Développement de modèles et de procédés pour l
Transcription
Développement de modèles et de procédés pour l
FIRCTE4 Portadas idiomas 4/3/08 16:56 P gina 1 C M Y CM MY CY CMY K Les métiers techniques du spectacle vivant 1 Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle 2 Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi et la révision des plans de formation 3 Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 4 Méthode d’évaluation des stages en entreprise 5 Orientation pour le passage du centre de formation à l’entreprise Janvier 2008 Composici n Programme Leonardo da Vinci 2007 LES METIERS TECHNIQUES DU SPECTACLE VIVANT 1. Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle 2. Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi et la révision des plans de formation 3. Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 4. Méthode d’évaluation des stages en entreprise 5. Orientation pour le passage du centre de formation à l’entreprise 6. Annexes Programme Leonardo da Vinci 2007 FIRCTE 4 – Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle Préface Le présent document fait partie d'un ensemble de textes élaborés dans le cadre des activités du projet FIRCTE4 du Programme de l’Union Européenne, Leonardo da Vinci. Le lecteur trouvera parmi ces textes des éléments qui pourront orienter sa réflexion concernant la qualité dans des centres de formation aux métiers techniques du spectacle : 1. Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle 2. Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi et la révision des plans de formation 3. Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 4. Méthode d’évaluation des stages en entreprise 5. Orientation pour le passage du centre de formation à l’entreprise Les précédents projets du programme FIRCTE ont abordé d’autres thématiques concernant la formation des techniciens du spectacle, dont les réflexions peuvent être intégrées dans les plans de qualité des centres : 1. Guide pour la reconnaissance des compétences et Programme de formation initiale pour les métiers de la machinerie, de la lumière, du son, de la régie, de la construction de décors, de la fabrication des accessoires, du maquillage/perruque/postiche et de la création de costumes (Projets FIRCTE et FIRCTE 2) 2. Réflexions sur la formation aux métiers techniques du spectacle : Organisation d’un centre de formation, Relations entre enseignement théorique et formation pratique, Stages en entreprise, Stages pratiques en centre de formation (FIRCTE 3). Nous espérons que les résultats des projets, repris dans les documents mentionnés, contribuent au développement d'un espace européen pour la formation et la qualification professionnelle dans les métiers techniques du spectacle vivant Nous souhaitons que dans ce contexte de formation de qualité, ils favoriseront l'amélioration des compétences et des aptitudes des techniciens du spectacle vivant à qui s’adressent tout spécialement les différents projets FIRCTE. Programme Leonardo da Vinci 2007 FIRCTE 4 – Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle INDEX GENERAL 1. GUIDE POUR LA REALISATION DE PLANS QUALITE POUR LES CENTRES DE FORMATION AUX TECHNIQUES DES ARTS DU SPECTACLE 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. Introduction Qu’est-ce qu’un plan qualité ? 2.1. Valeurs 2.2. Mission 2.3. Vision Le diagnostic : quelle est la situation existante ? 3.1. Qu’est-ce qu’un bon diagnostic ? 3.2. Comment faire un diagnostic ? Elaboration de plans qualité 4.1. Que doit contenir un plan qualité ? 4.1.1. Diagnostic 4.1.2. Objectifs d’amélioration 4.1.3. Stratégies et actions d’amélioration 4.1.4. Calendrier d’application 4.1.5. Responsables des actions 4.1.6. Moyens affectés à chaque action 4.1.7. Indicateurs de suivi 4.1.8. Procédures de suivi 4.2. Processus d’élaboration 4.2.1. Elaboration de la proposition 4.2.2. Débat 4.2.3. Approbation 4.2.4. Informations Application, suivi et révision des plans qualité 5.1. Comment appliquer un plan qualité ? 5.2. Qui met en marche le plan qualité ? 5.3. Pourquoi faire le suivi du plan qualité ? 5.4. Comment faire le suivi ? 5.5. Quand faire le suivi ? 5.6. Quelle documentation préparer ? 5.7. Evaluation de la réalisation 5.8. Révision du plan qualité Evaluation finale du plan qualité 6.1. Objet de l’évaluation finale 6.2. Qui évalue le plan ? 6.3. Communiquer les résultats. Instruments d’une démarche qualité Programme Leonardo da Vinci Page 10 2007 FIRCTE 4 – Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle 2. CADRE DE RÉFÉRENCE POUR L'ÉLABORATION, LE L'ÉVALUATION ET LA RÉVISION DE PLANS DE FORMATION 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. SUIVI, Introduction Qu'appelle-t-on Plan de formation ? Définition des besoins de formation 3.1. Existe-t-il un besoin ? 3.2. Quels sont-ils ? 3.3. Comment les détecte-t-on ? Le Plan de formation 4.1. Objectifs généraux 4.2. Actions de formation qui constituent un Plan de formation 4.3. Que considérer en projetant une action de formation ? 4.4. Planification 4.5. Critères d'allocation des ressources 4.6. Moyens de coordination et de gestion 4.7. Procédures de suivi et d'évaluation des résultats 4.8. Évaluation des effets de la formation La réponse du centre de formation 5.1. Relation à l'environnement 5.2. Potentialités du centre de formation 5.3. Cohérence entre les actions de formation et le projet de formation du centre L'action de formation 6.1. Conception 6.2. Décision de réalisation 6.3. Mise en place 6.4. Suivi 6.5. Évaluation Planification opérationnelle de l'action de formation 7.1. Formateurs 7.2. Personnel administratif, technique et auxiliaire 7.3. Organisation de l'enseignement 7.4. Infrastructures, équipements et matériels 7.5. Structure de gestion et de coordination 7.6. Procédures et actions d'information 7.7. Viabilité de l'action de formation Programme Leonardo da Vinci Page 11 2007 FIRCTE 4 – Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle 3. GUIDE POUR L'ELABORATION L'ENSEIGNEMENT 1. 2. 3. 4. DE PLANS D'EVALUATION DE Introduction Organisation, coordination et suivi de l'enseignement 2.1. Critères d'organisation 2.2. Programmation de l'action de formation 2.2.1. Le projet de l'action de formation 2.2.2. La mission pédagogique 2.2.3. Comment élaborer la mission pédagogique ? 2.2.4. Qui formalise la mission pédagogique ? 2.3. Sélection des formateurs 2.3.1. Relation avec le processus d'enseignement-apprentissage (méthodologie) 2.3.2. Formation des formateurs 2.3.3. Livret d'accueil de l’enseignant 2.4. Structure administrative, de suivi et de coordination 2.4.1. Cahier de suivi 2.4.2. Coordination de l'équipe de formateurs 2.5. Personnel non-enseignant 2.6. Prévision et gestion des ressources 2.7. Méthodes de sélection des élèves 2.8. Evaluation de l'organisation, de la coordination et du suivi d'une formation L’enseignement 3.1. Pourquoi évaluer l’enseignement ? 3.2. Que veut-on évaluer ? 3.3. Qui est responsable de la procédure d'évaluation ? 3.4. Comment évaluer l’enseignement ? 3.4.1. Auto-évaluation du formateur 3.4.2. Enquêtes institutionnelles pour évaluer le niveau de satisfaction des élèves 3.4.3. Évaluation par des groupes ad-hoc 3.4.4. Évaluations différées des élèves ou diplômés 3.4.5. Évaluation par des responsables académiques 3.4.6. Évaluations par des experts extérieurs 3.4.7. Évaluation de l'apprentissage des élèves 3.5. Que faire avec les résultats de l'évaluation ? 3.5.1. Qui analyse les résultats ? 3.5.2. Que faire en cas de problème ? 3.5.3. Calendrier du processus d'évaluation Apprentissage des élèves 4.1. A quoi sert l'évaluation de l'apprentissage des élèves ? 4.1.1. Diagnostiquer les aptitudes des élèves 4.1.2. Améliorer la formation 4.1.3. Evaluer les niveaux d'apprentissage atteints 4.2. Que veut-on obtenir en évaluant l'apprentissage des élèves ? 4.3. Sur quoi centrer l'évaluation : les compétences 4.4. Comment évaluer l'apprentissage des élèves ? 4.5. Comment planifier l'évaluation ? 4.6. Informer les élèves 4.7. Quelles procédures utiliser pour les évaluations ? 4.7.1. Procédures traditionnelles 4.7.2. Procédures mixtes 4.7.3. Procédures alternatives Programme Leonardo da Vinci Page 12 2007 FIRCTE 4 – Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle 4.8. 5. Comment utiliser les résultats de l'évaluation ? 4.8.1. Quelles informations intéressent ? 4.8.2. Comment rassembler les informations ? 4.8.3. Comment utiliser les informations collectées ? 4.8.4. Comment organiser le suivi de l'information ? 4.8.5. Établir les règles du jeu Infrastructures et services 5.1. Respect des réglementations 5.2. Espaces, équipements et moyens 5.2.1. Salles de classe 5.2.2. Laboratoires 5.2.3. Ateliers 5.2.4. Théâtre ou salle de spectacles 5.2.5. Bibliothèque-médiathèque 5.2.6. Vestiaires 5.2.7. Entrepôts 5.2.8. Equipements 5.2.9. Outils 5.2.10. Matériaux et consommables 5.2.11. Matériels pédagogiques 5.2.12. Espaces et moyens techniques pour la réalisation de matériel pédagogique 5.3. Supports à l'enseignement 5.3.1. Services administratifs et de gestion académique 5.3.2. Modes et systèmes de communication 5.3.3. Modes et systèmes d’orientation et de suivi des élèves 5.3.4. Environnement virtuel 5.3.5. Coopération et pratiques conjointes avec d'autres centres de formation 5.3.6. Echanges entre centres de formation 5.3.7. Stages en entreprise 5.3.8. Modalités et dispositifs d'insertion professionnelle 5.4. Services aux élèves 5.4.1. Restauration 5.4.2. Transport et accès 5.4.3. Reprographie 5.4.4. Premiers secours 5.5. Services complémentaires 5.5.1. Accès à des spectacles 5.5.2. Services de langues 5.5.3. Logement 5.6. Évaluation des infrastructures et des services Programme Leonardo da Vinci Page 13 2007 FIRCTE 4 – Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle 4. METHODE D’EVALUATION DES STAGES EN ENTREPRISE 1. 2. Introduction Méthode d'évaluation des stages en entreprise 2.1. Indicateurs de qualité 2.2. Personnes chargées de l’évaluation 2.3. Questionnaires d'évaluation des indicateurs 2.4. Codage des informations collectées 2.5. Utilisation des tableaux 2.5.1. Vue d’ensemble des tableaux 2.5.2. Aspects à améliorer 2.5.3. Ecarts 2.5.4. Pondération des indicateurs 2.5.5. Valeur moyenne totale 2.5.6. Quelques considérations sur l'utilité des tableaux 3. Exemples commentés d'utilisation des tableaux et conclusions qui peuvent en être tirées 3.1. Expérience pilote 1 3.2. Expérience pilote 2 5. ORIENTATIONS POUR LE PASSAGE DU CENTRE DE FORMATION A L’ENTREPRISE 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. Passage du centre de formation à la vie active 1.1. Problème du passage à la vie active 1.2. L’entrée dans la vie professionnelle dans le secteur du spectacle vivant 1.3. A qui cela incombe-t-il ? Rôle du centre de formation 2.1. Sélection des élèves 2.2. Former à des compétences 2.3. Stages en entreprise 2.4. Accompagnement de l’ancien élève dans la phase de passage Rôle des entreprises Rôle des syndicats, organisations du personnel au sein de l’entreprise et associations professionnelles Rôle des pouvoirs publics 5.1. Promouvoir les formations correspondant à des professions réellement existantes 5.2. Favoriser la mobilité internationale 5.3. Favoriser l’orientation professionelle 5.4. Etablir des plans d’insertion et financer des mesures d’accompagnement Indicateurs de qualité concernant le passage du centre de formation à l’entreprise Quelques expériences de passage du centre de formation à l’entreprise 6. ANNEXES Programme Leonardo da Vinci Page 14 2007 FIRCTE4 Portadas idiomas 4/3/08 16:56 P gina 1 C M Y CM MY CY CMY K Les métiers techniques du spectacle vivant 1 Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle 2 Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi et la révision des plans de formation 3 Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 4 Méthode d’évaluation des stages en entreprise 5 Orientation pour le passage du centre de formation à l’entreprise Janvier 2008 Composici n 1 - GUIDE POUR LA REALISATION DE PLANS QUALITE POUR LES CENTRES DE FORMATION AUX TECHNIQUES DES ARTS DU SPECTACLE Institut del Teatre de la Diputació de Barcelona. Espagne. Théâtre Royal de la Monnaie / Koninklijke Schouwburg De Munt. Bruxelles/Brussel. Belgique. Koninklijke Vlaamse Schouwburg. Brussel. Belgique. Escénica. Centro de Estudios Escénicos de Andalucía. Sevilla, Granada, Málaga. Espagne. Centro de Tecnología del Espectáculo - INAEM. Madrid. Espagne. Escuela Taller Técnicas Promocionales. Avilés. Espagne. Asociación de Técnicos de las Artes Escénicas. Bilbao. Espagne. Tartu Ülikool Viljandi Kultuuriakadeemia. Viljandi. Estonie. Centre de Formation Professionnelle aux Techniques du Spectacle. Bagnolet. France. Institut Supérieur des Techniques du Spectacle. Avignon. France. Théâtre National Populaire. Villeurbanne. France. École Supérieure d'Art Dramatique du TNS. Strasbourg. France. SYNPTAC-CGT. Paris. France. Fondazione Accademia d'Arti e Mestieri dello Spettacolo Teatro Alla Scala. Milano. Italie. Narodowy Stary Teatr. Krakow. Pologne. Centro Dramatico de Évora. Portugal. Rose Bruford College. London. Royaume-Uni. FIRCTE 4 – Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle TABLE DES MATIERES 1. Introduction ........................................................................................................... 2. Qu’est-ce qu’un plan qualité ? ............................................................................. 2.1. Valeurs ......................................................................................................... 2.2. Mission ......................................................................................................... 2.3. Vision ........................................................................................................... 3. Le diagnostic : quelle est la situation existante ? .............................................. 3.1. Qu’est-ce qu’un bon diagnostic ?.................................................................. 3.2. Comment faire un diagnostic ? ..................................................................... 4. Elaboration de plans qualité................................................................................. 4.1. Que doit contenir un plan qualité ? ............................................................... 4.1.1. Diagnostic 4.1.2. Objectifs d’amélioration 4.1.3. Stratégies et actions d’amélioration 4.1.4. Calendrier d’application 4.1.5. Responsables des actions 4.1.6. Moyens affectés à chaque action 4.1.7. Indicateurs de suivi 4.1.8. Procédures de suivi 4.2. Processus d’élaboration ............................................................................... 4.2.1. Elaboration de la proposition 4.2.2. Débat 4.2.3. Approbation 4.2.4. Informations 5. Application, suivi et révision des plans qualité .................................................. 5.1. Comment appliquer un plan qualité ? ........................................................... 5.2. Qui met en marche le plan qualité ? ............................................................. 5.3. Pourquoi faire le suivi du plan qualité ? ........................................................ 5.4. Comment faire le suivi ? ............................................................................... 5.5. Quand faire le suivi ?.................................................................................... 5.6. Quelle documentation préparer ? ................................................................. 5.7. Evaluation de la réalisation........................................................................... 5.8. Revision du plan qualité................................................................................ 6. Evaluation finale du plan qualité.......................................................................... 6.1. Objet de l’évaluation finale............................................................................ 6.2. Qui évalue le plan ?...................................................................................... 6.3. Communiquer les résultats. .......................................................................... 7. Instruments d’une démarche qualité ................................................................... Programme Leonardo da Vinci Page 9 2007 FIRCTE 4 – Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle 1. Introduction Les techniques du spectacle vivant ont connu ces dernières années une véritable transformation due notamment à l'introduction de nouvelles technologies, au changement des structures de production et à l’évolution du cadre économique. Cette transformation a été principalement ressentie par le personnel technique. La formation aux disciplines techniques du spectacle par l'apprentissage sur le terrain, dans un environnement très artisanal, est entrée en crise. La formation à ces métiers pose de nombreux problèmes et présente de grandes singularités, du fait de leur aspect à la fois technique et artistique, de l'importance du facteur comportemental et de la prééminence du travail en équipe. La formation organisée en centre de formation ou en entreprise apparaît comme un élément essentiel tant pour mettre à jour les compétences des travailleurs en activité que pour faire évoluer l'accès à l’emploi dans ces métiers. Ce besoin de formation a été traité dans les projets FIRCTE qui font maintenant office de référence dans le secteur en ayant comblé un grand vide tant en ce qui concerne la formation que la reconnaissance des compétences au niveau européen et la détection des besoins de formation. Les différents projets FIRCTE ont permis de travailler sur plusieurs aspects relatifs à la formation aux techniques des arts du spectacle : dans un premier temps, et à partir de la constatation que, dans une grande partie de l'Europe, il n'existait pas de formation professionnelle spécifique pour ces techniques, des cahiers de compétences professionnelles et des programmes de formation initiale ont été élaborés pour huit profils professionnels des techniques des arts du spectacle : machinerie scénique, lumières, techniques du son et régie générale (FIRCTE), puis réalisation de costumes, construction de décors, accessoires et Perruque/Postiche/Maquillage (FIRCTE2). L’application des résultats des deux premiers projets à des programmes de formation a permis de préciser la problématique de la formation de formateurs et la nécessité de travailler sur les méthodes pédagogiques adaptées à ces techniques, sur la structuration des stages au centre de formation et en entreprise, et sur l'organisation des centres de formation (FIRCTE3). La collaboration entre les différents partenaires pendant l'élaboration des projets a entraîné la création d'un réseau de centres de formation et de théâtres européens particulièrement du secteur public - qui travaillent conjointement à la résolution des problèmes liés à la formation des techniciens du spectacle et partagent la philosophie développée dans les projets, que les partenaires ont convenu d'appeler « philosophie FIRCTE » et qui est la véritable valeur du groupe. De façon naturelle, le rapprochement qui a eu lieu entre les centres s’est traduit par un échange de formateurs et de bonnes pratiques, l’organisation de stages au niveau européen, l’amélioration de l’accompagnement des entreprises, etc. Le travail en commun dans les divers projets a favorisé un ensemble de principes et de références de fonctionnement relatifs aux formations techniques du spectacle qui n'existaient pas précédemment. Une fois les formations mises en oeuvre ou adaptées, l'évolution naturelle des travaux a révélé aux partenaires la nécessité d'aborder la question de la qualité de la formation. Pendant les quelque dix ans écoulés depuis qu'un petit groupe de partenaires a commencé à travailler sur le premier projet, le besoin pressant de formation dans le secteur a favorisé l'apparition de nombreuses initiatives pédagogiques, qui ont été plutôt accompagnées de bonnes intentions que de vrais résultats. L'effort de formation fourni par l'entreprise - ou par le travailleur indépendant très présent dans le secteur exige un réel retour sur investissement, particulièrement à un moment où la formation Programme Leonardo da Vinci Page 11 2007 FIRCTE 4 – Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle devient un avantage compétitif décisif. Cela nous amène donc à traiter la question de l’application d’une démarche qualité dans la formation. Les métiers techniques du spectacle vivant ont une forte composante artistique dans la mesure où le technicien prend part à la création du produit final (la représentation sur scène) tout en ayant également une solide base technique. La représentation d'un spectacle, dans laquelle les technologies scéniques modernes sont de plus en plus présentes, est le fruit du travail conjoint et simultané d’artistes et de techniciens. Les plans qualité développés pour d'autres formations ne sont pas toujours adaptés aux nécessités et aux spécificités du secteur. Il est donc nécessaire de développer, en matière de qualité, des règles et processus spécifiques à la formation aux techniques des arts du spectacle. Le problème de la qualité dans les formations techniques du spectacle vivant mérite une étude détaillée dans la mesure où : - La formation à des contenus à la fois artistiques et techniques pose des problèmes très spécifiques. - Il est nécessaire de définir les paramètres de qualité de la formation en conjuguant la formation aux arts et la formation aux techniques. - Les méthodes pédagogiques sont liées à la pratique des arts, laquelle diffère dans chaque pays car elle fait partie de sa culture propre. Il est cependant nécessaire d'établir des critères communs permettant l’établissement d'une Europe qui puisse également être convergente dans le domaine culturel, tout en respectant la diversité nationale. - Une partie substantielle de la formation se faisant sur le lieu de travail, il est nécessaire de définir des critères de qualité pour l'intégration de l'entreprise dans la formation. - La formation continue doit répondre aux besoins de production immédiats ; mais elle doit aussi, dans un secteur où l'entrée dans le monde du travail ne nécessitait pas jusque-là de diplômes, donner les outils permettant de s’adapter aux évolutions technologiques du secteur. - Les centres de formation fonctionnent souvent avec une certaine dose de volontarisme. La professionnalisation nécessaire de la formation initiale et de la formation continue spécialisées dans le secteur doit être faite au moyen de l'établissement d'un référentiel de qualité. - Le travail sur un produit artistique ne répond pas à une définition normative traditionnelle de la qualité. Ce fait explique l’utilisation de pratiques inadaptées au centre de formation. - Dans un secteur où la précarité du travail est endémique, la formation devient un avantage compétitif pour le travailleur qui est, souvent, responsable de sa propre formation. - Les entreprises qui souhaitent investir dans la formation de leurs techniciens ont besoin d'une réponse appropriée en termes de qualité de la formation et de retour sur investissement. La question de la qualité de la formation concerne donc les centres de formation, les organisateurs de la formation, les entreprises, les enseignants, les tuteurs d'entreprise, Programme Leonardo da Vinci Page 12 2007 FIRCTE 4 – Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle les travailleurs en formation continue et les jeunes en formation initiale, qui sont tous confrontés aux évolutions rapides du secteur. Le présent guide s'adresse spécifiquement aux centres de formation. Son objectif général est d’apporter des critères et des éléments de réflexion pour l'élaboration de plans qualité pouvant être appliqués par les centres de formation aux techniques des arts du spectacle. 2. Qu’est-ce qu’un plan qualité ? Un plan qualité est un instrument visant à planifier de manière systématique l'amélioration des activités pédagogiques d'un centre, conformément aux objectifs établis dans le Projet Pédagogique du Centre1. Le plan se présente sous la forme d’un document qui rassemble les objectifs du centre de formation, les stratégies destinées à les atteindre- en s’appuyant sur les points forts et en résolvant les points faibles - et les dispositifs d'évaluation de ces stratégies. Le plan ne doit pas se transformer en un ensemble de bonnes intentions mais doit se concentrer sur les actions à mener. C’est pourquoi il doit être concret et réaliste et doit compter sur l'implication de toutes les personnes concernées (direction du centre, formateurs, élèves, entreprises qui accueillent des stages, etc.). Dans certains centres, le plan qualité est une condition d’obtention de son agrément. Pour cela, le centre doit suivre des procédures existantes de certification de la qualité (ISO 9001, EFQM, etc.). Dans le présent guide, nous donnerons des indications générales sur les plans qualité, sans entrer dans le détail des procédures. Le processus d’établissement d’un plan qualité peut se résumer en quatre phases : 1. Diagnostic sur la situation du centre 2. Élaboration et approbation du plan 3. Application (mise en marche et suivi) 4. Évaluation des résultats de l'application L'évaluation des résultats permet à son tour de faire un diagnostic de la situation nouvellement créée. Le cercle est ainsi fermé et on peut entreprendre un nouveau plan. Nous appellerons ce cercle « cercle de qualité ». Dans les paragraphes qui suivent, nous analyserons chacune des étapes qui constituent le cercle de qualité. Toutefois, avant de commencer à élaborer un plan qualité, le centre de formation doit se poser quelques questions préalables : - les valeurs sur lesquelles se fonde le centre de formation - sa mission - sa vision de la formation qu'il dispense Ces éléments figurent peut-être déjà dans le Projet Pédagogique du Centre, mais il convient néanmoins de les détailler avant d'entreprendre le plan qualité. 1 Cf. FIRCTE3, Techniques des arts du spectacle. Organisation du centre de formation. Programme Leonardo da Vinci Page 13 2007 FIRCTE 4 – Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle 2.1. Valeurs Nous entendons par valeurs les principes moraux et professionnels de base qui animent le centre et orientent la prise de décision et le travail pédagogique. Voici quelques exemples de valeurs d'un centre de formation aux techniques des arts du spectacle : - la technique au service d'un projet artistique - le travail en équipe - la prise en charge des responsabilités - la culture du travail bien fait - l’efficacité dans le travail - le respect des accords - l’utilisation des nouvelles technologies comme un outil et non comme une fin - etc. 2.2. Mission La mission d'un centre de formation est sa raison d’être et découle de la réponse à des questions telles que : - à quoi croit-on ? - qui le croit ? - avec quels objectifs ? - qu'offre le centre de formation ? - à qui s'adresse-t-il ? - quels besoins satisfait-il ? - etc. La mission d'un centre est définie par l'organisme qui en est titulaire ou par les autorités éducatives, une association, une entreprise, etc. Exemple : le centre de formation aux techniques des arts du spectacle X a été créé par une association qui regroupe des entreprises et des syndicats et a pour mission de proposer des programmes de formation continue visant à améliorer les compétences des techniciens en activité des théâtres d'une région. 2.3. Vision La vision du centre de formation répond à la conception qu’elle a de la formation qu'elle dispense. C'est la réponse à des questions comme : - que veut être le centre de formation ? - - comment veut-il être ? - - où veut-il aller ? - - etc. La vision doit être partagée par l’équipe de direction et les formateurs du centre et nécessitera la prise en compte de facteurs relatifs à l'environnement, au centre luimême, à la législation à laquelle il est soumis, etc. Exemple : Le centre de formation Y veut être une référence européenne en matière de formation aux techniques des arts du spectacle et se propose de former des Programme Leonardo da Vinci Page 14 2007 FIRCTE 4 – Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle techniciens capables de comprendre un projet artistique et de s’y engager, avec une grande implication dans l'environnement professionnel européen. 3. Le diagnostic : quelle est la situation existante ? Avant d'entreprendre un plan qualité, la première question à se poser sera l'analyse de la situation dans laquelle se trouve le centre de formation pour réaliser ses activités, aussi bien par rapport à ses propres capacités que par rapport à son environnement. Ce diagnostic servira de base à l’élaboration du plan. Une bonne partie du succès d'un plan qualité dépend du diagnostic de l’existant. On peut difficilement faire un bon plan qualité à partir d’un mauvais diagnostic. 3.1. Qu’est-ce qu’un bon diagnostic ? Un bon diagnostic doit être2 : complet et rigoureux dans l'analyse des éléments considérés essentiels de la situation qu'on veut évaluer - systématique et détaillé dans l'analyse des causes - équilibré dans la description de la réalité et objectif concernant aussi bien les aspects positifs que ceux qui doivent être améliorés - organisé au bon moment - partagé par les agents ou les groupes concernés - basé sur des preuves - intégré au contexte externe Un diagnostic qui réunit ces caractéristiques facilitera l'élaboration du plan qualité et le consensus nécessaire à sa mise en œuvre. - 3.2. Comment faire un diagnostic ? Les dispositifs de validation et de certification proposent leurs propres modèles de diagnostics plus ou moins compliqués, que nous ne détaillerons pas ici. Nous nous limiterons à donner des règles de diagnostics simples en suivant l'analyse FFOM3 et en nous concentrant sur les techniques des arts du spectacle. L'analyse FFOM (faiblesses, forces, opportunités, menaces) se base sur l’étude des quatre variables mentionnées, dont deux concernent les caractéristiques du centre de formation (faiblesses et forces) et les deux autres son environnement (opportunités et menaces) : - - les faiblesses ou points faibles sont les facteurs internes du centre de formation qui peuvent limiter son bon fonctionnement ou ses possibilités. Nous pouvons les détecter en établissant la liste des éléments à améliorer. les forces ou points forts, au contraire, sont les facteurs internes du centre qui permettent d'obtenir de bons résultats ou d’atteindre les objectifs. Nous pouvons 2 Cf. Francesc Pedró (coord.) Marc general per a l’establiment, el seguiment i la revisió dels plans de millora, Barcelona, AQU, 2005. 3 Ou analyse SWOT (strength, weakness, opportunity, threats) en anglais. Programme Leonardo da Vinci Page 15 2007 FIRCTE 4 – Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle - les détecter en analysant ce qui valorise le centre ou ce qui satisfait les élèves, les formateurs ou l'équipe de direction du centre. les menaces sont les facteurs de l'environnement qui peuvent potentiellement nuire au bon fonctionnement du centre ou à ses résultats. les opportunités sont en revanche les facteurs positifs qui représentent un avantage pour que le centre effectue sa tâche de manière satisfaisante. La détection de ces variables doit être faite par les différents groupes concernés par l'amélioration du centre (équipe de direction, formateurs, élèves, etc.), qui doivent donc arriver à s’accorder sur leur définition et interprétation. Les listes résultant de cette analyse ne doivent pas être trop longues, c’est pourquoi il convient de se mettre d'accord sur les éléments les plus importants ou ceux qui influent le plus sur la situation du centre. La liste des points forts, des points faibles, des opportunités et des menaces doit nous aider à fixer les objectifs d'amélioration et à choisir les stratégies pour les atteindre. Voici un exemple de tableau FFOM relatif à un centre de formation aux techniques des arts du spectacle. Programme Leonardo da Vinci Page 16 2007 L’institution titulaire du centre ne connaît pas suffisamment son effet positif sur le monde professionnel. Le centre dispose d’un bon réseau de relations avec des théâtres européens pour faire des stages. Programme Leonardo da Vinci Pourcentage d’emploi très élevé des anciens élèves. 2007 Budget insuffisant pour la location de matériel. Equipe de direction ouverte et entreprenante. Page 17 Peu d’offres d’emplois dans certaines spécialités. Bon travail en équipe des formateurs. Bon climat relationnel. Absence de préparation pédagogique des intervenants extérieurs. Points faibles Le théâtre de la ville où se trouve le centre accueille un grand nombre de spectacles de danse en tournée. Le centre dispose d’une bonne infrastructure et de bons équipements. Points forts Les techniciens professionnels en activité qui collaborent avec le centre en tant que formateurs ont une disponibilité horaire compliquée. Existence d’un centre de production théâtrale proche avec lequel le centre de formation entretient des relations très étroites. Existence d’une école d’art dramatique avec laquelle il est possible de réaliser des stages conjoints. Le centre est situé loin du centre ville. Méfiance du secteur envers la formation professionnelle réalisée dans des centres de formation. Il y a peu de centres de formation professionnelle aux techniques des arts du spectacle dans le pays. Opportunités Il y a peu de théâtres dans les environs pour réaliser des stages en entreprise. Menaces FIRCTE 4 – Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation La comparaison des quatre variables peut nous aider à mieux préciser le diagnostic. Si nous savons dans quelle mesure les points forts peuvent compenser les menaces ou connaissons les opportunités permettant d’annuler les points faibles, nous sommes dans une meilleure situation pour formuler les objectifs d'amélioration. 4. Élaboration de plans qualité Une fois le diagnostic posé, nous pouvons passer à l'élaboration du plan. Nous déterminerons en premier lieu le contenu du plan pour analyser ensuite son processus d'élaboration. 4.1. Que doit contenir un plan qualité ? La structure et les contenus du plan peuvent varier selon le type de modèle choisi pour l'amélioration de la qualité. Nous pensons cependant qu'un plan qualité doit inclure les éléments exposés ci-dessous. 4.1.1. Diagnostic Le plan doit incorporer les éléments principaux du diagnostic sur lequel il se base. Il doit détailler les points forts et les points faibles identifiés ainsi que les opportunités et les menaces détectées. Il doit en outre tenir compte de l'évaluation qui a été faite des variables de l'environnement et du centre et de la manière par laquelle elle contribue à définir les objectifs et la politique de qualité. Par exemple, dans le plan qualité de l'un des centres de formation aux techniques des arts du spectacle qui ont participé au projet FIRCTE4, la politique de qualité du centre se définit en quatre points : 1. Réponse aux besoins de formation du secteur professionnel 2. Rigueur et adaptation des méthodes pédagogiques 3. Moyens mis à disposition 4. Instruments d'évaluation 4.1.2. Objectifs d'amélioration Le diagnostic doit conduire à la formulation des objectifs d'amélioration que le centre se fixe à court et moyen terme. Pour formuler ces objectifs on devra prendre en considération les valeurs, la mission et la vision du centre. Voici des exemples d'objectifs d'amélioration contenus dans le plan qualité : - améliorer la préparation pédagogique des formateurs - améliorer la relation du centre de formation avec le monde professionnel - approfondir le travail en équipe des formateurs - améliorer l’entrée des élèves dans le monde du travail - améliorer l'articulation entre les différentes matières - améliorer les stages en entreprise Programme Leonardo da Vinci Page 18 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation - adapter les installations et les services du centre aux méthodes pédagogiques - etc. S'il existe des objectifs très variés, on devra donner la priorité, conformément au diagnostic réalisé, aux difficultés entraînées par chacun d'eux et à la mise à disposition des moyens permettant de mener à bien les actions nécessaires pour les atteindre. 4.1.3. Stratégies et actions d'amélioration Pour atteindre chacun des objectifs détaillés dans le plan, celui-ci doit définir des stratégies et les mettre en œuvre au moyen d’une série d'actions d'amélioration. Certains objectifs peuvent nécessiter plusieurs actions d'amélioration et certaines actions peuvent viser plusieurs objectifs. Voici quelques exemples d'actions d'amélioration : - établir des accords de collaboration avec des entreprises pour mener à bien des programmes de formation continue - entreprendre un programme de formation de formateurs - formaliser le programme d’enseignement de chacun des formateurs - améliorer les dispositifs d'évaluation de l'apprentissage des élèves - organiser des sessions de formation pour les tuteurs de l'entreprise - améliorer la sélection des élèves pour élever le niveau de formation et favoriser l’entrée dans le monde professionnel - adapter une salle de cours comme salle de classe-scène - renouveler les équipements son du centre - etc. Logiquement, dans la planification des actions d'amélioration on devra prendre en compte la capacité du centre à mener à bien son projet ainsi que sa capacité à rassembler les moyens nécessaires. 4.1.4. Calendrier d'application Le plan qualité doit contenir un calendrier dans lequel, outre la fixation des périodes de mise en œuvre et d’évaluation, chaque action doit être planifiée en ce qui concerne sa date de début et sa durée. 4.1.5. Responsables des actions Chaque action doit être dotée d’un responsable, qui peut se charger directement de son exécution ou coordonner les tâches d'autres personnes. Ce responsable doit communiquer les résultats de chaque action à la commission chargée du suivi du plan. Par exemple, dans le plan qualité d'un centre de formation aux techniques des arts du spectacle, des tâches sont confiées à des membres de la direction pédagogique, tels que le responsable de formation, le coordinateur ou le formateur. Pour les nouvelles actions de formation, la direction pédagogique formule des directives générales que le coordinateur ou le responsable de la formation applique par la suite. Dans ce centre, le plan qualité prévoit les droits et devoirs de la direction pédagogique, du coordinateur d'une formation et du formateur relativement à la tâche qui leur a été assignée. Programme Leonardo da Vinci Page 19 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation 4.1.6. Moyens affectés à chaque action Le plan qualité doit définir les moyens qui seront affectés à chaque action envisagée. Selon le type d'action concernée, les besoins en moyens peuvent être très différents. Quelques actions nécessiteront seulement la coordination des ressources humaines disponibles (par exemple, formaliser le programme d’enseignement de chacun des formateurs), tandis que d'autres exigeront l’engagement d’un formateur à plein temps (par exemple, créer le poste de coordinateur des stages en entreprise). Certaines auront un coût limité (par exemple, accompagner les élèves en phase de passage à la vie active), tandis que d'autres seront plus coûteuses (par exemple, financer un nouvel atelier de costumes). Dans certains cas, le coût sera ponctuel (par exemple, acquérir un nouveau jeu d’orgue) tandis que dans d'autres, il se répétera dans le temps (par exemple, lancer une nouvelle spécialisation). Dans tous les cas, il faut prévoir l’ensemble des moyens nécessaires et leur financement. 4.1.7. Indicateurs de suivi Le plan devra aussi établir des indicateurs - quantitatifs ou qualitatifs - qui facilitent son suivi et son évaluation. L'existence de ces indicateurs ne doit pas seulement faciliter le suivi des actions menées à bien mais aussi permettre par la suite de faire l’évaluation continue de leur déroulement et de modifier, le cas échéant, celles qui ne répondent pas aux objectifs recherchés. Exemples d'indicateurs : • qualitatifs : - • adéquation entre moyens consacrés à l'évaluation de l'apprentissage des élèves et amélioration résultats de l'évaluation de l’enseignement résultat de l'évaluation du programme de stages en entreprise etc. qualitatifs : - nombre ou pourcentage de formateurs qui ont participé à des cours de formation résultats de l'évaluation de l'apprentissage des élèves nombre d'entreprises qui ont accueilli des stages nombre ou pourcentage de tuteurs de l'entreprise qui ont participé à des cours de formation de tuteurs nombre de demandes d’admission au centre de formation nombre de visites au centre de formation effectuées par des tuteurs de l'entreprise etc. Le plan doit désigner les personnes qui seront chargées de l’évaluation de ces indicateurs et préciser les modalités de sa mise en œuvre, et, en cas d’évaluation quantitative, fixer les valeurs correspondant à l’atteinte des objectifs. Programme Leonardo da Vinci Page 20 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation 4.1.8. Procédures de suivi Le plan doit également prévoir les modalités de suivi : - qui sera en charge du suivi ? - quel type de suivi sera réalisé ? - à l’aide de quelle documentation ? - comment évaluera-t-on le niveau de réalisation des objectifs du plan ? - etc. 4.2. Processus d'élaboration Le processus d'élaboration d'un plan qualité doit passer par divers stades, que nous exposons ci-après. 4.2.1. Élaboration de la proposition La proposition d’un plan qualité devra être élaborée en collectant les informations nécessaires, en établissant les objectifs, priorités et stratégies, en répertoriant les actions d'amélioration à mettre en œuvre et en déterminant les dispositifs de suivi et d’évaluation, conformément aux contenus spécifiés. La proposition doit être préparée par une commission déterminée au préalable, à laquelle il est souhaitable que participent des membres de l'équipe de direction du centre et des représentants des autres départements (formateurs, élèves, personnel non-enseignant, etc.). Cette commission préparera sa proposition de plan à partir du diagnostic réalisé. 4.2.2. Débat Une fois la proposition préparée, elle devra être débattue avec les différents départements du centre de formation et avec l'institution responsable du centre. Les objectifs et priorités contenus dans la proposition devront être débattus avec les formateurs, élèves et personnel non-enseignant en vue d’obtenir le consensus maximal. Plus le consensus sera partagé, plus la mise en œuvre du plan qualité sera facile. D'autre part, le plan devra être conforme aux stratégies d'amélioration de l'institution qui en a la charge, et cette institution devra définir les moyens nécessaires à l’application des actions d'amélioration. Commence donc une phase de débat et de négociation de la proposition. 4.2.3. Approbation Une fois que la proposition du plan qualité aura été débattue et qu’y auront été introduites les modifications convenues, on passera à l'approbation de l'instance du centre de formation compétente en la matière. Selon la structure de chaque centre, une seule approbation devra être donnée par l’organe de direction supérieur ou plusieurs approbations par les instances inférieures. 4.2.4. Informations Pendant l’ensemble de ce processus, les différents départements du centre de formation devront bénéficier de bonnes informations sur son déroulement afin d’apporter des suggestions et des propositions. D'autre part, une fois le plan approuvé, il faudra lui donner la diffusion maximale pour que ses objectifs, ses priorités et ses stratégies soient connus par les différents départements du centre de formation et puissent ainsi être assumés au maximum. En outre, une bonne connaissance du plan facilitera son suivi. Programme Leonardo da Vinci Page 21 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation 5. Application, suivi et révision des plans qualité 5.1. Comment appliquer un plan qualité ? Un plan qualité élaboré selon les contenus et la procédure indiqués précédemment peut être très général ou très détaillé. Il peut répondre à une nécessité générale d'amélioration du centre de formation ou à des problèmes spécifiques nécessitant une solution dans le cadre des démarches qualité. Dans la mesure où le plan qualité spécifie correctement tous les points énumérés au paragraphe précédent, son application ne devrait pas entraîner de difficultés particulières. 5.2. Qui met en marche le plan qualité ? La responsabilité de la mise en marche d'un plan qualité revient toujours au personnel de direction du centre de formation. Pour cela, il devra préciser les tâches relevant des personnes chargées de mener les différentes actions envisagées dans le plan et superviser le fonctionnement des commissions créées à cet effet, notamment celles destinées au suivi du plan. La direction du centre aura également pour tâche de s'assurer de la disponibilité des moyens nécessaires à la réalisation du plan avant de procéder à son application. La direction du centre de formation devra aussi communiquer à tous les départements du centre les informations relatives à l'élaboration du plan qualité, à sa mise en œuvre, à son suivi et à son évaluation. 5.3. Pourquoi faire le suivi du plan qualité ? Il ne suffit pas de préparer un plan qualité et de procéder à son application. Il faut que ce plan ne reste pas une simple déclaration de bonnes intentions et que ses objectifs ne soient pas perdus en chemin. Il faut donc faire le suivi des actions d'amélioration qui constituent le plan ainsi qu’une vérification des indicateurs établis. Périodiquement, il conviendra d’étudier dans quelle mesure les objectifs d'amélioration prévus par le plan ont été atteints et de réaliser les adaptations nécessaires pour atteindre ces objectifs. En outre, le suivi du plan doit servir à informer périodiquement les groupes concernés de son état d'avancement. 5.4. Comment faire le suivi ? Nous avons déjà indiqué que le plan doit spécifier le type de suivi à réaliser et les personnes qui en seront responsables. La commission chargée du suivi, ou son responsable, devra rassembler les informations nécessaires à sa réalisation. Si un responsable a été choisi pour chacune des actions d'amélioration, celui-ci devra périodiquement informer la commission de suivi : - du respect du calendrier d'application - de l'évaluation des indicateurs établis pour cette action - de l'utilisation des moyens Le responsable de la commission de suivi devra réunir ces informations et préparer sur cette base un rapport de suivi relatif au niveau d'application du plan et au niveau de réalisation de ses objectifs. Programme Leonardo da Vinci Page 22 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation 5.5. Quand faire le suivi ? Le plan doit définir la périodicité du suivi. Selon le type d'actions d'amélioration décidées, les sessions de suivi seront plus ou moins fréquentes. Si, par exemple, l'action est du type « Améliorer les dispositifs d'évaluation de l'apprentissage des élèves », les sessions de suivi devront être fixées en fonction du rythme de l’apprentissage. Le type d'indicateurs conditionnera aussi la périodicité du suivi. Des indicateurs du type « Résultat de l'évaluation du programme de stages en entreprise » ou « Nombre d'entreprises qui ont accueilli des stages » ne peuvent être évalués qu’à la fin de l'action de formation, c’est pourquoi sa durée détermine la fréquence des sessions de suivi. 5.6. Quelle documentation préparer ? Pour rassembler les informations sur chaque action, il convient d’adopter une démarche systématique à l’aide de formulaires, de fiches de suivi ou de modèles de rapport contenant les éléments suivants : - état d'avancement (calendrier d'application) - indicateurs de suivi - moyens utilisés - évaluation du déroulement de l'action par son responsable La systématisation des informations à rassembler permettra aux responsables de les fournir en temps voulu et sera un instrument utile de traitement et d’évaluation. 5.7. Évaluation de la réalisation A l’aide des informations rassemblées, la commission de suivi du plan qualité devra périodiquement évaluer son degré de réalisation. Pour cela elle utilisera les indicateurs d’évaluation de chaque action et constatera le degré général de réalisation des objectifs. 5.8. Révision du plan qualité A partir des résultats du suivi, la commission de suivi peut être amenée à conclure à la nécessité d'introduire des modifications au plan qualité, parce qu'on n'a pas bien planifié les actions d'amélioration, parce que le calendrier prévu n’a pas pu être respecté ou parce que sa réalisation ne convient pas et qu’il s'avère difficile d'atteindre les objectifs prévus. Toutefois, il faut être à la fois prudent et flexible dans la révision du plan et, en tout état de cause, le réaliser dans le cadre du processus de suivi. Il peut aussi arriver que les circonstances internes ou externes du centre de formation ont changé et que les nouvelles circonstances incitent à introduire des modifications au plan qualité. Il faut alors évaluer l'ampleur de ces modifications. Si les modifications que la commission estime nécessaire d'introduire dans le plan supposent un changement radical de celui-ci, il faut s'attacher à analyser la raison de cette situation. Le diagnostic posé à l’origine était peut-être erroné ou le changement de circonstances internes ou externes est à ce point important qu’il l’a invalidé. Auquel cas, il est recommandé de réaliser un nouveau diagnostic à partir duquel un nouveau plan devra être préparé. Programme Leonardo da Vinci Page 23 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation 6. Évaluation finale du plan qualité À la fin de la période d'utilisation du plan qualité, il faudra faire une évaluation globale de ce dernier. Cette évaluation se transforme en diagnostic de la nouvelle situation créée à partir de l'application du plan et doit nous permettre d'élaborer un nouveau plan, fermant ainsi le cercle de la qualité. 6.1. Objet de l'évaluation finale ? L'évaluation finale du plan devra analyser et évaluer divers aspects : 1. degré de réalisation des objectifs prévus dans le plan 2. déroulement et résultat de chacune des actions d'amélioration 3. moyens utilisés, adéquation aux actions d'amélioration et résultats obtenus 4. résultats du plan : - comment a-t-il changé la situation du centre de formation et son environnement par rapport à la situation initiale ? les points faibles ont-ils été résolus ? les points forts demeurent-ils ? existe-t-il de nouvelles opportunités ? les menaces persistent-elles ? etc. En même temps il faudra aussi évaluer la préparation et la mise en œuvre du plan, pour tirer des conclusions utiles à la préparation et à la mise en œuvre d'un nouveau plan : 1. adéquation du plan qualité par rapport au diagnostic initial 2. contenus et actions d'amélioration prévues 3. pertinence de son application 4. efficacité du processus de suivi 5. résultats : - ce qui a été réalisé ce qui n’a pas été réalisé degré de satisfaction des groupes impliqués dans le plan 6. efficacité de la communication, de la préparation, de la mise en œuvre et du suivi du plan 7. etc. 6.2. Qui évalue le plan ? En toute logique, la commission chargée de la mise en marche du plan et de son suivi est celle qui doit faire l'évaluation finale du plan, puisqu'elle c’est elle qui dispose du plus grand nombre d’éléments pour faire cette évaluation. On peut aussi envisager la participation d'experts ou de professionnels extérieurs au centre si on veut disposer d’une évaluation plus contrastée. L’évaluation peut également être réalisée par des personnes externes pour pouvoir disposer d'un autre point de vue sur le fonctionnement du centre de formation. Programme Leonardo da Vinci Page 24 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation 6.3. Communiquer les résultats Il est important de communiquer à tous les groupes concernés les résultats du plan ainsi que l’évaluation réalisée. De bonnes informations sur ces éléments permettront aux différents départements du centre de formation d’évaluer l'efficacité du plan et de mieux s’engager dans les futurs plans qualité. 7. Instruments d’une démarche qualité Concernant la préparation et l’application des plans qualité dans les centres de formation aux techniques des arts du spectacle, des thèmes généraux importants relatifs à la qualité ont été développés dans d'autres documents du projet FIRCTE4 : 1. Cadre de référence pour la préparation, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation4 2. Guide de préparation de plans d'évaluation de l'enseignement5 3. Méthode d'évaluation des stages en entreprise6 4. Orientations pour le passage du centre de formation à l'entreprise7 Ces documents constituent des instruments pour une démarche qualité dans les centres de formation aux techniques des arts du spectacle et peuvent apporter une grande aide tant pour la préparation que pour la mise en œuvre de certains aspects des plans qualité. Les indications données dans ces documents peuvent aussi s'avérer utiles pour établir le diagnostic préalable à la préparation des plans qualité. 4 Cf. FIRCTE4, Techniques des arts du spectacle. Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision des plans de formation. 5 Cf. FIRCTE4, Techniques des arts du spectacle. Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement. 6 Cf. FIRCTE4, Techniques des arts du spectacle. Méthode d’évaluation des stages en entreprise. 7 Cf. FIRCTE4, Techniques des arts du spectacle. Orientations pour le passage du centre de formation à l’entreprise. Programme Leonardo da Vinci Page 25 2007 FIRCTE4 Portadas idiomas 4/3/08 16:56 P gina 1 C M Y CM MY CY CMY K Les métiers techniques du spectacle vivant 1 Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle 2 Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi et la révision des plans de formation 3 Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 4 Méthode d’évaluation des stages en entreprise 5 Orientation pour le passage du centre de formation à l’entreprise Janvier 2008 Composici n FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation 2 -CADRE DE RÉFÉRENCE POUR L'ÉLABORATION, LE SUIVI, L'ÉVALUATION ET LA RÉVISION DE PLANS DE FORMATION Institut del Teatre de la Diputació de Barcelona. Espagne. Théâtre Royal de la Monnaie / Koninklijke Schouwburg De Munt. Bruxelles/Brussel. Belgique. Koninklijke Vlaamse Schouwburg. Brussel. Belgique. Escénica. Centro de Estudios Escénicos de Andalucía. Sevilla, Granada, Málaga. Espagne. Centro de Tecnología del Espectáculo - INAEM. Madrid. Espagne. Escuela Taller Técnicas Promocionales. Avilés. Espagne. Asociación de Técnicos de las Artes Escénicas. Bilbo. Espagne. Tartu Ülikool Viljandi Kultuuriakadeemia. Viljandi. Estonie. Centre de Formation Professionnelle aux Techniques du Spectacle. Bagnolet. France. Institut Supérieur des Techniques du Spectacle. Avignon. France. Théâtre National Populaire. Villeurbanne. France. École Supérieure d'Art Dramatique du TNS. Strasbourg. France. SYNPTAC-CGT. Paris. France. Fondazione Accademia d'Arti e Mestieri dello Spettacolo Teatro Alla Scala. Milano. Italie. Narodowy Stary Teatr. Krakow. Pologne. Centro Dramatico de Évora. Portugal. Rose Bruford College. London. Royaume-Uni. Programme Leonardo da Vinci Page 26 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation INDEX 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. Introduction Qu'appelle-t-on Plan de formation ? Définition des besoins de formation 3.1. Existe-t-il un besoin ? 3.2. Quels sont-ils ? 3.3. Comment les détecte-t-on ? Le Plan de formation 4.1. Objectifs généraux 4.2. Actions de formation qui constituent un Plan de formation 4.3. Que considérer en projetant une action de formation ? 4.4. Planification 4.5. Critères d'allocation des ressources 4.6. Moyens de coordination et de gestion 4.7. Procédures de suivi et d'évaluation des résultats 4.8. Évaluation des effets de la formation La réponse du centre de formation 5.1. Relation à l'environnement 5.2. Potentialités du centre de formation 5.3. Cohérence des actions de formation avec le projet de formation du centre L'action de formation 6.1. Conception 6.2. Décision de réalisation 6.3. Mise en place 6.4. Suivi 6.5. Évaluation Planification opérationnelle de l'action de formation 7.1. Formateurs 7.2. Personnel administratif, technique et auxiliaire 7.3. Organisation de l'enseignement 7.4. Infrastructures, équipements et matériels 7.5. Structure de gestion et de coordination 7.6. Procédures et actions d'information 7.7. Viabilité de l'action de formation Programme Leonardo da Vinci Page 27 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation 1. Introduction Dans le secteur des techniques du spectacle vivant les dernières années ont connu l'introduction massive de la technologie qui, avec l'évolution des structures de production et du contexte économique du secteur, a entraîné une importante transformation, spécialement ressentie par le personnel technique. La formation aux disciplines techniques du spectacle, qui était réalisée par un apprentissage sur le tas dans un environnement très artisanal, est entrée en crise. La formation à ces métiers est caractérisée par de nombreuses difficultés et singularités, compte-tenu notamment de son double versant technico-artistique et de l'importance de certaines compétences transversales de ces professions. La formation organisée dans des centres de formation ou dans des entreprises apparaît comme un élément important tant pour mettre à jour les compétences des travailleurs actifs que pour faire évoluer les formes d'accès à la profession. Le spectacle vivant est une manifestation culturelle basée sur la répétition de prototypes conçus à partir d’un original ; il est réalisé de manière artisanale et en présence du public qui le consomme simultanément à son processus de réalisation. Cette caractéristique du secteur, jointe au besoin intensif de main d’œuvre, fait que les métiers techniques acquièrent une grande importance, puisqu'ils ne sont pas seulement ceux qui fournissent le cadre et les moyens de la création mais aussi ceux qui y prennent une part directe et très active. La création culturelle et la qualité artistique des spectacles sont donc nécessairement liées au travail quotidien des professions techniques. "Comment" on fait un spectacle influe directement sur la qualité finale du produit. La nécessité pressante de formation dans le secteur favorise l'apparition de nombreuses initiatives de formation, souvent accompagnées de bonnes intentions plutôt que de réels résultats. Et les actions de formation ne répondent pas toujours aux réels besoins de formation. L'effort de formation qu'effectue l'entreprise - ou le travailleur indépendant très présent dans le secteur - a besoin d'un retour sur investissement efficace, particulièrement à un moment où la formation devient un enjeu compétitif décisif. Pour cela il est nécessaire d'aborder la formation dans un contexte de qualité. Un élément important de ce contexte de qualité est la planification de la formation, de sorte qu'elle réponde aux réels besoins de formation du secteur. Pour cela il est nécessaire que les entreprises, les associations professionnelles, les syndicats et autres organisations entreprennent des Plans de formation qui apportent une réponse de qualité à ces besoins. 2. Qu'appelle-t-on Plan de formation ? Le Plan de formation est le document stratégique qui établit ou concrétise la demande de formation, qui peut être formulée par une ou plusieurs entreprises, par des associations d'entreprises, par l'administration publique, par des associations professionnelles ou des syndicats, par un centre de formation ou par les techniciens eux-mêmes. Le Plan de formation est encadré par la politique de formation de l'institution qui formule les besoins et pour cela définit : - les objectifs. - les actions de formation : modalités, méthodologie, évaluation et coût de ces dernières. - les critères d'attribution des ressources et du financement. Programme Leonardo da Vinci Page 28 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation - l'évaluation de l'impact de la formation. Supposons qu'une entreprise, une association ou une institution engage une réflexion sur les problèmes qu’elle rencontre. L'évaluation des problèmes, l'analyse du secteur et la définition des besoins peuvent entraîner la décision de recourir à un Plan de formation. Le Plan de formation naît de ces besoins et peut se limiter à des actions spécifiques. Une fois ces actions de formation achevées, l'entreprise ou l'institution analysera les résultats et évaluera le "retour sur investissement" du Plan de formation. 3. Définition des besoins de formation 3.1. Existe-t-il un besoin ? Il est inutile d'établir un Plan et des actions de formation si ceux-ci ne répondent pas à une demande réelle de formation. La question qui se pose alors est de savoir comment les définir ? Que des besoins de formation existent dans un théâtre ou une entreprise de spectacle paraît souvent évident. L'évolution rapide des structures et des moyens de production, les avancées technologiques et l'absence généralisée de formation initiale comme moyen d'accès à la profession, soulignent ces besoins, qui peuvent toutefois être formulés de manières différentes par la direction du théâtre, par la direction technique ou par les techniciens eux-mêmes. Le constat de l’existence de certains problèmes peut conduire le théâtre ou l'entreprise à proposer la formation comme solution de recours. Mais il faut reconnaître que la formation n'est pas toujours la solution au problème formulé. Parfois l'entreprise cherche dans la formation la solution à un autre type de problèmes. Derrière les besoins que formule une entreprise peuvent se cacher des problèmes qui ne peuvent pas être résolus par la formation : reconnaissance professionnelle, rémunération, travail en équipe, etc. On rencontre également le cas des "nouveaux convertis" à la formation : des techniciens qui d'abord rechignent à entreprendre des actions de formation parce qu'ils ne veulent pas reconnaître un besoin dans ce domaine, mais qui ensuite leur attribuent des vertus quasimagiques. Il est donc nécessaire d'isoler les problèmes auxquels on attribue une solution basée sur la formation, de détecter si ce sont effectivement des problèmes nés du manque de formation, de déterminer si la formation constitue un moyen de les résoudre et, dans l'affirmative, de définir enfin la formation appropriée. Pour cette raison, la première phase d'élaboration d'un Plan de formation est l'analyse des problèmes que perçoit une organisation, un théâtre, une entreprise de spectacle vivant, une association professionnelle ou syndicale ou l'administration publique. La définition claire des problèmes permet de définir les objectifs du Plan de formation et les actions de formation qu'il devra comprendre. Il faudra donc analyser les variables qui interviennent dans la définition des objectifs du Plan : - la situation du secteur professionnel des techniques du spectacle vivant et ses besoins de formation - la politique générale de l'organisme qui formule une demande de formation (entreprise, association professionnelle, syndicat, administration publique, etc.) Programme Leonardo da Vinci Page 29 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation - les objectifs généraux de l'organisme à court, moyen et long terme - la culture et le cadre de travail de l'organisme - les postes de travail concernés - etc. Une analyse correcte de ces variables devra permettre de détecter quels sont les besoins de formation actuels et futurs d'un organisme. La formation doit être la réponse à des besoins concrets détectés par l'organisme, et non à une estimation générique de besoins de formation formulés en l'absence d'analyses rigoureuses. 3.2. Quels sont-ils ? La détection des besoins de formation pouvant donner lieu à une formation initiale est réalisée par des études du secteur ou par la demande formulée par des entreprises, professionnels, associations, etc. Dans le secteur des techniques du spectacle vivant, les changements de structures de production et les innovations technologiques ont mis en crise le système traditionnel d'acquisition de compétences professionnelles par la transmission "sur le tas" des savoirs d'enseignant à apprenti. Est alors apparue, de manière générique, la nécessité d'une formation initiale spécifique au secteur, qui permet d'acquérir les compétences correspondant aux nouveaux défis professionnels ; une formation initiale qui n'existe pas encore de manière organisée dans de nombreux pays européens ou qui en est à un stade encore naissant. Cependant, il faudra concrétiser cette nécessité générique de formation initiale selon la situation du pays, la demande des théâtres et des entreprises, etc., pour qu'elle puisse donner lieu à des plans de formation concrets. Dans la formation continue, la définition des réels besoins de formation d'une organisation exige la réalisation d'un travail préalable avec les personnes concernées (entreprise et travailleurs) permettant de définir correctement les objectifs de la formation. Le centre de formation peut collaborer à ce travail préalable, qui sera fort utile à la conception ultérieure des actions de formation. Il faut en outre tenir compte des quelques précisions suivantes : - les actions de formation devront être conçues de manière à prendre en compte la situation concrète de l'organisation, dans la mesure où les objectifs de la formation seront différents selon la taille du théâtre, le type d'exploitation, la programmation, etc. - la perception des besoins de formation n'est pas la même pour le technicien que pour l'entreprise, et cela peut être source de mécontentement et de rejet de la formation par le technicien. Les actions de formation doivent simultanément répondre aux espoirs des techniciens et aux besoins de l'entreprise. Cela donnera lieu à une plus grande satisfaction de la personne qui assiste au cours. - il est indispensable que l'entreprise inclue la formation dans une politique plus vaste de gestion des ressources humaines, tant interne que sectorielle, sans quoi le retour sur investissement de la formation peut ne pas être aussi élevé qu'attendu. L'organisation qui se propose d'entreprendre un Plan de formation doit établir les objectifs de la formation dans son ensemble, la durée du Plan et les critères et indicateurs d'évaluation des résultats. - bien que le niveau d'acceptation de la formation soit élevé, il est nécessaire d'établir une politique de communication qui facilite l'intégration des personnes réticentes à la Programme Leonardo da Vinci Page 30 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation formation, pour éviter que cela ne devienne un obstacle pour le groupe qui va entreprendre une action de formation. - les groupes de personnes en formation sont souvent d'une grande hétérogénéité et ont différents niveaux de formation préalable et de compétence professionnelle. Cela ajoute une difficulté supplémentaire à la gestion de l'action de formation et au travail du formateur. Les actions de formation devront être organisées en tenant compte de cette réalité. Que ce soit dans le cadre de la formation initiale comme dans celui de la formation continue, il faudra détecter les besoins de formation par rapport à des éléments tels que : - - Les objectifs stratégiques de l'organisation. Les objectifs à long terme d'un théâtre, d'une compagnie, d'une entreprise, etc., varieront en fonction du type d'organisation concerné. Un grand théâtre national, une petite compagnie indépendante, une entreprise privée ou un établissement éducatif devront certainement formuler différemment leurs objectifs. Voyons quelques exemples : · Dans un pays donné, le secteur du spectacle vivant manque d'études structurées en formation professionnelle initiale. Les évolutions technologiques et les rythmes de travail empêchent la formation initiale de se faire sur le lieu de travail. Face à cette situation, l'administration éducative du pays fixe l'objectif stratégique de fournir au secteur une formation de base. · L'association professionnelle A constate que certains métiers très spécialisés du spectacle se sont perdus. Est alors posé comme objectif la survivance de ces métiers ; pour cela l'administration éducative décide de réaliser une formation spécifique liée aux artisans qui les pratiquent encore. · La compagnie de danse B a des possibilités limitées d'exploitation de ses spectacles car le circuit de diffusion de la danse dans son pays est très restreint. Devant la nécessité d'étendre son activité, une diffusion internationale est fixée comme objectif stratégique ; mais pour ce faire la compagnie doit augmenter son niveau technique par une formation appropriée. · L'entreprise de services C perd des clients, l'objectif fixé est alors d'être plus compétitive dans le secteur. Elle décide de renouveler ses équipements pour offrir de meilleures prestations et améliorer la productivité de certaines tâches, la formation de son personnel devenant alors un élément clef. · Le syndicat D constate que ses affiliés ont des difficultés à trouver du travail en raison de l'inadéquation de leurs compétences avec les offres. L'objectif consiste alors à améliorer le niveau de compétences professionnelles des travailleurs concernés en entreprenant diverses actions de formation. · etc.. La culture de l'organisation. Les besoins de formation de chaque organisation sont conditionnés par sa culture propre. Par exemple : · Le théâtre E dispose d'un nombre réduit de techniciens qui doivent fonctionner efficacement en équipe. La direction détectant des carences dans ce domaine, elle décide d'entreprendre une formation sur les méthodes de travail en équipe. · Le théâtre public F s'est transformé en fondation et décide, afin d’obtenir de nouveaux revenus, d’engager certaines actions commerciales non abordées Programme Leonardo da Vinci Page 31 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation jusqu'alors. Cela provoque un rejet parmi le personnel de production, auquel la direction du théâtre répond par une formation sur le nouveau cadre économique de la fondation. - - - · L'entreprise de services G a des difficultés à mettre en œuvre des mesures de sécurité étant donné le peu d’importance que les techniciens accordent à ces questions. Pour cela elle entreprend une formation de sensibilisation aux risques professionnels. · etc. L'innovation technologique. Les avancées continues dans le domaine de la technologie des équipements et matériaux utilisés dans le spectacle vivant nécessitent une mise à jour constante des compétences de leurs utilisateurs. · l'entreprise de services H a acquis une nouvelle table de mixage et décide d'effectuer une formation spécifique pour le personnel qui doit l'utiliser. · La compagnie I a le projet de se doter de projecteurs asservis, mais son personnel n'est pas formé à travailler avec ces appareils, et elle prévoit donc un programme de formation spécifique à cette fin. · Le technicien free-lance J se trouve face à de nouveaux équipements qu'il ne connaît pas dans les différents théâtres où il travaille ; il décide alors de suivre un cours sur ces nouveaux équipements. · Le théâtre K a été restauré et dispose maintenant d'un système de machinerie informatisé. Toutefois, ses machinistes n'ont pas les compétences nécessaires pour l'utiliser ; la direction du théâtre décide donc de leur faire suivre une formation spécifique. · etc.. La qualité des spectacles. Les rythmes de travail croissants et le niveau moyen des spectacles exigent que le personnel technique soit toujours mieux formé pour répondre à l'amélioration de la qualité des spectacles : · La compagnie de théâtre L désire montrer ses spectacles dans un théâtre plus important. À cet effet, elle doit améliorer sa qualité du point de vue technique et décide d'entreprendre une action de formation de ses techniciens. · Au cours d'une tournée, le groupe de jazz M est invité à un important festival. Lors des répétitions, il constate que la sonorisation de son propre technicien est moins bonne que celle du technicien du festival. Il décide alors d'améliorer la formation du technicien concerné. · etc.. La productivité et le rendement. Les problèmes de productivité et de rendement d'un équipement technique peuvent être dus à des causes diverses, dont notamment le fait que le personnel n'a pas les compétences requises : · Le théâtre N a restructuré son bâtiment ; les moyens technologiques dont il dispose dorénavant lui permettent d'augmenter le nombre de représentations de la saison. Les techniciens doivent assumer de nouvelles compétences et ont donc besoin d'une formation spécifique. Programme Leonardo da Vinci Page 32 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation - - · Pour être plus compétitive, l'entreprise de services O doit augmenter la productivité de ses techniciens. Toutefois, l'entreprise constate que la faible productivité est due à un manque de compétences des techniciens dans l'utilisation de certains équipements ; elle décide donc de leur fournir la formation adéquate. · Le théâtre P doit reporter une première du fait que le temps de montage des décors et éclairages a dépassé le temps initialement prévu, le personnel n'ayant pas su le faire dans les délais. Pour cela il décide d'entreprendre une formation de ce personnel. · Dans le théâtre lyrique Q, une production nécessite un travail de maquillage et d'habillage des chœurs dans un temps déterminé. Les accords syndicaux existants ne permettent pas de convoquer les chœurs plus tôt ; il est alors décidé de recourir à un personnel supplémentaire et de former celui-ci aux techniques requises. · etc.. La motivation et l'engagement. Le personnel technique est très motivé par son travail., il détecte les compétences dont il a besoin et exige une formation. Il peut au contraire penser que cette motivation lui donne les compétences nécessaires et est donc très sceptique en ce qui concerne la formation. Il conviendra donc de connaître le degré de motivation du personnel en matière de formation et si ce degré de motivation est homogène, pour chercher la façon de motiver les éléments les plus réticents. Mais il peut aussi arriver que l'entreprise n'a pas d'engagement réel en matière de formation professionnelle et que le personnel se trouve peu motivé quand on lui propose certaines actions de formation : · Dans le théâtre R les machinistes sont réticents concernant une formation en matière de sécurité, car leurs revendications sur ces questions ne sont pas entendues. · La prochaine édition du festival S dispose de trois nouveaux espaces en extérieur. Les techniciens son du festival, conscients de leur inexpérience en sonorisation de grands espaces, demandent une formation spécifique en électroacoustique. · Le théâtre lyrique T détecte que le personnel technique est peu préoccupé par le résultat final des spectacles produits et attribue ce fait à une méconnaissance de l'opéra. Il décide alors de réaliser une formation sur l'art lyrique pour améliorer la motivation du personnel technique par rapport au résultat des spectacles. · etc.. Les évolutions du marché du travail. Le marché du travail exige des professionnels dotés de compétences nouvelles et diversifiées. Dans certains cas on demande des techniciens hautement spécialisés, tandis que dans d'autres on demande des techniciens ayant un certain degré de polyvalence : · L'augmentation de spectacles musicaux entraîne une plus grande demande de spécialistes en contrôles automatisés de dispositifs audiovisuels. Des professionnels décident donc de se former à ces nouvelles compétences. Programme Leonardo da Vinci Page 33 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation - 3.3. · La demande croissante de techniciens ayant à la fois des connaissances en machinerie de scène, en éclairage et en son, pousse des techniciens à assister à des cours de formation pour diversifier leurs compétences. · etc.. Les changements dans l'organisation. · Dans le théâtre U, une nouvelle direction propose d'impliquer les responsables des ateliers maquillage et couture dans des tournages de spots publicitaires pour la promotion des spectacles. Les nouvelles compétences que doivent assumer les maquilleurs et couturiers requièrent un plan de formation spécifique. · Dans le théâtre V, il est décidé de lancer un plan de conservation des fonds de costumes. Les nouvelles compétences que devront assumer les techniciens concernés ou le nouveau personnel engagé entraînent l'étude d'un plan de formation spécifique. · La mise en œuvre d'une démarche qualité dans l'entreprise Y rend nécessaire la réalisation de nouvelles procédures de travail touchant à l'amélioration de l'organisation ainsi qu'une implication de tout le personnel dans son exécution, d'où l'organisation d'un plan de formation. · etc. Comment les détecte-t-on ? La détection des besoins de formation doit être effectuée à l'intérieur de l'organisation, assistée si nécessaire par un support externe, dans la mesure où elle doit répondre à une connaissance directe des réalités du secteur, du théâtre ou de l'entreprise et de ses activités. Les méthodes de définition de ces besoins de formation sont diverses : - enquêtes - entretiens individuels - création de groupes de discussion - etc. Selon le type d'organisation concerné, il peut être plus approprié d'employer l'une ou l'autre méthode. Dans un petit théâtre ou une compagnie, des entretiens individuels avec les techniciens peuvent être adéquats, alors que dans un grand théâtre il peut être nécessaire de réaliser des enquêtes spécialement préparées et segmentées selon les différents métiers ou postes de travail. Quoi qu'il en soit, la méthodologie pour détecter les besoins de formation doit être établie préalablement et la détection doit être pilotée par l'organisation. Le centre de formation peut aider à détecter les besoins, mais l'initiative en revient à l'organisation. Comment collabore le centre de formation dans la détection des besoins ? Comment a-t-il connaissance de la demande de formation, et que fait-il pour établir un Plan de formation pour ceux qui en formulent la demande ? Le centre peut collaborer à la détection des Programme Leonardo da Vinci Page 34 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation besoins de formation en analysant la demande sous plusieurs perspectives - besoin du technicien, des entreprises, de la direction technique, de l'administration, etc. – afin d’isoler le problème et de définir le type d'actions qui doit être entrepris. La collaboration étroite entre l'entreprise et le centre de formation peut contribuer à une détection plus précise des besoins de formation et servir à mettre en œuvre des processus de meilleure qualité. Le centre de formation peut donc agir comme un élément moteur qui apporte sa propre culture à la détection des besoins de formation d'une organisation. 