Secrets de Ponts

Transcription

Secrets de Ponts
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
1. Présentation de l’exposition ……………………………………………………p. 1 – 2
2. Présentation de l’atelier …….…………………………………………………..p. 3
3. Liens avec les programmes …………………………………………………....p. 4 – 17
4. Introduction…………………..………………………………………………….. p. 18
5. Les différents types de ponts………………………………………..…………p. 19 – 21
6. Vocabulaire et schémas………………………………………………………...p. 22 – 23
7. Les ponts mobiles …………………………………………………………….…p. 24
8. Les contraintes des ponts….……………………………………………………p. 25 – 26
9. Les métiers…………………………………………………………………..……p. 27 – 29
10. Les ponts de Bordeaux …………………………………………………………p. 30 – 34
11. Le pont Bacalan – Bastide ……………………………………………………..p. 35 – 37
12. Quelques ponts remarquables………………………………………………….p. 38
13. Bibliographie………………………………………………………………………p. 39 – 42
14. Sites internet…………………………………………………………………..….p. 43
15. Activités classe
a. Les ponts de Bordeaux………………………………………………….p. 44 – 47
b. Les différents types de ponts……………………………………………p. 48 – 52
Dossier pédagogique
S
SO
OM
MM
MA
AIIR
RE
E
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
1
Entrez dans l’univers des ponts, magnifiques ouvrages d’art ou véritables exploits
techniques.
Cette exposition vous emmène sur, sous et dans les
ponts.
Découvrez tous les mystères de la conception et de la
construction des ponts. Explorez les ponts d’ici et les
ponts d’ailleurs.
Mettez-vous dans la peau d’un concepteur de pont.
Pont à hauban, pont suspendu, ou pont levant ?
Comment choisir la forme ? Quelles techniques et quels
matériaux utiliser ?
Derrière chacune de ces constructions se cachent des
métiers et des enjeux particuliers. Chaque pont a son
histoire, et ses secrets !
Une exposition conçue et réalisée par Cap Sciences et CUBE
INGENIEURS, avec le soutien de la Communauté Urbaine de
Bordeaux et la participation de Vinci.
Parcours de l’exposition
Les secrets des ponts d’ici et d’ailleurs
A travers une exposition photos des ponts de la région, découvrez l’histoire, les anecdotes et
les secrets de chacun d’entre eux. En France et dans le monde, les ponts les plus
remarquables se côtoient et se volent la vedette… Savez-vous combien de ponts d’Aquitaine
il faudrait pour franchir l’estuaire de la Garonne ?
Les secrets de la conception des ponts
Quel pont pour quel terrain ? De la théorie à la construction des ponts, de nombreux corps
de métiers interviennent. Qui sont ces « concepteurs » : architectes, ingénieurs, grutier,
géotechnicien… ?
Dossier pédagogique
Présentation de l’exposition
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
2
Les secrets d’un chantier
Un chantier de pont, ça se visite… mais c’est aussi toute une organisation ! A chaque étape
est associé un ou des métiers, et des matériaux. Replacez ces matériaux dans la zone du
pont qui lui correspond le mieux. Un chantier de pont, ça évolue… et avec lui des déchets
sont produits.
Comment va-t-on les recycler ? Si on entrait dans la pile d’un pont… n’est-on pas surpris de
sa taille par rapport à la nôtre ?
Le pont Bacalan-Bastide et ses secrets dévoilés
Pour tout savoir sur la conception du pont de A à Z…
Savez-vous comment lever les 2800 tonnes de ce tablier ? et comment améliorer le transit
des véhicules ? Devenez le « maître du pont » avec le simulateur de levage, validez toutes
les étapes avant de pouvoir actionner le tablier.
Un dispositif « innovant » et évolutif pour comprendre comment un pont s’insère dans
l’environnement urbain…
Dossier pédagogique
Un atelier permet de découvrir la physique des ponts. Quelle est la différence entre un pont à
poutre et un pont suspendu ou à arches ? Tout est question de répartition de forces…
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
3
Niveau : CE1 - Lycée
Thème : Les différents types de ponts
Durée : 20 minutes
Objectifs pédagogiques
-
Reconnaître les grandes familles de ponts et identifier leurs différentes parties.
-
Comprendre les grandes étapes de la construction d’un pont.
-
Comprendre comment le poids est réparti sur les différents types de pont (forces
exercées : flexion, traction, cisaillement…).
Descriptif de l’activité
Quel pont pour quel terrain ? Pourquoi construit-on un pont à voûte romane plutôt qu’un pont
à haubans ? Comment se répartissent les forces sur chacun de ces ponts ?
Les élèves se mettent en binôme et vont monter un pont (le choix du pont se fera en fonction
de la tranche d’âge des élèves). Cet atelier va leur permettre de s’initier aux techniques de
construction des ponts. Dans chaque pont réside un secret de fabrication !
Les ponts à haubans : Fixer le pylône central, monter de part et d’autre
de ce pylône le tablier jusqu’à atteindre les 2 rives. Chaque partie du
pont est supporté par des haubans, de longs câbles reliés au pylône
central. Comment placer chacun de ces haubans pour réussir un pont
digne des plus grands ouvrages ?
Les ponts à voûtes : C’est la plus ancienne technique de fabrication de
pont. Comment assembler les différentes pierres de ce pont pour que
celui-ci soit d’une solidité à toute épreuve ?
Les ponts à poutres : Le plus simple des ponts, pourtant il nécessite un
choix de matériaux primordial pour que l’édifice ne s’écroule pas sous
son poids.
Les ponts à voussoirs précontraints : Sous ce nom barbare réside un
principe découvert au début du 20ème siècle. Testez-le vous même en
fabricant un pont qui tient seulement grâce à un tendeur.
Dossier pédagogique
ATELIER SECRETS DE PONTS
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
4
Extraits des programmes de l’école élémentaire 2008
BO hors série n°3 du 19 juin 2008.
Langage oral
-
Lecture
-
Etude de la langue
française : vocabulaire
-
Français
S’exprimer avec précision pour se faire comprendre
dans les activités scolaires.
Participer à un échange : questionner, apporter des
réponses, écouter et donner un point de vue en
respectant les règles de la communication.
S’exprimer clairement à l’oral en utilisant un vocabulaire
approprié.
Lire silencieusement un texte en déchiffrant les mots
inconnus et manifester sa compréhension dans une
reformulation, des réponses à des questions.
Utiliser des mots précis pour s’exprimer.
Découverte du monde
- Dépasser leurs représentations initiales en observant et en manipulant.
- Résoudre des problèmes très simples.
- Ils réalisent des maquettes élémentaires.
Découvrir le monde de la
matière et des objets
- Les élèves découvrent et commencent à élaborer des
Se repérer dans l’espace
représentations simples de l’espace familier : la classe,
et le temps
l’école, le quartier, le village, la ville.
Culture humaniste
Distinguer le passé récent du passé plus éloigné.
Maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication
Commencer à s’approprier un environnement numérique.
Autonomie et l’initiative
- Ecouter pour comprendre, interroger, répéter, réaliser un travail ou une activité.
- Echanger, questionner, justifier un point de vue.
- Travailler en groupe.
Compétences sociales et civiques
- Respecter les autres et les règles de la vie collective.
- Appliquer les codes de la politesse dans ses relations avec ses camarades, avec les
adultes hors de l’école.
- Participer à un échange verbal en respectant les règles de la communication.
Dossier pédagogique
CYCLE DES APPRENTISSAGES FONDAMENTAUX – CE1
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
5
Extraits des programmes de l’école élémentaire 2008
BO hors série n°3 du 19 juin 2008.
Français
- Participer aux échanges de manière constructive : rester
Langage oral : Échanger,
dans le sujet, situer son propos par rapport aux autres
débattre
(questionner afin de mieux comprendre).
Apporter des arguments.
Mobiliser des connaissances.
- Respecter les règles habituelles de la communication
(écouter et prendre en compte ce qui a été dit, demander
et prendre la parole à bon escient, participer à un débat
en respectant les tours de parole et les règles de la
politesse).
- Effectuer, seul ou avec un adulte, des recherches dans
Lecture
des ouvrages documentaires (produits multimédia).
Acquisition du vocabulaire
Etude de la langue
- Utiliser les termes exacts qui correspondent aux notions
française : vocabulaire
étudiées dans les divers domaines scolaires.
- Comprendre des sigles.
Maîtrise du sens des mots
- Utiliser le contexte pour comprendre un mot inconnu.
Sciences expérimentales et technologie
- Comprendre et décrire le monde réel construit par l’Homme, agir sur lui, et maîtriser les
changements induits par l’activité humaine.
- Développer la curiosité, la créativité, l’esprit critique et l’intérêt pour le progrès scientifique
et technique.
- Etre responsable face à l’environnement.
L’élève doit-être capable de :
- Pratiquer une démarche d’investigation : savoir observer, questionner ;
- Manipuler et expérimenter, formuler une hypothèse et la tester, argumenter ;
- Mettre à l’essai plusieurs pistes de solutions ;
- Exprimer et exploiter les résultats d’une mesure ou d’une recherche en utilisant un
vocabulaire scientifique à l’écrit et à l’oral ;
- Maîtriser des connaissances dans divers domaines scientifiques ;
- Mobiliser ses connaissances dans des contextes scientifiques différents et dans des
activités de la vie courante.
- Les déchets : réduire, réutiliser, recycler.
La matière
- Leviers, balances et équilibres.
Les objets techniques
- Objets mécaniques, transmission de mouvements.
Culture humaniste
Lire et utiliser différents langages : cartes, croquis, chronologie, iconographie.
Histoire
Développer chez les élèves curiosité, sens de l’observation et esprit critique.
Dossier pédagogique
CYCLE DES APPROFONDISSEMENTS – CE2, CM1, CM2
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
6
Dossier pédagogique
Géographie
Décrire et de comprendre comment les hommes aménagent leurs territoires.
Les paysages de village, de ville ou de quartier, la circulation des
Des réalités
hommes et des biens.
géographiques
locales à la région où
vivent les élèves
Histoire des arts
- Distinguer les grandes catégories de la création artistique (architecture).
- Reconnaître et décrire des oeuvres visuelles préalablement étudiées : savoir les situer
dans le temps et dans l’espace, identifier le domaine artistique dont elles relèvent, en
détailler certains éléments constitutifs en utilisant quelques termes d’un vocabulaire
spécifique.
Architecture : ouvrages d’art.
Le 20ème siècle et
notre époque
Techniques usuelles de l’information et de la communication
La culture numérique impose l’usage raisonné de l’informatique, du multimédia et de
l’internet. Dès l’école primaire, une attitude de responsabilité dans l’utilisation de ces outils
interactifs doit être visée. Le programme du cycle des approfondissements est organisé
selon cinq domaines déclinés dans les textes réglementaires définissant le B2i :
- s’approprier un environnement informatique de travail ;
- adopter une attitude responsable ;
- créer, produire, traiter, exploiter des données ;
- s’informer, se documenter ;
- communiquer, échanger.
L’autonomie et l’initiative
L’élève doit-être capable de :
- respecter des consignes simples en autonomie ;
- montrer une certaine persévérance dans toutes les activités ;
- commencer à savoir s’auto-évaluer dans des situations simples ;
- s’impliquer dans un projet individuel ou collectif.
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
Sciences d’observation, d’expérimentation et technologies
La matière et les matériaux.
