Newsletter 23

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Newsletter 23
N° 23 Décembre 2014
Contenu
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4.
5.
Editorial
Note du comité
Mesures et prestations de l’AI pour les patientes et les patients oncologiques
Exemple de cas traité en consultation sociale à la ligue contre le cancer/Suisse orientale
Historique d’un cas d’accompagnement psycho-oncologique dans l’attente d’une rente
AI
6. Le rapport du jour du premier congrès suisse sur le cancer du 04.09.2014 à Berne
7. Formations continues et manifestations
8. Adresses de contact
1. Editorial
Christine Morgenthaler, infirmière spécialisée en oncologie, conseillère en psycho-oncologique SSPO et membre
du comité SSPO
Diana Zwahlen, Dr. phil., psychologue et psychothérapeute, psychothérapie psycho-oncologique SSPO et membre
du comité SSPO
Brigitte Leuthold Kradolfer, assistante sociale ES , conseillère en psycho-oncologique SSPO et membre du comité
SSPO
Chère lectrice, cher lecteur
Le diagnostic du cancer prend souvent au dépourvu. C’est un choc, il déclenche la peur et
de nombreuses questions. Il transforme brusquement la vie du malade et celle de ses
proches. Aux soucis de santé viennent se greffer les problèmes financiers.
Pour les personnes concernées, il est utile de s’informer sur les répercussions de la maladie dans les domaines de la profession, des indemnités journalières et des assurances sociales. Les offices de consultation des ligues cantonales contre le cancer proposent des
entretiens abordant questions personnelles, financières, professionnelles et juridiques en
matière d’assurances et recherchent des solutions. Très souvent se pose la question de
savoir ce qu’offre l’AI et à quel moment il est indiqué de faire une communication.
Il n’est pas simple de s’y retrouver dans cette « jungle » qu’est l’AI. Ceci est vrai pour les
personnes concernées, pour les professionnels dont l’activité n’est pas centrée sur les assurances sociales, et même pour nous conseillers. C’est la raison pour laquelle nous avons
décidé de mettre en évidence dans cette newsletter les points principaux traitant de réinsertion professionnelle et de rentes de l’AI. Nous espérons que ce thème saura vous plaire
et vous intéresser.
Nous vous souhaitons une excellente lecture et vous souhaitons d’ores et déjà d’heureuses
fêtes de fin d’année.
2. Note du comité
Le nouveau membre du comité se présent: Lucia Stäubli
Lucia Stäubli, MAS, Art-thérapeute dipl. féd., conseillère en psycho-oncologique SSPO et membre du comité SSPO
Evolution et épanouissement
Aspirations
Ayant grandi dans un désert culturel archaïque, j’eus très tôt envie de cultiver les jardins,
d’explorer les prés, d’arpenter les forêts et d’aménager des espaces. Cette soif enfantine
de découverte, ancrée profondément dans ma personnalité, m’inspire dans mon quotidien.
Années de formation et d’apprentissage
Lors de mes études à l’Ecole des Beaux-Arts à Paris ainsi qu’à l’Akademie der Bildenden
Künste (Ecole des Beaux-Arts) à Munich, je pus étancher ma soif de culture en flânant
dans ces deux grandes villes de lumière et en suivant les traces des grands esprits du passé. Les ruelles où se retrouvaient Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, les grands magasins de Zola qui ont perdu leur éclat d’antan, le Louvre où la Joconde offre au flot de
touristes son sourire immuable, la façade vivante de l’Institut du monde arabe de Jean
Nouvel, la salle de cours de Michel Foucault, la fontaine de Niki de Saint-Phalle, tous ces
lieux mythiques nourrissaient mes sens au point de me retrouver en pensée dans le salon
d’Alice B. Toklas et de Gertrude Stein. En Allemagne, mon inspiration furent „der grüne
Heinrich“, les peintres du „Blauer Reiter“, les pigments de la manufacture de Kremer, les
peintures sensuelles de la Villa Stuck, la Bleulerstrasse, l’hôpital „Rechts der Isar“, les
grands boulevards et un tract de Sophie Scholl conservé à l’université de Munich.
Perception et intuition
Ayant appris à Paris à esquisser la forme du corps et du visage humains nus, je me penchai plus tard sur l’essence de l’être humain et tout ce qui caractérise son existence.
Crayon, pinceau, caméra, tous ces moyens d’expression artistique interrogent l’objet représenté et tentent de lui donner un sens. Cette recherche de symboles à travers la représentation dudit objet est une démarche extrêmement satisfaisante.
Grâce à l’intérêt que je portais aux manifestations du monde du réel, j’en vins à me passionner pour la vie intérieure de mes prochains. Si aujourd’hui, je suis capable de les accompagner dans des moments particulièrement difficiles et de les aider à trouve leur
voie, je le dois à mon intuition qui fut nourrie par ma manière de percevoir le monde.
Je me réjouis donc de relever le défi de participer aux tâches de la Société Suisse de Psycho-Oncologie.
