Expérimentation AROME PI - Météo

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Expérimentation AROME PI - Météo
MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE,
DES TRANSPORTS, ET DU LOGEMENT
CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MÉTÉOROLOGIE
COMPTE RENDU DE LA RÉUNION DE LA COMMISSION
SÉCURITÉ CIVILE DU 5 NOVEMBRE 2014
Introduction
Ces réunions prennent place plus habituellement à Paris ; toutefois et compte tenu de la tenue de la
Journée inter-commissions du CSM sur le changement climatique le 4 novembre à Lyon (à l’École
Normale Supérieure), celle-ci a finalement été programmée également à Lyon le lendemain, au COZ
(EMIZ SE).
Une web-conférence est établie avec le COZ de Lille.
Par ailleurs, Gaëtan AULLO souhaitait céder sa place de secrétaire de la commission Sécurité civile,
et est donc accompagné pour l’occasion de Jean-Marc POULET en vue de son remplacement dans
cette tâche.
Ordre du jour
(Document complet consultable en cliquant ICI).
1) Présentation du COZ / EMIZ SE  Colonel SADAK
2) Présentation de la DIR Centre-Est  M. Bertrand WILD (Météo-France) : Interactions avec le
COZ en particulier pour ce qui concerne la problématique neige
3) Retour d'expérience sur l'exercice PPMS en zone tempête sur le département des Hauts-deSeine (nov. 2013)  Mme Bazin (IFFO-RME)
4) Point sur le vœu 2014 de la commission
5) Propositions de vœu pour 2015
6) Élection du président de commission
7) Questions diverses et propositions de sujets pour la session de printemps, date de la
prochaine réunion…
Participants
Nom
Organisme/Ministère
Fonction
Mme Christine MENGUS
MINT/DGSCGC
BAGER
Mme Danièle BAZIN
IFFO-RME
Vice-présidente de l’IFFO-RME
Colonel Stéphane SADAK
EMIZ SE
Chef d’État Major
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Secrétaire : Jean-Marc POULET / V. Finale
Date : 6 janvier 2015
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M. Jean-Pierre MAC VEIGH
Météo-France / CSM
Secrétaire permanent du CSM
M. Patrick CHASSAGNEUX
Météo-France / D2I/MI
Correspondant MF de la
commission SC
M. Jean-Marc DOLMIÈRE
MEDDE/SCHAPI
Adjoint opérationnel au Directeur
M. Pierre DUMONTET
MEDDE/SDSIE
Chef du CMVOA
M. Marc PORTEOUS
MINT/DGSCGC
Chef du BAGER / Président de
la commission SC
M. Fabrice TOLLARI
MINT/DGSCGC
Chef de la cellule
commandement / Adjoint du chef
des opérations COGIC
M. Bertrand WILD
Météo-France / DIRCE
DIRCE/PRÉVI/Adjoint à
responsable de division
M. Arnaud ANSELLE
EMIZ SE
Préfecture ZDS SE / Chef de
division Opération de gestion de
crises
M. Gaëtan AULLO
Météo-France /
DP/PRÉVI/PG/CP
Secrétaire sortant de la
commission SC
M. Jean-Marc POULET
Météo-France /
DP/PRÉVI/PG/CP
Secrétaire entrant de la
commission SC
M. Thibault LA FAY
EMIZ SE/Planification
Étudiant en Master II en
Intelligence économique
Par web-conférence à Lille, dans les locaux du COZ :
Chef d’Etat Major
Colonel BIZET
EMIZ N
Capitaine F. BERNARDINI
EMIZ N
M. Roland SALENGRO
Météo-France / DIRN/PRÉVI
Responsable de division
Mme Florence VAYSSE
Météo-France
DIRSE/FDF
M. Éric LANGLOIS
SHOM
M. Frédéric ARGENSON
SCHAPI
M. Jean-Marie CARRIÈRE
Météo-France/DP/DPRÉVI
M. Christophe MERLIER
Météo-France/DT/DSO
M. Raymond GUIDAT
EMIZ E
Sont excusés :
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Directeur de la Prévision
Chef d’État Major
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Compte rendu de séance
La séance débute à 13h40 par un tour de table de présentation des présents.
M. PORTEOUS remercie le colonel SADAK de recevoir la commission au CDIS/COZ de Lyon, et
l’ordre du jour est validé.
Point 1 : Présentation du COZ (Centre Opérationnel de Zone) Lyon  Col. SADAK
Le colonel remercie tout le monde de sa présence, et loue les bonnes relations entretenues avec
Météo-France, avant de commencer sa présentation.
Cette présentation est consultable en cliquant ICI.
Il rappelle d’abord la quelle est la « stratégie de Sécurité Nationale » au sein du code de la défense :
-
« La stratégie de sécurité nationale a pour objet d’identifier l’ensemble des menaces et des
risques susceptibles d’affecter la vie de la Nation, notamment en ce qui concerne la protection
de la population, l’intégrité du territoire et la permanence des institutions de la République, et
de déterminer les réponses que les pouvoirs publics doivent y apporter… »
Si l’ensemble des politiques publiques concourt à la sécurité nationale et en particulier à la protection
de la population, ce sont d’abord les politiques de Sécurité intérieure et de Sécurité civile qui sont en
fer de lance des actions.
Après identification des menaces et des risques, en vue de la protection des personnes, la réponse de
la Sécurité civile, par l’intermédiaire des PZs (Préfets de Zone) est la coordination des moyens :
priorités des actions, planification, préparation des actions, coordination et répartition des moyens
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supra-départementaux, coordination de l’activité opérationnelle interdépartementale, et la
communication.
Ces missions sont mises en œuvre aux moyens des EMIZs (États Majors Interministériels De Zone)
dont chaque PZ est doté.
Au sein de l’EMIZ, et donc à un niveau inférieur, une veille opérationnelle est mise en place par
l’intermédiaire du COZ (Centre Opérationnel de Zone), qui assure la mise en œuvre du POZ (Plan
Opérationnel de Zone) en cohérence avec les PODs (Plans Opérationnels Départementaux).
Pour mener à bien ses missions, Le PZ est secondé par un PDDS (Préfet Délégué à la Défense et à
la Sécurité).
Dans la poursuite de la déconcentration, chaque département dispose d’un Préfet Départemental.
Le COZ assurant la veille et le suivi des opérations, et par conséquent la coordination des actions
souvent multi-départements (par l’intermédiaire des préfets de département et des CODs), c’est donc
cette structure qui forme l’interface de communication et d ‘échanges entre Sécurité civile et MétéoFrance. À savoir (pour Lyon) :

