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Bleu Rouge Noir Jaune NOVÈS MARQUE SON TERRITOIRE (Page 12) e o France métropolitaine (Page 15) TENNIS (Page 12) Le manager du Stade Toulousain refusera que les membres du staff de l’équipe de France assistent à ses entraînements. (Photo Jérôme Prévost) Le deuxième-ligne toulousain, recordman des sélections en équipe de France de rugby (118), annoncera aujourd’hui sa retraite internationale. (Photo Pascal Rondeau) *62 ANNÉE - N 19 486 0,85 RENAULT INSISTE, ALONSO RÉFLÉCHIT SHARAPOVA REGAGNE ENFIN (Photo AFP) RUGBY FABIEN PELOUS VA BAISSER LE RIDEAU BLEU AUTOMOBILE (Photo Stéphane Mantey) 1 (Page 16) www.lequipe.fr Mercredi 7 novembre 2007 T 00106 - 1107 - F: 0,85 E 3:HIKKLA=[UU]ZY:?b@b@k@r@a; L’AVENIR DE VOTRE PEAU EST ENTRE VOS MAINS, VOUS LE VALEZ BIEN VOIR EN DERNIÈRE PAGE LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE L’OL CROIT, L’OM PLOIE Lyon joue son destin européen, ce soir (20 h 45), à Gerland, face à Stuttgart, lors de la quatrième journée de la Ligue des champions. Une victoire garantirait au moins à l’OL une place en UEFA. Hier, l’OM, pas assez consistant, s’est incliné (1-2) à Porto. (Pages 3, 4, 8 et 9, et notre éditorial, page 2) RONALDINHO DANS LA TOURMENTE MILAN Y EST PRESQUE (Page 4) Le retour en forme de son capitaine, Juninho (ici à gauche contre Farnerud, lors du match aller face à Stuttgart), n’est sans doute pas étranger à la montée en puissance de l’OL, qui vient d’enchaîner six victoires, toutes compétitions confondues. (Photo Jean-Louis Fel) Ce soir, dès 23 h 00. L’Édition de la nuit. Retour sur la soirée européenne de football avec les analyses d’Angel Marcos. Les experts de l’info sportive sont sur Disponible sur , le câble, par ADSL et sur www.lequipe.fr L’ÉQUIPE semaine : ALLEMAGNE, 2 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,3 ; AUTRICHE, 2,10 ; BELGIQUE, 1,5 ; ESPAGNE, 1,90 ; GRÈCE, 2 ; ITALIE, 1,75 ; LUXEMBOURG, 1,5 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 1,8 . Bleu Rouge Noir Jaune Rouge (Page 5) Bleu Rouge LIVERPOOL, LE GRAND HUIT Jaune Bleu Jaune À court de forme, le Brésilien fait plus parler de lui par ses frasques que par son talent. (Photo Jérôme Prévost) Noir Noir (Page 11) 2 Bleu Rouge Noir Jaune LA PAGE DEUX , ON EN PARLE AUJOURD HUI DANS « 37 TOUS SPORTS. Parallèlement à la procédure contentieuse en cours, susceptible de traduire la France devant la Cour européenne de justice, le gouvernement a renoué le dialogue avec la Commission européenne, hier, au sujet du monopole des jeux et des paris en ligne. Le ministre du Budget, Éric Woerth (notre photo), a été reçu par Charlie McCreevy, le commissaire européen en charge du marché intérieur et des services. Appelant à « développer un dialogue politique », Woerth s’est dit prêt à « une ouverture maîtrisée des (Page 14) marchés des jeux ». Bachelot répond à Bordry Herbin - Saint-Étienne : le ton monte FOOTBALL. « On dirait que L’Étrat commence à ressembler à la Birmanie. » Robert Herbin, personnalité historique des Verts, ne mâche pas ses mots. Pas plus que la direction de l’AS Saint-Étienne qui, après lui avoir refusé l’accès au centre d’entraînement lundi, s’est justifiée hier. « Devant le nombre croissant de sollicitations extérieures, elle a décidé, comme toute entreprise privée, de réglementer l’accès à son siège social », a-t-elle expliqué, affirmant cependant « respecter la liberté d’expression de M. Herbin », chroniqueur à la plume souvent acerbe dans la Tribune - le Progrès. (Page 4) A RENCONTRE opposant l’Olympique Lyonnais au VfB Stuttgart, ce soir, au stade de Gerland, sera l’occasion d’assister à un événement totalement inédit à ce niveau sur notre continent. En alignant en attaque trois joueurs issus de leur centre de formation, français par surcroît – Sidney Govou, Karim Benzema et Hatem Ben Arfa –, pour un match DES RACINES ET DES AILES Caen 12 6 12 3 10 2 6 5 9 2 10 2 Nantes 9 -1 Poitiers Auxerre 6 3 Rodez Toulouse (positions hier à 20 heures) Multicoques 60 pieds 1. Lemonchois-Guichard (Gitana 11), à 3 536,1 milles de l’arrivée 2. Bidegorry-Y. Ravussin (FRA-SUI, Banque-Populaire), à 12,6 m. du leader 3. Cammas-S. Ravussin (FRA-SUI, Groupama), à 14,2 m. Monocoques 60 pieds 1. Guillemot-Caudrelier (Safran), à 3 571,6 milles de l’arrivée 2. Desjoyeaux - Le Borgne (Foncia), à 19,4 m. du leader 3. Peyron - Le Vaillant (Gitana-Eighty), à 41,2 m. 10 2 Montpellier 16 13 16 6 Marseille Eurosport 315 min 20.30 Ma Chaîne Sport 120 min 20.30 Nice 15 6 Ajaccio Sport + 135 min Ligue des champions. 1re phase. 4e journée. Manchester United - Dynamo Kiev (UKR). Canal + Sport 120 min 20.42 Ligue des champions. 1re phase. 4e journée. FC Barcelone - Glasgow Rangers (201) ; Sporting Portugal - AS Rome (202) ; Inter Milan - CSKA Moscou (203) ; Fenerbahçe - PSV Eindhoven (204) ; Steaua Bucarest - FC Séville (205). 16 13 16 9 FOOTBALL Foot + 138 min 20.45 Ligue des champions. 1re phase. 4e journée. Lyon - Stuttgart (ALL). d’Ascq) et P. Vincent (entraîneur de Bourges) ; Au rayon sport, chronique consommation. À 12 heures, 14 h 30 et 17 h 15 : Journal du golf. À 17 heures : JT Équipe. À 20 heures : RTL Foot. Pour écouter RTL-L’Équipe, connectez-vous sur le site Internet www.rtl-lequipe.fr, www.lequipe.fr ou www.rtl.fr et téléchargez, si besoin, le logiciel Windows Media Player 11 pour Windows ou le logiciel QuickTime 7 pour Mac. FOOTBALL Canal + 115 min Rediff. demain à 17 h 15 Canal + Sport 22.40 Ligue des champions. 1re phase. 4e journée. Les rencontres de la soirée. BASKET Canal + 80 min Rediff. à 0 h Canal + Sport 6. La Matinale Sport. 10. Le Journal en continu. 17. La Grande Heure. LE COIN DES RADIOS France Info. À .8 et à .38 de chaque heure, chronique sportive. 5.16 et 6.48 Europe 1. Journal des sports. 5.30 et 6.45 RTL. Sports. 16. RMC. Luis attaque. 18. RMC. Moscato Show.18.53 RTL. Mégasports. 19. Sud Radio. Rugby & Compagnie. 19.20 France Bleu. Journal des sports.20. RMC. Intégrale Foot. 20. Europe 1. Europe Sport. 20. RTL. RTL Foot spécial Ligue des champions. 23. RMC. After Foot. 22.45 Euroligue H. 1re phase. 3e journée. Le Mans - Vilnius (LIT). Sport + 90 min À voir. Rediff. demain à 13 h HOCKEY SUR GLACE Intéressant. 01.00 NHL. Pittsburgh Penguins - Philadelphia Flyers puis Colorado Avalanche - Edmonton Oilers. BASKET 6.30 Édition du matin. 10. Édition de la journée. 18.30 La Grande Édition (rediff. à 19.30 et 20.30). 19. Question de sport. « Que vaut Richard Gasquet ? » (rediff. à 20., 21., 22. et à 0.15). Invités : Patrice Dominguez, DTN de la FF T e t Rom ai n Lefeb vr e (L’Équipe). 21.30 Édition de la nuit. INFOSPORT 20.40 FOOTBALL Perpignan À 9 heures : Journal des sports. De 10 heures à midi (et à 15 heures) : Carrément Sport. Au sommaire : football, Ligue des champions, retour sur Porto-OM avec C. Rouquette (lequipe.fr), N. Baudens (RTL), J.-L. Pacull (RTL) et S. Tarrago (L’Équipe), présentation d’OL-Stuttgart avec W. Maisonnasse (RTL) ; basket, Euroligue féminine avec C. Lecoq (président de Valenciennes), A. N’Diaye (entraîneur de Villeneuve- Eurosport 60 min 18.15 FOOTBALL 10 3 9 3 12.30 FOOTBALL Grenoble 41% DE REMISE 1. Nantes 2. Le Havre 3. Grenoble 4. Troyes 5. Bastia 6. Clermont Montpellier 8. Angers 9. Sedan 10. Reims 11. Brest 12. Châteauroux 13. Dijon 14. AC Ajaccio 15. Boulogne/mer 16. Niort 17. Amiens 18. Guingamp 19. Gueugnon 20. Libourne-St-S. Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 33 15 10 3 2 26 31 15 9 4 2 28 26 14 7 5 2 18 25 15 6 7 2 22 24 15 7 4 4 22 22 14 5 7 2 19 22 14 6 4 4 19 22 15 6 4 5 17 20 14 5 5 4 17 20 15 6 2 7 15 19 15 5 4 6 14 18 15 4 6 5 16 18 15 4 6 5 12 17 15 4 5 6 15 17 15 4 5 6 18 14 14 4 2 8 10 14 15 3 5 7 12 13 14 3 4 7 13 11 15 2 5 8 16 9 15 2 3 10 19 c. — 12 14 11 15 16 14 14 16 15 21 17 17 20 19 23 14 18 17 23 32 Diff. — +14 +14 +7 +7 +6 +5 +5 +1 +2 -6 -3 -1 -8 -4 -5 -4 -6 -4 -7 -13 Bastia a été sanctionné du retrait d’un point au classement après les incidents survenus lors de Libourne-Saint-Seurin - Bastia (2-4), le 14 septembre. TENNIS (Masters WTA) HIER Henin (BEL) b. Chakvetadze (RUS), 6-1, 7-6 (7-4). Sharapova (RUS) b. Hantuchova (SLQ), 6-4, 7-5. AUJOURD’HUI Henin (BEL) - Jankovic (SER). S. Williams (USA) - Chakvetadze (RUS). Ivanovic (SER) - Hantuchova (SLQ). À ne pas rater NASN 150 min Rediff. demain à 10 h 04.00 NBA. Seattle Sonics - Memphis Grizzlies. NBA TV 180 min Les cases bleues correspondent aux retransmissions en direct. Demain, début de la Challenge Cup AUJOURD’HUI BASKET EUROLIGUE (3e journée). – 20 h 30 : Le Mans - LR Vilnius. FOOTBALL LIGUE 2 (15e journée). – Voir tableau de bord. LIGUE DES CHAMPIONS (phase de poules, 4e journée). GROUPE E. – 20 h 45 : Lyon - VfB Stuttgart (ALL) (Canal +). HANDBALL DIVISION 1 H (8e journée). – 20 h 45 : Nîmes-Ivry ; 20 h 30 : Montpellier - Villefranche-Beaujolais. SQUASH OPEN DE HONGKONG, jusqu’à dimanche. TENNIS MASTERS F. À Madrid, jusqu’à dimanche (Eurosport). VOILE TRANSAT JACQUES-VABRE. Le Havre - Salvador de Bahia (BRE). DEMAIN BASKET EUROLIGUE (3e journée). – 20 h 45 : Barcelone (ESP) - Roanne. FOOTBALL ÉQUIPE DE FRANCE. – Annonce de la sélection pour France-Maroc, le 16 novembre, et France-Ukraine, le 21 novembre. COUPE DE L’UEFA (phase de poules, 2e journée). – 19 heures : Rennes - Brann Bergen (NOR) (Sport +) ; 20 h 15 : Austria Vienne OFFRE SPÉCIALE D’ABONNEMENT À PLUS DE 15e JOURNÉE. – Lundi : Boulogne-sur-Mer Nantes : 4-0 ; hier : AC Ajaccio - LibourneSaint-Seurin : 2-3 ; Amiens-Bastia : 1-1 ; Angers-Gueugnon : 2-0 ; Châteauroux-Reims : 0-1 ; Montpellier-Brest : 2-1 ; Troyes-Dijon : 3-0 ; Sedan - Le Havre : 2-1 ; aujourd’hui, 19 heures : Guingamp-Clermont ; 20 h 30 : Niort-Grenoble (Ma Chaîne Sport). AGENDA Ligue des champions. 1re phase. 4e journée. Slavia Prague (RTC) - Arsenal (ANG). 6 1 Diff. — +17 +13 +7 +4 0 +5 +3 +2 -2 +1 0 -2 -3 -3 -3 -10 -4 -6 -6 -13 Transat Jacques-Vabre FOOTBALL Besançon c. — 12 7 10 12 18 10 10 12 16 15 13 14 16 15 14 21 13 17 15 19 BATEAUX Masters féminins. Round Robin. 2e jour. À Madrid (ESP). 6 4 FOOTBALL (Ligue 2) 14e JOURNÉE. – Samedi 10 novembre, 17 h 10 : Le Mans - Saint-Étienne (Canal +) ; 20 heures : Lille-Nice, Metz-Lens, MonacoStrasbourg, Paris-SG - Nancy, SochauxAuxerre, Valenciennes-Caen (ces six matches sur Foot +) ; dimanche 11 novembre, 18 heures : Lorient-Toulouse (Foot +), Bordeaux-Rennes (Canal + Sport) ; 21 heures : Lyon-Marseille (Canal +). Ligue 2. 15e journée. Niort-Grenoble. 9 2 Lyon Bordeaux Biarritz Strasbourg Nevers ClermontFerrand 13 5 Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 1. Lyon 31 13 10 1 2 29 2. Nancy 27 12 8 3 1 20 3. Rennes 24 13 7 3 3 17 4. Bordeaux 22 13 6 4 3 16 5. Le Mans 20 13 6 2 5 18 6. Strasbourg 19 13 5 4 4 15 7. Nice 19 13 5 4 4 13 8. Saint-Étienne 18 13 5 3 5 14 9. Valenciennes 18 13 5 3 5 14 10. Monaco 17 13 5 2 6 16 11. Lille 16 13 3 7 3 13 12. Toulouse 16 12 4 4 4 12 13. Lorient 15 13 3 6 4 13 14. Paris-SG 15 13 3 6 4 12 15. Caen 15 12 4 3 5 11 16. Auxerre 13 13 4 1 8 11 17. Lens 12 12 3 3 6 9 18. Sochaux 12 13 2 6 5 11 19. Marseille 11 13 2 5 6 9 20. Metz 7 13 1 4 8 6 TENNIS Metz Blois La Rochelle 11 1 (Photos AFP et Mao) FOOTBALL (Ligue 1) Coupe du monde 2007. 1re phase. Groupe D. France-Argentine. À Rio de Janeiro (BRE). Charleville-Mézière Paris Rennes 12 3 10 3 (nombre de votants : 38 920) Selon le résultat de vos votes sur www.lequipe.fr et par SMS. TABLEAU DE BORD BEACH-SOCCER Amiens OUI ................................................ 26 % NON ............................................... 69 % Ne se prononcent pas .................. 5 % (AUT) - Bordeaux (W 9) ; 20 h 30 : Toulouse - Sparta Prague (RTC) (Canal + Sport). RUGBY C H A L L E NG E C U P . – J u s q u ’ à dimanche. VOLLEY TOURNOI DE PRÉQUALIFICATIONS OLYMPIQUES. À Ankara (TUR), jusqu’à dimanche. VENDREDI BASKET PRO A (7e journée). – 20 heures : Pau-Vichy, Hyères-Toulon - Clermont ; 20 h 30 : Orléans-ASVEL (Sport +). FOOTBALL LIGUE 2 (16e journée). – Voir tableau de bord. HANDBALL D 1 H (8e journée). – 20 h 30 : Paris Pontault-Combault. NATATION COUPE DU MONDE (3e étape). Petit bassin. À Moscou (RUS), jusqu’à samedi. RUGBY COUPE D’EUROPE. – 20 h 45 : Perpignan-Newport (Canal + Sport). SAMEDI AUTOMOBILE LE MANS SERIES (dernière épreuve). Mil Milhas Brasil, à Interlagos (BRE). BASKET PRO A (7e journée). – 20 heures : Le Havre - Roanne, Le Mans - Cholet, Strasbourg-Chalon, Dijon - Paris-Levallois, Gravelines-Dunkerque - Nancy. BOXE CHAMPIONNAT DU MONDE WBAWBC DES LOURDS-LÉGERS. À Levallois : Mormeck-Haye (GBR) (Canal +). FOOTBALL LIGUE 1 (14e journée). – Voir tableau de bord. LIGUE 2 (16e journée). – Voir tableau de bord. HANDBALL D 1 H (8e journée). – 18 h 30 : SaintRaphaël - Créteil ; Tremblay-en-France Chambéry ; 20 heures : Sélestat-Dunkerque, Istres-Toulouse. HOCKEY SUR GLACE LIGUE MAGNUS (17e journée, matches avancés). – 18 h 30 : Angers-Chamonix ; 20 heures : ToursStrasbourg. JUDO CHAMPIONNATS DE FRANCE PAR ÉQUIPES. À Laval, jusqu’à dimanche. RUGBY PRO D 2 (3e journée). – 18 h 30 : La Rochelle - Béziers, Aurillac-Tarbes, Pau-Lyon, Limoges-Blagnac, Grenoble Mont-de-Marsan, Toulon-Oyonnax ; Racing-Métro - Bordeaux-Bègles. COUPE D’EUROPE. – 14 h 30 : Biarritz-Viadana (ITA) ; 14 h 35 : Stade Français - Harlequins (Canal +) ; 16 h 30 : Édimbourg - Stade Toulousain (France 2) ; 18 h 30 : Ospreys-Bourgoin (Sport +). SKI ALPIN COUPE DU MONDE. Slalom F. À Reiteralm (AUT) (Sport +). BULLETIN D’ABONNEMENT OUI, je m'abonne à FRANCE FOOTBALL pour 13 semaines (mardi + vendredi) au tarif de 27 €. Je joins mon règlement par chèque ou mandat à l'ordre de FRANCE FOOTBALL. NOM.................................................................................... PRÉNOM.......................................................... FRANCE FOOTBALL (MARDI + VENDREDI) 13 SEMAINES SOIT 26 NUMÉROS PRIX TOTAL DES NOS 46,10 €* POUR VOUS 27 € SEULEMENT *Prix de vente au numéro. Cette offre est valable uniquement pour les nouveaux abonnés, en France métropolitaine, jusqu’au 31 décembre 2007. Conformément à la législation en vigueur, vous disposez d’un droit d’accès et de rectification pour toute information vous concernant. PAGE 2 ADRESSE...................................................................................................................................................... CODE POSTAL VILLE................................................................................................ TÉL.................................................................... E-MAIL.............................................................................. Glissez ce bulletin et votre règlement dans une enveloppe non affranchie adressée à : FRANCE FOOTBALL - Libre Réponse 9650 - 75482 PARIS cedex 10. ANEQ RCS Nanterre B 332 978 485 MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Brest FOOTBALL. En trébuchant hier soir à Sedan (1-2), le club normand n’a pas su capitaliser sur la lourde défaite du leader nantais, lundi, face à Boulogne-sur-Mer (0-4). Il s’en est pourtant fallu de peu, Mokake inscrivant le but de la victoire dans les arrêts de jeu, à la 93e minute. « À deux minutes près, c’était le scénario idéal », reconnaissait l’entraîneur du HAC, Jean-Marc Nobilo, « déçu de perdre de cette façon ». Les Havrais ont ainsi laissé échapper l’occasion de s’installer en tête de la L 2. (Page 10) Bleu 12 7 11 5 12 6 Cherbourg Eunice Barber sera-t-elle prête pour l’heptathlon olympique, en août 2008, à Pékin ? Le Havre rate le coche avec 11 6 D’HIER Jaune Rouge Jaune 12 9 BATEAUX. Partis un jour après les monocoques, emmenés par Guillemot et Caudrelier (Safran), les trimarans les ont doublés hier. En tête de la Transat JacquesVabre, Gitana 11 a choisi une route à l’ouest de celle privilégiée par Banque-Populaire et Groupama. Un choix pour l’heure payant. (Page 15) LA TÉLÉVISION Lille 13 10 ATHLÉTISME. Un javelot fiché dans son flanc avait brutalement écourté sa saison de saut en longueur. C’était le 13 juillet dernier, à Rome. Depuis, Salim Sdiri se soigne. Muscles fondus et ceinture abdominale affaiblie, il n’a pas droit aux efforts intensifs. Un peu de footing et de vélo, c’est tout. Mais son physique reviendra. Le mental, lui, flanche encore. « Je referai de l’athlé, ne serait-ce que pour refaire du sport, souffle-t-il. Mais la compétition, (…) Je verrai bien si j’en ai envie. Pour l’heure, je ne sais pas. » (Page 15) la C 1 avec une équipe composée de gamins auxquels il avait tout appris. Autant dire, aussi, qu’on ne verra probablement plus jamais non plus une demidouzaine de vainqueurs de la Coupe Gambardella disputer six ans plus tard la finale de la plus prestigieuse compétition européenne, comme ce fut le cas en 1976 avec les jeunes Stéphanois de Robert Herbin. Il reste que la singularité de l’Olympique Lyonnais, bel exemple de ce que pourrait être la fameuse « exception française » rapportée au football, est le signe d’au moins deux indiscutables réussites. La première obtenue grâce à la qualité du travail accompli en son centre de formation depuis de nombreuses années, Ludovic Giuly le Romain et Frédéric Kanouté le Sévillan, qui disputent, eux aussi, la Ligue des champions cette saison, en sont d’autres témoignages. La seconde résultant de la manière dont le club a su parfaitement gérer l’épineux dossier qui se profilait lorsqu’il a senti que ses jeunes pousses risquaient vite d’aller s’épanouir ailleurs. Et si ces deux façons de bien faire ne seront peut-être pas suffisantes pour se hisser demain sur le toit de l’Europe, cela ne doit pas empêcher l’OL d’en être vraiment fier. LA MÉTÉO Pour voter, connectez-vous sur www.lequipe.fr. entre 6 heures et 22 heures ou envoyez OUI ou NON par SMS au 61008 (0,34 euro + coût de 1 SMS). Noir Bleu Noir capital de la Ligue des champions, les Lyonnais vont réaliser ce que plus aucun club européen de ce standing n’a l’envie ou les moyens de faire aujourd’hui. L’arrêt Bosman – et les suivants – ayant entraîné la libre circulation des footballeurs, l’économie de ce sport étant devenue particulièrement florissante et les résultats sur investissements supportant de moins en moins les délais, les grands clubs européens ont préféré, depuis quelques années, se renforcer massivement en acquérant à tour de bras des garçons formés et ayant commencé à faire leurs preuves ailleurs plutôt qu’en investissant sur le long terme. Partant de là, plus aucun d’entre eux n’a, depuis l’Ajax d’Amsterdam en 1995, remporté Fernando Alonso doit-il retourner chez Renault ? Sdiri, les bleus à l’âme FOOTBALL L DU JOUR BASKET. Étonnant alliage de fraîcheur et de maturité, l’ailier manceau expose son talent en Euroligue depuis le début de la saison. Meilleure évaluation du club en Coupe d’Europe avant la réception de Vilnius, ce soir, Nicolas Batum aurait pu se laisser étourdir par les scouts NBA qui l’ont approché l’an dernier. Il a choisi de grandir encore dans son club de formation. « Je préfère jouer trente minutes en Euroligue, explique-t-il. L’argent, c’était le premier mot qui arrivait dans les conversations. Mais il n’y avait pas que çapour moi. » Alors, la NBA l’attendra. (Page 14) Les multis devant TOUS SPORTS. Offusquée par les propos de Pierre Bordry, le directeur de l’Agence française de lutte contre le dopage, vexé de n’avoir pas obtenu l’augmentation escomptée de son budget, la ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports lui a répondu lundi. Roselyne Bachelot a souligné que la subvention du ministère représentait, pour le budget 2007, « plus de 95 % du budget total de l’agence ». (Page 14) LES QUESTIONS Batum, la tête sur les épaules BOXE. L’âge de Frédéric Klose qui, dans un mois, affrontera l’Ukrainien Nuznenko pour le titre WBA des welters. Champion de France à son vingt-etunième combat puis champion d’Europe à son trente-septième, il a appris la patience. Mais, les années passant, il a conscience de jouer son va-tout. « Cela va être le combat de ma carrière, confie-t-il. C’est l’aboutissement, même s’il arrive un peu tard. (…) En tout cas, je ne veux pas avoir de regrets. Ce n’est pas à trente-sept piges que je vais changer ma boxe. Ce qui fera la différence, à ce niveau, c’est le mental. » (Page 13) Woerth : « Développer un dialogue politique » L’ÉDITO » 3 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE DES CHAMPIONS (phase de poules, 4 journée) e FC PORTO - MARSEILLE : 2-1 Marseille n’était pas loin L’OM a perdu pour la première fois de la saison en Ligue des champions. Mais tout ne fut pas à jeter. Loin de là… MARSEILLE A LÂCHÉ la première place de son groupe de qualification et voit revenir dans le viseur un Liverpool effrayant (voir page 5). Cette simple constatation pourrait laisser craindre le pire pour cet OM désespérant en Championnat et jusque-là invaincu en Ligue des champions. Il serait pourtant assez injuste de tirer sur l’ambulance car les équipiers de Cana ont affiché, hier, des vertus intéressantes, propres à les rassurer pour l’avenir. Gerets avait prévenu que le contenu serait scruté à la loupe et, de ce côté, l’entraîneur belge aura eu des motifs de satisfaction. En laissant Cissé sur le banc, en incluant le jeune Ayew côté gauche, il avait choisi dans l’esprit la même option qu’à Liverpool, en 4-2-3-1. Cela aurait bien pu fonctionner même si la qualité technique des Portugais, rodés et en confiance, finit par payer sur la fin. La première heure de jeu, avant la sortie de Niang, rassura sur la capacité de cet OM à se façonner un style, une âme. Mais la blessure du Sénégalais rappela qu’on ne joue pas avec Cissé comme avec lui. D’un coup, ses équipiers eurent bien du mal à trouver l’international français, à l’utiliser comme appui et l’OM tomba sous les vagues assassines de Portugais parfois brillants dans leur explosivité et leur intelligence situationnelle. Cette défaite reste un très mauvais résultat pour la suite de la compétition mais il y aura peut-être matière à creuser. Sans un oubli de Taiwo, laissant filer Quaresma sur l’action amenant le second but, pas sûr que Porto aurait arraché ce succès. Le prochain voyage en Turquie s’annonce décisif car, dans le même temps, Liverpool et Porto vont se chiper des points dans un duel à ne pas rater. Avec cet OM, les aprèsmatches de Ligue des champions proposent toujours des interrogations multiples. Voici la nouvelle : quel visage promènera-t-il à Ger- Gerets : « Des erreurs qui coûtent cher » PORTO – de notre envoyée spéciale « RESSENTEZ-VOUS une grosse déception après cette défaite ? – Bien sûr, parce que Porto a été moins impressionnant qu’au match aller. La question est de savoir s’ils n’ont pas été bons ou si nous étions mieux organisés nous-mêmes sur le terrain. – Avez-vous malgré la défaite des motifs de satisfaction ? – Quand on avait le ballon notamment, le secteur offensif, qui n’était pas très brillant ces derniers temps, a été bien meilleur aujourd’hui avec un bon Mathieu (Valbuena) sur le côté droit. Niang était bien dans le match, Nasri a fait de belles choses. Ayew aussi. Nos deux milieux défensifs (Cana et Mbami) ont été bons également. Il est dommage que nos défenseurs aient fait des erreurs de placement qui nous coûtent cher. Mais ce sont de jeunes joueurs et ils ont les qualités pour devenir de grands joueurs. – Des regrets sur le premier but ? – C’est sa spécialité. Il (Tarik Sektioui, international marocain) a fait ça contre nous mais il l’a fait auparavant. Je regrette quand même qu’il n’y ait pas eu plus de pression au début de l’action car une fois qu’il est parti, c’était difficile de le freiner. – C’est finalement le secteur défensif qui était le plus décevant ? – Oui, sur des détails qui nous ont coûté très cher. Des phases de jeu où tu ne peux pas te permettre de te relâcher. C’est dommage parce que les joueurs avaient le sentiment de pouvoir se qualifier. C’est encore un coup au moral assez dur mais après tout ce qu’ils ont vécu, ils peuvent être contents de leur prestation. Pas fiers mais contents. – À combien estimez-vous vos chances de qualification ? – Il faut gagner un match, je ne peux pas être plus clair, et le plus vite possible. Car si on attend le dernier match contre Liverpool, ça risque d’être un problème. Je ne serais pas mécontent si on se qualifie à Besiktas. » – H. F. land, dimanche ? La victoire à Liverpool s’était accompagnée d’un néant en L 1. Le déplacement à Lyon devrait livrer d’autres éléments. La seule certitude, aujourd’hui, c’est que l’OM joue sa place en Ligue 1 et n’a pas assuré son avenir en huitièmes de finale de C 1. La Coupe de l’UEFA semble en revanche plus que jamais à portée de main. Ce serait un moindre mal. Le manque de concentration de Taiwo La géniale percée du buteur Sektioui (27e), effaçant d’abord Taiwo, puis se faufilant entre Givet et Rodriguez, troublé par l’appel de Lisandro Lopez, aurait pu plonger Marseille dans ses doutes. Il n’en fut rien. L’OM sut ne pas se désunir. Le jeu resta cohérent même s’il manquait de percussion. Logique, le système mis en place exigeait beaucoup d’efforts dans la récupération sur les côtés et cette débauche d’énergie empêchait les Olympiens de venir conclure des actions souvent bien maîtrisées techniquement. L’idée simple était de jouer court, de s’appuyer sur Nasri dans l’axe, d’écarter, de se servir de Niang comme point d’appui. L’OM ressemblait enfin à une équipe et Porto, leader invaincu de son Championnat, ne s’amusait pas dans ce duel. Les inspirations des lutins olympiens les ennuyaient diablement. Le danger rôdait toujours par l’intermédiaire de Lisandro Lopez, sorte de « mini Drogba », merveilleux dans ses appels et ses déplacements. L’OM eut même une occasion en or de revenir avant la mi-temps mais la contre-attaque amorcée par une géniale inspiration de Valbuena était avortée par Niang (39e). L’OM proposait, en termes de cohérence, l’un de ses meilleurs matches de l’année, l’un des plus aboutis. Après Liverpool. Sur son seul tir au but, Porto s’était projeté vers l’avant. Dès l’entame de la deuxième période, Marseille confirmait sa forme et revenait sur une tête de Niang, bien servi par Bonnart (47e). L’OM allait-il trouver les ressources pour se sortir sans encombre de la gueule du Dragon ? La sortie de Niang à l’heure de jeu, victime d’un problème derrière la cuisse gauche, changeait radicalement les choses. L’OM avait du mal à trouver Cissé, donc à ressortir proprement. La fatigue conjuguée à cette sortie et celle d’Ayew, remplacé par Arrache, laissait craindre le pire tant les Portugais commençaient à peser. Et sur une erreur de concentration de Taiwo, consécutive à une touche, Quaresma partait dans son dos, puis délivrait une merveille de centre vers le crâne de Lisandro Lopez, l’homme du match (77e). Quelques minutes auparavant, l’Argentin avait déjà frappé le haut de la transversale… L’OM n’avait plus les ressources physiques pour revenir et concédait sa première défaite en C 1. Elle peut s’ajouter, évidemment, à la lente agonie du club en Championnat. HIER Liverpool(ANG) - Besiktas(TUR) . 8-0 FC Porto (POR)- Marseille ....... 2-1 Pts J. — — 1. FC Porto ...... 8 4 2. Marseille ... 7 4 3. Liverpool ...... 4 4 4. Besiktas ....... 3 4 Samir NASRI (Marseille) : « C’est une déception certes en termes de résultat parce qu’il y avait la place pour ramener des points de Porto. Mais dans l’ensemble, on repart avec plus de moral avec ce que nous avons montré dans le jeu. Ce n’est pas cette défaite qui va nous faire replonger. Il est nécessaire, nous le savions déjà, de battre Besiktas à Istanbul pour se qualifier. Nous avons montré de bonnes choses, avec peut-être tout de même un manque d’agressivité. En Ligue des champions, si nous montrons un autre visage qu’en championnat, c’est que, Liverpool comme Porto, nous ont laissé des espaces, ce qui n’arrive pas en championnat. Ce sont deux équipes joueuses, ce qui sera le cas également dimanche à Lyon et c’est intéressant pour nous. En ce qui me concerne, cela va de mieux en mieux dans la résistance au contact et dans la percussion. J’avais affaire à un rude client avec Paulo Assunçao mais j’ai réussi à trouver des espaces. Plus générale- ment, ce qui m’a plu dans cette rencontre, c’est qu’à chaque fois que nous avons trouvé l’ouverture, nous sommes parvenus à être dangereux. C’est très intéressant pour la suite. » – D. Ro. Jesualdo FERREIRA (entraîneur de Porto) : « Le résultat est logique parce que Porto a mieux joué en seconde période. Nous n’avons pas été bons en première mi-temps avec des transitions dans le jeu pas assez rapides. Mais tout cela a pu être corrigé ensuite. Nous avons eu deux ou trois occasions de plus que Marseille. Notre avantage est mérité. Aujourd’hui, nous sommes dans une position confortable mais nous jouerons tous les autres matchs de la compétition pour gagner. » - H.F. Steve MANDANDA (Marseille) : » Nous sommes très déçus ce soir car nous avons fait un bon match, nous avons joué au foot et on les a mis en difficulté. Il reste deux matches MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007 pour nous qualifier, deux matches très difficiles mais on a su respecter les consignes, être rigoureux, être bien en place. Quand on fait des matches comme ça, ça rend notre classement en championnat inadmissible. Il va falloir maintenant qu’on grappille des points pour avancer en Ligue 1, pour pouvoir remonter au classement. » – H. P. Laurent BONNART (Marseille) : « Entre ce que nous avons pu montrer dans le jeu et le résultat final, c’est la déception qui vient en premier car dans le sport, seule la victoire est belle. Il nous a manqué de réalisme à la fois offensif ou sur l’occasion de Lorik Cana sur corner et également sur le centre qui a amené le deuxième but de Porto. À ce niveau-là, les fautes se paient très cher. Nous avons enregistré la leçon, il faudra savoir s’en souvenir dès dimanche à Lyon. C’est une énorme déception mais il ne faut surtout pas se démoraliser. » – D. Ro. N. — 2 1 1 0 P. — 0 1 2 3 p. — 5 5 10 2 c. — 3 3 4 12 Diff. — +2 +2 +6 -10 45 % Possession du ballon 55 % 13 Tirs 9 3 Tirs cadrés 4 5 Tirs non cadrés 4 77 % Passes réussies 85 % 53 % Duels gagnés 47 % 48 % Temps chez l’adversaire 52 % 10 Corners 2 avec FC PORTO - MARSEILLE : 2-1 (1-0) Temps doux. Pelouse en bon état. 42 217 spectateurs. Arbitre : M. Stark (ALL). Fucile 4 BBrunoo Alvves caap..,, 6 Bonna Bonnart Valbuena Valbu 6 6,55 Canna JJ. Roddriggguez uez c 6,5 cap., 5 Niang Niang ngg Lisssandrro 6,5 6 Manda andaanda d NNaasri Lop Lop opezz 5 6 7,55 Givvvet Gi ett Mb mi Mbam 5 66,55 Sekttioui 7 Cecch 5 Pauulo AAssunnçao 65 6,5 Stepaaanoov Raaul 44,55 Meireless 5 Q resmaa Quar B singw Bosingwa i 5 45 4,5 Heelton lton 44,55 Nasri : « On repart avec plus de moral » G. — 2 2 1 1 PORTO qualifié s’il ne perd pas à Liverpool. MARSEILLE qualifié si : – il gagne à Istanbul et Liverpool ne gagne pas ; – il fait match nul et Liverpool perd. Les matches et les classements des autres groupes sont en page 6. HERVÉ PENOT ILS ONT DIT FC Porto 2 1 Marseille GROUPE A Remplacements. – 59e : Cech par HELDER POSTIGA ; 68e : Raul Meireles par BOLATTI ; 87e : Sektioui par MARIANO GONZALEZ. Non utilisés : Nuno (g.), Pedro Emanuel, Leandro Lima, Adriano. Entraîneur : J. Ferreira. Suspendus pour le prochain match : aucun. AAyew w 55 5,5 Taiwo Taiw 4 Remplacements. – 63e : Niang par D. CISSÉ ; 77e : Ayew par ARRACHE ; 84e : Mbami par Be. CHEYROU. Non utilisés : Hamel (g.), Zubar, Oruma, Zenden. Entraîneur : E. Gerets. Suspendus pour le prochain match : aucun. LES BUTS 1-0 : SEKTIOUI (27e). – Sektioui récupère le ballon à hauteur de la ligne médiane, élimine Taiwo et repique dans l’axe. Le Marocain s’infiltre entre Givet et Rodriguez, élimine Mandanda à l’entrée des seize mètres et glisse le ballon dans la cage vide de l’intérieur du pied gauche. 