Habitat troglodytique
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Habitat troglodytique
Typolog ie : Habitat troglodytique Pays : Espagne CON TENU DE LA FICHE Synthèse Groupe analytique de la typologie Formes de la typologie Inventaire des typologies du pays État actuel de vitalité et conservation Processus de transformation Capacité pour être réhabilité Bibliographie SYNTHESE On peut dire que le long de l'espace méditerranéen espagnol, que se soit continental ou insulaire, l'habitat troglodytique a laissé des traces (pensons par exemple à l'héritage préhistorique qui a permis l'inscription de l'arc méditerranéen de la Péninsule ibérique sur la liste du patrimoine mondial de l'art rupestre), bien que ce soit sur l'arc méridional que la présence de la maison troglodytique s'étale de façon plus nombreuse et plus spectaculaire, et que des exemples importants puissent être repérés en pleine zone centrale sur l'arc septentrional, comme c'est le cas de Paterna (qui a hélas souffert il y a quelques années d'une opération de rénov ation malheureuse) à Valence ou, en pleine articulation des deux arcs, comme c'est le cas pour Murcie. En tout cas, si l'on tient compte de la v italité actuelle, v oire même des opérations programmées de réhabilitation de ce type d'habitat, et de leur nombre, on peut dire que c'est en Andalousie que l'on retrouve les ensembles les plus importants et toutes sortes de variantes avec plus ou moins de présence. Sur l'espace méditerranéen espagnol, trois grands groupes de maisons troglodytiques ont eu (et selon les cas, ont encore) une présence importante : La maison creusée à l’horizontale et ne présentant en façade, dans le schéma le plus simple, que l'entrée (souv ent une petite fenêtre, parfois jusqu'à deux, et rarement trois) et la cheminée en hauteur, émergeant du terrain naturel. La maison s'organisant autour d'un patio / puits d'où partent les chambres creusées à l’horizontale. La maison qui profite de grottes naturelles sur des pentes, ou qui les creuse en prof itant de l'alternance de strates friables et dures, et les referme en constituant souv ent un simple plan de façade, parfois comportant des avancées. e e e Si au X siècle cet habitat troglodytique pouv ait être considéré comme plutôt épars, à partir du XVII et surtout du XVIII , on peut parler de cet habitat en tant qu'habitat groupé qui génère son urbanisme spécif ique. À titre d'exemple, il existait, à cette dernière époque, un nombre supérieur à 800 maisons sur le seul site de Guadix (Grenade), et elles représentaient plus de 60 % du total e des maisons du site au XIX siècle et jusqu'il y a juste quelques décennies. Ce type d'in-construction ne se limite pas au logement : il y a de nombreux exemples où, de f açon indépendante et spécif ique, ces espaces souterrains sont conçus et aménagés pour la conservation des aliments, en particulier le v in, mais aussi des fromages, etc. Parfois, sur les pentes des collines, on profite des grottes simples et légères ou d’étroites terrasses f ormées par la friabilité de certaines strates, comme surface de séchage des f ruits, que l'on f erme seulement latéralement, ce qui est suffisant pour en empêcher l'entrée (il y a des exemples au sud de Tarragone). GROUPE ANALY TIQUE DE LA TYPOLOGIE Rural Groupé Fixe Év olutif / déf initif Permanent « Debout » Moy en / bas Compacte / complexe (Milieu) (Implantation) (Caractère) (Origine) (Usage) (Culture) (Niveau économique) (Morphologie) FOR MES DE LA TYPOL OGIE 1. Habitat excav é En galerie (Borja, Saragosse) 2. Habitat en grotte En puits (Beni mamet, Val enc e) (Setenil, Cádiz) INVENTAIRE DES TYPOLOGIES DU PAYS Habitat troglodytique Habitat en montagne groupé Habitat léger Habitat élémentaire épars Habitat en plaine et colline groupé Habitat consolidé compacte / complexe épars Habitat sur la côte groupé (littoral) Ce projet est financé par le programm e M EDA de l'Union E uropéenne. Les opinions exprim ées dans le présent docum ent ne reflèt ent pas nécessairem ent la posit ion de l'Union Européenne ou de ses E tats m em bres. 1/12 Habitat excav é (en ga leri e) H a b i t a t e x c a v é ( en g a l er i e ) FOR MES DE LA TYPOL OGIE Implantation Ce type d’habitat peut être repéré dans les régions où les caractéristiques topographiques et morphologiques du terrain le permettent, et il abonde dans les terrains tertiaires f aits de conglomérats, les terrains sableux et argileux qui facilitent l’excav ation de logements souterrains qui possèdent d’importantes qualités bioclimatiques. On en trouve des exemples dans différentes zones de la géographie, bien que ce soit dans les provinces de Grenade et d’Almería, où ils acquièrent une plus grande signif ication. Il s’agit d’un modèle de logement qui abonde sur les grands plateaux de Guadix et de Baza, dans de v astes secteurs de la région de Huéscar, ainsi que dans certaines localités des v allées d’Almanzora et d’Andarax. Les implantations de grottes habitées ont en général un caractère différencié par rapport au noy au de la localité à laquelle