N°9 - A table : quand les narines frétillent et que les papillent salivent
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N°9 - A table : quand les narines frétillent et que les papillent salivent
dossier À table ! Quand les narines frétillent et que les papilles salivent… Couleurs HDN La médecine générale rentre à l'université ON EN PARLE et notamment par le tabagisme passif : la cigarette sera bannie des hôpitaux généraux et psychiatriques et des EHPAD. Tout contrevenant sera puni d'une amende de 68 euros. Il sera possible de fumer dans les espaces extérieurs mais plus dans les espaces communs, comme les salles de télévision. Interdiction également d'aménager des “pièces fumeurs réservées”, qui ne seront autorisées qu'aux entreprises et aux commerces. Aux HDN, des projets sont à l'étude : adhésion à la Charte “Hôpital sans tabac”, mise en place d'une signalétique, campagne d'affichage… Depuis le 1er décembre, une filière universitaire est dédiée à la médecine générale. Elle était attendue. Le Journal officiel du 26 octobre l'a officialisée. La spécialité de “médecine interne ; gériatrie et biologie du vieillissement ; médecine générale ; addictologie” est désormais reconnue à part entière dans le cursus universitaire. À la clef : instauration d'un stage dans cette spécialité dès la 4ème année d'études dans le but de sensibiliser les étudiants à l’exercice de la médecine générale en cabinet et création de postes de chefs de clinique dès la rentrée 2007. Pour en savoir plus : www.legifrance.fr Décret n° 2006-1386 du 15 novembre et circulaire du 29 novembre 2006 relatifs à l'interdiction de fumer Pour en savoir plus : www.legifrance.fr Arrêtés du 25 octobre 2006 Un accord pour les personnels Ce protocole promeut le développement du dialogue social et réaffirme le rôle essentiel du CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail). Il vise à intensifier la formation des personnels et à accompagner leur parcours professionnel. Il consacre 40 millions d'euros à l'amélioration de l'organisation et des conditions de vie au travail. Il revalorise les statuts et les salaires. Le recrutement de jeunes professionnels sera facilité, la grille de rémunération et le déroulement des carrières des 200 000 aides-soignants et des 200 000 infirmiers seront améliorés. Pour en savoir plus : www. sante.gouv.fr/accueil/accord_fph Tabac interdit À partir du 1er février 2007, il sera interdit de fumer dans tous les lieux publics… 2 C'est une question de santé publique, au regard des risques entraînés par le tabac, © Alain Roth Le 19 octobre 2006, cinq organisations syndicales (CFDT, FO, UNSA, CFTC, CFE-CGC) et le ministère de la santé ont signé un protocole d’accord à l'attention des personnels de la FPH (fonction publique hospitalière). Contre l'obésité Le PNNS 2006-2010 (programme national nutrition santé) est arrivé. Après celui de 2001, et face à l'accroissement de l'obésité et des pathologies qui lui sont liées, le nouveau PNNS souhaite renforcer les outils d'éducation à la santé, améliorer l'offre alimentaire, favoriser les dépistages précoces et la prise en charge des troubles nutritionnels. Parmi les neufs objectifs à atteindre et qui seront régulièrement évalués, citons : la réduction de 20 % des personnes en surpoids ou obèses, l'augmentation de l'activité physique, la réduction de 5% du taux de cholestérol chez les adultes… Dès 2007, 47 millions d'euros Pour en savoir plus : www.inpes.sante.fr Un statut tout neuf pour les PH Du nouveau pour les praticiens hospitaliers : un statut rénové après vingt-trois ans d'attente… Le 6 octobre 2006, deux décrets ont clôturé un long et douloureux accouchement : le statut des PH. Des épreuves de concours uniquement orales, une procédure de nomination par le ministre, mais une affectation locale “sur proposition du responsable de pôle et du président de la CME” sauf pour les psychiatres pendant 5 ans, la possibilité d'instaurer une part salariale variable, un rapprochement des règles pour les temps plein et les temps partiel, une position dite “de recherche d’affectation” qui peut durer deux ans en cas de restructuration de l'établissement d'origine, autant de nouveautés qui n'emportent pas l'adhésion de tous… Pour en savoir plus : www.legifrance.fr Décrets n° 2006-1221 et 1222 du 5 octobre 2006 Couleurs HDN Directeur de la publication : Daniel Bouquet Rédacteur en chef : Claudie Greslon Comité de rédaction : Denis Cocard, Valérie Darnaud, Florence Falco, Aurélie Michel, Nathalie Mottin, René Parreault, Marie-Laure Pascal. Ont collaboré à la rédaction de ce journal : Guy Belery, Jean-Yves Charrier, Patrice Clavaison, Caroline Deletraz, Mireille Guibertin, MarieClaude Laby, Angélique Marchaud, Natacha Roy, Damien Veyrier, Françoise Turc. Hôpitaux Drôme Nord Route de Tain, BP 1002, 26102 Romans / Isère Cedex. Tél. 04 75 05 75 05 Maquette : www.alainroth.com Impression : Agence Médicom 115 rue Masséna, 69 006 Lyon Tirage : 2 300 exemplaires Dépôt légal : mai 2005. La période entre Noël et jour de l’an est appelée “trêve des confiseurs”. Cette expression vient de la trêve de Dieu qui fut imposée en France par le roi Louis vers 1245, l’Église demandant que les combats guerriers soient arrêtés pendant l’Avent. À présent c’est la mise en sommeil de l’activité politique et diplomatique et, par extension, de n’importe quelle activité laborieuse durant cette période propice aux plaisirs de la table, et plus particulièrement aux confiseries, qui