Table des matières - Performances Group

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Table des matières - Performances Group
Semaine 18 – du 02 au 08 mai 2011
N°172
Table des matières
Sub-Saharan Africa needs tighter monetary policy:IMF
2
Le FMI annonce une croissance de 6pc en 2012 en Afrique Subsaharienne
3
Les Banques Tunisiennes sur le gril en 2011
4
Tunisie : des avoirs en devises pour 125jours et une inflation ramenée à 3,1%
5
La BCE garde son taux directeur inchangé à 1,25%
6
Transferts d'argent, une solidarité africaine : Facteur de «développement» incontesté
sur le continent africain, les transferts financiers des migrants vers leur famille peuvent
devenir un sacrifice. Voici cependant quelques raisons pour ne pas les abandonner. 7
Le Rwanda va émettre un Eurobond
9
Rapport sur les conditions de Banque dans l’UEMOA 2008-2010
10
Economie: Le FMI annonce une croissance de 6% en 2012 en Afrique subsaharienne
11
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Sub-Saharan Africa needs tighter monetary policy:IMF
By Nick Tattersall
LAGOS (Reuters) - Economic growth in sub-Saharan Africa has largely returned to pre-financial
crisis levels but monetary tightening has failed to keep pace, with rising fuel and food prices a
growing threat, the IMF said on Tuesday.
The International Monetary Fund (IMF) reiterated its forecast of 5.5 percent GDP growth for the
region this year and 5.9 percent in 2012, with low-income countries that make up the bulk of
the continent recovering the fastest.
"Sub-Saharan Africa's recovery from the crisis-induced slowdown is well under way, with
growth in most countries now back fairly close to the high levels of the mid 2000s," the IMF said
in its latest regional economic outlook.
But it warned rising food and fuel prices were about to test the region's resilience of the past
few years once again.
"These price shocks, coupled with the recovery, are likely to lead to higher inflation in most
countries and to deteriorating current account deficits in a number of fuel importers," the 122page report said.
"Monetary policy remains looser than desirable in many countries in the region ... Interest rates
have failed to keep pace with the cyclical recovery, and policy now needs to move ahead
of the curve," it said.
Growth forecasts varied, with the poorest countries recovering the fastest -- such as Ethiopia,
forecast to grow 8.5 percent this year -- and middle-income countries lagging behind. South
Africa is expected to grow just 3.5 percent.
The report assumed an average oil price of $107 per barrel for this year compared to $80 per
barrel in 2010, an increase of more than a third which would result in higher import bills for
most countries in the region, it said.
"Should prices rise sharply higher than assumed in the baseline, there almost certainly will also
be an adverse effect on growth," the report said.
"In particular, simulations suggest that if oil prices were to increase to an average of $150 per
barrel in 2011, growth in oil importing sub-Saharan African countries would decline by 0.5-0.7
percent," it said.
FOREIGN INVESTMENT
The report said private capital inflows had not yet returned to pre-crisis levels in all areas with
some countries -- in particular Ghana and Mauritius -- seeing a marked increase last year but
others seeing little sign of a resumption.
"Private investors, possibly still smarting from the global financial losses of recent years, seem to
be distinguishing between markets," the report said.
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Increased investor inflows into Ghana had partly been triggered by a tightening of fiscal and
monetary policy in 2009 and 2010, the strong performance of its cocoa and gold sectors and
the start of oil production last December.
There had also been a rise in portfolio equity investment in Zimbabwe following a 2009 economic stabilisation programme.
It was a different picture in Nigeria, where $3.6 billion of portfolio investment left the country in
2008-09 compared to a net inflow of $2 billion in the previous two years, although inflows had
since started to recover.
Debt portfolio inflows recovered more slowly due to sharply lower domestic interest rates than
in the period before the financial crisis, with government debt yields mirroring policy rates, the
report said.
The IMF noted that high levels of foreign inflows into relatively small economies had posed
challenges for policy in several countries before the crisis and again when investors pulled out,
increasing exchange rate volatility.
It said some countries may consider temporary controls on capital inflows to try to mitigate a
recurrence of such instability.
"The long-term trend has been toward more open capital accounts," the report said.
