Expérimentation AROME PI - Météo
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MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS, ET DU LOGEMENT CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MÉTÉOROLOGIE COMPTE RENDU DE LA RÉUNION DE LA COMMISSION SÉCURITÉ CIVILE DU 5 NOVEMBRE 2014 Introduction Ces réunions prennent place plus habituellement à Paris ; toutefois et compte tenu de la tenue de la Journée inter-commissions du CSM sur le changement climatique le 4 novembre à Lyon (à l’École Normale Supérieure), celle-ci a finalement été programmée également à Lyon le lendemain, au COZ (EMIZ SE). Une web-conférence est établie avec le COZ de Lille. Par ailleurs, Gaëtan AULLO souhaitait céder sa place de secrétaire de la commission Sécurité civile, et est donc accompagné pour l’occasion de Jean-Marc POULET en vue de son remplacement dans cette tâche. Ordre du jour (Document complet consultable en cliquant ICI). 1) Présentation du COZ / EMIZ SE Colonel SADAK 2) Présentation de la DIR Centre-Est M. Bertrand WILD (Météo-France) : Interactions avec le COZ en particulier pour ce qui concerne la problématique neige 3) Retour d'expérience sur l'exercice PPMS en zone tempête sur le département des Hauts-deSeine (nov. 2013) Mme Bazin (IFFO-RME) 4) Point sur le vœu 2014 de la commission 5) Propositions de vœu pour 2015 6) Élection du président de commission 7) Questions diverses et propositions de sujets pour la session de printemps, date de la prochaine réunion… Participants Nom Organisme/Ministère Fonction Mme Christine MENGUS MINT/DGSCGC BAGER Mme Danièle BAZIN IFFO-RME Vice-présidente de l’IFFO-RME Colonel Stéphane SADAK EMIZ SE Chef d’État Major CSM/SP/SC/N° 2014-2 Secrétaire : Jean-Marc POULET / V. Finale Date : 6 janvier 2015 Page 1/15 MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS, ET DU LOGEMENT CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MÉTÉOROLOGIE M. Jean-Pierre MAC VEIGH Météo-France / CSM Secrétaire permanent du CSM M. Patrick CHASSAGNEUX Météo-France / D2I/MI Correspondant MF de la commission SC M. Jean-Marc DOLMIÈRE MEDDE/SCHAPI Adjoint opérationnel au Directeur M. Pierre DUMONTET MEDDE/SDSIE Chef du CMVOA M. Marc PORTEOUS MINT/DGSCGC Chef du BAGER / Président de la commission SC M. Fabrice TOLLARI MINT/DGSCGC Chef de la cellule commandement / Adjoint du chef des opérations COGIC M. Bertrand WILD Météo-France / DIRCE DIRCE/PRÉVI/Adjoint à responsable de division M. Arnaud ANSELLE EMIZ SE Préfecture ZDS SE / Chef de division Opération de gestion de crises M. Gaëtan AULLO Météo-France / DP/PRÉVI/PG/CP Secrétaire sortant de la commission SC M. Jean-Marc POULET Météo-France / DP/PRÉVI/PG/CP Secrétaire entrant de la commission SC M. Thibault LA FAY EMIZ SE/Planification Étudiant en Master II en Intelligence économique Par web-conférence à Lille, dans les locaux du COZ : Chef d’Etat Major Colonel BIZET EMIZ N Capitaine F. BERNARDINI EMIZ N M. Roland SALENGRO Météo-France / DIRN/PRÉVI Responsable de division Mme Florence VAYSSE Météo-France DIRSE/FDF M. Éric LANGLOIS SHOM M. Frédéric ARGENSON SCHAPI M. Jean-Marie CARRIÈRE Météo-France/DP/DPRÉVI M. Christophe MERLIER Météo-France/DT/DSO M. Raymond GUIDAT EMIZ E Sont excusés : CSM/SP/SC/N° 2014-2 Secrétaire : Jean-Marc POULET / V. Finale Directeur de la Prévision Chef d’État Major Date : 6 janvier 2015 Page 2/15 MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS, ET DU LOGEMENT CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MÉTÉOROLOGIE Compte rendu de séance La séance débute à 13h40 par un tour de table de présentation des présents. M. PORTEOUS remercie le colonel SADAK de recevoir la commission au CDIS/COZ de Lyon, et l’ordre du jour est validé. Point 1 : Présentation du COZ (Centre Opérationnel de Zone) Lyon Col. SADAK Le colonel remercie tout le monde de sa présence, et loue les bonnes relations entretenues avec Météo-France, avant de commencer sa présentation. Cette présentation