L’expérience immédiate – objets techniques – révèle la
permanence de la matière et la diversité de ses formes.
La diversité des formes de la matière, de leurs propriétés
mécaniques ou électriques, comme celle des matériaux
élaborés par l’homme pour répondre à ses besoins – se
nourrir, se vêtir, se loger, se déplacer… –, est grande. Des
grandeurs simples, avec leurs unités, en permettent une
première caractérisation et conduisent à pratiquer unités et
mesures, auxquelles s’appliquent calculs, fractions et règles de
proportionnalité. Les réactions entre ces formes offrent une
combinatoire innombrable, tantôt immédiatement perceptible et
utilisable (respiration, combustion), tantôt complexe (industrie
chimique ou agro-alimentaire), précisément fixée par la nature
des atomes qui constituent la matière. La conception et la
réalisation des objets techniques et des systèmes complexes
met à profit les connaissances scientifiques sur la matière :
choix des matériaux, obtention des matières premières,
optimisation des structures pour réaliser une fonction donnée,
maîtrise de l’impact du cycle de vie d’un produit sur
l’environnement.
Les sociétés se sont toujours définies par les matériaux
qu'elles maîtrisent et les techniques utilisées pour leur assurer
une fonction.
La maîtrise, y compris économique, des matériaux, les
technologies de leur élaboration et transformation sont au
cœur du développement de nos sociétés.
Dossier pédagogique
Technologie collège – Socle commun
7
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
8
Français
- Réutiliser ses connaissances pour mieux comprendre les textes lus.
- Acquérir une culture que l’environnement social et médiatique quotidien ne suffit pas
toujours à construire.
- Réfléchir sur la place de l’individu dans la société et sur les faits de civilisation.
- Découvrir et étudier différentes formes de langage : celui de l’information, de la
publicité, de la vie politique et sociale.
- Etre des lecteurs autonomes.
- Susciter le goût et le plaisir de lire.
Compétences transversales
- Développer ses compétences à expliquer, argumenter, justifier, à communiquer avec
le professeur et/ou les autres élèves en sachant écouter et respecter les différents
avis émis dans la classe.
- Développer sa capacité à lire et utiliser les images (tableaux, graphiques, schémas,
cartes, images de synthèses, photographies …).
- Se situer dans le temps et dans l’espace.
- Acquérir une culture humaniste.
- Développer sa responsabilité face à la santé et à l’environnement, ce qui constitue
des occasions de développer son esprit d’initiative.
- Apprentissage de l’autonomie et l’initiative.
Sciences
Objectifs scientifiques
- Adopter une attitude raisonnée fondée sur la connaissance et développer un
comportement citoyen responsable vis-à-vis de l’environnement (préservation des
espèces, gestion des milieux et des ressources, prévention des risques) et de la vie
(respect des êtres vivants, des hommes et des femmes dans leur diversité).
- Sensibiliser les élèves au respect nécessaire de règles élémentaires de sécurité.
Méthodologie Scientifique
Démarche d’investigation :
- Observer des phénomènes perceptibles à différentes échelles d’organisation,
- Manipuler, expérimenter ou modéliser pour répondre à des questions,
- Eprouver des hypothèses explicatives et de développer l’esprit critique.
Sciences de la vie et de la Terre
- Adopter une attitude raisonnée et responsable vis-à-vis des composantes de leur
cadre de vie, en cohérence avec les objectifs de l’éducation au développement
durable.
Technologie
L’analyse
du L’observation et l’analyse d’objets techniques permettent d’acquérir
le vocabulaire technique de base, de commencer à mettre en
fonctionnement
d’un objet technique évidence des principes élémentaires de solutions techniques comme
la transmission et la transformation de mouvements, le freinage, le
guidage et quelques-unes de leurs applications et de faire identifier
quelques principes physiques simples associés à un fonctionnement.
*
Dossier pédagogique
CLASSE DE 6ème
Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
L’évolution de
l’objet technique
Les matériaux jouent un rôle dans le fonctionnement de l’objet
technique, ses performances, sa durée de vie, son esthétique. Ils
sont au centre des préoccupations liées au développement durable
et à l’énergie. La découverte des matériaux se fait à partir des objets
techniques étudiés, par une approche élémentaire de leurs
propriétés et de leurs possibilités de transformation.
Il s’agit de situer un objet technique dans une évolution historique et
de faire ainsi apparaître des solutions utilisées à d’autres périodes
pour répondre à un même besoin.
La communication Consulter des documents existants (textes, schémas, animations,
et la gestion de représentations volumiques…), extraire les informations utiles.
l’information
Les processus de Mener des investigations sur les moyens et procédés techniques et
réalisation
d’un de réfléchir à l’ordonnancement des opérations associées à leur
mise en oeuvre.
objet technique
Maîtrise des Techniques usuelles de l’Information et de la Communication
Les connaissances, capacités et attitudes qui doivent être développées sont réparties en
cinq domaines :
• s’approprier un environnement informatique de travail ;
• adopter une attitude responsable ;
• exploiter des données ;
• s’informer,
• se documenter.
Géographie
- Mettre en évidence les mécanismes de l'action des hommes
Les grands types de
sur leur espace.
paysages
- Evoquer les problèmes de l'environnement.
Education civique
Responsabilité vis-à-vis du cadre de vie et de l'environnement
- Le respect et la mise en valeur des espaces bâtis, des espaces verts et du patrimoine
naturel.
- Souligner les enjeux entre d'une part les dégradations de l'environnement et d'autre
part les coûts et les déséquilibres écologiques occasionnés.
Les droits et les devoirs de la personne : L'élève et la citoyenneté. La qualité de citoyen.
Dossier pédagogique
Les matériaux
utilisés
9
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
10
Français
- Réutiliser ses connaissances pour mieux comprendre les textes lus.
- Acquérir une culture que l’environnement social et médiatique quotidien ne suffit pas
toujours à construire.
- Réfléchir sur la place de l’individu dans la société et sur les faits de civilisation.
- Découvrir et étudier différentes formes de langage : celui de l’information, de la
publicité, de la vie politique et sociale.
- Etre des lecteurs autonomes.
- Susciter le goût et le plaisir de lire.
Compétences transversales
- Entraîner à une argumentation utilisant un vocabulaire bien défini.
- Développer la pensée logique : formuler des hypothèses et les confronter aux faits.
- Rechercher l’information utile, l’analyser, la hiérarchiser, mettre en relation les acquis
et les mobiliser.
- Acquérir des compétences sociales et civiques.
Sciences
Objectifs scientifiques
- Développer des éléments de culture scientifique indispensables dans le monde
contemporain.
- Former les esprits à la rigueur, à la méthode scientifique, à la critique et à l’honnêteté
intellectuelle.
- Former au raisonnement.
- Ouvrir sur les techniques.
- Prolonger les apports des sciences dans à la préparation et à l’éducation aux choix
d’orientation.
- Susciter des vocations scientifiques.
Technologie
L’objet technique étudié en classe de cinquième est issu du thème « Habitat et ouvrages » et
peut être un ouvrage d’art, une habitation individuelle, des équipements collectifs, un
monument, un local industriel et/ou commercial, un aménagement urbain… Les activités
peuvent porter sur le logement, l’agencement des bâtiments publics et d’habitation, la
construction d’ouvrages et d’ouvrages d’art, l’aménagement intérieur, l’isolation phonique et
thermique, la stabilité des structures…
L’équipe enseignante peut profiter de l’opportunité d’une construction proche pour effectuer
des visites, participer à l’analyse de la conception et comprendre la réalisation. Elle peut
également aussi s’appuyer sur les bâtiments du collège pour mener les études relatives au
programme. On ne négligera pas la possibilité de suivre l’évolution d’une construction à
distance via une webcam par exemple. En réalisation collective, la maquette de structure
sera privilégiée ; elle n’est pas numérique mais il ne s’agit pas non plus de réaliser des
ouvrages réels à l’extérieur du laboratoire de technologie.
- Acquérir, selon une démarche d’investigation ou de
L’analyse et la
résolution de problèmes techniques, des compétences,
conception de l’objet
permettant de passer progressivement de l’analyse à la
technique
conception.
Dossier pédagogique
CLASSE DE 5ème
Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
11
-
Dossier pédagogique
Etude de nouveaux supports d’enseignement issus du
domaine de l’habitat et des ouvrages.
- Etude de nouveaux matériaux, découverte de nouvelles
propriétés, de nouvelles possibilités de transformation.
- Appréhender les évolutions des habitats et ouvrages au
L’évolution de l’objet
cours du temps, en élargissant sa vision historique des
technique
productions et constructions imaginées et réalisées par
l’homme.
- Percevoir qu’une solution est un compromis à un
moment donné en fonction notamment de l’état des
sciences et des techniques disponibles.
- Rechercher, recenser, sélectionner et organiser des
La communication et la
informations pour les utiliser.
gestion de l’information
- Identifier les sources (auteur, date, titre, lien vers la
ressource).
- Acquérir des connaissances et des capacités spécifiques
Les
processus
de
à la fabrication et à l’assemblage de l’objet technique.
réalisation d’un objet
- Consolider les connaissances relatives à l’approche sur
technique
les matériaux (complexité et inventaire des matériaux de
construction).
- Réaliser un prototype ou une maquette de qualité sur
lesquels des tests et des contrôles peuvent être mis en
oeuvre.
Maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication
Les connaissances, capacités et attitudes qui doivent être développées sont réparties en
cinq domaines :
• s’approprier un environnement informatique de travail ;
• adopter une attitude responsable ;
• exploiter des données ;
• s’informer,
• se documenter.
Les matériaux utilisés
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
12
Français
Réutiliser ses connaissances pour mieux comprendre les textes lus.
Acquérir une culture que l’environnement social et médiatique quotidien ne suffit pas
toujours à construire.
- Réfléchir sur la place de l’individu dans la société et sur les faits de civilisation.
- Découvrir et étudier différentes formes de langage : celui de l’information, de la
publicité, de la vie politique et sociale.
- Etre des lecteurs autonomes et susciter le goût et le plaisir de lire.
- Utiliser un vocabulaire de plus en plus riche.
Compétences transversales
- Eduquer à la santé, à l’environnement et à la citoyenneté ;
- Acquérir des capacités liées à la maîtrise des technologies usuelles de l’information
et de la communication ;
- Développer de l’autonomie et de l’initiative de l’élève ;
- Eduquer aux choix d'orientation.
Sciences
Objectifs scientifiques
- Développer chez l’élève, une plus grande prise de conscience à l’égard de la santé et
de l’environnement pour permettre de densifier l’éducation à la responsabilité
amorcée aux niveaux précédents
- Enrichir les attitudes que sont d’une part la conscience des implications éthiques de
certains progrès scientifiques, d’autre part la responsabilité face à l’environnement,
au monde vivant et à la santé.
Technologie
- Permettre une représentation fonctionnelle des objets
L’analyse et la
techniques étudiés.
conception de l’objet
- Rechercher de solutions techniques.
technique
Les matériaux utilisés Comprendre que les matériaux sont adaptés aux performances, à
la durée de vie, à l’esthétique de l’objet technique, ainsi qu’aux
contraintes budgétaires et organisationnelles de la réalisation. De
nouvelles propriétés, adaptées aux supports retenus, de nouvelles
possibilités de transformation, apparaissent.
Maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication
Les connaissances, capacités et attitudes qui doivent être développées sont réparties en
cinq domaines :
• s’approprier un environnement informatique de travail ;
• adopter une attitude responsable ;
• exploiter des données ;
• s’informer,
• se documenter.
-
Dossier pédagogique
CLASSE DE 4ème
Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
13
Français
- Réutiliser ses connaissances pour mieux comprendre les textes lus.
- Acquérir une culture que l’environnement social et médiatique quotidien ne suffit pas
toujours à construire.
- Réfléchir sur la place de l’individu dans la société et sur les faits de civilisation.
- Découvrir et étudier différentes formes de langage : celui de l’information, de la
publicité, de la vie politique et sociale.
- Etre des lecteurs autonomes.
- Susciter le goût et le plaisir de lire.
Compétences transversales
- Développer l’autonomie et l’initiative de l’élève.
- Rechercher l’information utile, l’analyser, la trier, la hiérarchiser, l’organiser, la
synthétiser.
- Développer une argumentation et prendre un recul suffisant afin d’améliorer la vie en
société (respect de soi, respect des autres).
- Se préparer à la vie de citoyen (faire preuve de jugement et d’esprit critique, savoir
construire son opinion personnelle).
Sciences
Objectifs scientifiques
- Développer des éléments de culture scientifique indispensables dans le monde
contemporain.
- Former les esprits à la rigueur, à la méthode scientifique, à la critique et à l’honnêteté
intellectuelle, au raisonnement.
- Prolonger les apports des sciences dans à la préparation et à l’éducation aux choix
d’orientation.
- Susciter des vocations scientifiques.
- Mettre à profit l’attitude d’esprit curieux et ouvert, développée dans les classes
précédentes.
- Permettre aux élèves d’argumenter à partir de bases scientifiques sur différents
thèmes de société.
Méthodologie Scientifique
- Développer les capacités d’observation et de réflexion parallèlement aux aptitudes
expérimentales.
- Développer l’autonomie, la responsabilité et la créativité dans le domaine des
sciences.
Technologie
- Réaliser d’un prototype et développer une plus grande
L’analyse et la
autonomie de l’élève.
conception de
l’objet technique
- Acquérir une méthodologie de choix de matériaux dans le cadre
Les matériaux
de la réalisation d’un projet, basée sur un choix multi-critères
utilisés
prenant en compte les propriétés des matériaux, le bon
fonctionnement et la réalisation de la solution technique ainsi
que sa valorisation en fin de vie.
- Prendre conscience des circonstances et des conséquences de
L’évolution de
l’arrivée d’un nouvel objet technique.
l’objet technique
- Réfléchir sur le progrès technique.
Dossier pédagogique
CLASSE DE 3ème
Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
14
Dossier pédagogique
- Développer les attitudes et les capacités liées à l’autonomie et à
Les processus de
l’initiative.
réalisation d’un
objet technique
Maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication
Les connaissances, capacités et attitudes qui doivent être développées sont réparties en
cinq domaines :
• s’approprier un environnement informatique de travail ;
• adopter une attitude responsable ;
• exploiter des données ;
• s’informer,
• se documenter.
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
15
Seconde
Français
Acquérir des savoirs, se construire une culture, se former personnellement et en tant
que citoyen.
Compétences transversales
- Trier des informations.
Sciences - B.O HS N°2 du 30 août 2001
Objectifs Disciplinaires
- Aimer, s'intéresser aux sciences.
- Apporter les éléments de connaissance et plus largement de culture permettant de
saisir les enjeux éthiques et sociaux auxquels est confronté le citoyen de notre
temps.
- Comprendre la démarche intellectuelle, l’évolution des idées.
- Construction progressive du corpus de connaissances scientifiques.
- Acquérir une culture scientifique élémentaire, une culture de base dans un domaine
de la connaissance indispensable à la compréhension du monde qui nous entoure.
- Inciter certains élèves à s'orienter vers les filières à dominante scientifique et à
choisir plus tard des métiers liés aux sciences et aux technologies.
- Faire apparaître les liens entre l'activité scientifique et le développement
technologique qui conditionne notre vie quotidienne.
Compétences Scientifiques
- Pousser l'élève à se poser des questions.
- Utiliser un vocabulaire scientifique.
Education civique, juridique et sociale- B.O HS N°6 du 29 août 2002
S'exprimer et débattre à propos de questions de société.
-
Dossier pédagogique
LYCEE
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
16
Français - J.O. du 18-10-2006
Réaliser des recherches documentaires (utilisation d’internet, usage des fonds multimédias
et pluridisciplinaires...).
Compétences transversales
Trier des informations.
Sciences - B.O HS N°7 du 31 août 20007 du 31 août 2000
Objectifs Disciplinaires
- Aimer, s'intéresser aux sciences.
- Apporter les éléments de connaissance et plus largement de culture permettant de
saisir les enjeux éthiques et sociaux auxquels est confronté le citoyen de notre
temps.
- Comprendre la démarche intellectuelle, l’évolution des idées.
- Construction progressive du corpus de connaissances scientifiques.
- Acquérir une culture scientifique élémentaire, une culture de base dans un domaine
de la connaissance indispensable à la compréhension du monde qui nous entoure.
- Inciter certains élèves à s'orienter vers les filières à dominante scientifique et à
choisir plus tard des métiers liés aux sciences et aux technologies.
- Faire apparaître les liens entre l'activité scientifique et le développement
technologique qui conditionne notre vie quotidienne.
Compétences Scientifiques
- Pousser l'élève à se poser des questions.
- Utiliser un vocabulaire scientifique.
Physique - Chimie
Série S
Force et mouvements
Forces macroscopiques s’exerçant sur un solide
Actions exercées sur un solide, exemples d’effets produits
(maintien en équilibre, mise en mouvement de translation,
mise en mouvement de rotation, déformations).
Travail mécanique et énergie Travail d’une force
Notion de travail d’une force. Effets possibles d’une force
dont le point d’application se déplace.
Education civique, juridique et sociale- B.O HS N°6 du 29 août 2002
S'exprimer et débattre à propos de questions de société.
Dossier pédagogique
Première
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
17
Compétences transversales
Trier des informations.
Education civique, juridique et sociale
Les progrès des sciences et des techniques dans tous les
La citoyenneté et les
champs de l'activité humaine, la production, la consommation, la
évolutions des
médecine... bouleversent les formes de l'existence, les rapports
sciences et des
des hommes entre eux, la perception de l'espace et du temps, le
techniques
corps humain lui-même. Ils suscitent des interrogations et des
exigences nouvelles en matière de droits, de justice, de liberté,
de responsabilité, de sécurité, par exemple dans les domaines
de la bioéthique, de la prévention des risques naturels ou
techniques, de la mondialisation des réseaux de communication,
de la santé, de la qualité de la vie, de l'environnement, de l'avenir
de la planète... Ils modifient aussi les conditions d'exercice de la
citoyenneté.
- Faut-il fixer des limites aux progrès des sciences et des
techniques et en fonction de quels principes ?
Comment
État
et
citoyen
peuvent-ils
contrôler
démocratiquement ces transformations ? Comment garantir
l'indépendance des décisions démocratiques dans des domaines
qui requièrent des savoirs spécialisés ? Quel rôle les experts
doivent-ils jouer ? Existe-t-il un risque de technocratie ?
- Peut-on garantir un égal accès de tous les citoyens aux
bénéfices des sciences et des techniques ?
- Face à ces complexités et à ces défis, comment permettre
l'exercice de la citoyenneté ?
Sciences - B.O HS N°2 du 30 août 2001
Objectifs Disciplinaires
- Aimer, s'intéresser aux sciences.
- Apporter les éléments de connaissance et plus largement de culture permettant de
saisir les enjeux éthiques et sociaux auxquels est confronté le citoyen de notre
temps.
- Comprendre la démarche intellectuelle, l’évolution des idées.
- Construction progressive du corpus de connaissances scientifiques.
- Acquérir une culture scientifique élémentaire, une culture de base dans un domaine
de la connaissance indispensable à la compréhension du monde qui nous entoure.
- Inciter certains élèves à s'orienter vers les filières à dominante scientifique et à
choisir plus tard des métiers liés aux sciences et aux technologies.
- Faire apparaître les liens entre l'activité scientifique et le développement
technologique qui conditionne notre vie quotidienne.
Compétences Scientifiques
- Pousser l'élève à se poser des questions.
- Utiliser un vocabulaire scientifique.
-
Dossier pédagogique
Terminale
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
18
Depuis que l’homme a jeté le premier
tronc d’arbre en travers d’un ruisseau
pour le franchir, il a été fasciné par les
ponts et leur pouvoir de rapprocher les
hommes. Ces ouvrages sont présents
dans les mythes et les légendes. Certains
ponts traversent l’Histoire, résistent aux
assauts des hommes et de la nature.
D’autres se sont écroulés au cours des
guerres ou à l’occasion de crues et de
tempêtes.
Les ponts sont caractéristiques de leur
époque. La variété de leurs dimensions et
de leurs formes reflète le développement
des connaissances techniques ainsi que
l’histoire des matériaux de construction.
Les ouvrages se sont multipliés avec le
développement des moyens de transport
et de la société industrielle du 19ème
siècle. La pierre et le bois laissent la
place à de nouveaux matériaux. Le fer,
l’acier,
le
béton,
permettent
progressivement la construction de ponts
de plus en plus grands.
En 1884, Gustave Eiffel dessine la
structure métallique du viaduc de Gabarit.
En 1899, François Hennebique, architecte
français, réalise le 1er grand pont en
béton armé à Châtellerault.
Durant
plusieurs
décennies,
les
américains vont passer maître en
construction de grands ouvrages avec les
ponts suspendus : pont de Brookllyn
(1883), pont du verrazano (1964). Ils
atteignent des portées inégalées en
Europe. Mais depuis une trentaine
d’années, grâce à l’essor du réseau
autoroutier et à la modernisation du
réseau ferroviaire, on assiste à des
projets gigantesques sur notre continent
et en Asie.
Les ponts à haubans deviennent de
véritables œuvres d’art technologiques.
Les ingénieurs prédisent l’arrivée d’un
nouveau type de ponts hybrides associant
des sections de différents types et des
travées suspendues ou haubanées de
grandes longueurs. Des matériaux
composites très résistants et très légers
encouragent l’audace des architectes qui
associent esthétique et haute technologie
dans leurs projets.
La poésie des ponts se révèle à ceux qui
apprennent à les regarder. Ces véritables
monuments témoignent de l’intelligence,
des efforts, et des tours de force de ceux
qui les ont conçus et édifiés.
Dossier pédagogique
Introduction
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
19
1. Les ponts en arc
Le tablier du pont est porté par une ou
plusieurs arches en bois, en pierre, en
acier, en béton armé ou précontraint. Ce
tablier peut être au-dessus ou au-dessous
de l’arc. La structure exerce sur ses
appuis des forces qui ont tendance à les
écarter.
Les 1ers arcs construits pour des ponts
remontent à l’Antiquité. Les Romains ont
développé les arches de pierre en demicercle. L’édification de plusieurs arches
accolées, construites sur le même cintre,
permet le franchissement de larges
obstacles.
Clé de voûte
A partir de la Renaissance, les ponts
considérés comme des œuvres d’art
commencent à être décorés. Au 18ème
siècle, Jean Rodolphe Perronet, fondateur
de l’école des Ponts et Chaussées réalise
des ouvrages à arches surbaissées de
grande portée qui présentent un
amincissement spectaculaire des piles.