1-1 : NIANG (48e, passe de Bonnart). – Côté droit, près de la ligne de touche, Bonnart centre au cordeau pour Niang, qui devance Stepanov au niveau du point de penalty et marque d’une tête piquée en plaçant le ballon sur la gauche d’Helton. 2-1 : LISANDRO LOPEZ (78e, passe de Quaresma). – Côté droit, Quaresma fixe Taiwo et centre dans la surface de réparation sur la tête de Lisandro Lopez, qui devance Bonnart et ajuste Mandanda de près, sur sa gauche. Le ballon heurte le dessous de la transversale avant de franchir la ligne. LES CARTONS 2 AVERTISSEMENTS. – FC Porto : Helton (90e + 1, gain de temps), Fucile (90e + 2, tacle irrégulier sur Valbuena). PAGE 3 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge de notre envoyé spécial Bleu Rouge PORTO – Jaune Bleu Jaune L’OM n’est plus maître en Europe. Il n’est même plus leader de son groupe de Ligue des champions. Les partenaires de Samir Nasri laissent la place à leur tombeur du jour. La défaite va les obliger à se battre jusqu’au bout pour espérer décrocher une place en huitièmes de finale. Mais Éric Gerets peut aussi trouver quelques motifs de satisfaction dans cette soirée portugaise avant de se rendre à Lyon, dimanche. Noir Noir PORTO. – 48e minute de jeu : Helton est déjà en retard. Mamadou Niang, à terre au second plan, s’est jeté sur le centre de Laurent Bonnart et va égaliser. Pendant une demi-heure, Marseille tiendra ce résultat. (Photo Nicolas Luttiau) 4 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE DES CHAMPIONS (phase de poules, 4 journée) – PORTO-MARSEILLE : 2-1 e Mbami avait remis de l’ordre Avec Cana, le milieu camerounais a discipliné le jeu marseillais, avant qu’une erreur de Taiwo ne vienne tout gâcher. L’HOMME CLÉ : MBAMI, 6,5 Comme à Liverpool, Marseille a retrouvé de la maîtrise, et le Camerounais en est l’un des principaux artisans. Il fut efficace dans ses interceptions, comme dans ses transmissions, rapides et précises dans le jeu court et long. Avec Cana, il fut l’architecte de la meilleure tenue marseillaise, les deux ex-compères du Paris-SG se répartissant à bon escient les tâches dans l’entrejeu. PORTO – de notre envoyé spécial MANDANDA (5) : complètement abandonné sur le but de Sektioui dans une première période au cours de laquelle il n’eut que deux sorties aériennes à gérer (26e, 31e). Mais beaucoup plus à la peine ensuite dans ce domaine, il fut de moins en moins rassurant. BONNART (6) : il retrouva d’abord Quaresma à qui il infligea le même traitement implacable qu’à l’aller, assez pour conduire le Portugais à permuter côté droit. Pour le reste, il soigna son entente avec Valbuena et monta à bon escient pour adresser le centre sur lequel Niang marqua. J. RODRIGUEZ (5) : un peu rouillé au départ pour son retour, il eut de plus en plus de mal avec Givet à gérer le cas Sektioui en première période. S’il prit le dessus face à Lisandro Lopez dans les duels aériens, la pression continue sur son côté l’amena à commettre de plus en plus de fautes. GIVET (5) : dans son style volontaire, il batailla, livra un tacle précieux (23e), mais ne put arrêter l’express Sektioui, le Marocain l’effaçant facilement sur son but. Il continua cependant à lutter sans relâche. TAIWO (4) : victime avant Givet de Sektioui sur l’ouverture du score, il hésita à se livrer offensivement, faute aussi d’automatismes avec Ayew. Il avait soigné son placement défensif en lisant bien les trajectoires pour Quaresma, avant son énorme erreur dans ce domaine sur le but de Lisandro Lopez qui provoqua la défaite marseillaise. CANA (6,5) : il est monté en régime avec plus d’impact dans les duels et un coup d’œil acéré, comme sur son raid de 40 mètres, stoppé difficilement par Helton, ou sur sa tête qui passa juste à côté du but portugais (56e). On a retrouvé hier soir le guerrier, le leader de l’OM qui donna l’exemple sans relâche dans un entrejeu où son duel avec Assunçao fut parfois épique. MBAMI (6,5) : voir ci-dessus. VALBUENA (6,5) : Fucile ne s’est pas amusé avec lui avec ses percussions dans le couloir. À l’origine de la course finalement ratée de Niang (39e). S’il passa moins ensuite, il continua à perturber Fucile sans relâche. NASRI (6) : avec Assunçao collé à lui en permanence, il parvint peu à trouver Niang. Petit à petit, il trouva plus d’espaces pour jouer simple, sauf sur un très bon mouvement marseillais (65e). Il retrouve peu à peu son niveau. Logique, après ses ennuis de santé. AYEW (5) : pour sa première, si son apport global ne fut pas considérable, il créa toutefois du souci à Bosingwa, lutta et chercha à percuter sans complexe. Remplacé par ARRACHE (77e) qui ne toucha guère que deux ballons. NIANG (6,5) : en combattant qu’il est, s’il a été peu trouvé et qu’il a fauté sur deux échappées (32e, 39e) atteint aussi par la fatigue, il a marqué (48e) avant de sortir, touché à la cuisse gauche. Remplacé par CISSÉ (63e) qui à la fois ne fut pas trouvé à terre, mais ne réussit pas non plus à s’imposer dans les airs. DOMINIQUE ROUSSEAU PORTO. – Peu utilisé depuis le début de la saison, le Camerounais Modeste Mbami a redonné un peu de stabilité au milieu, luttant pied à pied avec Lisandro Lopez. (Photo Nicolas Luttiau) Lisandro Lopez, l’activiste PORTO – de notre envoyé spécial Lancé pour la première fois dans le grand bain européen, André Ayew, fils d’Abedi Pelé, n’a pas déçu. PORTO – de notre envoyée spéciale ÉRIC GERETS A REFAIT le coup de Liverpool. À Anfield il avait titularisé à la surprise générale Valbuena en chef d’orchestre. À Porto, il n’a pas hésité à laisser sur la touche Djibril Cissé pour donner sa chance au jeune Ghanéen André Ayew sur le côté gauche. Là où il cherche désespérément quelqu’un qui puisse déborder et centrer. Après les essais Zenden et Arrache, l’enthousiasme et le culot de la jeunesse l’ont tenté. André Ayew est gaucher et ne connaît pas la pression. Malgré son jeune âge – dix-sept ans à peine –, il n’a pas gambergé quand Éric Gerets l’a intégré à sa mise en place tactique lundi soir au stade du Dragon. À Porto, il a revêtu sans sourciller sa tenue orange avec son numéro 29, sachant que le nombre restreint d’attaquants lui laisse toute latitude et que Gerets fait facilement confiance au jeunes. Ce jeune Ghanéen qui est arrivé à Marseille il y a quatre ans ne souffre d’aucun complexe. Il avait déjà bluffé le nouvel entraîneur marseillais en déclarant après avoir raté une occasion il y a quinze jours en Championnat : « Ce sera pour la prochaine fois. » Il en a raté une autre samedi dernier contre Lorient d’une tête qu’Audard détourna d’une claquette. Ce soir-là il se retrouve encore en position d’attaquant de pointe alors qu’il se définit lui-même comme milieu gauche, plus « passeur que buteur », assure son directeur du centre de formation Roland Gransart. Son père lui prodigue de nombreux conseils Avant le match hier soir, il a fait sa prière. Il a sûrement repensé à ce que lui dit son père, Abedi Pelé. L’ancien vainqueur de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1993 ne peut pas venir en France pour le soutenir pour l’instant mais il lui prodigue de nombreux conseils au téléphone. Face à Bosingwa, les premiers ballons d’Ayew ne sont pas forcément faciles à négocier. Un peu plus costaud que son père, il prend sa part de travail défensif, n’hésitant pas à taquiner son vis-à-vis dès qu’il le peut. Nasri, qui avait débuté à son âge en Coupe d’Europe à Newcastle, ou Cana l’encouragent tour à tour. Lui-même de toute façon participe sans retenue aux débats. À la 62e minute, Niang laisse sa place à Cissé sur blessure. Ayew lui tape dans la main. Il est à son aise et ses quelques fautes de jeunesse ont droit à l’indulgence collective. À la 77e minute, Gerets le rappelle sur le banc et le remplace par Arrache. Mais même s’il peut sans doute mieux faire, il a sans doute marqué des points aux yeux de l’entraîneur belge. Appelé depuis peu dans l’équipe du Ghana par Claude Leroy, il pourrait même jouer la CAN en janvier prochain. HÉLÈNE FOXONET de notre correspondant permanent ON EN ÉTAIT à la 63e minute de jeu, il y avait toujours 0-0. Quand Carlo Ancelotti, l’entraîneur de l’AC Milan, décida de remplacer Alberto Gilardino par Filippo Inzaghi, 34 ans, et toujours aucun but inscrit en Championnat cette saison après onze journées. La saison passée, « Superpippo » n’avait trouvé le chemin des filets que deux fois en Serie A. Mais il offrit la Ligue des champions à son club en réussissant les deux buts de la victoire en finale contre Liverpool (2-1) le 23 mai dernier. Et le Milan accorde beaucoup plus d’importance aux Coupes d’Europe qu’au Championnat italien. Trois minutes à peine après son entrée en jeu, hier, à Donetsk, Inzaghi délivra son équipe. Parfaitement lancé par Pirlo, il trompa du droit Pyatov (1-0). Quelques minutes plus tard, à la 72e, alors qu’il était dos au but, il réussit à résister à la charge de Yezerski et de Hübschman puis servit Kaka qui doubla la mise (2-0). Dans les arrêts de jeu, enfin, le Brésilien lui rendit la politesse pour clore le score et le match. Inzaghi en est désormais à 62 buts inscrits dans les différentes Coupes d’Europe et se rapproche du record de l’Allemand Gerd Müller. Il en a marqué quarante-cinq en Ligue des champions (si on compte ceux réussis en tour préliminaire), deux en Coupe des Coupes, sept en Coupe de l’UEFA, sept en Intertoto, un en Supercoupe d’Europe. Inzaghi, après le match, n’oublia pas de remercier ses coéquipiers : « J’en suis là grâce à eux. J’ai souffert ces derniers temps. Mais j’ai attendu mon tour. Et j’ai répondu à ceux qui disent que le Milan a de vieux attaquants. » Ronaldo, lui, n’est pas entré en jeu. Ancelotti n’eut en effet pas besoin des services du Brésilien, qui s’est tout de même échauffé longuement pendant la seconde période. Le Milan, en tête de la poule, avec trois points d’avance sur le Chakthior Donetsk et le Celtic, a fait une excellente opération hier soir. YOANN RIOU UNE MINUTE DE SILENCE EN L’ H O N NE U R D E NI L S L I EDHOLM. – Le match entre le Chakhtior Donetsk et l’AC Milan a été précédé d’une minute de silence en l’honneur de Nils Liedholm, ancien grand joueur et entraîneur du club rossonero, décédé lundi à 85 ans. – Y. Ri. VOUS CHERCHEZ LES IMAGES ? ELLES SONT SUR Jeunechamp, joker de Nice Convoité par Nice depuis l’été dernier, le Rennais Cyril Jeunechamp signera, lundi, un contrat d’un an et demi avec une année supplémentaire en option en faveur du club azuréen. Jeunechamp était devenu la doublure d’Edman au poste de latéral gauche. Âgé de trente et un ans, le joueur arrivait en fin de contrat avec le club breton en juin prochain. – R. R. et Ja. G. HENRIQUE À REPRIS. – Presque six mois jour pour jour (il a été opéré le 10 mai) après sa ligamentoplastie, le buteur bordelais de la finale de la Coupe de la Ligue (1-0 contre Lyon) a rejoué hier soir en match amical avec la réserve des Girondins contre l’équipe de France de l’armée de l’air (3-1). Le défenseur central a joué une heure complète sans ressentir la moindre douleur. – L. L. UNECATEF : VINGT ET UN STAGIAIRES À CLAIREFONTAINE (*). – Depuis dimanche et jusqu’à aujourd’hui, vingt-et-un entraîneurs sont réunis à Clairefontaine par l’Unecatef, dans le cadre du programme « dix mois pour l’emploi » destiné à encadrer les entraîneurs au chômage. Sur les vingt-cinq stagiaires de départ, trois ont retrouvé un poste – Éric Blahic à Guingamp, Gérard Buscher comme directeur du centre de formation de l’Espérance de Tunis et, depuis dimanche, Ladislas Lozano à Alkhar au Qatar – et un autre, Sylvain Deplace, blessé, était absent à ce rendez-vous. – R. Po. (*) Stéphane Adamietz, Gilles Albert, Bruno Baronchelli, Xavier Bernain, Michel Bibard, Daniel Breard, Miguel D’Agostino, Pierre-Yves David, Éric Duffour, Alain Durand, Michel Ettore, Emmanuel Hamon, Patrice Lair, Serge Le Dizet, Christian Mattiello, Alain Merchadier, Jean-Marc Pilorget, Régis Roch, José Rodrigues, Albert Rust, Hubert Velud. LES RÉSULTATS EN IMAGES TOUS LES 1/4 D’HEURE, 24H/24, 7J/7 LA CHAINE D’INFO SPORTIVE DISPONIBLE SUR LE CABLE ET PAGE 4 MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Ayew sans complexe TURIN – Interdit d’accès lundi matin au centre d’entraînement de l’AS Saint-Étienne, Robert Herbin a eu droit hier à un communiqué officiel du club. La direction « s’étonne des propos tenus par Robert Herbin dans la presse. Devant le nombre croissant de sollicitations extérieures, elle a décidé, comme toute entreprise privée, de réglementer l’accès à son siège social. Ne sont reçues que les personnes ayant pris rendez-vous avec un dirigeant ou un salarié ». L’ASSE assure également que le club « respecte la liberté d’expression de M. Herbin », chroniqueur souvent critique dans la Tribune-le Progrès, « et souhaite que M. Herbin respecte également la procédure d’accès au siège ». Enfin, la direction précise que cette procédure « n’est pas une réponse aux critiques acerbes » d’Herbin, « candidat à un rôle de conseiller de l’entraîneur en début de saison, et qu’elle s’applique bien à toute personne extérieure au club ». Joint hier, Herbin précise « n’avoir jamais été candidat à quoi que ce soit ». L’ancien joueur et entraîneur des Verts se dit « attristé » de la réponse et de l’évolution du club : « Je ne suis jamais allé en Birmanie, mais on dirait que L’Étrat commence à y ressembler… » – S. K. LIVERPOOL : FEU VERT POUR LA CONSTRUCTION DU NOUVEAU STADE. – La mairie de Liverpool a donné hier l’autorisation au Liverpool FC de lancer la construction de son nouveau stade dont le coût pourrait approcher les 720 millions d’euros pour contenir jusqu’à 76 000 places. La nouvelle enceinte se trouvera à Stanley Park, tout près d’Anfield, l’actuel stade des Reds (45 400 places). Les travaux débuteront au printemps et s’achèveront en 2011. BAYERN MUNICH : HITZFELD POURRAIT PROLONGER. – L’entraîneur du Bayern Munich, Ottmar Hitzfeld, a admis que « la tendance était plutôt à ce qu’[il] prolonge » son contrat qui expire en fin de saison avec le club bavarois, tout en précisant qu’ « une décision n’avait pas encore été prise ». LE PRÉSIDENT DU FC BRUSSELS PRÉSENTE SES EXCUSES. – Au cœur d’une polémique après avoir proféré des propos racistes à l’encontre du joueur congolais Zola Matumona, milieu de terrain de la formation belge, le président du FC Brussels, Johan Vermeersch, a présenté ses excuses dimanche : « Je n’ai jamais eu l’intention de faire des insinuations racistes. Si j’ai blessé quelqu’un par mes propos, je dois m’en excuser. » Zola Matumona, qui avait décidé de quitter le club à la suite de l’incident, a réagi par la voix de son avocat, Laurent Denis, expliquant que « s’il avait bien entendu les excuses, il ne s’orientait pas pour autant vers un retour dans le club ». Dans le camp du milieu congolais, on n’exclut pas cependant une rencontre avec les dirigeants du club dans les prochains jours. – H. De. Bleu Rouge UN HOMME DANS LE MATCH Inzaghi, encore et toujours Herbin - Saint-Étienne, la suite Jaune Bleu Jaune RÉGIS DUPONT CHAKHTIOR DONETSK - AC MILAN : 0-3 Noir Noir HELTON (4,5) : pas toujours rassurant, peu présent dans les airs, il a réagi à retardement sur la tête victorieuse de Niang. BOSINGWA (4,5) : une rentrée difficile. Souvent secoué par l’activité d’Ayew, il s’est montré plus consistant au fil des minutes. STEPANOV (4,5) : extraordinaire présence aérienne en première période, mais gros oubli sur l’égalisation. BRUNO ALVES (6) : promu capitaine en l’absence de Lucho Gonzalez, il a été solide et propre dans ses relances. FUCILE (4) : d’une fébrilité extrême pendant la première demi-heure, il a alors presque tout raté avant de retrouver un niveau technique acceptable. Le but marseillais est venu de son côté, et ce n’est pas un hasard : il a constamment subi. ASSUNÇÃO (6,5) : il a gratté de nombreux ballons et les a transmis proprement. Impeccable. RAUL MEIRELES (5) : moins en vue qu’à l’aller (il avait tiré deux fois sur le poteau), il a beaucoup couru mais peu produit avant d’être remplacé par BOLATTI (68e). M. CECH (5) : le remplaçant de Lucho Gonzalez a un profil beaucoup plus défensif, et cela s’est vu. Son apport dans la construction du jeu s’est révélé limité. Relayé par un HELDER POSTIGA incisif (59e). SEKTIOUI (7) : le Marocain avait vu son rendement fléchir pendant le ramadan. Mais hier, il a confirmé son retour en forme. Sa magnifique percée sur l’ouverture du score illustre ses qualités. Suppléé sous les acclamations du stade par MARIANO GONZALEZ (87e). LISANDRO LOPEZ (7,5) : l’attaquant de pointe de Porto n’est pas seulement un excellent technicien. C’est d’abord un as du harcèlement, un hyperactif qui a constamment gêné l’axe défensif de l’OM. Il a placé sur le haut de la transversale une énorme occasion (71e) avant d’en claquer une deuxième en lucarne (78e). À l’aller (où il avait provoqué le penalty) comme au retour, il a été le dragon le plus saignant. QUARESMA (5) : l’artiste portugais ne traverse pas la meilleure période de sa carrière. Ses provocations ont rarement débouché sur du concret. Il a quand même fini par surgir dans le dos de Taiwo pour centrer vers la tête gagnante de Lisandro Lopez (78e). Intermittent mais décisif, comme souvent. 5 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE DES CHAMPIONS (phase de poules, 4 journée) e LIVERPOOL - BESIKTAS : 8-0 Liverpool, historique Les Anglais, qui ont battu un record offensif en Ligue des champions, restent en course pour la qualification. LIVERPOOL – LIVERPOOL. – Alvaro Arbeloa joue les planeurs au-dessus d’Yossi Benayoun, auteur de trois buts : Liverpool avait droit à toutes les exubérances hier. (Photo Phil Noble/Reuters) de notre correspondant « SI NOUS GAGNONS nos trois derniers matches, nous serons qualifiés », martelait Rafael Benitez depuis la défaite à Istanbul (1-2), il y a quinze jours. Ses joueurs l’ont écouté et ont rempli, hier soir, face au Besiktas (8-0), la première mission de leur opération commando. Après une première moitié de parcours catastrophique (un point en trois rencontres), les Reds se sont réveillés. Et quel réveil ! Un cauchemar pour des Turcs martyrisés hier soir à Anfield (8-0 !). Les fans de Liverpool ne s’étaient pas autant régalés cette saison et se prennent à rêver d’un nouveau sacre après une telle démonstration, même si, à choisir, ils préféreraient voir leur équipe remporter le titre national qui échappe au club depuis maintenant dix-sept longues années. Patience tout de même. Liverpool est encore loin des huitièmes de finale de la Ligue des champions mais, désormais troisième de son groupe avec quatre points, la formation de Benitez a toujours son destin en main avant d’accueillir Porto dans trois semaines et d’aller défier Marseille, le 11 décembre au Vélodrome. Cette victoire a sans doute également rassuré les propriétaires du club, George Gillett et Tom Hicks, inquiets des conséquences que pourrait avoir une élimination prématurée sur leur programme de financement du nouveau stade de 60 000 places, dont le coût est estimé à 600 millions d’euros. Mais comme l’a rappelé Benitez, Liverpool « joue pour gagner des trophées pas pour sauver la situation financière du club » . Dos au mur, ses joueurs ont répondu à l’appel de leur capitaine, Steven Gerrard, qui voulait voir ressurgir l’esprit de la campagne 2005 qui fait de Liverpool une équipe jamais battue. Record battu JAMAIS un écart aussi large n’avait conclu un match de Ligue des champions depuis la création de celle-ci (1992-93). Le record précédent, détenu par la Juventus (7-0) contre Olympiakos le 10 décembre 2003, venait d’être égalé le 23 octobre dernier par Arsenal contre le Slavia Prague. Liverpool a fait encore mieux hier. 60 % Possession du ballon 40 % 31 Tirs 4 16 Tirs cadrés 1 12 Tirs non cadrés 2 83 % Passes réussies 74 % 53 % Duels gagnés 47 % 60 % Temps chez l’adversaire 40 % 3 Corners 2 avec Ferguson, un régime spécial Après vingt et un ans et dix-huit titres majeurs avec Manchester United, sir Alex a toujours la même soif de vaincre. LONDRES – de notre correspondant BRUNO CONSTANT ALEX HAYES DU 31 OCTOBRE AU 27 NOVEMBRE Le Grand Jeu(2) continue... JEUDI 8 NOVEMBRE VENDREDI 9 NOVEMBRE 122 scooters 122 (1) MERCREDI 7 NOVEMBRE CONSOLES DE JEU (1) Wii 122 bons d’achat de 200 € vos pour JOUETS NOËL(1) DE SAMEDI 10 NOVEMBRE 30 POUR 2 CROISIÈRES CHAQUE JOUR DES (1) MILLIERS DE BONS D’ACHAT (1) À GAGNER(1) LUNDI 12 NOVEMBRE MARDI 13 NOVEMBRE 122 122 WEEK-ENDS À ENSEMBLES DE CUISSON FAURE DISNEYLAND 4 (1) POUR (1) (1) Pour l’ensemble des magasins participants (2) EXTRAIT DE RÈGLEMENT : Jeu gratuit sans obligation d’achat valable du 31 octobre au 27 novembre 2007 réservé aux personnes majeures. Pour jouer, il suffit de passer en caisse pour recevoir entre 1 et 3 crédits jeu. Si vous n’effectuez pas d’achat présentez-vous à l’accueil de votre magasin pour obtenir un ticket jeu par jour et par foyer pendant toute la durée du jeu. Une dotation différente mise en jeu chaque jour et 1 042 308 bons d’achat d’une valeur de 2€, 100 030 bons d’achat d’une valeur de 5€ et 25 030 bons d’achat d’une valeur de 10€, pour toute la durée du jeu. A gagner cette semaine : 122 cartes cadeaux valables aux rayons jouets d’une valeur unitaire de 200€ ; 122 scooters d’une valeur unitaire estimée au 31/07/2007 à 799€ ; 122 consoles Wii d’une valeur unitaire estimée au 31/07/2007 à 249€ ; 30 croisières pour 2 personnes d’une valeur unitaire estimée au 31/07/2007 de 1494 à 1560€ (en cabine intérieure catégorie 1 ou 2 selon les navires) ; 122 week-ends à Disneyland pour 2 adultes + 2 enfants (de moins de 12 ans) d’une valeur unitaire estimée au 31/07/2007 à 372€ ; 122 ensembles de cuisson Faure (four + plaque + hotte) d’une valeur unitaire estimée au 31/07/2007 à 1097€. Voir description des lots dans le règlement complet du jeu déposé chez Maîtres SCP DHONTE et BERA, huissiers de justice associés, 36 rue de l’hôpital militaire, 59800 Lille. Règlement disponible gratuitement sur simple demande à l’accueil des magasins participants. MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007 PAGE 5 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Ertugrul SAGLAM (entraîneur du Besiktas): «Nous avons été humiliés et je m’en excuse auprès de nos supporters…» (Il se lève et quitte la salle de presse.) Rafael BENITEZ (Liverpool) : « On est entrés dans l’histoire de la Ligue des champions avec une telle victoire ! Avant, on se créait beaucoup d’occasions mais on ne marquait pas de but. Ce soir, nous avons été efficaces. Nos attaquants ont engrangé de la confiance. Je suis également content de ma défense car on n’a pas encaissé de buts alors qu’on jouait sous pression. Maintenant, nous savons qu’il faut encore gagner les deux prochains matches pour nous qualifier.» – B. C. Gerrard signait le cinquième à la suite d’un une-deux avec Voronine (67e), Babel le sixième d’une talonnade (78e) et le septième en contrant le dégagement de Toraman (81e). Avec le dernier de Crouch, ça fait huit. Le compte est bon. Bleu Jaune Rouge chaque fois dans des pieds anglais et dont profitait Benayoun à deux reprises (53e 56e). En revanche, le premier des trois buts du milieu de terrain israélien, également auteur de deux passes décisives, ne devait rien à personne (32e). La rencontre tournait à la démonstration. Jaune Bleu Noir folle soirée (89e). Il est vrai que la partie était pliée depuis un moment. Car la défense turque n’avait pas résisté longtemps aux vagues rouges qui s’abattaient sur les cages du pauvre Arikan, impuissant et souvent malheureux dans ses tentatives de repousser les ballons qui revenaient presque à décevantes, une Coupe d’Angleterre sauvera sa peau en 1990. Suivront une Coupe des vainqueurs de Coupe en 1991 et une Coupe de la Ligue en 1992. Mais c’est le titre de champion d’Angleterre en 1993, le premier des Red Devils en vingt-six ans, qui servit de vrai déclic. Sir Alex va gagner huit autres titres nationaux, quatre autres Coupes d’Angleterre, une autre Coupe de la Ligue et une Ligue des champions. Et c’est cette C 1 remportée en 1999 après le titre et la Cup pour un triplé historique qui restera à jamais le symbole de l’ère Ferguson. Combien de temps encore l’Écossais de soixante-cinq ans restera-t-il aux commandes d’un des plus grands clubs du monde ? Jusqu’à égaler les vingtcinq ans de la première légende du club, sir Matt Busby ? Peut-être jusqu’au prochain triplé ? Ou peut-être tout simplement tant qu’il gardera cette flamme en lui… Une chose est sûre, sir Alex n’est pas prêt pour ses chaussons, sa pipe et une retraite méritée. « Je n’ai même pas encore les chaussons », dit-il en souriant. Noir OÙ ÉTIEZ-VOUS il y a vingt et un ans ? Au bureau, à la fac, à l’école, en couche-culotte comme Wayne Rooney, ou même pas né comme le milieu de terrain brésilien Anderson ? Pendant que le monde change et les gens changent de monde, sir Alex Ferguson, lui, reste inamovible, implacable et surtout irremplaçable à Old Trafford. Lorsqu’il débarque en provenance d’Aberdeen, le 6 novembre 1986, Manchester United est à la dérive. Pas de titre depuis 1967, pas de discipline et, pis que tout, pas d’âme : le challenge s’annonce coriace. Ça tombe bien, c’est l’adjectif favori de sir Alex. « Quand je suis arrivé, disait-il samedi après le match nul contre Arsenal (2-2), je savais que ça n’allait pas être facile. Tout était à refaire. Ce que j’ai tenté d’accomplir, c’est d’essayer de rebâtir un club, pas seulement une équipe. » Après s’être débarrassé de plusieurs joueurs « talentueux mais problématiques », Ferguson a petit à petit commencé à imposer son style et ses idées. Malgré trois premières saisons très Le triplé de Benayoun À l’image de Peter Crouch que l’on croyait définitivement condamné au banc de touche (une titularisation en championnat, une autre en Ligue des Champions) et sorti du chapeau par Benitez dès le coup d’envoi. Et il n’a pas été déçu. L’international anglais a ouvert et conclu la balade des Reds. S’il s’y était repris à deux fois en première période pour marquer (19e), il n’eut aucun mal pour conclure de la tête une Liverpool 8 0 Besiktas 6 FOOTBALL Bleu Rouge Noir Jaune Suivez les matches en direct LIGUE DES CHAMPIONS (phase de poules, 4e journée) SUR www. lequipe.fr HIER GROUPE A Liverpool (ANG) - Besiktas (TUR) .................................. 8-0 FC Porto (POR) - Marseille ......................................... 2-1 GROUPE B Schalke 04 (ALL) - Chelsea (ANG) ................................. 0-0 Valence CF (ESP) - Rosenborg (NOR) ............................. 0-2 GROUPE C Lazio Rome (ITA) - Werder Brême (ALL) ......................... 2-1 OlympiakosLe Pirée (GRE) - Real Madrid (ESP) ............. 0-0 GROUPE D Celtic Glasgow(ECO) - Benfica (POR) ........................... 1-0 Chakhtior Donetsk (UKR) - AC Milan (ITA) .................... 0-3 PORTO qualifié s’il ne perd pas à Liverpool. MARSEILLE qualifié si : – il gagne à Istanbul et Liverpool ne gagne pas ; – il fait match nul et Liverpool perd. CHELSEA qualifié si : – il gagne contre Rosenborg ; – il fait match nul et Valence ne gagne pas. ROSENBORG qualifié si : – il gagne contre Chelsea et Schalke ne gagne pas. Le REAL MADRID qualifié si : – il gagne à Brême ; – Il fait match nul et Lazio-Olympiakos ne se termine pas par un nul. L’AC MILAN qualifié si : – il ne perd pas à Lisbonne. Temps couvert. Pelouse humide. 53 951 spectateurs. Arbitre : M. Busacca (SUI). Avertissements. – Schalke 04 : Rakitic (85e, antijeu) ; Chelsea : Essien (84e, tacle irrégulier sur Westermann). SCHALKE 04 : Neuer – Rafinha, Bordon (cap.), Krstajic, Westermann – Jones, Bajramovic – Asamoah, Rakitic, Özil (Lovenkrands, 60e) – Larsen. Entraîneur : M. Slomka. CHELSEA : Cech (Cudicini, 46e) – Belletti (Obi Mikel, 64e), Alex, Ricardo Carvalho, Bridge – Essien, Makelele, Lampard (cap.) – J. Cole, Drogba, Malouda (Wright-Phillips, 78e). Entraîneur : A. Grant. Temps doux. Pelouse sèche. 40 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Bebek (CRO). Buts. – LAZIO ROME : Rocchi (57e, 68e) ; WERDER BRÊME : Diego (88e, s.p.). Avertissements. – Lazio Rome : Stendardo (45e), De Silvestri (52e), Cribari (54e, 86e), Rocchi (69e) ; Werder Brême : Diego (88e, 90e + 5), Andreasen (90e). Expulsions.- Lazio Rome : Cribari (86e, second avertissement) ; Werder Brême : Diego (90e + 5, second avertissement). LAZIO ROME : Ballotta – Behrami, Stendardo, Cribari, Zauri (cap.) (De Silvestri, 18e) – Mudingayi, Ledesma, Mutarelli – Meghni (Manfredini, 74e) – Rocchi, Makinwa (Scaloni, 87e). Entraîneur : D. Rossi. WERDER BRÊME : Wiese – Fritz (Harnik, 76e), Mertesacker, Naldo, Pasanen – Andreasen, Baumann (cap.) (D. Jensen, 31e), Borowski – Diego – Rosenberg, Hugo Almeida. Entraîneur : T. Schaaf. VALENCE CF - ROSENBORG : 0-2 (0-1) OLYMPIAKOS LE PIRÉE - REAL MADRID : 0-0 Temps nuageux. Pelouse sèche. 40 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Yefet (ISR). Buts : Iversen (31e, 58e). Avertissement. – Valence CF : Angulo (72e, antijeu). VALENCE CF : Hildebrand – Miguel, Caneira, Helguera, Moretti (Angulo, 63e) – Joaquin (Zigic, 63e), Albelda (cap.), Manuel Fernandes, David Silva – Morientes (Vicente, 46e), Villa. Entraîneur : R. Koeman. ROSENBORG : Hirschfeld – Stoor, Kvarme, Riseth, Dorsin – Skjelbred (Storflor, 80e), Tettey,A. Traoré–Sapara(Ya, 84e)–Iversen,Y.Koné.Entraîneur: T. Henriksen. Temps doux. Pelouse sèche. 30 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Michel (SLQ). Avertissements. – Olympiakos Le Pirée : Djordjevic (44e), Stoltidis (49e), Pantos (71e) ; Real Madrid : Casillas (10e), Sergio Ramos (15e). OLYMP. LE PIRÉE : Nikopolidis – Pantos, Zewlakow, Julio César (Mendrinos, 74e), RaulBravo(Archubi,53e)–L.Galletti,Patsatzoglou,Djordjevic(cap.)–Stoltidis, Lua Lua – Kovacevic (Konstantinou, 80e). Entraîneur : T. Lemonis. REAL MADRID : Casillas – Sergio Ramos, F. Cannavaro, Heinze, Marcelo – Robinho (Saviola, 82e), Ma. Diarra, Gago, Sneijder – Van Nistelrooy, Raul (cap.) (Balboa, 82e). Entraîneur : B. Schuster. LIVERPOOL - BESIKTAS : 8-0 (2-0) SCHALKE 04 - CHELSEA : 0-0 Temps froid. Pelouse en bon état. 41 143 spectateurs. Arbitre : M. Merk (ALL). Buts : Crouch (19e, 89e), Benayoun (32e, 53e, 56e), Gerrard (67e), Babel (78e, 81e). Avertissements. – Besiktas : Ozkan (11e, antijeu). LIVERPOOL : Reina – Arbeloa, Carragher, Hyypiä, Fabio Aurelio (Babel, 63e) – Benayoun, Gerrard (cap.) (Lucas, 73e), Mascherano, Riise – Voronine (Kewell, 71e), Crouch. Entraîneur : R. Benitez. BESIKTAS : Hakan Arikan – Kurtulus (Higuain, 62e), Diatta, Ibrahim Toraman, I. Üzülmez (cap.) – Koray Avci, E. Cissé, Sedef (Ricardinho, 77e) – Delgado, Ozkan (Tandogan, 46e) - Bobo. Entraîneur : E. Saglam. FC PORTO - MARSEILLE : 2-1 (1-0) Temps doux. Pelouse en bon état. 42 217 spectateurs. Arbitre : M. Stark (ALL). Buts.– FC PORTO: Sektioui(27e), LisandroLopez (78e) ; MARSEILLE: Niang(48e). Avertissements.