Budget fédéral
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Analyse économique mondiale Jean-François Perrault, premier vice-président et économiste en chef 416.866.4214 [email protected] Mary Webb 416.866.4202 [email protected] Le 22 mars 2016 Perspectives fiscales Budget fédéral du Canada 2016-2017 Lien donnant accès aux rapports Perspectives fiscales Un budget sans surprise Le budget est essentiellement conforme aux attentes et reprend les engagements de la plateforme électorale du gouvernement. Des déficits de l’ordre de 29 milliards de dollars (1,4 % du PIB) sont prévus pour chacun des deux prochains exercices financiers; ces déficits seront ramenés à 14,3 milliards de dollars (0,6 % du PIB) d’ici 2020-2021 (EF21). Budget fédéral : les soldes... 20 En milliards de dollars Canada (à g.) % 0 0 -20 La dette fédérale (rigoureusement définie comme le déficit accumulé) devrait passer de 31,0 % du PIB en mars 2015 à 32 % d’ici mars 2017. Le fardeau de la dette est ensuite appelé à baisser chaque année jusqu’à l’EF21, pour finalement s’établir à moins de 31 % du PIB d’ici mars 2021. Le gouvernement exprime une volonté générale de rétablir l’équilibre budgétaire; la date à laquelle cet objectif sera atteint sera déterminée ultérieurement. Le plan actuel prévoit une hausse considérable des dépenses de programmes. À partir de l’EF16 jusqu’à l’EF18, la hausse planifiée des dépenses de programmes totalise près de 51 milliards de dollars, ce qui tranche sur la hausse de 5,5 milliards de dollars pour les cinq années qui ont précédé l’EF15. Par rapport à la Mise à jour prébudgétaire de février, les mesures fiscales stratégiques totalisent 11 milliards de dollars pour l’EF17 et 13,5 milliards de dollars pour l’EF18. Les dépenses de programmes sont appelées à s’accroître puisque le gouvernement élabore des plans pour répondre à ses autres impératifs stratégiques. Le gouvernement estime l’impact de ses mesures budgétaires sur la croissance à 0,5 % par an pour l’EF17 et l’EF18, ce qui est probablement trop optimiste; il n’empêche que cet impact reste sans doute substantiel. En définitive, le budget est bien structuré pour soutenir la classe moyenne, et son impact économique pourrait être important, ce qui, de pair avec une reprise plus solide de l’économie canadienne en 2016, devrait réduire les risques d’une baisse du taux directeur de la Banque du Canada. Nous continuons de croire que la prochaine intervention consistera à hausser les taux d’intérêt, mais seulement au milieu de 2017. -40 -4 -8 Part du PIB (%) (à dr.) Canada Canada É.-U. U.S.* -60 FY90 95 FY00 05 -12 10 15 20b *Moins l’excédent des caisses de sécurité sociale ... et le déficit accumulé 800 En milliards de dollars Déficit accumulé (à g.) % La dette contractée par le gouvernement sur les marchés devrait augmenter de 37 milliards de dollars durant l’EF17, après avoir crû de 20 milliards de dollars cette année. Pour la financer, le gouvernement devra lancer plus d’émissions obligataires brutes, réparties sur l’ensemble des segments des obligations à rendement nominal, et relancer les obligations à rendement nominal à 3 ans durant l’EF17. 80 600 60 400 40 Part du PIB (%) (à dr.) 200 FY90 95 FY00 05 20 10 15 20b Sources : Finances Canada; Statistique Canada; OMB; prévisions du PIB nominal : Études économique de la Banque Scotia Index Faits saillants ............................. 1 Commentaire sur l’ensemble des mesures fiscales ............ 2-3 4 Hypothèses économiques………2 L’EF16 en bref ........................... 