Etat de mise en œuvre au Maroc Sommaire
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LA CONVENTION DES NATIONS UNIES SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION DANS LES PAYS GRAVEMENT TOUCHES PAR LA SECHERESSE ET/OU LA DESERTIFICATION, EN PARTICULIER EN AFRIQUE Etat de mise en œuvre au Maroc Mohamed BADRAOUI Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II BP. 6202, Rabat-Instituts, Rabat Sommaire 1. Introduction ...................................................................................... 3 2. Obligations des Parties et opportunités offertes par la Convention .......... 5 2.1. Des obligations ............................................................................. 5 2.2. Des opportunités offertes ............................................................... 6 3. Cadre institutionnel actuel .................................................................. 8 3.1. Des organes de la Convention ........................................................ 8 3.2. De la mise en œuvre de la Convention............................................. 9 4. Réalisations accomplies dans le cadre du schéma institutionnel ........... 11 4.1. Coordination assurée malgré les difficultés institutionnelles............ 11 4.2. Un grand effort d’information et sensibilisation .............................. 13 4.3. Un premier portefeuille de projets prioritaire élaboré ...................... 13 4.4. Le financement ........................................................................... 14 4.5. Participation/partenariat en construction ..................................... 15 4.6. Conclusion ................................................................................. 15 5. Analyse des insuffisances.................................................................. 16 5.1. Insuffisances institutionnelles ...................................................... 16 5.2. Insuffisances de l’approche liées au financement et à la planification ........................................................................................................ 18 5.3. Insuffisances en capacités humaines ............................................ 18 5.4. Insuffisances en connaissances .................................................... 19 6. Conclusion et recommandations ........................................................ 19 Liste des documents consultés .............................................................. 20 ANNEXE I : COP de l’UNCCD et quelques principales décisions ................ 21 ANNEXE II : Organigramme des articles de l’UNCCD ............................... 22 Liste des abréviations et acronymes ADL CP-PAN CCD CE CNUED CNLCD COP CRIC DRI FDR FIDA FND GEF HCEFLCD JMLCD LCD MARDPM MM ONC ONG OSS PAN PANE PASR PAR PDC PDD PIC PMVB PNUD RARBA RFA RIOD SDR SCID SEDR SP-PAN UCR UMA UNCCD UNFCC UNCBD Association de développement local Comité de pilotage du PAN Convention de lutte contre la désertification Commission européenne Conférence des nations unies sur l’Environnement et le Développement Comité national de lutte contre la désertification Conférence des parties Comité de révision et de mise en œuvre de la convention Développement rural intégré Fonds de développement rural Fonds international de développement agricole Fonds national de lutte contre la désertification Fonds mondial pour l’environnement Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la désertification Journée mondiale de lutte contre la désertification Lutte contre la désertification Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes Mécanisme mondial Organe national de coordination Organisation non gouvernementale Observatoire du Sahara et du Sahel Programme d’action national de lutte contre la désertification Plan d’action national de l’Environnement Programme d’action sous régional Programme d’action régional Plan de développement communal Plan de développement douar Plan d’investissement communal Périmètre de mise en valeur en Bour Programme des nations unies sur le développement Réseau des associations de la réserve de biosphère de l’arganeraie République fédérale d’Allemagne Réseau des ONG travaillant sur la désertification Stratégie de développement rural Système de circulation de l’information sur la désertification Secrétariat d’Etat au développement rural Secrétariat permanent du PAN Unité de coordination régionale Union du Maghreb Arabe Convention des nations unies sur la lutte contre la désertification Convention cadre des nations unies sur les changements climatiques Convention des nations unies sur la biodiversité PROJET ANCRE : Inventaire des Trois Conventions et Synergies entre elles / CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION , Mars 2005 2 1. Introduction La prise de conscience de la communauté internationale sur la gravité du phénomène de la dégradation des terres dans les zones arides, et surtout sur les impacts économiques, sociaux et environnementaux qui lui sont associés, date depuis le début des années 70. Ainsi, la conférence des Nations Unies sur le contrôle de la désertification tenue en 1977 (UNCOD), avait adopté un plan d’action pour la lutte contre la désertification. Cependant, il a fallu attendre la conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement (CNUED), tenue à Rio en 1992, pour constituer un comité intergouvernemental chargé de l’élaboration avant juin 1994, d’une convention internationale sur la lutte contre la désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse et/ou la désertification, à l’image des deux autres conventions environnementales (changements climatiques et biodiversité). La convention de lutte contre la désertification, la seule qui découle d'une recommandation directe du programme Action 21, a été adoptée à Paris le 17 juin 1994, puis entrée en vigueur en décembre 1996. Il s'agit du premier et du seul instrument juridiquement contraignant mis en place pour aborder le problème de la désertification. La convention est fondée sur les principes de la participation, du partenariat et de la décentralisation (encadré 1). Définie comme étant « la dégradation des terres dans les zones arides, semi arides et sub-humides sèches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines », la désertification touche de plus en plus d’espaces. Elle se traduit par une réduction substantielle de la productivité biologique et économique des terres. La lutte contre la désertification est « la mise en valeur intégrée des terres pour un développement durable visant à prévenir et/ou réduire la dégradation des terres, remettre en état les terres partiellement dégradées et la restauration des terres désertifiées ». Le Maroc est l’un des pays d’Afrique les plus touchés par la désertification. En effet, 93 % de la superficie du territoire national est touchée à des degrés divers : une partie est complètement désertifiée (provinces au sud des Atlas), une autre partie partiellement touchée (terres agricoles et pastorales dans les zones arides et semi arides des plaines et plateaux) et une troisième partie sérieusement menacée (zones sub-humides en bordures des montagnes du Rif, du moyen Atlas et du haut Atlas). Même dans les régions humides de l’Atlas et du Rif, qui couvent les 7 % restant de la superficie et qui ne sont pas concernés par la convention des nations unies sur la lutte contre la désertification, les terres sont partiellement dégradées. La convention sur la lutte contre la désertification a pour objectifs : • de lutter contre la désertification grâce à des mesures appuyées par des arrangements internationaux de coopération et de partenariat, et • d’appliquer des stratégies intégrées à long terme axées sur l’amélioration de la productivité des terres et sur la remise en état, la conservation et la gestion durable des ressources en terres et en eau, aboutissant à l’amélioration des conditions de vie des populations. Entrée en vigueur le 26 décembre 1996, 90 jours après sa ratification par 