bulletin avril 2012 - SNES Champagne Ardenne
Transcription
bulletin avril 2012 - SNES Champagne Ardenne
Avril 2012 268 Champagne Ardenne Directrice de publication A. RAMBOURG Imprimé par nos soins au siège N°CPPAP 0914 S 06970 N°ISSN 1240-3938 Dépôt légal jour de parution Trimestriel — prix : 1,50€ Abonnement annuel : 4,50€ BULLETIN DE LA SECTION ACADEMIQUE DU SYNDICAT NATIONAL DES ENSEIGNEMENTS DE SECOND DEGRE Siège : 35 - 37, rue Ponsardin (entrée au 37) - 51100 REIMS Téléphone : 03 26 88 52 66 Fax : 03 26 88 17 70 Email : [email protected] Site internet : www.reims.snes.edu Reims 2012, un congrès à l'offensive. Nous venons de clore le 29ème congrès du SNES FSU qui a eu lieu à Reims, ce fut l'occasion de rappeler aussi l'anniversaire de la création de notre académie en même temps que celles de Nantes et Orléans. Près de 600 personnes, congressistes, équipe d'accueil (particulièrement appréciée pour son organisation et son efficacité tout en gentillesse), organisations syndicales invitées, et 32 invités internationaux de tous les continents se sont retrouvés pour débattre des grands enjeux du syndicalisme - Quelle recomposition syndicale ? - de la société- Quelles ruptures avec le modèle capitaliste ? - de l'avenir des personnels - Quelles formes d'évaluations, de titularisations, d'orientation, de vie scolaire ? mais aussi du projet du SNES pour le second degré Quels enseignements pour les collèges et lycées ? Le ministre de l'Éducation Nationale ne s'y est pas trompé lorsque dans un communiqué de l'AEF du 6 avril il dit « Je déplore le double langage de certains responsables syndicaux... Leur sectarisme et leur volonté farouche de défendre les modèles du passé, ceux-là même qui ont prouvé depuis 20 ans leur inefficacité comme l'ont montré les différentes études Pisa de l'OCDE, sont d'un autre âge ». Monsieur Chatel et le gouvernement actuel devraient pourtant savoir que les modèles qu'ils défendent, ceux d'une école fondamentale totalement dépassée, sont encore plus anciens, et surtout que le modèSOMMAIRE : P1 P2 P3 P4 P5 P6 P7 Edito CTA - Permis de conduire. Congrès académique - Retraités. Liste CA Profession de foi Unité et Ation Votes - Manuels scolaires. Cdi, professeurs documentalistes Bonnets d’âne. P8 Evaluation le préconisé par le SNES fondé sur la culture commune, les dédoublements, les équipes pluridisciplinaires (...) n'a jamais été mis en œuvre. Défendre la scolarité à 18 ans et faire en sorte que des gamins de 14 ans ne soient pas sous la coupe des patrons, c'est sans doute moins humaniste que sa pensée "unique et la seule qui vaille", vous en jugerez ! Aussi dans le discours de clôture avons nous entendu : "Nous n'imaginons pas, nous ne voulons pas imaginer, subir pendant encore cinq ans une telle politique, de surcroît aggravée si on écoute le président-candidat. (...) Alors, oui, nous le disons clairement, une alternance politique est indispensable, Nicolas Sarkozy doit être battu lors des élections présidentielles". Dans la même dépêche, le ministre « appelle le Snes-FSU à plus de réserve et modération. » Et bien non, ni réserve, ni modération ! Le SNES FSU poursuivra sa route à vos côtés vers un second degré moderne et généreux. Reims, le 8 avril 2012, Christophe GIRARDIN. Avis aux philatélistes. A l’occasion du congrès national qui s’est tenu à Reims, la section académique a fait éditer une planche de 4 timbres avec le logo du congrès. Il reste quelques planches, donc, si vous êtes intéressé(e), envoyez un chèque à la section académique en précisant le nombre d’exemplaires souhaités. Prix de vente = 5 euros. SNES CHAMPAGNE ARDENNE - Bulletin n°268 – p 1 CTA : et de deux... 22 mars, 2 avril : 2 comités techniques académiques (ex-CTPA) pour entériner les suppressions de postes dans les LP et les LEGT : enseignants, cpe, agents de laboratoire, personnels de direction, documentalistes, agents administratifs. Aucun secteur n'est épargné, sans compter les suppressions de postes dans les collèges et les écoles des 4 départements mais c'est l'échelon départemental (CTSD) qui a la responsabilité de la carte scolaire. Au total l'académie rend 330 postes dont 177 pour le second degré. Pour les 38 lycées, 22 206 élèves sont annoncés, avec une baisse d'effectifs prévue de 146 élèves, soit à peine 4 élèves en moins par établissement. Et pourtant les lycées rendent 53 postes et 544 HSA, en moyens retirés c'est l'équivalent de 80 postes. Les disciplines les plus touchées sont les disciplines industrielles, l'histoire -géographie et les mathématiques, on voit bien là les conséquences des réformes en cours (la voie technologique, les disciplines du tronc commun, la