PROJET ATELIERS-RESIDENCE MHHOB / CLÀONORDESTINO
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PROJET ATELIERS-RESIDENCE MHHOB / CLÀONORDESTINO
LES GAMINS DE l’ART RUE Jacques PASQUIER Frédéric GUYOMARC’H 1,rue des BATIGNOLLES 72100 LE MANS Siege : 5 passage Dieu 75 020 Paris 06 07 05 89 28 – 03 44 13 24 03 e mail : [email protected] site : www.art-rue.org http://www.gaminsdelartrue.net/V1/Accueil.html Agrément J.&Sp. N° 75 JEP 99-39 N° Siret : 419 442 520 00039 Code APE : 913 E Président : Michel PIOTRKOWSKI PROJET ATELIERS-RESIDENCE MHHOB / CLÀONORDESTINO (Brésil) 1. Les Gamins de l’Art Rue 1.1 Présentation 1.2 Les objectifs 1.3 Les ateliers-résidence 2. Moleque de Rua 2.1 Historique 2.2 La Maison du Moleque 3. Le projet Paris 3.1 La mise en oeuvre 3.2 Les partenaires 4. Le budget 1 - Les gamins de l'Art Rue. 1.1 Présentation Initialement l’Association Les Gamins de l’Art Rue est une association culturelle dont l’action repose sur la reconnaissance de la culture populaire. Fondée sur une démarche de lutte contre l’exclusion, née d'une volonté politique de mettre à la disposition de mouvements, d'associations, des émergences, des moyens matériels et humains pour faciliter leur travail et développer les échanges, rendre accessible les projets internationaux. GDLAR est naturellement devenu un outil au service des opérateurs locaux qui s'en emparent pour ouvrir des espaces de confrontation culturelle et sociale par une dynamique de production artistique. Durant 12 ans, nous avons expérimenté, créé et développé des espaces de rencontres et d’échanges, et, grâce à la mise en place de dispositifs de créations artistiques, apporté des outils pratiques et intellectuels aux émergences artistiques comme aux populations victimes de discrimination sociale. Nous sommes convaincus que la culture peut permettre aux groupes sociaux marginalisés de maintenir une cohésion sociale, et aux individus de trouver une identification positive qui se situe à l'inverse des conséquences de la non-insertion sociale et de la délinquance. Quelques principes de fonctionnement et ses membres : Nancy Jazz Pulsation,. Musiques de Nuits Diffusion (Bordeaux),. Parada (Roumanie / Italie / France),. Voukoum (Guadeloupe),. Collectif Afrique (Beauvais), Musiques Métisses (Angoulême), Quilombo Urbano (Brésil), Moleque de rua (Brésil), Cie Accrorap (France), Casa Caraïbe et MDEM (Cuba), Gyrophonies (France), Cie Claudio Basilio (France / Brésil), Association des Groupes d'Expression Culturelle Brésilienne etc…. Le bureau et le conseil d'administration sont composés par les utilisateurs de l'association. Le respect de l'autonomie des opérateurs et associations : chacun définit, en complète indépendance, ses objectifs, ses activités, son fonctionnement, ses choix. « L'autogestion doit être à la fois le moyen et la fin de toute action . Elle est non seulement l'enjeu de l'éducation populaire, mais sa forme adéquate. Elle est pour elle-même la matière qu'elle travaille et sa propre présupposition. » Les Ateliers -résidence : un vrai outil d’échanges et de développement PROJETS INTERNATIONAUX DE PROXIMITÉ Nous proposons d’organiser ces échanges et ces rencontres autour d’ « Ateliersrésidence”, fondés sur l’intervention d’artistes liés à des mouvements populaires. Ces ateliers constituent des lieux de confrontation sociale et culturelle, de production, d’apprentissage de la solidarité et de la citoyenneté. En s’appuyant sur les émergences locales, ils permettent de développer des actions de proximité dont le but est de produire "ensemble" des événements et des spectacles au travers desquels les plus démunis, tout en acquérant les outils de leur propre autonomie, trouvent l’occasion de faire voir, entendre et apprécier leur richesse, et, cela en brisant le cercle vicieux pauvreté- assistance. Les ateliers-résidence sont réalisés par des artistes, des musiciens, des techniciens conscients du rôle culturel qu'ils peuvent jouer et que peut jouer leur moyen d'expression. Ce rôle est d'autant plus important que la situation sociale est dégradée ; la culture-résistance devient alors l'ultime investissement positif. Mais ces artistes restent des artistes professionnels et les ateliers-résidence se concluent par des événements artistiques qui donnent aux participants la satisfaction d'affirmer leur identité, de la voir reconnue et appréciée. Face au fatalisme de l'exclusion, à la stratégie du désespoir, nous opposons l'émotion de la réussite d'une entreprise difficile. Techniquement, ces rencontres s'articulent autour de trois formes principales : 1) Les animations d'ateliers ou stages 2) Les "arbres