irlande - Academia da Vinha e do Vinho
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IRLANDE Source : "GEOATLAS.com ® 2009 © Graphi-Ogre" Date de mise à jour : 15 juillet 2010 Données générales Superficie : 70 000 km² Capitale : Dublin Monnaie : Euro Langue : Anglais et Gaélique Population : 4,3 millions d’habitants Démographie : 35% de la population a moins de 25 ans et 11% plus de 65 ans. La croissance démographique est de 2,5% par an, chiffre particulièrement élevé pour l’Europe Source : "GEOATLAS.com ® 2009 © Graphi-Ogre" Infrastructures (route, rail) : Elles sont inadaptées aux ambitions du pays. L’Irlande dispose de 100 000km de routes dont seulement 350 km d’autoroutes ; 2000km de voies ferrées dont seules 3% sont électrifiées Données politiques L’Irlande, aux termes de la Constitution de 1937, est une démocratie parlementaire à deux chambres. Le pouvoir législatif revient d’une part à la Chambre des Députés (« Dáil Eireann ») et, d’autre part, au Sénat (« Seanad Eireann »). Les 166 membres du Dáil sont élus pour une durée de cinq ans au suffrage universel direct, selon un mode de scrutin proportionnel, tandis que les 60 membres du Sénat sont pour la plupart issus de collèges électoraux. Le Président est élu au suffrage universel pour 7 ans, mais a un rôle essentiellement représentatif. Mme Mary McAleese, élue en 1997, a été reconduite dans ses fonctions le 1° octobre 2004. Le chef de l’exécutif est le Premier ministre (« Taoiseach »), nommé par le président sur proposition du Dáil. M. Brian Cowen, Premier Ministre a été élu le 7 mai 2008 pour une durée de 5 ans. Le pouvoir judiciaire est détenu par la Cour Suprême, dont les juges sont nommés, sur recommandation du gouvernement, par le président de la République. Cette Cour a également pour rôle de veiller à la constitutionnalité des lois. ©UBIFRANCE – Irlande -1- Données économiques (2009) Principaux indicateurs par pays Indicateurs PIB Dette publique en % du PIB PIB par habitant Taux de croissance Taux d’inflation Taux de chômage Irlande France 170 Mds EUR 1932 Mds EUR 75% 77,6% 39 500 EUR 30 000 EUR -7% -2,2% -4,5% 0,10% 12% 9,5% Source : Central Statistic ofiice, INSEE, Marketline Situation économique et financière du pays L’Irlande, petit pays de 70 000 km², a connu ces dernières années un véritable essor économique, lui valant le surnom de « Tigre celtique ». Le PIB par habitant (39 500 EUR en 2009) est l’un des plus élevé au monde et classe l’Irlande au 2e rang des pays de l’Union européenne, derrière le Luxembourg. La répartition de l'activité irlandaise montre la prédominance du secteur tertiaire (65,1%), suivi du secteur secondaire qui fournit 36,5% de l'emploi. Le secteur primaire, dominé par l’élevage (viande, lait) contribue pour 2,5% au PIB et occupe 8,8% de la population active (5% en France). La population de 4,3 millions d’habitants est concentrée autour de Dublin (1,3 million habitants). Le « modèle » de développement économique qui a prévalu au décollage économique sans précédent sur la période 1994 à 2001 (années du Tigre celtique), puis à une croissance soutenue de 2002 à 2007 lui permet encore en 2009, au plus fort de la crise économique de maintenir son niveau d’exportations, notamment grâce au secteur chimique et pharmaceutique. Le pays a été le 1er au sein de l’Union européenne à entrer en récession en 2008. Cette année-là le PIB s’est contracté de 2,3%, et en 2009, la récession a été de 7,3%. L’Irlande se trouve en effet confrontée à un double choc, interne avec l’éclatement de la bulle immobilière dans un contexte de crise bancaire et de « credit crunch » et externe avec la récession mondiale qui frappe de plein fouet une petite économie très ouverte sur l’extérieur tant au regard des IDE (qui représentent 80% du PIB), qu’au regard des échanges commerciaux (les exportations représentant 48% du PIB). Politiques fiscale et économique du pays La fiscalité Malgré l’adoption d’un programme d’austérité, le gouvernement n’a pas touché au taux d’imposition sur les bénéfices des sociétés (12,5 %) qui est un des éléments fondamentaux de l’attractivité de l’île au regard des IDE. En revanche, l’impôt sur le revenu a été alourdi à travers un certain nombre de surcharges et de relèvements de seuils qui touchent cependant davantage les hauts revenus. Malgré cela, la fiscalité directe sur les personnes physiques reste dans la moyenne européenne. Globalement, si on tient compte des prélèvements sociaux, les prélèvements