est consultable en cliquant ICI. Il rappelle d’abord la quelle est la « stratégie de Sécurité Nationale » au sein du code de la défense : - « La stratégie de sécurité nationale a pour objet d’identifier l’ensemble des menaces et des risques susceptibles d’affecter la vie de la Nation, notamment en ce qui concerne la protection de la population, l’intégrité du territoire et la permanence des institutions de la République, et de déterminer les réponses que les pouvoirs publics doivent y apporter… » Si l’ensemble des politiques publiques concourt à la sécurité nationale et en particulier à la protection de la population, ce sont d’abord les politiques de Sécurité intérieure et de Sécurité civile qui sont en fer de lance des actions. Après identification des menaces et des risques, en vue de la protection des personnes, la réponse de la Sécurité civile, par l’intermédiaire des PZs (Préfets de Zone) est la coordination des moyens : priorités des actions, planification, préparation des actions, coordination et répartition des moyens CSM/SP/SC/N° 2014-2 Secrétaire : Jean-Marc POULET / V. Finale Date : 6 janvier 2015 Page 3/15 MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS, ET DU LOGEMENT CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MÉTÉOROLOGIE supra-départementaux, coordination de l’activité opérationnelle interdépartementale, et la communication. Ces missions sont mises en œuvre aux moyens des EMIZs (États Majors Interministériels De Zone) dont chaque PZ est doté. Au sein de l’EMIZ, et donc à un niveau inférieur, une veille opérationnelle est mise en place par l’intermédiaire du COZ (Centre Opérationnel de Zone), qui assure la mise en œuvre du POZ (Plan Opérationnel de Zone) en cohérence avec les PODs (Plans Opérationnels Départementaux). Pour mener à bien ses missions, Le PZ est secondé par un PDDS (Préfet Délégué à la Défense et à la Sécurité). Dans la poursuite de la déconcentration, chaque département dispose d’un Préfet Départemental. Le COZ assurant la veille et le suivi des opérations, et par conséquent la coordination des actions souvent multi-départements (par l’intermédiaire des préfets de département et des CODs), c’est donc cette structure qui forme l’interface de communication et d ‘échanges entre Sécurité civile et MétéoFrance. À savoir (pour Lyon) : Pour ce qui concerne la planification : o Le Plan Intempéries Rhône-Alpes-Auvergne (PIRAA), o La pollution et la qualité de l’air, o La planification zonale sécurité civile pour tous les phénomènes météorologiques. Pour ce qui concerne les moyens opérationnels : o L’établissement de web-conférences, avec un point hebdomadaire les vendredis matin pour la prévision de fin de semaine, et des conférences « à la volée » le cas échéant, o La mise en place et/ou la participation à l’animation des exercices de sécurité civile (éco-urgences, etc.), CSM/SP/SC/N° 2014-2 Secrétaire : Jean-Marc POULET / V. Finale Date : 6 janvier 2015 Page 4/15 MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS, ET DU LOGEMENT CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MÉTÉOROLOGIE o Le suivi des IFM (Indices feux de forêt), l’occurrence de feux de forêt étant avérée sur la zone. Enfin, pour ce qui concerne le relationnel : o Les formations mises en place pour les cadres de l’EMIZ et du CRICR dans lesquelles interviennent des formateurs de Météo-France. Débats, questions-réponses, précisions : Au cours de la présentation, le col. BIZET précise que pour l’EMIZ-Nord s’ajoutent des aspects transfrontaliers (Polices et Douanes) d’une part, et maritimes d’autre part. De plus, l’avènement de prévisions de services étrangers et/ou concurrentiels de Météo-France est avéré au sein de l’EMIZ. M. CHASSAGNEUX évoque les problèmes de sécurité informatiques. Le col. SADAK précise que cela fait partie des missions du PZ, que le service SGAMI (voir l’organigramme plus haut) gère les transmissions en général de sujets confidentiels. Au