La lettre Bureau Veritas
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La lettre Bureau Veritas
Vue sur patrimoine Externalisation, cessions, acquisitions, arbitrage, gestion, optimisation : toutes ces opérations relèvent de la gestion des patrimoines immobiliers. Pour aider les investisseurs et gestionnaires à évaluer leurs actifs immobiliers et industriels, Bureau Veritas, grâce à l’accord qu'il vient de signer avec GES Technologies, met à leur disposition une réponse sur mesure combinant à son savoir-faire un outil performant particulièrement adapté aux grands patrimoines et équipements. Sécurité incendie renforcée pour les établissements de soin Depuis quelques années, le législateur apporte de nombreuses modifications aux textes relatifs à la sécurité incendie Risque Incendie : Les assurances voient rouge Du nouveau chez les compagnies d'assurances. La Fédération Française des Sociétés d'Assurance (FFSA) déclare la guerre au feu A-t-on sous-estimé le facteur humain dans la prévention des risques ? La sécurité "parle" moins aux salariés français que la qualité, voire même que la rentabilité. Consensuelle sur le principe, la prévention du risque n'est toujours pas un réflexe au quotidien. L'IFS : une base d'évaluation commune pour les industriels de l'agroalimentaire La version 4 de l'International Food Standard est disponible en France depuis la fin 2004. La FCD, Fédération des entreprises du commerce et de la distribution invite les industriels à la demander. Bureau Veritas acquiert l'activité Contrôles et Sécurité du CEBTP Après son rachat, le 29 janvier dernier, de l'activité Contrôles et Sécurité du CEBTP, Bureau Veritas devient le leader sur ce marché BVQI : numéro un français de l’écocertification Le spécialiste des certifications de systèmes de management QSE et de services vient de franchir une première étape en rachetant le 9 mars dernier Eurocertifor Le transport par route des marchandises dangereuses assorti d'un plan de sûreté La version 2005 de l'Accord européen relatif au transport routier des marchandises dangereuses (ADR) est entrée en application le 1er janvier dernier. Performance énergétique des bâtiments : la directive arrive, les villes démarrent Le 16 février dernier, le protocole de Kyoto est entré en vigueur, sans les Etats-Unis mais avec la Russie. Parmi les mesures prises, la directive du 16 décembre 2002 entrera en application en janvier 2006. Légionellose : un système de management du risque sanitaire pour AXA, 42 sites certifiés. AXA, leader de la protection financière sur le marché de l'assurance, est devenu le leader français en matière de prévention sanitaire. Les rendez-vous Bureau Veritas L'essentiel pour comprendre et anticiper Le Musée des Arts Premiers ou l'art d'externaliser Quand vous pousserez les portes du musée du quai Branly et découvrirez ce magnifique ensemble de 40 000 m2 dédié aux arts et civilisations d'Afrique, Fos Cavaou : le plus grand terminal méthanier d'Europe Gaz de France construit près de Marseille, à Fos, sur le site du Cavaou, le plus grand terminal méthanier d'Europe. Arrêté du 30 mars 2005 relatif aux équipements sous pression Nous venons d’apprendre la signature de l’arrêté du 30 mars 2005 en cours de publication, modifiant l’arrêté du 15 mars 2000 relatif aux équipements sous pression. Immeubles d'habitation : un guide pour prévenir l'incendie Depuis un an, un groupe de travail de l'AFNOR planche sur un " guide pour l'amélioration de la protection incendie dans les bâtiments d'habitation existants ". Prévention des risques chimiques Les obligations du chef d'établissement en matière de prévention des risques chimiques sont définies dans le décret du 23 décembre 2003. Réglementation installations classées et les parcs de stationnement Nous attendons la publication prochaine d'articles venant pallier le vide réglementaire pour les parcs de stationnement accueillant entre 250 et 1000 véhicules. Amendement pour Seveso II La transposition, au plus tard le 1er juillet 2005, d'un amendement apporté à la directive n°96/82/CE dite Seveso II, va augmenter le nombre des établissements couverts par cette directive. Bureau Veritas et la sécurité de vos données personnelles Mentions légales Vue sur patrimoine Externalisation, cessions, acquisitions, arbitrage, gestion, optimisation : toutes ces opérations relèvent de la gestion des patrimoines immobiliers. Pour les mener à bien, l'ensemble des acteurs - investisseurs, propriétaires, gestionnaires, utilisateurs, occupants, prestataires - a besoin d'informations techniques sûres, fiables et actualisées sur l'état de leurs actifs. C'est dans cette optique et pour répondre aux nombreuses demandes qui lui sont faites, que Bureau Veritas a signé un accord commercial avec GES Technologies. Cette société canadienne, spécialisée dans la gestion globale d'actifs immobiliers, a développé SARRA, un système expert pour évaluer l'état d'actifs immobiliers et industriels. Particulièrement adapté aux grands patrimoines et à leurs équipements, cet outil combiné au savoir-faire de Bureau Veritas constitue une réponse sur mesure aux attentes des investisseurs et gestionnaires. " Comment faire pour connaître avec précision l'état de nos bâtiments alors que depuis des années nous confions à des tiers le soin de les entretenir et de les maintenir ? Cette question, nos clients gestionnaires nous la posaient régulièrement. Aussi, lorsque nous avons découvert SARRA (Système d'allocation des ressources et de réhabilitation d'actif), développé par GES Technologies, avons-nous rapidement décidé de nouer ce partenariat commercial entre nos deux sociétés aux compétences très complémentaires. " explique Claude Lignon, Directeur du Marché Immobilier . Avec SARRA, nous disposons d'une caméra idéale pour établir en continu le diagnostic et suivre l'état des actifs immobiliers avec nos clients. " Qui peut le plus peut le moins Les développeurs de SARRA ont vu grand et avec raison : leur système expert est capable d'évaluer avec précision même un très grand patrimoine immobilier dispersé sur plusieurs villes ou régions, ainsi que les équipements techniques associés. Qui peut le plus peut le moins ! Et SARRA peut beaucoup qui propose de travailler pour chaque bâtiment à partir d'équipements élémentaires soumis à un feu nourri d'indicateurs pour en estimer non seulement l'état (qui fait l'objet d'une notation) mais également le coût de remise à niveau. " SARRA va conforter la longue expérience de Bureau Veritas en matière de construction et de réhabilitation, commente Claude Lignon. En lui associant notre connaissance affûtée de la pathologie des bâtiments et des réglementations, nous serons ainsi en mesure d'aider nos clients à connaître les durées de vie des éléments constitutifs de leurs ouvrages." En un seul coup d'oeil Lequel propriétaire va disposer de tableaux de bord simples et conviviaux lui ouvrant une vue macroscopique sur l'état de ses biens. A tout moment, il pourra aussi consulter les données détaillées attachées à chaque patrimoine, ouvrage, site, bâtiment