Étude sur la formation des prix des produits agricoles, rapport d

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Étude sur la formation des prix des produits agricoles, rapport d
RAPPORT DE LA COMMISSION « PRIX AGRICOLES »
Observatoire des Prix et des Revenus
Année 2011
Thème d’étude : La formation des prix agricoles et les prix des
produits agricoles à la consommation
Août 2012
Sommaire
Résumé : .................................................................................................................................... 2
Introduction :....................................................................................................... 4
I.
Présentation de l’agriculture....................................................................... 6
A.
1.
2.
B.
1.
2.
C.
1.
2.
Présentation générale de la Guadeloupe ...................................................................... 6
Les données générales ............................................................................................. 6
Le contexte climatique ............................................................................................ 7
Présentation de l'agriculture guadeloupéenne .............................................................. 7
La répartition des filières de production en 2010.................................................... 8
Particularités des cultures de tomate et citron ....................................................... 10
Organisation de la commercialisation ........................................................................ 11
Contexte: ............................................................................................................... 11
Les circuits de commercialisation ......................................................................... 12
II. Le recensement des données disponibles.................................................. 14
1.
2.
3.
III.
Analyse de la Production agricole......................................................................... 14
Analyse de la Distribution des produits agricoles ................................................. 15
Autres documentations : ........................................................................................ 15
Les résultats ........................................................................................... 16
1.
2.
3.
4.
IV.
Le référentiel technico - économique .................................................................... 16
L’enquête Prix à la production .............................................................................. 22
Les relevés de prix dans les GMS ......................................................................... 29
Les marges pratiquées au stade détail ................................................................... 36
Les difficultés rencontrées et les décisions prises............................... 39
1.
2.
Les difficultés rencontrées..................................................................................... 39
Les décisions prises ............................................................................................... 40
Conclusion - Perspectives ................................................................................. 41
ANNEXE 1 : Groupe de travail, rédaction du rapport ................................................................ i
ANNEXE 2 : Table des illustrations .........................................................................................iii
Résumé :
Dans le cadre de l’Observatoire des Prix et des Revenus, la commission « Prix agricoles » a
mené en 2011 des travaux sur la thématique des coûts de production sur la tomate locale et le
citron vert, ainsi que sur leurs prix à la production et à la consommation. Le choix de ces
produits a été dicté en fonction de la disponibilité d’informations du champ à l’assiette. Ces
premiers travaux ont permis également de faire le point sur les données disponibles, et les
possibilités d’analyses sur l’ensemble de la chaîne depuis la production jusqu’à la mise en
marché auprès du consommateur. Ils permettent de dessiner la suite des actions de cette
Commission.
En Guadeloupe, un tiers du territoire est consacré à l'agriculture (Source : Agreste/enquête
Terruti). Les cultures traditionnelles d’exportation (canne et banane) sont les plus représentées
et les mieux organisées. Néanmoins, les filières de diversification (maraîchage, vivres,
arboriculture fruitière, horticulture…) et de l’élevage commencent à s’organiser avec la
création d’organisations de producteurs et de deux interprofessions (IGUAFHLOR et
IGUAVIE).
L’agriculture guadeloupéenne se caractérise par la prédominance d’exploitations familiales de
petite taille, principalement à statut individuel, et ne s’inscrivant pas dans un cadre
d’organisation de producteurs. Compte tenu des caractéristiques climatiques, l’agriculture est
menacée par des phénomènes naturels qui se manifestent régulièrement sur le territoire,
impactant ainsi la disponibilité de la production locale sur le marché. Ce dernier est soumis à
la forte concurrence des produits importés qui couvraient 70% des besoins alimentaires en
2007 (Source : PDRG1). La production locale, hors cultures d’exportation, est majoritairement
commercialisée au travers de circuits courts (vente directe, revendeurs,…). Le circuit de vente
via les organisations de producteur contient plus d’un intermédiaire : c’est un circuit « long ».
Il permet notamment un approvisionnent régulier de la grande distribution (GMS2).
La première phase de l’analyse porte sur les coûts de production des deux produits agricoles
retenus. La structure du prix de vente producteur, réalisée à partir des fiches du Référentiel
technico-économique produit par la Chambre d’Agriculture, permet une estimation du coût de
production de la culture de tomate en Grande Terre à 0,92 €/Kg et la marge brute dégagée à
1,01 €/Kg (soit 52% du prix moyen de vente). Pour ce qui est de la culture du citron, le coût
de production, en année de pleine production, a été estimé à 0,47 €/Kg et sa marge brute à
0,39 €/Kg (soit 46% du prix moyen de vente). L’analyse des charges d’exploitation montre
que le poste pesant le plus sur le produit d’exploitation est la main d’œuvre (57% pour la
tomate et 66% pour le citron) avec le coût horaire du travail qui s’élève à 11,31 € en 2011.
Les marges de manœuvre de l’agriculteur en faveur de la diminution du coût de production
restent limitées sur les postes les plus importants, les charges de main d’œuvre et le coût des
intrants agricoles, tous deux nécessaires pour une conduite culturale optimale et ainsi garantir
le rendement agronomique.
La seconde phase de l’analyse porte sur la mise en marché par l’agriculteur, puis par les
éventuels intermédiaires vers le consommateur final. Bien qu’étant une culture saisonnière, la
1
2
Programme de Développement Rural de la Guadeloupe
Grandes et Moyennes Surfaces
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
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tomate locale est bien présente sur le marché tout au long de l’année. Produit fragile, elle est
peu concurrencée par les importations. Ces dernières se concentrent davantage au second
semestre de l’année, en période de production défavorable (hors saison). Le prix moyen à la
production (pondéré par les volumes) est plutôt stable, oscillant entre 1,3€ au premier
trimestre et 1,36€ par kilogramme au troisième trimestre. Ces prix relevés dans le cadre de
l’enquête prix à la production de la DAAF en 2011 concernent majoritairement des
agriculteurs commercialisant leur produit de manière indirecte par des revendeurs ou des OP.
Cette stabilité du prix moyen à la production ne se retrouve pas dans les prix moyens de vente
à la consommation relevés par la DIECCTE qui affichent une plus grande variabilité. Par
ailleurs, d’après l’étude réalisée par la DIECCTE sur les marges pratiquées au stade détail sur
la période de janvier à septembre auprès de 7 établissements, la marge brute varie de 41%
(mai et juillet) à 62% (Avril), le taux de marge restant sur la période proportionnel au prix de
vente.
Concernant le citron vert, la part de la production locale dans la consommation est majoritaire
(65% en 2010, source : DAAF). Le niveau des importations le plus élevé se situe en début et
fin d’année, période hors saison de pleine production durant laquelle la production locale ne
peut pas répondre aux besoins du marché. D’après l’enquête prix à la production réalisée par
la DAAF en 2011, le prix moyen à la production (pondéré par les volumes) varie fortement,
oscillant entre 1,76€ au premier trimestre et 0,87€ par kilogramme au troisième trimestre. Ces
relevés ont été réalisés majoritairement auprès d’agriculteurs commercialisant en vente
indirecte, particulièrement via des revendeurs. Selon l’étude sur les marges pratiquées au
détail, la marge brute varie de 46% (janvier) à 69% (juin). Sur la période de juin à septembre
les prix consommateurs sont les plus bas mais les taux de marge sont supérieurs au premier
semestre.
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
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Introduction :
Suite à la réunion d’installation de l’Observatoire des Prix et des Revenus (OPR), le 27
Janvier 2011, présidée par M. Bernard LESOT, magistrat à la chambre régionale des comptes
Antilles-Guyane, il avait été convenu que chacun des membres fasse remonter des
propositions d’études afin de déterminer les priorités de l’année. Après analyse des
propositions, la réunion du 15 Avril 2011 acta la constitution d’un groupe de travail sur les
coûts de production et le prix des produits agricoles à la consommation, animé par le regretté
NELSON Eric, Président de la Chambre d'Agriculture, décédé le 10 Février 2012. Le nouveau
président de la Chambre d’Agriculture, M. CRISTOPHE Jacques Charles a repris la
coordination du groupe de travail.
Cette commission comprend :
les services de l'Etat (DAAF, DIECCTE et INSEE),
la Chambre d'Agriculture,
et les interprofessions : IGUAFHLOR3 et IGUAVIE4, qui ont été naturellement
invités à ces travaux. L’IGUAFHLOR a participé à ces travaux en 2011, mais
l’IGUAVIE ne s’est pas encore engagée.
des associations de consommateurs ont été conviées mais n’ont pas participé en
2011 aux travaux menés
La mission de la commission est de pouvoir informer et éclairer le consommateur sur la
formation des prix d’un certain nombre de denrées agricoles, produites localement et
représentatives du panier des ménages.
Cette commission s’est réunie déjà 11 fois depuis son installation, le 30 Mai 2011 et une
synthèse des travaux menés par le groupe de travail a ainsi pu être présentée le 16 Mars 2012,
en plénière de l’OPR. L’objectif de départ du groupe de travail était d’analyser les sources
d’informations et les données disponibles des différents partenaires afin de répondre à la
demande, à savoir : déterminer les composantes du prix des produits agricoles du
producteur au consommateur, en tenant compte de la diversité des modes
d’organisation (OP5, hors OP) et de commercialisation (vente directe, vente indirecte).
Il était envisagé de travailler sur 12 produits : Laitue, Tomate, Concombre, Igname, Melon,
Citron, Orange, Porc, Bœuf, Cabri, Œuf et Alpinia. Cependant, la disponibilité d’informations
homogènes aux différents stade de commercialisation, les possibilités de raccordement entre
ces informations, le caractère exploratoire de ces travaux sur le département de la Guadeloupe
ont conduit à se focaliser sur deux produits végétaux :
Tomate
Citron vert
3
Interprofession Guadeloupéenne des Fruits, des Légumes et de l’Horticulture
Interprofession Guadeloupéenne de la Viande et de l’Elevage
5
Organisation de Producteurs
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A travers de ce rapport, nous tenterons de rendre compte des travaux menés par le groupe de
travail durant l’année 2011. Il s’agira d’une part de présenter brièvement l’agriculture
guadeloupéenne, et d’autre part d’analyser les données collectées auprès des partenaires et
enfin, de présenter les principaux résultats inhérents à la formation des prix agricoles et des
marges pratiquées dans la distribution.
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I. Présentation de l’agriculture
A. Présentation générale de la Guadeloupe
1. Les données générales
Région monodépartementale, située au cœur de l’arc antillo-caraibéen et à 6 700 km de la
Métropole, la Guadeloupe se présente géographiquement sous la forme d’un archipel de 1 702
km², constitué de cinq groupes d’îles :
la Guadeloupe continentale, d’une superficie de 1 438 km², composée de deux
îles : la Basse-Terre à l’Ouest (848 km²) et la Grande-Terre à l’Est (590 km²),
séparées par un étroit canal, la Rivière Salée. La Grande-Terre est calcaire avec
quelques mornes peu élevés dont le point culminant (135m) se situe dans les
Grands-Fonds. La Grande-Terre est un plateau de faible altitude propice à
l’élevage et à l’agriculture. Elle est très urbanisée avec Pointe à Pitre, la capitale
économique. A l’inverse, la Basse-Terre, d’origine volcanique est plus
montagneuse et difficilement mécanisable par endroit. Elle est recouverte d’une
forêt très dense, dominée par le volcan de la Soufrière, qui culmine à 1 467
mètres. La capitale administrative de la Guadeloupe est la ville de Basse Terre, du
même nom que l’île où elle se localise.
l’archipel des Saintes (14 km²),
La Désirade (22 km²)
et Marie-Galante (158 km²).
Les îles du Nord, Saint-Martin et Saint-Barthélemy bénéficient depuis juillet 2007 du statut de
collectivité d'outre mer. Selon l’INSEE, La population de la Guadeloupe est évaluée au 1er
Janvier 2010 à 401 784 habitants.
Figure 1 : L'archipel de la Guadeloupe (source : http://www.outre-mer.gouv.fr)
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2. Le contexte climatique
La Guadeloupe bénéficie d’un climat de type tropical tempéré par les influences
maritimes et les Alizés d’Est.
