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FICHE PAYS
Philippines
Source :« GEOATLAS.com ® 2009 © Graphi-Ogre »
Données générales
Superficie : 343 448 km², archipel de 7 107 îles et îlots.
Capitale : Manille.
Monnaie : Peso philippin (PHP), 1 EUR = 53,20 PHP (oct. 2012).
Langues : officielles l’anglais et le filipino + des dialectes locaux.
Population : 96 millions d’habitants.
Villes principales : Quezon City, Manille, Caloocan, Davao, Cebu.
Agglomération de Manille (16 villes) : 12 M d’habitants.
Démographie :
-
Taux de croissance démographique : 1,7 % (2011).
Taux de natalité : 3,1 % (2010).
Source :» GEOATLAS.com ® 2009 © Graphi-Ogre »
Âge médian : 22,2 ans (2011).
Espérance de vie: 68,5 ans (2010).
Taux d’alphabétisation: 95,4 % (2010).
Religions : catholiques (84 %), musulmans (7 %), protestants évangéliques (4 %), bouddhistes (1,5 %).
Infrastructures :
Les infrastructures du pays sont assez peu développées et vieillissantes. Elles restent aujourd’hui une priorité et un
enjeu du développement économique. De nombreux appels d’offres de partenariats public-privé sont en cours.
- routes : 190 000 km dont 20 000 km revêtus. Nouveaux projets d’autoroutes d’ici à 2016 ;
- rail : chemins de fer réseau de 480 km, métro 3 lignes dans Manille. Plusieurs projets d’extension de lignes ;
- aviation : 87 aéroports dont 12 internationaux. 8 projets de nouveaux aéroports ont été annoncés en 2012 ;
e
- électricité : capacité totale 16 GW, 2 producteur géothermique mondial. Autosuffisance énergétique : 57 %.
Données politiques
Type de régime : République démocratique parlementaire.
- Pouvoir éxécutif réparti entre le Président de la République (mandat de 6 ans non renouvelable) et le Parlement ;
- Pouvoir législatif partagé entre les deux chambres formant le Parlement : le Sénat (24 membres élus, mandat de
6 ans) et la Chambre des représentants (214 membres élus, mandat de 3 ans) ;
- Pouvoir judiciaire placé sous l’autorité de la Cour suprême de justice.
Les dernières et prochaines élections :
Présidentielles mai 2010-mai 2016, législatives mai 2010-
mai 2013.
Les principaux dirigeants :
- Président : Benigno Simeon Cojuangco Aquino III, dit « Noynoy » Aquino (Chef de l’État) depuis mai 2010.
- Vice-président : Jejomar Binay depuis mai 2010.
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Données économiques en 2011
Principaux indicateurs économiques par pays
Indicateurs
PIB
Déficit public en % du PIB
Dette publique en % du PIB
PIB par habitant
Taux de croissance
Taux d’inflation
Taux de chômage
Philippines
France
213,1 Mds USD
2,6 %
40,5 %
2 223 USD
+ 3,7 % (estimation 2012 + 5 %)
+ 4,7 %
7,0 %
2 808 Mds USD
5,2 %
85,8 %
44 401 USD
+ 1,7 %
+ 2,3 %
9,3 %
Sources : Service économique régional de Singapour, Commission européenne, INSEE, Banque mondiale, FMI
Pays le plus avancé de l’Asie du Sud-Est au lendemain de
la Seconde Guerre mondiale, les Philippines ont, depuis,
connu des périodes d’instabilité politique et sociale ainsi
que des problèmes de gouvernance qui ont freiné son
développement économique.
Avec un PIB de 213,1 Mds USD, les Philippines sont
e
aujourd’hui la 5 économie d’Asie du Sud-Est et le pays
aborde les années 2010 avec un réel enjeu d’accélération
de son développement.