4. Le Plan de formation 4.1. Objectifs généraux Une fois délimité le problème réel, définie la formation qui peut contribuer à le résoudre et détectés les besoins spécifiques de cette formation, il faut déterminer les objectifs du plan. Dans la définition de ces objectifs interviennent les diverses variables évoquées au paragraphe précédent, qui devront être classées et hiérarchisées en fonction des objectifs du plan. La rédaction d'un plan de formation ne revient normalement pas au centre de formation mais à l'organisation qui se propose de l'entreprendre, avec l'aide nécessaire de professionnels extérieurs. 4.2. Actions de formation qui constituent un plan de formation Le plan de formation sera constitué d'une série d'actions de formation, dont le degré de complexité peut être variable. Nous comprenons par action de formation tout ce qui va du cours spécialisé de courte durée au programme de formation initiale complet pouvant durer plusieurs années. Une fois que les objectifs généraux du plan de formation sont établis, il convient de déterminer les actions de formation concrètes qui le composent. Par exemple, selon les objectifs définis, on effectuera des cours de niveau élémentaire ou des cours très spécialisés. En tenant compte du type de formation, nous pouvons diviser les actions de formation - tant sous l'aspect social que professionnel - en plusieurs grands groupes : a. Formation initiale au centre de formation. La formation initiale dans le secteur des techniques du spectacle vivant, bien que relativement récente dans beaucoup de pays européens, apparaît aujourd'hui comme une nécessité fondamentale. Les avancées technologiques, l'exigence d'une meilleure efficacité du travail, les rythmes de travail, les contraintes de sécurité ou encore l'impossibilité actuelle d'une formation basée uniquement sur la transmission des savoirs entre enseignant et apprenti, ont mis en évidence la nécessité pour les techniciens du spectacle d’avoir accès à une formation professionnelle initiale, de la même manière que cela existe dans la majorité des métiers. Les administrations de l'enseignement, les associations professionnelles, les syndicats, les associations patronales ou les centres de formation eux-mêmes proposent de lancer des actions de formation de durée plus ou moins longue pour permettre l'intégration de nouveaux professionnels. Programme Leonardo da Vinci Page 35 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation L'objectif général de ce type d'actions de formation est de doter les nouveaux professionnels d'une bonne préparation de base pour pouvoir s'intégrer dans le monde du travail, ce qui inclut l'acquisition des connaissances, capacités techniques et compétences transversales requises. Ce type d'actions de formation peut par exemple comprendre des cours de formation initiale en Machinerie de scène, Eclairages, Sonorisation, Régie générale, Réalisation de costumes, Accessoires, etc. b. Formation initiale en alternance. Une modalité spécifique de la formation initiale est celle qui est réalisée en alternant périodes en centre de formation et périodes en entreprise. Les contenus de la formation sont organisés de telle sorte qu'après chaque période au centre de formation est effectuée une période en entreprise permettant d'appliquer dans un environnement professionnel véritable les contenus qui viennent d'être abordés en théorie. Les objectifs généraux des actions de formation en alternance peuvent être de : · doter les nouveaux professionnels d'une bonne préparation de base. · faciliter l'insertion dans le monde du travail grâce une connaissance directe de celui-ci acquise pendant les périodes d'apprentissage en entreprise. Ce type d'actions de formation peut prendre la forme, par exemple, de cours de formation initiale comme la Formation d'apprentis, etc.. c. Formation de base - sous forme de formation continue - pour les personnes ayant accédé à la profession sans formation initiale correspondante. Dans le secteur des techniques du spectacle vivant, où la formation initiale est encore peu développée - voire même inexistante dans certains pays européens - l'accès à la profession se fait souvent sans que les techniciens aient eu une formation de base appropriée. Apparaît alors la nécessité d'entreprendre des actions de formation qui contribuent à pallier les carences en formation de base. L'objectif général des actions de ce type peut être : · d’établir les concepts de base des techniques appliquées dans le théâtre ou l'entreprise · de fournir une vision d'ensemble de la profession · de déterminer le champ d'action du technicien · etc. Ce type d'actions de formation peut prendre la forme de cours, par exemple, tels que Electrotechnique appliquée au spectacle, Initiation au son, Prévention des risques au travail pour les techniciens du spectacle, Techniques de base de régie générale, etc. d. Formation continue pour l'amélioration ou l'augmentation opérationnelles des techniciens et la mobilité verticale. Programme Leonardo da Vinci Page 36 des compétences 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation L'avancée continue de la technologie, alliée à une plus grande exigence d'efficacité et de qualité du travail dans les théâtres et les entreprises de spectacle, entraîne le besoin d'améliorer ou d'augmenter les compétences des techniciens avec un bon niveau de formation de base, mais qui doivent néanmoins être familiarisés avec les nouvelles technologies ou les nouveaux matériels, ou qui doivent acquérir de nouvelles compétences. On peut donc lancer des actions de formation destinées à ces techniciens, pour améliorer ou augmenter les compétences d'un groupe ou pour faciliter la mobilité verticale du personnel au sein de l'entreprise. Les objectifs généraux de ce type d'actions visent à : · améliorer les techniques possédées par les professionnels, étendre les compétences en vue d'obtenir de meilleures prestations · permettre la promotion horizontale et verticale du travailleur · etc. Ce type d'actions de formation peut comprendre des cours tels que Programmation de projecteurs asservis, Systèmes contrebalancés, Utilisation de matériaux composites dans la construction de décors, Techniques de réalisation de costumes historiques, Techniques de gestion du magasin de costumes, etc. e. Formation continue sur l'utilisation d'équipements ou d'installations de théâtre. L'acquisition de nouveaux équipements ou de nouveaux programmes induit une formation spécifique des techniciens qui devront les manier. Ces cours sont généralement assurés par les fabricants des équipements ou des programmes à titre de service après-vente. Par ailleurs, les modifications des installations du théâtre ou l'établissement de nouvelles procédures de fonctionnement conduisent aussi à la mise en œuvre de formations spécifiques du personnel technique. Les objectifs généraux de ce type d'actions de formation consistent à : · former à l'utilisation des machines et équipements utilisés dans le théâtre ou l'entreprise · former à l'utilisation correcte des installations du théâtre · etc.. Quelques exemples de ce type d'actions de formation peuvent être : Programmation de la console lumière Pearl 2000 d'Avolite, Sur-titrage avec Torticoli, Application du plan d'évacuation, etc.. f. Formation continue destinée à l'amélioration des compétences transversales des professionnels et à une meilleure compréhension du fait artistique. N’oublions pas que les techniques du spectacle vivant font appel à certaines compétences aussi importantes que les compétences techniques elles-mêmes. Le sens du travail en équipe, une bonne organisation, la compréhension du fait que le travail technique fait partie d'un produit artistique et participe à son élaboration, sont par exemple essentiels. Les théâtres, les entreprises et les professionnels eux-mêmes sont objectivement concernés par la formation à ce type de compétences. Les objectifs finaux de ce type d'actions de formation peuvent ainsi être : Programme Leonardo da Vinci Page 37 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation · la transmission de l’évolution de la culture de l'entreprise · la promotion de certains aspects sociaux et organisationnels · la compréhension du fait artistique · etc. D’autres objectifs peuvent s’y ajouter, comme : · favoriser l’échange des connaissances entre techniciens · socialiser le secteur · etc. Des exemples de ce type d'actions de formation peuvent être des cours, séminaires journées ou débats sur La direction technique : art ou technique ?, Le travail en équipe, Notions d’éclairage pour les machinistes, Introduction au dessin, etc.. g. Formation continue destinée à la reconversion professionnelle ou à la requalification dans le spectacle Il existe aussi une formation destinée à la réinsertion dans le marché du travail de personnes au chômage qui, en fonction de leurs compétences, peuvent être orientées vers le secteur du spectacle vivant. Ce serait le cas par exemple d'une couturière restée sans travail qui désire se reconvertir dans la réalisation de costumes de scène. Les spécificités des professions du spectacle vivant exigent une formation particulière qui s’apparente à une requalification. Par exemple les danseurs, dont la période d’activité est courte et qui doivent entreprendre une réorientation professionnelle pouvant les mener hors du spectacle vivant ou leur donner une qualification professionnelle différente dans ce secteur. Autre exemple, celui de machinistes qui, avec l'âge, peuvent avoir des difficultés à réaliser certains efforts physiques, ce qui peut les inciter à une requalification professionnelle vers d'autres tâches dans le secteur du spectacle. Les objectifs de ce type d'actions de formation peuvent être de : · doter de nouvelles compétences des professionnels de secteurs connexes · doter de nouvelles compétences des professionnels du secteur · former à l'utilisation de certains équipements et matériels · etc. Des exemples de ce type d'actions de formation peuvent être des cours de Techniques de couture, Techniques de gestion de spectacles, Techniques de peinture de décors, etc. h. Formation liée au traitement social du chômage Il existe enfin des formations - encouragées par les administrations publiques – visant à l'insertion ou la réinsertion sur le marché du travail de personnes qui en sont exclues pour des raisons sociales et qui peuvent orienter leur activité vers le spectacle vivant. Programme Leonardo da Vinci Page 38 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation Les objectifs de ce type d'actions de formation peuvent être de : · doter des compétences de base pour occuper un poste de travail déterminé · apprendre le maniement d'équipements · adapter ses compétences actuelles aux besoins du spectacle · etc. Des exemples de ce type d'actions de formation peuvent être des cours tels que Cours de base de machinerie de scène, Cours d'assemblage d'équipements de son, etc. Voyons ces différents formats résumés en un tableau de synthèse : Type de formation Formation initiale au centre de formation Formation initiale en alternance Formation de base (sous forme de formation continue) pour les personnes qui sont entrées dans la profession sans formation initiale Formation continue pour l'amélioration des compétences opérationnelles des techniciens et pour la mobilité verticale Formation continue sur l'utilisation des équipements ou installations du théâtre Formation continue destinée à l'amélioration des compétences transversales des professionnels et à une meilleure compréhension du fait artistique Exemples d'actions de formation • Machinerie de scène • Doter les nouveaux professionnels Eclairages • Techniques de d'une bonne préparation de base sonorisation • Régie générale pour s’intégrer dans le monde • Réalisation de costumes • professionnel Accessoires • Maquillagecoiffure-prothèse • etc. • Formation d'apprentis • etc. Doter les nouveaux professionnels d'une bonne préparation de base. Faciliter l'insertion dans le monde du travail par une connaissance directe de celui-ci, etc. • Électrotechnique appliquée Acquérir les concepts de base des au spectacle • Initiation au son techniques appliquées dans le • Prévention des risques au théâtre ou l'entreprise. Obtenir une vision d'ensemble de travail pour les techniciens du spectacle • Techniques de la profession. base de régie générale • etc. Déterminer le domaine d'activité du technicien, etc. • Programmation de Améliorer les techniques projecteurs asservis • professionnelles. Etendre les Suspension de charges sur compétences pour obtenir de scène • Utilisation de meilleures prestations. Favoriser matériaux composites dans la la promotion horizontale et construction de décors • verticale, etc. Techniques de réalisation de costumes historiques • Techniques de gestion du magasin de costumes • etc.. • Programmation du jeu Mettre en oeuvre des machines et d’orgue Pearl 2000 d'Avolite • équipements du théâtre ou de Surtitrage avec Torticoli • l'entreprise. utiliser les installations du théâtre, Application du plan d'évacuation • etc. etc. • La direction technique : art ou Améliorer le partage de connaissances entre techniciens. technique ? • Le travail en équipe • Eclairages pour Socialiser le secteur. machinistes • Introduction au Transmettre l’évolution de la dessin • etc. culture d'entreprise. Promouvoir certains aspects sociaux et organisationnels. Faire partager le fait artistique etc. Programme Leonardo da Vinci Objectifs Page 39 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation Formation continue destinée à la reconversion ou à la requalification dans les métiers du spectacle Formation liée au traitement social du chômage 4.3. Doter de nouvelles compétences des professionnels de secteurs connexes. Mettre en oeuvre certains équipements et matériels, etc. Doter de compétences de base pour occuper un poste. Former au maniement d’équipements de base etc. • Couture appliquée au spectacle. • Techniques de gestion de spectacles • Techniques de peinture de décors • etc. • Cours de base de machinerie de scène • Cours d'assemblage d'équipements de son • etc. Que considérer en projetant une action de formation ? Un plan de formation doit spécifier ses actions de formation en précisant les éléments qui les constituent, à savoir : - objectifs généraux - analyse - contenu - méthode de développement - ressources (en personnel, matérielles et fonctionnelles) nécessaires - public et nombre d’intervenants - lieu où elle sera effectuée - durée prévue - budget détaillé - moyens de coordination - procédures de suivi et d’évaluation des résultats Ces éléments varieront en fonction de l’action de formation concernée, et devront donc être analysés en détail. 4.4. Planification Il faudra définir le temps qui sera consacré à la préparation et à l'exécution du plan de formation - qui peut être plus ou moins long selon les objectifs fixés - et l’emploi du temps en fonction des différentes actions de formation qui le constituent. Pour cela on devra déterminer en détail le temps consacré à chacune des phases du plan de formation : - recueil de données - élaboration du plan de formation - affectation horaire des actions - préparation de chaque action - mise en pratique des actions Programme Leonardo da Vinci Page 40 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation - suivi du plan de formation et des actions - évaluation des résultats - évaluation des effets de la formation Pour une formation initiale de longue durée, le temps de préparation des actions de formation peut être long et nécessiter de faire des expériences pilotes qui permettent de corriger la conception initiale. Il faut prévoir en outre un calendrier de mise en application des différentes actions de formation. Dans certains cas de formation continue, vu la complexité de l'organisation d'un théâtre ou des entreprises du secteur et la spécificité des postes de travail, la préparation du plan peut requérir un certain temps pour le recueil de données et le travail de terrain. Le plan devra aussi prévoir un calendrier d'exécution de chacune des actions de formation qui le composent. 4.5. Critères d'allocation des ressources Une fois que le coût des différentes actions de formation constituant le plan de formation est établi et que le budget total est déterminé, il faut établir les critères d’affectation des ressources à chaque poste de dépenses. 4.6. Moyens de coordination et de gestion Les différentes actions de formation composant un plan de formation peuvent être réalisées par un centre de formation externe à l'organisme qui entreprend le plan. Ce dernier, en accord avec le centre de formation, devra établir les moyens de coordination de ces actions et les systèmes de gestion du plan. 4.7. Procédures de suivi et d’évaluation des résultats Le plan de formation devra aussi établir les procédures de suivi de l'exécution du plan et des actions de formation qui le composent ainsi que les critères d’évaluation de leur exécution et les résultats à l’issue de la formation. Des indicateurs d’évaluation devront être mis en place pour chaque action de formation (voir ci-après). Il faudra également définir la personne ou l’entité responsable du suivi et de l'évaluation du plan. 4.8. Évaluation des effets de la formation Une fois le plan de formation exécuté, il faudra évaluer si ses résultats correspondent aux objectifs initiaux. Pour cela il sera utile d'établir préalablement des indicateurs, parmi lesquels peuvent être pris en considération, notamment : - la satisfaction des participants - les nouvelles compétences acquises Programme Leonardo da Vinci Page 41 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation Dans le cas d’une formation initiale peuvent aussi être pris en considération comme indicateurs : - l'insertion professionnelle - le passage du centre de formation à l’entreprise Et dans le cas d’une formation continue : - le passage de l'apprentissage au poste de travail - les effets dans l'organisation - le retour sur investissement 5. La réponse du centre de formation Le centre de formation n'entreprend pas toujours une action de formation en répondant à un plan de formation préalablement établi ou à la demande d'un organisme particulier. Dans quelques pays européens (la France, par exemple) c'est le travailleur qui demande à suivre une formation auprès d’un certain organisme, proposition que l'entreprise peut accepter ou non. Cela signifie que les centres de formation font des offres d'actions de formation, auprès de l'ensemble des travailleurs du secteur, dont la plupart n’ont pas fait l’objet d’une demande de l’organisme employeur et ne font pas partie d'un plan de formation structuré par ce dernier. Auquel cas, le centre de formation, avant d'entreprendre une action de formation, doit évaluer la pertinence de cette formation. Les centres de formation font souvent des offres de formation sans les baser sur l’étude de besoins réels mais en obéissant à leurs propres nécessités internes. Le centre devra aussi évaluer sa capacité à offrir les diverses actions de formation avec un minimum de cohérence et de qualité. Dans un secteur comme celui du spectacle vivant, dans lequel la formation structurée - initiale ou continue - est relativement récente, le besoin de formation fait parfois place à un volontarisme déplacé et contre-productif. A cet égard, il est utile que le centre de formation formule quelques questions générales telles que : - Existe-t-il des mécanismes suffisants qui permettent au centre de formation d'être informé des évolutions que connaît le métier et d’intégrer ces évolutions dans ses programmes ? - La structure organisationnelle du centre permet-elle de répondre aux avancées technologiques et professionnelles ? - Le centre de formation est-il familiarisé avec les caractéristiques des métiers auxquels il prépare ? - Existe-t-il des preuves suffisantes qui mettent en évidence la pertinence de la mise en œuvre d'une action de formation donnée ? - Comment le centre de formation peut-il attirer un nombre suffisant de participants, en fonction des programmes et de l'offre d'autres centres ? - Les objectifs finaux et le contenu d'une action de formation satisfont-ils aux nécessités formulées ? Programme Leonardo da Vinci Page 42 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation - Le centre de formation est-il familiarisé avec les façons de procéder d'autres centres et institutions ? La réponse à ces questions devrait permettre d'analyser le contexte externe et interne dans lequel se situe le centre de formation, d’étudier sa capacité à répondre aux besoins de formation, de mesurer correctement ses potentialités et, conformément à cette analyse, de planifier son offre de formation dans une optique qualitative. 5.1. Relation à l'environnement La proposition d'une action de formation doit préalablement prendre en considération quelques aspects relatifs au contexte dans lequel se situent les activités du centre de formation, et formuler des questions comme : - Existe-t-il une demande de formation ? - Existe-t-il une offre de formation identique sur le marché? - L’environnement offre-t-il des ressources (tissu professionnel, culturel et social) en ce qui concerne les exigences de formation ? - Quel effet peut avoir l'action de formation dans le contexte externe ? Si la réponse à ces questions n'est pas claire, le centre de formation doit se poser la question de la pertinence de son action de formation. Il est recommandé pour un centre de formation de connaître les expériences de formation semblables à celles qu’il se propose d'entreprendre et que l'analyse de ces expériences l’aide à formuler sa propre proposition. 5.2. Potentialités du centre de formation Parallèlement à l'analyse de l’environnement, le centre de formation doit examiner ses capacités à entreprendre une action de formation déterminée. Pour cela il doit répondre à des questions telles que : - Quelle est ma position dans le contexte de formation et l’environnement professionnel ? - Est-ce que je dispose des moyens matériels et humains nécessaires pour entreprendre l'action de formation ? - Aurais-je besoin d’intervenants extérieurs ? Et dans l'affirmative, pourrai-je les trouver ? - Puis-je établir des synergies avec d'autres actions de formation internes ou avec d'autres centres de formation ? Avant d'entreprendre une action de formation, le centre doit s'assurer qu'il pourra répondre de manière satisfaisante aux défis que celle-ci implique. Programme Leonardo da Vinci Page 43 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation 5.3. Cohérence entre les actions de formation et le projet de formation du centre Le centre de formation doit aussi se poser la question de la cohérence avec son propre projet pédagogique. A cet égard, il doit établir certains critères de qualité minimum sans le respect desquels il ne devrait pas entreprendre l’action de formation envisagée. Les métiers du spectacle vivant sont au service d’un produit artistique. Les techniciens doivent donc avoir les aptitudes leur permettant de comprendre le fait artistique et de répondre à ses exigences. Si cette prééminence du fait artistique fait partie du projet pédagogique du centre, elle peut être un élément important des critères de sélection préalable. En ce sens, et pour certains types de formation, un problème apparaît lorsque l'organisme chargé de la formation, ou qui la finance, ne permet pas de fixer des conditions de sélection préalable des élèves. Cela peut entraîner (selon le type de formation concerné) une composition trop hétérogène du groupe d’élèves qui empêche d’entreprendre l'action de formation avec un minimum de qualité. Le cas peut se produire si l'on dispense une formation à des personnes qui n'ont pas les aptitudes requises pour pouvoir la suivre. Le centre de formation doit déterminer jusqu'à quel point ce type d'actions de formation est cohérent avec son projet pédagogique. 6. L'action de formation L'action de formation est la réponse donnée par le centre de formation aux besoins de formation. Les besoins de formation formulés par un organisme se matérialisent dans un plan de formation qui comprend diverses actions de formation. Ces besoins peuvent aussi être détectés par le centre de formation lui-même qui, par conséquent, fait une offre de formation déterminée. Dans tous les cas, les actions de formation seront conçues par le centre de formation en tenant compte des variables précédemment établies. La mise en œuvre d'une action de formation doit suivre une série d’étapes : conception, décision, mise en place, suivi et évaluation. Selon les caractéristiques de l'action de formation, ces étapes auront un degré de complexité plus ou moins grand et une durée plus ou moins longue. Chaque étape constitue un processus qui doit être détaillé, en même temps qu'il convient d'identifier les personnes qui y participent, notamment en ce qui concerne la prise de décisions. 6.1. Conception La conception d'une action de formation part des besoins formulés dans le plan de formation et de l'analyse préalable à cette formulation. Nous pouvons y distinguer deux niveaux différents : - structure générale de l'action de méthodologie, moyens, lieu, durée, etc. - répartition des matières enseignées et développement méthodologique de chacune d'elles en accord avec les caractéristiques des élèves. Programme Leonardo da Vinci formation : Page 44 objectifs, analyse, contenu, 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation En ce qui concerne le premier de ces deux niveaux, la structure générale devra être réalisée avec la participation des différents acteurs concernés. Par exemple, dans le cas d'une formation initiale longue, il conviendra que les autorités éducatives, les représentants des centres de formation et les représentants des groupes professionnels y prennent part et, dans le cas d'une formation continue proposée par un organisme, il serait bon qu’elle soit conçue conjointement par cet organisme, le centre de formation et, si possible également, avec les représentants des groupes auxquels la formation est destinée. Le second niveau correspond toujours au centre de formation. Les types d'actions de formation à concevoir peuvent être très divers en fonction des besoins de formation formulés dans le plan de formation. Bien que les formats puissent être aussi différents que les besoins de formation et les organismes proposant un plan de formation, des formats de base pourraient être : - Cours traditionnels : · Formation longue en formation initiale (de 1 à 3 ans ou supérieurs à 800 heures) · Formation longue en formation continue (entre 400 et 500 heures) · Formation moyenne en formation continue (de 100 à 400 heures) · Formation courte en formation continue (moins de 100 heures) · Séminaires, Journées, Tables rondes, etc., durée de un jour ou plus. - Formation mixte de durée variable en combinant travail personnel de l'élève dans un campus virtuel, tutorat individualisé et cours collectifs. - Formation à distance de durée variable. Le choix du format dépendra du type d'organisation (grand théâtre, entreprise de services, groupement de théâtres, association professionnelle, etc.), du groupe auquel est destiné le cours, des contenus, du niveau de spécialisation, de la localisation géographique, etc. La conception d'une action de formation devra aussi comprendre les procédures de mise en œuvre, de suivi et d'évaluation. 6.2. Décision de réalisation Le processus de décision sur la structure d'une action de formation et sa concrétisation seront sans doute conditionnés par la dynamique interne de chaque centre de formation. Habituellement, la structure générale de l'action de formation devra être approuvée par la direction du centre ou par l'organe associé correspondant, alors que la définition et la répartition des matières enseignées ainsi que le développement méthodologique peuvent être effectués par une commission pédagogique, par une commission ad-hoc ou par l’enseignant. Dans le processus de décision, il faudra également déterminer la personne qui sera chargée de la mise en œuvre, du suivi et de l'évaluation de l'action de formation. Programme Leonardo da Vinci Page 45 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation 6.3. Mise en place Il est nécessaire de planifier la mise en place d'une action de formation en tenant compte de quelques éléments essentiels : - Personnes en formation. Il est important de prévoir les procédures qui garantissent que les personnes en formation répondent aux critères préétablis, faute de quoi il sera difficile d'atteindre les objectifs visés. Pour cela il sera très important de fournir au préalable de bonnes informations sur l'action de formation. - Formateurs. Il faudra établir les procédures nécessaires pour que les formateurs disposent d'informations complètes sur l'action de formation (objectifs, profil des élèves, systèmes d'évaluation, etc.). D'autre part, il faudra organiser le travail en équipe des formateurs, le suivi des personnes en formation et l’évaluation. Selon les caractéristiques de l'action de formation, il faudra prévoir la possibilité d'une formation spécifique des formateurs. - Installations, services, équipements et matériels. Les installations, services et matériels devront pouvoir répondre aux besoins de l'action de formation. L'organisation des espaces et des équipements peut avoir une importance cruciale pour certaines actions de formation. Certaines actions de formation pourront avoir lieu dans une salle de classe ou dans le théâtre lui-même, tandis que d'autres auront besoin d’espaces spécifiques (ateliers, laboratoires, etc.). Les matériels et équipements seront essentiels dans le cas d'apprentissage à de nouvelles technologies. Il convient aussi d'identifier les personnes responsables de ces questions et d'établir leurs modes d'organisation. - Administration des études. Une action de formation comporte des aspects administratifs qu'il faut prévoir et organiser : inscriptions des élèves, réalisation et modification des programmes, délivrance des diplômes, etc. Il faut de même prévoir les outils informatiques appropriés. Selon la complexité de l'action de formation, une formation spécifique du personnel administratif peut s'avérer nécessaire. La planification de la mise en place de l'action de formation doit être faite avec suffisamment d'anticipation pour disposer des espaces, installations et matériaux adéquats, et des ressources, services, enseignants et étudiants nécessaires. 6.4. Suivi La mise en place d'une action de formation devra également prévoir le processus de suivi de l'activité. Ce processus devra permettre d'analyser le niveau de réalisation des objectifs et de déterminer les actions d'amélioration pouvant être entreprises. Dans le processus de suivi il faudra tenir compte de quelques éléments fondamentaux : - La définition des formes de suivi. Par exemple, la présence des élèves et des enseignants, l'acquisition des compétences, etc. - L'identification des moments critiques du processus de mise en place. Par exemple, dans les études longues de formation initiale, le début des études peut être un moment critique ; dans les formations en alternance, le premier travail en entreprise ; dans un certain type de formation, le premier stage. - L'identification des indicateurs de suivi. Par exemple, l’assiduité, la réalisation du programme, la satisfaction des élèves, etc. Programme Leonardo da Vinci Page 46 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation - L'établissement de procédures d’information et de communication qui facilitent la mise en place, le déroulement et le suivi de l'action de formation. Par exemple l'existence d'un campus virtuel. - Le choix des responsables du suivi, pouvant être des personnes ou des organes collégiaux. En cas de formations initiales qui se renouvellent, il conviendra d'établir, après un certain temps (par exemple après une ou deux promotions) les procédures de gestion permanente du suivi qui favorisent les méthodes ultérieures d’évaluation et d’amélioration de la qualité. 6.5. Évaluation Après la mise en place d’une action de formation, il faut évaluer sa qualité. Pour ce faire, il convient de définir au préalable ses éléments fondamentaux : - Méthodologie d'évaluation. Établir comment on évalue l'action de formation. On peut procéder à une évaluation continue simultanément au suivi ou à l’issue de l'action de formation. Elle peut être interne ou être confrontée aux résultats d’acteurs externes. Une évaluation continue devra permettre d’adapter le programme pour mieux répondre aux objectifs prévus. L'évaluation externe permet de mieux répondre aux besoins professionnels. En cas de formations longues et renouvelées, on peut prévoir l'analyse d'une période suffisamment grande pour permettre une réflexion plus approfondie. - Critères d'évaluation. Les critères d'évaluation devront être déterminés avant de débuter l'action de formation et pourront varier en fonction de ses caractéristiques. Ils devront être prévus dans le plan de formation et établis d'un commun accord entre l'organisation qui le promeut et le centre de formation qui réalise la formation. Les éléments pouvant faire l’objet d’une évaluation peuvent être : - l'adéquation des contenus aux besoins formulés préalablement - la méthode pédagogique utilisée - le travail des enseignants - les espaces, installations, matériels et équipements utilisés - la documentation fournie à l'élève - etc. - Indicateurs : Il faut de même identifier quelques indicateurs fondamentaux pour l'évaluation de l'action de formation, comme : - le degré de satisfaction des participants à l'action de formation - les compétences acquises par les élèves - l'insertion professionnelle ou la qualité du passage du centre de formation-à l’entreprise (en cas de formation initiale) - le passage de l'apprentissage au poste de travail, l'effet sur l'organisation ou le retour sur investissement (en cas de formation continue). - etc. Programme Leonardo da Vinci Page 47 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation Dans l'évaluation des indicateurs, il faut tenir compte des éléments pouvant entraîner de faux résultats. Par exemple, l'insertion professionnelle ou le niveau de satisfaction des participants à la formation dépendent de nombreux facteurs variables, qui, s’ils ne sont pas bien pris en considération, peuvent pousser le centre de formation à faire une évaluation erronée. Les résultats de l'évaluation doivent servir à ce que le centre de formation puisse systématiser l'expérience acquise dans une action de formation pour permettre de la réinvestir dans d'autres actions de formation. 7. Planification opérationnelle de l'action de formation La conception d'une action de formation doit intégrer sa planification opérationnelle pour permettre de garantir les niveaux de qualité adaptés à chacun des facteurs contribuant à la réalisation des objectifs fixés préalablement. Nous allons donc analyser ces facteurs. 7.1. Formateurs Dans la conception de l'action de formation il faut prévoir les formateurs nécessaires pour la porter à terme et leur profil spécifique. Pour cela il est important de tenir compte de quelques critères de base pour déterminer les enseignants adaptés à une action de formation : - la nature des objectifs de formation - l'analyse du processus enseignement-apprentissage - les conséquences de cette analyse dans l'organisation et la méthodologie de l’enseignement. Les centres de formation aux techniques du spectacle vivant de la majorité des pays disposent de profils de formateurs très différents. D'un côté, les enseignants professionnels extérieurs au monde du spectacle et de l'autre, les professionnels du spectacle extérieurs à l'enseignement. Cela suppose une attention particulière à la formation des formateurs et aux tâches de coordination. L'importance croissante des aspects pédagogiques dans les plans de formation fait que la formation de formateurs est un élément essentiel du succès de l'action de formation, d’où l’intérêt de la planifier avant le début de l'action de formation. 7.2. Personnel administratif, technique et auxiliaire En abordant une action de formation, il est important d'analyser et de planifier les besoins en personnel non-enseignant indispensable pour assurer le bon déroulement de la formation. La prévision de personnel technique et auxiliaire est à cet égard particulièrement importante. Dans un certain type de formations nécessitant l’utilisation intensive d’équipements techniques, une bonne planification du travail du personnel technique et auxiliaire peut considérablement améliorer le rendement du matériel et éviter des pertes de temps inutiles. La participation du personnel administratif, technique et auxiliaire aux activités du centre de formation est essentielle à une gestion efficace. Il est important de faire participer tout le personnel à la politique et à la philosophie du centre. Cette question est fondamentale pour Programme Leonardo da Vinci Page 48 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation la compréhension et la participation à une structure flexible. La particularité des activités des centres de formation aux techniques du spectacle vivant rend indispensable une gestion flexible et efficace qui contribue à la qualité des processus. Une administration bien pensée est le gage d’un accès rapide aux informations et d’une diffusion efficace de ces informations. Tous ces aspects améliorent la qualité de la formation et permettent d'avoir une gestion autonome. 7.3. Organisation de l'enseignement Il faut expliquer l’organisation de l'enseignement en examinant avec attention les aspects tels que : - l’effectif des élèves - la méthode pédagogique (analyse du processus enseignement-apprentissage) - l’organisation éventuelle en groupes de travail - la distinction entre activité théorique et pratique - l’emploi du temps des formations - les activités en extérieur (visites, stages, etc.) - le tutorat 7.4. Infrastructures, équipements et matériels Il faut s’assurer de la disponibilité des infrastructures, équipements et matériels nécessaires au bon déroulement de l'enseignement : - lieux d’enseignement appropriés au nombre d'étudiants et à la méthode pédagogique prévue, avec les équipements nécessaires - espaces spécifiques à certaines activités : ateliers, salle de classe-scène, scènes, etc. - équipements spécifiques : projecteurs, gradateurs, consoles, amplificateurs, moteurs, outils de menuiserie, machines à coudre, cuvettes à colorants, etc. - consommables (filtres, lampes, bois, métal, résines, toiles, fils, etc.) en spécifiant s’il revient au centre de formation ou à l'élève de les apporter - équipement et matériel de l'élève (vêtement de travail, chaussures spéciales, gants, matériel spécifique, etc..) en spécifiant qui en a la charge, l’élève ou le centre - moyens technologiques appropriés : ordinateurs, logiciels, etc. - ressources bibliographiques ou autres à disposition de l'élève - espaces et moyens techniques pour la fabrication de matériels d'apprentissage Programme Leonardo da Vinci Page 49 2007 FIRCTE 4 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation 7.5. Structure de gestion et de coordination La planification de l'action de formation doit établir la coordination des actions enseignementapprentissage et leur supervision. Il est courant, dans les centres de formation, que les structures qui s'occupent de l'enseignement portent une attention plus soutenue et consacrent plus d'efforts à leur organisation qu’à la coordination et supervision des pratiques enseignantes, qui sont considérées souvent de la responsabilité exclusive de l’enseignant. Le centre de formation doit garantir la cohérence des actions de formation, et doit donc assurer la coordination pédagogique qui sera déterminante pour rapprocher les formateurs du centre de formation et de ses objectifs. Cet aspect est essentiel, dans la mesure où les formateurs des centres de formation aux techniques du spectacle vivant ont des profils très divers. Il semble en outre utile de combiner ces différents profils, même si cela entraîne un plus grand travail de coordination pédagogique et de supervision. A cet effet, il est important de définir les organes responsables de la coordination et de la supervision de l'enseignement, de préciser les compétences qu’on leur attribue, et d’expliciter des éléments tels que : - les procédures de coordination et de supervision de la pratique d’enseignement - l’organisation de stages (ateliers) au centre et des stages en entreprise au cas où ils sont prévus - dans les formations longues, un cahier des charges relatif au cursus à suivre, aux conditions de passage, aux validations de l’expérience professionnelle ou des autres études effectuées, etc. - les procédures de suivi de la mise en place de l'action de formation, avec une attention particulière à la planification 7.6. Procédures et actions d’information La mise en pratique d'une action de formation nécessite l’établissement de procédures et d’actions d'information qui garantissent que les enseignants concernés connaissent : - les objectifs de l'action de formation - les méthodes pédagogiques adoptées - la planification de la mise en place de l'action de formation 7.7. Viabilité de l'action de formation Enfin, une action de formation, au-delà du respect des critères de qualité internes, doit nécessairement s'adapter à des critères de viabilité. Il faut contrôler qu’elle fonctionne dans le contexte de référence et vérifier si : - elle est adaptée aux caractéristiques des élèves - des actions alternatives sont prévues en cas de situations de défaillance - les demandes qui fondent l'action de formation sont explicitées - des indicateurs clairs de résultats, permettant de vérifier la viabilité de l'action de formation, sont identifiés. Programme Leonardo da Vinci Page 50 2007 FIRCTE4 Portadas idiomas 4/3/08 16:56 P gina 1 C M Y CM MY CY CMY K Les métiers techniques du spectacle vivant 1 Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle 2 Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi et la révision des plans de formation 3 Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 4 Méthode d’évaluation des stages en entreprise 5 Orientation pour le passage du centre de formation à l’entreprise Janvier 2008 Composici n FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 3 - GUIDE POUR L'ELABORATION DE PLANS D'EVALUATION DE L'ENSEIGNEMENT Institut del Teatre de la Diputació de Barcelona. Espagne Théâtre Royal de la Monnaie / Koninklijke Schouwburg De Munt. Bruxelles/Brussel. Belgique Koninklijke Vlaamse Schouwburg. Brussel. Belgique Escénica. Centro de Estudios Escénicos de Andalucía. Sevilla, Granada, Málaga. Espagne Centro de Tecnología del Espectáculo - INAEM. Madrid. Espagne Escuela Taller Técnicas Promocionales. Avilés. Espagne Asociación de Técnicos de las Artes Escénicas. Bilbo. Espagne Tartu Ülikool Viljandi Kultuuriakadeemia. Viljandi. Estonie Centre de Formation Professionnelle aux Techniques du Spectacle. Bagnolet. France Institut Supérieur des Techniques du Spectacle. Avignon. France Théâtre National Populaire. Villeurbanne. France École Supérieure d’Art Dramatique du TNS. Strasbourg. France SYNPTAC-CGT. Paris. France Fondazione Accademia d’Arti e Mestieri dello Spettacolo Teatro Alla Scala. Milano. Italie Narodowy Stary Teatr. Krakow. Pologne Centro Dramatico de Évora. Portugal Rose Bruford College. London. Royaume-Uni Programme Leonardo da Vinci Page 51 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement TABLE DES MATIERES 1. Introduction 2. Organisation, coordination et suivi de l'enseignement 2.1. Critères d'organisation 2.2. Programmation de l'action de formation 2.2.1. Le projet de l'action de formation 2.2.2. La mission pédagogique 2.2.3. Comment élaborer la mission pédagogique ? 2.2.4. Qui formalise la mission pédagogique ? 2.3. Sélection des formateurs 2.3.1. Relation avec le processus d'enseignement-apprentissage (méthodologie) 2.3.2. Formation des formateurs 2.3.3. Livret d'accueil de l’enseignant 2.4. Structure administrative, de suivi et de coordination 2.4.1. Cahier de suivi 2.4.2. Coordination de l'équipe de formateurs 2.5. Personnel non-enseignant 2.6. Prévision et gestion des ressources 2.7. Méthodes de sélection des élèves 2.8. Evaluation de l'organisation, de la coordination et du suivi d'une formation 3. L’enseignement 3.1. Pourquoi évaluer l’enseignement ? 3.2. Que veuton évaluer ? 3.3. Qui est responsable de la procédure d'évaluation ? 3.4. Comment évaluer l’enseignement ? 3.4.1. Auto-évaluation du formateur 3.4.2. Enquêtes institutionnelles pour évaluer le niveau de satisfaction des élèves 3.4.3. Évaluation par des groupes ad-hoc 3.4.4. Évaluations différées des élèves ou diplômés 3.4.5. Évaluation par des responsables académiques 3.4.6. Évaluations par des experts extérieurs 3.4.7. Évaluation de l'apprentissage des élèves 3.5. Que faire des résultats de l'évaluation ? 3.5.1. Qui analyse les résultats ? 3.5.2. Que faire en cas de problème ? 3.5.3. Calendrier du processus d'évaluation 4. Apprentissage des élèves 4.1. A quoi sert l'évaluation de l'apprentissage des élèves ? 4.1.1. Diagnostiquer les aptitudes des élèves 4.1.2. Améliorer la formation 4.1.3. Evaluer les niveaux d'apprentissage atteints 4.2. Que veut-on obtenir en évaluant l'apprentissage des élèves ? 4.3. Sur quoi centrer l'évaluation : les compétences 4.4. Comment évaluer l'apprentissage des élèves ? 4.5. Comment planifier l'évaluation ? 4.6. Informer les élèves 4.7. Quelles procédures utiliser pour les évaluations ? 4.7.1. Procédures traditionnelles 4.7.2. Procédures mixtes 4.7.3. Procédures alternatives 4.8. Comment utiliser les résultats de l'évaluation ? 4.8.1. Quelles informations intéressent ? 4.8.2. Comment rassembler les informations ? 4.8.3. Comment utiliser les informations collectées ? Programme Leonardo da Vinci Page 52 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 4.8.4. Comment organiser le suivi de l'information ? 4.8.5. Établir les règles du jeu 5. Infrastructures et services 5.1. Respect des réglementations 5.2. Espaces, équipements et moyens 5.2.1. Salles de classe 5.2.2. Laboratoires 5.2.3. Ateliers 5.2.4. Théâtre ou salle de spectacles 5.2.5. Bibliothèque-médiathèque 5.2.6. Vestiaires 5.2.7. Entrepôts 5.2.8. Equipements 5.2.9. Outils 5.2.10. Matériaux et consommables 5.2.11. Matériels pédagogiques 5.2.12. Espaces et moyens techniques pour la réalisation de matériel pédagogique 5.3. Supports à l'enseignement 5.3.1. Services administratifs et de gestion académique 5.3.2. Modes et systèmes de communication 5.3.3. Modes et systèmes d’orientation et de suivi des élèves 5.3.4. Environnement virtuel 5.3.5. Coopération et pratiques conjointes avec d'autres centres de formation 5.3.6. Echanges entre centres de formation 5.3.7. Stages en entreprise 5.3.8. Modalités et dispositifs d'insertion professionnelle 5.4. Services aux élèves 5.4.1. Restauration 5.4.2. Transport et accès 5.4.3. Reprographie 5.4.4. Premiers secours 5.5. Services complémentaires 5.5.1. Accès à des spectacles 5.5.2. Services de langues 5.5.3. Logement 5.6. Évaluation des infrastructures et des services Programme Leonardo da Vinci Page 53 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 1. Introduction Une partie importante des actions des centres de formation aux techniques des arts du spectacle consiste en l’évaluation de la qualité de l'enseignement. En parlant de qualité de l'enseignement il n’est pas seulement fait référence aux enseignements dispensés en cours ou en atelier, mais également à l’organisation générale de la formation, à son suivi et aux différents services proposés par le centre. Le présent document est donc structuré en quatre grands chapitres : le premier traite de l'organisation, de la coordination et du suivi de l'enseignement ; le deuxième de l’enseignement proprement dit (c’est-à-dire la mission spécifique des formateurs) ; le troisième de l'évaluation de l'apprentissage des élèves ; et le quatrième de l'infrastructure et des services du centre de formation. Dans le processus d’élaboration d'un espace européen de la formation professionnelle, les organismes chargés du contrôle de la qualité dans l'éducation, ainsi que les autorités éducatives et les centres de formation, ont partagé des réflexions et expériences intéressantes applicables au secteur des techniques du spectacle vivant. Les centres qui participent au projet ont appliqué l’analyse des bonnes pratiques à l'évaluation de l'enseignement. Dans le cadre du présent projet, ont été proposés des systèmes et des méthodes d'évaluation testés au cours d’expériences pilotes auxquelles ont collaboré les partenaires du projet. La comparaison des expériences et les débats qui en sont issus ont constitué pour tous un important élément de réflexion sur la qualité de la formation. Parmi les méthodes d'évaluation proposées, certaines proviennent directement de la pratique professionnelle du spectacle vivant et se basent sur ses spécificités. L’expérience nous a enseigné qu’elles peuvent être utilisées pour l'évaluation de la qualité. En Europe, l’état de la formation aux techniques du spectacle vivant se présente de manière très disparate. Dans certains pays, il n'existe pas encore de formation structurée ; dans de nombreux autres pays, elle n'est pas reconnue officiellement ; et les pays dans lesquels elle existe depuis longtemps sont une minorité. Les caractéristiques des centres de formation sont également très diverses : pour certains, l’activité principale est la formation initiale, pour d'autres c'est la formation continue, d'autres encore partagent leurs activités entre les deux types de formation. Quelques-uns font partie de structures éducatives qui proposent des formations à d'autres professions du spectacle, d'autres sont exclusivement spécialisés dans la formation aux techniques des arts du spectacle. Le nombre d’élèves, le profil des enseignants, la relation avec les théâtres et les entreprises, la localisation sur le territoire ou la relation avec les autres formations sont autant d’éléments qui caractérisent chaque centre de formation. Au vu de cette réalité, le présent document ne prétend établir aucun système fermé d'évaluation mais donner quelques modèles destinés à aider les centres de formation à aborder la question de l’évaluation. Ces modèles découlent des expériences vécues par les différents partenaires du projet – chacun ayant ses caractéristiques propres : centre de formation, théâtre, association professionnelle, syndicat, etc. -, de l'échange des bonnes pratiques et des contenus des débats, avec la conviction que chaque centre de formation doit concevoir ses propres dispositifs d'évaluation de la qualité en fonction de ses caractéristiques et de ses objectifs. Programme Leonardo da Vinci Page 54 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 2. Organisation, coordination et suivi de l'enseignement Préalablement ou parallèlement au travail effectué en salle de cours, à l'atelier ou au théâtre, les éléments tels que l'organisation, la coordination et le suivi apparaissent comme essentiels à la qualité de l’enseignement dispensé. Pour analyser les processus associés à ces aspects de l'enseignement, il faut tenir compte de divers facteurs : - le type d'organisation de la formation - les formateurs : relation avec le processus (méthodologie), formation des formateurs d’enseignement-apprentissage - le personnel non-enseignant : administration, bibliothèque, intendance, gestion du matériel, etc. - l'infrastructure et l’équipement : salle des professeurs, équipements, consommables, matériels des élèves, moyens techniques, bibliographies, supports d'apprentissage - la structure de gestion et de coordination Planifier de manière rationnelle et ordonnée ces différents processus est fondamental pour une bonne qualité de l'enseignement. Déceler le besoin d’un programme de formation doit s’accompagner de l’assurance qu’il y aura un nombre d’élèves suffisant pour le mettre en œuvre. Tous ces facteurs doivent être analysés préalablement pour garantir le bon déroulement de la formation. Le centre de formation doit donc se poser des questions telles que : - Qui organise la formation ? Comment est-elle organisée ? - La planification de la formation est-elle à la charge de l’enseignant, d'un coordinateur, d'un responsable des études ou est-elle prédéterminée ? - Qui décide du programme, des objectifs, des contenus, de la méthodologie ou des critères d'évaluation ? - Sur quoi centrer le processus d’enseignement-apprentissage ? Comment influence-til l'organisation de la formation ? - Qui choisit les formateurs ? Sur quels critères ? - Qui décide du nombre d'élèves participant à la formation? Qui décide des conditions d'admission ? - Qui prévoit les moyens nécessaires (formateurs, personnel auxiliaire, infrastructure, moyens matériels…) ? Comment est faite cette prévision ? - Comment la formation est-elle conçue ? Quels en sont les concepts de base ou idées de départs ? - Est-il possible de mettre en place une formation sans disposer de certains espaces, outils ou appareils spécifiques ? - Le formateur prend-il en compte les espaces où il enseignera ? - Quand, comment et qui formule les besoins matériels de la formation ? - Y-a-t-il un suivi de l’enseignant ? Lequel ? - Y-a-t-il un suivi ou une évaluation de l'apprentissage des élèves ? Lequel ? Programme Leonardo da Vinci Page 55 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement - Quels équipements et matériels devront être obligatoirement apportés par l'élève ? - Quels moyens technologiques sont nécessaires à la formation ? Qui les fournit ? Qui les gère ? - Etc. Après l’étape de la conception et de la mise en œuvre, viennent celles de l’organisation, de la coordination et du suivi de l'enseignement. Nous essayerons ci-après de proposer un dispositif prenant en compte ces différents processus. 2.1. Critères d'organisation Nous partons du principe qu’un centre de formation qui entreprend une formation en connaît les objectifs, le public auquel elle est destinée et les moyens à sa disposition8. Pour aborder l'organisation de la formation, il est essentiel que le centre de formation ait établi le projet de formation du Centre9, à partir duquel devront être définis les conditions d'organisation des activités pédagogiques. Le projet de formation du centre est un élément clef pour la cohérence de la formation. En accord avec les lignes générales du projet de formation, seront fixés les critères d'organisation de la formation. Ainsi seront fixés les critères et les responsabilités suivantes : - sur quels critères décider ou non de lancer une action de formation - de qui relève cette décision - qui décide du programme général - comment ce programme s’inscrit dans une planification générale - qui a la charge de cette réalisation - quels seront les critères d’évaluation de la formation - etc. Au cas où le projet de formation ne détaille pas ces aspects, ils devront faire l’objet d’un accord préalable et figurer dans un document décrivant les processus de planification, de réalisation, de suivi et d’évaluation de la formation. 2.2. Programmation de l'action de formation La programmation d'une action de formation dépend des caractéristiques du centre de formation. Elle peut être fixée par un plan de formation général ou être prise en charge par un coordinateur, un responsable, un directeur des études ou un enseignant. Nous proposons ci-dessous un processus de planification type, à prendre comme orientation générale dans la mesure où chaque centre de formation reste libre de déterminer ses propres processus. 8 Le document FIRCTE4, Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de programmes de formation, donne quelques modèles à ce sujet. 9 Sur le Projet de Formation du Centre, cf. le document FIRCTE3, Techniques des arts du spectacle. Organisation du centre de formation. Programme Leonardo da Vinci Page 56 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 2.2.1. Le projet de l'action de formation La direction pédagogique du centre confie à un responsable de formation (le coordinateur pédagogique ou un responsable spécifique) la rédaction d’un projet. Celui-ci élabore le projet avec l'aide d'un groupe de réflexion auquel peuvent participer des intervenants extérieurs, d’autres enseignants du centre ainsi que des enseignants d'autres centres. S’il s’agit d'un type de formation que le centre n'a jamais effectué, il sera particulièrement important d'examiner : - le niveau des compétences recherché selon les besoins détectés - l'expérience professionnelle relative à ces compétences - les expériences de formation semblables à celle projetée - sur quoi centrer l’action d’enseignement-apprentissage - etc. Le projet de formation peut inclure les finalités suivantes10 : - compétences professionnelles à atteindre par l’élève - conditions préalables à remplir par les futurs élèves - objectifs - contenus - méthodologie - critères et dispositifs d'évaluation de l’élève - formateurs spécifiques - matériels nécessaires fournis au formateur par le centre infrastructures et moyens nécessaires et leur planning d'utilisation - prévision du personnel auxiliaire nécessaire - critères et dispositifs d'évaluation de l'action de formation Le responsable administratif ou le responsable de l'action de formation devra définir le budget de la formation. Le directeur pédagogique ou l'organisme de référence sera chargé de l’approbation du projet. Par la suite, et si nécessaire avec la collaboration du groupe de discussion créé à cette fin, il sera chargé de superviser son contenu et sa mise à jour. Le document résultant de la mise en place du projet peut avoir des appellations différentes selon les centres (cahier des charges, fiche descriptive, etc.). Certains centres l'incluent dans le contrat du formateur. Quoi qu’il en soit, il est important que tous les objectifs du projet y soient suffisamment détaillés pour que le formateur puisse s’y référer. 10 Le document FIRCTE3, Techniques des arts du spectacle. Organisation du centre de formation, donne quelques indications complémentaires et une documentation d’accompagnement sur la planification de la formation. Programme Leonardo da Vinci Page 57 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 2.2.2. La mission pédagogique Après la constitution de l'équipe de formateurs nécessaires, vient l'élaboration de la mission pédagogique confiée à chaque formateur. C’est un élément essentiel pour plusieurs raisons : - parce qu'elle aide à planifier en détails l'intervention du formateur - parce qu'elle peut constituer un facteur important de la formation du formateur - parce qu'elle permet de faire un suivi pédagogique - parce qu'elle permet l'évaluation a posteriori de l’enseignement Un formateur qui vient du monde professionnel et n'a pas d’expérience de l’enseignement peut facilement commettre l'erreur de croire que sa mission se limite à son travail auprès des élèves dans la salle de classe, l'atelier ou sur la scène. Il est donc important que le centre de formation lui confie - par le biais du service concerné – une mission pédagogique formulée de manière claire et contenant les tâches pédagogiques minimales à accomplir. Cette mission permettra de procéder à l'évaluation ultérieure et peut contenir : a) des éléments en rapport direct avec les élèves, tels que : - la conception et l’élaboration du cursus : objectifs, méthodologie, contenus, programmation, dispositifs d'évaluation des élèves, etc. - la préparation des supports pédagogiques : textes, bibliographies, documents graphiques ou audiovisuels, modèles, maquettes, circuits, machines, installations, etc. - la mise en œuvre de l'enseignement : travail dans la salle de classe, à l'atelier, dans la salle de répétitions, sur scène, dans des lieux ouverts - l’évaluation des résultats de l'enseignement, c’est-à-dire l'évaluation du niveau d'apprentissage des élèves - etc. b) des éléments relatifs au centre de formation, tels que : - la coordination de groupes et/ou d’unités pédagogiques, la coordination d'équipes de stagiaires au centre de formation, la coordination de tuteurs, etc. - le tutorat d'élèves, tutorat d'ateliers, tutorat de stages en entreprise, la relation avec les tuteurs d'entreprise, etc. - la participation à des expériences innovantes, projets internationaux, etc. - la participation à la formation des enseignants, le conseil pédagogique aux nouveaux intervenants, l’accompagnement et la formation d'enseignants étrangers au monde du spectacle, etc. - etc. c) des éléments relatifs à l’administration et la gestion des éléments précédents : - calendriers - emplois du temps Programme Leonardo da Vinci Page 58 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement - affichage - convocations - documents à remplir - délais - etc. 2.2.3. Comment élaborer la mission pédagogique ? Voici quelques exemples de processus habituels d’élaboration de la mission pédagogique : 1. Au cours d’une première discussion, le responsable de l'action de formation et les formateurs de chaque matière détaillent les objectifs d'apprentissage décrits dans le projet et exposent concrètement le contenu de chaque matière. Le débat entre responsable de l'action de formation et formateur doit assurer une bonne compréhension par ce dernier de la mission pédagogique qui lui est confiée. 2. Rédaction d’un document dans lequel est formulée la mission pédagogique. Il est important que le résultat de la discussion entre le responsable de l'action de formation et le formateur soit formalisé par écrit. Si cette formalisation n’existe pas, des malentendus peuvent se produire et le formateur n'est pas conscient du processus d'apprentissage de l’élève et ne sera par conséquent pas capable d’en faire une évaluation. 3. Les orientations méthodologiques sur lesquelles se basera l'enseignement sont précisées et un planning détaillé de la formation est établi. 4. Le formateur rédige le programme du cours ou de la matière, dans lequel sont détaillés les objectifs, contenus, méthodologie, calendrier, etc. Selon le profil du formateur, le responsable de l'action de formation l’accompagnera plus ou moins dans ce processus de programmation, en essayant toutefois de lui en confier la rédaction finale. Dans le cas d’un formateur réticent à élaborer ce programme, on peut employer la méthode suivante : lui fournir trois listes d’objectifs, contenus et dispositifs d'évaluation, présentés dans le désordre, parmi lesquels le formateur choisira et ordonnera les différentes données. 5. Création d’un portfolio qui servira ultérieurement à l'évaluation de l'action de formation. Dans ce portfolio figurent la mission pédagogique, le programme de la formation et l'historique de son déroulement qui devront être complétés par le formateur. Ce portfolio est un outil très utile pour vérifier que l’enseignement dispensé correspond à ce qui est prévu dans la mission pédagogique et permet au formateur de comprendre la logique du centre. Il est important d’assurer la cohérence de la formation entre un formateur, les autres formateurs et le centre de formation. Ceci est spécialement important lorsque les formateurs dispensent une formation dans différents centres ou dans le cadre de différentes actions de formation, ou bien quand il s’agit d’intervenants extérieurs dont l'activité principale n'est pas la formation. Cela s'avère facile avec des formateurs qui n'ont pas d’expérience pédagogique ou lorsqu’on entreprend de nouvelles actions de formation. Mais c’est généralement plus difficile avec des formateurs qui ont déjà une certaine expérience d'enseignant qui se répète d'année en année, ce qui peut engendrer une certaine inertie et compliquer la remise en question des objectifs, contenus et méthodologies. Programme Leonardo da Vinci Page 59 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement La mission pédagogique ainsi formalisée fera partie du livret d'accueil des enseignants, que nous aborderons par la suite, et pourra figurer dans le contrat du formateur, de manière à ce qu’il soit clair que la rémunération perçue par le formateur ne se rapporte pas seulement au travail effectué dans la salle de classe mais aussi aux autres éléments qui constituent la mission pédagogique dans sa totalité. Certains pays et certains centres ont établi des rapports entre le temps que le formateur doit consacrer à l’enseignement stricto-sensu et le temps qu’il doit consacrer aux autres tâches. 2.2.4. Qui formalise la mission pédagogique ? En accord avec ce qui précède, l’élaboration de la mission pédagogique s'inscrit dans un processus auquel participent la direction du centre de formation et le responsable de l'action de formation. Toutefois, le responsable de l'action de formation est le véritable responsable du projet, et rend compte à la direction de son avancée. Par conséquent, c'est le responsable de l'action de formation qui formalise dans la pratique la mission pédagogique, bien que celle-ci soit assumée par la direction pédagogique du centre et qu’elle puisse apparaître en totalité ou partiellement dans le contrat du formateur. 2.3. Sélection des formateurs Une importante question est celle du choix des formateurs. Il est possible que le centre de formation dispose déjà d’un groupe de formateurs et d’intervenants extérieurs rompus à la pratique pédagogique. Mais il peut souvent arriver qu’il doive faire appel à des intervenants compétents dans leur spécialité mais n’ayant pas d’expérience pédagogique. Certains centres exigent des nouveaux formateurs une qualification pédagogique ou organisent euxmêmes des cours de préparation à l’enseignement que les nouveaux formateurs devront suivre préalablement à leur embauche. Toutefois, une caractéristique du secteur des techniques des arts du spectacle est la participation à la formation d'un grand nombre de professionnels en activité, lesquels ne disposent souvent pas d'outils pédagogiques ni d'instruments de programmation. Il faudra donc les aider dans leur tâche pédagogique et les accompagner dans le processus de programmation de leur enseignement. Le centre de formation devra nommer de manière claire la personne ou l’instance chargée de choisir les formateurs, qu’ils soient enseignants du centre ou intervenants extérieurs, et les critères de choix : compétence professionnelle, expérience pédagogique, intégration dans le centre, etc. Que le formateur soit un professionnel ou un enseignant extérieur au centre de formation, il conviendra de favoriser sa bonne intégration au sein de l'équipe des formateurs du centre. 2.3.1. Relation avec le processus d’enseignement-apprentissage (méthodologie) Dans la préparation d'une action de formation - surtout s'il s'agit d'une nouvelle action - il est important de détailler le processus d’enseignement-apprentissage et la relation du formateur avec ce processus. Il faudra préciser les méthodes qui seront utilisées et comment l’enseignant les intégrera. Cette dimension est importante à étudier avant d’attribuer une formation à un formateur. Si ce formateur est un professionnel sans expérience pédagogique, il se peut qu'il ne dispose pas des outils méthodologiques nécessaires pour dispenser la formation. Certains professionnels pensent que la meilleure façon d'enseigner une technique est de la réaliser eux-mêmes et que les élèves apprendront en observant. Cette façon de faire est Programme Leonardo da Vinci Page 60 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement probablement utile dans certains cas très concrets mais, devant des tâches plus complexes, l'utilisation d'une méthode pédagogique plus rationnelle et plus efficace s’impose. Une façon efficace de fournir une méthode pédagogique à un nouveau formateur sera de planifier la formation avec lui - comme nous l’avons vu précédemment - et de profiter de ce travail conjoint avec le responsable de l'action de formation ou avec d'autres formateurs pour lui fournir des règles méthodologiques. On peut aussi organiser des réunions préparatoires à l'action de formation avec tous les formateurs concernés ou des réunions d'évaluation finale, dans lesquelles on peut échanger des bonnes pratiques ou qui peuvent donner lieu à des initiatives concrètes de formation de formateurs. 