à palabres" / repas de quartier 3) Les spectacles et œuvres collectives Notre association est une force de proposition et de production, dont le travail commence avec la prospection et le repérage - qui débouche sur un choix d'émergences, de groupes artistiques issus d’expériences positives de mouvements populaires à travers le monde - avant d’aboutir à la mise en place logistique et administrative de la venue des groupes, puis à la direction de production / coordination de la partie des événements liée aux ateliers- résidence. La mise en condition professionnelle des pratiques amateurs et des groupes intermédiaires à laquelle aboutit ce dispositif, ouvre des espaces aux émergences (qui en manquent cruellement) tout en renforçant leur pratique, leur technique et leur savoir faire, augmentant le niveau général des connaissances. L’organisation de séjours culturels dans une dynamique de production est une pratique nouvelle ouvrant des espaces d'expérimentation. Elle repose sur l’idée de réciprocité des échanges sociaux et culturels, les groupes invités devenant invitants, avec tout l’intérêt que celà peut représenter quand à la qualité des confrontations ainsi complétées. L’atelier - résidence se place ainsi au centre d’un espace triangulaire dessiné par les trois pôles de la rue, de l’atelier et de la scène : à la fois espace de vie, espace de travail et espace de représentation. Dans le même temps, il nous apprend que la vie est une mise en scène, et la scène une manière différente d’imaginer sa vie, que l’art ne peut être séparé de cette vie qui met en mouvement les formes. Il faut enfin noter que Le Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, la Délégation Interministérielle à la Ville, le F.A.S, la Mission pour le Mécénat et l’Action Culturelle de la Caisse des Dépôts et Consignations (programmes des actions culturelles dans les quartiers) accordent globalement soutien et parrainage à nos opérations et plus ponctuellement le Ministère des affaires étrangères et l'AFAA, l’Union Européenne. 1.2 – Les objectifs Depuis 12 ans, à notre initiative, un réseau d'associations et d'opérateurs culturels a permis de mettre en place à travers la France - et dans plusieurs pays dans le monde - ce dispositif simple et efficace afin de : • • • Développer des actions culturelles de proximité dans des quartiers où massivement les habitants sont exclus de la culture, comme des échanges internationaux. Sensibiliser l’opinion publique aux questions de développement et aux relations NORD - SUD, par l’éducation en direction des populations des plus pauvres, contribuer à la réduction des inégalités et à la lutte contre la pauvreté, mobiliser des énergies en faveur de projets qui vont changer de manière sensible le quotidien des personnes concernées par les actions. Créer du lien social par le vecteur d’un acte esthétique fort (oeuvre collective), tout en atteignant simultanément plusieurs objectifs : Créer des espaces de rencontre et d’échange, accessibles aux populations les plus défavorisées, avec des groupes artistiques et culturels issus de projets et/ou d’organisations de la société civile intervenant sur d’autres continents et oeuvrant dans le même sens. Redonner à ces populations une image positive d’elles-mêmes, en réalisant des oeuvres collectives où les plus démunis trouvent l’occasion de faire entendre, voir et apprécier, à l’ensemble de la société, toute la richesse qui leur est propre et briser ainsi le cercle vicieux pauvreté-assistance. Il s’agit également d’encourager des pratiques d’émergence artistique , de mettre en condition d’expression professionnelle les pratiques amateurs, d’en montrer l’excellence. Marquer durablement la vie sociale et culturelle des quartiers tout en mettant en valeur le travail de celles et ceux qui y interviennent quotidiennement (associations, centres sociaux, culturels, etc...). Par la même occasion, ces derniers peuvent profiter d’un moment fort d’évaluation ou de réévaluation grâce aux échanges de pratiques, de savoir, d’expression artistique et culturelle. Combattre l’idée du fatalisme de l’échec lié au syndrome de la crise et à la situation d’exclusion en permettant, dans les quartiers, des confrontations culturelles et des échanges qui favorisent à la fois la confiance et l’esprit d’initiative, l’émergence artistique de jeunes talents, ainsi que l’envie d’agir et non de subir, d’être partie prenante de projets positifs, tout en élevant le niveau général des connaissances des populations touchées par ces actions. • Faire travailler ensemble des acteurs d’un même territoire qui souvent s’ignorent bien qu’allant dans le même sens…. Il faut dire aussi que ces ateliers, repas de quartier, arbres à palabre, permettent des réévaluations sur les problématiques de violence et d’insécurité et ce en confrontant les réalités, nous le vérifions tous les jours avec la tournée de groupes comme CLÀONORDESTINO, MOLEQUE DE RUA … etc…. 