analyse des determinants de l`efficacite energetique dans l`espace
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analyse des determinants de l`efficacite energetique dans l`espace
European Scientific Journal April 2013 edition vol.9, No.12 ISSN: 1857 – 7881 (Print) e - ISSN 1857- 7431 ANALYSE DES DETERMINANTS DE L’EFFICACITE ENERGETIQUE DANS L’ESPACE UEMOA Wadjamsse Beaudelaire Djezou, PhD Université de Bouaké/ CIRES - Centre Ivoirien de Recherches Economiques et Sociales, Côte d’Ivoire Abstract Energy saving strategies are key means for developing countries, non-oil producers, to fight against energy dependency and its huge share in national budget. In this perspective, this paper investigates the determinants of energy efficiency in WAEMU countries in order to ensure a sustainable growth. To this end, we used the panel data methodology especially a robust fixed effects model in the form of error correction model. Firstly, we found a U relationship between energy intensity and GDP. Secondly, the structure of the WAEMU economies is a significant determinant of their energy efficiency level in the sense that industrial and service sectors significantly reduce their energy intensity. However, the study shows that public sector activities and households’ social and economic behaviors are energy intensive activities. In the same way, the stock of capital is composed of less energy saving technologies since it positively affects the energy consumption per unit of output. Finally, this paper reveals significant differences between WAEMU countries energy intensities. Keywords: Energy efficiency, WAEMU, panel data Résumé La maîtrise de l’énergie représente pour les pays du Sud une nécessité pour faire face à la dépendance énergétique et son poids budgétaire. Ce papier s’inscrit dans ce cadre en recherchant les déterminants de l’efficacité énergétique dans l’espace UEMOA en vue de lui assurer une croissance durable. Pour ce faire, nous avons utilisé la méthodologie des modèles à correction d’erreur sur les données de panel précisément un modèle à effets fixes. D’abord, on note une relation en U entre l’intensité énergétique et le PIB. Ensuite, la structure économique des pays de la zone influence significativement leur intensité énergétique. En particulier, une économie tournée vers le secteur industriel et tertiaire est de nature à faire des 259 European Scientific Journal April 2013 edition vol.9, No.12 ISSN: 1857 – 7881 (Print) e - ISSN 1857- 7431 économies d’énergie. Par contre, l’étude montre que les activités du secteur public sont intensives en énergie ainsi que les activités socioéconomiques des ménages. De même, le stock de capital de la zone est constitué de technologies énergétivores puisqu’il influence positivement la consommation d’énergie. Enfin, cet article révèle des différences d’intensités énergétiques entre les pays de l’union. Mots clés: Efficacité énergétique, UEMOA, Données de panel Introduction Le niveau de développement économique et social d’un pays est souvent lié au niveau de consommation d’énergie (électrique) par habitant. Globalement, l’intensité énergétique de l’Afrique est supérieure à la moyenne mondiale. On estime que la consommation d’énergies conventionnelles a suivi un accroissement plus important que le PIB au cours des deux dernières décennies selon les statistiques de l’Agence Internationale de l’Energie et de la FAO (Sokona et al., 2004). En effet, entre 1980 et 2000, la consommation d’électricité de l’Afrique a été multipliée par 2,3 alors que le PIB n’a été multiplié que par 1,6 (Sokona, 2002). Pourtant le continent connait des problèmes de déficit de l’offre car ces pays ne disposent pas de capacités de production viables. Pire encore, la crise énergétique des années 70 a mis à nu l’extrême vulnérabilité des pays africains en général et de