2.3.2. Formation des formateurs La formation des formateurs peut donner lieu à des actions à différents niveaux, qui vont de cours spécifiques à des actions d'accompagnement pour les nouveaux enseignants ou à un échange d'expériences pédagogiques. Nous ne développerons pas ici ce sujet, car nous l’avons déjà traité largement dans d'autres documents11. Toutefois, dans le processus de programmation d’une formation, la question de la sélection des formateurs doit être abordée en prévoyant : - si des mesures spécifiques de formation de ces formateurs sont nécessaires - quelles doivent être ces mesures, - comment seront-elles mises en pratique - qui seront les responsables de leur mise en œuvre Un professionnel qui collabore à un nombre limité de sessions de formation n'est pas toujours disposé à consacrer un temps supplémentaire à des tâches de formation pédagogique, ni ne comprend leur nécessité. Dans ce cas, il sera souvent plus utile de lui proposer des actions de formation restreintes plutôt que des formations trop importantes. En outre, l'accompagnement du nouveau formateur dans l'élaboration de son programme d’enseignement sera un facteur clef. 2.3.3. Livret d'accueil de l’enseignant Pour faciliter l'intégration du formateur dans le centre de formation, le recours à un livret d'accueil de l’enseignant est très efficace. Il s'agit d'un dossier qui est fourni au formateur quand il commence sa relation avec le centre de formation et où figurent : - la philosophie du centre de formation, c'est-à-dire les idées de base qui orientent le projet de formation du centre - la mission pédagogique, c'est-à-dire l’explicitation des tâches qui incombent au formateur - la réglementation du centre - les obligations du formateur par rapport au centre de formation, par exemple la participation à des réunions, la présentation de travaux, etc. 11 Sur la formation des formateurs, cf. les documents du projet FIRCTE3, Relations entre enseignement théorique et formation pratique, Guide pour les stages pratiques en centre de formation et Guide pour les stages en entreprise. Programme Leonardo da Vinci Page 61 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement - les aspects pratiques que le formateur doit connaître sur le fonctionnement du centre, depuis les consignes de sécurité de l'établissement jusqu'aux règles d'évaluation ou aux instructions pour rédiger certains documents Cet instrument est surtout utile dans les centres qui emploient souvent des intervenants extérieurs ou dans lesquels n'existe pas de lien fort entre le formateur et le centre. Le formateur y trouvera une base pour construire son enseignement et la réponse aux questions de fonctionnement quotidien du centre, tant sur le plan administratif que pour ce qui touche directement à l’enseignement (utilisation des espaces, réservations de matériels, délais de livraison des évaluations…). 2.4. Structure administrative, de suivi et de coordination Il ne faut pas seulement programmer l'action de formation proprement dite. Pour pouvoir la mettre en pratique, il faut également prévoir les aspects relatifs à la structure administrative nécessaire, comme : - quelle est la structure administrative nécessaire ? - la structure administrative du centre de formation est-elle adaptée ? - des moyens humains ou matériels sont-ils à prévoir pour renforcer la structure administrative du centre ? - etc. Une formation nécessitant un important matériel technique ou du matériel très sophistiqué n’appartenant pas au centre de formation, entraînera un important travail de gestion de prêt, de location, de transport, de réception, de contrôle et de retour. Si ces tâches n’ont pas été prévues à l’avance, la structure administrative du centre pourra s’avérer déficiente et la formation en pâtira. D'autre part, le bon fonctionnement de l'action de formation est également subordonné à son bon suivi. Il faudra déterminer la personne ou l’instance chargée de ce suivi. Généralement, cette tâche incombe au responsable de la formation, mais en fonction des caractéristiques de la formation, une commission ad hoc peut être créée. Cela semble tout particulièrement indiqué dans le cas de cours « pilotes », pour lesquels on s’attachera particulièrement aux résultats du suivi. Il faut déterminer également comment s’effectuera ce suivi. Un suivi de l’enseignant peut se faire au travers de : - réunions périodiques de toute l'équipe de formateurs - réunions du responsable de l'action de formation avec chaque formateur - rédaction d'un historique du développement de la formation par le formateur - réunions périodiques avec les élèves - cahiers de suivi de la formation - etc. Ces dispositifs doivent faciliter l'adoption immédiate de mesures de correction si l’on constate des insuffisances ou des améliorations à apporter. Ils peuvent également fournir des informations utiles pour l'évaluation finale de la formation. Programme Leonardo da Vinci Page 62 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 2.4.1. Cahier de suivi Parmi tous les dispositifs évoqués précédemment, le cahier de suivi de la formation s’est montré particulièrement efficace. Le responsable de la formation effectue un suivi très réglementé qui prend la forme d’un cahier dans lequel figurent : - des remarques sur les premiers contacts avec chaque formateur - le déroulement du processus d'élaboration des missions pédagogiques - des rapports intermédiaires ou partiels - le suivi et les résultats de l'apprentissage des élèves - etc. Ce cahier sera très utile comme référence pour le déroulement de la formation, tout en servant à l'évaluation de l’enseignant ainsi qu’à la coordination et au suivi du responsable de la formation. 2.4.2. Coordination de l'équipe de formateurs Les tâches de coordination de l'équipe de formateurs sont toujours importantes, mais elles se révèlent essentielles pour certaines formations ou matières. C'est le cas par exemple des ateliers pratiques au centre de formation, pour lesquels la complexité des situations, la diversité des intervenants (acteurs, techniciens, metteurs en scène, etc.), les espaces (scène, ateliers de construction, ateliers de costumes, etc.), les matériaux utilisés (pour les équipements lumière et son, les costumes, les décors, etc.), les horaires (de montage, répétition, représentation, démontage), etc. exigent une coordination efficace qui ne pourra pas toujours être assumée par le responsable de la formation. Il faudra donc planifier également ces tâches de coordination avant d'entreprendre la formation, les assigner aux responsables correspondants et les évaluer en fin de formation. 2.5. Personnel non-enseignant Dans la programmation d’une formation, il faut également prévoir le personnel nonenseignant nécessaire dans les domaines suivants : - organisation des études : pour les opérations de coordination, de diffusion, de gestion académique, de secrétariat, etc. - administration : gestion, comptabilité, intendance, etc. - bibliothèque - technique : techniciens des théâtres, enseignants d'atelier, personnel technique adjoint, etc. - personnel auxiliaire : maintenance des équipements, conciergerie, nettoyage, etc. A la fin de la formation, il faudra évaluer si les personnels prévus étaient appropriés et envisager au besoin des améliorations pour les formations suivantes. Programme Leonardo da Vinci Page 63 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 2.6. Prévision et gestion des ressources Une fois que le programme de chaque matière et l'intervention de chaque formateur sont organisés, il faut faire un prévisionnel détaillé des moyens nécessaires pour mener à bien la formation : - espaces nécessaires : salles de classe, laboratoires, ateliers, salle de classe- scène, théâtre, espaces extérieurs, salles d'étude, salles de réunions, etc. - équipements : équipements informatiques, projecteurs, jeux d’orgue, tables de mixage, microphones, systèmes d'amplification, générateurs de son, câbles, moteurs, tentures, équipements et matériels d’accroche, machines à coudre, appareils de teinture, tables de coupe, machines à laver, séchoirs, etc. - outils : ciseaux, pinces, marteaux, tournevis, etc. - matériaux et consommables : bois, fer, aluminium, plâtre, argile, peintures, toiles, fils, câbles, vis, lampes, etc. - supports pédagogiques : manuels, catalogues, documents audiovisuels, programmes informatiques, modèles, appareils de laboratoire, etc. Les caractéristiques des techniques des arts du spectacle rendent particulièrement important ce chapitre car sans les moyens nécessaires, la majorité des formations est irréalisable. De plus, la complexité et la diversité des moyens nécessaires imposent de planifier leur utilisation de manière précise (achat, location, transport, maintenance, etc.). 2.7. Méthodes de sélection des élèves Un des éléments essentiels de la réussite d’une formation aux techniques des arts du spectacle est la sélection des élèves. Ces derniers doivent posséder des caractéristiques personnelles compatibles avec les spécificités du secteur du spectacle vivant et avoir les aptitudes appropriées pour suivre la formation. Cela est spécialement important en cas de formations longues. En programmant une action de formation il convient donc, en plus de spécifier les conditions préalables d’admission des futurs élèves, de définir la méthode de sélection. Selon la complexité de la formation, cette méthode peut être très simple ou très complexe. A titre d'exemples, voici quelques méthodes utilisées par différents centres de formation pour sélectionner les élèves : - analyse du curriculum vitae - réalisation d'épreuves théoriques et/ou pratiques - entretiens avec les candidats - etc. Pour chaque formation, il faudra établir la procédure de sélection appropriée et en détailler le déroulement. Une fois la formation terminée, il conviendra d'évaluer également la méthode de sélection et ses résultats. 2.8. Evaluation de l'organisation, de la coordination et du suivi d'une formation Programme Leonardo da Vinci Page 64 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement La formation terminée, il sera nécessaire d'en évaluer l'organisation, la coordination et le suivi afin d’apporter, au besoin, les améliorations nécessaires. Mais il faudra au préalable définir les dispositifs et critères d'évaluation. L’évaluation peut s’appliquer d’abord à la programmation de la formation, avant qu’elle ne commence, dans le but de vérifier que toutes les conditions de départ sont bien remplies. Seront évalués les aspects suivants : - le projet de la formation - la procédure de sélection des enseignants - la formalisation des missions pédagogiques - la réalisation du cahier d'accueil de l’enseignant - la disponibilité de l’instance de coordination et de suivi de la formation - la méthode de sélection des élèves - la disponibilité du personnel non-enseignant nécessaire - les caractéristiques et la disponibilité des espaces, équipements, outils et matériels consommables nécessaires - les supports pédagogiques Selon les caractéristiques de la formation, des évaluations intermédiaires préalables à l'évaluation finale peuvent être envisagées. Par exemple, dans une formation longue comprenant plusieurs phases, on peut effectuer une évaluation à la fin de chacune d'elles dans le but d'améliorer certains aspects de l'organisation, de la coordination ou du suivi des phases suivantes. Les procédures d'évaluation peuvent être diverses : - enquêtes auprès des élèves et des formateurs - réunions avec les élèves ou les formateurs - réunions d'évaluation avec des groupes ad hoc - rapports des formateurs - rapports du responsable de la formation - analyses des divers aspects de l'organisation, de la coordination et du suivi par une commission d'évaluation ou la direction du centre - etc. Pour l'évaluation finale, on peut utiliser une même procédure couvrant à la fois l'organisation, la coordination et le suivi de la formation, les enseignants, les infrastructures et les services. Le centre de formation devra établir les critères d'évaluation de l'organisation, de la coordination et du suivi de la formation. A titre d'exemples, les critères suivants peuvent être choisis : - rigueur de programmation de la formation - respect du calendrier prévu Programme Leonardo da Vinci Page 65 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement - niveau de coordination entre le responsable de la formation et les formateurs - transmission des informations par le responsable de la formation - transmission des informations par les formateurs - rigueur dans l'élaboration de la mission pédagogique - niveau de réalisation de la mission pédagogique - rigueur dans l'élaboration du livret d'accueil - niveau de connaissance du règlement intérieur du centre par le formateur - niveau d'intégration des formateurs dans l'équipe - réactivité du responsable de la formation devant des situations inattendues - corrections en cas de retard d’un programme - niveau de réussite dans l’organisation des espaces, équipements et matériels - niveau de réussite dans l’organisation du travail des personnels non-enseignants - rigueur dans la procédure de sélection des formateurs - efficacité des actions de formation des formateurs préalables - efficacité dans la coordination des espaces, équipements, matériels et horaires - etc. Chacun de ces critères pourra être évalué par les divers acteurs de l’évaluation : élèves, formateurs, responsable de la formation, direction du centre, commission d'évaluation, etc. L'organe responsable de l'évaluation devra analyser les différentes évaluations et en extraire les données permettant d’entreprendre les améliorations nécessaires. 3. L’enseignement Nous étudierons dans ce chapitre l'évaluation de l’enseignement. Qu'entend-on par enseignement ? Nous utiliserons le terme « enseignement» en référence au travail du formateur. Lorsque nous parlons du travail du formateur, nous ne nous référons pas seulement à la façon de faire un cours. L’accent est souvent mis de manière excessive sur les activités réalisées dans la salle de classe, l'atelier ou le théâtre, en oubliant qu’une bonne partie de la réussite d'une formation tient à sa préparation et à la coordination du formateur avec les autres formateurs et avec les structures d’organisation, de gestion et de suivi du centre. Trois temps sont à distinguer dans la fonction d’enseignement : - la programmation de l'enseignement - la mise en oeuvre de l'enseignement (travail dans la salle de classe, à l'atelier, dans la salle de répétitions ou dans le théâtre) - les résultats, c'est-à-dire le niveau d'apprentissage des élèves Nous analyserons dans ce chapitre les deux premiers temps, tandis que le troisième fera l'objet du chapitre suivant. Programme Leonardo da Vinci Page 66 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement Il peut s'avérer utile pour le centre de formation de formuler quelques questions qui l'aideront à évaluer l'importance donnée aux différents temps de la fonction d’enseignement : - comment programme-ton l’enseignement d’une matière ? - comment organise-t-on les contenus ? - quelle est la relation du formateur avec les formateurs de disciplines voisines ? - qui définit la méthodologie du formateur ? - le formateur prépare-t-il son propre matériel pédagogique ? - comment le formateur fait-il le suivi de l'apprentissage des élèves et son évaluation ? - le formateur réalise-t-il un rapport final dans lequel il évalue le déroulement de la formation, les contenus et la méthodologie utilisée ? - etc. La réponse à ces questions devrait faciliter l'évaluation de l’enseignement, les objectifs du centre relatifs à cet enseignement, les bases et les procédures pour le mener à bien. 3.1. Pourquoi évaluer l’enseignement ? Dans les centres de formation aux techniques des arts du spectacle, la majorité des enseignants ne sont pas des pédagogues professionnels mais des professionnels du secteur. Ces derniers se considèrent eux-mêmes comme des professionnels qui veulent transmettre des savoirs mais n’évoquent que très occasionnellement leurs compétences en tant que formateurs. C’est pour cela qu’il est particulièrement important d'évaluer l’enseignement des centres de formation en vue d’apporter à la formation les améliorations nécessaires. L'évaluation de l’enseignement n'est pas une fin en soi. Si des centres de formation font l’évaluation de leurs enseignants, cela ne signifie pas que cette évaluation soit une simple démarche bureaucratique. L'évaluation de l’enseignement peut être un élément efficace d'amélioration de la formation, dans la mesure où le centre de formation perçoit clairement cette fonction. Le centre de formation doit donc se demander pourquoi il veut évaluer l’enseignement et doit formuler les objectifs qu'il veut atteindre en effectuant cette évaluation. Ces objectifs peuvent être très divers. A titre d'exemples, en voici quelques-uns : - l'évaluation peut être une stratégie efficace pour promouvoir l’intérêt de la pédagogie. Dans un secteur comme celui des techniques des arts du spectacle, dans lequel une grande partie des formateurs vient du domaine professionnel et n'a pas d’expérience d’enseignement, l'évaluation peut constituer un stimulant et un défi pour que ces formateurs comprennent que la pédagogie est un facteur important de la formation et un moyen de développer leurs propres méthodes - le centre peut utiliser l’évaluation pour développer des dispositifs de formation de formateurs visant à améliorer la qualité de l'enseignement - l'évaluation peut contribuer à stimuler une réflexion critique de la part des formateurs, allant au-delà du simple compte-rendu sur l’enseignement - dans la plupart des centres de formation du secteur, le recrutement de nouveaux formateurs se fait généralement parmi les professionnels en activité, sur des critères davantage basés sur la qualification professionnelle que sur l’expérience pédagogique. L'évaluation peut ainsi servir au centre de formation à recueillir des données l'aidant dans Programme Leonardo da Vinci Page 67 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement la prise de décision en matière de recrutement, d'embauche, et de formation des formateurs - l'évaluation peut servir à faire évoluer le programme de formation - l'évaluation des enseignants peut également servir à définir le niveau de satisfaction des élèves relativement à l’enseignement reçu. Pour atteindre ces objectifs ainsi que tous ceux que le centre de formation se fixe, il est indispensable de disposer de l'engagement actif des formateurs dans ce processus d'évaluation. Dans le cadre du projet FIRCTE4, nous avons constaté que la majorité des centres de formation sont extrêmement prudents au moment de proposer une évaluation des enseignants lorsque ce sont des intervenants extérieurs. Il est nécessaire que ces centres comprennent que l'évaluation de l’enseignement n’est pas un élément de contrôle mais un outil important d'amélioration de la formation. Sa réalisation ne découle pas d'une décision hiérarchique mais d’un travail d’équipe. Faire comprendre que l'évaluation s’inscrit dans les actions de formation des formateurs ou dans les actions d’aide à l’enseignement est un élément clef pour obtenir l'implication des formateurs. En tout état de cause, il est recommandé d'avancer progressivement sur ce terrain afin d’obtenir un changement de mentalité de ces enseignants : les faire passer de la situation de technicien qui veut transmettre ses savoirs à celle du professionnel de la formation. 3.2. Que voulons-nous évaluer dans l’enseignement ? Pour que l'évaluation soit efficace il faut notamment que les formateurs en connaissent au préalable les objectifs, les procédures et les effets éventuels, et qu’ils y adhérent. Le formateur qui va faire l’objet d’une évaluation a évidemment le droit de connaître tous les aspects qui s’y rapportent. Et il est important qu'il en assume les objectifs, car ils touchent différents aspects de l’enseignement, avant, pendant et après le travail dans la salle de classe, l'atelier ou le théâtre. La mise en pratique de l'évaluation doit d'abord définir son objet. Si ce qui est à évaluer ne concerne pas seulement le travail du formateur dans la salle de classe, mais également la préparation et les résultats de la formation, il sera important de spécifier avec le maximum de détails ce qu’on attend du formateur. Pour cela, l’élément clef est la mission pédagogique, dont il a été question dans le chapitre précédent et dont la formulation devra être faite le plus clairement possible. Dans la mesure où la mission pédagogique prévoit à la fois les tâches d’enseignement en rapport direct avec les élèves et les tâches en rapport avec le centre, ainsi que le niveau de réalisation du travail d’organisation - inséparable de la fonction enseignante – associé à ce qui précède, et dans la mesure où l’on considère autant la préparation et les résultats que l'enseignement proprement dit, cette mission constitue la base même de l'évaluation. On pourra difficilement évaluer l'activité d'un enseignant dans tous ces aspects s’il ne lui a pas été spécifié clairement auparavant ce qu’on attend de lui. Par conséquent, le centre de formation devra déterminer, en fonction de ses objectifs, les aspects intéressants à évaluer dans l’enseignement stricto sensu, à condition qu’ils soient spécifiés dans la mission pédagogique. Le centre de formation devra concevoir un dispositif d'évaluation de l’enseignement qui réponde aux critères de qualité préalablement établis et dont il tiendra compte dans chaque évaluation faite sur la base de la mission pédagogique confiée à chaque formateur. Programme Leonardo da Vinci Page 68 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement Qui est responsable de la procédure d'évaluation ? 3.3 Pour que la procédure d'évaluation de l’enseignement soit rigoureuse et efficace, il est nécessaire de déterminer l’instance chargée d’en assurer la gestion et le suivi. Selon les critères retenus et l’organisation du centre, l’instance responsable pourra être la direction ou les services de coordination. Quelques centres constituent une commission d'évaluation dont peuvent faire partie la direction pédagogique, le responsable de la formation, les coordinateurs des différents secteurs, les représentants des formateurs et un représentant des intervenants extérieurs. La personne ou l'organisme responsable du processus d'évaluation devra mettre en place le système d'évaluation - en prévoyant les moyens humains et matériels nécessaires -, effectuer le suivi de ce processus et collecter les informations en résultant. Elle devra aussi développer les outils informatiques nécessaires pour intégrer ces données et ces résultats, en assurer la diffusion et le retour d'information vers les personnes concernées. 3.4. Comment évaluer l’enseignement ? L'évaluation de l’enseignement a été une des premières mesures de qualité mises en place par un grand nombre de centres de formation. Pour ce faire, ils ont utilisé différentes procédures d'évaluation, dont les agents peuvent être les formateurs eux-mêmes, les élèves, les responsables du centre de formation ou les experts extérieurs. Parmi les principales méthodes utilisées on peut citer : - auto-évaluation du formateur - enquêtes institutionnelles pour évaluer le niveau de satisfaction des élèves - évaluation par des groupes ad-hoc - évaluation différée des diplômés - évaluation par les responsables académiques - évaluations par des experts extérieurs - évaluation de l'apprentissage des élèves Certaines de ces méthodes peuvent s'avérer plus adaptées à la formation initiale et d'autres à la formation continue. Chaque centre doit développer ses propres méthodes, selon les caractéristiques et spécificités des différentes techniques du spectacle vivant. Dans tous les cas, ces procédures doivent être très rigoureuses afin de donner des garanties tout à la fois pour le centre et pour les enseignants. 3.4.1. Auto-évaluation du formateur Cette méthode se base sur un rapport réalisé par le formateur dans lequel il fait l’évaluation de son enseignement, en accord avec la mission pédagogique confiée et selon le cadre général dans lequel il effectue son travail. Le formateur doit savoir au préalable qu’on lui demandera une auto-évaluation de son enseignement, de la même manière qu'on lui demandera une évaluation de l'apprentissage des élèves. Il doit être capable d'effectuer ces deux types d’évaluations. Le centre de formation doit fournir au formateur les outils nécessaires pour l'orienter et l'accompagner dans son auto-évaluation. Généralement, les centres de formation qui Programme Leonardo da Vinci Page 69 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement utilisent cette méthode préparent un document normalisé qui peut contenir des données telles que : - évaluation de l’enseignement dispensé - évaluation du processus de préparation et de planification de l’enseignement - évaluation de la coordination et du suivi de la formation - évaluation par le formateur des résultats obtenus par ses élèves - évaluation du degré de satisfaction des élèves exprimé dans les enquêtes institutionnelles - évaluation de l'infrastructure, des équipements et des matériels pédagogiques - contributions particulières et propositions d'améliorations Dans ce rapport, le formateur doit justifier ses évaluations et au cas où ces justifications paraissent insuffisantes, l'instance responsable de l'évaluation doit demander au formateur davantage de précisions. Par exemple, si, dans son rapport, le formateur affirme que « les élèves ont peu travaillé » sans expliquer pourquoi, ou écrit que « les élèves n'ont pas géré leur temps » sans préciser s'ils devaient ou non apprendre à le gérer, l'instance responsable de l'évaluation peut considérer ces affirmations comme des appréciations subjectives et ne pas les prendre en considération ou demander au formateur apporter plus de justifications. Nous avons pu vérifier qu’en cas de groupes réduits mettant en relation très directe le responsable de la formation et chacun des formateurs intervenants, l'évaluation du formateur s’effectue de manière continue, à travers l'analyse quotidienne des tâches effectuées et du reçu de l’enseignement par les élèves. Le responsable de la formation trouve dans ce contact quotidien un outil très utile pour inciter le formateur à réfléchir sur sa propre pratique. On rassemble ainsi des informations riches d’intérêt à la fois pour le centre de formation et pour l’enseignant. Il faut que les informations rassemblées de manière spontanée ne soient pas perdues et soient compilées pour nourrir la démarche qualité. A cet effet il conviendra de les intégrer régulièrement dans le Cahier de suivi mentionné au chapitre précédent. Ces informations sont valables aussi pour les formateurs qui participent à l'équipe permanente d'enseignants du centre, bien que le plan qualité du centre puisse prévoir pour ceux-ci des procédures d'évaluation différentes. Si l'auto-évaluation est comprise comme un outil permettant de faire un bilan de la formation et non comme une obligation administrative, ce sera généralement un élément clef pour intéresser l’enseignant aux démarches d'évaluation et pour qu’il arrive à proposer lui-même les améliorations nécessaires. 3.4.2. Enquêtes institutionnelles pour évaluer le niveau de satisfaction des élèves Cette méthode - sans doute une des plus employées - consiste en un questionnaire proposé aux élèves pour qu'ils fassent leur propre évaluation de chaque formateur. La procédure doit être comprise comme un avis sur le niveau de satisfaction immédiate de l'élève relativement à l’enseignement reçu et non comme un jugement sur la compétence professionnelle ou pédagogique du formateur. Ces données fournissent des informations sur les attentes satisfaites ou non de l'élève quant à sa formation. A cet effet, les avis formulés doivent être évalués par des experts et par des responsables du centre de formation ou par les instances d'évaluation créées par le centre. Au moment de concevoir ces enquêtes, il est important de prendre en compte la diversité des matières concernées, les conditions de leur mise en place et leur influence sur l'ensemble des travaux effectués par l’élève. Certaines matières - comme par exemple les Programme Leonardo da Vinci Page 70 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement ateliers pratiques au centre formation - supposent une relation très directe entre formateur et élève, qui sans nul doute peut influencer le niveau de satisfaction de ce dernier. Cela complique la comparaison entre les résultats des enquêtes relatives à des matières différentes, c’est pourquoi il est recommandé d'inclure dans les enquêtes des questions d’ordre général. Il est également important que, dans son évaluation, l'élève sache faire la distinction entre la compétence professionnelle du formateur et sa compétence pédagogique. D'autre part, pour renforcer le caractère subjectif de cet avis, il est important de ne pas inclure dans les enquêtes des aspects objectifs - comme par exemple, la présence ou la ponctualité de l’enseignant - que le centre de formation peut évaluer par d'autres moyens. On ne devrait pas non plus mélanger des questions relatives à l’enseignement du formateur avec d'autres qui ne relèvent pas de sa responsabilité, comme celle de l'évaluation d'un plan général de formation ou celle de l’importance d'une matière par rapport à l’ensemble. Il convient aussi de déterminer le moment adéquat pour mener ces enquêtes. En principe, elles devraient être faites vers la fin de la période d'apprentissage de la matière correspondante, mais avant l'évaluation des élèves, les résultats de celle-ci pouvant influencer leur avis. Enfin, même si les enquêtes sont anonymes, en cas de formations impliquant des groupes réduits d’élèves, cet anonymat peut être très relatif. Par conséquent, il faut étudier s’il convient ou non que l’enseignant soit présent pendant leur déroulement. En outre, il est nécessaire d’établir clairement le protocole d’analyse et de présentation des résultats. Même si toutes les précautions sont prises, l'expérience de ce type d’enquêtes menées auprès des élèves montre que cette procédure d'évaluation peut se prêter à des manipulations de la part des élèves ou même du formateur ; c’est pourquoi il n'est pas recommandé de l'utiliser de manière exclusive. 3.4.3. Évaluation par des groupes ad-hoc Certains centres de formation utilisent comme alternative aux enquêtes susmentionnées des réunions entre la direction pédagogique ou le responsable de la formation et des groupes ad-hoc d'élèves, voire même les élèves vus individuellement en cas de groupes très réduits, afin de recueillir leurs avis sur une matière ou un ensemble de matières. Ces réunions peuvent se tenir périodiquement, généralement au milieu et à la fin de la période d’enseignement de la (ou des) matière(s), en dehors des heures d’enseignement de cellesci, en l’absence des formateurs et sans qu’une décision formelle soit prise par la direction du centre ou le responsable de la formation. Le centre peut choisir de rédiger un compte-rendu de la réunion - qui devra être revu par les élèves - ou de demander ce compte-rendu au représentant des élèves afin de favoriser leur expression libre et spontanée. Les avis exprimés peuvent se rapporter précisément à l’enseignement ou à d'autres questions déterminées au préalable et présentant un intérêt particulier pour le groupe. La composition des groupes ad-hoc peut varier selon les caractéristiques du centre de formation ou le type de questions sur lesquelles les élèves doivent donner leur avis. Dans certains cas, le groupe sera constitué de représentants des élèves, dans d’autres, de la classe toute entière. Ce dernier cas pourra s’appliquer dans les centres de formation aux techniques des arts du spectacle, où le nombre d’élèves par groupe est habituellement réduit. Contrairement aux enquêtes, ce système ne permet pas l'anonymat. Il exige donc des élèves un plus grand sens des responsabilités et suppose que le centre réussisse à établir un lien de confiance mutuelle avec eux. D'autre part, le modérateur de la réunion devra prêter attention à ce qu’aucun lien affectif ne lie les élèves et le formateur (qui ne participe pas à la Programme Leonardo da Vinci Page 71 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement réunion), afin de garantir l'objectivité maximale des informations obtenues. Il devra aussi veiller à ce que les affirmations avancées soient dûment justifiées et raisonnées. La méthode d'évaluation par des groupes ad hoc est beaucoup plus souple que celle des enquêtes et permet la correction et/ou l'amélioration de certains aspects de la formation pendant son déroulement. Certains centres utilisent ce type de réunions pour l'évaluation finale de l’enseignement. Dans ce cas, c'est le groupe complet d'élèves, en l’absence des responsables académiques, qui évalue les résultats de la formation par rapport à ses objectifs, aux méthodes utilisées et au travail du formateur. 3.4.4. Évaluations différées des élèves ou diplômés Certains centres utilisent comme méthode d'évaluation de l’enseignement les évaluations différées des élèves, c’est-à-dire réalisées un certain temps après la fin de la formation (généralement de six mois à deux ans après, selon le type de formation). Cette méthode vise à résoudre un des problèmes rencontrés dans les procédures d'évaluation par enquêtes : ces enquêtes étant effectuées parallèlement à l’enseignement, les élèves manquent de distance pour faire une bonne évaluation. Prenons le cas des matières théoriques. Leur utilité n’est souvent pas perçue par l’élève avant qu’il ait abordé les matières où l’on pratique l’application des notions théoriques. Un élève peut avoir du mal à comprendre pourquoi il doit connaître la loi d'Ohm avant de devoir l’appliquer dans la réalisation d’un circuit électronique. Cela influence sans doute l'évaluation qui est faite de la matière concernée. Par conséquent, on propose parfois de mettre en place cette méthode d'évaluation différée par les élèves pendant une formation ultérieure ou une fois les études terminées. Dans le dernier cas, il peut être difficile de rentrer en contact avec les anciens élèves et d’en obtenir des réponses significatives. Nous constatons que cette méthode est plutôt utilisée pour les formations longues ou conduisant à l’obtention d’un diplôme, ou pour la formation continue, et qu’elle est généralement plus utile pour révéler des tendances que pour évaluer précisément le travail d’un enseignant dans une formation déterminée. 3.4.5. Évaluation par des responsables académiques En utilisant cette méthode, on cherche à déterminer le degré d'adéquation du travail réalisé par le formateur avec la mission pédagogique qui lui a été confiée. Elle est généralement réalisée à l’aide de questionnaires ou d'entretiens individuels du formateur avec le responsable de la formation ou la commission d'évaluation. Elle peut aussi être menée en faisant assister le responsable de la formation à certains cours donnés par le formateur. Dans ce cas, le responsable de la formation ou la commission d'évaluation doit connaître de manière précise les contenus des matières dispensées par le formateur ou pouvoir s’informer sur la question. Ce système doit permettre d'évaluer non seulement l’enseignement mais aussi la formation en général, aux trois périodes précédemment indiquées, soit au moment : 1. de la programmation de l'enseignement : - maîtrise du contenu de la matière - choix approprié des contenus - pertinence des objectifs fixés Programme Leonardo da Vinci Page 72 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement - adéquation des matériels pédagogiques - pertinence des systèmes et critères d'évaluation des élèves - coordination avec d'autres matières de la formation 2. du travail dans la salle de classe, à l'atelier ou sur la scène : - ajustement entre planification et réalisation - façon de mener l'enseignement - implication dans les innovations et améliorations 3. des résultats : - estimation de la réalisation des objectifs de la formation - informations sur l'apprentissage non prévu - utilité du cours - efficacité du formateur Le responsable de la formation, dans la mesure où il travaille conjointement avec le formateur sur la programmation de la formation et où il fait le suivi continu de cette dernière, se trouve dans une position optimale pour faire l’évaluation de ces deux étapes, dont les résultats doivent figurer dans le cahier de suivi. Les observations faites plus haut quant au lien affectif entre formateur et élèves seront également valables ici. Le responsable de la formation devra chercher à atteindre l'objectivité maximum dans ses évaluations et éviter, par une courtoisie déplacée, de s’abstenir de rendre compte des problèmes rencontrés. Contrairement aux auto-évaluations des formateurs et aux enquêtes d’opinion des élèves ou diplômés, le suivi du responsable de formation fournit une information de première main sur le déroulement de l’évaluation. Dans cette procédure, il est important que les responsables académiques s’entendent avec les formateurs sur les éléments constituant l'apprentissage des élèves, lesquels devront être évalués de manière adéquate en fonction du contexte et du groupe concerné. 3.4.6. Évaluations par des experts extérieurs L'évaluation de l’enseignement peut également être réalisée par des experts extérieurs au centre de formation, qu’ils soient enseignants ou professionnels du secteur. Il est donc question ici, comme dans la méthode précédente, d'une évaluation effectuée par des collègues connaissant et comprenant le fonctionnement d'un centre de formation aux techniques des arts du spectacle, bien qu'il ne doive pas s’agir d'une évaluation effectuée par des pairs. Dans certains cas, c'est la réglementation propre du pays ou de l'institution qui peut exiger cette évaluation externe. Les éléments à évaluer peuvent être ceux indiqués précédemment et il sera, dans ce cas également, important de définir ceux qui constituent l'apprentissage des élèves. Les experts extérieurs joueront un rôle très important dans l’évaluation de l’enseignant relativement à l'apprentissage des élèves, et devront tenir compte du contexte dans lequel se déroule la formation et des caractéristiques du groupe. Dans cette méthode, le choix pertinent des experts est essentiel. Le formateur objet de l’évaluation se sait évalué par un expert qui connaît bien le sujet et l'évaluation peut se dérouler dans un cadre de confiance. Programme Leonardo da Vinci Page 73 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 3.4.7. Evaluation de l'apprentissage des élèves Nous étudierons en détail ce sujet dans le prochain chapitre. Il convient simplement d'indiquer ici que les résultats de l'apprentissage des élèves comme les écarts de résultats d’un groupe peuvent constituer une source précieuse d'informations pour l'évaluation de l’enseignement. Toutefois, il faut utiliser cette information avec précaution car prise comme procédure d'évaluation de l’enseignement, elle peut facilement prêter à manipulation. Il convient donc de tenir compte du type d'évaluation retenu concernant à l'apprentissage des élèves et de savoir si le formateur joue un rôle exclusif dans cette évaluation ou bien si d’autres agents y prennent part. 3.5. Que faire avec des résultats de l'évaluation ? Une fois l'évaluation réalisée, il faut se poser la question de l’utilisation de ses résultats. Il ne sert à rien de faire une évaluation si l’on n’utilise pas ses résultats en vue d’une amélioration. Pour cela il est important d'assurer le feed-back de l'évaluation : - l'analyse des résultats - leur communication aux formateurs évalués - la prise de décision qui conduit à l'amélioration de l'enseignement Les formateurs évalués veulent connaître les résultats de l’évaluation, les élèves qui y ont pris part espèrent voir les insuffisances corrigées et l'enseignement amélioré, mais souvent cette étape de l'évaluation se révèle défaillante. S'il n'y a pas de retour de l'information, la confiance en l'efficacité de l'évaluation diminuera et sa valeur comme outil d'amélioration sera sérieusement affectée. Certains centres assurent le retour de l'information aux élèves au cours d’une réunion finale dans laquelle l’élève retrouve les personnes qu’il avait rencontrées au début de la formation. Ainsi s’établit une continuité entre la présentation des objectifs et l'évaluation des résultats. C'est une façon de vérifier si le « contrat pédagogique » entre le centre de formation et l’élève a bien été rempli. De la même manière il est important d'assurer le retour de l'information au formateur pour qu’il puisse constater s’il a bien accompli la mission pédagogique qui lui a été confiée. Le caractère confidentiel de l'information est nécessaire pour que la confiance existe entre le formateur et la direction du centre de formation. Sans l’assurance de cette confiance, il est possible que le formateur ne s'exprime pas avec une franchise totale lors des évaluations suivantes. 3.5.1. Qui analyse les résultats ? Pour analyser les résultats, il convient de créer une commission d'évaluation réunissant des responsables de l’administration, du suivi du processus d'évaluation, de la direction ou de la coordination du centre de formation ; commission qui peut, le cas échéant, participer à l’ensemble du processus. Il est important que cette commission soit reconnue et acceptée par les formateurs évalués. Elle analysera et présentera les résultats des enquêtes, entretiens, auto-évaluations ou évaluations partielles, et devra gérer toutes les informations, en tenant compte de leur caractère confidentiel. En outre, elle sera chargée de transmettre les informations aux intéressés, formateurs ou instances concernés. Programme Leonardo da Vinci Page 74 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 3.5.2. Que faire en cas de problème ? Si des problèmes importants apparaissent dans l'évaluation de l’enseignement, il est recommandé d’organiser une réunion du responsable de la commission d'évaluation ou de certains de ses membres avec le formateur ou les formateurs concernés, afin de tenter de résoudre ces problèmes, par exemple par : - la mise en place d'un groupe de travail pour analyser le problème - la réalisation d’une formation de formateurs - la recommandation au formateur de suivre une formation spécifique - la révision du programme - la révision du programme de la matière - le remplacement du formateur - etc. Il est important que les réunions avec les formateurs ayant rencontré des problèmes dans leur enseignement ne soient pas considérées comme des punitions, le formateur rejetant alors le processus d'évaluation (rejet qui peut s’exprimer par des rapports bâclés, des interventions déplacées dans les enquêtes des élèves, etc.) 3.5.3. Calendrier du processus d'évaluation Le processus d'évaluation de l’enseignement doit faire l’objet d’un calendrier fixé à l’avance, calendrier qui devra subir si possible peu de changements afin d’assurer et de maintenir la confiance des élèves et des formateurs qui y sont impliqués. Il est important de consacrer le temps nécessaire à ce processus en considérant que ce n'est pas du temps perdu mais que cela permet d’améliorer la qualité de l’enseignement. Enfin, une fois que le centre de formation aura intégré dans son activité régulière les processus d'évaluation de l’enseignement, il devra veiller à ce qu'ils ne deviennent pas une routine car leur efficacité en serait considérablement diminuée. 4. Apprentissage des élèves L'objectif de la formation est l'apprentissage des élèves. En analysant l’enseignement, nous devrons mettre un accent particulier sur le processus d’apprentissage, sur la façon dont l’élève est confronté à la formation et sur les résultats du processus d'enseignementapprentissage. A ce sujet, le centre de formation peut formuler des questions comme : - le progrès de l'apprentissage de l’élève fait-il l’objet d’un suivi ? Qui l’effectue ? - comment et qui évalue l'apprentissage des élèves ? - à quoi sert l’évaluation ? - qui doit être évalué ? - qui établit les critères d'évaluation ? - quels dispositifs d'évaluation utilise-t-on ? - analyse-t-on a posteriori la relation entre les résultats de l'apprentissage d’une part, et la planification de la formation, le temps employé, les espaces et les matériels utilisés et l’enseignement d’autre part ? Qui fait cette analyse ? Programme Leonardo da Vinci Page 75 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement - analyse-t-on les résultats de l'apprentissage par rapport au type d'élèves ? Et par rapport au nombre d'élèves du groupe ? - comment ces analyses influencent-elles d'autres formations ? Dans la mesure où l'apprentissage des élèves est l'objectif de la formation, l'évaluation de cet apprentissage acquiert une importance significative par rapport à la qualité de la formation. Toutefois, on ne donne pas toujours à cette évaluation l'importance qu'elle requiert et les pratiques utilisées se cantonnent souvent à des aspects partiels ou répondent à des modèles obsolètes. Ainsi, l'évaluation de l'apprentissage des élèves : - peut être une démarche exclusivement orientée vers la certification et la validation des connaissances des élèves - n’est peut-être pas liée à des objectifs d'apprentissage établis préalablement, mais répond à une appréciation subjective du formateur sur les progrès de l’élève - est généralement contrôlée presque exclusivement par les formateurs, sans participation des élèves ou des agents extérieurs - n'explicite peut-être pas les outils utilisés pour la collecte d'informations ni comment ces outils sont élaborés - n’établit peut-être pas suffisamment les droits et devoirs des élèves et des formateurs - peut être détachée des processus de gestion de la qualité de l'enseignement et de la démarche qualité du centre12. Ces hypothèses mettent en évidence le manque de modèle global d'évaluation du résultat de l'apprentissage des élèves par le centre de formation. L'évaluation a connu d'importants changements ces dernières années ; évolutions dont les centres de formation devraient tenir compte : 12 - l'attention est passée de l'évaluation de l'enseignement à l'évaluation de l'apprentissage, c’est pourquoi l'enseignement est jugé selon les niveaux d'apprentissage atteints par les élèves. Certains centres de formation utilisent les compétences professionnelles comme critère d'évaluation. - les contenus soumis à évaluation ont également changé. Il n'est plus suffisant d'évaluer seulement l'acquisition des connaissances. Dans le secteur des techniques des arts du spectacle, les procédures, attitudes, aptitudes et valeurs à caractère transversal sont fondamentales et posent le problème de leur mode d’évaluation. - on est passé de l’évaluation des résultats à l’évaluation des processus. Les informations fournies par l'évaluation ne servent plus seulement à la validation ou à la certification de l’élève mais sont utilisées pour l'amélioration de l'apprentissage de l'élève, du processus pédagogique et du centre de formation lui-même. La majorité des centres de formation qui participent au projet FIRCTE4 tendent à utiliser de plus en plus les résultats de l'évaluation comme instrument d'amélioration. - l’évaluation se fait dorénavant sous différents angles, ce qui permet de lier entre elles les connaissances et compétences acquises par l’élève. L'évaluation d'une connaissance ou d’une compétence isolée des autres devient peu significative. Cf. Joan Mateo (coord.), Marc general per a l’avaluació dels aprenentatges dels estudiants, Barcelone, AQU, 2003. Programme Leonardo da Vinci Page 76 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement - l’enseignant cesse d'être le seul agent évaluateur. Non seulement les formateurs, mais aussi d'autres membres du centre de formation, intervenants extérieurs, formateurs d'autres centres, groupes de formateurs, élèves, etc. prennent une part active à l'évaluation. - la société exige que les centres de formation atteignent des niveaux de qualité appréciables, garantissant une utilisation responsable des moyens. Cette transformation de l'évaluation entraîne nécessairement des changements dans les modèles d'évaluation de l'apprentissage. L'évaluation fait partie intégrante du processus d'enseignement-apprentissage. La manière selon laquelle sera évalué l'apprentissage de l'élève conditionne sa façon d'apprendre, le temps qu’il consacre à l'apprentissage et sa motivation. Prenons un exemple : si l’évaluation d'une matière comme l'électricité prend la forme d’une seule épreuve finale portant sur les connaissances théoriques acquises, l'élève tendra uniquement à mémoriser les formules à appliquer dans les exercices de l'évaluation, en négligeant l'application pratique des connaissances théoriques. Il perdra de la motivation pour cette matière et se contentera de bachoter juste avant l’examen. Si, au contraire, l'évaluation de la matière se présente sous la forme d’épreuves de contrôle continu dans lesquelles la compréhension des concepts théoriques est évaluée par rapport à leur application pratique, la motivation de l’élève sera accrue, il travaillera de manière continue et apprendra beaucoup plus qu'un ensemble de formules faciles à oublier. Le processus d'évaluation de l'apprentissage des élèves doit donc comprendre un ensemble d'éléments qui peuvent être exprimés en termes de : - connaissances acquises (savoirs) - compétences obtenues (savoir-faire) - aptitudes, usages et comportements développés (savoir-être) Selon les objectifs de chaque matière, l’importance donnée à chacun de ces aspects pourra varier et la forme d'évaluation sera différente. 4.1. A quoi sert l'évaluation de l'apprentissage des élèves ? On peut distinguer trois fonctions principales à l'évaluation de l'apprentissage des élèves : diagnostiquer les aptitudes des élèves (évaluation diagnostique ou initiale), améliorer la formation (évaluation pédagogique) et évaluer les niveaux d'apprentissage atteints (évaluation sommative ou finale). 4.1.1. Diagnostiquer les aptitudes des élèves L'évaluation peut avoir une fonction diagnostique dans la mesure où elle peut apporter une information sur les aptitudes de l’élève à recevoir une formation spécifique. Cela permet d'adapter cette formation aux niveaux réels de connaissances et de compétences des élèves et d’anticiper d’éventuels problèmes d'apprentissage. Certaines des spécificités du secteur des techniques des arts du spectacle (aptitudes techniques et artistiques, horaires, travail en tournée, situations de stress, etc.), conditionnent fortement l’activité des professionnels, de sorte qu'il est important qu’ils aient certaines aptitudes et soient capables d’accepter un certain style de vie. La phase de Programme Leonardo da Vinci Page 77 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement sélection des élèves est donc très importante. Les centres de formation qui, pour des raisons institutionnelles ou économiques, ne sont pas autorisés à effectuer cette sélection devront faire face par la suite à de sérieux problèmes. L'évaluation effectuée dans les épreuves de sélection de nouveaux élèves a donc essentiellement une fonction diagnostique. Au cours de cette sélection ou de l'évaluation initiale d'une formation, le diagnostic apportera des informations qui contribueront à orienter l'élève selon ses aptitudes vers un domaine professionnel donné, et permettront d’apporter des correctifs au programme de formation afin d’en améliorer l’efficacité. 4.1.2. Améliorer la formation L'évaluation a une fonction pédagogique dans la mesure où elle peut apporter des informations régulières sur le déroulement du processus d'apprentissage, sur le programme et sur l’enseignement, et peut permettre d'améliorer de manière constante les processus d'enseignement-apprentissage. Pour que l'évaluation ait réellement une fonction pédagogique : - elle doit être faite parallèlement au processus d'enseignement-apprentissage - elle doit détecter les connaissances acquises, les compétences obtenues, les aptitudes, usages et comportements développés, ainsi que les lacunes qui peuvent se révéler - elle doit fournir un feed-back à l'élève mais aussi au formateur Les disciplines enseignées dans le domaine des techniques des arts du spectacle sont très diverses : matières théoriques, techniques, projets, stages pratiques, ateliers, etc. Pour certaines d’entre elles, par exemple les ateliers, il est indispensable de disposer d'une information continue afin de vérifier le processus d'apprentissage des élèves et de pouvoir apporter les corrections nécessaires. Dans ce type de cas, la fonction pédagogique de l'évaluation est donc primordiale. 4.1.3. Évaluer les niveaux d'apprentissage atteints L'évaluation a une fonction sommative dans la mesure où elle peut apporter une vision globale du niveau d'apprentissage atteint par l'élève par rapport aux objectifs du programme. Cette fonction est traditionnellement exprimée par l'évaluation de l'apprentissage de l'élève, dont les résultats se reflètent par des « qualifications ». Ces qualifications auront des conséquences sur : - la promotion de l'élève : possibilités d'accéder à une formation de niveau supérieur ou à d'autres études, etc. - la certification : attribution de certificats, diplômes ou accréditations professionnels - la validation des résultats du centre de formation Cette fonction de l'évaluation prend généralement une importance telle qu’elle est souvent privilégiée par les formateurs, ce qui peut engendrer certains problèmes par la suite. En effet, dans une perspective de qualité, il est essentiel de ne pas limiter l'évaluation à une seule fonction et de l'utiliser dans toutes ses perspectives comme un véritable outil d'amélioration. Programme Leonardo da Vinci Page 78 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 4.2. Que veut-on obtenir en évaluant l'apprentissage des élèves ? Le centre de formation doit analyser et définir les objectifs de l'évaluation de l'apprentissage des élèves. Ceux-ci peuvent consister à 13 : - Faciliter et améliorer l'apprentissage des élèves. Cela devrait être l'objectif fondamental, qui légitime la fonction d’évaluation. Disposer d'informations sur l'apprentissage est fondamental pour pouvoir l'améliorer. - Vérifier si les objectifs de l'action de formation sont atteints. Il est indispensable que l'élève acquière les niveaux de connaissances et de compétences fixés préalablement dans les objectifs de la formation ou de la matière ; c’est pourquoi il est important de vérifier si ces objectifs ont été atteints. - Vérifier le niveau d’obtention des compétences de base. Il est important de vérifier le niveau d’obtention des compétences fondamentales nécessaires pour développer l'activité professionnelle avec le maximum de garanties. - Évaluer la progression des élèves. Une évaluation juste de la progression de chaque élève peut permettre de mettre en place des mesures compensant les inégalités entre eux et servant de stimulant et d’instrument de reconnaissance des mérites. - Optimiser l'enseignement. L'évaluation de l'apprentissage des élèves peut fournir une information précieuse sur l'enseignement, dans le but d’apporter des correctifs ou d’entreprendre des processus d'amélioration. - Fournir des informations pour gérer la qualité de l'institution. Les résultats de l'apprentissage fournissent des informations essentielles pour analyser l'enseignement et entreprendre des processus d'amélioration de la qualité de l'apprentissage. - Etc. Pour évaluer l'apprentissage des élèves il faudra donc rassembler d’abord des données, appliquer ensuite des critères d'évaluation et émettre enfin un avis final exprimé par une qualification14. 4.3. Sur quoi centrer l'évaluation : les compétences Les centres de formation aux techniques des arts du spectacle ont constaté combien il était important d’organiser la formation autour de l'acquisition de compétences. Évaluer les compétences acquises par l’élève en est donc la conséquence logique. Selon les objectifs attendus, l'évaluation peut être organisée différemment. Les modes traditionnels d'évaluation se basent sur la collecte de données au moyen d’examens mis en place par le formateur. Dans la mesure où ils fournissent des informations quantifiées, ces examens sont utiles pour comparer les résultats d'un groupe d'élèves par rapport à un autre et pour faciliter la sélection, la certification et la validation des élèves. Toutefois, le défaut de ces modes traditionnels d’évaluation est qu'ils conduisent l'élève à essayer d’être reçu plus qu'à apprendre. Ces modes d’évaluation s'avèrent en outre très insuffisants pour la formation aux techniques du spectacle vivant car ils ne permettent pas de 13 Cf. ibid. Cf. Ana María Delgado García (coord.), Competencias y diseño de la evaluación continua y final en el espacio europeo de educación superior, Ministerio de Educación y Ciencia, Dirección General de Universidades 14 Programme Leonardo da Vinci Page 79 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement savoir si les compétences mises en jeu sont en rapport avec les connaissances ; en outre ils ne renseignent pas sur les compétences significatives dans le monde professionnel. Les modes traditionnels d'évaluation, même s’ils sont applicables à l’évaluation de certains apprentissages, s'avèrent donc en fait peu utiles. Pour les techniques du spectacle vivant, et sans écarter totalement les modes traditionnels d’évaluation, d’autres modes paraissent ainsi beaucoup plus appropriés. Appelés modes alternatifs15 par certains auteurs, ils mettent l'accent sur l'observation directe du travail des élèves. A la base de ces méthodes, on trouve l'évaluation continue ou progressive, estimée être la plus utile par les partenaires du projet FIRCTE4. Avec ce mode d'évaluation, non seulement on évalue l'assimilation des connaissances et l'acquisition des compétences par l'élève à la fin du processus d'apprentissage, mais on effectue également tout au long de ce processus des activités à caractère d’évaluations qui fournissent à l'élève, d'une manière progressive, l'assimilation des contenus et le développement des compétences. De ce fait, l'acquisition des compétences va de pair avec l'évaluation individuelle permanente de l'élève puisqu’elle est partie prenante du processus de formation au lieu d’apparaître comme un obstacle à franchir. Ainsi le formateur peut faire le suivi de l'apprentissage de l'élève et introduire dans le processus d'enseignement-apprentissage les modifications, améliorations ou réorientations nécessaires. Avec ce type d'évaluation, l'élève assimile de manière progressive les contenus d’une matière donnée tout en facilitant leur mise en relation avec les contenus des autres matières dispensées. En même temps, il reçoit une information continue sur sa propre progression dans l’apprentissage, il peut rectifier les erreurs commises et modifier ou réorienter sa façon d'apprendre, s’impliquant ainsi d'une manière plus directe dans son processus d'apprentissage. Ce système permet en outre d’utiliser l'auto-évaluation de l'élève ou du groupe d'élèves, dans laquelle les élèves individuellement ou en groupe – évaluent leur propre processus d'apprentissage et les résultats atteints, ainsi que la co-évaluation entre les élèves et l’enseignant. Dans ce cas, il est nécessaire que l'élève soit en accord avec les objectifs de l'apprentissage et les critères d'évaluation. Le système d'évaluation continue constitue la meilleure méthode pour évaluer le développement des compétences, car une compétence ne peut être évaluée que si on place l’élève dans une situation nécessitant sa mise en œuvre, et de plus pendant une certaine période de temps. Si le système d'évaluation continue est bien organisé, il peut aussi avoir une fonction sommative et doit permettre de qualifier l’élève sans recourir à une évaluation finale. De toutes les manières, et selon le type de matière à évaluer, il peut être nécessaire de réaliser, outre l'évaluation continue, une évaluation finale des compétences, Dans le spectacle vivant, il n'est pas suffisant d'acquérir certaines compétences, l’élève doit savoir les faire partager ; il peut donc être recommandé de réaliser un certain type d'évaluation finale des compétences acquises. Nous indiquerons deux types d'évaluation finale. Le premier est l'évaluation en situation réelle, où l’on propose aux élèves de réaliser et d'analyser des tâches en situation de travail réel. Dans ce cas, le formateur ne peut pas faire lui-même l'évaluation car elle reste hors de son contrôle direct. De par sa nature, ce type d'évaluation n’est pas facile à mettre en œuvre, non seulement parce qu’il est difficile de trouver un nombre suffisant de situations réelles, mais aussi parce que chaque représentation de spectacle vivant est un produit unique où l’erreur de l’élève n'est pas admissible. Il est toutefois possible d’utiliser ce type d'évaluation dans un contexte professionnel lors de stages en entreprise ou dans des formations en alternance : dans ce cas l'évaluation peut avoir à la fois une fonction pédagogique et une fonction sommative, c'est-à-dire qu’elle peut servir comme évaluation continue et comme évaluation finale. 15 Cf. par exemple, Joan Mateo Andrés y Francesc Martínez Olmo, “La evaluación alternativa de los aprendizajes”, Cuadernos de Docencia universitaria, nº 3, Barcelone, ICE-Universidad de Barcelona, 2005. Programme Leonardo da Vinci Page 80 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement Le second type d’évaluation finale s'avère très adapté aux techniques des arts du spectacle. Il s'agit de l'évaluation basée sur des simulations, c'est-à-dire de l'analyse et l'évaluation des tâches effectuées par l'élève au cours de situations reproduisant la réalité professionnelle de la manière la plus approchante, selon différentes simulations adaptées concrètement aux objectifs à évaluer. Dans un spectacle, les techniciens accomplissent leurs tâches conjointement avec d'autres professionnels : acteur, metteur en scène, chorégraphe, éclairagiste, décorateur, etc. Certaines compétences du technicien doivent donc être évaluées au cours de ce travail conjoint que constitue la préparation ou l’exploitation d’un spectacle. Cette conjonction des tâches de divers professionnels au cours d’un même spectacle peut être réalisée en situation réelle – ce que nous avons déjà évoqué comme éventuel cadre d'évaluation - ou par le biais de simulations tendant à reproduire de manière contrôlée les situations de travail de la vie réelle. Ainsi, dans ces simulations, peuvent intervenir non seulement des techniciens de diverses spécialités mais aussi des professionnels ou des élèves d'autres disciplines intervenant dans le spectacle vivant. Pour résumer, nous pouvons comparer les modes d’évaluation traditionnels et alternatifs dans le tableau suivant16 : Modes traditionnels Modes alternatifs • utilisent des types d’épreuves plus ou moins objectifs • réalisent l’évaluation à partir d'expériences réelles ou simulées effectuées par les élèves • effectuent l’évaluation en fonction de l'interprétation des points acquis • élaborent l’évaluation à partir d’une observation et d’un jugement professionnel • permettent la comparaison entre les élèves, chaque élève étant identifié par les points qui lui sont attribués • tiennent compte des apprentissages de l’élève • ne permettent pas d'évaluer des compétences transversales ou de comportement • permettent d'évaluer des compétences transversales ou de comportement • le jugement presqu'exclusivement l’enseignant dépend de • permettent aux élèves de participer à leur propre évaluation • Les informations obtenues ne sont pas utilisables pour l'amélioration des programmes ou des méthodes • Les informations obtenues permettent l'amélioration des programmes et des méthodes divers Chaque mode d’évaluation permet donc d'obtenir des informations différentes, et par conséquent le centre de formation - à partir de sa propre expérience et des diverses considérations que nous avons exposées - doit préciser le type d'informations qu’il souhaite obtenir par le biais de l’évaluation et doit réfléchir au mode d’évaluation le plus approprié à chaque matière. 16 Cf. J. Mateo (coord.), Marc general..., cit. Programme Leonardo da Vinci Page 81 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 4.4. Comment évaluer l'apprentissage des élèves ? Pour évaluer l’apprentissage d’un élève il est nécessaire d’établir un certain type de référent. Il est possible d'évaluer le travail d'un élève en le qualifiant avec une note et en le comparant avec le travail des autres élèves du même groupe. Auquel cas, l'évaluation n’apporte pas d’information en valeur absolue sur ce que sait l'élève ni ne fournit d'indications sur sa progression ou sur l’assimilation du programme, de la matière ou du processus d’enseignement-apprentissage. Bien que dans certains cas ce type de comparaison soit utile, il s'avère généralement plus utile d'établir - préalablement à l'évaluation - des critères d'évaluation qui permettront d'obtenir une information précise sur le travail de l’élève en fonction du critère choisi. Ces critères devront répondre aux objectifs établis préalablement pour chaque matière. L’évaluation des compétences pourra ensuite recourir à des professionnels de chaque matière. Les critères d'évaluation doivent permettre de déterminer, pour chaque élève, le niveau d’acquisition des connaissances, de maîtrise des compétences, de développement des aptitudes, usages et comportements prévus au programme. L'existence de critères d'évaluation aidera à établir le diagnostic personnalisé de chaque élève pour la mise en place d’actions individuelles de perfectionnement ainsi que l’amélioration du fonctionnement général du programme pour une matière donnée. Ces critères d’évaluation devront être connus de l’élève dès le début de la formation, dans la mesure où il les partagera d’autant plus que le mode d'évaluation choisi suscitera sa participation active. 4.5. Comment planifier l'évaluation ? Le processus d’évaluation de l'apprentissage des élèves ne peut pas être improvisé et doit donc être préalablement planifié. Dans la mesure où ce processus est lié à celui de l'enseignement-apprentissage, il doit tenir compte des compétences attendues de l’élève, des objectifs de la matière au-delà des contenus eux-mêmes, et doit être compatible avec la méthode d’enseignement utilisée. Le processus d'évaluation peut s’articuler en plusieurs phases : 1. Déterminer les fonctions de l'évaluation Il faut déterminer la fonction de l'évaluation (diagnostique, pédagogique ou sommative). Par exemple, s'il s'agit de choisir les candidats à la formation d’un certain type de machinerie, l’évaluation aura une fonction diagnostique ; s'il s'agit d'évaluer l'apprentissage des élèves au cours de cette formation, l’évaluation aura une fonction pédagogique et s'il s'agit d'accorder un diplôme à la fin de cette formation, l’évaluation aura une fonction sommative. 2. Définir les objectifs de l'évaluation Il est nécessaire de définir les contenus de l'évaluation : quelles compétences et objectifs concrets sont à atteindre par l’élève. Par exemple, dans le cas d’une évaluation de la formation en machinerie, la compétence à atteindre pourra consister à « réaliser le montage, le démontage et l’entretien des équipements de machinerie et éléments de décor d’un spectacle » et l'objectif d'une partie de la formation pourra consister à « être capable de faire le montage des éléments de décor ». 3. Préciser les activités dont l’élève doit s’acquitter Programme Leonardo da Vinci Page 82 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement Il faut préciser les activités que l'élève devra effectuer dans le cadre de l’évaluation. Elles pourront être très diverses selon la méthode d’évaluation choisie mais devront toujours être en rapport avec les compétences et les objectifs visés. Il faudra en outre définir les moyens pédagogiques nécessaires. Ainsi, en reprenant l’exemple cidessus, une des activités pourra consister à monter une boîte noire, une autre à monter un praticable, etc. Pour réaliser ces activités, on aura besoin d'une scène ou d'une salle de classe-scène17 et de divers éléments comme des frises et pendrillons noirs, des fils de commande, des poulies, du bois, etc. 4. Etablir les critères de réalisation des activités Il est nécessaire d’établir des critères clairs sur la manière de réaliser les activités, afin d’organiser au mieux le travail de l'évaluateur. Ainsi, en reprenant le même exemple, on précisera que l'activité sera effectuée en équipe, que les élèves organiseront eux-mêmes la répartition des tâches, que le formateur exercera le rôle de directeur technique, que les élèves auront à leur disposition une certaine documentation, etc. 5. Fixer les critères d'évaluation Il convient de fixer les normes ou niveaux de réalisation des apprentissages, c'est-àdire le niveau minimal à partir duquel on considérera qu'une activité a été menée de manière satisfaisante. En reprenant encore notre exemple, on pourra établir que le niveau attendu pour le montage d'une boîte noire sera la réalisation satisfaisante (sans découvertes) de ce travail dans un délai donné. 6. Choisir les procédures d'évaluation Une fois que les points précédents sont définis, il faut déterminer les procédures à utiliser pour collecter les informations recherchées. Par exemple, le formateur fera une évaluation continue individuelle de la progression de l’élève ; ou bien, on utilisera une simulation de montage sur la scène ou dans la salle de classe-scène, avec présence d'évaluateurs internes et externes au centre de formation. 7. Évaluer les activités réalisées Il s’agit de l’étape d’évaluation proprement dite, où sont émis les jugements qui tiennent compte des informations collectées et des critères d'évaluation établis. Par exemple, en tenant compte des informations collectées par le formateur pendant la période de montage de la boîte noire, et selon les critères d'évaluation définis pour cet exemple, le formateur considère que l'élève a réalisé de manière très satisfaisante l'activité donnée car la boîte a été montée dans les délais prévus, les tentures sont bien positionnées, convenablement fixées, tendues correctement et sans plis. Il peut au contraire considérer que l'activité n'a pas été réalisée de manière satisfaisante car, bien qu'elle ne tombe pas, elle a été montée trop vite et les tentures ne sont pas bien positionnées. 8. Retour de l’évaluation sur l'action de formation Les informations fournies par les résultats de l'évaluation sont utilisées pour améliorer le processus d'apprentissage de l’élève ou pour améliorer l’enseignement. En reprenant notre exemple, en tenant compte des problèmes rencontrés par un grand nombre d’élèves pour bien positionner la boîte noire, le formateur peut décider de mettre en place une session de formation consacrée au positionnement et marquage de l'axe de la scène. 17 Cf. FIRCTE3, Techniques des arts du spectacle. Organisation du centre de formation, pp. 84-92. Programme Leonardo da Vinci Page 83 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 9. Amélioration de la formation Les informations fournies par les résultats de l'évaluation seront replacées dans le contexte stratégique du centre de formation, afin de garantir les procédures d'amélioration nécessaires et de faciliter leur mise en place. Par exemple, le formateur qui enseigne la machinerie peut décider de modifier le programme du cours et d’insister davantage, dans la session de formation suivante, sur le positionnement et le marquage de l'axe de la scène. Ou encore, toujours au vu des résultats de l’évaluation, s’il découvre que la part relative des différents contenus de la formation ne correspond pas aux objectifs retenus, il peut décider de modifier le programme de la session suivante. 4.6. Informer les élèves Pour que l’élève puisse s’impliquer dans un système d'évaluation continue, il doit en connaître les différents aspects - la façon d'évaluer son apprentissage conditionnant son propre processus d'apprentissage - avant même de commencer la formation. Il pourra ainsi prendre une part plus active dans les activités d'évaluation continue qu’on lui propose. D'autre part, en informant les élèves à l’avance, on facilite le respect du programme de la matière par le formateur ainsi que la coordination et la collaboration avec les autres formateurs. Parmi les aspects relatifs à l’évaluation que l’élève devrait connaître, on peut citer18 : 4.7 - les objectifs de la matière ou du cours - les critères d'évaluation - les activités sur lesquelles se basera l'évaluation - le calendrier de ces activités - le temps imparti à chacune d'elles - les moyens qui seront utilisés - etc. Quelles procédures utiliser pour les évaluations ? Les méthodes d'évaluation de l'apprentissage peuvent être très diverses, chaque centre de formation définissant les procédures qu’il considère les plus appropriées à ses objectifs. Toutefois, on peut regrouper en trois catégories les procédures les plus utilisées : traditionnelles, mixtes et alternatives. 4.7.1. Procédures traditionnelles Les procédures traditionnelles les plus courantes sont les épreuves d’examens en salle de classe, conçues par l’enseignant et qu’on pourrait appeler « épreuves objectives». Elles constituent un ensemble organisé de questions claires et précises demandant une réponse brève de la part de l’élève, limitée souvent à un choix entre une série de réponses : questionnaires à choix multiples, réponses par vrai ou faux, rapprochement, localisation, identification, etc. 18 Cf. A.M. Delgado (coord.), Competencias y diseño..., cit. Programme Leonardo da Vinci Page 84 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement Pour établir ces procédures, il faut tenir compte19 : - du choix des contenus - de la rédaction des questions - du système de correction - du système de notation - de la présentation de l’épreuve Les épreuves objectives présentent certains aspects positifs comme : - une mise en application et une correction facile - l’aptitude à inclure de vastes corpus d'apprentissage - une notation d’épreuve peu affectée par des facteurs extérieurs au processus de correction - la possibilité d'analyser les résultats obtenus de manière statistique - l’aide concrète à l'analyse de l'information concernant les élèves - l’identification et la quantification du niveau de réalisation des objectifs proposés Ces méthodes peuvent servir à évaluer les connaissances acquises par un élève, mais non à évaluer ses aptitudes ou ses compétences transversales. Elles seront par conséquent utiles quand il s'agira d'évaluer des connaissances, par exemple dans le cas d'une matière théorique. Elles pourront également compléter une évaluation effectuée au moyen d'autres procédures, en faisant partie par exemple d'une évaluation plus vaste contenant une simulation. 