Newsletter 22 - Mai 2012

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Newsletter 22 - Mai 2012
NEWSLETTER n°22
Mai 2012
Chaque trimestre,
Energie7 vous propose
une sélection d’informations
sur la Chine
(économie, société,
international…),
sur les entreprises chinoises,
sur les entreprises françaises
et étrangères en Chine
Tél. :
+33 (0)1 47 86 89 77
Fax :
+33 (0)1 47 85 37 15
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www.energie7.com
69 rue Edouard Colonne
F-92000 Nanterre
ÉDITORIAL
La Chine dans l’obligation de se réinventer !
En dehors des soubresauts qui ont récemment agité la classe
politique chinoise avec l’affaire BO Xilai, la Chine, avec la
probable arrivée du tandem XI Jinping et LI Kejiang, doit se
doter d’une vision à long terme pour s’adapter aux nouvelles donnes auxquelles elle sera nécessairement confrontée. L’actuel Premier Ministre WEN Jiabao ne s’y est
d’ailleurs pas trompé en se fixant tout récemment trois
objectifs : maîtriser la croissance, favoriser les réformes et
contenir la pression sociale. Et d’ajouter : Il nous faut aller
de l’avant à la fois dans nos réformes structurelles économiques et politiques, en particulier la réforme du système de
gouvernance de notre parti et de notre pays.
Comme le souligne la Banque Mondiale, la Chine est entrée
dans une nouvelle problématique : se préparer à ce que sa
croissance diminue de moitié en 20 ans pour atteindre des
taux annuels de l’ordre de 5 à 6 % au lieu des 10 % atteints
en moyenne chaque année sur près de 30 ans. Dès cette
année, le taux de croissance attendu pour le PIB est passé de
9 % à 8 % et pourrait s’établir aux alentours de 7,5 % fin
2012, conformément à l’objectif fixé par le gouvernement
chinois. Le vice-président XI Jiping s’en félicite : Cette
diminution du PIB nous aidera à alléger la pression en
termes d’inflation, d’énergie, de ressources et
d’environnement. C’est la raison pour laquelle la Chine
souhaite sortir le plus vite possible de son statut d’usine du
monde pour favoriser la consommation intérieure, et compenser ainsi le ralentissement des ventes à l’étranger. Il lui
faudra pour ce faire accepter de ne plus mettre en avant les
seuls aspects quantitatifs mais promouvoir aussi les aspects
qualitatifs impliquant immanquablement des résonnances
sociales.
Dans ce contexte difficile, le gouvernement chinois s’est
fixé plusieurs tâches prioritaires :
 Encourager les capitaux privés à entrer dans les chemins
de fer, la finance, l’énergie, les télécommunications,
l’enseignement et les soins médicaux, tout en se donnant
des moyens pour briser les monopoles.
 Maîtriser l’inflation, qui après avoir culminé à 6,5 %, est
redescendue en fin d’année 2011 à 4,1 %.
 Continuer à réguler les prix de l’immobilier qui s’étaient
envolés de manière irrationnelle et limiter la spéculation
effrénée qui s’était développée.
 Créer des emplois, dont 9 millions pour le seul milieu
urbain.
 Conforter la paix sociale dans les campagnes secouées
par des révoltes contre des expropriations : les droits des
paysans à leur terre sont des droits conférés par la loi et
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personne ne peut les violer a rappelé le Premier Ministre
chinois.
 Augmenter de 21,9 % l’aide à la protection sociale et de
16,4 % l’aide à l’éducation.
 Accroître le déficit budgétaire à 1,5 % pour stimuler la
consommation des ménages.
En dehors de ces recommandations générales, examinons
les premiers signes des tendances observées dans les domaines économique, social et financier.
En matière économique : poussée vers une économie de
l’innovation avec la R&D et les brevets :
 le montant investi en R&D a été multiplié par 6,6 entre
2000 et 2010 (700 GҰ) et le nombre de chercheurs en
2009 atteignait 1,74 millions contre 1,43 aux États-Unis ;
 simultanément, la Chine est passée, pour les publications
scientifiques, du 5ème rang mondial en 2005 au 2ème en
2011 avec 12 % de celles-ci, juste derrière les États-Unis
avec 16 %.
En matière sociale : comme l’a souligné SHI Yinhong,
politologue à l’Université du Peuple de Pékin, le plus grand
défi pour la Chine est maintenant social. Il convient de
trouver un équilibre entre riches et pauvres et entre urbains
et ruraux.
Ainsi les hausses de salaires, longtemps supposées impensables, sont en pleine accélération et le salaire moyen annuel
en 2010 se situe à 5 500 $ : le salaire minimal a augmenté
cette année de 8 à 36 % et le taux horaire de 8 à 38 %, selon
les métiers et les régions. Les principales grandes villes
chinoises, où les salaires minimaux sont les plus élevés
(1 450 à 1 500 Ұ/mois), affichent les augmentations les plus
modérées, de 8% à 12%. Elles sont suivies de près par les
provinces limitrophes (Shandong, Shanxi, Shaanxi) : +12 %
à +20 %. Les records de hausse : Ningxia, Gansu, Sichuan,
Jiangxi, et Guangxi, provinces plus excentrées, voient leurs
salaires minimaux augmenter de 21 % à 36%.
Parallèlement, les avantages en nature (protection sociale,
congés payés, congés maladie, bonus...) se multiplient pour
fidéliser la main d'œuvre. Est-ce la fin du low-cost à tout
crin ? Probablement, à terme, mais encore à petits pas, se
traduisant surtout par le transfert des activités à faible valeur
ajoutée, comme le textile et l’habillement, vers le Vietnam
ou le Bangladesh.
Se pose concomitamment le problème des travailleurs
migrants moins attirés par les villes mais à qui le gouvernement chinois, pour éviter les révoltes paysannes, a promis
la possibilité de se faire rembourser leurs frais médicaux
dans les villes où ils viennent travailler.
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En matière financière, les choses évoluent aussi très rapidement et la question de la parité du yuan est de plus en plus
évoquée, de même que sa convertibilité par rapport aux
grandes monnaies occidentales. Dès septembre 2009,
l’ancien conseiller du Président Kennedy, Henry Kissinger
déclarait : Pékin se dessine un monde sans dollar avec
influence du yuan dans le système financier mondial ! En
réponse, le gouvernement chinois affirme que le yuan s’est
apprécié de 30 % depuis 2005 par rapport à la devise américaine et le 16 avril dernier, Pékin annonçait que la marge de
fluctuation de sa devise par rapport au dollar serait élargie
de 0,5 % à 1 %. Subissant cependant de plein fouet les
conséquences de la crise européenne (l’Europe est son
premier client !) la Chine doit se montrer prudente, selon ses
dirigeants.
Toutefois, la Chine se doit de répondre aux besoins financiers croissants de sa propre économie, et notamment aux
Chinois qui se plaignent d’une rémunération de leur épargne
inférieure à la hausse des prix, ou aux PME qui n’arrivent
pas à emprunter pour assurer leur développement, du fait du
« siphonage » régulier des crédits par les très grandes
sociétés étatiques chinoises.
Le président du régulateur boursier chinois (la CSRC) a
engagé plusieurs réformes, dont les effets tangibles se
manifestent : arrivée de plusieurs banques chinoises aux
États-Unis ; HSBC lance à Londres la première obligation
en yuan hors de la Chine, permettant aux autorités anglaises
de positionner la City pour les produits financiers en monnaie chinoise.
Autre ressort : les investissements à l’étranger et notamment
chez son premier partenaire. Malgré les dénégations de ses
dirigeants, selon lesquels la Chine n’a pas l’intention ni les
capacités d’acheter l’Europe en crise, on doit pourtant
constater que les investissements de la Chine en Europe ont
doublé en 2011 pour atteindre près de 10 G$, encore loin
cependant de ceux des États-Unis ou du Japon. Suivant
surtout des critères de rentabilité, les entreprises chinoises
ont orienté leurs achats dans des secteurs très variés, tels
que l’adduction d’eau à Londres (Thames Water), la production d’électricité au Portugal (Energias de Portugal), la
chimie en Norvège (Elkem), les engins de BTP en Allemagne (Putzmeister, fleuron de sa spécialité) et même les
yachts de luxe en Italie (Ferreti) ! Rappelons enfin que
Cosco, déjà présent sur le port du Pirée, envisage d’autres
investissements dans la Grèce au bord de la faillite.
Il est à noter que les achats chinois ont été facilités par des
emprunts à faible taux d’intérêt octroyés par les banques
d’État. Cet afflux de capitaux en Europe représente 34 %
des fusions-acquisitions étrangères chinoises en 2011,
devant l’Asie avec 27 % et l’Amérique du Nord avec 21 %.
Les investisseurs chinois recherchent manifestement de la
valeur ajoutée : industries de pointe, marques et distribution.
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Parallèlement la Chine, ainsi qu’illustré au sommet de New
Delhi, a voulu tirer profit du tremplin qu’offrent les Brics
pour proposer des prêts libellés en yuan et accroître son
influence au travers de ces nouveaux « fers de lance »
économiques que sont ses quatre partenaires.
Comme on l’a vu plus haut, la partie qu’engageront les
nouveaux maîtres de la Chine n’est pas des plus faciles et
demandera créativité et imagination, pour d’abord convaincre et rallier un peuple, plus moderne donc plus exigeant, tout en modifiant sa stratégie d’un pays
d’exportations massives vers un pays de consommation
intérieure. Pour gagner cet enjeu, la Chine aura de toute
manière l’obligation de se réinventer !