Lucia Stäubli, été 2014
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3. Mesures et prestations de l’AI pour les patientes et les patients oncologiques
Brigitte Leuthold Kradolfer, assistante sociale ES, conseillère psycho-oncologique SSPO et membre du comité
SSPO
Garantie financière en cas d’incapacité de travail
Lorsqu’une personne exerçant une activité lucrative tombe malade du cancer, elle se retrouve souvent dans l’incapacité de travailler pendant une longue période et a droit à des
indemnités journalières, pour autant que son employeur ait contracté une telle assurance.
Pour déterminer le montant de l’allocation mensuelle et la durée de paiement des salaires,
il est primordial que l’assurance contractée obéisse au règlement du droit des assurances
sociales ou privées. Une assurance d’indemnités journalières affiliée au droit des assurances sociales (LAMal) paie au moins 80 % du salaire pendant 720 jours. Un assureur
privé est en droit de fixer librement la somme et la durée. Il est donc important de demander à l’employeur de consulter le contrat d’assurance ou les conditions générales
d’assurance (CGA) afin de vérifier les conditions sous lesquelles une personne malade est
assurée.
Une indemnité journalière est généralement octroyée à partir d’une incapacité de travail de
50 %, pour autant que les conditions d’assurance le prévoient ainsi.
S’il n’existe aucune assurance d’indemnités journalières et si aucun maintien du versement
de salaire n’est prévu dans le contrat de travail, on a recours au code des obligations (CO),
art. 324a. Ce dernier oblige l’employeur, au cours de la première année d’un contrat de
travail honoré depuis plus de trois mois, à verser le salaire pendant trois semaines. Le
maintien du paiement des salaires varie ensuite selon les échelles baloise, bernoise ou zurichoise. Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site
http://www.seco.admin.ch/themen/00385/00420/04667/04679/?lang=fr.
Lorsque le revenu (familial) est insuffisant et ne répond pas aux normes de la Conférence
suisse des institutions d’action sociale (CSIAS), il ne reste souvent que la solution du bureau d’aide sociale.
Il arrive souvent que les salariés s’imaginent qu’on ne peut pas les renvoyer en cas de maladie. Ceci est faux. La loi prévoit les délais de non renvoi suivants : au cours de la 1ère
année de contrat pendant 30 jours, de la 2ème à la 5ème année pendant 90 jours et à partir
de la 6ème année pendant 180 jours.
Une fois le contrat de travail terminé et si l’incapacité de travail persiste, l’on examine au
cas par cas s’il est possible, nécessaire et/ou judicieux de passer de l’assurance collective
d’indemnités journalières à l’assurance individuelle. Il est alors important de bien respecter
le délai fixé généralement pour un passage sans conditions.
Mesures de l’AI
Détection précoce
Il s’agit de mesures préventives visant à empêcher une invalidité menaçante. L’objectif est
de conserver le poste de travail ou d’avoir accès à une réinsertion. Une communication de
détection précoce n’équivaut pas à une demande de prestations AI. En cas d’incapacité de
travail de plus de 30 jours ou de répétition d’absences de courte durée pendant une année, la personne concernée peut faire une communication de détection précoce auprès de
l’AI. Cette communication peut être également faite par l’employeur, l’assureur
d’indemnités journalières en cas de maladie, les médecins traitants ou chiropracteurs, les
membres de famille vivant sous le même toit, l’assureur-maladie, les institutions de prévoyance professionnelle, l’assurance-chômage et les organes de l’aide sociale. Lorsque ce
sont des tiers qui se chargent de cette communication, ils doivent au préalable en informer
la personne concernée.
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Le formulaire peut être téléchargé sur le site www.ahv-iv.ch > Mémentos et Formulaires >
Formulaires > Prestations de l’AI > Demandes.
Dès réception de la communication, l’office AI compétent examine le dossier et – si besoin
est - invite la personne concernée pour un entretien de détection précoce. Il ne le fera pas
si le contenu de la communication révèle qu’une inscription à l’AI est indispensable ou encore que l’AI n’est pas du tout concernée.
En accord avec la personne concernée, il peut également inviter d’autres personnes, par
exemple l’employeur. Il s’agit de déterminer la situation médicale, professionnelle et sociale et d’examiner les mesures appropriées pour une réinsertion. On vérifie également s’il
faut faire une demande de prestations AI.
Les personnes qui n’ont pas fait elles-mêmes la communication d’une détection précoce
demandent souvent si elles doivent répondre à une invitation d’entretien. La réponse est la
suivante : toute personne est astreinte à une obligation de renseigner et de coopérer.
Dans le cas contraire, elle s’expose à une éventuelle diminution des prestations AI.
L’office AI doit décider dans les 30 jours si une demande de prestations de l’AI est nécessaire ou non.
Intervention précoce
L’intervention précoce nécessite une communication à l’AI. Pour bénéficier d’une intervention précoce, il faut avoir cotisé à l’AVS/AI pendant au moins un an.
Cette mesure peut avoir les objectifs suivants : conserver le poste de travail, réinsérer la
personne à un nouveau poste, conserver ou augmenter sa capacité de travail. Les moyens
pour ce faire peuvent être : adaptation du poste de travail, cours de formation, placement,
orientation professionnelle ou programmes d’activités.