obligatoires sont parmi les plus faibles de l’Unioin européenne (les cotisations sociales sont de 10,75% pour les employeurs et 4% pour les employés) et ce malgré le relèvement des seuils d’assujettissement au PRSI (Pay Related Social Insurance). Concrètement, le barème de l'impôt sur le revenu est progressif et comprend deux tranches: 20% pour les revenus inférieurs à 36 400 EUR (célibataire) et 72 800 EUR (couple à deux revenus), 41% pour les revenus supérieurs à ces paliers. Mais, à ces taux il convient d’ajouter la mise en place d’une taxe (Income Levy), progressive au-delà d’une franchise de 15 800 EUR, de 2, 4 et 6%. Par ailleurs, il n'existe pas de quotient familial. Il n’existe pas non plus d’ISF. ©UBIFRANCE – Irlande -2- De nombreux atouts cependant pour relever les défis Si l’économie irlandaise a subi une crise beaucoup plus marquée que la plupart des pays européens, elle est cependant sortie plus vite de la récession que beaucoup d’autres pays. Ainsi, selon Davy Stockbrokers, l’économie irlandaise a cru de 1% au premier trimestre 2010. Fin juin, le Central Statistics Office confirmait que l’économie irlandaise était sortie de la récession avec une croissance de 2,7% du PIB au premier trimestre, portée par les exportations, alors que le PNB marquait encore un recul de 0,75%. Début juillet, le ministre des Finances a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour 2010. En effet, Brian Lenihan a annoncé que l’Irlande était désormais passée en tête des pays de l’Union européenne avec une prévision de croissance du PIB de 1% pour l’année 2010, contre une perspective de récession de -1,3% prévue lors de l’élaboration du budget en décembre dernier. La stratégie du gouvernement de consolidation budgétaire débutée il y a 18 mois semble aujourd’hui porter ses fruits, hélas au prix d’un taux de chômage (13%) qualifié d’inacceptable par le ministre des Finances lui-même, ajoutant que la meilleure stratégie en matière d’emplois était de poursuivre la voie de la croissance en améliorant la compétitivité et en se dotant d’un système bancaire assaini. Dans ce contexte, les prix à la consommation continuent de baisser tandis que le volume des ventes de détail progresse. Ainsi, l’indice des prix à la consommation a diminué de 0,9% sur les 12 derniers mois derniers mois. La chute de prix la plus sensible a été celle du prêt-à-porter qui a reculé de 11,2%, tandis que l’alimentaire a diminué de 5,6% et l’équipement de la maison de 4,6%. Dans le même temps, les services d’éducation, les utilités et le transport a augmenté de 0,9%. La crise a révélé de manière brutale la perte de compétitivité de l’économie irlandaise dans le contexte spéculatif des années récentes, qui avait favorisé une inflation des actifs immobiliers, des hausses exagérées des salaires, un endettement excessif du secteur privé. La correction actuellement en cours à travers le désendettement des agents économiques, la reconstitution de l’épargne, la baisse des prix immobiliers, des baisses de salaires dans le secteur privé, la baisse de l’inflation des prix de détail, devrait permettre aux entreprises irlandaises de regagner des marges de compétitivité externe. Un consensus paraît exister entre les partenaires sociaux pour restaurer l’attractivité de l’île pour les IDE, particulièrement dans le domaine de la R&D privilégié par les autorités (traitement fiscal avantageux). Parmi ces éléments, un rapport de la Task Force Innovation Ireland, commandé par le gouvernement, redonne confiance en l’avenir en annonçant 24 recommandations et 38 propositions pour transformer l’Irlande en un Hub international de l’innovation qui pourrait créer 117 000 emplois d’ici 2020. On se souviendra qu’à la fin des années 80, une stratégie économique courageuse avait permis l’avènement des années du tigre Celtique. Des échanges commerciaux dynamiques qui résistent bien à la crise Depuis les années 90, la balance commerciale irlandaise est régulièrement excédentaire. En 2008, les exportations se sont élevées à 86,2 Mds EUR et les importations à 56,9 Mds EUR, traduisant un fort excédent de 29,2 Mds EUR. On relèvera que jusqu’ici les exportations n’ont reculé que de 2,5% grâce au dynamisme des ventes de produits pharmaceutiques (+14%), de certains produits chimiques et d’appareils médicaux, les ventes de biens d’équipement et de TIC subissant au contraire le contrecoup de la récession mondiale. Ces résultats sont principalement dus à l'activité des