50 pays, la convention a été signée par le Maroc le 15 octobre 1994 et ratifiée le 7 novembre 1996. PROJET ANCRE : Inventaire des Trois Conventions et Synergies entre elles / CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION , Mars 2005 3 Encadré 1 : Les Principes de l’UNCCD • • • • La participation des populations et des collectivités locales, ainsi que la création d’un environnement porteur au niveau hiérarchique supérieur pour faciliter l’action aux niveaux national et local ; Le partenariat et la solidarité internationaux en améliorant la coopération et la coordination aux niveaux sous-régional, régional et international ; La coopération entre les pouvoirs publics, les collectivités, les organisations non gouvernementales et les exploitants des terres dans le cadre d’un processus de décentralisation progressive, et La prise en considération, par les Parties, des besoins particuliers des pays en développement touchés. La LCD au Maroc s’appuie sur 3 piliers : La lutte contre la pauvreté ; L’atténuation des effets de la sécheresse et Le développement rural intégré. Ces 3 volets constituent les orientations de la stratégie de développement rural 2020 (SDR). En plus, le PAN Maroc, cadre stratégique de la mise en œuvre de SDR, est une composante intégrale du plan d’action national de l’environnement (PANE). La mise en œuvre des 3 conventions environnementales dans la perspective du développement durable (lutte contre la désertification, changement climatiques et diversité biologique) se fait de manière séparée et sans concertation formelle. Or, des liens étroits existent entre ces 3 conventions. Il y a un besoin pressant d’appliquer les 3 conventions simultanément dans l’espace et dans le temps afin de tirer le meilleur profit des activités prévues par chaque accord tout en évitant les doubles emplois. De ce fait, la synergie entre les 3 conventions et l’intégration spatio-temporelle de leurs actions permettront une meilleure efficacité et une énorme économie de moyens (article 8 de l’UNCCD, encadré 2). Par son approche participative ascendante, la convention LCD pourrait servir de trame de fond pour l’intégration des activités des 3 conventions. Encadré 2 : Liens entre les 3 conventions • • • • • • • Désertification, changement climatique, biodiversité et développement durable La convention sur la lutte contre la désertification s'inscrit dans le contexte des autres activités visant à encourager le développement durable. Les activités de lutte contre la désertification complètent les efforts de protection de la diversité biologique. La dégradation des terres affecte les réserves d'eau douce, sur les plans quantitatif et qualitatif. Les variations climatiques naturelles peuvent fortement influencer les périodes de sécheresse. Les changements climatiques pourraient aggraver les effets de la désertification. La désertification peut temporairement affecter les changements climatiques. La désertification exacerbe la pauvreté et l'instabilité politique. PROJET ANCRE : Inventaire des Trois Conventions et Synergies entre elles / CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION , Mars 2005 4 2. Obligations des Parties et opportunités offertes par la convention 2.1. Des obligations Au titre de la convention, les obligations des Parties sont décrites dans la « deuxième partie » consacrée aux dispositions générales ; les articles 4, 5 et 6 de la convention décrivent lesdites obligations. Par ailleurs, les articles 4 et 5 de l’Annexe 1 concernant l’Afrique décrivent les obligations spécifiques à ladite Région. Les Parties s’acquittent des obligations de la convention, individuellement ou conjointement, au moyen d’accords bilatéraux et/ou multilatéraux existants ou à venir. Globalement, ces obligations vont dans le sens que les pays touchés Parties doivent accorder la priorité à la lutte contre la désertification et la sécheresse et y affecter des ressources suffisantes, de s’attaquer aux causes profondes de la désertification avec une attention particulière aux facteurs socio-économiques et d’entreprendre les réformes nécessaires dans le cadre de nouvelles politiques à long terme et de nouveaux programmes d’action pour créer un environnement porteur. De manière précise, la convention met à la charge des pays touchés Parties par la désertification les obligations suivantes décrites dans son article 5: • Accorder la priorité à la lutte contre la désertification et la sécheresse et y consacrer des ressources suffisantes ; • Établir des stratégies et des priorités dans le cadre des plans ou politiques de développement durable pour lutter contre la désertification et atténuer les effets de la sécheresse ; • S’attaquer aux causes profondes de la désertification en accordant une attention particulière aux facteurs socio-économiques qui contribuent à ce phénomène ; • Sensibiliser les populations locales, en particulier les femmes et les jeunes, et faciliter leur participation, avec l’appui des ONG, à l’action menée pour lutter contre la désertification et atténuer les effets de la sécheresse, et • Créer un environnement porteur en renforçant, selon qu’il convient, la législation pertinente et, s’il n’en existe pas, en adoptant de nouvelles lois et en élaborant de nouvelles politiques à long terme ainsi que de nouveaux programmes d’action. Dans l’annexe 1 concernant la « Région Afrique », dont le Maroc fait partie, les engagements et obligations des pays africains Parties portent sur : • Faire de la LCD et/ou de l’atténuation des effets de la sécheresse le volet essentiel d’une stratégie d’élimination de la pauvreté ; • Promouvoir la coopération et l’intégration régionales dans les programmes et les activités visant à lutter conte la désertification et/ou à atténuer les effets de la sécheresse ; • Rationaliser et renforcer les institutions concernées par la désertification et la sécheresse et faire appel à d’autres institutions existantes afin d’en accroître l’efficacité et d’assurer une utilisation plus rationnelle des ressources ; • Promouvoir l’échange d’information entre eux sur les technologies, les connaissances, le savoir-faire et les pratiques appropriées, et • Mettre au point des plans d’urgence pour atténue les effets de la sécheresse dans les zones dégradées par la désertification et/ou la sécheresse. Pour permettre de satisfaire aux obligations ainsi énoncées, la convention a prévu des moyens de mise en œuvre que sont les Programmes d’Actions à trois niveaux : national (PAN), sous régional (PASR) et régional (PAR). Ces programmes PROJET ANCRE : Inventaire des Trois Conventions et Synergies entre elles / CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION , Mars 2005 5 sont élaborés et mis à jour dans le cadre d’un processus participatif permanent (art. 9). Chaque pays africains désignera un organe national approprié de coordination (ONC) pour jouer le rôle de catalyseur dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation de son PAN (art. 9 de l’annexe 1 consacrée à l’Afrique) Le développement de la coopération scientifique et technique avec des volets relatifs à la collecte, l’analyse et l’échange d’information, à la recherche développement et au transfert et mise au point de technologie, est un moyen efficace pour la mise en œuvre du PAN. Des mesures d’appui comportant essentiellement les volets relatifs au renforcement des capacités, l’éducation et la sensibilisation du public, ainsi que le volet portant sur la mobilisation des ressources et le développement de mécanismes financiers sont également suggérées. Encadré 3 : Engagements et Obligations Engagements et obligations des pays africains Parties (Art. 4 Annexe 1) 1. Selon leurs capacités respectives, les pays africains Parties s'engagent à: • • • • • Faire de la lutte contre la désertification et/ou de l'atténuation des effets de la sécheresse le volet essentiel d'une stratégie d'élimination de la pauvreté; Promouvoir la coopération et l'intégration régionales, dans un esprit de solidarité et de partenariat fondés sur l'intérêt commun ; Rationaliser et renforcer les institutions concernées par la désertification et la sécheresse afin d'en accroître l'efficacité et d'assurer une utilisation plus rationnelle des ressources; Promouvoir l'échange d'informations entre eux sur les technologies, connaissances, savoir-faire et pratiques appropriés; et Mettre au point des plans d'urgence pour atténuer les effets de la sécheresse dans les zones dégradées par la désertification et/ou la sécheresse. 