VECTEUR 24 - Ago

Transcription

VECTEUR 24 - Ago
-
V E C T E U Rs a n t é
UNE PUBLICATION DU GROUPEMENT RÉGIONAL
D E
D
M I D I - P Y R É N É E S
O
S
S
I
E
R
Dans un contexte marqué par l’expansion des maladies chroniques, l’éducation
thérapeutique qui vise à aider le patient à gérer sa maladie au quotidien, est en plein
développement.
L’éducation thérapeutique vue à travers la certification
en Midi-Pyrénées
Agence Régionale de l’Hospitalisation Midi-Pyrénées
Le point de vue du spécialiste de santé publique
Hélène Bocquet, médecin de santé publique, praticien hospitalier au CHU de
Toulouse
L’éducation thérapeutique à l’hôpital : un axe d’amélioration de la qualité du soin.
Regards croisés
Plusieurs acteurs intervenant en éducation thérapeutique témoignent de leur
pratique.
Entretiens avec
F. Sanguignol, médecin directeur de la clinique du château de Vernhes
L’éducation thérapeutique va au-delà de l’information en partant des besoins du
patient, de ses représentations de la maladie pour l’amener vers l’autonomie.
Expériences
• Des actions d’éducation thérapeutiques pour des patients atteints de pathologies
cardiovasculaires
• Prise en charge globale du diabète de l’enfant et de l’adolescent à l’hôpital des
enfants de Toulouse
• SOPHIA : un programme d’accompagnement des patients à l’initiative de
l’Assurance Maladie
• EVACET : un projet au service de l’évaluation et de l’accompagnement de
l’éducation thérapeutique
Partenaire
La Société d’Education Thérapeutique du Sud-Ouest (SETSO)
LA VIE DE LA SANTÉ PUBLIQUE EN MIDI-PYRÉNÉES
La lettre de la CRS
Bientôt un site internet dédié à la santé publique
en Midi-Pyrénées
Bibliographie
DE SANTÉ PUBLIQUE
N° 24
juin 2008
E
En 1998, l’OMS a produit un document de
synthèse permettant de définir la notion
d’éducation thérapeutique du patient
comme : « un processus par étapes, intégré
aux soins mis en œuvre par les différents
professionnels de santé exerçant en ville ou à
l’hôpital. Centrée sur le patient, elle comprend
les activités organisées de sensibilisation, information,
apprentissage et d’accompagnement psychosocial concernant
la maladie, le traitement prescrit, les soins, l’hospitalisation et les
2
autres institutions de soins concernés et les comportements de
santé et de maladie du patient. Elle vise à aider le patient et ses
proches à comprendre la maladie et le traitement, coopérer avec
les soignants, vivre le plus sainement possible et maintenir ou
améliorer sa qualité de vie. L’éducation devrait rendre le patient
3
capable d’acquérir et de maintenir les ressources nécessaires pour
gérer optimalement sa vie avec la maladie ».
Cette définition nous invite à prendre conscience de ce que
4
l’éducation thérapeutique du patient n’est pas -loin s’en faut- qu’une
éducation à la thérapeutique ; la dimension psychosociale fait partie
intégrante de cette éducation, tant les attitudes et les comportements
de santé sont dépendants des caractéristiques individuelles de chaque
5
patient, de ce qu’il fait face à la maladie et des conséquences qu’elle
va avoir sur sa vie.
Il est de plus en plus couramment admis que soigner et éduquer
7
sont deux activités indissociables et que l’information médicale qui a
été si longtemps centrée sur l’émetteur, ses activités et son système
de référence doit désormais prendre en compte les représentations
des patients, leurs croyances et leur façon de construire ou plutôt de
reconstruire, chacun à sa façon, le discours médical. Est ainsi apparue
8
progressivement la notion de partenariat thérapeutique entre le
professionnel de santé et son patient autour d’un projet thérapeutique
qui est aussi -et d’ailleurs avant tout- un projet de vie. L’éducation
thérapeutique est un facteur d’émancipation, au point que certains
auteurs parlent aujourd’hui d’alliance thérapeutique (réciprocité,
concessions…).
De ce point de vue, on ne peut que se féliciter des multiples initiatives
hospitalières qui visent au développement de l’éducation du patient
10
avec trois bénéfices escomptés :
- l'amélioration de la qualité de vie, ainsi que la prolongation de la
vie des patients souffrant de maladies chroniques ;
- l'amélioration de la qualité des soins ;
- la diminution des coûts médicaux et sociaux et, partant, du coût
global des malades chroniques.
Cela dit, gardons à l’esprit qu’il ne faut pas en demander trop à
11
l’éducation thérapeutique, car il existe plus de 200 variables de
non adhésion thérapeutique identifiées à ce jour, allant du
12
niveau d’étude à la qualité de la relation médecin malade. Si
l’éducation thérapeutique fonctionnait à tout coup, les
12
pneumologues auraient arrêté de fumer depuis bien
longtemps !
L’éducation thérapeutique
du patient
L’éducation thérapeutique du patient dans les établissements
de santé et en médecine de ville
ISSN : 15-622-0234
Philippe Lamoureux,
Directeur Général de l’INPES
L’éducation thérapeutique du patient
D O S S I E R
L’éducation thérapeutique du patient :
dans les établissements de santé et en médecine de ville
Dans un contexte marqué par l’expansion des maladies chroniques, par une
volonté de responsabilisation des citoyens vis à vis de leur santé, l’éducation
thérapeutique qui vise à rendre le patient autonome et à préserver sa qualité de
vie, est en plein développement.
Vecteur Santé a souhaité faire le point sur les pratiques en établissement de santé
où l’éducation thérapeutique est la plus structurée mais aussi en médecine de ville.
Une émergence forte de
l’éducation thérapeutique du
patient…
d’éducation thérapeutique du patient
principalement développée à partir du
ont vu le jour, inspirées d’expériences
tissu associatif, soignant ou patient.
nord-américaines. La loi hospitalière de
L’offre relève principalement des
L’augmentation de l’espérance de vie a
1991 stipulait que les établissements
réseaux de santé (diabète, asthme…)
eu pour corollaire une progression des
de santé devaient participer à des
compte tenu des modes de finance-
gérer au mieux leur vie avec une
maladies chroniques qui a induit des
actions de santé publique et en parti-
ment limités.
maladie chronique. Elle fait partie
changements dans les pratiques médi-
culier à des actions d’éducation pour la
La Haute Autorité de Santé reconnaît
intégrante et de façon permanente
cales : le vœu de guérison fait place à
santé. C’est grâce au militantisme de
un rôle important au médecin traitant
de la prise en charge du patient.
celui de compensation, de régulation,
quelques soignants qu’est née l’éduca-
en tant qu’initiateur de la démarche
Elle comprend des activités organi-
d’adaptation ; il devient nécessaire de
tion thérapeutique.
d’éducation thérapeutique et coordon-
sées, y compris un soutien psycho-
prendre en charge les conséquences
L’intégration de l’éducation thérapeu-
nateur de la prise en charge clinique et
de la maladie en termes de défi-
tique comme référence dans le manuel
éducative. C’est lui qui fait émerger le
ciences, incapacités, désavantages,
d’accréditation a donné une légitimité
besoin éducatif chez son patient et qui
souffrances, handicaps. Cette évolution
forte à son développement. Depuis la
l’oriente selon ses besoins et sa
s’inscrit
contexte
mise en place de la tarification à l’acti-
volonté vers la structure adaptée.
d’émergence du concept de santé glo-
vité (T2A) l’éducation est considérée
bale intégrant la dimension psychoso-
comme une des missions d’intérêt
ciale et s’opposant à une approche
général (MIGAC) réservées à des activi-
purement organiciste. Ainsi l’éducation
tés difficilement tarifables.
thérapeutique est une discipline aux
Les modalités de structuration de cette
…qui reste encore marquée
par l’hétérogénéité des
pratiques et des inégalités
d’accès.
confins de la médecine, des sciences
activité sont très diverses :
Le rapport d’orientation sur « l’éduca-
de l’éducation, de la pédagogie de la
- séjours hospitaliers dédiés à l’éduca-
tion thérapeutique dans la prise en
santé et plus largement des sciences
tion thérapeutique,
charge des maladies chroniques »
humaines et sociales.
- programmes d’éducation thérapeu-
récemment publié par la Haute
Le contexte actuel est également mar-
tique dans le cadre d’un séjour hospita-
Autorité de Santé, fait le constat d’une
qué par une évolution des comporte-
lier, sous forme de consultations indivi-
offre diversifiée mais trop hétérogène
recours aux soins liés à la prise en
ments vis-à-vis de la santé et des pro-
duelles ou de séances collectives,
aussi bien dans les professionnels
charge de la maladie en limitant les
fessionnels de santé ; les citoyens sont
- plates formes structurées qui fédè-
impliqués que dans la nature des pro-
complications.
de plus en plus demandeurs d’informa-
rent de manière transversale, au sein
grammes mis en œuvre. La HAS
Ainsi dès 2001, le Plan national d’édu-
tions et de participation aux décisions
d’un établissement, l’ensemble des
constate également que de fait, seule
cation pour la santé fait de l’éducation
de santé ; la loi sur les droits des
activités d’éducation thérapeutique,
une minorité de malades chroniques
thérapeutique une priorité, en 2002,
patients de 2002 en reconnaissant
- structures ville-hôpital.
ont effectivement accès à une éduca-
un appel d’offre conjoint de la
cette volonté d’implication a large-
Les pathologies les plus souvent cibles
tion thérapeutique.
Direction des hôpitaux et de la
ment contribué à l’essor de l’éducation
d’actions éducatives sont le diabète,
Il y a actuellement une volonté institu-
Direction générale de la santé est lancé
thérapeutique.
les
tionnelle forte de développer les
auprès des hôpitaux pour mener des
démarches d’éducation thérapeutique
actions éducatives sur le diabète,
de qualité, adaptées à la probléma-
l’asthme et les maladies cardiovascu-
tique des patients et de leur patholo-
laires et en 2005 le Plan pour l’amélio-
C’est au sein des structures hospita-
…mais aussi en
ambulatoire…
gie ; l’objectif est aussi de réduire les
ration de la qualité de vie des malades
lières que les premières tentatives
En ville l’éducation thérapeutique s’est
coûts en réduisant à moyen terme les
chroniques rappelle cette priorité forte.
aussi
dans
un
maladies
cardiovasculaires,
l’asthme et l’obésité.