"However, Tanzania and Zambia tightened capital controls in an effort to discourage speculative inflows following their experience with abrupt reversal of flows during the global crisis," it
said.
Le FMI annonce une croissance de 6pc en 2012 en
Afrique Subsaharienne
L'Afrique subsaharienne devrait enregistrer en moyenne une croissance de 5,5 pour cent
cette année et de 6 pour cent en 2012, indique un rapport publié mercredi par le Fonds
monétaire international (FMI) sur les "Perspectives économiques régionales".
Selon le rapport, la reprise est désormais bien engagée en Afrique subsaharienne et la croissance économique a retrouvé un rythme assez proche des niveaux élevés enregistrés au milieu de la dernière décennie, après le ralentissement provoqué par la crise, même si on constate quelques différences entre groupes de pays.
"Si la plupart des 29 pays à faible revenu et les 7 pays exportateurs de pétrole de la région ont
déjà presque retrouvé leur taux de croissance d’avant la crise, le tableau est moins favorable
dans les pays à revenu intermédiaire de la région, un groupe dominé par l’Afrique du Sud et
où le redressement de l’activité est plus lent", note le rapport.
Toutefois, précise le document, ce panorama généralement positif ne doit pas faire oublier
les effets persistants des bouleversements provoqués par la crise financière mondiale.
Le FMI souligne que la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD)
relatifs à la réduction de la pauvreté a pris du retard dans la région en raison de la diminution
des revenus salariaux (à la suite notamment de la destruction de un million d’emplois en Afrique du Sud) et de la flambée des prix de l’alimentation et de l’énergie en 2008
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Les Banques Tunisiennes sur le gril en 2011
Même si la perspective attribuée au secteur bancaire tunisien est stable, les menaces pesant sur la qualité des actifs sont susceptibles de s’intensifier en 2011, estime l’agence de notation Fitch Ratings, dans un rapport publié récemment.
L’agence attribue uniquement des notes de soutien extérieur aux principales banques tunisiennes et celles-ci ne devraient pas changer à court terme. Les notes reposent sur la probabilité de soutien de la part de l’Etat en cas de besoin.
Fitch s’attend à des tensions sur les performances globales des grandes banques tunisiennes
en 2011 en raison du ralentissement prévu de l’économie du pays ainsi que de leur importante exposition à des entreprises ou des particuliers liés au régime précédent. Il leur sera sans
doute difficile d’améliorer leurs revenus d’exploitation, au motif que les perspectives de croissance des prêts seront limitées en 2011 compte tenu de l’atonie de la demande de crédits et
de l’appétence réduite pour le risque de crédit de la part des banques.
La qualité des actifs restera le point faible des banques en 2011. Outre la possible détérioration de la qualité de crédit du secteur des entreprises en général, les grandes banques tunisiennes devront gérer leurs engagements problématiques envers les entreprises liées au
précédent régime. Fitch a calculé que ces engagements pourraient représenter au moins
67% des fonds propres de ces banques. Sur ces engagements totaux, les banques n’ont
déclaré que 22% de créances non performantes. Cela tient sans doute au fait que les principales entreprises débitrices disposent encore d’une capacité de remboursement de la dette
adéquate, selon les banques, à quoi viennent s’ajouter les importantes garanties que les
banques détiennent sur ces engagements. Toutefois, la valeur et la liquidité de ces garanties
restent discutables, selon Fitch. Les expositions nettes (déduction faite des provisions) envers le
précédent régime peuvent aller d’un niveau modéré de 30% des fonds propres (Amen Bank AB) jusqu’à 93% de ceux-ci (Société Tunisienne de Banque – STB) à fin 2010, selon les estimations de Fitch.
Sur un plan plus positif, les banques détiennent encore d’importants actifs liquides qui devraient leur permettre de faire face aux tensions de liquidité provoquées par le nombre croissant de prêts impayés en 2011. De plus, Fitch estime que la banque centrale tunisienne apporterait son soutien en cas de crise de liquidité.
