limitée à quelques jeunes « babas-cool » bronzés et
aux cheveux décolorés par la mer et le soleil. Nous allons donc pouvoir constater au cours
de cette étude que ce cliché, s’il était peut être vrai dans les années 70, a aujourd’hui changé
et que ce secteur occupe une place de plus en plus importante dans notre société à quelque
niveau que ce soit.
Cette étude va ainsi avoir pour but de montrer que les sports de glisse que sont notamment le
surf, le snowboard et le skate attirent de plus en plus d’adeptes, ce qui permet aujourd’hui
de parler d’un véritable glissbusiness, qui génère chaque année plusieurs milliards d’Euros
et ceci, en touchant de nombreux secteurs. L’étude tentera de montrer la réelle importance
de ce secteur notamment sur la Côte Basco-Landaise et qu’il ne s’agit plus aujourd’hui,
lorsque l’on parle de surf, de deux ou trois « gamins » qui surfent une vague sur une petite
planche de mousse. Pour ceci une observation de l’évolution des différents marchés et de
leurs différents acteurs sera faite, tout en considérant l’aspect sociologique et historique du
phénomène, ce qui nous permettra d’établir un constat sur le marché actuel des sports de
glisse et plus particulièrement sur le surf, le snowboard et le skate.
Chambre de Commerce et d’Industrie de Bayonne Pays Basque
European Surf Industry Manufacturers Association (EUROSIMA)
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« L’Economie de la Glisse »
Etude réalisée par Ronan LEGENDRE
APPROCHE SOCIOLOGIQUE
Depuis plus de 20 ans maintenant, le sport est en pleine mutation.
L’un des mouvements, à l’origine de la remise en cause de ce système institutionnel, et
fédéral, est la Glisse.
Le terme de sport de glisse est à l’heure actuelle assez difficile à définir.
La vision des sports de glisse sera donc quelque peu différente selon les personnes et leur
positionnement dans cet univers.
La glisse s’avère aujourd’hui un mode d’adaptation de la nouvelle génération à la société.
La glisse au travers de son langage, de son look, de sa musique…s’apparente donc à un style
¼ de la cible impliquée glisse assimile la glisse à un mode de vie.
de vie :
¾ restant dans un rôle d’activité sportive.
La glisse « mode de vie » est évoquée par :
Les 15-24 ans à 31%.
Les 25-34 ans à 30%.
Les hommes à 25%.
Si les jeunes apprécient autant la glisse, c’est que cet univers s’inscrit pour eux dans un
processus global de gestion et d’adaptation aux différentes crises que sont la faillite de la
culture et de la société, la destruction de la nature et de leur environnement de vie.
C’est ainsi que l’on peut distinguer les différentes valeurs de la glisse : le plaisir, l’aisance,
l’esthétique, la fluidité, la quête de sensations, la liberté et l’absence de règles.
L’une des autres particularités de la glisse est le zapping.
La glisse urbaine qui est considérée comme la plus provocante et rebelle, est aussi le type de
glisse le plus répandu (40%) devant le surf (38%) et le snowboard (22%).
Ce système de valeurs associées à la pratique se retrouve par la suite au niveau des marques
consommées et plébiscitées par les pratiquants.
Le cabinet Sport Lab, a estimé à 1.400.000 nouveaux pratiquants adultes de sports de glisse et
à 200.000 nouveaux pratiquants enfants pour l’année 1998, ce qui représente une
augmentation de 1.600.000 pratiquants (toutes glisses confondues).
Qui sont-ils ?: hommes, des professions supérieures et intermédiaires, habitants de la région
Parisienne, habitants dans les communes de plus de 100.000 habitants.
La répartition des types de glisse selon l’âge :
Enfants
(6-14 ans)
Adultes
(15-64 ans)
Glisse urbaine
84%
39%
Glisse d'eau
12%
45%
Glisse neige
4%
16%
Source : Sport Lab.
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« L’Economie de la Glisse »
Etude réalisée par Ronan LEGENDRE
LE MARCHÉ DU SPORT EN
GÉNÉRAL
Au niveau Mondial :
Le marché mondial des articles de sport est estimé à plus de 76 milliards d’Euros.
Le textile et les équipements constituent les plus gros segments du marché.
L’industrie mondiale se concentre autour des trois majors Nike, Adidas-Salomon et Reebok.
Suivent ensuite Benetton, Fila, Mizuno, Asics, Pentland, Amer….