…surtout dans les services
hospitaliers…
2
VECTEUR Santé n°24
« L’éducation thérapeutique du
patient vise à aider les patients à
acquérir ou maintenir les compétences dont ils ont besoin pour
social, conçues pour rendre les
patients conscients et informés de
leur maladie, des soins, de l’organisation et des procédures hospitalières et des comportements liés à
la santé et à la maladie. Ceci a pour
but de les aider, ainsi que leur
famille, à comprendre leur maladie et leur traitement, à collaborer
ensemble et à assumer leurs responsabilités dans leur propre prise
en charge, dans le but de les aider
à maintenir et améliorer leur qualité de vie ».
Rapport OMS Europe 1996
D O S S I E R
Du côté de l’ARH
Des recommandations en
termes de principes
éthiques…
La HAS se réfère à des études qui ont
L’éducation thérapeutique reste indisso-
pour l’asthme pédiatrique, le diabète de
ciable des pratiques de soins et les
type 1 et les pathologies cardiovascu-
acteurs doivent avoir le souci :
laires.
- du respect de la liberté individuelle,
D’autre part le patient est le facteur fon-
- de veiller à l’accessibilité aux soins et
damental de la réussite du programme
aux savoirs,
éducatif ; on constate souvent que les
- de s’assurer de l’efficacité des traite-
malades qui participent aux actions sont
ments,
les plus accessibles et les plus motivés. Il
- qu’il y ait des bénéfices directs pour le
faut donc proposer un niveau éducatif
patient en termes d’amélioration de sa
adapté aux besoins spécifiques de
Les démarches d’accréditation
adaptée à l’ensemble de la structure
qualité de vie.
chaque patient. D’autres variables inter-
par l’ANAES puis de certification
et non le fruit d’une action isolée.
fèrent aussi comme la capacité du
par l’HAS, ont fait évoluer la
C’est d’ailleurs l’isolement ou l’aspect
…d’organisation…
patient à s’approprier des notions diffi-
place de l’éducation thérapeu-
parfois ponctuel qui justifie la cotation
La HAS définit 4 principes consensuels :
ciles et sa motivation.
tique dans la démarche d’éva-
en 3 B : pour les 10% d’établisse-
luation (V2) :
• Quand la référence 40 du
manuel d’accréditation de 2004
renvoie à l’éducation du
patient, la version 2007 (Réf
36a) en revanche, parle explicitement d’éducation thérapeutique du patient.
• Quand la première référence
se divise en trois sous rubriques
(existence d’un programme
d’éducation
thérapeutique,
association de l’entourage à
cette démarche, éducation aux
questions de santé publique), la
seconde suggère une analyse
plus fine des organisations
mises en place.
ments concernés, l’organisation peut
montré un impact médico-économique
favorable de l’éducation thérapeutique
l’éducation thérapeutique doit s’organi-
patient dans une perspective de prise en
…de contenu des
programmes, de formation
des professionnels…
charge globale
Il y a consensus sur la structuration d’un
- selon une approche multi profession-
programme d’éducation thérapeutique
nelle en cohérence avec les compé-
en 4 phases : le diagnostic éducatif, la
tences que le patient doit acquérir
négociation d’objectifs personnalisés
- en assurant un principe de proximité
avec le malade, la mise en œuvre de la
- et de manière à assurer la transversa-
démarche éducative adaptée et l’évalua-
lité ville-hôpital.
tion des acquis du patient au terme de
Pour une mise en œuvre efficace l’éduca-
l’action d’éducation.
tion thérapeutique devrait pouvoir s’ap-
La formation des professionnels reste
puyer sur deux types de structures :
encore trop hétérogène et insuffisam-
- une structure de coordination et de res-
ment développée. Douze universités pro-
sources qui gérerait l’offre sur un terri-
posent actuellement un DU (diplôme uni-
toire : coordination, financement et éva-
versitaire) d’éducation thérapeutique
luation ; centre d’information pour les
dont celle de Toulouse. Le Plan « mala-
patients et les professionnels. Ces struc-
dies chroniques » prévoit l’inscription de
tures permettraient de développer
l’éducation
conjointement et de manière cohérente
module obligatoire dans la formation ini-
l’éducation thérapeutique en ville et à
tiale des professionnels de santé et
l’hôpital.
confie à l’INPES la réalisation de forma-
- des structures prestataires chargées de
tions transversales pour les divers profes-
la mise en œuvre des actions ; elles peu-
sionnels impliqués.
ser :
- en lien avec les soins délivrés au
vent être de nature variée : centre hospi-
thérapeutique
comme
talier, centre d’examens de santé, cabi-
…et de financement.
net libéral, association paramédicale…
En conclusion, il paraît important d’insister sur le fait que l’intégration durable de
…d’adaptation aux
pathologies et aux patients…
l’éducation thérapeutique dans le sys-
La CNAMTS, en 2005, recommandait de
clairement identifié et adapté. Les
développer
modes de financements actuels sont
l’accompagnement
de
tème de soins nécessite un financement
pathologies lourdes en favorisant une
hétérogènes et disparates.
offre d’éducation thérapeutique, dans un
Une harmonisation des dispositifs de
premier temps, sur cinq pathologies :
financement sont nécessaire pour renfor-
l’asthme, le diabète, les pathologies car-
cer l’implantation de l’éducation théra-
diovasculaires, l’insuffisance rénale et
l’obésité.
peutique tant à l’hôpital qu’en ville. La rédaction de Vecteur Santé
cf bibliographie de référence p. 7
L’éducation thérapeutique
vue à travers la certification
en Midi Pyrénées
Valérie Hannon,
Chargée de Mission à l’ARH de Midi-Pyrénées
exister sans qu’elle soit véritablement
formalisée, des affichettes de sensibilisation à la santé publique sont proposées sans être associées à une
démarche d’explicitation et de pédagogie. Enfin, les 5% qui ont obtenu 3
C n’ont souvent pas mis en place une
quelconque organisation, ou encore
une éducation de manière « active ».
En revanche, l’évaluation des 46%
restants d’établissements ne présente
pas la même homogénéité : la plupart
d’entre eux obtiennent des ABB ou
encore des AAB, très rarement BAC et
de manière unique CBC.
Ces résultats sont assez encourageants puisque le A reste dominant ;
Aujourd’hui, le rapport de certification
la lecture des commentaires littéraires
est public pour un tiers des établisse-
qui accompagnent cette cotation le
ments de Midi Pyrénées et ne renvoie
confirment : le B s’explique souvent
à la dernière référence (36 a) que
par la non formalisation ou le carac-
pour 3 des 56 établissements concer-
tère parfois non systématique d’une
nés, et ce pour des raisons strictement
démarche pourtant existante.
chronologiques. Cette analyse porte
Gageons donc que tous les établisse-
donc majoritairement sur les critères
ments sauront dans les années à venir
d’évaluation (A, B ou C) apportées à la
améliorer encore leur organisation
référence 40 et pour chacune de ses 3
afin que l’éducation thérapeutique
sous rubriques.
soit sous-jacente à leur existence. Pour les 38% d’établissements qui ont
obtenu 3 A, l’organisation mise en
place pour les 3 facteurs, est particulièrement saluée et n’est pas dépen-
Retrouvez “Vecteur Santé”
site Internet DDASS/DRASS :
www.midipy.sante.gouv.fr
dante de la nature d’activité de l’établissement : un établissement qui a
obtenu 3 A en SSR, les obtient également en MCO ou en Psy, ce qui est le
Si vous souhaitez le recevoir :
Maïté Delarue - Tél : 05.34.30.25.37
[email protected]
témoin d’une véritable réflexion
VECTEUR Santé n°24
3
L’éducation thérapeutique du patient
D O S S I E R
Le point de vue du spécialiste de Santé Publique
L’éducation thérapeutique à l’hôpital :
un axe d’amélioration de la qualité du soin…
Hélène Bocquet
médecin de santé publique,
praticien hospitalier au CHU de Toulouse
Parmi les actions d’amélioration de
- améliorer sa qualité de vie,
jours dans le cadre de l’EPP, travailler
nution des hospitalisations en urgence,
notre dispositif de soin, on distingue
- impliquer un nouvel acteur (auto-injec-
sur une réduction du risque d’événe-
une diminution des complications à
deux grands types d’actions : celles qui
tions, auto-sondages) et développer
ments indésirables tels que des réad-
moyen terme. Pour d’autres patholo-
sont orientées vers les professionnels
ainsi les ressources,
missions précoces ou des rechutes dont
gies les résultats sont plus incertains
(comme l’encadrement des pratiques et
- optimiser la gestion de notre dispositif
un certains nombres sont évitables
voire contradictoires et bon nombre
des filières de soin) et celles qui s’adres-
de soin : éviter des hospitalisations ou
grâce à l’éducation du patient.
d’interrogations subsistent sur les
sent aux usagers ou aux patients. La
des recours aux services d’urgence (pour
Dans les années à venir la prise en
« conditions optimales » de développe-
Haute Autorité de Santé dans sa défini-
une crise d’asthme par exemple).
charge des maladies chroniques et la
ment des programmes : tous les
prévention des addictions tiendront
patients ne sont pas à même d’y adhé-
tion des nouveaux horizons de la qualité
en santé a émis des suggestions : « l’ap-
On ne peut que souscrire à ce mouve-
certainement une place importante
rer, leur niveau de besoin et leur moti-
propriation par les patients et le grand
ment actuel qui tend à renforcer le soin
dans les missions de l’hôpital. Le
vation sont à prendre en compte. La
“L’éducation
et qui paraît porteur
patient ne sera pas seulement bénéfi-
forme des programmes doit être har-
de bénéfices poten-
ciaire d’un service rendu, mais il va
monisée selon les pathologies et des
tiels au niveau cli-
devoir assumer ses responsabilités
canevas seront à définir, comme autant
thérapeutique permet
nique. Cette activité
après avoir été informé et éduqué.