ou élément. " Outre cette information en temps réel de l'état du parc, un des grands atouts de SARRA est d'offrir des tableaux comparatifs des bâtiments entre eux et de permettre de suivre l'amélioration ou la dégradation de tel site ou élément d'un exercice à l'autre" conclut Claude Lignon. Ainsi, Bureau Veritas s'oriente résolument vers l'assistance à la gestion de patrimoine. [Contactez-nous] [Retour au sommaire] Sécurité incendie renforcée pour les établissements de soins Depuis quelques années, le législateur apporte de nombreuses modifications aux textes relatifs à la sécurité incendie qu'il adapte, précise, corrige, interprète ou complète. Parmi elles, l'arrêté du 10 décembre 2004, concerne les établissements de soins (type U) invités à renforcer leur organisation en matière de sécurité incendie à compter du 23 avril 2005. Cet arrêté fait partie de cette opération de toilettage entreprise par le législateur en matière de sécurité incendie. Dans le cas présent, il concerne les établissements de soins (type U) pour lesquels il facilite une meilleure prise en compte des contraintes fonctionnelles de certains services : pédiatrie, réanimation, imagerie médicale ou chirurgie. Il autorise aussi les services tenus à une surveillance permanente des patients (personnes désorientées ou cas des services psychiatriques) à fermer à clef les portes des locaux. " Cet arrêté ne remet pas en question les principes fondamentaux de sécurité du type U qui, sur le fond, demeurent inchangés, commente Nicole Labat, spécialiste Sécurité des Personnes à la direction Technique de Bureau Veritas. Il renforce les dispositions constructives facilitant le transfert latéral des malades en cas d'incendie et met l'accent sur l'organisation de la sécurité incendie dans son ensemble en prônant une plus grande formalisation de l'organisation et le renforcement des ressources et des moyens. ". Des dispositions constructives Du côté des dispositions constructives, les niveaux avec locaux à sommeil qui devaient déjà faire l'objet d'un recoupement minimum en deux zones protégées (auparavant appelées zones U10) vont devoir comporter, de surcroît, des "zones de mise à l'abri" pour mettre à l'abri rapidement les malades ne pouvant se déplacer seuls avant leur transfert vers la zone protégée contiguë. Par ailleurs, la résistance au feu des structures des bâtiments d'un étage et plus est renforcée. Quant aux escaliers desservant trois étages et plus ou des sous-sols de plus d'un niveau, ils devront obligatoirement comporter des colonnes sèches. Des ressources dédiées Disposition majeure de cet arrêté : le renforcement du service de sécurité. Ainsi les ERP* de 1ère catégorie sont-ils désormais tenus d'avoir un service de sécurité composé au minimum d'un chef de service et de deux agents entièrement dédiés à cette tâche ; les établissements existants ont jusqu'au 31 décembre 2009 pour s'y conformer. Pour les sites multi-bâtiments, et dès que l'effectif total de 1500 personnes est dépassé, un chef de service sécurité devient obligatoire. Enfin, les ERP de 2ème catégorie devront avoir un agent de sécurité. L'exploitation centralisée des différents systèmes de sécurité incendie disséminés sur un site nécessitera l'existence d'un PC de sécurité et d'une unité d'aide à l'exploitation (UAE) ; il en sera de même pour les bâtiments recevant plus de 2500 personnes. Enfin, notons que pour les ERP de 5ème catégorie, la détection incendie avec indicateurs d'action devient obligatoire dans tous les locaux et circulations. Une organisation renforcée Du côté de la formalisation, l'arrêté demande la rédaction, par le chef d'établissement ou son chef de sécurité, d'un schéma d'organisation de la sécurité qui devra détailler les dispositions organisationnelles propres à l'établissement. Ce schéma sera examiné par la commission de sécurité lors des visites périodiques. En adéquation avec ce schéma, des exercices périodiques de simulation devront être organisés afin de maintenir à niveau les connaissances et les réflexes sécurité des personnels. *ERP : établissement recevant du public Sécurité Incendie : quoi de neuf ? L'arrêté du 22 novembre 2004 précise le traitement des planchers partiels et des mezzanines, et impose plus particulièrement dans les galeries marchandes et surfaces de vente non "sprinklés" une résistance au feu des planchers partiels destinés aux bureaux. ● Pour les ERP* de 5ème catégorie avec locaux à sommeil (hôtels, maisons de retraite, gîtes d'étape, gîtes équestres, colonies de vacances…) rappelons que le décret du 27 octobre 2004 et l'arrêté du 6 octobre 2004 (voir notre édition précédente) imposent les mêmes contrôles que ceux en vigueur pour les grands ERP (dossier de sécurité soumis à l'avis de la Commission de Sécurité, vérifications techniques par un organisme agréé, demande d'autorisation d'ouverture, visite de réception et visite quinquennale par la Commission de Sécurité). ● *ERP : établissement recevant du public Risque Incendie : les assurances voient rouge Du nouveau chez les compagnies d'assurances. La Fédération Française des Sociétés d'Assurance (FFSA) déclare la guerre au feu, sinistre le plus fréquemment rencontré chez les entreprises. Dans sa nouvelle édition, la règle R11 de l'APSAD qui décrit les missions APCI (missions d'abonnement prévention conseil incendie), invite les assurés à une analyse plus fine de leur vulnérabilité. A la clé, une baisse substantielle de la prime Incendie. Les compagnies d'assurances n'aiment pas quand ça brûle chez leurs clients et la fréquence des sinistres, notamment chez les PME/PMI, les fait voir rouge. Aussi, la FFSA s'est-elle penchée sur les missions APCI destinées à évaluer le risque Incendie des entreprises assurées. La nouvelle règle APSAD R11, c'est son nom, est une invitation appuyée à opérer une analyse approfondie du risque. Toutes celles qui répondront favorablement bénéficieront de contrôles périodiques plus espacés et pourront même négocier une révision à la baisse de leur prime Incendie. Depuis janvier 2005, la FFSA convie donc les assurés à se rapprocher des bureaux de contrôle agréés R11 pour procéder aux audits. D'une pierre deux coups La nouvelle règle 11 des missions APCI préconise une analyse de vulnérabilité tous les cinq ans afin "d'identifier les conséquences possibles d'un sinistre incendie sur la continuité de fonctionnement de l'établissement". Il s'agit d'abord de recenser tous les points névralgiques, à savoir tous les lieux dont la défaillance entraînerait une cessation partielle ou totale de l'activité, puis d'identifier les points dangereux, c'est-à-dire présentant un risque d'incendie, et enfin de croiser ces données pour déterminer les points vulnérables. Ces derniers devront être assortis d'un certain nombre d'informations précisant, par exemple, le temps d'arrêt probable de l'activité en cas de sinistre. En fonction de ces résultats le chef d'établissement devra rédiger un plan de traitement listant l'ensemble des actions à mener pour réduire les risques incendie. Des visites annuelles complètent