Deux saisons se distinguent en Guadeloupe :
une saison sèche appelée « carême », marquée par un déficit hydrique
entraînant parfois des situations de sécheresse. Elle s’étale de janvier à juin ;
une saison humide dite « hivernage », qui s'étale de juillet à décembre : saison
au cours de laquelle les aléas climatiques (dépressions tropicales, cyclones, coups de
vent, inondations) sont assez fréquents, impactant ainsi le développement de la
production agricole.
B. Présentation de l'agriculture guadeloupéenne
L'agriculture constitue l’un des secteurs à fort enjeu de l'activité du département,
notamment pour le développement de la production et de l’industrie locale, bien qu’elle ne
représente que 2,8% du PIB de la Guadeloupe en 2007 (chiffres définitifs des comptes
économiques) et 4,2% dans l’emploi (emplois salariés et non salariés) en Guadeloupe, en
2007 (source CLAP 2007).
L'exploitation de type familial prédomine en Guadeloupe
Le recensement agricole (RA) 2010 indique que la surface agricole utilisée (SAU) des
exploitations s’étend sur 31 768 ha (41 622 ha en 2000). Cet espace, occupé par 7 852
exploitations agricoles plutôt de petite taille emploie régulièrement 13 057 personnes. Parmi
ces personnes, 11 181 (85%) d'entre elles appartiennent à la famille du chef d'exploitation.
Les chefs d'exploitation et les co-exploitants sont au nombre de 7 941 et constituent le pilier
de cette main d'œuvre. En 2010 on compte 5 341 unités de travail annuel (UTA) familiales
pour 7 836 UTA totales. Le travail hors cadre familial représente 12 969 personnes en 2010.
Les 1 876 salariés permanents travaillant dans l’agriculture, sont essentiellement recrutés dans
les grandes (1 404 salariés) et les moyennes exploitations (336 salariés). Parmi eux 60% sont
salariés d'exploitations bananières. En 2010, 14% des chefs d’exploitations et des coexploitants ont moins de 40 ans (23% en 2000).
Un autre fait marquant de l’agriculture guadeloupéenne, est la proportion de femmes chefs
d'exploitation qui continue à progresser et atteint 22% en 2010 (19% en 2000). Les
exploitations individuelles prédominent et représentent en 2010, 96,6% des exploitations
guadeloupéennes (98,5% en 2000). La forme sociétaire tend à se développer surtout au sein
des moyennes et grandes exploitations (269 formes sociétaires contre 110 en 2000).
Les petites exploitations nombreuses en Guadeloupe
Les résultats du recensement agricole montrent une baisse annuelle de la SAU de près de
1 000 ha par an au cours des dix dernières années. Cette diminution s’explique notamment par
le départ à la retraite sur de petites exploitations et par l’abandon de certaines parcelles
(développement de friches, urbanisation, etc.). Ce sont dans de nombreux cas des parcelles
qui ne sont plus exploitées.
La SAU moyenne des exploitations progresse de 0,6 ha et atteint 4,1 ha en 2010 (figure 2,
p.4). Le taux de disparition des petites exploitations est plus rapide que celle des moyennes et
grandes exploitations. Cependant, la taille des exploitations reste très modeste. Elle est
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associée à un niveau important de la pluri activité des chefs d’exploitations. La taille des
exploitations progresse au cours des 20 dernières années pour atteindre 4,1 ha et 79% ont une
surface inférieure à 5 ha.
SAU moyenne des exploitations, en ha
5
4
3
2
1
0
1988
2000
2010
Figure 2 : la SAU moyenne des exploitations agricoles (Source : Agreste, recensements agricoles)
1. La répartition des filières de production en 2010
a) Les productions végétales
Les cultures dominantes : la canne à sucre et la banane
Avec la canne à sucre et la banane, les orientations économiques « grandes cultures » et
« fruits » dominent en Guadeloupe (voir figure 3). Ce sont les cultures traditionnelles
d’exportation. La canne à sucre occupe 45% de la SAU soit 14 173 ha, cette surface reste
inchangée en 10 ans. En revanche, la surface occupée par la banane a considérablement
diminué et représente 2 453 ha en 2010 contre 5 009 ha en 2000.
Lors du recensement de 2010, la surface cultivée en melon représente 291 ha. Les
exportations diminuent considérablement depuis 2007 et représentent 1 600 tonnes depuis
2010.
Les productions de banane ou de melon d'exportation sont majoritairement développées par
les agriculteurs membres d'organisations de producteurs. La mutualisation des moyens, la
mise en place et le suivi d'un planning, sont des facteurs permettant une économie d'échelle,
mais également l'échelonnement de la production sur l'année.
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Orientation des exploitations
Nom bre
d'exploitations
Fruits ( dont Banane )
Canne, grandes cultures
Polyculture, polyélevage
Maraîchage et
horticulture
Elevages hors sol
Bovins viande
Ovins Caprins,
herbivores
2000
0
2010
100
200
300
400
500
600
700
Champ : moyennes et grandes exploitations
Figure 3 : Orientation des exploitations (source : Agreste - recensements agricoles 2010)
Répartition du territoire
départemental
Terres arables
Céréales
Cultures industrielles et
plantes aromatiques
2000
2010
% de
variation2010
/ 2000
23 901
20 336
-14,9
11
2
-81,8
14 258
14 318
0,4
dont Canne à sucre
14 058
14 173
0,8
Cultures légumières
2 938
1 895
-35,5
Cultures fruitières
5 876
3 399
-42,2
237
271
14,3
5 009
2 453
-51
25
69
176
Jachères
1 142
1 233
8
Superficie toujours en
herbe
dont Ananas
Banane
Cultures fourragères
16 952
10 612
-37,4
Cultures florales
179
145
-19
Végétaux
divers(pépinières)
203
28
-86,2
Jardins et vergers
familiaux
78
67
-14,1
Superficie agricole
utilisée
41 662
31 768
-23,7
Tableau 1 : Répartition du territoire (source : Agreste - recensements agricoles 2010)
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Les cultures de diversification
Les acteurs des cultures de diversification végétale tentent de s’organiser avec la création
d’une interprofession en 2009, l’IGUAFHLOR. Les productions maraîchères et vivrières sont
présentes sur un quart des exploitations agricoles recensées en 2010. La filière maraîchage
compte le plus de jeunes agriculteurs. Les productions maraîchères sont distribuées
majoritairement via des circuits courts (marchands de fruits et légumes, ventes au bord des
champs ou sur les marchés locaux). Une majorité d’exploitations agricoles utilise un ou
plusieurs circuits courts pour commercialiser tout ou partie de sa production.
Les organisations de producteurs (OP) soutenues par des programmes d'aides communautaires
assurent la commercialisation des produits maraîchers et vivriers au niveau des grandes et
moyennes surfaces et des collectivités.
b) Les productions animales
Les bovins pâturent sur une STH (surface toujours en herbe) de plus de 10 000 ha en 2010.
Les bovins sont présents sur plus de la moitié des exploitations (4 094). Les porcs sont
présents sur 1 260 exploitations agricoles.
Cheptels
Effectif 2010
Bovins
39 320
Porcins
16 319
Ovins
2 448
Caprins
17 541
Poulets de chair*
100 932
(*) Données provisoires
Tableau 2: les productions animales 2010 (source : recensement agricole 2010)
2. Particularités des cultures de tomate et citron
a) La tomate (Lycopersicon esculentum)
La tomate est une culture de cycle court (110 à 160 jours en fonction des variétés) sensible à
la chaleur, notamment à la chaleur nocturne : en hivernage cette caractéristique limite la
floraison et la formation des fruits. Ainsi, il existe deux périodes de production bien distinctes
en Guadeloupe, liées à la saisonnalité de la production :
le 1er semestre:
Cette période correspond à la saison de pleine production car les conditions agro-climatiques
sont réunies. La tomate peut être cultivée sur l’ensemble du département ; cependant, compte
tenu du relief de la Grande Terre, plus favorable à la mécanisation, elle est surtout cultivée
dans cette région.
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le 2ème semestre:
Compte tenu des exigences agro-climatiques de la tomate, sa culture n’est envisageable qu'en
zone de montagne (sur la Basse Terre), à cette période de l’année. L’altitude engendre la
diminution de la température, créant ainsi des conditions plus favorables à la culture de
tomate. Il s’agit donc ici d’une production de contre saison. Les coûts de production sont plus
importants car l’agriculteur doit faire face à des contraintes physiques, défavorables à la
mécanisation, à savoir : la teneur en roche du sol et le relief accidenté. L’agriculteur est
également confronté à des contraintes climatiques puisque le second semestre correspond à
l’hivernage. Cette période est propice au développement de maladies fongiques et des
adventices (mauvaises herbes), impactant ainsi le rendement agronomique, le volume de main
d’œuvre et de pesticides utilisés pour l’entretien de la culture. Ces contraintes agronomiques
agissent directement sur les coûts de production et la valeur du produit mis en marché
b) Le citron (Citrus latifolia)
En Guadeloupe, les principaux paramètres à prendre en compte pour la culture sont la qualité
du sol et l’humidité. L’altitude n’est pas un facteur limitant. Les sols préférentiels sont de type
brun rouille à halloysite (Baillif à Capesterre), ferralitique (Sainte Rose à Goyave).
Néanmoins la culture tolère les vertisols (Côte sous le vent et la Grande Terre) et les andosols
(hauteur de Gourbeyre et Trois Rivière, Saint Claude). Pour ce qui est de l’humidité, les
besoins en eau sont d’environ 1 500 mm par an. Sur la Grande Terre, l’irrigation s’impose. Le
citron est une culture pérenne et ce n’est qu’à partir de la troisième année, après la plantation,
que l’agriculteur pourra réaliser sa première récolte. Elle sera relativement faible. La pleine
production vient généralement à partir de la sixième année. La période de production s’étale
de Mai à Décembre avec un pic sur la période de Juin à Octobre. Cependant, il arrive que du
fait d’un stress hydrique décalé en zone de montagne (Matouba, Vieux Habitant), il y ait une
production locale, en de faible proportion, sur la période de Janvier à Mai.
C. Organisation de la commercialisation
1. Contexte:
Le marché guadeloupéen reste soumis à la forte concurrence des produits importés. Ils
couvraient en effet 70% des besoins alimentaires en 2007 (source : PDRG). La production
locale de diversification végétale est destinée en quasi-totalité au marché local, à l’exception
du melon, véritable culture d’exportation commercialisée en grande partie en Métropole et en
Europe. La tomate s’exporte également depuis 2004 mais en faible proportion vers la
Martinique. Il s’agit ici d’une exportation d’opportunité, compte tenu d’un contexte
phytosanitaire défavorable à la production martiniquaise.
L’IGUAVIE (Interprofession Guadeloupéenne de la Viande et de l’Elevage) et
l’IGUAFHLOR (Interprofession Guadeloupéenne des Fruit et Légumes et de l’Horticulture)
furent respectivement créées en 2004 et 2009. Ces interprofessions ont pour mission de
fédérer les producteurs autour d’objectifs communs, de mieux coordonner et rationaliser les
efforts de développement et de conquérir des parts de marché supplémentaires. Elles
regroupent l’amont de la filière à savoir les fournisseurs, les producteurs et agro transformateurs, ainsi que l’aval de la filière, les distributeurs.
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2. Les circuits de commercialisation
Les produits locaux sont commercialisés via les quatre circuits de commercialisation suivants
(voir figure 4, p.9) :
le circuit des agriculteurs adhérents OP,
le circuit des agriculteurs hors OP, commercialisant en vente directe,
le circuit des revendeurs, dont les produits proviennent de la production locale et
de l’import
les circuits des importateurs - grossistes qui s’approvisionnent par l’import et la
production des adhérents OP.