Au niveau Européen :
Avec 30% des ventes mondiales soit 37 milliards d’Euros en 2001, l’Europe constitue un
marché important puisque au 2ème rang mondial derrière les Etats Unis et devant le Japon,
mais aux résultats inégaux d’un pays à l’autre. La France représente 6,5% du marché
mondial.
Au niveau Français :
Le marché français de l’équipement sport de la personne, tous circuits confondus était estimé
à environ 7,85 milliards d’Euros en 2001 (+3,97%).
La répartition du marché s’effectue de la manière suivante :
60% du chiffre d’affaires est réalisé par environ 3.600 magasins spécialisés d’articles de
sport et loisirs (générant environ 35.000 emplois).
40% du chiffre d’affaires est réalisé par les autres entreprises de la distribution non
spécialisées (surface alimentaire, prêt à porter…).
En France, le budget moyen consacré à la consommation d’articles de sport est de 329,7
Euros par ménage et de 129,57 Euros par habitant. Cette consommation en articles de sport
représente 1% de la consommation totale des ménages et près de 11% de leurs dépenses
consacrées aux loisirs et à la culture.
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« L’Economie de la Glisse »
Etude réalisée par Ronan LEGENDRE
LE « GLISSBUSINESS »
Actuellement le secteur de la Glisse devrait se stabiliser lors de l’année 2003.
Le marché de la glisse n’est plus un épiphénomène. Les businessmen qui gèrent ces
entreprises, dont certaines sont maintenant quottées en bourse, sont bien loin des débuts du
surfbusiness. Ils doivent maintenant gérer des multinationales, qui emploient des centaines
de personnes et génèrent pour certaines d’entres elles plusieurs centaines de millions
d’Euros de chiffre d’affaires. Ces sociétés grandissantes sont toutes confrontées à un
challenge commun qui consiste à garder leur âme de Surf Company.
Les acheteurs de ce marché préfèrent privilégier les marques authentiques. A contrario, ils
délaissent les marques de sport traditionnel et généralistes.
Le marché mondial de l’industrie de la glisse représente plus de 2 milliards de dollars au
niveau international (chiffre 2001).
Les plus gros marchés du surfwear sont :
Les Etats Unis, avec 4,5 milliards de dollars.
Le Brésil avec 1 milliard de dollars.
L’Europe n’est pas en reste avec prés d’1 milliard d’Euros en 2001.
Les entreprises Internationales : Airwalk, Arnette, Billabong, Burton, Dickies, Flow,
Globe, Gordon and Smith, Gotcha, Hurley, Oakley, Ocean Pacific, O’Neill, Protest,
Quiksilver, Reef, Rip Curl, Rusty, Salomon, 2ND SKY, Split, Town and Country, Vans,
Volcom, Von Zipper.
Les entreprises françaises : Bic Sport, Kana Beach, Oxbow, Pacific Motion, Rossignol, Sun
Valley.
En terme de distribution, les marques de surfwear lancent de plus en plus des magasins en
nom propres (franchisé ou non), cette politique d’enseigne est de plus en plus répandue et
fait parti des stratégies de développement des entreprises.
La Glisse est présente dans tous les différents médias traditionnels : l’audiovisuel (télévision
avec la création des chaînes spécifiques, cinéma…), la presse écrite, internet…
De nombreux salons Glisse ont vu le jour.
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« L’Economie de la Glisse »
Etude réalisée par Ronan LEGENDRE
ÉTUDE DES MARCHÉS
Etude du marché du Surf.
Les pratiquants :
Il y aurait dans le monde : 20 millions (17 millions en 1997) dont :
Au Brésil : plus de 2 millions de pratiquants réguliers).
Aux Etats Unis : 1,2 millions, dont 300.000 femmes (27,2% des pratiquants).
En France : prés de 100.000, dont 80.000 sur la seule côte Aquitaine.
Malgré l’explosion de la mode surf depuis les années 90, la pratique n’a jamais connu un
essor similaire. Cependant, avec un peu plus de 17.000 licenciés, la Fédération Française de
Surf connaît une progression régulière de 5 à 10% par an.
Le marché des planches de surf :
Le marché mondial des planches neuves est estimé à environ 1.000.000 planches, réparti
principalement de la façon suivante :
Etats Unis : 500.000 surfs vendus par an au prix moyen de 425 Euros
Brésil : 130.000 surfs vendus par an au prix moyen de 213 Euros
Australie : 100.000 surfs vendus par an au prix moyen de 318 Euros.
