Synthèse: Un geste d`espoir: Améliorer la qualité de l`air intérieur à l
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Synthèse: Un geste d`espoir: Améliorer la qualité de l`air intérieur à l
Un geste d’espoir : Améliorer la qualité de l’air intérieur à l’aide des plantes dépolluantes Joanne Langis et Jackie Kerry Groupe Littoral et vie Université de Moncton 2012 Un geste d’espoir : Améliorer la qualité de l’air intérieur à l’aide des plantes dépolluantes Tous droits réservés. 2012 Groupe de recherche Littoral et vie Faculté des sciences de l’éducation Université de Moncton Moncton, NB E1A 3E9 Téléphone : (506) 858-4408 Courriel : [email protected] La création de ce document a été rendue possible grâce à des fonds de la Fondation Hôpital Dr-Georges-L.-Dumont (l’Arbre de l’espoir) et des Instituts de recherche en santé du Canada. 1 TABLE DES MATIÈRES INTRODUCTION.................................................................................................................3 LES POLLUANTS ...............................................................................................................4 AMÉLIORER LA QUALITÉ DE L’AIR INTÉRIEUR ..........................................................7 Ce qu'on peut faire ...........................................................................................................7 PHYTOREMÉDIATION ......................................................................................................8 LA PHYTOREMÉDIATION OU BIOÉPURATION PAR LES PLANTES D’INTÉRIEUR .. 8 COMMENT LES PLANTES DÉPOLLUENT-ELLES? ...................................................... 10 LES PLANTES DÉPOLLUANTES .................................................................................... 12 Choix des plantes ........................................................................................................... 12 ENTRETIEN DES PLANTES D’INTÉRIEUR ................................................................... 24 AUTRES BIENFAITS DES PLANTES D’INTÉRIEUR ..................................................... 26 RÉFÉRENCES ................................................................................................................... 28 2 Depuis longtemps, il est reconnu que l’environnement influence la santé et le bien-être des gens. Heureusement, de plus en plus de personnes contribuent activement à créer pour elles-mêmes et pour leurs proches un environnement qui favorise la santé. Ce document présente des informations sur la qualité de l’air à l’intérieur de nos maisons et de nos lieux de travail. On y discute ensuite des moyens que l’on peut prendre pour améliorer son milieu et simultanément sa santé. Dans la première section du document, sur les plantes dépolluantes, on discute de divers polluants et de leurs sources. On y explique aussi les mécanismes par lesquels les plantes d’intérieur absorbent les polluants néfastes. Une liste de plantes dépolluantes est offerte, ainsi que des conseils pour leur entretien. Une dernière section traite enfin des autres bienfaits des plantes sur la santé. Introduction En réponse aux coûts élevés de production d’électricité ainsi qu’à notre désir de conserver l’énergie, nos maisons sont devenues de plus en plus étanches. En plus d’augmenter la composition de matériaux isolants, nous limitons les échanges d’air avec l’extérieur ce qui a pour effet d’augmenter la concentration de substances toxiques à l’intérieur. L’air intérieur est souvent plus pollué que l’air intérieur (Burchett, Torpy & Brennan, 2009). Comme nous passons de 70 à 90% de notre temps à l’intérieur (Chaudet & Boixière-Asseray, 2010; Kobayashi, Kaufman, Griffis & McConnell, 2007; Orwell, Wood, Burchett, Tarran & Torpy, 2006), nous sommes exposés à ces substances toxiques de façon prolongée. Puisque notre odorat ne peut souvent pas détecter la présence des polluants, nous présumons que la qualité de l’air est bonne. Nous respirons environ 15 000 litres d’air par jour ("La recherche et…", s.d.), ce qui nous expose à une variété de polluants. Les sources de polluants de l’air intérieur proviennent de l’air extérieur, des matériaux de construction, d’isolation et d’aménagement (colles, tissus, tapis…) de notre maison et des produits d’entretien personnels et ménagers. Parmi ces polluants, on retrouve les composés organiques volatils (COV) dont plus de 900 ont été identifiés, aux États-Unis, dans l’air intérieur, par l'Environmental Protection Agency (EPA) (Burchett, Torpy & Brennan, 2009). Ces composés organiques volatils (COV) sont reconnus comme étant les contaminants les plus importants de l’air intérieur (Wolkoff, 2003 dans Aydogan & Montoya, 2011). Le formaldéhyde, le benzène et le trichloréthylène sont des exemples de COV. Les interactions entre les divers polluants en plus de la durée d’exposition pourraient avoir un impact sur la santé des résidents (Laugier, 2009; Wolverton, Johnson & Bounds, 1989). Certaines personnes exposées à des polluants intérieurs se plaignent d’allergies, d’asthme, d’irritation des yeux, du nez et de la gorge, de somnolence, de nausées, de maux de tête, de perte de concentration… (Burchett, Torpy & Brennan, 2009; Fjeld, Veiersted, Sandvik, Riise, & Levy, 1998; La Roche, 2008; Storch, s.d.). À long terme, ces malaises peuvent devenir chroniques (Burchett, Torpy & Brennan, 2009). D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (citée dans Laugier, 2009), le « syndrome des bâtiments malades » touche de 25 à 3 30% des personnes travaillant dans des bureaux. Ce syndrome est souvent caractérisé par un ensemble de symptômes inexpliqués (maux de tête, irritation des yeux, du nez et de la gorge, toux sèche, fatigue chronique…) associés à un lieu où l’on passe du temps et disparaissent peu de temps après avoir quitté le lieu (WHO, 2008). Comme les études sur les impacts de la pollution de l’air intérieur sur la santé humaine se font de plus en plus nombreuses, il importe de trouver ou de communiquer un moyen simple et efficace de réduire les polluants intérieurs. Les polluants Dans notre vie quotidienne, nous sommes exposés à différents polluants intérieurs que ce soit à la maison, au bureau ou dans les classes. Parmi les polluants les plus présents à ces endroits, on retrouve le formaldéhyde, le benzène et le trichloréthylène qui font tous partie de la famille des composés organiques volatils (COV). Selon l’Observatoire de la qualité de l’air (cité dans Chaudet & Boixière-Asseray, 2010), le formaldéhyde et le benzène se classent parmi les substances les plus nocives pour la santé à court et moyen termes. Le formaldéhyde est présent dans plusieurs produits (mousses d’isolation, tissus d’ameublement, agglomérés, peinture, colles…) en plus d’être dégagé lors de la combustion de substances contenant du carbone (gaz d’échappement, fumée