Pour ce qui concerne la planification :
o Le Plan Intempéries Rhône-Alpes-Auvergne (PIRAA),
o La pollution et la qualité de l’air,
o La planification zonale sécurité civile pour tous les phénomènes météorologiques.

Pour ce qui concerne les moyens opérationnels :
o L’établissement de web-conférences, avec un point hebdomadaire les vendredis
matin pour la prévision de fin de semaine, et des conférences « à la volée » le cas
échéant,
o La mise en place et/ou la participation à l’animation des exercices de sécurité civile
(éco-urgences, etc.),
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o

Le suivi des IFM (Indices feux de forêt), l’occurrence de feux de forêt étant avérée sur
la zone.
Enfin, pour ce qui concerne le relationnel :
o Les formations mises en place pour les cadres de l’EMIZ et du CRICR dans
lesquelles interviennent des formateurs de Météo-France.
Débats, questions-réponses, précisions :
Au cours de la présentation, le col. BIZET précise que pour l’EMIZ-Nord s’ajoutent des aspects transfrontaliers (Polices et Douanes) d’une part, et maritimes d’autre part. De plus, l’avènement de
prévisions de services étrangers et/ou concurrentiels de Météo-France est avéré au sein de l’EMIZ.
M. CHASSAGNEUX évoque les problèmes de sécurité informatiques. Le col. SADAK précise que cela
fait partie des missions du PZ, que le service SGAMI (voir l’organigramme plus haut) gère les
transmissions en général de sujets confidentiels. Au plan zonal, il existe une prise de conscience de la
vulnérabilité face au risque informatique qui a par ailleurs été évoquée nationalement : l’ANSSI
élabore des protocoles pour la sécurité informatique avec une déclinaison de ce service au plan zonal.
Pour ce qui concerne les conférences avec Météo-France (donc vers l’ «extérieur»), l’EMIZ utilise un
PC dédié hors du réseau de la Sécurité civile.
M. MAC VEIGH demande comment sont utilisés les opérateurs et correspondants que MF a désigné
pour chaque préfet de zone. Le col. SADAK précise que pour la gestion de la crise, le site de
Toulouse est l’interlocuteur au plan national ; pour chaque centre météorologique, un correspondant
est identifié.
Point 2 : Présentation de la DIRCE  M. Bertrand WILD
Il décrit le cadre des interactions avec le COZ, en particulier pour ce qui concerne la problématique
neige en plaine.
Cette présentation est consultable en cliquant ICI.
M. WILD rappelle les particularités du découpage actuel en zones régionales à Météo-France, plus ou
moins calqué sur le découpage des Directions (DIR), avec cependant quelques particularités, et
notamment pour la DIR Centre-Est : en effet, pour la prévision opérationnelle, la région économique
« Bourgogne » est rattachée à la DIR Nord-Est (Strasbourg).
Ceci a permis d’obtenir une correspondance parfaite entre le domaine de responsabilité du chef
prévisionniste régional de Lyon et la zone de défense Sud-Est ; c’est une situation « confortable »
pour le dialogue entre le COZ et Météo-France, comparée à celle d’autres zones de défense où cette
adéquation n’a pas pu être mise en place.
M. WILD rappelle également les enjeux de sécurité particuliers de la région :
 Les événements météorologiques et climatiques (épisode cévenol, grand froid, etc.) ;
 Un axe de circulation stratégique qu’est la Vallée du Rhône ;
 La forte densité d’installations à risque (nucléaires et industrielles).
Pour ce qui concerne le Centre de prévision de Lyon-Bron, c’est le CPR (Chef Prévisionniste
Régional) qui est responsable de la mission de sécurité des personnes et des biens, mais également
de la cohérence de la production au niveau de la DIRCE. Il est au cœur des relations avec le COZ.
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Pour ce qui concerne les couleurs de la vigilance météorologique et ses conséquences dans les
interactions avec le COZ :



En cas de couleur de vigilance jaune, outre les habituels échanges téléphoniques, des
bulletins spéciaux peuvent-être rédigés (Situation Météorologique à Surveiller), et un extranet
de crise établi. Le COZ est systématiquement contacté par téléphone avant un passage en
vigilance de niveau orange.
En cas de couleur de vigilance orange (et a fortiori rouge), l’extranet de crise est toujours actif.
Le CPR de son côté consulte régulièrement le site internet « portail Orsec ».