4.7.2. Procédures mixtes Il existe d'autres procédures d'évaluation de l'apprentissage qui, bien qu'elles aient été utilisées de manière traditionnelle, répondent aux exigences des méthodes alternatives, ce en quoi elles peuvent être différenciées des procédures explicitées précédemment. Les deux systèmes de base répondant à ces caractéristiques sont les épreuves écrites libres et les épreuves orales libres. Ce dernier système permet d'analyser un ensemble d’aptitudes difficilement décelable au moyen d'autres procédures. Pour les deux types d'épreuves il faut suivre les phases suivantes : 1. Spécification des contenus à évaluer 2. Elaboration des instructions 3. Anticipation des problèmes pour permettre de les dépasser 4. Proposition d’un schéma de base pour les réponses 5. Elaboration des critères de correction 19 Cf. J. Mateo (coord.), Marc general…, cit. Programme Leonardo da Vinci Page 85 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 4.7.3. Procédures alternatives Compte tenu de l’importance accordée à l’évaluation des compétences, de nouvelles procédures d'évaluation alternatives mettent l'accent sur l’évaluation de ce qu'apprend l’élève et comment il l'apprend. Ces méthodes peuvent être très diverses et sont établies à partir des compétences attendues. Parmi ces méthodes alternatives d'évaluation de l'apprentissage on peut citer : - la réalisation de tâches menées dans des contextes de simulation - les réalisations pratiques - la présentation publique de réalisations artistiques et techniques - l'évaluation permanente individuelle de la progression de l'élève, effectuée par le formateur - les stages - le développement de projets - les exercices basés sur la résolution de problèmes - l'étude de cas - les portfolios - la tenue de débats - etc. Parmi toutes ces méthodes, les premières ont été les plus développées dans les centres de formation aux techniques des arts du spectacle car elles s'adaptent particulièrement aux spécificités du secteur. Nous fournissons dans l'annexe 4 la description et la documentation détaillées de certaines méthodes de ce type réalisées en tant qu’expériences pilotes dans le projet FIRCTE420. 4.8. Comment utiliser les résultats de l'évaluation ? Dans une démarche de qualité, les résultats de l'évaluation de l'apprentissage des élèves constituent des informations de grande valeur pour l'amélioration de l'enseignement. Pour cela il est important de préciser les informations collectées, leur organisation et leur gestion. 4.8.1. Quelles informations nous intéressent ? L'évaluation de l'apprentissage des élèves se centre autour des contenus relatifs à chaque profil professionnel : - connaissances (savoirs) 20 Annexes : « Synthèses des expériences pilote : atelier du CFPTS et du Rose Bruford College ; atelier lumière de l’ISTS ; atelier de machinerie du CTE ». Programme Leonardo da Vinci Page 86 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement - compétences professionnelles et techniques (savoir-faire) - aptitudes, usages, comportements et valeurs (savoir-être) Les deux premières catégories sont plus spécifiquement en rapport avec le profil professionnel enseigné21. La troisième s’articule autour d’éléments comme : - l’aptitude au raisonnement réfléchi et critique - l’aptitude au travail en équipe, à la relation interpersonnelle et au leadership - l’aptitude à communiquer en d'autres langues dans un contexte professionnel - l’aptitude à développer des stratégies tournées vers la résolution de problèmes - l’aptitude au travail multidisciplinaire et interdisciplinaire - la familiarisation avec l’analyse quantitative - les comportements associés aux valeurs humaines et à l'émission de jugements responsables - l’aptitude à assumer des responsabilités 4.8.2. Comment rassembler les informations ? Il faut rassembler les informations au début, pendant et à la fin de la formation, selon la fonction qui est attribuée à l’évaluation (diagnostique, pédagogique ou sommative). Le responsable principal de la collecte des informations évaluatives est le formateur, même si les normes d’évaluation fixées par le centre de formation prévoient plusieurs personnes, internes comme externes, en charge de cette évaluation (enseignants, collègues professionnels, experts externes voire même élèves). Les informations sont rassemblées au moyen d’outils variés et selon des axes divers. Il reviendra au centre de formation de détailler les outils et de spécifier les axes de collecte. 4.8.3. Comment utiliser les informations collectées ? Il est essentiel d'utiliser les informations collectées par l'évaluation de l'apprentissage des élèves afin de prendre des décisions visant à l'amélioration de ce processus. Cette amélioration aura des conséquences diverses : - pour l'élève : De par sa fonction sommative, l'évaluation a des conséquences directes sur la certification, la validation et la promotion de l'élève. Mais elle a également d'autres conséquences très intéressantes du point de vue de l'amélioration de la qualité, sur la façon dont l’élève « apprend à apprendre » qui l’aidera à intégrer les processus d'apprentissage tout au long de la vie. La première de ces conséquences est l’impact du processus qui favorise l’autonomie de l'élève. La seconde est la prise de conscience par l'élève de ses points forts et de ses points faibles. Cette prise de conscience doit l’inciter à continuer à apprendre et à contrôler progressivement son propre apprentissage. 21 Voir à ce sujet les documents FIRCTE, Techniques des arts du spectacle, Cahiers de compétences professionnelles : Machinerie de scène, Régie générale, et Techniques des arts du spectacle. Programme de formation initiale : Machinerie, Lumière, Son, Régie générale; et FIRCTE2, Techniques des arts du spectacle, Cahiers de compétences professionnelles : Construction de décors, réalisation de costumes, Accessoires, Perruque/Postiche/Maquillage ; et Techniques des arts du spectacle. Programme de formation initiale : Construction de décors, Réalisation de costumes, Accessoires, Perruque/Postiche/Maquillage. Programme Leonardo da Vinci Page 87 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement - pour le formateur : Le fait d'analyser les informations extraites de l'évaluation de l'apprentissage doit fournir au formateur des données sur : - la qualité de l’enseignement, à l'intérieur et hors de la salle de classe - la pertinence de la méthodologie utilisée - l’adéquation des moyens pédagogiques utilisés - la qualité de la relation établie avec les élèves - la fluidité de la communication - etc. Il est important de préciser que les informations recueillies à travers les résultats de l'évaluation ne doivent pas impliquer de jugements directs sur l’enseignant, dans la mesure où les éléments servant à l’évaluation sont d’origines très diverses, et pour partie seulement imputables au formateur. - pour le programme : Le rapport entre l’objectif d'une formation et les résultats obtenus par les élèves peut être une donnée importante. Savoir si les objectifs de la formation étaient adaptés à tel groupe d'élèves et à quel niveau les élèves ont été capables d'atteindre les objectifs proposés, permettra d'introduire des améliorations dans le programme ou dans le système d'évaluation de l'apprentissage des élèves. - pour le centre de formation : La qualité des enseignements est l’indicateur le plus important pour justifier la mission d'un centre de formation. L'évaluation de l'apprentissage des élèves doit permettre au centre de formation de tirer des conséquences sur : - l'organisation de l'enseignement - le fonctionnement des cours - la qualité des ressources - la politique de sélection et de formation des formateurs - les dispositifs de révision des programmes - la réglementation des systèmes d'évaluation - etc. Ces éléments devront être révisés en tenant compte des résultats obtenus dans l'ensemble des évaluations d’apprentissage. 4.8.4. Comment organiser le suivi des informations ? Il est nécessaire d’organiser les processus de suivi des informations évaluatives pour les utiliser au mieux dans les processus d'amélioration. Notamment, il faudra organiser : - le tutorat Programme Leonardo da Vinci Page 88 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement C'est l'élément clef pour que formateur et élève gèrent conjointement le processus de suivi des résultats de l'apprentissage, afin : - - d’interpréter et d’évaluer les résultats obtenus - d’établir des règles d'amélioration - d’analyser les modalités et processus - d’encourager des attitudes positives par rapport à l'apprentissage - etc. le calendrier des activités Il est nécessaire que le centre de formation établisse un calendrier des activités à réaliser pour améliorer les résultats de l'apprentissage. - les nouveaux processus évaluatifs Suite à l'évaluation des résultats de l'apprentissage, il conviendra d'établir, dans le cadre de l'évaluation continue, de nouvelles actions évaluatives permettant d'apporter les nouvelles informations sur l'apprentissage des élèves. 4.8.5. Établir les règles du jeu Dans le processus d'évaluation de l'apprentissage des élèves, il conviendrait que les centres de formation établissent des règles et des mécanismes de contrôle connus des formateurs et des élèves, qui devraient spécifier : - les critères à utiliser dans les processus formels d'évaluation - les droits et devoirs des élèves et enseignants par rapport à l’évaluation de l’apprentissage - les éléments déontologiques à prendre en compte pour respecter la vie privée et la dignité des personnes 5. Infrastructures et services Pour évaluer la qualité de la formation, il n'est pas suffisant d'analyser son organisation, sa coordination, son suivi, l’enseignement et l'apprentissage des élèves ; il faut également analyser la qualité des services que le centre de formation offre aux élèves et les infrastructures dont il dispose. Les services proposés par le centre doivent permettre de satisfaire les besoins associés à l'enseignement, dans les domaines de l'information, de la communication, ainsi que sur des aspects matériels très spécifiques. De nos jours, un enseignement de qualité n'est pas concevable s’il n’intègre pas les aspects liés aux infrastructures et aux services. En outre, l'enseignement aux techniques des arts du spectacle nécessite certains espaces, équipements et matériels, parfois très spécifiques, qui conditionnent réellement la qualité de l'enseignement. Pour analyser la qualité de l'enseignement sous ces aspects il serait utile de commencer par formuler quelques questions comme : - le centre de formation est-il en mesure d’offrir les services nécessaires à l’enseignement qu’il dispense ? Programme Leonardo da Vinci Page 89 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement - quelles facilités sont données aux élèves en matière d'information et de communication ? - les espaces dans lesquels se déroulent les formations sont-ils adéquats ? - les formations disposent-elles des outils ou appareils nécessaires ? - comment sont gérés les espaces et les matériels ? Qui les gère ? - dans quelle mesure les élèves ont-ils accès aux espaces et aux services ? - le centre dispose-t-il de moyens pour se procurer les consommables nécessaires ? - dispose-t-il des ressources bibliographiques et d'information nécessaires ? Qui les gère ? - dispose-t-il des espaces et moyens techniques pour la réalisation de matériels d'apprentissage ? - comment et où se déroulent les stages en entreprise ? - existe-t-il des moyens de transport public pour arriver au centre ? - etc. Ces différents points, et beaucoup d’autres que nous pourrions formuler, ont une plus ou moins grande incidence sur l'enseignement et sont liés à son organisation et à ses objectifs. Il s'agit donc d'évaluer de manière cohérente leur contribution à la qualité de la formation. A cet effet, nous énumérerons une série d'aspects relatifs aux infrastructures et aux services des centres de formation ainsi que d’éventuels indicateurs d’évaluation. Cette liste n'est pas exhaustive et chaque centre devra la compléter avec les services ou infrastructures qui lui sont spécifiques. 5.1. Respect des réglementations Nous partons à la base de l'existence dans chaque pays d'une série de réglementations que les centres devront connaître et faire appliquer : - sécurité et plans d'urgence des bâtiments - hygiène et santé au travail - traitement et élimination des déchets - accessibilité à des établissements publics d’enseignement - réglementations relatives à l’alimentation électrique, à la température ambiante, à l’aération, etc. - réglementations spécifiques au spectacle - etc. S’agissant de réglementations obligatoires, leur respect est considéré comme allant de soi et ne fait donc pas l’objet d’une procédure d'évaluation. 5.2. Espaces, équipements et moyens Nous considérerons d'abord les espaces, les équipements et les moyens dont doivent disposer les centres22. 22 Le document FIRCTE3, Techniques des arts du spectacle. Organisation du centre de formation, analyse les questions de base relatives aux espaces, installations et équipements des centres de formation aux techniques des arts du spectacle. Programme Leonardo da Vinci Page 90 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 5.2.1. Salles de classe Nous incluons ici tout type de salles de classe, depuis les salles de classe conventionnelles pour l’enseignement des matières théoriques jusqu'aux salles de classe polyvalentes où l’on peut dispenser des enseignements à caractère technique ou pratique. Des critères d'évaluation de leur qualité pourraient être : - dimensions adaptées à l’activité exercée - conditions de travail adaptées à l'activité (insonorisation, lumière, obscurité, ventilation, climatisation…) - matériaux adéquats (sols, etc.) - relation entre le nombre de formations, le nombre de salles de classe et les horaires d’occupation - adéquation entre les dimensions de la salle et le nombre d’élèves - existence de protocoles d'utilisation - propreté et maintenance - existence d'un responsable général ou de responsables spécifiques des salles de classe - adéquation des équipements fixes (mobilier, équipements audiovisuels, structures d’accrochage légères, etc.). - existence de protocoles d’occupation et de réservation des salles de classe - adéquation des systèmes de signalisation (sorties, passages interdits, consignes incendie…) - etc. 5.2.2. Laboratoires Sont inclus ici les laboratoires d’électricité, électronique, mécanique, chimie, etc., nécessaires pour enseigner les matières scientifiques. Selon leur utilisation, ces espaces pourront appartenir en propre au centre ou être partagés avec d'autres institutions. Il sera parfois préférable de disposer du laboratoire d'électricité d'une université plutôt que d'un laboratoire polyvalent propre, avec équipement réduit ou insuffisant, même si sa disponibilité est plus grande. Quoi qu’il en soit, le centre de formation devra considérer le niveau de qualité offert par les différentes alternatives. Pour l'évaluation de la qualité de ces espaces, les critères pourraient être : - diversité des laboratoires spécialisés - adéquation entre l'activité pédagogique et le type de laboratoire - disponibilité des laboratoires par rapport aux horaires relation entre le nombre de formations, le nombre de laboratoires et les horaires d’occupation - adéquation entre le nombre de postes de travail du laboratoire et le nombre d'élèves qui les utilisent - conditions de travail adaptées à l'activité (insonorisation, lumière, obscurité, ventilation, climatisation…) Programme Leonardo da Vinci Page 91 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement - existence de responsables et définition de leurs responsabilités - existence de protocoles d'utilisation - propreté et maintenance - adéquation et maintenance des équipements - existence de protocoles et de systèmes de gestion des déchets - existence de protocoles d’occupation et de réservation - adéquation des systèmes de signalisation (sorties, passages interdits, consignes incendie…) - etc. 5.2.3. Ateliers Nous incluons ici les ateliers de confection de costumes, colorants, teintures et peintures, accessoires, construction de décors (menuiserie, serrurerie, peinture, sculpture scénique), de maquillage, postiches et coiffure, ainsi que les laboratoires de lumière et de son, les studios d'enregistrement et l'espace que nous appelons salle de classe-scène23. Quelques critères de la qualité de ces espaces : 23 - adéquation à la pédagogie - adéquation de la disponibilité des ateliers par rapport aux formations - relation entre le nombre de formations, le nombre d’ateliers et les horaires d’occupation - disponibilité des ateliers par rapport aux horaires scolaires et en dehors - adéquation entre les dimensions de l’atelier et l'utilisation prévue - adéquation entre les dimensions, les postes de travail et le nombre d'élèves - adéquation des différentes zones selon les activités - existence de responsables d’ateliers et définition de leurs responsabilités - conditions de travail adaptées à l'activité (insonorisation, lumière, obscurité, ventilation, climatisation…) - disponibilité de consommables - propreté et maintenance - adéquation et maintenance des équipements - existence de protocoles et de systèmes de gestion des déchets - conditions de sécurité - existence de protocoles d'utilisation - existence de protocoles d’occupation et de réservation - adéquation des systèmes de signalisation (sorties, passages interdits, consignes incendie…) - etc. Cf. document FIRCTE3, Techniques des arts du spectacle. Organisation du centre de formation, pp. 84-92. Programme Leonardo da Vinci Page 92 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 5.2.4. Théâtre ou salle de spectacles Pour que les élèves en techniques des arts du spectacle puissent suivre leur apprentissage dans un environnement réel, le centre de formation devra disposer d'un théâtre ou d’une salle de spectacles. Le centre ne pourra pas toujours disposer à son usage exclusif d'un théâtre de dimensions suffisantes et convenablement équipé pour dispenser l'enseignement. Le centre devra souvent louer un théâtre ou une salle qui partagera son activité entre une utilisation publique comme salle de spectacles et une utilisation pédagogique. Le centre pourra également, grâce à un lien particulier et étroit avec une institution théâtrale, utiliser le théâtre de celle-ci24. Quelle que soit la solution adoptée par le centre de formation, nous pourrons évaluer sa qualité selon des critères du type : - adéquation des dimensions et des conditions techniques à l'activité pédagogique - adéquation et maintenance de l'équipement technique (machinerie, éclairage, son, régie générale, etc.) - existence, adéquation et équipement des salles de maquillage, vestiaires, etc. - conditions de travail adaptées à l'activité (insonorisation, lumière, obscurité, ventilation, climatisation…) - disponibilité du théâtre par rapport au nombre de cours et de groupes d'élèves - disponibilité du théâtre dans et en dehors des horaires de cours - existence et adéquation d'un responsable et d’un personnel technique suffisant - propreté et maintenance - conditions de sécurité - existence de protocoles d'utilisation - existence de protocoles d’occupation et de réservation - adéquation des systèmes de signalisation (sorties, passages interdits, consignes incendie…) - etc. 5.2.5. Bibliothèque-médiathèque Comme tout autre centre de formation, celui des techniques des arts du spectacle devra disposer d'une bibliothèque-médiathèque, en propre ou partagée avec un autre centre de formation ou avec un théâtre. Quelques critères de qualité relatifs à ce lieu pourraient être : - dimensions et nombre de postes de consultation adaptés au nombre d'utilisateurs - adéquation des postes de consultation au type de fonds documentaires - conditions de travail adaptées à l'activité (lumière, aération, etc.) - quantité et adéquation des fonds aux techniques des arts du spectacle 24 dans le document FIRCTE3, Techniques des arts du spectacle. Organisation du centre de formation (pp. 81-84), sont analysées ces alternatives ainsi que la problématique associée à l’utilisation pédagogique d’un théâtre. Programme Leonardo da Vinci Page 93 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement - variété des fonds (livres, revues, catalogues, matériel audio-visuel, matériel informatique, etc.) - rénovation et réactualisation des fonds - facilité de consultation du catalogue (in situ et on line) - existence et adéquation de services divers (prêt, prêt inter-bibliothèques, reprographie, etc.) - adéquation des horaires aux activités du centre - facilité de consultation virtuelle des fonds - existence d’un personnel technique suffisant - adéquation du budget aux besoins d’acquisitions, abonnements, etc. - propreté et maintenance - existence d'un protocole d'utilisation des fonds - adéquation des conditions de conservation des fonds - existence de statistiques d’utilisation et de consultation - adéquation des systèmes de signalisation (sorties, passages interdits, consignes incendie…) - etc. 5.2.6. Vestiaires Pour de nombreuses activités, les élèves et les enseignants en techniques des arts du spectacle auront besoin d'utiliser des vêtements de travail adéquats, c’est pourquoi les centres devront disposer de vestiaires comportant des armoires individuelles. Quelques critères de qualité de ces espaces : - nombre de vestiaires et dimensions adéquates par rapport au nombre d'utilisateurs et à la proportion hommes/femmes - nombre d'armoires individuelles par rapport au nombre d'utilisateurs - adéquation des divers services (douches, lavabos, etc.) - adéquation des conditions de lumière, aération, etc. - propreté et maintenance - existence de protocoles d'utilisation - adéquation des systèmes de signalisation - etc. 5.2.7. Entrepôts Le centre de formation en techniques des arts du spectacle a besoin d’entrepôts adaptés à la diversité de ses activités (lumière, son, accessoires, machinerie de scène, costumes, outils et machines, peintures et produits inflammables ou toxiques, matériaux nécessaires à la fabrication de décors, etc.), avec des conditions différentes pour chacun d'eux et des prérogatives d'accès variées. Les critères de qualité de ces espaces pourraient être : Programme Leonardo da Vinci Page 94 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement - adéquation du nombre et de la diversité des entrepôts aux activités dispensées dans le centre - dimensions des entrepôts en fonction de leur utilisation - conditions de travail adaptées à l'activité (insonorisation, lumière, ventilation, climatisation…) - conditions de sécurité - existence de moyens de maintenance et de transport - ordre, propreté et maintenance - adéquation de l'équipement (de bibliothèque, supports, flight-case, etc.) - rotation des équipements - existence et mise à jour des inventaires - existence de responsables spécifiques - existence de protocoles d’utilisation et d’accès - adéquation des systèmes de signalisation (sorties, passages interdits, consignes incendie…) - etc. 5.2.8. Equipements Nous faisons référence ici aux équipements lumière, son, machinerie, etc. qui ne font pas partie de l'équipement spécifique d’une salle de classe, d’un laboratoire, d’un atelier, d’un théâtre ou d’une salle de spectacles. Certains de ces équipements seront propres au centre, tandis que d'autres seront loués, cédés ou prêtés par des entreprises, théâtres ou compagnies en fonction des besoins spécifiques de chaque formation. Quelques critères de qualité pour ces équipements : - adéquation des équipements aux besoins d'une formation - existence d’une documentation spécifique et accès à cette dernière - adéquation à la pédagogie - adéquation du nombre d'équipements au nombre de formations et/ou d'élèves - disponibilité des équipements - adéquation des équipements aux espaces disponibles - respect des réglementations de sécurité et de l’homologation CE - existence de responsables - maintenance - existence de protocoles d'utilisation - existence de protocoles de communication des avaries - existence et mise à jour des inventaires - existence de protocoles de mise à disposition et de réservation d'équipements - existence de postes budgétaires pour location et/ou acquisition, remplacement et réparation d'équipements - facilité de disposition d'équipements loués et/ou cédés et/ou prêtés - rotation des équipements Programme Leonardo da Vinci Page 95 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement - etc. 5.2.9. Outils Dans les techniques des arts du spectacle on utilise une grande diversité d'outils, selon le type de spécialité (tournevis, marteaux, pinces, mètres rubans, ciseaux, séchoirs, brosses, etc.). Certains d’entre eux seront apportés par l'élève tandis que le centre de formation en fournira d'autres. Nous pouvons indiquer quelques critères de qualité relatifs à ces outils : - existence des outils adaptés aux besoins d'une formation - adéquation du nombre d'outils au nombre de formations et/ou d'élèves - respect des réglementations de sécurité et de l’homologation CE - accessibilité des outils - adéquation à la pédagogie - existence d’une documentation spécifique et accès à cette dernière - existence de postes budgétaires pour acquisitions, réparations et remplacements - existence de responsables - existence et mise à jour des inventaires - maintenance - existence de protocoles d'utilisation - existence de protocoles de communication des avaries - existence de systèmes de contrôle de prêt - existence de routines de vérification périodique - rotation des outils - etc. 5.2.10. Matériaux et consommables Pour une grande part, les activités de formation des centres en techniques des arts du spectacle utilisent des matériaux consommables, d'une grande diversité selon la spécialité concernée. Il s'agit de matières premières pour la construction de décors ou d'accessoires, (bois, fer, aluminium, plâtre, argile, résines, peintures, toiles, etc..), pour la confection de costumes ou de perruques, qui peuvent requérir des conditions spéciales d'utilisation selon leur toxicité, leur inflammabilité, etc., ainsi que divers consommables (lampes, vis, clous, câbles, cordes, fils, aiguilles, etc.). Nous pouvons préciser quelques critères de qualité les concernant : - existence de matériaux adaptés aux besoins d’une formation - adéquation de la quantité de matériaux au type de travail et au nombre d’élèves - disponibilité des matériaux - respect des réglementations de sécurité spécifiques (matières inflammables, produits toxiques, etc.) - existence de protocoles d'utilisation Programme Leonardo da Vinci Page 96 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement - existence et mise à jour des inventaires - existence de protocoles de demande et/ou d’achat - existence de protocoles de maintenance et de gestion des stocks - existence de protocoles de rotation et de stockage - existence de protocoles de gestion des déchets - etc. 5.2.11. Matériels pédagogiques Pour dispenser leur formation, les formateurs ont besoin de disposer des matériels pédagogiques appropriés : équipements et documents audiovisuels, programmes informatiques, livres, catalogues, modèles, maquettes, etc. Quelques critères de qualité par rapport à ces matériels : - adéquation des matériels pédagogiques aux besoins de la formation - adéquation de la quantité de matériels disponibles par rapport au nombre d'élèves - mise à jour des matériels - disponibilité des matériels - existence de protocoles d'utilisation - existence et mise à jour des inventaires - existence de protocoles de demande et/ou d’achat - existence de protocoles de rotation et de stockage - etc. 5.2.12. Espaces et moyens techniques pour la réalisation de matériel pédagogique S’agissant d'un domaine très spécifique, ce seront souvent les formateurs qui prépareront eux-mêmes leur matériel pédagogique. Le centre de formation devra leur fournir de quoi réaliser ce matériel, dont les espaces (pas nécessairement spécifiques ni exclusifs) et les équipements nécessaires. Critères de qualité dans ce domaine : - existence d’espaces et d’équipements adaptés à la réalisation du matériel pédagogique - existence d'environnements virtuels de communication avec les élèves - existence de services de reprographie - existence d'équipements de reproduction sur support numérique - disponibilité des espaces et des équipements - etc. Programme Leonardo da Vinci Page 97 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 5.3. Supports à l’enseignement Nous considérerons dans ce chapitre divers supports à l’enseignement. 5.3.1. Services administratifs et de gestion académique Pour que l’enseignement puisse être correctement dispensé, il est nécessaire que les services administratifs et de gestion du centre de formation fonctionnent en parallèle, pour l’information, l’inscription, le suivi des dossiers, la gestion de tous actes, certificats, titres et autres documents académiques. L'élève s’adresse à ces services avant d'entamer ses études, pendant celles-ci et lorsqu’elles sont terminées. Le bon fonctionnement de ces services se répercute directement sur l'enseignement ; c’est pourquoi il est important d'assurer leur qualité. Quelques critères de qualité par rapport à ces services : - adéquation de l'espace disponible - adéquation des horaires - adéquation de la documentation adressée aux utilisateurs - efficacité dans la démarche de gestion des documents - délai de fourniture des documents - accueil du public - adéquation des ressources humaines au volume de travail - existence de mécanismes de gestion dans un environnement virtuel - quantité et diversité des opérations réalisables dans un environnement virtuel (inscription, émission de certificats, consultation de qualifications…). - facilité d'accès à la documentation virtuelle - existence de circuits clairs de circulation de la documentation et degré de connaissance de ces derniers - etc. 5.3.2. Modes et systèmes de communication Dans l'activité d'un centre de formation, les modes et systèmes de communication sont extrêmement importants. La transmission de l'information, écrite, orale ou virtuelle, du centre en direction des élèves, des formateurs, des élèves candidats, des professionnels et de la société en général, est un élément clef de la démarche qualité du centre. Critères de qualité relatifs à la communication : - existence d'un plan de communication - niveau de définition des flux d'information - diversité des systèmes de communication - adéquation des systèmes de communication aux destinataires - existence d'un Guide de l'élève - existence de services d’accueil du public Programme Leonardo da Vinci Page 98 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement - adéquation des horaires des services d'accueil du public - adéquation et fréquence de l'information écrite fournie - existence d'environnements virtuels de communication - facilité de navigation dans l'environnement virtuel - fréquence de mise à jour de l'information virtuelle - adéquation de l'information virtuelle - diversité de langues pour l’accueil du public, l'information écrite et virtuelle - degré de satisfaction des utilisateurs - etc. 5.3.3. Modes et systèmes d’orientation et de suivi des élèves Nous nous intéressons ici au suivi individualisé des élèves, c'est-à-dire aux systèmes d'orientation des candidats, à l'accueil des nouveaux, ainsi qu’aux modes d'orientation et d’accompagnement des élèves du centre. Critères de qualité dans ce domaine : - existence de systèmes d'orientation professionnelle pour les candidats - existence d'un processus d’orientation et d’accueil des nouveaux élèves - facilité du processus d’inscription - existence de systèmes d’accompagnement des élèves - niveau d'intégration des systèmes d’orientation et d’accompagnement au sein de la structure académique - périodicité de l’accompagnement - existence d'un plan de formation de tuteurs - existence d’une documentation spécifique destinée aux tuteurs - niveau de satisfaction des élèves quant aux modes et systèmes d’accompagnement - adéquation et efficacité des systèmes de coordination de l’accompagnement - etc. 5.3.4. Environnement virtuel Nous entendons par environnement virtuel l'utilisation, dans le cadre de l’enseignement, d'un environnement basé sur les nouvelles technologies de l'information et de la communication : communication entre les formateurs et les élèves, accès aux contenus des matières, bibliographie, exercices et propositions de travail, forums de discussion, etc. Dans le cas de la formation à distance, la qualité de l’environnement virtuel est décisive, mais même dans le cas de la formation en direct l'utilisation de l’environnement virtuel est un élément clef de la qualité de l'enseignement. Quelques critères de qualité dans ce domaine : - existence d'un environnement virtuel - diversité de cet environnement virtuel - efficacité des mécanismes de consultation Programme Leonardo da Vinci Page 99 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement - délai de réponse aux consultations - facilité de navigation - capacité et vitesse des connexions - fiabilité et maintenance du système - mise à jour de l'information - niveau d'intégration dans les activités traditionnelles - existence de matériels pédagogiques spécifiques - caractère confidentiel et authenticité des données - existence de responsables (animateur et administrateur) - existence de statistiques d'utilisation - degré de satisfaction des élèves et des formateurs quant aux prestations et à l'utilisation de l’environnement virtuel - etc. 5.3.5. Coopération et pratiques conjointes avec d'autres centres de formation Dans le cadre de la formation aux techniques des arts du spectacle, il est indispensable de réaliser des stages dans l’environnement professionnel. Il faut en général reproduire cet environnement en simulant de véritables spectacles et, pour cela, il est indispensable de s’adjoindre la participation d'autres professionnels ou élèves dans le domaine : acteurs, metteurs en scène, décorateurs, musiciens, danseurs, chorégraphes, etc. Cette participation prendra la forme de coopérations avec d'autres centres de formation (écoles d'art dramatique, de danse, de musique, de stylisme, etc.), avec lesquels des stages conjoints seront réalisés. Des critères de qualité dans ce domaine pourraient être : - existence d'accords de coopération avec d'autres centres de formation - diversité des types de centres avec lesquels existent des accords - niveau d'intégration de cette coopération dans le programme d’études - adéquation de la planification et des horaires - degré de coordination entre les formateurs des différents centres - etc. 5.3.6. Echanges entre centres de formation Dans la perspective de la création d'un espace européen de la formation professionnelle, les échanges entre centres de formation des divers pays est très importante. La possibilité que des élèves et des formateurs de différents centres suivent des stages dans d'autres centres est un élément essentiel pour la constitution de cet espace européen. Quelques critères de qualité : - existence d'une politique définie d’échanges - existence et diversification géographique des accords avec d'autres centres - intégration des échanges dans le programme d'études - existence de systèmes d’information et de promotion des échanges Programme Leonardo da Vinci Page 100 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement - degré de coordination entre les directions et les formateurs des centres - souplesse et efficacité des mécanismes de gestion académique - existence d'aides à la mobilité - existence de facilités pour l'apprentissage des langues - etc. 5.3.7. Stages en entreprise Les stages en entreprise sont une composante essentielle de la formation professionnelle aux techniques des arts du spectacle. Nous ne nous arrêterons pas ici sur l’analyse des systèmes d'évaluation des stages, qui font l'objet d'un autre document du projet FIRCTE425, mais nous indiquerons quelques critères d’évaluation globale du programme de stages en entreprise d'un centre de formation : - intégration du programme de stages dans le programme d'études - existence d'accords avec des entreprises pour effectuer des stages - diversification des types d'entreprises dans lesquelles les élèves peuvent faire des stages : théâtres, opéras, entreprises de services, etc. - diversification géographique des entreprises dans lesquelles les élèves peuvent faire des stages - participation du centre de formation à des réseaux européens de stages en entreprise - résultats qualitatifs de l'évaluation des stages - niveau de satisfaction des élèves - etc. 5.3.8. Modalités et dispositifs d'insertion professionnelle Il est très important que les centres de formation prennent des mesures pour faciliter l’entrée de leurs élèves dans le monde de travail. Cette question est analysée en détails dans un autre document du projet FIRCTE426, dans lequel sont données des indications sur l'évaluation des dispositifs d'insertion professionnelle ainsi que des indicateurs de qualité dans ce domaine (voir ce document). 5.4. Services aux élèves Dans ce chapitre, nous faisons référence aux services qui se répercutent directement sur les élèves sans pour autant faire partie de l'enseignement proprement dit. 5.4.1. Restauration Les horaires particuliers pratiqués dans le secteur du spectacle vivant se reflètent dans certaines activités des centres de formation. En outre, l’éloignement fréquent entre le centre de formation et les lieux de résidence des élèves et des formateurs nécessite leur présence 25 26 Cf. FIRCTE4, Techniques des arts du spectacle. Méthode d’évaluation des stages en entreprise. Cf. FIRCTE3, Techniques des arts du spectacle. Orientations pour le passage du centre de formation à l’entreprise. Programme Leonardo da Vinci Page 101 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement dans le centre tout au long de la journée. Il est donc important que le centre de formation dispose d’un service de restauration ou puisse utiliser celui d’un théâtre s’il lui est associé. Quelques critères pour évaluer ces services : - types de services existants (distributeurs automatiques, cafétéria, restauration, etc.) - existence d'un espace repas avec possibilité de chauffage des plats et vente de produits - adéquation des horaires - installations suffisantes par rapport au nombre d'utilisateurs - existence de commissions de suivi des réglementations applicables (installations, personnel, hygiène, conditions sanitaires…) - existence de protocoles et de systèmes de gestion des déchets - niveau de satisfaction des utilisateurs - etc. Les services de ce type font généralement l’objet de concessions à des entreprises extérieures, auquel cas on peut appliquer des critères comme : - existence de dispositifs de concession avec participation payante des utilisateurs - etc. 5.4.2. Transport et accès Nous abordons ici la question des moyens de transport pour arriver au centre de formation, son accès pour les personnes à mobilité réduite, les possibilités de chargement et le déchargement des matériels et, de manière générale, tout ce qui concerne les déplacements internes et externes découlant des activités du centre. Quelques critères dans le domaine : - proximité de systèmes de transports publics - adéquation des horaires des transports publics proches aux horaires du centre de formation - facilités de stationnement - respect des réglementations d’accès pour personnes à mobilité réduite - facilités d'accès des transports de charges - facilités de chargement et déchargement - etc. 5.4.3. Reprographie Les nouvelles technologies de l'information et de la communication n'ont pas supprimé le recours à la documentation écrite ou graphique. La fourniture de documents, bibliographies et autres matériels par les formateurs ou la nécessité pour les élèves de reproduire partiellement livres, revues, notes ou tout autre document impliquent que le centre de formation dispose de systèmes de reprographie, qui peuvent être très divers selon les dimensions du centre ou de l'institution à laquelle il appartient. Programme Leonardo da Vinci Page 102 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement Quelques critères pour évaluer ces services : - types de systèmes existants et variété de services (équipements en self-service, services de reprographie, impression de documents informatiques, impression de plans, reproduction sur support numérique…) - horaires du service - qualité des systèmes en self-service - variété de services offerts (reproduction, reliure, plans…) - existence de protocoles de maintenance - existence de protocoles et de systèmes de gestion des déchets - existence de responsables - existence de commissions de suivi des réglementations applicables (personnel, hygiène et sécurité, protection du droit d'auteur, gestion des déchets …) - degré de satisfaction des utilisateurs - etc. Et en cas de concession du service à une entreprise extérieure : - existence de dispositifs de concession avec participation payante des utilisateurs - etc. 5.4.4. Premiers secours Au-delà du suivi médical prévu par la réglementation en vigueur dans chaque pays, il est important que le centre de formation ait en place des dispositifs d’urgence pour les événements se produisant lors d’activités propres aux techniques des arts du spectacle : coupures, chutes, brûlures, inhalations, etc. Critères de qualité : - existence de protocoles d’urgence - existence de formation aux premiers secours pour les formateurs, les élèves et le personnel non-enseignant - disponibilité de trousses de secours, notamment dans les laboratoires et ateliers - présence de personnes formées aux premiers secours - etc. 5.5. Services complémentaires Nous indiquons ici certains services destinés aux élèves et aux formateurs qui, sans être liés directement à l'enseignement, constituent des facteurs de qualité dans l'offre du centre de formation. 5.5.1. Accès à des spectacles La formation aux techniques des arts du spectacle implique que l’élève puisse assister au plus grand nombre possible de spectacles afin d’acquérir le bagage culturel indispensable à Programme Leonardo da Vinci Page 103 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement l'exercice de sa profession. Les centres de formation mettent généralement en place des dispositifs pour fournir à leurs élèves et formateurs l'accès à divers spectacles. Quelques critères pour évaluer la qualité de ce service : - existence de conventions de collaboration avec des théâtres et des entreprises de spectacles : présence à des répétitions, tarifs réduits, etc. - existence de postes budgétaires pour financer l'accès aux spectacles - existence d'un système de gestion de billets à prix réduit ou de présences à des répétitions - degré de satisfaction des élèves - etc. 5.5.2. Services de langues Même si le centre de formation aux techniques des arts du spectacle ne considère pas l'enseignement des langues comme une de ses missions – en-dehors des cours sur le vocabulaire technique dans d’autres langues - il est important que les futurs professionnels maîtrisent diverses langues dans la mesure où il est courant de travailler avec des gens de divers pays (tournées, représentations de spectacles étrangers, etc.). La facilité de communication entre les techniciens est en outre un facteur important de sécurité au travail. Les centres de formation dispensent parfois à leurs élèves un apprentissage en langues, surtout lorsque ceux-ci suivent des stages à l'étranger. Un des objectifs de ces stages peut d’ailleurs être la maîtrise d’une seconde langue dans l'environnement de travail. Les critères suivants peuvent être utiles pour évaluer la politique d'un centre de formation en matière d'apprentissage des langues : - existence de conventions de collaboration avec des universités ou écoles de langues pour faciliter l'apprentissage des langues aux élèves et aux formateurs - facilités de suivi des cours de langues (calendrier, horaires, etc.) - existence de cours de vocabulaire technique en différentes langues - diversité des langues offertes - existence de programmes de stages à l'étranger - existence de dispositifs d’accueil des élèves étrangers - etc. 5.5.3. Logement Le nombre de centres de formation aux techniques des arts du spectacle existant dans chaque pays est réduit, ce qui fait qu’une grande partie de leurs élèves viennent de villes ou de régions éloignées. De même, les formateurs viennent parfois d'autres régions ou d’autres pays. L’offre de logement n’est en général pas prise en charge par le centre de formation, bien que celui-ci mette parfois en place des dispositifs en la matière. Quelques critères pour évaluer ce service : - existence de conventions de collaboration avec des théâtres, universités ou autres organismes pour fournir des logements aux élèves et formateurs Programme Leonardo da Vinci Page 104 2007 FIRCTE 4 – Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement - attention particulière portée au logement des élèves et formateurs reçus dans le cadre de programmes d’échanges - facilités de logement pour les élèves en stage à l'étranger - etc. 5.6. Évaluation des infrastructures et des services Pour évaluer les infrastructures et les services dont dispose un centre de formation, différentes procédures peuvent être utilisées selon le type d'installations, d’équipements et de services concernés. Dans les chapitres précédents nous avons indiqué un certain nombre de critères pour chacun de ces domaines. Le centre de formation devra choisir les critères les plus significatifs qui tiennent compte de ses spécificités, et déterminer les procédures d’évaluation les concernant. Elles peuvent être très diverses : enquêtes auprès des utilisateurs, entretiens, inspections par des commissions d'évaluation, collecte de données statistiques, etc. Le centre choisira les plus appropriées en fonction des informations recherchées. Souvent, ces procédures pourront être incluses dans d'autres systèmes d'évaluation. Comme nous l’avons indiqué dans le présent document, les informations collectées au travers des évaluations devront être analysées par la direction du centre ou par l'organisme concerné (commission d'évaluation, responsables de services, etc.) afin de mettre en place les actions d'amélioration correspondantes. Programme Leonardo da Vinci Page 105 2007 FIRCTE4 Portadas idiomas 4/3/08 16:56 P gina 1 C M Y CM MY CY CMY K Les métiers techniques du spectacle vivant 1 Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle 2 Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi et la révision des plans de formation 3 Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 4 Méthode d’évaluation des stages en entreprise 5 Orientation pour le passage du centre de formation à l’entreprise Janvier 2008 Composici n 4 - METHODE D’EVALUATION DES STAGES EN ENTREPRISE Institut del Teatre de la Diputació de Barcelona. Espagne Théâtre Royal de la Monnaie / Koninklijke Schouwburg De Munt. Bruxelles/Brussel. Belgique. Koninklijke Vlaamse Schouwburg. Brussel. Belgique. Escénica. Centro de Estudios Escénicos de Andalucía. Sevilla, Granada, Málaga. Espagne Centro de Tecnología del Espectáculo - INAEM. Madrid. Espagne. Escuela Taller Técnicas Promocionales. Avilés. Espagne. Asociación de Técnicos de las Artes Escénicas. Bilbo. Espagne. Tartu Ülikool Viljandi Kultuuriakadeemia. Viljandi. Estonie. Centre de Formation Professionnelle aux Techniques du Spectacle. Bagnolet. France. Institut Supérieur des Techniques du Spectacle. Avignon. France. Théâtre National Populaire. Villeurbanne. France. École Supérieure d’Art Dramatique du TNS. Strasbourg. France. SYNPTAC-CGT. Paris. France. Fondazione Accademia d’Arti e Mestieri dello Spettacolo Teatro Alla Scala. Milano. Italie. Narodowy Stary Teatr. Krakow. Pologne. Centro Dramatico de Évora. Portugal. Rose Bruford College. London. Royaume-Uni. FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise TABLE DES MATIERES 1. 2. Introduction Méthode d'évaluation des stages en entreprise 2.1. Indicateurs de qualité 2.2. Personnes chargées de l’évaluation 2.3. 2.4. Questionnaires d'évaluation des indicateurs Codage des informations collectées 2.5. Utilisation des tableaux 2.5.1. Vue d’ensemble des tableaux 2.5.2. Aspects à améliorer 2.5.3. Ecarts 2.5.4. Pondération des indicateurs 2.5.5. 2.5.6. Valeur moyenne totale Quelques considérations sur l'utilité des tableaux 3. Exemples commentés d'utilisation des tableaux et conclusions qui peuvent en être tirées 3.1. Expérience pilote 1 3.2. Expérience pilote 2 Programme Leonardo da Vinci Page 96 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise 1. Introduction Dans le Guide des stages en entreprise du projet FIRCTE3, nous analysions l'importance des stages en entreprise dans la formation des métiers techniques des arts du spectacle et décrivions en détail la préparation, l'organisation, le déroulement et le suivi des stages ainsi que l'évaluation des progrès de l'élève pendant son stage. Dans ce Guide nous soulignions l'importance de l'évaluation des stages comme facteur essentiel de qualité, dans la mesure où les résultats de cette évaluation fournissent les informations permettant d’apporter les corrections et améliorations nécessaires, tant par l'entreprise que par le centre de formation. Le chapitre 11 de ce Guide traitait notamment de l'évaluation des stages en entreprise et des indicateurs de qualité qui leur sont attachés. Dans le présent document, nous nous proposons d'exposer une méthode d'évaluation des stages à partir de l'expérience et des bonnes pratiques des partenaires du projet FIRCTE4 et des expériences pilotes d'évaluation de quelques stages effectués dans le cadre du projet. La diversité des partenaires du projet FIRCTE4, parmi lesquels il y a des centres de formation initiale et/ou continue, des théâtres, des syndicats, des associations professionnelles, etc., a permis de rassembler des expériences qui répondent à une diversité de points de vue particulièrement enrichissante pour les résultats du travail effectué. Une partie des expériences émane des stages effectués dans le cadre du projet européen EPTE (Stages de techniciens du spectacle), dans les différentes éditions auxquelles a participé l'Institut del Teatre de Barcelone, en tant que promoteur, et 23 théâtres de 10 pays européens. Sept de ces théâtres participent également au projet FIRCTE4, directement comme partenaires ou par le biais de leurs organismes de formation : le Théâtre Royal de la Monnaie/Koninklijke Schouwburg de Munt (Bruxelles, Belgique), le Koninklijke Vlaamse Schouwburg (Bruxelles, Belgique), le Théâtre National Populaire (Villeurbanne, France), le Théâtre National de Strasbourg (Strasbourg, France), le Teatro alla Scala (Milan, Italie), le Stary Teatr (Cracovie, Pologne) et le Teatro Garcia de Resende - Centro Dramatico d'Evora (Evora, Portugal). L’occasion d'établir un débat, dans le cadre du projet, entre le centre de formation et les théâtres où les stages avaient lieu, débat auquel ont également participé d'autres partenaires du projet, a permis l'élaboration et la vérification de la méthode d'évaluation des stages que nous exposons dans le présent document. Dans ce document, nous nous en remettrons aux procédures d’organisation, de déroulement, de suivi et d’évaluation des résultats qui sont exposés dans le Guide des stages en entreprise, car ce sont les procédures que nous avons suivies dans les stages sur lesquels nous avons expérimenté la méthode d'évaluation. Le présent document part donc de ce Guide pour développer une méthode et les instruments d'évaluation qui la complètent. La méthode et les outils d'évaluation qui sont exposés ci-dessous ne doivent pas être pris comme un système fermé mais comme des propositions que les centres de formation et les entreprises doivent adapter et développer en accord avec leurs critères de qualité et les objectifs des stages qu'ils programment. Pour cette raison, nous présentons non seulement une méthode mais aussi les raisons et les expériences qui nous ont amené à la proposer, car nous pensons que la compréhension de son élaboration est aussi utile que la méthode elle-même. Programme Leonardo da Vinci Page 97 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise 2. Méthode d'évaluation des stages en entreprise Pour faire l'évaluation d'un stage il est indispensable de disposer d'informations fiables et précises sur sa préparation, son déroulement, son suivi et ses résultats ainsi que sur quelques aspects généraux. Il est également nécessaire de définir les informations pertinentes permettant d’évaluer les aspects positifs du stage et ceux qui sont susceptibles d'amélioration. Une fois ces informations disponibles, il convient de les analyser et d’en extraire les conclusions qui permettent de prendre les décisions visant à améliorer l'organisation des stages futurs. Il faut aussi choisir la personne qui analyse les informations et selon quels critères. Le processus d'évaluation comprend donc plusieurs étapes : - établir des indicateurs de qualité décider comment seront évalués ou quantifiés les indicateurs - choisir les évaluateurs - organiser un système de recueil d'information - analyser les informations recueillies - adopter les décisions d'amélioration Lorsque cela est possible, il est recommandé de faire une évaluation conjointe centre de formation/entreprise. Toutefois, cette possibilité est parfois difficile lorsque le centre de formation et l'entreprise sont situés dans des villes éloignées l’une de l’autre ou que n'existe pas de communication aisée entre leurs responsables de stages et tuteurs. Dans ce cas, chacun d'eux peut faire sa propre évaluation, en utilisant si possible les informations fournies par son partenaire. 2.1. Indicateurs de qualité Pour procéder à l'évaluation, le centre de formation et l’entreprise devront d'abord établir des indicateurs de qualité des stages, à partir desquels les informations pertinentes seront choisies. Pour qu'ils soient valables, les indicateurs doivent être quantifiables ou pouvoir être évalués d'une manière claire par les personnes chargées de l’évaluation du stage. Cette évaluation sera faite sur la base des indicateurs, qui devront, en cas d’évaluation conjointe centre de formation/entreprise, être conjointement décidés avant le stage. Il convient aussi de définir préalablement la manière de quantifier ou d’évaluer chaque indicateur ainsi que les personnes qui en auront la charge. Nous proposons ci-après, à titre d'orientation, une liste d’indicateurs relatifs à : - la préparation du stage - son développement et son suivi - ses résultats ses aspects généraux À partir de cette liste, le centre de formation et l’entreprise peuvent préparer l'évaluation en établissant leur propre liste d'indicateurs27. Dans la liste nous présentons également les personnes en mesure d'évaluer chacun des indicateurs. 27 Dans le Guide des stages en entreprise du projet FIRCTE3, une liste indicative d’indicateurs est proposée ; celle-ci a été revue et adaptée selon les expériences des évaluations réalisées. Programme Leonardo da Vinci Page 98 2007 Resp. stages ent. Tuteur entreprise Coord. stages c.f. élève Indicateurs : Tuteur c.f. 1. Préparation du stage A. Adéquation des moyens (techniques, organisationnels, humains, économiques, etc.) de l’entreprise aux objectifs du stage. Commission d’évaluation FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise x B. Adéquation de la préparation de l’élève aux objectifs du stage. x x C. Préparation linguistique de l’élève (en cas de stage à l’étranger). x D. Connaissance par l’élève : • Du cadre général des stages en entreprise. • Des objectifs et moyens du stage. x x x • De la structure, des activités, etc. de l’entreprise. x • De son rôle dans l’entreprise. x x x • Des critères et de la méthode d’évaluation de l’élève dans le stage. x x x x x x E. Acceptation par l’élève des conditions générales du stage. X F. Engagement de l’entreprise en matière de formation professionnelle. x x G. Connaissance par le responsable des stages en entreprise / par le tuteur de l’entreprise : • Du centre de formation x x x • Du cadre général des stages en entreprise. x x x • Des objectifs du stage. x x x • Du profil de l’élève. • Des critères et méthode d’évaluation de l’élève. x x x • De ses obligations administratives relatives au stage. x x x x x H. Acceptation par le tuteur de l’entreprise de son rôle de tuteur. I. Rigueur dans la préparation du plan de travail du stage par le tuteur du centre de formation, le responsable des stages en entreprise et le tuteur de l’entreprise. Programme Leonardo da Vinci Page 99 x x x x 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Connaissance de l’entreprise par le tuteur du centre de formation. x K. Transmission des informations par le tuteur du centre de formation au responsable des stages en entreprise et au tuteur de l’entreprise. x x L. Transmission des informations par le tuteur du centre de formation à l’élève. x M. Rigueur dans la préparation du stage par le tuteur du centre de formation. x x x A. Adéquation des moyens choisis pour le suivi du stage (courrier, courrier électronique, téléphone, visites, etc.) x x B. Adéquation entre les moyens financiers disponibles pour le suivi et les objectifs à atteindre. x x C. Rigueur dans le suivi et le déroulement du stage par le responsable des stages en entreprise. Resp. stages entr. Tuteur entreprise Coord. stages c.f. Indicateurs tuteur c.f. élève 2. Déroulement et suivi du stage x D. Fréquence et type de suivi (questionnaire, entretien téléphonique, visite de l’entreprise) par le tuteur du centre de formation. x x x x E. Réaction du tuteur du c.f. aux retards et imprévus du plan de travail. x x x F. Transmission des informations par le tuteur de l’entreprise au tuteur du c.f. x G. Transmission des informations par le tuteur de l’entreprise à l’élève. x x H. Intégration de l’élève dans l’équipe par le tuteur de l’entreprise. x x I. J. Fréquence et type de suivi de l’élève (observation, entretiens, cahier de stage) par le tuteur de l’entreprise. x x x Rigueur dans la réalisation et/ou l’adéquation du plan de travail établi par le tuteur de l’entreprise. x x x K. Transmission des informations au tuteur du c.f. par l’élève, sur le déroulement du stage. L. Réaction de l’élève aux retards et imprévus du plan de travail. Programme Leonardo da Vinci Page 100 Commission d’évaluation J. x x x 2007 M. Rigueur dans la réalisation du plan de travail établi par l’élève. x N. Respect par l’élève du règlement intérieur de l’entreprise. x O. Respect des procédures d’accueil et d’intégration de l’élève dans l’entreprise. Resp. stages entr. Tuteur entreprise Coord. stages c.f. Indicateurs Tuteur c.f. élève 3. Résultats Commission d’évaluation FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise x x P. Efficacité de l’encadrement de l’élève par le tuteur de l’entreprise. x Q. Acceptation de l’élève par l’équipe. x R. Respect du plan de travail. x S. Type et fréquence des situations de travail proposées à l’élève. x T. Type et fréquence des occasions offertes à l’élève de développer ses relations professionnelles. x x U. Réussite dans l’analyse des problèmes rencontrés et efficacité des solutions ou adaptations proposées. x V. Réussite dans les informations recueillies par l’élève sur l’entreprise et son environnement. x W. Rigueur dans l’évaluation de l’élève. x X. Evaluation de l’expérience par l’élève. x Y. Niveau de satisfaction de l’élève. x Z. Evaluation des contenus et du déroulement du stage par le tuteur de l’entreprise. AA. Résultat de l’évaluation de l’élève. x x x BB. Niveau d’atteinte des objectifs du stage. x CC. Transmission à l’entreprise par le c.f. des résultats et de l’évaluation du stage. Programme Leonardo da Vinci Page 101 x 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise DD. Transmission à l’entreprise par le c.f. de l’évaluation du stage par l’élève. EE. Réussite dans le choix de l’entreprise Resp. stages entre. Tuteur entreprise Coord. stages c.f. Indicateurs Tuteur c.f. élève 4. Aspects généraux Commission d’évaluation x x FF. Réussite dans la désignation du tuteur de l’entreprise GG. Préparation du tuteur de l’entreprise à son rôle de tuteur x x x x HH. Rapidité de transmission des informations du tuteur de l’entreprise au c.f. II. Efficacité de la relation entre le tuteur du c.f. et le tuteur de l’entreprise x x x x JJ. Incidence positive/négative du stage dans l’activité de l’entreprise x x x KK. Adéquation entre les objectifs du stage et le plan de travail proposé par l’entreprise x LL. Adéquation entre la durée du stage et les objectifs fixés. x 2.2. Personnes chargées de l’évaluation Les informations utiles pour l'évaluation du stage émanent normalement des personnes qui y participent : l'élève lui-même, les tuteurs et les responsables de stages du centre de formation et de l'entreprise. Si nous suivons la procédure d’organisation, de suivi et d’évaluation des résultats des stages décrite dans le Guide des stages en entreprise, nous observons que nous pouvons obtenir des informations sur les stages dans : - le cahier de l'élève, dans lequel figurent la liste des tâches spécifiques effectuées par l'élève pendant le stage, élaborée par le tuteur de l’entreprise, les observations effectuées par celui-ci et le journal des activités effectuées rédigé par l'élève pendant le stage. - le mémoire d'évaluation de l'expérience rédigé par l'élève. - le rapport final du stage élaboré par le tuteur du centre de formation. Le processus d'évaluation de l'apprentissage de l'élève est aussi une source importante d’informations pour l'évaluation du stage. Dans le Guide des stages en entreprise, on décrit la procédure d'évaluation de l'élève dans les stages. À partir de cette évaluation nous pouvons rassembler les informations qu'apportent : Programme Leonardo da Vinci Page 102 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise - le tuteur de l'entreprise qui, dans le questionnaire figurant dans le cahier de l'élève, fournit des informations utiles pour l'évaluation du stage. - le tuteur du centre de formation, qui tire des informations sur le stage : du cahier de l'élève - de l'entretien passé avec l'élève à la fin du stage - de ses contacts avec le tuteur de l'entreprise Pour leur part, les deux tuteurs, ainsi que l'élève ont une connaissance directe de certains aspects du stage ; leurs informations seront donc importantes pour l'évaluation du stage. Dans les centres de formation, la responsabilité de l'organisation des stages en entreprise incombe généralement à un coordinateur de stages, qui exerce aussi souvent les fonctions de tuteur de l'élève au sein du centre de formation. Ce coordinateur assume certaines des fonctions qui sont décrites dans le Guide des stages en entreprise comme étant propres au tuteur du centre de formation28. D'autre part, il est très fréquent qu’au sein d’une entreprise une personne se charge de l'accueil des stagiaires, leur assigne un tuteur de l'entreprise, prépare le Plan de travail de l'élève avec le tuteur du centre de formation et assume certaines tâches de type administratif relatives au stage. Nous nommerons cette personne le responsable de stages de l’entreprise. Dans les théâtres, par exemple, le directeur technique assume généralement cette responsabilité ; il est souvent le premier interlocuteur du centre de formation et il choisit le tuteur de l’entreprise qui supervisera l'élève pendant le stage. Bien que chacune de ces personnes puisse effectuer l’évaluation séparément, il est recommandé de constituer une commission d'évaluation conjointe entre centre formation et entreprise, dont font partie, outre les tuteurs, le coordinateur de stages du centre de formation et le responsable de stages de l'entreprise. Dans les tableaux du paragraphe précédent, on voit que certains indicateurs peuvent difficilement être évalués globalement par des personnes seules mais plutôt par une commission d'évaluation conjointe centre de formation/entreprise. En résumé, nous prenons en considération six personnes ou entités susceptibles d’assurer l’évaluation du stage en tenant compte des indicateurs signalés dans la liste du paragraphe précédent : - l'élève le tuteur du centre de formation - le coordinateur de stages en entreprise du centre de formation - le tuteur de l'entreprise - le responsable de stages de l'entreprise la commission d'évaluation Tous sont capables d'évaluer les aspects du stage en rapport avec les informations dont ils disposent. Nous présentons ci-après les indicateurs cités dans le paragraphe précédent que peut évaluer chacune des personnes chargées de l'évaluation. 28 Voir FIRCTE3 Guide des stages en entreprise, pp.43-45. Programme Leonardo da Vinci Page 103 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Élève 1. Préparation G. Connaissance par le responsable du stage en entreprise et le tuteur de l'entreprise : - du c.f. - du cadre général des stages en entreprise - des objectifs du stage - des critères et de la méthode d'évaluation de l'élève - de leurs obligations administratives par rapport au stage H. Acceptation par le tuteur de l'entreprise de son rôle de tuteur L. Transmission des informations par le tuteur du c.f. à l'élève M. Rigueur dans la préparation du stage par le tuteur du c.f. 2. Développement et suivi du stage D. Fréquence et type de suivi (questionnaire, entretien téléphonique, visite d'entreprise) par le tuteur du c.f. E. Réaction du tuteur du c.f. aux retards et imprévus du plan de travail. G. Transmission des informations par le tuteur de l'entreprise à l'élève. H. Intégration de l'élève dans l'équipe par le tuteur de l'entreprise. I. Fréquence et type de suivi de l'élève (observation, entretiens, cahier de stage) par le tuteur de l'entreprise. J. Rigueur dans la réalisation et/ou l'adéquation du plan de travail établi par le tuteur de l'entreprise. 3. Résultats A. Respect des procédures d'accueil et d'intégration de l'élève dans l'entreprise. F. Qualité et fréquence des occasions offertes à l'élève pour développer ses relations professionnelles. J. Évaluation de l'expérience par l'élève. K. Degré de satisfaction de l'élève. 4. Aspects généraux C. Préparation du tuteur de l'entreprise à son rôle de tuteur E. Efficacité de la relation entre le tuteur du c.f. et le tuteur de l'entreprise Tuteur du centre de formation 1. Préparation D. Connaissance par l'élève : - des objectifs et moyens du stage. - de la structure, de l'activité, etc., de l'entreprise. - de son rôle dans l'entreprise. - des critères et de la méthode d'évaluation de l'élève dans le stage. F. Implication de l'entreprise dans la formation professionnelle. 2. Déroulement et suivi du stage A. Adéquation des moyens choisis pour le suivi du stage (courrier, courrier Programme Leonardo da Vinci Page 104 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise électronique, téléphone, visites, etc.,) B. Adéquation entre les moyens financiers disponibles pour le suivi et les objectifs à atteindre. F. Transmission des informations par le tuteur de l'entreprise au tuteur du c.f. G. Transmission des informations par le tuteur de l'entreprise à l'élève. H. Intégration de l'élève dans l'équipe par le tuteur de l'entreprise. I. Fréquence et type de suivi de l'élève (observation, entretiens, cahier de stage) par le tuteur de l'entreprise. J. Rigueur dans la réalisation et/ou l'adéquation du plan de travail établi par le tuteur de l’entreprise. K. Transmission des informations au tuteur du c.f. par l'élève, sur le déroulement du stage. 3. Résultats M. Résultat de l'évaluation de l'élève. 4. Aspects généraux B. Succès dans la désignation du tuteur de l’entreprise C. Préparation du tuteur de l’entreprise à son rôle de tuteur D. Rapidité de transmission des informations du tuteur de l’entreprise au c.f. E. Efficacité de la relation entre le tuteur du c.f. et le tuteur de l’entreprise Coordinateur des stages en entreprise du centre de formation 1. Préparation D. Connaissance par l'élève : - du cadre général des stages en entreprise. - des objectifs et moyens du stage. - de son rôle dans l'entreprise. F. Implication de l'entreprise dans la formation professionnelle. H. Acceptation par le tuteur de l’entreprise de son rôle de tuteur. I. Rigueur dans la préparation du plan de travail du stage par le tuteur du c.f., le responsable de stages de l'entreprise et le tuteur de l’entreprise. L. Transmission des informations par le tuteur du c.f. à l'élève. 2. Déroulement et suivi du stage C. Rigueur dans le suivi et le déroulement du stage par le responsable des stages en entreprise. D. Fréquence et type de suivi (questionnaire, entretien téléphonique, visite de l'entreprise) par le tuteur du c.f. 3. Résultats 4. Aspects généraux A. Succès dans le choix de l'entreprise B. Succès dans la désignation du tuteur de l’entreprise K. Adéquation du stage à la planification du cours de formation Programme Leonardo da Vinci Page 105 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Tuteur de l’entreprise 1. Préparation B. Adéquation de la préparation de l'élève aux objectifs du stage. C. Préparation linguistique de l'élève (en cas de stage à l'étranger). D. Connaissance par l'élève : - des objectifs et moyens du stage. - de la structure, l'activité, etc., de l'entreprise. - de son rôle dans l'entreprise. - des critères et de la méthode d'évaluation de l'élève dans le stage. G. Connaissance par le responsable des stages en entreprise et le tuteur de l’entreprise : - du c.f. - du cadre général des stages en entreprise. - des objectifs du stage. - du profil de l'élève. - des critères et de la méthode d'évaluation de l'élève. - de leurs obligations administratives relatives au stage. K. Transmission des informations par le tuteur du c.f. au responsable de stages de l'entreprise et au tuteur de l’entreprise. 2. Déroulement et suivi du stage D. Fréquence et type de suivi (questionnaire, entretien téléphonique, visite de l'entreprise) par le tuteur du c.f. E. Réaction du tuteur du c.f. aux retards et imprévus du plan de travail. K. Transmission des informations au tuteur du c.f. par l'élève, sur le déroulement du stage. L. Réaction de l'élève aux retards et imprévus du plan de travail. M. Rigueur dans la réalisation du plan de travail établi par l'élève. N. Respect par l'élève du règlement intérieur de l'entreprise. 3. Résultats C. Acceptation de l'élève par l'équipe. L. Évaluation des contenus et du déroulement du stage par le tuteur de l’entreprise. M. Résultat de l'évaluation de l'élève. 4. Aspects généraux E. Efficacité de la relation entre le tuteur du c.f. et le tuteur de l’entreprise F. Incidence positive/négative du stage sur l'activité de l'entreprise I. Adéquation de la préparation de l'élève à l'acquisition du jargon professionnel J. Adéquation de la préparation linguistique (en cas de stage à l'étranger) Responsable de stages en entreprise 1. Préparation A. Adéquation de la préparation de l'élève aux objectifs du stage. D. Connaissance par l'élève : - du cadre général des stages en entreprise. - de la structure, de l'activité, etc. de l'entreprise. Programme Leonardo da Vinci Page 106 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise G. Connaissance par le responsable des stages en entreprise et le tuteur de l’entreprise : - du c.f. - du cadre général des stages en entreprise. - des objectifs du stage. - du profil de l'élève. - des critères et de la méthode d'évaluation de l'élève. - de leurs obligations administratives relatives au stage. H. Acceptation par le tuteur de l’entreprise de son rôle de tuteur. J. Connaissance de l'entreprise par le tuteur du c.f. L. Transmission des informations par le tuteur du c.f. au responsable de stages de l'entreprise et au tuteur de l’entreprise. M. Rigueur dans la préparation du stage par le tuteur du c.f. 2. Déroulement et suivi du stage D. Fréquence et type de suivi (questionnaire, entretien téléphonique, visite de l'entreprise) par le tuteur le c.f. E. Réaction du tuteur du c.f. aux retards et imprévus du plan de travail. I. Fréquence et type de suivi de l'élève (observation, entretiens, cahier de stage) par le tuteur de l’entreprise. J. Rigueur dans la réalisation et/ou l'adéquation du plan de travail établi par le tuteur de l’entreprise. 3. Résultats O. Transmission à l'entreprise par le c.f. des résultats et de l'évaluation du stage. P. Transmission à l'entreprise par le c.f. de l'évaluation du stage par l'élève. 4. Aspects généraux B. Succès dans la désignation du tuteur de l’entreprise. F. Incidence positive/négative du stage sur l'activité de l'entreprise. Commission d'évaluation 1. Préparation A. Adéquation des moyens (techniques, organisationnels, humains, économiques…) de l'entreprise aux objectifs du stage. E. Acceptation par l'élève des conditions générales du stage. 2. Déroulement et suivi du stage 3. Résultats A. Respect des procédures d'accueil et d'intégration de l'élève dans l'entreprise. B. Efficacité de l’encadrement de l'élève par le tuteur de l’entreprise. D. Respect du plan de travail. E. Qualité et fréquence des situations de travail proposées à l'élève. F. Qualité et fréquence des occasions offertes à l'élève pour développer ses relations professionnelles. G. Succès dans l'analyse des problèmes rencontrés et efficacité des solutions ou des adaptations proposées. H. Succès dans les informations rassemblées par l'élève sur l'entreprise et son Programme Leonardo da Vinci Page 107 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise environnement. I. Rigueur dans l'évaluation de l'élève. N. Degré de réalisation des objectifs du stage. 4. Aspects généraux G. Adéquation entre les objectifs du stage et le plan de travail proposé par l'entreprise H. Adéquation entre la durée du stage et les objectifs fixés. 