Pierre DHOMPS
Président-Directeur Général
ENERGIE 7 International
ENERGIE 7 International en bref…
Ce que nous sommes en Chine :
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29 ans de présence permanente
3 implantations (Pékin, Nankin et Shanghai)
1 Business Center à Shanghai
des Agents-Relais dans les villes principales
et des Experts par grands secteurs d’activité
le représentant officiel en Chine de la Fédération des
Industries Mécaniques (FIM) et des alliances avec certaines régions économiques françaises.
Ce que nous vous offrons :
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La validation de votre projet et des conseils stratégiques,
L’organisation de votre mission individuelle,
Notre appui aux négociations,
Le suivi personnalisé de votre projet,
Notre assistance à votre implantation,
Notre aide au recrutement et au coaching interculturel,
Notre expérience en sourcing,
L’organisation de séminaires, de cycles de formation
et de conférences
…une solution personnalisée dans votre
développement en Chine !
Rédacteur en chef :
Patrick LÉGER
Directeur de la publication :
Pierre DHOMPS
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NOS SPONSORS – NOS PARTENAIRES – NOS SOUTIENS – NOS ALLIÉS
dances de l’industrie ferroviaire dans le monde. Cet
exposé a été précédé par les interventions de
3 correspondants FIM opérant en Asie : Milko Papazoff
pour les pays de l’ASEAN, Aaron Le Pierres pour l’Inde
et Pierre Dhomps pour la Chine.
Le Salon de l’Industrie à Paris
Nos actions régionales
Dans le cadre d’une politique ciblée, ENERGIE 7 International, en direct ou en relation avec ses sponsors régionaux (actuels et parfois anciens), accompagne des
entreprises d’Alsace, d’Aquitaine, de Bretagne, de
Champagne-Ardenne, de Languedoc-Roussillon et de
Midi-Pyrénées dans leurs projets sur le territoire chinois.
D’autres régions donnent aussi lieu à des actions spécifiques, notamment dans le cadre de la représentation E7
de la FIM en Chine.
Outre ces missions classiques de découverte et d’étude de
marché, E7 se tourne de plus en plus vers des actions à
plus forte valeur ajoutée, comme l’aide à l’implantation
commerciale ou industrielle, l’hébergement et le coaching de représentants d’entreprises dans son Business
Center de Shanghai, le recrutement des cadres de direction d’une JV ou d’une WFOE et l’optimisation des
investissements d’entreprises déjà installées en Chine
mais désireuses d’avoir une croissance plus forte et plus
profitable.
Comme chaque année, la FIM participe activement au
salon de l’industrie. L’événement 2012 a été organisé
dans un stand beaucoup plus grand et attractif, favorisant
les relations avec les différents syndicats professionnels
concernés et permettant des rencontres fructueuses avec
de nombreux clients potentiels ou déjà fidélisés.
Conférences du MEDEF Hauts-de-Seine
Notons les conférences très intéressantes organisées par
le MEDEF des Hauts-de-Seine :
 24 mai : Corruption, je t'aime moi non plus...
(petit déjeuner à Nanterre à 8h15)
 30 mai : Délais de paiement, un outil juridique pour
une bonne marche financière (petit déjeuner à Nanterre à 8h15 avec les experts de SVP)
 31 mai : Le réseau du grand Paris Express, axe de
développement pour les entreprises du 92 ?
(déjeuner à Nanterre à 12h15)
 6 juin : Commission École – Entreprise
(petit déjeuner à Nanterre à 8h15)
 13 juin : Club des Décideurs sur l’actualité sociale
(petit déjeuner à 8h15)
Séminaire ferroviaire sur l’Asie
Organisé par Évelyne Cholet, directeur international de la
FIM, avec l’assistance de Kathy Ledin, en charge des
correspondants à l’étranger, ce séminaire a permis en
particulier à Jean-Pierre Loubinoux, directeur général
d’International Union of Railways (UIC), de présenter un
exposé remarquable et documenté sur les grandes tenE7 Newsletter n°22 – Mai 2012
 19 juin : Le Carré avec Ernest-Antoine Seillière
(déjeuner)
 21 juin : Gourmandise littéraire avec des écrivains
adhérents (18h à 20h à la Bananeraie de Boulogne)
 27 au 29 juin : Séminaire MEDEF International à Carnac
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
Les Lundis de l’Intelligence Économique
Les Jeudis de l’Export du Club des exportateurs
Languedoc-Roussillon à Montpellier sur le
thème : Comment aborder la Chine de l’aprèscrise ?
Les conférences de la Commission Intelligence Économique sont organisées dans le grand amphi du siège du
MEDEF IdF, 10 rue du Débarcadère, 75017 Paris, près
de la porte Maillot dans l’immeuble de la Fédération du
BTP
 4 juin : L’IAM (Identity Access Management)
avec Guy de Felcourt (CCP-France et Président de
l’atelier d’identité numérique de Forum Atena).
 17 sept. : Les marchés noirs de la cybercriminalité
avec Nicolas Caproni et Barbara Louis-Sidney, CEIS
 15 oct. : Les normes ISO 27000, gestion de la sécurité
de l’information, avec Perrine Diligent (Byward)
Projet « Université Paris Lumières »
NOTA : toutes ces conférences font l’objet d’un compterendu précis de notre ami Gérard Peliks, brillant Expert
Sécurité chez Cassidian (EADS).
Le nouveau Président de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Jean-François Balaudé, souhaite réaliser des rapprochements avec certains autres
établissements, comme l’Université Vincennes – SaintDenis. L’ambition est de créer conjointement un pôle de
recherche et d’enseignement supérieur, sous l’appellation
« Université Paris Lumières » afin de concevoir en commun et de mettre en œuvre un ensemble diversifié, cohérent et original de formations et de projets de recherche
pluri et interdisciplinaires. Il se traduira par la diffusion
du savoir sur les transformations sociales, politiques,
technologiques, économiques et culturelles contemporaines. Il devrait avoir en plus une forte dimension internationale sur le plan scientifique et pédagogique.
Conférences– Séminaires- Colloques
Rappelons pour mémoire que Pierre Dhomps siège au
Conseil d’Administration de l’Université comme représentant du MEDEF.
 19 novembre : Grand Colloque sur le thème
Mieux partager – Alliances de conquête
Comment créer des alliances d’entreprises, notamment PME, pour obtenir de nouveaux contrats ?
Date à retenir !
 3 décembre : La veille d’opinion, Analyse des
influenceurs, La rumeur
par François Laurent (Adetem)
Outre plusieurs exposés intra ou interentreprises, Pierre
Dhomps est intervenu pour :

traiter le sujet Le rôle de l’interculturel dans la
pratique des affaires en Chine au Groupe ISEG
(Paris) lors de la conférence-débat La Place des
pays émergents dans l’interculturel, durant sa
Semaine Internationale
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Focus sur une ETI française ayant particulièrement bien réussi en Chine :
Velan France
Velan Inc est l’un des principaux fournisseurs mondiaux
de robinetterie industrielle de haute performance, dans les
domaines de l’énergie nucléaire et conventionnelle, de la
cryogénie, des gaz liquéfiés, de la marine… Le succès de
l’entreprise est fondé sur ses compétences et son savoirfaire, la sûreté et la qualité de ses produits, sa réactivité et
sa capacité à satisfaire les demandes souvent complexes
de ses clients.
Créée en 1974 à La Baule comme co-entreprise du
groupe canadien Velan Inc et d’Alsthom, Velan SAS est
lyonnaise depuis 1989 et filiale à 100 % de Velan depuis
1999. Leader mondial de la robinetterie nucléaire, elle
emploie 170 salariés hautement qualifiés dont 30 au
service technique, dans une usine récente de 15 000 m².
Cette force en recherche et développement permet à
l’entreprise de produire une robinetterie à la pointe de la
technologie. Ses produits ont été retenus pour équiper
70 % des centrales nucléaires au monde, dont toutes les
tranches françaises, canadiennes ou coréennes et 90 %
des centrales américaines.
an depuis 2006, qui impose de s’adapter pour rester
proche des clients chinois. Une proximité qui remonte à
1972, date de la rencontre de A.K. Velan, fondateur du
groupe, avec Zhou Enlai, alors Premier ministre.
Michel Monier, Directeur des Projets Nucléaires pour le
groupe Velan, souligne l’investissement soutenu de
l’entreprise en Chine pour convaincre ses partenaires
chinois de l’excellence de sa technologie et de son savoirfaire dans la robinetterie industrielle haute performance.
S’appuyant sur la stabilité de son actionnariat familial,
Velan est reconnu comme l’expert en robinetterie forgée
dans le nucléaire. «Après Fukushima, l’expertise de
fournisseurs maitrisant la conception, la fabrication et
disposant d’un portefeuille de qualifications en situations
nucléaires accidentelles constitue un avantage décisif.
Les Chinois apprécient beaucoup notre réactivité et notre
soutien technique», indique-t-il.
Outre le bureau de Pékin, Velan SAS a mis en place en
2011 une structure locale de maintenance, en prévision;
d’ici quelques années, de réaliser une partie de la production localement pour le marché chinois.
Chiffres clés de Velan SAS (Lyon) :
CA 2011 : 80 M€, dont 70 % à l’export.
Au cœur du centre d’affaires chinois, le nouveau « Velan
Nuclear China Office » propose sur 200 m² à ses clients
un support technique idéal : avec une ingénieure chinoise
experte assistée d’une équipe locale, Velan s’affirme
comme un des acteurs majeurs du Nucléaire Chinois, en
fort développement : le gouvernement a annoncé en 2005
la construction de 30 tranches sur 15 ans, et d’ici 2020,
20 à 30 nouvelles tranches devraient être programmées.