de guides de bonne pratique.
au patient d’être non
est valorisée par la
public de données et
analyses
scientifiques
doit faire l’objet d’approches spécifiques pour
développer l’éducation
thérapeutique et favori-
”
L’ensemble du processus d’éducation
HAS dans la démarche
Au-delà des actions de tel ou tel profes-
thérapeutique ne doit certainement pas
de certification V2OO7
sionnel ou de telle ou telle équipe, l’in-
se dérouler uniquement au sein de
des
établissements
vestissement des hôpitaux dans de
l’hôpital. L’hôpital ne peut pas et ne
de santé, à travers la
véritables programmes doit être réflé-
doit pas tout assumer, mais sa position
du droit à l’information mais elle va bien
référence 36 : « un programme d’éduca-
chi : cette activité repose sur une tech-
dans la filière de soin lui donne un
au-delà en le faisant participer au soin,
tion thérapeutique est mis en place en
nicité spécifique, sur un savoir et de ce
accès privilégié à des situations d’op-
en lui apportant une autonomie et en le
veillant à la compréhension du patient ».
fait impose que des moyens humains
portunité
responsabilisant. Elle permet au patient
Il est attendu que les établissements
lui soient consacrés dans la durée.
aiguës ou d’interventions chirurgicales
d’être non seulement informé mais aussi
aient identifié des thèmes d’éducation
L’organisation des séjours, la formation
le patient peut se montrer plus récep-
compétent ; devenu acteur du soin il
thérapeutique, mis au point des pro-
des équipes, la gestion des lits sont à
tif); il peut initier des actions dans le
participe à la continuité de la prise en
grammes, élaboré des documents objec-
planifier et à intégrer aux diverses mis-
cadre de séjours courts et s’appuyer sur
charge. Cela est important dans le cas
tivables tels que plaquettes ou films des-
sions plus traditionnelles des établisse-
le dispositif d’aval, notamment les
des maladies chroniques mais aussi dans
tinés aux malades et aux familles. Mais
ments de soin. Comme à chaque fois
médecins libéraux, pour assurer la
les phases d’adaptation après des épi-
cette évaluation à l’échelon de l’institu-
qu’il faut décider d’une allocation de
continuité de la prise en charge. La
sodes aigus ou des interventions chirur-
tion se limite pour l’instant au recense-
moyens dans un type d’activité, la déci-
coordination avec les correspondants
gicales :
trachéotomie,
ment voire à un affichage d’actions
sion va reposer à la fois sur la notion de
pourra garantir une certaine cohérence
rééducation... Eduqué au cours de son
ponctuelles sans s’attarder sur la coordi-
service rendu au patient et sur les pos-
et un suivi de l’éducation du patient ; la
séjour hospitalier, il va pouvoir ensuite à
nation de ces actions entre elles ou à
sibilités de financement. Or le service
« préparation de la sortie » et le
la sortie, exercer son savoir, son autono-
leur articulation avec ce qui se fait en
rendu et le retour sur investissement
compte-rendu
mie, son adaptation, gérant ainsi sa
amont ou en aval de l’hospitalisation.
ne peuvent être évalués qu’à distance
seront des maillons stratégiques à ren-
santé et sa qualité de vie. Il peut ainsi
Il y a une autre voie possible de valorisa-
du séjour.
forcer. Cette recherche de cohérence
participer à la coordination au sein de sa
tion qui est celle de l’évaluation des pra-
trajectoire de soin gérant de façon éclai-
tiques professionnelles (EPP) : chaque
Des études médico-économiques ont
réflexion régionale sur la prévention,
rée ses recours au système de santé. En
professionnel est désormais tenu de
montré un impact positif de l’éducation
organisée autour de l’Agence Régio-
sollicitant la compétence du patient
s’engager dans une auto-évaluation de
du patient sur des variables cliniques,
nale de Santé et devrait articuler ces
lui–même on peut :
ses pratiques. Il peut ainsi développer un
dans certaines pathologies comme
actions d’éducation médicalisée aux
- garantir un meilleur soin par une com-
cycle d’évaluation/amélioration de prise
l’asthme ou le diabète ; elles ont aussi
actions d’éducation à la santé, asso-
pliance et une vigilance accrues (adapta-
en charge d’un patient en associant les
montré un effet favorable sur la
ciant ainsi prévention primaire et pré-
tion des doses thérapeutique, préven-
actions d’éducation aux actions plus
consommation médicale avec une
tion de complications…),
strictement sanitaires. Il peut aussi, tou-
réduction du recours au soin, une dimi-
seulement informé
ser l’observance ».
mais aussi compétent
L’éducation du patient
s’intègre dans le respect
4
colostomie ;
VECTEUR Santé n°24
(au
décours
de
d’épisodes
l’hospitalisation
pourrait se faire dans le cadre d’une
vention secondaire. D O S S I E R
Regards croisés
Plusieurs acteurs interviennent dans la mise en oeuvre d’un
programme d’éducation thérapeutique : médecin traitant,
équipe hospitalière, sans oublier le patient lui-même.
Vecteur Santé a recueilli le point de vue de certains d’entre-eux
sur leur pratique.
Evelyne Jean,
Ce peut aussi être un événement de vie
thérapeutique, qui est composée d’un
ment centrées sur des techniques parti-
qui les amène à consulter : une gros-
médecin, d’une infirmière, d’une diété-
cipatives : photolangage, écriture, jeux
sesse, la mise à la retraite sont autant
ticienne et d’un professeur d’éducation
de rôles, mises en situation, groupe de
de périodes propices pour s’occuper de
physique et sportive. Son intervention
paroles…
soi.
se situe à plusieurs
Il m’arrive également de me sentir en
niveaux.
Confrontée dans ma pratique à des per-
échec face à certaines situations :
Le psychologue parti-
sonnes atteintes de maladies chro-
patient qui ne se rend pas compte des
cipe tout d’abord au
niques, je me suis vite rendue compte
conséquences potentielles de sa mala-
bilan d’entrée de la
qu’enjoindre le patient d’adopter les
die, rechutes répétées… Je conseille à
personne qui vient
luation
comportements nécessaires à l’amélio-
ces personnes un séjour hospitalier
pour un séjour d’édu-
faire le bilan des
médecin endocrinologue à Toulouse
"Négocier avec le patient des
micro objectifs”
Enfin, le psychologue
L’accompagnement
psychologique du patient
fait partie de la démarche
d’éducation thérapeutique.
reçoit le patient dans
le cadre d’une séance
individuelle de sortie.
Cet entretien d’évapermet
de
ration de sa santé
d’éducation
théra-
cation thérapeutique. Cet entretien
acquisitions, d’évaluer les changements
n’était pas opérant et
peutique. Les liens
d’évaluation a plusieurs fonctions :
d’attitudes du patient dans la prise en
que j’ai pu nouer avec
identifier les besoins et les attentes du
charge de sa maladie et d’élaborer un
le CHU en tant que
patient, explorer les différentes dimen-
projet de sortie personnalisé.
membre des réseaux
sions de sa vie (relations familiales,
Au-delà du travail de coordination
REPOP (obésité infan-
sociales, environnementales…), mieux
interne à la structure, le psychologue
tile) et RESOMIP (obé-
comprendre le fonctionnement de sa
travaille également en réseau et en
sité adulte) me sont
personnalité, évaluer ses ressources et
née à me former à l’éducation théra-
très utiles tant pour échanger en cas de
ses difficultés. A l’issue de l’entretien,
peutique.
difficultés que pour un relai hospitalier
psychologue et patient définissent
Les premières consultations me permet-
si nécessaire. J’ai également un bon
ensemble un programme personnalisé
tent de connaître l’environnement du
réseau informel qui me permet d’orien-
qui va permettre au patient d’acquérir
patient, de tester sa motivation et de
ter efficacement un patient en souf-
des compétences. Ce premier niveau
qu’il était plus efficace de l’impliquer
dans la gestion de sa
maladie et dans la
recherche de solu-
L’endocrinologue traite
des maladies liées aux
dérèglements hormonaux
et aux troubles
métaboliques comme le
diabète, l’obésité….
tions. Cela m’a ame-
l’amener à fixer lui-même l’objectif
france psychologique par exemple. d’intervention, appelé diagnostic édu-
qu’il veut atteindre à terme, en l’aidant
catif, est une étape incontournable.
à prendre conscience de ce qui est réa-
Au cours du séjour, la prise en charge
lisable (un obèse sévère ne deviendra
jamais mince) ; on négocie ensuite de
micro-objectifs qui sont autant d’étapes
vers le but recherché. J’essaie d’associer
Sylvie Laurens Berge,
psychologue dans un établissement
de santé proposant des séjours
d’éducation thérapeutique à des
patients obèses
psychologique s’organise autour de
séances individuelles et collectives
d’orientation analytique et/ou cogni-
partenariat. Sylvie Lemozy-Cadroy,
médecin diabétologue, référent
pour les actions d’éducation
thérapeutique du réseau DIAMIP
"Des programmes “à la
carte” adaptés aux besoins
de chaque patient”
tivo-comportementale. Les séances
DIAMIP propose, sur les huit départe-
peuvent se centrer sur le vécu du
ments de Midi-Pyrénées, plusieurs pro-
"Il est nécessaire de
comprendre la personnalité
du patient pour évaluer ses
ressources et ses difficultés”
patient, ses expériences de vie ou bien
grammes d’éducation thérapeutique
sur des difficultés plus actuelles comme
adaptés aux besoins variés des patients,
l’estime de soi, l’image du corps, le
animés par des équipes de profession-
manque de confiance, l’anxiété, qui
nels de santé formés. Ces programmes
sont fréquentes chez les personnes
sont à la disposition des médecins trai-
obèses. Chaque séance se termine par
tants et des diabétologues, qui peuvent
tains patients cessent de venir ; si je les
Le psychologue travaille en coordination
une synthèse élaborée par le théra-
adresser un patient au programme le
revois, quelques temps plus tard, j’ap-
avec les différents acteurs de soins
peute et le patient et qui va permettre
mieux adapté à ses besoins.
prends qu’un événement de vie, com-
impliqués dans la prise en charge du
d’évaluer la progression de ce dernier.