elles appartiennent ; elles ref lètent, dans leur organisation fonctionnelle, le mode de vie de l’env ironnement rural. Cependant, la première source systématique localisée est le cadastre du marquis de l’Ensenada, qui au milieu du e XVIII siècle recueille une importante liste de grottes dans les localités de la région d’Almería de Vera, de Cuevas de Almanzora, de Gádor et de Rioja. Habitat excav é, Aus ejo (Soria) Usage/activité asso ciée La grotte est un habitat lié pour l’essentiel à une économie agraire. Datation Habitati ons tr oglodytiques de l a provi nce de Grenade. Coupe Intérieur d’une habitati on troglodytique à Borja (provinc e de Saragosse) Altitude De 500 à 1000 m. Orientation Principalement, au sud. Surface au sol 2 De 30 à 80 m environ. Surface du logem ent 2 De 30 à 160 m env iron. ±0 Il existe des traces de l’existence des grottes dans la Péninsule depuis l’époque préhistorique et on sait que ce ty pe d’habitation était utilisé dans la région à l’époque islamique étant donné que la localité actuelle de Cuev as de Almanzora était déjà connue sous ce nom (cueva en espagnol v oulant dire grotte). Cependant, les textes hispanomusulmans ne f ont pas d’allusions claires à l’existence de grottes au sudest de la Péninsule. Les premières réf érences écrites apparaissent à l’époque chrétienne, dans les archiv es des minutiers notariaux de Guadix, postérieurs à 1498, lorsque les nouv eaux Chrétiens « […] souhaitant se creuser une grotte, recherchaient des maçons musulmans ». Au cours du sy node des diocèses de Guadix et de Baza de 1554, on met l’accent sur la nécessité de prendre soin spirituellement des habitants des grottes qui existaient dans les v ieux quartiers musulmans. Dans les livres d’arpentage et de répartition postérieurs à 1570, et dans le cas de la prov ince d’Almería, rares sont les références aux grottes. Nombre d’étages RC / RC+1 Nombre de logements Un. Nombre de familles Une. 1. Chambre 2. Cuisine 3. Basse-cours Nombre mo yen d e m embres par f amille 5-8. Borja (Aragón) Ce projet est financé par le programm e M EDA de l'Union E uropéenne. Les opinions exprim ées dans le présent docum ent ne reflèt ent pas nécessairem ent la posit ion de l'Union Européenne ou de ses E tats m em bres. 2/12 Habitat excav é (en ga leri e) Schém a fonctionnel Lorsque l’emplacement présente de petits monticules ou des collines, les ramblas et les canaux d’écoulement des pluies qui structurent ces élévations assument et organisent le réseau des v oies de circulation. Les chemins qui donnent accès aux grottes, en f onction de la topographie, s’alignent le long des rues ou bien regroupent leurs accès autour d’un espace libre commun, la placeta. Si la superf icie du monticule n’est pas très importante, la grotte peut le trav erser de part en part dans le sens horizontal, ce qui permet d’obtenir la lumière et la ventilation croisée. La grotte répond à une structure organique qui permet la croissance progressive du logement. Les différentes dépendances ont un plan rectangulaire et communiquent entre elles par de petits passages généralement sans porte dans les modèles traditionnels (l’ouv erture est en général obturée par un rideau, bien qu’en f onction du niv eau économique des habitants, ce dernier puisse être substitué par une porte, voire par un panneau de verre). Lorsque l’on pénètre dans le logement, la première pièce que l’on trouv e est la cuisine-salle de séjour où se trouve la cheminée. Les chambres se trouvent dans les pièces intérieures. Il existe des différences dans les typologies : dans certains cas, les pièces sont creusées parallèlement à la façade pour faciliter l’éclairage et la v entilation depuis l’extérieur ; d’autres f ois, elles sont développées en prof ondeur, et sont alignées av ec la porte principale, ce qui permet l’entrée de la lumière à l’intérieur des pièces situées au fond. La déf inition f ondamentale du logement est complétée sur la placeta extérieure, où se produit la plus grande partie de l’activité domestique quotidienne, et qui se comporte comme le domaine de connexions entre l’espace public et l’espace priv é. Le modèle répond à des schémas sociaux de caractère communautaire, habituels entre les habitants de ces implantations. Habitati on tr oglodytique de l a provi nce de Grenade. Guadix (Grenade) Murs Le terrain lui-même constitue les murs de ce logement. Ossature Plaf ond de forme conique, voûté ou plan (lorsqu’il y a des strates dures), dépendant des caractéristiques du terrain. Couverture Le terrain lui-même est imperméable. Vue des habitations trogl odytiques de Borja (Saragoss e) Revêtements de finition Normalement, la façade est faite en pierre, en brique ou en bloc de béton, et elle protége le terrain de l’érosion ; par ailleurs, elle permet de rapprocher, quant à l’aspect, l’image de la grotte et celle de la maison. Dans certains parements intérieurs, on peut encore apprécier la texture rugueuse laissée par le trav ail de la pioche, bien que la tendance ait consisté à régulariser les panneaux à l’aide du plâtre puis