Usine (site industriel et bâtiments administratifs) :
20 000 m2 sur un terrain de 54 000 m².
Effectif : Passé en 4 ans de 150 à 250 personnes.
Velan a été retenu pour équiper 41 tranches chinoises,
dont 30 en moins de 5 ans : une progression de 20 % par
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CHINE – INFORMATIONS GÉNÉRALES
Chiffres
 La Chine a importé 3,84 Mt de céréales et farines de
céréales au 1er trimestre 2012, près de 6 fois plus que
l’an dernier.
 La Chine a produit en 2011 1,13 milliards d’objets
« mobiles » (téléphones, tablettes et smartphones),
dont 455 millions de téléphones mobiles.
 Le commerce électronique chinois a dépassé le « téradollar » en 2011, en hausse de 45 % sur 2010.
 La Chine continue d’investir en Afrique : 1,7 G$ en
2011
 Plus de 16 000 entreprises chinoises sont implantées à
l’étranger, et les Chinois suivent : 5,5 millions de personnes en 2011 à comparer à 3,5 millions en 2005.
 Le commerce extérieur chinois a augmenté de plus de
20 % en 2011 : +20,3 % pour les exportations (1,9 T$)
et même +24.9 % pour les importations (1,75 T$).
Économie chinoise
Chine-Recettes fiscales au record de
1 600 G$ en 2011
Le fisc chinois a enregistré en 2011 des rentrées de
1 370 GҰ (1 265 G€), en augmentation de 25 % pour
l’impôt sur le revenu et de plus de 30 % pour l’impôt sur
les sociétés. Le déficit budgétaire est ainsi ramené de 900
à 519 GҰ, soit 1,1 % du PIB.
Les investissements de la Chine à l’étranger se
tournent vers l’Europe
D’après une étude du fond de capital-risque A Capital,
les investissements directs à l’étranger (IDE) de la Chine
vers l’Europe (6,7 G$ en 2011) ont dépassé ceux réalisés
vers l’Asie et l’Amérique.
Comme dans d’autres domaines, la Chine, qui détient
3 200 G$ de réserves de change dont 550 G$ de dette
européenne, développe ses IDE à pas de géant : leur
cumul représente 5,3 % du PIB (2,6 % en 2001), à comparer avec une moyenne OCDE de 27 %.
Les ressources naturelles, qui représentaient les ¾ de ces
IDE en 2010 n’en représentent plus que la moitié en 2011.
Corrélativement, la part des entreprises augmente de
17 % en 2010 à 28 % en 2011. Il est vrai que compte tenu
des difficultés économiques et financières en Europe, il y
a des affaires à faire…
E7 Newsletter n°22 – Mai 2012
Le PIB par tête plus fort à Shanghai, Pékin et
Tianjin
En 2011, les régions de Chine les mieux classées pour le
PIB par personne ont été Shanghai (PIB 232 G€, +8%,
9 980 € par habitant), Pékin (9 850 € par hab.) et Tianjin
(PIB 135 G€, +16%, 9 700 € par hab.). Comparées à
d’autres régions développées du monde, le revenu distribué y est pourtant assez faible : un Pékinois jouit en
moyenne d’un revenu disponible de 4 000 € par an,
seulement 40% de ce PIB par tête, soit, compte tenu du
coût de l’immobilier, moins de 3 m² de logement.
Après ce groupe de tête, on trouve 6 régions-provinces de
la côte est (Jiangsu, Zhejiang, Guangdong, Liaoning,
Fujian et Shandong), avec la région autonome de Mongolie intérieure (productrice de charbon), dans lesquelles le
PIB par tête est compris entre 5 500 et 7 500 €.
L’État chinois pourrait mettre au régime le secteur public
L’État chinois pourrait bientôt engager une cure
d’amaigrissement de son secteur public : les grandes
entreprises d’État, parfois qualifiées de "mammouths" ou
de "porte-avions", sont maintenant reconnues comme des
obstacles au développement économique. Le poids et la
puissance de ces groupes couvrant de nombreux secteurs
stratégiques (énergie, sidérurgie, aéronautique, défense,
mais aussi télécommunication et banque) n’a cessé
d’augmenter depuis 10 ans, d’autant qu’ils ont été bien
servis par plan de relance de 2008 et que, souvent dirigés
par de hauts cadres du parti, ils bénéficient de privilèges
et de monopoles. Tous également actifs dans
l’immobilier, leurs actifs représentent plus de 60 % du
PIB chinois.
Le rapport Chine 2030, établi par la Banque mondiale et
un think-tank chinois proche du pouvoir, recommande de
ramener la part de ces groupes étatiques à 10 % du PIB,
pour mieux maîtriser l’atterrissage de la croissance, qui
devrait diminuer de moitié dans les années qui viennent,
pour accéder au statut d’économie de marché, refusé par
l’Union européenne en partie en raison des privilèges des
entreprises d’État, et surtout pour permettre aux entreprises privées, les PME en premier lieu, d’accéder plus
équitablement au crédit : celui-ci étant aujourd’hui phagocyté par le secteur public, les PME sont souvent contraintes de se financer par des circuits parallèles, à des
taux quelques fois usuraires.
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Vers une internationalisation du Yuan
Pénurie de talents ?
La Chine a suggéré à ses partenaires des « Brics » (Brésil,
Russie, Inde et Afrique du Sud) de proposer des prêts
dans leurs propres devises, comme elle s’apprête à le
faire avec le yuan (elle prêtait jusqu’à présent en dollars).
Quand ils pensent développement, les Chinois pensent
principalement Russie (87 %), Brésil (83 %) et Inde
(79 %). Il est vrai que les Brics devraient représenter
37 % de la croissance mondiale d’ici 2016.
De nombreuses entreprises chinoises peinent à trouver les
managers pour assurer leur développement… et à les
retenir plus de 12 mois ! Les hauts potentiels parlant
chinois et anglais sont particulièrement recherchés, et
changent tellement souvent qu’ils montent dans la hiérarchie sans toujours acquérir une véritable expérience.
En ce qui concerne la convertibilité, les choses pourraient
aussi évoluer : les autorités constatent en effet que la nonconvertibilité en devises étrangères des capitaux investis
en yuan peut être un frein aux acquisitions "opportunistes" des sociétés chinoises à l’étranger, où les valorisations d’entreprises sont actuellement faibles (14 fois les
bénéfices aux États-Unis et 10 fois en Europe).
L’ouverture de comptes en capitaux par la banque centrale chinoise serait proche.
La Chine, qui dépassait allègrement ces dernières années
son objectif de croissance de 8 % par an depuis 2005, a
décidé de le fixer à 7,5 % pour 2012, en ligne avec le
12ème plan quinquennal qui vise 7 % en moyenne sur 20112015. Cette décision tient compte de la situation économique de ses principaux clients (États-Unis, Europe…), et
vise à soulager les contraintes d’inflation, de consommation d’énergie et de ressources, et d’environnement. Le
chiffre du 1er trimestre s’est établi à 8,1 %.
Dans le même esprit, le gouvernement chinois devrait
bientôt autoriser les résidents de Wenzhou (ville de la côte
Est connue pour ses entrepreneurs et ses prêts parallèles) à
investir à l’étranger. D’abord expérimental, ce dispositif
pourrait être ensuite étendu, pour encourager les sorties de
capitaux et réduire ainsi l’excès des entrées.
Le déficit budgétaire serait porté à 1,5 % du PIB, et la
croissance du commerce extérieur serait réduite de moitié : objectif 10 % pour 2012, quand les exportations ont
crû de 20 % en 2011 et les importations de 25 % !
Chine : La ruée vers l’Ouest
Les provinces côtières du Guangdong et du Zhejiang
(autour des villes de Canton et Shanghai) ont du mal à
retenir usines et ouvriers, malgré des salaires plus élevés.
Il est vrai que les nouvelles usines ont tendance à
s’implanter plus à l’Ouest, notamment dans les provinces
du Henan et du Sichuan, et que nombre d’ouvriers sont
heureux de se rapprocher de leurs provinces d’origine.
[carte : ACTE International]
Chine : vers un ralentissement de la croissance
Les réformes économiques de fond sont appelées à se
poursuivre, avec le découpage et la privatisation partielle
des grands monopoles (chemins de fer, finance, énergie…), l’assainissement de l’immobilier et la maîtrise de
l’inflation, l’amélioration de la protection sociale et la
normalisation du statut des « mingong » (travailleurs
migrants). Il s’agit de développer la consommation
intérieure, d’améliorer la confiance dans l’avenir pour
réduire le taux d’épargne et d’éviter l’instabilité sociale à
l’approche de la relève des dirigeants à l’automne 2012.
Le salaire moyen en Chine, environ 1 000 $/an en 2000, a été
multiplié par 5 en 10 ans : il dépasse actuellement 5 500 $/an.
De la production à l'innovation
Quatre entreprises du « top 500 » mondial se seraient
implantées au premier trimestre dans le Sichuan, où plus
d’un tiers des grands groupes sont déjà présents. Il
s’agirait de Danone, de PSA Peugeot Citroën, du chimiste allemand Evonik Degussa et de son concurrent
américain Dow Chemical. Le magazine Fortune organisera l’édition 2013 de son forum Fortune Global à Chengdu,
capitale de la province du Sichuan.
E7 Newsletter n°22 – Mai 2012
Signe de sa volonté de dépasser son « statut d’usine du
monde », la Chine investit de plus en plus dans la recherche et le développement (R&D) : quand elle ne
représentait que 0,73 % du PIB il y a 20 ans, la dépense
de R&D (environ 1 G€) approche aujourd’hui de 2 % du
PIB (1,75 % en 2010) et vise 2,5 % en 2020. Une forte
proportion est apporté par le secteur privé (70 %, plus
qu’en France), montrant l’accent sur la recherche appliquée.