Japon : 50.000 surfs vendus par an au prix moyen de 1.600 Euros.
France : 15.000 surfs vendus par an.
On estime que la vente des planches et accessoires (leash, pad, wax…) représente environ 1/3
du marché du surf, le textile occupant une part très importante de ce marché.
Le marché des combinaisons :
En ce qui concerne le marché des combinaisons néoprènes, on parle au niveau mondial de
700.000 pièces vendues, dont 1/3 par O’Neill, 20% par Rip Curl et suivrait ensuite Neil
Pryde.
Au niveau européen, Rip Curl s’octroie la place de leader sur le marché européen en ce qui
concerne les combinaisons de surf en laissant la place à Neil Pryde pour ce qui est des
combinaisons de windsurf.
Conclusions et perspectives :
Concernant le marché du surf, les spécialistes sont tous plutôt optimistes même si le potentiel
de croissance est faible, les marques préfèrent en effet porter leurs ambitions vers les Etats
Unis, l’Australie ou le Japon. Toutefois la stabilité de la croissance du marché et de la
pratique devrait en assurer la pérennité, même lorsque le surfwear sera moins
tendance…Mais en attendant, ce secteur se développe et se professionnalise de manière à
satisfaire la demande.
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« L’Economie de la Glisse »
Etude réalisée par Ronan LEGENDRE
Etude du marché du Snowboard.
Les pratiquants :
Il y aurait dans le monde plus de 6 millions de snowboarders dont 4,3 millions aux Etats Unis
et prés de 700.000 en France.
Ce sont essentiellements des hommes jeunes , issus d’un milieu urbain, relativement aisé…
Néanmoins, le public snowboard est de plus en plus varié et mixte.
Le marché :
Tous produits confondus, le marché mondial du snowboard est estimé pour la saison
2000/2001 à 430 millions d’Euros (soit une augmentation de 7,5% par rapport à la saison
précédente).
Il représente 25% du marché mondial du matériel de sports d’hiver en valeur.
Au niveau de la répartition mondiale des ventes on observe une nette domination du Japon,
toute fois il faut noter que ce marché est en forte baisse depuis ces dernières saisons.
Les acteurs principaux du snowboard sont l’Américain Burton, qui est l’incontestable numéro
un devant le Français Rossignol et d’Adidas-Salomon.
Le marché des boards : Le marché mondial des planches de snowboard représente 0,22
milliards d’Euros en 2000/2001, avec 1,53 millions de boards vendues. En France, ce
marché est estimé à 24-25 millions d’Euros.
Le marché des fixations : Le marché mondial des fixations est estimé à 79 millions d’Euros
selon la FIFAS pour la saison 2000/2001. En France, il s’est vendu 114.000 paires de
fixation lors de la saison 2000/2001, contre 90.000 lors de la saison précédente.
Le marché des boots : Le marché mondial des boots représente 30% du chiffre d’affaires du
secteur pour 129 millions d’Euros soit 1,65 millions de paires vendues lors de la saison
2000/2001. En France, il s’est vendu 104.555 paires de boots lors de la saison 2000/2001.
Conclusion et perspectives :
Alors que le snowboard avait profité du déclin du ski alpin, il semble que la tendance
aujourd’hui ce soit inversée, puisque nous assistons à une recrudescence du ski, qui se
calque sur « l’univers snowboard », et l’esprit freeride qui l’entoure. Toutefois le ski ne
représente pas (pour l’instant…) une réelle menace, de même que l’apparition des nouvelles
pratiques tels que le Snowblade, Snowscoot…
L’ensemble des acteurs économiques et institutionnels qui oeuvrent dans le domaine du
snowboard se trouve confronté aux fluctuations d’un environnement sportif qui est traversé
par des désirs, des modes, des techniques et des comportements qui changent en
permanence.
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« L’Economie de la Glisse »
Etude réalisée par Ronan LEGENDRE
Etude du marché du Skateboard.
Le skateboard semble s’affirmer parmi les trois board-sports que sont le surf, le snowboard et
le skate, comme la véritable pratique alternative (le skateboard véhicule une contre culture
sportive) que recherche notamment les adolescents actuellement.
Les pratiquants :
Plus de 20 millions de pratiquants à travers le monde, dont 10 millions aux Etats Unis et 10
millions dans le reste du monde. En France il y aurait 1,9 millions de pratiquants de
skateboard.
Le marché :
Les skates et les produits dérivés du skate, provenant d’environ 300 professionnels de
l’équipement génèrent 1,4 milliards de Dollars de chiffre d’affaires.