multinationales étrangères, en particulier dans le domaine de l'informatique, de l'électronique et de la chimie/pharmacie qui exportent plus de 90% de leur production vers l’Europe et les EtatsUnis essentiellement. ©UBIFRANCE – Irlande -3- Accords politiques, juridiques et multilatéraux • L’Irlande est entrée dans l’Union européenne en 1973. Elle fait partie de la Zone Euro, mais n’a pas signé les accords de Schengen. • L’Irlande et la France ont signé en 1968 une convention de non double imposition. • Si l’Irlande fait partie du Conseil de l’Europe, de l’OCDE, de l’OMC, de l’ONU ou encore du FMI, elle affirme sa neutralité dans les relations politiques internationales en n’appartenant pas à l’OTAN, malgré des liens historiques forts avec les Etats-Unis. Cette neutralité est aujourd’hui encore largement soutenue. Commerce extérieur Importations en 2009 : Exportations en 2009 : 44,8 Milliards EUR 82,2 Milliards EUR Poids de la France dans les importations du pays : 4,77 % des importations irlandaises Principaux pays clients en 2009 : Etats-Unis, Belgique, Royaume-Uni, Allemagne, France Principaux pays fournisseurs en 2009 : Royaume-Uni, Etats-Unis, Allemagne, Pays-Bas, France Etat des lieux du commerce extérieur Les échanges commerciaux avec la France sont structurellement déséquilibrés en faveur de l'Irlande en raison de la position de plate-forme des investissements américains vers l’Europe. Le commerce global de marchandises entre les deux pays a atteint 6,7 Mds EUR en 2009, en baisse de 8% par rapport à 2008 (7,4 Mds EUR). Malgré la récession, les répercussions sur les ventes françaises en Irlande ont été limitées. Elles ont baissé de 9% seulement en ressortant à 2,1 Mds EUR. Ainsi, la France reste le 5e fournisseur de l’Irlande avec des ventes importantes et régulières notamment dans les biens d’équipement et du transport. Les importations françaises de biens irlandais se sont également contractées à 4,6 Mds EUR, soit moins 8% par rapport à 2008. Elles sont majoritairement constituées de produits chimiques et pharmaceutiques. L’Irlande a été en 2009 le 32e client de la France avec 0,67% des exportations totales françaises. Elle est aussi notre 12e fournisseur avec 1,2% de part de nos importations. Source CSO / Service Economique Source : Douanes françaises ©UBIFRANCE – Irlande -4- Les secteurs porteurs et la présence française Secteurs porteurs 1 Pharmacie, chimie 2 Technologies de l’Information et de la communication 3 Energie, environnement 4 Habillement 5 Vins et spiritueux Source : ME Ubifrance de Dublin Pharmacie et chimie L’industrie pharmaceutique et la chimie fine sont deux des piliers de l’économie irlandaise. En 2010, treize des quinze premiers groupes pharmaceutiques mondiaux sont installés sur l’île tels que Wyeth, Pfizer, Sanofi-Aventis, Elan, Bayer, Cambrex, Eli Lilly, Glaxosmithkline, Merck Sharp & Dohme, Schwartz, Servier, etc. L’industrie pharmaceutique a investi près de 7 Mds EUR en Irlande ces dix dernières années. En 2008, Wyeth allouait 1,8 Md EUR dans un centre de recherche. En dix ans, le nombre d’emplois a augmenté de plus de 50%. Aujourd’hui, l’industrie emploie 24 500 personnes, soit la moitié de jeunes doctorants. En 2008, sur cinq emplois créés en Europe, deux étaient créés en Irlande. Le pays compte 54 laboratoires pharmaceutiques dont 47 usines de fabrication. L’industrie pharma-chimique générait 50% des exportations de l’Irlande en 2008, faisant de l’île le plus premier exportateur de médicaments dans le monde. L’industrie pharmaceutique irlandaise produit neuf des médicaments du Top 15 mondial. Technologies de l’Information et de la Communication L’Irlande est devenue l’un des plus importants centres de haute technologie mondiaux. C’est un des secteurs clés de l’économie irlandaise puisqu’il représente plus d’un tiers des exportations de l’île (84% des produits irlandais sont exportés). L’Irlande a réussi à attirer des investisseurs étrangers dans le secteur des TIC. Au total, 7 entreprises du top 10 des high-tech mondiaux sont basées en Irlande. En 2008, 210 sociétés étrangères étaient installées en Irlande. Habillement Le marché du prêt-à-porter féminin en Irlande est estimé à environ 1,9 Md EUR. Même s’il s’agit encore essentiellement d’un marché de milieu de gamme, le luxe et le haut de gamme progressent sensiblement. Il est fortement ouvert aux produits étrangers, en particulier britanniques (mais aussi de plus en plus aux produits des autres pays européens). Les