de cigarette…). Le benzène est utilisé dans la production de médicaments, de plastiques, de parfums et de tabac, et dans les produits d’ameublement comme les solvants, peintures, colles… (LaRoche, 2008; Laugier, 2009; Storch, s.d.; Wolverton, Johnson & Bounds, 1989). Le trichloréthylène est principalement employé pour le dégraissage de pièces métalliques et pour le nettoyage à sec. Il est aussi parfois présent dans certaines peintures, vernis et colle pour tissus (Commission de la santé et de la sécurité du travail, 2000; Laugier, 2009, Storch, s.d.). En plus d’avoir été identifiés comme des cancérigènes humains par le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC, cité dans Chaudet & Boixière-Asseray, 2010; LaRoche, 2008), le formaldéhyde et le benzène peuvent causer de l’irritation des yeux, du nez et de la peau, des maux de tête, des problèmes respiratoires ainsi que d’autres problèmes de santé (voir Tableau 1). Le trichloréthylène, classé comme cancérigène probable par le CIRC, affecte le foie, les reins et les poumons (Laugier, 2009). Le tableau 1 présente ces trois derniers polluants ainsi que leurs principales sources et impacts possibles sur la santé humaine. 4 Tableau 1. Les sources de trois polluants intérieurs et leurs impacts possibles sur la santé humaine Polluants Formaldéhyde Sources gaz d’échappement des véhicules à moteur, mousse d’isolation, laine de verre et de roche, produits de calfeutrage, certaines peintures, vernis, vitrificateurs, colles, colles pour planchers, résines, panneaux de bois aggloméré, panneaux agglomérés de particules (mélamine), contreplaqué, papiers peints, tapis, certaines moquettes, rideaux, tuiles de plafond, meubles en tissu, huile lubrifiante synthétique, bougies, encens, emballages, cartons, sacs d’épicerie, papier ciré, papiers mouchoir, papiers essuie-tout, produits nettoyants (assouplissants, certains tissus infroissables, produits pour rendre le tissu imperméable et ignifuge), bombes dépoussiérantes, fumée de cigarette, produits cosmétiques (agents de conservation de ces produits), appareils électroniques, certains désodorisants, insecticides, fongicides, détergents, désinfectants, antiseptiques, additifs antibactériens pour la conservation des aliments, produits de la combustion du bois (ex : incendies de forêt), du charbon, de l’essence, du gaz naturel, du kérosène, des déchets et du tabac. Impacts sur la santé Irritation de la peau Irritation des muqueuses des yeux, du nez et de la gorge Toux Respiration sifflante Allergies Asthme Maux de tête Forme rare du cancer de la gorge Cancers de la cavité buccale, des fosses nasales et des sinus Syndrome des bâtiments malades CANCÉRIGÈNE CERTAIN 5 Benzène Trichloréthylène fumée de cigarette, parfums, bougies parfumées, peintures, vernis, matières plastiques, caoutchouc, produits de bricolage, produits de calfeutrage, colles/adhésifs, encres, teintures, papiers peints, revêtements de sols, tuiles de plafond, détergents, essence, huile, produits pharmaceutiques produits de nettoyage à sec, encres de photocopieurs et d’imprimantes, peintures, vernis, décapants, dégraissants de métaux, adhésifs, pesticides, tissus d’ameublement Irritation des yeux Irritation de la peau Maux de tête Perte d’appétit Étourdissements Vertiges Anémie Maladie de la moëlle osseuse Fatigue Somnolence Accélération du rythme cardiaque Troubles de vision Tremblements Confusion ou perte de connaissance CANCÉRIGÈNE CERTAIN Irritation de la peau, du nez et des yeux Maux de tête Vertiges Cancer du foie CANCÉRIGÈNE PROBABLE * Aydogan & Montoya, 2011; Chaudet & Boixière-Asseray, 2010; Commission de la santé et de la sécurité du travail, 2000; Kobayashi et coll., 2007; LaRoche, 2008; Laugier, 2009; Plants for People, s.d.; WHO, 2008; Wolverton, Johnson & Bounds, 1989. Selon Laugier (2009), les principales sources de polluants sont : la pollution extérieure et les gaz d’échappement, les matériaux de construction et d’isolation, les matériaux de décoration (bois traités, contreplaqués, peintures, colles, vernis, tapis, tissus d’ameublement…) les objets et accessoires en plastique et en PVC (ustensiles, jouets, tuyauterie…) le chauffage et les appareils de cuisson les produits ménagers et les désinfectants les désodorisants, les pesticides et les insecticides les produits cosmétiques et de toilette la fumée de cigarette les produits de bureau (photocopieurs, imprimantes…) l’encre, les feutres et marqueurs les appareils audiovisuels (télévisions, ordinateurs, sans fil…) les bruits 6 Selon la Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec (2000), le formaldéhyde est l’un des composés organiques volatils les plus utilisés par l’industrie chimique, car il est très polyvalent. Comme on peut le voir dans le tableau 1, il est très présent dans notre vie quotidienne et peut entraîner des impacts sur la santé des humains qui y sont exposés. Les concentrations de formaldéhyde dans les maisons mobiles construites à partir de contreplaqués et de panneaux de fibres de bois peuvent dépasser les limites acceptables de formaldéhyde et provoquer une forme rare de cancer de la gorge chez les personnes qui y sont exposées. Ceci est préoccupant quand on pense aux écoles qui ajoutent des installations mobiles pour augmenter leur nombre de classes (Storch, s.d.). Les matériaux de construction naturels utilisés autrefois tel le bois non traité ont été remplacés par des matériaux synthétiques composés de polluants (Kobayashi et coll., 2007) par exemple la laine isolante, le bois pressé et les tapis. Les polluants peuvent être libérés sous l’influence de l’humidité ou du chauffage (Chaudet & Boixière-Asseray, 2010). Ils peuvent aussi être libérés soit durant leur utilisation (ex : cigarette, fournaise, produits d’entretien, pesticides…), avec le temps ou lorsque le produit sèche (Kobayashi et coll., 2007, USEPA/Office of Air and Radiation, s.d.). Les polluants peuvent aussi nous être transmis par la poussière que nous respirons et qui retient des toxines nocives (Plants for People, s.d.). Dans les matériaux de construction, l’ameublement et les produits d’entretien tels que les désodorisants, les polluants peuvent être relâchés de façon plus ou moins continue. Des concentrations élevées de ces polluants peuvent demeurer dans l’air longtemps après leur utilisation (USEPA/Office of Air and Radiation, s.d.). Améliorer la qualité de l’air intérieur Ce qu’on peut faire Nous devons tenter d’améliorer la qualité de l’air intérieur afin de réduire notre exposition aux polluants et leurs impacts possibles sur notre santé. Il existe plusieurs façons d’améliorer la qualité de l’air intérieur: Réduire ou contrôler les sources de polluants (par exemple utiliser seulement des produits de bois sans formaldéhyde ou à faibles émissions de formaldéhyde, éviter l'emploi de produits d’entretien contenant ces polluants ou d'entreposer des produits dangereux à l’intérieur de la maison… (Guo et coll., 2003 dans Liu, Mu, Zhu, Ding & Arens, 2007; Kobayashi et coll., 2007); Installer un système de ventilation dans la cuisine et la salle de bain afin d’éliminer l’air contaminé (Guo et coll., 2003 dans Liu et coll., 2007; Kobayashi et coll., 2007); Utiliser l’aspirateur au moins deux fois par semaine pour ramasser la poussière à laquelle les polluants se sont accrochés (Chaudet & Boixière-Asseray, 2010); Les appareils de chauffage (poêle à bois, gaz naturel…) devraient s’évacuer à l’extérieur et être vérifiés, nettoyés et bien entretenus; Ouvrir les fenêtres dans toutes les pièces de la maison au moins 10 minutes par jour (Chaudet & Boixière-Asseray, 2010); Nettoyer l’air contaminé. Cette nouvelle pratique, nommée phytoremédiation, consiste à se servir de certaines plantes pour absorber les toxines de l’air (Liu et coll., 2007). 