Pour toute information supplémentaire : Relations presse : André

Transcription

Pour toute information supplémentaire : Relations presse : André
Pour toute information supplémentaire :
André COJA, président
FONDATION SAINT-JEAN
Rue des Cendres 1
1000 Bruxelles
www.fondationsaint-jean.be
Gsm : 0475/98.40.74
Relations presse :
Anne Marie NYSSENS
PUBLIC RELATIONS SERVICES
Avenue du Soleil 16
1640 Rhode-Saint-Genèse
www.prservices.be
Gsm : 0477.34.67.99
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
LA FONDATION SAINT-JEAN QUI SE CONSACRE À LA DÉFENSE DES DÉSHÉRITÉS ET DES
TOUT-PETITS SOUFFLE SES 20 BOUGIES !
2012… une année importante pour la Fondation Saint-Jean !
Située à Bruxelles, la Fondation Saint-Jean fête ses 20 ans d’existence. Durant ces 20 années, elle a
appris à s’imposer pour trouver d’abord le moyen d’acquérir le matériel médical de pointe pour les
malades, pour ensuite lutter contre l’exclusion et se mettre au service des petits patients en sérieuse
détresse psychologique et physique, hospitalisés à Domino et Petits Domino, deux unités
pédopsychiatriques à la Clinique Saint-Jean.
Fondée en 1991 par un groupe de médecins de la Clinique Saint-Jean, la Fondation Saint-Jean en a
fait du chemin !
La réinsertion à tout prix !
Reconnue Fondation d’Utilité Publique, placée sous le haut patronage de S.A.R le Prince Philippe, la
Fondation Saint-Jean focalise son action sur le soutien des déshérités, plus particulièrement sur la
détresse des enfants hospitalisés aux unités Domino et Petits Domino.
La Fondation apporte également son aide à la création de cellules d’accueil aux patients et aux
accompagnants dans les autres unités de la Clinique, comme la cancérologie, la dialyse, la chirurgie, la
gynécologie, l’orthopédie, la neurochirurgie, les services médico-sociaux où les préoccupations des
malades et de leur famille sont quelquefois très profondes.
Donner les moyens à Petits Domino et Domino d’être un havre de paix afin de retrouver la
sérénité intérieure
L’unité Petits Domino veille au bon établissement de la relation parents/enfant au moment de la
naissance ou dans la vie quotidienne. La Fondation Saint-Jean intervient pour prendre en charge le
financement d’une psychologue de liaison, lien fondamental entre la maternité, les réseaux de soins
extérieurs et la pédopsychiatrie afin d’assurer le dépistage précoce de troubles d’interactions. La
mission de cette psychologue apporte une véritable valeur ajoutée aux soins prodigués par l’unité.
La Fondation concentre la majorité de son énergie à soutenir l’unité Domino, lieu de soin accueillant
tout au long de l’année près de 100 enfants âgés de 3 à 12 ans, gravement atteints psychologiquement
et physiquement suite à un deuil compliqué, de la violence, des difficultés scolaires importantes, des
2
troubles anorexiques, de la dépression, un abus,… Ces enfants sont pris en charge par une équipe
pluridisciplinaire dans un projet thérapeutique individuel au cours d’une courte hospitalisation de 2 à 3
mois. Le but étant la réinsertion de l’enfant dans le milieu familial ou social, dans l’institution ou l’école
qui lui correspond au mieux.
Communiquer avec l’enfant en détresse, l’aider à mettre des mots sur ce qu’il vit et à mettre sa
souffrance entre parenthèse, se fera par le biais d’activités les plus variées : sportives, artistiques,
ludiques,… A ce niveau, la Fondation Saint-Jean intervient pour prendre en charge le matériel
didactique et ludique, les séances d’hippothérapie, les ateliers de musique, les cours de natation, les
transports vers les différentes activités, l’accueil de l’enfant et de sa famille durant son hospitalisation à
Domino. Ainsi les petits patients bénéficient d’un panel d’outils fort large et efficace dans leur traitement
thérapeutique.
Le jeu, fondamental dans la reconstruction de l’enfant
Donner les moyens d’expression pour contenir les enfants hospitalisés au sein de Domino, pour qu’ils
puissent jouer, se défouler, se délasser en toute sécurité vis-à-vis d’eux-mêmes et vis-à-vis des
thérapeutes, à proximité directe de l’unité augmente l’efficacité du traitement. Conformément aux
normes d’agréments hospitalières, une grande salle de jeux provisoire a été créée, en attendant la
construction en 2014 d’un espace de jeux définitif sur le toit de la Clinique. Cet espace de jeux sera en
partie financé par des subsides publics. 160.000 € devront encore être trouvés pour son aménagement
intérieur et extérieur. Ce budget-là sera entièrement pris en charge par la Fondation Saint-Jean.
Pour financer l’espace de jeux, un appel est lancé aux généreux donateurs et sponsors de la
Fondation lors du Concert du 27 mars 2012 au Bozar
Pour réaliser cet espace, en dehors des nombreuses activités telles que le marché de Noël lors des
Plaisirs d’Hiver, brocantes, lunchs, bourses aux vêtements, la Fondation Saint-Jean organise un
Concert au plateau prestigieux le 27 mars 2012 à l’occasion de son 20ème anniversaire. Elle compte sur
la participation généreuse de ses fidèles donateurs et sponsors. Dans 2 à 3 ans, la Fondation sera alors
à même d’assumer cette dépense.