– FCPorto: Helton(90e + 1, gainde temps),Fucile(90e + 2,tacle irrégulier sur Valbuena). FC PORTO: Helton– Bosingwa,Stepanov,Bruno Alves(cap.), Fucile– RaulMeireles (Bolatti, 68e), Paulo Assunçao, Cech (Helder Postiga, 59e) – Quaresma, Lisandro Lopez, Sektioui (Mariano Gonzalez, 87e). Entraîneur : J. Ferreira. MARSEILLE : Mandanda – Bonnart, J. Rodriguez, Givet, Taiwo – Cana (cap.), Mbami(Be. Cheyrou,84e) – Valbuena, Nasri, Ayew (Arrache,77e) – Niang(Cissé, 63e). Entraîneur : E. Gerets. 1. 2. 3. 4. Classement Pts J. G. N. P. p. c. — — — — — — — 8 4 2 2 0 5 3 7 4 2 1 1 5 3 4 4 1 1 2 10 4 3 4 1 0 3 2 12 FC Porto Marseille Liverpool Besiktas Diff. — +2 +2 +6 -10 LAZIO ROME - WERDER BRÊME : 2-1 (0-0) 1. 2. 3. 4. Classement Pts J. G. N. P. p. c. — — — — — — — 8 4 2 2 0 5 2 7 4 2 1 1 5 3 4 4 1 1 2 2 3 3 4 1 0 3 2 6 Chelsea Rosenborg Schalke 04 Valence CF Diff. — +3 +2 -1 -4 1. 2. 4. Classement Pts J. G. N. P. p. c. — — — — — — — 8 4 2 2 0 8 5 5 4 1 2 1 6 6 5 4 1 2 1 6 6 3 4 1 0 3 5 8 Real Madrid Lazio Rome Olympiakos Werder Brême Diff. — +3 0 0 -3 CELTIC GLASGOW - BENFICA : 1-0 (1-0) Tempsfrais. Pelouseen bon état.58 000spectateurs.Arbitre: M.Hansson (SUE). But : McGeady (45e). Avertissement. – Benfica : Maxi Pereira (42e). Expulsion. – Benfica : Binya (85e). CELTICGLASGOW: Boruc – G. Caldwell,Kennedy,McManus,Naylor – Hartley – McGeady, S. Brown (Sno,89e), Jarosik (Donati,66e), McDonald– Vennegoor of Hesselink (Killen, 66e). Entraîneur : G. Strachan. BENFICA : Quim – Luis Felipe, Luisao, Edcarlos, Leo – Katsouranis,Binya – Maxi Pereira(Di Maria, 61e), Rui Costa (Bergessio, 77e), C. Rodriguez– Cardozo (Nuno Gomes, 77e). Entraîneur : J.A. Camacho. CHAKHTIOR DONETSK - AC MILAN : 0-3 (0-0) Temps très froid. Pelouseen bon état. 32 000 spectateurs. Arbitre: P. Vink (HOL). Buts : Inzaghi (66e, 90e + 3), Kaka (72e). Avertissements. – Chakhtior Donetsk : Fernandinho (45e, tacle par-derrière sur Kaka), Ilsinho (45e + 1, contestation) ; AC Milan : Gattuso (19e, contestation), Kaka (32e, tacle dangereux sur Ilsinho), Ambrosini (71e, charge irrégulière sur Brandao). CHAKHTIOR DONETSK : Pyatov – Srna, Chygrinski (cap.), Yezerski, Rat (William, 73e) – Ilsinho, Hübschmann, Fernandinho – Jadson – Lucarelli (Castillo, 77e), Brandao (Gladski, 85e). Entraîneur : M. Lucescu. AC MILAN : Dida – Bonera, Nesta, Kaladze, Serginho (Brocchi, 85e) – Gattuso, Pirlo, Ambrosini (cap.) – Kaka, Seedorf (Maldini, 79e) – Gilardino (Inzaghi, 63e). Entraîneur : C. Ancelotti. 1. 2. 3. 4. Classement Pts J. G. N. P. p. c. — — — — — — — 9 4 3 0 1 10 4 6 4 2 0 2 4 7 6 4 2 0 2 3 4 3 4 1 0 3 2 4 AC Milan Chakhtior Donetsk Celtic Glasgow Benfica Diff. — +6 -3 -1 -2 DÉJÀ JOUÉS DÉJÀ JOUÉS DÉJÀ JOUÉS DÉJÀ JOUÉS Mardi 18 septembre. – Marseille - Besiktas, 2-0 ; FC Porto - Liverpool, 1-1. Mercredi 3 octobre. – Liverpool - Marseille, 0-1 ; Besiktas - FC Porto, 0-1. Mercredi 24 octobre. – Marseille - FC Porto : 1-1 ; Besiktas - Liverpool : 2-1. RESTENT À JOUER Mardi 18 septembre. – Chelsea - Rosenborg, 1-1 ; Schalke 04 - Valence CF, 0-1. Mercredi 3 octobre. – Valence CF - Chelsea, 1-2 ; Rosenborg - Schalke 04, 0-2. Mercredi 24 octobre. – Chelsea - Schalke 04, 2-0 ; Rosenborg - Valence CF, 2-0. RESTENT À JOUER Mardi 18 sept. – Real Madrid - Werder Brême, 2-1 ; Olympiakos - Lazio Rome, 1-1. Mercredi 3 oct. – W. Brême - Olympiakos, 1-3 ; Lazio Rome - Real Madrid, 2-2. Mercredi 24 oct. – Real Madrid - Olympiakos : 4-2 ; W. Brême - Lazio Rome : 2-1. RESTENT À JOUER Mardi 18 sept. – AC Milan - Benfica, 2-1 ; Chakhtior Donetsk - Celtic Glasgow, 2-0. Mercredi 3 oct. – Celtic Glasgow - AC Milan, 2-1 ; Benfica - Cha. Donetsk, 0-1. Mercredi 24 oct. – Benfica - Celtic Glasgow, 1-0 ; AC Milan - Cha. Donetsk, 4-1. RESTENT À JOUER Mercredi 28 novembre : Liverpool - FC Porto, Besiktas - Marseille. Mardi 11 décembre : FC Porto - Besiktas, Marseille - Liverpool. Mercredi 28 novembre : Valence CF - Schalke 04, Rosenborg - Chelsea. Mardi 11 décembre : Chelsea - Valence CF, Schalke 04 - Rosenborg. Mercredi 28 nov. : Lazio Rome - Olympiakos, Werder Brême - Real Madrid. Mardi 11 déc. : Real Madrid - Lazio Rome, Olympiakos Le Pirée - Werder Brême. Mercredi 28 nov. : Celtic Glasgow - Chakhtior Donetsk, Benfica - AC Milan. Mardi 4 décembre : AC Milan - Celtic Glasgow, Chakhtior Donetsk - Benfica. BUTEURS FC BARCELONE - GLASGOW RANGERS 1. Fabregas (Arsenal) ; Benayoun (Liverpool) ; Cristiano Ronaldo (Manchester United) ; F. Inzaghi (AC Milan) ; Van Nistelrooy (Real Madrid), 3 buts. Un sommet inattendu RÈGLEMENT Barcelone et les Rangers se disputent ce soir la première place du groupe E. BARCELONE – de notre envoyé spécial Incapable de trouver l’ouverture il y a quinze jours à Glasgow (0-0), le diabolique lutin argentin Lionel Messi (à droite) espère que les Rangers seront moins coriaces au Camp Nou. (Photo Christian Liewig/L’Équipe) VOIR AUSSI PAGE 11 HUITIÈMES DE FINALE (tirage au sort vendredi 21 décembre 2007, à Nyon, SUI). – Aller : mardi 19 et mercredi 20 février 2008 ; retour : mardi 4 et mercredi 5 mars. QUARTS DE FINALE (tirage au sort du tableau, avec les demi-finales, vendredi 14 mars, à Nyon, SUI). – Aller : mardi 1er et mercredi 2 avril ; retour : mardi 8 et mercredi 9 avril. DEMI-FINALES. - Aller : mardi 22 et mercredi 23 avril ; retour : mardi 29 et mercredi 30 avril. FINALE. – Mercredi 21 mai, à Moscou (RUS), stade Loujniki. AUJOURD’HUI GROUPE E FC Barcelone (ESP) - Glasgow Rangers (ECO) Lyon - VfB Stuttgart (ALL) GROUPE F Manchester United (ANG) - Dynamo Kiev (UKR) Sporting Portugal (POR) - AS Rome (ITA) Le FC Barcelone qualifié s’il gagne contre les Rangers et que Lyon ne gagne pas. Les Rangers qualifiés s’ils gagnent à Barcelone et que Lyon ne gagne pas. Manchester United qualifié s’il gagne contre le Dynamo Kiev et que l’AS Rome ne perd pas. L’AS Rome qualifiée si elle gagne à Lisbonne et que Manchester United ne perd pas. GROUPE H Slavia Prague (RTC) - Arsenal (ANG) Steaua Bucarest (ROU) - FC Séville (ESP) Arsenal qualifié s’il ne perd pas à Prague. FC BARCELONE - GLASGOW RANGERS MANCHESTER UNITED - DYNAMO KIEV INTER MILAN - CSKA MOSCOU SLAVIA PRAGUE - ARSENAL AUJOURD’HUI, 20 H 45, À BARCELONE, CAMP NOU (Foot +) FC BARCELONE : Valdes – Puyol (cap.), Marquez ou Thuram, G. Milito, Abidal – Xavi, Y. Touré, Iniesta – Messi, Henry, Ronaldinho. Entraîneur : F. Rijkaard. GLASGOW RANGERS : McGregor – Hutton, Cuellar, Weir, Papac – Beasley, Adam, Ferguson (cap.), Hemdani, McCulloch – Cousin ou Darcheville. Entraîneur : W. Smith. Arbitre : E. Braamhaar (HOL). AUJOURD’HUI, 20 H 45 (19 H 45, HEURE LOCALE), À MANCHESTER, OLD TRAFFORD (Canal + Sport) MANCHESTER UNITED : Van der Sar (cap.) – W. Brown, R. Ferdinand, Vidic ou O’Shea,Évra – C. Ronaldo, Hargreaves,Carrick, Nani – Rooney ou Saha, Tevez. Entraîneur : A. Ferguson. DYNAMO KIEV : Chovskovsky (cap.) – Ghioane ou Vachtchouk, Markovic ou Dopilka, Diakhaté, Nesmachny – Rincon, Youssouf, Correa, Goussev – Chatskikh, Is. Bangoura ou Milevsky. Entraîneur : O. Loujni. Arbitre : J. Wegereef (HOL). AUJOURD’HUI, 20 H 45, À MILAN, SAN SIRO (Foot +) INTERMILAN:Julio Cesar–Maicon,Cordoba,Samuel,Chivu –J.Zanetti(cap.), Dacourt, Cambiasso,MaxwellouSolari–Ibrahimovic,Crespoou Suazo.Entraîneur : R. Mancini. CSKA MOSCOU : Akinfeyev – A. Berezoutski, Grigoriev ou Ignachevich (cap.), V.Berezoutski– Krasic,Semberas,Rahimic,Duduou Aldonin,D.Carvalho,Jirkov – Jô ou Vagner Love. Entraîneur : V. Gazzaev. Arbitre : P. Allaerts (BEL). AUJOURD’HUI, 20 H 45, À PRAGUE, STADE EVZENA-ROSICKEHO (Sport +) SLAVIA PRAGUE : Vorel – Drizdal, Suchy (cap.), Brabec, Hubacek – Krajcik, Svec, Tavares, Smicer, Pudil – Senkerik. Entraîneur : K. Jarolim. ARSENAL: Almunia – Sagna, A. Song, Gallas (cap.), Clichy – Eboué,Gilberto Silva, Flamini ou Diarra, Diaby – Adebayor, Walcott ou Eduardo. Entraîneur : A. Wenger. Arbitre : B. Layec. SPORTING PORTUGAL - AS ROME FENERBAHÇE - PSV EINDHOVEN STEAUA BUCAREST - FC SÉVILLE AUJOURD’HUI, 20 H 45 (19 H 45, HEURE LOCALE), À LISBONNE, STADE JOSÉ-ALVALADE (Foot +) SPORTING PORTUGAL : Stojkovic – Abel, Tonel, Polga, Ronny – Miguel Veloso, Joao Moutinho (cap.), Izmailov, Romagnoli ou Vukcevic – Liedson, Djalo ou Purovic. Entraîneur : P. Bento. AS ROME : Doni – Cicinho, Mexès, Juan, Cassetti – De Rossi (cap.), D. Pizarro – Mancini, Perrotta, Tonetto – Vucinic. Entraîneur : L. Spalletti. Arbitre : F. De Bleeckere (BEL). AUJOURD’HUI, 20 H 45 (21 H 45, HEURE LOCALE), À ISTANBUL, STADE SUKURU SARACOGLU (Foot +) FENERBAHÇE : Volkan – Yasin Cakmak, Roberto Carlos, Edu Dracena, Gönül – Mehmet Aurelio, Deniz, Alex (cap.), Gökçek Vederson – Kazim, Sentürk. Entraîneur : Zico. PSV EINDHOVEN : Gomes – Kromkamp, Da Silva, Marcellis, C. Salcido – Bakkal, Simons (cap.), Perez, Mendez – Farfan, Lazovic. Entraîneur : J. Vouters. Arbitre : A. Hamer (LUX). AUJOURD’HUI, 20 H 45, (21 H 45 HEURE LOCALE), À BUCAREST, STEAUA STADIUM (Foot +) STEAUA BUCAREST : Zapata – Emeghara, Goian, Rada, Nesu – Nicolita, O. Petre, Lovin, Croitoru – Dica (cap.), Badea. Entraîneur : M. Lacatus. FC SÉVILLE : Palop (cap.) – Daniel Alves, Mosquera, Dragutinovic, Adriano – Jésus Navas, Se. Keita, Poulsen, Capel – Kanouté, Luis Fabiano. Entraîneur : M. Jimenez. Arbitre : H. Fandel (ALL). LYON - VfB STUTTGART AUJOURD’HUI, 20 H 45, À LYON , STADE DE GERLAND (Canal +) LYON : Vercoutre (g.) – Réveillère, Squillaci, Cleber Anderson, Grosso – Fabio Santos, Juninho (cap.), Bodmer – Govou, Benzema,Ben Arfa. Entraîneur: A. Perrin. VfB STUTTGART : Schäfer – Beck, Delpierre, Tasci, Osorio – Fernando Meira (cap.), Khedira, Bastürk, Hitzlsperger – Gomez, Cacau. Entraîneur : A. Veh. Arbitre : I. Baskarov (RUS). 1. 2. 3. 4. GROUPE G Inter Milan (ITA) - CSKA Moscou (RUS) Fenerbahçe (TUR) - PSV Eindhoven (HOL) FC Barcelone Glasgow Rangers Lyon VfB Stuttgart Classement Pts J. G. N. P. p. c. — — — — — — — 7 3 2 1 0 5 0 7 3 2 1 0 5 1 3 3 1 0 2 2 6 0 3 0 0 3 1 6 Diff. — +5 +4 -4 -5 1. 2. 3. 4. Manchester United AS Rome Sporting Portugal Dynamo Kiev Classement Pts J. G. N. P. p. c. — — — — — — — 9 3 3 0 0 6 2 6 3 2 0 1 4 2 3 3 1 0 2 3 4 0 3 0 0 3 3 8 Diff. — +4 +2 -1 -5 1. 2. 3. 4. Inter Milan Fenerbahçe PSV Eindhoven CSKA Moscou Classement Pts J. G. N. P. p. c. — — — — — — — 6 3 2 0 1 4 2 5 3 1 2 0 3 2 4 3 1 1 1 2 3 1 3 0 1 2 4 6 Diff. — +2 +1 -1 -2 1. 2. 3. 4. Arsenal FC Séville Slavia Prague Steaua Bucarest Classement Pts J. G. N. P. p. c. — — — — — — — 9 3 3 0 0 11 0 6 3 2 0 1 6 6 3 3 1 0 2 4 12 0 3 0 0 3 2 5 Diff. — +11 0 -8 -3 DÉJÀ JOUÉS DÉJÀ JOUÉS DÉJÀ JOUÉS DÉJÀ JOUÉS Mercredi 19 sept. – Glasgow R. - VfB Stuttgart, 2-1 ; FC Barcelone - Lyon, 3-0. Mardi 2 octobre. – VfB Stuttgart - FC Barcelone : 0-2, Lyon - Glasgow R., 0-3. Mardi 23 octobre. – VfB Stuttgart - Lyon, 0-2 ; Glasgow R. - FC Barcelone, 0-0. RESTENT À JOUER Mercredi 19 sept. – AS Rome - D. Kiev, 2-0 ; Sp. Portugal - Manchester U, 0-1. Mardi 2 octobre.– ManchesterU - AS Rome, 1-0 ; D Kiev - SportingPortugal, 1-2. Mardi 23 octobre. – D. Kiev - Manchester U : 2-4 ; AS Rome - Sp. Portugal : 2-1. RESTENT À JOUER Mercredi 19 sept. – PSV Eindhoven - CSKA Moscou, 2-1 ; Fenerbahçe - Inter, 1-0. Mardi 2 octobre. – Inter - PSV Eindhoven, 2-0 ; CSKA Moscou - Fenerbahçe, 2-2. Mardi 23 octobre. – CSKA Moscou - Inter, 1-2 ; PSV Eindhoven - Fenerbahçe, 0-0. RESTENT À JOUER Mercredi 19 sept. – Sl. Prague - Steaua Bucarest : 2-1 ; Arsenal - FC Séville : 3-0. Mardi 2 octobre. – FC Séville - Slavia Prague : 4-2 ; SteauaBucarest - Arsenal : 0-1. Mardi 23 octobre. – Arsenal - Sl. Prague : 7-0 ; FC Séville - Steaua Bucarest : 2-1. RESTENT À JOUER Mardi 27 novembre : VfB Stuttgart - Glasgow Rangers, Lyon - FC Barcelone. Mercredi 12 décembre : FC Barcelone - VfB Stuttgart, Glasgow Rangers - Lyon. Mardi 27 novembre : Manchester U - Sp. Portugal, D. Kiev - AS Rome. Mercredi 12 décembre : AS Rome - Manchester U, Sp. Portugal - D Kiev. Mardi 27 novembre : CSKA Moscou - PSV Eindhoven, Inter Milan - Fenerbahçe. Mercredi 12 décembre : PSV Eindhoven - Inter, Fenerbahçe - CSKA Moscou. Mardi 27 novembre : Steaua Bucarest - Slavia Prague, FC Séville - Arsenal. Mercredi 12 décembre : Sl. Prague - FC Séville, Arsenal - Steaua Bucarest. PAGE 6 MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge CALENDRIER Bleu Rouge JÉRÔME LE FAUCONNIER (*) Avant son entrée de dimanche dernier, Darcheville n’avait plus joué depuis le match de Motherwell, 1-1, le 29 septembre. Après quelques turbulences en début de saison, liées essentiellement aux blessures (Eto’o, Deco, à un niveau moindre Yaya Touré, Abidal ou Henry) et à l’état de forme de Ronaldinho, tout semble rentré dans l’ordre dans la maison blaugrana après la victoire dimanche face au Betis (3-0). Intraitable à domicile depuis le début de saison, le Barça demeure aussi la seule formation avec Arsenal à ne pas avoir concédé le moindre but dans cette compétition. En dehors de la blessure de Zambrotta, qui devrait être suppléé comme au match aller par Puyol, son seul souci consiste à savoir de quelle manière percer au plus vite le verrou écossais. « C’est toujours compliqué de jouer une formation écossaise car elles sont Jaune Bleu Jaune L’Espagne ne sourit pas aux Rangers Noir Noir SIGNE DE L’INCROYABLE euphorie dans laquelle baigne actuellement le football écossais, à dix jours du crucial Écosse-Italie, les supporters des Rangers ont littéralement envahi la Catalogne. Tous les vols en provenance de Glasgow ont été pris d’assaut, plus une seule chambre n’est disponible dans les hôtels les plus courus de Barcelone, et les pubs des Ramblas ne désemplissent pas. Alors que moins de 5 000 tickets leur avaient été initialement attribués, on estime à 20 000 le nombre de fans des Gers qui ont effectué le déplacement pour voir leur équipe en découdre avec le Barça. Car, ce soir, c’est la première place du groupe qui est en jeu. Avec sept points chacun, Catalans (+ 5) et Écossais (+ 4) ne sont séparés que d’une unité à la différence de buts. En cas de mésaventure lyonnaise à Stuttgart, le vainqueur éventuel du Camp Nou aurait même déjà en poche son billet pour les huitièmes de finale. Si les Catalans, vainqueurs de l’épreuve en 2006, ne feraient alors que confirmer leur statut de favoris du groupe, les Rangers réaliseraient pour le coup leur plus bel exploit européen de la décennie. « C’est vrai qu’on ne nous attendait pas à ce niveau, confirme Brahim Hemdani, qui effectue son retour sur la scène européenne. Plus que la victoire sur Lyon (3-0), je crois que c’est le match de Stuttgart (le 19 septembre, succès 2-1 des Rangers) qui a servi de déclic. On a su se sortir d’une situation toujours très motivées face à des clubs comme Barcelone. Et demain soir (ce soir), ils voudront aussi faire plaisir à leurs fans », souligne Frank Rijkaard. Si l’Espagne n’a guère réussi aux Écossais dans le passé (six défaites et deux matches nuls en huit confrontations sur le sol espagnol), ces derniers dédramatisent l’enjeu, répétant à l’envi qu’ils n’ont rien à perdre. Une attitude qu’ils avaient déjà adoptée avant leur déplacement à Lyon… « On sait ce qui nous attend contre Barcelone, poursuit Hemdani. Lyon s’est cassé les dents là-bas. Tout ce qu’on pourra rapporter de ce match constituera du bonus. Nous n’avons aucune pression si ce n’est l’envie de bien faire. » Un refrain qui a des airs de déjà-vu. difficile, en s’imposant après avoir été menés au score. Si nous n’avions pas engrangé autant de confiance ensuite, nous n’en serions peut-être pas là aujourd’hui. » En plus de la présence de l’ancien Marseillais, Walter Smith se réjouit du retour de Darcheville, qui a joué une demi-heure le week-end dernier mais demeure trop juste pour disputer l’intégralité d’une rencontre. « C’est un joueur très important pour nous, indiquait hier le boss des Rangers. Il a été très bon à chaque fois qu’il a pu jouer. Le problème est qu’il n’a disputé qu’une demi-heure lors des quatre ou cinq derniers matches (*). » Les huit premiers et les huit deuxièmes de chaque groupe seront qualifiés pour les huitièmes de finale (au cours desquels les premiers recevront au match retour et affronteront forcément des deuxièmes). Les équipes classées troisièmes de leur groupe disputeront les seizièmes de finale de la Coupe de l’UEFA. Les équipes classées quatrièmes seront éliminées. En cas d’égalité de points entre deux ou plusieurs équipes après les matches de groupe, le classement sera établi selon les critères suivants : 1. Plus grand nombre de points obtenus dans les rencontres directes ; 2. Meilleure différence de buts dans les rencontres directes ; 3. Plus grand nombre de buts marqués à l’extérieur dans les rencontres directes ; 4. Meilleure différence de buts sur l’ensemble des matches du groupe ; 5. Plus grand nombre de buts marqués ; 6. Points de coefficient obtenus par l’équipe et son association lors des cinq saisons précédentes. Bleu Rouge Noir Jaune M O .C E IL B O M T E N R E T IN WWW.REVOLUTION Offres soumises à conditions, valables jusqu’au 22/01/08. MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007 PAGE 7 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge E IT IM L S N A S T E N R E T IN Z ET DÉCOUVRE SUR E IT IM L S N A S IE V E N U POUR Bleu Rouge S C I H T Y M I L L LES I Jaune Bleu Jaune T N A N E T IN A M S È D Z E PRÉ-RÉSERV Noir Noir Photographies © Corbis. 7 8 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE DES CHAMPIONS (phase de poules, 4 journée) e LYON - VfB STUTTGART L’OL joue sans filet Stade de Gerland Lyon LYON – de notre envoyé spécial QUAND ON PAYE plus cher que les autres, on a le droit de choisir. TF 1 a choisi : pour la troisième fois en quatre rendez-vous de Ligue des champions, la première chaîne a décidé de retransmettre le match de l’Olympique de Marseille, hier à Porto (voir pages 3 et 4). Sextuple champion de France, cache-misère assidu du football hexagonal en C 1, l’OL jouera sa survie sur Canal +, ce soir, face à Stuttgart. Le prestige de l’adversaire tient une place essentielle dans les choix télévisuels. Mais il n’y a pas que cela. Si le déficit d’image du club lyonnais s’est amoindri avec le temps, il n’est pas encore comblé. Le décalage entre son talent, son passé récent et sa reconnaissance peuvent toujours conduire à la perplexité. C’est ainsi. On ne lutte pas contre les phénomènes historiques et culturels. L’OL n’est pas l’OM, et ne le sera sans doute jamais, ni dans la passion qui émane de lui, ni dans ses perversions autodestructrices. Ces derniers mois, pourtant, le champion avait « tout fait pour ». Il s’était mis à perdre (un peu), les états d’âme de ses employés commençaient à s’étaler sur la place publique, certains joueurs ou membres du staff avaient prédit le licenciement du nouvel entraîneur avant la fin de l’hiver, celui-ci avait été « recadré » par son président au lendemain de la déroute face aux Glasgow Rangers (0-3), le mois dernier. Et puis, le calme est revenu, à la lumière insistante des résultats du club en Ligue 1, à celle de l’avènement majeur d’un talent magnifique (Benzema) et de l’épanouissement fulgurant d’une petite merveille (Ben Arfa). Dix matches, neuf succès, un nul : l’OL plane à nouveau sur le Championnat de France et son brutal changement de communication sur la question européenne (1) lui a permis de reléguer la C 1 au second plan. Les calculs de Perrin En Ligue des champions, les retardataires sont souvent condamnés à s’inventer de nouveaux défis à Noël. Giflé à Barcelone (0-3) puis par les Rangers (0-3), Lyon s’est relancé dans la course aux huitièmes de finale en allant s’imposer à Stuttgart (2-0), il y a deux semaines. Troisième à 4 points des leaders, sa situation n’est pas séduisante. Mais l’OL peut échapper au destin auquel ses dirigeants s’attendent depuis la débâcle écossaise. S’il remporte ses trois dernières rencontres, face à Stuttgart, puis contre le Barça et à Glasgow, il sera assuré de se qualifier. Alain Perrin l’a appris hier matin : « On pourra se projeter sur une qualification quand on aura assuré notre place en UEFA et quand on connaîtra les résultats des autres, expliqua le coach lyonnais lors de sa conférence de presse d’hier. Aujourd’hui, on n’est pas maîtres de notre destin... » On lui fit remarquer que ce n’était pas le cas. Il évacua d’un sourire : « Je n’ai pas fait les calculs comme ça… » Il n’avait surtout pas fait les bons calculs. Quelques minutes plus tard, la conversation se poursuivit sur le parking, et il fallut encore un peu de temps pour le convaincre. « Vous pouvez même encore finir premiers », lui lança un confrère pour plaisanter. « Bien sûr, ironisa Perrin. Avec des si et des rêves… » Le coach lyonnais a surtout compris le message présidentiel du mois dernier. Pour Jean-Michel Aulas, Lyon doit au moins terminer à la troisième place et obtenir son billet pour la Coupe de l’UEFA. Il y parviendra dès ce soir s’il bat Stuttgart. D’habitude, l’OL est déjà qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, à cette époque (2). Les temps ont changé. Les dernières semaines ont pourtant créé un souffle, suscité un espoir. Si sa défense est encore discutable, Lyon a dessiné une voie nouvelle. La relève, incarnée par Benzema et Ben Arfa, a pris les affaires en mains dans le même temps où Juninho renaissait. Cela ne suffira peut-être pas, au plus haut niveau européen. Mais l’OL a au moins retrouvé du talent, indispensable pour relever les défis qui l’attendent contre Barcelone et les Rangers, surtout s’il bat à nouveau Stuttgart, deux semaines après avoir exploité les incroyables faiblesses défensives affichées ce soir- GROUPE E AUJOURD’HUI FC Barcelone (ESP) - Glasgow R. (ECO) Lyon - VfB Stuttgart (ALL) Barcelone qualifié s’il gagne contre les Rangers et que Lyon ne gagne pas. Les Rangers qualifiés s’ils gagnent à Barcelone et que Lyon ne gagne pas. 29 (1) J.-M. Aulas avait évoqué un objectif ambitieux en C 1 : les demi-finales. Après les deux premières défaites, il ne parlait plus que de la Coupe de l’UEFA. (2) En 2005, 2006 et 2007, l’OL avait assuré sa qualification après quatre matches. P. — 0 0 2 3 p. — 5 5 2 1 c. — 0 1 6 6 Diff. — +5 +4 -4 -5 RESTENT À JOUER Mardi 27 novembre : VfB Stuttgart - Glasgow Rangers, Lyon - FC Barcelone. Mercredi 12 décembre : FC Barcelone - VfB Stuttgart, Glasgow Rangers - Lyon. Les matches et les classements des autres groupes sont en page 6. 26 20 Révveillère 2 Khhedirra Beccckk Basttürk Dellpierre Del pi p erre 17 33 6 M Gom M. om mez 10 1 Fernnando doo Been enzem ma Schhäfe ferr fer Meeira 18 5 caaapp. C u Cacau TTasci assci 11 10 Fabbio Sanntos Squ Squil quillacci SÉBASTIEN TARRAGO Classement Pts J. G. N. — — — — 1. FC Barcelone 7 3 2 1 2. Glasgow R.. 7 3 2 1 3. Lyon ............. 3 3 1 0 4. VfB Stuttgart . 0 3 0 0 5 Boodmeer Verrcout rcccoutttre re là par le VfB. Derniers et quasiment éliminés, les Allemands se portent quand même mieux aujourd’hui. Ils ont retrouvé certains joueurs blessés, notamment l’ancien Lillois Mathieu Delpierre (voir page 9), et viennent de remporter deux succès en Bundesliga. C’est un constat. Pas une invitation à l’angoisse. Ben Arfaa 22 Clebbberr Anddersoon VfB Stuttgart 28 18 Grosso rosso Handicapé par un départ calamiteux en Ligue des champions, l’OL peut encore se qualifier. Mais il doit battre Stuttgart, ce soir, et garantir la troisième place. Les Lyonnais n’ont plus de joker dans cette Ligue des champions. Ainsi, s’ils ne gagnent pas ce soir, ils qualifieront le vainqueur de FC Barcelone - Glasgow Rangers (s’il y en a un) et il ne restera plus qu’une place libre pour les huitièmes de finale. S’ils gagnent, ils auront au moins assuré leur présence en Coupe de l’UEFA. Et plus si affinités. Arbitre : M. Baskakov (RUS) 11 30 En direct sur Canal + 20 : 45 8 JJuninho i ho 14 cp cap. G vou Gov Hitzzlsper p rger g 3 Osorrio Remplaçants : Roux (g.) (40), Clerc (2), Belhadj (21), Källström (6), Ab. Keita (23), Fred (9), L. Rémy (12). Entraîneur : A. Perrin. Absents : Coupet, Cris (genou), Müller, Toulalan (reprise), Baros (adducteurs), Paillot (hanche), Hartock (g.), Beynié, Mounier. Suspendus : aucun. Suspendus au prochain avertissement : aucun. Remplaçants : Langer (g.) (12), Magnin (21), Gledson (4), Pardo (13), A. Farnerud (8), Meissner (7), Marica (20). Entraîneur : A. Veh. Absents : Boka (genou), Hilbert (cuisse), Ewerthon, Perchtold, Pisot (choix de l’entraîneur). Suspendus : aucun. Suspendus au prochain avertissement : aucun. Bodmer plutôt que Källström ? Fernando Meira au milieu C’est à Cailloux-sur-Saône que les Lyonnais ont peaufiné hier aprèsmidi leur préparation du match contre Stuttgart. Le matin, Perrin avait confirmé les forfaits de Toulalan et de Baros. En milieu de terrain, Källström, fatigué, pourrait laisser sa place à Bodmer, tandis que Ben Arfa, remis d’une petite entorse de la cheville gauche, devrait reprendre le couloir gauche. – C. C. Principale information fournie hier soir par Armin Weh : « Meira jouera devant la défense. » Le coach de Stuttgart a par ailleurs confirmé qu’il comptait sur le Français Matthieu Delpierre, qui sera associé en défense centrale au jeune Tasci. Pardo devrait pour sa part s’asseoir sur le banc, où il côtoiera Gledson, « récompensé pour la qualité de son travail à l’entraînement ». À l’inverse, Ewerthon, jugé « en petite forme », est resté à Stuttgart. – C. C. L’exception lyonnaise Avec Govou, Benzema et Ben Arfa, l’OL est la seule équipe de Ligue des champions à aligner trois attaquants formés au club. LYON – de notre envoyé spécial vite eu sa bande d’amis et il n’a jamais eu de plan de carrière. Karim, enfin, a intégré le centre à l’adolescence pour éviter les bêtises à Bron. » Une évolution technique différente seulement faire l’effort sur deux ou trois joueurs par génération. « C’est une erreur, tranche Robert Valette. Si on prend les trois meilleurs et qu’on laisse tomber les autres, les trois meilleurs deviendront des joueurs moyens. » Arsenal rôde… 16 (ayant disputé au moins 5 matches en L 1 depuis 10 ans) * A. Caveglia* F. Maurice * C. Bardon (Levski Sofia) F. Kanouté (FC Séville) J.-D. Job (Nice) F. Fiorese (OM) F. Fouret (Gueugnon) L. Giuly (AS Roma) S. Govou (OL) J. Viale (Brest) B. Bergougnoux (Toulouse) K. Benzema (OL) H. Ben Arfa (OL) R. Bettiol (Troyes) L. Rémyy (OL) * Retraités 13 joueurs de l’équipe de France formés à l’OL* R. Garde L. Fournier B. Ngotty g y F. Maurice L. Giulyy J. Bréchet S. Malbranque q S. Govou F. Jurietti F. Clerc K. Benzema H. Ben Arfa * depuis 20 ans VINCENT DULUC (*) Vercoutre, Réveillère, Squillaci, Govou, Benzema, Ben Arfa, Clerc et Bodmer. attaquants formés à l’OL 12 joueurs formés à l’OL évoluant en L 1 13 joueurs formés à l’OL évoluant en L 2 10 joueurs formés à l’OL évoluant à l’étranger e)) F. Jurietti (Bordeaux) M. Thomas (Metz) J. Berthod (Monaco) F. Balmont (Nice) D. Hellebuyck (Nice) J.-D. Job (Nice) J. Clément (PSG) J. Bréchet (Sochaux) R. Cohade (Strasbourg) G. Lacour (Strasbourg) ( g) N PPuydebois N. d b i (S (Strasbourg) (Photo Pierre Lahalle) ia)) G. Bettiol (Troyes) ( y ) A. Hauw (Gueugnon) F. Fouret (Gueugnon) ( g ) L. Morestin (Gueugnon) F. Martyy (Gueugnon) D. Linarès (Dijon) M. Benhamida (Montpellier) M. Flachez (Grenoble) J.