N°9 - A table : quand les narines frétillent et que les papillent salivent

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N°9 - A table : quand les narines frétillent et que les papillent salivent
dossier
À table !
Quand les narines frétillent
et que les papilles salivent…
Couleurs HDN
La médecine
générale rentre
à l'université
ON EN PARLE
et notamment par le tabagisme passif : la cigarette sera
bannie des hôpitaux généraux
et psychiatriques et des EHPAD.
Tout contrevenant sera puni
d'une amende de 68 euros.
Il sera possible de fumer dans
les espaces extérieurs mais
plus dans les espaces communs, comme les salles de
télévision. Interdiction également d'aménager des “pièces
fumeurs réservées”, qui ne
seront autorisées qu'aux
entreprises et aux commerces.
Aux HDN, des projets sont à
l'étude : adhésion à la Charte
“Hôpital sans tabac”, mise en
place d'une signalétique, campagne d'affichage…
Depuis le 1er décembre, une
filière universitaire est dédiée
à la médecine générale.
Elle était attendue. Le Journal
officiel du 26 octobre l'a officialisée. La spécialité de
“médecine interne ; gériatrie et
biologie du vieillissement ; médecine générale ; addictologie” est désormais reconnue à
part entière dans le cursus universitaire. À la clef : instauration d'un stage dans cette
spécialité dès la 4ème année
d'études dans le but de sensibiliser les étudiants à l’exercice de la médecine générale en
cabinet et création de postes
de chefs de clinique dès la
rentrée 2007.
Pour en savoir plus : www.legifrance.fr
Décret n° 2006-1386 du 15 novembre
et circulaire du 29 novembre 2006
relatifs à l'interdiction de fumer
Pour en savoir plus : www.legifrance.fr
Arrêtés du 25 octobre 2006
Un accord pour
les personnels
Ce protocole promeut le développement du dialogue social
et réaffirme le rôle essentiel
du CHSCT (Comité d’hygiène,
de sécurité et des conditions
de travail). Il vise à intensifier
la formation des personnels et
à accompagner leur parcours
professionnel. Il consacre 40
millions d'euros à l'amélioration de l'organisation et des
conditions de vie au travail. Il
revalorise les statuts et les
salaires. Le recrutement de
jeunes professionnels sera
facilité, la grille de rémunération et le déroulement des carrières des 200 000 aides-soignants et des 200 000 infirmiers seront améliorés.
Pour en savoir plus : www.
sante.gouv.fr/accueil/accord_fph
Tabac interdit
À partir du 1er février 2007,
il sera interdit de fumer dans
tous les lieux publics…
2
C'est une question de santé
publique, au regard des
risques entraînés par le tabac,
© Alain Roth
Le 19 octobre 2006, cinq organisations syndicales (CFDT, FO,
UNSA, CFTC, CFE-CGC) et le
ministère de la santé ont signé
un protocole d’accord à l'attention des personnels de la FPH
(fonction publique hospitalière).
Contre l'obésité
Le PNNS 2006-2010 (programme
national nutrition santé) est
arrivé.
Après celui de 2001, et face à
l'accroissement de l'obésité et
des pathologies qui lui sont
liées, le nouveau PNNS souhaite renforcer les outils
d'éducation à la santé, améliorer l'offre alimentaire, favoriser
les dépistages précoces et la
prise en charge des troubles
nutritionnels.
Parmi les neufs objectifs à
atteindre et qui seront régulièrement évalués, citons : la
réduction de 20 % des personnes en surpoids ou
obèses, l'augmentation de
l'activité physique, la réduction de 5% du taux de cholestérol chez les adultes…
Dès 2007, 47 millions d'euros
Pour en savoir plus :
www.inpes.sante.fr
Un statut tout
neuf pour les PH
Du nouveau pour les praticiens
hospitaliers : un statut rénové
après vingt-trois ans d'attente…
Le 6 octobre 2006, deux
décrets ont clôturé un long et
douloureux accouchement : le
statut des PH. Des épreuves
de concours uniquement
orales, une procédure de
nomination par le ministre,
mais une affectation locale
“sur proposition du responsable de pôle et du président
de la CME” sauf pour les psychiatres pendant 5 ans, la possibilité d'instaurer une part
salariale variable, un rapprochement des règles pour les
temps plein et les temps partiel, une position dite “de
recherche d’affectation” qui
peut durer deux ans en cas de
restructuration de l'établissement d'origine, autant de nouveautés qui n'emportent pas
l'adhésion de tous…
Pour en savoir plus : www.legifrance.fr
Décrets n° 2006-1221 et 1222
du 5 octobre 2006
Couleurs HDN
Directeur de la publication :
Daniel Bouquet
Rédacteur en chef : Claudie Greslon
Comité de rédaction : Denis Cocard,
Valérie Darnaud, Florence Falco,
Aurélie Michel, Nathalie Mottin,
René Parreault, Marie-Laure Pascal.
Ont collaboré à la rédaction de
ce journal : Guy Belery, Jean-Yves
Charrier, Patrice Clavaison, Caroline
Deletraz, Mireille Guibertin, MarieClaude Laby, Angélique Marchaud,
Natacha Roy, Damien Veyrier,
Françoise Turc.
Hôpitaux Drôme Nord
Route de Tain, BP 1002,
26102 Romans / Isère Cedex.
Tél. 04 75 05 75 05
Maquette : www.alainroth.com
Impression : Agence Médicom
115 rue Masséna, 69 006 Lyon
Tirage : 2 300 exemplaires
Dépôt légal : mai 2005.
La période entre Noël et jour de l’an est appelée “trêve
des confiseurs”. Cette expression vient de la trêve de Dieu
qui fut imposée en France par le roi Louis vers 1245,
l’Église demandant que les combats guerriers
soient arrêtés pendant l’Avent.
À présent c’est la mise en sommeil de l’activité politique
et diplomatique et, par extension, de n’importe quelle
activité laborieuse durant cette période propice aux plaisirs
de la table, et plus particulièrement aux confiseries,
qui sont les douceurs retrouvées de la vie.