2. Conformément aux obligations générales et particulières énoncées aux articles 4 et 5 de la convention, les pays africains touchés Parties s'efforcent de: • • • • Allouer les crédits budgétaires voulus à la lutte contre la désertification et/ou l’atténuation des effets de la sécheresse; Poursuivre et intensifier les réformes engagées en matière de décentralisation et d'amélioration du régime d'exploitation des ressources ; Renforcer la participation des populations et des collectivités locales ; Identifier et mobiliser des ressources financières nationales nouvelles et supplémentaires et de développer, en priorité, les moyens et mécanismes disponibles au niveau national pour mobiliser des ressources financières internes. 2.2. Des opportunités offertes Pour les pays touchés par la désertification, la convention parait particulièrement créer des opportunités pour leur permettre de mener à bien leurs obligations au titre de la mise en œuvre de ladite convention. Cette disposition stipule que « les Pays en développement touchés peuvent prétendre à une aide pour appliquer la convention ». Les opportunités offertes en vertu de cette disposition devraient être concrétisées à travers les autres dispositions se rapportant aux ressources et mécanismes financiers prévus et/ou mis en place dans le cadre de l’exécution de la convention (Mécanisme Mondial, programme opérationnel 15 du Fonds pour l’Environnement Mondial dédiée à la dégradation des sols) et des obligations des pays Parties développés. Par ailleurs, la convention consacre une particularité, au moins sur le plan des dispositions, à l’Afrique. Le Maroc, pays de la région Afrique, pourrait PROJET ANCRE : Inventaire des Trois Conventions et Synergies entre elles / CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION , Mars 2005 6 donc aussi faire valoir cette particularité dans ses prospections et négociations d’appuis et de partenariats. La première catégorie d’opportunités offertes est surtout constituée de Mécanismes et fonds mis en place spécifiquement pour la lutte contre la désertification et l’atténuation des effets de la sécheresse. Il s’agit particulièrement: • Du Mécanisme Mondial de la CCD dont le mandat est de servir de facilitateur dans la mobilisation des ressources financières destinées à la lutte contre la désertification dans les pays touchés parties de la convention. Son action a particulièrement été mise à contribution dans la stratégie de mobilisation de ressources pour la mise en œuvre des PAN et la mise en place de partenariats entre les pays touchés et les pays développés. Son « intervention » a d’ailleurs été sollicitée et testée au Maroc en matière de sensibilisation des partenaires, d’identification de projets prioritaires au titre du PAN et d’implication de la société civile dans la mise en œuvre dudit PAN; • la novelle fenêtre ouverte au niveau du GEF pour la dégradation des sols (OP # 15) mobilisent des moyens financiers importants (250 millions de dollars pour la période 2003-2006). Le fait que cette première enveloppe aurait déjà été « épuisée » dénote de la concurrence qui se fait au niveau international sur l’opportunité ainsi créée; • d’autres possibilités de financements internationaux ou régionaux peuvent être mobilisés (aides publiques au développement, fonds spécifiques…). Les dispositions de la convention (deuxième catégorie d’opportunités offertes) font état que les pays Parties développés ont pour obligation, en particulier, « de mobiliser des ressources financières importantes et d’autres formes d’appui et la facilitation aux pays touchés Parties et pays en développement l’accès à la technologie, aux connaissances et au savoir faire appropriés ». De manière plus précise, la CCD prévoit que les pays développés doivent : • Appuyer activement, individuellement ou conjointement, l’action menée par les pays en développement touchés Parties, en particulier africains, pour combattre la désertification et atténuer les effets de la sécheresse ; • Fournir des ressources financières importantes et autres formes d’appui pour aider les pays en développement touchés à mettre au point et appliquer de façon efficace leurs propres plans et stratégies à long terme pour lutter contre la désertification et atténuer les effets de la sécheresse ; • Favoriser la mobilisation de fonds nouveaux et additionnels ; • Encourager la mobilisation de fonds provenant du secteur privé et d’autres sources non gouvernementales, et • Favoriser et faciliter l’accès des pays touchés à la technologie des pays développés, aux connaissances et au savoir-faire approprié. En dehors des opportunités financières, il y a évidemment des possibilités d’assistance technique apportée par les pays et organisations régionales et internationales. Les échanges d’information et de connaissances sur les ressources naturelles avec l’emploi des nouvelles technologies sont également cités comme moyen d’appuyer la mise en œuvre de la CCD. Ainsi, des opportunités sont ouvertes par la convention et certaines d’entre elles ont réellement été mises à contribution par des pays et les sous régions touchés les mieux organisés. Profiter de manière substantielle de ces opportunités, nécessite une bonne organisation pour coordonner les initiatives et suivre les dossiers et suppose la connaissance des diverses possibilités d’appui et des conditions d’y accéder. PROJET ANCRE : Inventaire des Trois Conventions et Synergies entre elles / CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION , Mars 2005 7 Encadré 4 : Opportunités Engagements et obligations des pays développés Parties (Art.5 Annexe 1) sont des opportunités pour les pays touchés par la désertification 1. Pour s'acquitter des obligations qui leur incombent en vertu des articles 4, 6 et 7 de la convention, les pays développés Parties donnent la priorité aux pays africains touchés Parties: • • • Aident à lutter contre la désertification et/ou à atténuer les effets de la sécheresse, entre autres : ¾ en fournissant des ressources financières et/ou autres, et/ou en facilitant l'accès à ces ressources, ¾ en favorisant et en finançant le transfert, l'adaptation et l'accès aux technologies et aux savoir-faire écologiquement appropriés et/ou ¾ en facilitant le financement, tel que décidé d'un commun accord et conformément à leurs politiques nationales, en tenant compte de leur adoption de l'élimination de la pauvreté comme stratégie centrale; Continuent d'allouer des ressources importantes et/ou accroissent les ressources pour lutter contre la désertification et/ou atténuer les effets de la sécheresse; et Aident à renforcer les capacités pour permettre d'améliorer : ¾ le cadre institutionnel ; ¾ les moyens scientifiques et techniques ; ¾ la collecte et l'analyse de l'information et ¾ la recherche-développement. 2. Fournir, à titre volontaire, des technologies, des connaissances et des savoir-faires relatifs à la LCD et/ou des ressources financières. Le transfert de ces technologies, connaissances et savoir-faire est facilité par la coopération internationale. 