de la chaux (qui permet de prof iter davantage de la lumière et est plus hy giénique). L’extérieur peut apparaître sans aucun traitement, un plan simplement chaulé jusqu’au terrain, ou, de manière plus élaborée, on aura construit un mur de contention qui constitue la façade et qui est terminé par un parapet et un f aux auv ent recouv ert de tuile. Ouvertures et saillies en façade La f açade présente en général peu d’ouv ertures, afin de maintenir les excellentes conditions thermiques de la grotte. Très souv ent, il n’y a que deux trous, correspondant l’un à la porte d’accès de la pièce centrale et l’autre à la f enêtre de la chambre (bien que communiquant à l’intérieur, ces pièces ont en général des entrées indépendantes à l’extérieur). La porte d’accès au logement, que l’on voit traditionnellement divisée en deux parties, permettait de maintenir f ermée la partie inf érieure pour empêcher l’accès des personnes et des animaux, maintenant ouv erte la partie supérieure pour l’éclairage et la v entilation naturels de l’intérieur de la grotte. Chambre d’une habitation troglody tique de Borja (Saragoss e) Systèm es traditionnels de conditionnement de l’air La v entilation est effectuée grâce à la circulation de l’air entre les ouvertures sur l’extérieur et la cheminée située à l’intérieur, qui sont les pièces qui constituent l’élément formel le plus caractéristique de ces implantations. Systèm es d’approvisionnem ent en eau potable La majorité des grottes disposent actuellement de l’adduction d’eau. Systèm es d’évacu ation des eaux u sées La majorité des grottes disposent actuellement d’une connexion au tout-à-l’égout. Guadix (Grenade) Ce projet est financé par le programm e M EDA de l'Union E uropéenne. Les opinions exprim ées dans le présent docum ent ne reflèt ent pas nécessairem ent la posit ion de l'Union Européenne ou de ses E tats m em bres. 3/12 Habitat excav é (en ga leri e) ETA T AC TUEL DE VITALI TE E T C ONSERVATI ON Le phénomène croissant du tourisme rural a permis la mise en valeur de ce modèle de logement. Un nombre important de réhabilitations de grottes ont été réalisées av ec cet objectif ; toutefois, malgré l’importance qualitative de ces actions, leur intérêt n’est pas signif icatif si l’on considère la liste des grottes habitées comme première et unique résidence que l’on trouve dans certaines localités de notre secteur d’étude. Ces implantations sont situées dans des contextes socioculturels de ressources économiques réduites et, dans de nombreux cas, dans des conditions de marginalité, où malgré les efforts des administrations compétentes des actions de transformation de caractère spontané continuent à se poursuivre sans le moindre contrôle technique ou administratif. PROCESSUS DE TRANSFORMA TION Effet / Cause Transformations t ypologiqu es Volume • • • • • Au cours des dernières décennies, il s’est produit un processus de priv atisation et de clôture de la placeta extérieure et, par conséquent, une occupation partielle de celle-ci par des éléments construits, qui se situent en général adossés à la façade de la grotte et qui, dans certains cas, occupent l’entrée originale de celle-ci. Ceci entraîne le f ait que la croissance organique traditionnelle vers l’intérieur soit dans ce cas inv ersée, env ahissant la placeta et empêchant l’ensoleillement de la façade, ainsi que l’éclairage et la v entilation des pièces intérieures. Ces v olumes sont utilisés en général pour la cuisine, la salle de bains et, dans de nombreux cas, le garage ; les espaces intérieurs étant conserv és pour y dormir. Ces actions modifient substantiellement le paysage de l’habitat mais garantissent la permanence de son év olution. Façad es séparations L’usage de la cheminée traditionnelle est substantiellement modifié, qui en plus de permettre l’évacuation des fumées agissait aussi comme conduit d’air pour la ventilation forcée de la maison. La substitution de la cuisinière traditionnelle par des f ourneaux à gaz implique dans certains cas de f ermer la cheminée, ce qui porte préjudice à l’aération naturelle et augmente le degré d’humidité à l’intérieur de la grotte. Structure Dans les grottes, il n’y a pas de modif ications structurelles, les élargissements v ers l’extérieur sont réalisés av ec des techniques contemporaines. Organisation de l’esp ace Dans la grotte, il existait des dépendances qui étaient utilisées comme écurie ou étable ; celles-ci ont été intégrées à l’usage domestique et sont habituellement utilisées comme chambres. Le reste des pièces intérieures n’a subi aucune transformation importante du fait de la structure rigide de la grotte, sauf en ce qui concerne l’espace consacré à la cuisine, alors que la cheminée située dans la pièce principale était traditionnellement utilisée à cet effet. Actuellement, on a conservé une dépendance spécif ique pour y mettre un f ourneau à gaz, qui dispose habituellement d’une ventilation extérieure, ou on a construit un v olume indépendant situé sur la placeta. Le changement des coutumes sociales exige la modification de