« S’il n’y avait que le traitement médicamenteux, s’il n’y avait pas cette aide de la Fondation
Saint-Jean, nous serions, tient à souligner le Docteur Karim ODR, chef du service de pédopsychiatrie,
dans quelque chose de beaucoup plus compliqué au niveau de la gestion des enfants, au niveau
de l’agressivité qui augmenterait grandement. Un enfant doit pouvoir se défouler. Sans cette
aide, le nombre de possibilités d’expression serait alors restreint et le niveau de souffrance
psychique augmenterait ».
Pour toute information supplémentaire :
André COJA, président
FONDATION SAINT-JEAN
Rue des Cendres 1
1000 Bruxelles
www.fondationsaint-jean.be
Gsm : 0475/98.40.74
Relations presse :
Anne Marie NYSSENS
PUBLIC RELATIONS SERVICES
Avenue du Soleil 16
1640 Rhode-Saint-Genèse
www.prservices.be
Gsm : 0477.34.67.99
3
PLAN DU DOSSIER
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
Communiqué
La Fondation Saint-Jean poursuit 2 objectifs
Petit rappel historique
Concrètement…
Le Conseil d’Administration
20 ans… cela se fête avec un concert exceptionnel le 27 mars 2012 au Bozar
Le programme
Domino, toute la sécurité et la compréhension au service de la sérénité
intérieure
9. Une journée à Domino
10. A l’unité parents/enfants – appelée Petits Domino
11. L’espace de jeux pour Domino, un projet cher à la Fondation
12. Interview de Karim Odr, chef de service de pédopsychiatrie et de Yannick
Martin, responsable nursing
13. L’école, c’est plus facile avec l’Asbl Lerni
4
LA FONDATION SAINT-JEAN POURSUIT 2 OBJECTIFS
►actions de soutien principalement aux unités Petits Domino et Domino de la Clinique SaintJean.
Domino agit dans le traitement d’enfants âgés de 3 à 12 ans en profonde détresse psychologique et
psychique.
L’unité enfants/parents - appelée Petits Domino - a été créée pour répondre aux questions posées par
l’ONE, les pédiatres ou généralistes, crèches ou pouponnières lorsqu’un bébé, un jeune enfant, une
maman éprouvent des difficultés au niveau de leurs interactions relationnelles.
La Fondation appuie également l’Asbl Lerni qui accueille et suit les enfants en sérieuses difficultés
d’apprentissage et d’adaptation scolaires.
Le but final pour ces 3 unités est l’insertion ou la réinsertion sociale de l’enfant dans le milieu qui lui
convient le mieux.
►lutte contre l’exclusion
La Fondation aide les personnes défavorisées à surmonter leurs difficultés. Elle prend aussi en charge
les soins médicaux des personnes n’ayant pas les revenus financiers nécessaires pour bénéficier de
l’intervention des mutuelles. Elle tient à accueillir tout patient quel qu’il soit, à permettre aux personnes
âgées, handicapées ou souffrantes de bénéficier des services médico-sociaux de la Clinique Saint-Jean
en vue de surmonter ou réduire leurs douleurs morales ou physiques ou leur handicap.
5
PETIT RAPPEL HISTORIQUE
Début des années 90, la situation financière des cliniques et des hôpitaux dans les grandes villes est
difficile. Située en plein cœur de Bruxelles, la Clinique Saint-Jean cherche des solutions pour donner à
tous ses patients l’accès aux équipements de pointe et aux nouvelles technologies. Si les soins de base
sont pris en charge par la sécurité sociale, se doter de matériel médical dernier cri sans apport de
financements extérieurs privés relève, à cette époque, du parcours du combattant. Dans ce but, un
groupe de médecins de la Clinique Saint-Jean à Bruxelles décide de créer, fin 1991, la Fondation
Saint-Jean.
1991, c’est aussi l’époque où le Docteur de Buysscher - Sœur Léontine -, directrice générale de la
Clinique Saint-Jean, donne ses lettres de noblesse à une nouvelle discipline médicale destinée aux
patients en fin de vie : les soins palliatifs dont elle crée l’un des tout premiers services en Belgique. La
Fondation Saint-Jean encouragera cette belle initiative, comme toutes les autres actions médicosociales conduites dans le cadre de la Clinique.
Avec l’appui du Conseil Médical et de la Direction Générale de la Clinique, la Fondation est donc mise
sur les rails. Elle s’adjoint un conseil scientifique pour l’aider dans ses choix : les demandes d’aides
sont nombreuses. Un groupe de bénévoles prend en charge l’administration de la Fondation.
En 1994, la Fondation obtient du Ministère des Finances l’agréation permettant la déductibilité fiscale
des versements des donateurs.
En 2002, la Fondation est reconnue comme Fondation d’Utilité Publique.