Avant la fin d’un épisode météorologique ayant entraîné une vigilance orange voire rouge, le
COZ est dans la mesure du possible consulté, afin notamment de connaître les conséquences
sur le terrain. Cet échange peut avoir une influence décisionnelle sur l’heure de « redescente » dans une couleur de vigilance de risque inférieur.
Au cœur des interactions avec le COZ, il existe le Plan Intempéries Rhône-Alpes-Auvergne (PIRAA).
Le réseau autoroutier de la région est découpé en secteurs, et en cas de prévision ou occurrence de
neige en plaine susceptible d’affecter sensiblement le réseau routier, un bulletin PIRAA peut être
rédigé. Outre les prévisions météorologiques, celui-ci donne des informations sur la qualité de la
neige, l’intensité horaire des chutes, l’occurrence de pluie surfondue ou de phénomènes verglaçants.
À noter qu’un indice de confiance dans la prévision est désormais ajouté en fin de bulletin.
Si le cadre d’astreinte du CRICR le juge nécessaire, il réunit le Groupe De Vigilance Zonal.
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Sur les axes routiers, les conditions MIGA MG1 conduisent au passage en « vigilance », MG2 en
« alerte », MG3 et plus déclenchant le passage en « crise ».
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Pour l’hiver 2013/2014, 4 situations de crises de niveau PIRAA ont été gérées, deux correspondaient
à des vigilances météorologiques orange pour la neige, et deux à des vigilances jaune.
Du point de vue du CPR de Météo-France, le suivi météorologique et les conférences téléphoniques à
mettre en place lors des crises, qu’elles soient programmées ou impromptues, impactent
sensiblement l’organisation du travail, au point de nécessiter le doublement du poste de
prévisionniste.
Quelles que soient les conditions météorologiques, une web-conférence est systématiquement mise
en place hebdomadairement le vendredi. Elle permet de présenter la situation pour la fin de semaine
et donne un aperçu pour la semaine suivante. Le CPR peut choisir les éléments graphiques à
partager avec ses interlocuteurs.
Débats, questions-réponses, précisions :
À l’issue de la présentation, pour laquelle le col. SADAK a apporté quelques éclaircissements et
précisions quant à la mise sur pied d’un plan PIRAA, M. DUMONTET a plébiscité le site internet sur
la pollution de l’air de Rhône-Alpes, très clair et riche en informations.
Le Colonel BIZET à Lille, devant une remarque concernant la difficulté d’obtenir des renseignements
météorologiques en temps réel (de neige en particulier) :
-« Est-il envisagé de faire participer le public pour ce qui concerne l’observation météorologique ?
- Le site « Veilleur du Temps » de Météo-France va disparaître, mais le site de l’association
« Infoclimat » reste largement consulté par les prévisionnistes. Avec bien sûr toute la prudence
nécessaire. Mais cela reste sommaire ».
Concernant le retour en vigilance jaune, après un passage en orange, le Colonel SADAK souhaite
que ce retour ne soit pas trop hâtif ; et dans tous les cas, la concertation et la communication sont
fortement attendues.
En situation de crise PIRAA, le colonel BIZET précise qu’il n’y a pas de représentant des
transporteurs dans les cellules de crise constituées ; toutefois, et hormis pour l’International, une
communication est généralement faite avant la diffusion des arrêtés de limitation de circulation. Pour
la zone Nord, le CRICR se déplace à la préfecture, alors que pour la zone Sud-Est, la cellule de crise
se tient au CRICR (Lyon-Bron, à quelques enjambées de la DIRCE).
Point 3 : Retour d'expérience sur l'exercice PPMS en zone tempête sur le
département des Hauts-de-Seine (nov. 2013)  Mme Bazin
Retour d’Expérience sur le PPMS (Plan Particulier de Mise en Sécurité) en zone tempête sur le
département des Hauts de Seine (92), et joué le 7 novembre 2013. Cet exercice fait suite à un
épisode réel de neige s’étant produit ultérieurement.
Cette présentation est consultable en cliquant ICI.
Contexte :
 Dans le cadre de politique d’exercice de sécurité civile du 92,
 Et de la généralisation des PPMS en 92.
Modalités de l’exercice :
 L’exercice est réalisé sur l’ensemble des établissements scolaires (Collèges et lycées) du
département 92 ;
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