sont les douceurs retrouvées de la vie. Alors faisons donc la trêve du pessimisme et du “tout va mal”. Souhaitons que l’intelligence, la tolérance et la générosité l’emportent sur la bêtise, la violence et la force. Souhaitons également que la trêve ne soit pas rythmée uniquement par quelques jours sporadiques mais qu’elle se prolonge au-delà… Quant à l’hôpital, point de trêve pour tous les soignants qui doivent être présents et apporter à ceux qui ont leur destinée entre nos mains une petite lueur qui les éclairera. Mais nous pouvons être fiers de participer à ce combat-là ! Alors bonnes fêtes à tous et à l’année prochaine, dans un monde de couleurs… Florence Falco Photo de couverture : Guy Giraud et Eddy Delhomme, pâtissiers à St-Vallier © Alain Roth seront consacrés à la politique de nutrition. PMI et médecine scolaire seront mobilisées pour le dépistage précoce des enfants à risque, CHU équipés pour recevoir les patients souffrant d'obésité et acteurs des réseaux sociaux informés et formés pour communiquer auprès des populations défavorisées. Et si nous aussi, nous faisions une trêve 2 On en parle La médecine générale rentre à l'université. Un accord pour les personnels. Tabac interdit. Contre l'obésité. Un statut tout neuf pour les PH. 4 En direct des services L'ophtalmologie de ville s'installe à l'hôpital ! La neurologie s'affiche en grand. De la maltraitance à la “bientraitance”. Centralisation des chimiothérapies. 6 9 10 Dossier À table ! Quand les narines frétillent et que les papilles salivent… Vivre son métier La Binet attitude : Solide comme un os, à l’articulation du rire. On bouge Départs, arrivées, nominations. Qualité La certification V2 11 On respire HAD Romans, c’est parti ! Rapatriement des ressortissants franco-libanais : souvenirs de mission. Les hospitaliers exposent. 3 Couleurs HDN EN DIRECT DES SERVICES Activité médicale L'ophtalmologie de ville s'installe à l'hôpital ! L'ophtalmologie se déploie aux HDN. Daniel Bouquet, directeur, nous présente cette organisation, pour le moins inhabituelle. C 4 ouleurs HDN (CHDN): Sous ce titre volontairement provocateur se cache une expérience originale, et peut-être même unique, qui a commencé à SaintVallier début novembre... Pouvez-nous expliquer ce qui a motivé ce projet ? Daniel Bouquet : “Les besoins d'ophtalmologie de la zone géographique de Saint-Vallier étaient couverts par deux praticiens exerçant en association en cabinet privé, les docteurs Jean-Pierre Mollot et Chantal Novel. Le Dr Mollot exerçait aussi en tant que praticien hospitalier à temps partiel pour des consultations et une activité chirurgicale. L’activité opératoire du Dr Mollot se fondait sur ses propres files de consultants, mais également sur celle du Dr Chantal Novel, ophtalmologiste strictement médicale. Cette situation particulière a suscité une réflexion du conseil exécutif de l’établissement et l’a conduit, dans un contexte de diminution de la démographie médicale, à proposer au Dr Mollot une évolution vers le temps plein hospitalier pour structurer une activité présente, mais également future sur le site de Romans lorsque les locaux rénovés de la consultation seront opérationnels. Sa nomination à temps plein est donc devenue effective en novembre 2006. Un écueil cependant dans notre démarche : le Dr Chantal Novel ne souhaitait pas continuer une vie professionnelle isolée et envisageait d'arrêter son activité. Cette hypothèse entraînait donc une diminution de l'offre de soins locale d'ophtalmologie tout en fragilisant, ce qui était un paradoxe, le recrutement de notre service hospitalier !” CHDN : Vous avez donc proposé une solution ? “La seule solution était d'offrir la possibilité au Dr Chantal Novel d'exercer son activité dans les murs de l'hôpital en mettant à sa disposition, moyennant une redevance, les installations de notre consultation dans les tranches horaires laissées disponibles par le Dr Mollot.” CHDN : Un praticien libéral exerçant l'intégralité de son activité dans des locaux hospitaliers, c'est un cas de figure inédit ! Comment avez-vous procédé ? “Cela a demandé une mise au point attentive. Nous avons sollicité l'avis de l'Assurance Maladie qui nous a répondu favorablement et manifesté son intérêt pour un montage reproductible dans d'autres lieux. Nous avons ensuite élaboré une convention qui encadre cette organisation. Cela n'a pas été facile, car les habitudes de fonctionnement du privé et du public ne sont pas les mêmes… Mais la bonne volonté des uns et des autres a permis de trouver une organisation satisfaisante.” CHDN : Et concrètement ? “Le Dr Chantal Novel utilise nos locaux, nos équipements et bénéficie des services du personnel des consultations de Saint-Vallier quatre demi-journées par semaine. Les temps d'activité hospitalière et libérale sont strictement séparés pour qu'il n'y ait pas de confusion possible dans l'esprit de la clientèle. Les numéros d'appels téléphoniques sont diffé- Les docteurs Chantal Novel et Jean-Pierre Mollot rents et les secrétaires savent si l'appel concerne l'un ou l'autre des praticiens. Le Dr Chantal Novel reverse aux HDN une redevance proportionnelle à son activité.” CHDN : Ce montage est novateur. N'a-t-il pas provoqué quelques erreurs de départ ? “Bien sur, le démarrage de cette organisation demande quelques ajustements dans les premiers temps. Nous sommes obligés, faute de références existantes, “d'inventer” de toutes pièces les règles de fonctionnement de cette nouvelle consultation. Mais ce montage tout à fait original nous permet d'atteindre un triple résultat : maintenir l'offre de soins sur le secteur géographique, rentabiliser nos installations de consultations et renforcer le recrutement de chirurgie ophtalmologique des HDN.” Organisation La neurologie s'affiche en grand La neurologie se structure aux HDN, avec une unité d'hospitalisation, des consultations infirmières spécialisées et des projets pour 2007. L e service de neurologie a ouvert le 4 septembre 2006 sous la coordination des docteurs Rémy et PetitPerdrizet. 