plan zonal, il existe une prise de conscience de la vulnérabilité face au risque informatique qui a par ailleurs été évoquée nationalement : l’ANSSI élabore des protocoles pour la sécurité informatique avec une déclinaison de ce service au plan zonal. Pour ce qui concerne les conférences avec Météo-France (donc vers l’ «extérieur»), l’EMIZ utilise un PC dédié hors du réseau de la Sécurité civile. M. MAC VEIGH demande comment sont utilisés les opérateurs et correspondants que MF a désigné pour chaque préfet de zone. Le col. SADAK précise que pour la gestion de la crise, le site de Toulouse est l’interlocuteur au plan national ; pour chaque centre météorologique, un correspondant est identifié. Point 2 : Présentation de la DIRCE M. Bertrand WILD Il décrit le cadre des interactions avec le COZ, en particulier pour ce qui concerne la problématique neige en plaine. Cette présentation est consultable en cliquant ICI. M. WILD rappelle les particularités du découpage actuel en zones régionales à Météo-France, plus ou moins calqué sur le découpage des Directions (DIR), avec cependant quelques particularités, et notamment pour la DIR Centre-Est : en effet, pour la prévision opérationnelle, la région économique « Bourgogne » est rattachée à la DIR Nord-Est (Strasbourg). Ceci a permis d’obtenir une correspondance parfaite entre le domaine de responsabilité du chef prévisionniste régional de Lyon et la zone de défense Sud-Est ; c’est une situation « confortable » pour le dialogue entre le COZ et Météo-France, comparée à celle d’autres zones de défense où cette adéquation n’a pas pu être mise en place. M. WILD rappelle également les enjeux de sécurité particuliers de la région : Les événements météorologiques et climatiques (épisode cévenol, grand froid, etc.) ; Un axe de circulation stratégique qu’est la Vallée du Rhône ; La forte densité d’installations à risque (nucléaires et industrielles). Pour ce qui concerne le Centre de prévision de Lyon-Bron, c’est le CPR (Chef Prévisionniste Régional) qui est responsable de la mission de sécurité des personnes et des biens, mais également de la cohérence de la production au niveau de la DIRCE. Il est au cœur des relations avec le COZ. CSM/SP/SC/N° 2014-2 Secrétaire : Jean-Marc POULET / V. Finale Date : 6 janvier 2015 Page 5/15 MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS, ET DU LOGEMENT CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MÉTÉOROLOGIE Pour ce qui concerne les couleurs de la vigilance météorologique et ses conséquences dans les interactions avec le COZ : En cas de couleur de vigilance jaune, outre les habituels échanges téléphoniques, des bulletins spéciaux peuvent-être rédigés (Situation Météorologique à Surveiller), et un extranet de crise établi. Le COZ est systématiquement contacté par téléphone avant un passage en vigilance de niveau orange. En cas de couleur de vigilance orange (et a fortiori rouge), l’extranet de crise est toujours actif. Le CPR de son côté consulte régulièrement le site internet « portail Orsec ». Avant la fin d’un épisode météorologique ayant entraîné une vigilance orange voire rouge, le COZ est dans la mesure du possible consulté, afin notamment de connaître les conséquences sur le terrain. Cet échange peut avoir une influence décisionnelle sur l’heure de « redescente » dans une couleur de vigilance de risque inférieur. Au cœur des interactions avec le COZ, il existe le Plan Intempéries Rhône-Alpes-Auvergne (PIRAA). Le réseau autoroutier de la région est découpé en secteurs, et en cas de prévision ou occurrence de neige en plaine susceptible d’affecter sensiblement le réseau routier, un bulletin PIRAA peut être rédigé. Outre les prévisions météorologiques, celui-ci donne des informations sur la qualité de la neige, l’intensité horaire des chutes, l’occurrence de pluie surfondue ou de phénomènes verglaçants. À noter qu’un indice de confiance dans la prévision est désormais ajouté en fin de