Ces circuits peuvent être classés en deux groupes distincts : les circuits courts et les circuits
longs.
a) Le circuit court :
Le circuit court correspond à la vente du producteur au consommateur avec tout au plus un
intermédiaire entre eux. Ainsi, il se distingue les réseaux de distribution suivants :
la vente à la ferme,
les revendeurs,
les marchés de Producteurs (fixes et itinérants) développés par des associations de
producteurs,
les marchés communaux où se côtoient les producteurs et les revendeurs,
les primeurs
les GMS, collectivités, restaurants et établissements de santé
La « vente directe » est la vente d’un produit directement du producteur au consommateur,
sans la présence d’intermédiaires. Elle est réalisée par les producteurs sur les marchés
communaux et de producteurs, ainsi que sur l’exploitation (vente à la ferme). La vente directe
est un circuit utilisé surtout par les « petits producteurs ». Cette stratégie leur permet de garder
une certaine indépendance vis-à-vis des distributeurs et d’avoir un rapport direct avec le
consommateur, favorable à la diminution des prix à la consommation, voire à l’augmentation
de leurs marges brutes avec un impact positif sur la trésorerie de l’entreprise.
Enfin, certains « gros producteurs », non adhérents à une OP, écoulent leur production sans
intermédiaire auprès des GMS, restaurants, collectivités et établissements de santé, les seuls
capables d’absorber de gros volumes.
b) Le circuit long :
Le circuit long est la vente du producteur au consommateur avec plus d’un intermédiaire entre
eux. Il se distingue :
l’export, dont l’essentiel de la production concerne le melon pour les productions
de diversification végétale
la vente à une société de commercialisation. Tel est le cas des agriculteurs en OP
qui sont statutairement tenus de vendre la majorité de leur production par ce biais.
En concentrant l’offre, la société de commercialisation devient une force de
négociation et permet l’écoulement de gros volumes, auprès des GMS
principalement.
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Production Guadeloupéenne
Adhérents OP
Marché de Gros
Exportation
Importations
Autres agriculteurs
Structure de commercialisation
Grossistes Importateurs
Agro transformateur
Revendeurs
Restauration
collective
Restaurants
Légende :
Marché de détails
Circuit adhérent OP
Circuit hors OP
GMS
Marchés
communaux
Marchés de
producteurs
Primeurs
MENAGES
Figure 4: Schéma des acteurs de la diversification végétale en Guadeloupe (Source : Chambre d’Agriculture)
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Circuit revendeur
Circuit grossiste importateur
II. Le recensement des données disponibles
Un recensement des sources de données disponibles sur l’ensemble du périmètre d’étude a été
réalisé. Non exhaustif, il a permis cependant une approche méthodologique permettant de cerner les
informations disponibles aux différents stades de mise en marché.
1. Analyse de la Production agricole
a) Données de structure : variétés, volumes, valeurs et
tendances
Les données de structure permettent de définir le périmètre de la production de l’ensemble du
département. Elles permettent ainsi d’une part de disposer d’informations quantitatives sur la
production (surfaces cultivées et nombre d’exploitants pour chaque spéculation), et d’autre part
d’établir ensuite des analyses avec des sources de données sur échantillon, en provenance
d’enquêtes spécifiques.
Recensement Agricole 2010 (DAAF) : surfaces par spéculation/ cheptels, nombre
d’exploitants
Enquêtes structures des exploitations (DAAF) : enquêtes intermédiaires aux
recensements réalisées sur un échantillon (surfaces par spéculation/ cheptel et structure
des exploitations)
SAA6 et comptes de l’agriculture (DAAF) : production et valeur associée par
spéculation/ cheptel ; annuel
b) Données technico-économique/ comptables et prix pour
analyse de la marge de production
Ces informations vont permettre une analyse des coûts de production et de la marge brute de
l’exploitant. Elles correspondent à des petits échantillons, et/ou des pratiques culturales normées. La
généralisation de ces informations à l’ensemble de la population doit être réalisée de manière
prudente et pondérée.
Fiches technico-économiques émanant du référentiel technico-économique en cours de
validation (Chambre d’Agriculture) : structure des coûts de production par spéculation
pour un itinéraire technique normé
Prix des intrants et coût du travail (Chambre d’Agriculture) : permettent de faire évoluer
la structure des coûts de production.
RICA7 (DAAF) : analyse du revenu agricole. Cette opération qui existe depuis 40 ans
en Métropole est en cours d’installation dans les DOM. Elle fournit des informations de
référence sur les charges et les revenus des agriculteurs par l’étude des comptabilités
d’un échantillon d’agriculteurs. Sans recul sur son utilisation en Guadeloupe et encore
en phase test, le RICA ne permettra cependant pas de descendre à des niveaux fins pour
6
7
Statistique Annuelle Agricole
Réseau d’Information Comptable Agricole
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
14/49
expertiser le revenu par spéculation de diversification, mais seulement par filières. Les
premières valorisations seront réalisées à partir de 2013.
Réseau de ferme de référence pour les filières animales (IKARE8) : analyse des coûts de
production et des prix production sur échantillons
Enquêtes Prix à la production (DAAF): réalisées auprès des agriculteurs ou des OP,
elles permettent d’obtenir sur un échantillon important, des prix à la production et de
disposer d’un indicateur représentatif. Réalisée depuis une dizaine d’année, elle a été
relancée en octobre 2011 sur la période de l’ensemble de l’année 2011.
Aide POSEI : les dossiers de déclaration du POSEI constituent des données
administratives pouvant être exploitées par les services statistiques ministériels. Ils
permettent de disposer des volumes de produits donnant droit au versement du POSEI.
Enquêtes spécifiques : étude ODEADOM/ CIRAD sur l’orange par analyse du cycle de
vie, non publiée.
2. Analyse de la Distribution des produits agricoles
a) Données de structure
Indice des prix à la consommation (INSEE) et regroupements pour les produits
alimentaires
Comparaison des prix entre les DOM et la Métropole en 2010 (étude INSEE)
Avis de l’autorité de la concurrence (AVIS 09-A-45) relatif aux mécanismes
d’importation et de distribution des produits de grande consommation dans les
départements d’outre-mer (8 septembre 2009)
Statistiques d’imports/ exports (quantités et valeurs), source MAAPRAT/ Douanes
b) Données économiques/ comptables et prix pour analyse de
la marge
Enquête Marge de distribution DIECCTE/ DAAF (batavia, tomate, échine de porc,
entrecôte)
Les relevés de prix dans le cadre du chariot type de 60 produits, permettant de suivre
l’évolution des prix mensuel à la consommation.
3. Autres documentations :
Rapport au parlement de l’observatoire de la formation des prix et des marges des
produits alimentaires, juin 2011.
8
Institut Karibéen et Amazonien de l’Elevage
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
15/49
III.Les résultats
1. Le référentiel technico - économique
a) La méthodologie
Les fiches technico-économiques produites par la Chambre d’Agriculture et mises à disposition
pour les travaux du groupe de travail proviennent du Référentiel technico-économique
départemental en cours de validation. Il s’agit d’un document réglementaire prévu dans le cadre du
décret n° 38-176 du 23 Février 1988, modifié par le décret n° 93-601 du 27 Mars 1993, suivi de
l’arrêté ministériel du 11 Avril 1994 relatif aux références et aux normes techniques et économiques
pour l’installation des jeunes agriculteurs (JA).
Ces fiches technico-économiques ont pour objet d’estimer la marge brute et la marge nette, à
l’échelle du département de la Guadeloupe, pour un ensemble de système de culture et d’élevage.
La méthodologie utilisée se conforme aux recommandations précisées dans la circulaire DEPSE
n°7019 du 2 Mai 1994.
Toutefois, en l’absence de comptabilité analytique, les références n’ont pas pu être produites à partir
des données constatées. La collecte des informations techniques a par conséquent été réalisée sur la
base d’entretiens avec les techniciens spécialisés (SICA, OP, Coopératives, Chambre
d’Agriculture), d’enquêtes complémentaires auprès des agriculteurs référents et à dire d’« experts ».
Les quantités de bouillie et les doses de produits phytopharmaceutiques épandues ont été
déterminées en fonction de la réglementation en vigueur en la matière, consultable sur le portail
phytosanitaire du Ministère de l’Agriculture (http://e-phy.agriculture.gouv.fr/).
Il est à préciser que le niveau de rendement agronomique correspond à une année de référence et
son estimation n’intègre pas le facteur aléas climatique, pouvant impacter fortement le rendement le
cas échéant.
Pour ce qui est des données plus économiques, elles ont été déterminées de la façon suivante :
Les prix à la production pour les cultures Tomate et Citron sont des moyennes de prix
annuels moyens, concernant les années de 2006 à 2009, pondérés par les volumes et
selon les circuits de commercialisation. Ils résultent des enquêtes annuelles réalisées par
la DAAF, auprès d’un échantillon d’agriculteurs.
Les prix des intrants proviennent d’une enquête annuelle réalisée par la Chambre
d’Agriculture auprès de 10 fournisseurs (Marie Galante comprise). Ces prix sont des
moyennes de prix moyens annuels hors taxe calculés à partir des années 2007, 2009 et
2010.
La marge brute est l’indicateur principalement étudié. Il s’agit de la différence entre le
produit brut et les charges opérationnelles. Cet indicateur a été calculé sur la base des
pratiques culturales les plus fréquemment observées sur le département. Cependant,
lorsque les caractéristiques agronomiques et climatiques rendent le découpage
nécessaire, les références sont produites à l’échelle d’une région de production. Ce fut le
cas pour la tomate en Grande Terre.
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
16/49
Les amortissements sont pris en compte pour le calcul de la marge nette uniquement. Ils
concernent essentiellement les matériels d’ « irrigation à la parcelle », en fonction des
cultures. L’évaluation du coût en matériel d’irrigation a été réalisée par la cellule
irrigation de la Chambre d’Agriculture, sur la base de prix hors taxe de l’année 2011.
Les systèmes d’irrigation des cultures maraîchères et vivrières de plein champ ont
communément recours à l’utilisation de gaines souples, non réutilisables et prises en
compte au niveau des charges opérationnelles. En revanche, les asperseurs et micro
asperseurs sont amortissables, respectivement sur des durées de 10 et 8 ans. Tout le
reste du matériel est amorti sur 10 ans. Le coût d’implantation des cultures pérennes a
également été amorti en fonction de la durée théorique de rentabilité économique de la
culture.
Le coût de la main d’œuvre est le résultat du nombre d’heures global nécessaires à la
réalisation des opérations multiplié par le coût horaire du travail 2011. Le coût du
travail est constitué de toutes les dépenses induites par l'utilisation du facteur travail. Il
comprend le salaire brut (avec les primes, les congés payés et les cotisations sociales à
la charge des salariés) et les cotisations sociales patronales. Toute heure de main
d’œuvre est rémunérée, qu’il s’agisse dans les faits, de main d’œuvre familiale, salariée
ou du travail réalisé par l’exploitant. Par ailleurs, le coût horaire retenu est ramené à
11,31 €, compte tenu de la prise en compte des exonérations des charges sociales
patronales prévues par la LODEOM9.
Enfin, afin de garantir la fiabilité des références produites et d’élaborer un document partagé par
l’ensemble des acteurs du développement agricole, la validation des fiches technico économique est
prévue dans le cadre d’une procédure en cinq étapes :
Etape 1 : La réalisation des fiches technico économique en partenariat avec les
techniciens de la Chambre d’Agriculture et du réseau d’agriculteurs qu’ils
accompagnent.
Etape 2 : La Vérification-contrôle par la commission technique
Cette commission est composée de techniciens de structures et d’experts dans les
productions qui sont les leurs. Elle a pour objet de donner un avis sur la pertinence des
références produites et d’identifier le cas échéant, les points à améliorer.
Etape 3 : La Pré-validation par le comité technique
Ce comité est composé de décideurs d’Organisations Professionnelles, des Interprofessions
(IGUAVIE, IGUACANNE, IGUAFHLOR), du représentant de l’Etat (DAAF), des
organisations syndicales et des autres structures œuvrant au développement des filières de
production (SICA, Institut technique…). L’objet de ce comité est de pré-valider le projet de
référentiel technico économique, avant la validation officielle en CDOA10.