3 Arithmétique budgétaire……….. 3 Perspectives de revenus……. .. 4 Plans de dépenses……………. 4 Pour en savoir plus sur la stratégie de gestion de la dette, veuillez consulter les Perspectives fiscales : Federal Debt Management Strategy, Fiscal 2016-2017. Perspectives fiscales est disponible sur banquescotia.com Le 22 mars 2016 Analyse économique mondiale Perspectives fiscales Commentaire sur l’ensemble des initiatives stratégiques Comme prévu, le budget fédéral reprend les grandes lignes de la plateforme électorale du gouvernement libéral, essentiellement axée sur des mesures destinées à soutenir la classe moyenne. L’adoption de l’Allocation canadienne pour enfants, transfert fondé sur l’évaluation du revenu pour aider les familles avec des enfants, est la mesure phare de ce budget. Parmi les autres grandes mesures figurent la baisse d’impôts déjà annoncée pour la classe moyenne et les mesures connexes, les investissements dans différents projets d’infrastructure, le logement social et un soutien supplémentaire pour les personnes âgées à faibles revenus. Le gouvernement va aussi de l’avant avec un ensemble de mesures modestes à l’intention de différents intervenants. Ces mesures auront finalement pour effet de porter à environ 29 milliards de dollars (1,4 % du PIB) le déficit budgétaire prévu pour les deux prochains exercices financiers. Le retour à l’équilibre n’est pas pour demain, puisque le déficit prévu sera de 14,3 milliards de dollars d’ici l’EF21 (0,6 % du PIB). Le gouvernement indique qu’il entend bien rétablir l’équilibre, mais qu’il ne fixera la date de cet engagement que lorsque « les prévisions de croissance suivront de manière durable une trajectoire plus élevée ». On pourrait mal l’interpréter et penser qu’il n’a pas la ferme volonté d’équilibrer le budget. Nous y voyons plutôt une approche raisonnable, compte tenu de l’incertitude des perspectives. La dette fédérale (soit le déficit accumulé) devrait franchir le cap des 32,0 % du PIB durant l’EF17, ce qui représente une hausse de plus d’un point de pourcentage par rapport à l’EF15. Le ratio de la dette au PIB devrait ensuite baisser chaque année, même si les déficits perdurent. La dette contractée sur les marchés devrait augmenter de plus de 150 milliards de dollars jusqu’à l’EF21. Les prévisions de dépenses sont appelées à augmenter lorsque le gouvernement précisera les moyens qu’il prendra pour répondre à d’autres impératifs stratégiques, par exemple les consultations visant à améliorer les Ententes sur le développement du marché du travail, les propositions du Comité des conseillers économiques, l’élaboration du programme d’innovation et un examen du cadre stratégique de l’aide internationale du Canada. À défaut d’une hausse vigoureuse du taux de croissance économique, le gouvernement aura probablement besoin de revenus supplémentaires à un moment donné au cours de l’horizon de planification fiscale pour rétablir l’équilibre budgétaire. Le budget prévoit une aide modeste pour les régions et les travailleurs les plus durement touchés par la baisse des prix des produits de base, essentiellement en prolongeant les prestations d’assurance-emploi dans les 12 régions où le chômage a le plus augmenté. Hypothèses économiques* Variation annuelle en %, sauf indication contraire Études économiques de la Banque Scotia, le 2 mars 2016 2015 2016p 2017p Canada : PIB réel 1,2 1,3 2,5 0,6 2,0 4,8 PIB nominal 1,1 1,7 2,2 IPC global 6,9 7,2 7,1 Taux de chômage (%) Bons du Trésor à 3 mois (%) Obligations à 10 ans (%) Dollar CA, en cents US 0,5 1,5 78 0,5 1,5 72 0,8 2,2 76 États Unis : PIB réel Cours du pétrole WTI, $ US/baril 2,4 49 2,2 35-40 2,7 40-45 Budget de mars 2016 du ministère des Finances Canada * 2015 2016p 2017p 2018-20p Canada : PIB réel 1,2 1,4 2,2 2,0 PIB nominal 0,7 2,4 4,6 4,2 PIB nominal hypothétique 0,7 0,4 4,7 4,3 IPC global 1,1 1,6 2,0 2,0 Taux de chômage (%) 6,9 7,1 6,9 6,4 Bons du Trésor à 3 mois (%) Obligations à 10 ans (%) Dollar CA, en cents US États Unis : PIB réel Cours du pétrole WTI, $ US/baril 0,5 0,5 0,7 2,2 1,5 78,3 2,4 49 1,6 72,1 2,3 40 2,3 75,9 2,4 52 3,3 81,2 2,2 62 * Moyennes annuelles. Finances : Enquête du ministère des Finances auprès du secteur privé; le « PIB nominal hypothétique » comprend l’ajustement annuel en fonction du risque de 40 milliards de dollars pour la période de 2016-2020. Sources : Finances Canada; Statistique Canada; Études économiques de la Banque Scotia. Réorientation des dépenses fédérales 20 Part du PIB (%) 18 Revenus 16 14 12 Dépenses de programmes 10 FY90 95 FY00 05 10 15 20b Source : Finances Canada. Bien que les mesures de relance prévues dans le budget se situent au bas de l’échelle des prévisions, le gouvernement est d’avis qu’elles relèveront le taux de croissance de 0,5 point de pourcentage pour chacun des deux prochains exercices financiers. Bien que cet avis soit sans doute trop optimiste, le coup de pouce donné effectivement à l’économie devrait être conforme ou légèrement supérieur à nos attentes, soit deux fois le niveau des mesures de relance. 2 Le 22 mars 2016 Analyse économique mondiale C’est dans la décision que prendra bientôt la Banque du Canada que l’impact prévu du budget devrait être le plus marquant. Si les répercussions économiques sont aussi importantes que celles qu’évoque le gouvernement, l’écart de production pourrait bien se combler d’ici la fin de 2017, ce qui, de pair avec une reprise plus solide dès le début de l’année et la hausse des prix des produits de base, devrait éliminer les risques d’une réduction du taux directeur de la Banque du Canada et soutenir le dollar canadien dans une certaine mesure. Nous croyons depuis longtemps que la Banque du Canada a cessé d’assouplir sa politique monétaire. Le gouvernement a bien fait savoir qu’il y aurait des déficits jusqu’à la fin de l’EF21, ce qui ne devrait pas trop peser sur les marchés obligataires. Les efforts que déploie le gouvernement pour savoir comment il s’y prendra pour répondre aux autres impératifs stratégiques constituent la plus grande ombre au tableau, ce qui aura sans doute un prix. L’ampleur de ces mesures pourrait retarder encore le retour à l’équilibre, ou nécessiter des revenus supplémentaires. L’EF16 en bref Le déficit de 5,4 milliards de dollars prévu pour l’EF16 contraste avec la Revue financière mensuelle, qui fait état d’un excédent cumulatif de 4,3 milliards de dollars pour les dix premiers mois de l’exercice. La croissance des revenus, qui est censée de ralentir par rapport au taux de 7,0 % sur un an jusqu’en janvier, devrait s’établir à 3,1 %. La correction prévue des revenus au titre de l’impôt sur les bénéfices des sociétés, qui reportent rétrospectivement des pertes pour demander le remboursement des impôts versés au cours des trois dernières années, est l’un des principaux facteurs de ce ralentissement. L’engagement couru de 3,7 milliards de dollars destiné à mieux soutenir les anciens combattants a pour effet de relever les dépenses de programmes de l’EF16. Dans les cinq années qui ont précédé l’EF15, la