7 Phytoremédiation La phytoremédiation est une nouvelle technologie qui utilise diverses plantes dans le but de réduire, dégrader, extraire ou immobiliser des polluants du sol, de l’eau ou de l’air (USEPA, 2000; Wikipedia1). Cette technique permet de traiter les sols contaminés par des métaux, pesticides, solvants, explosifs, produits du pétrole, radionucléides et autres contaminants. Elle sert aussi à décontaminer les eaux usées des métaux, des hydrocarbures, des produits organochlorés et des pesticides qui s'y sont retrouvés. La phytoremédiation permet aussi de réduire la concentration de polluants dans l’air intérieur (Wikipedia3). Ces méthodes de dépollution ont déjà été utilisées à l’île aux Corbeaux, au Québec (Canada) pour extraire du zinc et du manganèse d’un ancien site d’enfouissement de batteries. De même, des plantations de tournesols aident à extraire le Césium-137 et le Strontium à Tchernobyl sur le site de l'important accident nucléaire survenu il y a plus de 25 ans (La Pépinière aquatique, s.d.). Des recherches ont aussi démontré l’efficacité du peuplier (genre Populus) dans la dégradation du trichloréthylène, du cadmium, du zinc, du cuivre et du plomb (Bissonnette, St-Arnaud & Labrecque, 2010; Gordon et coll., 1997; La Pépinière aquatique, s.d.; USEPA, 2000). D’autres plantes aussi reconnues comme étant phytodégradantes, par exemple, le piment (Capsicum annuum) et la coriandre (Coriander sativum) ont participé à l'élimination du Lindane (pesticide classé comme moyennement dangereux par l’Organisation mondiale de la santé, Marcacci, 2004). La phytoremédiation ou bioépuration par les plantes d’intérieur Le premier chercheur à étudier le rôle des plantes dans la réduction ou l’immobilisation de polluants dans l’air intérieur a été le Dr Bill Wolverton en 1974 (Chaudet & BoixièreAsseray, 2010, Wikipedia3). Ce dernier avait identifié plusieurs sources de composés organiques volatils pouvant polluer l’intérieur des navettes spatiales (Wikipedia3). Il a, par la suite, été embauché par la NASA pour étudier la qualité de l’air dans les navettes spatiales habitées. Il recréa un habitat écologique fermé dans lequel était injecté de l’air. Il y ajouta une plante dans un pot et de l’air pollué afin de mesurer la quantité de polluants absorbés sur une période de 24 heures. Wolverton étudia plusieurs variétés de plantes d’intérieur et les exposa à différents polluants (ammoniac, benzène, formaldéhyde, monoxyde de carbone, pentachlorophénol, toluène, trichloréthylène, xylène…; Laugier, 2009). Par la suite, il continua ses études pour mesurer l’absorption de plusieurs polluants par différentes plantes d’intérieur communes en injectant des concentrations de polluants proches à celles retrouvées dans nos maisons. Wolverton trouva que certaines plantes étaient plus efficaces que d’autres pour absorber certains polluants (Wolverton, Johnson & Bounds, 1989). Il classifia environ 50 plantes sur une échelle de 1 à 10 selon quatre critères : capacité à éliminer les polluants, facilité de croissance et d’entretien, 8 résistance aux insectes, taux de transpiration (Wolverton, 2009). Wolverton (1989) a aussi identifié des microorganismes dans le terreau de plantes qui se retrouvaient dans un pot depuis une longue période. D’après ses recherches, ces microorganismes sont reconnus comme étant capables de biodégrader des polluants toxiques (Wolverton, Johnson & Bounds, 1989). À partir des années 90, plusieurs pays ont commencé à s’intéresser à l’utilisation de plantes pour améliorer la qualité de l’air intérieur. Des chercheurs canadiens ont fait des essais dans un logement, la maison Novtec à Montréal. Une conférence a eu lieu aux PaysBas et il y a eu création du Clean Air Council aux États-Unis, de Plants for People aux Pays-Bas et de l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur en France ("La recherche et…", s.d.; Plant’air Pur et Plants for People, s.d.) Plusieurs années plus tard (en 2002), le programme Phyt’Air a vu le jour en France. Ce groupe de recherche a fait des études sur la capacité de trois espèces (Plante araignée Chlorophytum comosum, Dragonnier - Dracaena marginata et Pothos - Scindapsus aureus) à dépolluer l’air dans un milieu fermé. Les polluants à l’étude étaient le toluène, le benzène, le monoxyde de carbone et le formaldéhyde. Leurs études cherchaient à identifier le rôle des différentes composantes du système plante-pot dans six différentes instances (Wikipedia3): 1. 2. 3. 4. 5. 6. plantes avec sol, racines et microorganismes, pots avec terre, racines et microorganismes, plantes sans terre ni microorganismes, plantes avec feuilles uniquement, terre et microorganismes, terre stérile. D’après les recherches de Phyt’Air, il y a eu diminution de la concentration de polluants, quelle que soit la plante étudiée. Cette diminution de polluants est lente le premier jour et s’accélère par la suite, ce qui laisse penser que la plante s’habitue à dépolluer ("La recherche et…", s.d.; Wikipedia3). La configuration plante avec sol, racines et microorganismes est la plus efficace pour enlever les polluants de l’air (Wikipedia3). Quelques années plus tard, une deuxième étude du programme Phyt’Air a permis de confirmer ces résultats en plus de nouvelles observations telles que : la densité du feuillage a une influence sur la capacité d’absorption des polluants; l’hygrométrie et l’humidité du sol améliorent les performances d’épuration du formaldéhyde (polluant à propriétés hydrophiles); la lumière ne semble pas avoir d’influence sur les performances d’épuration (Wikipedia3). 