Pont du 18
ème
siècle
Au 19ème siècle, le développement des
chemins de fer et la nécessité d’ouvrir de
nouvelles voies de communication sont à
l’origine de la construction d’un grand
nombre de ponts en arc. De nouveaux
matériaux tels que l’acier et le béton ont
des qualités mécaniques qui permettent
l’augmentation des portées. La grande
diversité des ponts en arc témoigne depuis
cette époque des progrès techniques et
architecturaux.
Arches romaines
Les
ponts
du
Moyen-Age
sont
caractérisés par des voûtes en arc brisé
ou ogive. Cette technique offre l’avantage
de réduire la taille des piles mais présente
l’inconvénient d’accentuer le dos d’âne du
pont.
Pont en arc à tablier inférieur
Pont en arc à tablier supérieur
Voûte en ogive
Pont du Moyen-Age
Pont en arc à tablier intermédiaire
Dossier pédagogique
Les 3 grands types de ponts
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
20
Pour augmenter la portée des ponts en
poutre, tout en limitant le poids de
l’édifice, on utilise des poutres en treillis.
Ces poutres allégées ne fléchissent pas
sous leur propre poids.
Le tablier du pont est porté par une ou
plusieurs poutres en bois, en acier, en
béton armé. Les poutres provoquent sur
leurs supports des forces de réactions
verticales.
Quand on choisit en raison du coût, de
l’utilisation ou de la configuration du site
d’édifier un pont en poutre, on atteint vite
la limite de portée. En effet, si l’on veut
allonger la portée, on doit augmenter
l’épaisseur des poutres pour empêcher
leur fléchissement. Mais on accroît
considérablement le poids de l’édifice qui
arrive alors à son point de rupture. Pour
remédier à ce problème de limite, on
construit, lorsque cela est possible,
plusieurs piles délimitant les travées.
Selon la taille de l’obstacle à franchir, le
pont poutre peut avoir une ou plusieurs
travées.
Pont en treillis
De nos jours, l’évolution des techniques
de construction et l’utilisation de nouveaux
matériaux permettent la construction de
pont en poutre de conceptions variées et
de taille gigantesque. Les poutres de
grande
section
sont
creuses
et
constituées
d’éléments
juxtaposés
appelés des voussoirs en caisson. Le
caisson peut avoir une section différente
selon qu’il se situe au niveau d’une pile ou
au milieu d’une travée. Chaque travée du
pont présente alors la forme d’une arche
très aplatie.
Coupe transversale d’un caisson
Travée simple
Double travée
Une autre solution consiste dans certains
sites à incliner les piles. On obtient un
pont à béquilles dont les appuis se
rapprochent de ceux d’un pont en arc.
Poutre en caisson
Pour les ponts de grande largeur, le
tablier repose sur plusieurs poutres
parallèles en caisson ou sur une seule
poutre
présentant
un
large
encorbellement.
Pont à 3 poutres en
caisson
Pont à béquille
Pont monopoutre à
large encorbellement
Dossier pédagogique
2. Les ponts en poutre
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
21
Le tablier du pont est porté par des câbles
en acier par l’intermédiaire de suspentes.
Les câbles porteurs exercent des efforts
de traction sur les massifs d’ancrage.
Les câbles en éventail partent du sommet
des pylônes, les câbles en harpe sont
parallèles et s’échelonnent tout le long du
pylône.
Pont suspendu
Les ponts suspendus par des cordes ou
des lianes existent depuis longtemps en
Asie. Au Tibet par exemple, ils permettent
le franchissement des gorges par les
piétons. Mais les grands ponts suspendus
datent du 20ème siècle. Le tablier repose
sur des poutres transversales soutenues
par des câbles reliés à des pylônes. En
multipliant le nombre de pylônes et de
câbles, on peut construire des ponts
suspendus très longs de grande portée.
Le record mondial actuel détenu par le
pont de Köbe-Naturo au Japon : sa portée
centrale est de 1990 mètres des câbles
porteurs, dont la traction s’exerce sur les
massifs d’ancrage partent des suspentes
verticales
reliées
aux
poutres
transversales du tablier.
Les ponts à haubans sont aussi très
anciens dans leur principe. Mais les
grands
ponts
de
ce
type
ont
principalement été construits au 20ème
siècle. Le nombre de ces ouvrages ne
cesse de croître sur tous les continents
car ils évitent la fabrication des énormes
massifs d’ancrage des ponts suspendus.
Dans un pont à haubans, chaque câble
vient directement s’accrocher sur le
tablier. La disposition et le nombre de
haubans varient selon les ouvrages.
Pont à haubans
Dossier pédagogique
3. Les ponts à câbles
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
22
Appui : Support du tablier, pile ou culée.
Arrière et avant-bec : Saillies sur une pile,
en amont et en aval.
Béquille : Pile inclinée, généralement
appuyée sur une culée.
Bow string : Arc supportant un tablier
inférieur au moyen de tirants.
Caisson : Elément tubulaire constituant
la poutre d'un tablier ou celle d'une pile
ou d'une fondation.
Cantilever : Partie centrale d'un tablier ou
d'une travée, prenant appui sur les parties
adjacentes placées en porte-à-faux sur
les piles.
Culée : Appui du pont à chacune des
extrémités du tablier.
Pile : Support vertical recevant le tablier
de part et d'autre.
Portée : Distance
successives.
entre
deux
piles
Pylône : Elément vertical surmontant une
pile au dessus du tablier et supportant les
câbles des ponts suspendus et haubanés.
Suspente : Câble ou élément tendu
supportant le tablier-pont suspendu ou
bow-string.
Tablier : Partie horizontale du pont
supportant la voie-route ou chemin de fer.
Travée : Portion du tablier comprise entre
deux piles ou entre une pile et une culée.
Treillis : Poutre ajourée, composée de
barres reliées ente elles, croisées ou
perpendiculaires.
Hauban : Câble incliné supportant le
tablier ou stabilisant une pile.
Schémas des différents types de ponts
Remblai
Tablier
Joint de dilatation
Culée
Appareils d’appuis
Pile
Fondations
Pont en poutre
Dossier pédagogique
Lexique sur les ponts
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
23
Dossier pédagogique
Piles de support
Tablier
Arche principale
Culée
Pont en arc à tablier supérieur
Câble porteur
Massif d’ancrage
tablier
Suspente
Culée
Pylône
Fondations
Pont suspendu
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
24
Les ponts, utilisés pour franchir un
obstacle, sont parfois une contrainte pour
la circulation maritime et fluviale.
L’alternative est donc d’avoir des ponts
avec une partie mobile permettant ainsi
de libérer la voie navigable.
-
Ces ponts possèdent une ou plusieurs
travées tournantes, levantes, basculantes
ou rétractables, pour laisser passer les
bateaux. Ces travées autrefois en bois
sont aujourd’hui métalliques.
Il existe différents ponts mobiles :
-
le pont-levis, composé d’un tablier
articulé à une extrémité et tiré par
un câble vers le haut à l’autre
extrémité, se lève jusqu’à la
verticale. Il est traditionnellement
associé aux châteaux forts, mais il
fait aussi partie des ponts mobiles
contemporains. La structure avec
un contrepoids est montée sur un
pylône et reliée au tablier par des
câbles. Le contrepoids équilibre le
poids du tablier : il suffit d’une
petite force pour rompre cet
équilibre et lever le pont.
-
Le pont basculant possède un
tablier qui se lève comme une
barrière routière pour permettre
l’accès aux voitures. Il peut être à
un seul ou deux volets. Moins
encombrant et d’apparence plus
simple, son mécanisme demande
une
grande
chambre
de
manœuvre enterrée pour loger le
contrepoids
du
tablier
qui
permettra de lever la partie
apparente du tablier, pivotant sur
un axe ou sur un chemin de
roulement.
Le pont tournant est constitué d’un
tablier qui tourne horizontalement
sur un quart de tour autour d’un
axe vertical.
Crédit photo : Pierre Baudier
-
Le pont levant a un tablier qui se
lève tout en restant horizontal. Il
est tiré sur ses quatre extrémités
par
des
câbles
reliés
en
permanence à des contrepoids.
Son principe pourrait être assimilé
à celui d’un ascenseur : une cabine
suspendue à des câbles, une
poulie en partie haute et un
contrepoids à l’autre extrémité.
Pour le lever, un moteur électrique
fait tourner les poulies hautes,
faisant descendre les contrepoids
et monter le tablier. Le tablier de ce
type de pont est par conséquence,
en suspension permanente. Pour
cela il est très léger et est plus
sensible aux effets du vent qui
tendront à le soulever. Toute une
étude aéraulique s’impose.
-
Le pont transbordeur ou pont à
transbordeur est constitué d’une
nacelle
(ou
transbordeur)
suspendue à un chariot roulant
sous le tablier pour faire passer les
véhicules et les personnes d'une
rive à l'autre. La traction, par câble
commandé
depuis
la
rive,
fonctionnait grâce à une machine à
vapeur puis, a été remplacée par
un moteur électrique.
Dossier pédagogique
Les ponts mobiles
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
25
Les ponts sont des ouvrages d’art comme
les autres grandes constructions de génie
civil (barrages,
canaux,
digues
de
protection de ports…). Mais quelle que
soit leur esthétique, tous ces édifices sont
soumis à des contraintes.
-
Les effets de la température
modifient la vitesse de corrosion,
les propriétés des matériaux et le
comportement structurel à cause
de tensions parasites et à cause
de la dilatation de certaines
parties du pont. Ces phénomènes
sont de nos jours bien connus et
maîtrisés.
-
Le vent
peut provoquer des
phénomènes aéro-élastiques (le
tablier a tendance à se vriller
légèrement) et si ces phénomènes
ne sont pas amortis par la
structure, ils peuvent s’amplifier et
causer l’effondrement du pont.
L’exemple le plus connu est celui
du pont de Tacoma, aux EtatsUnis, en 1940. Le pont a été
victime
du
phénomène
de
résonance, l’amplification des
oscillations est devenu si forte que
le
pont
s'est
effondré.
Les ponts sont particulièrement exposés
et doivent résister à de nombreux efforts :
1. la flexion, qui a tendance à plier le
tablier du pont comme en pliant une règle.
2. la compression, qui écrase la matière,
qui comprime les piles des ponts, comme
quand quelqu’un nous marche sur le pied.
3. la traction, qui a tendance à écarter la
matière, comme en tirant sur un élastique.
4. le cisaillement, qui coupe la matière,
comme s’il s’agissait d’une baguette de
pain tranchée avec un couteau.
5. la torsion, qui a tendance à vriller la
structure, comme en essorant un torchon,
ou une serviette.
http://www.koreus.com/modules/news/article7147.ht
ml.
Les dommages sur les ponts ont des
causes diverses :
Le trafic routier (voitures, bus, tramways,
trains) sollicite dynamiquement les ponts
et crée des vibrations qui augmentent le
poids statique du pont. Les fondations du
pont doivent donc être capables de
retransmettre toutes ces charges au sol
évitant ainsi au pont de s’enfoncer.
Les intempéries
-
L’eau peut être responsable de la
corrosion des parties métalliques,
et des armatures dans les
ouvrages en béton. Autrefois, le
courant dans les rivières pouvait
entraîner l’affouillement autour des
fondations
des
piles.
Ce
phénomène est de nos jours
maîtrisé.