ces analyses quinquennales, outre la sensibilisation continue du chef d'établissement, elles visent, par sondage sur quelques points vulnérables, à vérifier la bonne application du plan de traitement. " 40% seulement des PME sont à jour de leurs obligations réglementaires, une sur cinq n'a pas d'extincteurs. Ce sont des chiffres qui font réfléchir les compagnies d'assurances ! La nouvelle règle propose une analyse approfondie de la vulnérabilité sans aucune mesure avec l'audit macroscopique qui prévalait jusque-là. Les industriels qui opteront pour cette solution vont faire d'une pierre deux coups : d'une part, ils vont mieux se protéger, d'autre part, ils vont pouvoir bénéficier - conformément à la rubrique 285 du traité des assurances de rabais sur leur prime incendie. Qu'ils prennent vite contact avec leur courtier pour en discuter, l'opération peut s'avérer extrêmement bénéfique " commente Christophe Canu, responsable de l'activité prévention et sécurité Incendie. Bureau Veritas, agréé" Assurance" par le CNPP, réalise des missions APCI en conformité avec la nouvelle règle R11 : . Analyse initiale du risque incendie avec détermination des points vulnérables indiquant pour chacun d'eux, en cas de sinistre, les temps d'arrêt probables de l'activité et les temps d'arrêts maximum supportables par l'entreprise. Proposition d'un plan de traitement. . Visite annuelle de suivi de la mise en application du plan de traitement. . Visite quinquennale d'actualisation du plan de traitement. [Contactez-nous] [Retour au sommaire] A-t-on sous-estimé le facteur humain dans la prévention des risques ? La sécurité "parle" moins aux salariés français que la qualité, voire même que la rentabilité. Consensuelle sur le principe, la prévention du risque n'est toujours pas un réflexe au quotidien. Même lorsque les chefs d'entreprise se mobilisent, les résultats restent en deçà des moyens techniques et organisationnels mis en place. Pour Luc Ravera, responsable Management des Risques HSE chez Bureau Veritas, l'explication vient d'une prise en compte trop tardive du facteur humain dans les systèmes de prévention. Vous dites que les entreprises n'ont pas de culture sécurité capable d'autoalimenter des pratiques de prévention, que voulez-vous dire ? Luc Ravera : Je vais prendre un exemple. Si vous observez des opérateurs sur une chaîne d'embouteillage, vous remarquerez qu'ils vont repérer immédiatement un plastique défectueux et l'éliminer. Alors qu'une flaque d'huile ou un carter ouvert risque de les laisser indifférents. Les réflexes qualité, les réflexes rentabilité sont acquis, pas les réflexes sécurité. La non conformité en termes de produit a du sens, elle n'en a pas, pas encore, en termes de pratiques de sécurité. Sur un sujet a priori aussi consensuel que la prévention de l'accident nous constatons que les comportements ne sont pas à la hauteur. Comment l'histoire récente de la prévention explique-t-elle cela ? L.R. : Le code du travail, il y a une quinzaine d'années, a fixé les principes généraux de prévention. A partir de là, les entreprises ont analysé les risques et mis en place les dispositifs techniques de prévention requis. Parallèlement des directives européennes sont arrivées et ont responsabilisé davantage le chef d'entreprise dans le choix des solutions de prévention. Dans la foulée, la France s'est inspirée des approches organisationnelles en vogue dans les pays anglo-saxons : aux outils s'ajoutent aujourd'hui des référentiels systémiques comme OHSAS 18001 pour mettre en place des organisations capables de démontrer leurs performances en matière de sécurité. Cette évolution de la prévention - réglementaire, technique, organisationnelle - a donné ses résultats : les accidents du travail ont globalement diminué et cependant ce n'est pas satisfaisant. Pourquoi dites-vous que cette baisse des accidents du travail est insuffisante ? L.R. : Ce sont les chefs d'entreprise qui le disent. Ils se sont montrés très pro-actifs dans leur gestion de la sécurité. Ils ont investi : analysé le risque, mis en place les systèmes de prévention, modifié l'organisation, formé les hommes et malgré tout le nombre des accidents reste élevé eu égard aux efforts consentis. Leur déception est d'autant plus perceptible que la sécurité est devenue un sujet sensible. Pendant longtemps, seules des industries comme la chimie l'intégraient dans leurs objectifs, aujourd'hui les grands manufacturiers, le tertiaire et même les PME/PMI s'y sont mis. Pourquoi la sécurité est-elle devenue un nouvel enjeu d'entreprise ? L.R. : Pour des raisons de contraintes réglementaires, nous l'avons vu, mais pas seulement. L'accident du travail n'est plus vécu comme une fatalité. Les dirigeants en mesurent mieux le coût humain, financier, pénal et veulent s'en prévenir. Ils savent aussi que le prix à payer est celui d'une image dégradée de l'entreprise qui affecte salariés, clients, actionnaires et investisseurs. Autant de raisons qui font de la sécurité un nouvel enjeu social, financier et économique pour une entreprise qui se veut de plus en plus citoyenne. Comment peut-on réduire encore le nombre des accidents du travail ? L.R. : Après la composante technique, après la composante organisationnelle, il faut se pencher sur la composante humaine. Pour redynamiser une démarche sécurité et obtenir des gains significatifs et rapides sur le taux de fréquence, le meilleur moyen est aujourd'hui de procéder à des analyses comportementales. Comment travaille-t-on sur les comportements ? L.R. : En travaillant avec les intéressés eux-mêmes, avec ceux qui, tous les jours, expérimentent le risque. La prévention ne peut se réduire à l'observation stricto sensu de règles et de règlements. Dès le départ, les opérateurs et leur encadrement immédiat doivent être partie prenante de la démarche, être des acteurs dans la mise en lumière des risques et des bonnes pratiques de prévention. Et cela ne va pas de soi. En appeler à la mobilisation personnelle des opérateurs, c'est aussi écouter, prendre en compte, tenir compte de leurs observations, ouvrir des espaces de paroles, d'expression, leur communiquer ce qu'ils doivent savoir et ce qu'ils peuvent demander. Ce peut être générateur de conflits avec l'encadrement immédiat qui se retrouve lui-même jugé sur ses performances en matière de sécurité. C'est pourquoi, une politique de prévention ne peut être menée à bien qu'avec l'implication pleine et entière des dirigeants et, si possible, en collaboration avec les directions des Ressources Humaines et les représentants des personnels comme les CHSCT. Bureau Veritas a développé une méthode pour précisément prendre en compte cet aspect comportemental, peut-on en parler ? L.R. : Il s'agit de l'approche "IPSO FACTO". Celle-ci repose sur deux principes simples: - l'implication des opérateurs dans l'élaboration des règles de sécurité, ainsi que nous l'avons précisé ci-dessus : c'est la partie IPSO signifiant : " faire Identifier les Pratiques de Sécurité par les Opérateurs " - la vérification régulière du respect des règles ainsi établies