En %
Situation économique du pays
Taux de croissance moyen du PNB par décennie
6.5
6.3
6
4.9
5.1
4
3.2
2
1.1
0
1950-60
1960-70
1970-80
1980-90
1990-00
2000-10
Source : National Economic and Development Authority (NEDA)
L’économie philippine est aujourd’hui dominée par les services qui représentent 53 % du PIB et 52 % des emplois du
pays. Les secteurs principalement représentés sont le commerce, le transport et en fort développement les services
externalisés de gestion « Business Process Outsourcing » (BPO) avec en tête les centres d’appels qui bénéficient d’une
main-d’œuvre nombreuse, bien formée et anglophone. Le secteur agricole reste important avec 33 % des emplois du
pays, mais il s’agit essentiellement d’une agriculture de subsistance. Les revenus, 14 % du PIB, sont liés à des activités
agroalimentaires (production de fruits exotiques, transformation). L’industrie, 33 % du PIB et 15 % des emplois, reste
quant à elle concentrée sur des secteurs à faible valeur ajoutée : assemblage de composants électroniques (le secteur
électronique représente la moitié des exportations philippines et la production philippine représente 12 % de la
production mondiale), textile et habillement…
En 2012 la demande locale continue de tirer la croissance grâce en premier lieu à la consommation des ménages. Le
pays possède un atout majeur à savoir sa population importante (96 M en 2012) qui est jeune, urbanisée, anglophone,
et dont le mode de consommation est très largement occidental. Par ailleurs, les Philippines sont relativement
protégées des grandes fluctuations économiques grâce à sa diaspora de travailleurs émigrés (11 % de la population) et
aux flux de devises qu’elle renvoie continuellement dans son pays d’origine (20,1 Mds USD en 2011, soit 10 % du PIB
du pays). Les dépenses publiques devraient être relancées notamment par les nombreux projets de partenariats
public-privé (PPP) à concrétiser. Les prévisions de croissance font état d’un taux de 5 % en 2012.
Situation financière du pays
Les fondamentaux macroéconomiques du pays restent solides avec une inflation maîtrisée, un déficit public peu
élevé, une balance des paiements excédentaire (10 Mds USD) et des réserves en devises en forte hausse (nouveau
record en octobre 2012 avec 82 Mds USD soit 11,9 mois d’importations). L’administration du Président Aquino s’était
engagée en 2010 à réduire le déficit de 3,9 % à 2 % d’ici 2013 et est en passe de tenir son engagement. Le ratio de la
dette brute du secteur public/PIB est passé sous le seuil des 50 % (début 2012) ce qui a permis aux Philippines
d’obtenir de meilleures notations financières internationales et le pays est maintenant très proche d’obtenir le
fameux « Investment grade », qui pourrait accélérer les flux d’investissements étrangers dans le pays.
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En revanche, si les grandes agences de notation ont récemment amélioré la notation des Philippines, elles ont indiqué
qu’elles mettaient sous surveillance la politique monétaire du pays.
Politiques fiscale et économique du pays
Lutter contre la corruption : Depuis le début de son mandat en mai 2010, le Président Aquino s’est fixé pour priorité
d’initier un changement dans les pratiques fiscales et économiques du pays longtemps gangréné par une corruption
massive. Cette lutte contre une opacité de la gestion budgétaire et contre la corruption à tous les niveaux fait partie
d’un volontarisme plus large pour améliorer l’environnement des affaires et ainsi inciter les investissements
étrangers sur le territoire philippin, clef pour le développement économique du pays. Cette politique semble porter
ses fruits avec une amélioration du classement du pays au niveau international : en 2010 progression de 22 places
e
dans le rapport mondial sur la compétitivité du World Economic Forum, le pays se plaçant au 65 rang mondial.
Mettre en place une politique fiscale plus efficace : le faible taux de recouvrement de l’impôt (taux de recettes
équivalent à 12,6 % du PNB) et donc des fonds publics est l’un des principal frein à la mise en oeuvre de la politique du
gouvernement Aquino qui tente aujourd’hui de rendre plus efficace la collecte fiscale. Des projets de réformes
fiscales sont à l’étude, notamment dans le domaine des vins et spriritueux et du tabac (évolution de la « Sin tax »).
Développer les infrastructures : le gouvernement s’est donné pour objectif, dans son plan quinquennal 2011-2016,
une croissance de 6 %, un rythme qui suppose une forte augmentation de l’investissement en particulier des dépenses
d’infrastructures. Le gouvernement a donc annoncé un effort et une augmentation des investissements dans les
infrastructures notamment dans les secteurs des transports, de la santé et de l’éducation. Sans capacité de
financement public, le développement des infrastructures passera par le renforcement de partenariats public-privé
dont une partie a déjà été identifiée et planifiée pour la période 2011-2016. Afin de faciliter et d’encourager les
investissements privés, le gouvernement a clarifié le cadre réglementaire (« Build Operate Transfer Law » en 2010),
mis en place des procédures plus transparentes pour les appels d’offres et créé un fonds public (« Philippines
Infrastructure Development Fund ») pour accompagner le secteur privé et rassurer les investisseurs.