3. Cadre institutionnel actuel 3.1. Des organes de la Convention La Conférence des Parties (COP): organe suprême de la convention avec comme mandat principal (i) la mise au point régulière, sur la mise en œuvre de la convention et le fonctionnement des arrangements institutionnels, (ii) la circulation et la communication, entre les Parties, des informations sur les mesures prises et l’examen des rapports en vue de formuler les recommandations adéquates, (iii) la création d’organes subsidiaires nécessaires à une mise en ouvre efficiente de la convention et (iv) l’adoption de son règlement intérieur, des règles de gestion financières, du programme d’activité et du budget du secrétariat des organes subsidiaires . Le Secrétariat Permanent (SP): a comme mandat (i) l’organisation des sessions de la COP et de ses organes subsidiaires, (ii) l’élaboration des synthèses et diffusion des rapports reçus et assistance aux pays en développement touchés Parties dans le domaine de la compilation et de la communication des informations requises en vertu de la CCD, (iii) la coordination avec les autres secrétariats des organismes et conventions internationaux pertinents, (iv) la conclusion des accords nécessaires à son bon fonctionnement. Le Mécanisme Mondial (MM): établi par la convention et installé au niveau du FIDA à Rome, devrait accroître l’efficacité et l’efficience des mécanismes financiers existants de même qu’il est chargé d’aider les pays touchés dans la mobilisation et l’acheminement des ressources dans le cadre de la mise en œuvre de la CCD. Les Organes subsidiaires : (i) le Comité de la Science et de la technologie avec la mise en place en novembre 2002, d’un groupe d’experts composé de 25 membres, et (ii) le Comité d’examen de la mise en oeuvre de la Convention (crée par la COP.5 en PROJET ANCRE : Inventaire des Trois Conventions et Synergies entre elles / CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION , Mars 2005 8 2001) qui COP.6. a examiné les deuxièmes rapports produits par les Parties pour la Lors de la COP5, un groupe d’experts a été mis en place pour faire des propositions relatives à l’arbitrage et à la conciliation suite aux différents qui peuvent surgir au cours de la mise en œuvre de la convention conformément aux articles 27 et 28 de la convention. A présent, aucune sanction n’a été prévue contre les parties qui n’auraient pas tenu leurs engagements. Des propositions sont prévues pour la COP 7. Encadré 5 : Les Organes de l’UNCCD Secrétariat Permanent UCR* Comité de la Science et de la Technologie CONFERENCE DES PARTIES Groupe d’experts indépendants * Unités de Coordination Régionales Mécanisme Mondial Comité d’Examen de la Mise en Oeuvre Pour la question particulière de la coordination, la CCD, dans l’article 9 de l’annexe 1, invite les pays africains à désigner un Organe National de Coordination (ONC) pour jouer le rôle de catalyseur dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation de leurs Programmes d’Action. 3.2. De la mise en œuvre de la Convention La mise en œuvre de la CCD, qui compte actuellement 191 Parties, est principalement bâtie sur des Programmes d’Action Régionaux (PAR), Sous– Régionaux (PASR) et nationaux (PAN) que les Pays Parties touchés doivent achever l’élaboration au plus tard fin 2005. Le Maroc est intéressé, en plus de son PAN, par le PAR pour l’Afrique et le PASR pour les pays de l’UMA. Au niveau Régional Un programme d’action régional pour l’Afrique a été développé sous forme de réseaux autour de six thématiques relatives (i) à l’aménagement intégré des bassins hydrologiques des fleuves et des lacs internationaux, (ii) à la promotion de l’agroforesterie et de la conservation des sols, (iii) à l’utilisation rationnelle des parcours et développement des cultures fourragères, (iv) au suivi écologique, la cartographie des ressources naturelles, la télédétection et le système d’alerte précoce, (v) à la promotion de nouvelles et renouvelables sources de l’énergie et des technologies, et (vi) à la promotion de systèmes d’agriculture durable. Chacun de ces réseaux est animé par une institution africaine pertinente. PROJET ANCRE : Inventaire des Trois Conventions et Synergies entre elles / CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION , Mars 2005 9 Une Unité de Coordination Régionale pour l’Afrique, basée au niveau du siège de la BAD, fonctionne sur des contributions volontaires depuis plusieurs années. Sa mission principale consiste à coordonner et dynamiser la mise en œuvre du PARAfrique. Au niveau Sous-Régional le Programme d’action sous-régional, adopté en 1999, pour la sous région des pays de l’UMA, comprend sept composantes portant sur (i) l’appui institutionnel à l’organe sous régional de coordination du PASR maghrébin, (ii) le développement intégré transfrontalier dans les écosystèmes arides maghrébins, (iii) la promotion de l’approche participative, (iv) la mise en place d’une base de données et d’un système de circulation de l’information sur la désertification au Maghreb, (v) l’évaluation de l’état et de la dynamique de la désertification au Maghreb, (vi) l’établissement de plans d’ensemble de préparation à la sécheresse et de secours en cas de catastrophe et (viii) la mise en place d’un réseau régional de surveillance continue des écosystèmes. La coordination de la mise en œuvre de ce PASR est assurée par le secrétariat général de l’UMA. Au niveau National Une soixantaine de pays, en majorité Africains, ont adopté leurs Programmes d’action nationaux de lutte contre la désertification. Les efforts sont actuellement déployés dans le sens de la mobilisation de ressources pour la mise en œuvre desdits PAN. La coordination de la mise en œuvre de la CCD a été, jusqu’à récemment, assurée par le Département de l’Agriculture, avec une personne point focal au département des eaux et forêts (Monsieur ASKARN). La création du Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification (HCEFLCD), dont le décret N° 2-04-503 portant attributions et organisation a été adopté le 17 février 2005, a mis fin à cette situation informelle. La direction de la lutte contre la désertification et de la protection de la nature créée au sein du HCEFLCD, dispose d’un service dédié à la coordination et à le suivi de la mise en œuvre de la LCD au Maroc. Ce service assure le secrétariat permanent du PAN. L’Organe national de coordination de la mise en œuvre de la CCD (ONC) a fonctionné, en tant que Comité national de lutte contre la désertification, au sein de la Commission des ressources naturelles du Conseil National de l’Environnement, de manière informelle depuis 1992, pour le suivi des négociations de la CCD et puis pour sa mise en œuvre. Composé de représentants des Départements concernés, des ONG, du monde scientifique et du secteur privé, l’ONC se réunit sur invitation du coordonnateur de la mise en œuvre de la CCD. Les réunions passées ont porté sur les restitutions des résultats des COPs, l’examen et l’adoption des 3 rapports nationaux sur la mise en œuvre de la CCD, le suivi du processus d’élaboration du PAN, la préparation et la tenue de son forum de validation en juin 2001, l’examen du premier portefeuille de projets prioritaires LCD. Dans le cadre de l’appui à la mise en œuvre du PAN, un projet de coopération avec la RFA a démarré en janvier 2003. Ce projet vise en particulier : (i) l’amélioration du fonctionnement des mécanismes de coordination aux niveaux sub-national et local en se basant sur des projets pilotes de lutte contre la désertification au niveau de la région de Souss-Massa-Draa, (ii) une plus grande visibilité budgétaire et financière du PAN, (iii) la mise en place et le tests de mécanismes sub-nationaux de coordination (relais) et (iv) une plus grande implication des acteurs locaux. PROJET ANCRE : Inventaire des Trois Conventions et Synergies entre elles / CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION , Mars 2005 10 Le schéma institutionnel pour la mise en œuvre de la convention et du PAN, proposé dans le cadre du projet susmentionné est présenté ci-dessous. Ce schéma est en cours de mise en œuvre, spécialement au niveau des relais régionaux. Plusieurs des mesures adoptées en matière d’ajustement et de renforcement institutionnel, sont de nature à favoriser la LCD et surtout la mise en œuvre du PAN. Il s’agit en particulier de l’institutionnalisation du Conseil et du Comité interministériels du développement rural en 1999, des créations récentes du HCEFLCD et du Secrétariat d’État au Développement Rural (SEDR), des réformes budgétaires engagées (globalisation, contractualisation et partenariat avec les ONG…). 