En 2005, face aux exigences légales, il devient nécessaire pour la Fondation de revoir ses objectifs et
ses domaines d’intervention. La recherche de moyens financiers pour l’achat de matériel médical ne
correspond plus aux critères du législateur. La Fondation axe désormais ses priorités sur l’aide aux
enfants et aux personnes défavorisées. Depuis cette date, la fondation soutiendra activement la mise
sur pied d’un service de psychiatrie infantile. Le soutien à ce service reste aujourd’hui l’un des objectifs
majeurs de la Fondation. Soulignons que la Fondation Saint-Jean est placée sous le contrôle du SPF
Justice, du SPF Finances, de la Cocof, de la Cocom et l’Association pour une Éthique dans les
Récoltes des Fonds (AERF). Elle fait partie du Réseau Belge des Fondations et a le grand honneur
d’exercer ses activités sous le Haut Patronage de S.A.R. le Prince Philippe.
6
CONCRÈTEMENT…
Pour Domino, la Fondation Saint-Jean permet chaque année à plus de 100 enfants, âgés de 3 à 12
ans, gravement atteints psychiquement de participer aux activités qui soutiennent leur thérapie
médicale. Celle-ci s’étale en général sur 8 à 12 semaines. Dans le but d’élargir le panel des outils
nécessaires au traitement thérapeutique des petits patients, la Fondation finance ainsi :
 le matériel didactique et ludique : peinture, pinceaux, crayons, nouveaux jeux de société.
Bref… tout ce qui sert à l’expression plastique et ludique des enfants et à les occuper;
 les séances d’hippothérapie;
 les ateliers de musique;
 les cours de natation;
 les transports entre la Clinique et les différents centres d’activités : piscine, visites à la
ferme, au musée, transports vers le club équestre ou l’atelier de lecture et de musique,
voyage à la mer, promenade dans les bois, expositions, etc.…;
 les frais d’aménagement intérieur des locaux et de l’espace de jeux de l’unité Domino :
dans cette grande pièce de jeux provisoire - en attendant l’espace jeux définitif prévu en
2014 - les enfants peuvent se défouler, se détendre, s’amuser de manière sécurisée; des
activités plus sportives y sont pratiquées. Avoir cette salle à côté de l’unité permet
d’observer l’enfant, de déterminer s’il est capable d’accompagner un groupe à l’extérieur.
Un extérieur qui n’a plus rien à voir avec le milieu « sécurisé » de la Clinique. Anticiper
l’interaction de l’enfant avec le monde extérieur est essentiel pour éviter les dangers.
Bénéficier de ce genre de salle dans un hôpital, juste à côté de l’unité Domino, à proximité
de la chambre des enfants, est donc assez exceptionnel.
« La Fondation nous donne les moyens, souligne le Docteur ODR, Chef de Service de
Pédopsychiatrie, de mieux contenir les enfants, pour qu’ils puissent trouver un lieu de
délassement « sécurisé »…S’il n’y avait que le traitement médicamenteux, s’il n’y avait pas
toute cette aide, nous serions dans quelque chose de beaucoup plus compliqué dans la
gestion des enfants au niveau de l’agressivité qui augmenterait grandement…Le nombre
de possibilités d’expression serait alors restreint et le niveau de souffrance psychique
augmenterait»;
 la fonction d’accueil par des professionnels compétents pour recevoir les parents en
détresse, pour commencer une hospitalisation dans les meilleures conditions possibles;
 la psychologue, lien fondamental entre la maternité, les réseaux de soins extérieurs à
l’hôpital et l’unité Petits Domino pour repérer, encadrer les jeunes mères plus fragiles.
« Ne plus avoir ce lien mettrait à mal un outil qui donne une vraie valeur aux soins du
service de pédopsychiatrie de Saint-Jean. Ce travail vient affiner nos observations et les
difficultés du bébé en lien avec sa famille », poursuit le Docteur ODR.
Et dans les autres services…
La qualité d’accueil des patients est également une priorité de la Fondation. Tout un chacun a droit à la
meilleure qualité de soins. C’est ainsi que des espaces d’accueil sont créés avec l’appui de la
Fondation Saint-Jean à différents étages de la Clinique (urgences, soins palliatifs, gériatrie, dialyse
rénale…) pour accueillir les patients et accompagnants. La Fondation finance aussi une grosse partie
des soins des plus démunis (exemple : participation dans les frais d’implantation d’une endovalve
cardiaque,…)
7
L’ESPACE DE JEUX POUR DOMINO… UN PROJET CHER À LA
FONDATION
L’espace de jeux définitif pour Domino devrait être prêt en 2014. Tout dépend des cheminements administratifs…
Cet espace de jeux est rendu obligatoire par les normes d’agréments des services K de
pédopsychiatrie, émanant du Ministère de la Santé. Ne pas en disposer peut créer un problème dans la
reconnaissance du service par les autorités compétentes.
De plus, l’efficacité de cet endroit de jeux dans la prise en charge thérapeutique n’est plus à démontrer.
En attendant l’érection de cet espace sur le toit, une solution intermédiaire a été réalisée au 6ème étage
de la Clinique, destiné à redevenir par après une unité de soins.