Dans le Lot, le Tarn et la Haute-Garonne,
plications de la maladie, deuil, perte
patient. Il fait partie intégrante de
Les méthodes pédagogiques peuvent
DIAMIP propose un programme d’édu-
d’emploi… les a conduits à « rechuter ».
l’équipe pluridisciplinaire d’éducation
être transmissives mais elles sont large-
cation thérapeutique initiale en ville,
l’entourage de la personne à cette
démarche car par exemple, l’épouse ou
la mère qui cuisine est un élément
déterminant dans la prise en charge
d’un patient diabétique ou obèse.
Changer de comportements, d’habitudes de vie est difficile ; parfois cer-
VECTEUR Santé n°24
5
L’éducation thérapeutique du patient
D O S S I E R
DIAMIP, réseau de santé villehôpital régional a pour
objectif l’amélioration de la
prise en charge des patients
diabétiques en Midi-Pyrénées.
L'éducation thérapeutique fait
partie de ses priorités.
sur une demi-journée. Axé sur les bases
de la prise en charge du diabète de
type 2 : compréhension du diabète et
de l’année 2000 en articulation avec
médecins libéraux du département,
ment qui a tout de suite compris que je
l’offre de soins locale, et constituer une
d’une part pour leur faire connaître le
n’étais pas prête à envisager le change-
ressource dans le cadre du programme
dispositif existant en matière d’éduca-
ment de vie que je savais nécessaire
national
tion thérapeutique, d’autre part pour
pour m’en sortir. Nous avons convenu
leur donner des outils pour réaliser le
d’un rendez-vous téléphonique men-
diagnostic éducatif.
suel pour faire le point. Petit à petit, j’ai
A l’intérieur de l’établissement, des
surmonté mes problèmes et je me suis
membres de mon équipe, titulaires du
décidée au séjour dans cet établisse-
diplôme universitaire d’éducation thé-
ment de santé. Je pense que le facteur
rapeutique, se déplacent dans les diffé-
déclenchant a été mon petit-fils qui dès
rents services pour aider les soignants
ses 6 ans m’a demandé une autre par-
d’accompagnement
patients diabétiques. des
Christophe Baillet,
médecin responsable de l’éducation
thérapeutique à l’hôpital d’Astugue
(65)
ou privés, dénommés « sites orientés
"Apprendre au patient à
leurs patients.
pratiquer des
actes de
Cet établissement est
spécialisé en réhabilitation
soins sur luirespiratoire. Les actions
même”
vers la diabétologie » (présence quoti-
L’éducation théra-
dienne d’un diabétologue, plateau
peutique est avant
technique permettant un bilan du dia-
tout un transfert
bète), et le service de Diabétologie du
de compétences :
CHU Rangueil, proposent un pro-
il s’agit d’appren-
gramme d’éducation en hospitalisation
dre au patient à
sur 3 jours, destiné à des patients dia-
pratiquer des actes de soins sur lui-
bétiques de type 2 en échec thérapeu-
même. Tous les patients n’ont pas les
tique (la moitié d'entre eux sont déjà
mêmes capacités d’apprentissage ; il
traités par insuline, le quart sont multi-
nous appartient de proposer des pro-
compliqués).
grammes « à la carte » en fonction des
Dans 25 autres établissements (cli-
objectifs et des possibilités de chacun ;
niques, hôpitaux locaux, établisse-
la pédagogie est donc l’élément fonda-
ments de soins de suite), appelés sites
mental de notre démarche. Aider les
participant à la prise en charge diabéto-
patients à atteindre des « objectifs de
logique, accueillant de nombreux
sécurité » est pour nous, soignants, la
patients diabétiques et bénéficiant des
priorité. Certains actes de soins peuvent
compétences d'un diabétologue, l’ob-
être dangereux s’ils sont mal effectués
jectif est d’intégrer la démarche d’édu-
: par exemple, un patient qui prend des
cation thérapeutique aux soins quoti-
anticoagulants au long cours doit savoir
diens. Le quart de ces sites ont mis en
exactement comment procéder sinon il
place des séances d’éducation en
y a un risque hémorragique. Certains
groupe, en complément.
types d’observance sont moins fonda-
"On valorise nos
efforts et on ne
nous culpabilise
pas sur ce qu’on n’arrive pas
à faire”
DIAMAT, programme d'éducation théra-
mentaux et on a le temps pour les
J’ai connu, il y a quelques années, des
peutique spécifique sur un après-midi,
approfondir. On est dans le concret ; si,
problèmes familiaux et personnels qui
pour patientes ayant un diabète gesta-
à l’issue du séjour, un patient atteint de
ont eu des conséquences graves sur ma
tionnel, est proposé dans 12 maternités
bronchite chronique a acquis l’habitude
santé : dépression, importante prise de
de la région.
de prendre 20 minutes tous les matins
poids associée à une insuffisance respi-
Ces divers programmes d'éducation en
pour drainer ses bronches, c’est très
ratoire. Je n’avais plus envie de vivre,
groupe sont financés intégralement ou
bien.
j’ai arrêté mon métier de chanteuse, je
en partie par l’ARH et l'URCAM de Midi-
Après le séjour on informe le médecin
me suis « laissée aller ». Le pneumo-
Pyrénées via le FICQS.
traitant des objectifs éducatifs qu’il
logue que j’ai consulté pour un pro-
En 2007, près de 2400 patients ont
aura à surveiller chez son patient.
blème respiratoire aigu m’a adressée à
suivi l'un de ces programmes, dont
L’interface hôpital, médecin traitant est
un établissement spécialisé en éduca-
Les enfants accompagnés de leurs
60% adressés par un médecin libéral.
très importante car c’est ce dernier qui
tion thérapeutique pour une prise en
parents, sont accueillis en hospitalisa-
Pour améliorer le pronostic et la qualité
oriente le patient vers un séjour hospi-
charge globale et une aide pour « me
tion de deux jours. La première journée
de vie des 100 000 diabétiques de
talier et qui réalise l’entretien motiva-
reprendre en main ».
est consacrée à des séances collectives
Midi-Pyrénées, DIAMIP souhaite pour-
tionnel. J’organise avec mon équipe des
J’ai eu un premier contact avec le
faisant intervenir éducateur sportif,
suivre cette dynamique initiée à partir
séances de sensibilisation pour les
médecin responsable de cet établisse-
médecin, diététicienne, éducatrice et
de son traitement, alimentation et activité physique, il est animé par une
équipe de professionnels de santé libéraux (médecins, infirmière, diététicienne et podologue).
Quinze établissements de santé, publics
6
VECTEUR Santé n°24
dans leur démarche pédagogique avec
ticipation à ses jeux. J’ai eu envie de
pouvoir un jour, jouer au ballon avec
Nous avons égale-
lui. J’ai des moments riches à lui trans-
ment créé, dans le
mettre qui renforceront ses racines.
cadre de la COM
Ces trois semaines en établissement de
(convention d’objec-
santé ont changé ma vie. Le personnel
tifs et de moyens) de
est chaleureux, à l’écoute et surtout ne
l’hôpital, une équipe
porte aucun jugement ; on valorise nos
mobile d’éducation
efforts et l'on ne nous culpabilise pas
du patient qui inter-
sur ce que nous n’arrivons pas à faire.
vient dans les autres
Je me suis sentie exister à nouveau.
structures
hospita-
Chacun des patients a le sentiment qu’il
lières du départe-
compte pour les soignants ; cela aide à
ment pour aider les soignants à acqué-
retrouver confiance en soi. Des ateliers
d’éducation thérapeutique
sont menées en partenariat
avec la clinique de l’Ormeau à
Tarbes et concernent les
pathologies respiratoires,
cardiovasculaires et le
diabète.
rir des compétences pédagogiques. sont mis en place : art thérapie, atelier
théâtre, et depuis peu, j’ai pris en main
l’atelier chansons ; cela me permet de
Monique,
70 ans, bénéficiaire
d’un programme
d’éducation
thérapeutique dans
un établissement de
santé
recommencer à chanter : thérapie pour
les patients mais également pour moi !!
J’existe pour d’autres...
L’éducation
thérapeutique
considère le patient
comme un partenaire
du soignant et un
acteur de prise en
charge de sa maladie.
J’ai pris de bonnes résolutions, j’ai diminué ma
consommation d’alcool, je
fais du vélo ; j’ai perdu
20 kg ; tout n’est pas
gagné, mais j’ai aussi
appris à me fixer de petits
objectifs que je peux tenir.
J’arrive à nouveau à faire des projets. Béatrice Jouret,
médecin responsable de l’éducation
thérapeutique à l’hôpital des
enfants à Toulouse
"Aider les enfants à devenir
autonomes vis à vis de leur
maladie.”
D O S S I E R
psychologue. L’objectif est d’éva-
vité physique. Une visite semes-
luer les connaissances de l’enfant
trielle en binôme (diététicienne et
sur sa maladie et sur les comporte-
pédiatre) est prévue à l’hôpital. Le
ments qu’il estime favorables ou
médecin traitant ainsi que la famille
nocifs pour la santé. La pédagogie
sont destinataire du bilan réalisé
est adaptée aux enfants, basée sur
après le séjour d’hospitalisation et
le jeu et les échanges interactifs.
les objectifs choisis par l’enfant
L’implication des parents est bien
pour son suivi sont notés dans le
sûr
essentielle
c’est
pourquoi,
nous demandons
qu’ils
effectuent
eux-mêmes
la
demande de ce
séjour d’éducation
courrier pour un meilleur
L’hôpital des
enfants propose des
actions d’éducation
thérapeutique dès
leur plus jeune âge
aux enfants atteints
d’obésité.
thérapeutique
suivi par le médecin.
Pour certains enfants,
moins autonomes, nous
avons mis en place un
programme spécial qui
se déroule à l’hôpital,
réparti sur 7 mercredis
Entretien avec...