Fitch ne prévoit pas de modifier les notes de soutien extérieur des grandes banques tunisiennes à court terme. Celles-ci s’établissent actuellement comme suit : STB ('3'), Banque Nationale Agricole (BNA; '3'), Banque de l'Habitat (BH; '3'), Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT; '3') et AB ('3'). STB, BNA et BH appartiennent toutes trois à l’Etat et cela ne devrait pas
changer dans un avenir prévisible. Un recul sensible de la place de BIAT et d’AB dans
l’économie locale, également improbable, pourrait se traduire par une moindre volonté de
l’Etat à apporter son soutien, entraînant des tensions sur les notes.
D’après Fitch Ratings
A terme du premier trimestre 2011, les principaux indicateurs d’activité de la Société Tunisienne de Banque (mobilisation des ressources et distribution des crédits) se
sont inscrits vers la hausse par rapport à la même période de l’exercice précédent.
Les dépôts de la clientèle ont augmenté de 631,2 millions de dinars ou 14,0% par
rapport à leur niveau arrêté à fin mars 2010 pour atteindre 5.126,6 millions de dinars à fin mars
2011. Cette évolution favorable a touché les différentes catégories de dépôts :
• Dépôts à terme : + 313,6 millions de dinars ou 25 ,3% pour atteindre 1.555 ,2 millions de dinars
;
• Dépôts à vue : + 215,4 millions de dinars ou 14,5% pour atteindre 1.705,9 millions de dinars et
représenter 33,3% de l’ensemble des dépôts ;
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• Dépôts d’épargne : + 82,8 millions de dinars ou 5,0% pour atteindre 1.724,7 millions de dinars
et représenter ainsi 33,6% de l’ensemble des dépôts.
L’enveloppe additionnelle des dépôts mobilisés, au terme du premier trimestre 2011, s’est
élevée à 117 millions de dinars soit une évolution de 2,3%.
Les crédits à la clientèle ont enregistré une progression de 13,1% pour atteindre un encours de
5.673,1 millions de dinars au terme du premier trimestre 2011. Par rapport à fin décembre 2010,
ces crédits ont enregistré un accroissement additionnel de 297,2 millions de dinars ou 5,5%.
Le Produit Net Bancaire a accusé, au terme du premier trimestre 2011, une baisse 1,9 Millions
de Dinars ou -3,3% comparativement à son niveau au terme de la même période de
l’année 2010. Cette situation résulte de l’effet conjugué se rapportant à :
• l’accroissement des produits d’exploitation bancaire (+5,8 MD ou 6,1 %), provenant
particulièrement des produits d’intérêts (+ 7,8 MD ou 10,1%) qui ont été toutefois atténués par
le repli du volume des commissions (- 1,7 MD ou -12,4%) notamment celles perçues sur les activités change et de la monétique conséquence directe du recul de l’activité touristique.
• l’augmentation des charges d’exploitation bancaire (+7,7 MD ou 19,7 %), observée au niveau des dépôts à terme (+3,3 MD ou 22,5%) compte tenu du choix délibéré de la banque
d’accroitre ses ressources stables et d’améliorer ainsi son ratio de transformation, 9 dépôts
d’épargne en raison de l’évolution de leurs encours moyens (+ 75,8 MD ou 4,7%) et du taux
de rémunération (TRE) de 0,64 point de pourcentage. Les charges opératoires ont enregistré,
durant le premier trimestre de l’exercice 2011, un accroissement de 7,7 MD ou 19,7% pour atteindre 46,7 Millions de Dinars qui trouve son origine dans les évolutions des frais de personnel
(+ 1,8 MD ou 8,3%) et ce, sous l’effet de l’augmentation légale des salaires et de la promotion
de fin d’année, charges générales d’exploitation (+0,9 MD ou 20,9%) induite principalement
de la constatation de droits d’enregistrements exceptionnels de 0,8 MD, au courant du premier trimestre 2011 et ce, dans le cadre d’une opération avec l’immobilière de l’avenue, filiale de la banque.
Tunisie : des avoirs en devises pour 125jours et une inflation ramenée à 3,1%
La conjoncture économique de la Tunisie a continué à être affectée par les effets des évènements survenus depuis le début de l’année en cours et par les retombées de la situation
dans la région ainsi que la hausse des prix mondiaux des produits de base, se traduisant par la
poursuite du repli de la production industrielle et de certaines activités des services. Tel est le
constat fait par le Conseil d’Administration de la BCT, réuni en session mensuelle, mercredi.