Le nombre de chercheurs, maintenant proche de
2 millions, a déjà dépassé celui des États-Unis ou, de
l’Europe, même s’il reste proportionnellement 4 à 5 fois
plus faible que dans les pays les plus développés.
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Au titre du programme Torch, le MOST (Ministère de la
Science et de la Technologie) a mis en place 88 parcs
technologiques nationaux. L’Académie des Sciences
opère 97 instituts de recherche dans un large spectre de
domaines (hors sciences humaines), complétés par une
dizaine d’autres académies (médecine, agriculture…).
L’un des parcs technologiques, celui de Suzhou (province
du Jiangsu) devient une zone pilote pour la propriété
intellectuelle. Près de 8 000 demandes de brevets y ont
été déposées en 2011, environ 4 000 acceptées, dont 15 à
20 % de brevets chinois d'invention et d'innovation. Ces
chiffres sont confirmés par les demandes enregistrées par
l’Office européen des brevets (EPO).
Wang Shu : premier « Nobel de l’architecture »
pour un Chinois
L’architecte chinois Wang Shu (48 ans) et son atelier ont
obtenu le prix Pritzker, comparable à un prix Nobel pour
l’architecture. Ses études à Nankin et Shanghai conclues
par un doctorat d’architecture en 2000, il exerce à Hangzhou (capitale de la province du Zhejiang) depuis 1998 et
y dirige depuis 2003 le département d’architecture de
l’École des beaux-arts.
[graphique : Le Figaro]
"Ceramic House" conçue par l'architecte chinois Wang Shu,
lauréat du Pritzker Prize 2012.AP/LV HENGZHONG
Tassement des investissements étrangers
Adepte des techniques traditionnelles et durables, il
utilise la ventilation naturelle, le béton comme le bois,
mais aussi les matériaux de récupération. Plus attiré par
la qualité de l’architecture que par le gigantisme des
millions de m², il a par exemple construit les musées des
Beaux-arts et d’Histoire de Ningbo, important port de
cette province.
Les investissements directs étrangers (IDE) en Chine se
sont élevés à 29,48 G$ au premier trimestre, en baisse de
2,8 % par rapport à la même période de 2011. La baisse
de plus de 30 % des IDE de l’Europe, 1,414 G$, n’est pas
compensée par la hausse de 10 % de ceux des États-Unis,
893 M$. Mais la grande majorité des IDE proviennent
d’Asie (Japon, Corée du Sud, Hong Kong, Macao, Taiwan, Singapour, Malaisie, Thaïlande, Philippines et
Indonésie).
Les IDE de la Chine ont été presque doublés au premier
trimestre, 16,55 G$, +94,5 %.
Société chinoise
Musée d'histoire de Ningbo, par l'architecte chinois Wang Shu.
LV HENGZHONG
Des hôpitaux très chargés
La transhumance du Nouvel An chinois
Le ministère de la Santé prend des mesures pour éviter
les altercations entre patients et personnel soignant dans
les hôpitaux, et surtout les empêcher de dégénérer en
agressions.
Le nouvel an chinois (23 janvier en 2012) est aussi
l’occasion de vacances pouvant s’étaler jusqu’à mifévrier et de déplacements nombreux : plus de 3 milliards
de déplacements individuels, en hausse de près de 10%
par rapport à 2011.
Avec quelque 6 milliards de visites par an, la capacité
d’accueil est soumise à rude épreuve.
E7 Newsletter n°22 – Mai 2012
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Les coûts de la pollution en Chine
Selon l'Académie Chinoise de Protection de l'Environnement, le coût des dommages environnementaux et
écologiques représente près de 4 % du PIB (1 400 GҰ en
2009, environ 170 G€). C’est en partie lié au faible
rendement énergétique, notamment dans les provinces
occidentales moins développées : près de 10 fois plus
d’énergie consommée pour produire la même valeur que
dans les économies développées.
En Chine, l’épouse du président chante…
L’épouse de Xi Jinping, qui succédera d’ici quelques
mois comme président chinois à Hu Jintao, s’appelle
Peng Liyuan et conduit discrètement sa carrière de soprano (et générale de l’armée), pour ne pas gêner celle de
son mari.
mars, après une rébellion des habitants contre des apparatchiks corrompus. Une démocratisation progressive au
niveau local pourrait suivre cette expérience, et éventuellement endiguer une corruption endémique.
Le Parti communiste chinois prépare son
XVIIIème Congrès
Après 10 ans d’exercice du pouvoir, le Président Hu
Jintao et le Premier ministre Wen Jiabao vont céder la
place à l’automne à une nouvelle génération de dirigeants : Xi Jinping et Li Keqiang. Mais ce congrès du
parti va aussi arrêter les grandes orientations pour les
5 années qui viennent.
Il réunira pendant une semaine plus de 2 000 délégués
des provinces, y compris désormais Hong-Kong et Macao, mais aussi des organisations centrales du Parti, des
ministères, des entreprises d’État, des banques, de
l’armée ou de la police.
La disgrâce de Bo Xilai
Peng Liyuan chante pour le 10ème anniversaire de la
rétrocession de Hong Kong à la Chine, le 30 juin 2007.
Crédits photo : TED ALJIBE/AFP
Elle a renoncé depuis 2008 à se produire au traditionnel
gala télévisé du Nouvel An chinois, mais a accepté depuis l'an dernier de devenir ambassadrice de l'Organisation mondiale de la Santé pour la lutte contre la
tuberculose et le sida.
Vers des réformes politiques
Chef du Parti communiste chinois (PCC) de la villeprovince de Chongqing, 33 millions d’habitants, Bo Xiali,
proche de l’ancien président Jiang Zemin et membre du
Politburo, été démis de ses fonctions en mars. Figure en
vue de l’aile « néo-maoïste » du parti, son éviction peut
avoir des origines locales (sa lutte contre la mafia aurait
donné lieu à des bavures, à des tortures d’entrepreneurs
locaux et à leur spoliation) et nationales (affrontements
entre anciens et modernes en prologue au
XVIIIème congrès du PCC).
Sur les 9 membres du comité permanent du Bureau
politique, seuls Xi Jinping et Li Keqiang, successeurs
probables respectifs du président Hu Jintao et du Premier
ministre Wen Jiabao, devraient être maintenus à
l’automne, et les différentes tendances au sein du PCC
s’affrontent en coulisse pour y être représentées. Le
limogeage de Bo Xilai renforcerait le clan de la « réforme » au détriment des « conservateurs ». Son avenir
est d’autant plus compromis, qu’outre les accusations de
corruption qui sont portées contre lui, son épouse
Gu Kailai serait visée par des enquêtes en matière criminelle.
La Chine intensifie la lutte contre la tuberculose
Wen Jiabao.AP/Alexander F. Yuan
Le premier ministre Wen Jiabao affiche la nécessité de
réformes politiques au sein de l’État et du parti, en parallèle avec les réformes économiques entreprises. Un
scrutin municipal à Wukan (sud du pays) s’est déroulé en
E7 Newsletter n°22 – Mai 2012
Compte tenu de sa population, il n’est guère surprenant
que la Chine soit au deuxième rang mondial, juste après
l’Inde, pour le nombre de tuberculeux : 5 millions. Malgré des progrès importants en prévention et en traitement
de cette maladie, plus de 40 % des gens ignorent encore
les connaissances de base pour sa prévention.
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120 millions de Chinois de plus de 65 ans
La Chine aide l'Europe, mais…
La Chine, dont 9 % de la population, soit 120 millions de
personnes, ont plus de 65 ans, s’efforce de mieux faire
face aux problèmes de santé liés à ce vieillissement. D’ici
2015, 1,4 million de lits seront créés pour elles.
Sollicitée pour aider l’Europe à résoudre sa crise de la
dette, la Chine ne dit pas « non », plutôt « oui, mais… » !
Au nombre de ces « mais » pourrait figurer l’arrêt
d’enquêtes anti-dumping et anti-subventions demandées
par l’UE à l’OMC concernant des aciers revêtus de
matière organique en provenance de Chine.
Les riches prospèrent à l’Est
D’après le « Wealth Report 2012 », le nombre de détenteurs d’une fortune de plus de 100 M$ était l’an dernier
de 63 000 et devrait progresser de 37 % à 86 000 d’ici
2016. Leurs actifs représenteraient quelque 40 T$, soit
une moyenne de plus de 600 M$ par personne, se répartissant pratiquement par quarts entre immobilier, actions,
obligations et or/devises.
La Chine souhaite également que l’UE lui reconnaisse
avant 2016 (date stipulée dans son accord d’adhésion à
l’OMC) le statut d’économie de marché, sans lequel l’UE
peut fixer des droits anti-dumping élevés en apportant des
preuves plus succinctes.
Ces très riches sont déjà plus nombreux en ExtrêmeOrient (dont Chine et Japon) qu’en Amérique du Nord, et
l’écart devrait se creuser dans les prochaines années.
Avec une croissance qui ne semble pas fléchir de son budget de défense de 15 % par an depuis 20 ans, la Chine, qui
avoue y avoir consacré 91,5 G$ en 2011, a clairement le
deuxième budget de défense au monde, loin de celui des
Extrême-Orient
États-Unis mais loin devant tous les autres pays. Et un
Amérique du Nord
budget de la sécurité intérieure dépassant celui de la défense.