2.3. Questionnaires d'évaluation des indicateurs Une fois les évaluateurs choisis, on doit rassembler les informations nécessaires à l'évaluation et évaluer chacun des indicateurs. À cet effet, on propose à chacun des évaluateurs un questionnaire à choix multiples spécifique auquel il devra répondre à la fin du stage et dans lequel il devra évaluer les indicateurs relatifs : - à la préparation du stage - au déroulement et au suivi du stage - aux résultats du stage - aux aspects généraux du stage - à l'évaluation de l'élève (seulement en cas de questionnaire du tuteur de l’entreprise) Les questionnaires sont élaborés en accord avec les indicateurs de qualité établis précédemment et avec le ou les évaluateurs. Il faut faire en sorte que les questions figurant dans le questionnaire soient concrètes et sans ambiguïtés quant aux réponses à donner. Il faut demander à l’évaluateur les informations nécessaires au traitement de chaque question. De même, les réponses qui sont proposées doivent être en relation directe avec la question et être les moins vagues possible. Pour cette raison, même si, concernant le tableau de réponses ci-après, on introduit toujours le même nombre de réponses à chaque question, le texte qui accompagne ces réponses n’est pas toujours le même et doit fournir à l’évaluateur la réponse la plus précise possible. Les questionnaires sont accompagnés de paragraphes d'Observations pour que chaque vérificateur puisse librement exposer les aspects qu'il considère intéressants et pour lesquels une forme particulière n'a pas été exigée. Ces observations touchent au stage et au questionnaire. Les premières peuvent nous fournir une information utile pour l'évaluation, pour préciser certaines questions ou pour comprendre leur raison d’être. Les observations sur le questionnaire peuvent nous aider à l'améliorer par la suite. Dans le cas du tuteur de l’entreprise, le questionnaire comprend un paragraphe supplémentaire pour l'évaluation de l'élève et un paragraphe d'observations sur l'élève. Nous proposons ci-après des modèles de questionnaires à réaliser par chacune des personnes qui interviennent dans l'évaluation. Certains questionnaires, comme ceux du tuteur de l’entreprise et de l'élève peuvent être inclus dans le Cahier de stages29. D'autres devront être envoyés à la personne concernée. Le centre de formation peut aussi organiser les questionnaires en ligne sur le web, auquel cas il devra fournir à chaque évaluateur les instructions nécessaires pour y répondre30. 29 30 Voir FIRCTE3, Guide des stages en entreprise, chap. 8. Les versions en ligne des questionnaires sont disponibles sur la page web du projet FIRCTE (www.fircte.net). Programme Leonardo da Vinci Page 108 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Questionnaire d’évaluation des stages ELEVE Pourriez-vous évaluer certains aspects du stage réalisé en utilisant les indications cidessous. Sur la préparation au stage Dans quelle mesure connaissiez-vous les critères et la méthode d’évaluation de votre stage ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils le centre de formation, les études que l’on y dispense et ses activités ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils le cadre général dans lequel le centre de formation organise les stages en entreprise ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils les objectifs du stage ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils les critères et le système d’évaluation du stage ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils leurs obligations administratives relatives au stage ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Pensez-vous que le tuteur de l’entreprise acceptait son rôle de tuteur ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Dans quelle mesure le tuteur du centre de formation vous a-t-il transmis les informations nécessaires au stage ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Avec quelle rigueur le tuteur du centre de formation vous a-t-il préparé au stage? □ pas du tout □ très peu Programme Leonardo da Vinci □ peu □ suffisamment Page 109 □ beaucoup □ complètement 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Sur le déroulement et le suivi du stage Comment évaluez-vous la fréquence des séances de suivi du stage par le tuteur du centre de formation ? □ □ □ inexistante très insuffisante insuffisante □ □ suffisante élevée □ très élevée Comment évaluez-vous l’efficacité des séances de suivi du stage par le tuteur du centre de formation ? □ nulle □ très faible □ faible □ □ correcte élevée □ totale Quelle a été la réaction du tuteur du centre de formation aux retards et imprévus du plan de travail ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ □ correcte bonne □ très bonne Dans quelle mesure le tuteur de l’entreprise vous a-t-il transmis les informations sur le déroulement du stage ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Que pensez-vous des démarches du tuteur de l’entreprise pour vous intégrer à l’équipe de travail ? □ nulles □ □ très mauvaises mauvaises □ □ correctes bonnes Comment jugez-vous le suivi de votre stage par le tuteur de l’entreprise ? □ nul □ très mauvais □ mauvais □ □ correct bon □ très bonnes □ très bon Comment évaluez-vous la fréquence des séances de suivi du stage par le tuteur de l’entreprise ? □ □ □ inexistante très insuffisante insuffisante □ □ suffisante élevée □ très élevée Avec quelle rigueur le tuteur de l’entreprise a-t-il assuré la réalisation ou l’adéquation du plan de travail prévu ? □ □ □ inexistante très insuffisante insuffisante □ □ suffisante élevée □ très élevée Sur les résultats du stage Pensez-vous que les procédures d’accueil et d’intégration dans l’entreprise on été respectées ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment Quel a été votre niveau d’intégration dans l’équipe du théâtre ? □ nul □ très mauvais Programme Leonardo da Vinci □ mauvais □ correct Page 110 □ beaucoup □ bon □ complètement □ total 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Quelle a été la fréquence des occasions qui vous ont été offertes durant le stage pour développer vos relations professionnelles ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte □ bonne □ très bonne Quelle a été la qualité des occasions qui vous ont été offertes durant le stage pour développer vos relations professionnelles ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte Comment évaluez-vous votre expérience de stage ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte Quel est votre niveau de satisfaction du stage ? □ nul □ très mauvais □ mauvais □ correct □ bonne □ bonne □ bon □ très bonne □ très bonne □ très bon Dans quelle mesure avez-vous pu mettre en pratique les compétences acquises durant votre formation ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Sur certains aspects généraux du stage Pensez-vous que le tuteur de l’entreprise était préparé à assurer son rôle ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement La relation entre le tuteur du centre de formation et le tuteur de l’entreprise a-t-elle été efficace ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Pensez-vous que les résultats du stage justifient l’investissement réalisé (économique, personnel, etc.) ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Observations sur le stage : Observations sur le questionnaire : Date : Nom et prénom : Signature : Programme Leonardo da Vinci Page 111 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Questionnaire d’évaluation des stages. TUTEUR DU CENTRE DE FORMATION Pourriez-vous évaluer certains aspects du stage réalisé en utilisant les indications cidessous. Sur la préparation au stage L’élève connaissait-il les objectifs et les moyens du stage ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup L’élève connaissait-il la structure et les activités de l’entreprise ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment L’élève connaissait-il le rôle qu’il devait tenir dans l’entreprise ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ beaucoup L’élève connaissait-il les critères et la méthode d’évaluation du stage ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement □ complètement □ complètement □ complètement Dans quelle mesure pensez-vous que l’entreprise est impliquée dans la formation professionnelle ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Sur le déroulement et le suivi du stage Pensez-vous que les moyens mis en oeuvre pour le suivi du stage (courrier, courrier électronique, téléphone, visites, etc.) étaient adaptés ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Les moyens financiers disponibles pour le suivi du stage étaient-ils adaptés aux objectifs à atteindre ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Dans quelle mesure le tuteur de l’entreprise vous a-t-il transmis les informations sur le déroulement du stage ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Dans quelle mesure le tuteur de l’entreprise a-t-il transmis à l’élève les informations sur le déroulement du stage ? □ pas du tout □ très peu Programme Leonardo da Vinci □ peu □ suffisamment Page 112 □ beaucoup □ complètement 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Comment l’élève a-t-il été intégré à l’équipe de travail par le tuteur de l’entreprise ? □ □ pas du tout très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Comment évaluez-vous la fréquence des séances de suivi du stage par le tuteur de l’entreprise ? □ □ □ inexistante très insuffisante insuffisante □ suffisante □ □ élevée très élevée Comment évaluez-vous l’efficacité du suivi du stage par le tuteur de l’entreprise ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte □ bonne □ très bonne Avec quelle rigueur le tuteur de l’entreprise a-t-il assuré la réalisation ou l’adéquation du plan de travail prévu ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte □ □ bonne très bonne L’élève vous a-t-il transmis des informations sur le déroulement du stage ? □ □ pas du tout très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Sur certains aspects généraux du stage Comment évaluez-vous la réussite de la désignation du tuteur de l’entreprise? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte □ bonne □ très bonne Comment jugez-vous la préparation du tuteur de l’entreprise à remplir son rôle ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte □ bonne □ très bonne Comment jugez-vous la rapidité de transmission des informations au centre de formation par le tuteur de l’entreprise ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte □ bonne Comment jugez-vous l’efficacité de la relation avec le tuteur de l’entreprise ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte □ bonne □ très bonne □ très bonne Observations sur le stage : Observations sur le questionnaire : Date : Nom et prénom : Signature : Programme Leonardo da Vinci Page 113 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Questionnaire d’évaluation des stages. COORDINATEUR DES STAGES EN ENTREPRISE DU CENTRE DE FORMATION. Pourriez-vous évaluer certains aspects du stage réalisé en utilisant les indications cidessous. Sur la préparation au stage Dans quelle mesure l’élève connaissait-il le cadre général dans lequel le centre de formation organise les stages en entreprise ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup Dans quelle mesure l’élève connaissait-il les objectifs et moyens du stage ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup Dans quelle mesure l’élève connaissait-il son rôle dans l’entreprise ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement □ complètement □ complètement Comment évaluez-vous l’implication de l’entreprise dans la formation professionnelle ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte Pensez-vous que le tuteur de l’entreprise acceptait son rôle ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ bonne □ beaucoup □ très bonne □ complètement Quelle a été la rigueur du centre de formation dans la préparation du plan de travail du stage ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte □ bonne □ très bonne Quelle a été la rigueur du responsable des stages de l’entreprise dans la préparation du plan de travail du stage ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte □ bonne □ très bonne Quelle a été la rigueur du tuteur de l’entreprise dans la préparation du plan de travail du stage ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte □ bonne □ très bonne Dans quelle mesure les informations nécessaires ont-elles été transmises par le tuteur du centre de formation à l’élève ? □ aucune □ très peu Programme Leonardo da Vinci □ peu □ suffisamment Page 114 □ beaucoup □ complètement 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Sur le déroulement et le suivi du stage Quelle a été la rigueur du responsable des stages de l’entreprise dans le suivi et le déroulement du stage ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte □ bonne □ très bonne Comment évaluez-vous la fréquence du suivi du stage par le tuteur du centre de formation ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte □ bonne □ très bonne Comment évaluez-vous l’efficacité du suivi du stage par le tuteur du centre de formation ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte □ bonne □ très bonne Sur les résultats du stage Dans quelle mesure l’élève a-t-il pu mettre en pratique les compétences acquises pendant sa formation ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Sur certains aspects généraux du stage Comment évaluez-vous la réussite du choix de l’entreprise ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte □ bonne □ très bonne Comment évaluez-vous la réussite par le responsable des stages de l’entreprise du choix du tuteur de l’entreprise ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte □ bonne □ très bonne Dans quelle mesure pensez-vous que le stage était adapté au cursus de la formation ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Observations sur le stage : Observations sur le questionnaire : Date : Nom et prénom : Signature : Programme Leonardo da Vinci Page 115 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Questionnaire d’évaluation des stages. TUTEUR DE L’ENTREPRISE. Pourriez-vous évaluer certains aspects du stage réalisé en utilisant les indications cidessous. Sur la préparation au stage Pensez-vous que la préparation de l’élève était adaptée aux objectifs du stage ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Les compétences linguistiques de l’élève lui permettaient-elles de communiquer dans le cadre professionnel ?31 □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment L’élève était-il préparé à utiliser le jargon professionnel ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ beaucoup □ complètement □ complètement Pensez-vous que l’élève connaissait les objectifs et moyens du stage ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Vous semble-t-il que l’élève connaissait par avance la structure et les activités du théâtre ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Pensez-vous que l’élève était informé par avance du comportement qu’il devait avoir dans le théâtre ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Connaissiez-vous par avance la spécialité de l’élève et les études qu’il avait suivies ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Dans quelle mesure disposiez-vous des informations nécessaires au stage ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Sur le déroulement et le suivi du stage Quelle a été la réaction de l’élève aux retards et imprévus du plan de travail ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte □ bonne □ très bonne Quelle était le niveau de rigueur de l’élève dans la réalisation du plan de travail prévu ? □ nul 31 □ très mauvais □ mauvais □ correct □ bon □ très bon Seulement dans le cas de stages à l’étranger. Programme Leonardo da Vinci Page 116 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise L’élève a-t-il rencontré des problèmes d’intégration, d’adaptation ou de respect des normes du théâtre ? □ énormément □ beaucoup □ assez □ peu □ très peu □ aucun Sur les résultats du stage L’élève s’est-il intégré à l’équipe du théâtre ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ très bien □ complètement Tel que s’est déroulé le stage, pensez-vous qu’il a été profitable à l’élève ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ très □ complètement Sur certains aspects généraux du stage Pensez-vous que sa relation avec le tuteur du centre de formation a été efficace ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ très bien □ complètement D’après vous, quelle a été l’incidence du stage sur le déroulement des activités du théâtre ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte □ bonne □ très bonne Sur l’élève A-t-il manifesté de l’intérêt pour les informations reçues ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment Quel a été le niveau de présence de l’élève pendant le stage ? □ nul □ très mauvais □ mauvais □ correct Quel a été le niveau de ponctualité de l’élève pendant le stage ? □ nul □ très mauvais □ mauvais □ correct □ beaucoup □ bon □ bon □ complètement □ très bon □ très bon Comment l’élève a-t-il assimilé les ordres reçus ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement L’élève s’est-il montré responsable dans l’exécution des tâches assignées ? □ pas du tout □ très peu Programme Leonardo da Vinci □ peu □ suffisamment Page 117 □ beaucoup □ complètement 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Observations sur le stage : Observations sur le questionnaire : Date : Nom et prénom : Signature : Programme Leonardo da Vinci Page 118 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Questionnaire d’évaluation des stages. RESPONSABLE DES STAGES DE L’ENTREPRISE. Pourriez-vous évaluer certains aspects du stage réalisé en utilisant les indications cidessous. Sur la préparation au stage Pensez-vous que la préparation de l’élève était adaptée aux objectifs du stage ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ très □ complètement L’élève connaissait-il le cadre général dans lequel le centre de formation a organisé les stages en entreprise ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Vous semble-t-il que l’élève connaissait par avance la structure et les activités du théâtre ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Avant l’arrivée de l’élève, connaissiez-vous le centre de formation, les études qui y sont dispensées et ses activités ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Avant l’arrivée de l’élève, connaissiez-vous le cadre général dans lequel le centre de formation organise les stages en entreprise ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Dans quelle mesure vous étiez-vous accordés avec le centre de formation concernant les objectifs du stage ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup Connaissiez-vous la spécialité et les études de l’élève avant son arrivée ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement □ complètement Connaissiez-vous les critères et le système d’évaluation de l’élève appliqués par le tuteur de l’entreprise ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Le centre de formation vous avait-il informé de vos obligations administratives en matière de stage ? □ pas du tout □ très peu Programme Leonardo da Vinci □ peu □ suffisamment Page 119 □ beaucoup □ complètement 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Le tuteur de l’entreprise connaissait-il au préalable le stage, le centre de formation, les études qui y sont dispensées et ses activités ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Le tuteur de l’entreprise connaissait-il le cadre général dans lequel le centre de formation organise les stages en entreprise ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment Le tuteur de l’entreprise connaissait-il les objectifs du stage ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ beaucoup □ complètement □ complètement Le tuteur de l’entreprise connaissait-il la spécialité et les études suivies par l’élève ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Le tuteur de l’entreprise connaissait-il les critères et le système d’évaluation de l’élève durant le stage ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Le tuteur de l’entreprise connaissait-il ses obligations administratives en matière de stage en entreprise ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Pensez-vous que le tuteur de l’entreprise a bien accepté son rôle ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Dans quelle mesure le tuteur du centre de formation connaissait-il votre théâtre ? □ pas du tout □ très peu □ peu □ suffisamment □ beaucoup □ complètement Quel niveau d’information relative au stage le tuteur du centre de formation vous a-t-il transmis ainsi qu’au tuteur de l’entreprise ? □ nul □ très bas □ bas □ suffisant □ élevé □ très élevé Quelle a été la rigueur du tuteur du centre de formation dans la préparation du stage ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte □ bonne □ très bonne Sur le déroulement et le suivi du stage Comment évaluez-vous la fréquence du suivi du stage par le tuteur du centre de formation ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte □ bonne □ très bonne Comment évaluez-vous l’efficacité du suivi du stage par le tuteur du centre de formation ? □ nulle □ très mauvaise Programme Leonardo da Vinci □ mauvaise □ correcte Page 120 □ bonne □ très bonne 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Comment jugez-vous la relation professionnelle entre l’élève et le tuteur de l’entreprise ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte Quel a été le niveau de réalisation du plan de travail du stage ? □ □ nul □ très bas bas □ suffisant □ bonne □ élevé Pensez-vous que l’élève a rencontré des difficultés durant le stage ? □ □ énormément □ beaucoup assez □ peu □ très peu □ très bonne □ très élevé □ aucune Sur certains aspects du stage D’après vous quelle a été l’incidence du stage sur les activités du théâtre, du point de vue social ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte □ bonne □ très bonne D’après vous quelle a été l’incidence du stage sur les activités du théâtre, du point de vue technique ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte □ bonne □ très bonne D’après vous quelle a été l’incidence du stage sur les activités du théâtre, du point de vue artistique ? □ nulle □ très mauvaise □ mauvaise □ correcte □ bonne □ très bonne Observations sur le stage : Observations sur le questionnaire : Date : Nom et prénom : Signature : Programme Leonardo da Vinci Page 121 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise 2.4. Codage des informations collectées Pour faciliter l'évaluation à partir des informations collectées dans les questionnaires, on propose un outil d'évaluation composé de feuilles de calcul dans lesquelles sont introduits les résultats des questionnaires. Ces résultats se transforment en six valeurs numériques de 0 à 10 (0, 2, 4, 6, 8, 10) que nous affecterons par ordre croissant à chacune des réponses. Par exemple, si les six réponses à une question sont : □ □ □ □ nul très bas bas suffisant □ élevé □ très élevé nous pouvons affecter la valeur 0 à la réponse « nul », 2 à « très bas », 4 à « bas », 6 à « suffisant », 8 à « élevé » et 10 à « très élevé ». On dresse quatre tableaux pour chaque type d'évaluateur, correspondant à la préparation du stage, à son déroulement et son suivi, aux résultats et aux aspects généraux. Dans le cas du tuteur de l’entreprise, on ajoute un cinquième tableau correspondant à l'évaluation qu’il fait de l'élève. Dans les colonnes de chaque tableau figurent les stages et dans les lignes les indicateurs sur lesquels se fondent les questions. Les valeurs rassemblées dans les questionnaires sont insérées dans le tableau, de sorte que chaque case reprenne l'évaluation faite par l'évaluateur concerné sur un certain indicateur pour un stage donné. Si le questionnaire est traité en ligne, l'outil informatique transfère automatiquement les valeurs dans le tableau. Le tableau indique les valeurs inférieures à 5 par un fond gris qui s’assombrit à mesure que l’évaluation est plus faible. À droite des indicateurs, figure sur fond jaune une colonne de pondération, à laquelle on peut assigner une valeur dans la case correspondant à chaque indicateur, afin que la moyenne pondérée de chaque colonne et la valeur moyenne pondérée totale prenne en compte cette pondération des résultats de chaque indicateur. Dans la partie inférieure de la colonne de pondération apparaît le nombre de cases de celle-ci avec des valeurs supérieures à 0. Lorsque la valeur de pondération est égale à zéro, la case apparaît sur un fond jaune clair. L'outil informatique calcule les valeurs moyennes pour chaque stage (qui figurent dans une ligne supplémentaire inférieure) et pour chaque indicateur (qui peuvent se lire dans une colonne spéciale à droite). Il calcule aussi les valeurs moyennes pondérées - qui figurent dans une autre ligne additionnelle inférieure – en suivant les facteurs de pondération établis dans la colonne jaune. Dans les lignes et la colonne de moyenne et de moyenne pondérée apparaissent sur fond rouge les valeurs supérieures à 9, sur fond orange les valeurs comprises entre 8 et 9 et sur fond gris les valeurs inférieures à 5. À droite de la colonne des moyennes figure une colonne qui nous indique le degré d’écart des résultats. Si les résultats sont très homogènes dans tous les stages, l’écart est faible et si les résultats sont très disparates l’écart est élevé. Si tous les résultats sont égaux, l’écart est de 0, auquel cas le chiffre apparaît en rouge. Quand l’écart est très faible (entre 0 et 5) le chiffre apparaît en orange. Les écarts maximaux se produisent lorsqu’une partie des résultats a une évaluation très élevée et une autre partie une évaluation très faible. Dans le tableau, les écarts supérieurs à 100 apparaissent en bleu. Dans la partie inférieure du tableau et au-dessus de la moyenne apparaît une ligne dans laquelle figure sur fond bleu clair le nombre d'indicateurs évalué par l’évaluateur, à savoir le nombre de cases remplies de la colonne correspondante. Lorsqu’une case n’est pas remplie, elle apparaît en noir et la case correspondante de la partie inférieure de la ligne apparaît sur fond bleu soutenu, ce qui permet de vérifier rapidement si l'évaluation d'un certain indicateur fait défaut. Les cases vides n’entrent pas dans le calcul de la moyenne, sauf pour la moyenne pondérée, où elles équivalent à la valeur 0. Dans l'angle inférieur droit, apparaissant sur fond bleu pâle, figurent la valeur moyenne et la valeur moyenne pondérée de tous les stages du tableau, correspondant à l'évaluation Programme Leonardo da Vinci Page 122 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise moyenne de chaque évaluateur pour un aspect déterminé du stage (préparation, déroulement et suivi, etc.). 2.5. Utilisation des tableaux Avant d’expliquer l'utilisation des tableaux, il convient de préciser deux points : - l'outil proposé sert à évaluer les stages et non les résultats de l'apprentissage de l'élève, bien que le questionnaire rempli par le tuteur de l’entreprise apporte des informations utiles pour évaluer ces résultats. - l'outil ne remplace pas mais complète d'autres instruments d'évaluation comme par exemple les tutorats individuels, etc. Cet outil permet principalement de systématiser l'analyse du stage et son évaluation. L'utilité des tableaux vient surtout du fait qu’ils donnent une vision d’ensemble. Dans les centres de formation aux techniques des arts du spectacle, le nombre d'élèves par groupe est habituellement bas, le nombre de stages figurant dans les tableaux le sera donc aussi. A cet effet, l'utilisation statistique des résultats (moyennes, écarts, facteurs de pondération, etc.) se révèle moins utile pour aider à extraire des informations significatives qu’une vision d’ensemble des évaluations. Cela ne signifie cependant pas que des aspects statistiques ne seraient pas significatifs. Nous allons donc voir comment peut être utilisé cet outil d'évaluation et quelles sont ses limites. 2.5.1. Vue d’ensemble des tableaux Tout d'abord nous observerons les chiffres qui apparaissent dans les tableaux, et particulièrement les évaluations inférieures à 5, qui apparaissent sur fond gris, s’assombrissant à mesure que la note baisse. L'accumulation d’évaluations basses dans un même stage ou dans un même indicateur nous permet de détecter l'existence de problèmes. Nous pouvons localiser les problèmes en voyant où se concentrent des évaluations basses. Les cases grises nous facilitent cette tâche. Ainsi, en un simple coup d’œil, on peut localiser les problèmes. Voyons un exemple. L'évaluation faite par les élèves d'un groupe a donné les quatre tableaux suivants, qui correspondent à la préparation du stage, à son déroulement et à son suivi, à ses résultats et aux aspects généraux : Programme Leonardo da Vinci Page 123 2007 pondération stage 1 stage 2 stage 3 stage 4 stage 5 MOYENNE Ecart FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise 1 Dans quelle mesure connaissiez-vous les critères et le mode d’évaluation du stage ? 1 6 8 8 6 8 7,20 4,8 2 Les responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils le centre de formation, les études qui y sont dispensées et ses activités ? 1 6 6 6 8 8 6,80 4,8 3 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils le cadre général dans lequel le centre de formation organise les stages en entreprise ? 1 6 8 4 6 8 6,40 11,2 4 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils les objectifs du stage ? 1 6 8 6 6 8 6,80 4,8 5 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils les critères et le système d’évaluation du stage ? 1 6 8 6 4 6 6,00 8 6 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils leurs obligations administratives concernant le stage ? 1 6 10 6 6 6 6,80 12,8 7 Pensez-vous que le tuteur de l’entreprise a bien accepté son rôle ? 1 8 10 6 10 6 8,00 16 8 Dans quelle mesure le tuteur du centre de formation vous a-t-il transmis les informations nécessaires au stage ? 1 8 8 8 8 8 8,00 0 9 Avec quelle rigueur le tuteur du centre de formation at-il préparé le stage ? 1 8 8 6 6 8 7,20 4,8 9 9 9 9 9 9 valeur moyenne totale MOYENNE 6,67 8,22 6,22 6,67 7,33 7,02 MOYENNE PONDEREE 6,67 8,22 6,22 6,67 7,33 7,02 1. Préparation du stage Indicateurs. nbr d’indicateurs Programme Leonardo da Vinci Page 124 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise pondération stage 1 stage 2 stage 3 stage 4 stage 5 MOYENNE Ecart 2. Déroulement et suivi du stage 1 Comment évaluez-vous la fréquence de suivi du stage par le tuteur du centre de formation ? 1 6 6 0 6 8 5,20 36,8 2 Comment évaluez-vous l’efficacité du suivi du stage par le tuteur du centre de formation ? 1 6 6 2 6 8 5,60 19,2 3 Quelle a été la réaction du tuteur du centre de formation aux retards et imprévus dans le plan de travail ? 1 6 8 6 6 10 7,20 12,8 4 Dans quelle mesure le tuteur de l’entreprise vous a-t-il transmis les informations sur le déroulement du stage ? 1 8 8 6 8 8 7,60 3,2 5 Comment évaluez-vous votre intégration dans l’équipe de travail par le tuteur de l’entreprise ? 1 8 8 8 10 10 8,80 4,8 6 Comment s’est déroulé le suivi de votre stage par le tuteur de l’entreprise ? 1 6 8 4 8 8 6,80 12,8 7 Comment évaluez-vous la fréquence du suivi du stage par le tuteur de l’entreprise ? 1 4 6 2 6 6 4,80 12,8 8 Comment évaluez-vous la rigueur du tuteur de l’entreprise dans la réalisation ou l’adaptation du plan de travail prévu ? 1 8 10 8 8 8 8,40 3,2 8 8 8 8 8 valeur moyenne totale MOYENNE 6,50 7,50 4,50 7,25 8,25 6,80 MOYENNE PONDEREE 6,50 7,50 4,50 7,25 8,25 6,80 Indicateurs nbr d’indicateurs Programme Leonardo da Vinci 8 Page 125 2007 pondération stage 1 stage 2 stage 3 stage 4 stage 5 MOYENNE Ecart FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise 1 Pensez-vous que les procédures d’accueil et d’intégration dans l’entreprise ont été respectées ? 1 8 8 8 8 8 8,00 0 2 Quel a été votre niveau d’intégration dans l’équipe du théâtre ? 1 8 8 10 10 10 9,20 4,8 3 Quelle a été la fréquence des occasions offertes par le stage pour développer vos relations professionnelles ? 1 8 8 10 6 8 8,00 8 4 Quelle a été la qualité des occasions offertes par le stage pour développer vos relations professionnelles ? 1 8 8 8 6 8 7,60 3,2 5 Comment évaluez-vous votre expérience du stage ? 1 10 8 10 8 10 9,20 4,8 6 Quel est votre niveau de satisfaction relatif au stage ? 1 8 8 10 8 10 8,80 4,8 1 6 6 8 4 6 6,00 8 7 7 7 7 7 7 valeur moyenne totale MOYENNE 8,00 7,71 9,14 7,14 8,57 8,11 MOYENNE PONDEREE 8,00 7,71 9,14 7,14 8,57 8,11 3. Résultats Indicateurs 7 Dans quelle mesure avez-vous pu mettre en pratique les compétences acquises pendant votre formation ? nbr d’indicateurs pondération stage 1 stage 2 stage 3 stage 4 stage 5 MOYENNE Ecart 4. Aspects généraux 1 Pensez-vous que le tuteur de l’entreprise était préparé à remplir son rôle ? 1 6 8 4 8 8 6,80 12,8 2 La relation entre le tuteur du centre de formation et le tuteur de l’entreprise a-t-elle été efficace ? 1 8 6 6 8 8 7,20 4,8 3 Pensez-vous globalement que les résultats du stage justifient l’investissement (économique, personnel, etc.) réalisé ? 1 8 8 6 6 8 7,20 4,8 3 3 3 3 3 3 valeur moyenne totale MOYENNE 7,33 7,33 5,33 7,33 8,00 7,07 MOYENNE PONDEREE 7,33 7,33 5,33 7,33 8,00 7,07 Indicateurs nbr d’indicateurs Programme Leonardo da Vinci Page 126 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise stage 5 MOYENNE Ecart L’élève était-il préparé à utiliser le jargon professionnel ? stage 4 3 stage 3 Pensez-vous que la préparation de l’élève était adaptée aux objectifs du stage ? Les compétences linguistiques de l’élève lui 2 permettaient-elles de bien communiquer dans son environnement ? 1 stage 2 Indicateurs stage 1 1. Préparation du stage pondération Nous pouvons observer dans les tableaux qui précèdent que des évaluations basses se concentrent sur un stage, ce qui nous permet de déduire que des problèmes ont été rencontrés, en l’occurrence pour le stagiaire. En comparant les quatre tableaux, nous observons que les évaluations basses se concentrent surtout sur le tableau correspondant au déroulement et suivi du stage, ce qui nous permet de déduire que l'élève a perçu cette étape du stage comme problématique. Analysons maintenant les tableaux correspondant au tuteur de l’entreprise : 1 10 10 6 6 8 8,00 16 1 6 8 6 4 10 6,80 20,8 1 6 10 6 6 8 7,20 12,8 4 Pensez-vous que l’élève connaissait les objectifs et moyens du stage ? 1 8 10 10 8 10 9,20 4,8 5 Pensez-vous que l’élève connaissait par avance la structure et l’activité du théâtre ? 1 10 6 8 6 8 7,60 11,2 6 L’élève connaissait-il son rôle dans le théâtre ? 1 8 8 6 8 10 8,00 8 7 Connaissiez-vous par avance la spécialité et les études poursuivies par l’élève ? 1 8 8 2 6 10 6,80 36,8 8 Dans quelle mesure disposiez-vous des informations nécessaires relatives au stage ? 1 6 8 6 6 10 7,20 12,8 8 8 8 8 8 8 Valeur moyenne totale MOYENNE 7,75 8,50 6,25 6,25 9,25 7,60 MOYENNE PONDEREE 7,75 8,50 6,25 6,25 9,25 7,60 nbr d’indicateurs Programme Leonardo da Vinci Page 127 2007 pondération stage 1 stage 2 stage 3 stage 4 stage 5 MOYENNE Ecart FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise 1 Quelle a été la réaction de l’élève aux retards et imprévus du plan de travail ? 1 8 10 4 8 8 7,60 19,2 2 Quelle a été le niveau de rigueur de l’élève dans la réalisation du plan de travail prévu ? 1 10 8 6 10 8 8,40 11,2 1 10 6 4 10 8 7,60 27,2 3 3 3 3 3 3 Valeur moyenne totale MOYENNE 9,33 8,00 4,67 9,33 8,00 7,87 MOYENNE PONDEREE 9,33 8,00 4,67 9,33 8,00 7,87 2. Déroulement et suivi du stage Indicateurs Avez-vous rencontré des problèmes dus à la difficulté 3 d’intégration, d’adaptation ou de respect des normes du théâtre par l’élève ? pondération stage 1 stage 2 stage 3 stage 4 stage 5 MOYENNE Ecart nbr d’indicateurs 1 8 6 6 8 8 7,20 4,8 Tel que s’est déroulé le stage, pensez-vous qu’il a été profitable à l’élève ? 1 8 8 6 10 6 7,60 11,2 nbr d’indicateurs 2 2 2 2 2 2 Valeur moyenne totale MOYENNE 8,00 7,00 6,00 9,00 7,00 7,40 MOYENNE PONDEREE 8,00 7,00 6,00 9,00 7,00 7,40 3. Résultats Indicateurs 1 2 L’élève s’est-il intégré à l’équipe du théâtre ? Programme Leonardo da Vinci Page 128 2007 stage 3 stage 4 stage 5 MOYENNE Ecart 8 6 2 6 10 6,40 35,2 2 D’après vous, quelle a été l’incidence du stage sur le déroulement des activités du théâtre ? 1 10 8 6 6 8 7,60 11,2 2 2 2 2 2 2 Valeur moyenne totale MOYENNE 9,00 7,00 4,00 6,00 9,00 7,00 MOYENNE PONDEREE 9,00 7,00 4,00 6,00 9,00 7,00 2 3 4 L’élève a-t-il manifesté de l’intérêt pour les informations reçues ? Assiduité Ponctualité Assimilait-il bien les ordres reçus ? L’élève s’est-il montré responsable dans l’exécution des 5 tâches qui lui étaient assignées ? nbr d’indicateurs 1 8 10 6 1 8 10 10 1 8 10 8 1 10 8 6 1 10 10 5 5 8,80 MOYENNE Ecart 1 MOYENNE Indicateurs stage 5 5. Sur l’élève stage 4 nbr d’indicateurs stage 3 stage 2 1 stage 2 stage 1 Pensez-vous que votre relation avec le tuteur du centre de formation a été efficace ? Indicateurs stage 1 1 4. Aspects généraux pondération pondération FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise 8 8 8,00 8 10 8 9,20 4,8 10 8 8,80 4,8 6 10 8,00 16 6 8 8 8,40 11,2 5 5 5 5 Valeur moyenne totale 9,60 7,20 8,40 8,40 8,48 Nous pouvons y voir des évaluations basses non seulement dans le tableau relatif au déroulement et suivi du stage mais aussi dans celui qui touche aux aspects généraux. pondération stage 1 stage 2 stage 3 stage 4 stage 5 MOYENNE Ecart Voyons maintenant les tableaux qui concernent le tuteur du centre de formation : 1 L’élève connaissait-il les objectifs et les moyens du stage ? 1 8 8 10 8 8 8,40 3,2 2 L’élève connaissait-il la structure et l’activité de l’entreprise ? 1 8 10 10 8 8 8,80 4,8 1. Préparation du stage Indicateurs Programme Leonardo da Vinci Page 129 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise 3 L’élève connaissait-il son rôle dans l’entreprise ? 1 8 8 8 8 8 8,00 0 8,00 0 5 Pensez-vous qu’existe un engagement de l’entreprise en matière de formation professionnelle ? 1 6 10 6 10 10 8,40 19,2 5 5 5 5 5 5 Valeur moyenne totale MOYENNE 7,60 8,80 8,40 8,40 8,40 8,32 MOYENNE PONDEREE 7,60 8,80 8,40 8,40 8,40 8,32 nbr d’indicateurs 2. Déroulement et suivi du stage Indicateurs Ecart 8 MOYENNE 8 stage 5 8 stage 4 8 stage 3 8 stage 2 1 stage 1 L’élève connaissait-il les critères et méthodes d’évaluation du stage ? pondération 4 1 8 8 8 8 8 8,00 0 Pensez-vous que les moyens mis en oeuvre pour le suivi 1 du stage (courrier, courrier électronique, téléphone, visites, etc.) étaient adaptés ? 2 Les moyens financiers disponibles pour le suivi du stage étaient-ils adaptés aux objectifs à atteindre ? 1 8 8 8 8 8 8,00 0 3 Dans quelle mesure le tuteur de l’entreprise vous a-t-il transmis les informations sur le déroulement du stage ? 1 6 10 4 10 6 7,20 28,8 1 8 10 4 10 8 8,00 24 Dans quelle mesure le tuteur de l’entreprise a-t-il 4 transmis à l’élève les informations sur le déroulement du stage ? 5 Comment l’élève a-t-il été intégré à l’équipe de travail par le tuteur de l’entreprise ? 1 8 10 6 10 10 8,80 12,8 6 Comment évaluez-vous la fréquence des séances de suivi du stage par le tuteur de l’entreprise ? 1 4 8 4 4 4 4,80 12,8 7 Comment évaluez-vous l’efficacité des séances de suivi du stage par le tuteur de l’entreprise ? 1 4 8 4 4 4 4,80 12,8 8 Avec quelle rigueur le tuteur de l’entreprise a-t-il assuré la réalisation ou l’adéquation du plan de travail prévu ? 1 8 10 4 10 10 8,40 27,2 9 L’élève vous a-t-il transmis des informations sur le déroulement du stage ? 1 10 10 10 8 8 9,20 4,8 9 9 9 9 9 9 Valeur moyenne totale MOYENNE 7,11 9,11 5,78 8,00 7,33 7,47 MOYENNE PONDEREE 7,11 9,11 5,78 8,00 7,33 7,47 nbr d’indicateurs Programme Leonardo da Vinci Page 130 2007 pondération stage 1 stage 2 stage 3 stage 4 stage 5 MOYENNE Ecart FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise 1 Comment évaluez-vous la réussite de la désignation du tuteur de l’entreprise? 1 8 8 4 8 8 7,20 12,8 2 Comment jugez-vous la préparation du tuteur de l’entreprise à remplir son rôle ? 1 6 6 4 6 6 5,60 3,2 1 4 8 4 4 4 4,80 12,8 Comment jugez-vous l’efficacité de votre relation avec le tuteur de l’entreprise ? 1 4 8 4 4 4 4,80 12,8 nbr d’indicateurs 4 4 4 4 4 4 Valeur moyenne totale MOYENNE 5,50 7,50 4,00 5,50 5,50 5,60 MOYENNE PONDEREE 5,50 7,50 4,00 5,50 5,50 5,60 3. Aspects généraux Indicateurs Comment jugez-vous la rapidité de transmission des 3 informations au centre de formation par le tuteur de l’entreprise ? 4 Dans ce cas, les évaluations basses se concentrent surtout sur les aspects relatifs au suivi du stage et à l'échange d'informations entre le tuteur du centre de formation et le tuteur de l’entreprise. On peut déduire des évaluations apparaissant dans tous ces tableaux que les problèmes se trouvent plutôt dans le stage d'un élève dans un théâtre donné et dans la période de réalisation du stage. Nous pouvons ensuite analyser comment chaque aspect est évalué. Dans l'exemple qui nous occupe, nous voyons qu'il y a une coïncidence dans l’indication d’insuffisance de suivi du stage par les deux tuteurs, ce qu'eux-mêmes reconnaissent et dont l'élève se sent victime. Nous devrons donc analyser dans des entretiens avec les personnes concernées les problèmes concrets de suivi et la raison qui les a fait naître, afin de les résoudre pour les stages suivants. Observons maintenant les évaluations d'un autre groupe d'élèves : Programme Leonardo da Vinci Page 131 2007 9 1 1 1 1 1 1 1 9 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils le cadre général dans lequel le centre de formation organise les stages en entreprise ? Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils les objectifs du stage ? Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils les critères et le système d’évaluation du stage ? Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils leurs obligations administratives concernant le stage ? Pensez-vous que le tuteur de l’entreprise a bien accepté son rôle ? Dans quelle mesure le tuteur du centre de formation vous a-t-il transmis les informations nécessaires au stage ? Avec quelle rigueur le tuteur du centre de formation at-il préparé le stage ? 3 4 5 6 7 8 9 Page 132 5,11 MOYENNE PONDEREE Programme Leonardo da Vinci 5,11 8 4 6 4 0 4 MOYENNE nbr d’indicateurs 6 1 Les responsables des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils le centre de formation, les études qui y sont dispensées et ses activités ? 2 6 1 pondération Dans quelle mesure connaissiez-vous les critères et le mode d’évaluation du stage ? 8 stage 1 1 Indicateurs 1. Préparation du stage stage 2 7,56 7,56 9 8 10 6 10 8 4 8 6 8 stage 3 7,56 7,56 9 8 8 8 8 6 6 6 10 8 stage 4 6,00 6,00 9 8 6 6 6 4 2 6 6 10 stage 5 6,44 6,44 9 6 8 2 6 6 4 8 8 10 stage 6 4,00 4,00 9 4 8 0 4 6 0 2 4 8 stage 7 8,89 8,89 9 10 8 10 10 8 6 10 8 10 stage 8 2007 6,22 6,22 9 8 6 6 4 8 6 4 6 8 stage 9 5,33 5,33 9 6 8 0 6 4 2 6 6 10 stage 10 6,67 6,67 9 6 8 4 6 6 6 8 8 8 stage 11 6,22 6,22 9 6 8 2 6 6 8 4 6 10 6,89 6,89 9 6 10 6 6 8 4 8 6 8 stage 12 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise stage 13 7,33 7,33 9 8 8 8 6 6 4 6 10 10 stage 14 6,00 6,00 9 6 8 4 6 4 6 6 4 10 stage 15 7,33 7,33 9 6 8 6 6 6 8 8 8 10 MOYENNE 30,4 16 118,4 41,6 32 89,6 62,93 46,4 14,93 6,76 6,76 valeur moyenne totale 6,80 8,00 4,80 6,40 6,00 4,40 6,27 6,80 9,07 Ecart 8 1 1 1 1 1 1 8 Quelle a été la réaction du tuteur du centre de formation aux retards et imprévus dans le plan de travail ? Dans quelle mesure le tuteur de l’entreprise vous a-t-il transmis les informations sur le déroulement du stage ? Comment évaluez-vous votre intégration dans l’équipe de travail par le tuteur de l’entreprise ? Comment s’est déroulé le suivi de votre stage par le tuteur de l’entreprise ? Comment évaluez-vous la fréquence du suivi du stage par le tuteur de l’entreprise ? Comment évaluez-vous la rigueur du tuteur de l’entreprise dans la réalisation ou l’adaptation du plan de travail prévu ? 3 4 5 6 7 8 Page 133 4,75 MOYENNE PONDEREE Programme Leonardo da Vinci 4,75 2 4 4 0 6 MOYENNE nbr d’indicateurs 8 1 Comment évaluez-vous l’efficacité du suivi du stage par le tuteur du centre de formation ? 2 8 1 pondération Comment évaluez-vous la fréquence de suivi du stage par le tuteur du centre de formation ? 6 stage 1 1 Indicateurs 2. Déroulement et suivi du stage stage 2 6,75 6,75 8 10 4 8 8 4 8 6 6 stage 3 8,75 8,75 8 8 8 10 10 8 8 10 8 stage 4 6,00 6,00 8 6 6 6 6 2 6 10 6 stage 5 6,50 6,50 8 8 2 6 6 4 8 10 8 stage 6 4,00 4,00 8 6 2 2 4 0 4 6 8 stage 7 8,75 8,75 8 8 10 10 8 6 10 8 10 stage 8 2007 6,25 6,25 8 6 6 4 8 6 6 6 8 stage 9 6,00 6,00 8 8 4 6 6 2 6 6 10 stage 10 5,00 5,00 8 6 0 4 2 6 8 8 6 stage 11 7,25 7,25 8 8 4 6 6 8 8 10 8 6,25 6,25 8 8 8 6 4 4 6 8 6 stage 12 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise stage 13 8,25 8,25 8 10 10 6 6 8 6 10 10 stage 14 5,50 5,50 8 4 2 6 8 6 6 6 6 stage 15 7,75 7,75 8 8 6 6 6 10 8 8 10 MOYENNE 35,73 134,9 64 59,73 126,9 30,93 40 38,93 7,00 7,00 valeur moyenne totale 7,47 4,93 6,00 6,13 4,93 6,93 8,00 7,73 Ecart 1 1 1 1 1 Quelle a été la fréquence des occasions offertes par le stage pour développer vos relations professionnelles ? Quelle a été la qualité des occasions offertes par le stage pour développer vos relations professionnelles ? Comment évaluez-vous votre expérience du stage ? Quel est votre niveau de satisfaction relatif au stage ? Dans quelle mesure avez-vous pu mettre en pratique les compétences acquises pendant votre formation ? 3 4 5 6 7 Page 134 4,57 MOYENNE PONDEREE Programme Leonardo da Vinci 4,57 7 2 6 4 6 4 6 4 stage 1 MOYENNE 7 1 Quel a été votre niveau d’intégration dans l’équipe du théâtre ? 2 nbr d’indicateurs 1 Pensez-vous que les procédures d’accueil et d’intégration dans l’entreprise ont été respectées ? pondération 1 Indicateurs 3. Résultats stage 2 7,71 7,71 7 6 10 8 8 8 6 8 stage 3 8,57 8,57 7 8 8 8 8 8 10 10 stage 4 5,71 5,71 7 6 6 6 4 6 6 6 stage 5 6,57 6,57 7 8 6 6 4 8 8 6 stage 6 3,43 3,43 7 4 2 4 2 4 6 2 stage 7 9,14 9,14 7 10 10 10 6 10 8 10 stage 8 2007 6,00 6,00 7 10 4 8 6 4 6 4 stage 9 6,57 6,57 7 6 6 6 6 6 6 10 stage 10 6,86 6,86 7 8 6 6 6 8 8 6 stage 11 5,71 5,71 7 6 6 6 8 4 6 4 7,43 7,43 7 8 6 8 8 8 6 8 stage 12 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise stage 13 8,00 8,00 7 10 10 6 8 6 10 6 stage 14 6,57 6,57 7 10 6 8 6 6 6 4 stage 15 8,00 8,00 7 8 6 6 10 8 8 10 MOYENNE 77,33 67,73 37,33 57,6 51,73 30,93 99,73 7,14 7,14 valeur moyenne totale 7,33 6,53 6,67 6,40 6,53 7,07 6,53 Ecart 3 1 3 Pensez-vous globalement que les résultats du stage justifient l’investissement (économique, personnel, etc.) réalisé ? 3 Page 135 3,33 MOYENNE PONDEREE Programme Leonardo da Vinci 3,33 MOYENNE nbr d’indicateurs 4 1 La relation entre le tuteur du centre de formation et le tuteur de l’entreprise a-t-elle été efficace ? 2 2 1 pondération Pensez-vous que le tuteur de l’entreprise était préparé à remplir son rôle ? 4 stage 1 1 Indicateurs 4. Aspects généraux stage 2 6,67 6,67 3 8 6 6 stage 3 8,00 8,00 3 6 10 8 stage 4 6,00 6,00 3 6 6 6 stage 5 7,33 7,33 3 8 4 10 stage 6 1,33 1,33 3 2 0 2 stage 7 9,33 9,33 3 10 8 10 stage 8 2007 4,67 4,67 3 4 6 4 stage 9 5,33 5,33 3 6 4 6 stage 10 7,33 7,33 3 8 4 10 stage 11 4,67 4,67 3 8 2 4 6,67 6,67 3 8 6 6 stage 12 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise stage 13 7,33 7,33 3 6 6 10 stage 14 6,00 6,00 3 6 4 8 stage 15 6,67 6,67 3 8 6 6 MOYENNE 59,73 86,93 93,33 6,27 6,27 valeur moyenne totale 6,53 4,93 6,67 Ecart FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Dans ce cas, des évaluations basses, en plus de se concentrer sur deux stages, se concentrent aussi sur des indicateurs déterminés. En analysant ces indicateurs, nous pouvons observer que la majorité concerne les tuteurs de l'entreprise, certains les tuteurs du centre de formation, et un concerne explicitement la relation entre les deux. En analysant plus en détail les indicateurs qui ont une moyenne d'évaluation inférieure à 5, nous nous rendons compte que les évaluations basses renvoient à : - une certaine ignorance des objectifs du stage par les responsables de stages et les tuteurs d'entreprise un manque d'acceptation de leur rôle par plus de la moitié des tuteurs d'entreprise un déficit de transmission des informations aux élèves par les tuteurs d'entreprise la faible fréquence des sessions de suivi effectuées par les tuteurs d'entreprise une relation peu efficace entre quelques tuteurs d'entreprise et les tuteurs du centre de formation Tout cela, ainsi que l'observation des autres évaluations basses, nous conduisent à penser qu’existe peut-être un problème de préparation des stages par le centre de formation et que celui-ci devrait instituer une relation plus directe avec les théâtres et probablement entreprendre une action de formation auprès des tuteurs de l'entreprise. Toutefois, pour confirmer ce diagnostic, il faut utiliser d'autres outils d'évaluation qui nous fourniront des informations plus précises sur ces questions. Des actions de tutorat auprès des élèves et des entretiens avec les responsables de stages et les tuteurs des théâtres, réalisés postérieurement à l'analyse des tableaux, fourniraient des données très utiles pour entreprendre des actions d'amélioration. Quoi qu’il en soit, il faut prendre en compte le fait que les difficultés détectées peuvent correspondre à un problème réel ou bien que ce qui a été perçu comme un problème par l'élève n'est pas considéré comme tel par le tuteur de l’entreprise. Auquel cas, l'utilisation des tableaux se révèle également utile dans la mesure où ils apportent au tuteur du centre de formation des données dont l'élève n’a pas nécessairement conscience et peuvent lui permettre de les corriger ou de les éclaircir dans le tutorat individuel final. La comparaison avec les tableaux de données émanant des autres agents évaluateurs peut nous indiquer si la perception de l'existence d'un problème sur un point est générale ou si le problème est seulement perçu par l’un des agents évaluateurs. Quoi qu’il en soit, pour préciser en détail un problème il conviendra d'utiliser d'autres procédures. En résumé, nous pouvons dire que la présence des évaluations basses dans les tableaux nous permet de déduire l'existence de problèmes, que l'observation de la concentration de ces évaluations basses nous permet de localiser les problèmes dans un stage, dans un indicateur déterminé ou dans un groupe d'indicateurs. Toutefois, pour connaître précisément la nature du problème il faudra utiliser d'autres outils, tel que l'entretien avec l'élève ou avec les tuteurs. Par conséquent, les tableaux nous permettent de détecter l'existence de problèmes et leur localisation, mais pas la nature de ces derniers. De la même façon, la présence d’évaluations élevées dans différents indicateurs ou stages nous montre qu’ils sont évalués positivement par les différents agents et nous indique que nous devons les conserver tel quel pour le bon déroulement des stages futurs. Nous pouvons aussi tirer la conclusion, en cas d’écart nul ou très faible du même indicateur (que ce soit en valeurs hautes ou basses), que l'évaluation de l'indicateur est assez fiable puisque tous les agents concernés répondent de manière semblable. L'utilisation des tableaux peut aussi se révéler intéressante si l’on accumule toutes les données et que l’on réalise une étude rétrospective qui peut nous dire, par exemple, si tel théâtre a généralement de bons ou mauvais résultats, ce qui nous permettra de travailler sur Programme Leonardo da Vinci Page 136 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise la question ; ou bien si tels aspects de la préparation sont systématiquement moins évalués que d'autres par différents agents, cela nous aidera à en chercher les raisons. 2.5.2. Aspects à améliorer L'outil nous permet de détecter les points à améliorer en examinant la moyenne des résultats de chaque indicateur. Une analyse de la variété ou de l'uniformité des réponses nous indiquera s'il faut améliorer cet aspect en général ou par rapport à un ou plusieurs théâtres ou entreprises qui ont accueilli des stages. Si nous remarquons des cases surlignées en orange ou rouge, nous pourrons rapidement visualiser dans la colonne de droite les aspects qui ont mieux fonctionné et de ce fait, en tirer une expérience positive. Il peut être intéressant d'analyser les cas des indicateurs surlignés en rouge, car ils peuvent nous fournir des informations intéressantes sur les causes du bon fonctionnement d'un aspect déterminé du stage. Nous pourrons ainsi en tirer des conclusions utiles pour améliorer d'autres aspects. Dans la ligne inférieure, les cases surlignées en orange ou rouge nous indiquent les stages qui ont eu une évaluation d’ensemble plus favorable par les différents agents et les cases surlignées en gris correspondent aux stages qui ont été considérés plus déficients. L'existence d'évaluations positives et négatives dans un même stage peut aussi être une donnée significative. Dans le premier exemple cité plus haut, coïncident dans un même stage une évaluation basse dans la rubrique « déroulement et suivi du stage » et une évaluation élevée dans la rubrique « résultats ». Il convient alors de se demander pourquoi une telle diversité d'évaluations par un même agent. Dans le chapitre suivant nous commenterons quelques cas réels de diversité et analyserons les causes qui les expliquent. 2.5.3. Ecarts Le chiffre correspondant aux écarts qui apparaît dans la colonne de droite peut s'avérer utile pour analyser le degré d'homogénéité des évaluations relatives à un même indicateur. Si le chiffre est faible - auquel cas il est surligné en rouge - il nous indique qu'existe un haut degré d'homogénéité des évaluations. Cela contribuera à la fiabilité de l'évaluation moyenne, tant dans le cas où elle est positive que dans celui où elle est négative. En revanche, un écart élevé - souligné en bleu - nous incite à analyser chaque cas en détail dans la mesure où la moyenne n’est pas très significative. 2.5.4. Pondération des indicateurs La pondération de chacun des indicateurs peut être incluse en modifiant les chiffres de la colonne de gauche sur fond jaune. Nous pouvons affecter un facteur de pondération plus élevé aux indicateurs qui nous paraissent les plus importants, ce qui se reflétera dans la moyenne pondérée du stage de la ligne inférieure et dans la valeur moyenne totale. En général, la pondération a peu d’incidence sur les moyennes – comme le montre la comparaison entre la ligne de la moyenne et celle de la moyenne pondérée - mais peut être utile pour souligner quelques aspects intéressant particulièrement le centre de formation. On peut aussi utiliser le facteur de pondération pour obtenir des résultats partiels relatifs à certains groupes de questions simplement en pondérant d’un « 1 » celles qu'on veut conserver et d’un « 0 » celles qu'on veut éliminer du résultat général. Par exemple, si nous désirons obtenir des résultats concernant seulement la relation entre le tuteur du centre de formation et le tuteur de l’entreprise, nous marquerons d’un « 1 » les indicateurs qui se réfèrent à cette relation et d’un « 0 » ceux qui ne s’y réfèrent pas ; par conséquent les moyennes pondérées obtenues dans la ligne inférieure se référeront seulement aux indicateurs choisis. Pour faciliter la lecture du tableau au cas où on ne sélectionne que quelques indicateurs, et donc lorsque les cases de pondération ont la valeur zéro, le fond de Programme Leonardo da Vinci Page 137 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise la case apparaît en jaune clair. Dans tous les cas, le nombre d'indicateurs considérés pour réaliser la moyenne apparaît dans le tableau inférieur à la colonne de pondération. 2.5.5. Valeur moyenne totale La valeur moyenne totale et la valeur moyenne pondérée totale d'un tableau qui apparait dans la partie inférieure droite sur fond bleu clair constituent une indication sur le niveau de satisfaction des différents agents évaluateurs dans les diverses étapes du stage. En général, ces chiffres ne sont pas très significatifs et n’aident pas à faire des propositions d'amélioration, bien qu'ils puissent fournir des informations générales sur un certain aspect, comme par exemple la moyenne de satisfaction des élèves dans une phase déterminée du stage ou dans son ensemble. Il faut donc faire attention à ne pas utiliser ces chiffres comme le résumé des informations fournies par les tableaux - par exemple, en ne comparant que les valeurs moyennes totales des différents tableaux ou en considérant ces valeurs comme une espèce de qualification du stage – dans la mesure où ils constituent généralement un approximation très globale et peu nuancée. 2.5.6. Quelques considérations sur l'utilité des tableaux Enfin, il convient d’apporter quelques considérations sur l'utilité de cet outil d'évaluation : - l'outil est utilisable une fois le stage fini, car il ne permet de détecter les problèmes qu’a posteriori et de ne mettre en oeuvre les mesures correctrices que pour les stages à venir. - des expériences d'utilisation de l'outil qui ont été faites, on déduit qu'en principe l'analyse des résultats par colonne (données relatives à un même élève) paraît plus significative que par ligne (données relatives à un même indicateur) car ils se rapportent à des stages différents, avec des élèves différents dans différents théâtres. En cas de résultat homogène (détecté par une valeur d’écart faible) et d'évaluation très haute ou très basse, l'analyse par ligne est à prendre en considération comme étant très significative. - les tableaux peuvent constituer un guide utile dans l'entretien entre le tuteur de stage du centre de formation et l'élève à la fin du stage. Les résultats indiqués dans les tableaux peuvent aider à systématiser l'entretien et à le rendre plus efficace. Dans cet entretien, ils peuvent aider à clarifier ou à nuancer les indications significatives données par le tableau concernant différents indicateurs. - la comparaison des résultats de différents stages dans les mêmes théâtres ou entreprises à moyen ou long terme permet de collecter et traiter des informations significatives que l'outil contribuera à souligner. 3. Exemples commentés d'utilisation conclusions qui peuvent en être tirées des tableaux et Nous exposerons ci-après quelques exemples d'utilisation de cet outil informatique pour l'évaluation de stages d'élèves des techniques des arts du spectacle. Les exemples sont tirés d’expériences pilotes menées dans le cadre du projet FIRCTE4 visant à vérifier la méthode d'évaluation des stages élaborée dans le cadre du projet et que nous venons de décrire. Programme Leonardo da Vinci Page 138 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise 3.1. Expérience pilote 1 La première expérience pilote a consisté à utiliser cet outil dans l'évaluation concrète de cinq stages effectués par des élèves de l'ESTAE de l'Institut del Teatre de Barcelone dans des théâtres européens, entre les mois de mars et mai 2007, dans le cadre du projet EPTE5 (Leonardo da Vinci). Ces théâtres étaient : - La Salle Victoire II (Montpellier, France) - l’Opéra de Nancy (Nancy, France) La Monnaie/de Munt (Bruxelles, Belgique) - Le Teatro alla Scala (Milan, Italie) - Le Centro Dramático d'Evora (Evora, Portugal) Parmi eux, les trois derniers sont membres partenaires du projet FIRCTE4. Dans l'expérience pilote, seuls ont été analysés les résultats comparés pour les cinq théâtres des questionnaires remplis par les élèves et les tuteurs de l'entreprise. Les résultats des questionnaires des élèves ont donné lieu aux tableaux suivants : stage 2 stage 3 stage 4 stage 5 MOYENNE Ecart stage 1 pondération ÉLÈVES 1 Dans quelle mesure connaissiez-vous les critères et le mode d’évaluation du stage ? 1 6 8 8 6 8 7,20 4,8 2 Les responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils le centre de formation, les études qui y sont dispensées et ses activités ? 1 6 6 0 2 8 4,40 43,2 3 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils le cadre général dans lequel le centre de formation organise les stages en entreprise ? 1 4 8 2 6 8 5,60 27,2 4 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils les objectifs du stage ? 1 6 8 6 6 8 6,80 4,8 5 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils les critères et le système d’évaluation du stage ? 1 6 8 6 4 6 6,00 8 6 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils leurs obligations administratives concernant le stage ? 1 6 10 0 6 6 5,60 51,2 7 Pensez-vous que le tuteur de l’entreprise a bien accepté son rôle ? 1 8 10 2 10 6 7,20 44,8 8 Dans quelle mesure le tuteur du centre de formation vous a-t-il transmis les informations nécessaires au stage ? 1 8 8 8 8 8 8,00 0 9 Avec quelle rigueur le tuteur du centre de formation at-il préparé le stage ? 1 8 8 2 6 8 6,40 27,2 9 9 9 9 9 9 1. Préparation du stage nbr d’indicateurs Programme Leonardo da Vinci - Indicateurs Page 139 valeur moyenne totale 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise 6,44 8,22 3,78 6,00 7,33 6,36 MOYENNE PONDEREE 6,44 8,22 3,78 6,00 7,33 6,36 stage 2 stage 3 stage 4 stage 5 MOYENNE Ecart 1 Comment évaluez-vous la fréquence de suivi du stage par le tuteur du centre de formation ? 1 6 6 0 6 8 5,20 36,8 2 Comment évaluez-vous l’efficacité du suivi du stage par le tuteur du centre de formation ? 1 6 6 2 6 8 5,60 19,2 3 Quelle a été la réaction du tuteur du centre de formation aux retards et imprévus dans le plan de travail ? 1 6 8 8 6 10 7,60 11,2 4 Dans quelle mesure le tuteur de l’entreprise vous a-t-il transmis les informations sur le déroulement du stage ? 1 8 8 6 8 8 7,60 3,2 5 Comment évaluez-vous votre intégration dans l’équipe de travail par le tuteur de l’entreprise ? 1 8 8 8 10 10 8,80 4,8 6 Comment s’est déroulé le suivi de votre stage par le tuteur de l’entreprise ? 1 6 8 4 8 8 6,80 12,8 7 Comment évaluez-vous la fréquence du suivi du stage par le tuteur de l’entreprise ? 1 4 6 2 6 6 4,80 12,8 8 Comment évaluez-vous la rigueur du tuteur de l’entreprise dans la réalisation ou l’adaptation du plan de travail prévu ? 1 8 10 8 8 8 8,40 3,2 8 8 8 8 8 valeur moyenne totale MOYENNE 6,50 7,50 4,75 7,25 8,25 6,85 MOYENNE PONDEREE 6,50 7,50 4,75 7,25 8,25 6,85 stage 2 stage 3 stage 4 stage 5 MOYENNE Ecart pondération 2. Déroulement et suivi du stage stage 1 MOYENNE 8 8 8 8 8,00 0 3. Résultats - Indicateurs 8 pondération nbr d’indicateurs stage 1 - Indicateurs 1 Pensez-vous que les procédures d’accueil et d’intégration dans l’entreprise ont été respectées ? Programme Leonardo da Vinci 1 Page 140 8 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Quel a été votre niveau d’intégration dans l’équipe du théâtre ? 1 8 8 10 10 10 9,20 4,8 3 Quelle a été la fréquence des occasions offertes par le stage pour développer vos relations professionnelles ? 1 8 8 10 6 8 8,00 8 4 Quelle a été la qualité des occasions offertes par le stage pour développer vos relations professionnelles ? 1 8 8 8 6 8 7,60 3,2 5 Comment évaluez-vous votre expérience du stage ? 1 10 8 10 8 10 9,20 4,8 6 Quel est votre niveau de satisfaction relatif au stage ? 1 8 8 10 8 10 8,80 4,8 1 6 6 8 4 6 6,00 8 7 7 7 7 7 7 valeur moyenne totale MOYENNE 8,00 7,71 9,14 7,14 8,57 8,11 MOYENNE PONDEREE 8,00 7,71 9,14 7,14 8,57 8,11 7 Dans quelle mesure avez-vous pu mettre en pratique les compétences acquises pendant votre formation ? nbr d’indicateurs stage 2 stage 3 stage 4 stage 5 MOYENNE Ecart pondération 4. Aspects généraux stage 1 2 1 Pensez-vous que le tuteur de l’entreprise était préparé à remplir son rôle ? 1 6 8 4 8 8 6,80 12,8 2 La relation entre le tuteur du centre de formation et le tuteur de l’entreprise a-t-elle été efficace ? 1 8 6 0 4 8 5,20 44,8 3 Pensez-vous globalement que les résultats du stage justifient l’investissement (économique, personnel, etc.) réalisé ? 1 8 8 6 6 4 6,40 11,2 3 3 3 3 3 3 valeur moyenne totale MOYENNE 7,33 7,33 3,33 6,00 6,67 6,13 MOYENNE PONDEREE 7,33 7,33 3,33 6,00 6,67 6,13 - Indicateurs nbr d’indicateurs En examinant ces tableaux on peut facilement détecter que la majorité des évaluations basses se concentrent sur le stage 3 et apparaissent dans tous les tableaux excepté dans celui des résultats. En comparant les moyennes des cinq stages analysés, on peut observer que celles qui sont inférieures à 5 correspondent précisément à ce stage. L'élève avait évalué négativement plusieurs aspects du stage, mais étonnamment, dans le tableau des résultats, l'évaluation était la plus haute de tous les stages, ce qui se reflétait dans la moyenne, seul des cinq stages ayant obtenu une évaluation supérieure à 9. Une analyse plus détaillée nous permet de voir que les évaluations basses se réfèrent toutes aux indicateurs relatifs au suivi du tuteur de l’entreprise, à la relation entre les deux tuteurs ou au Programme Leonardo da Vinci Page 141 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise niveau de connaissance du centre de formation qu’avait le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise. Ce dernier point s'avère plus surprenant dans la mesure où, lors des années précédentes, d'autres élèves du centre de formation avaient effectué des stages dans ce même théâtre, à chaque fois avec des résultats satisfaisants. D'autre part, les évaluations d’autres élèves sur les mêmes aspects ne coïncident pas avec ces chiffres peu élevés. Un regard sur les tableaux correspondant aux évaluations faites par les tuteurs d'entreprise des mêmes stages corrobore les mêmes points faibles : stage 3 stage 4 stage 5 MOYENNE Ecart 1 10 10 6 6 8 8,00 16 1 6 6 4 2 10 5,60 35,2 1 4 8 6 6 8 6,40 11,2 - Indicateurs stage 2 1. Préparation du stage stage 1 pondération TUTEURS DE L'ENTREPRISE Pensez-vous que la préparation de l’élève était adaptée aux objectifs du stage ? Les compétences linguistiques de l’élève lui 2 permettaient-elles de bien communiquer dans son environnement ? L’élève était-il préparé à utiliser le jargon 3 professionnel ? 1 4 Pensez-vous que l’élève connaissait les objectifs et moyens du stage ? 1 8 10 10 8 10 9,20 4,8 5 Pensez-vous que l’élève connaissait par avance la structure et l’activité du théâtre ? 1 10 6 8 6 8 7,60 11,2 6 L’élève connaissait-il son rôle dans le théâtre ? 1 8 8 6 8 10 8,00 8 7 Connaissiez-vous par avance la spécialité et les études poursuivies par l’élève ? 1 8 8 0 6 10 6,40 59,2 8 Dans quelle mesure disposiez-vous des informations nécessaires relatives au stage ? 1 6 8 8 6 10 7,60 11,2 8 8 8 8 8 8 valeur moyenne totale MOYENNE 7,50 8,00 6,00 6,00 9,25 7,35 MOYENNE PONDEREE 7,50 8,00 6,00 6,00 9,25 7,35 nbr d’indicateurs Programme Leonardo da Vinci Page 142 2007 stage 2 stage 3 stage 4 stage 5 MOYENNE Ecart stage 1 pondération FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise 1 Quelle a été la réaction de l’élève aux retards et imprévus du plan de travail ? 1 8 10 10 8 8 8,80 4,8 2 Quelle a été le niveau de rigueur de l’élève dans la réalisation du plan de travail prévu ? 1 10 8 10 10 8 9,20 4,8 1 10 10 10 10 8 9,60 3,2 3 3 3 3 3 3 valeur moyenne totale MOYENNE 9,33 9,33 10,00 9,33 8,00 9,20 MOYENNE PONDEREE 9,33 9,33 10,00 9,33 8,00 9,20 2. Déroulement et suivi du stage - Indicateurs Avez-vous rencontré des problèmes dus à la difficulté 3 d’intégration, d’adaptation ou de respect des normes du stage 2 stage 3 stage 4 stage 5 MOYENNE Ecart 1 10 10 10 8 8 9,20 4,8 Tel que s’est déroulé le stage, pensez-vous qu’il a été profitable à l’élève ? 1 8 8 10 8 6 8,00 8 nbr d’indicateurs 2 2 2 2 2 2 valeur moyenne totale MOYENNE 9,00 9,00 10,00 8,00 7,00 8,60 MOYENNE PONDEREE 9,00 9,00 10,00 8,00 7,00 8,60 stage 2 pondération nbr d’indicateurs stage 1 théâtre par l’élève ? 3. Résultats stage 5 MOYENNE Ecart 0 6 8 5,50 43 8 6 8 8,00 8 - Indicateurs stage 4 4. Aspects généraux stage 3 2 L’élève s’est-il intégré à l’équipe du théâtre ? pondération 1 stage 1 - Indicateurs 1 Pensez-vous que votre relation avec le tuteur du centre de formation a été efficace ? 1 8 2 D’après vous, quelle a été l’incidence du stage sur le déroulement des activités du théâtre ? 1 10 Programme Leonardo da Vinci Page 143 8 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise 1 2 2 2 valeur moyenne totale MOYENNE 9,00 8,00 4,00 6,00 8,00 7,00 MOYENNE PONDEREE 9,00 4,00 4,00 6,00 8,00 6,20 stage 4 stage 5 MOYENNE Ecart 1 8 8 8 8 8 8,00 0 8 10 10 10 8 9,20 4,8 - Indicateurs stage 3 5. Sur l’élève stage 2 pondération 2 stage 1 2 nbr d’indicateurs 1 L’élève a-t-il manifesté de l’intérêt pour les informations reçues ? 2 Assiduité 1 3 Ponctualité 1 8 10 10 10 8 9,20 4,8 4 Assimilait-il bien les ordres reçus ? 1 10 8 8 8 10 8,80 4,8 L’élève s’est-il montré responsable dans l’exécution des tâches qui lui étaient assignées ? 1 10 10 10 6 10 9,20 12,8 nbr d’indicateurs 5 5 5 5 5 5 valeur moyenne totale MOYENNE 8,80 9,20 9,20 8,40 8,80 8,88 MOYENNE PONDEREE 8,80 9,20 9,20 8,40 8,80 8,88 5 En effet, dans les évaluations effectuées par le tuteur de l’entreprise, nous pouvons également déceler une méconnaissance du centre de formation par ce dernier ainsi que des problèmes de relation avec le tuteur du centre. Cependant, les évaluations des résultats du stage et de l'élève sont étonnamment élevées. En analysant les autres stages on peut observer que les problèmes ne concernent que le stage 3 et que, dans l'indicateur correspondant à la connaissance par le tuteur de l’entreprise de la spécialité de l'élève (notée 0 dans le stage 3), l’écart est le plus élevé de tout le tableau, ce qui nous montre le contraste avec l'évaluation que font les autres tuteurs de l'entreprise du même indicateur. Le tutorat réalisé par le tuteur du centre de formation auprès de l'élève a permis de comprendre la véritable nature du problème ainsi que sa cause. Dans le théâtre où s’était déroulé le stage 3, d'autres stages avaient eu lieu les années précédentes, avec des résultats toujours positifs. Tant le responsable des stages du théâtre - qui était le directeur technique du théâtre - que le tuteur de l’entreprise connaissaient le centre de formation et avaient pris part à une session de formation de tuteurs d'entreprise organisée par ce dernier. Toutefois, quelques mois auparavant – après le début de la préparation du programme de stages concerné - le directeur technique avait quitté le théâtre et avait été remplacé par un nouveau directeur technique assumant également la tâche de responsable de stages du théâtre. Le tuteur de l’entreprise affecté à l'élève avait également changé. Le coordinateur des stages du centre de formation n'a pas tenu compte de ces changements et a supposé que le nouveau responsable de stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise avaient été informés de tous les aspects relatifs aux stages. Il a donc agit de la même façon qu'avec ses prédécesseurs, alors que la procédure aurait dû être celle qu'il utilisait avec les théâtres qui venaient de rejoindre le programme de stages. Programme Leonardo da Vinci Page 144 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Dans le cas qui nous occupe ici, l'outil d'évaluation a permis de détecter avec clarté l'existence de problèmes et leur nature. Dans la séance de débat sur l'expérience pilote menée dans le cadre du projet FIRCTE4, l’examen des tableaux correspondants a permis d’évoquer plusieurs explications possibles sur la nature des problèmes détectés : l'élève était plus critique que ses condisciples, il donnait beaucoup d'importance aux sessions de suivi, etc. La véritable nature du problème a seulement pu être établie quand le coordinateur des stages en entreprise de l'ESTAE a expliqué le résultat du tutorat final avec l'élève et les circonstances précédemment relatées. 3.2. Expérience pilote 2 Dans la seconde expérience pilote réalisée, on a évalué sept autres stages suivis dans six théâtres européens (dont certains coïncident avec ceux de la première expérience pilote mais ont été suivis par d'autres élèves), dans ce cas aussi par des élèves de l'ESTAE de l'Institut del Teatre de Barcelone entre les mois de mars et mai 2007, dans le cadre du projet EPTE5 (Leonardo da Vinci). Les théâtres étaient : - Le Théâtre National Populaire (Villeurbanne, France) - La Monnaie/de Munt (Bruxelles, Belgique) - Le Koninklijke Vlaamse Schouwburg (Bruxelles, Belgique) - Le Teatro alla Scala (Milan, Italie) - La Salle Victoire II (Montpellier, France) - Le Teatro di Pisa (Pise, Italie) Parmi eux, les quatre premiers étaient membres partenaires du projet FIRCTE4. Comme dans le cas précédent, dans l'expérience pilote, seuls les résultats comparés pour les sept stages des questionnaires remplis par les élèves et les tuteurs d'entreprise ont été analysés. Ils ont donné lieu aux tableaux suivants : Programme Leonardo da Vinci Page 145 2007 1 1 1 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaientils les objectifs du stage ? Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaientils les critères et le système d’évaluation du stage ? Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaientils leurs obligations administratives concernant le stage ? 4 5 6 Page 146 8,44 MOYENNE PONDEREE Programme Leonardo da Vinci 8,44 9 8 8 8 8 10 10 8 8 8 stage 6 MOYENNE 9 1 Avec quelle rigueur le tuteur du centre de formation a-t-il préparé le stage ? 9 nbr d’indicateurs 1 Dans quelle mesure le tuteur du centre de formation vous a-t-il transmis les informations nécessaires au stage ? 8 1 1 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaientils le cadre général dans lequel le centre de formation organise les stages en entreprise ? 3 Pensez-vous que le tuteur de l’entreprise a bien accepté son rôle ? 1 Les responsables des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils le centre de formation, les études qui y sont dispensées et ses activités ? 2 7 1 Dans quelle mesure connaissiez-vous les critères et le mode d’évaluation du stage ? Indicateurs 1. Préparation du stage pondération 1 ELEVES stage 7 7,33 7,33 9 8 8 10 4 8 8 6 8 6 stage 8 6,67 6,67 9 6 6 8 6 8 8 4 6 8 stage 9 2007 8,00 8,00 9 8 10 10 6 6 10 6 6 10 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise stage 10 7,11 7,11 9 10 10 8 6 6 6 4 6 8 stage 11 6,89 6,89 9 6 6 8 6 6 8 8 8 6 stage 12 7,33 7,33 9 10 10 6 6 6 6 6 8 8 MOYENNE 16 19,429 11,429 8 14,857 16 16 6,8571 11,429 7,40 7,40 Valeur moyenne totale 8,00 8,29 8,29 6,00 7,14 8,00 6,00 7,14 7,71 Ecart 1 1 1 1 1 8 Dans quelle mesure le tuteur de l’entreprise vous a-t-il transmis les informations sur le déroulement du stage ? Comment évaluez-vous votre intégration dans l’équipe de travail par le tuteur de l’entreprise ? Comment s’est déroulé le suivi de votre stage par le tuteur de l’entreprise ? Comment évaluez-vous la fréquence du suivi du stage par le tuteur de l’entreprise ? Comment évaluez-vous la rigueur du tuteur de l’entreprise dans la réalisation ou l’adaptation du plan de travail prévu ? 4 5 6 7 8 8,50 MOYENNE PONDEREE Programme Leonardo da Vinci 8,50 8 10 8 10 10 MOYENNE Page 147 8 1 Quelle a été la réaction du tuteur du centre de formation aux retards et imprévus dans le plan de travail ? 3 nbr d’indicateurs 8 1 Comment évaluez-vous l’efficacité du suivi du stage par le tuteur du centre de formation ? 