En ce qui concerne les paiements extérieurs, le rythme des échanges commerciaux a enregistré une amélioration progressive, en relation avec l’accroissement des exportations à un
rythme plus élevé que celui des importations, ce qui a permis de réduire le déficit commercial. Toutefois, la baisse des recettes touristiques et, à un degré moindre, des revenus du travail, conjuguée à la poursuite de la régression des investissements directs étrangers, a engendré un élargissement du déficit de la balance des paiements et, partant, une diminution
du niveau des avoirs nets en devises qui sont revenus de 13.003 MD ou 147 jours
d’importations à fin 2010 à 11.060 MDT ou 125 jours d’importations à la date du 26 avril courant.
S’agissant de l’évolution des prix, le niveau de l’inflation a diminué revenant à 3,1%, durant le
premier trimestre de l’année en cours, contre 4,9% pour la même période de l’année
précédente.
Quant au taux de change du dinar, il a enregistré, depuis le début de l’année et jusqu’au 26
avril courant, une appréciation de 5,6% vis-à-vis du dollar américain et une dépréciation de
3,1% par rapport à l’euro.
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Au niveau monétaire, la masse monétaire M3 s’est accrue de 2,9%, durant le premier trimestre de l’année en cours, contre 1,6% pour la même période de l’an passé. Les opérations
d’intervention de la Banque centrale sur le marché monétaire ont diminué au cours du mois
d’avril, suite à l’amélioration de la liquidité bancaire après la décision de réduction du taux
de la réserve obligatoire, alors que le taux d’intérêt interbancaire moyen a poursuivi sa baisse
pour se situer à 4,44% en avril contre 4,56% au mois de mars.
En ce qui concerne l’activité du secteur bancaire, les efforts en matière de financement de
l’activité économique se sont poursuivis. Ainsi, les concours à l’économie se sont accrus de
3,7% au cours du premier trimestre 2011 contre 3,9% pour la même période une année auparavant. Cette évolution est imputable dans une certaine mesure à l’incapacité de certaines
entreprises économiques dont l’activité a été affectée par les évènements récents qu’a connus le pays de rembourser à temps les échéances de leurs crédits.
A cet égard, le Conseil d’Administration a pris acte de la portée des mesures engagées par
la Banque Centrale en vue de soutenir ces entreprises et ce, pour tous les secteurs d’activité
tout en insistant sur la diligence nécessaire dont devront faire preuve les banques dans la mise
en oeuvre de ces mesures.
A la lumière de ces évolutions, le Conseil d’Administration a décidé de maintenir inchangé le
taux d’intérêt directeur de la Banque centrale de Tunisie tout en mettant l’accent sur la
nécessité de continuer à suivre de près l’environnement international et la situation économique nationale, afin d’assurer les conditions appropriées à la reprise de l’activité économique
au rythme souhaité et à la préservation des équilibres financiers
La BCE garde son taux directeur inchangé à 1,25%
Les gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), réunis jeudi 5 mai à Helsinki, ont
décidé de maintenir son taux directeur à 1,25 %, mais les économistes s'attendent à sa hausse
très prochaine en raison de la persistance d'une inflation élevée dans la zone euro. Lors de sa
précédente réunion sur les taux, le 7 avril, le conseil des gouverneurs de la BCE avait décidé
de l'augmenter de 25 points de base après l'avoir laissé figé pendant près de deux ans au niveau de 1 %, crise oblige.
Lors d'une conférence de presse à l'issue de cette réunion, le président de la BCE, JeanClaude Trichet, a déclaré qu'il fallait continuer à "contrôler très étroitement" le niveau de l'inflation, qui a atteint 2,8 % en avril dans la zone euro, son plus haut niveau depuis trente mois.
"Il est important que cette inflation ne donne pas naissance à des effets de second tour", a-t-il
déclaré. L'"effet de second tour" est la répercussion de la hausse des prix dans les salaires, ce
qui alimente la spirale inflationniste.