Alors faisons donc la trêve du pessimisme et du “tout va
mal”. Souhaitons que l’intelligence, la tolérance et la
générosité l’emportent sur la bêtise, la violence et la force.
Souhaitons également que la trêve ne soit pas rythmée
uniquement par quelques jours sporadiques mais
qu’elle se prolonge au-delà…
Quant à l’hôpital, point de trêve pour tous les soignants
qui doivent être présents et apporter à ceux qui ont
leur destinée entre nos mains une petite lueur qui les
éclairera. Mais nous pouvons être fiers de participer
à ce combat-là !
Alors bonnes fêtes à tous et à l’année prochaine, dans un
monde de couleurs…
Florence Falco
Photo de couverture : Guy Giraud et Eddy Delhomme, pâtissiers à St-Vallier © Alain Roth
seront consacrés à la politique
de nutrition. PMI et médecine
scolaire seront mobilisées
pour le dépistage précoce des
enfants à risque, CHU équipés
pour recevoir les patients
souffrant d'obésité et acteurs
des réseaux sociaux informés
et formés pour communiquer
auprès des populations défavorisées.
Et si nous aussi,
nous faisions une trêve
2
On en parle
La médecine générale rentre à l'université. Un accord pour les personnels.
Tabac interdit. Contre l'obésité. Un statut tout neuf pour les PH.
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En direct des services
L'ophtalmologie de ville s'installe à l'hôpital !
La neurologie s'affiche en grand. De la maltraitance à la “bientraitance”.
Centralisation des chimiothérapies.
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Dossier
À table ! Quand les narines frétillent et que les papilles salivent…
Vivre son métier
La Binet attitude : Solide comme un os, à l’articulation du rire.
On bouge
Départs, arrivées, nominations.
Qualité
La certification V2
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On respire
HAD Romans, c’est parti ! Rapatriement des ressortissants
franco-libanais : souvenirs de mission. Les hospitaliers exposent.
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Couleurs HDN
EN DIRECT DES SERVICES
Activité médicale
L'ophtalmologie de ville
s'installe à l'hôpital !
L'ophtalmologie se déploie aux HDN. Daniel Bouquet,
directeur, nous présente cette organisation,
pour le moins inhabituelle.
C
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ouleurs HDN (CHDN): Sous ce titre volontairement
provocateur se cache une expérience originale, et
peut-être même unique, qui a commencé à SaintVallier début novembre... Pouvez-nous expliquer ce
qui a motivé ce projet ?
Daniel Bouquet : “Les besoins d'ophtalmologie de la zone
géographique de Saint-Vallier étaient couverts par deux praticiens exerçant en association en cabinet privé, les docteurs
Jean-Pierre Mollot et Chantal Novel. Le Dr Mollot exerçait
aussi en tant que praticien hospitalier à temps partiel pour
des consultations et une activité chirurgicale.
L’activité opératoire du Dr Mollot se fondait sur ses propres
files de consultants, mais également sur celle du Dr Chantal
Novel, ophtalmologiste strictement médicale. Cette situation
particulière a suscité une réflexion du conseil exécutif de
l’établissement et l’a conduit, dans un contexte de diminution de la démographie médicale, à proposer au Dr Mollot
une évolution vers le temps plein hospitalier pour structurer
une activité présente, mais également future sur le site de
Romans lorsque les locaux rénovés de la consultation seront
opérationnels. Sa nomination à temps plein est donc devenue effective en novembre 2006. Un écueil cependant dans
notre démarche : le Dr Chantal Novel ne souhaitait pas continuer une vie professionnelle isolée et envisageait d'arrêter
son activité. Cette hypothèse entraînait donc une diminution
de l'offre de soins locale d'ophtalmologie tout en fragilisant,
ce qui était un paradoxe, le recrutement de notre service
hospitalier !”
CHDN : Vous avez donc proposé une solution ?
“La seule solution était d'offrir la possibilité au Dr Chantal
Novel d'exercer son activité dans les murs de l'hôpital en
mettant à sa disposition, moyennant une redevance, les installations de notre consultation dans les tranches horaires
laissées disponibles par le Dr Mollot.”
CHDN : Un praticien libéral exerçant l'intégralité de son activité dans des locaux hospitaliers, c'est un cas de figure
inédit ! Comment avez-vous procédé ?
“Cela a demandé une mise au point attentive. Nous avons
sollicité l'avis de l'Assurance Maladie qui nous a répondu
favorablement et manifesté son intérêt pour un montage
reproductible dans d'autres lieux. Nous avons ensuite élaboré une convention qui encadre cette organisation. Cela n'a
pas été facile, car les habitudes de fonctionnement du privé
et du public ne sont pas les mêmes… Mais la bonne volonté des uns et des autres a permis de trouver une organisation satisfaisante.”
CHDN : Et concrètement ?
“Le Dr Chantal Novel utilise nos locaux, nos équipements et
bénéficie des services du personnel des consultations de
Saint-Vallier quatre demi-journées par semaine. Les temps
d'activité hospitalière et libérale sont strictement séparés
pour qu'il n'y ait pas de confusion possible dans l'esprit de
la clientèle. Les numéros d'appels téléphoniques sont diffé-
Les docteurs Chantal Novel et Jean-Pierre Mollot
rents et les secrétaires savent si l'appel concerne l'un ou
l'autre des praticiens. Le Dr Chantal Novel reverse aux HDN
une redevance proportionnelle à son activité.”
CHDN : Ce montage est novateur. N'a-t-il pas provoqué
quelques erreurs de départ ?
“Bien sur, le démarrage de cette organisation demande
quelques ajustements dans les premiers temps. Nous
sommes obligés, faute de références existantes, “d'inventer”
de toutes pièces les règles de fonctionnement de cette nouvelle consultation. Mais ce montage tout à fait original nous
permet d'atteindre un triple résultat : maintenir l'offre de
soins sur le secteur géographique, rentabiliser nos installations de consultations et renforcer le recrutement de chirurgie ophtalmologique des HDN.”