17 lits sont réservés à cette discipline au deuxième étage du bâtiment principal du site de Romans. Pourquoi ces changements ? L'amélioration de la prise en charge des pathologies neuro-vasculaires (AVC (accident vasculaire cérébral), démences et troubles de la mémoire) est une priorité nationale. En regroupant les patients admis pour une affection neurologique et en particulier neuro-vasculaire au sein d'une entité spécialisée, cette organisation va permettre d'accélérer le diagnostic, renforcer la qualité des soins et, in fine, améliorer l'état de santé des patients. Elle répond aussi aux objectifs du SROS 3 (schéma régional d'organisation sanitaire) et s'inscrit dans un contexte de réorganisation des services de médecine des HDN. Parallèlement, une consultation infirmière est créée. Sa mission ? Assurer une action éducative et préventive auprès des patients présentant un AVC. Elle est effectuée par les IDE du service de consultations. Ce projet est novateur : les HDN seraient les seconds en France à mettre en place une telle consultation. En 2007, de nouveaux projets verront le jour. Au printemps : augmentation de la capacité de l'unité de neurologie qui passera à 21 lits, et regroupement sur le même étage avec les 12 lits de gériatrie aigue actuellement localisés en SSR (soins de suite et réadaptation), le tout pour favoriser la synergie entre ces deux disciplines. 2007 verra aussi l’identification d'une unité neuro-vasculaire de 8 lits sur les 21 de neurologie et la concrétisation d'un partenariat avec le CH de Valence pour la prise en charge des AVC. Natacha Roy Une procédure interne, accessible sur l'Intranet (rubrique INQA) définit les modalités de déclaration d’acte ou de suspicion d’acte de maltraitance. La réflexion porte maintenant sur la manière de s’approprier la démarche, d’insuffler au sein de l’établissement cette prise en compte des risques de maltraitance et une culture de prévention, de bienveillance et de “bientraitance”. Pendant ce temps, le groupe départemental poursuit sa mission sous forme d’un comité de veille et de signalement. C. Deletraz, D. Veyrier, M. Guibertin, M.C. Laby Cancérologie Centralisation des chimiothérapies Depuis août 2006, une unité de reconstitution centralisée des cytostatiques (URCC) est opérationnelle au sein de la pharmacie du site romanais des HDN. Gestion des risques De la maltraitance à la "bientraitance" Parce que la maltraitance des personnes vulnérables est une réalité qui peut parfois s'exprimer dans les petits gestes quotidiens, les HDN ont développé plusieurs actions pour alerter, puis modifier les comportements. orsque l'on parle de maltraitance, on imagine des actes graves : coups, agressions sexuelles... Mais bien souvent, la maltraitance est plus insidieuse, sous forme de violences physiques ou verbales : brûlures des lèvres par une alimentation trop chaude, contentions itératives, gestes brusques pendant la toilette, langage inapproprié ou absence de conversation tout simplement... Pour lutter contre cette maltraitance des personnes vulnérables, notamment âgées, des actions sont conduites au niveau national, département et local. La Direction du Développement social et de la santé (DS26) a initié un travail multi partenarial en 2003 avec la Direction départementale des Affaires sanitaires et sociales, les associations d’usagers, les établissements, la justice, la police, etc. Mireille Guibertin, cadre supérieur de santé, y représentait les HDN. Il a permis l’élaboration d’un référentiel “vulnérabilité et maltraitance de l’adulte : aide à la prise en considération”. Cet outil a été présenté aux personnels d'encadrement des HDN en juin 2005. L'important est de sensibiliser l'ensemble des acteurs de l'établissement. Les travailleurs sociaux et les cadres de santé ont organisé un colloque. Le 28 septembre 2006, 400 personnes environ ont pu échanger sur ce thème. Mais parler de la maltraitance et des comportements à modifier est une première étape à concrétiser au quotidien. L estinée à la préparation des médicaments anticancéreux injectables, la création d'une URCC a débuté en décembre 2005. Elle a exigé d’importants travaux, des investissements matériels, notamment un isolateur (voir photo), et un redéploiement de moyens humains. Au final : des locaux et un environnement contrôlé adaptés. L'enceinte est stérile. Deux préparatrices en pharmacie recrutées et formées spécifiquement y manipulent des produits en toute sécurité. L’organisation vise à éviter toute contamination microbienne et à protéger le personnel et l’environnement. Un pharmacien valide les prescriptions et libère les produits finis. De multiples contrôles garantisReconstitution de cytostatiques par sent la qualité et la Estelle Didier et Marie-Laure Pugnet conformité des préparations réalisées. Chaque étape est tracée, de l’analyse de la prescription à l’administration au