disparition de l'histoire-géographie en TS ). On nous présente en CTA « le produit fini » ; les dotations horaires ont été négociées avec les chefs d'établissement, y compris d'ailleurs après la tenue du premier CTA puisque celui du 2 avril a encore apporté des modifications aux suppressions de postes qui ont ainsi « échappé » à l'instruction des commissions permanentes et des conseils d'administration des EPLE concernés. Nous ne cessons de dénoncer ces pratiques qui sont le fait d'une minorité d'établissements mais nous retrouvons à peu près toujours les mêmes... Nous sommes intervenus sur un certain nombre de situation de lycées mais nous n'avons pas pu modifier le projet d'ensemble, et bien des incohérences demeurent : des compléments de service à donner alors qu'il existe des heures supplémentaires dans cette discipline, des suppressions de postes alors que les besoins existent et qu'il est donc nécessaire de créer des BMP, des profilages de postes pas toujours pertinents et qui permettent ainsi de contourner les règles du mouvement académique. effet pour l'attribution des heures à effectif réduit, il continue à placer le seuil à 24 élèves ; en deçà, ces heures ne sont pas données. Sur le seul niveau seconde, ce ne sont pas moins de 33 divisions qui n'ont pas reçu ce contingent d'heures (classe non dédoublée) ; cela représente plus de 330 heures, soit l'équivalent de 20 postes… L'ouverture des nouvelles options de terminale (informatique et sciences du numérique , histoire, géographie en TS, droit et grands enjeux du monde contemporain en TL) a été traitée au niveau de chaque département par les DASEN (ex-inspecteurs d'académie) et les IPR des disciplines concernées, après dialogue avec les proviseurs. Une carte concernant l'ouverture de ces options nous a été communiquée. Seuls 19 lycées (sur 38...) offriront une, voire 2 options (pour 8 d'entre eux), un seul aura les 3 options !!! Nous ne comprenons pas les choix opérés qui vont encore accentuer les déséquilibres entre les lycées et les territoires. Les lycées écartés sont aussi ceux qui connaissent des difficultés de recrutement, qui ont une carte d'options réduite, qui sont aussi isolés géographiquement. Va t-on proposer aux élèves intéressés de se déplacer d'un lycée à l'autre pour suivre l'option ? C'est ce qui se prépare au niveau des « bassins de formation » on peut même aussi l'envisager pour les enseignement d'exploration en seconde. C'est dans le langage ministériel et rectoral « la mutualisation des moyens » qui va ainsi consacrer le « tourisme lycéen » comme une nouvelle approche du parcours des élèves, des plages horaires communes à plusieurs lycées, des déplacements d'élèves, des effectifs pouvant varier dans l'année scolaire, voilà ce qui nous attend ! La FSU, ainsi que les autres syndicats, a voté contre les propositions de suppressions de postes et de moyens, ce vote défavorable unanime des organisations syndicales a obligé le recteur, comme les nouveaux textes le prévoient, à convoquer un nouveau CTA qui a eu lieu le 2 avril. La copie présentée est quasi identique à la Nous avons aussi rappelé notre opposition à la première avec même une suppression en plus qui ne se justifiait absolument pas ! Même cause, même résultat : méthode de calcul des dotations par le rectorat, en à nouveau un vote défavorable unanime. Chantal DUPONT. Permis de conduire ou permis de dire n'importe quoi ? La boîte à idées du président candidat fonctionne à plein : une idée par jour. En voilà une qui a fait parler : l' apprentissage du code de la route pris en charge dans les lycées !... Proposition novatrice ? Non, déjà en 1998, le ministre de l'Éducation Nationale l'avait envisagé dans sa réforme des lycées. Ce ministre s'appelait Claude Allègre. Il est aujourd'hui un des soutiens de Sarkozy et s'il le conseille sur l'Éducation Nationale, nous pouvons nous attendre à des dérapages... pas forcément contrôlés. SNES CHAMPAGNE ARDENNE - Bulletin n°268 - p 2 Congrès académique SNES Reims : deux témoignages. L’objectif des ateliers du congrès était de s’appuyer sur des temps d’échanges entre collègues, organisés par un animateur qui relaye les problématiques principales liées au thème de l’atelier (les personnels pour notre thème) et veille à ce que la parole circule dans le groupe. Dans ce temps d’échange libre entre les participants, chacun propose ses éclairages et ses propositions au vu des textes présentés. L’intérêt des ateliers était d’amener des discussions entre les différents personnels de l'Éducation Nationale (enseignants, CPE, COP, AED...) sur des thèmes porteurs et d'actualité. Le rapport à la parole « libre » était essentiel et avec un déroulement harmonieux des séances malgré le « travail de fourmi » dans le fait de décortiquer les textes ligne par ligne ! Cela permettait aussi que chacun donne son avis et se positionne au vu de sa fonction car les avis étaient parfois divergents. Ce type de congrès est intéressant en ce qui concerne le fonctionnement du SNES car il permet d'ouvrir un lieu d'échanges, de discussions tout en partageant des inquiétudes … D’autant que la mobilisation était forte, et en plus de la possibilité de discuter sur des textes dans le cadre d'un collectif de travail, cela permettrait aussi de véhiculer l'information aux collègues dans nos établissements scolaires (Collège, Lycées, CIO…) Ce congrès m'a semblé propice à l'émergence d'idées, expérience intéressante à renouveler en attendant le congrès national à Reims très prochainement... Soraya MAHALAINE, Conseillère d'Orientation Psychologue au CIO d'Epernay (51). MON 1er CONGRÈS ! Enseignante en éducation musicale depuis 2002, mon expérience syndicale se limitait jusque-là à mon adhésion plus ou moins régulière au SNES et à des participations à quelques stages organisés dans mon établissement et au siège. Il y a quelques semaines, Maryse, ma collègue d’espagnol, secrétaire du S1, m’a proposé de participer au congrès académique des 15 et 16 mars au siège de la rue Ponsardin. J’ai tout de suite accepté de « me jeter à l’eau » malgré mon appréhension récurrente à prendre la parole en public. De nature plutôt réservée, j’étais en effet inquiète quant au déroulement de ces journées. Nous avons été accueilli chaleureusement autour d’un café et des croissants puis nous nous sommes rapidement mis au travail répartis en différentes commissions, réfléchissant sur 4 thèmes, piliers de l’Education. J’ai choisi de travailler sur le thème « les personnels ». Nous lisons ensemble les documents et les collègues prennent la parole à tour de rôle pour modifier les textes de départ ou les préciser. On sent une ambiance sérieuse mais détendue où chacun a son mot à dire sans jugement de la part de quiconque. Puis, un sujet sur les conditions de travail des enseignants m’interpelle plus que les autres et je décide de prendre la parole ! Je veux évoquer la pénibilité du travail dans le milieu enseignant. Ce terme est employé pour bon nombre de corps de métier mais rarement pour nous qui vivons pourtant quotidiennement des situations pénibles nerveusement. Moi qui appréhendais la prise de parole, cela m’a paru simple et naturel dans ce contexte de m’exprimer en groupe. On se retrouve ensuite en séance plénière pour soumettre les modifications à l’ensemble des participants. On échange, on discute en toute simplicité jusqu’à ce que les textes soient adoptés par l’ensemble des participants après vote. Je reprends même la parole (en plénière !) sur le sujet « histoire des arts » en faisant part de mon expérience personnelle : la disparité des modalités d’examen, les moyens insuffisants pour faire vivre cette matière… Cette expérience a été pour moi particulièrement enrichissante : j’ai appris beaucoup de choses sur les textes et sur la façon dont ils étaient rédigés (on ne peut pas plus démocratique !). J’ai eu la possibilité d’échanger mon point de vue sur différents sujets qui me tiennent à cœur et j’ai osé prendre la parole car je me sentais en confiance pour le faire ! Martine PIQUET. Du côté des retraité(e)s La section académique de Reims comptait 155 retraité(e)s à jour de leur cotisation au moment de la tenue du congrès académique. Pour la préparation de ce congrès, les S2 et le S3 ont organisé une réunion dans chaque département de l’académie. Ces réunions ont regroupé une vingtaine de personnes. 9 retraité (e)s ont participé au congrès académique soit au titre de la CA académique soit au titre de leur département. Un retraité a fait partie de la délégation de l’académie au congrès national qui s’est tenu à Reims du 2 au 6 avril. C’est une bonne chose que les retraité(e)s s’impliquent dans la vie du SNES même si l’on pouvait espérer un peu plus de participation dans les réunions départementales. Quels ont été les sujets abordés dans les réunions départementales ? Bien évidemment ceux qui leur sont plus spécifiques : revalorisation des pensions, pouvoir d’achat, protection sociale dépendance mais aussi les alternatives économiques et sociales, l’avenir du syndicalisme, l’avenir du système éducatif. Beaucoup ont souhaité des réunions plus fréquentes sur des thèmes précis. La section académique et les sections départementales vont essayer de répondre à cette demande. Les débats ont aussi porté sur la FSU et les sections fédérales des retraité(e)s (SFR). Il y a beaucoup à faire dans ce domaine. La SFR académique est en train de se mettre en place. Nous en reparlerons. Enfin, le débat a aussi porté sur la FGR-FP, il y a un consensus pour dire qu’il faut aussi s’impliquer dans la FGR ; nous y rencontrons d’autres syndicats de la fonction publique. D’ailleurs, vont se tenir les AG départementales Jean-Claude DURDUX de la FGR préparant l’AG nationale. Ne manquez pas d’y participer. A bientôt. SNES CHAMPAGNE ARDENNE - Bulletin n°268 - p 3 LISTE Unité et action - CA Académique du S3 de Reims. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 GIRARDIN SARRAZIN FUSELIER GEORGE VOLLONDAT BERTRAND BÉCRET BOURGEOIS CUTRONA DUPONT JOBERTIE LEFEBVRE LOPEZ RICHOILLEY GEORGES IGLÉSIAS BELLEIL RAMBOURG JANIN THIBAULT GAMON LIÉBAERT DURDUX CALAS CHANOIR KOOS FLAMEN MIGNON AMY SINOT TAMBOLONI PIQUET MAGNIER MOUGHAMIR Christophe Patrick Karine Alexandra Célia Laurent Annie Guy Élodie Chantal Esther Yannick Frédéric Jean-Claude Joëlle Émilie François Aurore Didier Frédéric Francis Charlotte Jean-Claude Bruno Yohan Michèle Jean-Pierre Pascale Maryse Frédéric Jean-François Martine Christophe Malika UA UA UA UA UA UA ST UA UA UA ST UA UA UA ST UA UA ST UA UA UA UA UA UA UA ST UA UA UA UA ST UA ST ST cert Hist. Géo. agr Math. cert Lettres class. cert Hist.Géo cert Lettres mod. cert S.E.S. cert Hist. Géo. CPE cert Document. cert Hist. Géo. cert Lettres class. cert Hist géo agr Phys. Appl. cert Hist. Géo. agr Math. AED cert Hist géo cert Anglais cert Math. agr Philo agr Math. cert S.V.T. agr Éco. Gest. gréta Reims agr Histoire agr Math cert Hist géo cert Anglais cert Espagnol PEGC Lett. All. cert GM Const. cert Éduc. mus. cert Sc. Phys. cert Lettres mod Lyc. Jean Jaurès Reims Lyc. Colbert Reims Col. Bayard Charleville-Mézières Lyc. Marie de Champagne Troyes Lyc. Roosevelt Reims Lyc. Bouchardon Chaumont Lyc. Jean Jaurès Reims Lyc. Val de Murigny Reims Col. Schuman Reims Lyc. Chanzy Charleville Mézières Col. Brossolette Reims Col. Joliot-Curie Reims Lyc. Val de Murigny Reims Col. Guillaumet Mourmelon-le-Grand Lyc. Jean Jaurès Reims Col. Brossolette La Chapelle-St-Luc Lyc. Chagall Reims Lyc. Roosevelt Reims Lyc. Bazin Charleville Mézières Lyc. Vauban Givet Lyc. É. Herriot Sainte-Savine Col. Colombey-les-deux-Églises Retraité Reims Lyc. Jean Jaurès Reims Lyc. Bouchardon Chaumont Retraité Col. Colombey-les-deux-Églises Col. Paul Fort Reims Col. L. Grignon Fagnières Lyc. Blaise Pascal Saint-Dizier Col. P. Fort Reims Col. Montmort Col. Schuman Reims 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 TREVET HOMEM-CRISTO MACHET ODIVART MINOT DORKEL FOLLEREAU CASTELLI PÉDUZZI MARRY AKÉAN CHATEAUDON REDING HAUTION BÉLORGEY AUBRY PARVITTE ROUFFIGNAC ROGISSART NINOVE JORGE HÉWAK DONÉGANI THIROUX POIRIER BRAVARD RALLET ERNST BÉLORGEY Rudy Marc Florent Yohan Philippe Marie-Madeleine Sophie José Maxime Christian Mekki Mireille Frédéric Jean-Pierre Florence Nathalie Catherine Renaud Étienne Pascal Daniel Sacha Raphaël Karine Patrick François Daniel René Samuel ST UA ST UA ST ST UA UA UA UA UA UA UA ST ST ST UA ST UA UA UA ST UA UA ST ST UA ST ST cert Math agr Allemand agr Math cert Hist géo cert Lettres mod. cert Allemand agr Génie civil CPE agr Lettres mod cert Allemand cert Math. cert Allemand cert Hist. Géo. agr Philo agr Lettres mod cert Lettres mod agr Anglais cert Hist.géo agr Math CPE cert Espagnol CPE cert Philo cert Lettres mod COPsy cert Hist.géo agr S.E.S. cert Lettres mod. agr Lettres class. Col. Brossolette La Chapelle-St-Luc Col. Nassau Sedan Col.Mallarmé Fère-Champenoise Col. Schuman Reims Col. Maryse Bastié Reims TZR Col. Asfeld-Château-Porcien Lyc. Arago Reims Lyc. Léon Bourgeois Épernay Lyc. Arago Reims Retraité Col. Éluard Verzy retraitée Col. Université Riems Lyc. De Gaulle Chaumont Col. Grand Morin Esternay Col. La Source Rilly-la-Montagne Lyc. Bazin Charleville-Mézières Col. Duruy Châlons-en-Champagne Lyc. Vauban Givet Col L.Grignon Fagnières TZR Lyc. Jean Jaurès Reims Lyc La Fontaine du Vé Sézanne Lyc. Saint-Exupéry Saint-Dizier Col Beurnonville Troyes CIO Reims 1 Reims TZR Lycée Jean Jaurès Reims Lyc. Arago Reims Lyc. Chrestien de Troyes Troyes Col. Grand Morin Esternay 64 LEFORT Olivier UA cert Lyc. P. Verlaine Rethel Math SNES CHAMPAGNE ARDENNE - Bulletin n°268 - p 4 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 SAINGERY LOPEZ COURIVAUD DIDIER POMMARET PELLE MONNIER POLLATZ ÉLIOT URRÉA PICARD DESTELAN SADAI PARISON WOZNIAK HAAG LAGAUCHE Françoise Brigitte Claude Antony Claudine James Pascale Michèle Jean Pierre Pascale Isabelle Karima Brigitte Bernard Béatrice Maryline UA UA ST ST UA