Frédéric Sanguignol,
médecin directeur de la clinique du Château de Vernhes (31)
Vecteur Santé : En quoi l’information
tion thérapeutique est la plus développée, la
ou des conseils donnés au patient sur sa
mieux structurée et évaluée. C’est une équipe
maladie sont-ils différents de l’éducation
pluridisciplinaire formée qui intervient sur plu-
thérapeutique ?
sieurs jours selon un programme établi avec le
FS : L’éducation thérapeutique englobe tout ce
patient, en séances individuelles et collectives.
qui va contribuer à autonomiser le patient vis-
Dans certains établissements comme le mien,
à-vis de sa maladie en lui conservant au maxi-
nous avons également recours à l’art thérapie
mum sa qualité de vie. L’information en fait
ou la théâtrothérapie qui permettent d’aider le
partie bien sûr mais elle est insuffisante pour
patient à mieux exprimer son vécu, ses émo-
obtenir des changements de comportements.
tions par rapport à la maladie.
L’éducation va bien au-delà, en associant les
pour leur enfant. Certaines séquen-
(tous les 2 mois) ; ces enfants béné-
problèmes d’observance, d’accompagnement,
VS : Peut-on proposer une éducation
ces sont d’ailleurs à leur seule
ficient d’un encadrement multidisci-
de suivi psychosocial, en partant des besoins
thérapeutique à tous les patients atteints de
intention ; on leur propose même
plinaire plus important avec mise
du patient, de ses représentations de la mala-
maladies chroniques ?
des séances d’activité physique
en situation.
die, de ses croyances de
FS : Oui, le niveau d’instruction ou le milieu social ne
pour les sensibiliser à l’intérêt du
Entre 400 et 500 enfants sont
santé pour l’amener vers
sport pour eux-mêmes et leurs
accueillis chaque année pour des
l’autonomie. Les soignants
enfants.
séjours d’éducation thérapeutique
ne sont souvent pas for-
liés à leur obésité et parmi eux une
més à cette approche ; ils
centaine bénéficie du suivi plus rap-
sont formés à la gestion de
duelle pour réaliser le bilan médi-
proché les mercredis. Une étude
la maladie aigüe mais pas
cal, évaluer l’apport de connais-
réalisée au sein du service estime
de la maladie chronique. Ils
sances de la première journée, tes-
qu’environ deux tiers des enfants
ont appris à prescrire, pas à
ter la motivation et mettre en place
suivis arrivent à infléchir ou stabili-
négocier mais le change-
avec lui et ses parents la prise en
ser leur indice de masse corporelle.
ment de comportement d’une personne ne se
niques devraient bénéficier d’une éducation
charge la plus adaptée, qui sera
Le plus difficile pour nous est de
prescrit pas…
thérapeutique, ce qui n’est pas le cas aujour-
réalisée, selon les souhaits de l’en-
motiver certains adolescents « dés-
d’hui, par manque de connaissance de disposi-
fant et de sa famille, soit par le
tructurés » qui vivent souvent dans
VS : Qu’est-ce que le diagnostic éducatif ?
Qui le réalise ?
médecin traitant, soit par un méde-
un milieu familial défavorisé et qui
FS : Le diagnostic éducatif permet d’identifier
cin du réseau REPOP. L’enfant est
nécessitent en préalable un suivi
VS : Vous insistez sur l’importance de la
les besoins du patient pour pouvoir lui proposer
formation des professionnels à cette
un programme d’éducation thérapeutique per-
discipline ; comment est-elle structurée ?
Lors de la deuxième journée, l’enfant est vu en consultation indivi-
également invité à choisir une acti-
social. La clinique du château de
Vernhes est un
établissement de santé
accueillant pour une prise en
charge globale et des séjours
d’éducation thérapeutique
des patients atteints
d’obésité avec complications.
sont pas des obstacles ; le
principe de l’éducation thérapeutique est de s’adapter
à chaque patient, de partir
de ce qu’il connaît de sa
maladie, comment il la perçoit… Tous les patients
atteints de maladies chro-
tifs mais aussi parce que l’offre est insuffisante.
sonnalisé. Il peut être réalisé, à domicile, par le
FS : Une circulaire de 2007 du Ministère de la
médecin généraliste ou spécialiste autour de 5
santé distingue 4 niveaux de formation :
dimensions : ce que le patient a (dimension
1. expert en éducation thérapeutique, forma-
biomédicale), ce qu’il fait (dimension sociopro-
teur de formateur : 600 à 900 heures, dispen-
fessionnelle), ce qu’il est (dimension psycholo-
sées par 3 universités en Europe : Genève,
gique), ce qu’il sait (dimension cognitive), ce
Bruxelles et Paris
Actualité de la réflexion sur l’éducation thérapeutique : rapport du groupe
qu’il projette de faire (dimension projective).
2. Responsable de programme d’Education
de travail de la DGS
Le médecin traitant a un rôle essentiel car il est
L’éducation thérapeutique dans la prise en charge des maladies
Thérapeutique, Diplôme Universitaire (DU)
le pivot de la prise en charge du patient.
d’éducation thérapeutique : 120 à 200 h de for-
chroniques : rapport d’orientation de la HAS
Propositions pour l’évaluation de l’éducation thérapeutique du patient.
VS : Comment se déroule un programme
mation. 25 professionnels sont formés chaque
ADSP n°58, mars 2007
d’éducation thérapeutique ?
ponsable : Pr Hanaire).
FS : Il peut être réalisé au cabinet du médecin
3. sensibilisation intensive : 3 à 5 jours de for-
traitant ; si l’acte d’éducation thérapeutique
mation
n’est pas financé en tant que tel aujourd’hui, le
4. sensibilisation : EPU, congrès…
médecin peut prévoir plusieurs consultations
Enfin, la Haute Autorité de Santé vient de
pour évaluer la motivation du patient et ses
publier trois recommandations professionnelles
besoins, faire le diagnostic éducatif, et lui pro-
et un guide méthodologique pour la « Structu-
poser un programme adapté. L’important pour
ration d’un programme d’Education Thérapeuti-
le soignant est de s’adapter au rythme du
que du patient dans le champ des maladies
patient. Cependant actuellement, c’est encore
chroniques » (à consulter sur le site www.has-
Documents consultés pour la réalisation de ce numéro
Dossier : éducation thérapeutique dans Santé Publique n°4, juillet-août
2007
Les compétences des soignants en éducation thérapeutique. ADSP n°52,
septembre 2005
Le développement de l’éducation thérapeutique en France, politiques
publiques et offres de soins actuelles. B. Grenier, F. Bourdillon, R. Gagnayre
Quels fondements théoriques pour l’éducation thérapeutique ?
A. Lacroix
L’éducation thérapeutique, passerelle vers la promotion de la santé. R.
Gagnayre, JF. d’Ivernois.
Plan pour l’amélioration de la qualité de vie des patients atteints de
maladies chroniques. Ministère de la santé et des solidarités, avril 2007
dans les établissements de santé que l’éduca-
année dans le cadre du DU de Toulouse (res-
sante.fr). VECTEUR Santé n°24
7
D O S S I E R
L’éducation thérapeutique du patient
Expériences
Des actions d’éducation
thérapeutique pour des patients
atteints de maladies cardio-vasculaires
Le diabète de l’enfant
et de l’adolescent
Le diabète de l’enfant a deux caractéristiques :
Dans 90% des cas il s’agit un diabète de type I.
Le traitement repose sur un trépied : injections d’insuline, alimenta•
L’Éducation
Thérapeutique
(ETP) fait partie de l’arsenal
de 8h (4 séances). Une séance de rap-
thérapeutique incontournable
de la prise en charge de nom-
Chaque groupe comporte entre 5 et
breuses pathologies chroniques
dont l’insuffisance cardiaque et
des conjoints. Les deux journées sont
la maladie athéromateuse.
Sur le secteur sud de Toulouse,
des actions d’ETP de groupe, en
cardiologie, sont menées régulièrement depuis 3 ans. Cette
activité ambulatoire est pratiquée dans le cadre d’une association locale financée principalement par des budgets publics
de prévention.
nants médicaux et paramédicaux.
tion diversifiée, équilibrée et régulière, activité sportive éventuellement. Les doses d’insuline sont adaptées quotidiennement en fonc-
pel est menée 6 mois plus tard.
tion des résultats glycémiques , en fonction de l’activité et parfois en
fonction de l’alimentation. Tout ceci témoigne des contraintes que
10 patients la plupart accompagnés
représente le traitement.
• L’incidence du diabète est en constante augmentation avec surtout
animées en binôme par des interve-
une augmentation chez les enfants de moins de 5 ans. Ceci sous
entend un suivi plus long avec une pédagogie adaptée à l’âge et une
Environ 120 nouveaux patients en
formation de la famille mais également des adultes qui vivent avec
l’enfant (assistantes maternelles, enseignants, personnel de cantine,
animateurs de centre de loisirs).
prévention secondaire sont inclus
chaque année.
Au terme des deux jours le patient
élabore à l’occasion d’un entretien
individuel, un projet personnalisé. Ce
document, véritable contrat entre le
Pour adhérer au traitement, il faut
•
patient et l’équipe éducative, est com-
comprendre la maladie, le traitement,
laire : en partenariat avec la médecine
muniqué au médecin traitant. Au
avoir une autonomie adaptée à l’âge
scolaire, nous intervenons dans les
terme des séances, différents docu-
et faire en sorte que le diabète ne soit
écoles, collèges et lycées pour accom-
ments et dossiers sont remis au
pas une cause d’exclusion. L’équipe
pagner un enfant qui a un diabète
L’équipe se compose de diabétologues,
patient, visant à faciliter la mise en
de diabétologie pédiatrique de l’hôpi-
pour la formation des enseignants et
cardiologues, médecins généralistes,
application des mesures prises (un
tal des Enfants de Toulouse travaille
du personnel parascolaire, pour facili-
infirmières, diététicienne, psychologue,
semainier, un coffret d’éducation, liens
pour une prise en charge globale de
ter l’organisation des soins dans le
tabacologue kinésithérapeute. Tous ont
et adresses utiles…).
l’enfant et de l’adolescent diabétique.
rythme d’une journée scolaire, organi-
Grâce à la création de l’Association
ser la prise des repas à la cantine, per-
bénéficié d’une formation spécifique
Accompagnement en milieu sco-
théorique (CRES midi Pyrénées) et pra-
Au-delà des connaissances théoriques
Enfance Adolescence Diabète crée en
mettre à l’enfant de participer à des
tique dans les unités d’ETP du CHRU
incontournables, de l’utilisation d’outils
2007, nous avons pu développer cette
voyages scolaires.