9 Des chercheurs de l’Université de Technologie de Sydney en Australie ont étudié la capacité dépolluante de trois espèces de plantes intérieures : palmier Kentia - Howea forsteriana, le lys de la paix - Spathiphyllum wallisi et le Dracaena deremensis var. Janet Craig. Le benzène et le n-hexane constituaient les polluants à l’étude puisqu’ils sont présents dans nos espaces intérieurs. Les chercheurs ont trouvé que les trois espèces étaient capables de diminuer les concentrations des deux polluants à l’étude (Burchett, Torpy & Brennan, 2009). Ces mêmes chercheurs australiens ont décidé de continuer leurs recherches avec trois autres espèces : lierre du diable – Epipremnum aureum, arbre ombrelle - Schefflera actinophylla et lys de la paix - Spathiphyllum 'Sensation'. Ils ont obtenu des résultats semblables. Les taux d’élimination étaient lents au début, mais après 1 à 2 jours pour le benzène et 4 à 5 jours pour le n-hexane, ils accéléraient même jusqu’à 10 fois les taux initiaux (Burchett, Torpy & Brennan, 2009). Ceci suggère une réponse au goût du polluant ou l’induction d’un système biochimique au sein de la plante pour métaboliser le polluant. Même en augmentant les doses de polluant, l’élimination du polluant est maintenu, ce qui suggère que les plantes s’améliorent à l’entraînement (Burchett, Torpy & Brennan, 2009). Les chercheurs de l’Université de technologie à Sydney ont aussi étudié différentes options de dépollution (Burchett, Torpy & Brennan, 2009; "La recherche et…", s.d.). Ils ont conclu que: dans l’obscurité, l’activité de dépollution est maintenue. le mélange de terreau dans les pots (après avoir enlevé les plantes) réussit à faire disparaître les polluants à un taux légèrement plus faible qu’avec la plante. Ceci démontre que les microorganismes du terreau participent à l’élimination dans le système plante-pot. Par contre, le terreau seul ne peut pas continuer à éliminer les polluants pendant plus de quelques semaines. Après avoir enlevé le terreau des racines, le processus d’élimination des polluants a continué, quoique plus faiblement, avec les plantes placées en culture hydroponique. Ceci laisse supposer que les microorganismes sont attachés fermement aux racines ou sont à l’intérieur de celles-ci. Un terreau qui n’a jamais été utilisé pour faire pousser des plantes a absorbé seulement la moitié des polluants et a semblé arriver à épuisement. Ceci suggère que des microorganismes sont présents dans le terreau avant l’introduction de plantes, mais que ces derniers ne survivront pas longtemps sans l’ajout d’une plante pour leur offrir les nutriments nécessaires à leur survie ("La recherche et…", s.d.). Comment les plantes dépolluent-elles? La photosynthèse est le processus qui permet aux plantes de vivre en fabriquant leur propre nourriture et leur réserve d’énergie. Des échanges gazeux se produisent de façon 10 continue lors du processus et les gaz échangés sont le dioxyde de carbone, l’oxygène et la vapeur d’eau. Les feuilles des plantes relâchent de la vapeur d’eau et de l’oxygène et absorbent du dioxyde de carbone (Wolverton, 1986). La chlorophylle, qui donne la couleur verte aux feuilles, capte la lumière du soleil et la transforme en énergie nécessaire à la synthèse des substances absorbées (Laugier, 2009). Les plantes avec une superficie de feuilles plus élevée sont capables de capter plus de lumière et donc d’augmenter la photosynthèse (Storch, s.d.). Les échanges entre la plante et l’environnement se font grâce aux stomates et aux cuticules. Les stomates sont la partie de la feuille à l’intérieur desquelles ont lieu les échanges gazeux (Wikipedia4). Ce sont de petites ouvertures qui s’ouvrent et se ferment selon la quantité de lumière disponible, la concentration de dioxyde de carbone, le statut hydrique de la plante et la température (Hopkins, 2003). Les stomates se retrouvent généralement sur la face inférieure des feuilles (Laugier, 2009). Sous des conditions de stress hydrique, les stomates se ferment afin de limiter les échanges de vapeurs d’eau et par conséquent les effets du dessèchement. Une augmentation de température, provoque, quant à elle, l’ouverture des stomates, mais ceci jusqu’à une certaine limite. Des températures trop élevées ferment les stomates pour minimiser les échanges gazeux (Hopkins, 2003). En plus de participer aux échanges de dioxyde de carbone, d’oxygène et de vapeur d’eau, les stomates sont capables d’absorber d’autres substances présentes dans l’air ambiant (Wolverton, 1986), tels les polluants. Seuls les composés organiques très volatils (de faible structure moléculaire) comme le formaldéhyde, le benzène ou le toluène peuvent pénétrer les stomates (Laugier, 2009). Ils sont ensuite envoyés dans les racines où des microorganismes transforment les polluants en nourriture pour les plantes (Kobayashi et coll., 2007; Plant’airpur et Plants for People, s.d.). La cuticule, quant à elle, est une fine couche cireuse qui protège la surface des feuilles. Les polluants composés de molécules plus lourdes et plus volumineuses, qui ne peuvent entrer par les stomates, restent sur les feuilles et sont synthétisés grâce à la cuticule (Laugier, 2009). Des microorganismes présents dans le terreau s’attachent aux racines des plantes. Certains sont des bactéries qui vivent en symbiose avec les racines de la plante et qui jouent un rôle de barrière contre les éléments pouvant nuire au sol et qui participent à l’absorption des éléments nutritifs de la plante par les racines (Chaudet & BoixièreAsseray, 2010) Des recherches démontrent que les microorganismes présents dans le terreau jouent un rôle important dans l’élimination des COV et que le rôle des plantes est plutôt d’établir et de maintenir la communauté microbienne (Orwell et coll., 2006 ; Wolverton, Johnson & Bounds, 1989). Godish et Guindon (1989, cités dans Orwell et coll., 2006) ont exposé des 11 plantes araignées (chlorophytum) au formaldéhyde dégagé par des panneaux de particules. Suite à une défoliation complète, l’élimination du formaldéhyde se produisait encore. Ils ont alors conclu que la dépollution était due à différents éléments du terreau tels que l’humidité du sol, les racines de la plante, la surface du sol, les microorganismes ou une combinaison de ces éléments (Orwell et coll., 2006). Selon Kobayashi et coll. (2007), les plantes dégagent aussi de la vapeur d’eau par transpiration ce qui augmente le taux d’humidité de la pièce. Cette transpiration crée un courant de convection qui attire l’air pollué vers le terreau qui entoure les racines où des microorganismes décomposent les polluants pour en faire de la nourriture et de l’énergie (Kobayashi et coll., 2007). Chaque espèce de plante développe une communauté de microorganismes vivant en symbiose avec elle. La plante distribue aux microorganismes de 25 à 45% des produits de la photosynthèse pour leur survie (Wood, Orwell, Tarran, & Burchett, 2001/2002). Dans les plantes, les polluants peuvent être soit emmagasinés ou décomposés selon leur composition et leur concentration (Storch, s.d.). De