Organisation
La neurologie
s'affiche en grand
La neurologie se structure aux HDN,
avec une unité d'hospitalisation,
des consultations infirmières spécialisées
et des projets pour 2007.
L
e service de neurologie a ouvert le 4 septembre 2006
sous la coordination des docteurs Rémy et PetitPerdrizet. 17 lits sont réservés à cette discipline au
deuxième étage du bâtiment principal du site de
Romans. Pourquoi ces changements ? L'amélioration
de la prise en charge des pathologies neuro-vasculaires (AVC
(accident vasculaire cérébral), démences et troubles de la
mémoire) est une priorité nationale. En regroupant les
patients admis pour une affection neurologique et en particulier neuro-vasculaire au sein d'une entité spécialisée, cette
organisation va permettre d'accélérer le diagnostic, renforcer
la qualité des soins et, in fine, améliorer l'état de santé des
patients. Elle répond aussi aux objectifs du SROS 3 (schéma
régional d'organisation sanitaire) et s'inscrit dans un contexte de réorganisation des services de médecine des HDN.
Parallèlement, une consultation infirmière est créée. Sa mission ? Assurer une action éducative et préventive auprès des
patients présentant un AVC. Elle est effectuée par les IDE du
service de consultations. Ce projet est novateur : les HDN
seraient les seconds en France à mettre en place une telle
consultation.
En 2007, de nouveaux projets verront le jour. Au printemps :
augmentation de la capacité de l'unité de neurologie qui
passera à 21 lits, et regroupement sur le même étage avec
les 12 lits de gériatrie aigue actuellement localisés en SSR
(soins de suite et réadaptation), le tout pour favoriser la
synergie entre ces deux disciplines. 2007 verra aussi l’identification d'une unité neuro-vasculaire de 8 lits sur les 21 de
neurologie et la concrétisation d'un partenariat avec le CH
de Valence pour la prise en charge des AVC.
Natacha Roy
Une procédure interne, accessible sur l'Intranet (rubrique
INQA) définit les modalités de déclaration d’acte ou de suspicion d’acte de maltraitance. La réflexion porte maintenant
sur la manière de s’approprier la démarche, d’insuffler au
sein de l’établissement cette prise en compte des risques de
maltraitance et une culture de prévention, de bienveillance et
de “bientraitance”. Pendant ce temps, le groupe départemental poursuit sa mission sous forme d’un comité de veille
et de signalement.
C. Deletraz, D. Veyrier, M. Guibertin, M.C. Laby
Cancérologie
Centralisation des
chimiothérapies
Depuis août 2006, une unité de reconstitution
centralisée des cytostatiques (URCC) est
opérationnelle au sein de la pharmacie
du site romanais des HDN.
Gestion des risques
De la maltraitance
à la "bientraitance"
Parce que la maltraitance des personnes
vulnérables est une réalité qui peut parfois
s'exprimer dans les petits gestes quotidiens,
les HDN ont développé plusieurs actions pour
alerter, puis modifier les comportements.
orsque l'on parle de maltraitance, on imagine des
actes graves : coups, agressions sexuelles... Mais
bien souvent, la maltraitance est plus insidieuse,
sous forme de violences physiques ou verbales : brûlures des lèvres par une alimentation trop chaude,
contentions itératives, gestes brusques pendant la toilette,
langage inapproprié ou absence de conversation tout simplement...
Pour lutter contre cette maltraitance des personnes vulnérables, notamment âgées, des actions sont conduites au
niveau national, département et local.
La Direction du Développement social et de la santé (DS26)
a initié un travail multi partenarial en 2003 avec la Direction
départementale des Affaires sanitaires et sociales, les associations d’usagers, les établissements, la justice, la police,
etc. Mireille Guibertin, cadre supérieur de santé, y représentait les HDN. Il a permis l’élaboration d’un référentiel “vulnérabilité et maltraitance de l’adulte : aide à la prise en
considération”. Cet outil a été présenté aux personnels d'encadrement des HDN en juin 2005.
L'important est de sensibiliser l'ensemble des acteurs de
l'établissement. Les travailleurs sociaux et les cadres de
santé ont organisé un colloque. Le 28 septembre 2006, 400
personnes environ ont pu échanger sur ce thème.
Mais parler de la maltraitance et des comportements à modifier est une première étape à concrétiser au quotidien.
L
estinée à la préparation des médicaments anticancéreux injectables, la création d'une URCC a débuté
en décembre 2005. Elle a exigé d’importants travaux, des investissements matériels, notamment un
isolateur (voir photo), et un redéploiement de
moyens humains. Au final : des locaux et un environnement
contrôlé adaptés.
L'enceinte est stérile.
Deux préparatrices en
pharmacie recrutées et
formées spécifiquement
y manipulent des produits en toute sécurité.
L’organisation vise à éviter toute contamination
microbienne et à protéger le personnel et l’environnement. Un pharmacien valide les prescriptions et libère les
produits finis. De multiples contrôles garantisReconstitution de cytostatiques par
sent la qualité et la
Estelle Didier et Marie-Laure Pugnet
conformité des préparations réalisées. Chaque
étape est tracée, de l’analyse de la prescription à l’administration au patient, répondant ainsi à l’objectif de sécurisation
du circuit du médicament. Les produits sont ensuite administrés au niveau de l’unité médico-chirurgicale de courte
durée (UMCCD) par une équipe infirmière spécialement formée.
Les HDN affichent, par cette évolution, leur volonté de développer la filière cancérologique dans la Drôme Nord pour
répondre à un besoin de santé publique. En effet, depuis mai
2006, et, à raison de 4 demi-journées par semaine, la présence des docteurs Dramais et Gouttebel en UMCCD et aux
consultations d’oncologie est venue renforcer l’activité cancérologique des pneumologues et ORL de Romans et du docteur Daudin à Saint-Vallier.
Angélique Marchaud, Jean-Yves Charrier, Patrice Clavaison 5
D
Couleurs HDN
DOSSIER
À table !