patient, répondant ainsi à l’objectif de sécurisation du circuit du médicament. Les produits sont ensuite administrés au niveau de l’unité médico-chirurgicale de courte durée (UMCCD) par une équipe infirmière spécialement formée. Les HDN affichent, par cette évolution, leur volonté de développer la filière cancérologique dans la Drôme Nord pour répondre à un besoin de santé publique. En effet, depuis mai 2006, et, à raison de 4 demi-journées par semaine, la présence des docteurs Dramais et Gouttebel en UMCCD et aux consultations d’oncologie est venue renforcer l’activité cancérologique des pneumologues et ORL de Romans et du docteur Daudin à Saint-Vallier. Angélique Marchaud, Jean-Yves Charrier, Patrice Clavaison 5 D Couleurs HDN DOSSIER À table ! Quand les narines frétillent et que les papilles salivent… Quelle réalité se cache derrière les murs de notre cuisine ? Les fêtes approchent, allons voir ce qui se trame en cuisine… et découvrons ce que nous allons manger ce Noël ! M oi, c'est Guinea Fowl, pintade en français, mais en anglais c'est mieux. Quand on veut réussir il faut savoir se faire un nom, et Guinea Fowl, ça fait plus star. Enfin bon, je vous permets de m'appeler Guinea. J'appartiens à une troupe de pintades. J'attends depuis 77 jours (temps d'élevage) de faire votre connaissance ! La route a été longue… Eh oui. Vous allez me retrouver à l'hôpital ce Noël ! Mais revenons à moi. D'abord, il a fallu nous mettre en concurrence, et désolée pour les autres, c'est moi, enfin nous, qui avons remporté le premier prix lors de la mise en concurrence de plusieurs fournisseurs ! Procédure oblige, il a fallu nous comparer sur le plan qualité-prix. Enfin, l'important c'est d'avoir gagné. La star, cette année, c'est Moi. C'était la première étape. Il a fallu que ces administratifs des HDN se décident à nous inscrire au menu de Noël. Bien sûr, il n'y aura pas que nous, mais j'aurai le premier rôle, c'est ce que je voulais. Je serai le plat principal de ce menu de fête. Il paraît qu'ils ont beaucoup discuté. 6 Ils se sont même réunis. Je dois vraiment être importante pour qu'autant de personnes s'occupent de moi. Cuisiniers, diététiciennes, directeur des achats ont longuement débattu afin de concilier équilibre alimentaire, plaisir gustatif et respect des deniers publics. Il paraît qu'ils procèdent toujours ainsi. Tous les menus sont fixés selon un plan alimentaire hiver ou été de huit semaines et ceux de fin d'année sont décidés fin novembre. Puis une commission se réunit pour évaluer ce qui se trouve dans votre assiette… Je vous explique notre parcours pour que vous compreniez comment nous en sommes arrivées là. Là dans votre assiette, vous voyez… Epuisées suite à la sélection des candidats, sans répit, notre patron nous a mises dans un camion direction les magasins de Romans et de Saint-Vallier. Après avoir été bringuebalées plusieurs heures, un livreur nous a déplacées sur un hayon élévateur et nous sommes enfin descendues du camion. Certaines étaient logées sur SaintVallier, d'autres sur Romans. Un gentil monsieur avec un gros manteau est venu nous chercher et a proposé de nous mettre au frais pour nous reposer… Direction la chambre froide, grrrr… Moi, qui pensais me reposer un peu après tant de route, voilà que d'autres compères occupaient ma suite. Impossible de me mettre à l'aise. Tant pis, ce sera pour plus tard. Enfin, j'ai pu faire la connaissance d’un cousin de Nemo, un peu bizarre, rectangulaire, sans queue ni tête ; il y avait même la famille des côtes de Porcinet. Et dans la chambre froide d'à côté se trouvaient des œufs étonnants, complètement démunis de leurs coquilles, que j'avais rencontrés lors de la Commission de choix des aliments. Nous avons donc passé quelques jours ensemble en attendant mon rendez-vous avec les cuisiniers, pour préparer mes auditions des 22 (pour le personnel) et 25 décembre (pour les patients). Mon séjour ne fut pas de tout repos. Réveil à 6h30 comme tous les matins, mais un peu brutal aujourd'hui. Me voilà ballottée de gant en gant. La température remonte. C'est sympa. Je fais connaissance avec les quelques 32 agents qui assurent la préparation quotidienne de 2000 repas. Mes consœurs quant à elles, qui étaient sur Saint-Vallier, sont prises en charge par les 21 agents qui eux, confectionnent pas moins de 1200 repas par jour. Suivant une recette pré-établie, on m’a chouchoutée de main en main, mais impossible de savoir qui ils étaient, tous masqués. On se serait cru mardi-gras. Bien farcie et assaisonnée, les cuistos de service m’ont déposée dans un plat. Je sentis tout à coup une chaleur envahir toute ma cuisse, effet sauna garanti. Tout en me faisant dorer dans le four, je voyais à travers la vitre les cuisiniers qui se hâtaient de trancher la terrine de saumon et de saint-pierre, chargée de vous faire patienter avant mon arrivée. Soudain, la porte s’ouvrit laissant la chaleur s’échapper. Ils ne me laisseront donc jamais tranquille ! Mais voilà que j’ai de la compagnie. C’est alors que je découvris ces délicieuses girolles, compagnons de mon enfance. Un duo d'enfer pour vos papilles. Guy Giraud et Eddy Delhomme, pâtissiers à Saint-Vallier. Jacques Pacheu et Gérard Planta, cuisiniers à Romans. Fatiha Sadok, agent hospitalier en SSR. La pâtisserie de Saint-Vallier Saint-Vallier a le privilège d'avoir deux pâtissiers de formation qui, chacun à leur tour, préparent gâteaux d’anniversaire des résidents, tartes, entremets, pâtisseries