croissance de ces dépenses a été maintenue à une moyenne de 0,4 % par an pour amoindrir le déficit. Cette tendance prend fin durant l’EF16, avec une hausse des dépenses prévue de 6,7 %. Perspectives fiscales Arithmétique budgétaire fédérale en milliards de dollars, sauf indication contraire EF16 Rév. 142,70 38,80 33,10 23,00 53,60 291,20 EF17 Bud. 143,90 37,90 33,50 22,40 50,02 287,72 EF18 Bud. 153,70 39,90 35,20 21,00 52,20 302,00 EF21* Bud. 176,97 44,50 40,00 23,49 59,40 344,35 45,60 19,40 18,10 83,10 65,80 122,00 270,90 25,70 296,60 -5,40 -15,95 -21,35 619,3 48,40 21,10 21,90 91,40 68,65 131,33 291,37 25,70 317,07 -29,35 -7,85 -37,20 648,7 51,10 21,60 22,80 95,50 70,30 138,80 304,60 26,40 331,00 -29,00 -14,35 -43,35 677,7 60,10 22,10 21,80 104,00 78,10 141,07 323,17 35,48 358,65 -14,30 -14,65 -28,95 732,5 Impôt sur le revenu des particuliers (IRP) Impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS) Taxe sur les produits et services (TPS) Total des revenus fiscaux Cotisations d’assurance-emploi Total des revenus 5,1 -1,6 5,6 3,9 1,9 3,1 0,8 -2,3 1,2 -2,6 -6,7 -1,2 6,8 5,3 5,1 -6,2 4,4 5,0 4,8 3,7 4,4 4,3 3,8 4,5 Prestations aux aînés 3,4 7,5 26,5 8,7 6,1 8,8 21,0 10,0 5,6 2,4 4,1 4,5 5,6 0,8 -1,5 2,9 4,3 6,8 6,7 5,8 4,3 7,6 7,6 6,9 2,4 5,7 4,5 4,4 3,6 0,5 2,0 2,7 12,0 14,7 13,6 -0,3 31,2 8,8 11,7 14,2 14,4 -1,4 32,0 8,9 11,8 14,2 14,4 -1,4 31,9 8,7 11,9 14,3 13,5 -0,6 30,5 10,3 Impôt sur le revenu des particuliers (IRP) Impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS) Taxe sur les produits et services (TPS) Cotisations d’assurance‑emploi (AE) Autres revenus Total des revenus Prestations aux aînés Prestations d’assurance‑emploi (AE) Prestations pour enfants Principaux transferts aux particuliers Transferts à d’autres paliers de gouvernement Dépenses directes de programmes (dont la défense) Total des dépenses de programmes Service de la dette Total des dépenses Solde budgétaire Opérations non budgétaires Ressources (+) /besoins (-) financiers Dette nette (déficit cumulé)** Variation annuelle (%) Prestations d’assurance‑emploi (AE) Prestations pour enfants Principaux transferts aux particuliers Transferts à d’autres paliers de gouvernement Dépenses directes de programmes (dont la défense) Total des dépenses de programmes Total des dépenses Principaux ratios (%) Revenus fiscaux/PIB Total des revenus/PIB Total des dépenses de programmes/PIB Solde budgétaire/PIB Dette nette**/PIB Service de la dette/revenus *Croissance annuelle moyenne, EF19-EF21. **Dont les autres éléments du revenu global. Sources : Finances Canada; Statistique Canada; prévisions du PIB nominal : Études économiques de la Banque Scotia. 3 Le 22 mars 2016 Analyse économique mondiale Perspectives fiscales Perspectives de revenus Les revenus de l’EF17 devraient baisser de 1,2 %, puisqu’on ne prévoit aucune hausse des rentrées fiscales; en effet, l’impôt sur les bénéfices des sociétés baisse de nouveau et la hausse de l’impôt sur le revenu des particuliers et de la taxe sur les produits et services sera limitée à environ 1,0 %. Il faut tourner la page sur la hausse exceptionnelle, au cours des dernières années, des autres revenus apportés par des opérations de cession d’éléments d’actif. Dette nette globale du gouvernement 90 75 Part du PIB (%) G7 É.