La construction de cet espace de jeux sera prise en partie en charge par les fonds publics. Mais pour ce
qui est de l’aménagement, intérieur et extérieur, estimé à plus de 160.000 euros, il sera entièrement
pris en charge par la Fondation…
Pour rassembler les fonds nécessaires, la Fondation organise de nombreuses activités : marché de
Noël lors des Plaisirs d’Hiver, brocantes, repas, bourse aux vêtements…). Le concert donné le 27 mars
2012 pour le 20ème anniversaire permettra d’obtenir des fonds de la part des généreux donateurs,
sponsors. Dans 2 à 3 ans, la Fondation sera en mesure d’assumer cette dépense tout en ne grevant
pas le budget des autres activités qu’elle prend en charge.
8
LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA FONDATION
Le Conseil d’Administration de la Fondation Saint-Jean veille à la pertinence médico-sociale des projets
retenus, leur coordination, leur suivi, ainsi que à l’utilisation correcte des fonds attribués.
Composition
Président :
André Coja
Vice-présidents :
Jean-Pierre Staquet
Thierry Willemarck
Trésorier :
André Callewaert
Administrateurs :
Manoël Dekeyser
Axel Derwa
Patrick Gérard
Bruno Orban
Fernand Stenuit
Michel Triffaux
Jean-Pierre Vandervondelen
Guido Van Roost
Annie Vervoort-Menu
Henri Zreik
9
20 ANS… CELA SE FÊTE AVEC UN CONCERT EXCEPTIONNEL
LE 27 MARS 2012 AU BOZAR !
2012 est une année importante pour la Fondation Saint-Jean : elle fêtera, en effet, ses 20 ans
d’existence !
20 ans … c’est une existence qui a évolué au fil du temps, surtout au cours de ces 5 dernières années.
20 ans… c’est 20 ans de lutte à poursuivre, peaufiner ses objectifs : trouver le moyen de financer le
matériel n’était plus suffisant. Avec le changement de cap imposé par le législateur, c’est aussi
l’humain que la Fondation vise, à savoir : accueillir, prendre en charge le patient au travers de Domino,
Petits Domino et des autres services de la Clinique. Tout patient a droit aux soins de la Clinique SaintJean.
2012… c’est aussi 20 ans de générosité, d’abnégation de la part des 35 bénévoles qui suivent avec
intérêt les informations reçues du conseil d’administration et qui travaillent sans relâche à la parfaite
organisation des événements (Marché de Noël lors des Plaisirs d’Hiver, brocantes, lunchs à la clinique,
bourse aux vêtements…) destinés à récolter les fonds nécessaires pour les différents projets de la
Fondation.
2012… c’est aussi 20 ans d’immense générosité de la part des nombreux et fidèles donateurs sans qui
la réalisation des projets ne serait pas possible, sans qui la Fondation n’existerait pas.
2012, c’est enfin l’occasion de parler de la Fondation Saint-Jean, d’informer notamment les autorités
judiciaires compétentes (juges des enfants, procureur à la jeunesse…), les équipes soignantes, les
éducateurs aux prises avec des situations psychologiques délicates, que des possibilités d’assistance
efficace existent au sein des structures de la Clinique Saint-Jean en cas de besoin d’aide urgente.
La Fondation Saint-Jean soufflera donc ses 20 bougies lors d’un concert exceptionnel qu’elle
organise au Bozar de Bruxelles le 27 mars 2012. Ce concert à l’affiche étincelante est principalement
destiné à récolter des fonds pour l’édification de l’espace de jeux définitif sur le toit de la Clinique SaintJean, indissociable dans la reconstruction de l’enfant soigné au sein de l’unité Domino.
10
27 mars 2012 au Palais des Beaux-Arts (Bozar) de Bruxelles à 20 heures
TANGO SENSATIONS…UN PROGRAMME ÉTINCELANT !
À l’affiche :
Michael Guttman, violon et direction
Lorenzo Gatto, violon
Ensemble The Strings
Quatuor à cordes Arriaga
Néstor Marconi, bandonéon
Eduardo Hubert, piano
Alejandro Petasso, piano
Accompagnés de danseurs
PROGRAMME PROVISOIRE
José Bragato
Impresionista pour violon-solo et orchestre
José Bragato
Graciela y Buenos Aires pour violoncelle-solo et orchestre
Raul Garello
Buenos Aires de mis suenos pour cordes et Bandonéon
Astor Piazzolla
Melodia in d minor pour cordes
Astor Piazzolla
Oblivion pour cordes et violon solo
Frederic Devreese
Tango di Benvenuta pour cordes
Astor Piazzolla
Libertango pour cordes et bandonéon
Mariano Mores
Cafetin de Buenos Aires et Cristal pour cordes
Astor Piazzolla
Four for tango pour cordes
Astor Piazzolla
Two Tango sensations (Loving and fear) pour bandonéon et cordes
Dirk Brossé
Tango au quartier Latin pour Cordes
Osvaldo Pugliese
La Yumba
Vincente Greco
Ojos Negros
Jose Cabral
Que nadie sepa mi sufrir pour cordes, bandoneon, et clavier
11
Pour bien comprendre l’intérêt de la Fondation Saint-Jean à soutenir avec énergie les unités Domino et
Petits Domino, ces deux unités nous ouvrent leurs portes et nous expliquent leur fonctionnement.