bulletin. Si le cadre d’astreinte du CRICR le juge nécessaire, il réunit le Groupe De Vigilance Zonal. CSM/SP/SC/N° 2014-2 Secrétaire : Jean-Marc POULET / V. Finale Date : 6 janvier 2015 Page 6/15 MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS, ET DU LOGEMENT CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MÉTÉOROLOGIE Sur les axes routiers, les conditions MIGA MG1 conduisent au passage en « vigilance », MG2 en « alerte », MG3 et plus déclenchant le passage en « crise ». CSM/SP/SC/N° 2014-2 Secrétaire : Jean-Marc POULET / V. Finale Date : 6 janvier 2015 Page 7/15 MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS, ET DU LOGEMENT CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MÉTÉOROLOGIE Pour l’hiver 2013/2014, 4 situations de crises de niveau PIRAA ont été gérées, deux correspondaient à des vigilances météorologiques orange pour la neige, et deux à des vigilances jaune. Du point de vue du CPR de Météo-France, le suivi météorologique et les conférences téléphoniques à mettre en place lors des crises, qu’elles soient programmées ou impromptues, impactent sensiblement l’organisation du travail, au point de nécessiter le doublement du poste de prévisionniste. Quelles que soient les conditions météorologiques, une web-conférence est systématiquement mise en place hebdomadairement le vendredi. Elle permet de présenter la situation pour la fin de semaine et donne un aperçu pour la semaine suivante. Le CPR peut choisir les éléments graphiques à partager avec ses interlocuteurs. Débats, questions-réponses, précisions : À l’issue de la présentation, pour laquelle le col. SADAK a apporté quelques éclaircissements et précisions quant à la mise sur pied d’un plan PIRAA, M. DUMONTET a plébiscité le site internet sur la pollution de l’air de Rhône-Alpes, très clair et riche en informations. Le Colonel BIZET à Lille, devant une remarque concernant la difficulté d’obtenir des renseignements météorologiques en temps réel (de neige en particulier) : -« Est-il envisagé de faire participer le public pour ce qui concerne l’observation météorologique ? - Le site « Veilleur du Temps » de Météo-France va disparaître, mais le site de l’association « Infoclimat » reste largement consulté par les prévisionnistes. Avec bien sûr toute la prudence nécessaire. Mais cela reste sommaire ». Concernant le retour en vigilance jaune, après un passage en orange, le Colonel SADAK souhaite que ce retour ne soit pas trop hâtif ; et dans tous les cas, la concertation et la communication sont fortement attendues. En situation de crise PIRAA, le colonel BIZET précise qu’il n’y a pas de représentant des transporteurs dans les cellules de crise constituées ; toutefois, et hormis pour l’International, une communication est généralement faite avant la diffusion des arrêtés de limitation de circulation. Pour la zone Nord, le CRICR se déplace à la préfecture, alors que pour la zone Sud-Est, la cellule de crise se tient au CRICR (Lyon-Bron, à quelques enjambées de la DIRCE). Point 3 : Retour d'expérience sur l'exercice PPMS en zone tempête sur le département des Hauts-de-Seine (nov. 2013) Mme Bazin Retour d’Expérience sur le PPMS (Plan Particulier de Mise en Sécurité) en zone tempête sur le département des Hauts de Seine (92), et joué le 7 novembre 2013. Cet exercice fait suite à un épisode réel de neige s’étant produit ultérieurement. Cette présentation est consultable en cliquant ICI. Contexte : Dans le cadre de politique d’exercice de sécurité civile du 92, Et de la généralisation des PPMS en 92. Modalités de l’exercice : L’exercice est réalisé sur l’ensemble des établissements scolaires (Collèges et lycées) du département 92 ; CSM/SP/SC/N° 2014-2 Secrétaire : Jean-Marc POULET / V. Finale Date : 6 janvier 2015 Page 8/15 MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS, ET DU LOGEMENT CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MÉTÉOROLOGIE Les conditions météorologiques, fictives, étaient