Ces mesures peuvent être appliquées pendant maximum douze mois à compter de l’envoi
de la demande ; elles prennent fin lorsque des mesures d’ordre professionnel sont prises,
lorsqu’un droit à la rente doit être examiné ou lorsque d’autres prestations sont refusées.
Pendant la phase d’intervention précoce, aucune indemnité journalière AI n’est versée.
Mesures de réinsertion professionnelle
Mesures d’intégration
Les mesures d’intégration servent de passerelle entre l’intégration sociale et professionnelle et préparent à la réinsertion professionnelle. Y ont droit les personnes qui présentent
une incapacité de travail de 50 % depuis six mois au moins, qui ne sont pas encore prêtes
à une réinsertion mais peuvent assurer un temps de présence d’au moins deux heures par
jour pendant quatre jours par semaine. Durée de cette mesure : un an maximum.
Réinsertion professionnelle
Différentes prestations individuelles de l’AI poursuivent le but „réinsertion au lieu de
rente“. Quelques exemples : orientation professionnelle, formation professionnelle (pour
autant que celle-ci permette ou améliore la capacité de travail), reclassement, placement,
placement à l’essai. Dans le meilleur des cas, on peut revenir à son taux initial d’activité.
Lorsque seul un travail à temps partiel est possible, l’on examine l’octroi d’une rente partielle.
Si la décision concerne une formation complémentaire, l’AI prend en charge les frais supplémentaires engendrés par l’invalidité. Elle prend également en charge les frais d’un reclassement. Pendant l’application des mesures d’évaluation et de réinsertion, l’AI verse des
indemnités journalières et prend également en charge les éventuels frais de déplacement.
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Rente d’invalidité
Ce droit existe dans les cas suivants :
 Lorsque les mesures appliquées jusqu’alors par l’AI n’ont pas permis la réinsertion
 Au plus tôt après un temps d’attente d’un an
 Une incapacité de travail de 40 % au moins pendant l’année d’attente
 Au plus tôt 6 mois après la demande, c.a.d. qu’il faut envoyer la demande au
plus tard 6 mois à compter du diagnostic
 Un temps de cotisation minimal de trois ans à l’AVS/AI
(les cotisations des ressortissants de l’UE ou AELE versées dans un pays de
l’UE ou AELE sont prises en compte)
On distingue quatre niveaux de rente :
 Une rente entière pour un degré d’invalidité d’au moins 70 %
 Trois quarts de rente pour un degré d’invalidité d’au moins 60 %
 Une demi-rente pour un degré d’invalidité d’au moins 50 %
 Un quart de rente pour un degré d’invalidité d’au moins 40 %
L’évaluation de la rente est calculée en fonction de ce que la personne ferait si
ell n’était pas malade, c.a.d.
 activité lucrative à temps complet = comparaison des revenus
 activité lucrative à temps partiel et exécution des travaux ménagers = méthode mixte
 pour les personnes n’exerçant aucune activité lucrative, on évalue les difficultés qu’elles rencontrent, en raison de leur invalidité, dans les travaux ménagers et éventuellement dans les tâches éducatives = comparatif d’activités
Pour évaluer le degré d’invalidité, on compare le revenu que la personne pourrait atteindre
si elle n’avait pas de problème de santé à celui qu’elle pourrait gagner après avoir bénéficié de mesures de réadaptation. Exemple dans le cas d’une activité à plein temps :
Sans maladie
Revenu probable d’invalidité
Degré d’AI = diminution de la capacité de travail
Fr. 4000.00/mois
Fr. 1000.00/mois
75 %  rente entière
Comme il a déjà été stipulé, les non-actifs, hommes ou femmes, peuvent également prétendre à une rente d’invalidité lorsqu’ils ne sont plus en mesure d’effectuer tous leurs travaux. Contrairement aux personnes actives (partiellement ou non), les non-actifs ne sont
pas en mesure de prouver une perte de gains due à l’invalidité. L’AI procède donc à une
évaluation sur place. On attend du/de la partenaire et des enfants suffisamment grands
qu’ils participent aux tâches ménagères. Il est important de bien détailler et différencier les
indications relatives aux difficultés que pose le handicap et d’évaluer le pourcentage de
travail que la personne pourrait exercer si elle était en bonne santé. Les offices de conseil
des ligues contre le cancer sont là pour aider à répondre à ces questions.
Les enfants dont le père ou la mère bénéficient d’une rente AI ont droit à une rente
jusqu’à leurs 18 ans au moins mais pas au-delà de 25 ans. Celle-ci est fixée à 40 % de la
rente pour adultes.
Après avoir clarifié le droit à une rente, l’AI envoie un préavis à la personne concernée.
Elle y décrit en détail les raisons de la décision qu’elle a prévue. Si la personne n’est pas
d’accord avec les termes de ce préavis, elle a 30 jours pour demander accès aux pièces du
dossier et prendre position par écrit ou oralement auprès de l’office AI. Celui-ci doit tenir
compte des observations concernant des points déterminants dans la motivation de sa
décision.