DOMINO…TOUTE LA SÉCURITÉ ET LA COMPRÉHENSION AU SERVICE
DE LA SÉRÉNITÉ INTÉRIEURE
Domino est une petite unité dépendant du service de pédopsychiatrie de la Clinique Saint-Jean.
Domino accueille au maximum 10 enfants à la fois, dont l’âge se situe entre 3 et 12 ans. Ils sont en
grosse souffrance psychique ou physique, due à un deuil compliqué, à la violence personnelle ou
familiale, à des difficultés scolaires ou personnelles graves, à un problème d’anorexie, de dépression, à
un abus, … Leur hospitalisation dure en moyenne de 2 à 3 mois, ce qui est court. Ces enfants sont pris
en charge par une équipe pluridisciplinaire dans un projet thérapeutique individuel.
L’équipe Domino est composée de pédopsychiatres, pédiatres, psychologues, logopèdes, animateurs
spécialisés, éducateurs, infirmiers, psychomotriciens de la Clinique Saint-Jean. L’unité Domino travaille
en lien étroit avec l’Asbl ‘l’Ecole à l’Hôpital’ qui envoie 2 institutrices venant tous les jours, du lundi au
jeudi, travailler de manière individuelle avec les enfants.
Mentionnons encore le musicien qui vient tous les jeudis matin et l’équipe d’hippothérapie à l’extérieur
de Bruxelles.
Domino n’est donc pas un lieu d’accueil d’urgence, mais un lieu de soins thérapeutiques pour enfants.
Les admissions y sont pensées en équipe.
12
Une thérapie à 4 temps :
A partir du moment où un enfant est mis en contact avec Domino, un schéma organisationnel se met en
place de la manière suivante :
►1er temps : rencontre entre un pédopsychiatre, une psychologue, une personne du quotidien, la
famille et l’enfant, bien sûr, pour entendre sa problématique.
►2ème temps : réflexion sur un projet thérapeutique pour lequel l’enfant va être hospitalisé durant 2
à 3 mois.
►3ème temps : hospitalisation : elle intervient au moment le plus opportun : « l’enfant entre dans un
moment de thérapie institutionnelle, fait de projets thérapeutiques individuels et collectifs, passant par
des ateliers de groupes à des moments d’élaboration psychique individuels en compagnie d’un
psychologue, logopède ou personne du quotidien, explique Yannick Martin, responsable nursing de
Domino. Le petit patient est bercé par ce mouvement passant d’une activité thérapeutique à une autre
avec des rencontres de travail régulières avec les familles et le réseau. Le projet thérapeutique, pensé
avant l’hospitalisation, avance dans le temps sous le signe de la collaboration entre tout un réseau et
une équipe».
►les suites : après ce travail d’hospitalisation de 2 à 3 mois, qui passe finalement très vite, le temps
est venu de faire un arrêt sur image : il s’agit d’analyser, main dans la main, la situation de l’enfant à ce
moment, avec l’enfant, avec sa famille et le réseau. Le projet dans lequel on s’est lancé, - à savoir
trouver une institution, correspondant le mieux possible aux difficultés de l’enfant, trouver une école
plus adaptée, envisager une réinsertion dans le milieu familial avec aide ambulatoire -, peut démarrer.
Une nouvelle étape commence pour l’enfant, aidé de sa famille, de l’institution, et du réseau. Une
nouvelle orientation prend le relais.
« A Domino, on n’hospitalise pas en urgence, affirme le docteur Odr, chef du service de pédopsychiatrie
de la Clinique : notre conception est de pouvoir distinguer la crise par rapport à l’hospitalisation : le
réseau nous appelle dans une situation de crise. Domino soutient ces personnes-là via des entretiens,
voit comment pouvoir gérer ce temps-là. Si le processus de préparation de l’enfant se fait dans la crise,
si ce temps-là de préparation n’est pas élaboré par l’enfant, si la conséquence de cela est de le couper
directement de sa famille sans qu’il ait le temps d’élaborer les choses, on aura un enfant en totale
souffrance, pour lequel la séparation n’aura pas de sens. Donc à Domino, on gère la crise, on soutient
les personnes qui sont en 1ère ligne pour contenir l’enfant. On amène la question de la séparation de
l’enfant par rapport à son milieu et l’hospitalisation s’établit en parallèle ».
Domino ne tient nullement à encourager les familles, ni les écoles à appeler une ambulance pour
procéder à une hospitalisation, dès qu’un enfant est en crise. Il s’agit de bien distinguer la question de
la prise en charge de la crise et la question de l’hospitalisation.
13
Par rapport à la spécificité de Domino, durant l’hospitalisation, on distingue également 4 étapes
importantes dans le travail psychiatrique :
►le temps de l’accueil : dans un premier temps, Domino accueille les enfants qui, bien souvent,
arrivent dans des situations très importantes, voir graves, de dégradation psychique. À ces enfants,
Domino explique très clairement que l’équipe a l’habitude de gérer des problèmes comme les
leurs, que l’équipe est formée pour les apaiser sans violence, de la manière la plus humaine
possible.