un épisode de tempête, avec du vent soufflant en rafales de l’ordre de 120 km/h, et des « trombes d’eau » (SIC) engendrant des inondations par ruissellement pluvial urbain ; Ces conditions ont lieu le matin, avec activation du PPMS en mode mise à l’abri simple, pour une durée effective de l’ordre de l’heure. Objectifs de l’exercice : Tester le déclenchement généralisé des PPMS à l’échelle du département, Tester la mise en œuvre du PPMS de chaque établissement (mise en œuvre, réactivité des personnes ressources, fonctionnement des procédures), Mettre en évidence la nécessité d’un entraînement régulier, Sensibiliser les parents des élèves aux bons comportements, Enfin, sensibiliser les élèves à la vigilance météorologique. En parallèle pour la DSDEN, tester : L’activation de la cellule de crise départementale, Sa capacité à recevoir un nombre important d’appels urgents, Sa capacité par l’intermédiaire du référent COD (ou « cadre DSDEN »), à faire la synthèse des informations. À noter que chaque établissement pouvait définir le niveau d’exercice : standard ou élevé ; dans ce dernier cas, il était possible d’ajouter des « plastrons » et/ou des événements divers : élèves simulant des crises, des blessures, s’enfuyant… Salle d’évacuation endommagée à évacuer, coupure d’électricité… Évaluation de l’exercice : Débriefing à chaud interne à l’établissement, Évaluation départementale par renseignement d’un questionnaire. Organigramme mis en jeu : Pour l’organisation de cet exercice, des réunions préparatoires ont été mises sur pied (5 demijournées) ; plusieurs supports (présentation, brochure, document ressources pédagogiques et documentation. CSM/SP/SC/N° 2014-2 Secrétaire : Jean-Marc POULET / V. Finale Date : 6 janvier 2015 Page 9/15 MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS, ET DU LOGEMENT CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MÉTÉOROLOGIE La participation des mairies : La préfecture avait invité les mairies à jouer l’exercice, en relayant d’une part les messages de vigilance auprès des établissements scolaires, puis en activant le PCC en appelant les établissements pour un point de situation. Certaines mairies ont joué l’exercice. Retour d’expérience (RetEx) : Pour les établissements : o 95% (soit 710) des établissements publics ont joué l’exercice, mais seulement 15% des établissements privés ; o 60% des mairies n’ont pas informé les établissements de leur commune des mises en vigilance ; o Les RetEx ont entraîné des modifications légères de leur PPMS dans 59% des établissements, et des changements importants dans 7% des cas ; o Les ¾ des établissements ont considéré l’exercice comme facilitant pour réaliser le PPMS, et ont souhaité sa reconduction annuelle. Pour la DSDEN : o Envoyer l’alerte vers un établissement (téléphone et/ou courrier électronique) peut s’avérer difficile voire impossible, notamment pour les établissements dont le chef n’est que partiellement déchargé ; o La vulnérabilité des moyens de transmission de la DSDEN, une panne réelle d’électricité ayant affecté le COD pendant une trentaine de minutes ; o Débordement de la cellule de crise départementale de la DSDEN (faible capacité de traiter un grand nombre d’appels, dysfonctionnement dans les renseignements remontés vers le COD (e.g. oubli des victimes). Débats, questions-réponses, précisions : À l’issue de la présentation, Mme BAZIN remet à chacun un exemplaire du livret « GAFFORISK ». Le colonel SADAK précise que réglementairement, il existe bien un PPMS par établissement scolaire en France. Point 4 : Point sur le vœu 2014 de la commission SC Rappel du vœu et premier retour sur le vœu : (Document consultable en cliquant ICI). Extrait : La commission sécurité civile [… ] a proposé au CSM d’adopter le vœu suivant : Réflexion sur la constitution partenariale d’une base de données d’événements neigeux et de leurs conséquences. Le Conseil Supérieur de la météorologie recommande que