Quand les narines frétillent
et que les papilles salivent…
Quelle réalité se cache derrière les murs de notre cuisine ?
Les fêtes approchent, allons voir ce qui se trame en cuisine…
et découvrons ce que nous allons manger ce Noël !
M
oi, c'est Guinea Fowl, pintade
en français, mais en anglais
c'est mieux. Quand on veut
réussir il faut savoir se faire
un nom, et Guinea Fowl, ça
fait plus star. Enfin bon, je vous permets de m'appeler
Guinea.
J'appartiens à une
troupe de pintades.
J'attends depuis 77
jours (temps d'élevage) de faire votre
connaissance !
La route a été longue… Eh oui. Vous
allez me retrouver à
l'hôpital ce Noël !
Mais revenons à moi.
D'abord, il a fallu
nous mettre en concurrence, et désolée
pour les autres, c'est
moi, enfin nous, qui
avons remporté le
premier prix lors de la mise en
concurrence de plusieurs fournisseurs !
Procédure oblige, il a fallu nous
comparer sur le plan qualité-prix.
Enfin, l'important c'est d'avoir
gagné. La star, cette année, c'est
Moi.
C'était la première étape. Il a fallu
que ces administratifs des HDN se
décident à nous inscrire au menu de
Noël. Bien sûr, il n'y aura pas que
nous, mais j'aurai le premier rôle,
c'est ce que je voulais. Je serai le
plat principal de ce menu de fête. Il
paraît qu'ils ont beaucoup discuté.
6 Ils se sont même réunis. Je dois
vraiment être importante pour
qu'autant de personnes s'occupent
de moi. Cuisiniers, diététiciennes,
directeur des achats ont longuement débattu afin de concilier équilibre alimentaire, plaisir gustatif et
respect des deniers
publics. Il paraît
qu'ils procèdent toujours ainsi. Tous les
menus sont fixés
selon un plan alimentaire hiver ou été de
huit semaines et ceux
de fin d'année sont
décidés fin novembre.
Puis une commission
se réunit pour évaluer
ce qui se trouve dans
votre assiette…
Je vous explique
notre parcours pour
que vous compreniez
comment nous en
sommes arrivées là.
Là dans votre assiette, vous voyez…
Epuisées suite à la sélection des
candidats, sans répit, notre patron
nous a mises dans un camion direction les magasins de Romans et de
Saint-Vallier. Après avoir été bringuebalées plusieurs heures, un
livreur nous a déplacées sur un
hayon élévateur et nous sommes
enfin descendues du camion.
Certaines étaient logées sur SaintVallier, d'autres sur Romans. Un
gentil monsieur avec un gros manteau est venu nous chercher et a
proposé de nous mettre au frais
pour nous reposer… Direction la
chambre froide, grrrr…
Moi, qui pensais me reposer un peu
après tant de route, voilà que
d'autres compères occupaient ma
suite. Impossible de me mettre à
l'aise. Tant pis, ce sera pour plus
tard. Enfin, j'ai pu faire la connaissance d’un cousin de Nemo, un peu
bizarre, rectangulaire, sans queue ni
tête ; il y avait même la famille des
côtes de Porcinet. Et dans la
chambre froide d'à côté se trouvaient des œufs étonnants, complètement démunis de leurs coquilles,
que j'avais rencontrés lors de la
Commission de choix des aliments.
Nous avons donc
passé quelques
jours ensemble
en attendant mon
rendez-vous avec
les
cuisiniers,
pour
préparer
mes
auditions
des 22 (pour le
personnel) et 25
décembre (pour
les
patients).
Mon séjour ne fut
pas
de
tout
repos. Réveil à 6h30 comme tous
les matins, mais un peu brutal
aujourd'hui. Me voilà ballottée de
gant en gant. La température
remonte.
C'est sympa. Je fais connaissance
avec les quelques 32 agents qui
assurent la préparation quotidienne
de 2000 repas.
Mes consœurs quant à elles, qui
étaient sur Saint-Vallier, sont prises
en charge par les 21 agents qui eux,
confectionnent pas moins de 1200
repas par jour. Suivant une recette
pré-établie, on m’a chouchoutée de
main en main, mais impossible de
savoir qui ils étaient, tous masqués.
On se serait cru mardi-gras. Bien farcie et assaisonnée, les cuistos de
service m’ont déposée dans un plat.
Je sentis tout à coup une chaleur
envahir toute ma cuisse, effet sauna
garanti. Tout en
me faisant dorer
dans le four, je
voyais à travers
la vitre les cuisiniers qui se
hâtaient de trancher la terrine
de saumon et de
saint-pierre,
chargée de vous
faire patienter
avant mon arrivée.
Soudain, la porte s’ouvrit laissant la
chaleur s’échapper.
Ils ne me laisseront donc jamais tranquille ! Mais voilà que j’ai de la compagnie. C’est alors que je découvris
ces délicieuses girolles, compagnons de mon enfance. Un duo
d'enfer pour vos papilles.
Guy Giraud et Eddy Delhomme, pâtissiers à
Saint-Vallier. Jacques Pacheu et Gérard
Planta, cuisiniers à Romans.
Fatiha Sadok, agent hospitalier en SSR.
La pâtisserie de Saint-Vallier
Saint-Vallier a le privilège d'avoir deux pâtissiers de formation qui, chacun à leur
tour, préparent gâteaux d’anniversaire des résidents, tartes, entremets, pâtisseries de la semaine et viennoiseries du week-end. En période festive, ils travaillent
ensemble pour préparer bûches, galettes des rois, bugnes ou encore Suisses de
Pâques. Guy Giraud nous accorde gentiment la recette de la bûche.
Alors tous aux fourneaux !
Bûche de Noël,
(pour 10 personnes)
Génoise : 8 œufs
entiers, 250 g de
sucre, 250 g de
farine
Monter au bainmarie les œufs
entiers et le sucre, incorporer
délicatement
avec une spatule
la farine tamisée.