►Le temps sémaphorique vient ensuite : c’est le temps où on analyse les symptômes, le
comportement de l’enfant. Cette approche permet à l’enfant d’amener sa question en toute sécurité par
rapport à sa personne.
►Vient alors le temps métaphorique, le temps où on aide l’enfant à mettre des mots sur ce qu’il vit,
ce qu’il éprouve. Se met alors en place un dispositif fait d’entretiens individuels, d’animations de groupe
avec utilisation de médias, d’entretiens de famille. L’objectif étant qu’à partir de ce moment, il puisse
être un peu plus apaisé dans son rapport à l’autre, à sa famille, à l’école.
►le volet de réorientation : au sein de Domino, on est dans une conception où lors de l’analyse de
demande d’hospitalisation, on signale au réseau qu’il faut déjà penser « l’après ». Deux à trois mois,…
l’air de rien, cela passe très vite. On est donc dans une logique d’anticipation de l’après Domino pour
que l’enfant soit réorienté dans les meilleures conditions.
14
UNE JOURNÉE À DOMINO …
8 h 30 :
Soignants et enfants prennent tous ensemble le petit déjeuner dans la grande salle à manger. Les
adultes accompagnent certains d’entre eux de manière plus proche s’ils ne parviennent pas à manger
seuls.
9h:
C’est l’heure de la toilette et du rangement ! On se brosse les dents, on range sa chambre et le service !
C’est important de vivre dans un lieu rangé où chacun met sa pierre à l’édifice.
9 h 45 :
Réunion communautaire : adultes et enfants se retrouvent autour de la table pour établir avec des
pictogrammes, des photos des enfants et des adultes, le programme de la journée.
10 h 00 :
Activités thérapeutiques : 2 modules d’activités le matin :
 Un module de 10 à 11 heures et un autre de 11 à 12 heures.
 Durant ces modules, il y a :
o soit des activités de groupe orchestrées par les animateurs, les instituteurs ou les
infirmiers.
o soit des moments plus individuels avec la psychologue, la logopède.
o Soit des moments d’école, des rencontres famille ou institution
12 h 00 :
Il est temps de déjeuner à nouveau ensemble autour de la même table !
13 h à 14 h :
C’est le temps de la sieste ! Les enfants sont dans leur chambre, se reposent ou y jouent avec
différents jouets de la maison. On change le rythme, on se pose des questions seul, on s’ennuie - c’est
important de s’ennuyer ! -, on change donc le rythme par rapport à celui de la journée.
14 h :
On redémarre avec des activités à l’extérieur de la clinique, dans le parc du Jardin Botanique en face de
l’hôpital.
15 à 16 h :
C’est parti pour des activités thérapeutiques de groupe !
15
Et la semaine se passe ainsi :










lundi après-midi : atelier de poterie communautaire rassemblant adultes et enfants présents.
Mardi après-midi : atelier cuisine ou équitation
Mercredi matin : atelier mouvement : les enfants apprennent à maitriser leur corps dans
l’espace
Mercredi après-midi : retour en famille ou en institution quand c’est possible, quand c’est
indiqué. Sinon les enfants restent dans l’unité.
Jeudi matin : atelier musique autour du musicien qui vient travailler deux heures avec 4 à 5
enfants.
Jeudi après-midi : piscine
Vendredi matin : activité extérieure : visites de musée, à la ferme…
Vendredi après-midi : réunion entre thérapeutes pour faire le point sur chaque enfant. Les
enfants sont accompagnés autour d’un atelier.
Samedi 14 h au dimanche soir ou lundi 9 h : week-end : c’est le moment du retour en famille ou
à l’institution.
Et le lundi matin : la semaine recommence ! On analyse le week-end. Il est temps ensuite de
retrouver une rythmicité bien spécifique. C’est important dans le processus de soins.
Durant l’hospitalisation, les familles sont rencontrées chaque quinzaine. Sauf si on estime cliniquement
important d’organiser des entrevues toutes les semaines avec les parents anxieux ou séparés pour
resserrer le cadre thérapeutique. Ceci en fonction des situations cliniques.
Quelquefois, cette réunion entre la famille et l’enfant se fait autour d’une activité plus sportive :
accompagner une famille autour d’un autre media que la parole permet de décrisper l’ambiance.
16
L’UNITÉ ENFANTS/PARENTS - APPELÉE PETITS DOMINO
Petits Domino est une unité du service de pédopsychiatrie conçue en collaboration avec les pédiatres
de la Clinique Saint-Jean. L’équipe est composée d’un pédopsychiatre, d’une psychologue, d’une
animatrice, une assistante sociale, des infirmières du service de pédiatrie et d’un pédiatre référant.
Les objectifs de cette unité :
►favoriser le bon établissement du lien psycho-affectif entre les parents et leur
nouveau-né.