importations venant de France ont augmenté de 23 % entre 2004 et 2007. Les boutiques spécialisées jouent un rôle de plus en plus important dans ce secteur. Elles stockent du moyen ou du haut de gamme et cherchent à développer des produits plus créatifs et plus haut de gamme. Le bas de gamme reste quant à lui dominé par deux chaînes de magasins, l’une irlandaise (Dunnes Store), l’autre britannique (Penneys). Les dépenses consacrées à l’habillement ont augmenté, à un rythme plus rapide que les dépenses d’autres produits de consommation courante. Les Irlandais y consacrent ainsi un budget pouvant aller jusqu’à 25 % de leur revenu annuel. Le marché irlandais peut donc présenter un certain nombre de débouchés pour des produits de qualité. Vins et spiritueux Le marché des vins et spiritueux est l’un des plus dynamiques de la République d’Irlande. Les consommateurs sont très attirés par les vins communiquant sur le cépage. Le Chardonnay et le Sauvignon pour les blancs, le Merlot et le Cabernet-Sauvignon pour les rouges, font figure de leaders. Le marketing autour des marques gagne également en importance. Ce type de communication est privilégié par les entreprises australiennes, chiliennes ou américaines (ainsi que par les Français Piat D’Or ou plus récemment French Rabbit). Les vins français dominent le marché du haut de gamme mais de réelles opportunités existent également pour des vins de moindre qualité. Le marché des spiritueux se maintient depuis quelques années. Il est dominé par la vodka locale et par les whiskeys irlandais. Au total, les importations françaises de vins et spiritueux représentent environ un quart du marché en 2009. ©UBIFRANCE – Irlande -5- D’une manière générale, si les secteurs de la pharmacie et des NTIC, symboles de la croissance du Tigre celtique, demeurent des secteurs porteurs dans lesquels les investissements, en particulier étrangers, sont toujours nombreux, le renforcement du pouvoir d’achat et la modification des comportements des consommateurs ont ouvert la porte à de nouveaux créneaux porteurs dans les biens de consommation. Le meuble et l’habitat, la boulangerie et l’épicerie fine, le bricolage et le jardinage, la cosmétique ou encore les accessoires de mode sont autant de domaines en plein développement. La hausse des revenus des ménages a poussé les Irlandais à se tourner de plus en plus vers les produits étrangers, en particulier en provenance d’Europe continentale, alors que ceux-ci sont longtemps restés trop coûteux ou introuvables en Irlande. Les comportements de consommation dans le pays sont désormais harmonisés avec ceux des autres pays européens et les Irlandais sont à présent très sensibles aux modes en provenance d’Europe continentale ou des États-Unis. Malgré son étroitesse et son caractère périphérique, le marché irlandais présente donc de nombreuses opportunités à ne pas négliger. Les exportateurs français peuvent en outre bénéficier de l’image généralement positive des produits de l’hexagone, qui sont souvent associés à des notions de luxe, de raffinement et de qualité. De nombreux produits ou enseignes affichent d’ailleurs des noms français. Les investissements Stock IDE français en Irlande Stock IDE irlandais en France En Millions EUR 2006 2005 2004 2003 2002 18 800 14 700 18 900 13 100 11 300 5 600 9 600 3 200 7 200 3 400 Source : Banque de France Les investissements La recherche des investissements étrangers a été, à partir de 1987, la pierre d’angle de la stratégie de rétablissement économique de l’Irlande. Cette politique a connu un succès éclatant. L’Irlande est devenue le 19e pays d’accueil des IDE dans le monde. L’investissement cumulé atteint 145 Mds EUR soit près de 80 % de son PIB, contre 22% en Allemagne, 50% en France et 46% pour la moyenne européenne. Paradoxalement, le stock d’IDE détenu par les Etats-Unis ne représente qu’un peu moins de 10 % du total, selon les statistiques irlandaises, ce qui traduit mal l’importance de l’investissement américain qui se réalise certainement via des sociétés européennes des divers groupes concernés. La part de l’Europe dans le stock atteint en effet 82 %. Le rôle des IDE est essentiel. Deux des trois secteurs industriels où ils se concentrent, la pharmacie et les TIC, assurent à eux seuls 73 % des exportations de marchandises et 36 % du PIB. Avec les services financiers, troisième secteur d’importance, c’est la moitié du PIB irlandais qui dépend des IDE. ©UBIFRANCE – Irlande -6- L’enrichissement