1.3 - Les ateliers-résidence. La pratique de l’association est de créer des espaces de rencontres, accessibles aux populations en faisant intervenir des groupes d’autres continents, issus de projets exemplaires d’organisation au sein de la société civile. Elle tend à redonner à ces populations une image positive d’elle-même, en réalisant des spectacles où les plus démunis trouvent l’occasion de faire entendre, voir et apprécier, à l’ensemble de la société, toute la richesse qui leur est propre. En organisant ces échanges sous forme d’ateliers-résidence, il s’agit de promouvoir des confrontations culturelles et sociales dans le but de “ produire ensemble ” des évènements chargés de sens et des projets de solidarité. Des rencontres qui renvoient aux réalités des sociétés de chacun, au questionnement de ces réalités et au travail sur les formes artistiques. Le dispositif d’ateliers- résidence s’ articule autour de 3 formes : 1. les animations d’ateliers ou stages 2. les “ arbres à palabre ” ou repas de quartier et autres apéro-concert 3. les spectacles, œuvres collectives 1. L’espace des ateliers plus particulièrement à destination des jeunes est un lieu de création collective mais aussi lieu de transmission, d’échange de savoirs, mais aussi lieu de rencontre privilégiée avec les artistes et les formes artistiques 2. L’espace “ l’arbre à palabres ” concerne l’ensemble des tranches d’âges, c’est le repas de quartier, forum de débats, il replace la parole au centre et participe au développement d’une conscience individuelle et collective en posant des questions de société et en discutant les éléments d’une réponse. 3. L’espace spectacle, est un lieu de retransmission - restitution, de vérification, de création d’une œuvre collective – évaluation du travail effectué, de rencontre avec un public qui renvoie à la fois à la réalité sociale et au travail sur les formes artistiques. C’est aussi le lieu où l’on affirme son identité et où on la voit appréciée et reconnue… Les actions, organisées autour de ces espaces ont pour base le partenariat avec des opérateurs culturels et des structures sociales qui interviennent tout au long de l’année. Ces structures permettent d’intégrer harmonieusement les opérations à un travail social et culturel quotidien. Elles sont la base logistique pour la réalisation des ateliers, des arbres à palabres, des repas de quartier. L’articulation du travail entre les opérateurs culturels et l’association repose sur la complémentarité et le respect des compétences de chacun. L’association “ Les gamins de l’Art Rue ” est une force de proposition et de production , dont le travail commence avec le repérage – qui débouche sur un choix de groupes artistiques issus d’expériences positives et de mouvements populaires à travers le monde – avant d’aboutir à la mise en place logistique et administrative de la venue des groupes puis à la production – coordination de la partie des évènements liée aux ateliers-résidence. La mise en condition professionnelle des pratiques amateurs et des groupes intermédiaires à laquelle aboutit ce dispositif ouvre des espaces aux émergences tout en renforçant leur pratique, leur technique et leur savoir-faire. L’organisation de séjours culturels repose sur l’idée de réciprocité des échanges sociaux et culturels, les groupes invités devenant invitants, avec tout l’intérêt que cela peut représenter sur la qualité des confrontations. Les échanges organisés sous la forme d ‘ateliers-résidence, mise en mouvement de processus inséparables : la mise en sens (sensibilisation), la mise en lien (transmission), la mise en forme (création), la mise en scène (diffusion), permettent de promouvoir des confrontations culturelles et sociales dans le but de produire ensemble des évènements chargés de sens et des projets de solidarité, tant sur le territoire français que partout dans le monde où existent des liens avec des groupes poursuivant des objectifs similaires. 