Etape 4 : La validation auprès du bureau de la Chambre d’Agriculture
Les membres du bureau de la Chambre d’Agriculture sont tenus informé du contenu des
fiches technico-économiques, avant la validation officielle
9
Loi Organique pour le Développement Economique en Outre Mer
Commission Départementale d’Orientation Agricole
10
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
17/49
Etape 5 : La validation en CDOA
La CDOA est un espace de décision dans lequel ses membres, nommés par arrêté
préfectoral, auront à se prononcer sur la validation du référentiel technico économique.
b) Les résultats
Les coûts de production ont été calculés à partir des éléments recensés auprès des agriculteurs
accompagnés par la Chambre d’Agriculture (tomate) et par l’Assofwi11 (citron vert). Le coût de
production constitue la valeur des biens et des services consommés pour produire un produit
déterminé. Ils ont été calculés à partir de moyennes sur plusieurs années, concernant les différents
postes de charge.
(1) La culture de tomate
La figure ci-dessous présente la structure du coût de production de la tomate en Grande Terre. Les
données proviennent du référentiel technico-économique départemental.
Structure du coût de production de la tomate (€/ha)
100%
503 €
90%
80%
5 423 €
70%
60%
Prestations de service
50%
Approvisionnements
40%
30%
7 838 €
Main d'œuvre
20%
10%
0%
1
Figure 5 : Structure du coût de production de la tomate locale en €/ha (Source : Chambre d'Agriculture)
Le coût de production de la culture de tomate est de 13 764 €/ha/cycle. Il est constitué en majeure
partie des charges de main d’oeuvre à raison de 7 838 €/ha/cycle, soit 57% de l’ensemble des
charges d’exploitation. La main d’œuvre intervient pour les opérations suivantes : le semis, le
repiquage, l’installation des tuteurs, l’installation du matériel d’irrigation, l’épandage de pesticides
et d’engrais, la taille et l’égourmandage, le désherbage manuel, la récolte et le conditionnement en
cageot.
11
Association des producteurs de fruits et de cristophine de la Guadeloupe
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
18/49
Les approvisionnements constituent le second poste de charge. Ce poste comprend principalement
les achats de semence, de pesticides, d’engrais et d’amendements organiques, les gaines souples
d’irrigation et l’eau d’irrigation utilisée… Le poste des approvisionnements s’élève à 5 423
€/ha/cycle et représente tout de même 40% des charges d’exploitation.
Enfin, le poste prestation de service comprend la préparation de sol, avant l’implantation de la
culture. Ce poste ne représente que 3% des charges d’exploitation, soit 503 €/ha/cycle.
(2) La culture de citron
La figure ci-dessous présente la structure du coût de production de la culture du citron vert, en
année de pleine production (7 ans après plantation). Les données proviennent du référentiel
technico-économique départemental.
Structure du coût de production du citron vert (€/ha)
100%
928 €
90%
80%
2 522 €
70%
60%
Prestations de service
50%
Approvisionnements
40%
30%
6 797 €
Main d'œuvre
20%
10%
0%
1
Figure 6 : Structure du coût de production du citron vert local en €/ha (Source Chambre d'Agriculture)
Le coût de production de la culture de citron vert est de 10 247 €/ha/an. Il est constitué en majeure
partie des charges de main d’oeuvre à raison de 6 797 €/ha/an, soit 66% de l’ensemble des charges
d’exploitation. La main d’œuvre intervient pour les opérations suivantes : l’épandage de pesticides
et d’engrais, la taille d’entretien, la récolte et le conditionnement.
Les approvisionnements constituent le second poste de charge. Ce poste comprend principalement
les achats de pesticides, d’engrais, les cartons pour le conditionnement. Le poste des
approvisionnements s’élève à 2 522 €/ha/an et représente 25% des charges d’exploitation.
Enfin, le poste prestations de service comprend le transport des fruits et l’entretien du matériel. Ce
poste représente 9% des charges d’exploitation, soit 928 €/ha/an
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
19/49
(3) Analyse
La structure des coûts de production a été réalisée dans le cadre de l’élaboration du référentiel
technico-économique. L’analyse des charges opérationnelles montre que le poste pesant le plus
dans le coût de production est la main d’œuvre (57% pour la tomate et 66% pour le citron) ; compte
tenu du coût horaire du travail s’élevant à 11,31 € en 2011. Le second poste est celui des
approvisionnements qui correspond aux achats de pesticides, engrais, semences, etc. (40% pour la
tomate et 25% pour le citron). Enfin, les services extérieurs sont moins importants (3% pour la
tomate et 9% pour le citron).
Les marges de manœuvre de l’agriculteur en faveur de la diminution du coût de production sont
limitées, puisque les charges de main d’œuvre et les approvisionnements sont incompressibles. La
main d’œuvre utilisée correspond aux opérations non mécanisables et les coûts des intrants ont été
minimisés selon les recommandations de la réglementation en vigueur.
La marge brute réalisée dépend du rendement agronomique, du volume de production
commercialisé et du prix de vente du produit agricole. Le prix dépendra du niveau de disponibilité
de la production sur le marché, en fonction de la période de production.
Pour ce qui concerne la période du premier trimestre, période de pleine production de la tomate en
Grande Terre, le prix de vente moyen du producteur pondéré par les volumes en Guadeloupe est de
1,3 € au premier semestre 2011 (source DAAF/ Enquête Prix Production). Le rendement
agronomique commercialisable en année normale est estimé à 15 tonnes par hectare et nous
considérons que la totalité de la production commercialisable est vendue. Il en résulte un produit
brut d’exploitation de l’ordre de 19 500 €/ha/cycle et par conséquent une marge brute estimée à 5
736 €/ha/cycle. Le taux de marque est de 29%
Cependant, la marge brute et le taux de marque varient en fonction du rendement agronomique (en
lien avec le facteur climatique) et du prix de vente (en lien avec la saisonnalité). Le tableau cidessous montre l’impact de la variation ces deux éléments.
Production (kg/ha)
Prix Producteur (€/kg)
Produit (€/ha)
Coût de production (€/ha)
Marge brute (€/ha)
Taux de marque
15 000
1,3
19 500
13 764
5 736
29%
15 000
1,0
15 000
13 764
1 236
8%
13 000
1,3
16 900
13 764
3 136
19%
Tableau 3 : Variation de la marge brute en fonction du niveau de production et du prix de vente producteur,
pour la culture de la tomate locale en Grande Terre (Source : DAAF et Chambre d'Agriculture)
En faisant varier le prix producteur (1€ au lieu de 1,3€), la marge brute diminue fortement et le taux
de marque n’est plus que de 8%. Ce niveau de marge ne devrait sûrement pas couvrir les autres
charges de l’exploitation. En faisant varier le rendement agronomique (13 t au lieu de 15 t), le taux
de marque s’élève à 19%.
Le prix de vente producteur du citron vert retenu pour le calcul de la marge brute est de 0,87 €/kg. Il
s’agit d’une moyenne pondérée des prix en Guadeloupe issus de l’enquête prix à la production de la
DAAF du premier semestre 2011. Cette période au cours de laquelle la production locale est la plus
importante et les prix, les plus bas au cours de l’année (à confirmer avec les données DAAF du 4ème
trimestre, non disponibles à ce jour). Le rendement agronomique commercialisable en année de
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
20/49
pleine production, hors aléas climatique et épidémie est estimé à 22 tonnes par hectare. Nous
considérons que la totalité du rendement commercialisable est vendu. Il en résulte un produit brut
d’exploitation de l’ordre de 19 140 € /ha/an et par conséquent une marge brute estimée à 8 893
€/ha/an. Le taux de marque est de 46%.
Cependant la marge brute et le taux de marque varient en fonction du rendement agronomique (en
lien avec le facteur climatique) et du prix de vente (en lien avec la saisonnalité). Le tableau cidessous montre l’impact de la variation de ces deux éléments.
Production (kg/ha)
Prix Producteur (€/kg)
Produit (€/ha)
Coût de production (€/ha)
Marge brute (€/ha)
Taux de marque
22 000
0,87
19 140
10 247
8 893
46%
22 000
0,6
13 200
10 247
2 953
22%
18 000
0,87
15 660
10 247
5 413
34%
Tableau 4 : Variation de la marge brute en fonction du niveau de production et du prix de vente producteur
pour la culture de citron vert (Source : DAAF et Chambre d'Agriculture)
En faisant varier le prix producteur (0,6€ au lieu de 0,87€), la marge brute diminue fortement et le
taux de marque n’est plus que de 22%. En faisant varier le rendement agronomique (13 t au lieu de
15 t), le taux de marque s’élève à 34%.
Marge et taux de marque
La marge brute est la différence entre le produit brut (rendement agronomique x prix de vente) et
les charges opérationnelles qui constituent le coût de production. Elle n’exprime en aucun cas un
bénéfice ou une perte. Les produits bruts calculés ne tiennent pas compte des facteurs aléas
climatiques et épidémiologiques qui peuvent faire varier le rendement agronomique. Les prix de
vente producteur proviennent de l’enquête prix à la production et correspondent aux périodes de
production, pour chacune des cultures étudiées.
Le taux de marque est le rapport de marge brute par kilogramme sur le prix producteur. Il désigne la
part de la marge dans le prix de vente.
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
21/49
2. L’enquête Prix à la production
a) Méthodologie
(1) Présentation de l’enquête
L'enquête "Prix à la production" réalisée par la DAAF a pour objectif d'établir des prix de vente de
produits agricoles par les agriculteurs. Elle concerne toutes les productions agricoles végétales et
animales, sauf la canne à sucre et la banane d'exportation pour lesquelles les informations des
filières permettent de disposer de manière précise d’indicateurs de production et de prix. L’enquête
mobilise le réseau des enquêteurs du service statistique de la DAAF qui se déplacent sur les
exploitations échantillonnées. Les informations sont recueillies trimestriellement. Elles sont tenues
strictement confidentielles et sont protégées par le secret statistique ; seules des informations
agrégées peuvent être diffusées. Le nombre de prix relevés chaque trimestre dépend de la
proportion d’agriculteurs cultivant le produit choisi, de la période de production, et enfin des aléas
de conjoncture météorologiques ou autres pouvant impacter la production : seuls les agriculteurs
ayant récolté et vendu au moins un produit dans la période peuvent remplir un questionnaire.
Centrée sur l’agriculteur, cette enquête permet d’évaluer le prix de vente de la production selon le
ou les circuits de commercialisation utilisés par les agriculteurs : vente directe (sur un marché ou
chez l’exploitant) ou vente indirecte. Cette dernière peut être réalisée en circuit court (revendeur,
supermarché) ou avec des intermédiaires (organisation de producteurs, grossistes). Les informations
sur la distribution des produits sont complétées par des informations sur la production.
La base de sondage utilisée pour construire l’échantillon 2011 est le recensement agricole 2010. La
sélection des exploitations agricoles a été réalisée pour maximiser les surfaces utilisées pour chaque
production. 500 agriculteurs ont ainsi été sélectionnés, soit 7% des agriculteurs guadeloupéens. La
représentativité de l’échantillon est hétérogène en fonction des productions étudiées, mais elle a un
niveau intéressant pour certaines catégories. Sur les légumes frais par exemple, les agriculteurs
sélectionnés dans l’échantillon représentent un tiers des surfaces cultivées. Chaque trimestre, un
enquêteur mandaté par la DAAF se rend chez les agriculteurs choisis et recueille des informations
sur la production et la commercialisation. Lors des 3 premiers trimestres 2011, l’enquête a permis
de recueillir des fiches auprès de 300 agriculteurs environ, le nombre de non-réponses ou
d’agriculteurs n’ayant pas réalisé de vente étant finalement relativement important. Les enquêtes
suivantes s’appuieront sur ces agriculteurs pour définir un échantillon renouvelé, complémentaire
d’une enquête en préparation auprès des organisations de producteurs. Le nouvel échantillon sera
également adapté en fonction des financements DAAF disponibles pour cette enquête.
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
22/49
b) Les résultats
(1) La tomate
La production de tomates en Guadeloupe est estimée à 4 620 tonnes en 2010 (source : DAAF/ SAA
semi-définitive 2010). Elle a été réalisée sur une surface développée (ou superficie cumulée de
production : une même surface peut être utilisée pour produire plusieurs cycles de tomates dans
l’année ou d’autres productions) de 308 ha (source : DAAF/ RA2010). Les importations de tomate
ont été de 185T en 2011 (source : DAAF/SICIA-Douanes) et 235 T en 2010. Elles proviennent
d’Europe (France, Espagne, …). Ces importations représentent donc 5% seulement de la
consommation de tomates fraîches. Elles sont limitées en raison de la fragilité du produit et de la
bonne disponibilité de la production locale.