UA UA UA UA UA UA ST ST UA ST UA cert Phys. Appl. cert Document. agr Math. agr Math cert Lettres mod cert Éco. Gest. cert Lettres mod. cert S.V.T. cert S.E.S. cert Arts plast. cert Hist. Géo. cert Hist géo cert Math cert Hist. Géo. agr Math agr Géo. Retraitée Lyc. Val de Murigny Reims Col. J. Régnier Brienne-le-Château Lyc. Colbert Reims Col. Brossolette La Chapelle-St-Luc Retraité Col. La Rochotte Chaumont Col. Asfeld-Château-Porcien Retraité Col. L. de Vinci Witry-lès-Reims Col. Pré Bréart Bazancourt Lyc. Colbert Reims Col. Brossolette La Chapelle-Saint-Luc Col. la Voie Chatelaine Arcis-sur-Aube Lyc. Roosevelt Reims Lyc. Arago Reims UNITÉ ET ACTION : DÉBATTRE pour CONSTRUIRE et AGIR ENSEMBLE ! Au SNES, loin d’être toujours unanimes, nous avons choisi le débat d’idées et le respect de nos différences dans la confrontation des points de vue. Nous devons rechercher en permanence les moyens de faire vivre un travail collectif fondé sur l’écoute, l’échange, la prise en compte des aspirations de chacun et la synthèse des revendications. C’est le sens même d’Unité et Action (U et A), courant de pensée majoritaire au SNES, créé pour rassembler les syndiqués et pour construire un syndicalisme d’action de masse, un syndicalisme responsable qui refuse de conduire la profession dans des actions stériles, en expliquant toujours les conséquences de nos décisions. Un syndicalisme indépendant, réformateur et, forcément dérangeant pour lequel les militants syndicaux doivent avoir l’ambition de mettre en échec toutes les tentatives de diviser ou d’affaiblir notre syndicat. Au S3 de Reims, nous voulons continuer à développer une démarche unitaire sans pour autant en rabattre sur nos valeurs et nos exigences. Au SNES, U et A est responsable pour faire avancer un projet éducatif qui réponde aux attentes des jeunes, aux besoins sociaux et assure à tous le droit à l’Éducation, la possibilité de construire des réponses alternatives à la pensée libérale de mondialisation et de marchandisation de la formation et de la recherche. La réduction de la dette ne peut pas être un prétexte à la destruction des services publics et des statuts. Nous souhaitons plus que jamais améliorer les conditions de travail et de carrière de tous. Revendiquant de véritables transformations, nous ne séparons pas ces exigences de celles des moyens qui les permettent. C'est pourquoi nous nous engageons fortement dans la défense et la promotion des services publics et de la laïcité. Pour cela, U et A pèse de tout son poids pour que le SNES et la FSU aient toute leur place et soient à l’initiative dans le mouvement social. Nous essayons donc de construire les rapports de force nécessaires pour faire barrage aux réformes du gouvernement, nous avons su construire la lutte actuelle contre la réforme de l'évaluation à laquelle nous sommes totalement opposés. Quel que soit le gouvernement en place, nous continuerons à agir dans ce sens, sur les questions de décentralisation et de déconcentration, sur les droits des personnels précaires, sur la protection sociale, sur l’amélioration des carrières (avancement, promotions…) et des conditions de travail (suppressions de postes...). Notre action sera, comme toujours, guidée par les positions et les revendications arrêtées dans nos congrès. Ce syndicalisme, avec plus de 60% des voix aux élections professionnelles, vient d’être légitimé dans notre académie. Ensemble à U et A, nous bâtissons dans l’indépendance un patrimoine de réflexions et de revendications, nous construisons les démarches qui fondent l’importance du SNES : • Faire le pari de l’intelligence en affirmant le rôle fondamental de l’éducation, de la culture, des savoirs. Volonté de trouver des solutions d’urgence et durables aux difficultés scolaires ; • Avoir l’ambition de transformer le système éducatif de façon à assurer à tous les jeunes une formation générale initiale commune et une qualification professionnelle de haut niveau et de qualité ; • Faire reconnaître la place de toutes les catégories, la qualification de chacun, la dignité de tous dans la sécurité et dans le respect de nos métiers ; • Promouvoir une véritable réduction de la charge de travail pour tous ; • Promouvoir l’emploi public au cœur de la défense des services publics et de leurs personnels, mais aussi au cœur de la lutte contre le chômage et la précarité sous toutes ses formes… Pourtant la reconnaissance que la profession nous accorde ne saurait masquer les difficultés à attirer et fidéliser les nouveaux syndiqués, alors, ensemble, continuons le travail pour faire gagner le SNES et, à travers lui, l’ensemble de la profession. Votez UNITÉ ET