Rangueil. Nos équipes sont en partie
performants, la pratique régulière nous
prise en charge :
•
mutualisées avec celle du réseau DIA-
apparaît comme la pièce maitresse
•
MIP. La mise en place du projet a été
d’une éducation de qualité. Chaque
médecins,
précédée de la formation au « diagnos-
groupe est différent, dans ses attentes,
ciennes, psychologue et assistante
Groupes de parole pour les frères et
tic éducatif » d’une cinquantaine de
son comportement, sa dynamique et
sociale ;
sœurs : il est important de ne pas les
médecins du secteur.
justifie une approche qui lui est propre.
•
Education thérapeutique de groupe
oublier dans la dynamique familiale,
Au delà de l’ETP, le patient doit être
avec des groupes d’enfants de même
dans le mesure où le diabète et le
L’éducation porte sur deux modules :
accompagné dans l’accomplissement
âge.
traitement concernent le quotidien de
« Insuffisant Cardiaque » et « patient à
de son projet santé ; pour ce faire le
Les objectifs ont été fixés en fonction
tout le monde.
haut risque cardiovasculaire ». Les
renforcement des liens avec clubs,
des capacités cognitives, psychomo-
Nous pensons que l’ensemble de ces
patients sont incorporés au décours
associations, réseaux et structures
trices et psychoaffectives. Ces séances
propositions devraient permettre aux
d’un diagnostic éducatif, visant à rele-
locales facilitant la mise en application
de groupe permettent aux enfants de
enfants et aux adolescents de mieux
ver les contre-indications, à définir les
doit être développé et constitue un axe
s’identifier à d’autres enfants et de
vivre la différence du diabète et de
objectifs individuels partagés et la
prioritaire pour l’année à venir.
sortir d’un sentiment d’isolement.
pouvoir acquérir une autonomie adap-
Chaque atelier est organisé de façon
tée et progressive pour intégrer le
ludique et pragmatique avec des
diabète dans leur vie de tous les jours.
dimension « biomédicale » du patient.
Docteur Jacques Marty
Le programme, délivré selon un mode
Clinique de Muret, Cardiologue, Président de
éducatif avec l’aide d’outils spécifiques,
l’Association pour la Prévention à la Santé et à
se déroule sur deux journées distinctes
l’Éducation Thérapeutique Sud Toulouse (APSET)
8
VECTEUR Santé n°24
Suivi individuel hospitalier par
puéricultrices,
diététi-
Accompagnement de la famille et de
la fratrie : pour les parents, groupes
de paroles
et ateliers de cuisine.
mises en situations réelles.
•
Groupes de parole pour les adoles-
cents autour de thèmes prédéfinis.
Docteur Claire Le Tallec
Hôpital des Enfants, Toulouse
D O S S I E R
SOPHIA, un programme d’accompagnement des patients diabétiques à
l’initiative de l’Assurance Maladie
EVACET,
un projet au service de l’évaluation
et de l’accompagnement de l’Education
thérapeutique
Les acteurs du projet
managériaux, organisationnels et pédago-
Le projet EVACET, (Evaluation-Accompa-
giques en jeu dans la qualité de l’offre
gnemet de l’Education Thérapeutique),
d’éducation,
départements en France, dont cinq en Midi-Pyrénées, un service à la
soutenu par l’ARH de Midi-Pyrénées, est
•
personne destiné à accompagner les patients diabétiques qui le sou-
porté depuis décembre 2007 par deux
mentés et supports de travail ultérieur.
haitent. Cet accompagnement concerne 33 000 patients dans les
structures, à l’origine du projet : le pôle
Les restitutions des audits ont été faites,
départements de la région inclus dans cette expérimentation.
cardio-vasculaire et métabolique du CHU
en articulation avec les modes d’encadre-
de Toulouse représenté par le Professeur
ment en place et à différentes échelles,
Hélène HANAIRE et la Clinique du Château
auprès des petites équipes d’animateurs
L’Assurance Maladie propose, à titre expérimental, dans dix
de proposer aux équipes des écrits argu-
Pourquoi le diabète ?
secret médical.
de Vernhes à Bondigoux, représentée par
et en grand collectif.
Avec un taux de croissance de 5,7%
Le principe étant de créer des contacts
le Docteur Frédéric SANGUIGNOL.
Cela a permis :
par an, le diabète est la deuxième
réguliers et dans la durée.
EVACET se traduit par la mise en place
•
d’une équipe pédagogique médicale et
ment,
affection de longue durée en terme
de favoriser la dynamique de change-
de prévalence.
Comment se positionne SOPHIA
paramédicale pluridisciplinaire formée à
•
Aujourd’hui, 2,5 millions de per-
par rapport à l’offre de soins exis-
l’Education Thérapeutique, qui intervient
sionnalisation des équipes,
sonnes sont diabétiques, en France, et
tante ?
sous la responsabilité d’une pédagogue,
•
leur nombre a doublé en dix ans.
Parce qu’apprendre à vivre avec la
Docteur en Sciences de l’Education, Marie-
entre équipes et établissements : cons-
maladie prend du temps, les patients
Christine Llorca.
truire un livret évolutif du participant,
Concrètement, que propose le
diabétiques ont besoin d’aide et d’at-
de construire des parcours de profesde lancer des projets de productions
monter une formation commune des res-
service SOPHIA ?
tention, au quotidien et dans la durée.
Une mission d’évaluation-accompa-
Tous les patients diabétiques en affec-
C’est pour cela que SOPHIA vient en
gnement
tion de longue durée (ALD0641) ne
relais du médecin traitant, pour les
d’éducation, rédiger une grille des compé-
L’équipe EVACET a pour mission de cons-
présentent pas les mêmes situations
accompagner, les motiver voire les
tences des intervenants en ETP.
truire, de mettre en place et d’analyser
médicales et les mêmes facteurs de
rassurer quand ils en ont besoin. Le
Le travail méthodologique a débouché sur
les conditions de généralisation d’une
risque.
médecin traitant est au cœur du dispo
la production d’une grille de repérage des
méthodologie d’évaluation et d’accompa-
L’originalité de SOPHIA est de propo-
sitif, il est associé à l’engagement de
14 items définissant les critères de qualité
gnement des programmes d’éducation
ser un accompagnement différencié
son patient et participe à l’évaluation
d’une unité d’éducation thérapeutique.
thérapeutique proposés dans l’accompa-
et adapté à l’état de santé des
annuelle de son état de santé.
Cette grille pourra compléter les outils
gnement des pathologies chroniques.
patients, à leurs habitudes de vie, et
Il s’agit d’encourager les patients dia-
d’évaluation que produit à ce jour le
qui tienne compte de leurs besoins et
bétiques à acquérir de nouveaux
Après la phase de conception des outils
Ministère de la santé, dans la lignée des
de leur situation personnelle.
réflexes dans leur vie quotidienne et à
techniques et de la méthodologie géné-
travaux du Guide méthodologique et
SOPHIA est là pour apporter aux
faire évoluer leur comportement.
rale d’intervention, sa mission est d’audi-
recommandations sur la « Structuration
patients diabétiques une aide person-
SOPHIA les aide à trouver des solu-
ter des unités d’Education thérapeutique
d’un programme d’Education Thérapeu-
nelle, source d’idées et de conseils et
tions concrètes pour qu’ils gagnent en
puis de leur proposer un accompagne-
tique d’un patient dans le champ des
aussi pour répondre aux questions
autonomie dans la gestion de leur
ment adapté à l’amélioration de leurs pra-
maladies chroniques (mise en œuvre et
qu’ils se posent sur la maladie.
maladie et deviennent acteurs de leur
tiques pédagogiques. Les accompagne-
évaluation) » de la Haute Autorité de
En pratique, le service comprend :
• des outils d’information, pratiques
et pédagogiques,
• un accompagnement téléphonique
effectué par du personnel paramédical de l’Assurance Maladie (principalement infirmières), expérimenté et
spécifiquement formé,
• des services disponibles sur Internet.
propre santé. Enfin, SOPHIA est là,
ments peuvent porter sur l’amélioration
Santé. Elle est étoffée par une grille quali-
des critères de recrutement, la restructu-
tative plus longue qui pourrait soutenir la
ration des programmes, la création de
formation de futurs auditeurs.
Une fois inscrit, le patient bénéficie
d’un accompagnement dans le temps,
avec une équipe de professionnels à
son écoute, dans le strict respect du
pour orienter les patients, selon les
besoins, vers l’offre de soins existante
et les structures adaptées au niveau
local et régional (réseaux de santé,
maisons du diabète, spécialistes…).
Car le service SOPHIA
nouveaux outils pédagogiques, ou l’organisation des modalités de travail de
Un élargissement de l’action
l‘équipe pédagogique…
L’équipe pédagogique poursuit ses tra-
Un bilan productif
vaux sur les deux structures promotrices
n’a pas
EVACET a 6 mois d’existence et les deux
vocation à s’y substituer, il s’inscrit
structures porteuses du projet ont été
au contraire en complémentarité de
auditées et sont en cours d’accompagne-
l’offre de soins existante. Dr Dominique Cholley,
DRSM Midi Pyrénées/CNAMTS
ponsables pédagogiques des structures
ment. L’équivalent de 13 programmes a
été analysé. Les audits ont permis :
•
de repérer l’interaction des aspects
du projet mais a pour vocation ensuite
d’être mobile et d’élargir son accompagnement aux structures d’Education de la
région Midi-Pyrénées. Marie-Christine LLORCA,
Responsable pédagogique d’EVACET
VECTEUR Santé n°24
9
D O S S I E R
Vient de paraître
Partenaire
Société d’Education Thérapeutique
du Sud-Ouest (SETSO)
Etude sociologique sur les
conditions d’entrée en
institution des personnes
âgées et les limites du
maintien à domicile
La SETSO a été créée en juin 2002.
personnes physiques ou morales qui
européennes (Pr Assal et Golay à
INSERM 558 et ORSMIP
Il s’agit d’une association Loi 1901
développent l’Education pour la Santé.