afin qu'elles deviennent pérennes : C'est l'objet de la partie FACTO voulant dire " Faire Auditer le Comportement Terrain des Opérateurs ". Selon le type de management de l'entreprise et sa culture, les audits en question peuvent consister en des auto-contrôles, des contrôles croisés entre opérateurs ou des audits impliquant l'encadrement de proximité, dont le rôle est à la fois de vérifier les bonnes pratiques, leur pertinence, leur application et d'inciter les opérateurs à croiser leurs approches et à partager leurs expériences. IPSO FACTO se veut un référentiel commun où chacun évalue sa propre implication et influence par rapport à une performance globale de la sécurité. L'objectif est de mettre en mouvement et rendre moteur la sécurité et la prévention, de favoriser cette culture sécurité qui viendra auto-alimenter les bonnes pratiques de prévention. Que la sécurité de tous soit l'affaire de chacun, dans les têtes et dans les gestes quotidiens. [Contactez-nous] [Retour au sommaire] L'IFS : une base d'évaluation commune pour les industriels de l'agroalimentaire La version 4 de l'International Food Standard est disponible en France depuis la fin 2004. La FCD, Fédération des entreprises du commerce et de la distribution, invite les industriels commercialisant leurs produits sous des marques de distributeurs à être certifiés IFS dès 2005. Qualité-France S.A., filiale de Bureau Veritas, est l'un des tout premiers organismes certificateurs accrédités par le COFRAC pour procéder aux audits IFS. Les crises successives dans l'agroalimentaire ces dernières années ont rendu les consommateurs soucieux en matière de sécurité alimentaire. En 2002, les distributeurs allemands décident d'élaborer un référentiel commun pour évaluer le niveau qualitatif des fabricants commercialisant leurs produits sous des marques de distributeurs : l'International Food Standard voit le jour. La grande distribution française, en 2003, emboîte le pas sous l'impulsion de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution. " Avec l'IFS, les distributeurs allemands et français ont défini un niveau d'exigence commun pour les produits distribués sous leurs marques, commente Benoît Mathieu, directeur Agroalimentaire. Ce référentiel offre ainsi une base d'évaluation commune, des audits standardisés et une reconnaissance mutuelle de ces audits. Pour les industriels, la certification IFS signe la fin des audits à répétition opérés par les distributeurs. Elle leur permet également d'anticiper les évolutions réglementaires à venir. " Exigences de marques Dès la sortie de la quatrième version de l'IFS en mars 2004, la FCD a procédé à l'habilitation des organismes certificateurs, Qualité-France en tête. L'objectif est maintenant de déployer le référentiel chez tous les industriels de l'agroalimentaire français concernés. A noter que les grandes enseignes françaises de la distribution se sont ralliées à l'IFS, c'est le cas d'Auchan, Carrefour, Casino, Lidl, Metro, Monoprix, SPAR…. L'audit IFS, à la charge des industriels, se déroule sur trois à six demi-journées. Il porte notamment sur le système de management de la qualité, la gestion des ressources, la réalisation du produit. Ce dernier chapitre, de loin le plus conséquent, constitue une liste détaillée des exigences. Multiples, elles concernent les locaux, les équipements, la maintenance mais aussi les étapes de conception et de développement, la traçabilité, la présence d'OGM, d'allergènes ou de nuisibles, ou encore la gestion des déchets. Le nombre et la gravité des écarts relevés lors de l'audit conditionnent l'obtention de la certification. Si celle-ci n'est pas acquise, un audit complémentaire viendra vérifier la mise en place des actions correctives décidées pour les non conformités majeures. Des audits de surveillance sont prévus tous les douze ou dix-huit mois. Qualité-France S.A. Au sein de Bureau Veritas, Qualité-France est l'organisme de certification des produits agroalimentaires. Il fut l'un des premiers en France, en 2004, à être accrédité par le COFRAC pour les audits IFS. Qualité-France s'appuie sur un réseau national d'auditeurs qualifiés sur les 18 domaines d'activités recensés par l'IFS. En partenariat avec BVQI, Qualité-France organise des audits combinés avec d'autres référentiels tels que BRC, HACCP, ISO 9001 ou des certifications de produits. [Contactez-nous] [Retour au sommaire] Le transport par route des marchandises dangereuses assorti d'un plan de sûreté La version 2005 de l'Accord européen relatif au transport routier des marchandises dangereuses (ADR) est entrée en application le 1er janvier dernier. Enjeu majeur de cette nouvelle édition : les questions de sûreté. Les experts en Sûreté des bâtiments et les conseillers Transport de Bureau Veritas ont développé une méthode pour vous accompagner dans la mise en œuvre du plan de sûreté obligatoire pour le transport de marchandises " à haut risque " C'est dans le chapitre 10 que sont traitées les questions de sûreté qui constituent la principale évolution de la l'ADR 2005. La sûreté y est définie comme l'ensemble des mesures à prendre pour minimiser le vol ou l'utilisation détournée de marchandises " à haut risque " présentant un caractère dangereux pour les personnes, l'environnement et les biens. Parmi ces mesures figure la mise en œuvre d'un plan de sûreté obligatoire pour certaines marchandises considérées comme à " haut risque ", par exemple, l'essence de n° ONU 1203 transportée en citerne de capacité supérieure ou égale à 3m3. La sûreté étant l'affaire de tous, transporteurs, expéditeurs, destinataires et autorités compétentes sont concernés. A noter que l'utilisation de l'ADR 2003 n'est autorisée que jusqu'au 30 juin 2005. Une méthode en quatre étapes Au sein de Bureau Veritas, ces questions de sûreté ont fait l'objet d'une réflexion commune des spécialistes en sûreté des bâtiments et des conseillers sécurité pour le transport de marchandises dangereuses (CSTMD). Leurs expertises croisées ont permis l'élaboration d'une méthode en quatre étapes pour évaluer le risque et mettre en œuvre les plans de sûreté conformément aux prescriptions de l'ADR 2005. La première étape s'attache d'une part, au recensement des produits " à haut risque ", des installations et des équipements concourant au transport, d'autre part à l'identification de tous les acteurs et de leur responsabilité de fait ou contractuelle. La seconde étape consiste à évaluer le niveau de maîtrise pour chaque acteur, chaque installation et chaque équipement, puis à élaborer un plan de réduction des risques en fonction des notes de performance attribuées. La troisième étape est consacrée à la rédaction du plan de sûreté et à la formation. Enfin, la quatrième étape concerne l'évaluation périodique du niveau de maîtrise. [Contactez-nous] [Retour au sommaire] Performance énergétique des bâtiments : la directive arrive, les villes démarrent Le 16 février dernier, le protocole de Kyoto est entré en vigueur, sans les EtatsUnis mais avec la Russie. Depuis sa signature en 1997, de nombreuses