Lutter contre la pauvreté par une croissance économique inclusive : avec 42 % de la population vivant avec moins de
2 dollars par jour, la lutte contre la pauvreté reste une priorité. L’objectif du gouvernement Aquino est de maintenir la
stabilité macroéconomique tout en construisant une croissance inclusive qui profitera au plus grand nombre. Cette
politique de lutte contre la pauvreté est appuyée par la Banque mondiale via le programme des transferts
conditionnels en numéraire (« cash conditional transfers ») visant à aider directement les populations les plus
vulnérables : 15 M de Philippins bénéficieraient actuellement de ce programme.
Diversifier l’industrie : les Philippines ont ainsi déjà connu une transformation notable de leur économie au cours de
er
la dernière décennie avec le développement de l’industrie des services (1 pays pour les centres d’appels). Le pays
vise aujourd’hui à développer prioritairement le secteur du tourisme, ce qui passera par le renforcement de ses
infrastructures, mais surtout à diversifier son industrie (activités pétrolières et gazières, de sous-traitance, industries
agro-alimentaires, etc.) grâce à l’intensification des investissements étrangers et avec un enjeu de création d’emplois.
Accords politiques, juridiques et multilatéraux
Les accords multilatéraux des Philippines : le pays est membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC)
depuis 1995, du Fonds monétaire international (FMI) depuis 1945, de la Banque Asiatique de Développement (BAD)
depuis 1966 (le siège de la banque est situé à Manille), de l’Association of South East Asian nations (ASEAN) depuis
1967, de l’Asean Free Trade Area (AFTA) depuis 1992, de l’ Asia-Pacific economic cooperation (APEC) depuis 1989 et
du G 20 depuis 2003. A noter que les Philippines en tant que membres de l’ASEAN bénéficient des accords de libreéchange passés avec les grands voisins de la zone, Chine, Corée du Sud, Japon, Australie, Nouvelle Zélande et Inde.
Coopération financière bilatérale de la France :
L’Agence francaise de développement (AFD) a ouvert un bureau à Manille en 2010 avec pour principale mission de
soutenir le gouvernement philippin dans ses efforts de promotion d’une croissance durable et solidaire. À fin 2012,
l’AFD a engagé 150 M EUR en prêts et 0,65 M EUR en assistance technique.
Le gouvernement français a financé ces dernières années des projets et des études sur fonds FASEP (don) et RPE (prêt
concessionnel) pour des projets de renforcement des capacités des collectivités locales dans la lutte contre le
changement climatique, de gestion des services de l’eau et de transport public. L’enveloppe d’aide budgétaire
accordée représente plus de 200 M EUR.
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Commerce extérieur
Importations en 2011 :
60,138 Mds USD (+ 9,5 % en 2010).
Exportations en 2011 :
47,967 Mds USD (- 6,7 % en 2010).
Poids de la France dans les importations des Philippines :
1,2 % des importations.
État des lieux du commerce extérieur
Les Philippines sont ouvertes au commerce international avec un total des échanges représentant 50 % de leur PIB.
Les termes de l’échange leur sont toutefois défavorables :
- les exportations sont essentiellement composées de produits à faible valeur ajoutée. L’électronique (50 % du
total des exportations philippines), consiste en une activité de sous-traitance et d’assemblage uniquement
(fabrication de composants) ; 14 % des exportations sont le fait de produits primaires non transformés, produits
agricoles (noix de coco…) et/ou produits miniers ; viennent ensuite le textile-habillement et l’ameublement,
générateurs de peu de valeur ajoutée ;
- les importations sont composées à 30 % d’intrants pour l’activité d’assemblage des composants électroniques,
20 % d’hydrocarbures et de produits dérivés et le reste est composé de produits à forte valeur ajoutée :
équipements de transport (aéronautique, automobile) et de télécommunication, machines, produits chimiques et
pharmaceutiques, biens de consommation de luxe.