300 entreprises produisent du matériel pour un montant d’environ 1,2 milliards d’Euros par
an.
Au niveau des distributeurs, il y en aurait 50 américains et 100 autres dans le monde.
Classement européen par ordre d’importance du marché du skate : Allemagne, Angleterre,
France, Suisse, Suède, Italie, Espagne, Portugal.
Les Planches : environ 100.000 plateaux de skate (un skateur régulier utilise 2 à 3 plateaux
par mois), 500.000 roues sont fabriquées chaque mois par les entreprises leaders.
Les Shoes : ce qui est le plus en pointe dans l’industrie du skate, ce sont les chaussures,
certains parlent même déjà de shoes business (terme employé par Surf Session), ce qui
s’explique notamment par le fait que la plupart des acheteurs potentiels possèdent au moins
2 paires de skateshoes et que bon nombre d’entre eux les renouvelle au moins 2 fois par an
(un skateur régulier utilise entre 8 et 12 paires de chaussures par an).
Conclusion et perspectives.
Le marché du skate ne semble pas encore mûr, en effet le textile semble se développer de plus
en plus dans ce secteur et les consommateurs sont de plus en plus jeunes avec des jeunes qui
se mettent au skateboard dés l’âge de 10 ans et des plus âgés qui grandissent tout en
continuant à acheter ce type de produits.
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« L’Economie de la Glisse »
Etude réalisée par Ronan LEGENDRE
LA CÔTE BASCO-LANDAISE, LE
PÔLE ÉCONOMIQUE EUROPÉEN
DE LA GLISSE
Chiffres d'affaires de la Glisse sur la Côte Basco-Landaise
2002 (Prévisions)
2001
2000
Nbre
Chiffres d'affaires
% du
total
Evol°
Chiffres d'affaires
% du
total
Evol°
Chiffres d'affaires
% du
total
Head Quarter
636 M€
78
+22%
494 M€
75
+40,1%
317 M€
69
44
Surf Shops
144 M€
18
+23,5%
135 M€
20
+32,1%
119 M€
26
115
Ecoles
3,3 M€
0
Est°
(+20%)
2,8 M€
0
Shapers
1 M€
0
Est°
(+20%)
0,9 M€
0
Médias
32,3 M€
4
+17,5%
26,3 M€
4
TOTAL
816 M€
100 +22,3%
659 M€
71
+21,1%
100 +36,5%
3,9 M€
1
24
20,4 M€
5
11
460 M€
100
265
(Valeurs en EUROS)
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« L’Economie de la Glisse »
Etude réalisée par Ronan LEGENDRE
Répartition des entreprises de la Glisse sur la Côte Basco-Landaise
Côte Basque (64)
Côte Landaise (40)
Head
Quarter
Boucau
Capbreton
Contis
Soorts-Hossegor
Labenne
Messanges
Moliets
Seignosse
Soustons
St Euralie
Tarnos
Tarnos
Tosse
Vieux Bouceau
18
1
Surfshops
Normal
Marque
3
1
9
7
1
2
1
5
2
1
5
1
1
1
Shapers Médias
2
1
4
1
1
1
1
TOTAL
19
Anglet
Bayonne
Biarritz
Bidart
Bilière
Ciboure
Guéthary
Hasparen
Hendaye
Mauleon Licharre
Nay
St Jean de Luz
Urrugne
Ustaritz
5
6
6
TOTAL
25
1
1
1
4
1
2
1
1
1
13
8
21
19
8
24
3
1
3
2
1
6
2
11
4
1
79
15
9
44
Chambre de Commerce et d’Industrie de Bayonne Pays Basque
European Surf Industry Manufacturers Association (EUROSIMA)
9
1
44
2
2
1
6
2
1
1
2
1
2
9
2
74
11
1
18
6
8
1
1
3
4
49
16
60
14
1
4
9
1
11
1
1
23
1
1
3
94
Total
22
1
5
92
TOTAL
Ecoles
Clubs
2
2
1
2
4
49
15
9
192
71
24
11
265
23
115
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« L’Economie de la Glisse »
Etude réalisée par Ronan LEGENDRE
LES STRATEGIES DE
DÉVELOPPEMENT DE CE
SECTEUR
Il s’agit d’un état des lieux des différents points stratégiques utilisés par ce secteur, qui
doivent leur permettre de continuer leur développement et leur expansion, à savoir :
Le développement d’un pôle économique « Glisse ».