Verser le tout sur
une plaque recouverte d’un papier sulfurisé. Cuire au four chaud à 200°.
Crème pâtissière : 1/2 de lait, 1 œuf
entier, 100 g de sucre, 40 g de poudre
crème pâtissière, vanille.
Faire bouillir le lait. Mélanger dans un
saladier l’œuf entier et le sucre (blanchir) puis ajouter une poudre du commerce pour crème pâtissière. Verser le
tout dans le lait. Faire bouillir 1 mn environ. Parfum : vanille, chocolat, café…
Pas de répit, quelques
instants plus tard, ces
hommes en charlotte
nous emmènent dans
une salle pour l’operculation. Quel nom barbare !
Tandis qu’un agent nous
transvase dans une barquette et nous dépose
sur le tapis roulant, la
séquence “souriez vous
êtes filmés” s’annonce !
Puis direction, la cellule
de refroidissement. Après
m'avoir échauffé le sang,
les voilà qui me le glace avant de
me confiner deux à trois jours en
chambre froide. Il paraît que l'on
appelle cette technique : la liaison
froide.
Trois jours plus tard, les festivités
commencent ! Les agents de la cuisine nous dispersent sur un plateau
repas individuel et nominatif.
On se serre les uns contre les
autres. Eh oui, ma succulente cuisse
farcie, dotée d’une chair ferme et
Crème au beurre : 2 œufs entiers, 200g
de sucre, 400 g de beurre, parfum au
choix.
Faire un sirop avec 200g de sucre et 60 g
d’eau. Bien cuire. Faire mousser les 2
œufs entiers, puis vider le sirop chaud
sur les œufs et monter le tout avec un
mélangeur jusqu’à ce que l’appareil soit
bien froid. Incorporer le beurre en pommade. Bien mélanger pour obtenir une
crème lisse. Parfum au choix.
Montage : sortir la génoise du four, la
déposer sur un torchon. Retirer le
papier cuisson. Etaler la crème pâtissière. Rouler la génoise à l’aide d’un torchon. Quand le roulé est froid, couper
les deux extrémités et posez les dessus
pour qu’ils collent bien, mettre un peu
de beurre.
Décorer la bûche avec la crème au beurre à l’aide d’une poche à douille cannelée. Vous pouvez aussi utiliser une spatule et faire les traits avec une fourchette. Décorer à votre goût. Mettre au frais
au minimum 3h avant la dégustation.
Bon appétit et bonne fêtes.
goûteuse, doit cohabiter avec la terrine de saumon et de saint-pierre,
les girolles, un fagot de haricots
verts et de riz basmati, une tranche
de morbier. La concurrence est rude,
surtout avec la délicieuse bûche de
Noël. Et pour finir, passage au
contrôle. On nous dénombre, on
vérifie si les régimes alimentaires
spécifiques sont respectés.
Un regard sur les conditions d'hygiène, puis direction le chariot à
destination des services.
Camion, couloir, ascenseur, je roule
vers vous. Encore un coup de chaud
avant la distribution dans les
chambres. Dernières petites attentions avant de me présenter à vous :
ouverture de rideau.
J'apparais en scène devant votre
regard gourmand. Les narines frétillent et les papilles salivent…
Espérons que le spectacle est un
succès. Si oui, à une prochaine
année…
Guinea, la pintade…
7
Couleurs HDN
DOSSIER
La restructuration
des cuisines
Une cuisine centrale verra le jour
en 2009. Une consultation vient
d'être lancée pour le choix d'une
équipe qui sera chargée de suivre
l’ensemble de l’opération, de
sa conception, à la construction
du bâtiment en passant par son
équipement. Un bâtiment d'environ
1200 m2, dont les travaux sont
prévus pour la fin de l'année 2008,
et une ouverture un an plus tard
sauf impondérables.
La création d'une seule et unique
cuisine sur le site de Romans (et
d'une seule blanchisserie sur le site
de Saint-Vallier) résulte de plusieurs
réflexions.
Tout d'abord, pour répondre à la
nouvelle réglementation en vigueur
depuis le 1er janvier 2006. Celle-ci
complète la méthode HACCP
(Hazard Analysis Critical Control
Point) déjà opérationnelle. Elle
impose une traçabilité des produits
sur toute la chaîne de fabrication : à
savoir de la réception du produit à
l'état brut dans l'établissement à
l'arrivée du produit fini sur le plateau du malade ou du personnel. Il
nous faut donc savoir précisément
le chemin parcouru d'une pomme
de terre, d’un poireau etc. quel
matériel a été utilisé, par quel
agent, et à quelle température a été
exposé l'aliment… La nouvelle structure permettra de répondre à toutes
ces exigences.
Ensuite, pour répondre à une
logique de rapprochement des deux
sites après la fusion de 2001 et faire
des économies, car la gestion de
deux cuisines mobilise plus de personnel et s'avère in fine plus onéreuse.
Enfin, pour mettre en place une
organisation plus efficace et cohérente. La préparation centralisée de
3 200 repas par jour oblige à repenser l'espace, les outils, les postes
de travail, les pratiques. L'objectif
est d'unifier le fonctionnement des
deux sites. Chacun a des particularités qu'il faut étudier. Une légumerie
sera conservée. De même, l'esso8 reuse à salade. Une tradition de
Saint-Vallier qui peut apparaître
désuète, mais qui demeure un instrument essentiel pour le confort
des personnes âgées et qui sera
étendue à Romans. À signaler aussi
une autre nouveauté pour les romanais : la préparation sur place des
repas mixés à destination des personnes âgées et autres.
D’autres prestations seront revues
dans le sens d’un plus grand
recours aux produits déjà cuisinés :
ainsi le potage, pour lequel existent
désormais de très bons produits,
car il était impossible de le transporter entre sites en liaison chaude.
Idem pour la pâtisserie. Même si un
Questions à Alain Leclerc,
responsable des cuisines
Comment définiriez-vous votre fonction
au sein de la cuisine ?