M. Trichet a répété que maintenir l'inflation sous le seuil de 2 % à moyen terme était la mission
de la BCE. Or, depuis cinq mois elle est au-dessus, "principalement en raison des prix de
l'énergie et des matières premières". "Nous ferons toujours ce qu'il faut pour délivrer la stabilité
des prix et pour que l'inflation reste ancrée", a-t-il redit, soulignant que la décision de la BCE
d'augmenter son taux de 25 points de base en avril était "nécessaire".
Il a refusé de s'exprimer sur une prochaine hausse, répétant qu'elle n'était pas "prédéterminée". Les économistes s'attendent à une nouvelle hausse en juin ou juillet. L'emploi des
termes "contrôler très étroitement" fait pencher la balance en faveur de juillet, selon eux. Par
ailleurs, M. Trichet a affirmé qu'une restructuration de la dette grecque, anticipée par les
marchés, n'était "pas à l'ordre du jour".
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Transferts d'argent, une solidarité africaine : Facteur de
«développement» incontesté sur le continent africain,
les transferts financiers des migrants vers leur famille
peuvent devenir un sacrifice. Voici cependant
quelques raisons pour ne pas les abandonner.
Des pêcheurs du delta du fleuve Sénégal, by eutrophication&hypoxia via Flickr CC
l'auteur
Edgar Mbanza
En rédigeant cet article, une journaliste marseillaise me rappelle qu'un de ses amis africain a
cette «mauvaise» habitude d'envoyer fréquemment de l'argent à sa famille au pays. Elle
précise: «il s'agit d'un couple mixte. Son épouse en a ras-le-bol, d'autant plus qu'ils ont du mal
à payer leur loyer».
Qu’en est-il réellement? Les rapports impliquant l’argent sont souvent source de soupçons, de
tensions et ce n'est pas étonnant que certaines opinions se focalisent sur les effets gênants de
cette pratique, de cette «face cachée de la solidarité africaine».
Pourtant, la question a déjà fait l’objet de beaucoup de réflexions, d’observations et de retour sur expérience. Quel que soit le point de vue emprunté, la réponse est sans équivoque: la
solidarité financière des migrants envers leur famille d’origine demeure largement positive à la
fois pour le migrant, pour les familles aidées, pour la communauté et pour les économies respectives des pays d’accueil et d’origine.
Tirées de témoignages et d'enquêtes diverses auprès de ceux qui observent de près les relations entre les migrants et leurs familles, voici quelques raisons qui encouragent ces transferts
financiers:
1. Une idée «pas sérieusement fondée». L’idée selon laquelle les migrants seraient spoliés, abusés et harcelés par les familles restées au pays «n’est pas sérieusement fondée», estime Manon Jacob, une chercheuse belge travaillant sur les migrants sénégalais. Selon elle, «dans la
plupart des cas, dans les rapports entre l’émigré et sa famille, c’est le premier qui reste en position de force, sauf dans certains cas exceptionnels d’exploitation».
L’ethnographe a effectivement relevé des cas avérés de servitude: «Dans la plupart des cas,
l’individu émigré acquiert automatiquement une autorité, une ascendance sociale sur les
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siens du fait de son prétendu pouvoir économique et culturel. Il a un pouvoir de décision immense et s’il faut parler de dictat, ce sont les familles restées au pays qui sont les victimes et
non les migrants». A Londres comme à Copenhague, elle a noté que des migrants imposent
littéralement des rapports d'allégeance aux familles bénéficiaires.
2. Plus efficace que l'aide publique au développement. Les montants de cette forme de solidarité sont supérieurs de 80% à 750% à ceux débloqués dans le cadre de l’aide publique au
développement! Il s'agit ici uniquement des sommes déclarées, auxquelles il faudrait ajouter
l’argent qui passe par des circuits plus informels.
«Des sommes importantes mais aussi efficaces comparées aux aides officielles» confirmait en
mars dernier Jean-Pierre Olivier de Sardan. Ce chercheur, vivant au Niger et père de
l’anthropologie du développement, décrit comment les migrants participent à distance au
progrès du ménage, du village ou de la cité.
3. Budjet planifié. Contrairement à une idée répandue, ces transferts ne servent pas à financer des caprices ou la fainéantise des parents restés au pays. Loin de là!
