Unité Syndicale - Union des Syndicats de Monaco
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Unité Syndicale - Union des Syndicats de Monaco
N OTRE IDENTITE M ON EG ASQUE UNE REPRESENTATIVITÉ BIEN FONDÉE Comment peut on remettre en cause la représentativité de lʼUnion des Syndicats de Monaco ? Une fédération regroupant 38 syndicats professionnels nʼest elle pas représentative ? Comment peut-on, incessamment, vouloir discréditer lʼUSM alors que tous les secteurs professionnels public et privé sont représentés ! Comment peut-on, incessamment, vouloir discréditer lʼUSM alors que depuis plusieurs années le nombre dʼadhérents ne cesse dʼaugmenter. 2500 salariés courageux estiment quʼil est important de se soutenir et dʼagir dans lʼorganisation syndicale. Mais combien nʼose pas adhérer par peur dʼune pression supplémentaire de leur patron voire dʼun licenciement ? Alors oui, nous pouvons le dire, lʼUnion des Syndicats de Monaco est, avec ses 38 syndicats et ses 2500 syndiqués, une fédération qui représente lʼensemble du salariat de Monaco. Finalement pourquoi « certains » tentent de mettre à mal la notion de représentativité de notre organisation ? Le débat est peut être plutôt là ! Le syndicalisme unitaire pratiqué par lʼUnion des Syndicats de Monaco depuis sa création trouve son assise fondamentale dans le fait que tous les salariés, par delà leurs différences, se trouvent placés dans un même ensemble social par opposition à celui du patronat. Lʼantagonisme dʼintérêts résultant de cette contradiction engendre une lutte entre ces deux entités pour le partage des richesses créées. Cette lutte existe de fait. Elle nʼest pas lʼinvention de quelques illuminés. Et de ce constat découle notre conception du syndicalisme. Le patronat comme entité sociale, et pas uniquement à titre individuel, se bat au quotidien pour conserver par devers lui les richesses créées par le salariat. Et le salariat depuis le XIX° siècle se bat pour se libérer de cette aliénation. Les luttes sociales du siècle passé ont permis un bond en avant du progrès social, LʼUnion des Syndicats de Monaco, seule organisation syndicale à Monaco, sʼenorgueillit dʼavoir su le demeurer en soixante six ans dʼhistoire sociale. Ca nʼallait pas de soi. Le parcours a été jalonné de pièges, de manœuvres en sous main, dʼactivisme, pour susciter lʼautonomisme voire la naissance dʼune organisation interprofessionnelle concurrente. Les appels à la « pluralité » de fédérations syndicales a relayé parfois ces tentatives. Ils refleurissent aujourdʼhui. Tel Ulysse et ses compagnons sur leur nef, le salariat sʼest toujours prémuni contre ce mortel chant des Sirènes. Car les salariés savent que ces voix « mélodieuses » et « charmeuses » visent à affaiblir leur combativité et à les NO US NE SO MM E S PAS DANS LE ME M E B ATE A U obligeant le patronat à restituer une part importante des richesses sous forme de salaire direct, de temps libre rémunéré, de prestations sociales et de salaire continué en pensions de retraite. Mais depuis le dernier quart du XX° siècle le patronat agit avec ses alliés politiques, dans le contexte du capitalisme mondialisé, pour reprendre ce quʼil a perdu. Ses stratégies trouvent leur origine dans de grandes instances internationales patronales, dans le G20 et, pour notre continent, au sein de lʼUnion Européenne où se concoctent casse des retraites et du salaire socialisé, « flexisécurité », nouveau management, casse des services publics… détourner de la véritable défense de leurs intérêts. Ils ont donc choisi lʼunité et développé la diversité au sein de lʼUnion des Syndicats : le pluralisme authentique ! Et si cela a été possible cʼest parce que de Congrès en Congrès lʼUnion des Syndicats de Monaco a su sʼancrer dans les réalités monégasques, sʼouvrir à toutes les sensibilités, sʼadapter, rapprocher, rassembler, sʼappuyer sur le travail collectif, cette richesse, expression légitime de la diversité démocratique et creuset de lʼunité. Car lʼunité syndicale est une construction de chaque instant, dans le respect de la personnalité de chaque syndicat, et la recherche inlassable des convergences. Voilà une spécificité monégasque enviée par bien des organisations syndicales en Europe ! Une spécificité qui fait fulminer le patronat et ses alliés ! Cʼest notre identité ! Notre identité monégasque à préserver ! Elles sʼadaptent localement, selon les pays, mais tirent toutes dans la même direction. Devant cet aiguisement de la contradiction Capital - Travail et en présence dʼune crise structurelle du capitalisme notre organisation, lors de son dernier Congrès, a confirmé la validité du syndicalisme de lutte par rapport au syndicalisme réformiste ou dʼaccompagnement. LʼUnion des Syndicats de Monaco estime, en effet, que tout abandon de droit au prétexte de réalisme ou « pour éviter le pire » ouvre la porte à dʼautres abandons et à dʼautres reculs sociaux. Au contraire, la résistance opposée à ce « forcing » patronal, à ce tout libéral effréné, ouvre la voie à un Nouveau Compromis Social de Progrès qui inscrira des avancées sociales conséquentes dans lʼhistoire sociale monégasque. Pour cela il y a besoin dʼaction revendicative. Et il y a besoin de chacun dans le syndicat. LA DIRECTION DE L’UNION DES S YN DICATS DE MO NACO VO US SOUHAITE DE PASS ER DE BONNES FÊTES DE FIN D’ANNÉE Union des Syndicats de Monaco - 28 Boulevard Rainier III - BP 113 - 98002 MONACO CEDEX Tél : 93.30.19.30 - Fax : 93.25.06.73 - e-mail : [email protected] - site internet : www.usm.mc Directeur de publication : Angèle BRAQUETTI L’UNITÉ N°208 e l a c i d n Sy D e´ e´cce mbr e 201 0 Bulletin d’information de l’Union des Syndicats de Monaco EDITO Lʼhistoire à Monaco, depuis la Libération, c'est-à-dire depuis la création des syndicats, est édifiante. Tout ce qui a été fait en matière sociale porte lʼempreinte du Syndicat. Depuis plus de 65 ans, le vocable Union des Syndicats est devenu désormais indissociable de ceux de Sécurité Sociale, retraite, jours fériés, congés payés, couverture du chômage, fonds social, libertés ouvrières et démocratiques, droit syndical et droit de grève… Lʼ h i s t o i r e comptabilisera mieux que nous la part indiscutable prise par le Syndicat dans lʼédification du statut social des salariés de ce pays. Aujourdʼhui, le Syndicat est le seul artisan du progrès social arraché par lʼaction quotidienne de centaines de Représentants Syndicaux, de Délégués du Personnel, de mandatés dans les Organismes et Institutions. Demain, les Syndicats joueront encore un rôle de SOMMAIRE Pages 3 & 4 : LʼU.S.M. indispensable Page 4 : Une représentativité bien fondée - Notre identité Monégasque - Nous ne sommes pas dans le même bateau Encart spécial action interprofessionnelle du 17 Novembre 2010 premier plan, peut-être plus important du fait de la complexité des problèmes. Ils obtiendront sans doute la motivation de tout licenciement, la règlementation des contrats à durée déterminée et du travail temporaire, lʼabaissement de la durée du travail, de meilleures conditions de travail, le droit dʼexpression et dʼintervention pour les salariés, et bien dʼautres satisfactions encore. Seule une f o r c e organisée c o m m e lʼUnion des Syndicats peut se battre e ff i c a c e m e n t pour ces conquêtes sociales et vigoureusement contre tous les abandons de droits réclamés par le Patronat et le Gouvernement. Bien entendu, la rapidité des succès dépendra du poids de lʼOrganisation Syndicale et de la volonté dʼintervention des salariés. ER SE SYNDIQU T TOUT C’EST AVAN E SA PLACE T U O T E R D PREN ANISATION DANS L’ORG ! SYNDICALE “Tout au long de la vie de l’Union des Syndicats de Monaco, les conquêtes sociales se sont conjuguées avec les grandes luttes menées par les salariés rassemblés nombreux dans l’organisation syndicale” L’ U.S.M . INDISPENSABLE 1944 : 1945 - 1947 : 5 % MONEGASQUE En 1948, lʼUnion des Syndicats réclamait, en application du principe de parité, une revalorisation de la rémunération pour tenir compte de la progression du pouvoir dʼachat des salaires en France grâce à la suppression dʼun impôt sur le salaire. Dans la même année, un Arrêté Ministériel légalisait lʼindemnité monégasque de 5 % suite à une grève générale des salariés de Monaco qui paralysait le pays. Depuis cette légalisation, lʼindemnité de 5 % a fait lʼobjet dʼattaques incessantes et a même été supprimée dans les années 1950 puis remise en vigueur après plusieurs actions de grève. Elle