Je suis chargé d'assurer le respect des
règles d'hygiène et de sécurité sur
Romans et Saint-Vallier.
Je suis régulièrement en relation avec
les services de soins, et nous discutons
des différents problèmes rencontrés
entre la prestation cuisine et les
patients. Litiges qui portent sur la distribution des repas, sur les repas euxmêmes, ce qui d'ailleurs ressort lors de
la Commission des menus. Cette
Commission réunit les diététiciennes de
Romans et Saint-Vallier, les responsables des cuisines de chaque site
(monsieur Greaume pour Romans et
monsieur Vallon pour Saint-Vallier) ainsi
que le Directeur des achats. Nous
tenons une Commission six fois dans
l'année, en alternant les réunions sur
chaque site. Deux sont destinées aux
pâtissier continuera à assurer certaines prestations pour lesquelles
son savoir-faire est irremplaçable,
dans des conditions d’hygiène qui
seront désormais irréprochables.
Tous les problèmes ne sont pas
réglés. Celui du devenir des agents
de Saint-Vallier est en cours de discussions avec la Direction. Toutefois, si la fabrication des repas sera
réalisée à Romans, Saint-Vallier
accueillera une cuisine relais, chargée de recevoir et distribuer quotidiennement les repas des patients
et du personnel.
Valérie Darnaud et
Marie-Laure Pascal
services actifs, deux concernent les personnes âgées, et deux autres pour la
psychiatrie.
Je dois aussi superviser l'encadrement
des deux sites.
En collaboration avec la cellule “marchés publics”, j'assure le suivi des
achats. Je suis également chargé de
suivre les dépenses. Par exemple, nous
avons mis en place des fiches recettes
qui précisent le nombre de boîtes ou la
portion nécessaire par personne. Nous
savons ce que nous coûte chaque recette. Ainsi en 2005, le coût global d'un
repas (personnel compris) revenait à
4,861 euros.
Comment se passe la coordination entre
les deux sites ? Votre travail s'effectuet-il différemment sur Romans et SaintVallier ?
Je suis arrivé sur Saint-Vallier en 1992,
pour suivre et mettre en place le projet
de liaison froide, en remplacement de la
liaison chaude. Depuis avril 2006, je
suis responsable des deux cuisines et
suis donc régulièrement présent sur les
deux sites. Quant à mon travail, chaque
site a ses traditions et sa façon de travailler. Ainsi sur Saint-Vallier nous disposons d'une essoreuse à salade et
nous servons de la salade fraîche alors
que sur Romans, elle est achetée en
sachet. Nous disposons également sur
Saint-Vallier de deux pâtissiers alors que
sur Romans, les produits sont surgelés.
Quelle serait pour vous la cuisine idéale ?
Pour moi, une cuisine idéale, c'est un
lieu de travail où les conditions d'hygiène et les moyens humains et matériel
sont requis pour effectuer notre mission
dans les règles. C'est comme cela que je
vois l'avenir pour que les employés et
les clients soient satisfaits.
Couleurs HDN
VIVRE SON MÉTIER
Vie de chir
La Binet attitude :
Solide comme un os,
à l’articulation du rire
Carré et direct, concret et sans complexe, Gérard Binet, chirurgien orthopédiste
plaide pour une approche du métier sans états d’âme.
I
l est là, clope aux lèvres,
d’un naturel parfait, lors
de
notre
rencontre.
Chirurgien d’un nouveau
genre, blagueur invétéré,
Gérard Binet, 42 ans, œuvre aux
HDN depuis sept ans, pour une
chirurgie qu’il aime à qualifier
de fonctionnelle et variée. Et
c’est ce qui lui plait ! Un rien
amusé, il explique qu’il est entré
42 ans, vie maritale, 2 enfants, marseillais.
dans la médecine quasiment
DU de Traumatologie du sport, DU de Pathologie
par hasard.
Médicochirurgicale du pied, DU de Microchirurgie.
“Mon père était menuisier et
Praticien hospitalier à plein temps.
compagnon, alors…”.
Loisirs : vélo, course à pied, musique.
Des études à Marseille et Lyon
(en gros bac + 12), il porte un
grand intérêt aux aspects comsances et aussi évaluer
plexes de la médecine. Mais, il
son travail. Sans oublier
lui faut être plus dans l’action
la vie de famille. “Mais je
pour mieux se réaliser. Du coup,
m’éclate dans ce que je
il n’hésite pas pour ce métier
fais” dit-il. Pour lui, il
physique, s’adonnant aussi bien à la traumatolofaut être bien dans sa tête pour opérer. Il y aussi
gie qu’à l’orthopédie. Rappelons qu’étymologile travail dans l’unité de soins, la relation à l’enquement la chirurgie peut être définie comme la
semble de l’équipe, le suivi des patients. C’est un
pratique du soin par les mains.
travail différent de celui des interventions, c’est
Il évoque le stress et la charge de travail exposurtout un rythme différent. Aujourd’hui, sa spénentielle dans son activité quotidienne. Les
cialité c’est la prothèse du genou. Elle améliore
besoins en chirurgie sont en constante évolution.
considérablement la qualité de vie d’un grand
Il y aussi les procédures de
nombre de perplaintes qui lui semblent de plus Je m’éclate dans ce que je fais sonnes atteintes
en plus nombreuses et qui rend’arthrose, de rhudent selon lui, son métier à risques. La percepmatisme inflammatoire ou de séquelles traumation du chirurgien par la population a changé.
tiques. Ce n’est sans doute pas un hasard si son
Son travail, sa conscience professionnelle, son
programme opératoire est en phase d’escalade. Il
éthique, sont facilement remis en cause. L’acte
connaît la fragile alchimie de la réussite, ces
chirurgical tend à devenir un produit consompetits signes qui grandissent avec le temps.
mable que l’on souhaite se voir livré avec garanD’abord l’espoir d’y arriver, puis la fierté, l’envie
tie et service après-vente. Mais tout ceci, il l’évaet enfin la certitude. “Je suis bon !” crâne-t-il pour
cue avec une pratique sportive régulière, et cet
finir. Histoire d’affirmer à nouveau son humour,
humour que nous lui connaissons bien.
mais aussi de laisser entendre que ce qu’il proA 7h30, il est au bloc opératoire, il assure des
duit aujourd’hui n’est pas vain.
consultations tard le soir, des astreintes répéDenis Cocard
tées… Finalement, il aimerait avoir plus de temps
pour faire de la recherche, actualiser ses connais-
9
Couleurs HDN
ON BOUGE !