mesures ont été prises par la Communauté européenne pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Parmi elles, la directive du 16 décembre 2002 vise l'amélioration de la performance énergétique des bâtiments. Elle entrera en application en janvier 2006. Mais déjà, des villes françaises confient à Bureau Veritas le diagnostic énergétique de leurs bâtiments. Une mobilisation qui confirme l'engagement citoyen des collectivités, comme des entreprises, pour un environnement propre. Les bâtiments du secteur résidentiel et tertiaire représentent à eux seuls plus de 40% de la consommation finale d'énergie dans la communauté européenne. Et la progression constante du parc entraîne l'inévitable augmentation de la consommation énergétique et des rejets de CO2 dans l'atmosphère. Pour prévenir cette envolée de la pollution, la Communauté européenne s'est dotée d'un instrument juridique : la DEPEB - directive européenne pour la performance énergétique des bâtiments. Elle a pour objectif de réduire " la quantité d'énergie effectivement consommée dans le cadre d'une utilisation normale d'un bâtiment " et rend obligatoire, dans certains cas, le certificat de performance énergétique (CPE). Entrent dans son périmètre toutes les constructions neuves à partir de 50 m2 et les bâtiments rénovés de 1000 m2 et plus. La traduction en droit français n'étant pas achevée, les modalités d'application ne sont pas connues et nous ignorons si elles s'apparenteront, peu ou prou, à la RT 2000, méthode de calcul déjà adoptée en France pour vérifier la cohérence énergétique des consommations des bâtiments. En attendant, des villes ont déjà commencé un "dégraissage énergétique"… Les villes chassent le gaspi " La mission que nous confient les collectivités s'inscrit dans l'esprit de la directive européenne et du protocole de Kyoto, explique Pascal Lesage, spécialiste Energétique, agence Ile-de-France. Il s'agit de réaliser le diagnostic énergétique* des bâtiments municipaux - administratifs, techniques, scolaires, sportifs et culturels - pour trouver d'éventuels moyens de réduire les consommations de gaz et d'électricité nécessaires à la production de chauffage. " Un pré-diagnostic réalisé sur l'ensemble des bâtiments se déroule autour de quatre grands axes : la production (chaufferie), la distribution, le réseau et le bâti. " Ces visites ont pour objectif d'identifier des potentiels d'économie et des pistes d'intervention, poursuit Pascal Lesage. Nous nous apercevons qu'environ 30% des bâtiments consomment à eux seuls 80% de l'énergie nécessaire au chauffage. Ils constituent une cible prioritaire pour rechercher des améliorations possibles. " Des diagnostics financés par l'ADEME Parmi ces améliorations possibles, une simple reprogrammation des régulations peut générer des économies immédiates de 5 à 15%. La remise en état des calorifugeages peut induire jusqu'à 5% d'économie supplémentaire sur deux ans. A plus long terme, il devient intéressant d'investir sur du double vitrage ou de modifier l'architecture des réseaux de distribution, par exemple, dans une école, de réguler le chauffage par zone en fonction de divers paramètres comme l'orientation ou la configuration. " Ces diagnostics énergétiques vont se généraliser, promet Ludovic Dumarquez, ingénieur spécialiste Réglementation Thermique. D'abord, parce qu'ils générent immédiatement des économies substantielles, de l'ordre de 15%, voire 25% à plus long terme, et qu'ils peuvent être financés en grande partie par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). Ensuite, parce qu'ils concourent aux efforts de la France pour réduire de 5% les émissions de CO2 d'ici à 2012. Et enfin, parce que la préservation de l'environnement devient une valeur constitutive d'une image de marque pour les collectivités, les industriels et toutes les entreprises. " Bureau Veritas, référencé par l'ADEME, propose des missions de diagnostic énergétique* aux entreprises des secteurs industriels, tertiaires et auprès des collectivités. . Première étape : diagnostic sur site et/ou par thème et identification des potentiels d'amélioration. . Deuxième étape : les missions de suivi. Elles s'avèrent indispensables sur des grands sites industriels pour valider les actions entreprises, mesurer les gains générés et maintenir un haut niveau de sensibilisation des personnels. *Le diagnostic énergétique ne doit pas être confondu avec le Certificat de Performance Energétique qui sera régi par une ordonnance devant paraître vers juin 2005. [Contactez-nous] [Retour au sommaire] Légionellose : un système de management du risque sanitaire pour AXA, 42 sites certifiés. AXA, leader de la protection financière sur le marché de l'assurance, est devenu le leader français en matière de prévention sanitaire. La compagnie d'assurances est la première entreprise à se doter d'un système de management du risque sanitaire pour prévenir les risques de légionellose dans ses établissements. Ses 42 sites français viennent d'être certifiés par BVQI, organisme certificateur indépendant, filiale du groupe Bureau Veritas. Il y a sept ans, le groupe AXA identifie un risque potentiel lié à la légionella et demande à Bureau Veritas une analyse du risque et la mise en place de plans de prévention. Le carnet sanitaire selon la méthode HACCP est étendu progressivement à l'ensemble des sites de l'assureur. Dès 2001 pourtant, les dirigeants d'AXA, très attachés à la prévention, envisagent d'aller au-delà de cet outil de pilotage du risque : " En tant qu'entreprise citoyenne, AXA est très attachée à la prévention des risques, explique Catherine Aragon, directrice de la Logistique au sein d'AXA France Supports, aussi a-telle souhaité approfondir sa démarche en affirmant son engagement dans le domaine de la maîtrise des risques sanitaires, et ce tant à l'égard de ses collaborateurs que des tiers, mais également eu égard à la protection de l'environnement. " AXA met en place une politique de prévention sanitaire à l'échelle de l'organisation tout entière qui se traduit par le déploiement, entre 2003 et 2004, d'un système de management du risque légionellose dans les 42 sites du groupe. Il impliquera l'analyse du risque, la mise en place d'un plan de surveillance, la définition de procédures générales d'action en cas d'anomalie, la planification des mises à jour, ainsi que l'institution d'un système de veille réglementaire. Pour une homogénéité des pratiques de prévention " Nous avons audité ces sites en 2004, commente Gilbert Leroux, directeur du Développement chez BVQI. Nous avons procédé à des investigations techniques approfondies et évalué avec précision l'homogénéité des pratiques. Le système a parfaitement répondu et nous avons pu délivrer la certification pour l'ensemble des sites sur une durée de trois ans. Toutes les entreprises engagées dans la mise en œuvre de systèmes ISO 14001 ou OHSAS 18001 devraient s'inscrire dans cette logique. Un système de management du risque sanitaire comme celui qu'AXA, qui va bien audelà des obligations réglementaires, est une façon de se prémunir contre