4. Réalisations accomplies dans le cadre du schéma institutionnel 4.1. Coordination assurée malgré les difficultés institutionnelles Le Comité national de lutte contre la désertification, constitué de manière informelle comme Organe National de Coordination de la mise en œuvre de la CCD et qui regroupe les différents acteurs impliqués dans les activités de mise en oeuvre de la CCD tient, depuis 1992 et de manière ad hoc, des réunions sur les aspects de LCD. En plus de l’institutionnalisation dudit CNLCD, il a été recommandé, par le forum de validation du PAN, de mettre en place un comité de pilotage restreint (CP-PAN) émanant de l’ONC et composé des représentants des Départements les plus impliqués dans la lutte contre la désertification et de le doter d’un secrétariat permanent (SP-PAN). PROJET ANCRE : Inventaire des Trois Conventions et Synergies entre elles / CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION , Mars 2005 11 Niveau Coordination Programmation et Exécution Validation, approbation orientation HCEFLCD D CP-PAN SP- PM CIPDR Régional MATEE Relais PAN Variable en fonction des provinces ou régions et des acteurs Local Décision Intégration HCEFLCD, MADRPM, MATEE ,MI, MEq, RIOD Relais PAN Mécanisme de concertation • PAN • • • • • • Orientation et Pilotage du PAN Instruments de Financement Politiques Accueil des planifications issues de la base Intégration spatiale de la planification Financement Appui technique aux actions locales Collectivités locales, Associations locales, secteur public , ONG, animateurs Population PROJET ANCRE : Inventaire des Trois Conventions et Synergies entre elles / CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION 12 Il y a lieu de signaler que malgré les difficultés institutionnelles liées au pilotage du PAN, la coordination entre les principaux acteurs a pu être assurée par un comité informel formé par le CP-PAN en collaboration étroite avec le point focal. Le nouvel organigramme du HCEFLCD a institué un service spécial pour la coordination et le suivi de la CCD. Ce service est doté des moyens humains et financiers pour assurer la coordination entre les départements ministériels en matière de LCD. 4.2. Un grand effort d’information et sensibilisation Avant même l’entrée en vigueur de la Convention, des manifestations ont été organisées pour informer et sensibiliser sur le contenu de ladite Convention. Les premières manifestations, dans ce cadre, ont eu lieu en 1995 avec des journées d'information sur la CCD au niveau national et au niveau des différentes provinces notamment à l'occasion de la célébration de la journée mondiale de lutte contre la désertification (JMLCD). Depuis, cette occasion a toujours été saisie pour informer et sensibiliser aussi bien sur la CCD que sur l’évolution de sa mise en œuvre aux niveaux national et international. Les administrations concernées, les collectivités locales, les associations de développement local, les organisations non gouvernementales nationales et internationales et les institutions d’enseignement et de recherche ont été associées à ces manifestations. La presse écrite et audio-visuelle a contribué à cette sensibilisation à travers la publication d'articles relatifs au phénomène de la lutte contre la désertification, aux efforts déployés pour y faire face et aux dispositions de la CCD ainsi que par la diffusion de programmes dans le domaine. Le PAN a fait l’objet de plusieurs présentations dans des manifestations scientifiques et techniques organisées au Maroc et à l’étranger. Un effort considérable a été consenti, au moment des activités de développement de partenariat et de mobilisation des ressources appuyées par le mécanisme mondial, pour informer et sensibiliser les départements ministériels concernés, la société civile et les partenaires au développement, aussi bien les bilatéraux que les multilatéraux. Le monde de la recherche scientifique a également sensibilisé par son implication dans les études préparatoires au PAN et dans la formulation et l’évaluation des projets prioritaires. Pour appuyer ces aspects, des réflexions ont été menées et des réunions et concertations tenues au sujet de la mise en place d’un système de circulation de l’information sur la désertification. Un premier prototype du SCID-Maroc a été élaboré en 1999. Une version plus complète et mieux présentée est en cours de mise en place dans le cadre d’un projet SMAP en collaboration avec l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) avec un financement de l’Union Européenne. 4.3. Un premier portefeuille de projets prioritaire élaboré Comme moyen de sa mise en œuvre, la Convention prévoit l’élaboration de Programmes d’action nationaux, sous régionaux et régionaux. Pour tenir compte des enseignements tirés des actions menées sur le terrain, ces Programmes sont mis à jour dans le cadre d’un processus participatif permanent. Par décision prise par la quatrième Conférence des Parties, les pays Parties touchés devraient achever la préparation et l’adoption de leurs Programmes d’action nationaux à la fin de l’année 2005 au plus tard. Engagé en 1998, sous la supervision du Comité national de lutte contre la désertification, le processus d’élaboration du PAN (du Maroc) s’est basé sur l’analyse de l’existant (études, plans et projets) et sur des ateliers provinciaux (12) et thématiques régionaux (5) organisées autour de la perception des problèmes de la désertification par les acteurs locaux, leurs besoins, leurs priorités et l'analyse des PROJET ANCRE : Inventaire des Trois Conventions et Synergies entre elles / CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION 13 expériences passées. Ce processus s’est achevé par la validation du PAN par un forum organisé en juin 2001. Depuis la validation du PAN, le mécanisme mondial a appuyé le comité de pilotage du PAN et son secrétariat dans l’identification des thèmes et zones prioritaires des projets éligibles pour le PAN, dans la recherche de nouveaux partenariats et de mécanismes de financement des projets et dans le renforcement des capacités de la société civile dans le domaine de la lutte contre la désertification. Un premier atelier a été organisé dans le cadre de l’ONC en juin 2003 pour présenter une première plateforme de d’idées de projets et de zones prioritaires, aussi bien au niveau national que local. Cet atelier a également été l’occasion d’inviter certains partenaires au développement à prendre part aux débats sur leurs priorités de coopération en relation avec les thèmes et zones prioritaires proposés et sur les procédures de soumission de projets éligibles. L’atelier de juin 2003 avait recommandé de poursuivre les efforts de concertation dans la perspective d’élaborer un premier programme de projets prioritaires. En septembre 2004, un portefeuille de 53 projets prioritaires a été présenté aux partenaires au développement du Maroc et certains de ces projets. De plus, certaines initiatives sont en cours en appui à la mise en œuvre du PAN avec l’appui de partenaires extérieurs et avec l’implication de partenaires nationaux. La préparation du portefeuille des projets et programmes prioritaires a été faite de manière participative et en concertation avec tous les départements clés concernés. L’atelier de validation du programme prioritaire, tenu en septembre 2004 en collaboration avec le mécanisme mondial, avait recommandé la mise en place d’un comité de suivi pour la réalisation des projets proposés. 