ceux de l’UEMOA 1 en particulier dont l’approvisionnement en produits pétroliers, source principale de la production électrique d’origine thermique, provenait essentiellement des importations. En effet, les importations de pétrole représentent une part de plus en plus élevée des exportations. Au Sénégal, elles ont représenté 43% en 2005 2. Cette dépendance vis-à-vis d’une source d’énergie commerciale a exacerbé la crise tout en compromettant la compétitivité et la relance de leurs économies. En plus, avec les augmentations substantielles des prix mondiaux du pétrole (suite aux chocs pétroliers), et d’autres problèmes comme la réduction des gaz a effets de serre, l'analyse de la demande d’énergie est devenue une question politique importante. C’est dans ce cadre que les élasticités de la demande d'énergie ont constitué une solution dans les études de l'énergie dans les années 1970 et 1980. Ainsi, des études comme celles de Fatai et al. (2004), Lee (2005), Al Ariani (2006), Mahadevan et Asafu (2006) ont mis en évidence, une 1 En Afrique de l’Ouest, l’électricité est à 60% d’origine fossile (Dia et al, 2009) 2 http://www.cooperation-monaco.gouv.mc visité le 08-02-2011 260 European Scientific Journal April 2013 edition vol.9, No.12 ISSN: 1857 – 7881 (Print) e - ISSN 1857- 7431 certaine corrélation entre la croissance économique et la consommation d’énergie. Autrement dit, plusieurs auteurs ont établit une corrélation positive entre consommation d’énergie et croissance économique. Toutefois, dans le cas des pays de l’UEMOA, Okey (2009) trouve une causalité bi-directionnelle entre la consommation d’énergie et la croissance économique. Ce qui suggère que la mise en œuvre d’une politique de consommation efficiente d’énergie n’a aucun effet négatif sur le PIB réel selon l’hypothèse de rétroaction. Pourtant, toute diminution de la consommation énergétique par tête ou par unité de production est perçue par beaucoup (à tord) comme une remise en cause du bien-être social. Bien au contraire, il s’agit plutôt d’une utilisation rationnelle de l’énergie. En effet, la maîtrise de l’énergie représente pour les pays du Sud, non producteurs de pétrole, une nécessité pour faire face à la dépendance énergétique et son poids budgétaire. Elle constitue aussi une réelle opportunité pour un accès plus large à l’énergie commerciale à coût constant sous l’effet conjugué de l’utilisation rationnelle de l’énergie et la promotion des énergies renouvelables. Le gaspillage résume toute la problématique actuelle dans les domaines de l’agriculture, des matières premières, et surtout de l’énergie. Cette idée de gaspillage est corroborée par le fait que la quantité d’énergie primaire nécessaire pour produire un franc de Produit National Brut varie non seulement d’un pays à l’autre mais aussi d’une année à l’autre dans un même pays. Généralement, l’efficacité énergétique peut être décrite comme une réduction de l’énergie nécessaire pour réaliser le même niveau d’activité (ou alors effectuer un volume élevé d’activité pour la même quantité d’énergie). Dès lors, des programmes d’efficacité énergétique sont conçus et mis en œuvre. Mieux encore, de nombreux indicateurs d'efficacité énergétique ont été développés et appliquée pour expliquer les différences de performance énergétique entre les pays et pour la comparaison internationale de ces performances. C’est dans cette perspective que nous analysons les déterminants de l’efficacité énergétique dans l’espace UEMOA à partir d’un modèle de données de panel. Cette étude permettra de dégager des mesures susceptibles de faire des économies substantielles d’énergie qui contribueront à une croissance harmonieuse et durable de ces économies. La revue de littérature Il ya une littérature abondante qui traite de la relation entre la demande d’énergie et la croissance économique (Stevens, 2000). Ces études empiriques peuvent être distinguées en deux grandes approches. Une première approche procède par une analyse bi variée ou multi variée à partir des séries temporelles individuelles ou en données de panel en se basant sur la théorie de la 261 European Scientific Journal April 2013 edition vol.9, No.12 ISSN: 1857 – 7881 (Print) e - ISSN 1857- 7431 cointégration et des tests de racine unitaire qui conduisent généralement à la détermination des élasticités prix de la demande d’énergie et des élasticités revenu. Ainsi, Al-Azzam and Hawdon (1999) ont examiné les élasticités de la demande d’énergie en Jordanie en utilisant les données annuelles sur la période 1968-1997. Ils trouvent une relation de long terme entre la consommation d’énergie, le revenu réel, les prix réels de l’énergie et les activités de construction. Mieux encore ils trouvent que l’élasticité prix de l’énergie est de -0,22 et -0,08 selon la méthode utilisée ainsi que des élasticités revenu proche de l’unité. Il en est de même pour Holtedahl et Joutz (2004) en ce qui concerne l’élasticité revenu mais ils trouvent une élasticité prix de -0,16 dans leur étude sur la consommation d’électricité au Taiwan pour la période 1955-1996. Par contre pour le même pays et sur la période 1980-1999, Saed (2004) a obtenu des élasticités prix et revenu de -1,14 et 1,15 respectivement. De Vita et al. (2006) ont trouvé pour la Namibie une relation de cointégration entre consommation d’énergie, le PIB réel et la température et obtenu des élasticités prix et revenu de -0,3 et 1,3 respectivement en utilisant les données sur la période 1980-2002. La consommation d’énergie apparait alors élastique au revenu et très sensible à la température minimale moyenne mais inélastique au prix. Quant à Al-Rabbaie et Hunt (2004), ils ont trouvé des élasticités prix et revenu moyennes de -0,09 et 0,96 respectivement en utilisant un test de cointégration en panel développé par Pedroni (2001) pour 17 pays de l’OCDE sur la période 1960-2000. De façon spécifique Rao et Rao (2009a) en estimant de demande de pétrole en Fiji sur la période 1970-2005 révèlent que les élasticités prix et revenu sont de l’ordre de -0,20 et 0,45 respectivement concluant de ce fait en leurs inélasticités. Dans une autre étude ces auteurs ont trouvé pour le même pays et sur même période que l’intensité énergétique a baissé de 26% jusqu’en 2005 (Rao and Rao, 2009b) en utilisant les tests de rupture structurelle de Bai-Perron pour analyser l’efficacité énergétique. D’autres études utilisent des techniques économétriques modernes pour estimer les élasticités prix et revenu de la demande d’énergie (Galli, 1998; Judson et al., 1999; Medlock et Soligo, 2001). En effet, Galli (1998) note une baisse de l’intensité énergétique suite à la croissance économique dans 10 pays asiatiques en adoptant une forme quadratique du revenu. Ce résultat est contraire a celui obtenu par Benthem et Romani (2009) lorsqu’ils étudiaient la relation entre la demande d’énergie, le revenu et les prix dans 24 pays non OCDE durant la période 1978 à 2003 en adoptant également une forme non linéaire. Ils trouvent aussi que 262 European Scientific Journal April 2013 edition vol.9, No.12 ISSN: 1857 – 7881 (Print) e - ISSN 1857- 7431 l’élasticité prix de la demande d’énergie augmente avec le niveau de prix comme l’élasticité revenu l’est avec le niveau de revenu. Il apparait clairement que les élasticités varient d’un pays à l’autre, d’une période d’étude à l’autre et selon la technique d’estimation utilisée. Ce qui justifie en partie l’étude de l’intensité énergétique dans les pays de l’UEMOA sur la période 1972-2005 en utilisant des techniques de l’économétrie moderne sur la cointégration en panel. Quant à la deuxième approche, elle est basée sur la méthode VAR et le test de causalité de Granger qui