Outils d`évaluation : Quebec Pain Disability Scale

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Outils d`évaluation : Quebec Pain Disability Scale
Outils d’évaluation : Quebec Pain Disability Scale
Travail sécuritaire NB se sert de l’amélioration fonctionnelle pour évaluer l’efficacité d’un
traitement. L’évaluation de l’amélioration peut être faite à l’aide de buts fonctionnels avec
des délais, par exemple « sera capable de transporter des sacs d’épicerie de 4,5 kg (10
livres) dans les deux prochaines semaines » ou « passera d’un niveau sédentaire
d’exigences physiques au niveau léger au cours des deux prochaines semaines ». On peut
également se servir d’un questionnaire rempli par le patient pour mesurer l’amélioration
fonctionnelle. Il faut un outil d’évaluation qui est simple et rapide et dont le résultat est
facile à calculer lorsque le patient subit des traitements cliniques d’une seule discipline.
Pour les patients qui doivent subir une intervention chirurgicale et ceux qui suivent un
programme de traitement multidisciplinaire, un questionnaire général des fonctions
(SF-36), utilisé seul ou de concert avec des outils d’évaluation pour une certaine partie du
corps (Oswestry, DASH), convient mieux.
On a modifié la Quebec Back Pain Disability Scale (Kopec, Esdaile et coll. 1995) qui se
trouve dans la présente partie du manuel pour qu’elle s’applique à toutes les blessures.
Cela est possible parce que le questionnaire est formé de 20 questions liées à des activités
générales de la vie quotidienne. Davidson et Keating (2002) ont démontré que la Quebec
Back Pain Disability Scale était semblable à la composante SF-36 Physical Function,
qu’on a utilisé pour de nombreuses conditions. Les 20 questions portent sur six catégories
d’activités de la vie quotidienne, soit :
• le sommeil;
• s’asseoir / se tenir debout;
• la marche;
• les mouvements généraux du corps;
• se plier / se pencher;
• la manutention de gros objets / d’objets lourds.
On attribue un pointage de 0 (aucune difficulté) à 5 (incapable) à chacune des questions.
On obtient un résultat subjectif de 0 à 100, qui indique le niveau d’invalidité subjective.
Un résultat plus élevé indique une invalidité subjective progressive. Van der Roer et coll.
(2006) suggèrent que la différence minimale importante sur le plan clinique est de 17+
points pendant la phase aiguë à la phase subaiguë d’une blessure et de 9+ points pendant
la phase chronique.
Le tableau qui suit regroupe les résultats dans différentes catégories : invalidité perçue
légère, invalidité perçue modérée, invalidité perçue grave, invalidité perçue très grave et
invalidité perçue extrême. Lorsqu’un patient passe d’un niveau d’invalidité perçue plus
élevé à un niveau moins élevé, cela suggère une amélioration. On doit satisfaire à la
différence minimale importante sur le plan clinique qui s’applique à la phase de la blessure.
Les cinq catégories d’invalidité perçue peuvent être divisées en deux groupes
pronostiques : Groupe A et Groupe B. Les patients du Groupe A sont 1,6 fois plus
susceptibles de reprendre toutes les tâches qu’ils effectuaient dans l’année qui suit, d’être
au service du même employeur et de demeurer au travail pendant un an. Les patients du
Groupe B sont plus susceptibles d’être absents du travail un an plus tard, et de chercher à
obtenir d’autres avis médicaux, d’autres investigations et d’autres traitements. La
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transition d’une invalidité perçue grave / très grave / extrême à une invalidité au moins
modérée constitue une importante amélioration des fonctions.
On doit se servir d’une approche biopsychosociale pour traiter les patients du Groupe B.
Il devrait s’agir de traitements multidisciplinaires, y compris la thérapie comportementale
cognitive.
Invalidité perçue
Légère
Modérée
Grave
Très grave
Extrême
0à9
10 à 30
31 à 54
55 à 75
76 à 100
Groupe A
Groupe B
1,6 fois plus susceptible de
1,5 fois plus susceptibles de chercher à
reprendre toutes leurs tâches obtenir plus de soins de santé après avoir
dans l’année qui suit, de
terminé un programme de réadaptation
demeurer au travail pendant fonctionnelle interdisciplinaire
un an et d’être au service du
même employeur
On peut mesurer les progrès fonctionnels à intervalles de 4 à 6 semaines. Un graphique
sommaire se trouve à la fin du questionnaire. On peut inscrire jusqu’à quatre dates
différentes au graphique. Lorsque plus d’un rapport est nécessaire, la première date du
nouveau graphique devrait être la dernière date du graphique précédent.
Références
DAVIDSON, M. et J. L. Keating. « A comparison of five low back disability
questionnaires: reliability and responsiveness ». Phys Ther. 2002; 82(1) : pages 8 à 24.
KOPEC, J. A., J. M. Esdaile, M. Abrahamowicz, et coll. « The Quebec Back Pain
Disability Scale. Measurement properties ». Spine. 1995; 20(3) : pages 341 à 352.
VAN DER ROER, N., R. W. Ostelo, G. E. Bekkering, M. W. van Tulder et H. C. de Vet.
« Minimal clinically important change for pain intensity, functional status, and general
health status in patients with nonspecific low back pain ». Spine. 2006; 31(5) : pages 578
à 582.
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