Anasthasia Gomez, économiste portugaise installée à Nairobi, analyse le parcours de l’argent
échangé entre les urbains pauvres de la capitale du Kenya et leurs parents émigrés: «Dans la
majorité des situations, ce sont des projets précis, négociés et réalistes qui sont financés».
La Banque Africaine de Développement dresse la liste des besoins familiaux les plus aidés:
achats de terrains, constructions de logements ou encore créations d’entreprises (qui
représentent 36% des transferts au Burkina Faso, 55% au Kenya, 57% au Nigéria, 15% au
Sénégal et 20% en Ouganda). L'éducation est également un pôle important. «Elle arrive en
deuxième position au Nigéria et en Ouganda, en troisième position dans le cas du Burkina Faso et en quatrième pour ce qui est du Kenya», précise une note de l'institution.
Une autre dynamique s’observe et infirme l’argument dépensier. Alors que l'argent de la famille était traditionnellement géré par le chef du ménage (souvent le père), le pourvoyeur
migrant possède la latitude nécessaire pour (re)mettre de l’ordre dans la gestion des affaires
domestiques quand le préposé au poste est jugé défaillant, à savoir analphabète, buveur ou
irresponsable.
«J’aide mon beau-frère à élever ses enfants, et notamment à les scolariser, car leur mère, ma
soeur, est morte. Mais lui a tendance à abuser de la sape et de l’alcool. Aujourd’hui, j'envoie
directement l’argent à son aîné qui a 19 ans», témoigne un jeune Parisien originaire du Congo.
Cette possibilité de confier directement l’allocation à l’épouse ou à l’enfant jugé bon gestionnaire change fondamentalement la donne dans les sociétés où l’économie familiale est
gérée en fonction de schémas plus archaïques. «L’enfant immigré, qui a gagné son argent
dans la difficulté et qui en connaît la valeur, ne va pas se laisser intimider par les pratiques
traditionnelles non-productives, comme les dons ou cérémonies inutiles, par exemple», confirme Manon Jacob à propos des migrants sénégalais.
L'autre exemple concerne l'éducation, la santé ou le logement, l'aide est parfois accompagnée d'idées et de propositions pertinentes, comme ces «moodu moodu» (émigrés
sénégalais) originaires de Pikine (Dakar) qui conditionnent le soutien à l'obligation de scolariser les enfants.
4. Les migrants préparent leur propre avenir en aidant la famille restée au pays, he oui...
L’immobilier est ainsi devenu le premier secteur investit par les migrants. Au Sénégal, des banlieues pauvres et des villages sont entièrement rénovés grâce à l’argent des migrants.
Plus intéressant encore, d'après mes propres constats à Pikine (Sénégal): en finançant des
projets immobiliers privés, le migrant prépare en même temps son futur point de chute.
«Beaucoup de travailleurs partis ont compris que le pays d’origine ne garantit pas toujours leur
retraite, ni leur épanouissement familial. Ils préfèrent se construire une petite maison au pays.
Ils sont de plus en plus nombreux à rentrer pour passer leur retraite ici», explique cet exmigrant mouride rentré au pays après 20 ans passés en France.
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5. Ils pourraient encore envoyer plus...et mieux. Les migrants africains sont loin d’être les donateurs les plus généreux en faveur de leur famille d’origine. Les communautés asiatiques,
moyen-orientales et latino-américaines investissent largement dans le bien-être des leurs
restés au pays.
Par ailleurs, l’opinion selon laquelle l’Africain aiderait sa tribu jusqu’à s’oublier lui-même est
tout aussi fausse que son corollaire selon lequel l’Occidental n’est pas matériellement lié à sa
famille. Elodie Danel, sociologue, explique que «les dons s'inscrivent dans une symbolique et
dans un système aussi contraignants en Europe qu’en Afrique. Par rapport au sacrifice que
cela engendre, les cadeaux quasi obligés sont comparables à ces solidarités qui deviennent
presque obligatoires».
6. Les abus sont ailleurs. Certes, les pressions, les mensonges et autres harcèlements existent,
comme le relate cet article. Mais les abus qui méritent un peu plus de vigilance citoyenne
sont situés ailleurs.
