Lima Sierra Delta#75

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Lima Sierra Delta#75
Clandestines79
Lima Sierra Delta#75
LIMA SIERRA DELTA LXXV
Bulletin d’informations lysergiques à parution irrégulière. Version provisoire (11/01/13 8:40:19 PM) mise en ligne
par Tango Alpha India Lima Uniform Charlie. Contact postal inchangé depuis une éternité: Lima Sierra Delta, b.p.
20039, 75221 Paris cedex 05. E-mail : [email protected]
Futurama
26 janvier 2013. Samedi soir. Rouen (76000). Centre André Malraux. La Souris Déglinguée et Nono Futur.
23 février 2013. Samedi soir. Compans (77290). Salle Coluche. La Souris Déglinguée et Hélène Segara.
16 mars 2013. Samedi soir. Vitry-le-François (51300). L’Orange Bleue. La Souris Déglinguée et Durban Poison.
Rétrorama
22-09-2012. Samedi soir. Paris. XXe arrondissement. Rue de Bagnolet. La Flèche d’Or. Troisième concert
lysergique au même endroit depuis 1995. La première fois, rappelez-vous, c’était pour l’émission
Cap’tain Café animée par J.-L. Foulquier, LSD y avait joué deux morceaux (Saigon oi & Princesses de la rue), il y
avait même Miss Latsani ondulant debout sur le comptoir qui faisait alors encore face à la scène sur laquelle se
démenaient les quatre muridés habituels, flanqués de supplétifs très motivés par la perspective de la télédiffusion. La
fois d’après, c’était l’année dernière en milieu de semaine avec comme groupes invités, les Fab
Mods et The Run, cette fois-ci, c’est au tour du Pélican Frisé de partager les tréteaux. Je connais
l’oiseau depuis au moins trois ans. J’avais rencontré précédemment Hugues leur violoncelliste chez Miss
Ai (la demoiselle japonaise qui cause et crie avec Rachel au départ de l’instrumental Granadaamok), pas
longtemps après, j’étais invité sur une jonque amarrée près du pont de Tolbiac afin d’assister à la
prestation scénique du groupe au nom de volatile. Polo le chanteur jouait même du violon. Un bon démarquage par
rapport à la norme ska à laquelle on est habitué au nord et au sud de la Loire. C’est Hugues qui m’a
recontacté au début de cette année pour présenter leur projet de concert parisien regroupant LPF et LSD. La
discussion à ce sujet a repris plus sérieusement avec Polo et son frangin déjà cité après mon retour de Pékin. Aucune
raison de dire non à leur initiative. Ensuite, tout est allé très vite dès la réservation de la salle confirmée, Matthieu
Drapeau Blanc a commencé le crayonnage d’une paire d’animaux fantastiques motorisés sur une grande
feuille de papier canson, de quoi faire une belle affiche qui sera imprimée aux Pays-Bas et le violoniste en chef de LPF
m’a envoyé leur version personnalisée deKamikaze Rock & Roll en MP3. Bravo les gars.
Le premier arrivé dans le hall de l’ancienne gare de Charonne devenue Flèche d’Or, c’est le
camarade sonorisateur Benoît CS qui est venu en voisin tester le matos en avance. Ce quartier évoque pour moi pas
mal de souvenirs, certains sont indicibles mais d’autres sont racontables. Tandis que Cambouis s’installe
rapidement derrière ses fûts pour faire le pousseur de baguettes, je repense une fois de plus au jeune homme du squat
de la rue Saint-Blaise qui transformait, un peu plus au sud, les matous du pâté de maisons en civet de lapin. Retour vers
le présent : Rikko vient d’arriver les épaules chargées, il porte sa basse et sa guitare en bandoulière comme à
Shanghai et à Shunyi, il est suivi par Manu S. qui ce soir va être au four et au moulin. Muzo est parti en avance de son
fief du neuf-trois mais c’est le dernier débarqué à la salle. Pas moyen pour lui de se garer à proximité. Sylvain fait
régler les derniers spotlights. Quand nous montons sur scène, la salle est joliment pleine, impossible de citer toutes
celles et tous ceux qui dans la foule nous suivent depuis des années. Trinquier s’est pointé sans son side-car, il
l’a laissé probablement à Saigon ou fait voguer jusqu’à son île de Beauté. Au stand Clandestines Sandie L.