Sur l’échantillon constitué de 500 agriculteurs, 111 déclaraient cultiver de la tomate lors du dernier
recensement agricole pour une surface développée de 224 ha. Ils représentent un tiers des
agriculteurs cultivant de la tomate lors du RA2010 et 73% des surfaces développées de tomate.
L’enquête réalisée a permis de recueillir des informations sur le prix des tomates auprès de 53
agriculteurs ayant eu de la production et des ventes de tomate sur la période. 94 relevés de prix
différents ont été réalisés au cours des 3 premiers trimestres 2011. Les relevés du dernier trimestre
2011 ne sont pas disponibles à la date de rédaction du rapport. Sur les 94 prix relevés sur 3
trimestres, les 2/3 sont distribués dans le cadre de vente avec au moins un intermédiaire. La
proportion des volumes de vente indirecte est encore plus élevée : ils représentent 88% du tonnage
de tomates. Le nombre de relevés par trimestre est en forte baisse entre le 1er et le 3ème trimestre : 46
relevés sont effectués au premier trimestre contre seulement 15 au 3ème trimestre.
Les ventes indirectes sont principalement réalisées auprès de revendeurs. Les autres circuits
représentés sont par ordre décroissant : coopératives/ OP, supermarchés, magasin de détail
grossistes, collectivité. La vente directe est représentée par la vente sur les marchés et à la ferme.
Le graphique ci-dessous présente l’évolution des prix de la tomate calculés chaque trimestre sur
l’échantillon. Les moyennes des relevés (losange) sont complétées par la présentation d’un
indicateur de dispersion des prix relevés : l’écart type des prix est tracé de part et d’autre de la
moyenne trimestrielle.
3€
2€
1€
0€
Trimestre 1
Trimestre 2
Trimestre 3
Figure 7 : Evolution des prix moyens (et écart type) producteur de la tomate en 2011
(source : Enquête Prix Production 2011, DAAF/SISE, chiffres provisoires)
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
23/49
Le prix moyen de vente de la tomate par le producteur au cours des 3 premiers trimestres 2011,
déterminé par l’enquête Prix à la production, montre une faible variation dans le temps : la moyenne
des 3 trimestres se situe à 1,42€. La moyenne de chacun des 3 trimestres se situe respectivement à
1,42€, 1,50et 1,26€.
Les prix moyens par trimestre sont plutôt stables, mais ils ont toutefois une forte variabilité chaque
trimestre : pour une même période, l’étendue des prix peut varier de moins de 1€ à plus de 4€. En
mesurant la dispersion des relevés de prix, nous observons que l’écart type du 2nd trimestre atteint
0,85€. Ce trimestre-là, le coefficient de variation atteint 57%, dénotant une forte variabilité des prix
observés.
Coefficient de variation : c’est une mesure de la dispersion relative. Il est défini par le rapport de
l'écart-type à la moyenne ; plus la valeur du coefficient de variation est élevée, plus la dispersion
autour de la moyenne est grande.
Parmi les facteurs de variabilité des produits, la qualité n’est pas prise en compte pour définir des
prix par catégorie de produit, l’ensemble des tomates commercialisées étant comptabilisé. Par
ailleurs, les relevés sont réalisés sur des périodes trimestrielles. Sur ces périodes, il peut y avoir des
différences de conjoncture importantes modifiant la disponibilité des produits et leur prix de vente.
Le calcul d’une moyenne sur une grande période aura ainsi tendance à lisser la moyenne des prix.
Le prix moyen présenté sur le graphique suivant est un prix pondéré en fonction des volumes
distribués : le prix d’un produit aura d’autant plus de poids dans la moyenne qu’il correspondra à la
vente d’un volume important de tomates. Les produits en vente directe correspondent à de faibles
volumes dans l’échantillon : le prix moyen représenté est donc très proche de celui des prix de vente
indirecte.
La quantité reportée dans le graphique correspond à la quantité vendue identifiée lors de l’enquête,
et non à la production totale de tomates en Guadeloupe.
400
1,5 €
1,4 €
300
1,3 €
200
1,2 €
100
1,1 €
0
1,0 €
Trimestre 1
Trimestre 2
Trimestre 3
Volume commercialisé (Tonnes)
Prix producteur (€)
Figure 8 : Evolution des prix moyens pondérés producteur de la tomate et volumes commercialisés
en 2011 (source : Enquête Prix Production 2011, DAAF/SISE, chiffres provisoires)
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
24/49
Le prix de vente moyen pondéré de la production de tomate varie peu, oscillant entre 1,30€ au deux
premiers trimestres et 1,36€ au 3ème trimestre. Une légère augmentation du prix est donc constatée
sur le 3ème trimestre. Cette augmentation est liée au poids important de produits vendus à un prix
plus élevé que la moyenne (la moyenne brute indique en effet une tendance contraire).
Les volumes commercialisés montrent en revanche une nette tendance à la baisse, et suivent en cela
la saisonnalité de la production de la tomate en Guadeloupe : les relevés de prix effectués au
premier trimestre portent sur 337T au 1er trimestre, 246T au 2nd trimestre et 89T seulement au 3ème
trimestre. Cette baisse importante de la production a peu d’effet dans la constitution du prix moyen
de vente des producteurs sur ces 3 trimestres.
La différence du prix de vente entre les circuits de commercialisation est faible : elle est quasiidentique pour les 1er et 3ème trimestre, et atteint 10 centimes au 2ème trimestre en faveur de la vente
directe (1,41€).
La moyenne des prix pondérés observée au 3ème trimestre est ainsi plutôt faible au regard des faibles
volumes disponibles. Cette tendance devra être confirmée par des observations complémentaires,
dans l’attente également des résultats de l’enquête sur le 4ème trimestre.
Les importations de tomates suivent un cycle annuel avec un creux d’importation au 1er et au 2nd
trimestre, qui est la période de pleine production en Guadeloupe. Le pic des importations se situe au
3ème trimestre, soit lors de la période pluvieuse et chaude la moins favorable à la production locale.
Le profil des importations de 2011 est similaire à celui de l’année précédente.
120
100
80
60
40
20
0
Trimestre 1
Trimestre 2
Trimestre 3
Trimestre 4
Source : SICIA-Douanes
Figure 9 : Importation de tomates, année 2011 (Source SICIA-Douanes)
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
25/49
(2) Le citron
La production de citrons en Guadeloupe est estimée à 1 300 tonnes en 2010 (source : DAAF/ SAA
semi-définitive 2010). Les plantations occupent une surface de 77 ha (source : DAAF/ RA2010).
Les importations, qui proviennent essentiellement du bassin caribéen, ont été de 705 tonnes en 2010
(source : DAAF/SICIA-Douanes). La part de la production dans la consommation est donc
majoritaire avec un taux de 65%, mais la proportion de produits importés est tout de même
importante et peut donc avoir des effets sur le marché du citron. La représentativité sera sûrement
inférieure pour l’année 2011 qui est caractérisée par une campagne de production inférieure à la
moyenne et des importations à la hausse (880 tonnes en 2011, soit 25% d’augmentation par rapport
à 2010).
Sur l’échantillon de l’enquête constitué de 500 agriculteurs, 46 déclaraient cultiver des citronniers
lors du dernier recensement agricole représentant 47 ha. Ils représentent 19% des agriculteurs
cultivant des citrons lors de ce recensement et 61% des surfaces.
L’enquête réalisée a permis de recueillir des informations sur le prix des citrons auprès de 22
agriculteurs ayant eu de la production et des ventes de citrons sur la période. 49 relevés de prix
différents ont été réalisés au cours des 3 premiers trimestres 2011. Les relevés du dernier trimestre
2011 ne sont pas disponibles à la date de rédaction du rapport. Sur 49 prix relevés sur 3 trimestres,
les 4/5ème sont distribués dans le cadre d’une vente indirecte, c’est à dire avec au moins un
intermédiaire. La proportion des volumes de vente indirecte est encore plus élevée : ils représentent
97% du tonnage de citrons. Pour chaque trimestre, il y a entre 15 et 19 relevés de prix.
Les ventes indirectes sont principalement réalisées auprès de revendeurs. Les autres circuits
représentés sont par ordre décroissant : coopératives, grossistes, supermarchés, magasin de détail.
La vente directe est quasi-exclusivement représentée par la vente sur les marchés.
Le graphique ci-dessous présente l’évolution des prix du citron calculés chaque trimestre sur
l’échantillon. Les moyennes des relevés de prix (losange) sont complétées par la présentation d’un
indicateur de dispersion des prix : l’écart type des prix est tracé de part et d’autre de la moyenne
trimestrielle.
3€
2€
1€
0€
Trimestre 1
Trimestre 2
Trimestre 3
Figure 10 : Evolution des prix moyens (et écart type) producteur du citron en 2011
(source : Enquête Prix Production 2011, DAAF/SISE, chiffres provisoires)
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
26/49
La moyenne brute du prix du citron payé au producteur passe de 1,88€ au 1er trimestre à 1,14€ au
3ème trimestre. Cette diminution est à mettre en relation avec l’augmentation des produits
disponibles sur le marché au cours de l’année. Pour un nombre de relevés assez proche chaque
trimestre, on observe une plus forte dispersion des prix en début d’année. L’écart type atteint 0,77€
au premier trimestre avec un coefficient de variation de 41%, et 0,37€ au 3ème trimestre avec un
coefficient de variation de 33%. La baisse de prix au 3ème trimestre s’accompagne donc également
d’une baisse de la dispersion des prix payés au producteur.
Coefficient de variation : c’est une mesure de la dispersion relative. Il est défini par le rapport de
l'écart-type à la moyenne ; plus la valeur du coefficient de variation est élevée, plus la dispersion
autour de la moyenne est grande.
Le prix moyen présenté sur le graphique ci-dessous est un prix pondéré en fonction des volumes
distribués : le prix d’un produit aura d’autant plus de poids dans la moyenne qu’il correspondra à la
vente d’un volume important de citrons. Les produits en vente directe correspondent à de très
faibles volumes dans l’échantillon : le prix moyen représenté est donc très proche de celui des prix
de vente indirecte.
La quantité reportée dans le graphique correspond à la quantité vendue identifiée lors de l’enquête,
et non à la production totale de citrons en Guadeloupe.
60
2,0 €
50
1,5 €
40
30
1,0 €
20
0,5 €
10
-
- €
Trimestre 1
Trimestre 2
Trimestre 3
Volume commercialisé (Tonnes)
Prix producteur (€)
Figure 11 : Evolution des prix moyens pondérés producteur du citron et volumes commercialisés
en 2011 (Source : Enquête Prix Production 2011, DAAF/ SISE, chiffres provisoires)
Le prix moyen de vente de la production varie de 1,76€ au 1er trimestre à 0,87€ au 3ème trimestre.
Les volumes commercialisés passe de 20T au 1er trimestre pour atteindre près de 50T au 2ème et 3ème
trimestre. L’évolution de ces volumes correspond bien au cycle de production avec un pic de
production démarrant en fin de 2nd trimestre pour se poursuivre sur l’ensemble du 2nd semestre. La
baisse des prix à partir du 2nd trimestre correspond à l’augmentation du volume de produits
disponibles sur le marché.
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
27/49
Les importations de citrons, sur une base trimestrielle tout au moins, suivent un cycle annuel
inverse avec un creux d’importation au 2nd et surtout au 3ème trimestre. Le niveau des importations
est le plus élevé en début d’année dans un contexte de faible disponibilité de la production locale, et
reprend nettement en fin d’année. Les importations du 4ème trimestre sont d’ailleurs plus
importantes en 2011 qu’en 2010 (+150T) ; c’est à mettre en relation avec la mauvaise campagne de
production en fin de saison 2011.