Le déficit commercial des Philippines s’est accru de manière inquiétante en 2011, principalement en raison de la
dégradation de la situation économique internationale et de l’augmentation des importations. Le déficit a presque
quadruplé en un an, passant de 3,5 Mds en 2010 à 12 Mds en 2011.
La faiblesse de la base industrielle des Philippines et les restrictions à l’investissement étranger constituent un frein
au développement d’exportations à forte valeur ajoutée. Elles encouragent aussi l’importation de biens
d’équipements et de consommation. Selon le FMI, le déficit devrait s’élever en 2016 (à la fin du mandat du Président
Aquino) à près de 20 Mds USD. Le gouvernement annonce pourtant une forte augmentation des exportations d’ici à
2016 (80 Mds en 2012 et 120 Mds en 2016 soit une hausse de 150 %). Le gouvernement philippin parie sur la relance
mondiale, une forte hausse des exportations de produits agroalimentaires et miniers, et enfin sur l’exportation de
produits manufacturés à partir d’investissements étrangers (chinois, japonais, coréens et américains notamment).
Pays
% des exportations (pays clients)
% des importations (pays fournisseurs)
8,9 Mds USD soit 18,4%
7,1 Mds USD soit 14,7%
6,1 Mds USD soit 12,7%
6,5 Mds USD soit 10,8 %
6,5 Mds USD soit 10,8 %
6 Mds USD soit 10 %
Japon
États-Unis
Chine
Source : Service économique de Manille
En termes de clients, l’Asie de l’Est arrive en tête avec 47,7 % des exportations philippines (+ 4 %). L’ASEAN représente
18 % des exportations, sa part est en baisse. Viennent ensuite les États-Unis (14,8 %, - 6 %) et l’Union européenne
(12 %, - 20 %). De même, l’Asie de l’Est est le premier fournisseur des Philippines avec 37,6 % du total (+ 11 %)
devant l’ASEAN (23 % du total, - 8 %) puis les États-Unis et l’Union européenne (+ 12 %).
Les échanges globaux de l’ASEAN avec les Philippines ont diminué de 15 % en 2011. Cette baisse est en partie
imputable à la crise, mais aussi au fait que les Philippines ne profitent pas suffisamment des accords de libreéchange de sa zone d’appartenance et ne disposent pas des productions susceptibles d’améliorer les performances.
Les Philippines ont également pris du retard dans la négociation d’accords de libre-échange avec les autres grands
partenaires économiques. Leur participation éventuelle au partenariat trans-pacifique proposé par les États-Unis
viendrait à l’encontre des restrictions à l’investissement étranger qui sont inscrites dans la Constitution philippine. Les
échanges avec la Chine sont quant à eux équilibrés dans les deux sens (6 Mds USD), mais les importations philippines
en provenance de Chine augmentent.
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Commerce franco-philippin
En 2011, les Philippines représentent 0,2 % des exportations françaises et 0,1 % des importations françaises. La France
continue d’afficher un solde excédentaire vis-à-vis des Philippines : 166 M EUR (+ 7,5 % par rapport à 2010). Le pays
e
e
est le 64 client et le 68 fournisseur de la France.
Évolution des échanges commerciaux entre la France et les Philippines
En M EUR
2006
2007
2008
2009
2010
2011
Exportations
Importations
Solde
356
471
- 114
635
418
218
728
475
253
472
451
20
679
521
158
686
520
166
Source : Douanes françaises
Exportations vers les Philippines : les exportations françaises vers les Philippines sont dominées par les produits
industriels (70 % du total) avec en premier lieu les composants électroniques, et l’optique (31 %), suivis de
l’aéronautique (25 %) et des industries agroalimentaires (13 %). À l’avenir, l’aéronautique devrait continuer à tirer les
exportations et l’excédent notamment avec les nouveaux contrats signés par Airbus (24 appareils en 2012
+ 40 options). Les industries agroalimentaires devraient encore augmenter leur percée ainsi que les parfums et
cosmétiques avec l’émergence d’une classe moyenne philippine et le développement de la consommation locale.