QUALITÉ
La certification V2
Du 4 au 8 décembre 2006, les experts
visiteurs ont parcouru les HDN de part
en part et ont restitué leurs premières
impressions.
Merci !
aux personnels qui
ont quitté l'hôpital depuis
septembre
2006
Adda Monique assistante socio
éducative, écoles Saint-Vallier.
Balin Aurélie ASH, Chambaran.
Bassen Nadja orthophoniste,
rééducation Saint-Vallier.
Bénaniba Samira AS, Royans.
Bérenger Sandrine ASH,
Monts du Matin.
Bonhomme Alexandra diététicienne,
cuisine Romans.
Borel Catherine IDE,
psychiatrie Romans.
Bourquin Alix institutrice,
écoles Saint-Vallier.
Coche Patricia AS, hospitalisation
de courte durée Romans.
Collignon Florence ergothérapeute,
kinésithérapie Romans.
Courtray Sophie IDE,
psychiatrie Romans.
Daurat Philippe AS, Les Lierres.
Douette Valérie IDE,
préparation cytostatiques.
Gabriel Annie AS, Jardins de Diane.
Gandit Joëlle ISP,
ergothérapie psychiatrie Saint-Vallier.
Gérizier Séverine praticien attaché,
urgences Romans.
Gévaudan Eliane IDE,
urgences Romans.
Grange Anne-Laure IDE,
pédopsychiatrie Saint-Vallier.
Jusselme Danielle maître ouvrier,
blanchisserie Romans.
Lafond Christiane AS,
médecine Saint-Vallier.
Maléa Chantal masseur-kinésithérapeute,
kinésithérapie Saint-Vallier.
Martin Pierre praticien attaché, médecine.
Mellina Hélène ASH, Hermitage.
Menetrieux Marc ISP,
ergothérapie psychiatrie Saint-Vallier.
Moisan Alexandra IDE,
médecine cardiologie.
Mordier Chris IDE, salle de réveil.
Nader Wadih praticien attaché
associé, neurologie.
Noir Mathilde IDE, Orchidée.
Pouleau Annabelle ASH, Orchidée.
Rousset Martine conseillère conjugale,
centre planification Romans.
Roux Céline IDE,
médecine cardiologie.
Sarzier Valérie IDE, SICS Romans.
Soler Bérengère IDE, USSR.
Thiam Abyn AS, Jacquemart.
Thiot Céline agent administratif,
admissions Romans.
Tribouillier Fanélie IDE,
pédopsychiatrie Saint-Vallier.
10
décembre 2005
• 1ère réunion du comité de pilotage
• Dossier HAS 1ère partie
janvier 2006
• Réunions d’information
février à mars 2006
Les experts-visiteurs restituant
leurs observations aux personnels
Au revoir
Buisson Alain ouvrier professionnel
qualifié, espaces verts Romans, décédé
le 9 septembre 2006.
• Mise en place des groupes d’autoévaluation
• Autoévaluation
• Dossier HAS 2ème partie
avril à juin 2006
• Mise en place des groupes de synthèse
• Dossier HAS méthodologie
• Synthèse
juillet-août 06
• Mise au propre des grilles d'autoévaluation
septembre 2006
Bienvenue
Allermoz Pierre Orthoptiste,
consultations Saint-Vallier.
Autet Claire IDE, réanimation.
Bernard Virginie IDE, Dabrowski.
Bertrand Amélie IDE, médecine cardiologie.
Boutry Bérengère IDE, Orchidée.
Champion Grégory AS, Janet.
Chomat Elisabeth conseillère conjugale,
centre de planification Romans.
Damon Rémi ergothérapeute,
kinésithérapie Romans.
Delhaume Isabelle ASH, Chambaran.
Devise Stéphanie ASH,
médecine Saint-Vallier.
Ducout Christelle AS, Jacquemart.
El Omari Naïma IDE, urgences Romans.
Fourel Marie-France AS,
chirurgie générale & spécialités.
Gambaro Virginie assistante sociale,
service social Romans.
Grange Jean-Baptiste apprenti,
service informatique.
Grangier Sandra psychologue,
pédopsychiatrie Romans.
Hauvespre Bénédicte interne en médecine.
Latinier Elisabeth IDE, SICS Saint-Vallier.
Ledoyen Anne praticien attaché,
urgences Romans.
Marconnet Loïc IDE, médecine cardiologie.
Marion Emilie psychologue,
pédopsychiatrie Romans.
Mias Philippe PH contractuel
temps plein, médecine cardiologie.
Mossan Sophie sage femme, obstétrique.
Parra Daniel interne en médecine,
médecine cardiologie.
Perret Emilie AS, Les Lierres.
Peyrot Cédric AEQ,
blanchisserie Saint-Vallier.
Pic Renaud IDE, urgences Romans.
Pinget Céline orthophoniste,
rééducation Saint-Vallier.
Poulenard Valérie agent administratif,
consultations Saint-Vallier.
Rey Marie-France agent administratif,
admissions Romans.
Saout Frédérique IDE, USSR.
Thommes Fabien IDE,
pédopsychiatrie Saint-Vallier.