En cas de désaccord avec la décision prise, il est possible de déposer un recours dans un
délai de 30 jours auprès du Tribunal des assurances du canton de domicile. En cas de contestation du jugement du tribunal cantonal des assurances, l’on peut adresser un recours
dans un délai de 30 jours auprès du tribunal fédéral à Lucerne. La procédure de recours
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auprès du tribunal cantonal des assurances et du tribunal fédéral est soumise à des frais
de justice. Ceux-ci vont de Fr. 200.00 à Fr. 1000.00 (en vigueur en 2014).
Offre de conseil des ligues cantonales contre le cancer
J’ai tenté de vous présenter de la manière la plus succincte possible les points les plus importants concernant les rentes et la réinsertion professionnelle. Je ne prétends bien sûr
pas vous avoir fourni des informations complètes et tiens à souligner qu’il faut examiner
chaque situation individuelle. Ce n’est qu’ensuite que l’on peut répondre aux questions
matérielles et personnelles et déterminer les démarches à suivre. Les conseillers des ligues
cantonales contre le cancer sont là pour conseiller, accompagner et soutenir.
En consultation, lorsque nous pensons qu’une communication à l’AI est indiquée, nous
informons les client(e)s concerné(e)s que celle-ci doit être faite dans les six premiers mois
à compter du diagnostic. Cette information surprend et consterne bien souvent le malade,
qui n’a pour objectif que son rétablissement complet et son retour à la vie quotidienne ou
au travail. Il est important de laisser tous ces sentiments s’exprimer et de les prendre au
sérieux. C’est ce qui permet aux client(e)s de comprendre les raisons matérielles d’une
communication précoce et de réfléchir sur cette question.
Suite à leur communication, les client(e)s reçoivent un accusé de réception de l’AI. Celle-ci
ne prend aucune décision dans le cas de patient(e)s oncologiques en cours de thérapie.
On attend la fin du traitement pour contrôler l’évolution de l’état de santé. Dans le cas de
cancers très agressifs, il arrive souvent que la décision soit rendue après le décès de la
personne.
La longue attente est pénible pour les personnes concernées. Beaucoup s’inquiètent de
leur situation financière, lorsque par ex. les indemnités journalières arrivent à échéance.
Les personnes qui, à défaut d’indemnités journalières, ont recours au service social, espèrent retrouver un peu d’indépendance et disposer d’un peu plus d’argent grâce à une
rente.
Il arrive que nos client(e)s se voient refuser le droit à une rente. Pour un degré d’invalidité
de 19 % par exemple, l’AI considère que si le travail physique est peu éprouvant et adapté
au handicap, la capacité de travail et de rendement est entière. Trouver un tel poste de
travail n’est plus du ressort de l’AI. A partir du moment où sa décision est acceptée, l’AI
considère le cas comme réglé.
La solution d’un recours au tribunal cantonal des assurances en cas de décision négative
doit être examinée avec soin. Pour ce faire, on peut s’adresser aux renseignements juridiques des communes, qui offrent gratuitement leurs services, ou à des offices spécialisés
tels que Integration Handicap ou Procap. On peut également demander conseil à une assurance protection juridique privée.
L’on conseille aux client(e)s ayant reçu une décision négative de l’AI de s’inscrire à l’ORP.
Il n’est pas facile de se mettre à la recherche d’un emploi lorsqu’on est en mauvaise santé.
Les client(e)s se demandent entre autres s’ils doivent faire état de leur cancer lors d’un
entretien d’embauche. A ce stade, le conseil/thérapie psycho-oncologique/psychosocial
offre un excellent soutien.
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Important :

Le pourcentage d’incapacité de travail dans le cas d’une activité à temps partiel devrait toujours figurer dans le certificat médical. Exemple pour une activité
à 80 % : incapacité de travail 50 % de 80 %.

Lorsque le cours de la maladie varie de façon aléatoire et qu’une reprise du
travail est incertaine, on suggère de l’intituler placement à l’essai ou encore
de faire attester une capacité de travail réduite. On évite ainsi à chaque fois
une nouvelle interruption du délai d’attente.

Le délai d’attente est interrompu, et donc réinitialisé, dès qu’une personne
malade a été déclarée de nouveau entièrement apte au travail pendant au
moins 30 jours.

Si un service médical régional donne un avis défavorable à l’obtention d’une
rente AI, et qu’aucun(e) oncologue n’ait été consulté(e) lors de l’expertise, la
personne concernée peut faire valoir ce fait dans son recours et exiger une
autre consultation oncologique.

Par jugement du tribunal fédéral du 19 Juin 2013 (8C_32/2013), la fatigue
provoquée par le cancer peut entraîner le droit à une rente.
Documentation de référence :



“Cancer – prestations des assurances sociales“, brochure d’information de la ligue
suisse contre le cancer, numéro d’article 2811
„Maladie chronique ? prestations des assurances sociales“ guide pratique disponible à la ligue suisse contre le cancer, numéro d’article 2810, prix : Fr. 25.00
Différents mémentos de l’AVS/AI sur le site internet www.ahv-iv.ch
4. Exemple de cas traité en consultation sociale à la ligue contre le cancer/Suisse orientale
Maria Rita Guerra, assistante sociale ES et spécialiste dipl. féd. en assurances sociales
Le 11 Avril 2012, on diagnostique une tumeur cérébrale chez Monsieur Meier, 48 ans. Il
est immédiatement mis en congé de maladie à 100 % jusqu’à nouvel ordre. L’entreprise
lui verse son salaire intégral pendant trois mois. Ensuite, l’assurance des indemnités journalières verse 80% du salaire.