Une autre vidéo illustre ce
phénomène d’oscillations. Il s’agit
d’un pont à Volgograd dans le sud
de la Russie http://www.wat.tv/video/pontoscille-dangereusement-2sc3v_2ey61_.html.
-
Les ondes générées par le sol lors
des
tremblements
de
terre
transmettent une accélération
horizontale
importante à la
structure.
Même
si
ces
phénomènes sont souvent pris en
compte dans les calculs, il n’est
pas rare de voir des ponts
basculer suite à un séisme,
comme à Kobé au Japon, en
1995.
Les chocs des navires contre les piles de
ponts ne sont pas rares mais sont sans
conséquences.
Dossier pédagogique
Les contraintes subies par les ponts
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
Dossier pédagogique
Les guerres
Les ponts, moyens de communication
privilégiés, ont toujours été des cibles de
choix en cas de guerre. Par exemple,
l’ancien pont de Castillon la Bataille
(Gironde) fut détruit par les alliés pour
empêcher l’avancement des troupes
allemandes pendant la 2nde Guerre
mondiale.
26
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
27
Client – Maître d’ouvrage
Conducteur de travaux
C’est le propriétaire ou l’utilisateur de
l’ouvrage. Il peut être une personne
privée ou représenter une institution
publique, une association.
En amont du projet, il en organise le
montage financier, et en choisit tous les
acteurs :
architectes,
ingénieurs,
entreprises, bureau de contrôle…
Suivant l’avancement du chantier, il paye
les entreprises.
Il travaille en binôme avec le chef de
chantier. C’est le pivot entre celui-ci, les
services techniques et les services
financiers du chantier. Il s’occupe des
sous-traitants et des fournisseurs, il suit
les comptes du chantier, et gère avec le
chef de chantier les problèmes de main
d’œuvre et les problèmes techniques.
Réactif et communiquant, il a une forte
charge de travail.
Formation:
Pas de formation précise requise, mais
une connaissance des métiers du
bâtiment et de la gestion financière est
nécessaire.
Formation:
Il est possible d’intégrer le monde du
bâtiment comme aide-conducteur de
travaux, en ayant déjà un diplôme de
niveau bac+2 à bac+5 : DUT génie civil
(option Bâtiment ou Travaux publics),
écoles
d’ingénieur
proposant
une
spécialité conducteur de travaux (ESTP,
ISCO…), licences et masters pro en
bâtiment ou génie civil.
Les jeunes ingénieurs démarrent souvent
leur carrière dans les chantiers comme
conducteurs de travaux. C’est un métier
qui met rapidement en face des réalités et
des responsabilités de la gestion d’un
chantier, ils évolueront par la suite vers
d’autres postes à responsabilité.
Patron de chantier
C’est le responsable ultime sur un
chantier. Délégataire de l’entreprise, il est
libre de prendre toutes sortes de
décisions stratégiques sur le chantier. Il
gère tous les éléments clés de
l’opération : délais, qualité du bâti,
résultat financier. Il doit avoir une vision
d’ensemble et être capable de réagir à
tout moment sur les sujets importants du
chantier. Il est responsable de tout le
personnel de son entreprise présent sur
le chantier.
Formation:
La plupart du temps, il s’agit d’ingénieurs
formés dans le BTP avec un long
parcours dans l’entreprise et ayant déjà
fait preuve de leurs compétences sur des
opérations similaires. Il est un homme de
terrain, ses compétences sont dues en
partie à sa formation mais aussi et surtout
à des acquis sur le terrain, à son
expérience.
Dossier pédagogique
Les métiers
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
La vocation de l’architecte est de
participer à tout ce qui relève de
l’aménagement de l’espace et plus
particulièrement de l’acte de bâtir. Il
intervient
sur la
construction,
la
réhabilitation, l'adaptation des paysages,
des édifices publics ou privés, à usage
d'habitation, professionnel, industriel,
commercial, des ouvrages d’art comme
les ponts. Il répond aux attentes du projet
de chaque usager en veillant au respect
de l'intérêt collectif.
L’architecte est compétent pour intervenir
à tous les niveaux d’un projet, de la
conception au suivi de la réalisation des
travaux.
Formation:
Bacs conseillés : S, L, ES, STG, STI
(mais les bacs S sont les plus nombreux).
Pour exercer, il faut obtenir le diplôme
d’architecte Diplômé d’Etat avec une
« Habilitation à exercer la Maîtrise
d’œuvre en Nom Propre »
Ingénieur
Par sa formation de haut niveau
scientifique, il a une attitude rationnelle,
une forte capacité d'analyse, une force de
proposition, des méthodes pour résoudre
les problèmes et une attitude rassurante
dans la conduite des projets.
S’il travaille avec des architectes, sa
vision rigoureuse du projet lui permet de
soulever les problèmes techniques qui
pourraient apparaître plus tard et
proposer des solutions techniques pour
les pallier.
Dans l'idéal, Il propose des solutions
techniques aux architectes, permettant de
pousser le projet architectural au plus
loin.
Formation :
Bacs S-SI, il doit suivre pendant les deux
premières
années
des
cours
préparatoires en math sup pour pouvoir
accéder plus tard par concours aux
grandes écoles d’ingénieurs. La formation
en tout est de Bac+5.
Chef de chantier
Le chef de chantier intervient à chaque
étape de la construction. C’est une des
pièces clés du chantier. Il est responsable
sur le site de la bonne exécution des
travaux et de la gestion des ouvriers qui
lui sont rattachés. Sous la responsabilité
d'un conducteur de travaux, il dirige les
équipes, leur transmet les derniers plans
après les avoir contrôlé. Il coordonne et
planifie
les
travaux.
Il
assure
l'organisation, la gestion et le suivi du
chantier.
Très respecté sur le site, il motive les
équipes et veille à transmettre la culture
du respect des règles de l’art, des
hommes, et de la sécurité.
Formation:
Gravir un à un tous les échelons d'ouvrier
professionnel à chef d'équipe, puis à chef
de chantier, ou faire un diplôme de niveau
IV (BP, BT...) qui conduit rapidement aux
fonctions de chef d'équipe, et plus tard
chef de chantier.
Dossier pédagogique
Architecte
28
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
En suivant les plans de ferraillage, il
assemble les barres de fer, les
armatures, sur le chantier ou dans les
ateliers. Ces barres de fer sont le
squelette des structures en béton. Il met
ensuite ces barres en place sur le
chantier : un travail important qui ne se
voit pas, car elles seront bientôt
recouvertes de béton.
Formation:
Diplôme de niveau IV du type Bac Pro.
Bancheur-coffreur
Le béton est un mélange d’eau, de
ciment, et des granulats. Celui-ci est
liquide avant durcissement, ce qui facilite
sa mise en place. Le coffreur-bancheur
s’occupe de réaliser la structure qui va
contenir le béton avant son durcissement.
Cette structure pourra être en bois et
contreplaqué,
pour
des
zones
compliquées, ou en métal pour des murs
standards, on parle alors de banches. Le
coffreur-bancheur aura un rôle très
important sur chantier, car de ses
coffrages dépendra l’aspect et la forme
du béton fini.
Formation:
Diplôme de niveau IV du type Bac Pro.
Maçon
Le maçon réalise des travaux de gros
œuvre : ouvrages en béton et maçonnerie
sur tous types de bâtiments.
Il coule le béton dans les fondations,
réalise les murs en béton ou en
parpaings, construit les planchers, soit en
béton soit en éléments préfabriqués.
Il construit la structure du bâtiment ou de
l’ouvrage : la base sur laquelle tout le
reste s’appuie.
Formation:
Diplôme de niveau V (CAP/BEP), ou de
niveau IV du type Bac pro ou Brevet de
Technicien.
Dossier pédagogique
Ferrailleur
29
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
30
La Garonne est un fleuve soumis aux marées jusqu’au delà de
Langon. Les grandes marées d’équinoxe engendrent des
variations de niveau du fleuve pouvant atteindre 5,70 m et un
mascaret de 1 m se déplaçant à grande vitesse vers l’amont.
D’autre part, des crues importantes au moment de la fonte des
neiges, accompagnées de grosses pluies amplifient le débit du
fleuve.
Tous ces phénomènes cumulés, exagérés par l’imagination et les
craintes populaires, ont fait que nos ancêtres n’imaginaient pas
qu’il soit possible de dompter un fleuve aussi large que la
Garonne. Bien que l’idée de franchir le fleuve devant la ville de
Bordeaux se soit posée très tôt, il fallut attendre la volonté de
Napoléon 1er pour voir la construction du 1er pont sur la Garonne.
Pont d’Aquitaine - Crédit photo : Pierre Baudier
Passerelle SNCF- Crédit photo : Pierre Baudier
Pont François Mitterrand - Crédit photo : Pierre Baudier
Pont de Pierre - Crédit photo : Pierre Baudier
Pont Saint-Jean - Crédit photo : Pierre Baudier
Dossier pédagogique
Les ponts de Bordeaux
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
Crédit photo : Pierre Baudier
Napoléon 1er ayant du mal à traverser la
Garonne pour aller faire la guerre en
Espagne (1808-1814) avec ses troupes,
ordonne en 1807 la construction d’un pont
à Bordeaux. Elle débute en 1810 sous la
direction d’un ingénieur des Ponts et
Chaussées nommé Claude Deschamps.
L’idée du pont a suscité à l’époque, une
vive opposition des constructeurs de
bateaux qui craignaient que cet ouvrage
constitue un barrage à la navigation. Le
pont fut livré le 1er mai 1822.
Long de 468,68 m, il comporte une
chaussée de 6 m de large et deux trottoirs
de 2 m. L’ouvrage est composé de 17
arches en pierre avec un remplissage en
briquettes d’argile. Dans sa version initiale
le pont reste en l’état jusqu’en 1954. A
cette date, le développement de la
circulation oblige à élargir le pont : la
chaussée est portée à deux fois deux
voies et les trottoirs rejetés sur des
encorbellements construits latéralement de
chaque côté du pont.
Les garde-corps en pierre ont été
remplacés par une balustrade en tubes
métalliques. Les quatre pavillons qui
servaient à l’octroi furent démolis et les
accès réaménagés.
En 1981, des travaux d’embellissement
sont entrepris avec la mise en place d’un
système d’éclairage par lampadaires et
une balustre plus harmonieuse. Enfin, en
1996, l’affaissement d’une pile du pont fait
craindre l’interdiction de la circulation
automobile.
Des travaux d’enrochement ont été
nécessaires pour consolider la base des
piles. Le vieillissement du pont est
surveillé. Cet ouvrage, vieux de presque
200 ans a été construit en pierre dure de
Frontenac. L’ouvrage est fragilisé par
l’érosion du fleuve.
En 200 ans, le lit de la Garonne est
descendu de plusieurs mètres à cause
des courants ainsi que du dragage pour
permettre le passage de gros bateaux et
l’exploitation des lits de graves utilisées
en construction. Les fondations des piles
sont faites sur des pieux en bois,
descendus à environ 20 m dans le lit du
fleuve. Les contrôles récents ont montré
que le creusement du lit de la Garonne
dégarnissait les pieux et mettait l’ouvrage
en danger. De plus, l’importance de piles
en pierre constitue un barrage de l’ordre
de 20% de la largeur du fleuve et produit
une accélération du courant sous les
arches qui augmente encore l’érosion. Le
pont a été fermé à la circulation durant
l’hiver 1995 pour la mise en place
d’importantes quantités de roches à
proximité du Pont de Pierre pour
consolider le lit du fleuve. Il est important
de protéger l’ouvrage car un pont du
même type s’est effondré sur la Loire à
Tours il y a quelques dizaines d’années.