400
300
200
100
0
Trimestre 1
Trimestre 2
Trimestre 3
Trimestre 4
Source : SICIA-Douanes
Figure 12 : Importation de citrons, année 2011 (Source : SICIA-Douanes)
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
28/49
3. Les relevés de prix dans les GMS
a) La méthodologie
Les relevés de prix de fruits et légumes ont été lancés en mars 2010, dans le cadre de la mise en
place d’un chariot type de 60 produits usuellement achetés (alimentaires et non alimentaires). Ils
sont effectués mensuellement par la Direction des Entreprises, de la Concurrence, de la
Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIECCTE) de Guadeloupe auprès d’un panel de GMS :
10 établissements constituant les enseignes les plus représentatives du département et réparties sur
l’ensemble de la Guadeloupe continentale. L’un des supermarchés ayant fermé en octobre 2011, le
nombre a été ramené à 9.
Les données utiles, pour les 2 fruits de la présente étude sont donc extraites des relevés du chariot
type.
Le prix relevé est le prix de vente TTC (Prix de vente HT + TVA) au kilogramme, tel qu’il résulte
de l’affichage réalisé en rayon:
En cas de rupture provisoire d’un produit, le prix retenu est le prix figurant sur l’étiquette encore
présente sur le rayon. En l’absence de cette étiquette est retenu :
soit le prix relevé le mois précédent ;
soit, lorsque l’établissement dispose, en libre service, d’une balance avec prix, le prix
enregistré sur l’appareil obtenu par simulation de pesée ;
soit le prix de vente communiqué par le distributeur lors de la collecte de la facture d’achat
du produit (le prix de vente étant ainsi celui de la dernière vente effective).
b) Les résultats
Ils sont établis sur la base d’un échantillon de 9 établissements (4 hypermarchés, 3 supermarchés, 1
établissement MDD, 1 établissement 1er prix) pour : ..
• les tomates locales (vrac/le kg), toutes catégories et calibres confondus
•
les citrons verts (vrac/le kg - toutes catégories et calibres confondus et d’origines
diverses pour cause d’absence des citrons verts locaux à certaines périodes)
Les variations mensuelles indiquées dans les tableaux suivants sont arrondies au nombre entier le
plus proche.
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
29/49
(1) La tomate locale
Le prix des tomates locales se caractérise par une hausse continue de janvier à mars 2011, de mai à
août 2011 (avec une augmentation particulièrement importante de 134 %, entre mai et juin), et de
septembre à novembre 2011. Une baisse est observée sur 4 mois seulement (avril, mai, septembre et
décembre).
MOIS
2011
Moyenne
de
prix/kg
TTC
Variation
mensuelle
5,00 €
4,50 €
4,00 €
Janv
2,04 €
-
Fév
2,48 €
22%
Mars
2,74 €
10%
2,50 €
Avril
1,70 €
-38%
2,00 €
Mai
1,64 €
-4%
1,50 €
Juin
3,84 €
134%
1,00 €
Juil
4,46 €
16%
Août
4,76 €
7%
Sept
3,82 €
-20%
Oct
3,98 €
4%
Nov
4,13 €
4%
3,50 €
Déc
3,00 €
0,50 €
0,00 €
Janv Fév Mars Avril Mai Juin Juillet Août Sept Oct
Nov Déc
Figure 13 : Evolution des prix (kg) de la tomate locale en 2011
(source : DIECCTE)
3,49 €
-15%
Tableau 5 : Evolution et variation des
prix (kg) de la tomate locale en 2011
(source : DIECCTE)
Figure 7: Evolution des prix au kilogramme de la tomate locale en
En mettant en relation l’évolution des prix de la tomate locale (figure 13) avec les importations
mensuelles, on obtient la figure ci-dessous :
Evolution des prix distributeurs et des importations de tomates en 2011
(t)
50
Période favorable
Période défavorable
€/Kg
5
45
4,5
40
4
35
3,5
30
3
25
2,5
20
2
15
1,5
10
1
5
Importations (t)
Moyenne Prix
distributeur
(€/Kg)
0,5
0
0
Janv Févr Mars Avr
Mai Juin
Juil Août Sept Oct
Nov Déc
Figure 14 : Evolution des prix distributeurs (€/kg) et des importations (t) de tomate (Source : Chambre
d’Agriculture/SICIA-Douanes)
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
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Ainsi, l’année est marquée par deux périodes de prix :
de janvier à mai, cinq mois avec un prix de la tomate « bon marché » inférieur à 3,00€
(variant de 1,64 € à 2,74 €). Ce prix correspond à la période favorable à la production
locale (le carême). La production se répartit principalement sur la Grande Terre. Les
importations sont faibles en raison de la bonne disponibilité de la production locale.
de juin à décembre, sept mois avec un prix de la tomate « chère », supérieur à 3,00€
(variant de 3,49 € à 4,76 €). Ce prix correspond à la période défavorable (l’hivernage).
La production se répartit principalement en zone de montagne, sur la Basse Terre,
compte tenu des exigences agro-climatique de la culture. Les coûts de production sont
plus importants et se répercutent sur les prix à la consommation. Il y a sur cette période
une reprise des importations qui reste tout de même très limitée.
• Comparaison entre les évolutions de prix de l’année 2010 (mars 2010 à
décembre 2010) et celles de l’année 2011 (mars 2011 à décembre 2011)
MOIS
Moyenne prix 2010
(prix au kg)
Moyenne prix 2011
(prix au kg)
Mars
2,88 €
2,74 €
-
-
Avr
3,35 €
1,70 €
16%
-38%
Mai
3,32 €
1,64 €
-1%
-4%
Juin
3,20 €
3,84 €
-4%
134%
Juil
3,87 €
4,46 €
21%
16%
Août
5,09 €
4,76 €
32%
7%
Sept
5,71 €
3,82 €
12%
-20%
Oct
5,83 €
3,98 €
2%
4%
Variation mensuelle
2010
2011
Nov
5,37 €
4,13 €
-8%
4%
Déc
4,77 €
3,49 €
-11%
-15%
Tableau 6 : Evolution et variation mensuelle du prix (€/kg) de la tomate en 2010 et 2011 (Source : DIECCTE)
7,00 €
6,00 €
5,00 €
4,00 €
3,00 €
2,00 €
1,00 €
0,00 €
Mars
Avr
Mai
Juin
Juil
Moyenne prix 2010 (par Kg)
Août
Sept
Oct
Nov
Déc
Moyenne prix 2011 (par Kg)
Figure 15 : Comparaison des évolutions mensuelles du prix (€/kg) de la tomate locale en 2010 et 2011
(Source DIECCTE)
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
31/49
Il ressort de ces résultats que globalement, le niveau de prix du détail de 2011 est inférieur à celui
de 2010 :
les prix des tomates locales pratiqués entre mars 2011 et décembre 2011 sont moins
élevés que ceux pratiqués entre mars 2010 et décembre 2010, sauf en ce qui concerne
les mois de juin et de juillet ;
les prix des tomates locales baissent aux mêmes périodes pour les deux années entre
avril et mai, et entre novembre et décembre ;
les prix des tomates locales augmentent aux mêmes périodes pour les deux années entre
juin et juillet, entre juillet et août, et entre septembre et octobre. Ce constat peut trouver
une explication dans les conditions de production plus difficile en zone de montagne au
deuxième semestre.
La phase de rupture de niveau des prix entre le carême et l’hivernage est moins marquée en 2010
qu’en 2011, où une augmentation brutale est observée au mois de juin (+134%). Elle est également
décalée du mois de juin en 2011 au mois de Juillet en 2010 où le prix de la tomate atteint déjà près
de 4€ pour un prix ensuite compris entre 5€ et 6€ sur la suite du second semestre, dépassant les prix
2011 de plus de 1€.
Il faut noter qu’en 2010, les productions de fruits et légumes ont été perturbées par une série de
phénomènes naturels tels que les retombées de cendres sur l’ensemble de la Guadeloupe, à la suite
de l’effondrement du dôme du volcan de la Soufrière de Montserrat et une sécheresse marquée au
premier semestre, suivie d’une période pluvieuse importante.
Enfin, des éléments autres que climatiques pourraient entrer en ligne de compte dont un éventuel
rôle des exportations à certaines périodes vers des marchés plus porteurs (Martinique) créant ainsi
des tensions sur le marché local, se traduisant par un niveau général de prix plus élevé.
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
32/49
(2) Le citron vert (diverses origines)12
L’évolution des prix du citron vert est marquée par une baisse continue sur six mois (de mars à
août), correspondant à la période d’entrée en production. Les prix augmentent à partir du mois de
septembre pour atteindre un niveau de prix élevé sur le premier trimestre de l’année.
MOIS
2011
Moyenne
de prix/kg Variation
TTC
mensuelle
5,00 €
4,50 €
4,00 €
3,50 €
Janv
3,90 €
3,00 €
Fév
4,45 €
14%
2,50 €
Mars
4,19 €
-6%
2,00 €
Avril
3,97 €
-5%
1,50 €
Mai
2,54 €
-36%
1,00 €
Juin
1,61 €
-37%
0,50 €
Juillet
1,40 €
-13%
0,00 €
Août
1,38 €
-2%
Janv Fév Mars Avril Mai Juin Juillet Août Sept Oct Nov Déc
Sept
2,06 €
50%
Figure 16 : Evolution des prix (€/kg) du citron vert en 2011
Oct
2,26 €
10%
(Source : DIECCTE)
Nov
2,37 €
5%
Déc
2,04 €
-14%
Tableau 7 : Evolution et variation des prix (€/kg)
du citron vert en 2011 (Source : DIECCTE)
En mettant en relation l’évolution des prix du citron vert (figure 16) avec les importations
mensuelles, on obtient la figure ci-dessous :
Evolution des prix distributeurs et des importations de citrons verts en 2011
(t)
200
Production
(€/Kg)
5
180
4,5
Pic
160
4
140
3,5
120
3
100
2,5
80
2
60
1,5
40
1
20
0,5
0
Importations (t)
Moyenne de Prix
distributeurs
(€/Kg)
0
Janv Févr Mars Avr
Mai Juin
Juil Août Sept Oct
Nov Déc
Figure 17 : Evolution des prix distributeurs (€/kg) et des importations (t) de citrons verts en 2011 (Source :
Chambre d’Agriculture/SICIA-Douanes)
12
Les prix relevés sont indifféremment ceux de la production locale ou des produits importés
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
33/49
L’évolution des prix du citron vert est marquée par une baisse continue sur six mois (de mars à
août), correspondant à la période d’entrée en production jusqu’au pic de production (mai à octobre)
de citrons verts en Guadeloupe. Bien qu’étant dans la période de pic de production, à partir du mois
de Septembre, les prix augmentent jusqu’au mois de Novembre. L’explication résulterait de
l’existence de micros – climat dans les zones de production. Ces derniers seraient responsables du
stress hydrique décalé sur l’année, engendrant donc la diminution de l’offre de production sur cette
période. A partir du mois d’octobre la production locale se situe hors du pic et se raréfie. L’offre de
production ne répond plus à la demande, les importations augmentent, ainsi que les prix qui restent
élevés jusqu’au mois d’avril.