2011
Extrême-Orient
2016
Amérique du Nord
Europe occidentale
Amérique latine
Asie centrale
Europe de l’Est
Moyen-Orient
Afrique
Chine – États-Unis : les deux superpuissances
Europe
occidentale
La Chine élargit son concept d’intérêt vital à des espaces
maritimes qu’elle souhaiterait contrôler, inquiétant ses
Asie centrale
voisins d’Asie orientale, et poussant à la hausse les
budgets
de défense du continent, notamment celui de
Europe
de l’Est
l’Inde.
Pourtant,
la Chine semble toujours plutôt adepte
Moyen-Orient
du « soft power »…
Amérique latine
Afrique
Chine – International
Le Comité France-Chine à Pékin
À l’initiative de son président Jean-Pascal Tricoire, le
Comité France-Chine a réuni à Pékin 15 patrons français
et 25 chinois, pour cultiver le « réseau », essentiel en
Chine. Emmené par Jean-Pierre Raffarin, la délégation a
pu rencontrer de hautes autorités chinoises, dont le vicePremier ministre Wang Qishan. [graphique : Les Echos]
Chine : visite de Xi Jinping aux États-Unis
Xi Jinping, qui devrait devenir l’an prochain Président
chinois, a été reçu avec faste à Washington en février, où
il a appelé de ses vœux un « nouveau départ historique »
pour la relation sino-américaine, qu’il a comparée à une
rivière qui suit son cours malgré les méandres. Il s’est
ensuite rendu à Muscatine dans l’Iowa, où il avait effectué un voyage de jeunesse en 1985.
Europe centrale et orientale : tête de pont chinoise ?
En avril s’est tenu à Varsovie le 2ème Forum économique
Chine-Europe centrale et orientale (ECO), réunissant
17 chefs de gouvernement, 450 entrepreneurs d'ECO et
300 venus de Chine. Wen Jiabao, le premier ministre
chinois, a ouvert en même temps que le forum une ligne
de crédit de 10 G$ (7,7 G€) pour des projets de coopération et lancé un fonds d’investissement « sinocentreuropéen » doté de 500 M$. Sans avoir une croissance « à la chinoise », la Pologne est un peu le moteur
de la zone (4,3 % en 2011 et 3,5 % attendus en 2012), et
son commerce avec la Chine approchait les 15 G€ l’an
passé, presque autant que les autres pays d’ECO réunis.
E7 Newsletter n°22 – Mai 2012
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INDUSTRIE AUTOMOBILE
Entreprises chinoises
L’automobile haut de gamme cible la Chine
L’investissement de l’étranger dans l’automobile
chinoise continue
Bien que la croissance vertigineuse du marché automobile chinois fléchisse légèrement, les prévisions tablent
cependant sur 30 à 40 millions de véhicules en 2020,
après 18 millions en 2011. Et bien que les cortèges officiels doivent maintenant les bouder, les ventes de véhicules haut de gamme devraient croître plus vite (15 à
20 %) encore que la moyenne du marché, ce qui sourit à
des marques comme BMW, Audi, Mercedes ou Cadillac !
Bien que le gouvernement chinois ait limité récemment le
soutien aux investissements étrangers et favorise plus
nettement les constructeurs locaux (une enveloppe de près
de 600 M€ leur est destinée), les constructeurs étrangers
vont poursuivre leurs investissements sur le premier marché mondial : peut-être un peu moins, sans doute un peu
mieux (investissements plus ciblés), pour un profit vraisemblablement réduit. Même avec une croissance de 8%
seulement, un marché de 20 millions de véhicules…
Les cortèges officiels chinois ne rouleront plus
Audi ou Mercedes
Depuis mars 2012, les parcs de véhicules publics ne
peuvent plus se fournir en véhicules que sur une liste
limitée : les principales autorités, qui roulaient fréquemment Audi A6 et Mercedes Classe E, devront se rabattre
sur la nouvelle limousine FAW Hongqi H7 (développée
sur une base Toyota Crown). Cette éviction pourrait
concerner 5 à 10 % du marché chinois, environ 10 G€,
voire près de 20 % pour Audi !
Les constructeurs chinois roulent vers l’Europe
Après Geely, qui a récemment commencé de commercialiser au Royaume-Uni, c’est maintenant Great Wall qui
démarre en Bulgarie (Bahovitsa) l’assemblage de deux
véhicules avec Litex Motors comme partenaire local.
Avec 150 personnes, le site va assembler dans un premier
temps 4 000 véhicules par an à partir de pièces chinoises,
une citadine Voleex C10 et un pick-up Steed 5 entre
8 200 € et 12 800 €, mais espère développer rapidement
sa production à 50 000 par an et élargir sa gamme dès
cette année à d’autres modèles. Même si les véhicules
chinois n’atteignent pas encore la qualité des véhicules
européens, ils obtiennent maintenant des notes très convenables aux crash-tests et leurs exportations explosent :
environ 850 000 unités en 2011, en hausse de 50 %
environ par rapport à 2010, la même progression étant
attendue pour 2012.
D’autres constructeurs chinois s’intéressent à l’Europe :
Chery va assembler ses modèles en Sicile en partenariat
avec DR Motor, et projette une nouvelle marque, Ooros,
produite en Chine mais visant l’Europe. SAIC également,
propriétaire de la marque MG Rover, produit une MG 6
au Royaume-Uni.
E7 Newsletter n°22 – Mai 2012
PSA a présenté au salon de Pékin la berline Citroën DS
qu’il lancera fin juin en Chine, espérant en vendre
200 000 par an d’ici 4 ans. D’ici 3 ou 4 ans, les ventes de
Cadillac en Chine devraient dépasser celles réalisées aux
États-Unis. Mercedes devrait ouvrir des concessions dans
la centaine de villes de plus d’un million d’habitants qui
n’en ont pas encore (187 sont déjà pourvues…), BMW et
Audi ne sont pas prêts à laisser leurs parts, et Infiniti, le
modèle de luxe de Nissan, devrait être produit en Chine
d’ici 2 ans.
Entreprises françaises
Renault « s’électrise » pour la Chine
Comme les autorités chinoises le demandent, la gamme
des véhicules que Renault produira et commercialisera en
Chine (à partir de 2014 ou 2015, avec ses partenaires
Nissan et Dongfeng) comprendra au moins un modèle
électrique et un 4x4. Espérant cette année l’aval des
autorités chinoises pour son implantation, Renault a
nommé Katsumi Nakamura, un ancien de Nissan, pour
conduire les opérations en Chine.
En Chine, Valeo se porte bien
Comme Faurecia, l’équipementier Valeo se développe
rapidement en Chine, suivant ses clients constructeurs,
français et allemands en particulier. Présent en Chine
depuis 1994, Valeo y avait 15 usines en 2010. Il vient
d’inaugurer la 22ème, sans compter une douzaine de
centres de recherche et de développement. Le chiffre
d’affaires d’environ 750 M€ réalisé actuellement avec
10 000 personnes devrait doubler d’ici 2015 puis encore
pour atteindre 3 G€ vers 2020. Pour ce faire, Valeo
compte investir plusieurs centaines de millions d’euros et
embaucher 5 000 personnes dans les 5 ans.
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Si le groupe Volkswagen est le premier client de Valeo
en Chine, l’équipementier réalise déjà 20 % de ses ventes
avec les constructeurs chinois, et cette part est appelée à
croître. Il les accompagne en effet dans leur démarche
d’amélioration de la qualité et de montée en gamme de
leurs modèles, et même dans leurs efforts à l’export,
comme Chery au Brésil.
Autres Entreprises
Jaguar Land Rover et Chery Automobile se
rapprochent
Jaguar Land Rover, détenue par l’Indien Tata Motors, a
conclu un accord de JV avec le Chinois Chery Automobiles portant sur 2,78 G$, afin de fabriquer et commercialiser les marques d’origine britannique en Chine.
BMW reste en tête des voitures de luxe
BMW a enregistré 1,67 millions de véhicules vendus en
2011, en hausse de 14,2 % par rapport à 2010. Ses principaux marchés sont les États-Unis (305 418 véhicules) et
l’Allemagne (297 483), mais la Chine en hausse de
37,6 % à près de 232 600 unités pourrait les dépasser
avant longtemps.
Un Chinois prend les clés chez Kiekert
Le groupe chinois Lingyun, sous-traitant automobile de
10 000 salariés pour un CA dépassant 700 M€, rachète
l'équipementier automobile allemand Kiekert, inventeur du
verrouillage centralisé. Détenant 850 brevets, la société a
réalisé plus de 500 M€ en 2011 avec 4 000 personnes
employées en Allemagne, mais aussi en République
tchèque, aux États-Unis, au Mexique et en Chine.
Volvo-Geely : un mariage heureux ?
Il y a maintenant 2 ans que Geely a racheté Volvo au
groupe Ford (2010). Les syndicats du constructeur suédois craignaient alors une délocalisation massive de leurs
usines vers la Chine. Au contraire, Geely a beaucoup
investi, laisse le management local opérer et l’entreprise a
retrouvé le chemin de la croissance, alors que Ford pilotait fortement depuis Detroit, licenciait et négligeait la
marque. Résultat : + 23 % pour les ventes 2011. Et
l’ambition de doubler la production européenne d’ici
2020 à 800 000 véhicules et quadrupler la production
chinoise à 200 000. Dans cette optique, Volvo dispose
maintenant d’un centre de recherche à Shanghai et inaugurera en 2013 une nouvelle usine à Chengdu.
MACHINES ET ÉQUIPEMENTS, AUTRES MATÉRIELS DE TRANSPORT
Entreprises chinoises
l’espace si elle est sélectionnée pour l’équipage de cette
mission.