Il subit une opération et diverses thérapies, mais les chances de guérison ne sont pas très
bonnes. Le 19 Septembre 2012, il s’adresse à la ligue contre le cancer de la Suisse orientale. La conseillère constate qu’aucune communication à l’AI n’a encore été faite. Le délai
de 6 mois démarre le 11 Octobre 2012. La conseillère explique que ce délai doit être tenu
afin que, en cas de droit à une rente, l’AI puisse également payer rétroactivement. Monsieur Meier est d’accord et ils remplissent ensemble le formulaire de communication AI. Il
envoie cette communication AI fin Septembre. L’AI en accuse réception par écrit le
30.09.2012. Elle y stipule qu’elle reprendra contact plus tard.
En Octobre 2012, l’état de Monsieur Meier s’aggrave. Des métastases se sont formées. La
conseillère de la ligue contre le cancer suggère à Monsieur Meier d’adresser un nouveau
rapport médical à l’AI. Ce qu’il fait. L’AI réagit et informe Monsieur Meier par écrit en Novembre 2012 que des mesures professionnelles ont été étudiées. Mais étant donné qu’une
réinsertion ou une réorientation professionnelle ne sont plus possibles pour lui, ces mesures professionnelles sont refusées. Toutefois, l’octroi d’une rente est approuvé. L’AI confirme par écrit que celle-ci sera versée au plus tôt le 11.04.2013 (délai d’attente d’un an).
Il faut donc attendre.
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Monsieur Meier informe la conseillère de la ligue contre le cancer de ses problèmes financiers depuis qu’il ne reçoit plus que 80 % de son salaire (indemnités journalières). Il est
marié et père de 3 enfants. Ils établissent ensemble un budget mensuel et comparent les
revenus et les dépenses. Il en résulte que la famille a plus de dépenses mensuelles que de
revenus. Monsieur Meier n’a pas de dettes ni de crédit et vit dans une simple location. La
ligue contre le cancer accorde à la famille un soutien financier en prenant à sa charge les
factures de franchise de Monsieur Meier, ainsi que ses frais de déplacement pour thérapies.
En Septembre 2014 Monsieur Meier reçoit le préavis de l’AI. Le degré d’invalidité a été fixé
à 52 %, ce qui signifie qu’il a droit à une demi-rente. Etant donné son état de santé, Monsieur Meier ne se voit pas travailler à 50 %. C’est également l’avis de l’équipe médicale
soignante. Monsieur Meier s’adresse donc une nouvelle fois à la ligue contre le cancer.
Aidé de la conseillère et dans le délai de 30 jours, il envoie un recours écrit et les documents nécessaires (rapports médicaux). L’argumentation précise que les documents,
adressés en Octobre 2012 et qui prouvaient l’aggravation de l’état de santé, n’ont pas été
suffisamment pris en compte. Le recours est accepté, l’AI octroie une rente entière.
Monsieur Meier décède en Décembre 2014. La conseillère de la ligue contre le cancer apporte son soutien moral aux membres de la famille. Elle règle également toutes les formalités qui vont permettre à son épouse et ses enfants de recevoir des diverses assurances
les prestations aux familles.
5. Historique d’un cas d’accompagnement psycho-oncologique dans
l’attente d’une rente AI.
Gabriela Sigrist-Zöllig, psychologue lic.phil. psychothérapeute FSP, psychothérapeute psycho-oncologue SSPO
A l’aide du cas particulier dont je retrace l’historique ci-après, je tente de développer la
question de la rente dans le cadre d’une psychothérapie psycho-oncologique. Au début de
cette thérapie, il n’était pas question de rente, la préoccupation était d’aider le patient à
retrouver une vie normale de personne en bonne santé.
Pour mon travail, j’utilisais l’approche centrée sur la personne et la méthode systémique
avec la prise en compte des proches.
Lorsque je fais sa connaissance, Monsieur B a 48 ans et vit en agglomération avec sa famille, dont deux enfants adolescents. Le couple possède une petite entreprise depuis
presque 20 ans, employant jusqu’à dix personnes, apprentis inclus.
En 2009 on diagnostique un carcinome gastrique chez Monsieur B, d’abord traité par chimiothérapie et radiothérapie néo-adjuvantes, puis par l’ablation de l’estomac en 2010.
2011
En Février 2011, la ligue contre le cancer donne mes coordonnées à Monsieur B ; il prend
rendez-vous lui-même pour une consultation psycho-oncologique au service d’oncologie
ambulatoire.
La situation se présente ainsi :
Médicalement parlant, le cancer est considéré comme guéri depuis fin 2010. Personne ne
s’est soucié des répercussions psychiques. Depuis son opération, Monsieur B est cachectique et ne peut plus reprendre suffisamment de poids ni même le stabiliser. Il pèse +/- 60
kg pour une taille de 184 cm.