de l’Irlande lui a plus récemment permis de devenir un acteur important de l’investissement à l’étranger. L’I.D.E. a été l’un des facteurs clefs du développement du pays. En quinze ans, l’Irlande a aidé 1010 sociétés étrangères à s’implanter ce qui se traduit par 133 000 emplois directs. Le stock d’I.D.E. représente plus de 80% du PIB et les entreprises, principalement dans les secteurs de la chimie, pharmacie, TIC et services financiers, génèrent 75% des exportations irlandaises de biens et services. Globalement, l’Irlande a reçu en 2008, 1,9% des IDE mondiaux. Si les investissements irlandais sont particulièrement actifs dans l’immobilier d’entreprise et ne se limitent plus au Royaume-Uni, ils sont aussi significatifs dans des domaines purement industriels. A titre d’exemple, la plus grande entreprise irlandaise, CRH, spécialisée dans les matériaux de construction, est la seule irlandaise à figurer dans les 100 premières mondiales en termes d’actifs à l’étranger. Mais elle occupe le second rang de celles-ci par la proportion étrangère de ses actifs, de son chiffre d’affaires et du nombre d’employés (58 000 personnes). La France est devenue un partenaire significatif en matière d’investissements Lors du lancement de la stratégie d’attraction des investissements, à la fin des années 80, la France n’a pas été une cible particulière pour la recherche d’IDE. Mais elle est devenue par la suite un partenaire très significatif. Le flux des IDE dans le sens France-Irlande se situent selon les années entre le 6e et le 20e rang des destinations d’IDE français. En termes de stock, la France détient près de 20 Mds EUR d’investissements en Irlande, son 9e partenaire. La Banque de France classe sectoriellement les investissements français en Irlande. Le domaine agricole & agroalimentaire arrive en tête avec 5,25 Mds EUR, avec notamment la filiale de PernodRicard qui contrôle l’essentiel de la production des whiskeys irlandais. Le secteur de la finance et des assurances où les banques françaises disposent d’établissements travaillant de manière off-shore, vient en seconde position avec 4,7 Mds EUR. La position du secteur aéronautique, avec 3,15 Mds EUR s’explique vraisemblablement par la présence de sociétés de leasing d’avions basées en Irlande. La pharmacie est 4e avec 1,4 Md EUR d’investissement; les principales implantations sont celles de Servier et Sanofi. Les services aux entreprises atteignent 1,35 Md EUR. Ce secteur, peu consommateur de capitaux investis, mais très créateur d’emplois se développe, autour de Veolia, mais aussi Transroute, Sanef,. Enfin, le commerce, avec des actifs de 1,3 Md EUR, représente 7% de nos investissements. Environnement des affaires et conseils pratiques Les usages du pays Les horaires de travail sont généralement de 9h à 17h avec une interruption, parfois très courte, à 13h. La langue de travail est l’anglais. Les pratiques commerciales du pays Mode de règlement Le virement bancaire constitue un moyen de paiement très usité en Irlande. Le réseau SWIFT offre des garanties de sécurité intéressantes (transmission des informations chiffrées et procédures d’authentification strictes) ainsi qu’une rapidité (le délai de règlement varie entre 24 et 48 heures) et une efficacité maximales. Le transfert a lieu à l’initiative de l’acheteur, qui en supporte donc les frais. Les ordonnances de paiement, effectuées par l’intermédiaire du site internet de la banque du client, connaissent également un succès croissant. Le chèque est lui-aussi un moyen de paiement privilégié des Irlandais. Il ne présente néanmoins pas tous les gages de sécurité, dans la mesure où le chèque sans provision n’est pas considéré comme un délit en Irlande. Les impayés sont cependant relativement rares. Seul le chèque de banque garantit que le compte est approvisionné au moment de ©UBIFRANCE – Irlande -7- l’émission, mais il possède l’inconvénient de nécessiter un délai d’au moins une semaine. La lettre de change est peu utilisée dans les transactions intra-irlandaises comme internationales car, bien que présentant des garanties maximales, elle s’avère trop onéreuse. Les délais de paiement entre parties contractantes privées ne sont pas réglementés. Les délais sont ceux indiqués dans le contrat de vente. En théorie, comme en France, ils vont de 30 à 60 jours à compter de la date de livraison des marchandises ou de la réalisation du service. En pratique, ils varient selon le secteur d’activité. Règlementations de