Ventilation des exportations françaises vers les Philippines (2011)
Textile, accesoires
et cuirs
2%
Produits
agroalimentaires
4%
Matétiel d'optique
3%
Machines, appareils
et matériels
électriques, parties
d'appareils,
Chaudières, engins
mécaniques
31%
Produits agricoles
10%
Produits
pharmaceutiques
et chniques
Ouvrage en fonte,
13%
fer ou acier
11%
Produits miniers
0%
Matériel de
transport
(essentiellement
matériel de
navigation aérienne)
26%
Source : GTA/ Ubifrance
Importations vers la France : hors composants électroniques, les ventes philippines en France s’élevaient à
230 M EUR environ en 2011 (+ 14 % par rapport à 2010) avec une progression de 41 % des « produits manufacturés
divers » (surtout du matériel électrique et de l’électroménager) et de 18 % du textile-habillement.
Ventilation des exportations des Philippines vers la France (2011)
Produits
chimiques et
pharmaceutiques
3%
Matériel d'optique
8%
Chaudières,
machines,
appareils, engins
mécaniques et leurs
parties machines,
électroménagers
67%
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Produits miniers
1%
Textile et
accessoires
8%
Produits agricoles
9%
Produits
agroalimentaires
2%
Matériel de
transport
2%
Source : GTA/ Ubifrance
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Les secteurs porteurs et la présence française
Le développement de la présence française s’est effectué par vagues aux Philippines et a commencé par
l’implantation de banques françaises off-shore puis s’est consolidée avec l’arrivée d’un petit groupe d’investisseurs
français dans les années 80 qui ont su profiter des opportunités qu’offraient les Philippines. Des investissements plus
importants ont été réalisés dans les années 90, période porteuse pour l’économie locale. On compte aujourd’hui
environ 70 implantations françaises présentes aux Philippines sous forme de filiales, bureaux de représentation, ou
encore agents-représentants. Les secteurs d’activité sont diversifiés : infrastructures, (Systra, Egis, Alstom, Thalès),
énergie (Total, Schneider), industrie (Lafarge, Essilor, ST Microelectronics, Air Liquide), cosmétiques et grandes
marques de luxe (L’Oréal, Hermès, Lacoste, Louis Vuitton), pharmacie (Sanofi), banques et assurances (Axa, BNP), etc.
La société de centres d’appels Teleperformance emploie à elle seule 16 000 personnes. Parmi les principales sociétés
selon le chiffre d’affaires, on peut citer Teleperformance, ST Microelectronics, Total, Alstom, Essilor, Air Liquide,
Eurocopter, Sanofi. Ces entreprises sont principalement tournées vers le marché local, avec les exceptions notables
d’Essilor, ST Microelectronics ou encore Oberthur qui exportent dans l’ASEAN à partir des Philippines.
Les secteurs porteurs pour la France en 2011
La France détient des parts de marchés dans certains secteurs porteurs dont la santé et l’aéronautique.
Principaux secteurs d’exportations pour la France
Rang
de la France
Part de marché
de la France
1
Équipements électroniques, biens d’équipement, machines, intrants
12
1,4 %
2
Santé : équipements médicaux et produits pharmaceutiques
1
10 %
3
Aéronautique
4
13,4 %
4
Équipement énergétique, chaudières, machines, turbines, réacteurs, etc.
16
0,8 %
Source : GTA/ Ubifrance
Les Philippines offrent de nombreuses opportunités pour les entreprises françaises. Si les inégalités de niveaux de vie
sont très importantes aux Philippines, on estime qu’une classe moyenne existe et se développe avec la croissance
économique du pays et le soutien des transferts financiers des travailleurs philippins de l’étranger (« Overseas Filipino
Works », OFW). Estimée à 8-10 M de personnes, cette classe se concentre essentiellement à Manille, et à Cebu la
deuxième ville du pays. Elle affiche un mode de consommation à l’occidentale, influencé par l’héritage culturel
américain et l’importance des contacts avec les pays développés par le biais des OFW. La croissance démographique
et économique du pays impose par ailleurs un développement des infrastructures à tous les niveaux, le pays ayant pris
du retard ces dernières années.