Des capteurs situés dans la structure du
pont permettent de le garder sous
contrôle en permanence.
Depuis 2003, une voie de circulation du
pont est occupée par le tramway de la
ligne A qui assure la liaison entre Floirac
et Bassens – Carbon Blanc pour la rive
droite et du centre de Bordeaux à
Mérignac pour la rive gauche.
En 2004 des travaux d'aménagement ont
été réalisés pour permettre le passage
sous le pont de pierre des barges qui
acheminent par la Garonne les tronçons
de l'Airbus A380 jusqu'à Langon.
Dossier pédagogique
Le pont de Pierre, 1822
31
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
Crédit photo : Pierre Baudier
La ligne de chemin de fer Paris-Bordeaux,
ouverte en 1852, s’arrêtait sur la rive droite
de la Garonne à la gare de La Bastide.
Pour passer sur l’autre rive, les voyageurs
devaient emprunter le Pont de Pierre en
s’acquittant du péage pour rejoindre par
exemple la gare du Midi afin de poursuivre
leur voyage en train jusqu’à Bayonne. Les
marchandises suivaient le même chemin
ou utilisaient des bacs. La société
ferroviaire Compagnie du Midi se
préoccupa de remédier à cette situation.
En 1857, un ingénieur de cette compagnie,
Stanislas de Roch-Tadoy, étudia le projet
d’un pont droit en treillis métallique en
forme de poutre continue de 500 m de long
en 7 travées de 60 m sur les rives et 5 de
77 m sur le fleuve. Gustave Eiffel, jeune
ingénieur de l’école Centrale, alors âgé de
26 ans fut responsable de l’exécution des
travaux. Le chantier fut terminé en moins
de 2 ans entre 1859 et 1860.
Ce
pont
métallique
baptisé
« La
Passerelle » par les Bordelais, était relié à
la gare Saint Jean par un viaduc dit de
Paludate sur la rive gauche. A cause de sa
vétusté ce viaduc fut démoli en 1938 et
remplacé par un ouvrage en béton armé
dont les travaux furent achevés après
guerre en 1946. Le long du pont lui-même
était installé un dispositif permettant le
passage de piétons mais il fut supprimé en
juillet 1981.
Le pont transbordeur, 1910
Pour dégager le Pont de Pierre qui
commençait à devenir insuffisant, un
entrepreneur – Ferdinant Arnodin –
proposa en 1897, la construction d’un
pont transbordeur. Ce genre d’ouvrage
permettait la circulation des grands
voiliers car il comportait de très hautes
structures pour y suspendre une travée
centrale.
En
1910,
les
travaux
commencèrent à l’extrémité du cours du
Médoc.
En 1914, les pylônes presque terminés
ne furent jamais achevés et furent
détruits par l’armée allemande en 1943.
La mode des ponts transbordeurs étant
vite passée, du fait de sa lenteur de
fonctionnement, le projet ne fut jamais
repris. Il est à noter que seulement 15
exemplaires de ce type d’ouvrage furent
édifiés dans le monde.
Projet de passage sous fluvial, 1950
Au début des années 1950, Jacques
Chaban Delmas, Député-Maire de
Bordeaux, consulte le service des Ponts
et Chaussées pour étudier un passage
sous fluvial en tunnel au droit du cours
du Médoc. La pose de deux tubes en
acier de 6 m de diamètre était prévue
dans le lit de marnes du fleuve. Les
avantages d’un tel ouvrage étaient
nombreux : pas de changement d’aspect
du fleuve, desserte des deux rives dans
un
secteur
de
circulation
particulièrement chargé et libre passage
des navires de fort tonnage jusqu’au
Pont de Pierre.
A l’époque, les inconvénients étaient
surtout d’ordre technique et économique
(le passage sous fluvial aurait coûté 1/3
de plus que le pont d’Aquitaine).
Finalement, le projet fut abandonné au
profit du pont d’Aquitaine. Aujourd’hui,
grâce à l’expérience acquise en matière
de tunnel avec le creusement du tunnel
sous la Manche, ce projet pourrait être
réactualisé pour le passage notamment
des transports en commun.
Dossier pédagogique
La Passerelle, 1860
32
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
Pont d’Aquitaine, 1967
Crédit photo : Pierre Baudier
Crédit photo : Pierre Baudier
Le pont d’Aquitaine ne détournant du pont
de Pierre que de 15 à 20% du trafic, la
construction d’un 3ème pont sur la
Garonne fut décidée au début des années
60. Le trafic du Port Autonome de
Bordeaux interdit de placer l’ouvrage en
aval du pont de Pierre. Le site choisi au
droit de la rue de Saget offre le plus de
commodités pour le trafic routier.
En 1961, le choix se porte sur un pont en
béton précontraint de 473 m de long,
portant un tablier de 6 travées continues
reposant sur 5 piles triples qui s’alignent
sur celles de la Passerelle située 160 m
en aval pour ne pas gêner la circulation
fluviale.
Les travaux débutent en avril 1963. La
direction est confiée à M. Teyssandier,
ingénieur des Ponts et Chaussées. Les
poutres
caissons
coffrées
en
précontrainte par travées équilibrées sont
creuses et permettent le passage des
réseaux d’eau, de gaz et d’électricité. La
dalle de 373 m de long est réalisée sans
joints de dilatation sauf aux extrêmités. La
hauteur du pont est de 11,30 m aux
basses eaux.
Les piles ont été construites depuis un
ponton flottant, les matériaux – béton,
acier, coffrages – ont été amenés depuis
les berges par un téléphérique. Au total,
184 000 m3 de béton et 1 270 tonnes
d’acier seront utilisés.
En 1956, la nécessité de construire un
nouveau passage du fleuve s’est imposé
devant les problèmes de circulation
automobile. L’implantation du pont en
aval de la ville a été reconnue la plus apte
à améliorer les liaisons entre Bordeaux et
les zones industrielles de Bassens et
d’Ambes.
Le pont d’Aquitaine est un pont suspendu
de 679,75 m de longueur à 3 travées de
143 m, 393,75 m et 143 m. Le tablier de
20 m de large est à la hauteur de 53 m
au-dessus du fleuve permettant ainsi le
maintien de l'essentiel du trafic maritime.
Chaque câble porteur en acier, continu
d’un ancrage à l’autre, mesure 740 m de
longueur et pèse environ 1 018 kg le
mètre. Les massifs d’ancrage du câble
pèsent environ 37 000 tonnes chacun.
Les pylônes en béton armé mesurent
103 m de haut au-dessus de leurs
fondations et ont une épaisseur constante
de 4 m. La fondation de ces pylônes
descend à plus de 30 m dans les
sédiments du fleuve.
Le pont d’Aquitaine a été inauguré le 6
mai 1967. A l'origine ce pont avait deux
pistes cyclables et était accessible aux
piétons ce qui n'est plus le cas
aujourd'hui.
30 ans plus tard, en 1997, le trafic routier
augmentant sans cesse sur cet axe, le
pont d'Aquitaine était devenu trop étroit et
l'ouvrage accusait le poids des ans. Il
devenait urgent de le remettre en état.
Au début des années 2000, des travaux
de grande envergure (remplacement des
câbles porteurs) ont été entrepris
entraînant sa fermeture à de multiples
reprises.
Dossier pédagogique
Pont Saint Jean, 1965
33
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
Fréquentations
- 1964 – 1965
Pont de Pierre
véhicules/jour.
seul,
64
000
- juillet 1967
Pont de Pierre, 49 078 véhicules/jour.
Pont d’Aquitaine, 13 655 véhicules/jour.
Pont Saint Jean, 25 571 véhicules/jour.
Crédit photo : Pierre Baudier
Le cerclage de la ville de Bordeaux par une
rocade de 45 km a été terminé par la
réalisation du pont d’Arcins mis en
circulation le 7 décembre 1993.
Le pont d’Arcins comprend deux tabliers
semblables et parallèles de 642 m de long
et 14 m de large pour chacun. Le tablier est
posé sur une poutre en caisson
d’épaisseur variable (3 m au centre et 6 m
aux appuis), formant un arc de cercle.
Cette poutre est préfabriquée avec 209
voussoirs en béton précontraint (alors que
les voussoirs du pont Saint Jean sont
coulés sur place). Le chantier de
préfabrication était installé sur la rive droite
et les éléments étaient transportés jusqu’à
la berge avec un pont roulant de 150
tonnes. Les voussoirs étaient ensuite
chargés sur une barge spécialement
remorquée depuis la Hollande et munie
d’une grue pour les présenter précisément
sur la partie du pont déjà en place. Ainsi
après la pose du voussoir de pile, sont
montés de part et d’autre les fléaux en
extension, c’est-à-dire en équilibre à droite
et à gauche jusqu’à la fermeture centrale.
L’ouvrage comprend ainsi 5 travées de
102 m et 2 travées de rive de 63 et 65 m.
Les 6 doubles piles ont été construites à
l’intérieur d’un caisson constitué de
planches étanches. Chacune d’elles
reposent sur 4 pieux de 2 m de diamètre et
de 9 à 18 m de longueur (ancrage dans les
marnes du lit de la Garonne).
- juillet 1980
Pont de Pierre, 62 087 véhicules/jour.
Pont d’Aquitaine, 54 757 véhicules/jour.
Pont Saint Jean, 50 259 véhicules/jour.
- 1992
Pont de Pierre, 6 000 véhicules/h dans
chaque sens.
Pont d’Aquitaine, 8 700 véhicules/h dans
chaque sens.
Pont Saint Jean, 7 000 véhicules/h dans
chaque sens.
Le franchissement de la Garonne reste
un souci majeur pour les acteurs
politiques et économiques de la ville de
Bordeaux et de la Région. Le problème
du passage du fleuve n’est pas
complètement résolu pour le moment.
Pour preuve, bien que le nouveau pont
Bacalan – Bastide est en construction,
une nouvelle concertation publique pour
le franchissement de la Garonne entre le
pont Saint-Jean et le pont François
Mitterrand,
franchissement
JeanJacques Bosc, a eu lieu 11 décembre
2010.
Dossier pédagogique
Pont d’Arcins ou Pont François Mitterrand,
1993
34
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
35
En 1999, sous la présidence d’Alain
Juppé, la décision de la création d’un
franchissement Bacalan – Bastide dans le
prolongement de la rue Lucien Faure a
été prise et la concertation ouverte.
Après
des
études
comparatives
tunnel/pont en 2000, le choix d’un pont
levant a été fait pour permettre de
préserver les trafics maritime, fluvial et
événementiel.
Il existe déjà un pont levant de ce type en
France, le pont Gustave Flaubert de
Rouen, inauguré le 3 juillet 2008.
Le 28 juin 2007, l’Organisation des
Nations unies pour l'éducation, la science
et la culture (Unesco) a inscrit Bordeaux,
Port de la Lune, sur la liste du Patrimoine
mondial au titre d’Ensemble urbain
exceptionnel. Le pont Bacalan – Bastide
étant dans la zone labellisée, il ne fait pas
l’unanimité et doit tenir compte des
recommandations de l’Unesco. Suite à la
lecture du compte-rendu de l’Unesco,
quelques modifications sont apportées au
projet : abaissement de la hauteur des
piliers, inversion de la flèche de ces
mêmes piliers et peut-être suppression
des arbres des îlots de protection. Les
travaux sont votés et débutent en octobre
2009.