Météo-France mène une réflexion, de manière partenariale avec l’ensemble des acteurs concernés sur les possibilités de mise en place d’une base de données d’événements neigeux et de leurs conséquences [… ]. M. CHASSAGNEUX : En première approche, MF a conclu que le développement d’une base de données intégrant et mettant en relation à la fois des éléments météorologiques et des éléments de la Sécurité civile (conséquences sur le terrain et mise en place des moyens), n’était pas dans les possibilités de l’établissement. En concertation avec la Sécurité civile, une seconde approche est alors envisagée, consistant en une compilation des épisodes neigeux ayant conduit à des vigilances orange ou rouge, sur les 12 dernières années par conséquent (mise en place de la vigilance). Le tableau récapitulatif fait apparaître les événements de manière globale à l’échelle de la zone (au sens Météo-France). CSM/SP/SC/N° 2014-2 Secrétaire : Jean-Marc POULET / V. Finale Date : 6 janvier 2015 Page 10/15 MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS, ET DU LOGEMENT CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MÉTÉOROLOGIE 1) L’aspect graphique reste à définir, quelques propositions pour l’occurrence de neige : CSM/SP/SC/N° 2014-2 Secrétaire : Jean-Marc POULET / V. Finale Date : 6 janvier 2015 Page 11/15 MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS, ET DU LOGEMENT CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MÉTÉOROLOGIE Mais ces tableaux ne sont disponibles que 30 à 45 jours après les chutes de neige. 2) Un second axe de développement pourrait être envisagé à partir des données OPTIMA d’observation et de prévision de la neige sur les chaussées. CSM/SP/SC/N° 2014-2 Secrétaire : Jean-Marc POULET / V. Finale Date : 6 janvier 2015 Page 12/15 MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS, ET DU LOGEMENT CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MÉTÉOROLOGIE On y voit l’occurrence des chutes de neige, avec des données sur la hauteur de la couche sur les chaussées. CSM/SP/SC/N° 2014-2 Secrétaire : Jean-Marc POULET / V. Finale Date : 6 janvier 2015 Page 13/15 MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS, ET DU LOGEMENT CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MÉTÉOROLOGIE Cependant, la mise en place récente de cette imagerie ne procure que 2 années d’historique. 3) Un troisième axe de développement est la constitution d’un tableau événementiel comportant les hauteurs de neige notamment. Ce projet de tableau est réalisé spécialement à partir des données du modèle SIH d’analyse de la neige issue du modèle. Débats, questions-réponses, précisions : Un débat s’engage à l’issue de la présentation de M. CHASSAGNEUX. Manifestement, aucune des propositions ci-dessus n’emporte l’adhésion de tous, et M. PORTEOUS souligne que le vœu 2014 n’est pas de construire un système complexe et fonctionnant en temps réel, car les problèmes techniques, à commencer par l’accessibilité au système d’information sont manifestement très lourds. Le vœu vise à l’établissement d’une base de données qui permette, combinée au développement d’outils nouveaux et performants de la connaissance en temps réel de la neige, de faciliter l’analyse des événements, de leurs conséquences potentielles, et au total, de faciliter la gestion de la crise à venir rapidement ou en cours, et la prise de décisions par l’autorité qui en a la charge.. Il est clair que Météo-France à tenté de répondre à la demande, la réflexion a été menée à bien et il semble difficile d’aller plus loin sans un complément d’informations. Aussi, il convient que l’ensemble des parties précise la demande initiale au regard de ces échanges. M. MAC VEIGH revient sur les raisons de l’abandon d’une BDD, qui sont essentiellement dues au coût potentiel (humain et financier), et aussi de sécurité dans le cas de dépôt sur un serveur extérieur. Finalement, une possibilité serait le financement partagé d’un