greffe a l`etranger : attention danger

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greffe a l`etranger : attention danger
GREFFE A L’ETRANGER : ATTENTION DANGER !
Merveilles de l’Art antique, vestiges de civilisations disparues, sites
prestigieux, palmeraies, oasis, océan aux reflets turquoise, sont aussi
devenus les destinations rêvées de pré-chauves particuliers. Lesdits préchauves seraient-ils subitement devenus curieux de découvrir les
réalisations de l’Homme et de la Nature ? Quête de l’Aventure et du
Savoir ? Pas du tout, car le but de ces alopéciques n’est pas d’aller à la
rencontre de l’Histoire, de l’Architecture et de la Culture, mais… à la
recherche du « greffeur » le moins cher… et de leurs cheveux perdus…
L’on croit rêver… Que de désillusions au retour !
En effet, depuis quelques années, nous assistons à une ruée
d’alopéciques vers ces lointaines contrées, oû les « greffeurs »
pratiqueraient des prix imbattables… Quant aux résultats, il ne faut pas
en attendre des miracles… Le gogo en aura toujours pour son argent…
Et, en plus, la honte de s’être fait avoir. .. en beauté.
Les sites Internet des agences de voyages « touristico-esthétiques » pour mieux appâter et convaincre ceux qui seraient méfiants ou
hésitants - vantent même la « compétence » de chirurgiens reconnus
(par qui ?).
Au passage, l’expérience nous a appris que dans le domaine du
traitement chirurgical de la calvitie, dans ces cliniques « médicotouristiques », ce sont des généralistes (est-on certain de leur diplôme
de docteur en médecine ? Comment vérifier ?), qui, le plus souvent,
pratiquent la chirurgie capillaire… Bonjour les déconvenues !
Sur Internet, tout est présenté comme étant paradisiaque : accueil à
l’aéroport par une hôtesse souriante, un taxi disponible, un hôtel quatre
étoiles, une piscine, etc. Le pré-chauve est complètement « pris en
charge » - c’est la moindre des choses -, puisqu’il va débourser
l’équivalent de plusieurs milliers d’euros sans être certain, toutefois,
d’être opéré par un authentique chirurgien, couvert par une assurance
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en responsabilité civile professionnelle. Va-t-on assister à la création de
« CHART’HAIR » à destination de ces lointaines usines à greffes ?
Au départ, c’est le cas de le dire, tout va très bien, le candidat à la
chirurgie capillaire ayant déjà répondu, via un e-mail, à un questionnaire,
qui est une simple formalité, puisque l’on ne refuse personne dans
lesdites usines à greffes. Tout alopécique est bon à greffer, quels que
soient son état de santé et son statut capillaire, etc. Business is
business !
Certains semblent oublier que la greffe de cheveux - technique FUT ou
FUSS - lambeau/bandelette découpés au bistouri dans la nuque :
bonjour les risques de cicatrices en balafre ou en échelle de perroquet ! est un ACTE CHIRURGICAL, qui ne doit être pratiqué que par un
chirurgien, qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique.
Ceux qui n’ont pas encore assisté au premier temps opératoire de la
chirurgie de la calvitie, sont invités à visionner la vidéo qu’il suffit de
cliquer en bas et à droite de la page d’accueil de ce site : EXCLUSIF !
VIDEO D’UNE CHIRURGIE CAPILLAIRE.
Notre but n’étant pas de vendre de l’imaginaire, nous nous devons
d’attirer votre attention sur les risques qu’il y aurait à vous « embarquer »
vers des destinations, qui, pour la chirurgie esthétique, sont, très
souvent, synonymes de… désillusions. A moins d’aimer les risques. La
chirurgie esthétique de la calvitie, faut-il le rappeler, n’est absolument
pas un acte anodin. D’ailleurs, en France, le législateur l’a si bien
compris que, désormais, la pratique de la chirurgie esthétique est
encadrée par la loi du 4 mars 2002, les décrets du 11 juillet 2005, et la
circulaire du Ministère de la Santé du 23 décembre 2005.