plus, puisque les microorganismes augmentent dans le terreau avec le temps, les plantes deviennent de plus en plus efficaces dans leur processus de dépollution et maintiennent leur efficacité (LaRoche, 2008 ; Wood et coll., 2001/2002). Elles arrivent aussi à retirer de très faibles concentrations de COV (Wood, R. et coll., 2001/2002). Les plantes dépolluantes Choix des plantes Nous pouvons donc décider d’assainir l’air intérieur de nos maisons en y ajoutant des plantes. Il s’agit Les plantes contribuent à premièrement, d'étudier l’intérieur de notre maison et augmenter le taux nos activités quotidiennes afin d’identifier des sources d’humidité de notre maison. de polluants (matériaux de construction et d’isolation, tapis, meubles en bois traité, meubles en tissu, peinture fraîche, produits d’entretien, ordinateurs, télévisions…). Ces informations nous permettront d’identifier les pièces qui ont le plus besoin des plantes dépolluantes et de choisir des plantes en fonction des besoins. Plusieurs ouvrages présentent des listes de plantes dépolluantes. Le tableau 2 s’inspire des recherches de Wolverton (2009) qui a identifié près de 50 plantes ayant un impact mesurable en matière d’assainissement de l’air. Dans le tableau, les plantes sont présentées en ordre décroissant par rapport à leur efficacité, déterminée à l’aide des quatre critères suivants : capacité d’épuration de l’air en fonction des polluants courants, facilité de culture et d’entretien des plantes, résistance de la plante aux insectes, taux de transpiration (La Roche, 2008; Wolverton, 2009). 12 Tableau 2. Liste de plantes dépolluantes Polluants absorbés - - Formaldéhyde Toluène Benzène Xylène Trichloréthylène Conseils d’entretien Luminosité moyenne, sans soleil direct (qui lui fait pâlir les feuilles) Arrosage abondant sans laisser d’eau stagnante Aime les pièces humides (vaporiser les feuilles) Sensible aux araignées rouges - vaporiser les feuilles d’eau pour prévenir Bureau, salon, salle de bain, chambre, véranda Palmier d’Arec – aréca (Golden cane palm ou butterfly palm) Chrysalidocarpus lutescens Polluants absorbés - Formaldéhyde Benzène Trichloréthylène - Ammoniac - Xylène Conseils d’entretien Croissance lente Faible luminosité, sans soleil direct Arrosage abondant en été Sensible aux araignées rouges et aux cochenilles - vaporiser les feuilles d’eau pour prévenir Bureau, cuisine, salon, chambre, entrée, atelier Rhapis (Lady Palm) Rhapis excelsa Polluants absorbés - Formaldéhyde Benzène - Trichloréthylène - Xylène Conseils d’entretien Faible à moyenne luminosité Terre toujours humide l’été Ajoute de l’humidité dans une pièce Atelier, chambre Palmier bambou (Bamboo Palm) Chamaedorea seifrizii 13 Polluants absorbés - Formaldéhyde Ammoniac Toluène Xylène - Benzène - Trichloréthylène Conseils d’entretien Luminosité intense à moyenne, sans trop de soleil direct Arrosage régulier, laisser sécher entre les arrosages Perd ses feuilles en cas de manque de lumière, courants d’air, excès d’eau (les feuilles jaunissent avant de tomber). Sensible aux vaporiser les prévenir Caoutchouc-gommusier (Rubber plant) Ficus elastica araignées rouges feuilles d’eau pour Bureau, salon, entrée Toxique Polluants absorbés - Formaldéhyde Trichloréthylène - Benzène - Xylène Conseils d’entretien Luminosité moyenne à faible Supporte bien la sécheresse, arrosages espacés Excès d’eau - brunissement des feuilles Pas assez d’eau - pointes sèches Bureau, pièces sombres Dracaena ‘Janet Craig’ (‘Janet Craig Dracaena’) Dracaena deremensis Polluants absorbés - Formaldéhyde Toluène Benzène - Xylène - Trichloréthylène Lierre commun (Common ivy) Hedera helix Conseils d’entretien Luminosité moyenne à intense Arrosage modéré en laissant la terre sécher entre les arrosages Excès d’eau – jaunissement des feuilles suivi de perte des feuilles sèches Sensible aux acariens- vaporiser les feuilles d’eau pour prévenir Bureau, cuisine, salon, salle de bain, chambre, entrée, véranda, atelier Toxique 14 Polluants absorbés - Formaldéhyde Toluène Xylène Conseils d’entretien Luminosité intense à faible Arrosage régulier et abondant sans laisser d’eau stagnante Sensible aux araignées rouges – vaporiser d’eau souvent pour prévenir Bureau, salon, entrée, véranda Palmier dattier nain (Dwarf date palm) Phoenix roebelenii Polluants absorbés - Formaldéhyde Ammoniac Benzène Trichloréthylène - Toluène - Xylène Conseils d’entretien Luminosité faible à moyenne, sans soleil direct Arrosage modéré, une fois par semaine en laissant sécher entre les arrosages Perd ses feuilles si excès d’eau, courant d’air, baisse de température… Bureau, cuisine, salon, salle de bain, chambre, véranda Ficus à feuilles de sabre (Ficus alii) Ficus binnendijkii alii Feuilles toxiques par ingestion et sève irritante Polluants absorbés - Xylène Formaldéhyde Conseils d’entretien Luminosité moyenne à intense, sans soleil direct Arrosage fréquent (par immersion) surtout en été, terre toujours humide Aime les pièces humides et chaudes Fougère de Boston (Boston fern) Nephrolepis exaltata ‘Bostoniensis’ Vaporiser tous les jours, toute l’année Bureau, salon, salle de bain, chambre, entrée, véranda 15 Polluants absorbés - Formaldéhyde Benzène Trichloréthylène Xylène Toluène Ammoniac - Acétone - Alcool Lys de la paix Peace lily Spathiphyllum wallissi Conseils d’entretien Faible luminosité (doit être exposé à la lumière pour fleurir), sans soleil direct Aime la chaleur Arroser souvent, mais modérément, terre doit toujours être humide Ajoute de l’humidité à une pièce Nettoyer les feuilles et les vaporiser régulièrement Chambre, salle de bain, bureau, salon, entrée Toxique et irritant Polluants absorbés - Xylène - Formaldéhyde - Trichloréthylène Conseils d’entretien Luminosité intense à moyenne Arrosages légers et espacés Taches jaunâtres au milieu des feuilles – trop d’eau Bouts de feuilles marron – pas assez d’eau (épointer feuilles avec ciseaux) Chambre, salon, bureau Dracaena fragrans (Corn plant) Draceana fragrans ‘Massangeana’ Polluants absorbés - Formaldéhyde Toluène Benzène Monoxyde de carbone - Hexane - Trichloréthylène Pothos (lierre du diable) (Devil’s Ivy) Scindapsus aureus Conseils d’entretien Luminosité intense à moyenne, sans soleil direct Supporte sécheresses de courtes durées Arrosage régulier, en laissant la terre sécher entre les arrosages Sensible aux araignées rouges – vaporiser d’eau souvent pour prévenir Bureau, salon, salle de bain, chambre (sauf celle des enfants), atelier Toxique, sève irritante pour la peau 16 Polluants absorbés - Formaldéhyde Ammoniac Xylène - Benzène - Trichloréthylène Conseils d’entretien Aime lumière vive, mais doit être dans le noir pour former des fleurs Aime température fraîche la nuit (5 à 10oC) donc la mettre dehors si pas trop froid Arrosage régulier (par immersion) et abondant sans