un risque humain et économique qui peut s'avérer très lourd et dégrader durablement l'image d'un groupe. " Et pour Axa, conclut Catherine Aragon " être la première entreprise française à se doter d'un véritable système de management de la santé/sécurité participe de sa volonté à toujours mieux servir, accompagner et protéger ses clients ". Bureau Veritas acquiert l’activité Contrôles et Sécurité du CEBTP Après son rachat, le 29 janvier dernier, de l’activité Contrôles et Sécurité du CEBTP – Centre expérimental de recherche et d’études du bâtiment et des travaux publics – Bureau Veritas devient le leader sur ce marché. L’activité Contrôles et Sécurité du CEBTP commercialise auprès des loueurs, des entreprises du BTP et des industriels des missions de vérifications réglementaires des installations électriques et des appareils de levage (grues, élévateurs, ponts roulants, chariots de manutention, matériels de chantier, échafaudages…). Ses équipes disposent de l’accréditation COFRAC en levage et en électricité (norme NF EN45004) et des agréments idoines. Leur arrivée dans le groupe Veritas porte à un millier le nombre de personnes qui accompagneront la mise en conformité réglementaire de nos clients dans les domaines du levage et de l’électricité. Créée il y a 40 ans, l’activité Contrôles et Sécurité de CEBTP emploie une centaine de collaborateurs et réalise un chiffre d’affaires annuel de 6.7 millions d’euros. [Contactez-nous] [Retour au sommaire] BVQI : numéro Un français de l’écocertification après son rachat d’Eurocertifor Devenir le leader du développement durable sur le marché français, tel est l’objectif de BVQI pour 2005. Le spécialiste des certifications de systèmes de management QSE1 et de services vient de franchir une première étape en rachetant le 9 mars dernier Eurocertifor, le leader français de l’écocertification. BVQI France crée un service Filière Forêt-Bois qui devient le guichet unique pour tous les prestataires du secteur. Eurocertifor est une société française créée en 1999 par des experts forestiers et bois. Accréditée depuis 2002 par le Forest Stewardship Council (FSC)2, Eurocertifor délivre des certifications forestières et de la chaîne d’approvisionnement bois sous le label FSC Certifor®. Ses services, destinés à rassurer le consommateur final, couvrent l’ensemble de la filière bois, de la forêt aux produits manufacturés, en passant par les papeteries industrielles. Filiale de BVQI Holding, leader mondial de la certification, BVQI France compte plus de 380 certifiés ISO 14001 à son actif. L’acquisition d’Eurocertifor lui permet, via les services Eurocertifor-BVQI, de proposer la certification FSC en plus du label PEFC (Programme de reconnaissance des certifications forestières) qu’elle était déjà habilitée à délivrer. Elle s’appuiera pour ce faire sur un réseau de 50 auditeurs sous-traitants qualifiés FSC implantés en France et à l’étranger. BVQI commercialise sous la marque Eurocertifor-BVQI un ensemble de services qui inclut : ● ● ● ● ● ● la certification de gestion forestière durable en application du référentiel choisi, la certification d’origine et légalité des bois (OLB) le respect des chartes de qualité, l’attestation d’essence et provenance, la surveillance de l’impartialité des cubeurs vérificateurs, le contrôle de la traçabilité, de la forêt jusqu’à la distribution. 1 QSE : Qualité Sécurité Environnement ; 2 Forest Stewardship Council : La certification FSC de gestion forestière et matériaux bois fournit l’assurance d’une gestion durable et équitable en conformité avec les normes internationales et les exigences des consommateurs. Initiée par les mouvements consuméristes et les ONG, elle s’inscrit dans une démarche de développement durable. Venez rencontrer nos experts à l'occasion des "Rendez-vous de Bureau Veritas", réunions d'informations sur l'actualité réglementaire et technique. > Nouvelle réglementation Ascenseurs (Loi de Robien) Quel impact sur vos appareils ? (Sécurité, contrôles, maintenance) . Jeudi 12 Mai - Quimper - contactez-nous > Réglementation toujours plus complexe ? Vous avez besoin d'y voir clair ! Venez découvrir la veille réglementaire personnalisée de Bureau Veritas. . Jeudi 19 mai - Nantes - contactez-nous . Mardi 24 mai - Chartres - contactez-nous . Jeudi 16 juin - Lyon - contactez-nous > Les certifications IFS, BRC, ISO 22 000 . Jeudi 2 juin - Lyon - contactez-nous . Mardi 7 juin - Bordeaux - contactez-nous . Jeudi 9 juin - Rennes - contactez-nous Venez rencontrer nos experts à l'occasion des salons et congrès. > Objectif Chine, Etat d'urgence pour les entreprises françaises ? . le 30 mai 2005 au Palais du Luxembourg à Paris de 18h30 à 20h45 Participation au débat de M. Laurent Clavel, Directeur de la Division Industrie et Infrastructure - Groupe Bureau Veritas > contact > Les Journées du COFREND 2005 . du 24 au 26 mai à Beaune > Pour vous inscrire, cliquez sur le lien suivant : http://www.cofrend. com/2005 > Prevent'Ouest . les 22 et 23 juin à Rennes > contactez-nous http://www.preventica.com/prevent_ouest_visiter.php [Contactez-nous] [Retour au sommaire] Le Musée des Arts Premiers ou l'art d'externaliser Quand vous pousserez les portes du musée du quai Branly et découvrirez ce magnifique ensemble de 40 000 m2 dédié aux arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques, ayez une petite pensée pour Bureau Veritas. Rappelez-vous que notre groupe se mobilise entièrement pour accompagner le pari audacieux pris par la direction du Musée : externaliser toutes les fonctions qui ne relèvent pas strictement de ses métiers. Une grande première pour un établissement public. Voisin du musée d'Orsay, le musée des Arts Premiers, encore appelé musée du Quai Branly, ouvrira ses portes en 2006. Cette réalisation exceptionnelle voulue par le Président Jacques Chirac et conçue par l'architecte Jean Nouvel va réunir l'essentiel des œuvres du musée de l'Homme et du musée des Arts d'Afrique et d'Océanie, soit 300 000 objets. Sur près de 40 000 m2, il proposera un espace d'accueil d'environ 2 500 m2, 15 000 m2 seront dédiées à la présentation des collections, à la médiathèque, à l'auditorium et aux salles de cours tandis que les fonctions administratives, de support et de service s'installeront sur 12 500 m2. Et, grande première pour cet établissement public, toutes les fonctions, à l'exclusion des métiers de la muséographie, de la recherche et de l'enseignement, seront assurées par des entreprises extérieures pilotées par un mainteneur unique. Il en sera ainsi pour l'accueil du public, pour la gestion des véhicules, celle des parcs bureautiques et informatiques, pour les services généraux, économat et courrier inclus. Externalisés également la sécurité incendie, l'accessibilité des handicapés, la sûreté et le gardiennage. Même chose pour la restauration, la propreté et l'entretien des façades, la gestion et l'évacuation des déchets, les espaces verts et les façades végétalisées, la climatisation, le chauffage, la plomberie, la sûreté sanitaire, les ascenseurs, les moyens de levage et les équipements