Il faut plutôt surveiller certains intermédiaires, privés ou publics, qui ont tendance à vouloir trop
grignoter l’argent des plus pauvres. Les frais de transferts seraient parfois exagérés, d'après diverses études. D'ailleurs, plusieurs initiatives sont mises en place au niveau global pour plaider
en faveur de la réduction des taxes frappant les envois financiers des migrants (voir encadré).
7. «Family to family», une excellence africaine. A noter que les travailleurs africains, qui résident en France par exemple, sont réputés être de piètres donateurs en faveur des associations humanitaires. Il n’existe pas de statistiques sur la question, mais d'après des déclarations
recueillies de façon aléatoire, certains cadres migrants avouent répondre moins positivement
aux appels des ONG. Pourquoi ne pas applaudir alors cette pratique de générosité, celle du
«family to family», dans laquelle leur excellence est confirmée.
Edgar Mbanza
Le Rwanda va émettre un Eurobond
Le Singapour de l’Afrique selon Renaissance Capital envisage une sortie sur le marché national. C’est l’une des annonces phares du Forum Economique mondial sur l’Afrique. Détails.
Le champion mondial des réformes (selon le classement Doing Business 2009) envisage
d’émettre un Eurobond. Dans cette optique, le Rwanda a pris contact avec l’agence Standard & Poor’s pour une notation souveraine. Le ministre des Finances, Jhon Rwangomba, est
confiant. «Nous serons prêt pour le marché dans deux ou trios ans», a-t-il déclaré à l’agence
Bloomberg en marge du Forum Economique mondial sur l’Afrique.
La notation permettra, ainsi que le déclarait le premier ministre, de lever des capitaux au juste
coût. Pour le moins, cette sortie du pays des mille collines sur le marché international sonne
comme le couronnement d’une décennie politique de développement économique exemplaire.
En neuf ans, de 2001 à 2010, le pays a doublé la taille de son économie. La dette du Rwanda représente 12% de son PIB, un faible ratio comparé aux pays de taille similaire et qui pourrait rendre le papier rwandais attractif. D’autant que le pays table sur une croissance de 7%
en 2011.
L’argent levé sur le marché international servira à financer la construction des infrastructures
et des projets dans le domaine de l’énergie. Parallèlement, la Banque africaine de développement (BAD) envisage d’aider le Rwanda à émettre une obligation «diaspora » destinée
aux rwandais de l’extérieur.
Avant le Rwanda, le Nigeria et la Zambie avaient montré la route, utilisant ce procédé pour
financer leurs grands projets. Notons que la Zambie notée B+ bénéficie d’une meilleure perspective que le Rwanda notée B par Fitch Rating, dans la même catégorie que l’Ouganda, le
Mozambique et les Seychelles. Le rendement de l’eurobond nigérian (500 millions de dollars)
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est de 6,16%, est resté inchangé . En comparaison, l’eurobond ghanéen dénommé Ghana’sdollar dû en 2017, a subi une petite décote de 0,03 points à 6,06%.
L’attractivité du Rwanda tient dans la réussite de la réforme de l’environnement des affaires.
Il y faut trois jours pour créer une entreprise contre 45 jours en Afrique subsaharienne et 13,8
jours dans les pays de l’OCDE.
Rapport sur les conditions de Banque dans l’UEMOA
2008-2010
par Burkinapmepmi.com
● Taux d’intérêt débiteurs relativement élevés, malgré une baisse
en 2010
Les taux d’intérêt débiteurs se sont maintenus à un niveau relativement élevé au cours de ces trois dernières années. A l’échelle
régionale, le taux moyen s’est établi à 7,87% en 2008 et 8,27% en
2009, contre 7,62% en 2007. Cette hausse d’ensemble des taux
d’intérêt débiteurs semble refléter l’augmentation des besoins de
liquidité des entreprises liée notamment à la baisse des recettes
d’exportation et l’accroissement des risques de défaut de paiement dans le contexte de crise
financière et économique internationale ;
En 2010, les taux débiteurs ont rompu avec la tendance haussière. Le taux d’intérêt moyen
s’est établi à 8,11%, soit 16 points de base de moins par rapport au niveau de l’année 2009.