Pendant sa maladie, sa femme continua de diriger l’entreprise avec le principal responsable. Mais des baisses de qualité entraînèrent une diminution du chiffre d’affaires.
Quelque temps après son opération, le patient recommence à travailler à 60 % dans son
entreprise, une tâche qu’il essaie de maîtriser à force de volonté, et qui s’avère être une
énorme surcharge physique et psychique. Son état de faiblesse l’empêche de répondre aux
attentes que ses produits réclament. Le stress et les efforts physiques lui font perdre régulièrement du poids. Il lui faudrait prendre dix petits repas par jour. Mais il lui manque
l’appétit, le calme et le temps.
Avant notre première rencontre, le couple avait dû prendre la décision de liquider
l’entreprise au printemps 2011. Il n’a pas été possible de trouver un successeur. Le médecin traitant s’est chargé de la communication à l’AI.
C’est à ce moment-là que démarre la psychothérapie psycho-oncologique.
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Le patient se montre psychiquement instable, dépressif, nerveux, agité. La nuit, sa maladie lui fait faire des cauchemars. Il montre des signes de traumatisation et peut à peine
pénétrer dans l’hôpital. La pression et les soucis qu’il se fait sur l’aevenir sa famille le font
beaucoup souffrir. Il se fatigue très vite, n’est pas en forme physiquement, subit des
pertes de mémoire et n’est plus réceptif le soir. Il devrait s’accorder de nombreuses
pauses durant le travail, ce qu’il ne fait pas. Monsieur B ne cesse de répéter combien il est
reconnaissant d’être encore en vie. Son rôle de père, de mari et de chef de famille représente tout pour lui. Lui-même a perdu sa mère alors qu’il était enfant, puis à 16 ans, son
père. Orphelin et petit dernier, il a dû se débrouiller pratiquement seul. Cette situation l’a
marqué et l’oblige aujourd’hui à tout donner de ses forces. Il veut tout régler lui-même,
accepte mal d’être aidé. Il est hors de question de se faire soutenir par sa femme, ce n’est
pas sa priorité du moment. Sa compréhension des rôles est différente et bien ancrée en
lui.
A ce moment-là, une rente partielle et un travail à temps partiel sont à mon avis exclus. Il
y a incapacité de travail.
Nous traitons de ces questions au cours d’entretiens de couple. La femme se montre
calme et réfléchie. Elle montre plus de confiance que le patient au sujet de la liquidation
de l’entreprise. Ce serait un soulagement pour tous. Une inversion des rôles est à ses yeux
une alternative réaliste. Au foyer, le mari pourrait mieux répartir ses forces pour accomplir
les tâches ménagères. Après la liquidation de l’entreprise, elle aimerait chercher un travail.
Elle a moins de problèmes que lui d’accepter momentanément l’aide sociale en attendant
le versement d’une rente. Ce courage et ces faits démoralisent plus le patient qu’ils ne
l’aident. Il souffre et se sent dévalorisé. La femme a maintenant besoin de mon soutien,
parce qu’elle est à elle seule porteuse de confiance en l’avenir et qu’elle doit offrir aux enfants une vie normale. Elle ne peut pas ménager son mari blessé en ce moment, car ce
serait au prix de son indispensable engagement.
La liquidation de l’entreprise ne se passe pas très bien, les machines assez coûteuses ne
trouvant pas d’acquéreur. Les pertes financières ont de lourdes conséquences sur le budget familial. On connaît la peur du lendemain. La perte ce que l’on a bâti ensemble toute
une vie laisse un vide douloureux. L’énergie du couple est à ce moment-là pratiquement
épuisée, l’espoir chancelle. La perspective de pouvoir bientôt mieux s’occuper de sa santé
est réconfortante.
Monsieur B continue de se sentir coupable, inutile et vain, sans estime de soi. Son corps
affaibli n’est plus aussi performant qu’avant. Il a peur de perdre le contrôle et souhaite
trouver plus de sens à sa nouvelle vie.
Au cours d’entretiens individuels, on définit ce nouveau rôle au foyer, qui est difficile pour
lui parce que là aussi il est sans forces, doit se reposer souvent et s’énerve beaucoup. L’AI
veut maintenant des renseignements. On fait une estimation de la capacité de travail, on
écrit des rapports.
En été, la femme trouve un emploi ; le salaire ne suffit pas à couvrir le budget familial.
Cette situation engendre une nouvelle peur de l’échec, à laquelle Monsieur B répond aussitôt par un essai de travail. C’est un échec total. La faible prise de poids réalisée à grand
peine est aussitôt reperdue. S’ensuivent des entretiens individuels. Au cours de ces entretiens, nous dressons par écrit une liste des problèmes, nous les mettons à jour et leur
donnons une structure. Ces papiers lui appartiennent et il les emporte chez lui. Ce sont ses
propres documents qui lui rappellent le chemin à suivre.
Il faut porter toute son attention aux ressources et les consolider. La réadaptation après
une grave maladie a lieu au quotidien dans cette phase. Désir et réalité doivent converger.
Jusqu’à la fin de l’année, le patient fait plusieurs petites tentatives de travail, qui se révèlent toutes irréalistes. Rien que leur conception est éprouvante pour la santé. L’appétit, le
poids et les forces diminuent. Avec l’aide du médecin traitant, on évalue la quantité de
travail à déclarer à l’AI.