En définitive, le prix du citron vert est marqué par deux périodes :
un niveau de prix élevé (entre 2,54 et 4,45 €/kg) en début d’année, jusqu’au mois d’avril
un niveau de prix modéré (entre et 1,38 et 2,54 €/Kg), à partir du mois de mai et jusquà la
fin de l’année
• Comparaison entre les évolutions de prix de l’année 2010 (mars 2010 à
décembre 2010) et celles de l’année 2011 (mars 2011 à décembre 2011)
MOIS
Moyenne prix 2010 Moyenne prix 2011
(prix au kg)
(prix au kg)
Variation mensuelle
2010
2011
-
-
Mars
2,22 €
4,19 €
Avril
2,71 €
3,97 €
22%
-5%
Mai
3,29 €
2,54 €
21%
-36%
Juin
1,82 €
1,61 €
-45%
-37%
Juillet
1,73 €
1,40 €
-5%
-13%
Août
1,70 €
1,38 €
-2%
-2%
Sept
1,70 €
2,06 €
0%
50%
Oct
1,99 €
2,26 €
17%
10%
Nov
2,59 €
2,37 €
30%
5%
Déc
3,24 €
2,04 €
25%
-14%
Tableau 8 : Evolution et variation mensuelle du prix (€/kg) du citron vert en 2010 et 2011 (Source : DIECCTE)
4,50 €
4,00 €
3,50 €
3,00 €
2,50 €
2,00 €
1,50 €
1,00 €
0,50 €
0,00 €
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Moyenne prix/kg 2010
Août
Sept
Oct
Nov
Déc
Moyenne prix/kg 2011
Figure 18 : Comparaison des évolutions mensuelles du prix (€/kg) du citron vert en 2010 et 2011
(Source : DIECCTE)
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
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Le niveau des prix 2010 n’atteint pas les maxima observés en 2011 sur les mois de mars-avril (plus
de 4€). Les mois suivants juin suivent en revanche une tendance équivalente les deux années, avec
une chute importante des prix entre mai et juin (-45% en 2010 et -37% en 2011) et par la suite, le
maintien d’un prix bas, entre 1,38 et 2,26€ jusqu’au mois d’octobre.
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
35/49
4. Les marges pratiquées au stade détail
a) La méthodologie
La base de ce travail repose sur les relevés de prix du chariot type (9 établissements/5 fruits et
légumes). Toutefois, sur 9 établissements pour lesquels les prix de vente au détail sont disponibles,
7 seulement ont pu être retenus pour le calcul de la marge brute (essentiellement pour des raisons de
non concordance entre la période de vente et la période de facturation présentée). La période
d’observation retenue court de janvier à septembre 2011.
Le prix de vente est le prix relevé lors de l’enquête mensuelle « chariot type ». Il s’agit d’un prix
TTC (les fruits et légumes bénéficient d’un taux de TVA réduit de 2,10%). L’objectif étant
d’étudier la marge prélevée par le distributeur, le calcul de la marge brute est fait sur une base de
prix de vente au détail hors TVA(celle-ci n’étant pas conservée par le vendeur).
Les fruits et légumes sont des produits à forte rotation avec des prix pouvant fluctuer chaque
semaine. Le prix d’achat retenu, ici, est le prix d’achat HT figurant sur la facture fournisseur et dont
la date est la plus proche de la date du relevé du prix de vente du produit concerné. En règle
générale, peu d’approvisionnements en direct auprès des producteurs ont été observés. Les factures
collectées, puis analysées dans le cadre de cette enquête, proviennent principalement de grossistes
spécialisés ou de structures de commercialisation en charge de vendre les produits conditionnés par
les OP ou SICA.
Le taux de marge retenu est le montant de la marge commerciale rapporté au prix de vente hors taxe
des marchandises. Il correspond à la définition économique du taux de marque
Taux de marque=
=
Marge commerciale (Vente HT- Achats HT +/- Variation de stock)
Prix de vente HT
Le taux de marge ainsi calculé représente la part du prix de vente servant à rémunérer la fonction
globale de distribution du produit. Il est à préciser que les taux repris dans les tableaux exprime la
marge brute, à laquelle il convient de soustraire l’ensemble des frais de fonctionnement (salaires,
frais généraux de fonctionnement, les frais financiers, les amortissements, les impôts, …) pour
connaître le bénéfice net dégagé par le distributeur. Par ailleurs, compte tenu de la nature des
produits observés (produits frais soumis à rotation rapide), les prix d’achat retenus n’intègrent pas
de variations de stocks.
Il convient donc, pour tenir compte des éventuels stocks de produits achetés à un prix différent de
celui retenu sur la facture et mis en vente lors du relevé de prix de vente, de parler de « prix d’achat
associé » au prix de vente relevé et non de « prix d’achat » .
Ce prix d’achat associé n’étant autre que le prix de vente relevé sur la facture d’achat des
établissements concernés par l’enquête.
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
36/49
b) Les résultats
La période d’étude de la marge a été réalisée sur 9 mois : janvier à septembre 2011.
Chacun des 2 produits étudiés fait l’objet d’une représentation graphique pour la période
considérée. Les données présentées sont agrégées. Il en ressort que, les prix d’achat ou de vente
ainsi que les taux de marque présentés, sont une moyenne des données récupérées auprès des sept
(7) établissements de l’échantillon.
Les deux produits retenus dans le cadre de l’observation font chacun l’objet d’une représentation
graphique retraçant :
l’évolution du prix d’achat hors taxes (courbe rose)
l’évolution du prix de vente hors taxes (courbe bleue)
l’évolution du taux de marque (courbe jaune)
Les graphiques présentés sont des graphiques à double axe : sur l’axe de gauche figure les valeurs
en euros (le prix d’achat et le prix de vente) et sur l’axe de droite les valeurs en pourcentage (courbe
représentant le taux de marque).
Dans les tableaux, les variations mensuelles de la marge brute sont arrondies au nombre entier le
plus proche.
(1) Représentation graphique – tomate
taux de
marque
TOMATE
prix d'achat
HT
prix de
vente HT
janvier
1,34 €
1,98 €
32%
février
1,61 €
2,39 €
33%
mars
1,75 €
2,55 €
31%
avril
0,97 €
1,57 €
38%
mai
1,07 €
1,51 €
29%
juin
2,49 €
3,71 €
33%
Juillet*
3,40 €
4,78 €
29%
Août*
3,05 €
4,58 €
33%
septembre
2,51 €
3,57 €
30%
*analyse portant sur 6 établissements au mois de juillet et d’août
Tableau 9 : Evolution du taux de marque (tomate)
de Janvier à Septembre 2011 (Source : DIECCTE)
Figure 19 : Evolution du taux de marque (tomate) de Janvier à
Septembre 2011 (Source : DIECCTE)
Ainsi, la marge brute moyenne varie de 29% à 38%. Ce taux atteint son minimum au mois de juillet
et son maximum au mois d’août. Le taux de marque maximum suit une période de baisse du prix
d’achat du produit (il passe de 3,40€ au mois de juillet à 3,05€ au mois d’août) et le taux de marque
minimum suit une période d’augmentation du prix d’achat (il passe de 2,49€ au mois de juin à
3,40€ au mois de juillet). Le taux de marque, proportionnel au prix de vente sur cette série, amortit
dans ces cas là une augmentation ou une baisse du prix d’achat du produit. Ce phénomène est
également observé sur d’autres périodes dans la série complète : augmentation du prix d’achat en
mars et baisse du taux de marque, baisse du prix d’achat en avril et augmentation du taux de
marque.
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
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(2) Représentation graphique – citron
CITRON
prix d'achat
associé HT
prix de
vente HT
taux de
marque
janvier
2,61 €
3,83 €
32%
février
2,57 €
4,15 €
38%
mars
2,73 €
4,03 €
32%
avril
2,45 €
3,88 €
37%
mai
1,61 €
2,38 €
32%
juin
0,98 €
1,65 €
41%
juillet
0,90 €
1,39 €
35%
août
0,81 €
1,35 €
40%
septembre
1,22 €
2,00 €
39%
Tableau 10 : Evolution du taux de marque
(citron) de Janvier à Septembre 2011
(Source : DIECCTE)
Figure 20 : Evolution du taux de marque (citron) de Janvier à
Septembre 2011 (Source : DIECCTE)
Le taux de marque moyen varie de 32% à 41%. Il est au minimum les mois de janvier, mars et
mai et atteint son maximum au mois de juin.
La valeur minimale du prix d’achat se situe au mois d’août (0,81€); la valeur maximale (2,73€) est
atteinte au mois de mars. Le prix de vente évolue dans le même sens : la valeur minimale (1,35€)
est atteinte au mois d’août et la valeur maximale (4,15€) est atteinte au mois de février.
Le taux de marque, contrairement aux prix, ne révèle pas de tendance sur l’année. Les mois de juin
à septembre, caractérisés par des prix bas, marquent cependant des taux de marque plutôt supérieurs
au premier semestre. Cette analyse serait à confirmer avec les données du dernier trimestre.
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
38/49
IV. Les difficultés rencontrées et les décisions prises
1. Les difficultés rencontrées
Une équipe qui n’a cessé de se renouveler avec l’arrivée de nouvelles personnes au sein
de la commission en remplacement des personnes présentes à l’origine de la réflexion.
Ce fut le cas du remplacement de M. CHAULET par M. DUCROT et Mme DIMAN
(DAAF), de M. BEAUPREAU par Mme ROBERT Mauricette (DIECCTE), de M.
HERNANDEZ par M. PLACE (INSEE), du regretté NELSON Eric par M.
CRISTOPHE Jacques Charles, nouveau président de la Chambre d’agriculture. Cela
posa le problème de cohésion et de stabilité du groupe de travail compte tenu que les
nouveaux membres ont dû s’approprier les réflexions menées au préalable. Néanmoins,
l’arrivée de ces derniers a tout de même dynamisé la réflexion du groupe de travail, du
fait de leur forte implication.
Des interrogations essentielles restées sans réponses. Nous ne pouvions à ce stade
identifier précisément la distribution de la production locale dans les différents réseaux
de commercialisation. La production commercialisée par les OP est connue, compte tenu
des déclarations réalisées par les producteurs pour le versement des aides Posei. La part
des légumes frais commercialisée par les OP est estimée à 30%, en se basant sur la
production totale de la Guadeloupe estimée à partir du dernier recensement agricole. La
part de production suivant les autres circuits commercialisation sera un axe de travail
complémentaire à appréhender pour avoir une meilleure connaissance du marché.
Les données disponibles sont difficilement exploitables puisqu’elles ne concernent pas
toujours les mêmes périodes et les mêmes productions. A titre d’exemple, pour le calcul
de la marge brute producteur, les charges opérationnelles correspondent à une moyenne
par cycle de production, calculée sur la période 2007 – 2011 ; alors que les prix de vente,
issus de l’enquête « prix producteur » correspondent au prix de l’année 2009. Aussi, les
relevés de prix auprès des distributeurs sur les produits du chariot type, ont été lancés en
Mars 2010 et les données inhérentes à l’observation des marges concernent la période de
janvier à octobre 2011. Par conséquent, il n’y a pas de véritable relation entre les
périodes des différentes données disponibles, engendrant des difficultés pour faire le lien
entre elles.
En 2010, l’enquête prix n’a pu être réalisée pour cause de la priorité donnée au RA 2010
et de budget. Par conséquent, nous ne disposions pas de données exploitables (prix
producteur) pour cette année. L'enquête prix à la production est basée sur le volontariat
des agriculteurs. En participant à cette enquête, les agriculteurs acceptent de fournir des
informations sur les volumes produits et les prix pratiqués selon les circuits de
commercialisation. A noter que les prix de l'enquête « Prix à la production » ne sont pas
des relevés de prix à un moment donné, mais des moyennes de prix, construites à partir
des prix pratiqués et des volumes associés. La qualité des informations collectées sera
fonction des pratiques d'enregistrement de données mises en œuvre par les agriculteurs.
Les coûts de production proviennent du référentiel technico-économique en cours de
validation. Les productions animales n’étant pas encore disponibles, nous nous sommes
concentrés sur les productions végétales. Par ailleurs le coût du travail retenu fut celui de
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
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l’année 2011 et le prix des intrants correspondait à une moyenne sur la période 20072010.
2. Les décisions prises
Au terme des réunions du groupe de travail, il a donc été retenu de :
Travailler en 2011 sur un groupe de 2 denrées au lieu des 12 initialement prévues, en
privilégiant les productions végétales du « chariot type », en raison de la disponibilité
des données ; à savoir : le citron et la tomate.
Travailler en 2013 sur un groupe de 6 denrées; à savoir : le citron, la laitue, la tomate, la
banane plantain, le concombre et le melon
Produire une synthèse d’étape à la mi-Mars 2012 ayant pour objet de rendre compte des
travaux du groupe de travail, mais surtout de réfléchir sur une méthodologie pour
l’avenir. Cette synthèse a été réalisée et présentée à la plénière de l’OPR du 16 Mars
2012.
Produire un rapport d’activité et le valider en plénière de l’OPR au début du mois de
Juillet 2012.