Partir à l’aventure… pour un traitement chirurgical de la calvitie, c’est
votre droit, mais, ensuite, ne venez pas vous lamenter sur des forums de
discussions, dédiés à la calvitie et la perte de cheveux, et regretter
d’avoir eu la nuque balafrée par un faux chirurgien, mais vrai charlatan
du bistouri. Nous avons relevé un témoignage*, parmi tant d’autres, que
vous trouverez à la fin de la présente rubrique.
Nous croyons utile de vous citer des extraits des mises en garde de la
Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique http://www.plasticiens.org - et du Syndicat National de Chirurgie
Plastique, Reconstructrice et Esthétique - http://www.esthetiquechirurgie.org -, relatives à la vogue - et aux risques - des séjours
« chirurgicaux-touristiques » à l’étranger :
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S.F.C.P.R.E. : « CHIRURGIE A PRIX REDUIT A L’ETRANGER… La
chirurgie esthétique est une spécialité sérieuse et les patients méritent
d’être pris en considération au même titre que ceux de chirurgie
digestive, orthopédique ou cardiaque. Or, certains articles ou publicités
laissent à penser que l’on va s’acheter un lifting comme un kilo de
tomates ou une voiture d’occasion. D’ « occasion »… est exactement le
vocable qui s’adapte à ce type de procédé, dont il est fait actuellement la
promotion. Il convient de rappeler qu’aucune intervention n’est anodine.
Que nous avons mis du temps à obtenir sur notre territoire (en France,
ndlr) « La SECURITE DU PATIENT. » (loi du 4 mars 2002, décrets du 11
juillet 2005, et circulaire ministérielle du 23 décembre 2005, ndlr).
S.N.C.P.R.E. : « Quelles règles déontologiques seront respectées au
retour d’une intervention faite à l’étranger et quels sont les risques ?
- Comment un chirurgien qui n’a pas opéré a-t-il le droit de surveiller les
patient(e)s opéré(e)s par un autre sans licence de remplacement ou
contrat déposé et enregistré à l’ordre des médecins ?
- Comment ce « soi-disant correspondant » sera-t-il payé ?
- Y a-t-il compérage ou subordination ?
- Qui couvrent ces patients en cas de complication : l’assurance du
voyagiste ? Celle d’un chirurgien ? Ou encore d’un établissement s’il y
en a une ?
- En cas d’urgence, le patient peut avoir à payer à l’hôpital français en
totalité ( et cela peut aller jusqu’à 1.500 euros par jour dans certains
cas) car les suites en chirurgie esthétique ne sont pas couvertes, ni
par l’assurance maladie ni par les mutuelles complémentaires.
- Y a-t-il un système «d’assistance » qui prendra en charge le ou la
patiente en cas de complication pour un rapatriement afin de le ou la
traiter gratuitement si son cas le permet ?
- Quels accords sont-ils passés entre les cliniques étrangères et les
hôpitaux français afin de rembourser ces derniers en cas de gros
pépin ? Serait-ce la famille du patient qui prendra la totalité des frais à
sa charge ?
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- En cas de contestation du résultat et de nécessité d’un acte de
complément (retouche), qui la fera et dans quel établissement ? A
quel coût ? Après quel voyage ?
- La promesse d’un hôtel de luxe et d’une piscine de rêve fait souvent
oublier que dans le contexte immédiat d’un geste opératoire on en
profite fort peu et ce d’autant que l’exposition solaire est interdite.
Enfin n’oublions pas qu’une intervention chirurgicale est toujours un
événement important oû il n’est pas bon d’être sans soutien familial et
affectif. »
NDLR : Bien entendu, il ne faut pas oublier de prendre en compte
l’anesthésie - générale ou locale -, qui, elle aussi, n’est pas un acte
anodin. D’autant que, la plupart du temps, il n’y a pas de colloque
singulier - dialogue médecin patient - et que tout se passe par Internet.