►analyser et soutenir en cas de nécessité la relation parent/bébé en milieu hospitalier
pédiatrique
►favoriser le bon établissement du lien psycho-affectif entre les parents et leur nouveau-né
Petits Domino donne aux mamans accouchant à la Clinique Saint-Jean, et pour lesquelles on repère
une fragilité psychique dans l’établissement du lien entre l’un des parents et le bébé, l’occasion de
prolonger leur hospitalisation et de favoriser ainsi une meilleure adaptation à ce nouvel événement
important dans leur vie que constitue la naissance d’un enfant. Ces jeunes mères sont soutenues par
l’équipe pluridisciplinaire dans l’établissement de ce lien-là ou des soins de base : il y a des mamans qui
ne savent pas très bien se débrouiller dans les soins quotidiens, qui sont trop anxieuses. Un soutien
dans ce temps de fragilité est souvent nécessaire. Petits Domino prend en charge la maman et son
enfant au sein de l’unité de pédiatrie.
► après repérage par des réseaux tiers de difficultés préjudiciables au développement de
l’enfant : analyser et soutenir en cas de nécessité la relation parent/bébé en milieu hospitalier
pédiatrique
Des organismes tiers ou professionnels de la santé extérieurs (ONE, médecins généralistes, pédiatres,
crèches,…) réfèrent à Petits Domino des mamans pour lesquelles ils sont inquiets soit au niveau de la
jeune mère/du jeune père par rapport au développement du bébé, soit au niveau d’une difficulté
psychique ou du contexte social. Là aussi Petits Domino effectue des hospitalisations avec le même
objectif : repérer ce qui se joue dans la relation.
La spécificité de Petits Domino réside dans le fait que ces temps de relation se font dans un service qui
n’est pas psychiatrique. Cela rassure fort les parents et le réseau. Car il est ainsi plus facile de mettre
ensemble les familles, une psychologue, une infirmière pédopsychiatrique, une assistante sociale pour
dédramatiser les choses. Après ces observations, un travail psychosocial d’orientation de la maman et
du bébé s’organise. Le retour à domicile avec un encadrement adéquat est alors envisagé. Mais il est
parfois préférable de s’orienter vers des structures plus spécialisées qui vont travailler les difficultés
relationnelles précoces sur du long cours.
17
Interview du Docteur Odr, chef de service
et de Yannick Martin, responsable nursing du service de
pédopsychiatrie de la Clinique Saint-Jean
A Domino, de quels types de problèmes les enfants souffrent-ils ?
Docteur Odr : « A Domino, nous arrivent des enfants présentant des troubles d’agitation incessante en
raison d’un milieu familial très agité. Ou encore des enfants avec des parents ayant du mal à assumer
leur responsabilité d’adultes, porteurs d’antécédents psychiatriques ou de difficultés avec la justice.
Également des enfants ne supportant pas d’être en famille d’accueil et développant de profondes
difficultés comportementales à l’école. A cela, s’ajoute, par exemple, un diabète déséquilibré ou un
refus de s’alimenter. Nous avons aussi des enfants avec des problèmes d’anorexie, des enfants
abusés, etc.… »
Yannick Martin : « A Domino, on accueille toutes les difficultés qu’un enfant peut avoir. Soit dans son
fonctionnement psychique pur, soit dans sa relation avec ses parents ou avec l’école. Domino va servir
de temps d’arrêt par rapport à cette difficulté-là. Domino est prêt à travailler pour des enfants avec
diverses difficultés ».
Docteur Odr, comment en êtes-vous arrivé à cette spécialisation qu’est la psychiatrie infantile et
à Domino ?
Depuis toujours, je me suis interrogé sur le développement psychique des enfants, sur le
développement tout court. Il était donc logique qu’après mes études de médecine, je fasse une
spécialisation en psychiatrie infanto-juvénile.
Pourquoi Domino ? Je connais bien le quartier, j’y ai grandi, j’ai toujours pensé ma carrière comme
étant au service d’une population que je connais bien. Saint-Jean, bien implanté au centre de Bruxelles,
était une évidence pour moi. J’y suis arrivé en 2002 comme assistant de formation. Puis, les choses se
sont enchaînées pour moi comme pédopsychiatre et comme chef de service.
Yannick Martin, pourquoi vous être orienté vers un métier si difficile psychiquement ?
C’est un milieu qui est touchant humainement. Prendre en charge des situations comme celles-là
m’émeut constamment. C’est cela qui est intéressant et qui me met constamment en réflexion. On n’est
jamais dans quelque chose de routinier : il faut être constamment au travail : l’enfant, la famille nous
demandent cela.
Mais c’est vrai, c’est épuisant… mais tellement riche de prendre en charge des familles, des enfants en
difficulté. Ce qui nous permet de tenir, c’est cet esprit d’équipe pluridisciplinaire qui met du sens à notre
travail. Il faut aussi un bon équilibre : grâce à nos réunions, grâce à ce qu’on a pu mettre en place dans
la clinique, on a des plages d’échanges sur le quotidien, des activités thérapeutiques. Un superviseur
clinique vient aussi une fois par mois pour analyser les situations qui nous mettent à mal. Le docteur
Odr et moi sommes aussi supervisés au niveau du duo de direction dans la prise de décisions, dans la
gestion d’un service comme celui-là. On essaye de mettre en place des outils qui vont nous permettre,
ainsi qu’à toute l’équipe, de faire notre travail dans les meilleures conditions possibles. C’est un travail
tellement riche et passionnant ! ».