Genève, Pr Deccache à Bruxelles, Pr
J. Mantovani, C. Rolland, S. Andrieu
qui regroupe des médecins géné-
La SETSO regroupe plus de 150 adhé-
D’Ivernois et Pr Gagnayre à Paris)
ralistes et spécialistes, libéraux ou
rents qui se réunissent 4 fois par an,
soutiennent l’association en qualité
L’entrée en institution des personnes âgées
hospitaliers, des médecins de
grâce au soutien des Laboratoires
de membres d’honneur, et partici-
l’Assurance Maladie, des cadres
Sanofi. A chaque réunion, c’est
pent à l’animation des différentes
s’inscrit dans un contexte complexe. Elle
apparaît le plus souvent contrainte, pour des
de soins, des professions paramé-
autour de 70 à 80 personnes, que
réunions.
dicales
(infirmières,
diététi-
sont développés divers thèmes,
Par ailleurs, de nombreux membres
ciennes,
psychologues,
podo-
comme par exemple ces dernières
du Conseil d’Administration de la
logues, professeurs d’Education
années :
SETSO participent :
Physique et Sportive, kinésithéra-
•
peutes…) et des associations de
tifs.
patients comme l’AFD (Association
•
Française des Diabétiques) ou
tic éducatif.
l’ASSO (Atelier Spécialisé Stop
•
Obésité).
giques.
•
Les buts de la SETSO sont de :
Les difficultés à établir un diagnosLa présentation d’outils pédagoLes différents stades d’acceptation
•
A la formation initiale ou continue
des médecins, pharmaciens et professions paramédicales ainsi qu’à
l’enseignement au Diplôme Universitaire d’Education Thérapeutique de
Toulouse.
•
Aux différentes réunions régio-
de la maladie et la motivation du
nales et nationales concernant le
patient (notion de résilience).
développement et la valorisation de
•
L’annonce du diagnostic.
l’Education Thérapeutique.
•
La qualité de la relation soignant-
C’est le cas en particulier, depuis
soigné: base de l'éducation théra-
2007, au Ministère de la Santé sur le
d’expériences sur les pratiques
peutique.
thème de la tarification de l’Edu-
d’éducation thérapeutique et leur
•
évaluation.
patient (approche transversale).
•
Promouvoir le développement de
La mise en place de micro-objec-
l’Éducation Thérapeutique.
•
•
Valoriser, favoriser les échanges
Promouvoir des actions de forma-
tion à l’Éducation Thérapeutique.
•
Développer, diffuser et valoriser la
L’évaluation pédagogique d’un
cation Thérapeutique et à la Haute
Autorité de Santé pour l’élaboration
La place de la qualité de vie du
des recommandations et du guide
patient dans l'Éducation Thérapeuti-
méthodologique sur la « structura-
que.
tion d’un programme d’Education
•
recherche interdisciplinaire en édu-
•
cation thérapeutique et en straté-
une pédagogie de l'activité physique
champ des maladies chroniques ».
gies de suivi continu de maladies
en Éducation Thérapeutique.
Enfin, la SETSO est chargée d’organi-
aiguës et chroniques.
•
•
Etre un interlocuteur et un parte-
La promenade didactique : vers
L'éducation thérapeutique est-elle
une philosophie ?
Thérapeutique du patient dans le
ser le 3ème congrès de la Société
d’Education Thérapeutique Europé-
naire des organisations et instances
•
L’évaluation des pratiques et des
enne qui aura lieu au Centre Pierre
régionales, nationales et internatio-
effets de l'Éducation Thérapeutique.
Baudis à Toulouse les 17, 18 et 19
nales pour ce qui concerne l’Educa-
•
tion Thérapeutique et la formation
Thérapeutique.
des soignants à l’éducation théra-
•
peutique.
cation Thérapeutique.
•
Le coût-bénéfice de l'Éducation
L’analyse de la recherche en Édu-
Travailler en lien étroit avec la SETE
ciation et ainsi participer aux diffévotre expérience, merci de nous
casion de ces réunions, les diffé-
contacter à l’adresse suivante :
Faire reconnaître l’Education Théra-
rentes expériences régionales de
administration@cliniquebondigoux.
peutique comme un acte thérapeu-
programmes ou d’outils pédago-
com
tique à part entière.
giques et/ou d’évaluation quelle
rations avec les organismes ou les
10
VECTEUR Santé n°24
Depuis sa création, les trois équipes
en débat aujourd’hui : la valeur d’autonomie
et ses limites, la protection familiale et ses
limites, la protection collective et ses limites.
Le débat essentiel sur le risque et la sécurité
Si vous souhaitez adhérer à l’assorentes réunions et nous enrichir de
que soit la maladie chronique.
vieille personne, au centre pourtant de la
négociation est exclue de celle-ci.
Les négociations tournent autour des valeurs
éthique. En considérant notamment que le
droit au risque de la personne âgée dépen-
Thérapeutique).
Favoriser des partenariats et collabo-
La question du partage de la décision (de
maintenir à domicile ou de placer) apparaît
centrale. Il apparaît le plus souvent que, la
septembre 2009.
Sont également présentées, à l’oc-
•
des supports relationnels, et surtout, aux
limites des solutions mises en œuvre entre
soutien « informel » (familial) et offre des dispositifs professionnalisés. Ce travail s’intéresse tout particulièrement à ce « moment
limite » où le placement est envisagé comme
une « solution » pour une plus grande maîtrise
des risques encourus.
La collecte de données s’est répartie sur six
sites géographiques différenciés, du plus
urbanisé au plus rural, à raison de 8 ou 9 situations par site. Des entretiens ont été menés
par les sociologues et anthropologues, auprès
de la personne âgée elle-même ainsi qu’avec
au moins un de ses proches familiaux et/ou
au moins avec un professionnel intervenant à
domicile ou en institution.
devrait être explicité. La question du risque
demande à être l’objet d’une réflexion
(Société Européenne d’Éducation
•
raisons multiples qui ne tiennent pas seulement à un état mesurable de santé, mais
aussi aux ressources mobilisables, à la perte
Dr Frédéric SANGUIGNOL,
Président de la SETSO
dante est de plus en plus affirmé au moins au
niveau des orientations réglementaires mais
qu’il semble peu respecté en pratique.
L’enquête montre que les personnes âgées,
dans ces situations limites, sont en situation
de faiblesse. Les situations étudiées se situent
à un moment « limite », où les acteurs partagent le sentiment que l’on ne peut pas aller
beaucoup plus loin, sinon qu’il est devenu
nécessaire de provoquer un placement. LA VIE DE LA SANTÉ PUBLIQUE EN MIDI-PYRÉNÉES
Conférence
Régionale
de Santé
La lettre de la Conférence Régionale de Santé (CRS)
Midi-Pyrénées
Pr Alain Grand,
Président de la CRS Midi-Pyrénées
L’évaluation des réseaux de santé
Une réflexion menée par la CRS et la Mission Régionale de Santé,
en lien avec le Conseil et le Bureau de la Qualité et de la Coordination des Soins
prévention des addictions, amélioration
dance ». Après avoir suscité un grand
de la qualité de vie des personnes
engouement lors de leur création, ils ont
atteintes de maladies chroniques.
été récemment mis en question dans un
Les réseaux de santé sont apparus au
coopératifs de santé.
début des années 90 en réponse à des
•
problématiques très spécifiques de
conditions de dérogations tarifaires de
prise en charge. Très axés sur les soins,
l’Assurance Maladie.
ils s’adressaient alors à des pathologies
Les réseaux disposent, depuis le décret
3ème priorité : contribuer à l’amélio-
bien définies : SIDA, hépatite C, toxico-
du 15 mai 2007, d’un financement spéci-
ration de l’efficience de l’offre de soins.
avec le Conseil et le Bureau du FIQCS, de
manies, etc. et faisaient l’objet de
fique : le FIQCS, géré :
Cela comprend :
faire le point sur une dynamique qu’il
financements fléchés par l’Etat. Les
•
Ordonnances d’avril 1996 ont instauré
de Gestion du FIQCS,
les « réseaux de soins » qui pouvaient
•
être de quatre types : inter-établisse-
Régionale de Santé, qui associe l’ARH et
télémédecine,
ments, thématiques purs, de proximité,
l’URCAM.
réseaux de santé).
journée, qui associera l’ensemble des
« expérimentaux »
Les grandes décisions d’orientation bud-
A titre indicatif, le budget FIQCS attribué
responsables et promoteurs de réseaux
Soubie). La Loi du 4 mars 2002 a établi
gétaire du FIQCS sont prises :
à la Région Midi-Pyrénées pour 2008 est
un seul type de réseau : les « réseaux
•
au plan national, par le Conseil National
de 11.063.588 euros. Au plan national,
de santé ».
du FIQCS, les décisions d’attribution étant
l’enveloppe FIQCS représente une part
dévolues à un Bureau National du FIQCS ;
marginale de l’Objectif National des
au plan régional, par le Conseil Régional
Dépenses d’Assurance Maladie (ONDAM),
(réseaux
dits
Les réseaux de santé ont pour objectif de
•
mobiliser
Ils peuvent bénéficier dans certaines
au plan national, par le Comité National
au plan régional, par la Mission
•
le développement de l’évaluation
le partage de l’information (réseaux de
informatisation
des
confirmant son caractère d’exception.
sanitaires,
du FIQCS, les décisions et avis d’attribu-
sociales et autres, sur un territoire donné,
tion étant dévolues à un Bureau Régional
autour des besoins des personnes. Ils
du FIQCS.