2 – PRÉSENTATION CLAONORDESTINO Le groupe CLÀNORDESTINO est né au Brésil, à Sào Luis do Maranhào. Leur musique puise dans les richesses de la tradition populaire nordestine venue des «Quilombo», de la communauté Afro-Brésilienne, ou des villages de pêcheurs de la côte. Il replace le Hip Hop dans le continuum de la culture populaire. Leur rap militant n'est pas seulement une dénonciation de la situation dégradée de la société dans laquelle ils vivent, c'est aussi une proposition pour un monde meilleur, leur musique participe à la conscience d'une citoyenneté internationale... Militants , artistes, ils revendiquent la reconnaissance économique de tout geste artistique et refusent la séparation entre la Culture et la Politique, le Social et l' Artistique . Ils ont été les fondateurs et restent les animateurs du plus important mouvement de jeunesse des favelas que le Brésil ait connu. Lamartine et Ghòez, charismatiques porte- parole du mouvement ont été à l'origine des "ponto de cultura" et du décret présidentiel qui formalise leur existence et institue l'engagement de l'Etat Brésilien dans leur fonctionnement. GHÒEZ, est mort cette année dans un tragique accident de voiture en revenant d'une réunion du MHHOB près de Sào Paulo. Tout le mouvement et les politiques de gauche lui ont rendu hommage lors d'un très émouvant concert avec les RACIONAIS MC en janvier dernier. Ce dernier acte politique sur terre de l'ami GHÒEZ a permis de montrer à tous l'engagement des mythiques RACIONAIS MC …. LAMARTINE et GHÒEZ, tous deux artistes de Clànordestino, ont participé il y a cinq ans à la création du MHHOB (Mouvement Hip-Hop Organisé du Brésil), à l’occasion du 1er Forum Social Mondial de Porto Alegre, où la première Assemblée Générale fut organisée. Après trois ans d' existence-résistance, ils sont présents dans 17 des Etats fédéraux, et ont été rejoints – officiellement, au Congrès de Brasillia - par le Mouvement de Jeunesse des Sans-Terre (MST), ce qui en fait la première et plus importante auto- organisation de Jeunesse du Brésil . Cette coordination d’associations constitue un interlocuteur central du Président Lula pour la jeunesse. Le MHHOB siège ainsi au « Conseil de la jeunesse et de la culture » qui est directement rattaché au cabinet du Président. Originellement centré sur l’expression hip-hop, le mouvement s’est ouvert aux autres disciplines de la culture populaire (capoeira, danse, écoles ou blocs de Carnaval) et aux associations du Mouvement noir. Sa démarche, axée sur la conscientisation, a déjà démontré sa pertinence en maintes occasions. Ces derniers mois ont été ouverts 10 « ponto de cultura ». Le Clànordestino et le MHHOB font régulièrement des ateliers-résidence en Europe depuis cinq ans. Ateliers hip-hop, danse et capoeira, percussions et rythmes du nordeste, « arbre à palabre », ateliers de cuisine et repas de quartier … Leurs points forts sont l’originalité de la démarche, leur savoirfaire reconnu par tous, un charisme indéniable corollaire d’un succès dans les milieux populaires qui en font l'un des groupes phares de la jeunesse brésilienne toutes classes confondues.. En prônant des valeurs fondatrices du mouvement, en donnant une autre image du rap, loin de la caricature gangsta-rap américaine, Clàonordestino peut ainsi sensibiliser des populations qui échappent au maillage institutionnel classique. C’est dans le Nord- Pas de Calais qu’ils ont pour la première fois expérimenté ce dispositif … CLAONORDESTINO ET MHHOB (Mouvement Hip Hop du Brésil) L’histoire du CLÂONORDESTINO et du MHHOB a toujours été si étroitement liée qu’elle n’en fait plus qu’une. C’est avant tout l’histoire de femmes et d’hommes luttant pour leur dignité et leur survie dans un environnement de violence et de racisme larvé. Les membres du Clào se définissent eux-mêmes ainsi : « avant d’être des artistes nous sommes des militants … pour nous, l’art et plus généralement la culture sont des outils de transformation sociale , de conscientisation… Nous sommes venu à l’expression artistique pour traduire une vision du monde qui tenait compte de notre existence de femmes et d’hommes noirs, maintenus en situation d’exclusion économique » ou encore : « notre vision du hip- hop et la transmission des valeurs premières de ce mouvement afro américain nous a permis de mettre fin à la guerre des gangs dans nos favelas » Créé en septembre 1995, le QUILOMBO URBANO est issu du Mouvement Hip Hop du MARANHAO au Brésil. A travers les 3 formes esthétiques de la culture Hip Hop : la musique (Rap), la danse (smurf, break-dance), la peinture (graph), QUILOMBO URBANO lutte contre l’exclusion, le racisme, la pauvreté et leurs diverses causes. Soucieux de développer la conscience des jeunes défavorisés des favelas, ses membres participent à l’éducation populaire à travers l’organisation d’ateliersrésidence qui leur permettent de diffuser des messages positifs et valorisants pour leur communauté. C’est de ce contexte que le CLAONORDESTINO et FAVEL’AFRO, puis