18
Yannick Martin, quel est le pourcentage de réussite dans les traitements à Domino ?
« Ici, on ne parle pas de cela. On ne peut pas dire qu’un enfant qui vient à Domino va guérir à 99%.
Ces petits patients sont dans un moment tellement compliqué où il y a tant de petites choses qui
peuvent leur permettre de s’en sortir ou de basculer, qu’on ne peut parler de pourcentage de réussite.
Sortir de Domino en ayant trouvé un enseignement spécial, une institution correcte, et quand l’enfant
peut se débrouiller avec ses questionnements, …n’est-ce pas là la réussite du traitement ? Ou n’est-ce
pas retrouver son milieu familial, une école normale où tout se passe bien ? La guérison est fonction de
là où en est l’enfant. Pour nous, l’essentiel est que l’enfant sorte de Domino avec un tas d’outils en
poche, avec de nouvelles façons de voir les choses, en ayant trouvé un équilibre. Mais… il y a des
enfants qui reviennent trois ou quatre fois à Domino parce que leur situation est complexe, que le
réseau psychiatrique est saturé, qu’on ne lui trouve pas une institution sur du long terme, etc.… ».
Sans la Fondation, où en seraient Domino et Petits Domino ?
Docteur Odr : « Sans la Fondation, on fonctionnerait difficilement : sans elle, on n’aurait pas la
possibilité de développer quantité de projets. Sans la Fondation, on serait privé d’outils comme les
ateliers, les transports, le matériel pour les enfants, l’accueil des familles à l’entrée du service, la
fonction psychologue qui contribue à humaniser l’accompagnement des mamans et leur bébé en
maternité et autour de l’unité de la clinique ».
Yannick Martin : « Sans la Fondation, la question de la sécurité nous poserait un grave souci : la plateforme de jeux provisoire que nous avons, est un endroit sécurisé dans lequel nous pouvons observer,
voir comment évolue la problématique des enfants. Ils peuvent se défouler, se décharger dans un
endroit vraiment adapté pour eux. Avant, on allait se balader dans le parc du Jardin Botanique, on allait
en bus à la piscine, en train à l’équitation… Faire de la contention d’un enfant en crise dans un train, un
métro n’est pas du tout facile ! Avoir un endroit où des choses peuvent se mettre en place, c’est
important pour les enfants qui ont peur du monde extérieur. Si on n’avait pas cette salle, les enfants
seraient dans l’angoisse. Cela aurait des répercussions sur leurs peurs, leur traitement ».
19
LA FONDATION SAINT-JEAN SOUTIENT ÉGALEMENT L’ASBL LERNI
En esperanto, « lerni » veut dire apprendre.
«LERNI est un projet de consultation exclusivement ambulatoire. Les enfants ne sont donc pas
hospitalisés, nous apprend le Docteur Karim ODR. Pour penser ce projet, nous sommes partis du
constat que bon nombre d’enfants issus de l’immigration étaient de plus en plus scolarisés en
néerlandais à Bruxelles. 60% des enfants à LERNI ont ce profil. Mais on a aussi, quelquefois, à faire à
de vrais néerlandophones vivant à Bruxelles, qui mettent leurs enfants à l’école en français et qui
viennent nous voir pour nous demander notre avis quant au maintien de leur enfant en français en
fonction des difficultés.
Les enfants de LERNI ont donc essentiellement des troubles de l’apprentissage, du développement,
d’adaptation à leur milieu scolaire. L’idée est de les reprendre en consultation, de leur donner des outils,
des clés pour leur réorientation.
Notre vision était de créer une équipe qui allait cultiver le bilinguisme. À LERNI nous avons engagé des
thérapeutes dont la langue maternelle est autant le français que le néerlandais. L’équipe
pluridisciplinaire sert à faire le lien entre les deux communautés, francophone et néerlandophone. Elle
est composée de : 2 pédopsychiatres, 4 logopèdes (2 francophones et 2 néerlandophones), 1
kinésithérapeute psychomotricienne bilingue, 2 psychologues (1 francophone et 1 néerlandophone), 1
pool administratif parfaitement bilingue.
A LERNI, chaque thérapeute parle sa langue maternelle, même en réunion,… une 2ème façon de
cultiver le bilinguisme. Pour pouvoir évaluer un enfant en difficulté dans une langue ou dans l’autre ou
dans les 2, il fallait pouvoir construire une équipe qui puisse servir de lien entre les deux communautés
francophone et néerlandophone à Bruxelles. Voilà deux réseaux qui ne se connaissent que très peu ou
pas du tout. L’idée était donc vraiment de construire ces liens-là ».
L’Asbl a dû démontrer qu’elle était capable d’exister. Grâce au soutien de la Vlaamse
Gemeenschapscommissie, grâce à l’appui financier de fondations privées, LERNI peut continuer à
rendre ces services.
Cette initiative est unique. Il existe très peu d’infrastructures similaires à Bruxelles. Les enfants
en difficultés scolaires ou en difficulté d’adaptation dans l’enseignement néerlandophone ou
dans leur milieu social doivent souvent aller chercher de l’aide en dehors de Bruxelles.
20