Produits et équipements agricoles et agroalimentaires :
- Agroalimentaire : les besoins se concentrent sur la viande de coupe et les produits laitiers avec une production
locale insuffisante pour couvrir la demande, ainsi que sur les produits transformés, et de manière générale sur les
produits bon marché destinés à la grande distribution. Les vins et spiritueux constituent un marché de niche à
potentiel de développement.
- Agriculture : les exploitations, élevages et cultures, sont très hétérogènes dans le pays. Ainsi les besoins sont
différents, de l’équipement basique pour l’aide au développement des petites structures jusqu’aux équipements
industriels pour une production et transformation de masse, avec un enjeu fort de développement de la
productivité.
Mode, habitat, santé :
- Santé : le secteur philippin est dual avec un secteur public peu performant, à moderniser, et un secteur privé de
niveau international. C’est un secteur en pleine croissance autant en consommation de produits pharmaceutiques
qu’en équipements médicaaux (cabinets privés, hôpitaux). De nouveaux crénaux porteurs apparaissent dans des
secteurs spécifiques comme la radiologie, la chirurgie esthétique et dentaire ou encore le traitement de déchets
hospitaliers.
- Autres secteurs porteurs mais très concurrentiels : cosmétiques, mode et accessoires, avec un positionnement
luxe ou distribution de masse (« mass market »).
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Infrastructures, transport, industrie :
- Aéronautique et aéroportuaire : le transport aérien a été dopé par la croissance du pays et l’arrivée ces dernières
années de compagnies aériennes locales low-cost (Cebu Pacific, Zest). La croissance du tourisme et de la
population devrait développer les filières liées au transport aérien, à l’aéroportaire et à la maintenance. Plusieurs
projets de modernisation ou d’extensions d’aéroports sont en cours.
e
- Énergie : dans un contexte des tarifs très élevés (2 tarif de l’électricité le plus élevé d’Asie) et de capacité de
production insuffisante, associé à une croissance de la démographie, les Philippines devront faire appel à de
nouvelles sources d’énergie notamment le gaz et l’exploitation des ressources déjà disponibles (charbon). La
rénovation des installations géothermiques et la construction ainsi que la maintenance des installations
hydroélectriques sont des secteurs à fort potentiel. Par ailleurs, le segment de l’efficacité énergétique devrait se
développer également avec un besoin de services et d’équipements.
- Industries minières, pétrolières et gazières : les Philippines possèdent d’importantes réserves pétrolières et
gazières et une partie des concessions d’exploitation qui avaient été attribuées dans le passé a été remise aux
e
enchères en 2012. Les Philippines possèdent également le 4 potentiel minier mondial (or, cuivre, nickel, etc.), mal
ou pas exploité ; le changement de la loi minière en 2012 et les incertitudes sur les conditions d’exploitation dans
les provinces ralentissent toutefois à court terme le développement du secteur.
Nouvelles technologies, services :
- Télécoms et audiovisuel : le marché philippin est un marché mature tourné vers les technologies récentes dont
la 4G, WiMax, LTE, offrant ainsi de nouvelles opportunités tant pour les contenus que pour les équipements
(« cloud computing », relais de transmissions, etc).
- Services : les services externalisés de gestion (« Business Process Organisation », BPO) ont beaucoup évolué et les
centres d’appels sont encore dominants, le secteur évolue vers des offres de solutions plus sophistiquées
(« Knowledge Process Organisation », KPO) : dévleoppement de logiciels, services d’ingénierie, transcription
médicale et juridique, back office, etc.
- Tourisme : les Philippines reçoivent aujourd’hui 4 millions de touristes étrangers par an, ce qui est peu au regard
de la taille et du potentiel du pays. Leur objectif est d’arriver à 10 millions de visiteurs d’ici 2016. Une
modernisation des infrastructures et du parc hôtelier sera nécessaire.
Les investissements
Les Philippines accueillent un volume d’investissements directs étrangers (IDE) particulièrement faible ne
représentant qu’à peine 0,5 % du PIB contre une moyenne de 4 à 5 % pour les autres pays de l’ASEAN. Après les
efforts gouvernementaux pour améliorer le cadre réglementaire et l’environnement des affaires, les IDE ont atteint
e
5,8 Mds USD en 2011, un record depuis 1996. Mais les Philippines restent classées 136 /185 par le rapport mondial
« Doing Business 2012-2013 » de la Banque mondiale et l’International Finance Corporation.