ACTION. SNES CHAMPAGNE ARDENNE - Bulletin n°268 - p 5 Renouvellement de la direction nationale, de la direction académique et des directions départementales. Les élections internes du SNES, pour renouveler vos directions syndicales sont fixées au mois de Mai 2012. Le bulletin de vote sera unique pour les trois votes. Dans l’académie, une seule liste se présente : la liste Unité et Action et comportant des camarades ne se réclamant d’aucune tendance. Dans les Ardennes, l’Aube et la Marne, le renouvellement des bureaux départementaux se fera en même temps. Vous trouverez dans ce bulletin (pages 4 et 5) la profession de foi et la liste des candidats de la CA Académique. Le dépouillement se fera en juin. Pensez à faire parvenir vos votes ou résultats largement avant (lors du vote sur le rapport d’activité, une trentaine de syndiqués n’ont pas pu voir leur vote validé faute de réception le jour du dépouillement). Le vote sur l’activité académique et nationale. Le vote sur l’activité académique et nationale du SNES a donné les résultats suivants : 39% de participants, c’est mieux que lors du dernier vote mais encore insuffisant. Le vote d’orientation pour le renouvellement de la CA nationale et de la CA académique aura lieu dès la rentrée. Nous comptons sur vous pour une participation encore plus importante ! Jean Claude DURDUX Rapport d’activité nationale Exp. 474 2009 Pour 420 88,61% 89,00% Contre 5 1,05% 2,87% Abst. 49 10,34% 8,13% Rapport d’activité académique Exp. 474 2009 Pour 436 91,98% 90,67% Contre 4 0,85% 1,91% Abst. 34 7,17% 7,42% Rapport financier national Exp. 474 Pour 425 89,66% Contre 4 0,85% Abst. 45 9,49% Rapport financier académique Exp. 474 Pour 427 90,08% Contre 4 0,85% Abst. 43 9,07% Manuels scolaires en terminale : vers le livre unique ? La réforme Chatel des lycées installée contre l'avis des enseignants et du SNES a entraîné des changements importants notamment dans les programmes des 3 niveaux de la scolarité. Conséquence immédiate : le renouvellement des manuels scolaires sur 3 années successives accentue encore le montant des dépenses pour les familles. Les fédérations de parents d' élèves dans certaines villes et certains lycées s'organisent pour mettre en place un système de location ou bien d'achats des manuels. Elles doivent donc se constituer une réserve et la valse des programmes évidemment ne les y aide pas vraiment. Suite à une rencontre avec le recteur, ce dernier a fait parvenir un courrier à destination des proviseurs de lycées pour leur demander de gérer au mieux l'achat des nouveaux manuels de terminale. Les IPR, sollicités, ont considéré que, dans certaines disciplines, le renouvellement n'était pas indispensable, comme par exemple en langues, en français (en terminale, il n' y a pas de manuels mais des œuvres à étudier…). Pour les autres disciplines, ils demandent que, sur un bassin de formation (Reims, Châlons-en-Champagne, Troyes, Charleville-Mézières, etc), les coordonnateurs de discipline se réunissent pour trouver des manuels communs sur une ville !!! Nous rappelons que le choix des manuels reste de la compétence des professeurs, que nous pouvons et que nous devons refuser collectivement cette mise en cause de notre liberté pédagogique. Rappelons aussi notre demande de gratuité des manuels scolaires comme la région Limousin l'expérimente à la prochaine rentrée pour le niveau terminale, palliant ainsi une insuffisance de l'État dans ce domaine. Chantal DUPONT. SNES CHAMPAGNE ARDENNE - Bulletin n°268 - p 6 De la situation des cdi et des professeurs documentalistes dans l'académie de Reims... Le 16 février dernier avait lieu à Reims un stage consacré au sujet, qui a rassemblé près de 40 professeurs documentalistes, venus de l’ensemble de l’Académie. On pourrait se réjouir de ce succès et de l'affluence croissante des collègues, syndiqués ou non, aux stages organisés par le SNES. On pourrait s'en réjouir si elle n'était le signe d'une quasi absence d'offre de formation continue de la part de notre institution pour notre métier. Au-delà de cet aspect, la diversité d'origine des collègues présents, venus des quatre départements de l'académie et de tous les types d'établissements, a permis des échanges riches et fructueux. Nous n'avons pu malheureusement faire autrement que de dresser un triste constat, constant depuis plusieurs années : disparition des personnels d'aide dans les cdi, absence de compensation des temps partiels, augmentation des postes pourvus par des non-titulaires... Cela conduit bien évidemment à une précarisation de la profession. De plus, le sujet du nombre restreint de stages imposés par le rectorat ne correspond