de la semaine et viennoiseries du week-end. En période festive, ils travaillent ensemble pour préparer bûches, galettes des rois, bugnes ou encore Suisses de Pâques. Guy Giraud nous accorde gentiment la recette de la bûche. Alors tous aux fourneaux ! Bûche de Noël, (pour 10 personnes) Génoise : 8 œufs entiers, 250 g de sucre, 250 g de farine Monter au bainmarie les œufs entiers et le sucre, incorporer délicatement avec une spatule la farine tamisée. Verser le tout sur une plaque recouverte d’un papier sulfurisé. Cuire au four chaud à 200°. Crème pâtissière : 1/2 de lait, 1 œuf entier, 100 g de sucre, 40 g de poudre crème pâtissière, vanille. Faire bouillir le lait. Mélanger dans un saladier l’œuf entier et le sucre (blanchir) puis ajouter une poudre du commerce pour crème pâtissière. Verser le tout dans le lait. Faire bouillir 1 mn environ. Parfum : vanille, chocolat, café… Pas de répit, quelques instants plus tard, ces hommes en charlotte nous emmènent dans une salle pour l’operculation. Quel nom barbare ! Tandis qu’un agent nous transvase dans une barquette et nous dépose sur le tapis roulant, la séquence “souriez vous êtes filmés” s’annonce ! Puis direction, la cellule de refroidissement. Après m'avoir échauffé le sang, les voilà qui me le glace avant de me confiner deux à trois jours en chambre froide. Il paraît que l'on appelle cette technique : la liaison froide. Trois jours plus tard, les festivités commencent ! Les agents de la cuisine nous dispersent sur un plateau repas individuel et nominatif. On se serre les uns contre les autres. Eh oui, ma succulente cuisse farcie, dotée d’une chair ferme et Crème au beurre : 2 œufs entiers, 200g de sucre, 400 g de beurre, parfum au choix. Faire un sirop avec 200g de sucre et 60 g d’eau. Bien cuire. Faire mousser les 2 œufs entiers, puis vider le sirop chaud sur les œufs et monter le tout avec un mélangeur jusqu’à ce que l’appareil soit bien froid. Incorporer le beurre en pommade. Bien mélanger pour obtenir une crème lisse. Parfum au choix. Montage : sortir la génoise du four, la déposer sur un torchon. Retirer le papier cuisson. Etaler la crème pâtissière. Rouler la génoise à l’aide d’un torchon. Quand le roulé est froid, couper les deux extrémités et posez les dessus pour qu’ils collent bien, mettre un peu de beurre. Décorer la bûche avec la crème au beurre à l’aide d’une poche à douille cannelée. Vous pouvez aussi utiliser une spatule et faire les traits avec une fourchette. Décorer à votre goût. Mettre au frais au minimum 3h avant la dégustation. Bon appétit et bonne fêtes. goûteuse, doit cohabiter avec la terrine de saumon et de saint-pierre, les girolles, un fagot de haricots verts et de riz basmati, une tranche de morbier. La concurrence est rude, surtout avec la délicieuse bûche de Noël. Et pour finir, passage au contrôle. On nous dénombre, on vérifie si les régimes alimentaires spécifiques sont respectés. Un regard sur les conditions d'hygiène, puis direction le chariot à destination des services. Camion, couloir, ascenseur, je roule vers vous. Encore un coup de chaud avant la distribution dans les chambres. Dernières petites attentions avant de me présenter à vous : ouverture de rideau. J'apparais en scène devant votre regard gourmand. Les narines frétillent et les papilles salivent… Espérons que le spectacle est un succès. Si oui, à une prochaine année… Guinea, la pintade… 7 Couleurs HDN DOSSIER La restructuration des cuisines Une cuisine centrale verra le jour en 2009. Une consultation vient d'être lancée pour le choix d'une équipe qui sera chargée de suivre l’ensemble de l’opération, de sa conception, à la construction du bâtiment en passant par son équipement. Un bâtiment d'environ 1200 m2, dont les travaux sont prévus pour la fin de l'année 2008, et une ouverture un an plus tard sauf impondérables. La création d'une seule et unique cuisine sur le site de Romans (et d'une seule blanchisserie sur le site de Saint-Vallier) résulte de plusieurs réflexions. Tout d'abord, pour répondre à la nouvelle réglementation en vigueur depuis le 1er janvier 2006. Celle-ci complète la méthode HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point) déjà opérationnelle. Elle impose une traçabilité des produits sur toute la chaîne de fabrication : à savoir de la réception du produit à l'état brut dans l'établissement à l'arrivée du produit fini sur le plateau du malade ou du personnel. Il nous faut donc savoir précisément le chemin parcouru d'une pomme de terre, d’un poireau etc. quel matériel a été utilisé, par quel agent, et à quelle température a été exposé l'aliment… La nouvelle structure permettra de répondre à toutes ces exigences. Ensuite, pour répondre à une logique de rapprochement des deux sites après la fusion de 2001 et faire des économies, car la gestion de deux cuisines mobilise plus de personnel et s'avère in fine plus onéreuse. Enfin, pour mettre en place une organisation plus efficace et cohérente. La préparation centralisée de 3 200 repas par jour oblige à repenser l'espace, les outils, les postes de travail, les pratiques. L'objectif est d'unifier le fonctionnement des deux sites. Chacun a des particularités qu'il faut étudier. Une légumerie sera conservée. De même, l'esso8 reuse à salade. Une tradition de Saint-Vallier qui peut apparaître désuète, mais qui demeure un instrument essentiel pour le confort des personnes âgées et qui sera étendue à Romans. À signaler aussi une autre nouveauté pour