2 6 1 pondération Comment évaluez-vous la fréquence de suivi du stage par le tuteur du centre de formation ? 8 stage 6 1 Indicateurs 2. Déroulement et suivi du stage stage 7 6,25 6,25 8 10 8 8 8 4 6 4 2 stage 8 7,25 7,25 8 6 8 8 8 8 8 6 6 stage 9 8,50 8,50 8 10 10 10 10 8 10 6 4 stage 10 2007 6,25 6,25 8 6 6 6 6 6 8 6 6 stage 11 7,00 7,00 8 8 6 8 8 6 8 6 6 stage 12 7,25 7,25 8 8 8 8 8 6 8 6 6 16 11,4 11,4 8 22,9 11,4 3,43 21,7 7,29 7,29 Valeur moyenne totale 8,00 7,71 8,29 8,00 6,86 8,29 5,71 5,43 MOYENNE FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Ecart 8,29 MOYENNE PONDEREE Programme Leonardo da Vinci 8,29 MOYENNE Page 148 7 7 nbr d’indicateurs 8 1 Dans quelle mesure avez-vous pu mettre en pratique les compétences acquises pendant votre formation ? 7 10 1 Quel est votre niveau de satisfaction relatif au stage ? 10 8 6 1 Quelle a été la qualité des occasions offertes par le stage pour développer vos relations professionnelles ? 4 6 1 1 Quelle a été la fréquence des occasions offertes par le stage pour développer vos relations professionnelles ? 3 8 Comment évaluez-vous votre expérience du stage ? 1 Quel a été votre niveau d’intégration dans l’équipe du théâtre ? 2 8 stage 6 5 1 Pensez-vous que les procédures d’accueil et d’intégration dans l’entreprise ont été respectées ? pondération 1 Indicateurs 3. Résultats stage 7 9,43 9,43 7 8 10 10 8 10 10 10 stage 8 9,14 9,14 7 8 10 10 8 10 10 8 stage 9 9,71 9,71 7 10 10 10 8 10 10 10 stage 10 7,14 7,14 7 10 8 8 4 6 6 8 stage 11 2007 6,57 6,57 7 6 8 8 6 6 6 6 stage 12 6,00 6,00 7 6 6 6 6 4 6 8 16 14,857 14,857 14,857 37,714 24 11,429 8,04 8,04 Valeur moyenne totale 8,00 8,86 8,86 6,86 7,43 8,00 8,29 MOYENNE FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Ecart 3 1 3 Pensez-vous globalement que les résultats du stage justifient l’investissement (économique, personnel, etc.) réalisé ? nbr d’indicateurs 3 8,00 MOYENNE PONDEREE Programme Leonardo da Vinci 8,00 MOYENNE Page 149 8 1 La relation entre le tuteur du centre de formation et le tuteur de l’entreprise a-t-elle été efficace ? 2 8 1 pondération Pensez-vous que le tuteur de l’entreprise était préparé à remplir son rôle ? 8 stage 6 1 Indicateurs 4. Aspects généraux stage 7 6,67 6,67 3 6 6 8 stage 8 8,00 8,00 3 6 8 10 stage 9 6,00 6,00 3 8 0 10 stage 10 2007 6,67 6,67 3 8 4 8 stage 11 6,67 6,67 3 6 6 8 stage 12 4,67 4,67 3 4 4 6 13,714 46,857 11,429 6,67 6,67 Valeur moyenne totale 6,57 5,14 8,29 MOYENNE FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Ecart Page 150 7,50 MOYENNE PONDEREE Programme Leonardo da Vinci 7,50 8 8 nbr d’indicateurs MOYENNE 10 1 Dans quelle mesure disposiez-vous des informations nécessaires relatives au stage ? 8 8 1 8 Connaissiez-vous par avance la spécialité et les études poursuivies par l’élève ? 1 L’élève connaissait-il son rôle dans le théâtre ? 6 8 7 1 Pensez-vous que l’élève connaissait par avance la structure et l’activité du théâtre ? 5 8 4 1 1 6 1 Pensez-vous que l’élève connaissait les objectifs et moyens du stage ? 8 stage 6 1 pondération 4 1 Pensez-vous que la préparation de l’élève était adaptée aux objectifs du stage ? Les compétences linguistiques de l’élève lui 2 permettaient-elles de bien communiquer dans son environnement ? L’élève était-il préparé à utiliser le jargon 3 professionnel ? Indicateurs 1. Préparation du stage TUTEURS DE L’ENTREPRISE stage 7 0,00 ##### 0 stage 8 6,75 6,75 8 8 8 8 6 8 4 6 6 stage 9 9,00 9,00 8 6 6 10 10 10 10 10 10 stage 10 7,75 7,75 8 6 6 10 8 8 8 8 8 stage 11 5,50 5,50 8 6 4 6 8 6 4 2 8 stage 12 2007 8,25 8,25 8 4 8 10 10 10 8 8 8 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise MOYENNE 21,33 13,33 13,33 11,33 11,33 35,33 37,33 8 6,39 #¡DIV/0! Valeur moyenne totale 6,67 6,67 8,67 8,33 8,33 6,33 6,67 8,00 Ecart Programme Leonardo da Vinci Page 151 10,00 MOYENNE PONDEREE 3 10,00 3 10 10 10 stage 6 MOYENNE nbr d’indicateurs théâtre par l’élève ? 3 d’intégration, d’adaptation ou de respect des normes du 1 1 Quelle a été le niveau de rigueur de l’élève dans la réalisation du plan de travail prévu ? 2 Avez-vous rencontré des problèmes dus à la difficulté 1 Quelle a été la réaction de l’élève aux retards et imprévus du plan de travail ? pondération 1 Indicateurs 2. Déroulement et suivi du stage stage 7 0,00 ##### 0 stage 8 8,00 8,00 3 8 8 8 stage 9 10,00 10,00 3 10 10 10 stage 10 10,00 10,00 3 10 10 10 stage 11 7,33 7,33 3 8 6 8 stage 12 2007 10,00 10,00 3 10 10 10 5,333 14 5,333 7,90 #¡DIV/0! Valeur moyenne totale 9,33 9,00 9,33 MOYENNE FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Ecart 2 nbr d’indicateurs Programme Leonardo da Vinci MOYENNE Page 152 2 8,00 2 1 D’après vous, quelle a été l’incidence du stage sur le déroulement des activités du théâtre ? 2 nbr d’indicateurs 10 1 ##### 0 4,00 2 8 5,00 2 10 0 4,00 2 8 0 5,00 2 6 4 2007 6,00 2 8 4 7,43 9,00 6,00 9,00 9,00 9,00 0,00 10,00 0 #¡DIV/0! 9,00 6,00 9,00 9,00 9,00 ##### 10,00 6 Valeur moyenne totale 11,33 8,33 2 14 9,00 2 8 10 2 6 6 2 8 10 2 8 10 0 10 8 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise 2 10 Pensez-vous que votre relation avec le tuteur du centre de formation a été efficace ? Indicateurs 4. Aspects généraux MOYENNE PONDEREE MOYENNE 1 Tel que s’est déroulé le stage, pensez-vous qu’il a été profitable à l’élève ? 10 stage 6 1 2 1 stage 7 stage 6 L’élève s’est-il intégré à l’équipe du théâtre ? stage 8 stage 7 1 stage 9 stage 8 Indicateurs stage 10 stage 9 3. Résultats stage 11 stage 10 11,33 35,33 #¡DIV/0! Valeur moyenne totale 8,33 2,33 MOYENNE pondération pondération stage 12 stage 11 MOYENNE stage 12 Ecart Ecart Page 153 9,60 MOYENNE PONDEREE Programme Leonardo da Vinci 9,60 5 5 nbr d’indicateurs MOYENNE 10 8 1 1 Assimilait-il bien les ordres reçus ? 4 10 10 0,00 ##### 0 6,40 6,40 5 6 8 8 4 8,00 8,00 5 8 8 8 8 9,20 9,20 5 8 8 10 10 6,00 6,00 5 6 6 6 6 6 2007 8,00 8,00 5 8 8 8 8 8 stage 6 10 0,00 stage 7 8 4,00 stage 8 6 5,00 stage 9 10 4,00 stage 10 L’élève s’est-il montré responsable dans l’exécution des tâches qui lui étaient assignées ? 1 Ponctualité 3 5 1 1 Assiduité L’élève a-t-il manifesté de l’intérêt pour les informations reçues ? pondération 2 1 Indicateurs 5. Sur l’élève 6,00 5,00 stage 11 8,00 4,57 11,33 3,333 11,33 27,33 16 6,74 #¡DIV/0! Valeur moyenne totale 7,67 7,67 8,33 7,67 8,00 MOYENNE MOYENNE PONDEREE stage 12 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise Ecart FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise On peut voir que le stage 6 obtient une moyenne élevée dans tous les tableaux. L'évaluation faite par le tuteur de l’entreprise est elle aussi élevée avec des moyennes atteignant 10 dans deux tableaux. La seule évaluation basse du tuteur de l’entreprise de ce stage apparaît dans l'indicateur 3 du premier tableau (L'élève était-il préparé à utiliser le jargon professionnel ?). Mais dans deux stages apparaissent des valeurs faibles relatives à cet indicateur, ce qui devrait nous amener à nous demander si les difficultés se réfèrent à la langue et non au jargon, si la question a été bien formulée ou si le centre de formation n'a pas suffisamment préparé l'élève sur cette question. En revanche, dans les trois autres cas, la valeur de cet indicateur est très élevée, ce qui écarte cette dernière explication. Le centre de formation doit donc analyser la cause de cet écart de valeurs dans l’indicateur concerné. Avec une moyenne plus faible, la valeur du stage 11 se maintient dans tous les tableaux. Dans aucun de ces deux stages n'apparaît une valeur inférieure à 5. Dans tous les autres stages apparaissent à un certain moment des indicateurs inférieurs à 5, ce qui nous indique l'existence d'un problème. Nous allons les analyser plus en détail. Le stage 7 accumule des valeurs faibles dans les tableaux correspondant à la préparation et à la réalisation du stage et en attribuent principalement la cause aux deux tuteurs. Dans ce cas, on peut cependant observer que la moyenne de chaque tableau est toujours supérieure à 6 et, dans le cas du tableau correspondant aux résultats, elle se situe au dessus de 9 (signalés par un fond rouge), c'est-à-dire que l'élève évalue très positivement les résultats du stage. Le coordinateur de stages du centre de formation explique ainsi cet écart d'évaluations entre plusieurs tableaux : il s'agit d'un théâtre qui organise chaque année, aux dates du stage, un festival de musique qui présente un grand nombre de concerts. L'élève connaissait ce fait et en tirait probablement de grands espoirs. Mais cette année-là, le festival a organisé moins de concerts, ce qui a certainement déçu les attentes de l'élève. Cependant, à la fin du stage, l'élève lui-même a considéré l'expérience très positivement. Ceci n'explique pas toutefois la valeur peu élevée des indicateurs 1 et 2 du tableau 2, relatifs au suivi du stage par le tuteur du centre de formation. Pour cela il faut tenir compte du fait qu'à la fin du stage l'élève n'a pas suivi le tutorat final ni remis le cahier de stages - raisons pour lesquelles les évaluations du tuteur ne figurent pas dans les tableaux correspondants et qu’il a quitté de fait le centre de formation. Dans le stage 9 - indépendamment de la valeur faible de l'indicateur 1 du tableau 2 comme dans le cas précédent - la valeur 0 de l'indicateur 2 du tableau 4 (La relation entre le tuteur du centre de formation et le tuteur de l’entreprise a-t-elle été efficace ?) surprend, car les valeurs de tous les autres indicateurs sont hautes voire très hautes, avec des moyennes supérieures à 8 (soulignées en orange) dans les deux premiers tableaux et supérieures à 9 (soulignées en rouge) dans le troisième (la plus haute étant 9,71). En observant les tableaux correspondant au tuteur de l’entreprise, nous voyons que ce stage recueille des valeurs très élevées, excepté pour l'indicateur 1 du tableau 4 (Pensez-vous que votre relation avec le tuteur du centre de formation a été efficace ?), avec également une valeur à 0, et qui se rapporte à la même question à laquelle l’élève avait attribué une valeur très basse. L'explication du coordinateur de stages du centre de formation est la suivante : le stage a été effectué dans un petit théâtre – où des élèves de l'ESTAE avaient réalisé des stages les années précédentes – dans lequel habituellement l’élève s’intègre bien à l’équipe. Toutefois, le tuteur du centre de formation n'a pas eu de contact direct avec le tuteur mais avec le responsable des stages du théâtre, ce qui peut expliquer la valeur peu élevée. Quoi qu’il en soit, cet indicateur a reçu une valeur basse ou très basse des autres tuteurs de l'entreprise, ce qui devrait faire l'objet d’une analyse par le centre de formation. Le stage 8, avec une bonne évaluation tant par l'élève que par le tuteur de l’entreprise, présente néanmoins des valeurs faibles avec quatre indicateurs relatifs : à la connaissance par le tuteur et le responsable des stages de l'entreprise du cadre général dans lequel le centre de formation organise les stages en entreprise ; à la préparation de l'élève à Programme Leonardo da Vinci Page 154 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise l’utilisation du jargon professionnel ; à la relation du tuteur de l’entreprise avec le tuteur du centre de formation ; et enfin à l'assiduité de l'élève. La valeur basse de ce dernier (par le tuteur de l’entreprise) contribue à expliquer la valeur basse du premier (par l'élève). Quant au reste, les deux autres questions touchent à des aspects que nous avons déjà traités ou que nous analyserons par la suite. Les stages 10 et 12 correspondent à un même théâtre. Ces stages ont été suivis par deux élèves de spécialités différentes, qui ont eu des tuteurs d'entreprise différents. On y trouve quelques valeurs faibles qu'il convient d'analyser. La première concerne la connaissance par le tuteur et le responsable des stages de l'entreprise du cadre général dans lequel le centre de formation organise les stages en entreprise. Un des élèves donne à cet indicateur la valeur 4 et l'autre la valeur 6, ce qui relativise la valeur basse. Toutefois, il pourrait s’agir d'un aspect à améliorer, en ce qui concerne les tuteurs de l'entreprise, car le responsable des stages du théâtre connaît bien le centre de formation et ses programmes de stages. La deuxième concerne la fréquence ou la qualité des occasions offertes à l'élève pour développer ses relations professionnelles, avec des valeurs faibles données par les deux élèves. Le responsable de stages du centre de formation explique que les élèves se plaignaient de n’être intervenus que très peu dans le processus de création, qui va des répétitions jusqu'à la première, et regrettaient de ne pas avoir pu prendre part à d’autres accueils de spectacles. Le plan de travail prévoyait de faire prendre conscience aux élèves de l'importance de la technique dans le processus de création artistique. Le responsable des stages a fait remarquer que la durée du stage ne permettait pas de prendre part à un travail de création et à des accueils de spectacles : l'évaluation des élèves ne tient pas toujours compte des possibilités. D'autre part, le responsable de stages du théâtre a fait remarquer que les deux élèves avaient des difficultés avec la langue du pays, et qu’il leur était par conséquent difficile de profiter des occasions qui leur étaient offertes de développer leurs relations professionnelles. Un autre indicateur dans lequel les deux élèves s’accordent pour donner une faible valeur est celui qui se rapporte à l'efficacité de la relation entre les deux tuteurs, chose que nous traiterons par la suite. Dans les réponses des tuteurs, apparaît une certaine méconnaissance des informations nécessaires au stage, mais seulement par l’un des deux, ce qui relativise la réponse. L'autre tuteur accordant une valeur de 6 à cet indicateur, ce pourrait être un aspect à améliorer dans de futurs stages. Les deux tuteurs s’accordent à donner une valeur faible à l'indicateur relatif à l'efficacité de leur relation avec le tuteur du centre de formation. Il convient de s'arrêter sur cet aspect car, dans le cas des tuteurs, c'est le seul qui donne une évaluation moyenne inférieure à 5 (2,33), alors que la majorité des indicateurs donnent des valeurs moyennes supérieures à 8, et parce que - comme nous l’avons vu – c’est le point auquel les élèves, avec 5,14, ont donné la moyenne la plus faible de leurs tableaux. De même, les valeurs moyennes données par les élèves concernant le suivi du stage par le tuteur du centre de formation, bien que supérieures à 5, font partie des plus basses. Le tableau ne nous fournit pas d'autre information sur cette question, mais il nous permet cependant de déceler un éventuel problème dans la relation entre les deux tuteurs. N'oublions pas qu’il s’agit dans tous les cas de stages à l'étranger, et donc que la relation entre les deux tuteurs est rendue plus compliquée par le fait de la langue et de la distance. C'est donc un aspect que le centre de formation devrait analyser plus en détail, dans la mesure où l'outil d'évaluation des stages n’est pas toujours très précis dans les informations collectées. Une dernière observation : certains des stages analysés dans cette seconde expérience pilote ont été réalisés dans les mêmes théâtres que pour la première expérience pilote. Un de ces théâtres est précisément celui où des problèmes ont été détectés lors de la première expérience32. Il s'agissait alors d'un stage réalisé à une autre période, par un élève, qui plus 32 Cf. dans le paragraphe 3.1. Expérience pilote 1, pp. 139 et ss, les commentaires sur le stage 3. Programme Leonardo da Vinci Page 155 2007 FIRCTE 4 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise est d’une autre spécialité ; mais ceci ne semble pas avoir eu une grande incidence sur l’écart d'évaluations, que l’on peut constater dans les tableaux correspondants (stages 3 et 6). Ce qui a pu influer par contre sur des facteurs comme le tuteur - différent dans les deux cas – est par exemple le caractère de chaque élève et leur maîtrise différente du langage théâtral. Cela nous renforce une fois de plus dans l’idée que l'outil que nous avons conçu est utile pour détecter les problèmes mais ne permet pas de les analyser en profondeur et qu’il conviendrait pour cela d’utiliser d'autres outils. On peut tirer de l'expérience pilote quelques autres conclusions : - Les réponses des élèves à certaines questions relèvent plus d’une impression personnelle que d’une connaissance directe. Par exemple lorsqu’ils répondent sur la relation entre les deux tuteurs. Le facteur de pondération peut alors être utilisé pour relativiser, dans l'ensemble des indicateurs, ceux dont la réponse n’est pas issue d'une connaissance directe mais qui toutefois peuvent nous intéresser à titre d’impression personnelle. - L'outil conçu est générique et ouvert. Chaque centre de formation peut l'adapter à son gré, en utilisant les indicateurs qui lui paraissent les plus significatifs, en formulant les questions de la manière la plus adéquate et en définissant les facteurs de pondération qu'il considère nécessaires. - Dans certains cas, l'élève exprime une certaine méconnaissance préalable au sujet de questions, sur le plan de travail ou autres, sur lesquelles le centre de formation lui a pourtant déjà fourni des informations. D'autre part, on constate que l'importance de la connaissance de la langue du théâtre d'accueil est surtout évaluée à la fin du stage. Une constatation fréquente dans le tutorat final est : « Quel dommage que la langue ne soit pas mieux maîtrisée ! ». Face à de telles considérations, il peut s’avérer utile de laisser plus de place à l'initiative de l'élève et de lui indiquer ce qu'il doit faire ou préparer avant le stage. Programme Leonardo da Vinci Page 156 2007 FIRCTE 4 – Orientations pour le passage du centre de formation à l’entreprise Programme Leonardo da Vinci Page 157 2007 FIRCTE4 Portadas idiomas 4/3/08 16:56 P gina 1 C M Y CM MY CY CMY K Les métiers techniques du spectacle vivant 1 Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle 2 Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi et la révision des plans de formation 3 Guide pour l’élaboration de plans d’évaluation de l’enseignement 4 Méthode d’évaluation des stages en entreprise 5 Orientation pour le passage du centre de formation à l’entreprise Janvier 2008 Composici n 5 - ORIENTATIONS POUR LE PASSAGE DU CENTRE DE FORMATION A L’ENTREPRISE Institut del Teatre de la Diputació de Barcelona. Espagne. Théâtre Royal de la Monnaie / Koninklijke Schouwburg De Munt. Bruxelles/Brussel. Belgique. Koninklijke Vlaamse Schouwburg. Brussel. Belgique. Escénica. Centro de Estudios Escénicos de Andalucía. Sevilla, Granada, Málaga. Espagne. Centro de Tecnología del Espectáculo - INAEM. Madrid. Espagne. Escuela Taller Técnicas Promocionales. Avilés. Espagne. Asociación de Técnicos de las Artes Escénicas. Bilbo. Espagne. Tartu Ülikool Viljandi Kultuuriakadeemia. Viljandi. Estonie. Centre de Formation Professionnelle aux Techniques du Spectacle. Bagnolet. France. Institut Supérieur des Techniques du Spectacle. Avignon. France. Théâtre National Populaire. Villeurbanne. France. École Supérieure d'Art Dramatique du TNS. Strasbourg. France. SYNPTAC-CGT. Paris. France. Fondazione Accademia d'Arti e Mestieri dello Spettacolo Teatro Alla Scala. Milano. Italie. Narodowy Stary Teatr. Krakow. Pologne. Centro Dramatico de Évora. Portugal. Rose Bruford College. London. Royaume-Uni. FIRCTE 4 – Orientations pour le passage du centre de formation à l’entreprise TABLE DES MATIERES 1. 2. Passage du centre de formation à la vie active 1.1. Problème du passage à la vie active 1.2. L’entrée dans la vie professionnelle dans le secteur du spectacle vivant 1.3. A qui cela incombe-t-il ? Rôle du centre de formation 2.1. Sélection des élèves 2.2. Former à des compétences 2.3. Stages en entreprise 2.4. Accompagnement de l’ancien élève dans la phase de passage 3. Rôle des entreprises 4. Rôle des syndicats, organisations du personnel au sein de l’entreprise et associations professionnelles 5. Rôle des pouvoirs publics 5.1. Promouvoir les formations correspondant à des professions réellement existantes 5.2. Favoriser la mobilité internationale 5.3. Favoriser l’orientation professionelle 5.4. Etablir des plans d’insertion et financer des mesures d’accompagnement 6. Indicateurs de qualité concernant le passage du centre de formation à l’entreprise 7. Quelques expériences de passage du centre de formation à l’entreprise Programme Leonardo da Vinci Page 159 2007 FIRCTE 4 – Orientations pour le passage du centre de formation à l’entreprise 1. Passage du centre de formation à l'entreprise 1.1. Problème du passage à la vie active L'élément qui définit l'insertion dans la vie active est l'emploi33. Dans un environnement professionnel, nous comprenons par « vie active » le moment où l'individu est un agent actif de la société, qui exerce une activité sociale et y apporte des contributions. Ces derniers temps, le passage à la vie active a été considérablement retardé. Au fur et à mesure que les sociétés se sont développées, elles sont devenues plus complexes et la période de formation s’est allongée. Traditionnellement, l'insertion des jeunes dans le monde du travail se faisait aux alentours de 14-16 ans, après une courte formation technique. Dès son entrée dans l'entreprise, le jeune était considéré comme un adulte, même s'il complétait sa formation avec un apprentissage au sein de l'entreprise. Cette situation est maintenant révolue. L'entrée des jeunes dans le monde du travail se produit normalement de manière progressive entre 20 et 30 ans34, souvent dans des emplois précaires et de basse qualification, inférieurs au niveau de connaissances acquis au cours de la formation initiale. L'instabilité et la précarité de l'emploi sont des caractéristiques de notre société, mais aussi la possibilité de changer de métier plusieurs fois au cours de sa vie professionnelle, étant donné l'évolution rapide des emplois. Le problème est très vaste puisque ces caractéristiques existent pour tous types d’emplois, indépendamment du niveau de qualification professionnelle exigé : nous rencontrons également beaucoup de cas d'emplois précaires pour jeunes avec une haute qualification professionnelle. Cette situation de précarité conduit à un retard dans la maturité des jeunes professionnels et dans leur comportement comme professionnels adultes, puisque, dans ce type d'emplois, ils ne s'intègrent pas pleinement au monde de l'entreprise, ne suivent pas un processus ascendant de professionnalisation, n'ont pas la possibilité d’être indépendants et restent souvent liés au cadre familial. Ils ont des difficultés à se situer dans l'entreprise, à comprendre le rôle qu’ils doivent y prendre, à déterminer le type de travail qui leur convient selon leurs capacités, leur formation et leurs possibilités d’évolution professionnelle, et en définitive à s’orienter dans un environnement professionnel chaque fois plus complexe et changeant. En revanche, les entreprises exigent des professionnels ayant un niveau adéquat de connaissances, mais aussi un degré d'autonomie et de maturité personnelle qui les rendent capables de répondre aux situations diverses de leur environnement professionnel. En sortant du centre de formation, l'employabilité est liée à la maturité, à la capacité de travail, à la capacité d'intégration dans une équipe, etc. Les entreprises détectent ces compétences lors de contrats précaires, qui déterminent souvent l'insertion professionnelle à venir. Précisons toutefois que, lorsque nous parlons d’entrée dans le monde du travail, nous ne parlons pas d’une simple insertion professionnelle, qui peut être momentanée. Il ne s'agit pas seulement de trouver le premier emploi ; c'est un problème plus complexe qui comprend une période à cheval entre la vie scolaire et la vie de travail des jeunes professionnels et qui touche à la qualité de l'emploi et à la satisfaction personnelle dans l’attente des espoirs professionnels et vitaux de l'individu. Il ne s'agit pas non plus d'un problème d'acquisition ou d’absence de connaissances techniques, mais plutôt de l'acquisition de compétences transversales. Trouver un travail est une chose, bâtir des aptitudes professionnelles en est une autre. Trouver un travail ne signifie pas nécessairement acquérir un métier. Acquérir un 33 Dans le présent document, nous parlons de l’emploi significatif, c’est-à-dire de l’emploi que trouve un jeune professionnel après une formation initiale. Nous ne considérons donc pas les petits travaux occasionnels pendant la période de formation initiale, les jobs d’été pour subvenir aux besoins, etc. 34 L’Enquête sur la Population Active (EPA) de la Communauté européenne faite en 2000 considère comme jeunes potentiellement impliqués dans le processus de passage à la vie active les moins de trente-cinq ans qui ont quitté (au moins une fois et de manière significative) le système d’enseignement dans les dix années précédentes. Programme Leonardo da Vinci Page 160 2007 FIRCTE 4 – Orientations pour le passage du centre de formation à l’entreprise métier signifie acquérir de nouvelles compétences qui permettent au jeune de progresser professionnellement. Le passage du centre de formation au monde du travail doit être considéré comme un processus de professionnalisation des jeunes élèves. Des experts en sociologie de l'éducation et de la jeunesse soulignent que, « en termes de durée, le passage intègre le cycle de formation ‘terminal’ […] et au minimum les trois ans qui suivent ou un temps suffisamment long sur le marché du travail ou dans l'emploi (temps de consolidation du travail), car ce passage commence avec la première prise de position sur l’avenir, alors que le jeune est encore en formation, et ne s’achève pas avec le premier contrat de travail mais après une certaine consolidation de l'activité professionnelle (qu’elle soit positive ou négative) »35. Dans le secteur du spectacle vivant, l'intermittence ou l'alternance sont habituelles, la période de passage tend par conséquent à s’allonger car la consolidation de l'activité professionnelle peut se faire non pas sur un emploi fixe mais sur une succession d’emplois intermittents. 1.2. L’entrée dans la vie professionnelle dans le secteur du spectacle vivant Dans le secteur du spectacle vivant, le problème se complique du fait de certaines spécificités : 35 - Dans le secteur prédominent les petites entreprises, c’est pourquoi des aspects comme l'autonomie des jeunes travailleurs ou la nécessité qu’ils aient une certaine polyvalence ont une importance particulière pour l’obtention d’un premier emploi. - Une partie importante du travail dans le secteur se fait lors de tournées, le jeune professionnel doit donc voyager et se débrouiller de manière satisfaisante dans des environnements différents de son cadre habituel. Souvent, le jeune professionnel est précisément employé dans une petite compagnie qui compte peu de techniciens – voire un seul - ; il doit donc montrer un niveau élevé d’autonomie et assumer une plus grande responsabilité. Cette autonomie n’a pas nécessairement été acquise dans le centre de formation. - L'intermittence dans l'embauche, qui est habituelle au secteur et en est même une caractéristique, augmente aussi les problèmes d’entrée dans le monde du travail dans la mesure où elle pèse sur l’évolution professionnelle au sein d’une entreprise. Le changement fréquent d'entreprise qu’entraîne cette intermittence peut conduire le jeune professionnel à multiplier des expériences enrichissantes s'il poursuit une démarche claire et fait montre d’une certaine maturité, mais peut aussi entraîner l’adoption de mauvaises habitudes professionnelles. - Les horaires de travail du secteur, qui comprennent habituellement des périodes d’activité de jour comme de nuit, de semaine comme de week-end, sans régularité des tranches horaires, signifient un changement du mode de vie. - Le travail en équipe est inhérent au secteur du spectacle vivant. Le technicien travaille en équipe avec d'autres techniciens - de sa même spécialité ou d'autres spécialités - et avec les éléments artistiques de la compagnie : acteurs et actrices, metteurs en scène, décorateurs, etc. La capacité de travailler en équipe et de s'adapter à des équipes différentes, et, surtout, la compréhension du fait artistique comme fondement de ce travail en équipe sont essentiels à une bonne intégration du jeune professionnel dans le monde du travail et à son évolution future. Joaquim Casal, “De la escuela al trabajo”, Cuadernos de Pedagogía, nº 326, pp. 81-86:82. Programme Leonardo da Vinci Page 161 2007 FIRCTE 4 – Orientations pour le passage du centre de formation à l’entreprise - L’absence d’une tradition de formation dans le secteur peut provoquer un certain rejet des jeunes formés par des techniciens qui n'ont pas eu accès à la formation. - La représentation en direct - autre caractéristique inhérente au spectacle vivant complique aussi l’entrée sur le marché du travail, car les personnels doivent être immédiatement opérationnels, pouvoir répondre aux problèmes dès qu’ils surgissent et être capables de surmonter les difficultés et imprévus pendant une représentation qui, par nature, est unique. Cela signifie que le jeune technicien du spectacle doit avoir une autonomie suffisante pour être capable de répondre à des situations inattendues sans avoir le temps de consulter des personnes plus expérimentées. - La forte expansion du secteur du spectacle vivant qui entraîne une forte demande de techniciens qualifiés, fait que le niveau d'insertion professionnelle des jeunes diplômés est élevé, mais il en va de même de nombreux jeunes qui peuvent être recrutés avant la fin de leurs études. L’insuffisance du nombre de centres de formation, jointe aux caractéristiques propres du secteur (notamment l'absence d'un seuil d'entrée) permet aussi l'insertion de jeunes sans formation appropriée. D'autre part, le secteur du spectacle vivant a des caractéristiques propres en matière d’embauche du personnel qui conditionnent fortement ce processus de passage. La cooptation et l'accès à partir d’autres métiers sont fréquents, et dans la mesure où le secteur accorde une importance à la formation initiale, les stages en entreprise des élèves sont un facteur qui contribue à l’embauche ultérieure. Dans le secteur du spectacle vivant, nous pouvons dire que l’entrée des jeunes dans la vie active implique : - un développement professionnel - une maturité personnelle - un réseau relationnel d'entreprises, centres de formation, professionnelles, syndicats, etc., que le jeune professionnel doit créer - le dépassement des difficultés spécifiques au secteur. associations 1.3. A qui cela incombe-t-il ? Etant conscientes des difficultés posées par le passage du centre de formation à l'entreprise, les autorités éducatives proposent des programmes et des dispositifs consacrés à l'orientation professionnelle des jeunes. Mais on tend souvent à croire que l’entrée des élèves dans le monde professionnel concerne seulement l'élève lui-même ou, tout au plus, les autres personnes directement concernées par ce passage. Les centres de formation pensent parfois que c'est un problème relevant des entreprises, qui ne fournissent pas les emplois adéquats et permanents, alors que les entreprises estiment souvent que la question relève des centres de formation qui ne forment pas suffisamment les jeunes. Toutefois, dans la mesure où ce passage est un processus de professionnalisation, le problème incombe à toutes les personnes impliquées dans ce processus : centres de formation, entreprises, syndicats, associations professionnelles, administration et, naturellement, élève lui-même. Le processus de professionnalisation se rapporte principalement au passage de la formation initiale au monde du travail, mais aussi à la promotion horizontale réalisée grâce à la formation continue. Il est donc évident que cela ne concerne pas seulement l'élève ou la formation initiale qu’il a reçue. C'est un processus psychosocial, qui touche la personne et Programme Leonardo da Vinci Page 162 2007 FIRCTE 4 – Orientations pour le passage du centre de formation à l’entreprise l'environnement professionnel et nécessite la participation de tous les agents pour être mené à bien de façon satisfaisante. Dans le présent document, nous développerons des orientations que les centres de formation pourraient inclure dans les programmes pédagogiques pour améliorer le passage du centre de formation à l'entreprise, et étudierons les contributions que peuvent apporter les entreprises, syndicats et associations professionnelles pour faciliter le passage du monde scolaire au monde du travail. Nous n'essayerons pas de donner des recettes destinées à résoudre des problèmes concrets mais seulement à susciter quelques réflexions, car la situation peut être différente d’un pays à l’autre. Nous nous concentrerons sur la personne qui passe du monde scolaire au monde professionnel. 2. Rôle du centre de formation Les centres de formation devront envisager le passage au monde du travail comme faisant partie de leur mission pédagogique. A cet effet, il sera utile de formuler des questions telles que : - que peut faire le centre de formation pour orienter le processus professionnalisation de l'élève pendant sa formation et les années qui suivent ? de - quelle est la relation du centre de formation avec ses anciens élèves ? - quel type d'orientation les anciens élèves demandent-ils au centre de formation ? - les centres de formation favorisent-ils les initiatives entrepreneuriales de leurs élèves ou les dirigent-ils uniquement vers l'emploi salarié ? L’auto-emploi existe-t-il ? - quelle est la relation entre les formations dispensées par le centre de formation et le chômage ? Permettent-elles la mobilité sectorielle ou professionnelle ? - de quelles aides le centre de formation peut-il bénéficier dans son environnement par les organismes (administration, syndicats, associations professionnelles, etc.) qui travaillent à l'insertion professionnelle ? - comment peut-il faire comprendre à l'élève la formation dont il a besoin pour travailler ? Comment peut-il lui faire prendre conscience de ce qu’il est capable de faire et de ce qu’il ne peut pas faire ? Selon les réponses à ce type de questions, le centre devra formuler des options qui prennent en compte le passage à la vie professionnelle comme une composante importante de la formation qu'il dispense. Le centre de formation peut jouer un rôle décisif dans le passage à la vie professionnelle concernant plusieurs aspects, développés ci-dessous : - dans la sélection des élèves - dans les études, en adaptant la formation à la complexité de la profession et en insistant suffisamment sur les compétences transversales ou, en d'autres termes, en formant à des compétences et non seulement à des connaissances - dans l'organisation et la gestion des stages en entreprise Programme Leonardo da Vinci Page 163 2007 FIRCTE 4 – Orientations pour le passage du centre de formation à l’entreprise - dans le suivi de l’ancien élève lors de la phase de passage à la vie active, en lui faisant prendre conscience des spécificités du secteur que nous avons énumérées précédemment et en l'aidant à s’orienter professionnellement. Une bonne intégration du centre de formation dans le milieu professionnel est une garantie de qualité de la formation. 2.1. Sélection des élèves Le centre de formation peut partir de la base que le passage ne débute pas à la fin des études (comme le pensent généralement les experts) mais dès l’arrivée au centre de formation. Le centre peut également considérer que la professionnalisation dans le spectacle vivant commence avec le choix d’un métier. Etant donné les spécificités du secteur, un choix adapté aux caractéristiques personnelles de l'élève sera un atout essentiel dans la réussite de son passage à la vie active. En revanche, si les aptitudes de l'élève sont difficilement compatibles avec les spécificités du secteur, le passage à la vie professionnelle peut s'avérer difficile. En ce sens, le centre de formation peut introduire dans les épreuves d'admission ou de sélection des futurs élèves des critères leur permettant d’éviter un parcours scolaire difficile et un passage à la vie active incertain. L'expérience des centres de formation qui participent au projet FIRCTE4 montre souvent que les candidats rejetés se présentent à nouveau aux examens d'entrée avec de meilleures dispositions pour ce type d'études. La professionnalisation commence donc dès l'entrée au centre de formation. Toutefois, il ne faut pas oublier qu'une partie de la formation dispensée dans ce secteur est une formation professionnelle, que certaines écoles vivent de fonds destinés à ce type de formation, et que la sélection des élèves se fait donc parmi des personnes en situation de chômage. Auquel cas, la possibilité d'influer sur la sélection des élèves est considérablement réduite. Il faut également tenir compte du fait que certains centres ne sont pas juridiquement habilités à faire une sélection des élèves. 2.2. Former à des compétences Le centre de formation doit rendre ses élèves conscients du fait que l’intégration à la vie active est un processus qui commence dès le début des études, se poursuit avec la période de formation au centre et s’achève avec l'étape proprement dite de passage du centre de formation à l'entreprise. Les élèves doivent apprendre un métier et le centre doit les former à des connaissances et à des compétences. Le centre de formation doit évaluer non seulement l’acquisition de compétences techniques mais aussi l'acquisition de compétences transversales comme facteur de base de la professionnalisation. Dans la mesure où la maturité, la capacité de travailler en équipe, l'autonomie, etc., sont déterminants pour l'employabilité, le centre de formation devra placer l'acquisition de compétences transversales au même niveau que l'acquisition de compétences techniques et de connaissances. Il doit aussi évaluer l'acquisition de compétences en matière de compréhension des activités artistiques qui sont essentielles pour qu'un jeune travailleur puisse évoluer dans ce secteur. Pour être « employables » les jeunes professionnels doivent être capables de passer à l'action, de « faire ». Pour cela, il est important que le centre de formation adopte un système Programme Leonardo da Vinci Page 164 2007 FIRCTE 4 – Orientations pour le passage du centre de formation à l’entreprise de formation à des compétences, en gardant à l’esprit qu’elle a pour but le passage à la vie active. On considère alors en effet comme un des objectifs de la formation le fait de faire réfléchir l'élève à sa carrière professionnelle et de l'aider à penser en termes d’évolution professionnelle, en lui donnant les outils de jugement lui permettant de se développer par luimême dans la vie professionnelle et de savoir à tout moment ce que lui convient. Il sera donc fondamental que le programme pédagogique du centre de formation ait un lien véritable avec le métier. 2.3. Les stages en entreprise Les stages en entreprise peuvent jouer un rôle de premier plan dans le passage au monde du travail. Par nature, ils offrent un cadre où les élèves ont l'occasion d'approfondir la connaissance des usages professionnels, approfondissement qui ne peut être donné que dans le cadre de l'exercice réel de la profession au sein d'une entreprise, c'est-à-dire sur un lieu de travail hors du centre de formation. L'entreprise fait le lien entre connaissances et compétences acquises au centre de formation et réalité professionnelle. Toutefois, les stages en entreprise sont réalisés dans un contexte pédagogique dans lequel un contrôle par le centre de formation et par l'entreprise est nécessaire. Cela implique un contrôle de l'élève qui limitera son autonomie et sa capacité de décision mais l'aidera à mieux connaître le milieu professionnel36. A la condition que le centre de formation ait bien choisi les entreprises, que les stages soient bien planifiés et organisés, et que l'élève ait une vision claire de sa fonction, ils peuvent être un élément clef de développement professionnel et compléter la formation que l'élève a reçue au centre de formation, en matière de : - connaissance, pratique et respect des horaires de travail propres aux professions du spectacle, dans lesquelles le travail de nuit, les jours de fête ou le 3/8 sont courants. - respect des normes de sécurité, conventions collectives, règlements intérieurs et habitudes de l'entreprise. - connaissance des différentes formes d'organisation du travail et des tâches assignées aux équipes et aux spécialités. - connaissance de différents organigrammes des théâtres, ateliers et entreprises, et des différences d’organisation des entreprises en fonction de leur appartenance au secteur public ou privé, du type de spectacle (opéra, théâtre, musique, événements, etc.), de la nature de l’entreprise (production ou service), de sa taille ou du pays (en cas de stage à l'étranger). - compréhension de la « culture d'entreprise » et des valeurs distinctives d'un lieu de travail. - relation avec les professionnels : supérieurs hiérarchiques, compagnons de travail, autre personnel de l'entreprise extérieur au spectacle, créateurs et artistes, ou avec le client en cas d'entreprises de services. - adoption d'un comportement positif et participatif dans les relations de travail. - connaissance du jargon professionnel. 36 Pour une étude plus détaillée sur les stages en entreprise, nous renvoyons au document du projet FIRCTE3, Techniques des arts du spectacle. Guide des stages en entreprise. Programme Leonardo da Vinci Page 165 2007 FIRCTE 4 – Orientations pour le passage du centre de formation à l’entreprise - connaissance des différents locaux, matériels et équipements scéniques. - connaissance des droits et devoirs du travailleur au sein de l'entreprise et du cadre de dialogue entre entreprise et travailleurs. - familiarisation avec les différentes perspectives professionnelles. - apprentissage de la façon de travailler dans d'autres pays (en cas de stage à l'étranger). - amélioration des connaissances linguistiques et du jargon professionnel dans une langue étrangère (en cas de stage à l'étranger). - autonomie personnelle. - capacité de travailler en équipe. - gestion du temps et gestion de l'effort. - responsabilité concernant le respect des engagements. - capacité de prévision et de planification. - compréhension des processus de création, de production et de montage d'un spectacle. - reconnaissance de ses capacités et adéquation de celles-ci à la structure de l'entreprise. - compréhension de la complexité du fait artistique et développement de sa sensibilité. - etc. Dans les expériences d'apprentissage en alternance avec travail en entreprise, les apprentis acquièrent tout de suite la notion d'appartenir à une entreprise. Ils ont une perception plus proche d’une partie du secteur professionnel, c'est-à-dire de l'entreprise dans laquelle ils reçoivent la formation d’apprenti. Cela facilite leur passage à la vie active. De même, si l'élève améliore certaines de ses compétences dans les stages en entreprise, cela aboutira à un passage plus facile dans la vie active. 2.4. Accompagnement de l’ancien élève dans la phase de passage Dans la situation actuelle de la formation professionnelle, le centre de formation doit s’impliquer auprès de ses anciens élèves pendant leur phase de passage à la vie active pour les aider à mûrir et à évoluer professionnellement. En conservant une relation avec eux, le centre de formation doit faire prendre conscience à ses anciens élèves de leurs capacités, de ce qu'ils peuvent faire et de ce qu’ils ne peuvent assumer, des possibilités qui leur sont offertes dans différentes entreprises ou dans différents emplois. Il est important que, lors de l'acceptation d'un emploi ou de la poursuite de cet emploi, le jeune professionnel tienne compte de tous ses aspects, positifs comme négatifs : satisfaction artistique, stress, compétence professionnelle, salaire, etc. L'expérience nous montre que les élèves se tournent vers le centre de formation lorsqu’ils sont en phase d'orientation professionnelle et demandent une aide pour prendre des décisions sur leur rôle dans une entreprise, sur le fait de savoir si l'entreprise où ils travaillent Programme Leonardo da Vinci Page 166 2007 FIRCTE 4 – Orientations pour le passage du centre de formation à l’entreprise ou dans laquelle ils ont la possibilité d’entrer est celle qui leur convient le mieux, etc. Il faut que le centre de formation fasse prendre conscience à ses formateurs que leur mission consiste aussi à accompagner les élèves dans la phase de passage du centre de formation à l'entreprise. De la part de ces formateurs, il ne s'agit pas tant de donner des réponses que d'aider les anciens élèves à formuler les bonnes questions. La relation avec l’ancien élève n'est plus la relation enseignant-élève mais une relation entre professionnels, dont l’un - le centre de formation - a plus d'expérience. C'est le professionnel expérimenté qui aide le jeune à formuler des questions comme : - suis-je préparé à occuper cet emploi ? - suis-je capable de répondre aux exigences de cet emploi ? - suis-je capable d'assumer les responsabilités qu'entraîne cet emploi ? - quelles sont mes lacunes de formation ? - quelles formations complémentaires dois-je suivre ? - quelle satisfaction artistique ou professionnelle cet emploi peut-il apporter ? - cet emploi contribue-t-il à mon amélioration comme professionnel ? - dans quel type de travail mes facultés seront-elles le mieux mises en valeur ? - dois-je accepter cet emploi avec les conditions de travail et économiques qui me sont proposées ? - un changement d’emploi pour travailler avec une autre équipe me convient-il ? - suis-je capable de me développer de façon autonome dans un environnement différent de celui auquel je suis habitué ? - dois-je continuer dans cet emploi malgré les conditions de stress dans lesquelles il se déroule ? - pourquoi ai-je eu un échec professionnel ? Que dois-je faire pour le surmonter ? - etc. Il s’agit de faire en sorte que le jeune professionnel réfléchisse et prenne les décisions les plus adaptées à ses aptitudes professionnelles. Il ne s'agit pas tant de le conseiller dans les décisions qu'il doit prendre que de l’accompagner dans son passage à la vie active. Il faut tenir compte du fait que le suivi des anciens élèves a un coût économique. La situation idéale serait donc qu’une partie du budget d'une formation soit affectée à ce suivi. 3. Rôle des entreprises Les entreprises vivent le problème du passage dans une autre perspective. Elles trouvent de nouveaux professionnels toujours mieux préparés en termes de connaissances et de capacités techniques, mais des jeunes moins mûrs personnellement et professionnellement. L'entreprise a sans doute besoin de techniciens bien préparés en termes de connaissances et de capacités techniques mais qui soient aussi capables d'assumer des tâches qui présentent un certain niveau de responsabilité. Programme Leonardo da Vinci Page 167 2007 FIRCTE 4 – Orientations pour le passage du centre de formation à l’entreprise Quel rôle peuvent jouer les entreprises dans ce processus de passage à la vie active ? En premier lieu, les entreprises doivent analyser leurs usages et leurs politiques en matière d’embauche : - quels aspects évalue-t-on pour l'embauche ? - quelle importance accorde-t-on à la formation préalable des candidats à un emploi ? - pratique-t-on un système d'embauche par cooptation ou un certain type de sélection préalable ? - quel rôle jouent les stages en entreprise par rapport à l'embauche des futurs professionnels ? - quelles conditions salariales et contractuelles offre-t-on aux jeunes professionnels ? - etc. La pratique de l'embauche par cooptation est assez courante dans le secteur et entraîne un grand niveau de subjectivité, ce qui empêche parfois d’évaluer des aspects qui pourraient favoriser un accès aux emplois plus conforme aux besoins réels. D'autre part, les entreprises connaissent généralement peu les centres de formation. Ces derniers doivent donc faire connaître leurs actions et les techniciens qu’ils forment auprès des entreprises susceptibles de les embaucher. En ce sens, les stages en entreprise ont une double fonction : connaissance des futurs professionnels par les entreprises et connaissance mutuelle des entreprises et des centres de formation. Il est également important que l'entreprise sache si elle peut disposer des professionnels compétents dont elle a besoin aux conditions de travail proposées. L'investissement le plus rentable n'est pas toujours le moins cher à court terme. Il faut aussi que l'entreprise analyse son contexte social et le rôle que peuvent jouer ses employés dans le processus visant à adapter les compétences des jeunes aux exigences professionnelles. Traditionnellement, les entreprises promouvaient la relation maître-apprenti qui permettait à ce dernier d’évoluer dans le métier. Le rythme de production actuel, les modalités d'embauche et la plus grande complexité technologique des métiers du spectacle vivant font que cette relation maître-apprenti peut difficilement être la forme courante de professionnalisation des jeunes. D'autre part, l'évolution rapide de la technologie fait que le jeune professionnel la connaît souvent mieux que le professionnel certes expérimenté mais ne disposant pas d’une formation technologique de base. Toutefois, l'expérience professionnelle et la connaissance de son métier confèrent à ce dernier des compétences qui sont souvent aussi ou plus importantes que les compétences proprement technologiques. L'entreprise peut donc envisager la possibilité de favoriser certains aspects de la relation maître-apprenti susceptibles d’influer favorablement sur la professionnalisation du jeune. 4. Rôle des syndicats, des organisations du personnel au sein de l'entreprise et des associations professionnelles Programme Leonardo da Vinci Page 168 2007 FIRCTE 4 – Orientations pour le passage du centre de formation à l’entreprise En Europe, la situation des syndicats, des organisations du personnel au sein des entreprises et des associations professionnelles est très diverse. Des associations professionnelles très fortes existent dans certains pays mais pas dans d'autres. Certaines associations ont un rôle très proche de celui des syndicats ou agissent comme tels, tandis que d'autres affirment leur indépendance. Il faut donc prendre les réflexions qui suivent comme des orientations générales qui pourront être prises en considération par les organisations selon la situation de chaque pays. Les syndicats, les organisations du personnel au sein des entreprises et les associations professionnelles peuvent contribuer à une meilleure connaissance des réalités du passage entre le centre de formation et l'entreprise, en posant des questions telles que : - Quels sont les facteurs expliquant l'entrée des diplômés des centres de formation sur le marché du travail ? - Quels facteurs expliquent leur position (catégorie d'emploi, revenus) dans la vie active ? - Quel jugement les diplômés portent-ils sur leur qualification, ainsi que l’effet de celle-ci sur l’entrée dans le marché du travail et sa pérennité ? - Les emplois obtenus correspondent-ils à la formation dispensée en termes de spécialisation et de qualification ? - Etc. Les syndicats, dans la mesure où ils ne se préoccupent pas seulement de l'insertion professionnelle mais travaillent aussi au niveau national ou régional à l’amélioration des conditions de travail et de la formation des travailleurs, peuvent proposer l'ajout dans les conventions collectives de mesures concrètes facilitant le passage des jeunes à la vie active, comme par exemple l'établissement de « contrats de relève »37, la formation en alternance, les contrats de professionnalisation, etc. Ils peuvent aussi contribuer à améliorer les conditions dans lesquelles les jeunes professionnels sont engagés en évitant les situations irrégulières comme les emplois occupés par des boursiers, etc. Au sein des entreprises, les organisations du personnel peuvent mettre en œuvre les grandes mesures adoptées au niveau national ou régional et transférer ces principes à leur domaine d'action en les rendant effectifs dans la négociation collective, dans leurs relations avec la direction technique, etc. Les organisations du personnel au sein de l'entreprise peuvent l’aider à établir des plans de renouvellement du personnel. Dans un grand opéra par exemple, un des objectifs de la direction générale pendant son mandat - qui est généralement de quatre à sept années - est de produire de bons spectacles, mais, étant donné la durée du mandat, elle peut se désintéresser de l'évolution à long terme des équipes techniques, alors que cela constitue une des préoccupations essentielles du directeur technique. Les organisations du personnel au sein de l'entreprise peuvent, à cet égard, représenter un soutien important pour le directeur technique et l’aider à définir des plans d'évolution des équipes techniques, en réservant par exemple des emplois aux jeunes issus de l'apprentissage ou à la « relève ». Elles peuvent aussi contribuer à promouvoir la mobilité au sein de l'entreprise qui est génératrice d'emploi et qui est freinée par le corporatisme. Il peut être difficile pour la direction d'une entreprise d’accepter l'intervention des organisations du personnel dans certains aspects de la gestion, mais lorsque l'entreprise y est disposée, elle doit pouvoir trouver auprès des organisations du personnel le soutien lui permettant 37 N.d.T.: Contrat de droit espagnol dont l’objet est le départ d’un salarié en retraite partielle compensé par l’embauche à temps partiel d’un autre salarié. Programme Leonardo da Vinci Page 169 2007 FIRCTE 4 – Orientations pour le passage du centre de formation à l’entreprise d’aboutir à des accords sur le renouvellement du personnel, les plans de carrière et la mobilité dans l'entreprise. Les associations professionnelles peuvent orienter les jeunes professionnels et remplir des missions de conseil sur la législation, la sécurité, etc. Dans la mesure où elles agissent aussi comme « modérateurs » - en veillant à éviter les situations irrégulières et à défendre les techniciens indépendants face à la multiplicité et à la diversité des entreprises - elles peuvent apporter un soutien précieux pour le passage des jeunes à la vie professionnelle. Dans la mesure aussi où elles aident à créer un cadre professionnel, en établissant des « accords minimums » en matière de conditions de travail, de conventions de formation, etc., elles peuvent contribuer à créer les conditions qui favorisent le passage des jeunes à la vie active. 5. Rôle des pouvoirs publics Les pouvoirs publics peuvent aussi jouer un rôle dans ce processus par diverses mesures telles que : - promouvoir les formations qui correspondent à des profils professionnels existant dans la réalité favoriser la mobilité internationale améliorer l'orientation professionnelle créer des programmes d'insertion et financer des mesures d'accompagnement professionnel 5.1. Promouvoir les formations correspondant à des professions réellement existantes Les autorités éducatives peuvent favoriser l'employabilité des diplômés des centres de formation professionnelle en promouvant des formations qui correspondent aux professions réellement existantes. Face au manque d’emplois, il a été parfois plus important pour les administrations de maintenir les jeunes scolarisés que de les former à une profession. En outre, des formations ne répondant pas aux réalités professionnelles ont parfois été mises en œuvre ou conservées. Voyons un exemple. Les autorités éducatives d'un pays européen veulent organiser une formation professionnelle aux métiers du spectacle portant à la fois sur le secteur audiovisuel et le secteur du spectacle vivant. Elles créent un titre professionnel qui ne correspond pas précisément à un métier existant sur le marché du travail, dans le but de former à diverses professions, tant du secteur audiovisuel que du spectacle vivant. Dans la pratique, cette qualification pour deux secteurs en même temps est très inadaptée car les réalités professionnelles y sont différentes. Les difficultés peuvent être aggravées, par exemple, par le fait que le cursus ne prévoit pas une formation suffisante au spectacle vivant faute de formateurs et d’équipements appropriés. En conséquence, des personnes soi-disant formées à une certaine polyvalence se trouvent dénuées de réelles compétences dans un des domaines étudiés, en l’occurrence le spectacle vivant. La sortie de ce type de formation rend très difficile le passage à la vie active. Par contre, si les programmes de formation partent des réalités professionnelles - non pas dans un sens restrictif consistant à former des professionnels très spécialisés ne répondant qu’à une demande ponctuelle du marché du travail, mais dans le but de préparer des professionnels Programme Leonardo da Vinci Page 170 2007 FIRCTE 4 – Orientations pour le passage du centre de formation à l’entreprise capables de s'adapter aux différents besoins de la profession - le passage à la vie active sera beaucoup moins problématique. 5.2. Favoriser la mobilité internationale Dans le secteur du spectacle vivant, la mobilité internationale est très importante. L’entrée dans la vie active des jeunes professionnels sera d’autant plus aisée que le niveau de préparation à cette mobilité sera élevé. La déclaration de Copenhague propose de promouvoir la création d'un espace européen de la formation professionnelle ; les différentes administrations nationales pouvant contribuer dans une large mesure à la création de cet espace en favorisant la mobilité européenne. 5.3. Favoriser l'orientation professionnelle L'administration peut entreprendre d’autres actions, notamment créer un service d'orientation professionnelle visant à faciliter le choix par les jeunes d'un métier convenant à leurs capacités et à leurs intérêts. Les professions du spectacle, liées à l’artistique, exigent une forte mobilisation de compétences complexes à cheval entre domaine technique et domaine artistique. Outre le fait de disposer des compétences techniques nécessaires, l’élève doit connaître la spécificité de l'environnement de travail, des horaires et de la mobilité qu’il va rencontrer. Les facteurs comportementaux y sont essentiels, ainsi que l'implication dans les processus artistiques. Si le futur élève en formation initiale attiré par les professions techniques du spectacle est bien orienté, nous éviterons des échecs nés du manque d'adéquation au profil professionnel. La collaboration entre les centres de formation et les services d’orientation professionnelle est donc fondamentale. Il est nécessaire de détecter les jeunes ayant vocation à exercer ces métiers, mais en même temps il faut leur faire connaître franchement le contexte professionnel dans lequel ils développeront leurs activités, car souvent l’élève ne perçoit que les aspects les plus attrayants, comme par exemple l’appartenance au secteur valorisant du spectacle et de la culture ou l’aspect itinérant et les horaires décalés qu’on y rencontre. Le centre de formation devra collaborer à la connaissance du profil professionnel concerné, en l'exposant de manière claire et en fournissant les informations nécessaires aux professionnels de l'éducation pour orienter au mieux l'élève. Ce processus est complété par la sélection opérée par le centre de formation. La lettre de motivation et l’entretien individuel font partie des instruments qui permettent de déceler l’adéquation entre le profil du candidat et le profil professionnel demandé à la sortie des études. A cet effet, les critères de sélection préalable établis par les centres de formation sont importants. Pour certains types de formation, les organismes qui s’en occupent ou qui la financent ne permettent pas l'établissement de critères de sélection préalable des élèves. Cela peut conduire à un manque d’homogénéité du groupe, facteur supplémentaire de difficulté pour une formation de qualité. On peut également se trouver à dispenser une formation à des personnes qui n'ont pas les aptitudes requises. Une autre action pouvant être entreprise par les administrations est la réorientation vers un autre métier au cours du processus de passage, quand on découvre que celui auquel un jeune a été préparé ne convient pas à ses capacités. Malgré les précautions, on peut également trouver des élèves qui, une fois leurs études terminées, se rendent compte que le métier ne comble pas leurs attentes ou que les conditions de la vie professionnelle ne sont pas celles qu'ils souhaitent. Dans ce cas, le centre peut collaborer à la réorientation de ses anciens élèves en leur proposant de compléter leurs études avec des disciplines voisines qui permettent de choisir des métiers dans un secteur plus conforme à leurs désirs. Toutefois, la capacité du centre, qui se consacre naturellement à la formation aux techniques des arts du Programme Leonardo da Vinci Page 171 2007 FIRCTE 4 – Orientations pour le passage du centre de formation à l’entreprise spectacle, est limitée. Dans ce cas, l'élève et le centre devraient pouvoir trouver auprès des autorités publiques l’aide nécessaire à la réorientation professionnelle du jeune. 5.4. Établir des plans d'insertion et financer des mesures d'accompagnement Les administrations cherchent à faciliter le passage à la vie active par la création de bourses d'emploi ou autres initiatives visant à l'insertion professionnelle des jeunes ; initiatives qui n'ont pas toujours démontré leur efficacité. Les initiatives que l'administration peut prendre dans ce domaine doivent tenir compte de la spécificité du secteur. Ainsi, nous pourrions leur suggérer : - de communiquer les informations concernant les offres et demandes d'emploi dans un secteur peu structuré comme l'est celui du spectacle vivant - d’établir ou de promouvoir les contrats d'insertion professionnelle et autres formules - dans un contexte de création d'emploi, de favoriser le travail indépendant dans les industries culturelles - d’offrir des emplois en contrat d’insertion ou de « relève » dans les entreprises publiques (tant d'accueil de spectacles que de production) L'adoption d'un ensemble de mesures, structuré sous forme de plan et élaboré avec l'accord des services sociaux concernés, peut se révéler un outil très utile s’il est accompagné des mesures appropriées de financement. Il s'agit, une fois de plus, de prêter une attention particulière au processus par lequel un secteur sensible comme celui des arts de la scène et du spectacle parvient à se doter de professionnels bien préparés et pouvant se projeter dans le futur pour apporter leur concours à la création artistique. Il est également possible de consacrer plus de moyens à l'accompagnement des jeunes diplômés dans leur vie professionnelle, en favorisant les stages en entreprise ou en assurant un suivi post-formation. La bonne gestion d'un programme de stages en entreprise ou d’accompagnement des jeunes diplômés a un coût économique que les centres de formation ne peuvent pas toujours assumer seuls. A la condition que les programmes de stages ou d’accompagnement soient de qualité suffisante, ce coût peut être pris en charge par les différents agents qui interviennent dans le processus de passage, en sachant toutefois que cette prise en charge doit relever majoritairement des administrations ou organismes qui financent la formation. * 6. Indicateurs de qualité concernant le passage du centre de formation à l’entreprise Afin que les différents agents concernés puissent entamer une démarche d’amélioration, le passage à la vie active peut faire l’objet d’un processus d’évaluation qualitatif. Programme Leonardo da Vinci Page 172 2007 FIRCTE 4 – Orientations pour le passage du centre de formation à l’entreprise Pour analyser les mesures qualitatives à introduire dans le processus de passage du centre de formation à l'entreprise, il est nécessaire d'utiliser certains indicateurs. En ce qui concerne l'emploi, et en fixant un temps prédéterminé comme base d'étude, nous pouvons étudier les éléments suivants38 : - La part de jeunes qui obtiennent un emploi dans le secteur du spectacle vivant - Le type d'emploi qu'obtiennent les jeunes dans le secteur et la correspondance ou non de cet emploi avec la formation reçue - La mobilité de ou vers l'emploi : • quelle part des techniciens reste dans l'entreprise et au même emploi • quelle part est passée à un autre emploi dans la même entreprise • quelle part est allée dans une autre entreprise • quelle part se trouve au chômage ou en inactive - Les caractéristiques des nouvelles embauches. D'où viennent les techniciens qui ont accédé à l’emploi il y a moins d'un an ? : • d'un centre de formation • d'un autre emploi dans le secteur du spectacle vivant • d'un autre secteur professionnel - La part des différentes situations professionnelles des diplômés d’un centre de formation : • salarié • autonome • aide familiale - La nature du lien salarial : • contrat à durée indéterminée • contrat à durée déterminée - La répartition horaire du travail : • journée complète/temps partiel • horaires réguliers/irréguliers • horaires spéciaux • temps partiel pour cause de formation - L’existence d'une formation associée à l'emploi : • par le contrat de travail • par un contrat d’apprentissage - L’adéquation de la formation reçue à l'emploi obtenu - Les professions exercées - L'emploi des diplômés d’un centre de formation selon la taille des entreprises et les secteurs d'activité - Les rémunérations perçues 38 La liste qui suit a été réalisée à partir de L. Freysson, « Indicadores sobre la transición de la escuela a la vida activa » (Indicateurs sur le passage de l’école à la vie active), Fuentes europeas, 42, mars 2000. Programme Leonardo da Vinci Page 173 2007 FIRCTE 4 – Orientations pour le passage du centre de formation à l’entreprise En analysant les cas étudiés et selon les indicateurs choisis, on peut extraire des informations intéressantes pour mettre en place des actions d'amélioration du processus de passage du centre de formation à l'entreprise par les différents agents concernés. 7. Quelques expériences de passage du centre de formation à l’entreprise Dans le cadre du projet FIRCTE4 quelques expériences relatives au passage centre de formation/entreprise menées par certains partenaires du projet ont été analysées. Cette analyse a été conduite du point de vue des centres de formation et également de celui des syndicats et des associations professionnelles. Nous résumerons dans les annexes les conclusions auxquelles nous sommes arrivés. Programme Leonardo da Vinci Page 174 2007 FIRCTE 4 – Guide pour la réalisation de plans de qualité pour les centres de formation aux métiers techniques du spectacle Programme Leonardo da Vinci Page 175 2007 FIRCTE 4 - Participants Le promoteur du Projet FIRCTE 4 Institut del Teatre de la Diputació de Barcelona Les partenaires de FIRCTE 4 Espagne : Institut del Teatre de la Diputació de Barcelona Escénica, Centro de Estudios Técnicos, Sevilla-Málaga-Granada Centro de Tecnología del Espectáculo (CTE-INAEM), Madrid Escuela Taller Técnicas Promocionales (ETTP), Avilés Asociación de Técnicos de las Artes Escénicas (ATAE), Bilbao France : Théâtre National Populaire de Villeurbanne Centre de Formation Professionnelle aux Techniques du Spectacle, Bagnolet Institut Supérieur des Techniques du Spectacle, Avignon Ecole Supérieure d’Art Dramatique du Théâtre National de Strasbourg SYNPTAC-CGT, France Pologne : Stary Teatr de Cracovie Italie : Accademia d’Arti e Mestieri dello Spettacolo Teatro alla Scala (TaS), Milan Royaume Uni : Rose Bruford College (RBC) de Londres Belgique : Opéra Royal de La Monnaie/De Munt (TRM/KMS), Bruxelles Lituanie : Université Tartu Viljandi Culture Academy de Viljandi Portugal : Centro Dramático de Evora (CENDREV) Ils ont apporté leur contribution au projet : 1. Román Alvarez, Escuela Taller Técnicas Promocionales (ETTP ) de Avilés 2. Carmen Amaya, étudiante de Maquinaria Escénica au Centro de Tecnología del Espectáculo (CTE-INAEM ), Madrid. 3. Arnaud Amouriaux, apprenti régisseur son au CFA du Spectacle, Bagnolet 4. Ramón Aparicio, de Escénica, Centro de Estudios Técnicos, Sevilla-Málaga-Granada 5. Eric Bellevegue, technnicien de la Salle Victoire II de Montpellier 6. Umberto Bellodi, de l’Accademia d’Arti e Mestieri dello Spettacolo Teatro alla Scala (TaS), Milan Programme Leonardo da Vinci Page 191 2007 FIRCTE 4 - Participants 7. Juanjo Borrero, de Escénica, Centro de Estudios Técnicos, Sevilla-Málaga-Granada 8. Olga Cáceres, étudiante de Maquinaria Escénica au Centro de Tecnología del Espectáculo (CTE-INAEM ), Madrid 9. Rafael Cámara , étudiant de Maquinaria Escénica au Centro de Tecnología del Espectáculo (CTE-INAEM ). Madrid 10. Jim Carey, formateur son au Rose Bruford College (RBC) de Londres 11. Germain Cascales, apprenti régisseur plateau au CFA du Spectacle, Bagnolet 12. Sophie Cathala-Pradal, déléguée du Synptac-CGT, France 13. Laura Conesa, responsable de Relations Internationales de l’Institut del Teatre, Barcelone 14. Yannick Dap, apprenti régisseur lumière au CFA du Spectacle, Bagnolet 15. Jacques-Benoît Dardant, apprenti régisseur lumière au CFA du Spectacle, Bagnolet 16. Jérôme Deny, apprenti régisseur son au CFA du Spectacle. Bagnolet 17. Jean Michel Dubois, directeur technique du Théâtre National Populaire de Villeurbanne Lyon 18. Sophie Dunoyer de Segonzac, chargée de mission – Cellule Europe au Centre de Formation Professionnelle aux Techniques du Spectacle (CFPTS), Bagnolet 19. Marisa Echarri, coordinatrice des formation costumes au Centro de Tecnología del Espectáculo (CTE-INAEM ), Madrid 20. Alba Falguera, responsable de la section economique de l’Institut del Teatre et de la coordination financière-budgétaire du projet de FIRCTE4. 21. Patrick Ferrier, secréatire général du SYNPTAC-CGT, France 22. Mariol Fierro, Escuela Taller Técnicas Promocionales (ETTP) de Avilés 23. Josep M. Folch, directeur technique de l’Opéra Royal de La Monnaie/De Munt (TRM/KMS), Bruxelles 24. Thomas Foliot, apprenti régisseur lumière au CFA du Spectacle, Bagnolet 25. Meritxell Fonte, cooordinatrice du projet FIRCTE 4 pour l’Institut del Teatre de la Diputació de Barcelona (IT) 26. Michèle Fraytag, responsable administrative de l’Institut Supérieur des Techniques du Spectacle (ISTS), Avignon. 27. Antoine Gambin, technicien de la Salle Victoire II de Montpellier 28. Simon Gasque, apprenti régisseur plateau au CFA du Spectacle Bagnolet 29. Gabriel Gatineau, apprenti régisseur lumière au CFA du Spectacle, Bagnolet 30. Julie Gicquel, apprentie régisseur lumière au CFA du Spectacle, Bagnolet Programme Leonardo da Vinci Page 192 2007 FIRCTE 4 - Participants 31. Léa Girod-Piskiewicz, apprentie régisseur lumière au CFA du Spectacle, Bagnolet 32. Carlos Gorostiola , de l’Asociación de Técnicos de las Artes Escénicas (ATAE ), Bilbao 33. Béatrice Gouffier, responsable des formations au Centre de Formation professionnelle aux Techniques du Spectacle (CFPTS), Bagnolet 34. Graham Ironman, formateur en machinerie scénique au Rose Bruford College (RBC) de Londres 35. Janusz Jarecki, Stary Teatr de Cracovia 36. Alicya Karsenty, apprenti régisseur son au CFA du Spectacle, Bagnolet 37. Patxi Larrañaga, directeur du Centro de Tecnología del Espectáculo (CTE-INAEM), Madrid 38. Dominique Lecoyer, directrice de l’École Supérieure d’Art Dramatique du Théâtre National de Strasbourg 39. Francine Legoll, comptable de l’École Supérieure d’Art Dramatique du Théâtre National de Strasbourg 40. Thibaut Lescure, apprenti régisseur son au CFA du Spectacle, Bagnolet 41. Txispo López de Guereñu, coordinateur des formations décor au Centro de Tecnología del Espectáculo (CTE-INAEM), Madrid 42. Eva Loyer, déléguée du SYNPTAC-CGT, France 43. Thibaut Mairel, apprenti régisseur son au CFA du Spectacle, Bagnolet 44. Kairi Mändla, directrice technique à l’Université Tartu Viljandi Culture Academy de Viljandi, Lituanie 45. Gérard Maraite, directeur technique du Koninklijke Vlaamse Schouwbourg (KVS), Bruxelles. 46. Joao Carlos Marques, directeur technique du Centro Dramático de Evora (CENDREV). 47. Louis Mathieu, apprenti régisseur plateau au CFA du Spectacle, Bagnolet 48. José Mª Martín, de Escénica, Centro de Estudios Técnicos. Sevilla-Málaga-Granada 49. Carmen Martínez, coordinatrice de formation de la Escuela Taller Técnicas Promocionales (ETTE), Avilés 50. Ildefonso Menendez, directeur de la Escuela Taller Técnicas Promocionales (ETTP), Avilés 51. Thomas Metz, apprenti régisseur lumière au CFA du Spectacle, Bagnolet 52. Valeria Miglio, de la Accademia d’Arti e Mestieri dello Spettacolo Teatro alla Scala (TaS). Milano 53. Jean-Jacques Monier, directeur technique du Théâtre National de Strasbourg/ESAD Programme Leonardo da Vinci Page 193 2007 FIRCTE 4 - Participants 54. Pau Monterde, directeur du projet FIRCTE 4 , Institut del Teatre de la Diputació de Barcelona (IT) 55. Jean Louis Montheil, responsable de formation, Institut Supérieur des Techniques du Spectacle (ISTS), Avignon. 56. Jose Muñoz Llergo, coordinateur de la ESTAE de l’Institut del Teatre de la Diputació de Barcelona. 57. Rachel Nicholson, formatrice en lumière au Rose Bruford College (RBC) de Londres. 58. Martine Nicolas, responsable de formaion, Institut Supérieur des Techniques du Spectacle (ISTS), Avignon. 59. Elías Otaola, directeur de l’Asociación de Técnicos de las Artes Escénicas (ATAE), Bilbao 60. Erwann Petit, apprenti régisseur son au CFA du Spectacle, Bagnolet 61. Jordi Planas, directeur de la ESTAE de l’Institut del Teatre de la Diputació de Barcelona. 62. Antoine Plischke , apprenti régisseur plateau au CFA du Spectacle, Bagnolet 63. Coline Potot apprenti régisseur lumière au CFA du Spectacle, Bagnolet 64. Franco Puccini, technicien du Teatro di Pisa 65. Hubert Rabillon, directeur technique de la Salle Victoire II de Montpellier 66. Roland Reinewald, responsable des formations à l’École Supérieure d’Art Dramatique du Théâtre National de Strasbourg 67. Chema Rivera, directeurr de Escénica, Centro de Estudios Técnicos. Sevilla-MálagaGranada 68. Elena Rolandi, responsable administrative de l’Accademia d’Arti e Mestieri dello Spettacolo Teatro alla Scala (TaS), Milano 69. Sílvia Rubio, Centro de Tecnología del Espectáculo (CTE-INAEM ), Madrid 70. José Russo, directeur du Centro Dramático de Evora (CENDREV). 