de travail, l'électricité, le clos et le couvert, le second œuvre, le mobilier muséographique et scénographique, les systèmes d'information, multimédia et télécoms, etc, etc. Colossal ! Les grands travaux de Bureau Veritas " Nous avons commencé à travailler pour le musée dès la phase de construction sur des missions de contrôle et de carnets sanitaires notamment, raconte Alain Méjane, directeur de l'agence de Paris de Bureau Veritas. Et suite à un appel d'offres, nous nous sommes vus confiés cette mission d'assistance à la gestion de la maintenance. C'est un vrai défi que lance la direction du musée en sous-traitant un ensemble aussi vaste de domaines. A nous de l'aider à le relever en veillant à ce que cette externalisation d'envergure ne dégrade en rien le bâtiment et les installations, ni du point de vue de la performance technique, ni du point de vue de la sécurité des personnels et du public." Et c'est aussi un challenge pour Bureau Veritas puisque les contrôles réguliers qui vont devoir être menés vont nécessiter la convocation de tout le savoir-faire, la réquisition de toutes les compétences et la mise en commun de toutes les expériences du groupe. " En effet, poursuit Alain Méjane, nous allons devoir tout inspecter. Vérifier que les modes opératoires des personnels des entreprises extérieures sont conformes à la réglementation française. Vérifier que les conditions de travail des 200 salariés du public respectent la réglementation en matière de sécurité. Vérifier des choses aussi diverses que la compétence linguistique des hôtesses d'accueil, la qualité de la restauration ou la fiabilité des systèmes de sécurité. Une équipe projet pilotera l'ensemble des missions en faisant appel de manière récurrente à tous nos spécialistes - agroalimentaire, risque sanitaire, sécurité incendie, etc. " Les inspections seront réalisées à partir de plusieurs centaines d'indicateurs basiques qui seront consolidés sous forme d'indicateurs de satisfaction globale par grand domaine. La direction de Musée disposera ainsi d'une vue quasi instantanée sur ce qui fonctionne, fonctionne moins ou ne fonctionne pas du tout. Vous avez dit maison de verre ? [Contactez-nous] [Retour au sommaire] Fos Cavaou : le plus grand terminal méthanier d'Europe Gaz de France construit près de Marseille, à Fos, sur le site du Cavaou, le plus grand terminal méthanier d'Europe. Opérationnel en 2007, il permettra d'acheminer chaque année 8.5 milliards de m3 de gaz naturel liquide (GNL), soit 25% des besoins français en approvisionnement. Le chantier d'un montant de 450 millions d'euros a été confié au groupement Sofregaz/Saipem. Pendant trente-sept mois, il va mobiliser en permanence 600 personnes. Dès 2002, Bureau Veritas s'est vu associé au projet. Depuis les missions se succèdent… Cavaou, c'était une plate-forme industrielle en friche, propriété du port autonome de Marseille à Fos. Une presqu'île de 80 hectares. Elle va devenir le premier terminal méthanier d'Europe. Les aménagements portuaires permettront l'accueil de bateaux de 300 mètres de long et d'une capacité de 160 000 m3. 21 bâtiments d'une superficie de 13 000 m2 seront construits. Trois réservoirs de stockage de 110 000 m3 chacun, en béton armé avec cuve nickel, vont être élevés, plus de 20 000 mètres de tuyauterie seront déroulés sur le site. Et ainsi de suite : tous les chiffres sont à la mesure de ce projet d'exception initié par Gaz de France en 2001 pour répondre aux besoins en approvisionnement de gaz naturel liquide. " La consommation de GNL est en hausse constante depuis une dizaine d'années en France, explique Bernard Laugier, directeur de l'agence Produits Méditerranée de Bureau Veritas. Toutes les mesures prises pour réduire les émissions de CO2, les attributions de quotas notamment, conjuguées au cours du pétrole, font du GNL une énergie alternative de plus en plus prisée des industriels. Nous en importons aujourd'hui 30 milliards de m3 par an, nous en importerons 35 milliards à l'horizon 2007. D'où la mise en œuvre de ce chantier. Le choix de FOS s'explique par le déficit de ressources dont souffre le sud-est avec une production d'électricité nettement insuffisante face à l'accroissement de la population. D'ailleurs, GDF, via sa filiale Cofarec Progis, construit en parallèle sur le site de Fos une centrale à cycle combiné qui s'appuiera pour partie sur le GNL de Cavaou. " Un théâtre d'excellence En 2002, le service Environnement de Bureau Veritas est impliqué dans le projet. Sa compétence de tiers expert est mise à contribution pour valider les études de danger et d'impact réalisées par GDF. Fin du premier acte. En janvier 2003, l'enquête publique fait apparaître un certain nombre de remarques environnementales : notamment l'impact visuel des trois réservoirs dont la hauteur, 60 mètres, est jugée excessive. La préfecture demande l'amélioration du projet et Bureau Veritas est convié à la réflexion. Elle conduira à l'enfouissement des réservoirs au tiers de leur hauteur pour ne laisser visible qu'une quarantaine de mètres. Fin du deuxième acte. En mai 2004, le groupement désigné pour la construction, Sofregaz/Saipem, confie à Bureau Veritas une mission de marquage CE1 de l'ensemble de la tuyauterie sur site et des équipements sous pression. Le service Procédés Industriels avec le concours de la direction Industrie Spécialisée associent leurs compétences pour cette mission en deux temps. Il leur faudra d'abord valider les notes de calcul et les plans des 15 ensembles sous pression et des 230 lignes de tuyauterie (52 notes de calcul pour la seule tuyauterie). Avant de procéder aux inspections et marquage : la surface de tuyauterie représente 8000 m2 avec plus de 100 000 pouces de soudure... Fin du troisième acte. Enfin, la même équipe, à la demande de GDF, procède à la mise en conformité ATEX2 des pipelines existants de GDF sur les sites de Saint-Martin-de-Crau, Courtheson et Manosque vers lesquels le terminal de Fos va être raccordé. Fin de la représentation pour Bureau Veritas sur ce théâtre d'excellence. En attendant les prolongations…. 