-C. Devaux (Reims) J. Truchet (Reims) R. Sartre (Sedan) J Viale (B t) (Photo Bruno Fablet) ville)) S. Malbranque (Tottenham) B. Ngotty (Leicester) L. Giuly (AS Roma) L. Courtois (Levante) C. Bardon (Levski Sofia) C. Uras (Litex Lovetch) C. Bassila (Energie Cottbus) D. Plessis (Liverpool) D. Touré (Grasshopper Zurich) (Photo Richard Martin) PAGE 8 MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Pourquoi, au fond, Lyon a-t-il formé autant d’attaquants ? « C’est un mélange de hasard et de savoirfaire », avance Valette. Mais c’est aussi l’émulation, souvent, qui guide les générations spontanées. Bernard Lacombe se souvient : « En 1999, quand j’étais entraîneur, j’avais une attaque Caveglia-Maurice en D 1. En CFA, il y avait Bardon, Kanouté et Job. Sur le banc, Fiorese et Fouret. Tous formés à Lyon. » Et les cinq premiers nés à Lyon ou dans les environs. Alors, hasard ou émulation ? Cet été, l’OL a perdu Damien Plessis, transféré à Liverpool. « Face à un salaire multiplié par dix, un plan de carrière pro sur cinq ans, à un âge où l’on s’interroge sur l’avenir du joueur, que faire ? demande Robert Valette. Bordeaux a fait signer des contrats pros à des gamins de dix-huit ans. C’est une bonne arme. Mais le contexte est très difficile. On est obligés de prendre une décision sur des joueurs qui n’ont que vingt matches en CFA. Avant, on avait cinquante matches pour décider… » Face à la concurrence émerge une tactique de dissimulation. « Il y a des joueurs qu’on va mettre au chaud, avoue le formateur lyonnais. Arsenal tourne autour d’un de nos joueurs de seize ans. Il faut trouver une solution. Déjà, il ne faut pas trop les montrer. On peut en faire jouer un en 18 ans, et pas forcément à son poste, plutôt qu’en CFA… » Benzema et Ben Arfa, eux, avancent depuis longtemps. En avril 2005, Ben Arfa jouait déjà en quarts de finale de la Ligue des champions à Eindhoven (1-1, 2-4 aux t.a.b.). Mais leur formation continue. En équipe de France et en C 1, mais elle continue. « D’ailleurs, remarque Valette, la plupart des joueurs que l’on recrute ont vingt-trois ou vingtquatre ans. Mais nous, entre vingt et vingt-trois ans, on fait quoi des joueurs qu’on a formés ? Les prêts peuvent être menteurs. Regardez le passage de François Clerc à Toulouse… Cet été, on a lâché Bettiol à Troyes. Il a vingt et un ans, il venait de marquer deux fois vingt buts en CFA. Il va passer, c’est sûr. » Pas à Lyon, c’est tout. Où la qualité de formation des attaquants accentue la concurrence pour tout le monde : Milan Baros n’a été titulaire que quatre fois cette saison. Et Loïc Remy, né à Lyon en 1987 comme Benzema, international Espoirs et meilleur buteur du dernier tournoi de Toulon, a seulement joué dix-sept minutes. Bleu Rouge Walcott, est venu boucler la boucle à la direction du centre de formation de l’OL, son club formateur, avec lequel il avait remporté la Coupe de France 1973. Il relève : « Cela montre que les gamins de la région que l’on va chercher peuvent jouer en C 1. C’est le travail effectué par José Broissart, Alain Thiry et Alain Olio. Mais ces joueurs vont partir un jour et nous, au centre, on est déjà dans l’après. » La formation a enrichi l’OL, qui a toujours vendu très cher ses meilleurs produits sous l’ère Aulas (Garde, Maurice, Ngotty, Giuly, Malbranque, Kanouté), et qui va faire grimper toute l’Europe au plafond, ces prochaines saisons, pour Benzema et Ben Arfa. Mais la nouvelle Europe fragilise cette politique. Il faut proposer des contrats pros plus tôt, avant vingt ans, pour garder les joueurs. Et les clubs ont tendance à vouloir Jaune Bleu Jaune Même leur évolution technique a été différente. « Karim a toujours marqué, mais, physiquement, ce n’était pas un monstre, rappelle Valette. Petit, il était même un peu rond. Il a vraiment bien évolué, c’est un athlète, maintenant. Hatem, lui aussi, a beaucoup bossé ; il s’est musclé le haut en faisant des heures supplémentaires. Il a fait ça tout seul. Karim a explosé à seize ans, alors que Hatem était déjà la nouvelle merveille du football français. Hatem, il a juste fallu le convaincre du cadre, de la discipline. La bonne surprise, c’est Sidney. Au milieu, en jeunes, il faisait un peu tout. Et, sur le côté droit, tout d’un coup, il a fait la différence. C’est ça le critère. Cela fait douze ans que je suis l’équipe de CFA : je sais que ceux qui font la différence en CFA passeront. » Georges Prost, après vingt-cinq ans de formation en France (Monaco, Mulhouse, Marseille) et quatre ans à l’académie de Southampton, d’où il a vu sortir Theo Noir Noir IL Y A DEUX SEMAINES, à Stuttgart (2-0), Sidney Govou, Karim Benzema et Hatem Ben Arfa ont dessiné une incroyable exception européenne. Aligner trois attaquants nationaux est déjà une rareté, quand Arsenal, il y a deux semaines, a joué avec un seul Anglais (Walcott) et l’Inter sans aucun Italien. Avec ses huit joueurs sélectionnables sur treize à Stuttgart (*), l’OL maintient du reste une représentation nationale qui n’est pas exactement dans l’air du temps depuis l’arrêt Bosman : seuls le Steaua Bucarest et le Slavia Prague dépassaient ce total lors de la troisième journée. Mais c’est surtout d’aligner trois attaquants formés au club, tous internationaux A, qui fait de l’OL une manière d’OVNI dans le ciel très étoilé de la plus grande compétition de clubs au monde. Les attaquants sont la denrée la plus recherchée, la plus chère, la plus mobile aussi : ils sont transférés quand ils ne marquent pas assez, mais aussi quand ils marquent trop. Parmi les quatrevingts attaquants titularisés il y a deux semaines en C 1, moins de dix jouaient pour le club qui les a formés. Parmi eux, il est vrai, figurent au moins quatre grandes stars : Messi (Barcelone), Totti (Roma), Giggs (Manchester United) et Raul (Real). La spécificité lyonnaise est fonda- mentalement anachronique. La présence de Govou, Benzema et Ben Arfa au plus haut niveau résulte d’un même savoir-faire, mais de trois cadres différents. Robert Valette, ancien défenseur lyonnais des années 1970, responsable de l’équipe de CFA depuis douze ans, décrit : « Sidney Govou jouait à Brives-Charensac, un petit club à côté du Puy. Armand Garrido l’a repéré quand on a joué contre eux. Il est venu chez nous à quinze ans. Karim Benzema, lui, est arrivé à huit ans. Il a tout connu ici. Hatem Ben Arfa, enfin, était à Clairefontaine, tout le monde le voulait et sa venue, en 2002, a été incluse dans la politique de recrutement du club. » Car, pour Ben Arfa, l’OL a pratiquement négocié un transfert. Les formateurs lyonnais ont été confrontés à trois profils différents. Robert Valette, encore : « Quand il a intégré le sport-études, on a vite vu que, pour Hatem, ce serait surtout le sport. Il a été très choyé, entouré par sa famille. Sidney, lui, a eu le bac, il a même passé son tronc commun du BE 1 (brevet d’État d’éducateur sportif 1er degré) ; l ’ a n n é e s u ivante, il a 9 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE DES CHAMPIONS (phase de poules, 4 journée) – LYON - STUTTGART e « J’ai retrouvé mon niveau » CLEBER ANDERSON estime en avoir terminé avec son intégration à l’OL et se dit prêt à affronter la concurrence. Il a fallu un bon mois à Cleber Anderson pour retrouver la cadence après quatre mois d’inactivité. Mais aujourd’hui, l’ancien capitaine des Corinthians se dit « pratiquement à cent pour cent » et assure former un duo efficace avec Sébastien Squillaci en charnière centrale. LYON – de notre envoyé spécial permanent « VOUS ÊTES LYONNAIS depuis deux mois et demi. Votre acclimatation au club et à la ville est-elle en bonne voie ? – Je me sens très à l’aise à Lyon. J’ai été très bien accueilli. Ma femme et moi nous sommes bien adaptés à la ville, qui est belle et agréable. Au niveau professionnel, à Benfica, j’ai eu deux ans pour m’acclimater au football européen. Mon fils, qui avait des problèmes de santé à Lisbonne, s’est également très bien acclimaté. Tout va bien ! – Qu’est-ce qui a été le plus dur ? – Ça reste la langue. Tant qu’on ne parle pas la langue, c’est un peu difficile. Je prends des cours. Et d’après Isabelle (l’interprète et professeur de français des Brésiliens de l’OL), j’ai pratiquement déjà rattrapé Fabio Santos ! Mon but, c’est de pouvoir vous répondre bientôt en français. – Lyon est-il un club différent de ceux que vous avez fréquentés précédemment ? – À ce niveau, le plus difficile a quand même été de passer du Brésil au Portugal. En 2005, quand je suis arrivé à Benfica, il a fallu s’habituer à une préparation physique différente, aux matches en nocturne. À Lyon, on s’entraîne plus qu’au Portugal. Je retrouve les cadences d’entraînement du Brésil. Le problème, c’est que lorsque je suis arrivé à Lyon, cela faisait quatre mois que je n’avais pas sein d’un effectif aussi dense et talentueux que celui de l’OL ? – Aux Corinthians, une année, il y avait un effectif de vingt ou vingtdeux joueurs qui avaient beaucoup de talent. Mais Lyon, c’est un cran au-dessus. Il y a vraiment beaucoup de très bons joueurs. Benzema et Ben Arfa pourraient non seulement être brésiliens, mais même être en sélection ! Je n’ai jamais joué dans un groupe aussi fort. – Vous évoluez défenseur axial gauche. Sans problème ? – Non, aucun. Ça fait quatre ans que j’évolue à ce poste. Je ne suis donc pas perdu. Si on me donnait le choix, je préférerais évoluer axe droit. Mais je joue là où l’entraîneur me le demande. – Si on vous suggère que Lyon est déjà champion, qu’en pensez-vous ? – Je réponds que la ligne d’arrivée est encore loin. Pour savoir si Lyon a une bonne chance d’être champion, revenez me voir à cinq ou six matches de la fin. – Croyez-vous toujours à la qualification en Ligue des champions ? – Si on bat de nouveau Stuttgart, si on fait notre travail, notre chance sera énorme. Mais attention, Stuttgart, qui finirait quatrième en cas de défaite contre Lyon, va tout faire pour nous battre. Moi, en tout cas, j’y crois. » joué. Il m’a donc fallu retrouver le rythme. Aujourd’hui, je suis pratiquement à cent pour cent. – Alain Perrin insiste depuis quelque temps sur la nécessité de mieux communiquer dans l’équipe. Vous sentez-vous concerné ? – Je m’entends très bien avec “Toto” Squillaci. Je comprends bien ce qu’il va faire et inversement. Cela dit, avec les clameurs des supporters, ce n’est pas toujours évident de s’entendre lorsqu’on se trouve à dix mètres l’un de l’autre. Maintenant, si vous faites allusion au troisième but des Glasgow Rangers (0-3), j’avoue que si quelqu’un m’a parlé, je ne l’ai pas entendu. « Benzema et Ben Arfa pourraient être en sélection brésilienne ! » – D’ici quelques semaines, Cris devrait revenir. Qu’est-ce que cela vous inspire ? – Je prie pour qu’il revienne le plus vite possible. Après, il y aura concurrence. Ce sera à l’entraîneur de choisir. Mais comme Lyon dispute près de soixante matches par saison, il devrait y avoir de la place pour tout le monde. Le meilleur jouera et c’est tout. J’aime évidemment être sur le terrain. Aux Corinthians, j’étais le capitaine, j’avais un statut privilégié. Mais dans une grande équipe comme Lyon, c’est normal qu’il y ait plusieurs options à tous les postes. J’ai connu cela à Benfica, avec Luisão et Ricardo Rocha. – Avez-vous déjà évolué au CLAUDE CHEVALLY Après des débuts plutôt délicats en L 1, le défenseur brésilien Cleber Anderson (à gauche) a pris ses marques au sein de la défense lyonnaise. (Photo Bernard Papon) Delpierre est prêt ALEXIS MENUGE VEH : « DELPIERRE A SA PLACE EN ÉQUIPE DE FRANCE ». – L’entraîneur de Stuttgart, Armin Veh, a indiqué hier que « Delpierre a beaucoup manqué à notre équipe. Je le considère comme l’un des tout meilleurs défenseurs évoluant en Allemagne. Je pense que Delpierre a sa place en équipe de France. » – C. C. COUPE DE L’UEFA (phase de poules, 2e journée) AUSTRIA VIENNE - BORDEAUX (demain) Diarra au repos LES GIRONDINS s’envolent ce matin pour Vienne. Touché au ligament latéral interne d’un genou, Alonso a surpris tout le monde hier en participant à l’entraînement. Mais l’Argentin se testait et le résultat a été négatif. Il n’est donc pas du voyage, tout comme Jemmali (tendon d’Achille), Perea, et Alou Diarra, laissé au repos. Laurent Blanc a retenu dix-neuf joueurs pour ce déplacement dont il attend une victoire, ce qui serait un grand pas vers la qualification. Hier, la séance lui a permis de faire réviser sa défense, avec du travail au poste très animé pour les deux lignes de quatre joueurs qui se sont succédé. Le reste du groupe a fait un jeu réduit, à une et deux touches de balle. – L. L. L’équipe probable : Ramé – Chalmé, Planus, Diawara, Trémoulinas – Ducasse, Fernando, Obertan, Wendel – Chamakh, Cavenaghi ou Bellion. RENNES - BRANN BERGEN (demain) Avec Emerson ? LE BRÉSILIEN EMERSON, qui n’a fait qu’une courte apparition en fin de match face au PSG (3-1) depuis le début de la saison, a repris l’entraînement avec le groupe hier. Il n’est pas exclu que Pierre Dréossi l’inscrive sur la feuille de match demain face aux Norvégiens de Brann Bergen. Sorlin reste aux soins mais il devrait pouvoir tenir sa place. Ce ne sera pas le cas en revanche de Wiltord (mollet), Thomert (épaule), Pouplin (reprise) et Mbia (cuisse). Pour ce match que les Rennais doivent absolument gagner, Dréossi va sans doute aligner son équipe type. Dix mille spectateurs tout au plus sont attendus. – R. R. L’équipe probable : Luzi – Fanni, Hansson, Mensah, Edman – Cheyrou, Didot – Leroy, Pagis ou Marveaux, Sorlin – Briand. TOULOUSE - SPARTA PRAGUE (demain) Cetto forfait VICTIME D’UNE DÉCHIRURE de 3 centimètres à l’adducteur droit dimanche contre Metz (0-0), Mauro Cetto manquera les rencontres contre le Sparta Prague puis à Lorient dimanche. Le défenseur argentin sera remplacé par Dominique Arribagé, titularisé pour la deuxième fois de la saison seulement, après le match de Coupe de la Ligue contre Caen (3-3, 2-4 aux t.a.b.). Achille Émana (cheville) et Fodé Mansaré (ischio-jambiers) s’entraînent de nouveau normalement. Le gardien remplaçant Rudy Riou (contracture cuisse) est incertain. Santos (reprise), Mathieu (pied), Jönsson et Dao (cheville) restent indisponibles. – N. S. L’équipe probable : Douchez – Ébondo, Arribagé, Congré, Ilunga – Dieuze, Sirieix – Paulo César, Émana, Mansaré ou Bergougnoux – Elmander. Sagnol a repris Pour la première fois de la saison, Willy Sagnol a participé à l’entraînement collectif du Bayern Munich hier matin. Sept mois après son opération au genou droit, l’international français a confié ne plus ressentir la moindre douleur et être prêt à effectuer son retour. Mais il devra se montrer patient, son entraîneur Ottmar Hitzfeld ayant déclaré qu’il ne comptait pas encore l’utiliser tout de suite : « Je ne peux pas encore aligner Willy. C’est trop tôt. Il faut d’abord qu’il s’entraîne dur avec ses coéquipiers, mais aussi qu’il participe à un ou deux matches de l’équipe réserve en Troisième Division afin qu’il parvienne à retrouver un certain rythme pour pouvoir réintégrer le groupe. » En revanche, celui-ci a fait savoir qu’il comptait faire rejouer Valérien Ismaël, qui a retrouvé ces dernières semaines le rythme de la compétition avec la réserve. – A. Me. FIGO ABSENT DEUX MOIS ENVIRON ? – Le milieu de terrain de l’Inter Milan, Luis Figo, qui souffre d’une fracture du péroné droit depuis le match contre la Juve dimanche soir (1-1), a été opéré hier en fin d’après-midi à Pavie. Le Portugais pourrait être indisponible deux mois environ. Et faire son retour lors du match de Championnat Sienne-Inter le 13 janvier prochain. – Y. Ri. VITOR OLIVEIRA NOUVEL ENTRAÎNEUR DE LEIRIA. – Le Portugais Vitor Oliveira est le nouvel entraîneur de l’Uniao Leiria (dernier du Championnat portugais) et succède à Paulo Duarte, démissionnaire lundi après une quatrième défaite d’affilée. Oliveira avait déjà entraîné cette formation (1997-1998), lui permettant d’accéder à la Première Division. MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007 PAGE 9 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge MATTHIEU DELPIERRE répond rarement aux sollicitations médiatiques. « J'aime la discrétion et la tranquillité, afin de pouvoir me concentrer à fond sur mon travail », dit-il. Au lendemain du match face à Lyon (0-2), voilà deux semaines, l'ancien défenseur de Lille, vingt-six ans, a pourtant fait une exception, acceptant de se confier longuement au siège du club. SA BLESSURE. – « Je me suis fait opérer du tendon rotulien du genou droit il y a trois mois et demi. J'avais des douleurs depuis la saison dernière et j'espérais qu'elles disparaissent pendant les vacances ; mais lors de la reprise, j'ai senti de nouveau des problèmes. C'est ma première opération et ma plus longue absence. J'ai souffert. Je me suis aussi senti impuissant à suivre l'équipe des tribunes. Désormais, le genou tient et je suis prêt à aider l'équipe. J'ai les crocs. » LA SAISON DE SON CLUB. – « Depuis le début de la saison, nous vivons une période de doute. En tant que champion en titre et finaliste de la Coupe d'Allemagne, les attentes sont fortes. Il a été dur de se remettre dans le bain après avoir tant donné. Mais la confiance s'est effritée, avec notamment beaucoup de défaites à l'extérieur. On tente beaucoup moins de choses qu'avant. L'équipe type n'a jamais pu évoluer ensemble. Quasiment tous nos joueurs ont été victimes de blessures. On a un groupe très jeune. Il faut retrouver un esprit guerrier. » LE DÉPLACEMENT À LYON. – « Nous allons à Gerland pour gagner. Certes, pour les huitièmes de finale, c'est terminé. Mais pour la troisième place, tout reste possible. Lyon est notre adversaire direct pour une qualification en Coupe de l'UEFA. Si on veut rester européens, on n'a plus le choix. Pour gagner, il va falloir être costauds à tous les niveaux et faire preuve d'une grande solidarité. » L'ÉQUIPE DE FRANCE. – « Le club a reçu un appel en août pour le rassemblement des trente-cinq et pour prendre de mes nouvelles, mais j'étais indisponible. Ç'aurait été bien de côtoyer l'équipe de France. Mais si ça ne vient pas maintenant, peut-être une nouvelle opportunité viendra. Pour l'Euro 2008, je pense que le sélectionneur dispose d'un groupe solide. Après, si j'enchaîne les bonnes prestations et que le VfB retrouve le succès, peutêtre que les responsables des Bleus jetteront un œil sur Stuttgart. Mais je ne sais pas si le sélectionneur vient souvent en Allemagne… » SON AVENIR. – « J'ai eu quelques propositions, mais j'ai prolongé mon contrat de quatre ans (jusqu’en juin 2012) en juillet. Malgré la situation difficile, je n'ai pas regretté une seconde d'avoir paraphé un nouveau bail. Le club veut arriver à être régulier comme le Bayern Munich ou le Werder Brême. L'expérience actuelle nous sera peut-être bénéfique pour l'avenir. Ici, je dispute ma quatrième saison et je m'y sens très bien. Cependant, si la situation actuelle s'éternise, il faudra voir. Mais je reste convaincu que l'équipe a largement le potentiel pour faire mieux. Je ne suis pas inquiet. » Bleu Rouge Jaune de notre envoyé spécial Jaune STUTTGART – (ALL) Noir Bleu Noir Après cinq mois d’absence, le défenseur de Stuttgart veut aider son club à poursuivre l’aventure européenne, malgré zéro point au compteur. 10 FOOTBALL LIGUE 2 Bleu Rouge Noir Jaune AMIENS - BASTIA : 1-1 Bastia n’en profite pas TROYES - DIJON : 3-0 (1-0) Temps frais. Pelouse en bon état. 7 406 spectateurs. Arbitre : M. Rainville. Buts : Y. Kébé (30e), Noro (84e), Amzine (90e). Avertissements. – Troyes : Amzine (55e, contestation), Obbadi (58e, contestation), Enza-Yamissi (72e, tacle par-derrière sur Abwo), Danic (83e, charge sur Jarjat) ; Dijon : Mandanne (25e, coup de coude sur Sanz). Expulsion. – Dijon : Loties (80e, charge irrégulière sur Amzine). TROYES : Merville – Berkak, Sanz (cap.), Drouin, EnzaYamissi – Obbadi, Amzine – Ib. Bangoura (Bettiol, 65e), Noro, Danic (O. Sarr, 89e) – Y. Kébé (J. Perez, 74e). Entraîneur : D. Troch. DIJON : Bonnefoi – Tacalfred, Loties, Vosalho (Zywiecki, 58e), Jarjat (cap.) – Goulard – Linarès, M. Robail – Sahnoun (Yenga, 68e) – Mandanne (Famery, 76e), Abwo. Entraîneur : S. Romano. APRÈS DEUX MATCHES d’une insigne faiblesse face à Grenoble et Gueugnon, Troyes s’est rassuré en battant logiquement Dijon. Affirmant d’entrée leur suprématie sur le jeu, les hommes de Troch ouvraient logiquement le score à la 30e minute grâce à Kébé, qui reprenait un centre au cordeau de Bangoura. Plutôt amorphes en première mi-temps, les Bourguignons repartaient avec plus de conviction à la reprise, mais manquaient plusieurs balles d’égalisation, notamment par Mandanne (58e) ou encore Robail (69e). Ce sont finalement les Troyens qui allaient doublerla mise par Noro (84e), avant qu’Amzine, dans les arrêts de jeu, ne donne encore plus d’ampleur à la victoire en crucifiant Bonnefoi (90e + 3). Un peu cruel pour les Dijonnais. – J.-P. K. Denis TROCH(entraîneur de Troyes) : « On a entamé le match comme il fallait. Je suis très satisfait de la première mi-temps, car elle a fatigué nos adversaires, ce qui nous a permis d’inscrire les deuxième et troisième buts. » Serge ROMANO (entraîneur de Dijon) : « Le score final est sévère, vu ce que nous avons produit ce soir. C’est frustrant pour les joueurs qui ont réalisé de belles choses en deuxièmemi-temps. Mais on a vu aussi ce qui nous manque, notamment en attaque. Il faut vite zapper ce résultat pour préparer la venue de Boulogne vendredi. » Les Corses ont manqué la belle occasion offerte par la déroute nantaise la veille. AMIENS - BASTIA : 1-1 (0-0) Temps froid. Pelouse en bon état. 8 504 spectateurs. Arbitre : M. Grelot. Buts. – AMIENS : Buengo (68e) ; BASTIA : Pentecôte (49e). Avertissements. – Amiens : Kadir (70e, tacle irrégulier sur Jau) ; Bastia : Ben Saada (21e, jeu dur sur Contout), Lorenzi (66e, tacle irrégulier sur Buengo), Méniri (81e, simulation, et 88e, obstruction sur Giresse). Expulsions. – Amiens : D. Vairelles (35e, main volontaire devantsa ligne de but) ; Bastia : Méniri (88e, second avertissement). AMIENS: Chabbert–Lahaye,De Parseval, D. Vairelles, Hamed – Contout (Kadir, 63e), Ba. Traoré, Levrat (cap.), Giresse (Rabihou, 90e + 2) – Heitzmann (Perchet, 43e), Buengo. Entraîneur : L. Batelli. BASTIA : Ejidé – Bridonneau, Méniri, Lorenzi, Harek – Barthélémy (Bertin D’Avesnes, 69e), Cahuzac (Licata, 42e), Y. Gomez, Ben Saada (K. Coulibaly, 75e) – Jau (cap.), Pentecôte. Entraîneur : B. Casoni. AMIENS – de notre envoyé spécial BERNARD CASONI, l’entraîneur de Bastia, arborait la tête des mauvais jours. Son équipe a pourtant étiré sa série d’invincibilité à neuf rencontres, avec cinq succès et quatre nuls. Mais, pour lui, le score de parité enregistré hier soir à Amiens (1-1), représente une grosse déception : « On a perdu deux points. Alors que la victoire nous tendait les bras, on a fait preuve de trop de suffisance, surtout à onze contre dix, en seconde période. On est retombés dans nos travers du début de saison. Quand on ne respecte pas le jeu, on se fait punir. » En première mi-temps, ses joueurs, sans doute émoussés, se mon- AMIENS. – La bataille des deux Fabrice (le Bastiais Jau, à g. ; l’Amiénois Levrat, à d.) n’a pas donné de vainqueur. Bastia aurait pourtant pu monter sur le podium. (Photo Jacky Delorme) traient prudents et contrôlaient des Amiénois d’abord peu entreprenants, qui accéléraient quelque peu après vingt minutes. Buengo manquait une grosse occasion de la tête (22e), puis Traoré plaçait une autre tête juste à côté (32e). Mais au terme de leur premier véritable mouvement offensif, les Corses obtenaient l’expulsion de Vairelles – qui se transformait au gardien sur un tir de Barthélemy – ainsi qu’un penalty, tiré au-dessus par Lorenzi (36e). Toutefois, après des tentatives de Ben Saada (41e, 48e) et Barthélemy (41e), les visiteurs profitaient quand même de leur supériorité numérique : Gomez lançait Pentecôte qui marquait d’un tir croisé du gauche (49e). Ce dernier manquait ensuite trois belles occasions (63e, 78e, 82e), butant sur un Chabbert bien présent. Bastia les regrettera amèrement. Car Amiens égalisait grâce à un tir du droit rageur de Buengo, après un corner de Giresse (68e), sur sa seule opportunité de la seconde période. « C’est un très bon point, capital men- SEDAN - LE HAVRE : 2-1 (0-0) MONTPELLIER - BREST : 2-1 (1-0) Tempsfrais.Pelouseen bon état.11 946 spectateurs.Arbitre: M.Piccirillo.Buts.– SEDAN: Lucau(60e), Mokaké(93e).LE HAVRE:Hoarau (64e s.p.).Avertissement.–Le Havre :Mézague (10e, tacle irrégulier). SEDAN : Regnault – J. Stinat, Baysse, Sartre (cap.) (Cerielo, 38e), Lachor – Abdoun, A. Cissé, Le Moigne, Bonnet (Sow, 79e) – Mokaké, Boutabout (Lucau, 57e). Entraîneur : J. Pasqualetti. LE HAVRE : Revault – Hénin (cap.), Gillet, Nestor, Baca – Laurant (Davidas, 68e), Aït Ben Idir, Mézague (Bouadla, 83e), Fontaine – Hoarau, Nikezic (Alassane, 68e). Entraîneur : J.M. Nobilo. AUJOURD’HUI 20 HEURES Nîmes - Ivry 20 H 30 RAGNAR OSKARSSON, satisfait du début de saison nîmois, se félicite de ses retrouvailles avec l’USI. Affectueuses mais sans nostalgie. Montpellier - Villefranche-Beaujolais VENDREDI Ragnar g OSKARSSON (ISL) 29 ans, né le 19 août 1978 à Reykjavik (ISL) USAM Nîmes îm Demi-centre, 1,85 m ; 84 kg Clubs successifs : IR Reykjavik (1989-2000), Dunkerque (2000-04), Skjern (DAN) (2004-05), Ivry (2005-07), Nîmes (2007…). « AVEZ-VOUS souvenir d’une aussi bonne entame de saison ? – Avec la victoire à Villefranche, on revient un peu dans le coup, mais il faut tout de même se satisfaire de cette cinquième place. – On parlait d’entame personnelle… – Vous savez, je pense d’abord collectivement. Les statistiques m’intéressent moins que les résultats de l’équipe. – Près de dix buts de moyenne, à 71 % de réussite, c’est plus que convenable pour une recrue… – Mais vous avez sans doute aussi remarqué que je perds plus de balles qu’à Ivry, que je fais aussi moins de passes décisives… Néanmoins, je me sens bien dans cette équipe, j’y ai vite trouvé ma place. – Parce que son jeu n’est pas si éloigné de ce que pratique Ivry ? 19 HEURES Guingamp - Clermont 20 H 30 Niort - Grenoble (Ma Chaîne Sport) 1. Nantes 2. Le Havre 3. Grenoble 4. Troyes 5. Bastia 6. Clermont Montpellier 8. Angers 9. Sedan 10. Reims 11. Brest 12. Châteauroux 13. Dijon 14. AC Ajaccio 15. Boulogne/mer 16. Niort 17. Amiens 18. Guingamp 19. Gueugnon 20. Libourne-St-S. Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 33 15 10 3 2 26 31 15 9 4 2 28 26 14 7 5 2 18 25 15 6 7 2 22 24 15 7 4 4 22 22 14 5 7 2 19 22 14 6 4 4 19 22 15 6 4 5 17 20 14 5 5 4 17 20 15 6 2 7 15 19 15 5 4 6 14 18 15 4 6 5 16 18 15 4 6 5 12 17 15 4 5 6 15 17 15 4 5 6 18 14 14 4 2 8 10 14 15 3 5 7 12 13 14 3 4 7 13 11 15 2 5 8 16 9 15 2 3 10 19 c. — 12 14 11 15 16 14 14 16 15 21 17 17 20 19 23 14 18 17 23 32 Diff. — +14 +14 +7 +7 +6 +5 +5 +1 +2 -6 -3 -1 -8 -4 -5 -4 -6 -4 -7 -13 La commission supérieure d’appel de la FFF a confirmé la décision de la commission de discipline de la LFP concernant Libourne-Saint-Seurin - Bastia (2-4), le 14 septembre (7e journée), au cours duquel certains supporters corses avaient eu un comportement raciste envers Boubacar Kébé : Bastia a été sanctionné du retrait d’un point au classement. Le club corse va saisir le CNOSF. PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 9 nov., 20 heures : Bastia - Sedan, Brest Reims, Dijon - Boulogne-sur-Mer, Gueugnon - AC Ajaccio, Le Havre - Châteauroux ; 20 h 30 : Nantes - Angers (Ma Chaîne Sport) ; samedi 10 nov., 20 heures : Clermont - Amiens, Libourne-St-Seurin Guingamp ; 20 h 30 : Troyes - Niort (Ma Chaîne Sport) ; lundi 12 nov., 20 h 30 : Grenoble - Montpellier (Eurosport). MATCH EN RETARD (9e journée). – Samedi 17 nov., 20 heures : Montpellier - Sedan. BUTEURS. – 1. Hoarau (+ 1) (Le Havre), 12 buts ; 2. Thil (+ 3) (Boulogne-sur-Mer), 9 buts ; 3. Deranja (Libourne-Saint-Seurin), 7 buts; 4. Alo’o Efoulou (+1) (Angers) ; Bagayoko, Goussé (Nantes) ; Fauré (Reims) ; Noro (+1)(Troyes), 6 buts. NÎMES - IVRY « Je pense collectivement » Il se sent bien partout. À Dunkerque, où il a débuté et tourné à 5,1 buts de moyenne en quatre saisons. À Ivry, bien sûr, quitté l’an passé au terme d’un parcours étourdissant, salué par le titre de champion de France assorti de l’oscar du meilleur meneur de jeu d’un exercice dont il fut, par ailleurs, le meilleur marqueur (6,7 de moyenne). Et enfin à Nîmes, rallié cet été. En fanfare… 67 buts en 7 rencontres, à 71 % de réussite (9,6 de moyenne) ; 4 matches à 10 buts et plus… Ce soir, il retrouve son ancien club AUJOURD’HUI – C’est vrai que l’on marque beaucoup de buts. Comme Ivry. Que l’on en encaisse également beaucoup. Ivry aussi. En fait, nous ne disposons pas de grands gabarits et nous axons donc nos stratégies sur la défense étagée, la montée de balle, la vitesse… – E x ac tem ent l e j e u qui v o us convient. – J’aime bien, oui. – Comme votre nouvelle vie dans le Sud ? – C’est sûr que nous nous sommes vite adaptés. La vie est agréable, les gens ouverts. Maintenant, ça tient aussi beaucoup à l’intégration par le groupe. Parfois, j’ai le sentiment que je suis ici depuis des années. Je pense que ce doit être la même chose pour Christophe (Kabengele) ou Mladen (Jovicic). Les Nîmois savent accueillir. – La vie dans la capitale ne vous manque-t-elle pas ? – Avec mon épouse et ma fille, nous avons décidé de repartir de zéro. Les habitudes parisiennes ont disparu, tout a changé. C’était notre choix, la raison pour laquelle nous avons opté pour ce projet-là. – La venue d’Ivry au Parnasse va rappeler quelques souvenirs… – Je suis vraiment ravi d’accueillir Ivry, de croiser mes anciens partenaires, mes amis. Quand ils sont venus à Istres, j’ai effectué le déplacement. Et tout était comme avant. C’était assez étrange… – Heykel M’Gannem, en début de saison, reconnaissait quelques difficultés à évoluer face à ses anciens coéquipiers. – Moi, ça ne me pose pas plus de problèmes que ça. J’avais réalisé un match moyen avec Ivry face à Dunkerque, puis l’un de mes meilleurs là-bas, dans le Nord. Là, je vois surtout un gros match pour les deux équipes. « Faire le plein à domicile » – Un match particulier pour vous ? – Particulier, oui, parce qu’Ivry est une très grande équipe. Nous savons que, pour prétendre aller loin, il est impératif de faire le plein à domicile. Qu’un match perdu bêtement peut pourrir une saison. Ivry a déjà pris du retard mais aura aussi à se déplacer dans d’autres endroits où il est difficile de l’emporter. Nous, nous avons les moyens d’exister dans le haut du tableau. Mais nous ne disposons d’aucune marge. Nous ne pouvons par exemple pas nous permettre de perdre beaucoup de joueurs en route. Ensuite, ça risque de se jouer à des détails. À Villefranche, nous n’avons pas été bons, mais c’est important de gagner des matches sans bien jouer. – Lorsque vous suivez les matches d’Ivry en Ligue des champions, ne ressentez-vous pas un peu de nostalgie ? – Aucun remords, aucune nostalgie. J’ai été sacré champion de France avec Ivry, au terme d’une aventure vraiment gratifiante. – Avez-vous, jusqu’à présent, livré un vrai match référence ? – Non. Notre première mi-temps à Chambéry était excellente. Nous avons ensuite connu quelques absences. Nous étions également partis pour réaliser un gros match contre Paris, mais notre deuxième mi-temps a été nettement en dedans… – Le temps est peut-être venu… – Peut-être… L’équipe qui prendra le dessus en défense aura de grandes chances de l’emporter. – Votre rayonnement risque de convaincre Alfred Gislason, le sélectionneur islandais… – Il ne m’a pas retenu pour les rencontres que la sélection va disputer face à la Hongrie avant l’Euro. Je suis un peu déçu, mais c’est son choix et je le respecte. Je pense qu’il veut ouvrir le groupe aux jeunes. Mais je me tiens prêt, au cas où… » PHILIPPE PAILHORIÈS 20 H 30 Paris - Pontault-Combault SAMEDI 18 H 30 Tremblay-en-France - Chambéry Saint-Raphaël - Créteil 20 HEURES Sélestat - Dunkerque Istres - Toulouse Classement Pts J. G. N. P. p. c. Diff. 1. Montpellier .. 14 8 7 0 1 252 198 +54 2. Chambéry .... 12 7 6 0 1 202 183 +19 3. Ivry ................ 10 8 5 0 3 249 225 +24 4. Saint-Raphaël . 8 7 4 0 3 200 182 +18 5. Nîmes ........... 8 7 4 0 3 218 205 +13 6. Créteil .......... 8 7 3 2 2 200 194 +6 7. Tremblay-en-Fr. . 7 7 3 1 3 197 202 -5 8. Dunkerque . 6 7 3 0 4 198 191 +7 9. Istres ............ 6 7 2 2 3 197 193 +4 10. Toulouse ...... 6 7 2 2 3 204 203 +1 11. Paris ............. 6 7 3 0 4 173 190 -17 Sélestat ........ 6 7 2 2 3 194 211 -17 13. Pontault-Combault 2 7 1 0 6 164 214 -50 14. Villefranche-s.-S. . 1 7 0 1 6 186 243 -57 PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi 14 novembre : 2 0 h e u r e s , D u nkerque-Istres ; Chambéry-Sélestat ; Pontault-Combault Tremblay-en-France ; Villefranche-Beaujolais - Paris. Vendredi 16 novembre : 20 heures, Toulouse Saint-Raphaël ; 20 h 30, CréteilNîmes. Déjà joué : Ivry-Montpellier, 31-35. EN DIRECT DE LA D 1 Nîmes avec Haon Nîmes doit donc composer sans Guillaume Saurina (entorse) face à Ivry, mais enregistre, en revanche, le retour de Jean-Philippe Haon, victime d’une entorse du pouce droit lors d’un entraînement il y a une dizaine de jours. Alain Portes offrira par ailleurs une première chance en Championnat à Ludovic Fernandez, le cadet de Jérôme, que l’on avait déjà aperçu en Coupe de la Ligue face à Pontault-Combault. Les champions de France alignent le même effectif que devant Saint-Raphaël. Préservé dimanchedernier, Zoran Martinovic (doigt) devrait néanmoins disposer cette fois de temps de jeu. Pour pallier les nombreuses absences, Montpellier continue, pour sa part, de puiser dans son centre de formation. Patrice Canayer a, en effet, convié Rémy Salou, susceptible d’épauler David Juricek au pivot, mais également les arrières Adrien Di Panda et Alexandre Pongérard pour affronter Villefranche-Beaujolais. Côté caladois, Ferdinand Junior Kitsadi Zorrino, touché à un genou face à Nîmes, reste incertain. – P. P. (avec nos correspondants) LÉSION MUSCULAIRE POUR KUCERKA. – Touché à la cuisse lors de l’échauffement précédant la rencontre à Ivry, Josef Kucerka, le gardien tchèque de Saint-Raphaël, souffre d’une lésion musculaire et devrait, en principe, être arrêté entre trois et six semaines. Mais le capitaine varois pourrait néanmoins être aligné sur la feuille de match, samedi devant Créteil. – J.-C. Ma. TROPHÉE UNFP L’ÉQUIPE RTL DU JOUEUR DU MOIS DE LIGUE 1 2 1 BENZEMA La constance, la technique et l’efficacité réunies à moins de vingt ans. Pour la troisième fois en trois mois, l’attaquant fait partie des nominés. Une évidence pour le Lyonnais, qui profite notamment de sa complicité avec Ben Arfa pour enfiler les buts (11 en L 1). 