• Validation par chaque groupe de synthèse
• Envoi de l’autoévaluation à la HAS
novembre 2006
• Préparation de la visite (programme…)
• VISITE
4 décembre, 8 heures. Sept experts visiteurs franchissent le seuil des HDN : cinq femmes, deux
hommes, tous professionnels de terrain (médecin,
directeur, soignant, qualiticien). Premiers pas avant
une semaine marathon. Un petit café pour la prise
de contact. Très vite, ils plantent le décor. Leur
objectif : vérifier sur le terrain si l'établissement
répond ou non aux 53 références et 215 critères du
référentiel V2. C'est parti ! Visites de services de
jour et de nuit, parcours patient, entretiens individuels et collectifs. Tout est passé au crible du
regard et des questions : qualité de l'accueil, respect de protocoles de soins, d'hygiène, de sécurité..., coordination des professionnels autour du
malade. Pharmacie, laboratoire, biomédical, transport, restauration, informatique... : aucun prestataire n'est ignoré.
Relations courtoises et professionnalisme sont de
mise. Et, au terme d'une harassante course contre
la montre, séance de restitution auprès de 120 personnes. Pas de réelles surprises par rapport à l'autoévaluation. De nets progrès sont notés depuis la
première visite. Mais les exigences étant accrues,
les efforts sont à poursuivre : circuit du médicament, sécurité des chambres d'isolement, délais
d'attente aux urgences, évaluation des pratiques
professionnelles... Des points positifs cependant :
le dossier unique du patient, les projets thérapeutiques, les transmissions ciblées… et des actions
exemplaires : les prestations de laboratoire, la prise
en compte de la douleur de l'enfant en pédiatrie, la
coordination des acteurs en psychiatrie, SSR et
MPR. Pour en savoir plus, il nous faudra attendre
les décisions de la HAS dans 6-7 mois. Merci aux
experts pour cet état des lieux qui va nous permettre de maintenir le cap ces quatre prochaines
années. En attendant, continuons à faire avancer la
roue de la qualité !
Claudie Greslon
avril 2007
• Réception du rapport préliminaire
• Délai d’un mois pour d’éventuelles
contestattions
juin 2007
• Rapport définitif
Couleurs HDN
ON RESPIRE !
HAD Romans,
c’est parti !
Le service d’HAD Romans (hospitalisation à domicile) a accueilli son
premier patient mi-novembre 2006
dans l’un des vingt deux lits autorisés. S’appuyant sur le réseau déjà
existant de l’Union des Mutuelles de
la Drôme, il permet d’assurer au
domicile du malade des soins médicaux et paramédicaux continus et
nécessairement coordonnés. Ces
soins se différencient de ceux habituellement dispensés au domicile
par la complexité et la fréquence
des actes. L’équipe HAD assure une
organisation précise et un suivi
rigoureux sous la houlette d’un
médecin coordonnateur (Mme Bellia
Dhondt) et d’un cadre infirmier coordonnateur (Mme E. Laurent).
Denis Cocard
Rapatriement
des ressortissants
franco-libanais :
souvenirs de
mission
Infirmier anesthésiste au bloc opératoire de Romans et sapeur pompier volontaire affecté au service de
santé de la Drôme, j’ai été engagé
par le département de la Drôme,
dans le cadre de la mission gouvernementale (MASC), coordonnée par
le ministère des affaires étrangères,
afin de rapatrier les ressortissants
franco-libanais du 23 au 29 juillet
2006, qui furent acheminés par le
Mistral, fleuron de la marine française sur le port de Mersin situé au
sud-est de la Turquie, proche de la
Syrie.
Notre équipe composée de 7
sapeurs pompiers (dont un médecin), de la zone sud-est de la France
et de 13 militaires de la sécurité civile, avait pour tâche la prise en charge de 1100 personnes (femmes,
hommes et de nombreux enfants),
qui pour certaines avaient tout
perdu et dont quelques unes
sur le plan des relations humaines entre
les différents acteurs
face à la détresse des
familles.
Chaque mission a sa
spécificité, et quel
que soit son vécu,
elle apporte son lot
d’inconnu, de souffrance et surtout de
chaleur humaine.
Guy Bélery
Ressortissants à bord du Mistral
Les hospitaliers
exposent
Le docteur Hubert Bonnet et Guy Bélery,
infirmier anesthésiste
n’avaient aucune famille en France.
Je me souviens d’une maman, de
ses trois enfants, qui avaient pour
tout bien deux valises de vêtements, et aucun parent ou ami en
France… Après le passage en douane, elles étaient dirigées sur l’aéroport d’Adana situé à une heure de
car. Ces navettes se firent de 8h à
1h du matin le lendemain, sachant
que le dernier avion partant pour
l’aéroport Charles de Gaulle était
prévu à 2h du matin.
La fatigue, le stress, la douleur et
l’incertitude du rapatriement par
avion, furent les principales composantes de cette longue journée ; le
navire arrivé à 7h devait quitter le
port avant 17 h 30.
Pour ma part en plus de ce qui vient
d’être évoqué, sachant que la température extérieure était de 42° avec
un taux d’humidité à 97%, j’ai été
amené à prendre en charge différents types de malaises…
Malgré notre manque de sommeil,
la fatigue psychologique et les
petits aléas de la Tourista, ce fut
une expérience très enrichissante,
tant sur le plan de mon engagement
comme infirmier sapeur-pompier que
Pour la troisième fois, l’APCH du site
de Romans a organisé une exposition d’art du 15 au 21 septembre.
Quatorze artistes ont présenté leurs
travaux dans des domaines variés :
aquarelles, peintures à l’huile,
bijoux en perles de scwhart, broderies, collage… Celles et ceux qui ont
visité l’exposition ont pu voir que
parmi les hospitaliers se cachent
des gens de talents, la qualité des
œuvres en a témoigné. Le vernissage s’est tenu le vendredi 15 grâce
au soutien logistique des HDN et du
Crédit Mutuel.
Nouveauté cette année : 3 œuvres
ont pu être primées grâce au partenariat avec le Crédit Mutuel et les
visiteurs (128 votes enregistrés) :
les toiles de Gilles Epalle infirmier
aux Urgences, de Françoise Faure
infirmière à l’Esperluette et de
Sylvie Maisonnat (notre photo),
infirmière à Janet.
Valérie Darnaud et Françoise Turc
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