pas aux aspirations de notre profession : learning center, socle commun… Les textes parus ces dernières années (PACIFI entre autres) ne confient pas la formation à l’information exclusivement aux professeurs documentalistes, mais bien à la communauté éducative dans son ensemble. Certains collègues de disciplines s’emparent d’ailleurs de certaines notions telles que Droit et internet. Comment répartir les rôles ? La question reste ouverte… La réflexion autour des mandats à présenter au congrès national a été extrêmement fructueuse malgré tout, car il s'agit de faire prendre conscience à nos collègues des enjeux de la formation à la culture de l'information pour les élèves. Les dernières nouvelles ne sont pourtant guère réjouissantes pour notre académie : 37 postes vacants pour seulement 8 collègues entrants dans l'académie à l'issue du mouvement inter, sans compter les postes que nous savons vacants mais qui n'apparaissent pas au mouvement, car probablement bloqués pour des stagiaires, des reconversions, etc. Malgré ce contexte difficile, nous devons cependant continuer à nous battre tous ensemble, pour la défense de la spécificité d'une profession à laquelle nous tenons. BONNETS D'ANE : ♦ A cette proviseure qui pro pose à ses enseignants de partager la galette des rois (rassurezvous, ce n'est pas l'objet du bonnet d'âne) et leur donne RDV un midi à 13 H 30… … en oubliant simplement qu'à cette heure-là les cours reprennent ! Pour sa défense (!), elle arguera qu'elle pensait que les cours ne reprenaient qu'à 14 H 00. Pourtant, elle exerce dans ce lycée depuis plusieurs années !!! Et que dirait-elle si un élève, en retard, lui servait ce genre de « salade » ? ♦ A ce principal marnais qui, à l'occasion de la grève du 15 décembre, a pris soin de téléphoner aux AED de service ce jour-là pour leur dire qu'ils n'étaient pas concernés par cet appel à la grève. Pourtant, l'UNSA, organisation tutélaire des personnels de direction appelait également à la grève… ♦ A cette conseillère régionale auboise de l'actuelle opposition régionale qui, au CAEN, vote contre le transfert de section du Lycée Herriot de SAINTE SAVINE vers le Lycée des Lombards à TROYES... mais s'abstient lorsque cela ne concerne pas son département (transfert de la série STG du Lycée Vauban de GIVET vers le Lycée Jean Moulin de REVIN et la section générale du Lycée de Bazeilles vers le Lycée Pierre Bayle de Sedan ). Une bien curieuse conception de l'engage ment public et de l'intérêt général. ♦ A la DE (division des établissements) du rectorat qui justifie le classement d'un poste en « poste à compétences particulières » comme suit : « … afin que la personne qui l'obtienne fasse le travail que l'on attend d'elle au niveau de la section européenne ». En clair, pour que les choses fonctionnent bien, il faut que les postes soient profilés. C'est édifiant concernant l'image qu'a notre administration des enseignants « lambda » !!! Élodie CUTRONA. SNES CHAMPAGNE ARDENNE - Bulletin n°268 - p 7 Le secrétariat académique du SNES. ÉVALUATION DES ENSEIGNANTS Nous devons maintenir la pression concernant les projets d’évaluation des personnels, car Le Ministère reste sur des projets de texte ayant clairement l’objectif de transformer radicalement nos métiers. D’après le projet de décret, voici la mise en œuvre et le contenu de cette évaluation : 1.1 / Mise en œuvre. « Les personnels bénéficient d’un entretien professionnel qui donne lieu à un compte rendu. L’entretien est conduit par le supérieur hiérarchique direct de l’enseignant [l’agent]. Pour les enseignants du second degré pré-baccalauréat et post-baccalauréat le supérieur hiérarchique est le chef d’établissement ou son (ses) adjoint(s) . Pour les enseignants du premier degré le supérieur hiérarchique est l’inspecteur de l’éducation nationale compétent. En cas de nécessité liée à la continuité du service public, l’autorité hiérarchique peut également désigner un autre fonctionnaire pour mener les entretiens d’évaluation au sein des écoles ou établissements. L’autorité hiérarchique désigne les fonctionnaires chargés de mener des entretiens d’évaluation dans toutes les autres situations, et notamment à l’égard des enseignants non affectés au sein d’une école ou d’un établissement du second degré. 