La plupart du temps, c’est une employée, qui va programmer le planning
des interventions chirurgicales… Souvent, le candidat à la greffe
capillaire ne découvrira le visage de son « greffeur » que… le jour de
l’intervention…
Un chirurgien plasticien de nos relations nous rappelait qu’une chirurgie
esthétique, dans ces conditions, pouvait déboucher… sur une chirurgie
réparatrice… Mais à quel prix !
D’ailleurs, régulièrement, des émissions de télévision sur le sujet nous
montrent des témoignages de raté(e)s de la chirurgie esthétique,
« opéré(e)s » dans ces cliniques « esthético-touristiques »… Jurant,
mais un peu tard, qu’on ne les y reprendrait plus…
Comme indiqué plus haut, voici le témoignage d’un greffé, raté, qui, sous
le pseudonyme de matt22, sur un célèbre forum de discussions, nous
fait part de sa mésaventure… greffique :
« La Tunisie ? J’y suis allé en juillet 2006 alors que j’ignorais presque
tout de la greffe, et que mon seul souci était le prix. J’avais effectué des
recherches ici-même, et je n’étais tombé sur aucun témoignage négatif.
Erreur monumentale : Cicatrice dégueulasse (large de 4 à 7 mm), une
centaine de greffons placés n’importe comment sur les golfes et la ligne
frontale, là oû un bon doc aurait pu planter 2000 greffons (ma cicatrice
fait 17 cm de longueur, et ma densité est légèrement supérieure à la
moyenne)… Passe ton chemin. Passez TOUS votre chemin. »
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Il n’y a vraiment rien à ajouter à ce témoignage : TOUT EST DIT.
Toutefois, vous avez bien noté que le «seul souci» de ce candidat à la
chirurgie capillaire, «était le prix». Sans commentaire.
Au sujet des forums de discussions, il ne faut jamais prendre pour argent
comptant les témoignages de « greffés », « satisfaits », qui
recommandent telle ou telle clinique, ou tel ou tel greffeur, à l’étranger c’est tout aussi valable pour la France - , car, le plus souvent, ce sont
des rabatteurs, qui veulent appâter les gogos pour les orienter vers des
greffeurs en mal de clientèle…
Bien entendu, il y aura toujours des pré-chauves, sourds à tous conseils
de prudence, qui se rendront dans des contrées lointaines… pour
espérer y retrouver leurs cheveux perdus. .. au meilleur prix. Quitte à y
perdre leurs illusions… au prix fort !
COMMUNIQUE
du
Ministère de la Santé et des Solidarités
et du
Ministère délégué au Tourisme
Paris, le 6 juillet 2005
Prestations de chirurgie esthétique proposées par des agences de
voyages dans le cadre de séjours touristiques à l’étranger
« Certaines agences de voyages proposent sur Internet des forfaits
touristiques incluant des actes de chirurgie esthétique pratiqués à
l’étranger.
La direction générale de la Santé met en garde les personnes
susceptibles de recourir à ce type de prestations sur l’absence de
garanties offertes par ces agences, tenant notamment à la qualification
des médecins appelés à donner des soins chirurgicaux, aux conditions
de la pratique de l’anesthésie, mais aussi au respect des règles
d’hygiène et d’asepsie. Ces personnes doivent avoir pleinement
conscience des risques qu’elles encourent en achetant ce type de forfait,
les autorités françaises n’ayant aucun pouvoir de contrôle sur des soins
et pratiques réalisés en dehors du territoire national. »
« Les actes médicaux de chirurgie esthétique ne relèvent pas du statut
d’agent de voyages, défini aux articles L.211-1 et suivants du code du
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tourisme qui disposent que les agences de voyages doivent se
consacrer exclusivement à cette activité. Ainsi, une agence de voyages
n’est pas autorisée à contribuer, de manière directe ou indirecte, par
publicité ou information, à la vente de prestations de chirurgie
esthétique, sous peine d’un éventuel retrait de licence. De plus et à ce
titre, les assurances des agences de voyages françaises ne couvrent
pas la responsabilité de celles-ci pour des prestations de chirurgie
esthétique en cas de complications médicales. »
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