Les conditions météorologiques, fictives, étaient un épisode de tempête, avec du vent
soufflant en rafales de l’ordre de 120 km/h, et des « trombes d’eau » (SIC) engendrant des
inondations par ruissellement pluvial urbain ;
Ces conditions ont lieu le matin, avec activation du PPMS en mode mise à l’abri simple, pour
une durée effective de l’ordre de l’heure.
Objectifs de l’exercice :





Tester le déclenchement généralisé des PPMS à l’échelle du département,
Tester la mise en œuvre du PPMS de chaque établissement (mise en œuvre, réactivité des
personnes ressources, fonctionnement des procédures),
Mettre en évidence la nécessité d’un entraînement régulier,
Sensibiliser les parents des élèves aux bons comportements,
Enfin, sensibiliser les élèves à la vigilance météorologique.
En parallèle pour la DSDEN, tester :



L’activation de la cellule de crise départementale,
Sa capacité à recevoir un nombre important d’appels urgents,
Sa capacité par l’intermédiaire du référent COD (ou « cadre DSDEN »), à faire la synthèse
des informations.
À noter que chaque établissement pouvait définir le niveau d’exercice : standard ou élevé ; dans ce
dernier cas, il était possible d’ajouter des « plastrons » et/ou des événements divers : élèves simulant
des crises, des blessures, s’enfuyant… Salle d’évacuation endommagée à évacuer, coupure
d’électricité…
Évaluation de l’exercice :


Débriefing à chaud interne à l’établissement,
Évaluation départementale par renseignement d’un questionnaire.
Organigramme mis en jeu :
Pour l’organisation de cet exercice, des réunions préparatoires ont été mises sur pied (5 demijournées) ; plusieurs supports (présentation, brochure, document ressources pédagogiques et
documentation.
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La participation des mairies :
La préfecture avait invité les mairies à jouer l’exercice, en relayant d’une part les messages de
vigilance auprès des établissements scolaires, puis en activant le PCC en appelant les établissements
pour un point de situation. Certaines mairies ont joué l’exercice.
Retour d’expérience (RetEx) :