3 LEROY BEN ARFA Le prodige tant attendu est en passe de s’imposer. Buteur avec les Bleus face aux Îles Féroé pour sa première sélection, il a dynamisé le jeu du champion de France et dynamité le Paris-SG (3-2) en s’offrant un premier doublé chez les pros. JOUEUR DU MOIS D’OCTOBRE, VOTEZ AVANT LE 7 NOVEMBRE, MINUIT. À 33 ans, le pouvoir créatif de l’ancien Parisien, buteur au Parc (3-1), reste intact. Preuve de son influence dans le 4-4-2 de Dréossi, c’est tout le Stade Rennais qui patine en cas de baisse de régime ou d’absence de son accélérateur de jeu (3 buts et 5 passes décisives). PAGE 10 Sur UNFP.ORG , RTL.FR ou sur MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge AUJOURD’HUI, 19 HEURES, STADE DU ROUDOUROU GUINGAMP : Gauclin – Deroff, S. Pelé, Felipe, Le Lan – Jouffre, Djoman, Savinaud (cap.), Soumah – Eduardo, Suarez. Remplaçants: Burlet(g.),Bodin,B.Koné,K.Touré, Helegbeou Liabeuf. Entraîneur : V. Zvunka. CLERMONT: Fabre – Bockhorni, Cordonnier, Haaby, Coué – Chaussidière (cap.), J. Marveaux – Poté, Hamdani, Lesoimier – Darchy. Remplaçants : Quiévreux (g.), Ponge, Grougi, Carlier ou M. Diaw, Diers. Entraîneur : D. Ollé-Nicolle. Arbitre : M. Fraise AUJOURD’HUI, 20 H 30, STADE RENÉ- GAILLARD (Ma Chaîne Sport) NIORT : Pontdemé – Lebrun, Fischer, Couturier,Ferrier (cap.) – J. Chapuis, Tsoumou, Périatambée, B. Leroy – Gonzalez, J.F. Rivière. Remplaçants : Klein (g.), Da Silva, Jacuzzi, Biger, Morisot. Entraîneur : J. Bonnevay. GRENOBLE : Wimbée (cap.) ou Cattier – Mainfroi, Flachez, Vitakic, Robin – Dimitrijevic, Kamisoko, Macquet, N’Ganga – Dja Djedje ou El-Moubarki, Akrour. Remplaçants : Cattier (g.) ou Maubleu (g.), Alphant, Yanev, Glombard, El-Moubarki ou Dja Djedje. Entraîneur : M. Bazdarevic. Arbitre : M. Grégoire. HIER AC Ajaccio- Libourne-Saint-Seurin . 2-3 Amiens - Bastia ............................... 1-1 Angers- Gueugnon ......................... 2-0 Châteauroux- Reims ....................... 0-1 Montpellier- Brest .......................... 2-1 Troyes - Dijon .................................. 3-0 Sedan- Le Havre .............................. 2-1 Bleu DIVISION 1 HOMMES (8e journée, match avancé) GUINGAMP - CLERMONT NIORT - GRENOBLE MARDI Boulogne-sur-Mer- Nantes ............ 4-0 Jaune Rouge Jaune Temps froid. Pelouse correcte. 5 992 spectateurs. Arbitre : M. Coué. Buts. – MONTPELLIER : Aït-Alia (13e), Camara (62e s.p.) ; BREST : Ferradj (48e). Avertissements. – Montpellier : Oliseh (65e, accrochage de Socrier). Brest : Socrier (14e, contestation). MONTPELLIER : Jourdren – Ngambi, Carotti, Yangambiwa, Padula – Aït-Fana (L. Clément, 90e), Aït-Alia, E. Oliseh, Gr. Lacombe (Benhamida, 79e) – Montano, So. Camara. Entraîneur : R. Courbis. BREST : Elana (J. Lachuer, 74e) – Bourgis, Casartelli, Thomas, D. Stinat – Ferradj (Sitruk, 76e), Guegan (Collet, 46e), Bouard, Bigné – De Carvalho, Socrier. Entraîneur : P. Janin. LA BOULETTEde Socrier a permis à Montpellier de se refaire une santé après quatre matches sans victoire. Seul à dix mètres des buts désertés par Jourdren, l’avantcentre a raté le cadre (77e). En même temps que son tir filait dans les nuages, les espoirs brestois s’envolèrent. En ouvrant le score dès la 13e minute,par une frappe enroulée d’Aït-Alia,Montpellier et sa charnière inédite Carotti-Yangambiwa avait réussi pour une fois son entame. Un avantage logique au regard de la première période, mais annulé dès la reprise par Ferradj (48e). S’en remettant à un jeu direct, Montpellier connut la réussite grâce à une faute dans la surface de Thomas sur Montano, à la retombée d’une ouverture de Ngambi. Camara (62e) transformait le penalty (62e) avant de buter un peu plus tard sur Elena (71e). Mais en se jetant dans ses pieds, le gardien (qui devait quitter le stade sur des nouvelles rassurantes) restait KO. Brest allait suivre le même chemin. J. Di. Rolland COURBIS (entraîneur de Montpellier) : « Tout n’a pas été parfait dans ce troisième match en une semaine, mais nous avons su trouver les ressources et réagir après le coup au moral à la reprise. » Pascal JANIN (entraîneur de Brest) : « Nous avons fait des choses cohérentes dans le jeu. Malheureusement, nos absences défensives continuent à m’inquiéter. Nous devons resserrer les boulons. » Temps frais. Pelouse en bon état. 5848 spectateurs. Arbitre : M. Biton. Buts : Alo’o Efoulou (5e), Ben Khalfallah (27e). Avertissements. – Gueugnon : Genevois (9e, tacle en retard sur Alo’o Efoulou), Marty (20e, charge irrégulière sur Ben Khalfallah), Adam (26e, faute sur Alo’o Efoulou), Correia (40e, crocen-jambe sur Ben Khalfallah). ANGERS : Padovani– M. Fall, B. Kouassi,Lécluse(cap.), Djellabi – Ben Khalfallah (Sola, 70e), Auriac, Moussi, Brunel – Alo’o Efoulou (Tangeaoui, 81e), Do Marcolino (Stephan, 89e). Entraîneur : J.-L. Garcia. GUEUGNON : Peiser – Genevois, Adam, Morestin, Correia (cap.) – Marty, Bertin, Colleau(Maurel, 78e), Hauw (Louhkiar, 71e) – Niflore, Vincent. Entraîneur : A. Dupont. APRÈS TROIS RENCONTRES sans succès, Angers a retrouvé le chemin de la victoire contre Gueugnon. Son entame était idéale. Sur un centre de Djellabi, Ben Khalfallah remisait de la tête pour Alo’o Efoulou qui inscrivait son sixième but de la saison, le troisième en deux matches(5e). La domination localeétait totale. Et si Do Marcolino exécutait un penalty trop mollement pour inquiéter Peiser (9e), Ben Khalfallah transperçait le mur gueugnonnais sur un coup franc et doublait la mise (27e). La demi-heure de jeu n’avait pas encore sonné mais le sort du match, lui, était déjà scellé. Angers maîtrisait la suite de sa rencontre, sans être en danger, excepté sur un tir au-dessus de Marty (61e). Le promu n’était pas loin de corser l’addition par Do Marcolino (72e), Sola (78e) et Tangeaoui (91e). – P. N. Jean-Louis GARCIA (entraîneur d’Angers) : « C’est une énorme satisfaction. Nous avons mis tout de suite beaucoup de qualité dans nos enchaînements. L’objectif de la semaine est atteint, nous irons à Nantes sans pression. » Alex DUPONT (entraîneur de Gueugnon): « Il aurait fallu être prêts dès le début. Nous avons traîné tout au long du match notre très mauvaise entame. » LIGUE 2 (15e journée) Noir Bleu Noir EN NET REGAIN, Sedan a coupé l’herbe sous le pied des Havrais en marquant le but victorieux par Mokaké à l’ultime seconde. Le Havre subit sa seconde défaite de la saison. Sedan dominait l’entame mais Revault faisait échec à Le Moigne (4e), Boutabout (9e) et surtout à un superbe coup franc de Sartre (11e). Regnault, lui, sortait une reprise de Nikezic (12e), une tentative de Laurant (25e), puis une tête d’Hoarau (32e). Blessé, Sartre, intraitable jusque-là, laissait sa place à Cerielo avant la mi-temps. À l’heure de jeu, Lucau, d’une reprise en pivot, ouvrait le score. Le HAC réagissait du tac au tac et obligeait Lachor à une faute dans la surface. Hoarau transformait le penalty et marquait son douzième but personnel (64e). Aussi sec, Bonnet répliquait sans réussite (65e). Alassane échouait devant un Regnault encore vigilant (83e). Et sur une frappe puissante de Sow, difficilement renvoyée par Revault, Mokaké surgissait... – P. R. José PASQUALETTI (entraîneur de Sedan) : « Ce succès à l’ultime seconde est tout un symbole. On ne lâche rien. On a pourtant été à deux doigts de la rupture contre une équipe qui a justifié son statut. Mais nos qualités morales ont fait que nous n’avons pas sombré. » Jean-Marc NOBILO (entraîneur du Havre) : « À deux minutes près, c’était le scénario idéal. Je suis déçu de perdre de cette façon car un nul aurait mieux reflété la physionomie du match. Sedan a eu le mérite d’y croire jusqu’au bout. » HANDBALL Beau temps. Pelouse en bon état. 4 937 spectateurs. Arbitre : M. Jaffredo. But : Barbier (89e). Avertissement. – Reims : Henrique (87e, antijeu). CHÂTEAUROUX : Fernandez – Allegro, Martini, Viator, Bedimo – Sidibé, Grauss (Vandenbossche, 16e), Thiago – Mathlouthi, Dufresne (cap.), (El-Jadeyaoui, 62e), Mauricio (Sako, 79e) – Entraîneur : C. Daury. REIMS : Inthasane – Henrique, Cherfa, Barbier (cap.), Fontenette – Ayasse, Taïder, H. Baldé, Assous (S. Didot, 79e) – Kermorgant, Fauré (Tourenne, 87e). Entraîneur : T. Froger. ET BARBIER a surgi… À la 89e minute d’une très mauvaise rencontre, le coup de tête victorieuxdu capitaine champenoisa offert un succès précieux à Reims, le second de la saison en déplacement. Un but qui vient souligner un peu plus encore les lacunes castelroussines. Trop empruntés, les Berrichons ne s’étaient vraiment signalés que sur une reprise de volée de Sidibé (10e), sur une tête non cadrée de Mauricio (56e) et sur un rush de Mathlouthi qui venait s’empaler sur Inthasane (66e). Pour le reste, les hommes de Cédric Daury avaient été renvoyés à leurs doutes du moment. D’autant que Fauré, toujours intéressant dans ses prises de balle, avait fait planer un danger constant, notamment de la tête, en remise pour Taïder (21e) ou directement vers le but (87e). Ce travail de sape a finalement payé. – F. L. Cédric DAURY (entraîneur de Châteauroux) : « Les garçons étaient trop crispés en première période et le jeu trop haché. Nous avons ensuite beaucoup tenté en deuxième période. Nous nous sommes créé des situations pour faire la différence, mais il a manqué le petit geste qu’il fallait. Nous sommes dans une période délicate. Il faut se réfugier dans le travail. » Thierry FROGER (entraîneur de Reims) : « Cette deuxième victoire à l’extérieur nous fait beaucoup de bien. Nous n’avions pas pris de point depuis un moment. Nous avons fait un match sérieux et mes joueurs ont su se mettre au service du collectif. C’est bon pour la confiance. » LUC HAGÈGE Temps frais. Terrain légèrement gras. 1 200 spectateurs environ. Arbitre : M. Lecellier. Buts. – AC AJACCIO : Lucas (56e, 75e). LIBOURNE-SAINT-SEURIN : Gimbert (28e, 68e), Martin (32e). Avertissements. – AC Ajaccio : Mandrichi (52e, antijeu sur Bocaly), Rocchi (57e, semelle sur Kaboré), Medjani (63e, antijeusur Kaboré) ; Libourne-Saint-Seurin: Didion(77e, antijeu sur Mandrichi), Moura (81e, gain de temps), Brillault (90e + 4, contestation). AJACCIO : Debès – Mangani (Lucas, 46e), Medjani, R. Fournier – Dujeux (Avezac, 73e), Rocchi, Asuar, Darbion, Collin (cap.) – Mandrichi, Marcos (Sylla, 83e). Entraîneur : G. Rohr. LIBOURNE-SAINT-SEURIN : Potel – Didion, Bocaly, Brillault, Faivre (cap.) – M. Ligoule, Kaboré – Dennoun, Moura, Martin (Castant, 73e) – Gimbert (Kardum, 79e). Entraîneur : D. Tholot. LES LIBOURNAIS, qui n’avaient plus gagné depuis la troisième journée contre Le Havre (3-1), ont renoué hier avec la victoire aux dépens d’une pâle équipe ajaccienne. Certes, les Corses ont allumé les premières mèches, par l’intermédiaire de Mandrichi (9e, 25e) et Rocchi (20e), mais ils ont ensuite baissé de pied. Plus mordants,les Girondinsse sont rapidement assurésun avantage décisif par Gimbert (28e), puis Martin (32e). La rentrée de Lucas à la mi-temps allait sonner le réveil des Ajacciens. Le Brésilien a inscrit un doublé (56e et 75e), mais Libourne avait déjà scellé sa victoire par Gimbert (65e). – D. F. Gernot ROHR (entraîneur de l’AC Ajaccio) : « Nous avons attaqué le match avec un handicap de deux buts concédés en premièremi-temps sur des fautes individuellesde défense. La rentrée de Lucas lors de la deuxième période de jeu a boosté l’équipe, mais ce ne fut pas suffisant car nous sommes tombés sur une équipe adverse bien organisée. » Didier THOLOT (entraîneur de Libourne) : « La persévérance et l’application ont fini par payer, d’autant que la chance semble avoir tourné. En menant 2-0 à la mi-temps, nous avions fait un grand pas vers la victoire. » ANGERS - GUEUGNON : 2-0 (2-0) CHÂTEAUROUX REIMS : 0-1 (0-0) talement », pouvait se réjouir le coach picard, Ludovic Batelli. « Après l’expulsion de Vairelles, on s’est mis en danger en étant mené, mais à force de patience et surtout de courage, on a su revenir. » Ainsi l’ASC « qui cherche un joker offensif », sort de la zone de relégation, en attendant le résultat de Guingamp ce soir contre Clermont, qui peut dépasser Bastia. Le club corse, pour l’instant retombé à la cinquième place, a vraiment raté le coche. AC AJACCIO LIBOURNE-SAINT-SEURIN: 2-3 (0-2) 11 Bleu Rouge Noir Jaune PROLONGATIONS « RONNIE 2 » SE FAIT ATTENDRE REPORTAGE À court de forme, Ronaldinho ne s’est pas acheté une nouvelle conduite au Barça. Ses deux derniers buts cachent une forêt de défauts. Dimanche, Barcelone a gagné. Dimanche, Ronnie a marqué deux fois. Mais la mauvaise impression qu’il donne depuis quelque temps, au Camp Nou comme en ville, ne s’estompe pas. Ses frasques alimentent les débats et attirent à lui les sifflets. Et, alors que le Barça accueille ce soir les Glasgow Rangers, évoquer un départ du génial Brésilien n’est même plus un tabou. BARCELONE – de notre envoyé spécial LE FC BARCELONE a signé dimanche, à domicile, sa sixième victoire en six matches. Thierry Henry a ouvert la marque et Ronaldinho a inscrit deux buts sur coup franc. Qui aurait raté ça et se serait branché à la fin de la rencontre sur Barça TV, la chaîne du club, serait tombé sur Joan Laporta pour les premiers commentaires, pensant peut-être que le président évoquait un match de Ligue des champions contre Milan ou Liverpool : « Les trois attaquants ont fait un très grand match et ont beaucoup travaillé. La participation de Ronaldinho dans le jeu collectif a été déterminante. Je suis très heureux pour lui et pour Henry. Ils avaient besoin de ces buts. » En réalité, le Barça venait de battre le fantôme du Betis Séville (3-0), dont le niveau actuel le situerait dans la tranche des relégables de notre Ligue 2, au terme d’un match qui n’avait rien d’un péplum. Tout comme Ronaldinho n’est pas redevenu en un soir le « Ronaldinhus Maximus », César du Camp Nou et Ballon d’Or 2005. Le Brésilien a certes marqué deux buts, mais sans lever les doutes qui l’assaillent et qui taraudent l’opinion depuis des mois. Ses stats de la soirée, à l’image de ses matches précédents, sont élo- '' Ronaldinho, dimanche, après un de ses deux buts sur coup franc contre le Betis Séville. Il s’empare du drapeau pour un hommage au speaker du Camp Nou, qui a l’habitude de le soutenir publiquement. (Photo Manu Martinez/Reuters) savoir ce qu’il a à faire, mais il doit le faire. » Cruyff est-il trop dur ? Les chiffres alignés par le numéro 10 du Barça en onze matches de Liga tendraient à prouver le contraire : 5 buts sur coups de pied arrêtés ; 15 tirs dont 9 cadrés ; 68 ballons perdus. Ses plus mauvaises stats depuis qu’il est arrivé à Barcelone, en 2003. Des chiffres qui n’affecteraient pas l’unité du vestiaire, où ses compagnons, unanimes, volent à son secours à la moindre occasion. Deco : « Il faut tout faire pour essayer de le récupérer au lieu de le lyncher. » Zambrotta : « Nous sommes tous adultes et responsables. Ce n’est pas la fin du monde d’aller boire un verre à deux jours d’un match si tu ne rentres pas ivre. » Iniesta : « Il reste un élément clé de notre dispositif. Aucun de nous n’a son talent. Il peut tout tenter, tout réussir, et il va revenir à son meilleur niveau. » Mais, trop modeste, Andrés Iniesta ne dira pas que le Barça a mieux joué sans le Brésilien qu’avec lui. Le problème de fond peut se ramener à l’implication du Ballon (Deco, son coéquipier) d’Or 2005 en Barcelone, Ronaldinho a toujours match et aux entraînements. « Ronété le joyau de la couronne, le somnie 2 » contre l’ancien meilleur met d’une pyramide très solide, faite joueur du monde. Belle affiche qui en de pierres de valeur. J’ai vu plusieurs laisse quelques-uns sceptiques sur matches du Barça cette saison et je son retour. Dans le proche entourage n’ai pas reconnu cette équipe au de l’équipe, une voix s’élève pour football de grande conviction, souligner que « ce n’est pas seuledébordante d’imagination. Il me ment un problème physique mais de semble au contraire que ça manque mental ». « Avec son sourire, Ronnie de relief, à l’image de Ronaldinho. Et a changé le visage du club, mais je pose une question : si le club ne le maintenant je le vois triste. Difficile juge plus indispensable, se risquerade dire ce qui se passe dans sa tête. » t-il à parier sur les jeunes qu’il a forPartira, partira pas ? La sortie de més, comme Messi, Giovani ou l’artiste, sous contrat jusqu’en 2010, Bojan ? La réponse tombera vite. Et semble inéluctable. Quand ? « Pour le départ de Ronaldinho n’est sans que la question ait un sens, tranche doute plus très loin. » Ferran Soriano, le vice-président Chez Johan Cruyff, impliqué dans la financier du Barça, il faudrait que vie du club au travers de Laporta (son nous ayons reçu une offre et, je avocat personnel) ou de Rijkaard l’affirme, nous n’en avons eu (qu’il a choisi), la réflexion est plus aucune. » Il faudrait aussi que le prointense, plus fusionnelle. Cruyff n’a chain club puisse avaler le salaire de jamais ménagé personne dans ses Ronaldinho, 10 millions d’euros par critiques, Ronaldinho en premier. an. Chelsea, avec Abramovich, peut Exemple de flèche décochée la le faire, le Milan de Berlusconi aussi. semaine dernière dans sa chronique Mais ce qui est nouveau aujourd’hui, hebdomadaire dans El Periodico, à c’est qu’à Barcelone on ne parle plus propos des remplacements frédu transfert de Ronaldinho comme quents du Brésilien : « S’il est bien, d’un sacrilège. pas de problème, qu’il débute et, On est très loin de la crise de jalousie sinon, qu’il joue le temps qu’il est qui avait provoqué un schisme pour capable de jouer. Jamais personne la Saint-Valentin, en février dernier, n’est mort pour avoir été douzième à la suite du déballage de Samuel homme. » Eto’o, dont il suffit de donner un Autre exemple tout aussi venimeux : extrait : « S’il pensait au groupe, on « C’est désespérant de voir le le verrait davantage aux entraînemanque d’engagement chez quelments. Moi, même fatigué, je suis qu’un qui devrait faire chaque fois présent. » Plus tard, les deux attacomme s’il jouait la saison sur un quants s’étaient réconciliés, mais en match. » Et ce dernier uppercut privé Ronaldinho, comme nous l’a encore : « On ne vit pas de son passé confié un témoin, avait pris Eto’o mais de ce que l’on est. La condition entre quatre yeux et lui avait dit ceci : physique, personne ne t’en fait « Moi, je ne suis un exemple de rien. cadeau. » Ronaldinho, qui ne fait Je ne suis pas un modèle de profesjamais une vague, a dû se sentir visé sionnalisme mais je ne me mêle de pour lancer sèchement cette rien. Alors, s’il te plaît, tu ne te mêles réplique sans prononcer son nom : pas de ma vie privée. » La scène « Moi, je me demande qui vit du pass’était déroulée dans le vestiaire du sé depuis des années… » Camp Nou, que Samuel Eto’o, blessé Réaction presque instantanée de Rijdepuis le Trophée Gamper et qui fait kaard, qui a vu passer la patate cruellement défaut, rejoindra dans chaude sous son nez : « Dans la vie, il un mois. y a des moments où il faut réagir, traPour asseoir, pour la première fois au vailler, savoir souffrir, faire plus de Barça, Ronaldinho sur le banc des sacrifices pour arriver à un résultat. remplaçants ? Ronaldinho a démontré qu’il était un GUY ROGER grand joueur, il est encore un footVoir aussi la présentation du match balleur phénoménal, il n’a pas Barcelone-Glasgow, page 6. besoin de conseil particulier pour au rythme de la musique et de la fête. Dans une interview concédée avanthier soir à Barça TV, l’« accusé » a confié : « J’ai toujours eu la même façon de vivre et la même ligne de conduite. Mais, à ce jour, personne n’est parvenu à démontrer quoi que ce soit. Les gens inventent, il leur faut ça. » Passe encore si seule l’opinion publique se détourne de lui, parce que le Camp Nou connaît les mêmes sautes d’humeur que Santiago-Bernabeu, Mestalla ou tout autre stade. À Barcelone, on se prosterne et on encense aussi vite qu’on jette et qu’on brûle. En revanche, la remise en cause devient plus gênante quand elle est le fait de spécialistes comme Fabio Capello, champion d’Espagne avec le Real Madrid l’an dernier et remercié le lendemain, ou de Johan Cruyff, dont les piques sont toujours acérées. Que dit Capello ? « Depuis qu’il est à pour le repos de son corps. Dans le jeu du Barça, il n’est plus une pièce inamovible, et Rijkaard l’a déjà remplacé à six reprises cette saison. Dimanche soir, deux mois après l’ouverture de la Liga, il a disputé son premier match entier au Camp Nou. Désormais, en Catalogne, tout ce qui touche à Ronaldinho fait débat. Unanime et sous le charme durant les trois premières saisons, le Camp Nou, versatile, c’est vrai, a fini par se lasser. Ronaldinho est même sifflé régulièrement, alors que le nom de Messi, pour bien marquer la différence, est chanté du parterre au poulailler. Aujourd’hui, ils sont de moins en moins nombreux à soutenir Ronaldinho et les sponsors illustrent la tendance. Plaza de España, où il n’y a pas si longtemps les bus à impériale faisaient un passage obligé pour permettre aux touristes de mitrailler avec leur objectif les panneaux publicitaires de la star, en train de vanter une marque de voiture, ordinateurs, appareils de remise en forme, chaussures, lunettes, poudre à laver ou boisson, alors éclairés comme à Broadway et couvrant des murs entiers, ils ont tous disparu. Les rumeurs le cernent. Davantage que des rumeurs, d’ailleurs. Ses frasques, à Barcelone, à Paris ou à Rio, tout le monde les connaissait, mais personne n’en parlait. Parce que le Brésilien é t a i t i r r é p r ochable sur le terrain. Il était, comme le souligne son illustre compatriote Zico, entraîneur de Fenerbahçe, (Ronaldinho) « une sorte de leader technique surdoué, un génie capable d’inventer un dribble à la dernière seconde et de débloquer n’importe quel match ». Ronaldinho était ce que Ramon Besa, journaliste à El Pais, appelle le « symbole du Veau d’or, de la victoire en Ligue des champions 2006, le culte personnifié de l’individu », avant d’y ajouter cette conclusion : « Une histoire, en général, qui ne finit jamais bien. » Parce que sa méforme saute aux yeux, que la rancœur après le titre perdu en Liga l’an passé à la dernière journée subsiste, il est accusé de tous les maux. De manquer de rythme, de recevoir le ballon, de l’arrêter, d’être gros et, surtout, d’éteindre les lumières des discothèques au petit jour. À quarante-huit heures d’un déplacement à Pampelune (3e journée), il a été vu, tôt le matin, au « Bikini », endroit branché de Barcelone, où son frère, Roberto de Assis, qui lui sert aussi de représentant, a réglé ce jour-là une grosse note. Ronaldinho a juré que tout était mensonge, et Rijkaard, confiant en sa parole, ne l’a pas sanctionné comme l’aurait voulu le nouveau code interne de discipline du Barça. Le coach néerlandais a fait dans le politiquement correct et, au motif d’un problème musculaire, ne l’a pas convoqué, la semaine suivante, pour jouer contre Séville. Il ne l’a pas davantage puni, récemment, pour être arrivé en retard à Barcelone d’une journée, après un match avec la Seleçao, prolongé en boîte de nuit, avec Robinho, jusqu’à 8 heures du matin. Il en a souvent été ainsi. Ronaldinho joue comme il vit, '' Il faut tout faire pour essayer de le récupérer au lieu de le lyncher J’ai toujours eu la même façon de vivre et la même ligne de conduite Direction, administration, rédaction, ventes et publicité commerciale : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-lesMoulineaux Cedex 9. Tél. : 01-40-93-20-20 Ancien recruteur du RC Strasbourg, Omar Akkal approvisionne aujourd’hui le marché tchèque en « spécialités » françaises. CERTAINS ONT RÊVÉ toute leur vie de passer à l’Ouest. D’autres font aujourd’hui le chemin inverse avec le sourire. Depuis décembre 1989, lorsque la « révolution de velours » précipita la chute du régime communiste en Tchécoslovaquie, Prague attire ces temps-ci de drôles de touristes en culottes courtes et crampons. La République tchèque se veut accueillante, surtout pour les jeunes footballeurs français en mal de reconnaissance hexagonale. Un homme, Omar Akkal, Algérien de naissance résidant en France, a, le premier, compris l’intérêt de créer une filière entre Paris et Prague. « Au départ, je n’y pensais pas, raconte-til. J’étais recruteur pour le RC Strasbourg, en charge de la région parisienne, et j’avais repéré un jeune de dix-neuf ans à Versailles. Je l’ai proposé au Racing, mais après son essai personne ne s’est vraiment prononcé sur sa vraie valeur. J’en ai parlé à Ivan Hasek, l’entraîneur des pros à Strasbourg, qui m’a dit que le gamin avait des qualités. Il m’a proposé de l’emmener faire un petit tour en République tchèque, où il aurait certainement sa chance. Voilà comment tout est parti. » À l’été 2004, Omar Akkal accompagne donc Alexandre Mendy et Jean-Arnaud Loseille « pour qu’ils se sentent moins seuls » au Marila Pribam. Convaincre les jeunes joueurs de tenter l’aventure tchèque ne sera pas le plus difficile. « Je leur ai expliqué que ce Championnat représentait une opportunité pour eux, car ils ne jouaient pas beaucoup en France. Cela devait leur permettre de se lancer et de pouvoir rebondir de manière positive dans un pays plus huppé. » Contrairement à Loseille, qui retournera vite en France, à Boulogne-sur-Mer, Mendy parviendra à s’habituer au climat « footballistique » de cet État d’Europe centrale, indépendant depuis le 1er janvier 1993. La voie était ouverte. Aujourd’hui, ils sont sept petits Français à évoluer régulièrement dans le Championnat de Première Division tchèque. Deux au Slavia Prague (Belaïd et Tavares), un au Mlada Boleslav (Mendy), un au Sparta Pra- gue (Sylvestre) – lequel va jouer demain contre Toulouse en Coupe de l’UEFA – et les trois derniers, « trois jeunes, dont le petit frère de Mendy », à Most. Entre 3 000 et 10 000 euros par mois, selon le temps de jeu Omar Akkal, qui possède un « talent certain de détection de jeunes », selon Marc Keller, l’ancien directeur sportif du Racing Club de Strasbourg, désormais à l’AS Monaco, se considère davantage comme un conseiller officiel plutôt que comme un agent de joueurs. Pour le passage de ses valeurs marchandes à l’Est, il se fait rémunérer directement par le joueur. « Je propose toujours des joueurs libres, car les clubs tchèques ne poss èdent pas beaucoup d’argent. Le garçon, lui, est payé entre 3 000 et 10 000 euros par mois, en fonction de son temps de jeu. S’il joue toutes les rencontres, il peut facilement multiplier son salaire par quatre ou cinq. Car ici, les primes de présence, c’est 70 % du SAS INTRA-PRESSE Capital : 2.167.240 . Durée : 99 ans. Principal associé : S.A. Éditions P. AMAURY. Président : Marie-Odile AMAURY. salaire. Et puis l’imposition ne représente que 16 % du revenu alors qu’en France elle est de 50 %. » Quand on est jeune, sans emploi ou tout juste titulaire dans un club de National, la République tchèque ne peut laisser indifférent. Ludovic Sylvestre, qui va tout à l’heure retrouver la France et Toulouse avec les couleurs du Sparta Prague sur le dos, n’en doute pas. Ancien pensionnaire de l’INF à Clairefontaine, huitième promotion, sorti du centre en 2000, il est d’abord passé par Guingamp puis par Strasbourg, avant de planter sa tante à Barcelone, où il est devenu champion d’Espagne, il y a deux saisons, en disputant deux matches avec l’équipe première. « Puis je me suis retrouvé sans club. Omar m’a alors proposé le Sparta. J’ai dit oui immédiatement et je ne le regrette pas, même si je joue un peu moins que la saison passée, lorsque nous avons remporté le titre. Prague est une belle ville, l’aspect financier est intéressant. Seule la langue me pose des problèmes. Mais, avec mon entraîneur, Michel Bilek, qui a joué MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007 Ludovic Sylvestre (à g.), ici contre De la Peña (Espanyol Barcelone), était sans club après son titre de champion d’Espagne en 2006 avec le Barça. Il se relance aujourd’hui au Sparta Prague. (Photo Samuel Kabani/AFP) en Espagne (au Betis Séville), nous parvenons à nous comprendre. Le Sparta, j’espère que c’est juste un tremplin pour un Championnat plus intéressant. » Partenaire en France de la société SEM (Sports Entertainment and Media Group), qui représente outreManche les intérêts de grands joueurs comme Rio Ferdinand, Omar Akkal, trente-sept ans, ancien éducateur au PFC, espère bien rebondir financièrement en revendant quelques-uns de ses purs produits français dans les Championnats majeurs. « Mais, pour le moment, je vis tout à fait normalement… » S.N.C. L’EQUIPE Capital : 50 000 . Durée : 99 ans du 26 juillet 1985. Siège social : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-lesMoulineaux Cedex 9. Gérant : Christophe CHENUT. Principal associé : SAS INTRA-PRESSE. Directeur général, Directeur de la publication : Christophe CHENUT Directeur des rédactions : Claude DROUSSENT Directeur de la rédaction du quotidien : Michel DALLONI VENTE : Tél : 01-40-93-20-05 Allemagne, 2 ; Andorre, 1,05 ; Antilles, la Réunion, 1,30 ; Autriche, 2,10 ; Belgique, 1,50 ; Canada, 2,95 CAD ; Côte d’Ivoire, 1 600 CFA ; Danemark, 16 DKK ; Espagne, 1,90 ; États-Unis, 2,80 $ ; Gabon, 1 600 CFA ; Grande-Bretagne, 1,40 £ ; Grèce, 2 ; Italie, 1,75 ; Luxembourg, 1,50 ; Maroc, 10 MAD ; Pays-Bas, 2 ; Portugal, 1,80 ; USA, 2,80 $, Polynésie, 390 CFP ; Sénégal, 1 600 CFA ; Suisse, 2,30 FS ; Tunisie, 1,50 DIN. ABONNEMENTS : Tél. : 01-55-56-70-60. 22, rue René Boulanger, 75472 Paris Cedex 10. France Métropolitaine, lundi à samedi, 6 mois : 154,5 ; 1 an : 309 . Lundi à dimanche, 6 mois : 179,10 ; 1 an : 358,20 . ÉTRANGER : nous consulter. Modifications : joindre dernière bande. Publicité commerciale : MANCHETTE SPORTS, Tél. : 01-40-93-24-99. Petites annonces : 25, av. Michelet, 93408 St-Ouen Cedex. Tél. : 01-40-10-52-15. Commission paritaire no 1207I82523 ISSN 0153-1069 SE Tirage du Mardi 6 Novembre 2007 : 382 064 exemplaires JEAN-PHILIPPE COINTOT PAGE 11 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge L’agent qui aime les Tchèques Fondateur : Jacques GODDET Bleu Rouge L’HISTOIRE Jaune Bleu Jaune '' Noir Noir quentes : deux buts, sept pertes de balle, huit mauvaises passes, neuf échecs sur neuf dans ses duels à un contre un, face au modeste Croate Babic, qui s’en souviendra, lui, toute sa vie. Pas un seul débordement, ni petit pont, ni passe de poitrine, ni coup du sombrero, ni dribbles enchaînés sur une rondelle de citron ; en somme, aucun des tours de magie qui ont porté le Brésilien au pinacle. En seconde période, il a été crédité d’un retourné qui a frôlé la transversale, et s’est mis « en ménage » avec Messi, oubliant totalement Henry, passé côté gauche, dont les grands gestes du bras n’y ont rien changé. Point final. Le plus notable est sans doute le fait que Ronaldinho joue de plus en plus en marchant, donc ralentit le jeu d’une équipe qui avait jusqu’ici toujours dérouté ses adversaires grâce à sa vitesse d’exécution. N’en déplaise au « metteur en scène » Joan Laporta, le Brésilien reste une énigme. Et Frank Rijkaard – un entraîneur partisan de l’autogestion, qui n’a jamais élevé la voix la saison dernière, ni quand le jeu du Barça allait à vaul’eau, sur la fin, ni quand Ronaldinho séchait les entraînements pour des raisons pas toujours avouables – n’a toujours pas réussi, au bout de deux mois, à la résoudre. En dépit d’une plus grande assiduité aux entraînements, Ronaldinho reste loin de sa meilleure forme. Même après avoir eu de longues vacances qu’il réclamait sur un ton presque indécent pour le repos de sa tête, même après avoir renoncé à la Copa America, en juillet dernier, '' 12 Bleu Rouge Noir Jaune RUGBY ÉQUIPE DE FRANCE « Ça se termine » FABIEN PELOUS, le recordman français des sélections, annoncera aujourd’hui sa retraite internationale. Il n’avait pas voulu le faire savoir pendant la Coupe du monde. Blessé aux côtes, après vingt-cinq minutes de jeu en demifinale contre l’Angleterre, Fabien Pelous savait fort bien qu’il ne porterait plus le maillot bleu. Cet après-midi, au siège de la Fédération française de rugby, il le confirmera. Mais il poursuivra sa carrière encore huit mois avec le Stade Toulousain. TOP 10 mondial des joueurs les plus ccapés 139 2 3 4 5 6 7 8 - 118 114 111 102 101 100 98 92 92 Du haut de ses 118 sélections, Fabien Pelous, s’illustrant ici lors de la demi-finale de la Coupe du monde perdue contre l’Angleterre (14-9), a fait le tour de la question du rugby international. Aujourd’hui, le Toulousain annonce qu’il met un terme à sa carrière internationale, débutée en septembre 1995. (Photo Richard Martin) Novès met les barrières VOLLEY-BALL Le manager général de Toulouse ne souhaite pas que l’encadrement de l’équipe de France assiste à ses entraînements. À L’HEURE où Marc Lièvremont, le nouvel entraîneur du quinze de France, et son staff se réunissent à Marcoussis avec les membres de la direction technique nationale pour définir un nouveau mode de fonctionnement interne mais aussi envisager leurs relations avec les clubs, Guy Novès, le manager de Toulouse a défini les limites d’une éventuelle politique de rapprochement. Sans vouloir polémiquer mais avec une fermeté dans le propos et un refus de donner dans le consensuel, qui vont certainement faire grincer des dents. « Il n’est pas question qu’un membre du staff de l’équipe de France assiste aux entraînements de Toulouse, nous a affirmé Guy Novès. Je ne l’accepterai pas. Les clubs n’ont pas été impliqués dans la nomination de l’entraîneur de l’équipe de France, je ne vois pas pourquoi je serais consulté maintenant. Lorsqu’on s’intéresse à la Formule 1, on va voir les voitures sur le circuit, on ne pénètre pas dans le garage de Ferrari ou de McLaren pour voir ce qui s’y passe. Le contenu des entraînements, c’est une recherche perpétuelle pour amener des innovations et je ne vois pas pourquoi je les dévoilerais à l’équipe de France. Et puis, la DTN est suffisamment compétente pour ne pas avoir besoin d’aller dans les clubs. » « Mon boulot, c’est de rendre les joueurs du Stade Toulousain perfor- PARIS.