continue aujourdʼhui a être visée par le patronat qui, dans un grand nombre dʼentreprises, lʼa intégrée dans le salaire dans un premier temps pour la faire disparaître petit à petit. Le 5 % monégasque est une spécificité monégasque et un acquis qui doit être préservé. CCSS : LE PRINCIPE DE LA COMPENSATION Depuis sa création, la CCSS est alimentée par une cotisation sociale dite « patronale ». Elle est fondée sur le principe de la compensation, cʼest à dire que les dépenses sont équilibrées par les cotisations versées. Le patronat revendique de plus en plus la baisse des cotisations sociales. A plusieurs reprises, des cadeaux colossaux leur ont été faits en satisfaisant leur demande. Les cotisations CCSS dʼaujourdʼhui sont descendues à un des taux les plus bas de lʼhistoire de la Caisse monégasque. Alors, nʼoublions pas lʼorigine de la compensation. Les salariés ont des besoins en matière de prestations sociales. Nous devons donner les moyens à la CCSS de les satisfaire par une cotisation à la hauteur des dépenses à engager. CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE La convention collective nationale signée par lʼUnion des Syndicats de Monaco et la Fédération Patronale Monégasque en 1945 a jeté les bases dʼune législation du travail en ce qui concerne notamment les congés payés, lʼinstitution des délégués du personnel, la protection des femmes salariées, … Au fil des années et des nécessités, des avenants sont venus étoffer les premières dispositions, améliorant ainsi la protection des salariés et leur donnant de nouveaux droits comme la création de la retraite complémentaire à Monaco, le paiement des 14 fêtes légales, lʼindemnisation des salariés privés dʼemploi, les accords de mensualisation, la création des fonds sociaux, … La convention collective nationale est une convention « plancher » autour de laquelle sont venues se greffer de nombreuses conventions collectives professionnelles qui toutes ont été négociées et signées grâce à la mobilisation massive des salariés des différentes professions. -3- Autorisation et naissance des Syndicats et des Lois Sociales Création CCSS 1948 : Convention Collective du Travail - Jours Fériés - Majoration des heures supplémentaires - Délégués du Personnel - 15 Jours de Congés payés Caisse Autonome des Retraites Régime des Accidents du Travail Tribunal du Travail 5% Monégasque 1951 : Inspection du travail 1955 : 24 jours de Congés Payés 1953 : 1960 : Retraite Complémentaire Médecine du Travail 1968 : Augmentation générale des salaires de 10% Allocation Chômage 1981 : Abrogation des articles de Lois remettant en cause le droit de grève 1969 : 1982 : 1983 : 1986 : 1994 : 2000 : 2004 : Fonds Social SMIC Délégués Syndicaux dans les entreprises de + de 40 salariés ASSEDIC pour les frontaliers Italiens 39 heures par semaine Retraite possible dés 60 ans et sans abbatement Remboursement des frais pharmaceutiques rétabli à 80% Victoire CGS-CRDS Mise en échec de la tentative de casse du SMIC Aprés 2000 : Mise en échec des tentatives de réformes du système de retraite Mise en échec des tentatives de légaliser la fléxibilité et lʼannualisation du temps de travail Mise en échec des tentatives de remise en cause de la loi sur le salaire Mise en échec des tentatives de remise en cause du droit syndical REMBOURSEMENT A 80 % PAR LA CCSS Dans une période de démantèlement du droit social et de réduction du salaire, le Gouvernement monégasque, en 1994, publiait un Arrêté Ministériel baissant le taux de remboursement des frais pharmaceutiques de 80 % à 60 %. La mobilisation de milliers de salariés et retraités manifestant avec détermination dans les rues de Monaco, a conduit au retrait de cet Arrêté Ministériel et au rétablissement du remboursement de ces frais à 80 %. Dans le même temps, par une déclaration publique, le Prince Rainier III était amené à prendre position sur cette affaire et les salariés recevaient la certitude de continuer à être dispensés de toute cotisation sociale. LA RETRAITE, CONQUETE DU TEMPS LIBRE Cette grande conquête sociale dʼaprès guerre permet aux salariés de continuer à percevoir un salaire après la fin de la période active de leur vie. Dʼinnombrables actions durant des années ont permis