la f orme de v ie traditionnelle. Dans les ouvertures intérieures, il n’y av ait pas habituellement de porte entre les différentes pièces, seulement un rideau que l’on f ermait durant la nuit, ce qui permettait une v entilation continue et prolongée des pièces intérieures. Actuellement, il est fréquent d’installer des portes afin de garantir l’intimité des différentes pièces. Changement d’usage • Certaines grottes ont été destinées au logement du tourisme rural. Changement dans l’utilisation des m atériau x et d es techniques de construction Utilisés, vivants • • • • • • • • • En général, on peut considérer que le seul usage viv ant est celui de logement, du f ait que les transf ormations qui se produisent ont peu à voir avec le modèle original quant aux matériaux utilisés et à la technique d’exécution, à l’exception de situations singulières de réhabilitation publique ou priv ée. Peu utilisés, en d éclin La grotte disposait d’un sol de terre battue que l’on peut rencontrer aujourd’hui uniquement dans certains logements marginaux ou dans des espaces destinés au magasin ou aux animaux. Le chaulage extérieur et intérieur est encore une pratique habituelle dans certains cas, mais la tendance actuelle est le rev êtement des parements en plâtre ou en ciment. N’étant plus utilisés La grotte constitue un habitat encore en usage mais actuellement on ne construit plus de nouv eaux logements de ce type. Traditionnellement, il existait un métier spécif ique réalisé par les picadores qui étaient chargés de creuser les grottes. Actuellement, bien que le métier soit encore connu, on peut considérer qu’il est peu habituel de creuser une grotte, sauf pour de petits élargissements ou de petites transformations partielles afin d’adapter l’usage de la grotte au tourisme rural. Nouvelles in corporations Rev êtements des parements avec du mortier de ciment. Dallage intérieur av ec des carreaux de grès. Bas des murs en azulejos. Menuiserie métallique pour les portes et les f enêtres. Dallage extérieur avec des carreaux imperméables qui modifient les niv eaux phréatiques et empêchent le drainage naturel et la perméabilité des terrains annexes aux grottes, ce qui a une incidence négativ e sur les conditions d’humidité de l’intérieur des logements. Éviter l’ humidité des sols et des murs et améliorer les conditions d’ hygiène. En général, la plupart des actions prétendent transformer la grotte en une demeure conventionnelle de caractère plus urbain. Ce projet est financé par le programm e M EDA de l'Union E uropéenne. Les opinions exprim ées dans le présent docum ent ne reflèt ent pas nécessairem ent la posit ion de l'Union Européenne ou de ses E tats m em bres. 4/12 Habitat excav é (en ga leri e) CAPACITE POUR E TRE REHABILI TEE Asp ects d e la t ypologie Notation de 0 (très mauvaise) à 10 (exc ellente) • • • Capacité pour être vendue ou louée sur le marché immobilier Capacité pour s’adapter aux exigences f amiliales et sociales actuelles Capacité pour s’adapter aux exigences de conf ort actuel 2 1 3 Notation de 0 (insignifi ante) à 10 (très grande) • • • Difficulté technique pour la réhabiliter Difficulté administrativ e pour la réhabiliter Difficulté budgétaire (coût très élev é) pour la réhabiliter Habitati on tr oglodytique avec v olume ajouté (prov. de Grenade) 6 5 5 Barrièr es qui empêchent/provoquent que l’usager ne décid e pas de r éhabiliter Notation de 0 (ne représ ente pas une barrière) à 10 (représ ente une très i mportante barrière) • • • • • • • • • • • • • • Difficultés administratives Difficultés techniques importantes Dégradation irréversible du bâti Catalogage/protection du bâtiment Coût important de réhabilitation Absence d’aides économiques/subv entions Coût du projet et des autorisations Statut du bâti/location Inf lation des prix immobiliers Dégradation sociale (délinquance, etc.) Dégradation environnementale (absence d’inf rastructures minimales, etc.) Désir de changer ce bâti pour du bâti moderne Manque de sensibilisation/v alorisation de la part des usagers N’est pas jugé nécessaire (par l’usager) 5 6 5 0 5 3 5 5 1 9 8 9 8 2 Nouveau v olume annex e d’une habitation troglody tique réhabilitée, Benalúa de Guadix. (prov. de Grenade) Plan d’une habitation troglody tique à laquelle on a ajouté de nouv eaux vol umes, Fonel as (Grenade) Commentaires Habitati on tr oglodytique réhabilitée, Guadix (Grenade) Habitati on tr oglodytique réhabilitée, Benal úa de Guadix (Grenade) Borja (Saragoss e) Ce projet est financé par le programm e M EDA de l'Union E uropéenne. Les opinions exprim ées dans le présent docum ent ne reflèt ent pas nécessairem ent la posit ion de l'Union Européenne ou de ses E tats m em bres. 5/12 Habitat excav é (en pu its) H a b i t a t e x c a v é ( en p ui t s ) FOR MES DE LA TYPOL OGIE Implantation Tissu urbai n Il s’agit d’un type de demeures excavées sur un terrain ayant des caractéristiques géologiques spéciales (relativement peu compact) que l’on construit en profitant de la topographie et des différents niv eaux des petits contreforts montagneux. On