laisser le terreau se dessécher, ne pas mouiller les feuilles Bureau, cuisine, salon, salle de bain, chambre, entrée Chrysanthème (Chrysanthemum) Chrysanthemum morifolium Polluants absorbés Gerbera (Gerbera daisy) Gerbera jamesonii Formaldéhyde Trichloréthylène Benzène Toluène - Monoxyde de carbone Conseils d’entretien Courte durée dépolluante de vie, mais bonne Luminosité intense, toute l’année Arrosage régulier, terre humide, éviter les excès d’eau toujours Bureau, cuisine, salon, salle de bain, chambre, entrée, véranda, pièces où l’on fume Polluants absorbés - Formaldéhyde Benzène Xylène Toluène - Trichloréthylène Conseils d’entretien Luminosité intense, sans soleil direct Arrosage régulier Rempoter tous les ans, au printemps Bureau, cuisine, salon, salle de bain, chambre, atelier Dracéna ou dragonnier Warneckei (Warneck Dracaena) Dracaena deremensis 'Warneckii' 17 Polluants absorbés - Formaldéhyde Toluène Xylène Benzène Trichloréthylène - Monoxyde de carbone Conseils d’entretien Luminosité moyenne, plusieurs mètres de la fenêtre ou derrière un rideau Arrosage une ou deux fois par semaine, n’aime pas les excès d’eau Jaunissement des feuilles de la base – vieillesse et non manque d’eau Sensibilité aux acariens – vaporiser le feuillage avec de l’eau pour prévenir Bureau, cuisine, salon, salle de bain, chambre ou endroit où l’on fume Dracaena ou dragonnier marginata (Striped dracaena) Dracaena marginata Polluants absorbés - - Formaldéhyde Trichloréthylène Conseils d’entretien Luminosité moyenne, sans soleil direct Arrosage régulier, en laissant la terre sécher entre deux arrosages Vaporiser de l’eau sur les feuilles en temps chaud Salon, entrée ou salle de bain Philodendron rougissant (Red-leaf philodendron) Philodendron erubescens Polluants absorbés - - Xylène Formaldéhyde Conseils d’entretien Luminosité moyenne, sans soleil direct Arrosage modéré, une fois par semaine Sensible aux maladies – vaporiser d’eau pour prévenir Bureau, atelier, écoles (crayons feutres) Sève irritante pour la peau Syngonium nephthytis (Arrowhead plant) Syngonium podophyllum, Nephthytis triphylla 18 Polluants absorbés - Formaldéhyde Toluène - Xylène Conseils d’entretien Luminosité intense à moyenne sans soleil direct Aime pièce humide Arrosage régulier (deux fois par semaine), sans laisser l’eau stagner Nettoyer les feuilles avec de l’eau Bureau, salon, salle de bain, chambre Toxique Diffenbachia commun (Diffenbachia) Diffenbachia picta Polluants absorbés - Formaldéhyde Ammoniac Xylène Benzène - Trichloréthylène Conseils d’entretien Luminosité intense à moyenne sans soleil direct Arrosage abondant, une ou deux fois par semaine, sans laisser d’eau stagnante Aime les pièces humides Couper les vieilles feuilles qui jaunissent Palmier nain doré (Parlour palm) Chamaedorea elegans, Chamaedorea seifrizi Sensible aux maladies – vaporiser d’eau pour prévenir Bureau, cuisine, salon, salle de bain, chambre, entrée, atelier Polluants absorbés - Formaldéhyde Xylène Ammoniac - Toluène Ficus (figuier pleureur) (Ficus tree) Ficus benjamina Conseils d’entretien Luminosité intense, sans soleil direct Arrosage modéré, une fois par semaine, laisser sécher avant d’arroser à nouveau Sensible aux cochenilles à carapace – taillez la branche Perd ses feuilles si excès d’eau, courant d’air, baisse de température… Bureau, cuisine, salon, salle de bain, chambre, véranda Toxique lors d’ingestion de feuilles ou tige, irritant 19 Polluants absorbés - Formaldéhyde Xylène Benzène - Trichloréthylène Conseils d’entretien Luminosité intense à moyen Arrosage régulier, en laissant sécher la terre entre les arrosages Sensible aux maladies – vaporiser d’eau pour prévenir Bureau, cuisine, salon, salle de bain Schefflera (Umbrella tree) Schefflera actinophylla, Schefflera arboricola Toxique, sève irritante pour la peau Polluants absorbés - Formaldéhyde Conseils d’entretien Luminosité intense sans soleil direct Aime la chaleur Arrosage régulier (aux deux ou trois jours) en petites quantités, sans mouiller les feuilles. Laisser la terre sécher entre deux arrosages Bégonia (Begonia) Begonia Polluants absorbés - - Formaldéhyde Trichloréthylène Conseils d’entretien Luminosité moyenne Arrosage régulier en laissant sécher la terre entre deux arrosages Vaporiser les feuilles avec de l’eau Augmente l’humidité d’une pièce Entrée, salon Philodendron de Sello, philodendron arborescent (Lacy tree philodendron) Philodendron Selloum 20 Polluants absorbés - Formaldéhyde Conseils d’entretien Luminosité moyenne à faible, sans soleil direct Aime les pièces humides Arrosage régulier, une fois par semaine en évitant l’eau stagnante et en laissant la terre sécher entre les arrosages Sensible aux araignées rouges et cochenilles – vaporiser d’eau pour prévenir Bureau, cuisine, salon, salle de bain, atelier Philodendron grimpant (Heart-leaf philodendron) Philodendron scandens Toxique par ingestion et irritant pour la peau Polluants absorbés - Formaldéhyde Toluène Benzène Xylène - Trichloréthylène Conseils d’entretien Luminosité intense à faible (soleil quelques heures par jour) Arrosage régulier (tous les 15 jours), sans laisser d’eau stagnante Utiliser avec d’autres plantes dépolluantes Ne respire presque pas le jour, dépollue la nuit Sansevière, langue de belle-mère (Snake plant or Mother-inlaw’s tongue) Sansevieria trifasciata Bureau, cuisine, salon, salle de bain, chambre, entrée, véranda, atelier Polluants absorbés - Formaldéhyde Toluène Xylène - Trichloréthylène Conseils d’entretien Luminosité moyenne, sans soleil direct Arrosage régulier en gardant la terre toujours un peu humide Aime les pièces humides et chaudes Bureau, cuisine, salon Diffenbachia Camilla (Dumb cane) Diffenbachia Camilla Toxique 21 Polluants absorbés - Formaldéhyde - Trichloréthylène Conseils d’entretien Luminosité moyenne à faible, sans soleil direct Arrosage moyen (en évitant que la terre se dessèche entre deux arrosages), tout en évitant l’eau stagnante Vaporiser régulièrement les feuilles d’eau Maranta – dormeuse (Prayer plant) Maranta leuconeura Aime les pièces humides et chaudes (si l’air est trop sec, les feuilles s’enroulent) Nettoyer les feuilles Salon, chambre Polluants absorbés - Formaldéhyde - Trichloréthylène Luminosité intense, sans soleil direct Arroser régulièrement durant la floraison. Arrosage faible, après la floraison Pour initier la floraison, limiter la lumière à moins de 12 heures par jour Cactus de Noël (Christmas Cactus) Schlumbergera, Zygocactus Bureau, cuisine, salon, salle de bain, véranda Polluants absorbés Chlorophytum – phalangère (plante araignée) (Spider plant) Conseils d’entretien Formaldéhyde Monoxyde de carbone Ammoniac Toluène Xylène Benzène Conseils d’entretien Luminosité intense à moyenne, sans soleil direct N’aime pas les fortes chaleurs Arrosage fréquent et en grandes