lʼabaissement progressif de lʼâge de départ à la retraite à 60 ans. Cette conquête du temps libre rémunéré, insupportable pour le patronat, est un des acquis sociaux essentiels à protéger. Et cʼest possible ! LE SMIC RETABLI Le SMIC qui garantit un salaire minimum pour chaque salarié quelque soit sa profession, a fait, depuis toujours, lʼobjet dʼattaques par le patronat. En 2003, le patronat était entendu par le gouvernement puisquʼune lettre circulaire encourageait les employeurs à ne pas appliquer la revalorisation légale du SMIC applicable au 1e Juillet de cette même année. Dans la foulée, un projet de loi du Gouvernement sur le salaire, permettant au patronat de faire abstraction de lʼobligation de verser un salaire minimum était présenté au vote du Conseil National. Les actions fortes des salariés ont permis de faire entendre leurs voix. En Juin 2004, le projet de loi était rejeté par le Conseil National et dès le 1e Juillet 2004, le SMIC était revalorisé de prés de 10 %. CSG - CRDS : RETOUR SUR UN SUCCES Depuis dix ans, les retraités et salariés percevant des revenus de Monaco (pensions de retraite de la C.A.R. ou salaire), ne sont pas assujettis à la CSG et à la CRDS. Un arrêt de la Cour de Justice Européenne en 2000 a jugé que les règles de la Sécurité Sociale Française ne pouvaient leur être appliquées. Cʼest après plusieurs années de lutte au côté dʼorganisations syndicales françaises et de groupements de frontaliers que lʼUSM a obtenu cette importante victoire. Ce succès a exonéré les salariés et les retraités de Monaco de 8,5 % de cotisations sur les salaires bruts ou pensions de retraites. Lʼaction solidaire a permis dʼéconomiser plus de 15 000 € en dix ans pour des bas salaires. TRIBUNAL DU TRAVAIL, UN ROLE SOCIAL IMPORTANT Le Tribunal du Travail dont lʼUnion des Syndicats de Monaco est à lʼorigine de sa création en 1946, répondait à un besoin de justice fortement exprimé par les salariés au lendemain de la guerre. Cette institution composée de juges non professionnels joue un rôle très important dans le domaine du droit social. Aujourdʼhui, un grand nombre de conflits individuels trouvent une solution devant cette juridiction. Bien entendu, tout conflit ne se règle pas devant le Tribunal du Travail. Lʼaction syndicale est plus que nécessaire dʼautant que la jurisprudence peut aller parfois dans un sens restrictif de la réglementation et barrer la route au progrès social. -4- 17 NOVEMBRE 2010 UNE ACTION INT ERP ROFE SSIONN ELLE IMPORTANTE Plus de afin d’a 150 0 p ersonn es ont gir pou manife r le Sal sté aire et la Retr aite “... Dans ce beau pays ... la volonté est de casser un système de retraite qui fonctionne bien au profit de la finance, en mettant un peu plus les retraités dans la précarité” “ La retraite cʼest une conquête sociale précieuse “ Plus de 1500 personnes... ont répondu à l'appel de L'Union des Syndicats de Monaco en participant à la manifestation interprofessionnelle de ce Mercredi 17 Novembre 2010 pour exprimer leur colère sur deux thèmes essentiels "le Salaire" et "la retraite". De nombreux salariés d'entreprises de différents secteurs d'activité étaient dans lʼaction, parmi lesquels ceux de : Borg Warner, Invensys, Riva, Sacome, Mécaplast, Lancaster, Silvatrim, Siamp-Cedap, Cometh, Richelmi, CHPG, Monaco Télécom, Compagnie des Autobus, SMEG, SMA, Direction de l'Aménagement Urbain, SM Eaux, Agents de l'Etat et de la Commune, Parking de Monaco, Somotha, SBM jeux et hors jeux - cadres et non cadres, Hôtel de Paris, Café de Paris, Hôtel Hermitage, Hôtel Méridien, Hôtel Métropole, MonteCarlo Bay, Hôtel Fairmont, Novotel, Colombus, Carrefour Monaco, Fnac, Zara, BNP Paribas, Llyods Bank, Crédit Lyonnais, SMC, Rotschild, Société Générale, des employés d'immeubles, Monaclean, Samic, Laboratoire Braquetti, Orchestre Philharmonique, et bien d'autres... “ Le patronat oublit de dire quʼil vous paye 4 heures de moins par semaine par rapport à vos collègues en France “ “Ce que nous avons aujourdʼhui, cʼest ce que nous avons durement gagné par la lutte.” “ Le patronat oublit de parler de la politique de baisse de cotisations sociales quʼil mène à Monaco pour tenter de faire grossir toujours plus la masse de profit accumulée. “