en trouve des exemples dans la prov ince de Grenade (Baza) bien que les plus significatifs soient dans la prov ince de Valence, avec Paterna et Benimamet. Ce type de logement ne se trouve jamais isolé, mais il donne lieu à des regroupements ou à des quartiers. Usage/activité asso ciée La grotte est un habitat lié pour l’essentiel à l’économie agraire. Datation De 50 à 150 m. Orientation Variable. Surface au sol 2 40-70 m approximativement. Surface du logem ent 2 45-75 m approximativement. Nombre d’étages RC. Nombre de logements Un. Nombre de familles Une. Nombre mo yen d e m embres par f amille 5-7. Schém a fonctionnel Cette typologie présente la particularité d’av oir une excavation v erticale en plus de l’excavation horizontale. Le logement commence à être déf ini sur une surf ace plane ou ay ant une f aible pente où l’on réalise un talus de faible pente inverse à la f in duquel, lorsqu’il a été approf ondi d’un minimum de 4 mètres, se produit un nouv eau talus vertical qui constituera la f açade de la grotte. À partir de cette f açade, l’excav ation horizontale déf inira les différentes pièces. Le talus incliné dev ient une rampe d’accès au logement sur lequel on taille un escalier. Parfois, le trou créé initialement est mis à prof it pour d’autres demeures, dont les entrées se situent en év entail autour d’une petite place centrale, le clot. Depuis la porte d’entrée, les pièces s’organisent autour d’un passage qui conduit à un patio intérieur découv ert, sur lequel s’élèv e un grand puits de respiration jusqu’à l’extérieur qui permet la v entilation et l’éclairage de la grotte. Les premières pièces que l’on trouve sont en général destinées aux chambres étant donné qu’elles ont les meilleures conditions puisqu’elles donnent sur la f açade. Un autre élément important est la cheminée, nécessaire pour l’év acuation des fumées de la cuisine. Il s’agit d’un habitat qui permet d’être agrandi en excav ant la roche au fur et à mesure des besoins de la f amille. Coupe Altitude Pater na (prov . de Valenc e) ±0 On aff irme que ce type d’habitat aurait été introduit par les Maures, étant donné qu’il est apparu différentes typologies similaires en Andalousie ; on fait aussi réf érence à sa construction et à son e dév eloppement au cours du XVIII siècle e et au début du XIX , coïncidant av ec la crise économique de l’Ancien Régime. 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. Accès Chambre Salle de s éjour Cuisine Patio Toilettes Salle à manger Habitat excav é, Paterna (Valencia), s elon Luis M. Feduc hi, “Itinerarios de arquitec tura popular española”. Editorial Blume. Barcelona: 1974- 1984. (Volumes III et IV). Ce projet est financé par le programm e M EDA de l'Union E uropéenne. Les opinions exprim ées dans le présent docum ent ne reflèt ent pas nécessairem ent la posit ion de l'Union Européenne ou de ses E tats m em bres. 6/12 Habitat excav é (en pu its) Murs Normalement, la façade est réalisée en brique ou en pierre, ce qui protège le sol de l’érosion et donne une image ressemblant à celle d’une maison. Les parois intérieures sont parf ois renforcées de maçonnerie ou de brique pour mieux supporter la couverture. Ossature L’excav ation elle-même f orme des voûtes ; le terrain est habituellement d’argiles ou de marnes. Couverture Le terrain imperméable sert lui-même de couv erture. Revêtements de finition L’extérieur peut apparaître sans aucun traitement, avec simplement un chaulage du prof il coupé du terrain, ou de manière plus élaborée avec la construction d’un mur de contention qui f ormalise la façade et qui est terminé par un parapet et un f aux auv ent de tuile. Dans certains parements intérieurs, on peut encore trouver la texture rugueuse laissée par le trav ail de la pioche, mais la tendance est plutôt de régulariser les parements par l’application de plâtre qui est ensuite chaulé (ce qui permet de prof iter au maximum de la lumière et donne de meilleures conditions d’hy giène). A Paterna (prov. de Val enc e), où auparavant se trouv aient des habitations troglodytiques, on a construit réc emment de nouveaux logements et un c entre culturel. Les chemi nées ty piques de c es habitations troglody tiques ont été reproduites, bien qu’av ec une fonc tion uniquement décorativ e. Ouvertures et saillies en façade La f açade présente en général peu d’ouv ertures, afin de maintenir les excellentes conditions thermiques de la grotte. Très souv ent il n’y a que les ouv ertures correspondant à la porte de la pièce principale et de l’étable (bien que celles-ci communiquent à l’intérieur, elles ont en général des ouvertures indépendantes). Systèm es traditionnels de conditionnement de l’air Les cheminées, blanches, circulaires, av ec un petit rebord triangulaire, permettent d’év acuer les fumées de la cuisine et constituent un paysage singulier. Elles sont accompagnées des trous rectangulaires que forment les puits de respiration, protégés par de petits murets munis de grilles. Les premières grottes construites ne disposaient pas du patio intérieur, et leur e