– Marc Lièvremont (à gauche), Émile Ntamak (deuxième en partant de la droite) et Jean Dunyach (à droite), le nouvel encadrement du quinze de France, étaient reçus par Bernard Laporte, hier soir, dans ses locaux du secrétariat d’État chargé des sports, Paris XIIIe. (Photo Pierre Lablatinière) mants, pas de former des internationaux, même si je suis fier quand mes joueurs sont retenus en équipe de France », a-t-il poursuivi. « Comme tous les autres entraîneurs de club, j’ai des impératifs de résultats vis-àvis de mon employeur, qui est le Stade Toulousain, pas l’équipe de France. » Est-ce à dire que les relations entre Toulouse et l’encadrement des Bleus seront inexistantes ou aussi tendues qu’elles l’ont été parfois avec Bernard Laporte ? « Non, a assuré Novès. S’ils veulent venir dans mon bureau, s’ils veulent m’appeler pour connaître l’état de forme des joueurs, cela se fera sans problème. J’ai toujours été ouvert à cela, simplement, Laporte ne m’a téléphoné que trois ou quatre fois en huit ans. » Laporte était justement l’hôte, hier soir au secrétariat des Sports, dans le XIIIe arrondissement de Paris, de Marc Lièvremont accompagné de ses adjoints, Émile Ntamack et Didier Retière, et de Jo Maso, le manager des Bleus. – A. D. Un match qui dérange Les clubs devant fournir les joueurs invités par les Barbarians britanniques pour affronter l’Afrique du Sud, le 1er décembre, à Twickenham, refusent de les libérer. DEPUIS SON BUREAU du stade Géo-André, Max Guazzini n’en finit pas de s’offusquer. « Mais enfin, les Barbarians Britanniques, c’est qui ? Une institution privée, commerciale, et après ? » Le président du Stade Français est mécontent et il le fait savoir. Comme certains présidents de clubs anglais, comme les responsables des provinces irlandaises du Leinster et du Munster, il est courroucé par l’organisation d’un match amical entre les Barbarians Britanniques et l’Afrique du Sud, le samedi 1er décembre à Twickenham, auquel ont notamment été conviés Ignacio Corleto, Mauro Bergamasco et Pieter De Villiers. Pour mémoire, ce jour-là, le Stade Français accueillera Dax pour le compte de la quatrième journée du Top 14. En Angleterre se joueront des matches de Coupe Anglo-Galloise et la veille, le 30 novembre, est programmé à Cork le choc irlando-irlandais de Celtic League entre le Munster et le Leinster. Vendredi 2 novembre, un fax est arrivé dans les services administratifs du club parisien confirmant que les trois joueurs précités étaient invités par les « Baa Baas ». Sur le document émanant de Mike Burton, ancien pilier de l’équipe d’Angleterre et des Lions Britanniques, aujourd’hui membre des Barbarians Britanniques, les modalités de la mise à disposition : défraiement pour le club de 5 000 euros par joueur invité, plus le transport et l’hébergement payés. « Sans compter l’argent qu’ils donneront directement aux joueurs (prime estimée : 8 000 euros) car ces Barbarians Britanniques, c’est une affaire commerciale, rien d’autre, poursuit Guazzini. En tout cas, nous concernant, la réponse est claire, c’est non ! Nos joueurs n’iront pas, et ces gens-là sont indécents de les solliciter alors qu’on vient de les laisser à disposition des équipes nationales pendant quatre mois pour la Coupe du monde. » Dès lundi soir, un communiqué rédigé conjointement par les provinces irlandaises avait clairement signifié que ni Brian O’Driscoll, pressenti comme capitaine d’une sélec- tion dirigée par Eddie O’Sullivan, ni Paul O’Connell, le « Munsterman », ne seraient libérés. Une position dans la lignée des Anglais où les invités se nommaient, entre autres, Regan, Sheridan et le « Frenchie » de Sale, Chabal. Mark McCafferty, directeur de Premier Rugby, l’équivalent de la Ligue nationale en France : « Les Barbarians nous ont approchés il y a un an. Nous voulons bien travailler avec eux pour organiser des matches à la fin de la saison mais là, nous leur avons indiqué que nous ne voulions pas que les clubs libèrent les joueurs car c’est un week-end de Coupe Anglo-Galloise et il n’est pas question de dévaluer cette compétition. » L’affaire est mal engagée car, au côté des Gallois M. Williams et Shanklin, les autres invités de prestiges que sont Collins, Sivivatu, Latham, Giteau, Elsom ou Ledesma apparaissent bien esseulés pour affronter les récents champions du monde. HAMID IMAKHOUKHENE ÉQUIPE DE FRANCE : SELLA SÉLECTIONNEUR. – En sa qualité de manager des moins de 20 ans, Philippe Sella intègre la commission de sélection aux côtés de Jean Dunyach, Jo Maso, Marc Lièvremont, Émile Ntamack, Didier Retière et Jean-Claude Skrela. Le dernier membre sera nommé par Bernard Lapasset. BIARRITZ : NGWENYA EST ARRIVÉ. – Takudzwa NGwenya, l’une des révélations de la Coupe du monde, portera le maillot du BO cette saison. Il est arrivé lundi soir sur la côte basque. Âgé de vingt-deux ans, l’ailier droit de l’équipe des USA (1,77 m, 85 kg), natif du Zimbabwe, évoluait dans le club de Dallas Athletic. Le joueur, crédité d’un chrono de 10,50 secondes sur 100 m, s’était illustré lors du Mondial en inscrivant deux essais face au Samoa et surtout face à l’Afrique du Sud, en prenant de vitesse Bryan Habana, considéré comme l’ailier le plus rapide du monde. AFRIQUE DU SUD : SKINSTAD PREND SA RETRAITE. – L’ancien capitaine de l’équipe d’Afrique du Sud, Bob Skinstad (42 sélections, 12 capitanats) a annoncé hier qu’il prenait sa retraite sportive, après un bref retour sur les terrains, couronné par la victoire des Springboks en Coupe du monde le mois dernier. « J’avais des offres, à la fois en Europe et en Afrique du Sud, pour continuer en 2008, mais je sais qu’il est temps de dire au revoir en tant que joueur, a déclaré au quotidien The Star le troisième-ligne, âgé de trente et ub ans. Aujourd’hui, j’ai décidé personnellement de quitter le rugby et avec le plus merveilleux souvenir, celui d’avoir vécu l’excitation d’une victoire en Coupe du monde. » Skinstad, considéré comme un des meilleurs espoirs du rugby sud-africain, avait percé sur la scène internationale en 1998, avant de souffrir de plusieurs blessures. Il avait arrêté la compétition en 2003, après avoir manqué la Coupe du monde pour une blessure à un bras, et avait alors travaillé dans un grand groupe de communication londonien. Sollicité par l’entraîneur des Boks, Jake White, il était revenu au rugby en février dernier. PAGE 12 TOURNOI DE PRÉQUALIFICATION OLYMPIQUE FEMMES Une aventure démarre Très rajeunie, dotée d’un nouveau staff, l’équipe de France entame sa reconstruction, à neuf mois des Jeux. AUJOURD’HUI, À ANKARA, 19 H 30 (20 h 30, heure locale) FRANCE :1 Kloster (1,88m, 18ans, Béziers) ; 3 A.Mauricette(1,78m, 22 ans,MVSLa Rochette) ; 4 Bauer (1,96 m, 19 ans, Mulhouse) ; 5 Bousquet (1,76 m, 22 ans, Stade Français) ; 8 Larnack (1,91 m, 25 ans, Mulhouse) ; 9 Rybaczewski (1,86 m, 25 ans, Cannes) ; 10 Frick (1,80 m, 22 ans, Vandoeuvre) ; 11 Faesch (1,83 m, 25 ans, Mulhouse) ; 13 Djilali (1,86 m, 20 ans, Mulhouse) ; 15 Turiaf (1,82 m, 21 ans, Cannes) ; 16 Schleck (1,80 m, 21 ans, Albi). Libero : 18 Rochelle (1,68 m, 23 ans, Albi). Entraîneur : F. Vial. ESPAGNE : 1 Garcia (1,87 m ; 28 ans) ; 3 M. Fernandez (1,94 m ; 25 ans) ; 5 Perez (1,68 m ; 23 ans) ; 7 A. Fernandez (1,88 m ; 24 ans) ; 8 Melean (1,78 m ; 32 ans) ; 9 Aranda(1,81 m ; 28 ans) ; 11 Delgado (1,78 m ; 16 ans) ; 12 Correa (1,86 m ; 22 ans) ; 14 Arranz (1,84 m ; 26 ans) ; 15 Weber (1,84 m ; 24 ans) ; 16 Gonzalez (1,90 m ; 23 ans). Libero : 10 Castano (1,74 m ; 24 ans). Entraîneur : A. Urena. ANKARA – (TUR) de notre envoyée spéciale LA BELLE HISTOIRE du Championnat d’Europe appartient déjà au passé. L’inattendue huitième place décrochée en Belgique, il y a un peu plus d’un mois, par un collectif mêlant, avec justesse, expérience et jeunesse n’est plus qu’un souvenir. À l’heure d’entamer les préqualifications olympiques aujourd’hui à Ankara, les « anciennes », comme on avait coutume de les appeler, ont tiré leur révérence. Victoria Ravva a retrouvé ses jumelles et son club de Cannes ; Sandra Kociniewski se consacre à son petit Nathan et à Saint-Raphaël (N 1) ; Kinga Maculewicz, nouvelle capitaine de Palma de Majorque, préfère ménager son genou blessé en amont de l’Euro ; Karine Salinas, étudiante en BTS Tourisme, s’est, elle, glissée au sein du staff tricolore. Estelle Quérard, libero du Cannet, a, quant à elle, à seulement vingt-huit ans, mis un terme à sa carrière internationale. C’est donc une équipe de France très rajeunie, affichant 21,9 ans de moyenne d’âge et pourvue d’un nouveau staff – à la tête duquel Fabrice Vial (38 ans) a succédé à Yan Fang (pigiste de luxe à l’Euro) – qui se lance aujourd’hui sur la route des Jeux de Pékin. Sans avoir la prétention de voir la capitale chinoise, objectif bien trop élevé pour ce groupe, mais avec la ferme intention de lancer ce nouveau collectif sur de bonnes bases. En décrochant, pourquoi pas, un billet pour le tournoi européen de qualification olympique, en janvier en Allemagne (voir formule). « S’il est peut-être un peu tôt pour espérer une qualification aux Jeux, on a par contre, avec les filles, fixé l’objectif de terminer premiers de ces préqualifications », affirme Fabrice Vial, ex-adjoint de Yan Sanchez (sélectionneur de 2004 à 2006), qui n’a eu que dix jours de préparation, en commun avec la sélection belge (battue deux fois 3-0 et 3-1), pour façonner son groupe. Turquie et Croatie revanchardes En l’absence de l’ex-centrale cannoise Jelena Lozancic, mise au repos pour se refaire une santé, les cadres françaises s’appellent désormais Anna Rybaczewski – qui a conservé son capitanat – au poste de réceptionneuse-attaquante et Armelle Faesch, qui endosse la rôle de passeuse no 1, à la suite de Karine Salinas. Au poste 4, Hélène Schleck épaulera sa capitaine, avec davantage de responsabilités en réception qu’à l’Euro. En pointe, Leslie Turiaf cherchera à faire parler sa puissance. Au centre, Christina Bauer et Myriam Kloster, pas encore vingt ans, seront sous l’œil de leur aînée Coralie Larnack. Enfin, la libero de poche Alexandra Rochelle, joker en ligne arrière à l’Euro, aura un rôle à temps plein. Bref, le chantier qui s’ouvre est passionnant mais immense pour Fabrice Vial et Laurent Laval, son adjoint (entraîneur des cadettes). « Ces préqualifications olympiques sont une première étape. Il nous faut apprendre à aborder ce type de match de plus en plus sereinement, explique l’ancien réceptionneurattaquant du grand ASU Lyon. L’autre objectif est de se qualifier pour l’Euro 2009 et, par la suite, d’accéder au Grand Prix féminin (équivalent de la Ligue mondiale masculine), une étape à mes yeux indispensable pour la reconnaissance des filles et du volley féminin. » Pour l’heure, les Bleues s’attellent à une tâche compliquée mais ont un vrai coup à jouer. L’Espagne, quinzième de l’Euro, et l’Autriche, adversaire le plus faible de la poule, sont à la portée des Bleues. La Turquie, chez elle, et la Croatie, revanchardes après leurs défaites à l’Euro face aux Françaises (3-0 et 3-1), seront certainement plus coriaces. Exemptes lors de la dernière journée dimanche, les Bleues devront peut-être attendre les derniers résultats pour être fixées sur leur sort. « Plus que le résultat ou la qualification, l’important est qu’on parte toutes avec le même objectif. Il faut voir plus loin, ce tournoi doit servir à former un groupe, assure Armelle Faesch, la doyenne du groupe (26 ans en décembre). J’espère que les filles, qui sont là aujourd’hui, reviendront l’été prochain. On sait qu’on a des lacunes techniques, qu’individuellement, on n’a pas la capacité de gagner, mais on doit miser sur notre envie, notre plaisir de jouer ensemble. » En d’autres termes, préparer l’avenir, faire éclore un potentiel. « On m’a donné la chance de repartir avec un groupe jeune, avec des filles pas du tout matures mais qui présentent un profil intéressant, confie Fabrice Vial. Il me faut cependant faire attention à ne pas griller trop tôt les plus jeunes, qui n’ont aucun vécu international. On ne doit pas tout leur pardonner mais je ne dois pas leur demander des choses qu’elles ne sont pas capables de faire pour ne pas les écoeurer. » Et leur laisser découvrir progressivement les exigences du plus haut niveau dans un contexte européen très relevé. MANUELA ECHILLEY PROGRAMME À ANKARA (TUR). AUJOURD’HUI : 17 heures, Croatie - Turquie ; 19 h 30, France - Espagne. DEMAIN : 16 h 30, Turquie - France ; 19 heures, Autriche - Croatie. VENDREDI : 16 h 30, France - Autriche ; 19 heures, Espagne - Turquie. SAMEDI : 14 h 30, France - Croatie ; 17 heures, Autriche - Espagne. DIMANCHE : 12 heures, Espagne - Croatie ; 14 h 30, Turquie - Autriche. Horaires en heure française. Formule : le vainqueur du tournoi se qualifie pour le tournoi européen de qualification olympique, du 14 au 20 janvier 2008, en Allemagne. Un deuxième billet pourrait aller au deuxième du tournoi en fonction des résultats des sélections européennes à la Coupe du monde, qui se déroule actuellement au Japon. MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge 9 (1994 2007) Pelous (FRA) (1995-2007) Leonard (ANG) (1990-2004) Sella (FRA) (1982-1995) Larkham (AUS) (depuis 1996) Campese (AUS) (1982-1996) G. Thomas (GAL) (depuis 1995) Ibañez (FRA) (depuis 1996) Fitzpatrick (NZL) (1986-1997) Llewellyn (GAL) (1989-2004) Bleu HENRI BRU Fabien PELOUS (Toulouse) 33 ans, né le 7 décembre 1973, à Toulouse. 1,98 m ; 115 kilos. Deuxième-ligne. 118 sélections (dont 42 comme capitaine) ; 40 points (8 E). Première sélection : France-Roumanie (52-8), le 17 octobre 1995 à Tucuman (ARG). Dernière sélection : AngleterreFrance (14-9), le 13 octobre 2007, à Saint-Denis. Participations CM : 3 (1999, 2003, 2007). Palmarès : Tournoi des Cinq (1997 [GC], 1998 [GC]) puis Six Nations (2002 [GC], 2004 [GC], 2006) ; Coupe d’Europe (2003, 2005), champion de France (1999, 2001), Coupe de France (1998). Clubs précédents : Graulhet (1991-1993), Dax (1993-1997). Jaune Rouge Jaune ambitions dans le sens où on a misé un peu sur l’occupation du terrain. – Est-ce que, comme on a pu le dire en 1999, vous avez payé cette fois contre l’Angleterre la victoire sur les All Blacks ? – Nous n’avons jamais été dans l’euphorie, mis à part le jour qui a suivi la victoire sur la Nouvelle-Zélande. Et encore, c’était une joie extrême plutôt que de l’euphorie. Ce n’est pas pour cela que nous avons perdu en demie ensuite. Je sais qu’on a pu dire, en 1999, que nous avions payé en finale l’euphorie qui avait suivi la demie. Mais je ne sais pas si cela reflète la vérité. Après les défaites, tout le monde a raison. La défaite engendre tous les maux, la victoire efface tous les défauts. – À propos de souvenir, est-ce que vous en garderez un spécial du haka du quart de finale ? – Quand on a fait face au haka, à Cardiff, je me suis senti fier comme rarement dans ma vie. Fier que Serge Betsen ait eu cette idée. Il y a des gens qui ont dit que ce n’était pas bien, que nous n’avions pas respecté leur tradition, leur chant. J’étais surpris de cette réaction. Parce que ce n’était tellement pas ça. C’était : “Vous avez un cri de guerre, le haka, et nous, on est en bleu, blanc, rouge, on est fiers de ce qu’on est aussi. On vous respecte, respectez-nous.” Afficher nos couleurs comme ça et la fierté que j’ai ressentie à ce moment-là, c’était vraiment génial. Ça restera un des moments très forts de mon parcours. – Est-ce qu’il va être difficile de poursuivre une saison lancée par une Coupe du monde ? – Je ne crois pas. J’adore le rugby. J’ai très envie de bien finir cette dernière saison. Le problème, c’est que je me blesse. Ça fait deux ans que je me blesse souvent. Il n’y a pas de hasard. Ton corps est fragilisé. La blessure, quelque part, engendre la blessure. Tu fais beaucoup d’efforts pour revenir, tu travailles plus que d’habitude, tu n’es plus dans le même rythme. Pendant dix ans, je ne me suis pas blessé, donc Noir Bleu Noir « VOUS NE SEREZ JAMAIS champion du monde. Allez-vous garder des regrets ? – Je m’étais préparé. S’il n’y avait pas eu la Coupe du monde en France, j’aurais probablement arrêté ma carrière internationale plus tôt. C’était le dernier objectif que je m’étais fixé avec l’équipe de France. Voilà, ça se termine. La victoire en Coupe du monde, j’en rêvais, mais elle n’allait pas de soi et j’ai toujours envisagé qu’on ne gagne pas. Je ne conçois pas le sport sans sa part aléatoire. – Av e z-v o us l e s e n t i m e n t d’avoir tout mis en œuvre pour parvenir à votre objectif ? – Tout le monde le voulait très fort, mais ce n’est pas pour cela qu’on y arrive. Ni parce qu’on a mal préparé un match, ou pas fait ce qu’il fallait. Il n’y a pas eu un seul moment pendant cette Coupe du monde où on ne s’est pas respectés entre joueurs. Il y a une part de destin là-dedans. Si le sport, c’était des mathématiques, ce ne serait pas très intéressant. Je n’ai rien contre les mathématiques... (Rires.) Mais la beauté du sport, c’est que parfois le petit bat le gros. La plupart du temps, le gros gagne, mais des fois… ; nous, on a joué en tant que “petits” contre la Nouvelle-Zélande et on les a battus, et on pouvait considérer être les “gros” contre les Anglais, et ce sont eux qui ont gagné. – Cela vous laisse-t-il de l’amertume, d’avoir terminé comme cela ? – Je n’ai pas de goût amer. J’ai la déception, la frustration de la défaite. Je crois qu’on avait fait ce qu’il fallait, qu’on avait assez bien préparé la Coupe du monde. Ce qui nous avait posé problème en 2003, c’est qu’on n’avait qu’un jeu, tout le monde a dit que nous n’avions pas de plan B, mais il n’y a pas à avoir de plan B, il y a à avoir un jeu qu’on peaufine bien. En 2003, on était tombés sur une équipe plus forte que nous. Point. En 2007, on prend un coup d’arrêt d’entrée. On a restreint un peu nos j’étais dans le même tempo, et il ne m’arrivait rien de grave. Là, ça mine le moral. Même si je ne le montre pas beaucoup à l’extérieur. Ça peut me faire passer pour quelqu’un de distant, de détaché, alors que la plupart du temps, c’est faux. Une défaite peut, par exemple, m’empêcher de dormir. Je suis un passionné de ce sport, je suis un amoureux du rugby. – Que manque-t-il au rugby français pour franchir encore une étape ? – Il faudra que le rugby s’intègre encore plus dans la société. On a été champions du monde de foot parce que les gamins jouent au foot dans la rue et que tu multiplies les chances de trouver de futurs joueurs champions. On n’a pas en France un rugby de banlieue. Pourquoi ? On passe à côté d’une richesse incroyable, même si ce n’est pas facile parce que c’est un sport qui n’est pas immédiatement accessible. Il faut être nombreux, tu prends des coups, ça se joue en hiver. J’espère que Cette coupe du monde aura permis d’avancer… – En juin prochain, vous ne serez plus joueur. Resterez-vous au contact du rugby ? – Quand j’arrêterai de jouer, forcément, une page sera tournée parce que je ne pourrai plus agir directement, sur le terrain. Mais, d’une manière ou d’une autre, je ne quitterai pas le rugby. Entraîner ? Je ne pense pas. En tout cas, pas dans l’immédiat. Cela dit, dans un premier temps, je consacrerai plus de temps à ma famille. – Vous allez terminer votre carrière à Toulouse. Auriez-vous aimé avoir la possibilité de jouer dans l’hémisphère Sud, quand vous étiez plus jeune ? – À Toulouse, j’ai été béni des dieux, de jouer chez moi, dans un des meilleurs clubs d’Europe et du monde. Mais, c’est vrai, j’aurais aimé vivre un temps la vie de rugbyman professionnel dans l’hémisphère Sud. Je comprends totalement Frédéric Michalak, et j’aurais aimé être à sa place. Ce n’était pas en vogue à l’époque, mais c’est tentant pour l’expérience, pour voir autre chose, pour l’ouverture d’esprit. Là, j’espère prendre beaucoup de plaisir pendant encore quelques mois. En vivant avec les autres, en n’étant plus le capitaine qui doit montrer l’exemple… » 13 Bleu Rouge Noir Jaune SQUASH BOXE OPEN DE HONGKONG : GAULTIER REPART. – Trois jours après sa finale perdue au Qatar face au numéro 1 mondial, Amr Shabana, GrégoryGaultier, numéro 3 mondial, se relance à l’Open de Hongkong. Déjà demi-finaliste en Arabie saoudite il y a dix jours, il espère confirmer sa forme ascendante, dans l’objectif des Mondiaux aux Bermudes, du 23 novembre au 1er décembre. Tête de série no 2 en l’absence du numéro 2 mondial, Ramy Ashour, il affronte au premier tour l’Anglais Chris Ryder, issu des qualifications. Sur son chemin, dès les quarts de finale, il pourrait rencontrer Thierry Lincou, tête de série no 4, opposé, lui, à l’Anglais Bradley Ball. Dernier Français engagé, Renan Lavigne n’aura pas la partie facile face à l’Égyptien Wael el-Hindi, mieux classé que lui. « Je touche au but » SKI ALPIN DU SLALOM POUR CHENAL. – Prévus à Levi, en Finlande,mais annulés faute de neige, les premiers slaloms de Coupe du monde de l’hiver se tiennent ce weekend sur le glacier de Reiteralm, en Autriche. L’occasion pour Joël Chenal, vice-champion olympique de géant, de faire dimanche son retour entre les piquets, qu’il n’a plus fréquentés à ce niveau depuis le 22 janvier 2002. Côté Français, il sera accompagné par JeanBaptiste Grange, le médaillé de bronze mondial, dont c’est la rentrée en Coupe du monde, Julien Lizeroux, sacré champion de France indoor lundi, Alexandre Anselmet, Steve Missillier, Thomas Fanara, un autre géantiste et deux ou trois autres skieurs désignés après la Coupe d’Europe, jeudi. Samedi, elles seront huit Françaises au départ du slalom autrichien : Sandrine Aubert, la championne de France indoor, Florine de Leymarie, Vanessa Vidal, AnneSophie Barthet, Nastasia Noens, Claire Dautherives, Aurélie Santon et Marion Bertrand. LES DESCENDEURS À TIGNES PLUTÔT QU’AU CANADA. – Avant d’attaquer la saison à Lake Louise, les 24 et 25 novembre, Dénériaz, Dalcin et compagnie devaient s’envoler aujourd’hui pour un stage à Panorama, au Canada. Mais les pistes étant pour l’instant impraticables, c’est à Tignes, avec les descendeuses, qu’ils peaufinent leur préparation cette semaine. PATINAGE GREGORY : SON ÉTAT S’AMÉLIORE. – Transportée à l’hôpital de Québec dimanche, après avoir chuté sur un porté en rotation de son partenaire Denis Petukhov dans le programme libre du Skate Canada, l’Américaine Melissa Gregory va mieux. Mais elle est toujours sous le choc : « Elle se sent comme si un camion l’avait percutée », a déclaré son entraîneur Priscilla Hill, sans préciser la date de son retour à la compétition. Il est devenuchampion de France à son vingt et unième combat. Championd’Europeàson trenteseptième. Et là, dans un mois, le 8 décembre au Cannet - Côte d’Azur, il va enfin disputer un grand combat de dimension mondiale contre l’invaincu Ukrainien Nuznenko (31 ans, 26 victoires dont treize avant la limite) pour le titre WBA welters par « intérim » (Cotto est considéré comme le super champion). À trente-sept ans, Klose (46 combats, 41 victoires dont 8 avant la limite, 5 défaites) ne veut pas laisser passer cette chance. « ENFIN VOUS ALLEZ disputer un combat avec une ceinture mondiale en jeu. Vous avez dû trouver le temps long ? – Disons que j’ai su être patient. Mais à ce point-là, c’est même de l’inconscience. Michel Acariès (son promoteur) m’a toujours tenu au courant de la situation. Et puis, à trente-sept piges je ne pouvais pas attendre comme ça sans rien voir venir. – Vous allez affronter Yuri Nuznenko pour un bout de ceinture WBA. Vous ne regrettez pas de ne pas combattre face à un des cadors de la catégorie (Cotto, Mayweather, Hatton) ? – C’est sûr. Mon truc à moi, ç’aurait été de rencontrer vraiment un bon. Mais bon… Moi, je veux vraiment vivre le truc jusqu’au bout. Je sais que je vais être critiqué parce que ce n’est pas un vrai Championnat du monde. Mais au point où j’en suis, je m’en fous. Frédéric Klose avait souffert pour battre Harroche (à d.) lors de son dernier combat en juin à Marseille : « Grâce à mon métier, j’ai réussi à sauver les meubles. » (Photo Pierre Lablatinière) – Que savez-vous de Nuznenko ? – Ce n’est pas Mayweather ou Cotto. En revanche j’ai déjà boxé un Ukrainien quand je suis devenu champion d’Europe en 2003 contre Vetoux. Je m’en souviens bien. On s’était fait mal à la gueule pendant 12 rounds. – Pendant toute cette attente, avez-vous su garder la même motivation ? – Je n’ai plus envie de faire des combats de préparation. Pour mon dernier combat à Marseille en juin je gagne péniblement aux points. Grâce à mon métier, j’ai réussi à sauver les meubles. – Le 8 décembre, est-ce que cela pourrait être votre dernier combat, en cas de défaite ? – Oui, bien sûr. Il faudrait que je réfléchisse pour ne pas faire n’importe quoi. Ça ne reste que du sport. Maintenant cela va être le combat de ma carrière. C’est l’aboutissement, même s’il arrive un peu tard. Et pour moi, ce n’est plus aussi important qu’il y a cinq ou six ans. Avant je vivais boxe, je dormais boxe. Maintenant je suis plus détaché. Je suis passé par tellement de phases de remise en question. – Et en cas de victoire ? – Il pourrait y avoir de belles choses derrière. En tout cas je ne veux pas avoir de regrets. Ce n’est pas à trentesept piges que je vais changer ma boxe. Ce qui fera la différence, à ce niveau, c’est le mental. C’est à la première droite qu’on prend qu’on voit si ça va aller. – Êtes-vous un boxeur heureux ? – Disons que je touche au but. Heureux ? Je ne sais pas. On verra le 8 décembre au soir. En tout cas ce soirlà une chose est certaine, je serai apaisé. » BRUNO VIGOUREUX NATATION SURF GUSMAO CONTRÔLÉE POSITIVE. – Double médaillée d’or sur 50 m et 100 m aux Jeux Panaméricains en juillet, la nageuse brésilienne Rebeca Gusmao a été suspendue par la Fédération internationale depuis le 2 novembre, à la suite d’un contrôle positif à la testostérone, pratiqué le 13 juillet. Réfutant la thèse du dopage, elle a expliqué que son corps avait un taux de testostérone endogène plus élevé que la moyenne et qu’« il s’agissait d’une production naturelle ». WCT – FANNING CHAMPION DU MONDE. – Avant l’ultime étape, à Hawaii en décembre, le Championnat du monde WCT a connu son dénouement hier au Brésil avec l’avènement de Mick Fanning. L’Australien, vingt-six ans, a remporté la manche de Santa Catarina et, surtout, le championnat du monde pour la première fois. Leader toute la saison et vainqueur de sa troisième épreuve après ses succès à Gold Coast et Hossegor, Fanning a dominé en finale son compatriote Kai Otton (14,83 contre 10,50). – D. Mi. AVIRON LUNDI : NY Rangers - Philadelphie, 2-0 ; New Jersey - Pittsburgh, 0-5 ; Carolina - Washington, 5-0 ; Florida - Tampa Bay, 4-3 ; Montréal - Buffalo, 2-0 ; Minnesota - Edmonton, 5-2 ; Colorado - Calgary, 4-1 ; Anaheim - Dallas, 0-5. MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007 Décision d’ici à un mois Des « anomalies » admises hier par l’UCI, mais qui ne sauraient remettre en cause la positivité des résultats. Et encore moins les contrôles antidopage dans leur principe. « Faut-il laisser faire les tricheurs ? Tant que tous les États ne prennent pas de mesures satisfaisantes pour lutter efficacement contre le dopage, il faut bien que des organismes de droit privé, comme l’UCI, remplissent ce rôle, dans un cadre tout de même bien établi et accepté par les coureurs qui prennent une licence », plaide Me Jean-Luc Hordies, l’un des avocats de la Fédération internationale, qui demande : « Si Kashechkin était contre les contrôles, pourquoi s’y est-il soumis ? » Hier, les conseils de l’UCI, appuyés par les groupes sportifs – qui ont alerté le tribunal sur le risque de voir les sponsors déserter le cyclisme s’il donnait raison à Kashechkin dans le contexte actuel –, se sont principalement attachés à remettre en cause la compétence territoriale du tribunal de Liège à statuer sur une telle affaire. « Un coureur kazakh, résident à Monaco, qui s’oppose à une association de droit suisse : quelle est la légitimité de traiter ça devant un tribunal de Liège ? », s’interroge encore Me Hordies. Qui admet toutefois que « cette affaire pose de bonnes questions qui méritent d’être tranchées : le respect de la vie privée, la fiabilité des tests, etc. Mais il convient de discuter de ça devant les instances idoines. » Le tribunal de Liège devrait rendre sa décision d’ici à un mois. Mais Me Hordies prévient : « Je crains que ce soit le début d’une longue bataille… » JOSÉ BARROSO Pensec quitte Bretagne-Armor Lux Ronan Pensec a démissionné de la présidence de l’équipe Bretagne - Armor Lux (qui évolue à l’échelon Continental), qu’il occupait depuis le début de la saison. « Je n’ai pas accepté ce poste pour y avoir un titre honorifique mais pour m’impliquer sportivement, explique l’ancien professionnel de Peugeot et de Z. À partir du moment où on ne donne pas les moyens de le faire, je préfère me retirer car ce n’est pas mon club, la structure existait avant moi. » Pensec, qui a refusé le poste de président du conseil de surveillance qu’on lui proposait, évoque notamment des divergences sur « le management des coureurs et le suivi des jeunes. Les remaniements que j’ai proposés n’ont pas été acceptés, alors à quoi bon continuer ? » Le Breton souhaitait mettre en place un nouveau modèle d’équipe, avec des coureurs réunis toute l’année en un même endroit (sur le modèle des clubs de football). Il espérait même faire monter l’équipe en Continental Pro, avec le rêve de disputer le Tour de France 2008, qui s’élancera