Le développement du marché de la femme.
Le développement du marché des « kids ».
Le développement des accessoires.
La diversification des entreprises.
Le positionnement des marques.
La relation textile / matériel.
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« L’Economie de la Glisse »
Etude réalisée par Ronan LEGENDRE
CONCLUSION
Le marché de la glisse est un secteur qui se porte bien, avec pour les entreprises du secteur,
des taux de croissance importants et très nettement supérieurs aux entreprises de sports
traditionnels. Car s’il est vrai que les chiffres d’affaires de ce secteur sont encore loin de
ceux affichés par Nike, Adidas ou Reebok, force est de constater que les taux de croissance
dans la glisse depuis plusieurs années ont été bien supérieurs à ceux du sport en général. De
plus si le marché de la glisse est un marché qui monte et qui parfois descend, à chaque fois
celui-ci monte plus haut et descend moins bas.
Depuis plus de dix ans maintenant le marché de la glisse se construisait. Aujourd’hui il
apparaît donc comme un marché solide et mature. Durant sa maturation celui-ci profitait de
l’aspiration d’un marché en croissance et de l’attachement des entreprises du secteur aux
racines du surf et aux valeurs véhiculées par le lifestyle. Aujourd’hui, la solidité de ce
marché tient au fait qu’il se situe à la fois sur le sport et sur la mode en s’appuyant sur des
valeurs fortes comme l’environnement ou le voyage. Mais pour conforter cette solidité, ce
marché doit être attentif. Etant donné qu’aujourd’hui il y a une certaine banalisation du
surfwear, il faut regarder comment vont réagir les industries. Vont-elles suivre le
mouvement street, qui apparaît maintenant comme l’un des plus créatifs ? Certains
professionnels du secteur s’interrogent sur cette tendance. Le surfwear a effectivement su
s’imposer comme une véritable mode, qui a su outrepasser les plages, les stations de ski et
les divers autres lieux de pratique…La mode surfwear est présente partout dans la société, à
tel point que le surfwear tend de plus en plus à s’apparenter au sportwear.
De plus, plus une marque de glisse grandit et se diversifie hors de son métier de base, plus elle
a besoin de radicaliser son image surf, de revendiquer ses origines pour contrebalancer son
gigantisme, elle recherche donc un événement très pointu, « core ».
Ce qui risque de devenir le problème du marché de la glisse, c’est justement cet
aboutissement et ce même signe de réussite : le fait que le surfwear tende à s’apparenter au
sportwear et donc que le surfwear tombe dans la banalisation. Le dilemme du glissbusiness
est donc maintenant de grossir tout en gardant son image. Il faut donc que dans les années à
venir, les entreprises du glissbusiness restent créatives tout en conservant et en respectant
les valeurs qui font leur image et qui ont fait leur réussite. Pour y arriver de plus en plus de
marques vont devoir semble-t-il s’orienter vers l’ouverture de boutiques en nom propres
(franchisé ou non); idée renforcée par le fait qu’après avoir sollicité leur réseau de
distribution pour absorber les collections de plus en plus larges et segmentées, les marques
doivent faire face aux phénomènes de manque de place voire de saturation des magasins.
Cette situation, qui laisse peu de place aux petites marques émergeantes qui n’ont pas les
moyens d’ouvrir leurs propres boutiques met en relief la concurrence qui se fait aujourd’hui
sur le marché de la glisse ; concurrence, qui semble pour l’instant se dérouler dans une
atmosphère détendue et de solidarité entre les principales marques, comme le prouve la
création de l’EUROSIMA.
Le marché de la glisse ne semble pas à cours de ressources. Toutefois le potentiel de
développement en Europe est encore très important.
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« L’Economie de la Glisse »
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Etude réalisée par :
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9 avenue de Maignon
64600 ANGLET
Tel : 06 10 14 28 73
Email : [email protected]
Titulaire d’un MASTER en Management du Sport
Obtenu au CEMAS (Centre d’Etudes en Management des Activités
Sportives), Groupe ESC Marseille-Provence.
Groupe Ecole Supérieure de Commerce Marseille-Provence
Domaine de Luminy – BP 921
13288 Marseille cedex 9
Tel : 04 91 82 79 40
Fax : 04 91 82 78 91
http://www.escmp.esc-marseille.fr
Pour :
La Chambre de Commerce et d’Industrie
De Bayonne Pays Basque
&
EUROSIMA
Etude achevée en Décembre 2002.
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