v entilation était insuffisante. C’est au milieu du XIX siècle que commence cette distribution typique d’une maison de v illage traditionnelle. En été, la grotte est rafraîchie par un air f rais venant du patio central enterré (étant donné qu’il est étroit et sombre, et plus encore lorsqu’il dispose d’une source) et cet air ressort par les conduits de ventilation extérieurs quand il est dev enu chaud par « effet cheminée ». On obtient ainsi une ventilation croisée radiale qui apporte le conf ort de ces grottes en été ; en hiver, av ec un très faible apport de chaleur, on peut conditionner l’ensemble de la grotte, étant donné que les pertes sont minimes. Enf in, étant sous le niv eau du sol, les grottes ne sont pas exposées au vent et ne perdent pas d’énergie. Systèm es d’approvisionnem ent en eau potable Dans le patio, on creuse un puisard qui recueille les eaux de pluie ; par ailleurs, il y a une connexion au réseau public. Systèm es d’évacu ation des eaux u sées La majorité des grottes disposent aujourd’hui d’une connexion au tout-à-l’égout. Ce projet est financé par le programm e M EDA de l'Union E uropéenne. Les opinions exprim ées dans le présent docum ent ne reflèt ent pas nécessairem ent la posit ion de l'Union Européenne ou de ses E tats m em bres. 7/12 Habitat excav é (en pu its) ETA T AC TUEL DE VITALI TE E T C ONSERVATI ON Les ensembles de grottes extraordinaires ont aujourd’hui disparu parce qu’elles ont été détruites injustement, et celles qui demeurent sont en majorité abandonnées et plus ou moins en ruine ; très peu de grottes de ce ty pe sont encore habitées de nos jours. Dans le cas de Paterna, après sa déclaration comme Monument historico-artistique d’Intérêt local en 1971, la Mairie a commencé à acquérir et à réhabiliter les grottes que l’on pouvait sauver de la ruine, et leur a donné de nouveaux usages. Malgré cela, on a continué à démolir des grottes pour utiliser le sol urbain à d’autres effets. L’un des problèmes que rencontre ce ty pe d’habitat est que l’espace supérieur est public, et qu’aux niv eaux urbanistique et légal il demeure peu défini, ce qui est encore aggrav é lorsqu’il se situe dans les zones centrales de la v ille où la spéculation est importante. PROCESSUS DE TRANSFORMA TION Effet / Cause e e Depuis la moitié du XIX siècle jusqu’au début du XX , ce ty pe de grottes s’est consolidé comme logement populaire dans div ers noy aux urbains du Pays Valencien principalement, et l’on pouvait compter jusqu’à 500 grottes à Paterna en 1940. À partir des années cinquante, la croissance urbanistique de ces noyaux a éliminé petit à petit les zones de grottes, qui en plus ont commencé à être dépréciées socialement comme logement. Certains de leurs habitants les dissimulaient en construisant un étage supérieur et des f rontons, ou des maisonnettes juste devant. Avec le développement des années soixante et du début des années soixante-dix, les grottes sont abandonnées et, en conséquence, elles se détériorent, ce qui entraîne leur démolition dans de nombreux cas. Certains regroupements, comme dans le cas de Benimamet, malgré leur bon état, ont été démolis sans la moindre justif ication pour permettre de nouv elles constructions. Transformations t ypologiqu es Volume • Certaines grottes sont dissimulées pour ressembler à une maison en hauteur, et l’on ajoute un étage, des grilles et des murs extérieurs. Façad es séparations • On incorpore dans les façades des éléments caractéristiques des maisonnettes actuelles. Structure (No) Organisation de l’esp ace • Des cuisines et des salles de bains modernes sont incorporées. Changement d’usage Certaines sont devenues des musées, des centres culturels, des ateliers artisanaux, etc. Inhabitées ou démolies. Changement dans l’utilisation des m atériau x et d es techniques de construction Utilisés, vivants • Chaulage des murs. Peu utilisés, en d éclin • On ne construit plus de nouv elles grottes destinées à l’habitat, bien que certaines réhabilitations aient été f aites en respectant les matériaux traditionnels. N’étant plus utilisés • On ne construit plus de nouv elles grottes destinées à l’habitat. Nouvelles in corporations • Blocs de béton pour les façades, couvertures de f ibrociment pour le patio intérieur, rev êtement de certaines pièces avec des azulejos, dallages intérieurs avec des carreaux de grès, menuiserie métallique pour les portes et les fenêtres. CAPACITE POUR E TRE REHABILI TEE Asp ects d e la t ypologie Notation de 0 (très mauvaise) à 10 (exc ellente) • • • Capacité pour être vendue ou louée sur le marché immobilier Capacité pour s’adapter aux exigences f amiliales et sociales actuelles Capacité pour s’adapter aux exigences de conf ort actuel 0 3 3 Difficulté technique pour la réhabiliter Difficulté administrativ e pour la réhabiliter Difficulté budgétaire (coût très élev é) pour la réhabiliter 7 8 5 Notation de 0 (insignifi ante) à 10 (très grande) • • • Barrièr es qui empêchent/provoquent que l’usager ne décid e pas de r éhabiliter Notation de 0 (ne représ ente pas une barrière) à 10 (représ ente une très i mportante barrière) • • • • • • • • • • • • • • Difficultés administratives Difficultés techniques importantes Dégradation irréversible du bâti Catalogage/protection du bâtiment Coût important de réhabilitation Absence d’aides économiques/subv entions Coût du projet et des autorisations Statut du bâti/location Inf lation des prix immobiliers Dégradation sociale (délinquance, etc.) Dégradation environnementale (absence d’inf rastructures minimales, etc.) Désir de changer ce bâti pour du bâti moderne Manque de sensibilisation/v alorisation de la part des usagers N’est pas jugé nécessaire (par l’usager) 8 8 8 5-10 4 5 4 5 5 6-8 8 9 9 2 Ce projet est financé par le programm e M EDA de l'Union E uropéenne. Les opinions exprim ées dans le présent docum ent ne reflèt ent pas nécessairem ent la posit ion de l'Union Européenne ou de ses E tats m em bres. 8/12 Habitat en gr otte H a b i t a t e n gr o tt e FOR MES DE LA TYPOL OGIE Implantation ±0 Urban fabric Dans cette ty pologie, la grotte n’a pas été excav ée étant donné que l’homme a prof ité des accidents naturels du terrain pour construire son logement et il n’a eu qu’à le f ermer avec un mur de f açade. Un cas signif icatif est celui de Setenil de las Bodegas (Cadix), où les grottes se trouv ent des deux côtés du lit de la riv ière Guadalporcún, et que les crues ont érodé les diverses strates de terrain sableux, f ormant des creux dans lesquels les logements ont par la suite été installés (abris sous roche). Les rues s’ouv rent un passage en suiv ant un tracé inextricable, de pente variable, f aisant alterner le vaste échelonnage des accès aux demeures. Les différentes habitations se développent longitudinalement et entre des murs mitoy ens formalisés extérieurement par les plans de façade. « Setenil de las Cuev as, où le ciel semble être fait de rochers et le silence de rêv e de pioche. » Gerardo Diego Usage/activité asso ciée Principalement, l’agriculture. Datation Altitude 500-800 m. Orientation Variable. Surface au sol 2 20-40 m approximativ ement. Surface du logem ent 2 Nombre d’étages Le nombre de niv eaux est déterminé par la hauteur de la grotte : RC, RC+1, ou RC+2. Nombre de logements Un. Nombre de familles Une. Nombre mo yen d e m embres par f amille 5-6 +1 25-120 m approximativ ement. Setenil de las Bodegas (Cádiz) Schém a fonctionnel Comme il s’agit d’une ty pologie entre murs mitoy ens, le plan résultant est en général un quadrilatère av ec un des côtés irrégulier dépendant du prof il de la grotte. Lorsque l’on pénètre dans le logement, directement depuis la rue, on entre dans une salle qui distribue les différentes pièces du rez-de-chaussée, normalement la cuisine, la salle de bains et une chambre. Un escalier conduit à l’étage où il y a en général les autres chambres et, dans certains cas, une terrasse. Sa croissance est très limitée du f ait que l’on ne peut pas augmenter ni la prof ondeur ni la hauteur au-delà de ce que permet cet abri naturel. 1. 2. 3. 4. Chambre Salle de s éjour Basse-cours Cuisine Habitat en grotte, Setenil de l as Bodegas , selon Mª J osé Las aos a Castellanos, Amalia Ron Cáceres , Jos é Angel Santi ago Lardón, Ramón de T orres López-Muñoz . “Arquitectura subterránea. Cuevas de Andaluc ía: c onj untos habitados”. Junta de Andal ucía. Consejería de Obras Públicas y Transportes. Dirección General de Arquitec tura y Vivienda. Sevilla, 1989 (Tomes I et II). Ce projet est financé par le programm e M EDA de l'Union E uropéenne. Les opinions exprim ées dans le présent docum ent ne reflèt ent pas nécessairem ent la posit ion de l'Union Européenne ou de ses E tats m em bres. 9/12 Habitat en gr otte Murs Normalement, la façade est réalisée en brique ou en pierre, ce qui protège le sol de l’érosion et donne une image ressemblant à celle d’une maison. Ossature Poutres de bois et v oûtains de céramique. Setenil de las Bodegas (Cádiz) Couverture La roche elle-même, bien que parfois il existe une couverture de tuile avec une seule pente, ou une partie en terrasse. Revêtements de finition Simplement av ec le chaulage. Ouvertures et saillies en façade La f açade présente les ouvertures normales d’une maison de village. Systèm es traditionnels de conditionnement de l’air Ventilation au travers des ouv ertures de la f açade. Setenil de las Bodegas (Cádiz) Systèm es d’approvisionnem ent en eau potable La majorité des logements disposent actuellement de l’adduction d’eau. Systèm es d’évacu ation des eaux u sées La majorité des logements disposent actuellement d’une connexion au tout-àl’égout. Setenil de las Bodegas (Cádiz) Setenil de las Bodegas (Cádiz) Ce projet est financé par le programm e M EDA de l'Union E uropéenne. Les opinions exprim ées dans le présent docum ent ne reflèt ent pas nécessairem ent la posit ion de l'Union Européenne ou de ses E tats m em bres. 10/12 Habitat en gr otte ETA T AC TUEL DE VITALI TE E T C ONSERVATI ON En général, ce ty pe de logement a été abandonné et il demeure peu d’exemples bien conservés. À Espluga de Serra (Pallars Jussà, Catalogne), on