Les Chinois investissent en Allemagne
Selon l’agence allemande « Germany Trade & Invest »,
les Chinois (158 projets) sont les premiers investisseurs
en Allemagne en 2011, devant les États-Unis (110), la
Suisse (91) et la France (53). 20% des projets concernent
l’automobile ou la machine-outil, 13 % les nouvelles
technologies et 6 % les énergies renouvelables.
Entreprises françaises
Une Chinoise dans l'espace en 2012 ?
Sur un marché asiatique qui devrait progresser de 40 %
dans les cinq ans qui viennent, le premier hélicoptériste
mondial réfléchit à une implantation industrielle (usine
d’assemblage pour l’Écureuil ou l’EC 135) en Chine. Il
reste à déterminer avec quel(s) partenaire(s). Avic, déjà
partenaire commercial, est possible mais pas le seul.
La Chine prévoit cet été d’envoyer 3 taïkonautes pour
réaliser l’arrimage en orbite de leur véhicule Shenzhou 9
avec le vaisseau spatial Tiangong 1. Deux femmes pilotes
de chasse font partie des taïkonautes à l’entrainement, et
l’une d’elle pourrait devenir la première Chinoise de
E7 Newsletter n°22 – Mai 2012
Une base chinoise pour Eurocopter ?
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Autres Entreprises
Riva devient chinois
Le groupe public chinois SHIG-Weichai rachète la célèbre marque italienne de yachting Riva (et 75 % de son
propriétaire Ferretti) pour 374 millions d’euros.Le marché nautique chinois commence seulement à balbutier.
Les milliardaires chinois pourraient booster les ventes de
yachts comme ils le font pour les voitures de luxe.
900 françaises. Ce n’est pas seulement vrai dans
l’automobile, où le groupe Volkswagen représente à lui
seul 20 % du marché, mais pour l’ensemble des productions, puisque l’Allemagne est à l’origine de la moitié des
exportations européennes vers la Chine. Des produits
chers et de qualité, mais aussi les machines-outils et la
chimie dont « l’usine du monde » à besoin. Une organisation solide à l’export et le soutien des banques régionales
(les Landesbanken) y contribuent aussi. Les PME trouvent à Pékin ou à Shanghai des bureaux immédiatement
disponibles pour s’installer, entourées de compatriotes.
Daikin construit en Chine sa plus grande usine
Le modèle allemand sur le marché chinois
Il est bien connu que les entreprises allemandes « chassent en meute » à l’export. C’est particulièrement vrai en
Chine, où elles sont près de 5 000 contre seulement
Le groupe japonais Daikin Industries, spécialiste de la
climatisation, va ouvrir à Suzhou sa plus grande usine
pour le marché des particuliers et du tertiaire, capable de
produire 1,5 million de climatiseurs par an, pour un
investissement de 153 M€.
AUTRES INDUSTRIES MANUFACTURIÈRES, DONT ÉLECTRICITÉ,
ÉLECTRONIQUE, INFORMATIQUE, OPTIQUE
Entreprises chinoises
conde), il devrait être utilisé pour l’océanographie, la
pharmacie, et la prédiction financière.
Lenovo en forte croissance
Beaucoup de « geeks » en Chine
Dans une conjoncture pourtant difficile, un marché des
PC stable par rapport à 2010, Lenovo accroit ses parts de
marché mondiales de 10,3 à 14 % et même 35,3 % en
Chine. Le CA monde s’établit à 8,4 G$ (dont 3,5 en
Chine), en hausse de 44 %, et le résultat net à 153 M$, en
hausse de 54 %.
Parmi les nouveautés attendues ces prochains mois :
ordinateurs portables professionnels et grand public,
machines Android…
Démarrage du supercalculateur Bluelight
Le supercalculateur chinois Bluelight, le premier réalisé à
partir de puces chinoises, a été mis en service en janvier à
Jinan (province du Shandong). D’une puissance de calcul
de 1 pétaflop (1015 opérations virgule flottante par seE7 Newsletter n°22 – Mai 2012
En février, le nombre de smartphones et de tablettes
activés en Chine a dépassé celui des États-Unis. Il y a
déjà en Chine 2 fois plus de ces appareils qu’au
Royaume-Uni. La Chine est aussi le 2ème marché du
monde pour les applications destinées à ces appareils.
La Chine fabrique Apple, et en achète de plus en
plus
Beaucoup d’appareils Apple sont fabriqués en Chine,
mais une proportion de plus en plus importante est aussi
vendue en Chine : au premier trimestre 2012, Apple a
vendu pour près de 8 G$ en Chine, près de 3 fois plus
qu’il y a un an ; les ventes d’iPhone ont même quintuplé
sur cette période ! Ces équipements, marqueurs de réussite sociale en Chine, ont fait de ce pays le deuxième
marché pour Apple derrière les Etats-Unis, mais sans
doute très prochainement le premier.
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Entreprises françaises
Autres Entreprises
Gemalto primé en Chine
Samsung va investir 7 G$ en Chine
Gemalto, spécialiste mondial de la sécurité numérique, a
remporté le Prix 2011 « Choix du rédacteur en termes
d'excellents produits de l'industrie des paiements » pour
sa solution Allynis Trusted Service Manager (TSM)
attribué par PayNews, le portail de l'industrie chinoise
des paiements. La solution Dexxis Instant Issuance a
aussi reçu le Prix « Excellente solution pour l'industrie
financière » décerné par le magazine Financial Computerizing de la Banque Populaire de Chine.
Samsung Electronics va construire à Xi’an (province de
Shaanxi) sa deuxième plus grande usine pour produire
des chips mémoire, pour un investissement de 7 G$.
Pour les Chinois, iPad n’est pas Apple
Le gouvernement chinois reconnaît la société taïwanaise
Proview comme propriétaire de la marque iPad et invite
Apple à négocier avec elle un accord amiable.
Proview a vendu entre 1998 et 2009 un ordinateur de
bureau baptisé iPAD, lancé sensiblement en même temps
que l’iMac d’Apple. Même si l’iPAD n’a été écoulé qu’à
quelques dizaines de milliers d’exemplaires, il faisait
partie d’une « iFamily » avec iNote, iClient et iPDA…
Entre 2004 et 2006, Apple et Proview se sont opposées
sur la propriété de la marque iPod. Le litige actuel a une
importance existentielle pour Proview, endettée de
65 M$ environ, et qui réclame… 1,6 G$ à Apple !
MINES, ÉNERGIE, EAU, ENVIRONNEMENT, BTP
Entreprises chinoises
Chine : la surchauffe immobilière tempérée ?
Les ventes de logements en 2011 (5 910 GҰ = 714 G€)
n’ont augmenté « que » de 12,1 % par rapport à 2010,
contre 18,9 % l’année précédente. L’investissement
immobilier (6 170 GҰ = 745 G€) a quant à lui progressé
de 27,9 % au lieu de 33,2 % en 2010. C’est sans doute
une conséquence des mesures mises en œuvre (restrictions sur les crédits…) et l’un des éléments qui contribuent au léger ralentissement de la croissance du PIB
chinois. La Chine prévoit aussi d’investir environ 100 G€
par an sur les 5 prochaines années dans le logement
social (construction ou rénovation de 36 millions
d’appartements).
Chine : la ruée vers l’or ?
d’échange sur la construction et l’énergie "vertes". 60 %
de la surface du site sera végétalisée.
Les producteurs de terres rares s’associent
Le gouvernement chinois a annoncé que 155 de ses
producteurs de terres rares se regroupaient en une association pour assurer un « développement sain du secteur,
mettre de l’ordre dans l’industrie et renforcer la protection de l’environnement ». La Chine extrait 95 % de ces
17 minéraux stratégiques, pour lesquels elle a reconduit
en 2012 à 30 000 t le contingentement des exportations.
Ce sujet sensible a conduit récemment les États-Unis, le
Japon et l’Europe à déposer une plainte à l’OMC.
Autres Entreprises
BTP : un groupe chinois achète Putzmeister
Avec 770 t en 2011, la demande chinoise pour le métal
précieux n’est plus très loin de celle de l’Inde, 900 t.
Un bâtiment "zéro carbone" à Hong Kong
Le premier bâtiment sans émission de CO2 sera inauguré
cette année à Hong-Kong. Sur un terrain de près de 1,4 ha,
le bâtiment de 3 étages sera un lieu d’exposition et
E7 Newsletter n°22 – Mai 2012
Sany Heavy Industries, spécialiste chinois des machines
pour le BTP, acquiert l’allemand Putzmeister, son principal concurrent européen pour un montant qui serait de
l’ordre de 500 M€.
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AGROALIMENTAIRE, COMMERCE, DISTRIBUTION
Entreprises chinoises
La Chine achète du maïs, du soja et du blé
Même si la politique de l’enfant unique doit conduire à
un plafonnement de la population chinoise autour de
1,4 millions de personnes, la structure démographique et
les habitudes de consommation évoluent, pesant sur les
besoins en matières premières agricoles.
L’urbanisation, déjà plus de 50 %, devrait passer à 70 %
d’ici 2030. Elle va de pair avec un changement des
modes d’alimentation, plus proches de ceux des occidentaux : une hausse de la consommation de viandes induit
une forte hausse des besoins en céréales pour le bétail.
L’autosuffisance en matières premières agricoles est donc
de plus en plus difficile à atteindre, d’autant que
l’agriculture est surtout praticable dans la partie Est de la
Chine. Pour le soja, la Chine importe chaque année 56 Mt,
près de 60 % du commerce mondial ; conservant un
objectif d’autosuffisance pour le blé, elle détient un tiers
des stocks mondiaux, 65 Mt, mais pourrait à l’avenir
importer des blés fourragers ; pour le maïs,
l’autosuffisance préservée jusqu’en 2009 cède à une
consommation croissant plus vite que la production : les
importations, 6 Mt en 2012, augmentent de 2 Mt chaque
année, pesant de plus en plus sur un marché mondial de
quelque 90 Mt.