quantités Trop d’eau – feuillage terne Manque d’eau - roussir les feuilles Cuisine, salon, salle de bain, chambre, atelier Chlorophytum comosum 22 Polluants absorbés - Toluène - Benzène - Formaldéhyde Conseils d’entretien Luminosité moyenne à faible Arrosage régulier, en laissant sécher avant prochain arrosage Aime les pièces humides Bureau, salon, salle de bain Toxique Aglaonéma (Chinese evergreen) Aglaonema commutatum Polluants absorbés - Formaldéhyde - Xylène - Ammoniac Conseils d’entretien Luminosité intense, sans soleil direct Arrosage abondant en été, sans excès Aime pièces humides et chaudes (vaporiser les feuilles avec de l’eau) Cuisine, salon, salle de bain Anthurium hybride Toxique (Green Anthurium or Midori Anthurium) Anthurium 'Waimea' Polluants absorbés - Formaldéhyde Ammoniac Xylène - Benzène - Trichloréthylène Conseils d’entretien Luminosité intense, sans soleil direct Arrosage modéré, sans laisser l’eau stagner Aime pièce humide Sensible aux cochenilles et araignées rouges – vaporiser les feuilles d’eau pour prévenir. Croton (Garden croton) Codiaeum variegatum Bureau, cuisine, salle de bain, véranda Toxique 23 Polluants absorbés - Formaldéhyde Conseils d’entretien Luminosité moyenne à faible, sans soleil direct Arrosage régulier en évitant que la terre sèche entre deux arrosages Aime les pièces humides (vaporiser les feuilles) Calathéa (Calatheas) Calathea Salon, chambre Références : Chaudet & Boixière-Asseray, 2010; l’Ami des jardins, 2011; LaRoche, 2008; Laugier, 2009; Wolverton, Johnson & Bounds, 1989. Entretien des plantes d’intérieur Les plantes dépendent de leurs conditions de culture et de leur environnement pour grandir et dépolluer l’air intérieur. En effet, Laugier (2009) affirme que l’installation d’une plante dépolluante doit tenir compte de la luminosité, de la température et de l’atmosphère de la pièce avant de penser à la nature et à la quantité de polluants que l'on veut la voir absorber. Les processus biomécaniques de la plante (respiration, transpiration, échanges gazeux, transformation des molécules…) doivent bien se produire pour arriver à de bonnes capacités d’épuration (Laugier, Même si les plantes respirent comme les 2009). Si une plante n’arrive pas à humains en l'absence de lumière, la s’adapter à son environnement ou que ses quantité de dioxyde de carbone rejetée est besoins fondamentaux ne sont pas très petite. Certaines plantes comme le satisfaits, elle perdra de ses capacités gerbera et la sansevière rejettent de dépolluantes. Une plante en bonne santé l’oxygène la nuit et sont donc de bonnes a une réelle action dépolluante (Chaudet espèces pour les chambres à coucher. Par & Boixière-Asseray, 2010). Afin d’offrir aux plantes les meilleures conditions pour leur croissance, on doit tenir compte des facteurs suivants : contre, il faut quand même limiter le nombre de plantes dans les chambres à coucher. Lumière : la majorité des plantes préfèrent un endroit lumineux sans exposition directe au soleil qui pourrait brûler leurs feuilles. Plus la plante est loin d’une fenêtre, plus l’intensité lumineuse diminue. La lumière est considérée comme moyenne de chaque côté de la fenêtre (l’Ami des jardins et de la maison, 2011). Température : les variations de température entre le jour et la nuit rythment le cycle de vie des plantes et stimulent la floraison. Les températures idéales sont de 18o à 20oC le jour et de 15o à 17oC la nuit. L’hiver, comme les plantes sont au repos, elles préfèrent des températures plus fraîches (Laugier, 2009). Humidité : les plantes poussent mieux avec un taux d’humidité supérieur à 50%. Les signes que le milieu n’est pas assez humide sont des feuilles qui jaunissent, des extrémités brunes et cassantes ou des feuilles qui s’affaissent. Dans ces cas, il est 24 important de vaporiser la partie inférieure de la feuille afin d’augmenter le taux d’humidité (Laugier, 2009). Des signes de mauvaises conditions Feuilles qui jaunissent et flétrissent : vérifier la terre. Si elle est desséchée, submerger la plante dans un bassin d’eau. Si la terre est complètement mouillée, la laisser sécher ou même l’enlever du pot environ un jour pour accélérer le séchage. Marques brunes à l’extrémité des feuilles et la plante se flétrit : peut être dû à un courant froid. Déplacer la plante dans un endroit protégé. Feuilles qui jaunissent et tombent : la plante ne reçoit pas assez d’eau. Vaporiser la partie inférieure du feuillage. Feuilles qui pâlissent et qui ont des taches brunes : la plante est trop directement exposée au soleil. Couper les feuilles mortes et déplacer la plante (l’Ami des jardins et de la maison, 2011; Laugier, 2009). Des conditions de base pour la croissance idéale des plantes doivent aussi être comblées (La Roche, 2008; Laugier, 2009) : Le pot : choisir un pot qui n’est pas trop grand, car souvent, les plantes aiment se sentir à l’étroit. Assurez-vous qu’il y ait quelques trous au fond du pot afin d’assurer l’évacuation de l’eau. Le terreau : ne pas utiliser le terreau universel de jardin, car il est souvent trop lourd et à tendance à se tasser ce qui empêche le bon développement des racines et risque d’asphyxier la plante. Utiliser plutôt un terreau contenant un tiers de tourbe pour assurer l’humidité, du sable pour le drainage et des éléments nutritifs (par exemple du fumier). Le drainage : ajouter des billes d’argile ou de petits cailloux (non calcaires) au fond du pot afin que l’excès d’eau puisse s’évacuer. L’arrosage : s’assurer de respecter les besoins de chaque plante puisque ceux-ci varient d’une espèce à l’autre. La température de la pièce, la saison et le taux d’humidité sont aussi des éléments à surveiller. Un ou deux arrosages par semaine en période de croissance et un arrosage par semaine en période de repos suffisent pour la plupart des plantes. Attendre que la surface de la terre soit complètement sèche, utiliser de l’eau à température ambiante et arroser au niveau du collet. Il est mieux d’arroser en profondeur moins souvent que d’ajouter un peu d’eau à la plante tous les jours. Les plantes aiment aussi qu’on vaporise de l’eau sur la face inférieure de leurs feuilles sans toutefois faire ceci lorsque la plante est exposée au soleil. Ceci fait aussi fuir les insectes nuisibles sensibles à l’humidité. Le rempotage : en général, on peut rempoter une plante tous les ans ou aux 2 ans, au début du printemps. Laisser la plante nouvellement rempotée à l’ombre pendant quelques jours avant de la placer à son endroit habituel. 