-U. 60 45 30 Canada 15 Le facteur d’ajustement en fonction du risque, qui double, comprime également les revenus. Le gouvernement réduit de 40 milliards de dollars par 0 an, à partir de l’année civile 2016 jusqu’en 2020, le PIB nominal pour ses Australie -15 prévisions budgétaires par rapport à la moyenne des prévisions pour le 01 03 05 07 09 11 13 15 secteur privé, ce qui fait baisser de 6 milliards de dollars ses revenus annuels. Source : IMF Il évoque toutes sortes de motifs d’incertitude pour le Canada, qui est une petite économie ouverte, et rappelle que les prévisions de revenus pour l’ensemble du pays ont été fortement révisées à la baisse au cours des deux dernières années. Il est intéressant de noter que pour 2016, le PIB nominal hypothétique s’harmonise avec la moyenne des cours du pétrole, soit 25 $ US/baril, et avec le taux de croissance du PIB réel, soit 1,0 %. La conjoncture du dernier mois permet de croire à une légère amélioration du rendement de 2016, qui pourrait relever le résultat net du budget. En raison de la nouvelle hausse de 7,6 % des dépenses de programmes durant l’EF17, le déficit se creuse à 29,4 milliards de dollars. Le service de la dette ne devrait pas changer au cours de l’EF17 grâce à des taux d’intérêt qui n’ont jamais été aussi faibles, ce qui limite les dégâts. Pour la période comprise entre l’EF18 et l’EF21, la croissance des revenus devrait s’établir à 4,6 % en moyenne par an, puisque le déflateur du PIB se rétablit à une moyenne de 2,1 % par an et que les gains annuels du PIB réel rebondissent pour s’inscrire à environ 2,2 % dans les années civiles 2017 et 2018, avant de reculer à 1,9 % en 2020. Pour ce qui est des revenus, les cotisations d’assurance-emploi (AE) baissent de 8,7 % durant l’EF17 et l’EF18, alors que le taux d’équilibre sur sept ans est atteint durant l’année civile 2017. La baisse prévue de ce taux, qui passe, pour les employés, de 1,88 $ à 1,61 $ par tranche de 100 $ de gains assurables, représente un allégement appréciable des cotisations sociales, pour les employeurs comme pour les travailleurs. Plans de dépenses Après une hausse prévue de 4,5 % pour l’EF18, les dépenses de programmes diminuent pour inscrire une croissance annuelle moyenne d’à peine 2,0 %, d’ici à ce que le gouvernement précise ses engagements à plus long terme. La hausse de plusieurs dépenses devrait s’amenuiser, par exemple les prestations d’assurance-emploi, appelées à baisser alors que la croissance économique s’annonce plus forte. En revanche, les prestations aux aînés devraient croître de 5,5 % par an à partir de l’EF18 jusqu’à l’EF21. Le service de la dette, qui devrait rester de l’ordre de 26 milliards de dollars pour les quatre années précédant l’EF18, devrait passer à 35,5 milliards de dollars d’ici l’EF21. Par rapport aux revenus, les frais d’intérêts du gouvernement fédéral baissent constamment : ils passent de 0,35 $ pour chaque dollar de revenus durant l’EF96 à un peu moins de 0,09 $ dans l’EF16 jusqu’à l’EF18, avant de remonter à 0,103 $ durant l’EF21. Études économiques de la Banque Scotia e Scotia Plaza, 40, rue King Ouest, 63 étage Toronto (Ontario) Canada M5H 1H1 Tél. : 416.866.6253 Téléc. : 416.866.2829 Courriel : [email protected] Le présent document a été préparé par Études économiques de la Banque Scotia, comme ressource pour les clients de la Banque Scotia. Les opinions, les estimations et les projections contenues dans le présent document sont les nôtres à la date de ce dernier et sont sujettes à changement sans préavis. Les renseignements et les opinions présents dans ce document sont tirés de sources considérées comme fiables, mais aucune garantie n’est donnée concernant leur exactitude et leur exhaustivité. 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