● Disparité des taux d’un pays à l’autre, mais convergence progressive
Les niveaux des taux d’intérêt sont restés différents d’un pays à l’autre entre 2008 et 2010. La
place de Dakar a enregistré le taux d’intérêt moyen le plus bas sur la période sous revue
(7,30%), suivie de celle d’Abidjan (7,55%). Les taux les plus élevés ont été notés à Niamey
(11,38%), à Cotonou (11,34%) et à Bissau (10,75%). Les taux sont ressortis à 9,28% à Ouagadougou, 9,58% à Bamako et 9,79% à Lomé.
Toutefois, l’écart entre les niveaux des taux se réduit. Il était supérieur à 6 points de pourcentage en 2006 et a été progressivement ramené à moins de 4,5 points de pourcentage en
2010. La baisse des taux la plus importante est relevée en Guinée-Bissau, tandis qu’au Bénin,
les taux d’intérêt se sont accrus de près de 2 points de pourcentage au cours des trois dernières années.
● Quasi-stagnation des taux créditeurs
Le taux de rémunération des dépôts est resté quasiment stable depuis 2008, année au cours
de laquelle il s’est nettement accru. En effet, le taux moyen créditeur est passé de 4,78% en
2007 à 5,08% en 2008 et est ressorti à 5,11% en 2009 et 5,12% en 2010. Les taux créditeurs les
plus élevés sont observés au Burkina et en Côte d’Ivoire, avec des taux moyens respectifs de
5,42% et 5,24% entre 2008 et 2010.
● Forte progression des crédits bancaires mis en place
Parallèlement à la hausse des taux d’intérêt, le flux des crédits bancaires mis en place s’est
amplifié au cours des dernières années. Les crédits mis en place en 2010 ont atteint 5.578,2
milliards, soit un accroissement annuel de 10,2%, après 10,4% en 2009 et 30,8% en 2008. Cette
évolution pourrait refléter les besoins importants de liquidité des entreprises, dans le contexte
de la crise financière et économique internationale.
● Conditions générales de banque quasiment inchangées
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Dans l’ensemble, les frais de tenue de compte, les commissions de mouvement de compte et
les conditions d’ouverture de compte n’ont pas connu de changements majeurs entre 2008
et 2010.
Toutefois, la plupart des banques ne prélèvent plus de commissions de mouvement de
compte ou de frais liés à l’utilisation de carte de retrait. Les montants exigés à l’ouverture de
comptes bancaires ont également varié en fonction des banques, sans connaître à l’échelle
régionale, de modifications majeures.
BCEAO
Economie: Le FMI annonce une croissance de 6% en
2012 en Afrique subsaharienne
Le FMI annonce une croissance de 6 pc en 2012 en Afrique subsaharienne - L'Afrique subsaharienne devrait enregistrer en moyenne une croissance de 5,5 pour cent cette année et de 6
pour cent en 2012, indique un rapport publié mercredi par le Fonds monétaire international
(FMI) sur les 'Perspectives économiques régionales'. Selon le rapport, la reprise est désormais
bien engagée en Afrique subsaharienne et la croissance économique a retrouvé un rythme
assez proche des niveaux élevés enregistrés au milieu de la dernière décennie, après le ralentissement provoqué par la crise, même si on constate quelques différences entre groupes
de pays.
'Si la plupart des 29 pays à faible revenu et les 7 pays exportateurs de pétrole de la région ont
déjà presque retrouvé leur taux de croissance d’avant la crise, le tableau est moins favorable
dans les pays à revenu intermédiaire de la région, un groupe dominé par l’Afrique du Sud et
où le redressement de l’activité est plus lent', note le rapport.
Toutefois, précise le document, ce panorama généralement positif ne doit pas faire oublier
les effets persistants des bouleversements provoqués par la crise financière mondiale.
Le FMI souligne que la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD)
relatifs à la réduction de la pauvreté a pris du retard dans la région en raison de la diminution
des revenus salariaux (à la suite notamment de la destruction d'un million d’emplois en
Afrique du Sud) et de la flambée des prix de l’alimentation et de l’énergie en 2008.
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