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
40/49
Conclusion - Perspectives
L’objectif initial de la Commission, « déterminer les composantes du prix des produits agricoles du
producteur au consommateur, en tenant compte de la diversité des modes d’organisation (OP, hors
OP) et de commercialisation (vente directe, vente indirecte) », n’a pas pu être atteint complétement
en 2011. Plusieurs raisons peuvent l’expliquer. Cependant, il est important de comprendre que le
groupe de travail était davantage en 2011 dans une phase de construction et d’harmonisation des
méthodes de travail. Il a permis à chacun des partenaires, au-delà de sa propre logique de travail, de
réfléchir sur les possibilités de raccordement et de cohérence des informations disponibles en lien
avec les objectifs de la Commission, et voire le cas échéant, mettre en place des dispositifs pour
produire ou collecter les informations nécessaires aux travaux futurs.
Malgré l’existence d’un observatoire en Métropole sur la formation des prix et des marges sur les
produits alimentaires (depuis Octobre 2010), la problématique sur la formation des prix agricoles et
les marges n’a pas encore été abordée dans les DOM. Les travaux de la commission agricole
présentent ainsi l’intérêt de réaliser une étude spécifique à notre région.
En termes de perspectives nous envisageons d’inscrire les travaux de la commission dans la durée.
Par conséquent, il nous appartient de :
1) Poursuivre l’harmonisation des méthodes de travail et l’exploitation des
informations détenues par les partenaires :
Les prix à la production :
L’enquête Prix à la production (service statistique DAAF Guadeloupe) est en cours d’évolution
sur le volet questionnaire et échantillon. L’objectif est de coupler l’enquête réalisée directement
auprès des exploitants avec une enquête auprès des organisations de producteur pour limiter la
pression d’enquête auprès des agriculteurs et augmenter la représentativité de l’échantillon. Des
échanges sont en cours avec les organisations de producteurs pour définir les modalités de cette
enquête et permettre de disposer de données pour l’ensemble de la campagne 2012.
Des réflexions sont également en cours afin de développer un indice des prix des produits
agricoles à la production, sur la base notamment de cette enquête. Des ajustements seraient alors
possibles dans l’enquête pour des travaux à mener en 2013.
Par ailleurs, une extension de l’enquête vers les marchés de gros est à l’étude afin de mieux
appréhender les circuits de vente intermédiaires via les revendeurs. Cette extension nécessiterait
un cadre méthodologique propre et un financement associé.
Concernant l’exploitation des résultats de l’enquête prix, des travaux complémentaires devront
être menés. Il s’agit d’une part de systématiser l’exploitation des résultats, réaliser des mises en
correspondance avec des informations sur la structure des exploitations issues du dernier
recensement agricole, et enfin de réaliser des mises en perspectives plus riches à partir
d’informations sur les marchés.
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
41/49
Analyse des marges et du revenu des agriculteurs :
Le Réseau d’Information Comptable Agricole (RICA) est une opération européenne mise en
oeuvre en France depuis 1968. C’est un outil statistique unique d’analyse et de comparaison de
l’agriculture professionnelle définie par un seuil minimum de production, mis en œuvre par les
services statistiques du ministère de l’agriculture. Les DOM se préparent à intégrer ce réseau.
Après plusieurs expérimentations, l’année 2012 est la dernière année de test avant la mise en
place effective du réseau. Il s’appuie sur un échantillon représentatif d’exploitations moyennes
et grandes (c’est à dire ayant une Production Brute Standard supérieure ou égale à 15 000€ pour
les DOM) et des centres comptables permettant l’analyse détaillée du fonctionnement des
exploitations à partir d’informations comptables et extra comptables.
La taille des échantillons permettra de faire des analyses de revenu pour certaines filières, mais
sera trop faible pour les réaliser par produit. Les premières publications sur le revenu des
agriculteurs à partir du RICA sont prévues à partir de 2013.
Suivi de l’évolution des coûts des moyens de production :
L’indice des prix d’achat des moyens de production agricoles (IPAMPA) ne faisait pas l’objet
jusqu’à présent d’une enquête spécifique en Guadeloupe. L’objectif en 2012 est d’engager la
préparation de cette enquête reconnue d’utilité publique, afin de mettre en place une enquête
préalable en 2013 pour disposer des premiers indices régionalisés pour le millésime 2014.
L’enquête principale est mise en œuvre par les services de la statistique agricole, et l’indice est
calculé et publié par l’INSEE. Il permettra d’analyser l’évolution des prix de 6 catégories de
produits :
- les semences et plants
- les engrais, amendements et supports de culture
- les produits phytosanitaires
- les aliments pour animaux
- le matériel et petit outillage
- les produits et services vétérinaires
Suivi de l’évolution des marges au stade de la distribution
L’étude du niveau des marges de distribution mériterait d’être poursuivie et élargie, afin de
dégager des tendances et de situer son niveau par rapport aux marges pratiquées au niveau
national.
2) Travailler en 2012-2013 sur une liste de 6 produits agricoles en intégrant le
concombre, le melon, la banane plantain et la Laitue ; et approfondir les travaux
menés en 2011 sur le citron vert et la tomate locale, sur la base des données
collectées non exploitées, en l’occurrence celles des OP.
3) Pérenniser l’échange et la dynamique de travail du groupe en maintenant la
fréquence régulière des réunions.
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
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ANNEXES
ANNEXE 1 : Groupe de travail, rédaction du rapport
-
M. CRISTOPHE Jacques Charles
•
Coordinateur du groupe de travail, Président de la Chambre d’Agriculture
Liste des participants :
-
M. CHARIN Pascal
: DIECCTE – Pôle C
-
M. DEMOCRITE Richard
: Chambre d’Agriculture – Observatoire économique et social
-
Mme DIMAN Christiane
: DAAF - Adjoint du Chef de service du SISE
-
M. DUCROT Alexandre
: DAAF – Chef de service SISE
-
M. LESOT Bernard
: Président de l’OPR, magistrat à la Chambre régionale des compte Antilles Guyane
-
Mme MAURICETTE Robert : DIECCTE – Pôle C
-
Mme MURET Danielle
: SGAR – Préfecture
-
Mme PREVOT Carole
: DIECCTE – Pôle C
-
M. RUBRICE Edmond
: Chambre d’Agriculture – Chef de service Pôle politique et Formation
Rédaction du rapport de la Commission :
Coordination des contributions : Chambre d’agriculture
Résumé, Introduction : Chambre d’agriculture
I Présentation de l’agriculture : Chambre d’agriculture et DAAF
II Le recensement des données disponibles : DAAF
III Les résultats/ Référentiel technico-économique : Chambre d’agriculture
III Les résultats/ Prix à la production : DAAF
III Les résultats/ Relevé de prix dans les GMS, Les marges pratiquées au stade détail : DIECCTE
IV Difficultés : Chambre d’agriculture
Conclusions-Perspectives : Chambre d’agriculture
•
Réunions :
-
30 Mai 2011
-
30 Juin 2011
-
22 Septembre 2011
-
10 Novembre 2011
-
9 Décembre 2011
-
12 Janvier 2012
-
17 Février 2012
-
9 Mars 2012
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
i
-
18 Avril 2012
-
5 Juin 2012
•
Productions :
-
Synthèse des travaux menés par le groupe de travail sur les coûts de production et les prix des produits agricoles
(Mars 2012), présentée le 16 Mars 2012 en plénière
-
Présentation power point sur la synthèse des travaux menés par le groupe de travail (Mars 2012)
-
Rapport de la commission prix agricole, année 2011 (Juillet 2012)
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
ii
ANNEXE 2 : Table des illustrations
Figures :
Figure 1 : L'archipel de la Guadeloupe (source : http://www.outre-mer.gouv.fr) ................................................................................... 6
Figure 2 : la SAU moyenne des exploitations agricoles (Source : Agreste, recensements agricoles) ..................................................... 8
Figure 3 : Orientation des exploitations (source : Agreste - recensements agricoles 2010).................................................................... 9
Figure 4: Schéma des acteurs de la diversification végétale en Guadeloupe (Source : Chambre d’Agriculture).................................. 13
Figure 5 : Structure du coût de production de la tomate locale en €/ha (Source : Chambre d'Agriculture) .......................................... 18
Figure 6 : Structure du coût de production du citron vert local en €/ha (Source Chambre d'Agriculture) ............................................ 19
Figure 7 : Evolution des prix moyens (et écart type) producteur de la tomate en 2011 (source : Enquête Prix Production 2011,
DAAF/SISE, chiffres provisoires) ..................................................................................................................................... 23
Figure 8 : Evolution des prix moyens pondérés producteur de la tomate et volumes commercialisés en 2011 (source : Enquête Prix
Production 2011, DAAF/SISE, chiffres provisoires) ......................................................................................................... 24
Figure 9 : Importation de tomates, année 2011 (Source SICIA-Douanes)............................................................................................ 25
Figure 10 : Evolution des prix moyens (et écart type) producteur du citron en 2011 (source : Enquête Prix Production 2011,
DAAF/SISE, chiffres provisoires) ..................................................................................................................................... 26
Figure 11 : Evolution des prix moyens pondérés producteur du citron et volumes commercialisés en 2011 (Source : Enquête Prix
Production 2011, DAAF/ SISE, chiffres provisoires) ........................................................................................................ 27
Figure 12 : Importation de citrons, année 2011 (Source : SICIA-Douanes) ......................................................................................... 28
Figure 13 : Evolution des prix (kg) de la tomate locale en 2011 (source : DIECCTE)......................................................................... 30
Figure 14 : Evolution des prix distributeurs (€/kg) et des importations (t) de tomate (Source : Chambre d’Agriculture/SICIADouanes)............................................................................................................................................................................ 30
Figure 15 : Comparaison des évolutions mensuelles du prix (€/kg) de la tomate locale en 2010 et 2011 (Source DIECCTE) ............ 31
Figure 16 : Evolution des prix (€/kg) du citron vert en 2011 (Source : DIECCTE) ............................................................................. 33
Figure 17 : Evolution des prix distributeurs (€/kg) et des importations (t) de citrons verts en 2011 (Source : Chambre
d’Agriculture/SICIA-Douanes).......................................................................................................................................... 33
Figure 18 : Comparaison des évolutions mensuelles du prix (€/kg) du citron vert en 2010 et 2011 (Source : DIECCTE) ................. 34
Figure 19 : Evolution du taux de marque (tomate) de Janvier à Septembre 2011 (Source : DIECCTE) .............................................. 37
Figure 20 : Evolution du taux de marque (citron) de Janvier à Septembre 2011 (Source : DIECCTE)................................................ 38
Tableaux :
Tableau 1 : Répartition du territoire (source : Agreste - recensements agricoles 2010).......................................................................... 9
Tableau 2: les productions animales 2010 (source : recensement agricole 2010)................................................................................. 10
Tableau 3 : Variation de la marge brute en fonction du niveau de production et du prix de vente producteur, pour la culture de la
tomate locale en Grande Terre (Source : DAAF et Chambre d'Agriculture) ..................................................................... 20
Tableau 4 : Variation de la marge brute en fonction du niveau de production et du prix de vente producteur pour la culture de citron
vert (Source : DAAF et Chambre d'Agriculture) ............................................................................................................... 21
Tableau 5 : Evolution et variation des prix (kg) de la tomate locale en 2011 (source : DIECCTE) ..................................................... 30
Tableau 6 : Evolution et variation mensuelle du prix (€/kg) de la tomate en 2010 et 2011 (Source : DIECCTE)................................ 31
Tableau 7 : Evolution et variation des prix (€/kg) du citron vert en 2011 (Source : DIECCTE) .......................................................... 33
Tableau 8 : Evolution et variation mensuelle du prix (€/kg) du citron vert en 2010 et 2011 (Source : DIECCTE).............................. 34
Tableau 9 : Evolution du taux de marque (tomate) de Janvier à Septembre 2011 (Source : DIECCTE).............................................. 37
Tableau 10 : Evolution du taux de marque (citron) de Janvier à Septembre 2011 (Source : DIECCTE) ............................................. 38
Rapport de la commission Prix agricoles de l’OPR - Année 2011
iii