1.2 / Contenu de l’entretien. Le contenu de l’entretien a été précisé dans le nouveau texte. Pour les personnels enseignants, s’il a toujours pour objectif de « s’accorder sur les résultats de l’auto -évaluation et sinon constater et traiter les divergences », il a maintenant pour objectif de « positionner l’enseignant sur des critères professionnels » sur la base de 4 appréciations : exceptionnel, remarquable, satisfaisant ou insuffisant. Nous le voyons bien, ces appréciations permettront un classement des personnels. Cela réintroduit donc de fait un système de notation qui ne veut pas dire son nom. Les critères professionnels retenus ont évolué, mais relèvent toujours du domaine pédagogique : « faire progresser chaque élève […], les compétences dans la discipline […], le travail en équipe, les compétences interdisciplinaires […], la qualité du climat scolaire [...]. ». Pour le SNES, ces critères ne reflètent pas l’activité professionnelle des enseignants mais les placerait sous une obligation de résultats et non de moyens comme c’est le cas actuellement. Enfin, l’entretien a pour objectif de « se mettre d’accord sur les mesures de progrès nécessaires. ». Pour les personnels d’éducation et d’orientation, les objectifs de cet entretien sont les mêmes que dans le projet de texte initial. Cependant, chacun des items est dorénavant soumis à une appréciation : exceptionnel, remarquable, satisfaisant ou insuffisant. Comme pour les personnels enseignants, ces appréciations permettront un classement des personnels. Nous le voyons bien, les objectifs du ministère sont toujours les mêmes : nier la spécificité de nos métiers et mettre l’ensemble des personnels sous la coupe des chefs d’établissement. Le point de vue du SNES n’a pas changé : il ne revient pas au chef d’établissement d’évaluer la dimension pédagogique de nos activités professionnelles, il n’en a ni la qualification ni la compétence. 2/ Avancement Là encore, le ministère tente un toilettage qui ne trompe personne. Dans ce nouveau projet, il prévoit l’attribution par le recteur de réductions d’ancienneté par rapport à un rythme de référence correspondant à l’actuel rythme le plus lent (celui de l’ancienneté). Les agents jugés exceptionnels voient leur durée de séjour dans leur échelon réduite de 15 mois ; ceux qui sont jugés remarquables de 6 mois. Mais ces attributions se font toujours à partir de « propositions formulées par les supérieurs hiérarchiques directs. », propositions modulées par le recteur. Ces projets d’évaluation sont dangereux, car : - pour les personnels enseignants, ils auraient pour conséquence de marginaliser, à travers l’évaluation, l’activité en classe qui est pourtant le cœur de métier, et de les placer sous tutelle exclusive d’un supérieur hiérarchique administratif. - pour les CPE et les Co-Psy, ces projets conduiraient à évaluer l’agent sur des objectifs définis localement et à les placer, encore plus qu’actuellement, sous la coupe d’une hiérarchie locale. Ces projets s’inscrivent dans un contexte de transformation forcée de nos métiers par des contre-réformes refusées par les personnels mais imposées par le Ministère : réforme des lycées, LPC au collège et dispositif ECLAIR. Le chef d’établissement deviendrait l’unique évaluateur malgré son incapacité à évaluer les qualités pédagogiques des enseignants dans leur enseignement, compétences directement liées aux contenus disciplinaires enseignées que par ailleurs il ne maîtrise pas. Ce serait donc la fin de la double évaluation pour les personnels enseignants. Le rythme d’avancement serait l’ancienneté pour tous avec des accélérations de carrière qui seraient entre les mains du chef d’établissement. Ces projets sont totalement inacceptables pour les personnels et pour le SNES. Le Ministère ne tient aucun compte du résultat des élections professionnelles qui place le SNES à plus de 50% des suffrages exprimés dans son champ de responsabilité. Pour le SNES, ces projets constituent une agression frontale, contre les personnels d’enseignement, d’éducation, d’orientation du second degré. C’est aussi une marque de mépris à l’égard du travail accompli par les enseignants dans leur classe et par les CPE et les Co-Psy auprès des élèves. Le chef d’établissement reste le seul et unique évaluateur des personnels enseignants, les corps d’inspection (« garants de l’expertise disciplinaire et didactique ») n’ayant qu’un rôle subalterne d’évaluation de la méthode d’autoévaluation et de validation de celle-ci lors de la première évaluation. Pour les personnels d’éducation et d’orientation, le chef d’établissement ou le DCIO reste le seul et unique évaluateur des personnels, les corps d’inspection (« garants de l’expertise professionnelle ») n’étant cités que pour la forme, le projet d’arrêté les oubliant complètement. Le ministre s’entête à promouvoir un projet que les personnels rejettent clairement. Le SNES, à leurs cotés, poursuit son action pour le retrait de ce projet. SNES CHAMPAGNE ARDENNE - Bulletin n°268 - p 8 Annie BÉCRET.