le MHHOB sont nés. Aujourd’hui, des groupes artistiques émergents du MHHOB et contribuent à l’affirmation identitaire et à la valorisation culturelle des jeunes Brésiliens des favelas et périphéries du Brésil. Depuis 2000, les membres du CLAO et de FAVEL’AFRO ont animé des ateliersrésidence dans plusieurs villes de France comme ils le font au Brésil. De la rencontre avec la Compagnie ACCRORAP et GUY BOLEY est né le spectacle « ZUMBI », écriture poétique de l’histoire du « QUILOMBO de PALMARES », mais aussi la réalisation d’un événement, qui, par sa conception, crée les espaces permettant une large participation des populations. Outre le fait de mettre en scène l’histoire cachée du Brésil, les représentations furent chaque fois créées en utilisant le dispositif d’atelier-résidence. Selon les régions, une douzaine à une vingtaine de jeunes artistes locaux ont participé à des ateliers de création avant de présenter la CREATION. Transmission et diffusion ont été associées dès la conception de l’oeuvre pour aboutir à un canevas utilisant le dispositif d’atelier de création comme laboratoire d’écriture et de réalisation d’une œuvre collective que chacun devait s’approprier. Faire du Hip- Hop une expression authentiquement populaire en le réinscrivant dans l’ histoire du mouvement. En Europe, ouvrir les yeux de ceux, qui heureux du label culture urbaine, ont fait d’une culture construite en résistance, une esthétique vide de sens et unique outil de leur promotion sociale et de leur survie économique… Dans la continuité de cette expérimentation, CLAONORDESTINO, avec Lamartine, Nando, Juarez, Lilian, (renforcé de membres du MHHOB comme Ridson, Akoni, Alysson, JotaJota…) propose de mettre en place un dispositif d’ateliers-résidence de pratique artistique et de rencontres avec les mouvements de jeunesse en amont de chaque spectacle qui devient, ainsi, une aventure émancipatrice, une confrontation culturelle et sociale. Depuis 4 ans, en marge du FSM de Porto Alegre,le MHHOB s’est structuré en un véritable mouvement. Cette année, lors de leur premier Congrès à Brasilia qui a vu se concrétiser l’adhésion des jeunes du Mouvement des Sans Terre (MST), il est devenu urbain et rural et présent dans tous les Etats du Brésil. De fait, il est devenu le plus important mouvement de jeunesse que le Brésil ait connu. Cette force et cette représentativité leur a permis d’obtenir un siège au Conseil de la Jeunesse mis en place par le Président LULA et qui a permis d’obtenir de la présidence le décret de loi instituant les « Ponto de cultura ». Ghoez et Lamartine, sont à l’origine de cette décision qui prévoit de financer chaque année l’ouverture de « PONTO DA CULTURA » ( 69 la première année, 100 l’année suivante …), c’est ainsi que le MHHOB s’est vu attribuer les financements par l’administration centrale pour 10 Maisons de la Culture Hip- Hop dans les villes les plus peuplées du Brésil. Des aides de l’Etat sont également promises pour la campagne contre les armes et la violence dans les favelas, que le MHHOB à lancée lors du MHHOB MUNDI à Porto Alegre. Le malheur à voulu que Ghoez ne soit plus là pour voir le résultat de la lutte. Mais l’histoire retiendra qu’on lui doit une des avancées fondamentales pour ceux qui comme lui placent la culture au centre des transformations sociales... Depuis le premier Forum Social Mondial, Ghoez, Lamartine Silva, chanteur et poète du CLAONORDESTINO, organisaientt des rencontres entre jeunes des favelas, enfants des rues, mouvements noirs et indiens d’ Amazonie, « Sans Terre» qui se réclament d’un mouvement Hip-Hop de conscientisation sans concession, qui prône les valeurs premières du Mouvement, face au gangster-rap fait de violence et de sexisme. Le MHHOB MUNDI construit avec les No-Vox marque de manière lisible la volonté des mouvements de jeunesse brésiliens qui le composent, de s’orienter vers un développement des échanges internationaux dans une dynamique de production artistique, de promouvoir des expressions artistiques qui se sont construites en résistance à l’uniformisation esthétique, et à l’exclusion des plus pauvres. À l’unanimité un texte revendiquant les enjeux politiques de la production artistique, ils ont revendiqué le « DROIT À LA CULTURE », outil d’une réappropriation de l’espace public et clef de voûte du droit des citoyens exclus et précaires, travailleurs et usagers, à s’exprimer, analyser, délibérer, enfin à décider . Cette organisation nous permet non seulement de proposer des résidences en Europe, mais aussi au Brésil (dans les Ponto de Cultura), et propose de créer un réseau Mondial des Mouvements de Jeunesse. 