C'est le groupe GTM/Vinci qui a en
charge la réalisation de l'ouvrage en 3
ans pour un budget de 145,8 M€ TTC
(budget au 01/2008). La répartition de ce
budget est la suivante :
-
94,27 M€ pour la Communauté
Urbaine de Bordeaux,
-
18,29 M€ pour l’Etat,
-
18 M€ pour le Département
-
et 15,24 M€ pour la Région
Aquitaine.
Ce nouveau pont doit-être accessible :
-
aux voitures : une chaussée de 2 x
2 voies,
-
aux
transports
en
commun
(tramway, bus) : 2 voies en site
propre,
-
aux vélos : une piste cyclable de
chaque côté du tablier du pont,
-
et aux piétons : un trottoir de
chaque côté du tabler (à l’extérieur
des tours de levage).
Les pistes cyclables et piétonnes sont
séparées de la circulation routière offrant
un cheminement sécurisé, et confortable.
Caractéristiques du pont :
-
Longueur : 433 m.
-
Largeur : de 32 à 45 m suivant les
sections.
-
Travée
levante
en
caisson
métallique profilé de 2600 t, 120 m
de longueur (passe navigable de
106 m de large) et 45 m de
largeur.
-
Système de levage à 4 pylônes de
77 m de haut au-dessus du niveau
des plus hautes eaux du fleuve.
Ces 4 tours implantées dans le lit
du fleuve mesurent 81 m de
hauteur et reposent sur des
embases oblongues de 44 m de
long, 18 m de large et 18 m de
haut. Fonctionnement de ce
système identique à celui d’un
ascenseur avec un système de
câbles et de poulies de levage
dans chacune des tours animées
par un contrepoids de 600 t.
Dossier pédagogique
Pont Bacalan – Bastide
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
Gabions de défense des 4
pylônes, en béton armé de 18 m
de diamètre cloués au sol et les
embases
des
tours
seront
stabilisés par des pieux en béton
armé de 1,60 m de diamètre et
20 m de profondeur.
-
Travées d’accès en ossature mixte
acier-béton.
-
Poste de commande installé sur la
rive droite de la Garonne.
Le pont pourra se lever jusqu’à 53 m audessus des plus hautes eaux de la
Garonne.
99% du temps, la travée levante restera
en position basse. Il faudra en tout 1h30
pour laisser passer un navire de grand
gabarit, répartie de la façon suivante :
-
½ h avant et après pour sécuriser
et évacuer le tablier de tous les
usagers,
-
10 min pour lever et 10 min pour
baisser la travée mobile,
-
5 à 10 min pour le franchissement
du pont par le bateau.
En cas de panne, la travée levante doit
pouvoir redescendre par son seul poids.
Et en cas de choc extrême, les gabions
de défense peuvent être endommagés
sans que l’ouvrage ne bouge.
Le poste de commande ainsi que les
pylônes seront ouverts au public pour des
visites accompagnées.
Le coût de l’exploitation global du pont est
estimé à 1M€/an dont 0,1 M€ pour les
manœuvres, 0,4 M€ pour l’entretien
courant et 0,5 M€ pour les interventions
de gros entretien.
Dossier pédagogique
-
36
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
37
Les 8 étapes du chantier :
Étape 1
Estacades
- Novembre 2009 : début de la
réalisation de l’estacade côté rive
droite [ achèvement juin 2010 ].
-
Octobre 2010 : début de la
réalisation de l’estacade côté rive
gauche [ achèvement décembre
2010 ].
Étape 2
Préfabrication des embases et des îlots
de protection.
- Novembre 2009 : début de la
préfabrication des embases dans
la forme de radoub à Bassens.
Étape 3
Remorquage, pose et mise en place des
fondations des embases et des îlots de
protection sur le site du pont.
- Juin 2010 : transferts par flottaison
depuis Bassens de l’embase et
des deux îlots de protection,
échoués à leur emplacement
définitif, rive droite.
-
Janvier 2011 : même opération
rive Gauche.
Étape 4
Fondation sur pieux des embases,
montage des grues à tours et réalisation
des piles des travées fixes à l’intérieur
des batardeaux. Fin 2010-2011.
Étape 5
Réalisation et pose des éléments de
travées fixes.
- Janvier 2010 : préparation pour
assemblage des travées par
l’entreprise Cimolai (Italie).
-
Juin 2011 : transfert maritime et
mise en place des travées fixes,
constituant le tablier du pont, sur la
rive droite.
-
Novembre 2011 : mise en place
des travées fixes, rive gauche.
Étape 6
Réalisation des pylônes et bétonnage de
la dalle des travées fixes.
Étape 7
Mise en place des mécanismes de levage
à l’intérieur des pylônes, réalisation des
équipements du tablier et démontage des
estacades. Début été 2012.
Étape 8
Mise en place de la travée levante. Début
été 2012.
Le chantier est visible en direct grâce
à une webcam.
http://www.lacub.fr/pont-bacalan-bastide/lechantier
La mise en service du pont est prévue
pour la fin de l’année 2012.
Dossier pédagogique
Le chantier
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
38
Les ponts les plus longs
1. Grand viaduc de Weinan Weihe,
longueur 79 732 m, fini en 2010,
Chine.
2. Bang Na Expressway, longueur
54 000 m, plus long viaduc
terrestre, fini en 2001, Thaïlande.
3. Lake Pontchartrain Causeway,
plus long pont franchissant une
voie d'eau, longueur 38 422 m, fini
en 1956, Etats-Unis.
Les ponts les plus larges
1. Zakim Bunker Hill Bridge, largeur
55,7 m, fini en 2003, Boston, EtatsUnis.
2. Pont de Sydney,
largeur 48,8 m, fini en 1932,
Sydney, Australie.
Autres ponts remarquables
Pont de Brooklyn
Pont
suspendu,
construction
de
1869
à
1883,
New-York, EtatsUnis.
Tower Bridge
Pont
basculant,
construit entre 18861894, à Londres,
Royaume-Uni.
Golden Gate
Pont
suspendu
construit en 1933,
Californie, EtatsUnis.
Ponte Vecchio
Pont en arcs datant
de l’époque romaine
et
reconstruit
en
pierre
en
1345,
Florence, Italie.
Les ponts les plus hauts
1. Viaduc de Millau, hauteur 343 m,
pont haubanné achevé en 2004,
Millau, France.
2. Pont de Sutong, hauteur 306 m,
pont haubanné achevé en 2008,
Suzhou / Nantong, Chine.
3. Pont du détroit d'Akashi, hauteur
298,30 m, pont suspendu, fini en
1998, Kōbe / Île d'Awaji, Japon.
Les ponts historiques
 Iron Bridge, le premier grand pont
métallique jamais construit, fini en
1779, Ironbridge, Angleterre.
 New Railroad Bridge, 1er pont à
haubans ferroviaire, achevé et ouvert
au trafic en 1979, joint les deux rives de
la Sava à Belgrade.
 Ting Kau Bridge, 1er pont à haubans
à 4 travées (3 pylônes), terminé en
1998, Hong Kong, Chine.
Erasmus Bridge
de Calatrava
Pont à haubans,
achevé en 1996 à
Rotterdam, PaysBas.
Forth Bridge
Pont
à
poutres
cantilever construit de
1882-1890,
Queensferry, Ecosse.
Pont du
millénaire
Pont
mobile
construit en 2001,
Gateshead,
Angleterre
Pont du Gard
Pont
à
voûtes,
aqueduc
romain,
construit en pierre au
1er siècle, Vers-Pontdu-Gard, France.
Dossier pédagogique
Quelques ponts remarquables
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
39
Un roman
 Naissance d'un pont - PRIX MEDICIS 2010, Broché de Maylis de Kérangal, Editions
Verticales, 316 pages, août 2010.
Ce livre part d'une ambition à la fois simple et folle : raconter la
construction d'un pont suspendu quelque part dans une Californie
imaginaire à partir des destins croisés d'une dizaine d'hommes et
femmes, tous employés du gigantesque chantier. Un romanfleuve, "à l'américaine", qui brasse des sensations et des rêves,
des paysages et des machines, des plans de carrière et des
classes sociales, des corps de métiers et des corps tout court.
Documentaire jeunesse
 Les ponts, Broché de Cathy Franco et Jacques Dayan, Editions Fleurus, Collection La
grande imagerie, 27 pages, mars 2009.
Les différents types de ponts : les ponts d'autrefois, quelques
grands ponts dans le monde, construction du Viaduc de Millau. Des
ponts originaux : pont en accordéon, pont qui pivote...
Cette collection est une véritable encyclopédie pour les enfants. Elle
privilégie des dessins réalistes et des textes courts mais précis, afin
d'être accessibles aux jeunes lecteurs. Ils pourront ainsi approfondir
leurs connaissances sur un thème et découvrir de nouveaux sujets
qui les passionneront.
Autres ouvrages grand public

Les Ponts de France : Rêves de pierre et d'eau de Jean Mesqui et Dominique
Repérant, Editions Edisud, Collection Edisud Patrimoine, octobre 2010.
Du fait de leur histoire parfois mouvementée, des légendes et
croyances populaires qui s’y attachent, de leur grande diversité, les
ponts sont bien plus qu’une construction utilitaire, nécessaire au
franchissement de rivières et de fleuves. S’appuyant sur ce substrat
légendaire, l’auteur nous fait remonter le temps et parcourir les
modes de construction et les usages édilitaires avec un véritable
talent de conteur, rehaussé par l’art du photographe.
Dossier pédagogique
Bibliographie
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
40
Train d union entre deux mondes, le pont est un point de tension
entre deux endroits identitaires. Libre, n’appartenant ni à une
terre ni à l’autre, il enfreint le paysage et défie la nature. Le pont
incarne à lui seul la volonté humaine de tisser des liens
économiques, nécessaires et vitaux entre les hommes. Symbole
de progrès et d’innovation, le pont, qui fut en bois puis en pierre,
démonstration anonyme de la solidité et la maîtrise des
techniques assimilées, devient avec le temps de plus en plus
aérien et fluide, défiant sans cesse les technologies de pointe.
Véritable acte esthétique, le pont, dont la création est désormais
revendiquée, pourrait aujourd’hui s’apparenter à une œuvre
d’art; c’est ce que ce livre par ses magnifiques photographies
propose au lecteur de découvrir.
 Les 500 plus beaux ponts de France, Broché de Serge Montens, Editions Christine
Bonneton, 275 pages, juillet 2009.
Qu'ils soient en pierre, en métal ou en béton, qu'ils datent de
l'occupation romaine, du Moyen Age ou du XXe siècle, qu'ils servent
d'aqueduc, de pont transbordeur ou de viaduc ferroviaire, les ponts
français constituent un patrimoine exceptionnel qui n'a sans doute
aucun équivalent dans le monde. Leur variété étonne, leur beauté
fascine, tous valent le détour.
 L'art des Ponts : Homo pontifex, Relié de Michel Serres, Editions le Pommier, 215
pages, novembre 2006.