les romanais : la préparation sur place des repas mixés à destination des personnes âgées et autres. D’autres prestations seront revues dans le sens d’un plus grand recours aux produits déjà cuisinés : ainsi le potage, pour lequel existent désormais de très bons produits, car il était impossible de le transporter entre sites en liaison chaude. Idem pour la pâtisserie. Même si un Questions à Alain Leclerc, responsable des cuisines Comment définiriez-vous votre fonction au sein de la cuisine ? Je suis chargé d'assurer le respect des règles d'hygiène et de sécurité sur Romans et Saint-Vallier. Je suis régulièrement en relation avec les services de soins, et nous discutons des différents problèmes rencontrés entre la prestation cuisine et les patients. Litiges qui portent sur la distribution des repas, sur les repas euxmêmes, ce qui d'ailleurs ressort lors de la Commission des menus. Cette Commission réunit les diététiciennes de Romans et Saint-Vallier, les responsables des cuisines de chaque site (monsieur Greaume pour Romans et monsieur Vallon pour Saint-Vallier) ainsi que le Directeur des achats. Nous tenons une Commission six fois dans l'année, en alternant les réunions sur chaque site. Deux sont destinées aux pâtissier continuera à assurer certaines prestations pour lesquelles son savoir-faire est irremplaçable, dans des conditions d’hygiène qui seront désormais irréprochables. Tous les problèmes ne sont pas réglés. Celui du devenir des agents de Saint-Vallier est en cours de discussions avec la Direction. Toutefois, si la fabrication des repas sera réalisée à Romans, Saint-Vallier accueillera une cuisine relais, chargée de recevoir et distribuer quotidiennement les repas des patients et du personnel. Valérie Darnaud et Marie-Laure Pascal services actifs, deux concernent les personnes âgées, et deux autres pour la psychiatrie. Je dois aussi superviser l'encadrement des deux sites. En collaboration avec la cellule “marchés publics”, j'assure le suivi des achats. Je suis également chargé de suivre les dépenses. Par exemple, nous avons mis en place des fiches recettes qui précisent le nombre de boîtes ou la portion nécessaire par personne. Nous savons ce que nous coûte chaque recette. Ainsi en 2005, le coût global d'un repas (personnel compris) revenait à 4,861 euros. Comment se passe la coordination entre les deux sites ? Votre travail s'effectuet-il différemment sur Romans et SaintVallier ? Je suis arrivé sur Saint-Vallier en 1992, pour suivre et mettre en place le projet de liaison froide, en remplacement de la liaison chaude. Depuis avril 2006, je suis responsable des deux cuisines et suis donc régulièrement présent sur les deux sites. Quant à mon travail, chaque site a ses traditions et sa façon de travailler. Ainsi sur Saint-Vallier nous disposons d'une essoreuse à salade et nous servons de la salade fraîche alors que sur Romans, elle est achetée en sachet. Nous disposons également sur Saint-Vallier de deux pâtissiers alors que sur Romans, les produits sont surgelés. Quelle serait pour vous la cuisine idéale ? Pour moi, une cuisine idéale, c'est un lieu de travail où les conditions d'hygiène et les moyens humains et matériel sont requis pour effectuer notre mission dans les règles. C'est comme cela que je vois l'avenir pour que les employés et les clients soient satisfaits. Couleurs HDN VIVRE SON MÉTIER Vie de chir La Binet attitude : Solide comme un os, à l’articulation du rire Carré et direct, concret et sans complexe, Gérard Binet, chirurgien orthopédiste plaide pour une approche du métier sans états d’âme. I l est là, clope aux lèvres, d’un naturel parfait, lors de notre rencontre. Chirurgien d’un nouveau genre, blagueur invétéré, Gérard Binet, 42 ans, œuvre aux HDN depuis sept ans, pour une chirurgie qu’il aime à qualifier de fonctionnelle et variée. Et c’est ce qui lui plait ! Un rien amusé, il explique qu’il est entré 42 ans, vie maritale, 2 enfants, marseillais. dans la médecine quasiment DU de Traumatologie du sport, DU de Pathologie par hasard. Médicochirurgicale du pied, DU de Microchirurgie. “Mon père était menuisier et Praticien hospitalier à plein temps. compagnon, alors…”. Loisirs : vélo, course à pied, musique. Des études à Marseille et Lyon (en gros bac + 12), il porte un grand intérêt aux aspects comsances et aussi évaluer plexes de la médecine. Mais, il son travail. Sans oublier lui faut être plus dans l’action la vie de famille. “Mais je pour mieux se réaliser. Du coup, m’éclate dans ce que je il n’hésite pas pour ce métier fais” dit-il. Pour lui, il physique, s’adonnant aussi bien à la traumatolofaut être bien dans sa tête pour opérer. Il y aussi gie qu’à l’orthopédie. Rappelons qu’étymologile travail dans l’unité de soins, la relation à l’enquement la chirurgie peut être définie comme la semble de l’équipe, le suivi des patients. C’est un pratique du soin par les mains. travail différent de celui des interventions, c’est Il évoque le stress et la charge de travail exposurtout un rythme différent. Aujourd’hui, sa spénentielle dans son activité quotidienne. Les cialité c’est la prothèse du genou. Elle améliore besoins en chirurgie sont en constante évolution. considérablement la qualité de vie d’un grand Il y aussi les procédures de nombre de perplaintes qui lui semblent de plus Je m’éclate dans ce que je fais sonnes atteintes en plus nombreuses et qui rend’arthrose, de rhudent selon lui, son métier à risques. La percepmatisme inflammatoire