4.4. Le financement Contrairement aux deux autres conventions sur les changements climatiques et sur la biodiversité, la convention sur la lutte contre la désertification n’a pas créé de nouveau mécanisme financier chargé d’administrer les fonds destinés aux projets et aux activités relevant de la LCD. Le financement de la lutte contre la désertification devrait être basé sur des apports financiers extérieurs mais aussi sur la mobilisation des ressources internes et la mise en place de mécanismes financiers appropriés. Sur cet aspect, la Convention préconise, d’examiner selon qu’il convient, la mise en place de Fonds nationaux de lutte contre la désertification (FND). Au niveau national, une étude a été menée, en 1997, sur l’opportunité de création d’un FND et ses conclusions ont été adoptées par le Comité national de lutte contre la désertification. Le fonds n’a cependant pas été mis en place et l’étude semble être abandonnée. Constatant la non mise en place du FND envisagé, le forum de validation du PAN a préconisé d’utiliser le Fonds du développement rural (FDR) comme mécanisme de financement des activités de lutte contre la désertification à mener dans le cadre du PAN. Cette solution, devrait être facilitée par des aménagements au niveau des modalités de fonctionnement du FDR mais elle est surtout tributaire des ressources dudit fonds. Pour le moment les projets sont soumis par les différentes administrations et les ONGs directement aux bailleurs de fonds en fonctions de leurs thèmes et zones d’intervention prioritaires. Le nouveau portefeuille de projets prioritaire a été présenté, en septembre 2004, aux bailleurs de fonds partenaires au développement pour des engagements éventuels. Pour le moment, un projet prioritaire a déjà été financé par la coopération espagnole dans la commune rurale de Semmar située dans la province de Nador. Des discussions sont en cours avec d’autres partenaires PROJET ANCRE : Inventaire des Trois Conventions et Synergies entre elles / CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION 14 sur des projets prioritaires à la recherche de fonds prioritairement dirigés vers les dons. 4.5. Participation/partenariat en construction La participation aux ateliers décentralisés, évoqués ci-dessus, est constituée en grande partie par les populations locales concernées et leurs instances professionnelles et représentatives, ainsi que d’ONG locales. Dans le même cadre cinq ateliers de sensibilisation et de concertation, conçus spécifiquement pour une plus grande implication et mobilisation de la femme pour de lutte contre la désertification, ont été organisés en 1999. Les ONG nationales exerçant dans les domaines en relation avec la lutte contre la désertification, organisées en réseau RIOD, ont participé au processus d’élaboration et de validation du PAN. Au cours du processus d’élaboration, le réseau a mené des activités de sensibilisations, de connaissance du phénomène et d’identifications des besoins spécifiques, notamment aux femmes. De plus, le RIOD-Maroc, a élaboré une stratégie pour son implication dans la mise en œuvre du PAN. Le premier portefeuille des priorités du PAN, examiné en septembre dernier, intègre des projets identifiés et présentés par ledit réseau. La circulaire du Premier Ministre (2003) sur le partenariat entre l’État et les associations avait fixé le cadre et la forme d’intervention des ONG en tant qu’acteur principal dans la mise en œuvre des projets LCD. En matière de partenariat, des initiatives ont eu lieu avec la préparation du PAN (RFA, PNUD, CCD, MM, OSS) poursuivies dans le cadre de l’appui à la mise en œuvre dudit PAN. Au titre de ce dernier aspect, la RFA, le PNUD, la CE/OSS, le MM, la Belgique et l’Espagne appuient la mise en œuvre de projets actuellement en cours de réalisation. Au titre du partenariat national, deux projets en cours d’exécution impliquent la participation, en plus des institutions (MADRPM et HCEFLCD), les deux agences « de développement des provinces et préfectures du nord » et « du développement social » ainsi que des ONG parfois constituées en réseau local (RARBA). L’encadré 6 donne une idée sur quelques uns des projets en cours de réalisations dans le cadre du PAN avec l’appui de différents partenaires au développement. 4.6. Conclusion En résumé, la mise en œuvre du PAN Maroc est assez bien engagée. Un effort important d’information et de sensibilisation a été fait et le PAN est désormais connu par la majorité des départements et ONGs concernées par le développement rural, la lutte contre la pauvreté et l’atténuation des effets de la sécheresse. Il est présenté comme cadre stratégique d’intervention pour la mise en œuvre des stratégies et grands programmes nationaux de développement rural intégré et de protection de l’environnement. L’évaluation faite en 2003 avait identifié les points forts suivants : • Évolution progressive des projets sectoriels descendants vers des projets de développement rural intégré basé sur l’approche ascendante participative (PMVB, DRI, …) ; • La plupart des projets de développement rural intégré contiennent des activités de lutte contre la désertification et peuvent ainsi être inscrits dans le cadre stratégique du PAN ; • Implication effective progressive des partenaires au développement dans la mise en œuvre du PAN (PNUD, RFA, MM, Espagne, Belgique, …) ; PROJET ANCRE : Inventaire des Trois Conventions et Synergies entre elles / CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION 15 • Société civile très active, spécialement dans les régions du Sud du Maroc avec une coordination à travers le réseau RIOD piloté par l’association ENDA-Maghreb et les deux nouveaux réseaux régionaux (RARBA pour l’Arganeraie et le réseau des ONG de Tafilalet); • Les projets réalisés ont permis de former un grand nombre d’animateurs capables de faire une planification ascendante basée sur l’approche participative; • La disponibilité, à travers les projets, d’une base de données colossales sur la mise en œuvre de la convention au Maroc et sur les processus de la désertification et les impacts des actions de lutte. Cependant, la mise en œuvre de la convention et du PAN depuis sa validation en juin 2001, a montré un certain nombre d’insuffisances qui sont présentées dans la section suivante. 5. Analyse des insuffisances La lutte contre la désertification est un processus de longue halène qui doit continuellement être renforcé. Au Maroc, la mise en œuvre de la convention des nations unies sur la lutte contre la désertification s’est heurtée à un certain nombre de difficultés institutionnelles, techniques et financières. Ces difficultés ont conduit à un nombre important d’insuffisances d’ordre institutionnel, d’approche liée au financement, de renforcement des capacités et de déficit de connaissances. 5.1. Insuffisances institutionnelles • Le bon fonctionnement du PAN exige la mise en place formelle et le renforcement de la structure de pilotage et de coordination au niveau central. Cette priorité doit mériter toute l’attention qu’il faut pour faciliter la gestion et la synthèse des propositions de projets émanant de la base, les discuter au niveau de l’ONC et préparer les propositions au CIPDR. L’institutionnalisation du secrétariat permanent du PAN au niveau central, suite à l’avènement d’un département dédié à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) est une indication forte de la priorité donnée à ce dossier par les pouvoirs publics à haut niveau de la hiérarchie politique; PROJET ANCRE : Inventaire des Trois Conventions et Synergies entre elles / CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION 16 Encadré 6 : Quelques réalisations dans le cadre de l’UNCCD Maroc représenté dans le Groupe des Experts en appui au CST : coordinateur sciences et technologies de l’Afrique État d’avancement du PAN • • • • • • • • • Forum de validation du PAN : 15 & 16 juin 2001 ; Réunion de l’ONC : 2 à 3 fois par an ; 3 rapports nationaux : 1999 à la COP 3, 2002 à la COP 6 et 2004 à la COP 7 ; Célébration de la journée mondiale de lutte contre la désertification le 17 juin de chaque année ; Étude d’analyse de la mise en œuvre du PAN pour dégager les priorités thématiques et spatiales, ainsi que la proposition de mécanisme de financement, juin 2003 ; Étude d’élaboration d’un Portefeuille de projets prioritaires, septembre 2004 ; PAN intégré dans la stratégie de protection de l’environnement et de développement durable adoptée en 1995 ; PAN présenté comme cadre stratégique de mise en œuvre de la stratégie de développement rural 2020 ; Appui à la mise en œuvre du PAN par le PNUD, la FRA, le MM, le secrétariat de l’UNCCD, l’UE/OSS, l’Espagne, la Belgique, …. Participation aux ateliers de lancements de trois réseaux thématiques constitués dans le cadre du PAR. • • • TPN4 : Cartographie, suivi écologique des ressources naturelles, système d’alerte précoce TPN5 : Énergies renouvelables et technologies de l’environnement TPN6 : Développement agricole durable dans les systèmes de culture arides de l’Afrique Quelques programmes/projets d’appui à la mise en œuvre du PAN • • • • • • • Projet d’appui au développement de partenariat et mobilisation des ressources, MM, 2003-04 Programme d’appui à la lutte contre la pauvreté, la désertification et la sécheresse (PAL-PDS), sous Programme d’appui au PAN (SA-PAN) : PNUD, 2002 –05 Projet de mise en place d’un système de suivi-évaluation du PAN (SMAP-CE): UE/OSS, 2003-05 Projet d’appui à la mise en œuvre du PAN : RFA, 2003-08 Projet de développement rural intégré de la commune de Semmar, Nador : Espagne, 2004-07 Projet d’étude d’élaboration d’un programme d’action de lutte contre la désertification pour le bassin du Souss : SEE, 2003-05 Projet de lutte contre la désertification et la réduction de la pauvreté dans les écosystèmes arides et semi arides des haut plateaux de l’Est du Maroc : GEF, FIDA, ONUDI (phase PDF B 2005-2006). PROJET ANCRE : Inventaire des Trois Conventions et Synergies entre elles / CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION 17 • La visibilité du PAN mérite d’être améliorée dans les budgets des différents départements ministériels ; • Le caractère sectoriel des projets domine dans les programmes et projets sans un minimum d’intégration pourtant nécessaire. L’intégration des actions au niveau central et au niveau local mérite d’être améliorée. L’expérience engagée dans le cadre du SA-PAN doit d’être encouragée et renforcée pour réussir l’intégration au moins au niveau des projets d’appui ; • Les procédures budgétaires demeurent un handicap majeur qui pèse très fortement sur la mise en œuvre des actions prévues. Le contrôle à priori n’est pas adapté aux projets de développement rural et de lutte contre la désertification; • Le processus de suivi-évaluation des projets et de leurs impacts n’est que partiellement opérationnel. La capitalisation des résultats d’expériences n’est que très faiblement opérée. Les indicateurs du processus de désertification et des impacts des activités de lutte ne sont viennent d’être définis. Les efforts déployés dans le cadre du projet SMAP-UE avec l’appui de l’OSS sont encourageants et méritent d’être pérennisés ; • Les associations de développement local (ADL) et les ONG constituent le meilleur moyen d’interface entre l’administration et les populations locales. Elles ont permis dans beaucoup de cas un regain de confiance de la population vis-à-vis des structures de développement. Cependant, l’absence d’un cadre de partenariat clair entre les ONG et l’administration avait longtemps pesé sur l’activité de la société civile. La circulaire du Premier Ministre sortie en 2003, a permis de réglementer ce partenariat. 5.2. Insuffisances de l’approche liées au financement et à la planification • Les financements prévus dans les projets sont nécessaires mais non suffisants pour la mise en œuvre des actions prévues. Les équipes administratives régionales et locales souffrent de moyens de fonctionnement leur permettant de réaliser les activités prévues dans de bonnes conditions ; • Le niveau de planification à l’échelle locale est variable d’un projet à l’autre. Certains montages de projets ont privilégié le Douar pour préparer les Programmes de Développement Douar (PDD), d’autres ont choisi la commune pour réaliser des Programmes de Développement Communaux (PDC) ou des Programmes de d’Investissement Communaux (PIC), … etc. Une concertation pour l’harmonisation et l’homogénéisation du niveau de planification mérite d’être engagée en relation avec les efforts de territorialisation de la politique agricole en cours de réalisation; • La démarche de planification par douar ou par commune consomme beaucoup de temps, d’effort et de moyens financiers. En plus, la réalisation des PDD, PDC n’est pas toujours assurée: frustration des populations ; • Les moyens humains et matériels des communes et des régions en milieu rural sont très limités, ce qui réduit fortement leur participation effective dans le processus de planification et de réalisation des projets. 5.3. Insuffisances en capacités humaines • Les équipes locales et centrales responsables de la gestion et du suivi des projets ne sont pas spécialement formées en matière de gestion. Un besoin important en matière de renforcement des capacités est exprimé surtout au niveau opérationnel ; • L’appropriation de la démarche participative ascendante par le personnel des projets internationaux et/ou des associations de développement local ne s’est pas encore propagée vers les agents de l’administration à l’échelle locale ; • Les capacités techniques de lutte contre la désertification du personnel des services extérieurs (ingénieurs et vulgarisateurs) sont parfois limitées malgré PROJET ANCRE : Inventaire des Trois Conventions et Synergies entre elles / CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION 18 leur implication dans de nombreuses sessions de formation dispensées dans le cadre des projets d’appui ; • Le renforcement des capacités des collectivités locales et de la population en matière gestion des ressources naturelles mérite d’être améliorée. 5.4. Insuffisances en connaissances • Certains projets manquent d’études de base sur les ressources naturelles et humaines. La définition des actions d’aménagement n’est pas toujours techniquement valable ; • La lutte contre la désertification exige de la part des animateurs une connaissance approfondie des processus de dégradation des ressources naturelles (sol, eau, forêts, parcours). Des sessions de formation sur le terrain des animateurs, à l’image de ce qui s’est fait dans le cadre du volet agriculture durable de l’appui environnemental du PNUD aux PMVB, est nécessaire. Encadré 7 : Des insuffisances à combler A caractère institutionnel • Intégration des actions de LCD • Visibilité budgétaire • Cadre de partenariat • Suivi-évaluation Liées à l’approche et au financement • Peu de moyens de fonctionnement des équipes locales • Procédures budgétaires non adaptées à l’approche participative • Faiblesse des moyens humains et matériels des collectivités locales En relation avec le renforcement des capacités • Appropriation de l’approche participative ascendante par le personnel administratif des services extérieurs • Faibles capacités techniques et de gestion • Faibles capacités financières des collectivités locales Des déficits de connaissance • Peu d’études de base sur les ressources naturelles • Connaissances limitées des processus de désertification 6. Conclusion et recommandations La lutte contre la désertification est un processus complexe et de longue halène. La convention exige des pays touchés de doubler d’efforts pour mettre la lutte contre la désertification comme l’une des principales priorités du développement économique et social. Le PAN Maroc considère le développement rural intégré, la lutte contre la pauvreté et l’atténuation des effets de la sécheresse les moyens les plus efficaces de lutte contre la désertification. Le Maroc est parmi les pays africains les plus avancés en matière de mise en œuvre de la convention. Il a pu, avec l’aide de la RFA, du secrétariat de la CCD, du mécanisme mondial et du PNUD, tisser des relations de partenariat avec des partenaires au développement bilatéraux et multilatéraux. La