" Je n'ai jamais rêvé que de ponts, écrit que d'eux, pensé que sur
ou sous eux ; je n'ai jamais aimé qu'eux. Ce livre sur les ponts finit
comme le livre de tous mes livres. " Michel Serres. Ce livre est un
hommage très personnel aux ponts de toutes natures, aussi bien
matériels qu'immatériels, qui relient les hommes les uns aux
autres. Un superbe cri d'amour, tant par la richesse
kaléidoscopique du propos que par la beauté des images qui
l'épousent. Tantôt amoureux transi, tantôt amant passionné,
Michel Serres déclare sa flamme aux ponts et nous entraîne sur
leurs tabliers, qu'ils soient de chair ou de métal, de pierre ou de
paroles. Une ode virevoltante, profonde et aérienne, qui nous
émerveille autant qu'elle nous enrichit.
Dossier pédagogique
 Les ouvrages d'Art : Les ponts, Relié de Parkstone, Editions Parkstone,
Collection Notre Planète, 192 pages, juin 2010.
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
41
Les " Ponts d'hier et d'aujourd'hui " ont été écrits, à l'intention du
grand public, pour relever le défi et combler cette lacune des
temps modernes. Depuis les ponts primitifs, en passant par les
Romains, le Moyen-Âge et la Renaissance, pour aboutir au
viaduc de Millau, l'évolution des techniques est passée en revue,
sans oublier, bien sûr, le côté esthétique. Cette grande aventure,
où les ingénieurs sont constamment aux prises avec les
éléments, n'est pas seulement illustrée par de nombreuses
photos, depuis les ponts primitifs jusqu'au viaduc de Millau. Pour
chaque innovation, des croquis explicatifs originaux permettent
de découvrir, de façon simple, les principes de fonctionnement.
De l'avis de tous ceux qui l'ont déjà lu, ce livre amène à voir les
ponts autrement...
 Les ponts, Relié de Giorgio Faraggiana et Angia Sassi Perino,
Collection Perspectives, 184 pages, septembre 2004.
Editions Gründ,
A la fois ouvrages d'art et nécessités de communications, les
ponts tout en faisant partie de notre environnement transforment
les paysages dans lesquels ils s'insèrent. Par leur caractère
symbolique, ils sont l'expression de la culture d'une société, et font
l'objet à la fois d'innovations et de traditions architecturales.
Depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, cet ouvrage vous propose
quelques uns des plus beaux exemples de ces édifices à travers
le monde. Parfois extrêmement complexes dans leur conception
technologique, comme ce pont pliant à Kiel, parfois agrémentés
d'une profusion de décorations, comme le pont Alexandre III à
Paris, des ponts de pierre aux ponts suspendus, ils sont tous
représentatifs de leur époque et des civilisations qui les ont
conçus.
 Comportement au vent des ponts, Broché d’un Collectif d’auteurs sous la direction de
Christian Cremona et de Jean-Claude Foucriat, Editions Presses de l'École Nationale des
Ponts et Chaussées, Collection Livres Ponts et Chaussées, 496 pages, octobre 2002.
Peu d'ouvrages généraux existent pour décrire la chaîne complète
de calcul de la tenue au vent des ponts. L'objectif de ce livre est
donc de combler ce manque en fournissant aux ingénieurs de
bureaux d'études, aux maîtres d'œuvre et aux spécialistes du vent
non seulement les principes de base de climatologie,
d'aérodynamique et d'aéroélasticité, de calcul de la réponse
dynamique, mais aussi les possibilités de contre-mesures
applicables aux phénomènes aérodynamiques pour les atténuer ou
les faire disparaître.
Dossier pédagogique
 Les ponts d'hier et d'aujourd'hui, Relié de Jean-Marie Savet, et préface de Michel
Virlogeux, Alain Journeault et Simone Claude, Editions Mae-Erti, 132 pages, avril 2006.
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
42
Ce livre est le premier d'une série consacrée à la conception et à
la construction des ponts. Pour des raisons didactiques évidentes,
il traite différents sujets à travers des chapitres distincts :
généralités, données naturelles et fonctionnelles, équipements,
fondations, appuis (piles et culées) et ouvrages de petite et
moyenne importance, en béton armé ou précontraint.
Il s'attache également à décrire de manière détaillée le contexte
des règles techniques actuellement applicables en matière de
calcul structural ainsi que le futur cadre normatif européen. Il est
principalement destiné aux élèves des Grandes Ecoles et
universités dispensant des enseignements spécialisés de génie
civil, aux ingénieurs débutants et aux ingénieurs non spécialisés,
appelés, par leurs fonctions, à jouer un rôle dans la construction
de ponts.
 Ponts, Relié de Bennet, Editions Eyrolles, 232 pages, avril 2000.
Jeté entre deux rives, le pont est un élément essentiel de la
communication entre les hommes.
Ce livre raconte l'histoire de ponts, de l'Antiquité à nos jours :
ceux parmi les plus impressionnants sur le plan technique ou
celui de la construction, ou ceux qui ont eu une fin
désastreuse.
L'auteur explique, photos et schémas à l'appui, les techniques
novatrices qui ont permis de défier la nature.
 Conception des ponts, Broché de Anne Bernard-Gély, Editions Presses de l'École
Nationale des Ponts et Chaussées, Collection Cours de l'École nationale des Ponts et
Chaussées, 359 pages, octobre 1994.
Dossier pédagogique
 Projet et construction des ponts, 2e édition. Généralités, fondations, appuis,
ouvrages, ouvrages courants, Broché de Jean-Armand Calgaro, Editions Presses de
l'École Nationale des Ponts et Chaussées, 464 pages, 6 décembre 2000.
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
43
Les ponts
 http://fr.structurae.de/structures/stype/index.cfm?id=1
 http://www.planete-tp.com/rubrique.php3?id_rubrique=11
 http://www.timbresponts.fr/types_de_ponts_schemas.htm
Les ponts de Bordeaux
 http://ecoles33.ac-bordeaux.fr/merignac-afrance/sites/wdeseleves/pontsdebordeaux/
 http://www.33-bordeaux.com/ponts-de-bordeaux.htm
 http://www.bordeaux.fr/ebx/portals/ebx.portal?_nfpb=true&_pageLabel=pgPresStand8&
classofcontent=presentationStandard&id=8912
 http://www.art-et-histoire.com/index4o.php?segreap.php?cb=Bordeaux
 http://www.lexpress.fr/region/8-les-ponts_480573.html
 http://www.cestenfrance.net/art/Cat%C3%A9gorie:Bordeaux
 http://www.lacub.com/grands-projets/pont-bacalan-bastide
 http://www.lacub.com/grands-projets/franchissement-jj-bosc
Les ponts mobiles
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Pont_mobile
 http://www.eurodim-sa.fr/fr/ponts-mobiles.html
Les ponts remarquables
 http://xxi.ac-reims.fr/pf-sciences/article.php3?id_article=138
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_ponts_remarquables
 http://www.alyon.asso.fr/generale/geographie/plus_grands/
Autres sites
 http://www.banque-france.fr/fr/instit/billets/histeuro/euro_pt/billetspont.htm#
Dossier pédagogique
Sites internet
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
44
Les ponts de Bordeaux
Niveau : Cycle 3 – 6ème, 5ème
Thème : Les ponts de Bordeaux
Durée : 45 minutes
Objectifs
-
Géographie : Décrire et comprendre comment les hommes aménagent leurs
territoires.
-
Technologie : les matériaux utilisés, l’évolution de l’objet technique.
Matériel
-
Tableau à remplir (p.3).
-
Photos (p. 2).
-
Etiquettes-réponses avec : nom des ouvrages, année de mis en service, type de pont,
matériaux de construction, dimensions et particularités (p.4).
Déroulement
1. Demander aux élèves s’ils connaissent le nom des différents ponts de
Bordeaux. Les noter au tableau.
2. Donner les photos à chaque élève.
Consigne : « Attribue à chaque photo le nom du pont qui lui correspond. »
3. Distribuer le tableau p.3 à remplir avec les étiquettes-réponses.
Consigne : « Remplis le tableau suivant avec ces étiquettes-réponses. »
Variante : Distribuer le tableau p.3 sans les étiquettes-réponses et demander
aux élèves (par groupe de 2) de faire des recherches documentaires à partir de
livres ou sur internet pour le compléter.
Prolongement :
-
Le 20ème siècle et notre époque : Architecture : ouvrages d’art. les ponts dans le
monde, les records.
Dossier pédagogique
Activité classe
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
N°2
N°3
N°4
N°5
Dossier pédagogique
N°1
45
ANNEE DE MISE
EN SERVICE
TYPE DE PONT
MATERIAUX DE
CONSTRUCTION
DIMENSIONS,
PARTICULARITES
N° PHOTO
Dossier pédagogique
NOM DE L’OUVRAGE
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
Les ponts de Bordeaux
46
Les ponts de Bordeaux – correction
1860
1965
1967
1993
PONT SAINT-JEAN
PONT D’AQUITAINE
PONT D’ARCINS
1822
PASSERELLE
PONT DE PIERRE
ANNEE DE MISE
EN SERVICE
Pont poutre
Pont suspendu
Pont poutre
Pont poutre en
treillis
Pont en arches
TYPE DE PONT
Béton précontraint
Acier et béton
Béton précontraint
1
3
5
4
Longueur : 473 m
5 piles triples
Poutre en caisson
Longueur : 679 m
Pylône : 103 m
Massifs d’ancrage :
37 000 tonnes
Longueur : 642 m
6 piles doubles
Montage en fléaux
par extension
2
N° PHOTO
Longueur : 500 m
Travaux : G. Eiffel
Pont ferroviaire
Longueur : 468 m
17 arches
Pierre de
Frontenac,
briquettes
Fer
DIMENSIONS,
PARTICULARITES
MATERIAUX DE
CONSTRUCTION
Dossier pédagogique
NOM DE L’OUVRAGE
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
47
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
48
Les différents types de ponts
Niveau : Cycle 3 – Collège
Thème : Les différents types de ponts
Durée : 45 minutes
Objectifs
-
Histoire des arts
o Le 20ème siècle et notre époque : architecture, les ouvrages d’art.
-
Sciences expérimentales et technologie
o Les objets techniques : leviers, balances et équilibres.
Matériel
-
Fiches pages 2 à 6
Déroulement
1. Reconnaître et classer les différents types de ponts : ponts en poutre, ponts en arc ou
ponts à câbles ( photos p.3).
2. Légender les schémas des ponts (p.4 à 6) et représenter par des flèches les forces
d’appui du pont sur ses supports.
Prolongement :
-
Le 20ème siècle et notre époque : les ponts dans le monde, les records.
Dossier pédagogique
Activité classe
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
49
Dossier pédagogique
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
50
Pont en poutre
Dossier pédagogique
Consigne :
Légender le schéma du pont avec les mots suivant : fondations, pile, culée, tablier
remblai, joint de dilatation, appareils d’appuis.
Représenter par des flèches les forces d’appui du pont sur ses supports.
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
Pont en arc à tablier supérieur
Dossier pédagogique
Consigne :
Légender le schéma du pont avec les mots suivant : arche principale, tablier, culée,
piles de support.
Représenter par des flèches les forces d’appui du pont sur ses supports.
51
S
SE
EC
CR
RE
ET
TS
SD
DE
EP
PO
ON
NT
TS
S
Pont suspendu
Dossier pédagogique
Consigne :
Légender le schéma du pont avec les mots suivant : massif d’ancrage tablier, câble
porteur, culée, suspente, pylône, fondations.
Représenter par des flèches les forces exercées sur le câble porteur.
52