2005, « ANNEE DU BRESIL EN France » Dans la continuité des ateliers-résidence réalisés par le Clâonordestino en Europe, nous profitons de l’opportunité de l’ Année du Brésil, pour proposer des ateliers MHHOB MUNDI en Europe et en Afrique. Hors du champ strictement Hip Hop (DJ, Danse, Rap), on trouvera des ateliers de Capoeira, de Percussions, de confection de masques du Boî, etc … et ce, avec les mouvements ou académies liés au MHHOB qui développent leur identité propre ainsi que les formes esthétiques qui en sont issues. Cette démarche d’ateliers croisés Hip Hop-culture populaire permet de réinscrire les formes propres au Hip Hop dans le continuum de l’histoire de l’expression culturelle des mouvements populaires. Sortie du CD de CLÀONORDESTINO dans la Collection « CREER c’est RESISTER » – Naïve – fin 2OO5 3 – Le Projet 3.1 La mise en œuvre Depuis douze ans, nous travaillons à la mise en place d’ateliers-résidence en Europe. Le dispositif implique la mise en place de groupes de pilotage sur chaque ville ou communauté de communes où les résidences seront réalisées. Elles permettront aux participants d’être acteurs d’un évènement construit par les populations à partir de leurs pratiques artistiques, et ce, quel que soit leur niveau de compétence. Les ateliers-résidence se dérouleraient sur minimum de 6 jours pleins par séjour) x séjours, du …… au….. (avec un Ensuite 1 jour de répétition générale pour aboutir à une œuvre collective dans le cadre d’une manifestation populaire régionale, ou à la création d’un événement. Pour les sites dont c’est la première résidence : L’ensemble des structures de proximité ayant très peu, voire pas, l’habitude de travailler ensemble, cette première action nécessite une importante coordination dont l’opérateur local et Gamins de l’Art rue doivent être porteurs. Le coordinateur du projet, issu de l’équipe de l’opérateur local, remplira un rôle de fédérateur, permettant aux associations de travailler ensemble sur un projet d’envergure, et il sera là également pour rappeler l’exigence artistique, élément essentiel de la dynamique de création. Son rôle sera également de programmer, de rechercher les personnes - ressources selon les thèmes définis par les structures, d’animer les repas de quartier et arbre à palabres, espaces de parole des habitants. Les derniers évènements politiques ont bien confirmé la volonté de débattre des populations, de leur désir d’espaces de parole libre et démocratique, de ne pas simplement consommer mais aussi d’agir. POPULATIONS BENEFICIAIRES CE DISPOSITIF S'ADRESSE A L'ENSEMBLE DES HABITANTS LES ATELIERS-RESIDENCES INTERESSENT A LA FOIS L’ EMERGENCE ARTISTIQUE, LES JEUNES DES QUARTIERS SENSIBLES , LES COMMUNAUTES ISSUES DE L'IMMIGRATION, LES ANIMATEURS ET TRAVAILLEURS SOCIAUX, LES ENSEIGNANTS ET LES ENFANTS DU MILIEU SCOLAIRE. LES ATELIERS-RESIDENCES DONNENT LIEU A DES ANIMATIONS (ARBRES A PALABRES OU REPAS DE QUARTIER ) OUVERTES A TOUS ET A L'EXPRESSION DE TOUS, OU INTERVIENNENT DES PERSONNALITES CAPABLES D'EXPRIMER UN POINT DE VUE PERTINENT SUR LES SUJETS CHOISIS PAR LES HABITANTS. PLUS OU MOINS 40 PERSONNES PAR ATELIER. … 4 A 6 SITES SIMULTANES LES SITES OU QUARTIER SE REUNIRONT POUR UN FINAL 1 ANIMATEUR SOCIAL OU CULTUREL POUR 15 PERSONNES. ÉCOLE, COLLEGE OU LYCEE, PLUS OU MOINS 60 ELEVES PAR ACTION. SPECTATEURS : 300 A 500 PERSONNES POUR LES CONCERTS, PROJECTIONS, DEBATS. REPAS DE QUARTIER , ARBRE A PALABRES : 150 A 250 PERSONNES ( L'EXPERIENCE MONTRE QU'IL EST PREFERABLE DE DEDOUBLER UN REPAS OU LES INSCRIPTIONS SONT TROP NOMBREUSES) 1 REPAS DE QUARTIER - ARBRE A PALABRES TOUS LES DEUX JOURS DANS UN QUARTIER DIFFERENT (LES PLANING SERONT FAITS PAR UN COMITE DE PILOTAGE INTER -QUARTIER ) POUR LES OEUVRES FINALES, LE PUBLIC , SENSIBILISE PAR LES JOURS DE VIE ET D'ACTION COMMUNES, LES POPULATIONS S'ETANT APPROPRIE L'EVENEMENT , UN GRAND NOMBRE DE PERSONNES FORMANT UN PUBLIC MULTIFORME PARTICIPE AU FINAL ET DEVIENT ACTEUR DE L’ EVENEMENT ; L'ACTION CREEE SON PROPRE PUBLIC ETANT TRES IMPORTANT , LE NOMBRE DE SPECTATEURS TOUCHES . Supports ludiques • Groupes de travail sur le rythme et la percussion • Atelier de DJ MAO • Atelier de danse, capoeira. • Atelier de cuisine • Atelier d'écriture du spectacle final et de coordination artistique des ateliers. • Confrontation de rythmes, techniques, genres (rap, samba, jazz, reggae, rock, raï... ) • Organisation d'un match de football (artistes / équipe locale) • Animations/ roda de samba rap mêlant jeunes aux groupes de musique. • Soirées - fêtes - concert - arbre à palabres : moment privilégié de débat • UN SPECTACLE ÉVÉNEMENT FINAL. REPAS DE QUARTIER / ARBRE À PALABRES "Un espace de parole où tout le monde peut discuter sans émettre de jugement de valeur. Même s'il n'y a pas de solution, ce n'est pas grave, l'important c'est d'avoir discuté. Comme le dit un proverbe sénégalais : "il n'y a pas des hommes qui ne s'entendent pas, il y a des hommes qui n'ont pas encore discuté" L'arbre à palabres c'est aussi un temps après les activités du jour, pour réfléchir ensemble sur comment continuer à mieux vivre ensemble, à mieux accueillir l'autre ou à accompagner ceux qui voyagent, sur cette terre ou dans l'audelà. L'arbre à palabres est un espace de rencontre intergénérationnel car s'y côtoient enfants, jeunes, adultes, et vieux, partageant la sagesse des uns et des autres. C'est un lieu où hommes et femmes se retrouvent dans une posture égale car égaux devant la destinée de la communauté. Doudou N'Diaye Rose, Maître tambour de Dakar : "se réunir sous l'arbre à palabres qui symbolise la force, la richesse, sous la protection des esprits. On y danse, on y parle, les élus écoutent les doléances, les riches proposent leur aide. C'est un lieu de solidarité et de citoyenneté". Organisés dans toute l’Ile de France par et avec les associations d’habitants, à raison d’un tous les deux jours, ils porteront sur des thèmes d’actualité et feront appel à la participation de personnalités susceptibles d’avoir des avis pertinents sur les questions en débat. Dans chaque localité, un appel sera fait aux politiques qui souhaiteraient y participer. 3.2 3.3 Les partenaires Liste, • • • • non-exhautive, des structures de proximité et associations partenaires : Les conseils de quartiers Centres sociaux, MJC Ecoles de musique Lieux de répétition comme l’ARA Roubaix etc… 3.3 Suivi et évaluation De façon à optimiser notre action et l'inscrire dans la durée, nous proposons un suivi organisé comme suit : a) en termes statistiques : Nombre Nombre Nombre Nombre de structures sociales, culturelles, éducatives touchées d'animateurs touchés de jeunes actifs de spectateurs b) en données qualitatives, par des notes de synthèse intégrant des interviews, impressions ... et l'impact médiatique. • Note : En dix ans d’expérience, les opérateurs régionaux qui ont créé les Gamins de l'Art rue prouvent que la mise en place de ce dispositif est un moment d'évaluation qui souvent fait émerger la nécessité d'activités ou d'espaces de pratiques artistiques qui n’ existaient pas jusqu'alors dans les cités où il a été implanté : c’est pourquoi nous attirons dés maintenant l'attention sur la nécessité de prévoir une enveloppe financière permettant de répondre aux attentes de prolongement que ce type d'activité suscite. 4/ ORIGINALITE ET IDEES FORTES L'originalité du projet réside en la collaboration entre opérateurs sociaux , artistes, et associations qui ouvrent un nouvel espace dans la confrontation sociale et culturelle entre jeunes venant d'horizons et continents différents dans une dynamique de production artistique. L'information passe entre jeunes de même âge. On apprend en s'amusant. On apprend à se connaître, à connaître l'autre qui n'est plus une image vue au travers du filtre des médias : c'est un copain, un ami que j'ai touché, avec qui j'ai joué au foot, avec qui j'ai discuté, et fait un spectacle. L'aspect ludique n'est que l'alibi qui permet une démarche pédagogique avec des jeunes qui pour la plupart ont eu des difficultés avec une école à laquelle ils n'ont su s'adapter. Cette rencontre avec les intervenants permet à chacun d'utiliser ses acquis en les faisant partager aux autres, d'en découvrir de nouveaux et d'apprendre à les utiliser dans des domaines d'investigation et d'expérimentation différents ; de favoriser l'aspect formateur dans la création en faisant appel à la réflexion, à l'ingéniosité, aux notions de bricolage, d'imagination, d'adaptation, d'évaluation de l'activité dans le temps. Celà permet également une réflexion active sur le fonctionnement urbain, les notions d'écologie, de recyclage, de transformation, une réévaluation de notion de coût dans la création. Tout en élevant le niveau général de connaissance, cet échange convivial donne a ces jeunes des outils de réflexion leur permettant une meilleure appréhension de leur situation sociale, des problèmes et enjeux internationaux. Celà développe leur sentiment de citoyenneté, leur autonomie, leur capacité à oser faire, qui sont avec la reconnaissance sociale leur meilleure arme contre le sentiment de fatalisme de l'exclusion. Ce dispositif d'intervention culturelle, développant une utilité sociale, civique, politique, ne doit pas masquer que l'on parle de rencontre , d'échanges ludiques qui fonctionnent sur la base du plaisir, de la convivialité, de la joie de vivre, de la chaleur humaine, de la poésie des rencontres, l'amour et l'amitié, l'égalité dans les rapports, l'utopie de l'art et de nouvelles formes de production ... Que l'on oppose par le syncrétisme esthétique, le métissage créateur, la beauté multiforme d'un art de vivre chaleureux, une autre vision du monde, à la froideur uniforme et inhumaine, destructrice du lien social, inséparable de l'idée de mal être, qui caractérise l'état dégradé de la société. UN TRAVAIL SUR LES FORMES POPULAIRES À PARTIR DE L’ACCUEIL D'UN GROUPE VENU D'UN AUTRE MONDE Pour les formes artistiques qui sont à la base de notre intervention , une première visibilité est déterminée par le maillage des structures sociales de proximité. Les émergences deviennent un instrument au service de l'insertion et de l'intégration. Si l'on ne peut pas nier des conséquences sociales positives, une reconnaissance publique uniquement vue sous cet angle favorise une assignation à une appartenance territoriale, ethnique ou socioculturelle. Le hip- hop, par exemple, devient l’émergence des quartiers, et l'esthétique une explication oscillant entre misérabilisme et populisme. De l’autre côté du spectre de la reconnaissance, toujours en l'absence de référentiel, la visibilité est dictée par les lois du marché. L'esthétique participe à la construction de sphères stylistiques par vagues exotiques. Le rap côtoie la musique latino-américaine dans un nivellement mondial gommant toute altérité et véritable rencontre productrice de sens. Cette assignation de l’industrie culturelle est souvent réduite à l'économie du disque où l’émergence est confondue avec les supports d’enregistrement et de diffusion. Cependant le même questionnement est valable pour les spectacles vivants comme la danse. Entre ces différents types d’assignation, il ne reste plus beaucoup d’espace libre pour un travail sur les formes. La construction esthétique de la réalité a toujours été un enjeu. Elle induit les modes de connaissance du monde contemporain. La mise en visibilité des processus assistant les émergences pose des enjeux en termes de formation, production, réception. Sur le long terme et dans une démarche à l'année, il s'agit pour les différents partenaires de l'opération de créer, développer, dynamiser des espaces d’accompagnement des émergences, être dans le mouvement même qui les constitue. Il s’agit, en se basant sur des évaluations de l'existant, de créer un espace de travail sur les formes populaires à partir des formes de la musique populaire hip hop brésillienne, de la capoeira, des percussions, mais pas exclusivement. L’axe principal est constitué par l’accueil en résidence du MHHOB et CLAONORDESTINO désireux d’approfondir une démarche créative et participer à l’ensemble du projet de confrontation culturelle et sociale dans une dynamique de production et d'un événement final. Les réévaluations issues de cette confrontation seront la base de la continuité du travail permettant d'offrir un cadre à l'expression des formes populaires et au travail sur celles-ci. C’est une expérimentation dans le sens où l’action mise en place vise à répondre à des hypothèses de travail. Nous cherchons à travailler sur la globalité des processus (sensibilisation, transmission, création, diffusion), seule manière à notre avis de mener de front cette double exigence, professionnelle et populaire. En dehors de toute assignation esthétique et (ou) pressions économiques ou institutionnelles extérieures, il s’agit à la fois d’offrir les conditions de travail professionnelles aux groupes accueillis en résidence ainsi qu'aux émergences et aux pratiques amateurs rencontrées, tout en respectant le développement propre à une forme populaire (globalité d'un mouvement). Nous pouvons ainsi réintroduire la dimension populaire dans une histoire qui ne sépare pas tradition et innovation, où l'innovation est la capacité de la tradition à se renouveler pour répondre à l'environnement et aux besoins contemporains. Nous visons à la mise en forme esthétique de la réalité, de son interprétation, des résistances et des rêves ou utopies qu'elle engendre en un mouvement perpétuel. 4 - BUDGET MHHOB et CLAONORDESTINO………………………………………… Participation billets d’avion …………………………………….................. Transport intérieur (BUS 54 PLACES) 350 € / J x Nb Jours …………… HEBERGEMENT NOURRITURE LOCATION équipement (platine DJ) SON, ÉCLAIRAGE Défraiements / jour Divers ASSURANCES Tour Manager – Régie (+ charge)………………………………………… . Gamins de l’art rue (tél administration) ………………... ……………….