71. Neringa Sakiniene, du Lietuvos Nacionalinis Operos ir Balleto Teatras de Vilnius 72. Maurice Salem, A.C.I., traduction française, Paris 73. Eva San Miguel, responsable de l’atelier de costumes du Centro de Tecnología del Espectáculo (CTE-INAEM ), Madrid 74. Anna Sans, Institut del Teatre de la Diputació de Barcelona (IT) 75. Alizée Saumier, apprentie régisseur plateau au CFA du Spectacle, Bagnolet 76. Emmanuelle Saunier, direction de la communicaiton au Centre de Formation professionnelle aux Techniques du Spectacle (CFPTS), Bagnolet 77. Pietro Scardillo, directeur de l’Accademia d’Arti e Mestieri dello Spettacolo Teatro alla Programme Leonardo da Vinci Page 194 2007 FIRCTE 4 - Participants Scala (TaS)- 2006, Milano 78. Hela Skandrani, apprenti régisseur lumière au CFA du Spectacle, Bagnolet 79. Pierre Soulier, apprenti régisseur lumière au CFA du Spectacle, Bagnolet 80. Soizic Tietto, apprenti régisseur son au CFA du Spectacle, Bagnolet 81. Carmen Torres, de l’Asociación de Técnicos de las Artes Escénicas (ATAE) de Bilbao 82. Brice Trinel, apprenti régisseur plateau au CFA du Spectacle, Bagnole 83. Salvador Trujillo, de Escénica, Centro de Estudios Técnicos, Sevilla-Málaga-Granada 84. Marin Villevieille, apprenti régisseur plateau au CFA du Spectacle, Bagnole 85. Luisa Vinci, directrice de la Accademia d’Arti e Mestieri dello Spettacolo Teatro alla Scala (TaS)- 2007, Milano 86. Hélène Viot, comptable au Centre de Formation Professionelle aux Techniques du Spectacle (CFPTS), Bagnolet 87. Jean Claude Walter, directeur général du Centre de Formation Professionelle aux Techniques du Spectacle (CFPTS), Bagnolet 88. Phil Wigley, responsable de formation au Rose Bruford College (RBC) de Londres. 89. Antoine Winkel, apprenti régisseur son au CFA du Spectacle, Bagnolet 90. Olivier Zaramella, responsable informatique – chargé de mission sur la démarche qualité au Centre de Formation Professionelle aux Techniques du Spectacle (CFPTS), Bagnolet. Programme Leonardo da Vinci Page 195 2007 FIRCTE 4 - Annexes ANNEXES (les annexes sont conservées dans la langue d’origine) Annexe 1 - Explication des formules statitstiques utilisées (3 – Méthode d’évaluation des stages en entreprise), Institut del Teatre, Barcelone Annexe 2 - Annual review of programmes – Rose Bruford College – UK (1 – Cadre de référence pour l’élaboration, le suivi, l’évaluation et la révision de plans de formation) Annexe 3 La gestion de la relation emploi-formation dans le spectacle – le rôle d’un syndicat en France – Synptac-CGT, France Annexe 4 Compte rendu d’une expérience pilote : méthodologie de création d’un module de formation entre CFPTS et le Bose Bruford College – F/UK Annexe 5 Encuestas – Asociacion Tecnicos de las Artes Escenicas, Bilbao Annexe 6 Enquête sur l’insertion professionnelle par le CFPTS auprès des apprentis du CFA du spectacle, Bagnolet Annexe 7 Cuestionario de valoracion del curso para alumnos - Experiencia pilota – CTE, Madrid Annexe 8 Expérience pilote – Questionnaire d’évaluation de la formation, Avignon Annexe 9 Experiencia piloto de evaluacion de la docencia y el aprendizaje en un curso de maquinaria escenica, CTE, Madrid. Programme Leonardo da Vinci Page 191 2007 FIRCTE 4 - Annexes Annexe 1 : « Explications des formules statistiques utilisées » Nous n’avons pas ici pour objet de décrire toutes les opérations mathématiques effectuées mais de faire comprendre que, grâce à l'utilisation des instruments statistiques, nous pouvons identifier des caractéristiques de stages qui n'apparaissaient pas dans le cadre d’une recherche moins approfondie. Ainsi notre plan de formation relatif aux stages des élèves pourra-t-il être plus complet et plus précis. Dans les tableaux qui figurent dans le document précédent, nous avons utilisé des formules statistiques. Par définition, la statistique est la science qui étudie les phénomènes collectifs et dont fait l'objet tout ce qui est variable et observable selon : - des circonstances homogènes - un caractère de répétition Le point de départ de notre recherche a été la récolte de données ayant des caractéristiques communes (par exemple : les acteurs, metteurs en scène, créateurs de costumes, techniciens, élèves de techniques du spectacle, ont en commun la caractéristique du théâtre). Un élément fondamental de la donnée soumise à une recherche statistique (ou unité statistique) est le caractère relatif à une population (ou rassemblant toutes les unités statistiques). L'unité statistique est l'unité élémentaire, appartenant à la population, sur laquelle s’observe le caractère objet de l'étude. Dans notre cas : Caractère Population Théâtre Théâtre Théâtre Acteurs Elèves Techniciens La statistique, selon le type de recherche, se divise en deux catégories : - la statistique inférentielle, qui s'occupe de l'étude d'un échantillon dont on veut étendre les caractéristiques à toute la population existante. La statistique inférentielle doit toujours tenir compte de l'incertitude et du cas : elle opère au moyen du calcul de probabilités. - la statistique descriptive, qui a pour but de synthétiser et de rendre accessible l'ensemble des informations rassemblées. Elle opère par synthèse. Les distributions de données de la statistique descriptive visent à décrire de manière synthétique un groupe d'observations. Dans notre recherche, qui étudie les caractéristiques d'unités très spécifiques relatives à une population limitée en nombre, nous avons exclusivement utilisé des formules de statistique descriptive, et dans notre cas : · · · la moyenne arithmétique simple la moyenne arithmétique pondérée l’écart carré moyen ou écart-type et la variance Pourquoi avons-nous utilisé ces fonctions ? : Pour faciliter la synthèse de toutes les données en soulignant les valeurs caractéristiques. Programme Leonardo da Vinci Page 192 2007 FIRCTE 4 - Annexes Exemple : les observations sont toutes les réponses données par tous les élèves (ou tuteurs, responsables de stage, etc.) au questionnaire, les distributions sont les élèves (ou tuteurs, responsables de stage, etc.) et les valeurs caractéristiques sont les réponses de chaque élève (ou tuteur, responsable de stage, etc.) à une question donnée. distribution stage 1 stage 2 stage 3 stage 4 stage 5 MOYENNE écart pondération 1. Préparation du stage 6 8 8 6 8 7,20 4,8 1 6 6 6 8 8 6,80 4,8 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils le cadre général dans lequel le centre de formation organise les stages en entreprise ? 1 6 8 4 6 8 6,40 11,2 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils les objectifs du stage ? 6 8 4 1 6 6 8 6,80 4,8 5 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils les critères et le système d’évaluation du stage ? 1 6 8 6 4 6 6,00 8 6 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils leurs obligations administratives concernant le stage ? 1 6 10 6 6 6 6,80 12,8 7 Pensez-vous que le tuteur de l’entreprise a bien accepté son rôle ? 1 8 10 6 10 6 8,00 16 8 Dans quelle mesure le tuteur du centre de formation vous a-t-il transmis les informations nécessaires au stage ? 1 8 8 8 8 8 8,00 0 9 Avec quelle rigueur le tuteur du centre de formation a-t-il préparé le stage ? 1 8 8 6 6 8 7,20 4,8 9 9 9 9 9 9 valeur moyenne totale MOYENNE 6,67 8,22 6,22 6,67 7,33 7,02 MOYENNE PONDEREE 6,67 8,22 6,22 6,67 7,33 7,02 Indicateurs 1 1 Dans quelle mesure connaissiez-vous les critères et le mode d’évaluation du stage ? 2 Les responsables des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils le centre de formation, les études qui y sont dispensées et ses activités ? 3 nbr d’indicateurs valeur caractérístique Programme Leonardo da Vinci Page 193 2007 FIRCTE 4 - Annexes Les classes les plus importantes de valeurs synthétiques d'une distribution, ou d'un groupe de distribution, sont celles relatives à la position et à la variabilité. - les mesures de position informent sur l'ordre d'ampleur des valeurs observées (moyenne, moyenne pondérée) - les mesures de variabilité fournissent une information sur la « dispersion » de la distribution autour d'une valeur (pôle) de référence ou bien sur la « différence » entre les classes de mesure de la distribution statistique (écart type) Les mesures de position viennent de la nécessité de se demander : comment puis-je représenter une distribution complète avec une seule valeur ? Ou bien, quelle valeur puis-je donner au stage 1 (distribution 1), sur la base des réponses reçues ? D’où le concept de « moyenne » ou « de valeur moyenne ». Moyenne (moyenne arithmétique) simple Dans notre cas, pour les variables statistiques discrètes (c'est-à-dire formées de nombres isolés), la formule est : N Σ xi __ i=1 X= N La formule signifie que nous ajoutons, une par une, les valeurs de toutes les observations relatives à la distribution 1 et les divisons par le nombre d'observations. Calculons la moyenne (moyenne arithmétique) pour la distribution (stage) 1 : Le total des observations N (indicateurs) pour la distribution (stage) est 9 : N=9 ∑ est la somme des valeurs que nous prenons en considération (toutes les réponses au questionnaire, c'est-à-dire tous les indicateurs) x est la valeur de chaque réponse i indique que nous devons ajouter toutes les observations sans en exclure aucune (i va de 1 à 9) Nous ajouterons 9 valeurs Pour la distribution 1 (stage 1) nous aurons : __ (6+6+6+6+6+6+8+8+8) X= = 6,67 9 qui est la moyenne (moyenne arithmétique) simple. Nous ferons la même chose pour la distribution 2 (stage 2), pour la distribution 3, etc. Voulons-nous savoir quelle est la moyenne totale de toutes les distributions et de toutes les observations ? Programme Leonardo da Vinci Page 194 2007 FIRCTE 4 - Annexes Nous ne faisons pas autre chose que calculer la moyenne arithmétique des moyennes relatives à chacune des distributions (stages). La moyenne arithmétique de toutes les observations peut être obtenue en ajoutant les moyennes, calculées dans le même sens, des sous-ensembles des observations (propriété associative de la moyenne). Moyenne (moyenne arithmétique) pondérée Dans notre recherche, chaque observation (indicateur) a une valeur de pondération. Dans l'exemple ci-dessus, la pondération a la même valeur pour tous les indicateurs (en l’occurrence 1). La valeur de pondération que nous lui assignons : sert à établir l'importance des diverses opérations dans la recherche statistique. Par exemple, si l'indicateur 6 est 3 fois plus important que l'indicateur 1, nous assignons une valeur de pondération 3 à l'indicateur 6 et une valeur 1 à l'indicateur 1. Si l'indicateur 7 est insignifiant, nous lui assignons une valeur de pondération 0 et toutes les valeurs correspondant à cet indicateur, même si elles sont très élevées, auront la valeur 0 dans le calcul de la moyenne finale. Dans notre cas, nous avons assigné la même valeur à tous les indicateurs, en assumant qu'ils ont la même importance (nous pouvons assigner les valeurs 5, 6, 7 ou 9, mais l’important ici est qu’ils aient tous la même valeur). La formule de la moyenne pondérée est ainsi obtenue : N Σ __ x i ci i=1 X= N Σ ci i=1 Calculons maintenant la moyenne pondérée dans l'hypothèse de valeurs de pondération différentes : Pour la distribution (stage) 1 : Le total des observations N (indicateurs) pour la distribution (stage) est 9 : N=9 ∑ est la somme des valeurs que nous prenons en considération (toutes les réponses au questionnaire, c'est-à-dire, tous les indicateurs) x est la valeur de chaque réponse c est la valeur de pondération, c'est-à-dire l'importance que nous voulons donner à chaque réponse, à savoir les variables x i indique que nous devons ajouter toutes les observations, sans en exclure aucune (i va de 1 à 9) Nous ajouterons 9 valeurs et 9 facteurs de pondération. Supposons que les facteurs de pondération soient distribués ainsi : Programme Leonardo da Vinci Page 195 2007 pondération stage 1 stage 2 stage 3 stage 4 stage 5 FIRCTE 4 - Annexes 1 Dans quelle mesure connaissiez-vous les critères et le mode d’évaluation du stage ? 1 6 8 8 6 8 2 Les responsables des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils le centre de formation, les études qui y sont dispensées et ses activités ? 1 6 6 6 8 8 3 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils le cadre général dans lequel le centre de formation organise les stages en entreprise ? 2 6 8 4 6 8 4 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils les objectifs du stage ? 2 6 8 6 6 8 5 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils les critères et le système d’évaluation du stage ? 1 6 8 6 4 6 6 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils leurs obligations administratives concernant le stage ? 3 6 10 6 6 6 7 Pensez-vous que le tuteur de l’entreprise a bien accepté son rôle ? 0 8 10 6 10 6 8 Dans quelle mesure le tuteur du centre de formation vous a-t-il transmis les informations nécessaires au stage ? 1 8 8 8 8 8 9 Avec quelle rigueur le tuteur du centre de formation a-t-il préparé le stage ? 1 8 8 6 6 8 9 9 9 9 9 9 MOYENNE 6,67 8,22 6,22 6,67 7,33 MOYENNE PONDEREE 6,33 1. Préparation du stage Indicateurs nbr d’indicateurs Le nombre d'indicateurs sera encore 9. Pour le stage 1 nous le calculerons comme suit : 1. 2. 3. __ (1)*6+(1)*6+(2)*6+(2)*6+(1)*6+(3)*6+(0)*8+(1)*8+(1)*8 X= = (1+1+2+2+1+3+0+1+1) 6+6+12+12+6+18+8+8 = 76 = 12 = 6,333 12 Dans ce cas, la moyenne simple et la moyenne pondérée ne coïncident pas mais varient selon l'importance de la valeur de pondération. Programme Leonardo da Vinci Page 196 2007 FIRCTE 4 - Annexes Comme pour la moyenne arithmétique simple, la moyenne arithmétique pondérée possède la propriété associative ; on peut donc calculer la valeur moyenne globale entre toutes les valeurs moyennes obtenues pour chaque distribution. Ecart carré Cette formule appartient aux mesures de variabilité, c’est-à-dire qu'elle étudie le fait qu'un phénomène collectif se manifeste avec des valeurs ou des modalités différentes. A savoir : pour une distribution, nous pouvons arriver à déterminer des valeurs qui la représentent synthétiquement, mais il n’est pas toujours possible de concentrer en une seule valeur toutes les informations fournies par la distribution statistique, bien que la moyenne et les autres valeurs de position donnent une valeur « typique » autour de laquelle se placent toutes les valeurs de la distribution. Pour tous les phénomènes que l’on peut classer de manière univoque, nous dirons que les observations extraites tendent vers une certaine dispersion, c'est-à-dire une distance par rapport à l'indice de position, que nous appelons pôle de référence. Exemple. Observons maintenant le tableau suivant : Programme Leonardo da Vinci Page 197 2007 pondération stage 1 stage 2 stage 3 stage 4 stage 5 stage 6 stage 7 stage 8 stage 9 stage 10 stage 11 stage 12 stage 13 stage 14 stage 15 MOYENNE écart FIRCTE 4 - Annexes 1 8 8 8 10 10 8 10 8 10 8 10 8 10 10 10 9,07 14,93 Les responsables des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils le centre de 2 formation, les études qui y sont dispensées et ses activités ? 1 6 6 10 6 8 4 8 6 6 8 6 6 10 4 8 6,80 46,4 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils le cadre général 3 dans lequel le centre de formation organise les stages en entreprise ? 1 4 8 6 6 8 2 10 4 6 8 4 8 6 6 8 6,27 62,93 4 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils les objectifs du stage ? 1 0 4 6 2 4 0 6 6 2 6 8 4 4 6 8 4,40 89,6 5 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils les critères et le système d’évaluation du stage ? 1 4 8 6 4 6 6 8 8 4 6 6 8 6 4 6 6,00 32 6 Le responsable des stages du théâtre et le tuteur de l’entreprise connaissaient-ils leurs obligations administratives concernant le stage ? 1 6 10 8 6 6 4 10 4 6 6 6 6 6 6 6 6,40 41,6 7 Pensez-vous que le tuteur de l’entreprise a bien accepté son rôle ? 1 4 6 8 6 2 0 10 6 0 4 2 6 8 4 6 4,80 118,4 8 Dans quelle mesure le tuteur du centre de formation vous a-t-il transmis les informations nécessaires au stage ? 1 8 10 8 6 8 8 8 6 8 8 8 10 8 8 8 8,00 16 9 Avec quelle rigueur le tuteur du centre de formation a-t-il préparé le stage ? 1 6 8 8 8 6 4 10 8 6 6 6 6 8 6 6 6,80 30,4 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 valeur moyenne totale MOYENNE 5,11 7,56 7,56 6,00 6,44 4,00 8,89 6,22 5,33 6,67 6,22 6,89 7,33 6,00 7,33 6,76 MOYENNE PONDEREE 5,11 7,56 7,56 6,00 6,44 4,00 8,89 6,22 5,33 6,67 6,22 6,89 7,33 6,00 7,33 6,76 1. Préparation du stage Indicateurs 1 Dans quelle mesure connaissiez-vous les critères et le mode d’évaluation du stage ? nbr d’indicateurs Programme Leonardo da Vinci 9 Page 198 2007 FIRCTE 4 – Annexes Pour l'indicateur 9, le pôle de référence est la moyenne, valeur de position qui vaut 6,80 A la question formulée dans cet indicateur, tous les élèves n’ont pas répondu en donnant la valeur précise de 6,80, et nous ne pouvons pas savoir – par la seule détermination de la moyenne - dans quelle mesure chaque réponse est éloignée de cette valeur. En effet, on peut faire deux hypothèses : Réponse : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 hypothèse 1 : 6 8 8 8 6 4 10 8 6 6 6 6 8 6 6 hypothèse 2 : 0 10 10 8 10 2 10 8 10 2 0 2 10 10 10 La moyenne dans les deux hypothèses est 6,80. Comment pouvons-nous comprendre par la valeur moyenne la « distance » entre chacune des observations et le pôle de référence ? Les mesures de position ne peuvent pas décrire la « variabilité » du phénomène, bien qu'elles servent à créer ce pôle de référence. La formule que nous avons utilisée pour mettre en évidence la « distance » entre les observations et le pôle de référence (moyenne) est l’écart carré. Par définition, c'est la racine carrée de la moyenne des carrés des écarts de la moyenne de la valeur de chacune des observations. Le carré de l’écart a le nom de « variance » de la distribution et constitue ellemême une mesure de la dispersion autour de la valeur moyenne. Autrement dit : nous pensons que la moyenne est une valeur dans le centre d'un graphique et reprenons les deux hypothèses : Hypothèse 1 : Hypothèse 1 Y 10 8 6 4 2 0 X 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 La droite qui coupe le graphique est la moyenne (simple ou pondérée) : toutes les valeurs des observations de l'hypothèse 1 sont très proches de la valeur de la moyenne. X : nombre de réponses (de 1 à 15) Y : échelle de valeurs des réponses (de 0 à 10) Programme Leonardo da Vinci Page 199 2007 FIRCTE 4 – Annexes Hypothèse 2 Y 10 8 6 4 2 X 0 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Mathématiquement, l’écart carré moyen est représenté ainsi : __ (x – x )2 D= ∑ Où D est l’écart carré ∑ est la somme de toutes les valeurs que nous prenons en considération x est la valeur de chaque réponse de la ligne, c'est-à-dire de chaque réponse à un même indicateur x est la valeur de la moyenne des réponses de la ligne considérée, c’est-à-dire la valeur moyenne des réponses à un même indicateur. Comme nous utilisons un nombre réduit de variables (stages), cette formule nous est utile parce qu'elle permet de souligner les valeurs très élevées ou très basses. Au cas où le nombre de stages à analyser est plus grand, nous pourrions utiliser la variance au lieu de l’écart carré. La variance est ainsi représentée : __ ∑ (x – x ) 2 V= N où V est la variance Programme Leonardo da Vinci Page 200 2007 FIRCTE 4 – Annexes x et x représentent la même chose que dans la formule précédente N est le nombre de variables (réponses) de la ligne (indicateur). Programme Leonardo da Vinci Page 201 2007 FIRCTE 4 – Annexes ANNEXE 2 Rose Bruford College ANNUAL REVIEW OF PROGRAMMES ACADEMIC SESSION 2005 – 2006 Title of Validated Programme BA (Hons) Theatre Design Name of Programme Director Iona McLeish Internal Committee Responsible for the Management of the Programme Programme Committee Programme Leonardo da Vinci Page 202 2007 FIRCTE 4 – Annexes 1 ISSUES IDENTIFIED IN LAST YEAR’S ACTION PLAN AND IN OTHER REVIEWS a) Comment on last year’s Action Plan. Itemise actions completed and identify any issues unresolved and whether they will be included in actions for the coming year. No. Objective/Issue Proposed Action Update/Comments 1 Issues in Last Years Action Plan Review Creative Industries Fair • • • Technical and Construction lecturer Spray Booth Curriculum/student materials costs & ‘shop’ pricing 2 Curriculum Review and Development Extend self assessment to other units Extend Portfolio and CV preparation 3 4 Recruitment External Examiners Report 5 Student Feedback 6 Preparation for Employment and Future Careers Discussions with Marketing Extend Portfolio preparation Continue to extend model making skills and techniques Improve drawing skills. Increase ‘key skills’ Curriculum/student materials costs & ‘shop’ pricing Extend Portfolio and CV preparation • • Programme staff checked mailing list details – this issue is improving, however errors were still being found. No stats for visitor attendance No employment outcomes identified for graduating TD students This matter is on-going This matter is on-going • This matter is on-going Discussions continue with Programme staff – however self assessment will not be used as part of the formal assessment leading to students marks. Considerable emphasis was put on this objective with very good outcomes and Programme staff continue to raise the profile of this important matter Ongoing Considerable emphasis is put on this objective. Programme staff continue to raise the profile of this important matter This area was highlighted throughout the programme with noticeable improvements. Discussions continue with Programme staff This matter is on-going Considerable emphasis was put on this objective with very good outcomes. We continue to include ‘Stepping into the industry’ sessions for 3rd year Design students – these sessions are led by industry professionals. b) Comment on any ongoing issues arising from recommendations and comments made in the University’s last 5-year Review. Please indicate how they have been resolved and include any outstanding actions in the new Action Plan. No issues which required any action from the University’s last 5 year Review. c) Comment on any issues arising from reviews by other subject-based or professional bodies, and identify any necessary actions in the new Action Plan. No issues requiring action from professional bodies. [The following information should be appended to this review: • Last year’s Action Plan updated. Please update the action plan from the last year with actual completion dates. Where actions are not yet completed, please comment on progress made and any barriers to completion. Incomplete actions should also be included in the new Action Plan.] Programme Leonardo da Vinci Page 203 2007 FIRCTE 4 – Annexes 2 CURRICULUM REVIEW AND DEVELOPMENT a) Comment on any changes made during the last year to the programme’s curriculum, particularly any new or substantially revised course units and modules. Please give the date of these changes and the reasons for them. Theatre Design continued the collaboration with the Directors Programme started last year in History of Theatre. There were further developments of the Play Study unit (TD101 unit 1b) at Level 1. The unit was designed to explore a director’s and designer’s practical engagement with play texts from a variety of theatrical culture and ages and address issues involved in staging them effectively for a modern audience. Collaborations with the Scenic Arts programme at Level 1 have been initiated in the area of Technical Drawing and Stage Craft (TD101). It is expected that development of these shared components will increase the understanding and skills of students from both programmes. b) Summarise very briefly any other changes made during the last year to the programme. (For example, revised assessment strategy or regulations, introduction of personal development planning, work placements, new approaches to teaching and learning, etc. Further details of these may also be given under appropriate headings below.) Please give the reasons for these changes. Please indicate, where appropriate, the internal and external University approval process of approval of any changes made. Personal development planning has been introduced for Level 1 students. The Theatre Design programme continued to extend the support of students in finding work placements outside traditional theatre practice, in related fields such as within recorded media, or exhibition, theme and event design; this reflected the aspiration and the professional profile of some graduates from the Theatre Design programme. In the past approximately 20% of students in this level have found placements in Film/TV model making/Exhibition & Conference design/Digital Design etc. c) Are there current debates in the field nationally (for instance, within relevant professional bodies, among employers, or regarding the QAA Subject Benchmarks) which may effect the future development of the programme? N/a d) Please summarise any actions taken or in progress to ensure compliance with Disability legislation and the Disability policies of the College. The programme has strong one to one tutorial system not only within design projects but also within workshop sessions. This method of teaching and learning creates a genuinely responsive environment for dyslexic students. As yet we have not had a disabled student on the programme but adaptation of teaching methods would be implemented if and when the situation arises. Advice has been circulated advising on considerations and allowances when marking. Every project assessment includes a variety of assessment modes – for instance verbal presentation of the work, visual sketchbooks and written self analysis. Programme Leonardo da Vinci Page 204 2007 FIRCTE 4 – Annexes e) Please comment on any modifications planned or in progress for the programme in relation to the College’s Equal Opportunities policy. (See also 11. below.) As with similar programmes nationally the programme enrols predominately female undergraduates with few from overseas or from wider ethnic communities. The programme team are acutely aware of the beneficial contributions a more balanced cohort would give. Discussions are on-going with the Marketing Department and the Director of Community Outreach on this matter. Action Plan 11 a) f) Please summarise any further changes planned for the future and the rationale behind them. Include the schedule for these changes in the Action Plan for the coming year. • Programme Review discussions have led to planned changes to the Level 2 Context sessions which in the previous year were very focussed on the practical – a broader contextual base will greatly benefit the research topics in the final year IRP assignment. Action Plan 2 c) • Following the review of the 4 year Pilot with Level 1 Theatre Design students and the Level 1 ETA programme it is planned that TD withdraw from the majority of rehearsal room based sessions. TD continues to attend the Level 1 Professional Seminars with ETA. In discussion with Dr Kathy Dacre and TD tutor Steve Duncan the TD Level 1 students will be undertaking a special session on ‘Character and Characterisation’ which has developed out of the Character Life Drawing sessions already in place. This will be reviewed but it is hoped that these joint sessions will be developed and extended in the future. Action Plan 2 a) • As a direct link to the 2007 Prague Quadrennial Scenography Exhibition and Symposium it is planned that Level 2 Puppet project will be revised in conjunction with the Level 2 Scenic Arts programme. This has been titled the Mechanical Theatre project and will incorporate kinetic and automata performance. [The following information should be appended to this review: • Minutes of the Programme Committee relevant to the monitoring of the programme and decisions on changes to the programme.] 3 RECRUITMENT AND RETENTION DATA a) Using the data provided in the Appendix, comment on the application rates, offer and take-up rates, entry qualifications, use of AP(E)L and any significant trends. Please identify any actions resulting from this in the new Action Plan. Application rates remain broadly the same for the previous five years. Since last year the Overseas student intake has dropped to around 12%. This is a concern as Overseas students make a significant contribution to the programme and we continue to aim for this mix of undergraduate. The gender bias is still predominantly female and recruitment of men to the programme is seen as a priority. It is worth noting here that we have had increased take-up rates from students who visit the Programme on the College Open Days. Action Plan 11 a) Programme Leonardo da Vinci Page 205 2007 FIRCTE 4 – Annexes b) Comment on any significant trends regarding progression between levels and/or programme completion rates and the reasons for non-progressions and noncompletions. Please identify any actions resulting from this in the Action Plan. No significant trends c) Comment on the withdrawal rates, reasons for withdrawal and any significant trends. Please identify any actions resulting from this in the Action Plan. 1 student deferred from Level 3 due to poor health and will re-join the Level in 20062007. 1 student withdrew from Level 3. This was due to personal problems which prevented engagement with the programme despite considerable help from College staff. This led to a smaller than expected Level 3 cohort. No other withdrawals. d) How far does this data indicate progress in relation to targets for Widening Participation? In accord with the College as a whole the curriculum of the Programme is being reviewed in the light of Disability legislation e) Do the programme results compare well with previous years and with the national results within the subject area? Are there any significant trends emerging? Please identify any actions resulting from this in the Action Plan below. The results from this year are typical for this programme. [The following information should be appended to this review: • Statistics for applications, offers, entry qualifications • Undergraduate/ Postgraduate statistics for applications, offers, entry qualifications • Data on progression, non-progression and withdrawals • Undergraduate/ Postgraduate degree results • Information on student destinations 4 EXTERNAL EXAMINERS’ REPORTS AND ACADEMIC ADVISERS’ REPORTS Summarise briefly issues raised by the external examiner/s, academic advisers or professional bodies and how you wish to address them giving your reasons. In this academic year the issues raised by the External Examiner were: • Model Making and Drawing Skills • Support for CAD learning • Portfolios & CV’s • Feedback to students (Level 3) Response • Year on year key skills in model making and drawing have been extended Programme Leonardo da Vinci Page 206 2007 FIRCTE 4 – Annexes particularly at Level 1. For more than three successive years we have engaged excellent tutors in both fields and we have seen the resulting improvements. An application to the Teaching Enhancement Fund has been successful and so in the next academic year we will be able to provide additional model making sessions to all three year groups. • CAD continues to be difficult due to the very intensive teaching sessions necessary to support and reinforce the learning of complex software. The programme is reviewing the provision of this subject. Action Plan 2 • There have been noticeable improvements in this area not least due to the fact that KT funding has supported the building of professional portfolios for all Level 3 TD students. The programme will continue to put great emphasis and support on this. • At a Level 3 year group meeting with the External Examiner it was noted that the students would have liked more feedback from tutors. Written and verbal feedback is given on TD 303 by two tutors. Following TD303 Level 3 students will be working a very individual timetable. Each student is assigned a tutor for each module and one to one tutorials are provided throughout the process. Verbal feedback is used throughout these tutorials and on completion. However, in some cases, modules are not completed until the very last weeks of the academic year and therefore formal tutorials have been difficult due to intense workload. The programme staff will address this matter to seek a satisfactory resolution. Action Plan 3 [The following information should be appended to this review: • The external examiner’s and academic adviser’s reports for the session • The Programme Director’s response to these reports and any further relevant correspondence (if this has not been finalised, enclose a draft response) • Recent professional body reports and responses if appropriate and available.] 5 STUDENT FEEDBACK AND EVALUATION The quality and extent of student feedback and its impact on the programme are essential to the enhancement of the programme. Please summarise the key issues raised by students and explain how they have been addressed. Programme modules and units to date are reviewed by the students at the close of each semester and formally reported at the programme committee. The Theatre Design programme includes Action points in table form on the review thus allowing quick reference to each module and unit code. Points raised are noted by the programme team and where appropriate feed in to programme planning for the following year. For the year in question key issues raised by students are : Level 1: i) Continued concerns regarding the pilot ETA shared unit. ii) Request for hand outs in Stage Craft sessions Programme Leonardo da Vinci Page 207 2007 FIRCTE 4 – Annexes Level 2: i) Concerns regarding the Puppet Project ii) Concerns regarding 3D S Max sessions Level 3: i) Concerns regarding the cost of travel when 3rd year designers have to travel in order to meet with their Director. ii) Noise levels in 3rd year Studio Level 1: Response The Programme team are addressing both these points in the next academic year. Level 2: Response The Programme team are addressing both these points in the next academic year. Level 3: Response The Programme team are addressing both these points in the next academic year. General concerns • Regarding the pricing of products in the Shop. • Cleaning the studios The pricing issues and opening hours of the shop remain ongoing as does the cleaning of the studios. Action Plan 5 a) [The following information should be appended to this review: • Summary of course unit questionnaire results, and one sample questionnaire, if used by the programme • Examples of student feedback or evaluation conducted during the session.] 6 PREPARATION FOR EMPLOYMENT AND FUTURE CAREERS a) Summarise any significant developments in the enhancement of the vocationality of the programme and the employability of students. Also indicate the ways in which the programme is effective in fulfilling aims of preparation for advanced further study and research. Knowledge Transfer activities over the year have been effective, meeting the targets first set in 2004. An area of particular note has been the support that has been provided to small scale companies who, through KT funding initiatives have been able to use a range of theatrical resources in the college. The ongoing collaboration between this programme and Theatre Melange has benefited from such resource based activities and in return has provided the College with research material, platforms on which to develop ongoing professional relationships, specialist talks and seminars, and a range of material that will be made available to support the UK cultural industries entrepreneurship agenda and improve the employability of our graduates. Other professionals and professional companies visiting the College to use specialist facilities and deliver short courses have provided opportunities for students, particularly at Level 3 to attend master classes, seminars and workshops. These Knowledge Transfer activities have enabled students to assess their transferable skills, gain a broad insight into a range of professions within the creative industries and form an understanding or view of their options in relationship to continuing professional development and a particular career. Programme Leonardo da Vinci Page 208 2007 FIRCTE 4 – Annexes The 2nd Creative Industries Fair (Knowledge Transfer) invited a broad range of Industry professionals to debate and discuss key issues. The event enabled students to network with industry professionals and continues to be a useful innovation. However, the Theatre Designer and those who employ Theatre Designers (in the main Directors) are typically freelance; the cost and time of their availability on one particular day does preclude their attendance. For this reason it is vital for the Theatre Design graduate to be provided with Knowledge Transfer funds in order to build professional portfolios which the graduates will then take out of College for interviews with relevant professionals. In this way Theatre Design graduates are strongly supported into the profession. In this academic year the Theatre Design programme initiated the ideas and with provision from KT funds provided short specialist courses in Web Design for Designers and Advanced Model Making Skills. These have attracted large numbers of practising professionals and have begun to gather momentum. The ideas and concept of Knowledge Transfer is beginning to establish itself and links individual programmes have established with the industry are beginning to identify advanced specialist areas to explore and develop. Three of the nine Theatre Design graduates of 2005 have gone on to undertake MA studies. One at RBC (MA Theatre Practice), the second at KIAD (MA Installation Art) and the third at Central St. Martins (MA Scenography). b) Summarise the key issues raised through feedback from employers and/or industrial contacts and professional bodies, if available, and explain how they have been addressed. (Please ensure that to provide evidence of employer and practitioner input. Include feedback from graduates.) Consider how effectively the programme prepares graduates to undertake higher degrees. Provide evidence of progression to further study and research. The programme team maintains a regular dialogue with the industry by a variety of means. The input from the various visiting Directing tutors, particularly relating to their experience of small, medium and large scale productions enhances project content and industry related awareness for the students: e.g. Michael Walling – Artistic Director of Border Crossing Theatre Co. and Assistant Director at ENO, Sandy Maberley – Artistic Director of Theatre Melange. Visiting tutors in other production related areas also continually relate back their industry knowledge for the benefit of the students: e.g. Lizzie Wyllie – freelance Costume Designer and Maker, Gabrielle Firth – freelance Dyer and Fabric specialist, David Neat – freelance Model Maker, Dennis Charles and Simon Robertson – freelance Production Managers, and more. This helps the programme tutors to fine-tune the programme content, and to offer relevant tutorial guidance and feedback to students. c) Indicate how any action taken has influenced modifications to the programme and has been communicated to the students and employers. (Include, for example, a report on development of placements and work-based learning, and, if assessed, how this is done. Identify how standards of the programme are affected by those in the industry and professions.) The Work Placement module at Level 2 continues to extend the possibilities for the design students. Students are given extensive help and advice in seeking suitable industry placements. In many cases undergraduates are employed by the placement host during vacations or after graduation. Examples include: Set Designer for Theatre Programme Leonardo da Vinci Page 209 2007 FIRCTE 4 – Annexes Melange, Model Room Assistant at the Royal Opera House, Design Assistant for Exhibition and Conference company and Costume Making Assistant with Sasha Keir. At Level 3 the programme continues with a series of seminars titled “Stepping into the Industry”, these are further enhanced by the KT seminars. [The following information should be appended to this review: • Evidence of input from employers and/or industrial contacts, if available. 7 LEARNING AND TEACHING Summarise briefly the methods by which teaching is reviewed and enhanced on the programme – (for instance peer review and course module evaluations). Please identify examples of good practice (e.g., new assessment strategies). Identify any issues arising from engagement with the HE Academy or QAA Codes of Practice. Outline any changes made to methods of Learning and Teaching and indicate any proposed actions for the coming year. Students are represented on College Committees, such as the Quality and Validation Committee, Learning Resources Committee and Equal Opportunities Committee to ensure that the student voice is heard at a cross-college as well as programme level. Learning and Teaching on the programme is evaluated each semester through the Programme Committee. The student representatives for each level hold a year group meeting following which the Programme Committee receives feedback relating to Learning and Teaching on current modules. The minutes of the programme committee are part of the Annual Review and are read by the Quality and Validation Committee and by Academic Board. College wide Learning and Teaching issues are referred to the Learning and Teaching Committee. Programme based issues are dealt with by the Programme team. The Programme team meets on a regular basis, generally weekly in order to organise collaborative work, review current teaching and discuss student progress. In this academic year tutors have been involved in team teaching on a large number of design projects – e.g. Induction unit A&D project, Module TD102 Design project, Module TD103 Costume project, Module TD104 Design project, Module TD201 Collaborative project, Module TD202 Design project, Module TD204 Inter-programme project, Module TD303 Opera Design project, Module TD302 Realised Design project. Each collaborative practice/ production is followed by a cross programme team review of the project and this work enables learning and teaching ideas and practices to be shared. Visiting tutors are fully briefed before embarking on projects in order to enhance their understanding of learning and teaching matters within the programme. The Theatre Design programme employs a range of teaching methods at all levels of the programme, but due to the very individual nature of the research and study much onus is put on one to one tutorials. Other examples include: collaborative teaching, seminar presentation formats, integrated theory and practice, regular theatre visits, Reflective Journals, including written self evaluation and personal development, models of industry practice, placement opportunities. The location of the design lecturer’s office in very close proximity to the design studios students continues to support easy access and informal feedback between timetabled tutorials for all year groups. The double marking of written work is accompanied by tutor discussions and examples of good practice in written feedback are available to tutors. Learning and Teaching good practice development sessions on Assessment/ Working with deaf students/ Building for Disability/ Risk management/Health and Programme Leonardo da Vinci Page 210 2007 FIRCTE 4 – Annexes Safety were attended by programme tutors. * A member of the TD Programme staff sits on the Learning and Teaching Committee. * A member of the TD Programme staff is External Examiner at Wimbledon College of Art. 8 LEARNING RESOURCES Please comment on the resources available in the following areas and whether they are sufficient to deliver the curriculum and learning outcomes. • • • • • • the Learning Resources Centre and its services to students and staff teaching staff teaching and learning accommodation specialist and IT equipment technical and administrative support support for placement opportunities, where relevant Please identify any actions required to address shortcomings in this area in the Action Plan below. The Programme continues to benefit from the purpose built design studios which clearly contribute to the confidence of student designers and enable interaction within an identifiable programme. The flexibility of the space (e.g. changing from ReadThrough/Group discussion use and from large scale making projects to individual work stations and to Presentation space) has allowed the programme to be very much less demanding on other accommodation within the college. The cohesive and close interconnected physical space has allowed year groups to integrate and exchange ideas. It has produced a confident and strong programme identity which has clearly been hugely advantageous to the excellent development of the programme over the last three years shown in the graduate results of 2005. Support from the LRC continues to be excellent; however concerns have been made regarding the quantity of computer stations for the students to use. The 3rd year design studio has been provided with a telephone point, computer station and a scanner which all year groups use. In addition to these the Design students would benefit greatly from a suitable colour printer and an A3 scanner. Action Plan 8 a) Students have also expressed concern that special software packages used in Theatre Design (e.g. 3DS Max and Photoshop) are often unavailable on the colleges computers as they have been uninstalled by the IT manager. Both technical and administrative support is valuable to the programme, however, both appear to be stretched which can result in understandable delays in action. TD students in all year groups spend large amounts of their own money on completing the design projects to the expected standards. The TD programme is unable to provide the basic materials for the core ‘model box’ type projects integral to a Theatre Design programme. The programme team are therefore concerned that the quality of the learning and teaching within model making is being seriously compromised due the increased costs of art materials. An ideal solution would be that either the college shop provides an increased stock of commonly used materials at substantially subsidised prices or that the allocation of resources to the programme is increased appropriately. Programme Leonardo da Vinci Page 211 2007 FIRCTE 4 – Annexes Action Plan 8 b) 9 STAFF DEVELOPMENT a) Identify developments in professional development and training in aspects of Learning and Teaching during the year among full-time and visiting staff (through formal training programmes or participation in development workshops and short courses within and outside the College). (HR may be able to help in identifying areas of staff development undertaken by all staff teaching the programme.) Please summarise future needs of staff development in methods of Learning and Teaching, and include any necessary actions for following year in the Action Plan. During the year Staff attended College sessions on: • Deaf Awareness • Research and Personal Staff Development • Quality Assurance and Annual Review • Performance Training and Disability (GRAEAE Theatre Company) • Mental Health Awareness • Diversity in Practice : Implementing the Inclusion Agenda (BICPA) • Risk Assessment • Annual Programme Reviews – Support and guidance for Programme Directors • Web Design for the creative practioner. TD staff will continue to address the need to train in new relevant technologies. Action Point 9a) b) Briefly identify any significant staff development in the subject disciplines of the programme among permanent and visiting staff. (Consider how any completed staff development supports the learning outcomes of the programme.) Please indicate any future development needs. • Permanent staff are active members of Professional Theatre Design Associations ACTD and SBTD and are involved in the development of, for example, The Linbury Prize for Stage Design and the International Prague Quadrennial. • Permanent staff have attended several conferences and exhibitions, most notably the International OISTAT Conference on Scenography which addressed the multi cultural approaches to education in Theatre Design and Scenography. • All members of staff are aware of developments in professional practice through direct involvement (see Research below) and attendance at performances nationally and internationally. A permanent member of staff is External Examiner for the BA (Hons) Courses in Costume Design and Costume Interpretation at Wimbledon College of Art. 10 RESEARCH Research may form part of Staff Development and Knowledge Transfer but should be distinguished from them. Research constitutes original knowledge and creative work. Summarise any relevant research activity of full-time and visiting staff on the programme, and identify any ways in which the programme itself participates in research activity. Programme Leonardo da Vinci Page 212 2007 FIRCTE 4 – Annexes Consider the impact of staff research on curriculum development. (Please remember the activities funded in relation to research - Knowledge Transfer, Staff Development & Research, Teaching Quality Enhancement Fund [TQEF[, community outreach, etc. – if appropriate.) Research initiatives are developed in the study, on site or outside the College with fellow researchers, companies and organisations within the UK and abroad. Research is generated by full-time and part-time members of staff, visiting tutors, visiting and honorary professors, and a number of collaborators from the profession/industry whose enquiry is centred on the College and its work. Several members of the TD programme team are involved in Research. a) A member of permanent staff has produced original designs for a number of companies including Cardboard Citizens and London Bubble. Documentation is available in portfolio and DVD forms. b) Members of permanent and visiting staff were involved in the annual symposium, Many Voices, for instance: Pip Nash Designer for My Home London Bubble Theatre, Michael Walling of Border Crossings Theatre Co. and Sandy Maberley of Theatre Melange. c) A regular member of visiting staff presented his research at Tate Modern as part of the Heaven and Earth Conference 2005. He has exhibited also at the Ben Uri Gallery, Henley Festival, Chichester Cathedral and Discerning Eye. He has received awards also for his published poetry: Bridport Literary Prize, Hawthorden Fellowship, Poetry Business Competition, Cardiff International and Poetry London Competition. d) The Programme Director and a visiting member of staff are collaborating on a research project that investigates the relationship between design skills and character development for the actor. The project is supported by the College’s Research Fund with the expected outcome to take a number of forms including a book with extensive illustrations. The programme works with a large number of individual practitioners and theatre companies many of whom are engaged in producing original work and involved in practice-based research. Thus the students and staff on the programme are learning and teaching within a research culture specific to their discipline. 11 EQUAL OPPORTUNITIES, WIDENING PARTICIPATION AND OUTREACH Indicate ways in which staff, students and aspects of the programme contribute to • widening participation of new students within the recruitment process • the responsiveness of the programme to the need for diversity of intake • the development of the syllabus and curriculum to ensure equal opportunities • engagement of the programme or its staff in outreach activity. • promotion of equal opportunities in the public work of the programme Programme Leonardo da Vinci Page 213 2007 FIRCTE 4 – Annexes Please identify any proposals for future development and include these, as appropriate, in the Action Plan. During the year the College has continued to build on its partnerships with schools and colleges, and with community based theatre companies. Whilst the end of the three year AimHigher projects has meant a measure of readjustment, the contact rate with young people has been maintained at about the same level. We were able to continue to support Half Moon’s Careers in Theatre projects and Shell connections festival at both the Albany and Greenwich Theatre. TiE involvement was extended to partnership working with Theatre Venture on their Big Up your Arts events. At the same time a greater level of involvement from programmes has been welcomed, particularly around audition projects with Lewisham College; and portfolio and audition projects with Arts Aimhigher in London and demonstrates a better measure of embedding than before. The programme continues to participate in projects when they arise through the work and contacts of the Director of Community Outreach. Outreach participation which has been instigated by the programme team includes placements at Bubble Theatre Co. and Emergency Exit Arts (Eltham Festival of Light). Within the work placement module some Theatre Design students have chosen to work with local school and Youth Theatre groups as designer/ makers and workshop leaders. Again this year the Level 2 Students participated in the annual Eltham Festival of Light, using the work made during the Puppet Project (TD201). Student volunteers were also active on summer vacation projects with Half Moon and Theatre Venture. Volunteering generally showed signs of improvement, with students creating a number of initiatives (as part of the curriculum and outside it) across a number of programmes including Theatre Design. 12 PROGRAMME SPECIFICATION AND PROGRAMME HANDBOOK Please confirm that the following have been checked and up-to-date and that the latest versions are on the College intranet. Please tick box. Programme Leonardo da Vinci Page 214 □ 2007 FIRCTE 4 – Annexes 12 ANNUAL ACTION PLAN Session 2005 / 2006 No. Planned Time scale Objective/Issue Proposed Actions 1. Issues in Last Year’s Action Plan and other Reviews 2. Curriculum Review and Development 3. Recruitment Staff member/ Group* 1) Programme #5 Review Creative Industries Fair June 2005 re: mailing Director & list, attendance, visitor identity, employment outcomes Director of for graduates attending. Analysis not yet available. Resources/Pro #8 Technical and Construction lecturer – ongoing fessional Spray booth - on going Development Curriculum/student materials costs & ‘shop’ pricing – ongoing. 2a) extend self assessment to other units. Programme 2b) extend portfolio and CV unit Director & Programme Lecturers 3a) Concern on gender balance – discuss with Programme Marketing Director & Marketing Intended Completion date 2005 - 2006 2005 - 2006 August 2006 2005 - 2006 On-going 2005 – 2006 2005 – 2006 August 2006 August 2006 Progression/completion rates Withdrawals 4. External Examiners’ and Academic Programme Leonardo da Vinci 4a) Elective Project issues 4b) extend portfolio and CV unit Page 215 Programme Director, 2007 FIRCTE 4 – Annexes Advisers’ comments 6. 7. 8. Preparation for Employment and Future Careers Learning and Teaching Learning Resources 9. Staff Development 10. 11. Research Equal Ops., Widening Participation and Outreach 4c) continue to discuss CP/TD cross programme projects Programme lecturers & CP Programme Director On-going 8a) discuss availability of specialist software 8b) discussion on programme curriculum costs ongoing 8c) shop pricing etc. ongoing Programme Director & IT Manager & Director of Resources 2005 - 2006 * Where action needs to be taken outside the programme team please make it clear who or what group you expect to take action. Programme Leonardo da Vinci Page 216 2007 On-going FIRCTE 4 – Annexes 12 ANNUAL ACTION PLAN FOR 2006-7 Session 2006 - 2007 No. Planned Time scale Objective/Issue Proposed Actions 1. Issues in Last Year’s Action Plan and other Reviews 2. Curriculum Review and Development 3. Recruitment Staff member/ Group* Review Creative Industries Fair June 2005 re: mailing list, attendance, visitor identity, employment outcomes for graduates attending. Technical and Construction lecturer – ongoing Spray booth - on going Curriculum/student materials costs & ‘shop’ pricing – 2a) Review cessation of pilot project with ETA along with the reduced participation in the Professional Practice workshops. TD102 2b) Review the change in focus on the Puppet Project towards Automata and Kinetic performance. 2c) Enhance and Review Level 2 Context/Visual Theory sessions Continued concern re: gender balance. Discuss increasing programme profile externally Review presentation at UCAS Fair and search engines on UCAS website. 11 a) Progression/completion rates Withdrawals Programme Leonardo da Vinci Page 217 2007 Staff Team May 2007 Staff Team July 2007 Staff Team July 2007 Staff Team and Marketing Spring 2007 Intended Completion date FIRCTE 4 – Annexes 4. External Examiners’ and Academic Advisers’ comments Develop Portfolio and CV Review CAD provision Level 3 feedback Staff Team Spring 2007 5. Student feedback Staff Team and Finance/LRC/ Estates Staff Spring 2007 6. Staff Team 7. Preparation for Employment and Future Careers Learning and Teaching The pricing issues and opening hours of the shop remain ongoing as does the cleaning of the studios. There is also an issue regarding the lack of hot water in 2nd year Design Studio. 5 a) Support Creative Industries Fair Continue to monitor Programme Teaching and Learning methods at all levels. Dir. Learning and Teaching 2006 - 2007 8. Learning Resources Dir. Resources 2006 2007 9. Staff Development 10. Research 11. Equal Ops., Widening Participation and Outreach 8 a) additional computer stations in LRC & installation of a suitable colour printer and A3 scanner in the Design studio. There is also an issue regarding the print quality of the colour printer in the LRC. There is a concern from students regarding the possibility of printing charges being made. Theatre Design students are required to provide a large amount of visual image research and this charge could be prohibitive. 8 b) Review Programme Curriculum costs. 9a) TD staff continue to address the need to train in new relevant technologies. Programme staff to continue relevant practice based and other research. 11 a) On-going discussions regarding Widening Participation. Staff Development 2006 2007 2006 2007 Dir. Of Outreach Head of Marketing * Where action needs to be taken outside the programme team please make it clear who or what group you expect to take action. Programme Leonardo da Vinci Page 218 2007 FIRCTE 4 – Annexes APPENDICES Statistical tables provided by Programme Administration and Registry, and other information to include as much as possible of the following: • • • • • • • • • • • • • Action Plan 39 of previous year, updated Level 1 and Level 2 progression statistics Undergraduate/ Postgraduate degree results Data on progression, non-progression and withdrawals Statistics for applications, offers, entry qualifications Information on student destinations Programme Committee Minutes Academic Advisers’ Reports (if available) External Examiners’ Reports (if available) The Programme Director’s response to these reports Recent professional body reports and responses (if appropriate and available). Summary of course unit questionnaire results, and one sample questionnaire, if used by the programme (if available) Examples of programme evaluation or feedback from students (if available) • Evidence of input from employers and/or industrial contacts (if available) AR 2005-6 v2 RBC/AH/07/07/07 39 There has been past confusion about the Action Plans to be submitted. There should be two: (i) The Action Plan for the year under Review (2005-6) as submitted in the 2004-5 Review in October 2005 (and available on the College server). This Plan should be updated to identify progress in achievement of its targets. In case this is not still available electronically, a blank is provided at the end of the template. Please delete this if you have another version. (ii) The Action Plan for the year ahead (2006-7). A blank for his is included in the template. Programme Leonardo da Vinci Page 219 2007 FIRCTE 4 – Annexes ANNEXE 3 La gestion de la relation emploi-formation dans le spectacle et le rôle d’un syndicat en France Juillet 1971 : la loi sur la formation professionnelle continue est promulguée en France. 1972 : la loi ne s’applique encore qu’aux personnels sous contrat à durée indéterminée c’est-à-dire les salariés permanents. Or, le secteur professionnel du spectacle est caractérisé par le contrat dit d’usage, celui des salariés « intermittents ». Voilà pourquoi notre profession est à l’origine de la création de l’AFDAS, collecteur de fonds pour financer la formation de ces derniers et plus largement, celle de l’ensemble des salariés du spectacle. Dès son démarrage, cet organisme est géré par les organisations représentatives des employeurs et des salariés du secteur et donc, notre syndicat. En la matière, comme souvent pour la mise en œuvre d’institutions sociales du spectacle en France40, nous avons été des précurseurs suivis par la suite par d’autres secteurs professionnels. En effet, c’est seulement dans les années 80 que l’ensemble des salariés précaires de France a pu accéder à la formation professionnelle continue. Par ailleurs, à l’époque, la formation initiale et continue n’existait pas, et pour les métiers techniques que nous représentions, nous avons fondé, avec l’aide du Ministère de la Culture, un organisme de formation géré par les partenaires sociaux de notre secteur : le CFPTS (Centre de Formation Professionnelle aux Techniques du Spectacle). C’est seulement par la suite que des organismes de formation privés ont, peu à peu, vu le jour et que l’Education Nationale s’est, à son tour, située sur le marché de la formation initiale et continue du spectacle. Dans les deux cas, AFDAS et CFPTS, les conseils d’administration sont composés par moitié d’employeurs et de salariés membres d’organisations représentatives et travaillent en prise directe avec les professionnels. Mais depuis les années 70, le système s’est amplement complexifié. Faisons donc le point sur les structures qui, aujourd’hui, ont pour mission la relation emploi-formation dans notre secteur. le Conseil National des Professions du Spectacle (CNPS), présidé par le Ministère de la Culture, regroupe l’ensemble des syndicats d’employeurs et de salariés des branches, tant du spectacle enregistré que du spectacle vivant, pour déterminer les grands objectifs politiques nationaux. Il est relayé, en régions, par les COREPS (Conseil Régional des Professions du Spectacle), qui développent de véritables activités d’étude (croisement de fichiers, consultations d’entreprises et collectes d’informations sur les pratiques de formation régionales, recherches sur les marchés de l’emploi et de la formation, etc.). Au plus près des réalités régionales, les COREPS appréhendent plus finement le lien entre emploi et formation, et collectent bon nombre des données nécessaires pour la prise de décisions appropriées aux besoins. Pour exemple, c’est à ce titre qu’une COREPS a mandaté nos syndicats pour recueillir et analyser les éléments permettant de mieux définir les besoins de formation dans une région particulière. 40 Caisse de retraite, Caisse de Congés-spectacle, etc. Programme Leonardo da Vinci Page 220 2007 FIRCTE 4 – Annexes l’AFDAS décide et finance le plan de formation du spectacle dans son ensemble, secteur qui compte un pourcentage majeur d’entreprises de moins de 10 salariés41. Afin que leurs personnels puissent bénéficier des mêmes droits d’accès à la formation que ceux de nos grands établissements nationaux, nos syndicats ont revendiqué une mise en commun des fonds collectés (mutualisation). la CPNEFSV (Commission Paritaire Nationale Emploi Formation du Spectacle Vivant) regroupe les partenaires sociaux et parmi eux, notre syndicat. Elle a mission de définir les nouveaux diplômes nécessaires dans chaque branche ou la reconnaissance de qualification de nouveaux métiers. En relation avec l’AFDAS, elle donne aussi son avis sur le contenu des formations dispensées par les établissements spécialisés. Evidemment, ces trois structures doivent se conformer à toute nouvelle loi votée par le parlement français. Ces lois s’enchaînant et se modifiant très régulièrement, le respect immédiat des réglementations appelle des adaptations, malheureusement trop lentes compte tenu du circuit complexe des décisions. Car dans chaque cas, pour tenter d’adapter les nouveaux dispositifs à nos fameux « intermittents » du spectacle, nos syndicats sont contraints à des négociations avec nos employeurs. C’est ainsi qu’un accord de branche a permis aux « intermittents » de bénéficier du Droit Individuel de Formation (DIF) qui, là encore, ne leur était pas autorisé. Autre effet positif de ces négociations : la cotisation patronale unique portée à 2 % de la masse salariale, quel que soit l’effectif de l’entreprise. Nous n’allons pas ici détailler les résultats bénéfiques des négociations entre partenaires sociaux, particulièrement riches en France lorsqu’elles ont pour objectif la formation professionnelle (mise en place de l’apprentissage et de la validation des acquis de l’expérience, contrat et période de professionnalisation, etc.). Mais dans certaines entreprises, le climat n’est pas toujours aussi favorable. Rappelons ici que le lien entre l’emploi et la formation se négocie également au sein des entreprises qui supportent seules la cotisation sociale liée à la formation continue. Et au regard de la loi, l’employeur doit, chaque année, présenter aux élus du personnel le plan de formation de son entreprise. C’est ainsi qu’il confronte ses besoins à l’expression de ceux des salariés. Notons qu’à ce titre, les demandes proviennent essentiellement des salariés, anxieux de s’adapter aux évolutions technologiques permanentes dans le secteur, et les représentants syndicaux de l’entreprise s’en font souvent les interprètes, voire les avocats. Il arrive qu’un employeur du spectacle s’investisse peu sur ces questions car bon nombre d’entre eux, nommés à la direction d’un théâtre pour une période de 3 à 5 ans, ne se soucient guère des enjeux à long terme des formations. Mais le délégué syndical ne manque pas, alors, de rappeler à l’employeur l’importance de ces enjeux, souvent décisifs pour l’emploi du salarié comme pour le développement de l’entreprise. Enfin, je ne voudrais pas conclure cette intervention sans évoquer les liens fraternels entretenus par notre syndicat avec nos camarades européens avec lesquels nous échangeons, bien sûr, l’ensemble de nos expériences. Adhérent d’EURO MEI, c’est avec eux que le Synptac CGT confronte les constats, dessine des perspectives et poursuit la réflexion commune sur la problématique emploi-formation dans le spectacle. Patrick Ferrier Secrétaire Général du Synptac CGT 41 97 % des entreprises françaises comptent moins de 10 salariés. Programme Leonardo da Vinci Page 221 2007 FIRCTE 4 – Annexes MINISTERES & ADMINISTRATIONS PARTENAIRES SOCIAUX Organisations d’employeurs & de salariés Culture, Travail – emploi - formation professionnelle, Education nationale .... CNPS Conseil National des Professions du Spectacle COREPS (Conseil Régional des Professions du Spectacle Appréciation, développement, actualisation • des compétences • des formations AFDAS CPNEF – SV Organisme Paritaire Collecteur Agréé Commission nationale Paritaire Emploi Formation – Spectacle Vivant Financement du dispositif : formation professionnelle continue Etudes & Recherches Stratégie globale Certifications, Reconnaissance de qualification de nouveaux métiers Avis sur les centres de formation Evaluation de la qualité des formations CENTRES DE FORMATION Programmes de formation Validation des Acquis de l’Expérience – V.A.E. Programmes européens ENTREPRISES Employeurs Salariés Les entreprises doivent répondre aux questions liées à la nouvelle organisation du travail, aux nouvelles technologies, au développement des compétences, aux exigences du marché, embauches, restructuration, etc. Programme Leonardo da Vinci Page 222 2007 FIRCTE 4 – Annexes ANNEXE 4 Compte rendu d’une expérience pilote : Méthodologie de commande d’un module de formation du CFPTS au Rose Bruford College (RBC). Le contexte : Dans le cadre de notre groupe de travail, nous avons tenté, avec le RBC, de formaliser la méthodologie de mise en place d’un module de formation pour l’acquisition d’une terminologie technique professionnelle en anglais à travers un atelier de création au CFPTS. Il nous a donc paru intéressant de prendre comme sujet de réflexion cet atelier qui n’est pas une expérience nouvelle puisque nous avons établi ce partenariat pédagogique depuis quatre ans maintenant. Mais décrire nos pratiques et en observer les mécanismes nous a semblé répondre à l’objectif du projet. En effet, nous soumettons un objectif de formation, à savoir l’acquisition d’une terminologie professionnelle technique en anglais, puis des formateurs du Rose Bruford College nous proposent un plan d’intervention qui applique la méthode pédagogique développée au RBC mais adaptée à un public spécifique, celui de notre centre de formation. Ils encadrent un atelier de création durant lequel l’anglais est le seul moyen de communication entre les participants. L’acquisition d’une terminologie professionnelle spécialisée se fait donc par l’action et n’est pas perçue comme un cours de langue traditionnel. Associée à une expérience à la fois personnelle et collective, ludique et plutôt valorisante puisqu’il y a une présentation publique du travail, elle est vécue comme assez rapidement transférable dans la vie professionnelle, l’accueil de spectacles étrangers étant très fréquent dans le secteur. Dès le début de cette collaboration, notre demande et le plan d’intervention ont fait l’objet d’une formalisation écrite simple. Prendre du recul en décrivant les procédures appliquées permet de réfléchir sur ses pratiques, de faire apparaître les points à améliorer, de poursuivre la démarche qualité engagée par le Centre et de nourrir la réflexion menée dans Fircte 4. La commande : Nous avons essayé de nous concentrer sur tout ce qui, dans notre demande, pouvait être implicite et donc sujet à ambiguïté entre le Centre, les apprenants et les formateurs du RBC. Nous avons donc cherché à être aussi précis que possible sur : la spécificité du public, l’objectif pédagogique et les résultats attendus, la méthode pédagogique appliquée et la place du module dans l’ensemble du cursus de formation. Pour cela nous avons procédé de la manière suivante : 1. Définition du contexte dans lequel l’atelier se déroule Cet atelier se déroule depuis plusieurs années et deux informations nous ont paru essentielles à préciser : le type de public à encadrer (des jeunes en formation en alternance, entreprise/centre de formation), et la situation de ce module dans le déroulement global de la Programme Leonardo da Vinci Page 223 2007 FIRCTE 4 – Annexes formation. Il n’intervient pas à n’importe quel moment du cursus. Il ne peut pas être placé au hasard, mais suppose que le public ciblé ait déjà acquis un certain nombre de connaissances et de compétences pour pouvoir participer activement à ce module. Introduire cet élément « temps » dans le cahier des charges d’une intervention nous paraît être une information utile aux formateurs et transférable à toutes les formations de longue durée. 1ère année – 625h de formation 315h Ent CFA 126h S1 CFA 154h 280h Ent S2 CFA 345h 2ème année –- 625h de formation 770h Ent S3 10/10/2005 CFA 142h 315h Ent S4 CFA 247h 665h Ent CFA 247h S5 S6 Séquence concernée CFA Centre de formation d’apprentis Ent Entreprise Jury 24h 10/10/2007 S1, S2, S3, S4, S5, S6 : séquences pédagogiques 2. Création et amélioration des outils : cahier des charges, plan de formation L’organisation de ce module spécifique nous a permis de construire de nouveaux outils et d’en adapter d’autres. Nous avons porté une attention toute particulière à ce qui pouvait nous paraître évident, et n’avait donc pas besoin d’être mentionné, mais qui ne l’était en réalité pas du tout pour des formateurs extérieurs, notamment des étrangers : - présentation synthétique de l’organisation de la formation en alternance (division du temps en séquences pédagogiques avec des objectifs précis pour chacune des séquences) - positionnement du module concerné dans le cursus complet - adaptation de fiches d’évaluation individuelles avec le trombinoscope des participants - traduction du cahier des charges et du plan d’intervention dans les deux langues pour limiter les incompréhensions terminologiques (telles que : objectif de la formation, objectif pédagogique, évaluation, critères) 3. Echanges entre le RBC et le CFPTS Le schéma ci-après illustre de façon synthétique la procédure suivie, pour la commande du CFPTS et la réponse du RBC, transférable à d’autres types de module de formation. Programme Leonardo da Vinci Page 224 2007 FIRCTE 4 – Annexes Coordination de la formation T – 16 semaines Référent de module Coordination et sélection des formateurs cahier des charges T – 6 semaines Réunion avec les formateurs T – 4 semaines Critères de sélection: • qualification • disponibilité • expérience • capacité de communication brouillon Référent de module Coordination des formateurs brouillon validé T – 2 semaines plan final du module de formation Référent de module apprenants coordination de la formation Le bilan de l’expérience pilote Cette expérience a été positive, en terme de satisfaction, aussi bien pour les jeunes qui y ont participé que pour les formateurs qui les ont encadrés, l’aspect ludique ayant sans doute joué. En revanche, dans la suite de notre démarche, nous avons collecté les observations des formateurs du RBC sur l’organisation, le cahier des charges et les moyens mis à leur disposition pour la réalisation de cette expérience pilote : • • • • • le cahier des charges leur a été très utile car il leur a été transmis bien en amont de l’atelier et a clarifié les attentes de Bagnolet. le plan d’intervention qu’ils ont transmis au Centre était plus précis et beaucoup plus détaillé que les années précédentes. Il a pu être remis aux jeunes avant le début de l’atelier ce qui a amélioré leur compréhension des résultats attendus et donc leur investissement dans le travail à fournir. l’encadrement pédagogique a été facilité parce que le temps alloué pour l’atelier étant plus long que les années précédentes ils ont pu exploiter plus efficacement les acquis terminologiques et établir une réelle relation de travail. les moyens matériels étaient satisfaisants en terme d’espaces mis à disposition. En revanche, il faut préciser plus le type de matériel technique disponible pour ce module et les possibilités de location supplémentaire. La procédure de suivi du cahier des charges entre le service pédagogique et le service logistique doit être améliorée pour ce module. les grilles d’évaluation des participants pourraient être encore plus utiles si elles étaient remises aux formateurs en début de module pour leur permettre de valider la progression Programme Leonardo da Vinci Page 225 2007 FIRCTE 4 – Annexes • des acquis des apprenants. L’introduction d’un trombinoscope dans ces grilles est à conserver surtout pour un module aussi court. bien que la traduction des documents dans les deux langues en ait alourdit la lecture, elle a été très utile à la compréhension générale du travail. Le bilan de cette expérience est, comme toutes les expériences pilote de FIRCTE, très positif. Elles permettent de prendre du recul sur les pratiques. La richesse des échanges entre les partenaires du projet participe à l’amélioration de la formation professionnelle dispensée au CFPTS. Programme Leonardo da Vinci Page 226 2007 FIRCTE 4 – Annexes ANNEXE 5 Juan de Gardeazabal, 3. 