La nouvelle répartition des rôles des deux partenaires exige encore des entretiens collectifs
de soutien. On y parle des contrecoups bien compréhensibles que leurs enfants subissent.
Le fils ne peut plus jouer son rôle de sportif sain et d’écolier, développe un comportement
agressif et parentifié. Les parents reçoivent les conseils dont ils ont besoin pour remplir
leur rôle auprès de leurs enfants. Depuis qu’il est homme au foyer, Monsieur B. apprend
pour la première fois que son rôle pédagogique auprès des enfants est très apprécié. Il se
sent alors compétent et revalorisé. Ceci va le porter de nombreux mois pendant ses moments de découragement.
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En Novembre, les indemnités journalières cessent, alors que la rente n’est pas encore accordée. La ligue contre le cancer propose de demander une contribution à l’aide sociale et
de se charger de cette démarche pour la famille B. Monsieur B. est hors de lui et perd son
sang-froid lorsque le bureau de l’aide sociale demande à voir les documents et à entendre
une nouvelle fois tous les détails. Pour l’entrepreneur qu’il était, c’est un nouveau camouflet. La famille décide d’organiser par elle-même cette avance. Monsieur B. va accepter
immédiatement un nouveau travail ; la perspective d’un travail à faible pourcentage le rassure. Monsieur B. est victime d’une grippe intestinale virale. Dans son état, c’est une catastrophe.
Après son passage à domicile, la conseillère AI déclare Monsieur B. 100 % incapable de
travailler. Le médecin traitant corrobore ce jugement.
2012
Nous sommes à la fin de l’été lorsque l’AI donne son accord pour verser une rente. Son
montant est inférieur à ce que l’on en espérait. C’est pourtant un grand soulagement pour
tous. Aux yeux du patient, cela représente sa propre participation au budget familial.
Jusqu’alors, la peur, la honte, l’inertie, le désespoir, mais aussi le courage, la confiance et
l’espoir se succédaient à un rythme vertigineux. La famille a changé. La fille a passé son
EFA et a quitté le domicile familial, la femme poursuit sa nouvelle carrière. Monsieur B.
doit réévaluer le sens qu’il donne à ses activités désormais réduites et se chercher de nouvelles occupations en dehors du foyer, rencontrer des amis, etc. il a appris à mieux écouter son corps et à répartir ses forces plus judicieusement.
2013
Dans son enfance, Monsieur B. a appris à ne compter que sur lui-même. Il a donc fallu
aborder ce sujet en thérapie, parallèlement aux autres séances consacrées aux changements familiaux et aux efforts d’adaptation que tous ont dû faire.
2014
Son esprit combattif et sa compréhension des rôles restaient intacts chez ce patient, et il
lui fut difficile de s’adapter aux nouvelles circonstances. Entre-temps, il a réussi à changer
sa façon de penser. Il lui est important de se sentir indépendant et de prendre lui-même
des décisions. Il reprend ainsi le contrôle de sa vie. Il n’a nul besoin de balayer ses sentiments, aussi violents soient-ils. Il a besoin de quelqu’un qui tienne le coup avec lui. Il refuse qu’on lui demande comment il se sent, car cette question fait de lui un malade. Ce
qu’il n’est pas ! Pourtant, il arrive encore parfois que son travail d’homme au foyer le
frustre et l’humilie. Lorsqu’il va faire ses courses, il continue de se sentir observé et déplacé. Même sa rente AI n’est en fait pas une solution pour lui. Mais il en vit.
Entre-temps, Monsieur B. ne vient plus que sporadiquement en thérapie. Il a retrouvé sa
dignité. Parfois, il se trompe de chemin et il lui faut le retracer. Il y arrive seul maintenant.
La menace de la maladie a profondément changé la famille. Il a fallu que tous les
membres ajustent et redéfinissent leurs rôles.
Ma tâche thérapeutique a été d’accompagner Monsieur B. sur le chemin de la guérison.
Cet objectif reste mitigé. Il suit son chemin comme il le peut. Il traîne encore avec lui
quelques séquelles de son cancer. Toutefois, il n’aimerait pas être malade.
6. Le rapport du jour du premier congrès suisse sur le cancer du
04.09.2014 à Berne
Version abrégée du rapport de Susanne Schelosky
Le premier congrès suisse sur le cancer s’est tenu le 4 Septembre 2014 au Centre Paul
Klee de Berne. Son objectif était d’améliorer la mise en réseau des organismes prestataires. Plus de 230 participants de divers horizons professionnels ont assisté à ce congrès.
Le Dr. med. Jürg Nadig, dans son discours d’ouverture, signala que l’invitation avait été
adressée aux représentants de patients, médecins, soignants et autres professionnels impliqués dans le traitement des malades oncologiques depuis l’établissement du diagnostic
jusqu’à la phase palliative, ainsi qu’à des professionnels des milieux politique et de la re10
cherche de santé. Le premier congrès suisse sur le cancer fait donc office de « Think
Tank » pour tous.