base er Depuis le 1 janvier 1993 et l’entrée en vigueur du traité de Maastricht, l’Union européenne forme un seul espace commercial, au sein duquel est garantie la libre circulation des marchandises. Les importations intra-communautaires de l’Irlande sont donc sans restriction et en franchise douanière. Malgré tout, certaines marchandises restent interdites ou soumises à des formalités particulières. L’importation de produits animaux, par exemple, est soumise à l’obtention de certificats délivrés par le Ministère de l’agriculture irlandais, garantissant le respect des normes sanitaires de l’Union. Les médicaments à usage humain, les déchets ou les végétaux font également l’objet de dispositions particulières. Quelques produits sont également soumis à des droits d’accise. Ces droits frappent les vins et spiritueux (produits pour lesquels les droits irlandais sont parmi les plus élevés d’Europe), le tabac, les huiles minérales et les véhicules à moteur (sous la forme de « taxe de première immatriculation »). Les droits de douane sur les marchandises d’origine extra-européenne entrant sur le marché irlandais sont calculés ad valorem sur la valeur CIF de celles-ci, conformément au Tarif Douanier Commun de l’Union. Les droits pour les pays extra-européens sont relativement peu élevés, notamment pour les produits industriels (4,2 % en moyenne pour le tarif général). Certains secteurs, tels que l’agroalimentaire restent néanmoins soumis à des mesures de protection. Concernant les normes, le label CE est délivré par la « National Standards Authority of Ireland » (NSAI), organisme chargé de vérifier la conformité des produits proposés par les firmes candidates au label, et de conseiller celles-ci. Les importations de marchandises sont soumises au taux standard de TVA de 21 % ou à un taux réduit (13,5 % pour les bâtiments et travaux de construction par exemple). Les produits incluant les services bancaires et d’assurance, les services médicaux et éducatifs et la location de biens immobiliers sous des baux de dix ans sont exemptés. Sur le site web de l’Union européenne, il est possible de vérifier la validité d’un numéro de TVA en Irlande : http://www.ec.europa.eu/taxation_customs/vies/vieshome.do Règles de communications lors des contacts professionnels et personnels Les relations d’affaires en Irlande sont en général très cordiales et se font sur un mode informel et direct. Les Irlandais ont très vite tendance à utiliser les prénoms de leurs interlocuteurs, quand pour des Français l’usage du Monsieur/Madame reste souvent de rigueur. De façon générale, les modalités de communication sont plus consensuelles qu’en France, l’environnement très convivial. La hiérarchie est également beaucoup moins ressentie en Irlande. Les relations avec les supérieurs sont la plupart du temps simples et la communication aisée. Les Irlandais apprécieront un contact personnel, sans formalisme. A cet effet, la pratique de l’anglais est indispensable. Les Irlandais font par ailleurs preuve d’une bonne capacité de réaction et d’adaptation. Ils se distinguent souvent par un goût assez prononcé pour le risque. Ce goût pour les paris plus ou moins audacieux s’explique notamment par la réussite économique de l’Irlande ces dernières années, qui a été marquée par l’éclosion de quelques fortunes spectaculaires. L’Irlande est un pays de réseaux, où les gens se connaissent parfois depuis l’enfance. ©UBIFRANCE – Irlande -8- Pour approfondir avec UBIFRANCE UBIFRANCE et les Missions Economiques vous proposent quatre gammes complètes de produits et services d’accompagnement pour vous aider à identifier les opportunités des marchés et à concrétiser vos projets de développement international. - Gamme Conseil : pour obtenir la bonne information sur les marchés étrangers et bénéficier de l’expertise des spécialistes du réseau UBIFRANCE et les Missions Economiques. - Gamme Contact : pour identifier vos contacts d'affaires et vous faire bénéficier de centaines d'actions de promotion à travers le monde. - Gamme Communication : pour communiquer à l’étranger sur votre entreprise, vos produits et votre actualité. - Volontariat International en Entreprise (VIE) : pour optimiser votre budget ressources humaines à l'international. 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Rédigé par : Marc Debels Revu par : Marjorie Granger Version originelle du 26 août 2009 Mise à jour : 15 juillet 2010 CE DOCUMENT NE PEUT ETRE REVENDU. ©UBIFRANCE – Irlande -9-