48004-BILBAO. Tef.: 944.014.248 – 615.731.729. E-mail: [email protected] www.atae.org ENCUESTAS ALUMNOS PARTICIPANTES 1. Elisa Iluminación, Sastrería TIEMPO DESDE LA FINALIZACIÓN DE LOS ESTUDIOS 19 años 2. Zigor Iluminación 4 años 3. Hiart Iluminación 1 año 4. Borja Iluminación 5 años 5. Aitor Iluminación 2 años 6. Mikel Iluminación 3 años 7. Jon Sonido 3 años 8. Borja Sonido 3 años 9. Endika Sonido 4 años 10. Enara Iluminación 3 años 11. Jorge Audiovisuales 8 años NOMBRE ESPECIALIDAD Programme Leonardo da Vinci Page 227 ESCUELA Centro del Espectáculo de Vitoria-Gasteiz Escuela de Teatro de Getxo Escuela de Teatro de Getxo Escuela de Teatro de Getxo Escuela de Teatro de Getxo Escuela de Cine y Video de Andoain Escuela de Cine y Video de Andoain Escuela de Cine y Video de Andoain Escuela de Cine y Video de Andoain Escuela de Cine y Video de Andoain IEFPS-GBLHI Ategorri Tartanga 2007 FIRCTE 4 – Annexes ESCUELA DE TEATRO DE GETXO – GETXOKO ANTZERKI ESKOLA Nace en 1.982 con el objetivo de formar tanto actores y actrices profesionales como amateurs. Los estudios de la Sección Profesional de la Escuela de Interpretación tienen cuatro años de duración y están dirigidos a la formación de actores y actrices profesionales, tanto para el teatro como el medio audiovisual. La Sección Amateur persigue un acercamiento del público, de forma no profesional, y con un espectro de edades diverso, al mundo del teatro. Desde el año 2000 se incluye, dentro del plan de estudios, la Escuela de Técnicos del Espectáculo, que surge para intentar cubrir las carencias formativas en diferentes áreas técnicas de las artes escénicas. En la actualidad, dentro de esta sección, cuenta con las ramas de Iluminación y sonido. Técnico de iluminación del espectáculo (600 horas de octubre a junio) El objetivo de este curso es enseñar a los alumnos las características de los elementos del equipo de iluminación, el proceso de creación y diseño y su plasmación gráfica y técnica para los espectáculos en vivo. -Cultura del espectáculo -Bases científicas y técnicas -Electricidad, electrónica, óptica color y luz -Infraestructuras, instalaciones y equipos de iluminación: proyectores, focos móviles, electrotecnia y cableado. -Técnicas y procesos aplicados a la iluminación. -Prevención de riesgos laborales -Técnicas de búsqueda de empleo. Técnico de sonido (600 horas de octubre a junio) El objetivo de este curso es impartir unos conocimientos que posibiliten al alumno el desempeño de las tareas de instalación y manejo de los equipos de sonido. -Cultura del espectáculo: elementos humanos, técnicos y artísticos -Bases técnicas: acústica, electroacústica, radiofrecuencia, magnetismo... -Infraestructuras, instalaciones y equipos de sonido: aparatos y equipos para sonorizaciones y grabaciones en directo, monitores y micrófonos inalámbricos. -Técnicas y procesos aplicados al sonido: grabación musical, postproducción de audio. -Prevención de riesgos laborales. -Técnicas de búsqueda de empleo Programme Leonardo da Vinci Page 228 2007 FIRCTE 4 – Annexes ESCUELA DE CINE Y VIDEO DE ANDOAIN La Escuela de Cine y Vídeo de Andoain es un Centro de Formación Profesional homologado y concertado por el Departamento de Educación del Gobierno Vasco, que desde 1986 ofrece estudios de Formación Profesional, Cursos Monográficos de Formación Continua para Estudiantes y Trabajadores (Fundación Hobetuz) y Cursos del Inem El objetivo de los estudios impartidos en la Escuela de Cine y Vídeo de Andoain es el de responder a las actuales necesidades empresariales del sector audiovisual. La Escuela de Cine y Vídeo ofrece las titulaciones de Formación Profesional de Grado Superior de: Técnico Superior de Sonido, Imagen, Realización y Producción; y de Grado Medio de Técnico en Laboratorio de Imagen, todos ellos impartidos en dos cursos académicos Para acceder directamente a las titulaciones de Formación Profesional Específica de Grado Superior es necesario acreditar el bachillerato L.O.G.S.E., el Bachillerato Experimental, COU., ser Técnico Especialista, Técnico Superior o equivalente. Quienes no reúnan estos requisitos y tengan 20 años deberán acceder mediante la superación de una prueba. Los ciclos de esta familia profesional tienen una duración de dos cursos académicos con un total de 2000 horas lectivas, de las que alrededor de 400 del segundo curso se desarrollan en empresas como formación en centro de trabajo (FCT), requisito indispensable para la obtención del título oficial una vez superado el ciclo. Para acceder directamente a la titulación de Formación Profesional Específica de Grado Medio es necesario acreditar el segundo curso de BUP, FP1 o primer ciclo R.E.M. El ciclo de esta familia profesional tienen una duración de dos cursos académicos con un total de 1400 horas lectivas, de las que alrededor de 400 del segundo curso se desarrollan en empresas como formación en centro de trabajo (FCT), requisito indispensable para la obtención del título oficial una vez superado el ciclo. Quienes no reúnan estos requisitos y tengan 18 años deberán acceder mediante una prueba. Ciclo de Sonido Con este ciclo se adquiere competencia profesional para definir y realizar la captación, registro, emisión y tratamiento de sonido en producciones audiovisuales, radiofónicas y fonográficas, la sonorización industrial de espectáculos, actos sociales y postproducción de audio en producciones audiovisuales. Al finalizar el módulo de formación en centros de trabajo podrá incorporarse al mercado laboral como Técnico en: sonido en televisión, radio, cine, estudios musicales, teatro, sonorización de espectáculos, edición, montaje y postproducción de audio para radio, cine y televisión Primer Curso • Sonido en producciones audiovisuales • Radio • Sistemas y medios técnicos de sonido • Comunicación audiovisual y expresión sonora • Relaciones en el entorno de trabajo • Formación y orientación laboral (F.O.L.) • Grabaciones musicales Programme Leonardo da Vinci Segundo Curso • Sonorización industrial y de espectáculos • Postproducción de audio • Calidad y mejora continua • Administración y gestión en la empresa • Formación en centros de trabajo • Idioma Técnico Page 229 2007 FIRCTE 4 – Annexes Ciclo de Imagen Con este ciclo se adquiere competencia profesional para definir y obtener imágenes fotográficas en sus distintaS aplicaciones, iluminar espacios escénicos, filmar o grabar productos audiovisuales, gestionar la calidad del procesado y tratamiento de material fotográfico y cinematográfico. Al finalizar el módulo de formación en centros de trabajo podrá incorporarse al mercado laboral como Técnico en: imagen, operador de cámara (en vídeo, televisión y cine), iluminación (de espacios escénicos, espectáculos, cine, vídeo y televisión) y fotógrafo. Primer Curso Segundo Curso • Imagen fotográfica • Aplicaciones fotográficas • Iluminación de espacios escénicos • Imagen audiovisual • Gestión de calidad de procesado y • Relaciones en el entorno de trabajo tratamiento fotográfico y cinematográfico • Idioma Técnico • Medios fotográficos y audiovisuales • Administración y gestión de la pequeña empresa • Medios y lenguajes de comunicación visual • Formación en centros de trabajo • Formación y orientación laboral (F.O.L.) • Calidad y mejora continua Ciclo de Realización Con este ciclo se adquiere competencia profesional para realizar producciones audiovisuales y multimedia, los procesos de montaje, edición, y postproducción audiovisuales y coordinar el desarrollo de representaciones escénicas. Al finalizar el módulo de formación en centros de trabajo podrá incorporarse al mercado laboral como Técnico en: realización de televisión, dirección de cine, montaje, cinematográfico, edición, mezcla y postproducción de vídeo, dirección de espectáculos y regidor de teatro. Primer Curso Segundo Curso • Realización en cine y vídeo • Realización en televisión • Montaje, edición y postproducción de • Realización en multimedia audiovisuales • Relaciones en el entorno de trabajo • Representaciones escénicas y • Idioma Técnico espectáculos • Calidad y mejora continua • Sistemas técnicos de realización • Formación en centros de trabajo • Comunicación y expresión audiovisual • Formación y orientación laboral (F.O.L.) Ciclo de Producción Con este ciclo se adquiere competencia profesional para organizar, supervisar y gestionar la producción de productos audiovisuales, programas de televisión, espacios radiofónicos, representaciones escénicas y espectáculos. Al finalizar el módulo de formación en centros de trabajo podrá incorporarse al mercado laboral como Técnico en: producción de programas de televisión, obras cinematográficas, videográficas, programas radiofónicos, espectáculos y obras teatrales Primer Curso • Producción de radio • Producción de espectáculos Programme Leonardo da Vinci Segundo Curso • Gestión y promoción de producciones audiovisuales, radiofónicas y Page 230 2007 FIRCTE 4 – Annexes • • • • Lenguajes audiovisuales y escénicos Medios técnicos audiovisuales Formación y orientación laboral (F.O.L.) Calidad y mejora continua • • • espectáculos Idioma Técnico Formación en centros de trabajo Producción de televisión Laboratorio de Imagen Con este ciclo se adquiere competencia profesional para realizar las operaciones de procesado y tratamiento de materiales fotosensibles expuestos, ajustándose a procesos, procedimientos y tiempos establecidos y a las especificaciones del cliente, consiguiendo la calidad requerida y actuando en condiciones de seguridad. Al finalizar el módulo de formación en centros de trabajo podrá incorporarse al mercado laboral como Técnico en: preparar, controlar y ejecutar el procesado, tratamiento y acabado de imágenes fotográficas y/o cinematográficas. Segundo Curso Primer Curso • Formación y orientación laboral (F.O.L.) • Positivado, ampliación y acabados • Tratamiento de imágenes fotográficas por procedimientos digitales • Administración y gestión en la pequeña empresa • Procesos de imagen fotográfica¡Error!Marcador no definido. • Calidad y mejora continua FUNDACIÓN VASCA PARA LA FORMACIÓN PROFESIONAL CONTINUA La Escuela de Cine y Vídeo de Andoain cuenta con unas instalaciones equipadas con los últimos avances tecnológicos ofrece a los trabajadores ocupados y a las empresas un completo servicio de formación continua, bien participando en cursos subvencionados por Hobetuz, bien o realizando cursos a medida para las empresas que lo deseen en áreas de vanguardia: Multimedia, Internet, Vídeo digital, Sonido digital, Animación 3D, Cine e Iluminación. INICIATIVAS DE LA ESCUELA DE CINE Y VÍDEO CILECT. Centro Internacional de Contacto entre Escuelas de Cine y Televisión, del que es miembros entre otras de todo el mundo: Columbia University Film Division (EE.UU.), New York University Tisch School of the Arts Institute of Film and Tv (EE.UU.), Stanford University Department of Communication (EE.UU.), National Film and Tv School NFTS (Inglaterra), Hoschchule F&uu;mlr Fernstehen und Film (Munich-Alemania), The Hong Kong Academy for Performing Arts (Hong Kong), Japan Academy of Visual Arts (Japón), National Film and Tv Institute NAFTI (Ghana), etc. Acuerdo transnacional con EUSKAL TELEBISTA, FR3 y el LICEE RENEE CASSIN de Bayona. Plan de Formación Continua para Profesionales del Sector Audiovisual de EuskadiAquitania. Programme Leonardo da Vinci Page 231 2007 FIRCTE 4 – Annexes IEFPS-GBLHI ATEGORRI TARTANGA El IEFPS Ategorri-Tartanga de Erandio inicia su historia en 1997, a partir de la fusión de dos Institutos precedentes: uno de Formación Profesional y otro de Bachillerato. Su proyecto es la preparación de personas humana y técnicamente, de forma que desarrollen comportamientos éticos, espíritu crítico, satisfacción en el aprendizaje, respeto por el entorno y que consigan una buena integración en la sociedad, siendo capaces de acceder a la Universidad, al mundo del trabajo, o de crear su propia empresa. Pretende ser un centro de referencia, tanto para las familias de su entorno como para las empresas e instituciones, relacionándose con otros centros de la zona, desarrollando proyectos que tiendan puentes entre el instituto, la empresa y la universidad que faciliten la implantación de nuevas tecnologías y que fomenten la creación de empresas, garantizando así una mayor competitividad del tejido industrial en un mercado laboral en cambio permanente y cada vez mas exigente. El Centro es Premio Nacional de Calidad 2005 otorgado por el Ministerio de Educación, Ciencia y Tecnología y ha conseguido la Q de plata de la Fundación Vasca para la Calidad (EUSKALIT) CICLOS DE GRADO MEDIO: • Equipos e Instalaciones Electrotécnicas • Gestión Administrativa. • Laboratorio de Imagen. CICLOS DE GRADO SUPERIOR: • Instalaciones Electrotécnicas (Castellano y Euskera) • Desarrollo de Productos Electrónicos • Sistemas de Telecomunicación e Informáticos • Administración y finanzas • Desarrollo de Aplicaciones Informáticas. • Realización de Audiovisuales y espectáculos • Sonido(Euskera) • Salud Ambiental. • Laboratorio de Diagnóstico Clínico • Química ambiental • Radioterapia • Integración Social(Castellano y Euskera) • BACHILLERATOS LOGSE (DIURNOS Y NOCTURNOS). • BACHILLERATO TECNOLÓGICO • BACHILLERATO DE HUMANIDADES Y CIENCIAS SOCIALES • BACHILLERATO DE CIENCIAS DE LA NATURALEZA Y DE LA SALUD Programme Leonardo da Vinci Page 232 2007 FIRCTE 4 – Annexes RESPUESTAS DE LOS ALUMNOS A LAS ENCUESTAS 1. ELISA: El de Elisa es un caso típico de la realidad que se vive en Euskadi. Las diferentes escuelas en las que se formó han ido cerrando una tras otra, algo que sucede con demasiada frecuencia en los intentos vascos por ordenar el área de las Artes Escénicas. Tiene 42 años y acabó sus estudios de figurinismo y patronaje a los 23. No esperó un solo momento a que la contratasen y, directamente, junto con tres amigas, creó su primera Cooperativa. Al mismo tiempo, trabajaba para el Centro del Espectáculo de Vitoria-Gasteiz, en el área de Nuevas Tecnologías, y continuó con su formación en Construcción de Decorados y Construcción de Elementos Escenográficos, hasta el momento en que cerró la Escuela lo que conllevó, igualmente, el cierre de su cooperativa. Prosigue con sus estudios en la Universidad del País Vasco, con una Ingeniería Media en Imagen, audio y video. Es en este momento cuando entra en contacto con las empresas del espectáculo. Empieza a trabajar como Técnica de Iluminación del espectáculo “Cabaret” y como contratada para la empresa Tarima en los espectáculos “Noches de Jazz” en el Museo Guggenheim. Para el Teatro Arriaga ha desempeñado funciones de Técnica de Iluminación, Figurinista y Sastra, unas veces contratada por Daniel Iriarte Fano (empresa subcontratada por el Teatro Arriaga), y otras contratada directamente por el teatro. 1. Sobre el periodo en el que encontraron su primer trabajo: -Cuánto tiempo desde que finalizaron los estudios -Dificultad en encontrarlo -Tipo de contrato / contratos en ese momento Al tiempo que cursaba sus estudios, preparaba la puesta en marcha de la cooperativa por lo que, como autónoma, no tuvo ningún problema en encontrar su primer trabajo. 2. Importancia del paso por la escuela en relación a la posibilidad de encontrar trabajo. La formación como valor para el empleo: -Grado en que el paso por la escuela fue determinante para encontrar trabajo. -Las empresas ¿prefieren gente formada o la inserción se ha realizado por otros valores (Amistad, cooptación...)? Valora la formación y el paso por la escuela como absolutamente imprescindibles, ya que la capacitación es lo que da valor al trabajador a la hora de acceder a un empleo. Cree que las empresas prefieren gente formada, aunque en el País Vasco existen muy pocos técnicos formados en escuelas, debido a la escasez de las mismas. Todavía prima el amiguismo en la contratación, porque las empresas necesitan saber de dónde vienen sus futuros asalariados. 3. Calidad profesional del traajo: -Grado de adecuación de los trabajos conseguidos en el periodo de transición con la formación obtenida. Programme Leonardo da Vinci Page 233 2007 FIRCTE 4 – Annexes Siempre trabajó en condiciones adecuadas a la formación obtenida en cada momento. 4. Utilidad de la formación obetnida. Adecuación de contenidos al empleo obtenido: -La formación ha sido útil en el desarrollo de la profesionalidad. -La escuela tiene planes de formación que capacitan para el trabajo o están lejos de la realidad profesional. La formación le ha sido muy útil en el desarrollo de su profesionalidad Considera que las escuelas sí que tienen planes de formación que capacitan para el trabajo. 5. Incidencia de las prácticas de empresa realizadas en el proceso de inserción laboral: -Detectar si las prácticas de empresa sirvieron para darse a conocer en el mundo profesional y si las empresas para las que se realizaron prácticas han acabado contratando al joven titulado. Las prácticas de empresa que realizó le ayudaron a centrar su cooperativa, con la que empezó a trabajar inmediatamente. 6. Situación profesional actual: Una vez transcurrido el periodo de 2-3 años de haber finalizado los estudios, nivel de inserción profesional: a) trabajo en la especialidad en la que me formé. B) Soy considerado un profesional por el entorno. Me he integrado no sólo en lo referente a empleo, sino que he sido aceptado en la profesión. Está perfectamente integrada en las diferentes especialidades en las que se ha formado. Se considera una profesional reconocida por el resto de los profesionales del entorno. Se ha integrado perfectamente en lo referente al empleo y se considera una profesional aceptada en la profesión. 7. Niveles salariales: -En los primeros contratos -En la actualidad Sus primeros trabajo fueron vía cooperativa Actualmente es contratada de muy diferentes formas pero, principalmente, destacan los contratos por obra. Sus salarios le han permitido llevar una vida independiente y siempre se han correspondido con los standares de la profesión. 8. Sector público – privado. Géneros: -Trabajo en sector público/privado -En eventos o artes escénicas, etc. -Alterno los distintos géneros/medios -Pasarelas a otras profesiones relacionadas (televisión, cine...) Ha trabajado tanto en el sector público como en el privado. En el sector público todo está más organizado: horarios, tareas, sueldos,...pero puede llegar a ser más impersonal. En el sector privado hay más camaradería, más corporativismo, se mezclan más las tareas y se ayuda más al resto de trabajadores. Se pasa más tiempo con los compañeros y se establecen lazos de amistad más fuertes. 9. Grado de movilidad profesional: Programme Leonardo da Vinci Page 234 2007 FIRCTE 4 – Annexes Contratos de corta duración, contrato indefinido. Frecuentes cambios de empresa. Diferenciar entre los cambios propios del sector y los cambios debidos a inadecuación de salario, puesto, etc. Ésta es una profesión de gran movilidad. Ha tenido contratos de corta duración e indefinidos Ha procurado trabajar siempre para las mismas empresas: su cooperativa, el Ayuntamiento de Gasteiz, el Teatro Arriaga y Tarima Considera que en esta profesión no se cambia de puesto por dinero, sino por continuidad en el trabajo. Hoy trabajas de Iluminador, mañana de montador, pasado de tramoyista etc. 10. Comentarios acerca del papel de los sindicatos y asociaciones profesionales en el proceso de incorporación al trabajo y de conformación de la profesionalidad: Cree que. en nuestro sector, las asociaciones profesionales están empezando y, como cada vez hay más eventos, empiezan a ser necesarias para regularizar el sector. Considera imprescindible el trabajo de los socios para sacar adelante esta profesión dignamente, porque no es una ciencia exacta, sino que se hace día a día. 11. Comentarios acerca del papel del centro de formación durante ese periodo: Tipo de soporte solicitado a la escuela. Respuesta de la escuela. Identificar si ha sido respuesta organizada desde el centro o basada en la buena voluntad del profesor. La escuela debe de estar en contacto con las asociaciones y con las empresas para hacer buenas prácticas de técnicos. Por lo que ella conoce, aquí eso se está haciendo bastante bien. 12. Comentarios acerca de la resistencia en la penetración en el sector: Si la ha habido. Si se ha debido a problemas de formación propia, de rechazo... No ha encontrado resistencia en la penetración en el sector. Como hay trabajo de sobra, se acepta a la gente siempre que las personas sean más o menos “normales”. ESCUELA DE TEATRO DE GETXO ALUMNOS DE ILUMINACIÓN 2. ZIGOR. 28 años. Finalizó sus estudios de iluminación con 24 años. 3. HIART. 27 años. Finalizó sus estudios de iluminación con 26 años. 4. BORJA. 26 años. Finalizó sus estudios de iluminación con 21 años. 5. AITOR. 28 años. Finalizó sus estudios de iluminación con 26 años. 1. Sobre el periodo en el que encontraron su primer trabajo: -Cuánto tiempo desde que finalizaron los estudios -Dificultad en encontrarlo -Tipo de contrato / contratos en ese momento Empezaron a trabajar en cuanto salieron de la Escuela. Programme Leonardo da Vinci Page 235 2007 FIRCTE 4 – Annexes No tuvieron ningún problema en encontrar trabajo una vez acabado el periodo de prácticas. Tipos de contrato: -Zigor: indefinido y fin de obra -Hiart: de corta duración, por obra, hasta hacerse autónoma -Borja: contratado en la empresa familiar -Aitor: se quedó en la empresa en la que hizo las prácticas 2. Importancia del paso por la escuela en relación a la posibilidad de encontrar trabajo. La formación como valor para el empleo: -Grado en que el paso por la escuela fue determinante para encontrar trabajo. -Las empresas ¿prefieren gente formada o la inserción se ha realizado por otros valores (Amistad, cooptación...)? Todos ellos dan gran importancia al paso por la Escuela como factor determinante a la hora de acceder al mercado laboral. Grado: -Zigor: otorga un 25% de importancia a los estudios para encontrar trabajo, pero un 75% a la hora de mejorar dentro de la empresa. -Hiart: otorga un 90% de importancia a los estudios para encontrar trabajo -Borja y Aitor: otorgan un 100% de importancia a los estudios para encontrar trabajo. Todos los encuestados, salvo Zigor, consideran que las empresas prefieren contratar a técnicos formados en escuelas. Zigor, en cambio, opina que “lo que buscan las empresas es gente con ganas de trabajar en este mundo. La formación es sólo un punto más que te sirve para pasar de auxiliar de montaje a responsable de espectáculo”. Aunque la mayoría piensa que “las empresas prefieren a técnicos formados en las escuelas” 3. Calidad profesional del traajo: -Grado de adecuación de los trabajos conseguidos en el periodo de transición con la formación obtenida. Tanto Zigor como Hiart han trabajado como iluminadores desde que salieron de la escuela. Para Borja y Aitor, en el periodo de transición se hace un poco de todo. Consideran este periodo como un compendio de lo que realmente es la profesión. 4. Utilidad de la formación obetnida. Adecuación de contenidos al empleo obtenido: -La formación ha sido útil en el desarrollo de la profesionalidad. -La escuela tiene planes de formación que capacitan para el trabajo o están lejos de la realidad profesional. Hay unanimidad al contestar que la formación les ha sido muy útil en el desarrollo de su profesionalidad. Respecto a los planes de formación de la escuela, tanto Zigor como Hiart y Aitor, opinan favorablemente al respecto. En cambio Borja, que asistió a los primeros tiempos de funcionamiento de la Escuela de Técnicos, manifiesta que “la Escuela utilizó a los alumnos como experiencia piloto...lo mejor de ella son los profesores, auténticos profesionales que trabajan como técnicos y saben lo que se cuece en el día a día de la profesión y saben transmitirlo. El que la escuela no tenga planes de formación se suple con los que sí que tienen los profesores”. 5. Incidencia de las prácticas de empresa realizadas en el proceso de inserción laboral: Programme Leonardo da Vinci Page 236 2007 FIRCTE 4 – Annexes -Detectar si las prácticas de empresa sirvieron para darse a conocer en el mundo profesional y si las empresas para las que se realizaron prácticas han acabado contratando al joven titulado. Todos los encuestados, salvo Borja, coinciden en que las prácticas les sirvieron, por una parte, para tomarle el pulso al sector y a la vida laboral real y, por otra, para conseguir trabajo, ya que fueron contratados por la empresa en la que realizaron las prácticas. Por lo que se refiere a Borja, manifiesta que no le sirvieron para mucho ya que “estaban mal preparadas, mal orientadas y muy masificadas”. 6. Situación profesional actual: Una vez transcurrido el periodo de 2-3 años de haber finalizado los estudios, nivel de inserción profesional: a) trabajo en la especialidad en la que me formé. B) Soy considerado un profesional por el entorno. Me he integrado no sólo en lo referente a empleo, sino que he sido aceptado en la profesión. Todos manifiestan trabajar en la especialidad para la que se formaron, ser considerados buenos profesionales por su entorno laboral; estar perfectamente integrados en el nivel de empleo y ser aceptados en la profesión. Tan sólo hay una acotación por parte de Aitor, que asegura “que le queda mucho por demostrar y mucho por aprender ates de ser considerado técnico, a pesar de estar trabajando en el área en la que se formó”. 7. Niveles salariales: -En los primeros contratos -En la actualidad Los primeros contratos de Zigor fueron indefinidos, por obra y por bolo. Ha creado una empresa con otros dos iluminadores y se ha convertido en autónomo. Su sueldo se corresponde con los stándares de la profesión y le permite llevar una vida independiente. Hiart mantiene el mismo sueldo que en sus inicios, con las lógicas adecuaciones del IPC. Borja y Aitor afirman que se consideran bien pagados y que su sueldo se corresponde con los stándares de la profesión. 8. Sector público – privado. Géneros: -Trabajo en sector público/privado -En eventos o artes escénicas, etc. -Alterno los distintos géneros/medios -Pasarelas a otras profesiones relacionadas (televisión, cine...) Todos ellos han trabajado tanto para el sector público como para el privado, salvo Hiart, que sólo ha trabajado en el segundo. La actividad ha sido muy diversa en todos los casos: en teatros, conciertos, espectáculos de danza, entregas de premios, galas, conferencias, museos, óperas...y en los casos de Hiart y Zigor, televisión. Zigor amplía que “en el sector público tienes menos responsabilidad, el trabajo está más repartido y estás sometido a un horario. En el sector privado tienes una responsabilidad plena sobre el espectáculo y le tienes que dedicar el 100% de tu tiempo, donde un bolo puede durar 12,14 ó16 horas, en las cuales haces de todo un poco”. 9. Grado de movilidad profesional: Contratos de corta duración, contrato indefinido. Frecuentes cambios de empresa. Programme Leonardo da Vinci Page 237 2007 FIRCTE 4 – Annexes Diferenciar entre los cambios propios del sector y los cambios debidos a inadecuación de salario, puesto, etc. Coinciden en la abundancia de contratos de corta duración, por obra o por bolo e indefinidos. Constatan frecuentes cambios de empresa y ofrecen distintas razones para explicar el alto grado de movilidad profesional: -ansias de evolucionar en la propia profesionalidad: cuando los técnicos tocan techo, cambian de trabajo buscando nuevos horizontes. -cuestiones de flujo de trabajo, -condiciones laborales y económicas: relación entre el volumen de trabajo y la remuneración del mismo, dietas, hoteles, kilometraje y gasolina... -personales. 10. Comentarios acerca del papel de los sindicatos y asociaciones profesionales en el proceso de incorporación al trabajo y de conformación de la profesionalidad: Las opiniones apuntan hacia la importancia que tienen las Asociaciones en la vertebración del sector. Ven fundamental su papel a la hora de conformar el sentimiento de profesionalidad, cohesionar el sector y difundir información especializada. Parece general la creencia en que las asociaciones responden al bienestar de sus miembros (formación, unión y reunión de los profesionales). Por el contrario, no se considera tan necesaria la labor de los sindicatos (“que se ocupan de demasiadas cosas relacionadas por el dinero y olvidan el sentido de las profesiones”), aunque para Borja y Aitor “deberían de ocuparse de las cuestiones laborales y salariales, mientras que las asociaciones, habrían de centrarse en el aspecto romántico, de formación y de unión y reunión de la profesión”. 11. Comentarios acerca del papel del centro de formación durante ese periodo: Tipo de soporte solicitado a la escuela. Respuesta de la escuela. Identificar si ha sido respuesta organizada desde el centro o basada en la buena voluntad del profesor. Tanto Hiart como Borja y Aitor manifiestan que lo mejor de la Escuela son los profesores, que conocen y trasladan al alumno la realidad profesional y con los que siguen coincidiendo en los bolos. Ninguno de ellos ha solicitado ayuda de la Escuela, pero creen que si la necesitasen obtendrían buena respuesta. En el caso de Zigor ha sido la propia Escuela quien se ha puesto en contacto con él para solicitarle técnicos o para que les ayude a solucionar diferentes cuestiones técnicas. 12. Comentarios acerca de la resistencia en la penetración en el sector: Si la ha habido. Si se ha debido a problemas de formación propia, de rechazo... Tan sólo uno de ellos, Aitor, manifiesta haber vivido situaciones de rechazo y de desconfianza por parte de técnicos que le consideraban competencia no cualificada. Zigor, por su parte considera que existe un temor a la pérdida de empleo. Al tratarse de trabajos eventuales, fundamentalmente, le molesta formar continuamente a técnicos que, poco a poco, se van a otras empresas: “formas a una persona y, cuando ya sabe, se va y ponen a otra. Eso cansa y crea desconfianza, porque a mayor competencia, menos trabajo”. Programme Leonardo da Vinci Page 238 2007 FIRCTE 4 – Annexes ALUMNOS DE LA ESCUELA DE CINE Y VIDEO DE ANDOAIN 6. MIKEL 24 años: Iluminación. Finalizó los estudios con 21 años 7. JON 23 años: Sonido. Finalizó los estudios con 20 años 8. BORJA 23 años: Sonido. Finalizó los estudios con 20 años 9. ENDIKA 24 años: Sonido. Finalizó los estudios con 20 años 10. ENARA 23 años: Iluminación. Finalizó los estudios con 20 años Estos cinco técnicos de la Escuela de Cine y Video de Andoain tienen unos antecedentes muy similares. Cuando acaban la Educación Primaria, acceden a la Educación secundaria porque “hay que seguir estudiando” hasta que deciden matricularse en la Escuela de cine y video cuando tienen la edad pertinente para ello. 1. Sobre el periodo en el que encontraron su primer trabajo: -Cuánto tiempo desde que finalizaron los estudios -Dificultad en encontrarlo -Tipo de contrato / contratos en ese momento Los cinco destacan que han tenido la gran suerte de que les tocó hacer las prácticas en la empresa donde, una vez acabadas, se quedaron a trabajar, por lo que no tuvieron ningún problema para encontrar trabajo al acabar sus estudios. Mikel ya trabajaba para otra empresa del sector pero, al ver las condiciones laborales de esta empresa, no lo dudó y se cambió inmediatamente. Sus primeros contratos fueron de “fin de obra” y a los 2 años les han hecho indefinidos. Borja destaca que, durante un tiempo, estuvo alternando su trabajo por obra en la empresa actual con trabajos de free lan para el Palacio de Festivales 2. Importancia del paso por la escuela en relación a la posibilidad de encontrar trabajo. La formación como valor para el empleo: -Grado en que el paso por la escuela fue determinante para encontrar trabajo. -Las empresas ¿prefieren gente formada o la inserción se ha realizado por otros valores (Amistad, cooptación...)? Consideran muy positivo el paso por la escuela a la hora de encontrar trabajo y, sobre todo, las prácticas. Afirman que “la escuela se sitúa en lo básico del trabajo”, “la teoría y la práctica son complementarias” o que “las prácticas te abren a la verdad de este mundo”, cifrando en un 70/80% la importancia que le dan a la escuela a la hora de encontrar trabajo. Piensan que las empresas prefieren gente que haya estudiado en una escuela, siempre y cuando luego lo refrenden en el trabajo. 3. Calidad profesional del trabajo: -Grado de adecuación de los trabajos conseguidos en el periodo de transición con la formación obtenida. Creen que la calidad del trabajo que desarrollan lo da la empresa. Durante las prácticas han trabajado según lo aprendido en la escuela y según las normas de la empresa. Si la empresa es buena, la eficiencia en el trabajo será mejor, por lo que la calidad de lo aprendido se pone de manifiesto en las buenas prácticas realizadas con una buena empresa, que se preocupa por ti y te enseña sus modos de trabajar. Programme Leonardo da Vinci Page 239 2007 FIRCTE 4 – Annexes 4. Utilidad de la formación obtenida. Adecuación de contenidos al empleo obtenido: -La formación ha sido útil en el desarrollo de la profesionalidad. -La escuela tiene planes de formación que capacitan para el trabajo o están lejos de la realidad profesional. Concuerdan en que la formación obtenida en la escuela les ha sido útil en el desarrollo de su profesión, pero porque se preocuparon de formarse en sus años de estudio. Piensan que la escuela tiene planes de formación cercanos a la realidad profesional, con bolsa de trabajo y servicio de colocación vasco. 5. Incidencia de las prácticas de empresa realizadas en el proceso de inserción laboral: -Detectar si las prácticas de empresa sirvieron para darse a conocer en el mundo profesional y si las empresas para las que se realizaron prácticas han acabado contratando al joven titulado. Evidentemente, las prácticas realizadas les han servido para darse a conocer en el mundo profesional, ya que fueron contratados por la empresa en la que las realizaron, que está muy asentada en el sector. 6. Situación profesional actual: Una vez transcurrido el periodo de 2-3 años de haber finalizado los estudios, nivel de inserción profesional: a) trabajo en la especialidad en la que me formé. B) Soy considerado un profesional por el entorno. Me he integrado no sólo en lo referente a empleo, sino que he sido aceptado en la profesión. Tan sólo Jon, que estudió sonido y ejerce como iluminador, no trabaja en la especialidad que estudió. Los otros cuatro sí. Se consideran muy jóvenes todavía y creen que están en proceso de ser reconocidos como profesionales con todas las de la ley, a pesar de sentirse perfectamente integrados y aceptados en la profesión. 7. Niveles salariales: -En los primeros contratos -En la actualidad Prefieren tener un contrato indefinido, y cobrar todos los meses, que arriesgarse a ser free lan y ganar en los meses de verano lo de todo el año. Con el sueldo que cobran pueden independizarse y se consideran pagados dentro de los standars de la profesión 8. Sector público – privado. Géneros: -Trabajo en sector público/privado -En eventos o artes escénicas, etc. -Alterno los distintos géneros/medios -Pasarelas a otras profesiones relacionadas (televisión, cine...) Sólo han trabajado en el sector privado, pero han desarrollado su trabajo tanto en calle como en interior, teatro, musicales, conciertos, pasarelas, cine y televisión. 9. Grado de movilidad profesional: Contratos de corta duración, contrato indefinido. Frecuentes cambios de empresa. Diferenciar entre los cambios propios del sector y los cambios debidos a inadecuación de salario, puesto, etc. Programme Leonardo da Vinci Page 240 2007 FIRCTE 4 – Annexes Piensan que las razones por las que los técnicos cambian de empresa tienen más que ver con la mejora en las condiciones de calidad de vida, que con una remuneración más alta: días de descanso, dietas, cargas y descargas, taller... También creen que el “apalancamiento y la monotonía” son dos de las causas de mayor importancia en lo que a la movilidad de los técnicos se refiere. 10. Comentarios acerca del papel de los sindicatos y asociaciones profesionales en el proceso de incorporación al trabajo y de conformación de la profesionalidad: Todos ellos disfrutan unas condiciones particulares dentro de su empresa y están muy a gusto. Sin embargo, no consideran importante la existencia de sindicatos, sino de asociaciones profesionales de técnicos, que atiendan aquellos aspectos de la profesión que contribuyan al beneficio común, pero sin generar conflictos laborales. 11. Comentarios acerca del papel del centro de formación durante ese periodo: Tipo de soporte solicitado a la escuela. Respuesta de la escuela. Identificar si ha sido respuesta organizada desde el centro o basada en la buena voluntad del profesor. Juzgan la Escuela bastante impersonal. Mikel la considera un negocio auspiciado por el Gobierno Vasco. Jon opina que había profesores quemados que no tenían mucha idea y otros que eran más “enrollados” y organizaban tareas y prácticas fuera de horario. Valoran el material de la escuela como obsoleto y todos coinciden en que lo mejor de los estudios y donde más aprendieron fueron las prácticas. Creen que los planes de formación que tiene la escuela están cercanos a la realidad profesional, porque se hacen muchas prácticas en ETB, que luego se traducen en contratos de becarios, etc. También cuenta con una bolsa de trabajo a la que recurren las empresas del sector en busca de técnicos. Además, están unidos a Lanbide, que es el servicio de colocación vasco. 12. Comentarios acerca de la resistencia en la penetración en el sector: Si la ha habido. Si se ha debido a problemas de formación propia, de rechazo... No han sentido ningún tipo de rechazo ni de resistencia en el sector. Se consideran muy bien integrados y a gusto. ALUMNO DEL IEFPS-GBLHI ATEGORRI TARTANGA 11. JORGE. 28 años. Audiovisuales. Finalizó los estudios con 20 años. 1. Sobre el periodo en el que encontraron su primer trabajo: -Cuánto tiempo desde que finalizaron los estudios -Dificultad en encontrarlo -Tipo de contrato / contratos en ese momento Jorge realizó sus prácticas en una empresa de audiovisuales en la que se quedó trabajando, primero con un contrato en prácticas, para pasar luego a indefinido, donde continúa trabajando a fecha de hoy. 2. Importancia del paso por la escuela en relación a la posibilidad de encontrar trabajo. La formación como valor para el empleo: -Grado en que el paso por la escuela fue determinante para encontrar trabajo. Programme Leonardo da Vinci Page 241 2007 FIRCTE 4 – Annexes -Las empresas ¿prefieren gente formada o la inserción se ha realizado por otros valores (Amistad, cooptación...)? A pesar de haber conseguido su trabajo mediante las prácticas que le organizó la escuela, él da poca importancia a la formación reglada a la hora de encontrar trabajo, ya que considera que recibió más formación teórica que práctica. Sin embargo, sí que reconoce que el paso por la escuela fue determinante para encontrar trabajo. Con una postura escéptica hacia la escuela, considera que las empresas se fían más del boca a boca y de las referencias que den de cada uno que del título que se pueda presentar. Las empresas temen a los técnicos sin experiencia o poco resolutivos. 3. Calidad profesional del trabajo: -Grado de adecuación de los trabajos conseguidos en el periodo de transición con la formación obtenida. Considera muy alto el grado de adecuación de los trabajos conseguidos en el periodo de transición con respecto a la formación obtenida. 4. Utilidad de la formación obtenida. Adecuación de contenidos al empleo obtenido: -La formación ha sido útil en el desarrollo de la profesionalidad. -La escuela tiene planes de formación que capacitan para el trabajo o están lejos de la realidad profesional. Considera que la formación, sobre todo teórica, le ha sido muy útil en el desarrollo de su profesionalidad. Pese a ello cree que los planes de formación de la escuela a la que acudió no son adecuados para capacitar al alumno hacia el trabajo porque se encuentra lejos de la realidad profesional. 5. Incidencia de las prácticas de empresa realizadas en el proceso de inserción laboral: -Detectar si las prácticas de empresa sirvieron para darse a conocer en el mundo profesional y si las empresas para las que se realizaron prácticas han acabado contratando al joven titulado. El tiempo que pasó de prácticas le sirvió para darse a conocer en el mundo profesional, tanto que se quedó trabajando en la empresa. 6. Situación profesional actual: Una vez transcurrido el periodo de 2-3 años de haber finalizado los estudios, nivel de inserción profesional: a) trabajo en la especialidad en la que me formé. B) Soy considerado un profesional por el entorno. Me he integrado no sólo en lo referente a empleo, sino que he sido aceptado en la profesión. En la actualidad se siente perfectamente integrado en el mundo profesional de los técnicos de las artes escénicas del espectáculo en vivo, a pesar de ejercer como técnico de sonido cuando en realidad es técnico de audiovisuales y video. Los compañeros de su empresa y los técnicos con los que le toca trabajar en los montajes le consideran un profesional, mientras que se siente infravalorado por sus jefes, circunstancia ésta que no le impide sentirse integrado en el empleo y bien aceptado por la profesión. 7. Niveles salariales: -En los primeros contratos -En la actualidad Programme Leonardo da Vinci Page 242 2007 FIRCTE 4 – Annexes Siempre se ha considerado aceptablemente pagado, tanto en su primer contrato en prácticas, como en su contrato indefinido de la actualidad, ya que le permite llevar una vida independiente y su sueldo se encuentra dentro de los estándares de la profesión. 8. Sector público – privado. Géneros: -Trabajo en sector público/privado -En eventos o artes escénicas, etc. -Alterno los distintos géneros/medios -Pasarelas a otras profesiones relacionadas (televisión, cine...) Siempre ha trabajado en el sector privado, prestando sus servicios a todo tipo de clientes y en todo tipo de eventos, incluidos el cine y la televisión. 9. Grado de movilidad profesional: Contratos de corta duración, contrato indefinido. Frecuentes cambios de empresa. Diferenciar entre los cambios propios del sector y los cambios debidos a inadecuación de salario, puesto, etc. Cree los técnicos realizan frecuentes cambios de empresa por la falta de trabajo. La mayoría son free lan y buscan donde hay trabajo, yéndose con el mejor postor. 10. Comentarios acerca del papel de los sindicatos y asociaciones profesionales en el proceso de incorporación al trabajo y de conformación de la profesionalidad: No cree en los sindicatos, a los que considera muy extremistas y politizados, por lo que se fía más de las asociaciones de técnicos ya que, al ser más cercanas a la problemática de la profesión, consiguen cosas más beneficiosas para todos. 11. Comentarios acerca del papel del centro de formación durante ese periodo: Tipo de soporte solicitado a la escuela. Respuesta de la escuela. Identificar si ha sido respuesta organizada desde el centro o basada en la buena voluntad del profesor. Nunca ha solicitado nada de su antigua escuela, porque no lo ha necesitado. Así y todo, ha ido alguna vez por allí de visita, ya que considera que lo mejor de ella son los profesores que, gracias a su buena voluntad, conseguían que la escuela hiciera cosas beneficiosas para los alumnos. 12. Comentarios acerca de la resistencia en la penetración en el sector: Si la ha habido. Si se ha debido a problemas de formación propia, de rechazo... De su vida laboral destaca que al principio le costó hacerse un hueco en el sector. Encontró bastante resistencia por parte de los técnicos del entorno, que se amparaban en el miedo a la competencia, acusándole, a él y a los “nuevos” de estar poco formados. Cree que los técnicos se movían por sus propios intereses. Programme Leonardo da Vinci Page 243 2007 FIRCTE 4 – Annexes ANNEXE 6 Enquête insertion professionnelle pour le CFPTS auprès des apprentis du CFA du spectacle – Fircte 4 – Groupe D Le groupe de travail D du projet FIRCTE4 (www.fircte.net) se penche sur la problématique de la transition entre le centre de formation et la vie professionnelle dans le secteur du spectacle vivant. L’objectif de cette enquête était d’apporter des éléments de réflexion sur l’évaluation de la qualité de l’insertion professionnelle de jeunes régisseurs (plateau, son, lumière) à l’issue de leur formation initiale en alternance au CFA du spectacle. Ces éléments concernent la nature des problèmes et des difficultés qu’ils ont pu rencontrer dans les premiers mois de leur vie active. Un questionnaire expérimental a donc été construit et est joint en annexe de ce document. 1. L’enquête ........................................................................................................ 245 2. L’apprentissage, voie privilégiée d’insertion professionnelle : .................. 245 2.1. Taille et type d’entreprises d’apprentissage .............................................. 245 2.2. Taux d’insertion professionnelle = 100 %.................................................. 245 2.3. Les fonctions de régisseur plus accessibles aux apprentis « plateau » et « lumière ».............................................................................................................. 246 2.4. Une majorité d’intermittents du spectacle.................................................. 246 2.5. Aucune difficulté d’insertion… grâce à l’apprentissage.............................. 246 2.6. Une formation pendant l’apprentissage adaptée aux besoins… et globalement reconnue par les professionnels ............................................................. 247 2.7. Une rémunération assez homogène ......................................................... 247 3. L’apprentissage, une image globalement positive : .................................... 254 3.1. Du point de vue des employeurs............................................................... 254 3.2. Du point de vue des apprentis................................................................... 254 4. Apprentissage, témoignages :....................................................................... 255 4.1. L’apprentissage vu par les employeurs : ................................................... 255 4.2. L’apprentissage vu par les anciens apprentis :.......................................... 255 Programme Leonardo da Vinci Page 244 2007 FIRCTE 4 – Annexes L’enquête L’enquête a porté sur l’ensemble des deux promotions 2002-2004 et 2003-2005. En raison des délais impartis et afin d’optimiser le nombre de réponses, il a été décidé de réaliser cette enquête par téléphone plutôt que par courrier. Sur un total de 54 apprentis, 14 anciens apprentis ont pu être interviewés. PROMO 2002-2004 Nombre Nombre de d'apprentis réponses PROMO 2003-2005 Nombre Nombre de d'apprentis réponses PLATEAU 8 25% (2) 7 0% (0) LUMIERE 11 55% (6) 10 10% (1) SON 14% (2) 50% (7) 36% (5) 14 10 50% (5) 8 0% 45 % (13) 25 4 % (1) 29 Les interviews ont été menées sur la base d’un questionnaire (document joint en annexe). Les réponses à cette enquête permettent de dégager que l’apprentissage peut être une voie privilégiée d’insertion professionnelle et ce grâce à une image globalement positive dans la profession. Attention, l’enquête rapporte des informations concernant un peu moins de la moitié de la promotion sortie en 2004 et ne peut être généralisée. L’apprentissage, voie privilégiée d’insertion professionnelle : Statut avant l'entrée en apprentissage Salarié 15% (2) Demandeur d’Emploi 8% (1) Etudiant 77% (11) Taille et type d’entreprises d’apprentissage Salles de spectacle de plus de 50 salariés Salles de spectacle de 20 à 49 salariés Salles de spectacle moins de 20 salariés Sociétés de prestation de service technique de moins de 20 salariés 36 % (5) 21 % (3) 29 % (4) 14 % (2) Taux d’insertion professionnelle = 100 % Fonction à l'issue de l'apprentissage Régisseur Technicien Plateau (2) 50 % (1) 50 % (1) Lumière (7) 57 % (4) 43% (3) Son (5) 40 % (2) 40 % (2) 50 % (7) 43 % (6) hors secteur 20 % (1) 7 % (1) A noter, sur l'ensemble des apprentis, à l'issue de la formation, l'un d'entre eux trouve un emploi de technicien dans un autre domaine que le sien (Plateau pour Lumière) Programme Leonardo da Vinci Page 245 2007 FIRCTE 4 – Annexes A noter, un ancien apprenti "son" reprend des études et se trouve hors du secteur professionnel du spectacle vivant L’intitulé technicien regroupe suivant les secteurs les fonctions suivantes : machiniste, agent technique, électricien plateau, technicien lumière, technicien son et sonorisateur. Les fonctions de régisseur plus accessibles aux apprentis « plateau » et « lumière » Après deux ans d’expérience, la moitié des apprentis plateau et un peu moins de la moitié des apprentis « lumière » occupent une fonction de régisseur, alors qu’en « son » un apprenti sur trois seulement accède à cette fonction. Fonction Actuelle Plateau (2) Lumière (7) Son (5) Régisseur 50 % (1) 43 % (3) 20 % (1) 36 % (5) Technicien 50 % (1) 57 % (4) 60 % (3) 57 % (8) Hors secteur 20 % (1) 7 % (1) Une majorité d’intermittents du spectacle A l’instar de l’image de la profession, le statut d’intermittent du spectacle prédomine, 64% de l’effectif. Et ce quelque soit la spécialisation, malgré quelques sensibles différence selon le secteur. Statut actuel Autre : Intermittent DE Permanent Etudiant Plateau 50% 0% 50% 0% Lumière 0% 29% 0% 71% Son 60% 0% 20% 20% 64% 0% 29% 7% Les permanents, leur structure : Lucernaire Forum, Dysneyland Paris, Théâtre Claude Debussy – Maison Alfort (2) Aucune difficulté d’insertion… grâce à l’apprentissage 100% d’entre eux déclarent ne pas avoir rencontré de problème d’insertion particulier. Cependant, pour le prochain questionnaire il serait intéressant de revoir la formulation des questions dédiées à cette analyse. Position mode de recrutement 1 2 3 4 5 6 7 Total Réseau 11 85% Entreprise d'Apprentissage 2 2 1 38% Autre : Spontanée 38% Rencontres / Apprentissage 2 1 31% 1 Anciens apprentis 1 3 31% Anciens stagiaires CFPTS 1 1 15% CFPTS 1 8% Programme Leonardo da Vinci Page 246 2007 FIRCTE 4 – Annexes 1 8% Fonction publique 85% d’entre eux positionnent Autre : Cooptation 0% le réseau en mode de recrutement privilégié, or parallèlement ils nous indiquent avoir créé ce réseau via l’apprentissage. Si on y ajoute les items où le mot « apprentissage » préfigure, on démontre très clairement l’impact de l’apprentissage sur leur recrutement. Une formation pendant l’apprentissage adaptée aux besoins… et globalement reconnue par les professionnels Globalement, les interviews reflètent une assez bonne satisfaction de la formation, même si 69 % notent quelques ajustement de formation qu’ils auraient appréciés. A noter, les ajustements sont essentiellement liés aux besoins ressentis dans le cadre des fonctions actuelles. Domaine de compétence à développer en formation oui 69% non 31% Formation professionnelle Après deux ans d’expérience, moins d’un sur continue oui 23% trois ont déjà bénéficié de la formation non 77% professionnelle continue. Et pour ceux qui y ont eu accès, il s’agit essentiellement de formation en prévention des risques (Caces) et/ou formation internes. Difficultés de reconnaissance Seuls 23% d’entre eux considèrent avoir oui 23% quelques difficultés à faire valoir leur formation. non 77% Mais il est à préciser qu’il s’agit essentiellement d’apprentis ayant intégré la fonction publique territoriale (théâtres de ville, centres culturels municipaux, …). Pour les 77% autres, ça peut « dépendre de la salle dans laquelle ils travaillent », « la formation a du poids, mais pas le titre ». L’un d’entre eux précise même qu’il « n’a rencontré aucune difficultés, et ce malgré qu’il n'ait pas obtenu le diplôme… le CFPTS suffit ». Une rémunération assez homogène Quelque soit la spécialité, la rémunération est sensiblement la même. Les différences viennent essentiellement du type de structure, puisque la fourchette 1000 à 1500 euros mensuel représentée pour 15 % correspond aux 2 permanents du Théâtre Claude Debussy – Maison Alfort. Programme Leonardo da Vinci Page 247 Fourchette de rémunération mensuelle de 1000 à 1500 15% de 1500 à 2500 85% de 2500 à 3500 0% plus de 3500 0% 2007 FIRCTE 4 – Annexes L’apprentissage, une image globalement positive : Du point de vue des employeurs Au travers de cette enquête, les réponses recueillies démontrent que pour les employeurs le spectacle vivant reste un secteur dans lequel l’acquisition des compétences par la pratique sur le terrain est primordiale. Elles démontrent également que l’entrée dans ce secteur n’est possible que par la capitalisation d’un réseau professionnel. Or parce qu’il répond aussi bien aux employeurs pour qui rien ne peut égaler le terrain qu’à ceux pour lesquels la formation rassure, l’apprentissage bénéficie d’une image globalement positive. Même si certaines entreprises peuvent montrer quelques réticences à l’apprentissage, globalement il est plus souvent fait mention de l’aspect rassurant que revêt cette formation, et pour l’employeur et pour l’ex-apprenti. Du point de vue des apprentis Outre l’acquisition d’un savoir faire, l’apprentissage permet à ces jeunes de se tisser un réseau professionnel qui leur facilitera, à l’issue des deux années d’apprentissage, l’accès à l’emploi. Par la confrontation au monde du travail et aux situations réelles qu’il permet l’apprentissage est souvent mentionné pour sa capacité à développer chez eux une certaine confiance en soi. En synthèse, l’image de l’apprentissage dépend très largement du rapport des entreprises à la formation et notamment à leur connaissance du centre de formation, le CFPTS en l’occurrence. De leur côté les ex-apprentis semblent avoir développé une très bonne image de la formation professionnelle, tant pour ses apports théoriques, méthodologiques que techniques. Programme Leonardo da Vinci Page 254 2007 FIRCTE 4 – Annexes Apprentissage, témoignages : L’apprentissage vu par les employeurs : « Quand les employeurs sont favorables à l’apprentissage, alors c’est un plus. Sinon, lorsqu’ils considèrent que le métier peut s’apprendre sur le tas, alors c’est un handicap. Certains employeurs ont une image négative de la formation. Ceux qui connaissent le CFPTS pensent que c’est une bonne formation. » « L’alternance permet une mise en situation des acquis, donc l’employeur le ressent, ça le rassure. L’employeur voit et valide les compétences. » « Pour l’employeur, c’est un plus, notamment du fait de connaître déjà le monde de l’entreprise et d’avoir d’autres expériences professionnelles. » « L’apprentissage est très positif, très rassurant pour moi et mes employeurs. Il est essentiel pour s’insérer, surtout à cause du passage en entreprise. Rapport d’intégration dans une équipe, grande lisibilité de notre statut. » « Responsabilité de l’employeur d’accorder de l’importance à l’apprentissage, pour ne pas donner trop de responsabilités trop tôt » « L’apprentissage est un plus, une garantie pour l’employeur, car il connaît le jeune et donc connaît sa façon de travailler. » « Pour l’employeur, l’apprentissage est un plus : il permet à des jeunes de mieux connaître le système d’éclairage dans un théâtre (réseaux DMX et nouveaux protocoles), le matériel et l’habitude de travailler dans ce milieu et aussi la maison dans laquelle l’apprentissage s’est déroulé. » « Pour l’employeur c’est la garantie que le jeune connaît le terrain. La pratique professionnelle est déjà acquise, elle est faible, mais réelle. » L’apprentissage vu par les anciens apprentis : « Apprenti est un excellent moyen, parce qu’on apprend avec de bonnes méthodes dès le début, donc l’entrée dans le métier est facilitée. Les connaissances sont plus organisées. La pratique s’apprend plus facilement et l’employeur peut voir qu’on a acquis une méthode de travail. » « L’apprentissage est essentiel pour entrer dans le milieu, mettre en application les acquis de formation. Il permet la constitution d’un réseau professionnel. L’apprentissage permet d’assimiler des acquis et donc d’obtenir des compétences. » « C’est un moyen de créer son réseau professionnel, de connaître la réalité professionnelle et les conditions d’exercice. On y gagne en confiance. » « L’apprentissage permet une meilleure conscience des compétences et plus de confiance en soi. » « L’alternance n’a pas été respectée par le théâtre, donc alternance pas réelle. Journées trop longues entre le travail et les études » « Très bonne façon d’aborder le monde du travail. Avait besoin de ce système pour approcher le monde professionnel » « Très positif, maître d’apprentissage très pédagogue, donc a beaucoup appris, notamment sur l’assistanat de création et de régie. Par ailleurs, le renom de l’entreprise dans laquelle il a effectué son apprentissage et du CFPTS constituent deux passeports » « L’apprentissage est essentiel pour l’insertion professionnelle, car la pratique est vitale pour connaître le métier et pour construire son réseau professionnel. » « L’apprentissage est essentiel pour l’insertion professionnelle, car la théorie est complète au CFPTS et la pratique quotidienne dans l’entreprise facilite l’entrée dans le monde professionnel. Pas de rupture entre la vie scolaire et la vie professionnelle. C’est une continuité et donc le monde professionnel n’est pas inquiétant. » « L’apprentissage aide à se lancer dans le métier, à créer son carnet d’adresses » « Très bonne formation, bons intervenants, bon développement technique et personnel. Apprentissage essentiel pour l’insertion professionnelle ». Programme Leonardo da Vinci Page 255 2007 FIRCTE 4 – Annexes « Très satisfait de la formation, le CFPTS bénéficie d’une bonne image en terme de formation. La formation permet de savoir de quoi on parle, permet une confiance en soi. Le séquençage est très utile et permet de comprendre et d’intégrer les acquis et de s’exercer. L’apprentissage est vital pour se faire repérer. » « Très content de la formation reçue au CFPTS. Dans mon cas, le système d’apprentissage s’accordait très bien avec ma situation, …, je ne regrette pas ce choix d’études plutôt courtes, mais concrètes, avec emploi dès la fin de mon apprentissage ». « Essentiel notamment grâce aux longues périodes en entreprise, pour suivre les projets, appliquer ce qui a été appris ». « L’alternance permet d’évaluer ses compétences réelles (ce qu’on peut et ne peut pas faire) ; se mesurer aux autres, renforce la confiance en soi, aussi parfois pour se mettre en danger et prendre des risques ». Remarques diverses : « Le CFPTS ne diffuse pas suffisamment d’information de type offres d’emploi, bourse du travail. » « Au niveau des Assedic, le passage du régime général au régime d’intermittence peut poser quelques difficultés » Programme Leonardo da Vinci Page 256 2007 FIRCTE 4 – Annexes ANNEXE 7 CUESTIONARIO DE VALORACIÓN DEL CURSO PARA EXALUMNOS FECHA: CURSO: COORDINACIÓN: Nº DE ALUMNOS: Puntúe del 1 al 5 las siguientes cuestiones. Considerando el 1 como valor más bajo y el 5 como más alto: Material Didáctico: Una vez que empezaste a trabajar, te han sido de utilidad: 1 2 3 4 5 1 2 3 4 5 1 2 3 4 5 1 2 3 4 5 1. Los apuntes de clase 2. El material didáctico, fotocopias, etc., del curso: 3. Bibliografía recomendada: Equipamiento: El equipamiento del centro en tu curso fue adecuado: 4. Para la formación: 5. Para el manejo y comprensión de los equipos que te has encontrado 6. Estaba actualizado: Profesorado: 7. Mantienes contacto con el profesorado: 8. Mantienes contacto con el centro: 9. Como consideras ahora el nivel de conocimientos que tenia el profesorado Conocimientos adquiridos: 10. Utilidad y adecuación de conocimientos teóricos: 11. Utilidad y adecuación de conocimientos prácticos: 12. Como consideras la relación entre los conocimientos adquiridos y la duración del curso: 13. Consideras que la formación recibida es suficiente para iniciarse en el mundo profesional:………………………………... 14. Consideras que hubo carencias básicas en los conocimientos adquiridos:…………………………………………………………….. Programme Leonardo da Vinci Page 257 Si No Si No 2007 FIRCTE 4 – Annexes 15. Cuales: Inserción profesional 16. Has trabajado en la empresa pública:……………………………… 17. Has trabajado en la especialidad en la que te formaste:………….. 18. Cuanto tiempo: (meses)…………………………….. - de 6 19. Has trabajado en la empresa privada:……………………………… 20. Has trabajado en la especialidad que te formaste:………………… 21. Cuanto tiempo: (meses)…………………………….. - de 6 22. Has trabajado en empresas de Madrid:…………………………… 23. Cuanto tiempo has trabajado en el último año:…… 24. Cuanto tardaste en encontrar el primer trabajo 7 - de 6 Bolos Continuado de técnico tras finalizar el curso 25. El trabajo del último año ha sido en: 26. Si han pasado 5 años desde que finalizaste el curso: -Sigues trabajando en el medio…………………………......... -En la especialidad que te formaste………………………….. Si Si + de 6 No No + de 12 Si Si No No + de 6 + de 12 Si + de 6 No + de 12 Alternativo Permanente Si Si No No Si 28. Tras finalizar la formación en el centro has realizado algún curso: 29. La duración de esa formación ha sido de: +de 2 +de 1 …………………………… de2semanas semanas mes 30. Esa formación la has En el En otro centro de realizado:……….. CTE España 31. Consideras que la formación continua es necesaria para: -Adquirir conocimientos básicos no recibidos en la formación inicial……………….. -Completar la formación inicial……………………. -Para conocer el funcionamiento de nuevos equipos y nuevas técnicas………………… -No me parecen necesarios………………………… 32. Consideras que el mercado te ofrece cursos de formación Si adecuados a tu desarrollo profesional………………………………… 33. Que curso te gustaría que el centro programara: No 27. En caso de que no sigas en el medio la causa ha sido: -Falta de continuidad en el empleo…………………… -Desplazamientos continuos………………………….. -La remuneración…………………………………….. -El cambio de intereses profesionales………………... -La escasa oferta de trabajo…………………………... -Dureza del trabajo físico…………………………….. -Lesiones o accidentes……………………………….. Formación continua Programme Leonardo da Vinci Page 258 +de 1 año Fuera de España No 2007 FIRCTE 4 – Annexes Observaciones y sugerencias del alumno: . Programme Leonardo da Vinci Page 259 2007 FIRCTE 4 – Annexes ANNEXE 8 LUMIERE DYNAMIQUE DU 12 SEPTEMBRE AU 06 OCTOBRE 2006 ISTS EVALUATION DE LA FORMATION 1. La durée de la formation est selon vous : suffisante à peine suffisante trop courte trop longue Observations ou commentaires : 2. En fonction du thème proposé, la formation est : cohérente assez cohérente peu cohérente dispersée Observations ou commentaires : 3. La qualité des interventions est : pertinente inégale décalée insuffisante Observations ou commentaires : 4. D’une manière générale cette formation était dans son contenu : pertinente assez pertinente trop théorique hors contexte Observations ou commentaires : 5. Compte – tenu du des contenus et des objectifs proposés, quels sont les éléments que vous dégagez de cette formation : 5.1 Eléments positifs : 5.2 Eléments négatifs : Programme Leonardo da Vinci Page 260 2007 FIRCTE 4 – Annexes 6. En fonction de vos objectifs, la formation est: supérieure à conforme partiellement conforme vos attentes à vos attentes à vos attentes décevante Observations ou commentaires : 7. Cette formation aura sur votre activité une incidence : importante certaine relative aucune incidence Observations ou commentaires : 8. La qualité de l’accueil à l’ISTS est selon vous : très satisfaisante satisfaisante moyenne insuffisant Observations ou commentaires : 9. Le matériel mis à disposition pendant la formation est selon vous : très satisfaisant satisfaisant moyen insuffisant Observations ou commentaires : Programme Leonardo da Vinci Page 261 2007 FIRCTE 4 – Annexes ANNEXE 9 PORTFOLIO DES INTERVENTIONS EN FORMATION Insérer tous les documents remis ou non aux stagiaires utilisés pour l'intervention Du 12 septembre 2006 au 06 octobre 2006 Stage : La Lumière Dynamique NOM Prénom Matière Intitulé du cours Dates Durée de l'intervention Remarques Effectif du groupe Remarques Lieu(x) Remarques Matériel utilisé lié à la fiche technique d’intervention Remarques Remarques générales sur les conditions de l'intervention (accès ISTS, accueil, disponibilité du personnel…) Conseils bibliographiques Programme Leonardo da Vinci Page 262 2007 FIRCTE 4 – Annexes Contenu de l'intervention Indiquer le plan détaillé initialement prévu (ou joindre votre document) Le contenu de l'intervention est-il celui initialement prévu avec le coordinateur ? Indiquer en quoi il a été différent et pourquoi. Bilan de votre intervention Programme Leonardo da Vinci Page 263 2007 FIRCTE 4 – Annexes Notes sur le suivi des interventions et de l’acquis du groupe 1. par rapport à votre précédente intervention 2. par rapport à d’autres interventions Notes pour le développement du programme Notes pour les intervenants du même domaine d’intervention Remarques générales sur la formation (rapports inter-matières) Programme Leonardo da Vinci Page 264 2007 FIRCTE 4 – Annexes LES STAGIAIRES D'un point de vue collectif, comment définiriez-vous le groupe ? (cochez la ou les cases ci-dessous) Participation 0 1 2 3 Attention 4 0 1 2 3 Esprit d’entraide 4 0 1 2 3 4 Commentaires : D'un point de vue individuel, avez-vous des remarques à faire sur les stagiaires quand à la perception de l’intervention? (cochez la ou les cases ci-dessous) Noms des stagiaires Compréhensi on Attention Participation Assiduité Commentaire 0 1 2 3 4 0 1 2 3 4 0 1 2 3 4 0 1 2 3 4 Xxxxxxxx photo xxxxxxxxxxxx photo xxxxxxxxxxxxx photo xxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxx Programme Leonardo da Vinci Page 265 2007 FIRCTE 4 – Annexes évaluation individuelle des stagiaires, suivant les objectifs de formation : (cochez la ou les cases ci-dessous et commentez votre évaluation ) Nom du stagiaire Xxxxxxx photo Noms des stagiaires Compréhensi on Attention Participation Assiduité Commentaire 0 1 2 3 4 0 1 2 3 4 0 1 2 3 4 0 1 2 3 4 Yyyyyyy photo XYyyyyyyy photo xxxxxxxxxxx xxxxxxxxx Évaluation des stagiaires suivant les objectifs de l’intervention : Critère d’évaluation de l’assimilation : 0 : non assimilé 1 : assimilation partielle Contenu et objectif 2 : assimilation complète Note Assimilation Participation Pupitre : liste des mémoires -liste des séquences fonction groupe - les masters, pages master Gestion des fichiers et menus les différents modes opérationnels du pupitre changeurs de couleur : câblage - paramétrage configuration - changeur et rouleau Asservis : les sources : spectrométrie, photométrie mécanique interne : obturateurs, gradateur mécaniques, gobos mécanique externes : motorisation, encodage fonctionnement optique : lentilles, zoom, filtres dichroïques, prisme fonctionnement électroniques : DMX, menus, algorithmes tables DMX, hiérarchie des menus, les messages d’erreur Programme Leonardo da Vinci Page 266 2007 FIRCTE 4 – Annexes Pupitre et asservis : création des templates - construction des palettes, focus, couleurs et attributs Wysiwyg : apprentissage logiciel modélisation de l’espace et implantation virtuelle Pupitre et wysiwyg : mise au point des effets en réel avec wysywig - intéraction wysywig et machines Atelier : méthodologie de travail – sens artistique – passage virtuel/réel - Programme Leonardo da Vinci Page 267 2007 FIRCTE 4 – Annexes ANNEXE 9 EXPERIENCIA PILOTO DE EVALUACIÓN DE LA DOCENCIA Y EL APRENDIZAJE EN UN CURSO DE MAQUINARIA ESCÉNICA Esta experiencia consistió en una evaluación, por parte del grupo B del proyecto FIRCTE 4, del proceso de evaluación que se desarrolla habitualmente en el CTE. En este caso, esta experiencia piloto permitió a los evaluadores externos evaluar las herramientas, los procesos de trabajo y la evaluación realizada por el docente y los estudiantes, de un ejercicio práctico de maquinaria escénica. El ejercicio sobre el que se basó la experiencia consistió en realizar la implantación, montaje y manejo de elementos escenográficos a partir de la documentación técnica que recibieron. Participantes en la experiencia piloto: Evaluadores externos (socios del FIRCTE 4) Profesora de maquinaria escénica del CTE. Alumnos que finalizaban su formación en el CTE. Documentación facilitada a los evaluadores externos: Documento 1: Programa del curso de formación inicial “Maquinaria escénica, construcción de decorados y utilería. Plan FIP 2005/2006”. Documento 2: Ejemplos de los talleres de síntesis realizados durante dicho curso, ejemplo de tablilla técnica y de plan de trabajo. Documento 3: Ejemplo de evaluación escrita y documentación sobre ejercicios prácticos que formaron parte de la evaluación durante el curso. Herramientas de evaluación: o Modelo de ficha de calificaciones finales del alumno. o Tabla de calificaciones. o Modelos de cuestionarios de evaluación la asignatura de Maquinaria escénica y de la evaluación de la misma, cumplimentados por los alumnos. Documento 4: Objetivos generales y específicos de la experiencia piloto Criterios para la evaluación del docente Hoja de observación del docente para evaluar a los alumnos que realizan la prueba Guía para la cumplimentación de la autoevaluación del docente. Documentación que se le facilita a los alumnos para la realización de la prueba Cuestionario de evaluación del docente que cumplimentan los alumnos al finalizar la prueba. Documentación facilitada a los alumnos que participaron en esta experiencia: Objetivos generales Instrucciones para la realización del ejercicio Planos del montaje y del cambio de elementos escenográficos Guión técnico del cambio Cuestionario de evaluación del docente que cumplimentan los alumnos al finalizar la prueba. Programme Leonardo da Vinci Page 268 2007 FIRCTE 4 – Annexes DROITS DE PROPRIETE "Les connaissances qui résultent des travaux entrepris au titre du présent contrat appartiennent aux partenaires, y compris le contractant, ayant développé le projet." 42 "Le contractant et les partenaires au projet définissent entre eux l'attribution des droits de propriété concernant les connaissances et résultats du projet, dès la conception de celui-ci." "Le contractant assure la protection et la défense des connaissances qui appartiennent aux partenaires susceptibles d'application industrielle et commerciale dont la nature le justifie, dans la mesure requise pour satisfaire aux intérêts de la Communauté et des partenaires concernés ainsi qu'aux contraintes légales ou conventionnelles applicables." En conséquence, Toute commercialisation ou toute exploitation, totale ou partielle, des connaissances qui résultent des travaux du projet FIRCTE 4, sur quelque support ou sous quelque forme que ce soit, devra faire l'objet d'une demande d'autorisation à chacun des partenaires ayant pris part au projet. Toute publication relative au projet devra faire mention des organismes partenaires. 42 Cfr. Commission des Communautés Européennes - Direction Générale XXII - Education, formation et jeunesse - Programme Leonardo da Vinci - Convention financière nº E/542-R Nº d'identification: 33587 Programme Leonardo da Vinci Page 269 2007 FIRCTE4 Portadas idiomas 4/3/08 16:56 P gina 2 C Institut del Teatre de la Diputació de Barcelona. Espagne Théâtre Royal de la Monnaie / Koninklijke Schouwburg De Munt. Bruxelles. Bélgique Koninklijke Vlaamse Schouwburg Brussel. Bélgique Escénica. Programa de estudios técnicos. Sevilla, Granada, Málaga. Espagne Centro de Tecnología del Espectáculo. INAEM-Ministerio de Cultura. Gobierno de España. Madrid. Espagne Escuela Taller Técnicas Promocionales. Avilés. Espagne Asociación de Técnicos de las Artes Escénicas. Bilbao. Espagne Tartu Ülikooli Viljandi Kultuuriakadeemia. Viljandi. Estonie Centre de Formation Professionnelle aux Techniques du Spectacle. Bagnolet. France Institut Supérieur des Techniques du Spectacle. Avignon. France Théâtre National Populaire. Villeurbanne. France École supérieure d’art dramatique. Théâtre National de Strasbourg. Strasbourg. France SYNPTAC - CGT. France Accademia Teatro alla Scala. Milano. Italie Narodowy Stary Teatr. Kraków. Pologne Centro Dramatico de Évora. Portugal Rose Bruford College. London. Royaume-Uni LEONARDO DA VINCI Programme d’action pour la mise en oeuvre d’une politique de formation professionnelle de la Communauté Européenne Composici n M Y CM MY CY CMY K