Pour les établissements :
o 95% (soit 710) des établissements publics ont joué l’exercice, mais seulement 15%
des établissements privés ;
o 60% des mairies n’ont pas informé les établissements de leur commune des mises en
vigilance ;
o Les RetEx ont entraîné des modifications légères de leur PPMS dans 59% des
établissements, et des changements importants dans 7% des cas ;
o Les ¾ des établissements ont considéré l’exercice comme facilitant pour réaliser le
PPMS, et ont souhaité sa reconduction annuelle.
Pour la DSDEN :
o Envoyer l’alerte vers un établissement (téléphone et/ou courrier électronique) peut
s’avérer difficile voire impossible, notamment pour les établissements dont le chef
n’est que partiellement déchargé ;
o La vulnérabilité des moyens de transmission de la DSDEN, une panne réelle
d’électricité ayant affecté le COD pendant une trentaine de minutes ;
o Débordement de la cellule de crise départementale de la DSDEN (faible capacité de
traiter un grand nombre d’appels, dysfonctionnement dans les renseignements
remontés vers le COD (e.g. oubli des victimes).
Débats, questions-réponses, précisions :
À l’issue de la présentation, Mme BAZIN remet à chacun un exemplaire du livret « GAFFORISK ».
Le colonel SADAK précise que réglementairement, il existe bien un PPMS par établissement scolaire
en France.
Point 4 : Point sur le vœu 2014 de la commission SC
Rappel du vœu et premier retour sur le vœu : (Document consultable en cliquant ICI).
Extrait :
La commission sécurité civile [… ] a proposé au CSM d’adopter le vœu suivant :
Réflexion sur la constitution partenariale d’une base de données d’événements neigeux et de leurs
conséquences.
Le Conseil Supérieur de la météorologie recommande que Météo-France mène une réflexion, de
manière partenariale avec l’ensemble des acteurs concernés sur les possibilités de mise en place
d’une base de données d’événements neigeux et de leurs conséquences [… ].
M. CHASSAGNEUX :
En première approche, MF a conclu que le développement d’une base de données intégrant et
mettant en relation à la fois des éléments météorologiques et des éléments de la Sécurité civile
(conséquences sur le terrain et mise en place des moyens), n’était pas dans les possibilités de
l’établissement.
En concertation avec la Sécurité civile, une seconde approche est alors envisagée, consistant en une
compilation des épisodes neigeux ayant conduit à des vigilances orange ou rouge, sur les 12
dernières années par conséquent (mise en place de la vigilance). Le tableau récapitulatif fait
apparaître les événements de manière globale à l’échelle de la zone (au sens Météo-France).
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1) L’aspect graphique reste à définir, quelques propositions pour l’occurrence de neige :
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Mais ces tableaux ne sont disponibles que 30 à 45 jours après les chutes de neige.
2) Un second axe de développement pourrait être envisagé à partir des données OPTIMA
d’observation et de prévision de la neige sur les chaussées.
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On y voit l’occurrence des chutes de neige, avec des données sur la hauteur de la couche sur les
chaussées.
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Cependant, la mise en place récente de cette imagerie ne procure que 2 années d’historique.
3) Un troisième axe de développement est la constitution d’un tableau événementiel comportant
les hauteurs de neige notamment. Ce projet de tableau est réalisé spécialement à partir des
données du modèle SIH d’analyse de la neige issue du modèle.
Débats, questions-réponses, précisions :
Un débat s’engage à l’issue de la présentation de M. CHASSAGNEUX.
Manifestement, aucune des propositions ci-dessus n’emporte l’adhésion de tous, et M. PORTEOUS
souligne que le vœu 2014 n’est pas de construire un système complexe et fonctionnant en temps réel,
car les problèmes techniques, à commencer par l’accessibilité au système d’information sont
manifestement très lourds. Le vœu vise à l’établissement d’une base de données qui permette,
combinée au développement d’outils nouveaux et performants de la connaissance en temps réel de la
neige, de faciliter l’analyse des événements, de leurs conséquences potentielles, et au total, de
faciliter la gestion de la crise à venir rapidement ou en cours, et la prise de décisions par l’autorité qui
en a la charge.. Il est clair que Météo-France à tenté de répondre à la demande, la réflexion a été
menée à bien et il semble difficile d’aller plus loin sans un complément d’informations.
Aussi, il convient que l’ensemble des parties précise la demande initiale au regard de ces échanges.
M. MAC VEIGH revient sur les raisons de l’abandon d’une BDD, qui sont essentiellement dues au
coût potentiel (humain et financier), et aussi de sécurité dans le cas de dépôt sur un serveur extérieur.
Finalement, une possibilité serait le financement partagé d’un tel service extérieur, avec l’ensemble
des partenaires institutionnels (CMVOA, COGIC, la Santé, les Grands opérateurs, etc.).
Mais l’idée, complexe et de toute façon coûteuse, ne semble pas satisfaisante.
M. PORTEOUS revient alors sur l’utilisation du tableau Météo-France récapitulant les épisodes
neigeux ayant occasionné les vigilances. Est-il possible d’y intégrer des données propres au COGIC,
sur les moyens qui ont du être engagés, par exemple ? Il est répondu que la BDD est en lecture
seule, ne recense que les événements passés, et n’agit pas en temps réel.
Le col. BIZET demande toutefois si une typologie de la neige est réellement possible, et par
conséquent si les événements neigeux sont reproductibles.
Pour conclure sur ce point 4, constat est fait que le vœu 2014 émis est partiellement satisfait ; il doit
être reformulé, i.e. à la lumière de ce qui a été présenté, les demandes et attentes doivent être
précisées.
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Point 5 : Proposition de vœu pour 2015
Devant une satisfaction « partielle » de la réalisation du vœu 2014, il reste par conséquent d’actualité,
mais sera toutefois reformulé. Météo-France attend donc une re-formulation, avec des demandes et
attentes à préciser, et un groupe de travail sera mis en place pour y retravailler et aboutir à une
demande réalisable par Météo-France, et utile aux services concernés par la mise à disposition et
l’enrichissement de cette base de données. .
D’ores et déjà, il apparaît que l’axe sur la représentation graphique des données sera à privilégier.
M. MAC VEIGH indique que le vœu devra être prêt pour mi-janvier.
Point 6 : Élection du Président de la commission
M. PORTEOUS est réélu à l’unanimité des votants sur le poste de Président de la commission
Sécurité civile, pour le prochain mandat biennal.
Point 7 : Questions diverses