1 PED :Pressure Equipment Directive 2ATEX (atmosphère explosive) : mission d'évaluation des zones à risque d'explosion et d'adéquation du matériel. [Contactez-nous] [Retour au sommaire] 200.000 200 000 euros, c'est peut-être ce que vous coûtent chaque année les émissions fugitives de COV. Les composés organiques volatils sont les plus nocifs des gaz à effet de serre. Un site chimique moyen en consomme 400 000 tonnes par an environ. A 500 euros la tonne, les quelque 400 tonnes de COV qui sont en moyenne rejetées en diffus dans l'atmosphère représentent une perte sèche de… 200 000 euros. Mieux, suite à la directive NEC (national emission ceilings) de novembre 2001, la France doit réduire de plus de 50% ses émissions de COV : évaluées à 2 300 Kt en 1998, elles devront passer sous la barre des 1 100 Kt en 2010. Industriels, vous avez donc toutes les raisons de limiter au maximum les fuites de COV : elles vous coûtent cher, elles contribuent à accroître les taxes liées à la pollution et aggravent l'effet de serre. Contactez nos équipes Environnement. Elles sont à votre disposition pour identifier dans vos process les équipements fuyards, cartographier les émissions de COV, mesurer les concentrations et procéder aux aménagements nécessaires. Pour que les COV ne passent plus. [Contactez-nous] [Retour au sommaire] Prévention des risques chimiques : la méthode de Bureau Veritas Les obligations du chef d'établissement en matière de prévention des risques chimiques sont définies dans le décret du 23 décembre 2003. Leur mise en oeuvre requiert des compétences multiples et s'avère d'autant plus complexe que des interactions avec d'autres réglementations sont possibles. Pour que toutes les entreprises, petites et grandes, puissent s'y retrouver, Bureau Veritas vient de développer une méthode et des outils adaptés à chaque contexte. Chefs d'établissement, avez-vous recensé les agents chimiques dangereux présents dans vos locaux ? avez-vous évalué les risques encourus par les personnels lors de leur utilisation ? votre Document Unique des risques chimiques est-il rédigé ? les actions correctives techniques et organisationnelles sont-elles mises en place ? vos salariés sont-ils formés ? les fiches individuelles d'exposition existent-elles ? les visites médicales de suivi sont-elles planifiées ? Dans la négative, sachez que vous ne respectez pas la réglementation prévue par le décret du 23 décembre 2003 relatif à la prévention des risques chimiques. Les obligations auxquelles vous êtes tenu représentent, il est vrai, pour beaucoup d'entre vous, un vrai parcours du combattant dans un dédale réglementaire et technique souvent difficile à maîtriser dans son intégralité. D'autant que d'autres textes (CMR, ATEX, Risques Professionnels, locaux à pollution spécifique…) viennent encore compliquer la réflexion en interférant avec certaines dispositions du décret. " Pour aider nos clients à se mettre en conformité, nous avons développé une méthode de travail et des documents de synthèse adaptables à chaque contexte. Il s'avère en effet impossible d'accompagner avec les mêmes outils une entreprise utilisant quelques produits du commerce et un centre de recherche ou une industrie manipulant plusieurs centaines de produits " explique Christophe Sintez, Consultant Risques Chimiques. De plus, cette méthode, notamment la partie évaluation du risque, est en phase avec les diverses publications des Comités Techniques Nationaux métiers tels que les CTN chimie, caoutchouc et plasturgie. Elle a, par ailleurs, fait l'objet de présentation pour avis auprès de médecins du travail, de responsables HSE de grandes entreprises et du médecin conseil de l'Union des industries chimiques ". Une méthode bienvenue pour les chefs d'établissement soucieux de répondre à l'obligation générale de prévention à laquelle ils sont tenus. Précisions Parmi les réglementations susceptibles d'interférer avec le décret du 23 décembre 2003 (2003-1254), citons : Prévention et protection relatives à l'exposition aux agents CMR cancérogènes mutagènes ou toxiques pour la reproduction -Directive 2004/34/ CE et Décret 2001-97m. ● > Démarche de prévention analogue ● Evaluation des zones à risques d'explosion " ATEX " - Décret 2002-1553 > Interaction sur l'aspect recensement des produits " Qualité de l'air des locaux à pollution spécifique - contrôle périodique des installations d'aération et d'assainissement - Arrêté du 8 octobre 1987 > Mesure physique des équipements, de l'ambiance de travail ou sur opérateur ● Evaluation des risques professionnels- Décret 2001-1016 > Evaluation détaillée des risques chimiques initialement identifiés dans le Document Unique [Contactez-nous] [Retour au sommaire] Arrêté du 30 mars 2005 relatif aux équipements sous pression Nous venons d’apprendre la signature de l’arrêté du 30 mars 2005 en cours de publication, modifiant l’arrêté du 15 mars 2000 relatif aux équipements sous pression. Il prévoit, en particulier, le report de délai de réalisation des dossiers techniques et des requalifications de tuyauteries « néosoumis » du 22 avril 2005 à avril 2007. [Contactez-nous] [Retour au sommaire] Immeubles d'habitation : un guide pour prévenir l'incendie Depuis un an, un groupe de travail de l'AFNOR planche sur un " guide pour l'amélioration de la protection incendie dans les bâtiments d'habitation existants ". Ce guide se veut un référentiel pour améliorer les conditions de sécurité des occupants d'un immeuble en cas d'incendie. Il concerne spécifiquement les bâtiments construits avant les années 70 et qui n'ont fait l'objet d'aucune réhabilitation. Ces bâtiments, non visés par les textes actuels, relèvent toujours des réglementations en vigueur lors de leur construction. Or, ils sont le théâtre d'accidents fréquents entraînant la mort de plusieurs centaines de personnes chaque année. Ce guide, qui se veut incitatif, préconise des mesures concrètes en matière de sécurité avec, comme objectif, de contribuer à l'amélioration de l'habitat existant. Il propose un diagnostic pour identifier les pistes d'amélioration. [Contactez-nous] [Retour au sommaire] Réglementation installations classées et les parcs de stationnement Nous attendons la publication prochaine d'articles venant pallier le vide réglementaire pour les parcs de stationnement accueillant entre 250 et 1000 véhicules. Les parcs recevant plus de 250 véhicules étaient soumis à déclaration. Et, depuis le 1er janvier 2005, seuls les grands parcs d'une capacité supérieure à 1000 véhicules sont régis par la législation des installations classées et soumis à autorisation. [Contactez-nous] [Retour au sommaire] Amendement pour Seveso II La transposition, au plus tard le 1er juillet 2005, d'un amendement apporté à la directive n°96/82/CE dite Seveso II, va augmenter le nombre des établissements couverts par cette directive. Les modifications élargissent le champ d'application de la directive notamment en ce qui concerne les engrais et les substances dangereuses pour les milieux aquatiques. Une révision de la nomenclature des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE) est prévue pour intégrer les nouveaux établissements concernés. Le projet d'amendement tire les enseignements de plusieurs accidents. Celui de Baia Mare en Roumanie (pollution du Danube par des cyanures) en intégrant les activités des industries minières et d'élimination de stériles impliquant des substances dangereuses ; celui d'AZF à Toulouse en modifiant les catégories de nitrates d'ammonium réglementées et les seuils d'assujettissement ; celui d'Enschende en Hollande (explosion d'un stockage de feux d'artifice) en modifiant les règles de classement des matières pyrotechniques et explosibles. La liste des substances cancérigènes a été complétée et la rubrique relative aux produits dérivés du pétrole, révisée. Notons également que des précisions ont été apportées au contenu du rapport de sûreté, à la consultation d'entreprises sous traitantes pour des projets à long terme et à l'information du public. [Contactez-nous] [Retour au sommaire]