Au manque d’infrastuctures, au coût de l’électricité et à l’opacité du cadre des affaires, vient s’ajouter un cadre
constitutionnel qui limite les IDE dans certains secteurs stratégiques dans lesquels la participation des étrangers est
interdite et/ou limitée (cf. Negative list). Ainsi une limite de 20 à 60 % du capital détenu par une entreprise étrangère
est imposée dans des secteurs aussi divers que le commerce de détail, l’agriculture et les ressources naturelles (mines,
cultures), les services et les réseaux de communication. Le gouvernement conscient de ce manque d’attractivité
envisage de modifier certains aspects de cette loi pour faciliter l’entrée de nouveaux IDE (« Charter Change »).
L’investissement français représente moins de 800 M EUR de stock et seulement quelques millions en flux en 2011.
Les grands investisseurs sont les grands groupes présents aux Philippines (Total, Lafarge, Essilor, L’Oreal, Schneider).
Les Philippines se trouvent encore sur la liste française des paradis fiscaux, ce qui rend compliqué le rappatriement de
fonds en France. Un accord est actuellement en cours pour un retrait des Philippines de la liste d’ici fin 2013.
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Environnement des affaires et conseils pratiques
Les usages du pays
Dans la pratique des affaires, n’hésitez pas à vous entourer d’intermédiaires connaissant bien le tissu local. Ils vous
seront d’une aide précieuse dès la prise de vos premiers rendez-vous.
Ne prévoyez pas un programme trop chargé. Vous devez pouvoir consacrer le temps nécessaire à chacun de vos
interlocuteurs. Il s’agit également de gérer les retards dus aux embouteillages, les glissements de planning, etc. Ne
soyez pas surpris s’il vous est demandé d’adresser vos questions préalablement à l’entretien. C’est une coutume très
développée aux Philippines. Les réponses de vos interlocuteurs n’en seront que plus précises.
Soyez à l’heure. Un battement de 15 minutes avant ou après l’heure fixée est tout à fait acceptable. En dehors de ces
limites, téléphonez à votre contact pour signaler votre avance ou retard. N’oubliez pas de faire reconfirmer votre
programme la veille. Les Philippins confirment assez tardivement leurs rendez-vous en général.
Si votre contact possède un titre (« Doctor », « Attorney »), adressez-vous à lui en ajoutant le titre devant son nom de
famille (ex. : Doctor Dela Cruz, Attorney Santos).
Le rendez-vous commence très souvent par une poignée de main aussitôt suivie du traditionnel échange de cartes de
visite. Les Philippins ‒ surtout ceux d’origine chinoise ‒ présentent leur carte de visite avec les deux mains, la tête
légèrement baissée. Vous aborderez ensuite des sujets très divers avant de vous focaliser sur la négociation en cours.
Il convient en premier lieu d’établir un climat de confiance. Ceci est fondamental pour le bon déroulement de votre
rendez-vous. La langue des affaires est l’anglais. Ne mettez pas votre interlocuteur dans une position inconfortable,
surtout s’il vous reçoit en présence de ses collègues. Ne lui faites pas perdre la face. Vous réglerez vos éventuels
différents lors d’un entretien séparé en gardant une attitude très courtoise. Trouvez des compromis et terminez
toujours votre entretien sur une note positive, même si vous n’êtes pas parvenu au but que vous vous étiez fixé. Le
dialogue ne doit pas être interrompu : la fin d’un entretien doit ouvrir une porte sur l’entretien suivant.
N’hésitez pas à vous faire accompagner par votre avocat une fois arrivé au stade des négociations contractuelles.
Il convient de souligner l’importance des réseaux issus de l’appartenance à un club, à une école ou à une université.
Les Philippins peuvent être très élitistes. Faites-vous des relations à un très haut niveau. Celles-ci peuvent parfois être
d’un réel secours pour faire avancer des négociations dans une impasse. De plus en plus de Philippins poursuivent des
études supérieures à l’étranger, surtout aux États-Unis. La majorité des présidents des sociétés philippines sont
diplômés des grandes universités américaines ou européennes.
