ETAT DE LA SECURITE ROUTIERE EN COTE D`IVOIRE Je me

Transcription

ETAT DE LA SECURITE ROUTIERE EN COTE D`IVOIRE Je me
MINISTERE DES TRANSPORTS
-----------------OFFICE DE SECURITE ROUTIERE
REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE
Union – Discipline - Travail
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CONFERENCE SUR LA SECURITE ROUTIERE EN AFRIQUE,
ORGANISEE PAR L’IRF LES 11 ET 12 MARS 2015 A ADDIS ABEBA
INTERVENTION DE DR ECHUI AKA DESIRE, DIRECTEUR GENERAL
DE L’OFFICE DE SECURITE ROUTIERE,
REPRESENTANT SON EXCELLENCE MONSIEUR GAOUSSOU TOURE,
MINISTRE DES TRANSPORTS DE COTE D’IVOIRE,
ETAT DE LA SECURITE ROUTIERE EN COTE D’IVOIRE
Je me félicite de l’honneur qui m’est fait d’être invité par l’IRF à la présente
conférence consacrée à la sécurité routière en Afrique. En effet, la sécurité
routière est devenue une préoccupation majeure de la communauté
internationale.
C’est pourquoi, les Nations Unies à travers la résolution A/RES/64/255
adoptée en mars 2010, ont proclamé 2011-2020 décennie d’action pour la
sécurité routière.
Je voudrais, à ce stade de mon propos, rendre hommage aux Chefs d’Etat et
de Gouvernement de l’Union Africaine qui, par la Décision EX.CL/699(XX) du
12 février 2012, ont adopté le plan d’action africain pour la décennie 20112020 en Afrique.
Cinq ans après, il convient de faire l’évaluation des progrès accomplis et
d’examiner les obstacles à surmonter. C’est la raison de la présente
rencontre organisée par l’IRF.
Pour ma part, je m’attacherai, à travers la présente communication, à
présenter la situation de la sécurité routière en Côte d’Ivoire autour des cinq
piliers.
La Côte d’ivoire enregistre en moyenne, par an, 6000 accidents, 600 tués et
plus de 12 000 blessés. Plus de 90 % des accidents sont liés à des facteurs
humains comme l’indiscipline, le non respect du code de la route, la
vitesse…
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Pour faire face à cette situation, le Gouvernement a pris, depuis plus de
trente ans, une série de mesures institutionnelles et réglementaires que l’on
peut retrouver à travers les cinq piliers de la décennie d’action 2011-2020.
Au plan du management de la sécurité routière, la Côte d’Ivoire s’est dotée
en 1978, d’une agence leader chargée de la sécurité routière, l’Office de
Sécurité Routière (OSER) créé par la loi n° 78-661 du 4 août 1978.
Cela s’est accompagné de la mise en place d’un cadre réglementaire et
normatif sur la sécurité routière notamment, en ce qui concerne certains
facteurs aggravants d’accidents tels que l’alcool et le téléphone au volant, la
vitesse, le casque de sécurité pour les motocyclistes, le contrôle de l’état
mécanique des véhicules…
Ces actions ont été soutenues par des efforts importants de développement
des infrastructures routières.
Le réseau routier ivoirien qui était de 25 000 km en 1960, est passé
aujourd’hui à 80 000 km dont plus de 8 000 km revêtus avec 230 km
d’autoroute. Depuis 2011, les réalisations ont porté sur :
- la réhabilitation de 18 000 km de routes en terre ;
- la réhabilitation de 3 567 km de routes bitumées ;
- le bitumage de 202,5 km de routes urbaines et interurbaines ;
- la construction de 85,9 km d’autoroutes ;
- la construction de 7 ouvrages d’art et 94 dalots.
Le total des investissements dans les infrastructures routières pour la
période 2011-2015 est de 500 milliards de francs CFA soit environ
1 milliard de dollars. Des efforts financiers et similaires sont envisagés pour la
période 2016-2020.
S’agissant de la sécurité des véhicules en Côte d’Ivoire, le Gouvernement a
mis en place un système performant de contrôle de l’état mécanique des
véhicules. Ce contrôle est rendu obligatoire par la réglementation à raison
d’une visite :
- annuelle pour les voitures particulières (voiture de tourisme) ;
- tous les 6 mois pour les véhicules de transport de personnes et les poids
lourds.
A cela s’ajoute une évaluation permanente conduite par les Commissions
Spéciales Itinérantes (CSI) qui opèrent des contrôles inopinés sur la route.
Concernant la sécurité des usagers, des campagnes d’information et de
sensibilisation de proximité et médiatiques sont organisées. Pour permettre
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aux enfants de se prendre en charge dans la circulation, la Côte d’Ivoire a
introduit l’éducation à la sécurité routière dans les programmes scolaires
depuis 1984.
Quant à la prise en charge post-accident, elle est assurée par le Groupement
des Sapeurs Pompiers Militaires, le Service d’Aide Médicale d’Urgence
(SAMU) et les Urgences des hôpitaux.
La conduite des actions de sécurité routière se heurte à des difficultés qu’il
convient de relever :
- absence d’un cadre formel de concertation entre les divers acteurs et
partenaires du système de sécurité routière ;
- absence de financement adéquat et pérenne des projets et programmes de
sécurité routière ;
- vieillissement du parc automobile ;
- persistance de l’informel dans l’organisation du secteur des transports
routiers.
Les perspectives de développement du système de sécurité routière en Côte
d’Ivoire se présentent de la manière suivante :
- programme gouvernemental d’appui au renouvellement du parc
automobile ;
- professionnalisation des métiers de transporteur et de conducteur ;
- réforme du système de formation à l’obtention du permis de conduire ;
- gestion intégrée des titres et documents des transports ;
- mise en œuvre de la loi d’orientation du transport intérieur ;
- création d’un fonds de sécurité routière conformément à la Directive No
12/2009/CM/UEMOA du 25 septembre 2009 portant institution d’un schéma
harmonisé de gestion de la sécurité routière dans les Etats membres de
l’UEMOA;
- réforme du cadre institutionnel de la sécurité routière ;
- renforcement de la réglementation sur certains facteurs d’accidents tels que
l’alcool, les drogues, les dispositifs de retenue des bébés et enfants dans les
véhicules...
- mise en place de dispositifs de sécurité routière dans les infrastructures.
Tous ces efforts ci-dessus mentionnés traduisent l’engagement de la Côte
d’Ivoire à œuvrer pour l’atteinte des objectifs de réduction de 50% des
accidents graves tels que fixés par le plan d’action africain pour la décennie
de sécurité routière 2011-2020.
Je vous remercie.
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