le 5 juillet prochain de Brest et parcourra toute la Bretagne. « Je n’abandonne pas pour autant mon projet d’équipe centralisée et je travaille toujours à la recherche d’autres partenaires », précise Pensec. T-MOBILE S’INTERROGE ENCORE. – Le groupe Deutsche Telekom va se réunir dans les jours prochains pour étudier la poursuite de son sponsoring de la formation T-Mobile après les révélations de Patrik Sinkewitz (il a affirmé avoir pratiqué des transfusions sanguines sur le Tour 2006, en concertation avec les deux médecins de l’équipe, limogés depuis). « Il y a de nouvelles informations et il faut les prendre en compte », a expliqué Stefan Althoff, en charge des questions de sponsoring à Deutsche Telekom. « Une décision responsable sera prise dans un avenir proche », indique de son côté Christian Frommert, porte-parole du groupe allemand. Cet été, le sponsor avait déjà évoqué un retrait du cyclisme avant de maintenir son engagement jusqu’en 2010, tout en prévenant qu’il pourrait se retirer à la prochaine affaire. T-Mobile a envoyé un courrier à l’UCI, à la Fédération et à la police allemandes afin d’avoir connaissance des dépositions de Sinkewitz. CYCLO-CROSS : TROIS MÉDAILLES FRANÇAISES AUX « EUROPE ». – Trois Français se sont distingués le week-end dernier aux Championnats d’Europe de cyclo-cross, à Hittnau (Suisse). Arnaud Jouffroy, vainqueur de la 1re manche de Coupe du monde juniors à Kalmthout, le 21 octobre dernier, a empoché la médaille d’argent chez les juniors, battu par le Tchèque Ludomir Petrus. Chez les femmes, la championne du monde Maryline Salvetat et Christel Ferrier-Bruneau se sont heurtées à la suprématie de la Néerlandaise Daphny Van der Brand. Elles se sont respectivement adjugé l’argent et le bronze, tandis que Laurence Leboucher échouait à la 4e place. Enfin, chez les Espoirs, le Belge Niels Albert a été sacré pour la quatrième fois. Le titre Élite hommes n’est pas disputé lors des Championnats d’Europe. PAGE 13 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge NHL : HUET EN VERVE. – Cristobal Huet a réussi, lundi, le quatorzième blanchissage de sa carrière, son premier depuis presque un an, tant les prouesses du Français dans sa cage (29 arrêts dans ce match, 16 dans le 1er tiers ; 93 % d’arrêts, 8e de la Ligue) ont été fragilisées parfois par le manque de consistance de sa défense cette saison. Le Canadien de Montréal n’en est pas moins dans une bonne passe, deuxième de sa division et troisième de sa Conférence (6 victoires sur ses 8 derniers matches). articles 6 (« droit à un procès équitable »), 8 (« droit au respect de la vie privée et familiale ») et 11 (« liberté de réunion et d’association »). « Le principe même des tests sanguins et l’obligation de renseigner sa localisation à tout moment sont une ingérence dans la vie privée des coureurs », détaille Me Grégory Ernes, tandis que Me Misson regrette que « les juridictions sportives ne donnent pas de garanties suffisantes aux droits de la défense. Porter atteinte aux droits fondamentaux d’un individu ne peut appartenir qu’aux autorités publiques dans un cadre strictement défini par la loi. » Les avocats ont ensuite relaté dans le détail le contrôle inopiné subi par leur client le 1er août, relevant notamment les « conditions douteuses » de transport des prélèvements et la réalisation de la contre-expertise trois semaines après l’analyse de l’échantillon A (alors que le règlement UCI prévoit de la faire dans les « 3 jours »). Bleu BLIN BLESSÉ. – Médaillé d’argent l’an passé en Coupe du monde à Lucerne avec le quatre de couple, Daniel Blin n’a pas terminé le stage que l’équipe de France de couple vient d’achever à Aiguebelette (Savoie). Il souffre très probablement d’une fracture de fatigue à une côte et a déclaré forfait pour la tête de rivière (contre la montre) en skiff de Turin à laquelle participeront dimanche les vice-champions du monde 2007 Adrien Hardy, Jean-Baptiste Macquet, Jean-David Bernard, Cédric Berrest, Julien Bahain, Julien Coeffic, ainsi que Pierre-Jean Peltier. Ils y affronteront entre autres les champions du monde du deux de couple, les Slovènes Cop et Spik, ainsi que le Néo-Zélandais Mahe Drysdale.Ce dernier est déjà en forme comme l’a prouvé sa récente victoire à Berne sur les 9 kilomètres de l’Armada Cup. – M. V. HOCKEY SUR GLACE IL EST ARRIVÉ peu avant le début de l’audience, dans un impeccable costume-cravate. Flanqué de ses avocats, de son ami et ex-coéquipier Igor Abakoumov et d’une vingtaine d’adhérents de son fan-club belge, parmi lesquels les membres de sa famille d’accueil lorsqu’il a débarqué en Europe de l’Ouest, il y a huit ans. Andreï Kashechkin était au tribunal des référés de Liège, hier, pour la première étape de son combat contre l’Union cycliste internationale (UCI). Contrôlé positif aux transfusions homologues le 1er août dernier alors qu’il passait des vacances en Turquie, l’ex-lieutenant de Vinokourov a été licencié par Astana après la contreexpertise. Mais sans même attendre la sanction disciplinaire de la Fédération kazakhe, il a décidé de contre-attaquer en mettant en cause toute l’organisation actuelle de la lutte contre le dopage. « Si le tribunal des référés ne nous donne pas raison, nous irons en appel puis en cassation, voire devant la Cour européenne des droits de l’homme », prévient l’un des conseils du coureur, Me Luc Misson, déjà à l’origine de l’arrêt Bosman. Selon les avocats du Kazakh, qui ont ouvert les plaidoiries (elles allaient durer près de sept heures), les contrôles antidopage contreviendraient à trois points de la Convention européenne des droits de l’homme, les Jaune Jaune Rouge NFL (saison régulière, 9 e journée). – LUNDI : Pittsburgh - Baltimore, 38-7. FRÉDÉRIC KLOSE, à un mois d’un Championnat pour le titre WBA des welters, savoure l’opportunité qui lui est enfin donnée, à trente-sept ans. Contrôlé positif le 1er août, le Kazakh a contesté hier, devant la justice belge, le système antidopage actuel. Noir Bleu Noir FOOT US CYCLISME La contre-attaque de Kashechkin 14 BASKET EUROLIGUE HOMMES (3 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune LE MANS - VILNIUS Batum hausse le ton GROUPE A AUJOURD’HUI Sienne (ITA) - Z. Kaunas (LIT) Ljubljana (SLV) - CSKA Moscou (RUS) DEMAIN Attendu en NBA, l’ailier manceau s’attache pour l’heure à être efficace au meilleur niveau européen. LE MANS – de notre envoyée spéciale c. — 139 126 166 153 177 158 173 170 Classement Pts J. G. — — — 1. Vilnius ...................... 4 2 2 2. Aris Salonique .............. 4 2 2 3. Malaga ................ 3 2 1 4. EP Istanbul ........ 3 2 1 5. Tel Aviv ............... 3 2 1 6. C. Zagreb ........... 3 2 1 7. LE MANS .......... 2 2 0 8. Milan ................... 2 2 0 P. — 0 0 1 1 1 1 2 2 p. — 175 156 185 165 148 157 137 146 c. — 150 149 151 163 163 187 143 163 Classement Pts J. G. — — — 1. Real Madrid ............ 4 2 2 2. Panathinaïkos ........ 4 2 2 3. P. Belgrade ............. 4 2 2 4. Fenerbahçe ............. 4 3 1 5. Barcelone ................ 3 2 1 6. ROANNE ................. 3 2 1 7. Rome ....................... 3 3 0 8. Bamberg ................. 2 2 0 P. — 0 0 0 2 1 1 3 2 p. — 169 152 169 224 160 151 232 122 c. — 155 144 165 228 148 149 260 130 GROUPE B AUJOURD’HUI A. Salonique (GRE) - C. Zagreb (CRO) Le Mans - LR Vilnius (LIT) (20 h 30, en différé à 22 h 45 sur Sport +) DEMAIN M. Tel-Aviv (ISR) - EP Istanbul (TUR) Milan (ITA) - Malaga (ESP) PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi 14 novembre : C. Zagreb - Milan, Vilnius Aris Salonique. Jeudi 15 novembre : EP Istanbul - Le Mans. GROUPE C HIER Fenerbahçe(TUR) - Rome (ITA) . 85-66 AUJOURD’HUI Bamberg (ALL) - Real Madrid (ESP) P. Belgrade (SER) - Panathinaïkos (GRE) DEMAIN Barcelone (ESP) - Roanne (20 h 45, différé à 21 heures, Sport +). PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi 14 novembre : Roanne-Fenerbahçe, Real Madrid - P. Belgrade. Jeudi 15 novembre : Rome-Bamberg ; Panathinaïkos-Barcelone. Les cinq premiers plus le meilleur sixième qualifiés pour le Top 16. FENERBAHÇE - ROME : 85-66 (20-10 ; 22-24 ; 23-13 ; 20-19) FENERBAHÇE : White (2), Solomon (21), Turkçan (13), Onan (6), Basak, S. Erden (8), Kutluay (17), Kaan (14), Savas (4). ROME : Giachetti (2), Fucka (6), Tonolli, Stefansson (13), E. Lorbek (15), Ray (9), Ukic (9), Gabini (6), Hawkins (6). COUPE ULEB (1re journée) S’il a accepté de rester encore dans l’orbite européenne cette saison, Nicolas Batum (ici au lancer franc contre l’Aris Salonique) espère bien avoir totalement déployé ses ailes au printemps prochain. (Photo Thierry Gromik / L’Équipe) d’être fiable (20 % à 3 pts en Euroligue). Et garder ce respect du jeu qu’on sent chez lui. Edwin Jackson, l’arrière de l’ASVEL boulimique du shoot et son coéquipier chez les Bleus lors du dernier Mondial 19 ans et moins, l’a chambré sur sa frilosité à prendre les tirs. Il en rit. « Oui, Edwin, lui, il balance pas mal... Depuis le début de l’année, j’ai fait quatre-cinq matches à plus de dix tirs ; avant, ce n’était pas concevable pour moi. Et en fait, il faut que je trouve une stabilité. En restant juste. Parce que je n’aime pas forcer le jeu, perdre des ballons bêtement ou bloquer le jeu. » Ainsi avance avec beaucoup de maturité et dans sa tête une façon « de rendre un peu hommage au père » ce garçon de dix-neuf ans qui n’est pas un égoïste. Ni dans le jeu ni pour les siens, sa mère et sa soeur. « Je suis là aussi pour assurer leur avenir. Ma décision, l’an dernier, c’était aussi par rapport à elles. Je sais que si je pars, elles me suivent. Je ne fais pas tout ça que pour moi. » Et ça en dit beaucoup sur lui. LILIANE TRÉVISAN LE MATCH Vujcic out Bogavac diminué AUJOURD’HUI, 20 H 30, ANTARÈS (en différé à 22 h 45 sur Sport +) LE MANS : 4 Bogavac (1,98 m, MON) ; 5 Batum (2,03 m) ; 6 Diot (1,92 m) ; 7 Koffi (2,05 m) ; 8 Limonad(1,92 m, ISR) ; 9 Bokolo (1,89 m) ; 10 Leloup (2 m) ; 11 Bogdanovic (2,04 m, SER) ; 13 Ricci (2,03 m, USA) ; 15 Clancy (2,01 m, USA). Entr. : V. Collet. VILNIUS : 4 Buterlevicius (2 m) ; 5 Slezas (2 m) ; 7 Stelmahers (1,90 m, LET) ; 8 Lukauskis (1,98 m) ; 10 Price (1,86 m, USA) ; 13 Batista (2,06 m, BRE) ; 15 Petravicius (2,07 m) ; 21 Jomantas (1,99 m) ; 22 Mitchell (1,81 m, USA) ; 31 Gecevicius (1,93 m) ; 33 Eidson (2,02 m, USA) ; 41 Brazdaukis (2,05 m) ; 44 Nielsen (2,08 m, AUS) ; 51 Bajramovic (2,07 m, BOS). Entr. : A. Trifunovic (SER) CE SONT LES TOMBEURS du Maccabi Tel-Aviv (92-74) qui débarquent en Sarthe. Invaincus, dotés d’un gros potentiel offensif (87,5 pts par match) les Lituaniens, comble de malchance pour Le Mans, ont récupéré depuis ce week-end l’exStrasbourgeois Chuck Eidson qui a rejoué (4 min) en Championnat ce week-end. « C’est un beau collectif offensif, qui évolue avec beaucoup de vitesse. Il sera impératif de les limiter, de les ralentir », anticipe le coach sarthois Vincent Collet, impressionné par la prestation lituanienne face au Maccabi, un moment mené de 27 points (68-41) en Lituanie... Chez les Manceaux, Neboja Bogavac, touché lundi à l’entraînement (légère entorse de la cheville) a été dispensé hier. Mais il devrait tenir sa place. Ce qui ne sera pas de trop pour aider le MSB « à trouver des solutions offensives en ayant du mouvement » pour essayer d’accrocher ce qui serait une première victoire en Euroligue. – L. T. EUROLIGUE FEMMES (1re journée) TOUS SPORTS Victime d’une blessure à un genou dimanche face à Galil Elyon en Championnat d’Israël, la star du Maccabi Tel-Aviv, Nikola Vujcic, sera indisponible de quatre à six semaines. LEGNAME : SAISON TERMINÉE. – Coup dur pour Hyères-Toulon. Victime d’une déchirure aux adducteurs à l’entraînement lundi soir, l’arrière Laurent Legname (30 ans, 9 min. pour 2,3 pts) a eu confirmation hier par le corps médical qu’il était out jusqu’à la fin de la saison. Le club s’est mis en quête d’un joker. – P. Sav. NBA : WADE S’ENTRAÎNE. – Dwyane Wade, la star manquante du Miami Heat, a repris l’entraînement. Opéré du genou et de l’épaule le 15 mai dernier, Wade devrait encore manquer à l’appel pendant trois semaines. En son absence, Miami a entamé la saison par trois défaites. LUNDI : Dallas-Houston, 107-98 COLOGNE - CHALON : 94-84 (28-20 ; 22-26 ; 16-25 ; 28-13) COLOGNE : Raivio (6), Nadjfeji (9), Bjelica (17), J. Bailey (18), Keselj, Sinanovic (4), McElroy (19), Nikagbatse (12), Idbihi (9). CHALON : Braud (13), Ekanga-Ehawa, Barrett (25), Corosine (6), M. Badiane (10), Guice (7), Rogers (11), Ford (6), Kone (6). KHIMKI MOSCOU - NANCY : 90-81 (23-25 ; 18-18 ; 27-15 ; 22-23) KHIMKI MOSCOU : Fridzon, Dyachok, Morgunov, Veremeenko (14), Wilkinson (9), Rannikko (7), Shabalkin (2), Ponkrashov (16), McCarty (28), Ewing (14). NANCY : Dowdell (18), Amagou (4), Julian (22), J. Greer (2), T.J. Parker (12), D.J. Harrison, Zaki, Samnick, R. Greer (15), Bauer (8). LUDWIGSBURG - ASVEL : 72-90 (25-28 ; 21-15 ; 16-25 ; 10-22) LUDWIGSBURG : Prewitt (9), Ferreira (4), McCray (5), C. Collins, Zdravkovic, Mittmann (7), Kesselring (1), F. Young (5), R. Ross (15), Dourisseau (8), Woudstra (18). ASVEL : Nsonwu-Amadi (14), L. Wilson (16), Foirest (9), Troutman (19), Jeanneau (7), Conley (10), Varem (2), Diakité (2), Cakarevic, E. Jackson (2), Sangaré (9). QUACKENBRUCK - PAU-ORTHEZ : 85-74 (17-20 ; 21-15 ; 18-16 ; 29-23) QUACKENBRUCK : Rowland (10), Goldsberry (12), Feist, Chubb (9), McIntosh (14), P. Johnson (5), Rohdewald (2), Hall (12), Madrich (2), T. Thomas (8), Freije (11). PAU-ORTHEZ : Heurtel (2), D’Almeida (6), Fein (10), A. Mendy (2), Ferchaud (3), Rupert (16), D. Young (16), Vaty, Dials (17), Withers (2). HAPOËL JÉRUSALEM - STRASBOURG : 74-73 (17-24 ; 19-9 ; 17-22 ; 21-18) HAPOËL JÉRUSALEM : Curry (16), Hagag (3), Shason (7), Pniny (13), Blalock, Orland, Slaughter (8), Bowers (9), Arnold (18). STRASBOURG : Pettway (4), Darrigand, King (9), Giffa (8), Nissim (7), McCord (8), Obasohan (15), Shannon (18), Lewin (4). PARIS EN LIGNE En nombre et enthousiastes « Peu de temps mais des idées » S’ils n’ont pas la force de frappe des ténors, les quatre clubs français prennent le départ de la compétition reine avec quelques espérances. ÉRIC WOERTH, le ministre du Budget, pense que Paris et Bruxelles peuvent rapidement s’entendre. EXISTE-T-IL une équipe française capable de s’opposer à des armadas comme celle du Spartak Moscou, vainqueur de l’Euroligue 2007 avec des calibres de type Diana Taurasi ou Tina Thompson, sans parler des Osipova, Penicheiro ou Bibrzycka ?... La réponse est non. Le basket français, présent pour la première fois de son histoire avec quatre clubs dans une compétition phare rafraîchie, au format élargi et enfin lisible (4 poules de 6, puis huitièmes et quarts au meilleur des trois matches et Final Four), peut-il y jouer un rôle intéressant ? La réponse est oui. Avec des ambitions nuancées, mais réelles. Le point. VALENCIENNES UN STATUT À ASSUMER Le nouvel entraîneur Hervé Coudray travaille avec neuf nouvelles joueuses ! « Il faut donner un peu de temps au temps mais avec le statut du club, ne pas être dans le haut du tableau serait un échec », souligne un entraîneur plutôt rassuré par le début de saison en Championnat. « Il reste beaucoup de travail à effectuer pour trouver de la stabilité de jeu sur quarante minutes mais les autres ne sont pas plus avancés. Namur a récupéré ses joueuses juste une petite semaine avant nous. À Brno, les étrangères sont arrivées la semaine dernière… » Dans la construction de l’équipe, Hervé Coudray a au moins un motif de satisfaction : « À chaque fois, nous avons su trouver une joueuse différente pour scorer… avec Koehn loin du cercle, puis avec Ohlde près des anneaux, une fois avec Zara, une autre fois avec Gomis… » Même si le projet avec le président Lecoq est défini sur trois ans, VO entend bien assumer son statut d’ancien double vainqueur de l’Euroligue. Sabrina Reghaïssia l’exprime à sa manière : « Après l’expérience avec l’équipe de France, il y a chez beaucoup d’internationales une énorme frustration. Heureusement, tout est possible en club. Je n’ai encore jamais vécu un Final Four. Pourquoi pas cette saison ? » VILLENEUVE-D’ASCQ POUR APPRENDRE « On pensait avoir une certaine stabilité de jeu en gardant le même effectif. C’est tout le contraire qui se produit. » Battu lors de l’Open contre Clermont (72-58), Villeneuve- d’Ascq a été corrigé samedi à Bourges (42-67)… « Le genre d’équipe qu’on aura tout le temps face à nous en Euroligue », s’inquiète le coach Abdou N’Diaye. Pour tout arranger, l’intérieure lituanienne Iveta Marcauskaite (1,96 m, 24 ans) a annoncé qu’elle était enceinte et mettait un terme à sa saison. Il faudra la remplacer. « Ce n’est pas si facile, confie le manager général Yannick Leborgne. Marcauskaite était la deuxième marqueuse de l’équipe (13,8 pts en 2006-2007) et celle qui prenait le plus de tirs à trois points. Trouver une joueuse intérieure comme elle, capable de s’écarter du cercle, ressemble un peu à mission impossible. » Il faut encore ajouter le retour un peu précipité de Géraldine Robert, opérée du ménisque et « pas à cent pour cent » selon Abdou N’Diaye. Bref, l’ESBVA qui joue ce soir face à l’expérimenté Sopron le premier match d’Euroligue de son histoire n’est pas dans les meilleures conditions. « Nous prenons l’Euroligue comme une étape d’apprentissage. La priorité des priorités reste le Championnat », conclut N’Diaye. BOURGES OPTIMISME RAISONNÉ Bourges n’a connu que deux départs et s’avance avec un effectif bien plus complet que par le passé. D’où des objectifs plus ambitieux, même si l’entraîneur, Pierre Vincent, mesure l’optimisme : « Avec ces onze joueuses nous devrions proposer d’avantage de rythme et un jeu plus offensif. On devrait être plus scoreur dans le jeu extérieur. Mais il faudra aussi savoir gérer cet effectif puisque certaines risquent de rester plus longtemps sur le banc. Nous nous sommes renforcés pour l’essentiel avec des jeunes, il faut parvenir à développer leurs talents. Seule Belinda Snell a l’expérience du haut niveau. On peut espérer faire des coups mais sur l’ensemble de la compétition, il ne faut pas rêver. Les clubs russes ont des moyens énormes » . Le budget du club est cette année de 2,2 millions d’euros, « très loin de ceux des armadas russes ou même des Espagnols, ces derniers quatre à cinq fois supérieurs » , note aussi le président Pierre Fosset, persuadé que le développement passe désormais par un nouveau palais des sports : « un projet est à l’étude, dit-il mais pour l’instant nous n’avons pas de précision supplémentaire » . La capitaine Céline Dumerc souffre d’une fracture de fatigue au pied. Elle sera remplacée par Florence Lepron et Carine Paul. MONDEVILLE HIRSCH VEUT Y CROIRE Repêché après la défection de Montpellier, Mondeville entamera sa troisième campagne consécutive dans un groupe compliqué. « Aller en huitième serait un exploit », estime le président Daniel Dufour. Le coach Olivier Hirsch, lui, se veut pourtant « ambitieux. Valence me semble au-dessus du lot mais nous devons ensuite croire en nos possibilités. C’est un peu le mal français. Pourquoi ne pas croire en l’avènement d’un groupe extraordinaire ? Nous avons de la taille, du talent. Finir 2 ou 3 n’est pas irréalisable. » Les Normandes semblent armées sur les postes extérieurs, avec Aubert, meilleure passeuse des dernières éditions, une grosse shooteuse à trois points, l’Américaine Williams, et l’une des meilleures marqueuses de Ligue féminine l’an passé, Salagnac. Le secteur intérieur va en revanche découvrir ce niveau, et a été mis à mal par les blessures durant la préparation. La Slovaque Janostinova manquera ainsi au minimum la première journée, Diawara peine à s’entraîner. – H. Le., J. Ba. et D. Fa. Groupe A. – AUJOURD’HUI : CSKA Moscou (RUS) - Riga (LET) ; Fenerbahçe (TUR) - Naples (ITA) ; Villeneuve-d’Ascq - Sopron (HON) (20 heures). Groupe B. – AUJOURD’HUI : Ekaterinbourg (RUS) - USK Prague (RTC) ; Bourges - Sibenik (CRO) (20 heures), Salamanque (ESP) - Cracovie (POL). Groupe C. – AUJOURD’HUI : Spartak Région Moscou (RUS) - Kosice (SLQ) ; Brno (RTC) - Gdynia (POL). DEMAIN : Namur (BEL) - Valenciennes (20 h 30). Groupe D. – AUJOURD’HUI : Valence (ESP) - Faenza (ITA). DEMAIN : Dynamo Moscou (RUS) - Pécs (HON) ; Vilnius (LIT) Mondeville (18 heures). Les quatre premiers de chaque poule en huitièmes de finale. Les échanges sur les paris en ligne et le monopole des jeux se sont apaisés, hier, entre la France et la Commission européenne. Le contact est rétabli, à en croire Éric Woerth, ministre du Budget, et Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’État aux Affaires européennes. Accompagnés de leurs conseillers, ils ont été reçus, pour la première fois, par Charlie McCreevy, le commissaire européen en charge du Marché intérieur et des Services. La discussion a duré quarante minutes, plus longtemps que prévu. Elle a permis de jeter de nouvelles bases, plus politiques, et de définir un calendrier afin d’éviter que la procédure contentieuse aille à son terme. Mise en demeure le 11 octobre 2006, la France a répondu, le 29 octobre dernier, à une demande d’avis motivé, qui peut être examiné dans un délai très court (le collège se réunira désormais tous les mois et non plus tous les trois mois) et la conduire devant la Cour de justice européenne. BRUXELLES – de notre envoyé spécial « DANS QUEL CLIMAT s’est déroulée cette prise de contact ? – Plutôt chaleureux. Nous avons précisé la position de la France. Nous avons d’abord indiqué que, dans le cadre de la procédure contentieuse en cours, nous pensions avoir de bons arguments et que notre dossier était solide. Naturellement, le commissaire McCreevy a répondu que le sien l’était égale- ment. Mais nous sommes convenus qu’il fallait, parallèlement à cette procédure, commencer et développer un dialogue politique. C’était l’objet de cette réunion de lancer ces discussions. – Quels points avez-vous particulièrement défendus ? – Nous avons indiqué que le gouvernement était prêt à envisager une ouverture maîtrisée des marchés des jeux, dès lors que celleci s’inscrirait dans le respect des principes fondamentaux qui sont les nôtres. Une ouverture maîtrisée où nous choisirions les opérateurs et qui devra s’accompagner d’une lutte renforcée contre les sites illégaux, sauvages. Dans le domaine hippique, il faut pouvoir conserver le caractère mutualiste des paris. Les problématiques de fiscalité, importants pour l’État, doivent être prises en compte. Le commissaire a pris acte de tout cela, sans protester ni agréer. Mais il a précisé qu’il souhaite que l’ensemble du système – car d’autres pays rencontrent des difficultés – soit cohérent, respectueux du traité et non discriminatoire. – S’agit-il de construire un nouveau modèle ? – Il faut le respect des spécificités propres à chaque pays. Nous avons dit que nous étions favorables à cela et que nous allions proposer un système. Nous allons mandater une mission ad hoc, associant l’inspection des finances, l’inspection de l’agriculture, l’inspection générale de l’administration, qui sera chargée, dans les trois mois, d’élaborer des propositions. – Quel sera précisément le calendrier ? – Une prochaine réunion entre le commissaire européen et nous-mêmes sera fixée DOPAGE Bachelot recadre Bordry MARC CHEVRIER La ministre a répondu par lettre aux critiques du patron de l’Agence française de lutte contre le dopage. ROSELYNE BACHELOT ne décolère pas à l’encontre de Pierre Bordry depuis que le patron de l’Agence française de lutte contre le dopage s’était montré très critique, devant la presse, à l’égard du ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports (L’Équipe du 18 octobre). Ces attaques, sur le budget de l’Agence notamment, alors qu’elle préparait la Rencontre internationale de Paris sur le dopage des 22 et 23 octobre, l’avait irritée. Rappelant qu’avec « 7,3 millions d’euros (en 2008), l’AFLD sera[it] l’une des mieux dotées parmi les agences européennes comparables », elle précisait que l’AFLD avait les moyens de remplir ses missions, malgré une progression de son budget 2008 limitée à 120 000 euros au lieu des 250 000 réclamés. PAGE 14 Annoncer qu’il se rendrait « par pure courtoisie » au sommet antidopage, en stigmatisant « la présence d’un sous-chef de bureau du ministère à l’une des tables rondes », relevait, pour Roselyne Bachelot, d’un manquement à ses obligations de fonctionnaire d’État. Elle le lui a fait savoir dans un courrier, daté du 5 novembre, dont L’Équipe a eu connaissance. Au-delà de sa « stupéfaction », elle justifie que Pierre Bordry n’ait pas été appelé à participer à la table ronde « décisionnelle » du sommet antidopage par « l’absence de rôle international de l’agence en la matière ». Le propos de Pierre Bordry concernant « l’intervenante du ministère à ces tables rondes (la directrice des Sports, vraisemblablement début février. Nous remettrons un rapport préliminaire pour essayer de trouver sur cette base un accord en mars. – Allez-vous sacrifier l’infime partie du chiffre d’affaires de la Française des Jeux sur les paris sportifs en ligne pour sauver le Pari mutuel urbain ? – Nous n’en sommes pas là. J’ai fait la différence entre les deux, aujourd’hui, afin de souligner qu’il serait incroyable de fragiliser un secteur économique, la filière hippique, qui fonctionne bien. Le commissaire partage cette opinion. Mais la plupart des principes que j’ai développés valent à la fois pour le PMU et pour la Française des Jeux. Maintenant, nous devons travailler en commun sur les paris en ligne, les paris sportifs en ligne. L’étude de l’inspection portera sur chaque secteur, sur chaque opérateur. – N’avez-vous pas l’impression d’être engagé dans une course contre la montre ? – Nous disposons de peu de temps mais nous avons des idées précises sur ce que nous pouvons proposer. Nous vérifierons qu’elles sont compatibles avec le traité. – Il n’existerait donc plus aucun blocage ? – Je ne dis pas ça. On cherche des solutions. On devrait pouvoir y arriver, sinon nous irons devant la Cour européenne de justice. » madame Dominique Laurent) » lui semble « indigne ». L’essentiel des réponses de Roselyne Bachelot porte sur les questions budgétaires. Concernant le budget de l’AFLD pour 2007, « la subvention du ministère s’est élevée à 7,18 M », soit « plus de 95 % du budget total de l’agence ». Pour 2008 est prévue « une subvention de 7,31 M, donc en augmentation. Par ailleurs, l’agence dispose d’un fond de roulement élevé, que l’on peut estimer à 1 M ». Et la ministre lâche : « Le seul refus qui vous a été opposé à ce stade porte sur votre demande d’augmentation de 72,5 % de votre propre indemnité. » PATRICK ISSERT LE BUDGET 2008 À L’ASSEMBLÉE. – Les députés votent ce matin les crédits Jeunesse, Sports, Vie associative du projet de loi de finances 2008. La ministre Roselyne Bachelot a annoncé une enveloppe de 1,048 milliard d’euros, contre 1,037 en réalisé 2007. La part du sport y est en hausse (803 millions d’euros contre 786 en 2007), grâce à une augmentation à 266 millions (230 en 1997) des fonds du Centre national du développement du sport (CNDS). Une situation que dénonce le député socialiste Henri Nayrou, rapporteur : « le CNDS n’est pas le budget de l’État », le budget stricto sensu étant en recul de 19 millions sur un an. Enfin, selon lui, avec 0,28 % du budget de l’État (0,38 % CNDS inclus), la promesse de Nicolas Sarkozy d’atteindre les 3 % du budget de l’État ne paraît pas tenable. – P. I. MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge d’interceptions en Euroligue en 33 min) est aujourd’hui la meilleure évaluation européenne (16,5) du club sous les yeux réjouis des scouts NBA. Et de ses coéquipiers. Même les Américains lui renvoient le respect. Sam Clancy n’a-t-il pas dit qu’il voyait en lui « un joueur plus costaud que Kevin Durant », la jeune star de Seattle ? Pour autant, il a fallu une remise au point dans le bureau du coach, après un début de Championnat calamiteux, pour que Nicolas Batum hausse le ton de son jeu. « Depuis, il est très bien. Très stable dans les attitudes, la concentration et beaucoup plus concerné par l’ensemble du jeu, apprécie Vincent Collet. Il est beaucoup plus conquérant, plus agressif des deux côtés du terrain. Mais ce qui va conditionner sa réussite, c’est son exigence vis-à-vis de lui-même »... C’est une manière pour le coach de mettre en garde son ailier contre les tentations de la facilité, ce côté très tranquille qui l’habite parfois. Nico prend acte. Sait qu’il doit travailler dur un tir extérieur qui est loin GROUPE B. – HIER : Z. Belgrade (SER) - Ovar (POR), 89-79 ; Ventspils (LET) Besiktas (TUR), 79-87 ; Cologne (ALL) - Chalon, 94-84. GROUPE D. – HIER : Khimki Moscou (RUS) - Nancy, 90-81, Wloclawek (POL) Mariupol (UKR), 66-70. AUJOURD’HUI : Valence (ESP) - Francfort (ALL). GROUPE G. – HIER : Tallinn (EST) - Panionios (GRE), 81-68 ; Wroclaw (POL) Gran Canaria (ESP), 71-63 ; Ludwigsbourg (ALL) - ASVEL, 72-90. GROUPE H. – LUNDI : Riga (LET) - Sofia (BUL), 77-58. HIER : Quackenbruck (ALL) - Pau-Orthez, 85-74 ; Trévise (ITA) - Kiev (UKR), 73-77. GROUPE I. – HIER : Kazan (RUS) - Zadar (CRO), 90-87 ; Hapoël Jérusalem (ISR) Strasbourg, 74-73 ; Zgorzelec (POL) - Den Bosch (HOL), 80-65. Les trois premiers de chaque poule et les quatre meilleurs quatrièmes qualifiés pour les seizièmes de finale. Bleu Le Mans poussa à sa décision un soupir de soulagement, mais le plus dur commençait pour Nico : confirmer qu’il pouvait être ce joueur majeur et décisif au plus haut niveau, à commencer par l’Euroligue, « la deuxième ligue du monde », comme il dit. Ce pur ailier qui impacte tous les secteurs du jeu (11 pts, 4 rbds, 3,5 pds et autant p. — 162 150 188 157 173 139 152 141 Jaune Rouge Jaune Au nom des siens PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi 14 novembre : CSKA Moscou - Olympiacos, V. Bologne - Sopot. Jeudi 15 novembre Kaunas - Ljubljana, Vitoria - Sienne. P. — 0 1 1 1 1 1 1 2 Noir Bleu Noir IL A PROLONGÉ l’entraînement d’hier par une séance avec le préparateur physique et quitté le terrain quand les autres étaient rhabillés depuis longtemps. Nicolas Batum (2,03 m, 19 ans bientôt) trouve ça normal. Pourtant, cela fait un petit moment que rien n’est plus vraiment normal dans la vie du jeune ailier manceau, pris la saison passée dans un tourbillon frénétique. Désiré, traqué par les scouts NBA, on le pressait de jeter son nom à la draft. Oui, il y eut beaucoup d’excitation, de conseils plus ou moins bien attentionnés, de paillettes et de millions de dollars agités sous les yeux de ce gamin au basket si fluide qui venait d’être couronné meilleur joueur de l’équipe de France des 18 ans et moins, championne d’Europe en 2006 face à la Lituanie. C’est d’ailleurs ce souvenir qui le ramène à des préoccupations plus pressantes. Ce soir, il retrouvera avec Vilnius le meilleur marqueur lituanien d’alors, Martynas Gecevicius. « En finale, on avait gagné 77-72. J’avais défendu sur lui, c’est un bon joueur, mais c’est vrai qu’avec le matos qu’ils ont à Vilnius, il ne joue pas beaucoup », analyse le Manceau. Aujourd’hui, dans la tête de Nicolas Batum, la houle s’est calmée, les idées se sont décantées avec sagesse. « J’ai fait l’erreur en début de saison de ne penser qu’à ça, et j’ai fait n’importe quoi. Je déjouais. Alors, aujourd’hui j’arrête d’y penser », dit-il avec une clairvoyance étonnante. Drôle d’histoire en effet que celle de ce gamin, orphelin d’un père foudroyé sur un terrain de basket du côté de Pontl’Évêque, alors qu’il n’avait que deux ans. Superbe destin que celui de ce longiligne athlète dont l’envergure, la mobilité, la gestuelle féline ne l’ont pas empêché d’être sèchement… recalé aux tests fédéraux de l’INSEP. « Il a un nez pour le jeu », dit de lui son coach Vincent Collet, qui le couve depuis ses années espoirs au Mans où Nico Batum suivait souvent aux matches un ami de la famille, Dwayne Scholten, en son temps intérieur du MSB. Le gamin qui alors quémandait des autographes à Keith Jennings ne pensait peut-être pas que sa destinée se jouerait ici. Il aurait pu partir, il ne l’a pas fait. « Pendant trois semaines, un mois, ça a été la folie autour de moi. Des gens à qui je ne demandais rien me donnaient des conseils. J’ai écouté ma famille, bien sûr. Et puis mes agents et surtout le dernier conseil que j’ai demandé c’est à Vincent. Lui m’a beaucoup éclairé sur la décision à prendre. Je préfère jouer trente minutes en Euroligue. L’argent, c’était le premier mot qui arrivait dans les conversations. Mais il n’y avait pas que ça pour moi. » Sopot (POL) - Vitoria (ESP) Olympiacos (GRE) - V. Bologne (ITA) Classement Pts J. G. — — — 1. CSKA Moscou ........ 