ou de séquelles traumation du chirurgien par la population a changé. tiques. Ce n’est sans doute pas un hasard si son Son travail, sa conscience professionnelle, son programme opératoire est en phase d’escalade. Il éthique, sont facilement remis en cause. L’acte connaît la fragile alchimie de la réussite, ces chirurgical tend à devenir un produit consompetits signes qui grandissent avec le temps. mable que l’on souhaite se voir livré avec garanD’abord l’espoir d’y arriver, puis la fierté, l’envie tie et service après-vente. Mais tout ceci, il l’évaet enfin la certitude. “Je suis bon !” crâne-t-il pour cue avec une pratique sportive régulière, et cet finir. Histoire d’affirmer à nouveau son humour, humour que nous lui connaissons bien. mais aussi de laisser entendre que ce qu’il proA 7h30, il est au bloc opératoire, il assure des duit aujourd’hui n’est pas vain. consultations tard le soir, des astreintes répéDenis Cocard tées… Finalement, il aimerait avoir plus de temps pour faire de la recherche, actualiser ses connais- 9 Couleurs HDN ON BOUGE ! QUALITÉ La certification V2 Du 4 au 8 décembre 2006, les experts visiteurs ont parcouru les HDN de part en part et ont restitué leurs premières impressions. Merci ! aux personnels qui ont quitté l'hôpital depuis septembre 2006 Adda Monique assistante socio éducative, écoles Saint-Vallier. Balin Aurélie ASH, Chambaran. Bassen Nadja orthophoniste, rééducation Saint-Vallier. Bénaniba Samira AS, Royans. Bérenger Sandrine ASH, Monts du Matin. Bonhomme Alexandra diététicienne, cuisine Romans. Borel Catherine IDE, psychiatrie Romans. Bourquin Alix institutrice, écoles Saint-Vallier. Coche Patricia AS, hospitalisation de courte durée Romans. Collignon Florence ergothérapeute, kinésithérapie Romans. Courtray Sophie IDE, psychiatrie Romans. Daurat Philippe AS, Les Lierres. Douette Valérie IDE, préparation cytostatiques. Gabriel Annie AS, Jardins de Diane. Gandit Joëlle ISP, ergothérapie psychiatrie Saint-Vallier. Gérizier Séverine praticien attaché, urgences Romans. Gévaudan Eliane IDE, urgences Romans. Grange Anne-Laure IDE, pédopsychiatrie Saint-Vallier. Jusselme Danielle maître ouvrier, blanchisserie Romans. Lafond Christiane AS, médecine Saint-Vallier. Maléa Chantal masseur-kinésithérapeute, kinésithérapie Saint-Vallier. Martin Pierre praticien attaché, médecine. Mellina Hélène ASH, Hermitage. Menetrieux Marc ISP, ergothérapie psychiatrie Saint-Vallier. Moisan Alexandra IDE, médecine cardiologie. Mordier Chris IDE, salle de réveil. Nader Wadih praticien attaché associé, neurologie. Noir Mathilde IDE, Orchidée. Pouleau Annabelle ASH, Orchidée. Rousset Martine conseillère conjugale, centre planification Romans. Roux Céline IDE, médecine cardiologie. Sarzier Valérie IDE, SICS Romans. Soler Bérengère IDE, USSR. Thiam Abyn AS, Jacquemart. Thiot Céline agent administratif, admissions Romans. Tribouillier Fanélie IDE, pédopsychiatrie Saint-Vallier. 10 décembre 2005 • 1ère réunion du comité de pilotage • Dossier HAS 1ère partie janvier 2006 • Réunions d’information février à mars 2006 Les experts-visiteurs restituant leurs observations aux personnels Au revoir Buisson Alain ouvrier professionnel qualifié, espaces verts Romans, décédé le 9 septembre 2006. • Mise en place des groupes d’autoévaluation • Autoévaluation • Dossier HAS 2ème partie avril à juin 2006 • Mise en place des groupes de synthèse • Dossier HAS méthodologie • Synthèse juillet-août 06 • Mise au propre des grilles d'autoévaluation septembre 2006 Bienvenue Allermoz Pierre Orthoptiste, consultations Saint-Vallier. Autet Claire IDE, réanimation. Bernard Virginie IDE, Dabrowski. Bertrand Amélie IDE, médecine cardiologie. Boutry Bérengère IDE, Orchidée. Champion Grégory AS, Janet. Chomat Elisabeth conseillère conjugale, centre de planification Romans. Damon Rémi ergothérapeute, kinésithérapie Romans. Delhaume Isabelle ASH, Chambaran. Devise Stéphanie ASH, médecine Saint-Vallier. Ducout Christelle AS, Jacquemart. El Omari Naïma IDE, urgences Romans. Fourel Marie-France AS, chirurgie générale & spécialités. Gambaro Virginie assistante sociale, service social Romans. Grange Jean-Baptiste apprenti, service informatique. Grangier Sandra psychologue, pédopsychiatrie Romans. Hauvespre Bénédicte interne en médecine. Latinier Elisabeth IDE, SICS Saint-Vallier. Ledoyen Anne praticien attaché, urgences Romans. Marconnet Loïc IDE, médecine cardiologie. Marion Emilie psychologue, pédopsychiatrie Romans. Mias Philippe PH contractuel temps plein, médecine cardiologie. Mossan Sophie sage femme, obstétrique. Parra Daniel interne en médecine, médecine cardiologie. Perret Emilie AS, Les Lierres. Peyrot Cédric AEQ, blanchisserie Saint-Vallier. Pic Renaud IDE, urgences Romans. Pinget Céline orthophoniste, rééducation Saint-Vallier. Poulenard Valérie agent administratif, consultations Saint-Vallier. Rey Marie-France agent administratif, admissions Romans. Saout Frédérique IDE, USSR. Thommes Fabien IDE, pédopsychiatrie Saint-Vallier. • Validation par chaque groupe de synthèse • Envoi de l’autoévaluation à la HAS novembre 2006 • Préparation de la visite (programme…) • VISITE 4 décembre, 8 heures. Sept experts visiteurs franchissent le seuil des HDN : cinq femmes, deux hommes, tous professionnels de terrain (médecin, directeur, soignant, qualiticien). Premiers pas avant une semaine marathon. Un petit café pour la prise de contact. Très vite, ils plantent le décor. Leur objectif : vérifier sur le terrain