M. MAC VEIGH : remonter les divers sites Internet d’information les plus consultés (souhait du
PDG de Météo-France M. LACAVE).

Propositions de présentation pour la prochaine réunion :
o M. DUMONTET propose une présentation du CMVOA
o M. DOLMIÈRE propose une présentation du SCHAPI (Certification ISO9001,
objectifs, etc.).

M. PORTEOUS renouvelle ses remerciement au colonel SADAK pour l’excellence de son
accueil et des collaborateurs, et se félicite que le débat sur les modalités de mise en œuvre
du vœu 2014 ait pu se tenir en régions, au plus près des autorités gestionnaires de crises et
chargées de la protection des populations ; il renouvelle également ses remerciement au
secrétaire descendant, M. AULLO, qui a accompli un remarquable travail d’organisation des
séances, de synthèse des débats, mais aussi de propositions de sujets qui ont enrichi les
travaux de la commission et la connaissance mutuelle des acteurs de la sécurité civile et de la
météorologie. Il salue l’arrivée dans cette mission de M. POULET, dont la succession se
présente ainsi sous les meilleurs auspices.

Date/Lieu de la prochaine réunion : Il est proposé de se réunir avant la réunion plénière du
CSM qui aura lieu le 29 mai 2015 (à la place du 22 mai initialement programmé). Par
conséquent, c’est le 14 avril 2015 à 13h30, qui est proposé, il ne semble pas y avoir
d’opposition pour cette date. Elle pourrait se tenir dans les locaux du CMVOA, puisque M.
DUMONTET a proposé une visite des lieux et une présentation.

AGENDA :
o La commission Agriculture aura lieu à Toulouse les 14 et 15 janvier prochains.
o Réunions des Présidents de commission du CSM : 12 mars 2015.
o Réunion plénière du CSM : 29 mai 2015 à Paris Bercy (Ministère).
o CSM Sécurité civile : 14 avril 2015 à 13h30 à Paris (CMVOA – boulevard SaintGermain).
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