25 L’engrais : les engrais chimiques sont composés d’azote (qui stimule la production des feuilles), de phosphore (qui favorise le bon développement des racines) et de potassium (pour la floraison). Des engrais organiques sont aussi efficaces, mais leur action est plus lente. Des engrais devraient seulement être utilisés pendant la période de croissance de la plante soit de mars à septembre. S’assurer que la terre soit humide avant d’y ajouter des engrais. Afin de maximiser la dépollution de l’air par les plantes, il suffit de choisir des espèces avec beaucoup de feuilles et de grosses feuilles (Laugier, 2009). Il est aussi important de nettoyer régulièrement les feuilles avec de l’eau afin que la poussière ne s’y accumule pas puisque cette dernière forme un écran opaque qui limite l’exposition à la lumière (l’Ami des jardins, 2011). De plus, il est bon de diversifier les espèces afin d’élargir les types de polluants qui seront absorbés. Il est difficile de savoir exactement combien de plantes sont nécessaires pour dépolluer une maison, mais selon plusieurs auteurs (Burchett, Torpy & Brennan, 2009; La Roche, 2008), le fait de placer une plante par 10 - 12 m2 serait suffisant. Autres bienfaits des plantes Des études archéologiques ont démontré que les humains placent des plantes à l’intérieur depuis au moins 300 ans av. J.-C. Cette pratique ancestrale est répandue à travers le monde, portant certains à conclure que les plantes sont d’une importance psychologique fondamentale (Bringslimark, Hartig & Patil, 2009). En effet, il semble que le fait d'apercevoir la nature, même à travers une fenêtre, ait des bienfaits psychologiques (Hartig, Evans, Jamner, Davis, & Garling, 2003; Kaplan, 2001), en améliorant l’humeur, la santé et les comportements et en diminuant la fatigue mentale (Faber Taylor, Kuo, & Sullivan, 2001; Wells, 2000). Une courte période en nature semble libérer l’attention des gens et diminuer le stress psychophysiologique (Han, 2009). Des études ont révélé que le contact avec la nature influence positivement l’affect, réduit les symptômes psychophysiologiques et augmentent la concentration. D’autres effets bénéfiques des plantes sur la santé ont également été trouvés : rétablissement plus rapide à la suite d’une maladie, meilleure gestion du stress, réduction de la fatigue et diminution de l’intensité de la douleur (Diette, Lechtzin, Haponik, Devrotes & Rubin, 2003; Fjeld et coll., 1998; Fjeld 2000; Kim & Mattson, 2002; Lohr, Pearson-Mims & Goodwin, 1996; Park, Mattson & Kim, 2004). Les gens qui vivent proches des plantes, et particulièrement des plantes à fleurs, sont également plus tolérants à la douleur (Lohr & Pearson-Mims, 2000; Park et coll., 2004). En effet, des études sur l’impact des plantes sur la perception de la douleur suggèrent que les plantes sont une distraction positive, qui empêche les gens de fixer leur attention uniquement sur leur douleur (Lohr & PearsonMims, 2000; Park & Mattson, 2008, 2009; Park et coll., 2004). L’exposition des patients à des éléments naturels peut être une façon efficace de diminuer le stress lors d’une hospitalisation. Il semble que les plantes qui produisent des fleurs ont un pouvoir particulier de réduction du stress (Kim & Mattson, 2002). Kim et Mattson (2002) ont trouvé que les effets positifs des plantes à fleurs sont plus prononcés chez les 26 femmes ayant des niveaux élevés de stress. Ceci semble signifier que ceux qui bénéficient le plus des plantes sont ceux qui ont le plus besoin de leurs bienfaits. Comme les hôpitaux sont généralement construits dans des milieux urbains, l’apport d’éléments naturels, comme des plantes, peut être une alternative pour réduire le stress et en conséquence aider la guérison (Dijkstra, Pieterse & Pruyn, 2008). À cet égard, les résultats de Dijkstra, Pieterse et Pruyn (2008) permettent de suggérer que la réduction du stress en milieu hospitalier n’est pas directement lié à la présence des plantes, mais que ces dernières permettent d’augmenter l’attrait de la chambre, ce qui, par conséquent, conduit à une réduction du stress. Par ailleurs, les plantes diminuent l’anxiété relative à une intervention chirurgicale, en plus de réduirela nécessité de prendre des analgésiques, la douleur, la fatigue et le temps d’hospitalisation (Park, 2006; Park & Mattson, 2008, 2009). De plus, certaines recherches font état de personnes qui sont convaincues que la présence de plantes et du milieu naturel ont été un catalyseur important, sinon essentiel, de leur guérison (Frumkin, 2001). Les pièces agrémentées de plantes sont décrites en termes plus positifs, comparativement à des pièces sans verdure. Les gens les trouvent joyeuses, calmantes et plaisantes (Lohr & Pearson-Mims, 2000). Les pièces où des plantes à fleurs sont présentes sont également perçues comme plus attrayantes (Adachi, Rohde, & Kendle, 2000). Dans les bureaux, lorsqu’ils ont accès à des plantes et à des fenêtres, les employés rapportent être moins fatigués (Fjeld et coll., 1998; Khan, Younis, Riaz, & Abbas, 2005) et avoir moins de difficulté à se concentrer, et moins de maux de tête et de nausées (Fjeld et coll., 1998). Ils disent préférer ces environnements (Dravigne, Waliczek, Lineberger, & Zajicek, 2008; Kaplan, 2007). Une performance améliorée dans une tâche cognitive en présence de plantes a aussi été trouvée (Shibata & Suzuki, 2002). De plus, les plantes semblent augmenter la productivité (Shibata & Suzuki, 2001, 2004). Selon une synthèse effectuée par Bringslimark, Hartig et Patil (2009), les bienfaits attribués aux plantes semblent cependant dépendre également de plusieurs autres facteurs. En effet, la proéminence des plantes, c’est-à-dire le nombre de plantes et leur grosseur, semble influencer les bienfaits qui en résultent. Par ailleurs, la localisation des plantes dans le champ visuel semble aussi avoir un effet: une petite plante à proximité de la personne et dans son angle visuel peut avoir plus d’effet qu’une plus grosse plante éloignée et hors de vue. Il est également probable que la durée de l’exposition aux plantes et le temps consacré à leur entretien a un impact sur les bienfaits qu’elles procurent. À cet égard, un groupe de chercheurs soutient que plus la quantité de végétation visible est grande, plus l’impact sur la réduction de l’anxiété est prononcé (Yu & Lin, 1999). De plus, la lumière nécessaire à la survie des plantes peut également avoir un effet sur les personnes placées à proximité (Knez & Kers, 2000). 27 Références Adachi, M., Rohde, C. L. E., & Kendle, A. D. (2000). Effects of floral and foliage displays on human emotions. HortTechnology, 10, 59–63. Aydogan, A. & Montoya, L.D. (2011). Formaldehyde removal by common inddor plant species and various growing media. Atmospheric Environment, 33, 2675 – 2682. Bissonnette, L., St-Arnaud, M. & Labrecque, M. (2010). Phytoextraction of heavy metals by two Salicaceae clones in symbiosis with arbuscular mycorrhizal fungi during the second year of a field trial. Plant and Soil, 332, 55-67. Bringslimark, T., Hartig, T. & Patil, G.G. (2009). 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