L’intégration des réseaux de santé dans
visent à assurer une meilleure orienta-
Le Conseil National du FIQCS a ainsi fixé
le dispositif plus large de la Qualité et de
tion du patient, à favoriser la coordina-
trois grandes « orientations nationales »,
la Coordination des Soins (FIQCS) leur ôte
tion et la continuité des soins qui lui sont
qui seront reprises au niveau régional :
leur spécificité. Dans la perspective des
les
ressources
dispensés et à promouvoir la délivrance
Agences Régionales de Santé, les
de soins de proximité de qualité. Ils peu-
1ère priorité : contribuer à l’organi-
vent associer des médecins libéraux,
sation d’un système de soins de pre-
d’autres, de la régulation régionale de la
d’autres professionnels de santé et des
miers recours autour du médecin trai-
santé. C’est dans cette perspective qu’il
organismes à vocation sanitaire ou
tant.
convient désormais d’en faire l’évalua-
sociale. Ils organisent un accès plus
Cela comprend le soutien :
tion. On ne saurait en effet se limiter à
rationnel au système de soins ainsi
•
qu’une meilleure coordination de la prise
ridisciplinaires,
en charge, qu’il s’agisse de soins ou de
•
prévention.
ration des pratiques,
Selon l’article 84 de la loi de modernisa-
•
à la permanence des soins : Maisons
premier Comité de Pilotage de la session
tion (4 mars 2002) et l’article L. 6321 du
Médicales de Garde, régulations libé-
de la CRS qui doit se tenir le 26 novem-
Code de la Santé Publique, les réseaux de
rales, etc.
bre 2008 à Toulouse (CHU-Hôtel Dieu) sur
santé ont les caractéristiques suivantes :
•
•
Ils se substituent aux réseaux de soins
(que seuls les établissements de santé
pouvaient constituer, avec agrément
à la création des maisons de santé pluaux expérimentations visant à l’amélio-
Régionale de Santé ont décidé, en lien
convient de juger à l’aune du service
rendu (efficience) et non des dernières
(notamment externe),
•
rapport de l’IGAS. La CRS et la Mission
réseaux représenteront un outil, parmi
une approche purement technique de
l’évaluation, en déconnectant cette dernière de la réflexion sur l’avenir du système de santé. C’est le constat tiré par le
aux réseaux territoriaux intervenant
le thème de l’évaluation des réseaux. Ce
dans l’organisation de soins de premier
Comité de pilotage a conçu un pro-
recours.
gramme prévisionnel qui apparaît dans
évolutions de la mode. C’est ce que nous
nous efforcerons de faire lors de cette
de la région Midi-Pyrénées. CRS Midi-Pyrénées
Session consacrée à
l’évaluation des réseaux
26 novembre 2008, Toulouse,
Hôtel Dieu Saint-Jacques
Programme prévisionnel
MATIN
Interventions de cadrage :
L’évaluation des réseaux :
• contexte réglementaire et historique
(HAS, DGS/DHOS),
• typologie des réseaux et spécificités
de l’évaluation selon le type de
réseaux (HAS, ARH),
• rapport de l’IGAS : enseignements et
perspectives (IGAS)
Des exemples d’évaluation :
• réseau monothématique (soins palliatifs : ARCADE),
• réseau territorial
• réseau organisationnel
APRES-MIDI
l’encadré. Il a notamment insisté sur l’im-
• 1ère Table ronde : Les critères permet-
nécessaire de l’ARH et inscription obliga-
2ème priorité : contribuer à la mise
portance d’adapter les modalités d’éva-
tant d’évaluer le service rendu : quelle
toire dans le cadre de la planification
en œuvre des plans de santé publique
luation au type de réseau pris en consi-
valeur ajoutée ? Comment l’évaluer ?
hospitalière).
et à la qualité des soins.
dération. Selon qu’il est monothéma-
• 2ème Table ronde : Les conditions de
Ils élargissent leurs missions : diagnos-
Il s’agit là essentiellement des réseaux
tique, territorial, organisationnel ou tech-
généralisation et de pérennisation des
tic et soins, mais aussi prévention, éduca-
qui participent aux grands plans natio-
nologique, le réseau rend des services
réseaux dont l’évaluation est probante.
tion à la santé, participation à des actions
naux de santé publique : cancer, soins
très variables, qu’il conviendra donc
de Santé Publique.
palliatifs, périnatalité, santé mentale,
d’évaluer différemment.
solidarité grand âge, prise en charge et
Les réseaux n’apparaissent plus « ten-
•
•
Ils peuvent prendre la forme de réseaux
Pour plus d’informations :
tél : 05 61 23 44 28
[email protected]
VECTEUR Santé n°24
11
LA VIE DE LA SANTÉ PUBLIQUE EN MIDI-PYRÉNÉES
Bientôt un site internet dédié à la
santé publique en Midi-Pyrénées
Bibliographie
L’éducation thérapeutique
Le paysage régional de la santé publique a été remodelé par la loi du 9
août 2004 ; la politique régionale dans ce domaine, menée sous l’autorité du Préfet, s’appuie désormais sur trois dispositifs majeurs :
Le PRSP : Plan Régional de Santé Publique arrêté par le préfet après
consultation de l’ensemble des partenaires il définit les priorités de santé
•
régionales
• La Conférence régionale de santé est une instance de consultation autonome qui donne son avis sur les priorités de santé à mettre en œuvre et
évalue les actions réalisées.
Le Groupement Régional de Santé Publique (GRSP), structure de type
GIP qui rassemble, sous l’égide du préfet de région, les partenaires régio•
naux de la santé publique et est chargé de la mise en œuvre des activités nécessaires à l’atteinte des objectifs de santé pour la région.
Le nouveau site www.sante-publique-mip.fr a pour
objectif de donner plus de visibilité au dispositif en
proposant à l’internaute un portail lui donnant accès aux
trois entités Etat-GRSP-CRS.
Une nécessité pour le GRSP de communiquer sur ses
actions…
Le développement de l'éducation
thérapeutique en France : propositions pour une intégration durable
dans le système de soins.
Grenier B., Bourdillon F., Gagnayre R. In : Santé
Publique. n°4. 2007. 293-301.
Ces propositions visent à favoriser la
mise en réseau, à faciliter l'intervention
des professionnels de santé quelles que
soient les modalités d'exercice. Cet
ensemble de propositions a pour objectif d'enrichir les réflexions actuelles portant sur la valorisation financière de
l'éducation thérapeutique du patient.
Education du patient et enjeux de santé. vol 23,
n°4. 2005. 128-134.
Approche conceptuelle d'un dispositif d'évaluation pédagogique du
patient
Le développement de l'éducation
thérapeutique en France : politiques
publiques et offres de soins actuelles.
Gagnayre R., Marchand C., Pinosa C., et al.
Université de Paris 13, Laboratoire de Pédagogie
de la Santé. Upres 3412, Association pour le déve-
Grenier B., Bourdillon F., Gagnayre R. In : Santé
Publique. n°4. 2007. 282-292.
D’Ivernois J.F., Gagnayre R. In : Actualité et Dossier
en Santé Publique. n°58. 2007. 57-61.
L'éducation thérapeutique du patient
au travers des textes législatifs et
réglementaires et des rapports professionnels de 2002 à 2006
Cet article propose sur la base d'une
argumentation conceptuelle et méthodologique, un dispositif d'évaluation
permettant de visualiser l'évolution
ses travaux
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION :
Ramiro Pereira,
Directeur Régional des Affaires
Sanitaires et Sociales
COMITÉ DE RÉDACTION :
Dr F. Cayla, ORSMIP
Pr A. Grand, CRS
V. Hannon, ARH
R. Michaud, GRSP
Dr F. Navarro, Rectorat
F. Osselin, URCAM
Dr V. Cicchelero, SCHS de Toulouse
M-Th Serin, CRAM
Dr H. Sgro,GRSP
J. Souques, Conseil Régional
RÉDACTION :
M. Delarue, DRASS
RÉALISATION TECHNIQUE :
C. Andrieu, ORSMIP
IMPRESSION :
CRAM Midi-Pyrénées
TIRAGE :
3 000 exemplaires
VECTEUR Santé n°24
Lecimbre E., Gagnayre R., Deccache A. In :
Grenier B., Gagnayre R. Université de Paris 13, UFR
Santé Médecine Biologie humaine. Département
de Pédagogie des sciences de la santé. 2006. 46p.
Propositions pour l'évaluation de
l'éducation thérapeutique du patient.
n°1. 2006. 31-42.
12
Caractéristiques de l'éducation thérapeutique dans les associations de
patients françaises.
L'article présente les résultats d'une
enquête menée en 2002 auprès d'associations de patients françaises. Basée
sur des entretiens auprès des membres
de ces associations, l'étude a pour
objectif d'identifier les caractéristiques
des activités d'éducation thérapeutique
dispensées. L'analyse des résultats
montre que l'éducation thérapeutique
varie dans ses finalités et sa mise en
oeuvre selon le type d'association de
patients. Certaines associations poursuivent les activités éducatives soignantes
ou s'y substituent. Les associations dites
"alternatives" posent l'autonomie et la
participation active du patient comme
des éléments moteurs de l'éducation
thérapeutique.
loppement de l’éducation et la formation en
santé. UFR Santé Médecine Biologie Humaine.
Département de Pédagogie des sciences de la
santé. 2006. 46p. in : Pédagogie médicale. vol 7,
…une opportunité pour la CRS de faire connaître
pédagogique du patient.
L'organisation de l'ETP en France est
analysée et sont décrites les initiatives
menées en établissement de santé, en
ville, dans les structures médicales,
médico-sociales ou associatives. Cette
analyse suggère quelques propositions
afin de structurer et intégrer durablement l'éducation thérapeutique à l'ensemble du territoire.
Apprendre à éduquer le patient.
Approche pédagogique.
Gagnayre R. 2004. 155p. Editions Maloine.
Collection Education du Patient.
Ce livre analyse les principes théoriques
sur lesquels se fonde l'éducation du
patient. Mais surtout, il présente une
approche et un ensemble de méthodes
pédagogiques qui en font un guide
méthodologique indispensable à tous
les professionnels de santé qui souhaitent développer et structurer l'éducation
thérapeutique du patient.
Bibliographie extraite de la Base de
Données en Santé Publique
www.bdsp.tm.fr