tel service extérieur, avec l’ensemble des partenaires institutionnels (CMVOA, COGIC, la Santé, les Grands opérateurs, etc.). Mais l’idée, complexe et de toute façon coûteuse, ne semble pas satisfaisante. M. PORTEOUS revient alors sur l’utilisation du tableau Météo-France récapitulant les épisodes neigeux ayant occasionné les vigilances. Est-il possible d’y intégrer des données propres au COGIC, sur les moyens qui ont du être engagés, par exemple ? Il est répondu que la BDD est en lecture seule, ne recense que les événements passés, et n’agit pas en temps réel. Le col. BIZET demande toutefois si une typologie de la neige est réellement possible, et par conséquent si les événements neigeux sont reproductibles. Pour conclure sur ce point 4, constat est fait que le vœu 2014 émis est partiellement satisfait ; il doit être reformulé, i.e. à la lumière de ce qui a été présenté, les demandes et attentes doivent être précisées. CSM/SP/SC/N° 2014-2 Secrétaire : Jean-Marc POULET / V. Finale Date : 6 janvier 2015 Page 14/15 MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS, ET DU LOGEMENT CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MÉTÉOROLOGIE Point 5 : Proposition de vœu pour 2015 Devant une satisfaction « partielle » de la réalisation du vœu 2014, il reste par conséquent d’actualité, mais sera toutefois reformulé. Météo-France attend donc une re-formulation, avec des demandes et attentes à préciser, et un groupe de travail sera mis en place pour y retravailler et aboutir à une demande réalisable par Météo-France, et utile aux services concernés par la mise à disposition et l’enrichissement de cette base de données. . D’ores et déjà, il apparaît que l’axe sur la représentation graphique des données sera à privilégier. M. MAC VEIGH indique que le vœu devra être prêt pour mi-janvier. Point 6 : Élection du Président de la commission M. PORTEOUS est réélu à l’unanimité des votants sur le poste de Président de la commission Sécurité civile, pour le prochain mandat biennal. Point 7 : Questions diverses M. MAC VEIGH : remonter les divers sites Internet d’information les plus consultés (souhait du PDG de Météo-France M. LACAVE). Propositions de présentation pour la prochaine réunion : o M. DUMONTET propose une présentation du CMVOA o M. DOLMIÈRE propose une présentation du SCHAPI (Certification ISO9001, objectifs, etc.). M. PORTEOUS renouvelle ses remerciement au colonel SADAK pour l’excellence de son accueil et des collaborateurs, et se félicite que le débat sur les modalités de mise en œuvre du vœu 2014 ait pu se tenir en régions, au plus près des autorités gestionnaires de crises et chargées de la protection des populations ; il renouvelle également ses remerciement au secrétaire descendant, M. AULLO, qui a accompli un remarquable travail d’organisation des séances, de synthèse des débats, mais aussi de propositions de sujets qui ont enrichi les travaux de la commission et la connaissance mutuelle des acteurs de la sécurité civile et de la météorologie. Il salue l’arrivée dans cette mission de M. POULET, dont la succession se présente ainsi sous les meilleurs auspices. Date/Lieu de la prochaine réunion : Il est proposé de se réunir avant la réunion plénière du CSM qui aura lieu le 29 mai 2015 (à la place du 22 mai initialement programmé). Par conséquent, c’est le 14 avril 2015 à 13h30, qui est proposé, il ne semble pas y avoir d’opposition pour cette date. Elle pourrait se tenir dans les locaux du CMVOA, puisque M. DUMONTET a proposé une visite des lieux et une présentation. AGENDA : o La commission Agriculture aura lieu à Toulouse les 14 et 15 janvier prochains. o Réunions des Présidents de commission du CSM : 12 mars 2015. o Réunion plénière du CSM : 29 mai 2015 à Paris Bercy (Ministère). o CSM Sécurité civile : 14 avril 2015 à 13h30 à Paris (CMVOA – boulevard SaintGermain). **** CSM/SP/SC/N° 2014-2 Secrétaire : Jean-Marc POULET / V. Finale Date : 6 janvier 2015 Page 15/15