mise en œuvre du PAN et des projets de développement rural a pu identifier un handicap majeur lié au caractère sectoriel des activités. L’intégration demeure un défi important à relever. Le volet renforcement des capacités aux niveaux institutionnels, techniques, financiers et de gestion mérite d’être amélioré aussi bien à l’échelle centrale, qu’à l’échelle locale. En plus, la synergie entre les 3 conventions environnementales est un voeux réalisable qui permettra de mieux capitaliser les moyens disponibles. Enfin, la coordination des activités de lutte contre la désertification exige un effort particulièrement important pour assurer une communication permanente entre les principaux acteurs. Le schéma institutionnel de coordination proposé dans le cadre du projet d’appui de la RFA au PAN mérite d’être évalué dans un avenir proche pour en tirer les enseignements utiles à une meilleure coordination. PROJET ANCRE : Inventaire des Trois Conventions et Synergies entre elles / CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION 19 Liste des documents consultés BADRAOUI M. et AZIKI S. (2003) : Analyse du programme d’Action National de Lutte Contre la Désertification au Maroc : identification des domaines et zones d’action prioritaires. MADRPM. GTZ (2002) : Projet Appui au PAN/GTZ, Fiche du Projet établie par Reinhard Bodemeyer, Conseiller principal GTZ. MADRPM (1999 ; 2002 ; 2004): 3 rapports nationaux de mise en œuvre de la convention. SG-UNCCD (1994) : Texte et annexes d la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse et/ou la désertification, en particulier en Afrique. SG-UNCCD : Rapports des COP depuis l’entrée en vigueur de la convention. SG-UNCCD (2002) : Fiches explicatives de la convention des Nation Unies sur la Lutte Contre la désertification (15 fiches). MADRPM (2001) : Programme d’Action National de Lutte Contre la Désertification (PAN). MADRPM (2001) : Actes du forum de validation du Programme d’Action National de Lutte Contre la Désertification. MATEE (2002) : Rapport sur l’Etat de l’Environnement au Maroc, Département de l’Environnement, ONEM, octobre 2002. ZAGDOUNI L. et BADRAOUI M. (2004) : Porte feuille de projets prioritaires du PAN. MADRPM. ZOUAOUI M. (2003) : Analyse du programme d’Action National de Lutte Contre la Désertification au Maroc : identification des possibilités de financement. MADRPM. Site web de la convention : www. unccd.int Site web du PAN Maroc :www.pan.ma PROJET ANCRE : Inventaire des Trois Conventions et Synergies entre elles / CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION 20 ANNEXE I : COP de l’UNCCD et quelques principales décisions Session COP 1 Dates et lieu 29 sep. – 15 oct., 1997 à Rome, Italie - COP 2 30 nov. – 11 déc., 1998 à Dakar, Sénégal - COP 3 15 – 26 nov., 1999 à Recife, Brésil - - - COP 4 11 – 22 déc., 2000 à Bonne, Allemagne - - - - Principaux résultats (décisions essentielles de la COP) désignation de Bonn comme lieu d’implantation du secrétariat de la CCD ; désignation du FIDA comme organisation abritant le Mécanisme mondial de la CCD ; constitution d’un groupe de 10 experts sur les indicateurs utiles aux fins de la Convention ; le secrétariat de la CCD est prié de continuer à renforcer la collaboration avec les autres conventions pertinentes (CBD, CCCC, Ramsar…). constitution d’un panel ad hoc de 10 experts pour approfondir le travail sur les connaissances traditionnelles ; examen des rapports nationaux des pays d’Afrique à la COP3 et ceux des autres pays parties à la COP4. constitution d’un groupe spécial de dix experts pour proposer une stratégie de mise en œuvre de la convention relative aux systèmes d’alerte précoce mise en place d’un groupe de travail ad hoc pour examine, en profondeur, les rapports élaborés et soumis à la COP3 et ceux qui seront élaborés pour la COP4 ; collaboration avec d’autres conventions et organismes internationaux : le secrétariat de la CCD est invité à poursuivre ses consultations avec les autres conventions pertinentes au sujet de la mise sur pieds d’un mécanisme de liaison les pays en développement affectés par la désertification sont invités à accélérer le processus d’élaboration et d’adoption de leurs PAN en vue de les finaliser au plus tard fin 2005 ; un groupe spécial de dix experts est de nouveau désigné pour examiner des questions en relation avec les systèmes d’alerte précoce ; poursuite de l’initiative concernant la mise au point de repères et indicateurs en collaboration avec d’autres partenaires (CILSS, le GRULAC et l’OSS); adoption d’une nouvelle annexe à la Convention (annexe V) concernant l’Europe centrale et orientale. PROJET ANCRE : Inventaire des Trois Conventions et Synergies entre elles / CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION 21 COP 5 + CRIC 1 01 – 12 oct., 2001 à Genève, Suisse - COP 6 + CRIC 2 25 Août – 05 sep., 2003 à Havana, Cuba - - - - Création du CRIC (comité d’examen de la mise en œuvre de la convention) ; Réunion de la COP tous les deux ans ; Création du Groupe d’Experts Indépendants (25 personnes) en appui au CST ; COP et réunion du CRIC en alternance. Examen des activités visant à promouvoir et à renforcer les liens avec les autres conventions pertinentes ainsi qu’avec les organisations, institutions et organismes internationaux compétents ; Application de la Déclaration sur les engagements visant à renforcer l’exécution des obligations énoncées dans la convention ; Examen des politiques, modalités de fonctionnement et activités du Mécanisme mondial ; Collaboration avec le Fonds pour l’environnement mondial ; Fichier d’experts indépendants ; Recensement et évaluation des réseaux, institutions, organismes et organes existants ; Amélioration de l’efficience et de l’efficacité du Comité de la Science et de la Technologie ; Poursuite des travaux d’experts sur les connaissances traditionnelles, les repères et indicateurs, le système d’alerte précoce et l’évaluation de la dégradation des terres arides ; Règlement des questions relatives la mise en œuvre de la Convention, procédures d’arbitrage et de conciliation. ANNEXE II : Organigramme des articles de l’UNCCD PROJET ANCRE : Inventaire des Trois Conventions et Synergies entre elles / CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION 22 Les Articles de l’UNCCD Première partie : introduction Emploi des termes (1) Principes (3) Objectif (2) Deuxième partie : dispositions générales Obligations générales (4) Obligations des pays touchés (5) Obligations des pays développés (6) Priorité à l’Afrique (7) Liens avec d’autres conventions (8) Troisième partie : Programmes d’action, coopération scientifique et technique et mesures d’appui Approche générale (9) PAN (10) PASR et PAR (11) Coop. Internati onale (12) Appui à élaboration et à MOE des PA (13) Coord. Stade élabo. Et MOE PA (14) Annexe MOE régionale (15) Prog. Action Collecte, analyse et échange d’informations (16) Recherche développement (17) Transfert, acquisition, adaptation et mise au point de technologies (18) Coop. Sc & T Renforcement capacités, éducation et sensibilisation du public (19) Ressources financières (20) Mécanismes financiers (21) Appui Quatrième partie : Institutions Conférence Secrétariat Comité de la Réseau d’institutions, Cinquième partie : Procédures Commu nication Règlem ent questio Règlem ent des différen Statut des annexe Amend ements Adoptio n & amend Droit de vote (32) Sixième partie : Dispositions finales Signature (33) Ratification, acceptation, approbation & adhésion (34) Disposit- ions provis Entrée en viguer (36) Réserves (37) Dénonciation (38) Dépositai re (39) Teste faisant foi (40) Annexes Annexe I MOE convention pour l’Afrique (19 articles) Annexe II Annexe III Annexe IV MOE convention pour l’Amérique latine et les Caraibes (7 PROJET ANCRE : Inventaire des Trois Conventions et Synergies entrearticles elles / CONVENTION SUR LA LUTTE CONTRE LA ) DESERTIFICATION MOE convention pour l’Asie (8 articles) MOE conventio n pour la Annexe V MOE conventio 23 n pour