4 2 2 2. Sienne ...................... 3 2 1 3. Vitoria ...................... 3 2 1 4. Kaunas ..................... 3 2 1 5. Olympiakos ............. 3 2 1 6. Ljubljana .................. 3 2 1 7. Bologne ................... 3 2 1 8. Sopot ......................... 2 2 0 15 Bleu Rouge Noir Jaune AUTOMOBILE FORMULE 1 Briatore peut attendre Schumacher de retour au volant Le patron de Renault aimerait faire signer Alonso très vite. Mais il risque de devoir être patient. termes, l’Espagnol garderait toute latitude pour sauter sur l’occasion si d’aventure un baquet se libérait chez Ferrari. Pour l’instant, Kimi Räikkönen est assuré d’un volant à la Scuderia jusqu’en 2009 et son coéquipier Felipe Massa pour une année de plus après la prolongation de son contrat jusqu’en 2010, il y a un mois. Mais il pourrait aussi s’en aller en cas de résultats sportifs trop décevants pour l’Espagnol. RIEN N’EST ENCORE signé. Mais tout le monde le voudrait bien. À commencer par le patron de Renault F 1. Flavio Briatore avait lâché la semaine dernière à La Gazzettadello Sport que tout serait réglé cette semaine. Il est de son intérêt d’avancer vite dans ce domaine. L’équipe française est la seule pour l’instant à n’avoir annoncé aucun de ses deux pilotes. Et Fisichella et Kovalainen, sans oublier le 3e pilote Nelsinho Piquet, dont les deux derniers sont managés par Briatore, doivent commencer à s’impatienter. Et ils ne sont pas les seuls à trouver le temps long. À l’image de tous ces baquets de la grille 2008 sans pilote dans l’attente d’une décision d’Alonso (voir infographie). Rien n’est encore fait. Alors Renault fait des efforts. Fernando Alonso hésitait à revenir dans son ancienne équipe car il ne voulait pas s’engager sur le long terme. Flavio Briatore, lui, souhaitait que le double champion du monde signe pour trois ans, histoire de construire pour l’équipe française un projet sur le long terme. Alors, Fernando aura raison et Flavio pas tort. Selon le quotidien espagnol Marca, Alonso se serait vu proposer un contrat de trois ans mais avec le droit de quitter Renault dès qu’il le souhaite. En d’autres Alonso en vacances Les baquets libres pour 2008 HHamilton R ïkkönen Ra H Heidfeld RRosberg C Coulthard T Trulli V Vettel B Button S Sato S Sutil Massa Kubica Webber Bourdais Barrichello ATHLÉTISME TRANSAT JACQUES-VABRE Les multis à l’attaque Menée par « Gitana 11 », la flottille des trimarans a doublé hier les monos de tête, « Safran » et « Foncia ». DES ACCÉLÉRATIONS à plus de 30 nœuds, des vitesses moyennes supérieures à 20 nœuds. Ces dernières vingt-quatre heures, les multicoques 60 pieds (18,28 m) ont fait parler la poudre au large de l’Espagne. Partis du Havre dimanche, un jour après les monocoques, ils se portaient les uns après les autres, hier après-midi, aux avant-postes de la flotte de cette 8e édition de la Transat JacquesVabre en double à destination de Salvador de Bahia, au Brésil, laissant dans leur sillage les Safran (Guillemot-Caudrelier), Foncia (Desjoyeaux-Le Borgne) et Gitana 80 (Peyron-Le Vaillant) jusque-là en position d’éclaireurs. « Il y a beaucoup de vent et de mer, quand tu passes dans la vague, c’est impressionnant, racontait Pascal Bidégorry, skipper du trimaran Banque-Populaire. C’est court et violent, donc vigilance oblige. Même pour barrer, c’est la croix et la bannière. » « On avance dans 40 nœuds de vent, la mer est assez courte, soulignait Stève Ravussin, coskipper de Groupama 2. Pour le moment, on a trois ris dans la grand-voile (réduction de la surface) et la trinquette (petite voile d’avant), mais tout va bien car on porte très peu de toile. La stratégie est de faire avancer le bateau tout en faisant attention. » un plan d’eau, ça devient dangereux. » Routeur du vainqueur de la Route du Rhum, Sylvain Mondon, de Météo France, expliquait qu’ils avaient anticipé ce scénario avant le départ. « Si Gitana 11 était parti dimanche sur la même route que Groupama et Banque Populaire, il n’avait aucune chance de sortir de la Manche par le sud. Nous avons donc délibérément choisi de partir au nord sachant que les premières vingtquatre heures ne seraient drôles ni pour les hommes ni pour le bateau. Mais l’option a payé et cela valait la peine. » Comment ce scénario va-t-il évoluer ? Personne ne le sait tant la situation « mollissante » des trois jours à venir s’annonce complexe et hautement tactique, avec deux options au choix : descendre le long des côtes portugaises puis africaines en quête d’un léger flux d’est ou rester au large à la recherche du vent de sud-ouest généré par la dépression positionnée aux Açores. En monocoques, les équipages s’offraient aussi quelques frissons et montées d’adrénaline dans des surfs à plus de 25 nœuds. « C’est très rapide, on a même battu le record de vitesse du bateau ce matin avec 28 nœuds, s’enthousiasmait Charles Caudrelier, coskipper du bateau leader Safran. Je n’avais jamais été aussi vite en monocoque. On fait malgré tout très attention au matériel car on est obligés de tirer sur la bête. On a eu une nuit virile, avec quelques PASCAL SIDOINE Démâtage du monocoque « Artemis » Au-delà de ces conditions parfois difficiles à négocier, tous gardaient parallèlement un œil inquiet sur le tandem Lionel Lemonchois-Yann Guichard (Gitana 11), décalé dans l’ouest et pointé premier au classement de 20 heures devant BanquePopulaire et Groupama. « Gitana nous a déjà fait peur hier et il nous fait toujours peur, commentait Bidégorry. Car en course, dès qu’on se retrouve à des endroits différents sur APPELS DU LARGE Jacques VINCENT (Brossard) : « Le vent est bien monté, il est rentré petit à petit hier en fin de journée. Actuellement on tourne à 21-22 nœuds, avec un vent de nord-est variable, dans des creux de 1 m, 1,50 m. Nous, on est partis pour opter pour le large de la côte espagnole, et, niveau sommeil, on dort deux heures maximum, il faut être vigilants… » frayeurs. Mais on n’a pas beaucoup de choix, il y a du monde derrière, ça pousse, ça pousse et on ne veut pas perdre notre place. » Revenus respectivement à 4 et 8 milles à la mijournée, Michel Desjoyeaux et Loïck Peyron mettaient effectivement la pression sur Safran, mais l’écart était revu à la hausse dans la soirée, passant à 19 et 41 milles. Un peu plus loin derrière, Kito de Pavant (Groupe-Bel), Jean Le Cam (VMMatériaux), Mike Golding (Ecover) et Bernard Stamm (Cheminées-Poujoulat) résistaient afin de ne pas être décrochés. Coup dur en revanche pour les Britanniques Jonny Malbon et Graham Tourell dont le monocoque Artemis, alors dixième au classement, a démâté vers 15 h 20 au large du cap Finisterre dans 35 nœuds de vent. Sains et sauf, les deux hommes faisaient route hier soir vers le port de Vigo en Espagne, distant d’une centaine de milles. Gildas MORVAN (VM-Matériaux) : « On a 25 nœuds établis, avec des pointes à 30 nœuds, on a un peu de mer, ça commence à être un peu formé et ça va vite. Il faut surveiller dehors. On a essayé de dormir un peu avant le cap Finisterre. Maintenant, on est tous les deux sur le pont pour surveiller le vent qui forcit. » Yannick BESTAVEN (Cervin-EnR) : « On a navigué à vue avec Akena-Varendas. Les conditions sont assez mollassonnes. Plus on descend vers le sud, plus le vent reprend. En ce moment, on a 12 nœuds de vent avec un vent d’est. On pourra atteindre le cap Finisterre d’ici 15 heures. Pour nous c’est calme, ça glisse tranquillement. Le temps est mou. On a beaucoup souffert du petit temps parce qu’on est moins toilé que les autres, on apprend un peu le bateau. On commence à rentrer dans des conditions plus adaptées à notre bateau et on va pouvoir aligner des vitesses dignes de lui. Maintenant ça va être dur de recoller des bateaux nouveaux type ROXY. » MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007 Lionel Lemonchois et Yann Guichard menaient hier soir la flotte des multicoques et également celle des monos. Le trimaran « Gitana 11 » a dépassé les bateaux de tête de la classe IMOCA. (Photo Marcel Mochet/AFP) RÉSULTATS Positions hier à 20 heures Multicoques 60 pieds : 1. LemonchoisGuichard (Gitana 11), à 3 536,1 milles de l’arrivée ; 2. Bidégorry-Y. Ravussin (FRA-SUI, Banque Populaire), à 12,6 m. du leader ; 3. Cammas-S. Ravussin (FRA-SUI, Groupama), à 14,2 m. ; 4. Koch-Gendron (Sopra), et Bourgnon-Vincent (SUI-FRA, Brossard), non localisés. Multicoques 50 pieds : 1. Escoffier-Fauconnier (Crêpes Whaou !) à 3 721,1 milles de l’arrivée ; 2. Erussard-Dahirel (Laiteries de Saint-Malo), à 74,7 m. ; 3. Caseneuve-Houdet (Croisières Anne Caseneuve), à 100,2 m. ; etc. Monocoques 60 pieds : 1. GuillemotCaudrelier (Safran), à 3 571,6 milles de l’arrivée ; 2. Desjoyeaux-Le Borgne (Foncia), à 19,4 milles du leader ; 3. Peyron-Le Vaillant (Gitana 80), à 41,2 m. ; 4. de Pavant-Col (Groupe Bel), à 42,5 m. ; 5. Le Cam-Morvan (VM Matériaux), à 53,7 m. ; 6. Golding-Dubois (GBR-FRA, Ecover), à 57 m. ; 7. StammCariou (SUI-FRA, Cheminées Poujoulat), à 57,4 m. ; 8. Eliès-Audiguane (Generali), à 86,7 m. ; 9. Davies-Grégoire (GBR-FRA, Roxy), à 108 m. ; 10. Caffari-King (GBR, Aviva), à 141,4 m. ; 11. Le Cleac’h-Troussel (Brit Air), à 150,7 m. ; 12. Bestaven-Guerin (Cervin–EnR), à 173 m. ; 13. Malbon-Tourell (GBR, Artemis), à 179,2 m. ; 14. Basurko-Gandarias (ESP, Pakea Bizkaia), à 184,7 m. ; 15. BoissièresChomette (Akenas Verandas), à 186,1 m. ; 16. Dejeanty-Laurent (Maisonneuve), à 211,9 m. ; 17. Wilson-Birch (USA-CAN, Great American III), à 247,6 m. Monocoques 40 pieds : 1. LepesqueuxCubillos (Siegena-Aubi), à 3 797,2 milles de l’arrivée ; 2. Bouchard-Krauss (Mistral-LoisirsElior), à 4,1 m. du leader ; 3. Clarke-Lindsay (GBR, Clarke-OffshoreRacing), 6,2 m. ; etc. Sdiri doute encore Encore interdit de musculation, le sauteur en longueur, blessé par un javelot le 13 juillet, hésite toujours à prolonger sa carrière. LA FLAMME EST LÀ, présente mais vacillante. Quatre mois après son terrible accident sur le stadio Olimpico, Salim Sdiri a repris le sport. Oh ! Rien de trop violent : du vélo d’appartement et du footing. Rien qui n’ait l’intensité du haut niveau, mais ces efforts du quotidien ont donné un peu de grain à moudre aux fourmis qui lui dévoraient les jambes. « Ça permet de se défouler car je devenais fou à ne rien faire », sourit-il. Transpercé par le javelot du Finlandais Pitkämäki, le 13 juillet dernier à Rome, le sauteur en longueur avait écopé : muscle grand dorsal sectionné, micro-saignements au foie et au rein. Interdit de pointes, interdit de Mondiaux, rivé au canapé. Il s’en extirpa cet été pour s’adonner à la pêche à la carpe, l’un de ses passetemps favoris, partir en vacances (dans le Sud de la France, en Tunisie) et soigner un moral chancelant. « Je n’ai même pas envie de reprendre l’athlétisme », disait-il le 25 juillet. « Moralement, ça va mieux, même si je ressens de petits pics parfois, quand me prend l’envie de sauter ou quand je discute avec d’autres athlètes, explique-t-il aujourd’hui. J’avais pris l’habitude de disputer les grosses compétitions, de côtoyer certains sauteurs étrangers, toujours les mêmes, avec lesquels on se chambre, on rigole. Ça fait ch… Je me dis aussi que, sans mon accident, peut-être aurais-je fait quelque chose aux Championnats du monde, peut-être serais-je déjà qualifié pour les Jeux, puisque le DTN va protéger certains athlètes cette année, peut-être que… C’est dur. » Il a perdu sept kilos de muscles Et les questions qui se bousculaient en juillet n’ont pas été éclaircies. Sur le front des dommages et intérêts, Sdiri a mis son sort entre les mains de l’avocat parisien Me Lantourne, injoignable hier. « Le dossier suit son cours, mais moi, je me suis mis en retrait », glisse l’athlète. Sur le front sportif, le recordman de France en salle (8,27 m), l’un des premiers à avoir paraphé son contrat pro, cogite à Montargis. La Fédération française prend régulièrement de ses nouvelles, lui dit qu’elle espère qu’il reviendra vite arpenter les sautoirs. Lui ne sait pas, pas encore. « Je vais refaire de l’athlé, ne serait-ce que pour refaire du sport, confie-t-il. Mais la compétition… Je ne dis pas non, je ne dis pas oui. Si l’envie me reprend, pourquoi pas ? Mais c’est sûr que je ne vais pas y aller pour galérer à 7,50 m. » Alors, Sdiri se donne le temps. Il est bien obligé. Le médecin ne lui a toujours pas donné le feu vert pour réattaquer à fond. Il n’a pas le droit de tirer sur la ceinture abdominale affaiblie. Donc pas de sprint, pas de choses lourdes à porter, pas de musculation. « À part trois ou quatre flexions du mollet, peut-être. » L’athlète se soumet à des examens réguliers – scanner, analyses d’urine, de sang –, le dernier n’a pas donné pleine satisfaction. Donc, il faut attendre, contrôler, revérifier avant de décider. Les autres ont pourtant déjà débuté leur préparation, à l’orée d’une saison cruciale car olympique. Sdiri pourra-t-il rattraper son retard ? « Mon entraîneur (Danielle Deymier) me dit toujours que quand j’arrête, j’ai la chance de ne pas perdre beaucoup de ma qualité musculaire. Mais bon, là, j’ai été immobilisé, j’ai perdu sept kilos de muscles… » Dans la balance, il y a aussi toutes les autres envies. Sdiri n’en manque pas : « Je sais que certains pensent beaucoup à leur reconversion mais moi, ça ne me préoccupe pas trop. J’ai plein de centres d’intérêt, plein de débouchés potentiels. En athlé, je suis parti de rien et j’ai beaucoup appris. J’aimerais transmettre ce savoir, apprendre à apprendre. Sinon, je pourrais ouvrir une boîte informatique ou me diriger vers l’animation auprès des jeunes… » Des projets qui peuvent bien patienter un peu. Ce serait dommage de clore, à vingt-neuf ans, le chapitre piste sur une fin si triste et abrupte. « Aujourd’hui, j’attends déjà de reprendre la musculation et de pouvoir m’entretenir. Ensuite, il faut du temps pour récupérer son niveau. Une préparation, c’est deux entraînements par jour à bloc. Je verrai bien si j’en ai envie. Pour l’heure, je ne sais pas. Non, je ne sais pas. » JEAN-DENIS COQUARD PAGE 15 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge BATEAUX FRÉDÉRIC FERRET (avec A.G.) Flavio Briatore, ici à Melbourne lors de l’ouverture de la saison 2007, aimerait bien faire revenir chez Renault Fernando Alonso, le pilote avec lequel il conquit deux titres mondiaux en 2005 et 2006. (Photo Sutton/Panoramic) Bleu Jaune Rouge Les L pilotes 2007 pas assurés de leur avenir : Fisich Kovalainen, R. Schumacher, Davidson Fisichella, Yamamoto, Nakajima, Liuzzi. RALLYE-RAID : PÉTITION ANTICHALEUR. – Les pilotes de rallye-raid auto s’accommodent très mal des nouveaux sous-vêtements ignifugés, les mêmes que dans les autres disciplines de sport mécanique, dont la FIA a rendu le port obligatoire depuis le 1er janvier dernier. À manches et jambes longues, ces dessous étouffent les concurrents, qui passent de longues heures dans des véhicules par ailleurs surchauffés. À l’initiative des pilotes VW, une pétition a circulé au rallye du Maroc en octobre et à Dubaï. Destinée à la FIA, elle demande un retour au régime antérieur, qui autorisait des tenues plus légéres. – A.-J. D. Jaune Bleu Noir McLaren Ferrari BMW Renault Williams Red Bull Toyota Toro Rosso Honda Super p Aguri g Force India WTCC : MULLER EST DÉJÀ À MACAO. – Le Français est en course pour le titre mondial des voitures de Tourisme. La dernière manche se déroulera dans dix jours sur le circuit urbain de Macao. Et pour être fin prêt, Yvan Muller est parti dès hier pour la capitale asiatique du jeu. Le pilote SEAT est à égalité de points avec le double tenant du titre Andy Priaulx, pilote BMW. Noir Une fois la question de la durée du contrat réglée se pose encore celle du salaire. Car payer un double champion du monde a un coût. Et pas seulement en argent. Fernando Alonso veut une voiture gagnante. Flavio Briatore lui a déjà présenté des dossiers techniques sur ce que sera la future R 28, remplaçante de la très modeste monoplace de l’année, auteur d’un seul podium cette saison. Alors, pour les émoluments de l’Espagnol et afin d’assurer le développement d’une F 1 capable de rivaliser avec les Ferrari, McLaren, et autres BMW, les entreprises espagnoles mettraient la main à la poche avec rien de moins qu’une soixantaine de millions d’euros, selon As, un autre journal espagnol. Et parmi ces sociétés ibériques, on retrouverait Movistar, société parente de Telefonica qui était sur les Renault jusqu’en 2006, mais aussi Mutua Madrilena, autrefois sponsor personnel de l’Asturian et cette saison partenaire de McLaren, et Banco Bilbao Viscaia. Seul problème, le principal sponsor de l’équipe française est aujourd’hui ING, une banque néerlandaise, concurrente de l’entreprise basque. Donc, rien n’est encore signé. Et pour Flavio Briatore, tout comme les pilotes encore dans l’incertitude, il risque de falloir encore attendre un peu car Fernando Alonso, fatigué par cette saison difficile, est parti en vacances. Et sa décision ne devrait donc pas être connue avant une quinzaine de jours. Le septuple champion du monde a repris goût à la course. Parti à la retraite il y a de cela un an, Michael Schumacher s’est essayé lundi à la moto de compétition en pilotant la Ducati championne du monde MotoGP à Valence. Son meilleur temps : 1’37’’, soit 5’’ de moins que le meilleur temps de Pedrosa au guidon de sa Honda lors de la course de dimanche. Mais l’Allemand ne va pas s’arrêter là et va goûter de nouveau aux délices de la F 1 la semaine prochaine dans une Ferrari. Fin octobre, il avait déjà repris contact à Maranello. Mais l’affaire se déroulait dans le cadre d’une démonstration pour FIAT. Cette fois, Michael Schumacher pilotera encore la F 2007 championne du monde. Mais il va devoir cette fois remettre son rouge de chauffe. Car ce retour aux affaires se fait « à moitié pour son plaisir, à moitié pour le boulot. Mais en aucun cas en vue d’un éventuel retour, expliquait l’attachée de presse du pilote allemand avant d’ajouter : « Michael a beaucoup d’expérience avec des monoplaces sans antipatinage. Il est sous contrat avec la Scuderia. Et il a vraiment envie d’aider Ferrari… » Le règlement prévoit en 2008 la suppression de toute aide électronique au pilotage. – F. F. 16 Bleu Rouge Noir Jaune TENNIS MADRID (Masters WTA, indoor) Mercredi 7 novembre 2007 Sharapova retrouve le sourire La Russe a remporté hier contre Daniela Hantuchova son premier match depuis l’US Open. sont plus les mêmes. Mais ce qui compte avant tout, c’est que j’ai gagné, que j’ai tenu le coup physiquement, que je n’ai pas perdu mon calme lorsque Daniela a sauvé trois balles de match sur trois services gagnants puis une quatrième en faisant appel au Hawk-Eye. Je suis restée bien dans mon match jusqu’au bout alors que la bagarre devenait vraiment intense. » Seule la victoire est belle. C’est un peu ce que disait Maria Sharapova après sa victoire en deux sets sur Daniela Hantuchova (6-4, 7-5 en 1 h 48’). Alors qu’on pariait sur son forfait à Madrid à cause de cette fichue tendinite à l’épaule qui la fait souffrir depuis des mois, elle a surpris tout le monde en se montrant sous son meilleur visage. Cela ne veut pas dire pour autant qu’elle est tirée d’affaire. On ne lui donnait donc pas beaucoup de chances de se présenter à Madrid. Et puis hier, on a revu la vraie Sharapova, combattante et dominatrice. MADRID – de notre envoyé spécial ON S’ATTENDAIT À VOIR une convalescente, l’épaule en loque, mais c’est en fait une Maria Sharapova en pleine possession de ses moyens, capable de frapper d’un bout à l’autre du match des premières balles de service à 185 voire 190 km/h, qui a battu hier Daniela Hantuchova (6-4, 7-5) pour son deuxième match joué en deux mois. D’ailleurs, la terrible tendinite à l’épaule droite qui la fait souffrir depuis le début de l’année, la Russe ne voulait plus en parler : « La seule chose qui occupe mon esprit en ce moment c’est de jouer au tennis. Je ne voulais pas que la saison se termine pour moi par un nouveau forfait. J’étais rouillée, c’est sûr, j’avais souvent du mal à retourner les services de Daniela car quand on coupe trop avec la compétition, on perd le rythme et les temps de réaction ne Chaque jour, la Française nous raconte son Masters, vécu de l’intérieur. « Je découvre un autre monde » “ Je tourne 7 jours sur 7, et pas question d’avoir l’air fatigué. C’est la première fois que je vais sur un tournoi sans savoir si on me demandera de jouer. Je pourrais ressentir une certaine frustration mais, au contraire, je suis fière d’être ici. Les dix meilleures de l’année sont là et je fais partie de ce groupe, alors je ne me vois pas en position de me plaindre. Pourtant, c’est curieux car jusqu’ici ça fait limite « tournoi vacances ». Les conditions dans lesquelles les joueuses sont reçues, moi y compris comme remplaçante, sont tellement extraordinaires que ce n’est pas évident de trouver la motivation. L’hôtel dans lequel nous sommes est superbe et je dispose de trois chambres, rien que ça ! Comme je suis seule avec mon père, il y en a une qui est inoccupée. C’est la première fois aussi qu’on me donne une voiture avec chauffeur. Et tout est à l’avenant, chaque jour, je trouve un nouveau cadeau dans ma chambre. Si je veux aller au cinéma ou au théâtre, pas de problème, je peux avoir des billets. Pour les filles qui sont dans le top 10 depuis un moment, ça paraît peut-être normal, mais moi je découvre un autre monde. Cela dit, je ne perds pas de vue que je vais peut-être jouer, alors je m’entraîne comme s’il s’agissait d’un tournoi normal. Ce n’est pas trop difficile, car d’une part, je suis habituée à me donner à cent pour cent dans mes entraînements, et puis, comme ici les matches ne commencent pas avant 18 heures et qu’il y a plus de courts d’entraînement qu’on peut en trouver dans n’importe quel autre tournoi indoor, je peux profiter de Madrid le matin et travailler l’après-midi. MARION ” Matthew Fox acteur Tout sur la peau des hommes sur www.lorealmen.fr L’ORÉAL - SA au capital de 123.590.452 euros - RCS Paris 632 012 100 Chaque jour, luttez contre les 5 signes de fatigue masculins. HYDRA ENERGETIC Soin hydratant anti-fatigue quotidien 1 - Apparition des cernes 2 - Traits tirés 3 - Teint terne 4 - Perte de tonus 5 - Tiraillements L’AVENIR DE VOTRE PEAU EST ENTRE VOS MAINS. VOUS LE VALEZ BIEN Bleu Rouge Noir Jaune Justine HENIN (vainqueur d’Anna Chakvetadze 6-1, 7-6) : « Je suis contente de m’en tirer comme ça au deuxième set car elle s’est mise à bien frapper dans la balle et ce n’était pas facile compte tenu du fait que mon premier service ne passait pas (45 % de réussite seulement dans chacun des sets). Mais j’ai retrouvé plus d’efficacité au tiebreak. Un premier match dans un tournoi, ce n’est jamais une chose facile à gérer et d’autant plus ici où ne sont rassemblées que les huit meilleures du monde. » – A.D. RÉSULTATS Dotation : 2 061 289 GROUPE JAUNE Henin (BEL) b. Chakvetadze (RUS), 6-1, 7-6 (7-4). GROUPE ROUGE Sharapova (RUS) b. Hantuchova (SLQ), 6-4, 7-5 ; Ivanovic (SER) b. Kuznetsova (RUS) 6-1, 4-6, 7-5. Suivez les matches en direct SUR www. lequipe.fr PROGRAMME AUJOURD’HUI. – À partir de 18 heures (en direct sur Eurosport) : Henin (BEL) - Jankovic (SER) ; pas avant 20 heures : S. Williams (USA) - Chakvetadze (RUS) ; Ivanovic (SER) - Hantuchova (SLQ). FACE-À-FACE : Henin-Jankovic : 8-0 ; S. Williams-Chakvetadze : 0-0 ; Ivanovic-Hantuchova : 1-1. Le maître décolle TIRAGE AUJOURD’HUI. – Richard Gasquet sera fixé aujourd’hui sur la composition de sa poule. Dans son groupe, il aura trois adversaires répartis ainsi : le no1 ou le no2 (Federer, Nadal), le no3 ou le no4 (Djokovic ou Davydenko) et le no5 ou le no6 (Roddick ou Ferrer). La meilleure répartition, pour lui, reviendrait sans doute à tomber sur Nadal, Davydenko et Roddick. À suivre… à la Vitamine C ALAIN DEFLASSIEUX MASTERS ATP RICHARD GASQUET s’envole cet après-midi pour Shanghai, avec son coach Éric Deblicker. Les deux hommes logeront au Hilton, l’hôtel officiel avec tous les autres « Maîtres » . Deux entraînements sont déjà prévus, un avec Fernando Gonzalez, l’autre avec Rafael Nadal. Hier, Gasquet s’est consacré à une longue séance de jeu sur les courts couverts de Roland-Garros, puis est passé entre les mains des ostéopathes. Il n’a pas fait de physique : « Cela n’est pas nécessaire car l’heure est plus à la récupération, explique son préparateur physique, Nicolas Perrotte qui ne sera pas du voyage. Richard sait ce qu’il a à faire : essentiellement des échauffements basés sur l’intensité. » Hier, enfin, Richard Gasquet et Yannick Noah « se sont parlé au téléphone » , confie Deblicker. – D. B. DOUBLE : LES FRÈRES BRYAN RENONCENT. – En raison de la blessure à un coude de Mike Bryan, les jumeaux Bryan n’iront pas à Shanghai. La paire américaine, numéro un mondiale, est remplacée par le duo israélien formé par Jonathan Erlich et Andy Ram, qui participent ainsi à leur deuxième Masters d’affilée. Rouge Marion Bartoli Bleu Rouge Jaune Le carnet de bord de Jaune Commentant sa prestation sans la moindre excitation, Maria Sharapova confirmait l’impression qu’elle avait laissée sur le court où elle fit tout dans la simplicité : vestimentaire, tout d’abord, avec une tenue tout ce qu’il y a de plus traditionnelle composée d’une jupe portefeuille beige rosée deux fois plus longue que celle de Hantuchova, et d’un polo marron d’une grande sobriété. Comportementale, ensuite, dans la mesure où la Russe se contenta d’accompagner ses frappes d’un simple soupir et non des monstrueux rugissements habituels qui percent les tympans. Technique et tactique, enfin, avec un jeu aussi dépouillé que d’habitude pour chercher le coup dur mais sans chercher non plus à en faire trop. Repêchée pour le Masters grâce au forfait de Venus Williams, Sharapova avait donc abandonné ses allures de star pour effectuer d’une manière beaucoup plus humble ce qu’elle qualifie elle-même de « come-back de la dernière chance pour la saison 2007 ». Et il n’y a pas vraiment d’exagération dans son expression si l’on se réfère aux galères qu’elle a traversées cette année. Rappel… En janvier à Melbourne, la Russe se qualifie pour la finale après avoir frôlé la défaite au premier tour face à Camille Pin. Écrabouillée par Serena Williams, tout le monde a noté qu’elle avait de gros problèmes au service. Pourtant, Sharapova ne souffle mot de ses douleurs à Noir MADRID. – Maria Sharapova arborait une nouvelle tenue hier, mais les regards étaient aussi braqués sur son service. Avec 69 % de premières balles et des missiles approchant les 200 km/h, elle a rassuré tout le monde. (Photo Javier Sorano/AFP) Bleu Noir l’épaule. La semaine suivante, elle se blesse à une jambe à Tokyo. En mars, à Indian Wells, elle explique que ce problème l’empêche de prendre ses appuis au service, mais ne parle toujours pas de l’épaule alors que quelques mauvaises langues racontent que son père croit à un maraboutage de la part de la famille Williams ! Battue au troisième tour par Zvonareva, elle perd ensuite à Miami 6-1, 6-1 contre Serena. Quelques jours plus tard, Sharapova passe une IRM et avoue enfin qu’une sérieuse tendinite l’empêche de servir depuis plusieurs semaines. Elle zappe tous les tournois jusqu’à Istanbul (battue par Rezaï) et enchaîne sur Roland-Garros. Elle compense alors son handicap au service par un désir féroce de se battre et parvient jusqu’en demi-finales (battue par Ivanovic 6-2, 6-1). Sharapova explique ensuite qu’il lui a fallu une injection de cortisone pour être présente à Paris « mais je n’aime pas les aiguilles et la cortisone n’est pas ce qu’il y a de mieux pour une jeune athlète. » Il faudra attendre Wimbledon et sa défaite en huitièmes de finale face à Venus Williams pour qu’elle se décide à modifier son geste et à prendre une raquette plus légère. Du coup, elle gagne à San Diego début août mais en arrivant à l’US Open quelques semaines plus tard, la douleur est revenue. Comme en début d’année, Sharapova préfère dire que tout va bien, et perd au troisième tour. Personne n’est dupe et sa fin de saison devient un calvaire. Elle renonce à la Fed Cup, essaye de jouer à Moscou mais cède dès le premier tour et derrière, les forfaits s’enchaînent. On ne lui donnait donc pas beaucoup de chances de se présenter à Madrid. Et puis hier, après avoir annoncé qu’elle n’avait recommencé à servir qu’il y a une semaine, on a revu la vraie Sharapova, combattante et dominatrice. Combien de temps tiendra-t-elle comme ça ? Elle même ne le sait pas mais hier, son sourire faisait plaisir à voir. NALBANDIAN, NON À SHANGHAI ! – David Nalbandian, l’homme en forme de cette fin de saison, vainqueur coup sur coup de deux Masters Series (Madrid et Bercy) a terminé sa saison. « David n’ira pas au Masters dans la peau d’un remplaçant, a affirmé Martin Jaite, son entraîneur. Et comme Roddick et Davydenko ont confirmé leur participation, David a préféré partir en vacances. Nous allons avoir le temps de bien préparer la saison 2008. » Après sa victoire parisienne contre Nadal (6-4, 6-0), Nalbandian a rejoint, lundi soir, l’Argentine et sa province natale de Cordoba. Il a déjà confirmé sa présence à un tournoi exhibition en fin d’année à Buenos Aires. Il commencera sa saison 2008 directement en Australie. – A. Ju. NIEMINEN, SERVICE ADAPTÉ. – Dix jours après sa défaite face à Roger Federer en finale du tournoi de Bâle, Jarkko Nieminen a changé de statut à son retour en Finlande. Et pour cause, le 27e mondial a intégré la caserne de Lahti, pour les six prochains mois, service militaire oblige. « Je vais connaître de nouvelles expériences qui auront une influence positive sur ma carrière », a-t-il déclaré en tenue de camouflage. Nieminen touchera, durant sa période de conscription, une solde mensuelle de 100 euros... Un appel sous les drapeaux adapté aux sportifs de haut niveau qui ne lui fera pas manquer le début de la saison prochaine puisque le gaucher a prévu de participer aux tournois d’Adélaïde et d’Auckland avant de s’aligner à l’Open d’Australie.