La Chine développe ses forêts
Sur les 6 dernières années, la Chine a investi 460 GҰ
(58 G€) dans la sylviculture, en forte augmentation par
rapport aux années précédentes. Ces montants ont notamment servi à planter des rideaux de protection contre le
vent dans les provinces du Nord et au bord du fleuve
Yangtsé ou contre les tempêtes de sable à Pékin et à Tianjin, à reboiser d’anciennes terres agricoles et à entretenir
les forêts existantes. La couverture forestière a ainsi augmenté de 2 % en 5 ans, de 18,2 % en 2005 à 20,36 % en
2010, et devrait passer à 21,66 % en 2015, participant ainsi
à la lutte contre le réchauffement climatique.
La Chine présente à Paris pour la Fashion week
Lors de la semaine de la mode à Paris, créateurs, modèles et
acheteurs chinois étaient largement représentés. Les couturiers considèrent avec attention ce pays, peut-être bientôt le
premier du monde en nombre de milliardaires et pesant déjà
20 % du marché mondial du luxe, avec 27 G$. Certains
créateurs chinois exposent leurs modèles, tentant de donner
un label qualitatif au « made in China ».
E7 Newsletter n°22 – Mai 2012
Les touristes Chinois achètent en France
D’après les statistiques de la détaxe, les touristes étrangers en France ont dépensé 3,8 G€ en 2011, en augmentation de 26 %, avec un panier moyen de 984 € lui aussi en
augmentation de 5 %.
Les touristes chinois, les premiers acheteurs depuis 2009,
comptent pour 26 % de ce marché, devant le reste de
l’Asie (Hong Kong, Taiwan, Corée du Sud… hors Chine
et Japon) avec21 %, la Russie (11 %), le Japon (7 %) et
les États-Unis (5 %, en passe d’être rattrapés par le
Brésil). Ces touristes achètent fréquemment des produits
de luxe, souvent 30 % moins chers que chez eux, et
préfèrent pour cela la France aux autres destinations
européennes (Allemagne, Royaume Uni, Italie).
Le marché des yachts et jets privés décolle
Pour sa 3ème édition, le « Hainan Rendez-vous » a attiré
en avril près de 21 500 visiteurs, en hausse de 40 % par
rapport à 2011. Cet événement rassemblait sur 4 jours de
plus de 200 grandes marques internationales de yachts, de
jets privés, de voitures de grand luxe et d’autres produits
pour millionnaires (bijoux, montres, immobilier…).
130 bateaux de luxe étaient présentés, 13 jets privés en
exposition, sans compter les vols proposés à des clients
potentiels choisis. Il semble que l’aviation d’affaire
gagne en importance par rapport aux yachts, dont le
marché va se développer moins vite.
Les Chinois : un penchant pour la bouteille ?
Les Chinois consomment de plus en plus de vin : 8,3 GL
(environ 11 milliards de bouteilles) en 2011, représentant
70 GҰ de ventes, et la croissance est estimée à 18,5 %
par an sur les prochaines années. Mais la croissance pour
les vins d’importation est plus élevée : 68 %.
La Chine prend la tête de l’art
La Tefaf, la principale foire d’arts et d’antiquités du
monde (The European Fine Arts Fair à Maastricht), qui
fêtait ses 25 ans en mars 2012, a indiqué que la Chine,
qui avait dépassé en 2011 la Grande-Bretagne (22 %) à la
deuxième place avec 23 %, était devenue avec 30 % le
plus grand marché pour l’art et les antiquités, dépossédant les États-Unis (29 %) de la première place qu’ils
occupaient depuis des décennies. La France occupe avec
6 % la 4ème place.
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Entreprises françaises
Sonia Rykiel à 80 % chinoise ?
Sonia Rykiel pourrait céder jusqu’à 80 % de son capital
au fonds d’investissement chinois Fung Brands, afin
d’assurer les moyens de son développement.
Chinois, non seulement amateurs du liquide mais disposant de liquidités pour acheter du solide : le château Latour-Laguens le premier en 2008, le château du Grand
Mouëys tout dernièrement. Ils évitent les très grands crus,
qui seraient difficilement exportables en grosses quantités
et peuvent coûter jusqu’à 20 fois plus cher à l’hectare, pour
cibler des appellations intermédiaires… et des vins liquoreux, adaptés au goût chinois pour le sucré.
LVMH et De Beers : des diamants pour la Chine
LVMH prend 10 % du chinois Trendy
Un fonds d’investissement lié à LVMH a pris une participation d’environ 10 % dans le groupe de prêt-à-porter
chinois Trendy International Group, pour un montant
estimé à 200 M$. Implanté à Canton, Trendy possède
300 enseignes en propre et franchise des centaines de
boutiques.
Vins & spiritueux : un bon cru 2011 à l’export
Les exportations française de vins et spiritueux ont dépassé en 2011 la barre des 10 G€, en augmentation de
10,5 %. Les importations étant près de 7 fois inférieures,
ce secteur pèse pour 8,6 G€ dans le bon plateau de la
balance commerciale.
Les vins de bordeaux, devant le cognac et le champagne,
sont de plus en plus prisés à l’étranger. L’Europe reste en
tête des débouchés (plus de 4 G€, ¾ de vin), l’Amérique
(2 G€) et l’Asie (2,5 G€) venant ensuite, mais c’est l’Asie
qui augmente le plus vite : + 29 %, pour la Chine + 50%.
La Chine blanchit l’inox de Seb
Certains médias locaux suggéraient que les articles
culinaires en acier inoxydable, par exemple ceux de
Supor, la filiale chinoise de SEB, pouvaient nuire à la
santé par apport excessif de manganèse.
Les tests effectués par le centre chinois d’évaluation des
risques alimentaires confirment que ces articles sont sans
danger pour la santé et qu’ils respectent les normes sur
les taux de manganèse.
Les Chinois achètent les châteaux bordelais,
pas seulement en bouteilles…
Une co-entreprise de LVMH et De Beers veut ouvrir
cette année au moins 6 boutiques en Chine. Le goût du
Chinois pour l’or est bien connu, la classe aisée souhaite
y associer le diamant.
La Chine achète aussi du bois brut
La Chine a un double penchant, vers les produits de luxe
mais aussi les matières premières. Elle achète ainsi de
plus en plus de bois brut en France, qui revient pour une
part en Europe sous forme de meubles. Ses achats en
France représentent 12 % du bois de hêtre et 15 % du
bois de chêne : 120 000 m3 au premier semestre 2011 au
lieu de 30 000 m3 sur l’ensemble de 2008 ! Les prix s’en
ressentent : + 15 % pour le hêtre, + 20 % pour le chêne.
Shang Xia, le Hermès chinois, à Paris
Hermès, le sellier de luxe qui avait lancé en septembre
2010 la marque Shang Xia (dessus-dessous) à Shanghai,
prévoit d’ouvrir vers la fin de l’année une boutique de
80 m² à cette griffe à Saint-Germain-des-Prés, rue de
Sèvres. Ce quartier est en effet très fréquenté par les
Parisiens aisés comme par les touristes… notamment les
Chinois, qui dépensent déjà 500 M€ par an en France.
Shang Xia propose prêt-à-porter, bijoux, mobilier et arts
de la table avec une touche chinoise et des prix moins
élevés que les équivalents Hermès. Avec des ventes
estimées à 2 M€ la 1ère année, la marque aurait dépassé
ses objectifs et s’apprêterait à ouvrir une 2ème boutique en
Chine, à Pékin. Si elle ne dégage pas de bénéfice dans
l’immédiat, cette marque chinoise n’est pas une perte
pour Hermès, mais un investissement.
Les Chinois goûtent le vin de Bordeaux, et même de plus
en plus : les exportations 2011 ont plus que doublé par
rapport à 2010. Ces dernières années, au moins une quinzaine de châteaux du Bordelais ont été acquis par des
E7 Newsletter n°22 – Mai 2012
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Autres Entreprises
Nestlé construit une école laitière en Chine
améliorer les connaissances des producteurs laitiers dans
la gestion des fermes et dans les nouvelles technologies
dans le secteur.
Nestlé va construire à Shuangcheng (province de Heilongjiang, nord-est de la Chine) un centre de formation
sur les produits laitiers. Nestlé et ses partenaires locaux
investiront 2,5 GҰ (312 M€) dans ce projet destiné à
SANTÉ, PHARMACIE, CHIMIE
Entreprises chinoises
Le café : un remède contre le diabète ?
Outre son action excitante au réveil et en prophylaxie de
la somnolence postprandiale, le café aurait d’autres
bénéfices : éviter démence et Parkinson, limiter les
troubles cardiaques, voire inhiber certains cancers. Une
récente étude chinoise tendrait à confirmer qu’il peut
aussi réduire les risques de diabète de type 2 : réduction
de moitié à partir de 4 tasses par jour !
Des marqueurs chinois pour le cancer du
pancréas
Par une étude génomique sur près de 3 000 chinois dont
1/3 atteints d’un cancer du pancréas, des chercheurs de
Pékin ont identifiés 5 marqueurs génétiques pour aider
au diagnostic de ce cancer et donc améliorer le taux de
survie. Une différence sur un de ces gènes signifie une
faible augmentation du risque, mais un risque 6 fois plus
élevé si les 5 gènes sont en anomalie.