Établir des affaires aux Philippines peut prendre beaucoup de temps. N’hésitez pas à accepter des invitations
(déjeuners ou dîners, golf, etc.). Certains contrats se concrétisent lors de ces instants privilégiés. Le premier contact
sur place n’est pas suffisant et il convient de rencontrer ses interlocuteurs à intervalles réguliers.
Les pratiques commerciales du pays
Thème central du programme du Président Aquino, la lutte contre la corruption est engagée depuis son élection en
mai 2010. Même si la situation évolue favorablement, la corruption reste de mise. Il est difficile d’effectuer des
démarches douanières ou administratives sans y être confronté.
Mode de règlement : il convient de rester prudent, en particulier lors de la mise en place d’une nouvelle relation
d’affaires. Le crédit documentaire reste le moyen de paiement présentant le meilleur rapport qualité/prix. La
principale commission prélevée est généralement de 0,25 % du montant du crédit documentaire (pour un crédit à
60 jours), auquel il faut ajouter divers frais (visas, notaire, frais de transfert, etc.). Éviter les lettres de change, les
billets à ordre et les contre-remboursements. Le chèque doit être réservé aux sociétés fiables. Il n’offre aucune
sécurité.
Règlementations de base, ou référentiel à consulter : s’agissant du droit commercial le système juridique philippin
est fortement inspiré du système anglo-saxon et de la « Common Law ».
Délais de paiement : généralement de 7 jours (lettre de crédit à vue), 30, 60 ou 90 jours (lettre de crédit). Ils varient
aussi selon le type de marchandises de 30 à 60 jours en général, mais de 6 mois à 1 an pour les gros équipements.
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FICHE PAYS
Les bonnes pratiques en matière de commerce international
En matière de commerce international, le paiement de « faveurs » peut s’avérer une pratique courante afin de
favoriser la conclusion d’une affaire. Une quelconque facilité (matérielle ou pécuniaire) peut être attendue en
échange de services fournis par l'administration, ou par d'autres entreprises. Ainsi, certaines entreprises qui
travaillent régulièrement à l’international peuvent être invitées à payer des pots-de-vin en vue de gagner des
contrats, ou des « pourboires » afin d’obtenir un traitement prioritaire de leur dossier au sein des
administrations.
L'entreprise doit cependant être consciente que pratiquer la corruption peut être dangereux d'une part parce
que certains pays la condamnent fortement aux travers de mesures anti-corruption, d'autre part parce que la
corruption peut avoir des implications directes sur la gestion de l'entreprise.
Le manager international doit être très attentif à tracer une ligne distincte entre « la voie raisonnable » pour
faire du commerce international, et des pratiques relevant directement de la corruption. Les pots-de-vin
ouvrent la voie vers une performance de mauvaise qualité et à la perte de repères moraux parmi le personnel
de l'entreprise. La corruption mène à la propagation de pratiques commerciales contraires à l'éthique.
C’est pourquoi l’OCDE a adopté une convention, en décembre 1997, sur la lutte contre la corruption qui établit
des normes juridiquement contraignantes tendant à faire de la corruption d’agents publics étrangers dans les
transactions commerciales internationales une infraction pénale et prévoit un certain nombre de mesures
visant à mettre en œuvre efficacement cette infraction.
Notre Agence souscrit aux principes de cette convention et invite l’ensemble de ses clients à prendre
connaissance du décret n° 2000-948 du 28 septembre 2000 portant publication de cette Convention et à en
mesurer les enjeux dans le cadre de leurs pratiques professionnelles.
UBIFRANCE vous propose quatre gammes complètes de produits et services d’accompagnement pour vous aider à
identifier les opportunités des marchés et à concrétiser vos projets de développement international.
• Gamme Conseil : pour obtenir la bonne information sur les marchés étrangers et bénéficier de l’expertise
des spécialistes d’UBIFRANCE.
• Gamme Contact : pour identifier vos contacts d’affaires et vous faire bénéficier de centaines d’actions de
promotion à travers le monde.
• Gamme Communication : pour communiquer à l’étranger sur votre entreprise, vos produits et votre
actualité.
• Volontariat International en Entreprise (VIE) : pour optimiser votre budget ressources humaines à
l’international
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Toute reproduction, représentation ou diffusion, intégrale ou partielle, par quelque
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Rédigée par : Karine GRESSET
Revue par : Marie-José CONNAN
Version originelle du : Novembre 2012