est rejointe par Martine C. qui nous voit en concert pour la deuxième fois depuis… 1979. C’était au début
du mois d’août, un samedi soir après minuit dans une boîte à moitié pizzeria au nom de chapeau entre la Bonne
Bière et la place de la République. Même que son amie Isabelle B. avait enregistré tout ça. Encore une cassette de
perdue. Comeback vers 2012 : baptême du feu pour deux nouveaux morceaux, le premier s’appelle pour
l’instant Little John, c’est unpsychojazz instrumental pour remplacer la rengaine de Duke Ellington qui
n’a pas été peu jouée ces dernières années. Il ressemble un chouya à Forêt de Katyn un projet lysergique de la
fin des années 1980, jamais exécuté publiquement. Le second titre c’est Fukushima, une nouvelle chanson
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japonisante dédiée à toutes les lysergistes du Soleil levant, difficile d’être insensible à ce qui se passe là-bas
depuis mars 2011. ŸzoD‰jD ! Le répertoire habituel a aussi été un peu chamboulé, du coup la partie finale ressemble à
celle de la playlist printanière made in China.
24-09-2012. Lundi. Très tôt le matin. Vélizy. Le Mail. Les poings du destin quand ils frappent, ils font mal. Jacqueline est
partie là-haut, rejoindre Jo sur la Lune ou sur la planète Mars. Immense tristesse.
29-09-2012. Samedi noir. Clamart. Cimetière intercommunal. Le Pays que Dieu oublié et Pipe Line en version acoustique
qui résonne dans la salle de recueillement.
03-10-2012. Mercredi soir. Paris. Près du pont de notre rivière Kwai. Lune rouge. Répétition dePékin
aujourd’hui en si mineur.
05-10-2012. Vendredi soir. Canal de l’Ourcq. Invité à aller voir les Fab Mods, Schultz le Lorrain et Tio Manuel faire
tanguer la péniche Demoiselle.
13-10-2012. Samedi soir. Lyon. La Plateforme. LSD partage l’affiche avec Wayne Barrett & the Bulldogs, Booze
& Glory et Shameless. Le concert est organisé par une bande de jeunes gones lysergistes épaulés par les anciens de
la Connection locale. Une très bonne soirée avec tous les partisans jurassiens, rhodaniens et alpins.
08-11-2012. Paris. Japanthéon. Dans une salle municipale attenante. Rendez-vous avec King Martov qui prépare un
grand article sur le rock & roll lysergique et qui me demande pourquoi je suis le seul de ma génération à avoir mis le nom
de Frantz Fanon dans une chanson.
20-12-2012. Jeudi. 14h30. Paris XVe. Javel. Parélies. Pas descendu dans ce sous-sol depuis 2006. Aux commandes,
François qui a déjà œuvré pour LSD à plusieurs reprises. Cette fois-ci, il s’occupe du nouveau mastering de
l’album Eddy Jones qui ressort très prochainement en vinyl sur Euthanasie Records, le label tourangeau de
David. Le résultat est étonnant. Inclus à cette réédition la version primitive de la chanson An 2000 enregistrée au studio
Davout en 1986 mais qui ne fut point incorporée à l’album par Slim Pezin qui l’avait trouvé probablement
trop nerveuse… Hormis ce bonus sonique, vous aurez aussi droit à des photos vintage de Laurent C. Dead Fuck
Commando d’Aurillac réfugié à Montreuil et de Carl Komintern d’Orléans, ainsi qu’à un diaire
lysergique de l’an VII.
06-01-2013. Dimanche soir. Paris. Grand Action. Looper. La machine à remonter le temps utilisée par Bruce Willis
ressemble à celle de Valérian. Le Shanghai du film ne nous est pas inconnu, faut dire qu’on était au même
endroit, y a pas si longtemps, salutations à Frank PSG, Miss Waitan et tous les autres à Puxi et Pudong.
09-01-2013. Mercredi après-midi. Paris XXe. Petit détour par le 14bis rue Juillet pour aller saluer un camarade celtibère
en pleine séance de mix et une paire d’ex-garagistes du son chez qui LSD fit beaucoup de bruit trois décennies
auparavant.
Plus tard dans la soirée du côté du « Nouveau Quartier latin », au sud des anciens Frigos. Répétition
de Bangkok enchaîné à Paris aujourd’hui avec Rikko à la seconde guitare et Manu S. Avion à la basse, Muzo est
épaulé par un jeune trompettiste vannetais. Il en est de même lors du filage de r suivi de Jaurès-Stalingrad, Weekend
sauvage, Rock & roll vengeance, En France, Saint-Sauveur et Salue les copains.
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