Entreprises françaises
JV en Chine pour Aromatech
Aromatech, spécialisée dans les arômes alimentaires bio
et naturel, a créé une JV avec un des plus grands chinois
du secteur, Apple Flavor & Fragrance. Un accélérateur
de développement en Chine pour l’entreprise, implantée
localement depuis 2003 avec une filiale à 100 %.
Avec de bons contacts et une gamme de produits adaptée,
cette filiale peinait néanmoins à atteindre la taille commerciale critique. Le rapprochement avec un des leaders
chinois est mutuellement bénéfique : le Chinois profite
de l’image de Grasse dans les arômes naturels ; Aromatech va de son côté pouvoir se développer fortement sur
le marché chinois des produits laitiers, des boissons, des
confiseries…
SERVICES (FINANCE, IMMOBILIER, TRANSPORT…)
Entreprises chinoises
Une école d’ingénieurs ParisTech à Shanghai
ParisTech, qui regroupe 12 prestigieux établissements
d’enseignement supérieur dont l’X et HEC, a signé en
janvier un accord avec l’Université Jiao Tong de
Shanghai pour y développer une école d’ingénieurs
SJTU-ParisTech.
E7 Newsletter n°22 – Mai 2012
Boom des hôtels de luxe en Chine
De nombreux groupes hôteliers, chinois ou non, prévoient de construire de nouveaux hôtels de luxe
(5 étoiles) dans plusieurs villes de Chine. Le marché se
développe certes, mais d’autres facteurs entrent en
compte : pour le promoteur, un hôtel de luxe permet de
faire monter les prix de l’immobilier et des bureaux
alentour ; pour le gouvernement local, c’est aussi un
gage de l’attrait international de ses villes. Boom ou
bulle ? Les taux d’occupation (environ 60 %) sont déjà
largement inférieurs pour ces catégories à ceux des
principales villes européennes (75 %), sans parler de
Londres (85 %). Il est également difficile de recruter et
fidéliser les personnels chinois maîtrisant l’anglais.
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Dans le classement MKG Hospitality des groupes hôteliers mondiaux, le chinois Home Inns, qui ne figurait pas
dans les 20 premiers en 2011, se glisse cette année à la
9ème place. Ce classement est toujours mené par l’anglais
Intercontinental
(4 480 hôtels,
658 348 chambres),
devant les américains Hilton (633 238 chambres), Marriott (617 837) et Wyndham (613 126), suivis par le
français Accor, qui compte ouvrir 65 hôtels Mercure
d’ici 2015 et progresse mieux que ses concurrents, puis
d’autres américains (Choice, Starwood, Best Western et
Carlson, 10ème).
Hyatt est chassé du Top 10 par l’arrivée de Home Inns,
qui a racheté en 2011 Motel 168, étendant son parc à
1 426 hôtels dans 212 villes de Chine, pour un CA 2011
de 630 M$, en hausse de 25 %, qui ne devrait pas ralentir avec plus de 300 ouvertures par an.
Vols de fret directs France-Sichuan
Depuis début avril, des vols de fret directs sont réalisés
3 fois par semaine entre Paris-Vatry (près de Châlonsen-Champagne) et l’aéroport international de Chengdu
(province du Sichuan).
Ces vols, dont la fréquence pourrait très vite augmenter
à 5 ou même 8 vols par semaine, sont en particulier
destinés aux vins et aux produits de luxe vers la Chine,
et aux produits électroniques dans l’autre sens (Dell,
Foxconn…). Ils sont opérés par Yangtze River Express,
filiale fret de Hainan Airlines (CA 30 G$), qui a aussi
récemment pris une participation dans la compagnie
privée française Aigle Azur.
Des profits pour les banques chinoises
Les banques chinoises ont publié des bénéfices 2011 en
hausse de 18 à 25 %, pour un montant d’environ 90 G€,
et des taux de prêts douteux inférieurs à 1,5 % et en
baisse. Cela étonne certains analystes, qui remarquent
qu’elles ont pourtant augmenté fortement leurs provisions et que 8 ou 9 % serait plus proche de la réalité. Il
est vrai qu’avec le plan de relance de 2008, les gouvernements locaux ont financé les 2/3 du financement pour
des projets d’infrastructures qui ne seront pas toutes
viables. Et 80 % de la dette correspondante est actuellement détenue par ces banques.
La Chine se met au capital-risque
La Chine est-elle capitaliste ? En tout cas, le capitalrisque y prospère : 382 opérations en 2011 ont permis de
lever 28,2 G$, plus du double du montant enregistré en
2010 et presque autant qu’en Europe. Mais très loin des
E7 Newsletter n°22 – Mai 2012
États-Unis, qui trustent près de 70 % des montants levés
dans le monde.
Entreprises françaises
La prison de Cahors : un hôtel de luxe chinois ?
La maison d’arrêt de Cahors, peut-être la plus vieille de
France, fut au XIVème siècle un palais offrant une vue
imprenable sur la vallée du Lot. Des Chinois auraient
des vues sur cette prison, qui doit fermer cette année,
pour en faire un palace. Retour aux sources ?
La maîtrise du chinois, un atout pour l’emploi
Au collège ou au lycée, 30 000 élèves apprennent le
chinois. Ils n’étaient que 12 500 en 2005. Les grands
groupes considèrent la maîtrise du mandarin comme un
véritable atout, surtout dans la distribution des produits
de luxe, mais aussi de plus en plus dans les autres fonctions managériales.
S’ajoutent 5 000 étudiants en chinois ou en langues
étrangères appliquées chinois-anglais, et environ
12 000 autres qui s’y initient (1 à 3 h par semaine).
Lorsque près de 150 000 Chinois visitent Paris dans
l’année, que ce chiffre augmente de plus de 20 % par an,
il n’est pas négligeable que la pratique de la langue se
développe dans les secteurs de l’hôtellerie et du tourisme.
Un projet franco-chinois en Moselle
Le pôle d’affaires et d’activités technologiques TerraLorraine d’Illange-Bertrange (proche de Thionville) doit
prochainement accueillir sur 130 ha une base avancée
d’investisseurs chinois en Europe et des entreprises
européennes désireuses d’exporter vers la Chine. Impliquant quelque 3 000 emplois dans une première phase,
cette zone portuaire devrait héberger 2 000 entreprises
sur près de 200 000 m² couverts.
Accor : 65 hôtels Mercure en Chine d'ici à 2015
Le groupe Accor a ouvert à Shanghai son premier hôtel
Meijue, un Mercure à la sauce chinoise et prévoit de
créer ou passer sous cette marque 65 hôtels d’ici 2015.
Les adaptations portent en particulier sur les installations
« sociales » : salle de danse, salles-à-manger privées,
salles de jeu… Le personnel féminin porte la qipao (robe
traditionnelle) et les clients peuvent s’exercer au Taïchi.
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Les 10 Mercure de Chine vont progressivement adopter
la nouvelle marque.
Accor compte 121 hôtels en Chine (avec Hong Kong,
Macao et Taiwan) : 20 Sofitel, 13 Pullman et les
marques MGallery et Novotel appartiennent à des propriétaires chinois mais sont gérés par Accor, qui possède
directement en Chine les hôtels Ibis.
« Elle » grandit en Chine
L’hôtel Napoléon sous pavillon chinois ?
Quatre hôtels de luxe parisiens en quête de repreneurs
intéressent des investisseurs chinois. Il s’agirait de
l’hôtel Napoléon (près de l’Arc de triomphe), et de
l’hôtel du Louvre, du Concorde Lafayette ou du Concorde Saint-Lazare, ainsi que de 2 autres hôtels. Les
orientaux affirment leur présence parisienne, avec les
(ré)ouvertures récentes du Shangri La, du Mandarin
oriental ou du Royal Monceau (Qatar).
Oddo s’associe avec le courtier chinois Guosen
La version chinoise du magazine féminin « Elle », cédée
par Lagardère à Hearst (« Cosmopolitan ») en 2011 avec
l’ensemble de sa presse magazine internationale, poursuit son développement. Premier magazine de mode
étranger implanté en Chine dès 1988, c’est le plus fort
tirage en Chine avec 1,3 millions de lectrices. Jusqu’ici
mensuel comme les autres éditions internationales de
« Elle », « Elle China » devient bimensuel en réduisant
son prix et sa pagination de moitié, dans le but
d’augmenter ses ventes (et ses recettes publicitaires !) de
20 % cette année.
Mais il n’y a pas que le papier ! Le site Internet Ellechina.com approche les 2 millions d’utilisateurs enregistrés
et les 700 000 visiteurs par jour. La carte de crédit
« Elle », interdite aux hommes, dépasse le million
d’utilisatrices… ce qui permet de mieux suivre leurs
habitudes de consommation. Sans compter les applications « smartphone », « Elle TV », une boutique en ligne
« Elleshop »…
Oddo & Cie a conclu un accord avec Guosen Securities,
l’une des plus importantes sociétés de bourse de Chine,
originaire de Shenzhen et donc bien placée à Hong Kong.
L’accord porte notamment sur la distribution et le conseil en gestion d’actifs et la banque d’affaires. Il s’agit
du premier partenariat européen pour le Chinois, qui
devrait distribuer en Chine un fonds chinois spécialisé
sur les valeurs internationales du luxe, avec les conseils
d’Oddo.
Autres Entreprises
Londres : première obligation en yuan hors de
Chine
Pour la première fois, une obligation libellée en yuan (Ұ)
a été émise hors de Chine, par HSBC à Londres. Libellée à 3 ans, elle est cotée au LES (London Stock Exchange), qui devient la première place d’échange du Ұ et
renforce ainsi sa position de 1ère place européenne devant Francfort.
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