si l'établissement répond ou non aux 53 références et 215 critères du référentiel V2. C'est parti ! Visites de services de jour et de nuit, parcours patient, entretiens individuels et collectifs. Tout est passé au crible du regard et des questions : qualité de l'accueil, respect de protocoles de soins, d'hygiène, de sécurité..., coordination des professionnels autour du malade. Pharmacie, laboratoire, biomédical, transport, restauration, informatique... : aucun prestataire n'est ignoré. Relations courtoises et professionnalisme sont de mise. Et, au terme d'une harassante course contre la montre, séance de restitution auprès de 120 personnes. Pas de réelles surprises par rapport à l'autoévaluation. De nets progrès sont notés depuis la première visite. Mais les exigences étant accrues, les efforts sont à poursuivre : circuit du médicament, sécurité des chambres d'isolement, délais d'attente aux urgences, évaluation des pratiques professionnelles... Des points positifs cependant : le dossier unique du patient, les projets thérapeutiques, les transmissions ciblées… et des actions exemplaires : les prestations de laboratoire, la prise en compte de la douleur de l'enfant en pédiatrie, la coordination des acteurs en psychiatrie, SSR et MPR. Pour en savoir plus, il nous faudra attendre les décisions de la HAS dans 6-7 mois. Merci aux experts pour cet état des lieux qui va nous permettre de maintenir le cap ces quatre prochaines années. En attendant, continuons à faire avancer la roue de la qualité ! Claudie Greslon avril 2007 • Réception du rapport préliminaire • Délai d’un mois pour d’éventuelles contestattions juin 2007 • Rapport définitif Couleurs HDN ON RESPIRE ! HAD Romans, c’est parti ! Le service d’HAD Romans (hospitalisation à domicile) a accueilli son premier patient mi-novembre 2006 dans l’un des vingt deux lits autorisés. S’appuyant sur le réseau déjà existant de l’Union des Mutuelles de la Drôme, il permet d’assurer au domicile du malade des soins médicaux et paramédicaux continus et nécessairement coordonnés. Ces soins se différencient de ceux habituellement dispensés au domicile par la complexité et la fréquence des actes. L’équipe HAD assure une organisation précise et un suivi rigoureux sous la houlette d’un médecin coordonnateur (Mme Bellia Dhondt) et d’un cadre infirmier coordonnateur (Mme E. Laurent). Denis Cocard Rapatriement des ressortissants franco-libanais : souvenirs de mission Infirmier anesthésiste au bloc opératoire de Romans et sapeur pompier volontaire affecté au service de santé de la Drôme, j’ai été engagé par le département de la Drôme, dans le cadre de la mission gouvernementale (MASC), coordonnée par le ministère des affaires étrangères, afin de rapatrier les ressortissants franco-libanais du 23 au 29 juillet 2006, qui furent acheminés par le Mistral, fleuron de la marine française sur le port de Mersin situé au sud-est de la Turquie, proche de la Syrie. Notre équipe composée de 7 sapeurs pompiers (dont un médecin), de la zone sud-est de la France et de 13 militaires de la sécurité civile, avait pour tâche la prise en charge de 1100 personnes (femmes, hommes et de nombreux enfants), qui pour certaines avaient tout perdu et dont quelques unes sur le plan des relations humaines entre les différents acteurs face à la détresse des familles. Chaque mission a sa spécificité, et quel que soit son vécu, elle apporte son lot d’inconnu, de souffrance et surtout de chaleur humaine. Guy Bélery Ressortissants à bord du Mistral Les hospitaliers exposent Le docteur Hubert Bonnet et Guy Bélery, infirmier anesthésiste n’avaient aucune famille en France. Je me souviens d’une maman, de ses trois enfants, qui avaient pour tout bien deux valises de vêtements, et aucun parent ou ami en France… Après le passage en douane, elles étaient dirigées sur l’aéroport d’Adana situé à une heure de car. Ces navettes se firent de 8h à 1h du matin le lendemain, sachant que le dernier avion partant pour l’aéroport Charles de Gaulle était prévu à 2h du matin. La fatigue, le stress, la douleur et l’incertitude du rapatriement par avion, furent les principales composantes de cette longue journée ; le navire arrivé à 7h devait quitter le port avant 17 h 30. Pour ma part en plus de ce qui vient d’être évoqué, sachant que la température extérieure était de 42° avec un taux d’humidité à 97%, j’ai été amené à prendre en charge différents types de malaises… Malgré notre manque de sommeil, la fatigue psychologique et les petits aléas de la Tourista, ce fut une expérience très enrichissante, tant sur le plan de mon engagement comme infirmier sapeur-pompier que Pour la troisième fois, l’APCH du site de Romans a organisé une exposition d’art du 15 au 21 septembre. Quatorze artistes ont présenté leurs travaux dans des domaines variés : aquarelles, peintures à l’huile, bijoux en perles de scwhart, broderies, collage… Celles et ceux qui ont visité l’exposition ont pu voir que parmi les hospitaliers se cachent des gens de talents, la qualité des œuvres en a témoigné. Le vernissage s’est tenu le vendredi 15 grâce au soutien logistique des HDN et du Crédit Mutuel. Nouveauté cette année : 3 œuvres ont pu être primées grâce au partenariat avec le Crédit Mutuel et les visiteurs (128 votes enregistrés) : les toiles de Gilles Epalle infirmier aux Urgences, de Françoise Faure infirmière à l’Esperluette et de Sylvie Maisonnat (notre photo), infirmière à Janet. Valérie Darnaud et Françoise Turc 11