Le Dr. Philippe Perrenoud, directeur de la Conférence directoriale intercantonale de la santé, souligna que les problèmes de la médecine oncologique ne pourraient être résolus uniquement par une action politique, mais seulement avec le concours des professionnels.
Selon lui, la « stratégie nationale contre le cancer » est un pas important, même si le
chemin à parcourir jusqu’à sa réalisation reste long.
Les groupes professionnels SSG, SSC, SSOM, SRO, SEOS, SSPO, oncoreha.ch et palliativ.ch
avaient chacun délégué un de leurs membres pour expliquer, en s’appuyant sur le cas d’un
patient atteint d’un carcinome rectal non métastasé, ce que faisait son groupe pour un tel
patient et quelle action il attendait des collègues venant d’autres disciplines.
Un traitement nécessite l’implication de plusieurs groupes professionnels, dont les prestations peuvent se chevaucher ; il faut donc faire attention à ce que personne ne se trouve
écarté. Un parcours de traitement intersectoriel – le cancer du côlon - est prévu dans le
but de clarifier cette situation. L’académie suisse pour la qualité en médecine ASQM est
chargée de la réalisation de ce projet. Varja A. Meyer a expliqué où l’on en était.
Le Dr. Thomas Ruhstaller de St. Gall expliqua pourquoi les conférences sur les tumeurs ont
pu se révéler être un instrument important dans la prise de décision lors de questions médico-oncologiques, et comment elles sont devenues le symbole par excellence de
l’interdisciplinarité. Les tumorboards font de nos jours partie intégrante du management
de qualité et sont indispensables à l’obtention de la certification. Il semble que la mise en
application des décisions prises en tumorboard permette de diminuer la mortalité des patients.
Le Dr. Rudolf Morant, médecin responsable de la ZeTuP AG, fit part de ses expériences en
tant que participant externe à divers tumorboards. Le fait que ses patient(e)s soient traité(e)s dans différents hôpitaux nécessite toujours l’implication de plusieurs médecins de
diverses disciplines et institutions. En tant que prestataire de soins privé, il lui a fallu beaucoup de temps pour s’organiser afin de permettre sa participation virtuelle. Coopérer avec
les différents tumorboards d’hôpitaux publics et privés s’est avéré être pour lui la meilleure
solution. Le Dr. Frank Stenner de l’hôpital universitaire de Bâle fit part de ses expériences
avec des tumorboards virtuels aux Etats Unis.
Un autre sujet abordé fut celui de l’académisation des titres des métiers de soins. L’atelier
« Evolution de l’image professionnelle » fut le théâtre d’intenses discussions entre le Prof.
Dr. Reto Obrist, oncologue, Patrick Jermann, de la Haute Ecole Spécialisée Kalaidos Suisse,
Airelle Buff pour l’aspect juridique et Irene Bachmann Mettler, infirmière en oncologie.
En dernière partie, les membres du groupe de travail de la stratégie nationale contre le
cancer SNC et une déléguée de la société mandataire (SvG) firent le point sur l’état
d’avancement des projets.
Veuillez consulter notre site internet pour lire le rapport complet. Sous Archives Manifestations, voir lien : Rapport final
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7. Formations continues et manifestations
Vous trouverez également tous les renseignements concernant ces manifestations sous
www.psychooncologie.ch
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6. Tagung Psychoonkologie, Klinik Schützen in Rheinfelden am 29. Januar 2015
mit dem Thema „Schmerz, Verlust und Hoffnung“ www.klinikschuetzen.ch
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3. Vernetzungstagung von chronischkrank.ch zum Thema „Wie Interdisziplinarität
gelingt“, Donnerstag 19. März 2015 in der Klinik Schützen, Rheinfelden.
Die Tagung setzt sich mit den Rahmenbedingungen einer gelingenden interdisziplinären Zusammenarbeit auseinander und richtet sich demnach an Fachpersonen verschiedener Berufsgruppen, die die Chancen einer guten interprofessionellen Zusammenarbeit noch besser nutzen wollen. www.chronischkrank.ch
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12. Schweizer Fachtagung Psychoonkologie 2015
Die nächste Fachtagung der SGPO mit dem Titel „Würde und Onkologie“ wird am
16. April 2015 in Bern stattfinden www.psychoonkologie.ch
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8. Hospiz- und Palliativtag Ostschweiz
Am 16. April 2015 findet der 8. Hospiz- und Palliativtag Ostschweiz in der Kantonsschule Sargans statt. Der Anlass wird zusammen mit der Spitalregion RWS
organisiert und durchgeführt. Tagesschwerpunktthema: Palliative Care bewegt!
www.palliative-ostschweiz.ch
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2. Schweizer Krebskongress am 27. August 2015, Ort noch offen, weitere
Angaben unter www.swisscancercongress.ch oder
auch unter www.promedicus.ch/kongresse/
8. Adresses de contact
Loredana Palandrani
Secrétariat SSPO
c/o Ligue suisse contre le cancer
Effingerstrasse 40, Case postale 8219
3001 Berne
[email protected]
Brigitte Leuthold Kradolfer
Krebsliga Ostschweiz
Grünaustrasse 24
9470 Buchs
[email protected]
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