peut trouv er ce type de logement actuellement abandonné. En revanche, la e casa Puig de la Balma est une masía du XII siècle, taillée dans la roche, en pleine montagne, au sein du Parc naturel de Sant Llorenç (Bages, Catalogne), qui a été adaptée pour le tourisme rural et qui est conserv ée en bon état. Dans le cas de Setenil de las Bodegas (Cadix, Andalousie), actuellement, et une fois dépassés les processus d’émigration de la e seconde moitié du XX siècle, le développement continue en suiv ant ses modèles traditionnellement agricoles, auxquels v iennent s’ajouter l’usage comme résidence secondaire. En général, les propriétaires des grottes ont entretenu et conservé leur habitat, bien que certaines grottes soient abandonnées ou utilisées à d’autres f ins. PROCESSUS DE TRANSFORMA TION Effet / Cause Transformations t ypologiqu es Volume • Lorsque la hauteur le permet, on a ajouté un étage supérieur. Façad es séparations • Dans certaines façades, on a recouvert le bas de murs, à mi-hauteur, de pierre ou de céramique. Structure • No. Organisation de l’esp ace • Un espace du rez-de-chaussée a été destiné au garage. Changement d’usage Certaines grottes sont aujourd’hui dev enues des magasins, des poulaillers ou des locaux commerciaux. Changement dans l’utilisation des m atériau x et d es techniques de construction Utilisés, vivants • Rev êtement de chaux. Peu utilisés, en d éclin • No. N’étant plus utilisés • On ne construit plus de logements de ce ty pe. Nouvelles in corporations • • • • Structurellement, le matériau le plus utilisé est le béton pour les planchers et les couv ertures. Blocs de béton et céramique pour les parements. Carreaux pour les dallages intérieurs. Menuiserie métallique pour les fenêtres. Les raisons sont économiques et par nécessité d’ un moindre entretien que les matériaux traditionnels. CAPACITE POUR E TRE REHABILI TEE Asp ects d e la t ypologie Notation de 0 (très mauvaise) à 10 (exc ellente) • • • Capacité pour être vendue ou louée sur le marché immobilier Capacité pour s’adapter aux exigences f amiliales et sociales actuelles Capacité pour s’adapter aux exigences de conf ort actuel 7 6 6 Notation de 0 (insignifi ante) à 10 (très grande) • • • Difficulté technique pour la réhabiliter Difficulté administrativ e pour la réhabiliter Difficulté budgétaire (coût très élev é) pour la réhabiliter 4 4 5 Barrièr es qui empêchent/provoquent que l’usager ne décid e pas de r éhabiliter Notation de 0 (ne représ ente pas une barrière) à 10 (représ ente une très i mportante barrière) • • • • • • • • • • • • • • Difficultés administratives Difficultés techniques importantes Dégradation irréversible du bâti Catalogage/protection du bâtiment Coût important de réhabilitation Absence d’aides économiques/subv entions Coût du projet et des autorisations Statut du bâti/location Inf lation des prix immobiliers Dégradation sociale (délinquance, etc.) Dégradation environnementale (absence d’inf rastructures minimales, etc.) Désir de changer ce bâti pour du bâti moderne Manque de sensibilisation/v alorisation de la part des usagers N’est pas jugé nécessaire (par l’usager) 4 4 3 0 4 5 5 5 5 2 2 3 3 4 Ce projet est financé par le programm e M EDA de l'Union E uropéenne. Les opinions exprim ées dans le présent docum ent ne reflèt ent pas nécessairem ent la posit ion de l'Union Européenne ou de ses E tats m em bres. 11/12 Habitat trogl odytiq ue BIBLIOGRAPHIE • CEA GUTIÉRREZ, Antonio; FERNÁNDEZ MONTES, Matilde; SÁNCHEZ GÓMEZ, Luís Ángel. Arquitectura popular en • • • • • • • • • • • • España. Consejo Superior de Inv estigaciones Científicas. Madrid, 1990. FEDUCHI, Luis M. Itinerarios de arquitectura popular española. Editorial Blume. Barcelona: 1974-1984. (Volumes III et IV). FLORES, Carlos. Arquitectura popular española. Aguilar. Madrid, 1973-1977.(Volumes IV et V). FLORES, Carlos. Pueblos y lugares de España. Ed. Espasa-Calpe. Madrid, 1991. FULLANA, Miquel. Diccionari de l'art i dels oficis de la construcció. Editorial Moll. Ciutat de Mallorca, 1995 (1974). GÁRATE ROJAS, Ignacio. Artes de la cal. Ministerio de Cultura, Instituto de Conservación y Restauración de Bienes Culturales. Madrid, 1993. 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Julio-Agosto, 1986 RAMIREZ PEREZ, Martín; SORROCHE CUERVA, Miguel Angel. Arquitectura excavada en Andalucía Oriental. La otra arquitectura, Ciudad, Vivienda y Patrimonio. Cord. Ramón Gutiérrez. Lunwerg Editores, 2000. TORRES BALBÁS, Leopoldo. La Vivienda popular en España. Director: F. Carreras y Candi. Casa Editorial Alberto Martin. Barcelona, 1933. (Tome III). URDIALES VIEDMA, Mª Eugenia. Cuevas de Andalucía: Evolución, situación y análisis demográfico en la provincia de Granada. M.O.P.U, Junta de Andalucía. Granada, 1987. Création de la fiche : 23/02/01 Dernière modification de la fiche : Ce projet est financé par le programm e M EDA de l'Union E uropéenne. Les opinions exprim ées dans le présent docum ent ne reflèt ent pas nécessairem ent la posit ion de l'Union Européenne ou de ses E tats m em bres. 03/05/01 12/12