permet d’identifier le sens de causalité entre deux (généralement entre PIB et consommation d’énergie) ou plusieurs variables (généralement 3). Ainsi, Kraft et Kraft (1978) trouvent une causalité unidirectionnelle allant du PIB à la consommation d’énergie. De même selon Jumbe (2004) il existe une causalité unidirectionnelle allant du PIB à la consommation d’électricité au Malawi. Ce qui suppose qu’une augmentation permanente du PIB cause une hausse permanente de la consommation d’électricité. Zamani (2006) confirme cette hypothèse en analysant la relation entre les activités économiques et la consommation d’électricité en Iran sur la période 1967-2003. Aussi, une causalité unidirectionnelle dans le même sens a t-elle été mise en évidence par Masih et Masih (1998) pour la Taiwan et la Corée. Ce résultat est également soutenu par Lise et Montfort (2007) pour la Turquie en utilisant les données annuelles de 1970-2003. Par contre, l’étude menée par Narayan et Singh (2007) a conduit à une causalité unidirectionnelle de long terme de la consommation d’électricité vers le PIB dans son analyse sur la relation existant entre la consommation électrique, le PIB réel et le facteur travail en Fiji sur la période 1971-2002. Ce résultat est une confirmation de celui obtenu auparavant par Wolde-Rufael (2004) pour le cas de Shanghai sur la période 1952-1999 à partir d’une désagrégation des données sur la consommation d’énergie. Nous notons l’étude de Wolde-Rufael (2005) sur les pays africains et qui trouve sur la période 1971-2002, une causalité unidirectionnelle de la consommation d’énergie vers la croissance économique pour le Bénin. Récemment encore une étude menée par Okey (2009) dans le cadre des pays de l’UEMOA révèle qu’à long terme, il y a une causalité bidirectionnelle entre la croissance du PIB et la demande d’énergie. Ces résultats mettent ainsi en évidence la dépendance énergétique de la croissance économique ; Ce qui justifie l’étude de l’efficacité énergétique pour les pays exclusivement importateurs de pétrole (d’énergie) comme ceux de l’UEMOA. 263 European Scientific Journal April 2013 edition vol.9, No.12 ISSN: 1857 – 7881 (Print) e - ISSN 1857- 7431 La Méthode d‘analyse Nous partons d’un modèle général inter temporel de production de type 𝐾𝐿𝐸 (capital, travail, énergie). La production 𝑌est fonction de tous les facteurs 𝑋 (capital, travail, énergie,…) qui entrent dans le processus de production. Donc, 𝑌 = 𝑓(𝑋1 , 𝑋2 , … , 𝑋𝑛 ). La résolution du problème énoncé ci-dessus (minimisation du cout sous contrainte d’un niveau de production donné) permet de dériver les fonctions de demande qui se présentent de la façon suivante: 𝑋 = 𝑋(𝐶, 𝑃) où 𝐶 est le coût du facteur de production et 𝑃 est le niveau de production. Contrairement aux études antérieures sur la demande d’énergie, les études récentes s’inscrivent dans un cadre multivarié avec plus de trois variables car les analyses bivariées conduisent généralement à des biais d’omission de variables. En effet, d’une manière générale, l’intensité énergétique est expliquée à long terme par le revenu par tête, et le prix de l’énergie. Cependant, elle résulte en partie selon Percebois (1989, 2000) de choix technologiques, de comportements socioéconomiques et de la structure productive de l’économie. Ainsi, Narayan et Smyth (2009) introduisent les exportations parmi les variables explicatives tandis qu’Aspergis et Paygne (2009) incluent la formation brute du capital fixe et le travail dans leur modèle. Dans le cas de la demande d’énergie ou plus précisément de l’intensité énergétique au niveau du panel de pays de l’UEMOA, notre équation prend la forme suivante: 𝐸𝑖𝑡 = 𝑓(𝑆𝐸𝑖𝑡 , 𝑉𝐴𝑖𝑡 , 𝐹𝐵𝐶𝑖𝑡 , 𝐷𝐸𝑃𝑀𝑖𝑡 , 𝐷𝐸𝑃𝐺𝑖𝑡 , 𝑃𝑖𝑡 ) avec i désignant les pays et t le temps. 𝐸𝑖𝑡 est l’intensité énergétique qui est la quantité d’énergie pour produire une unité de bien par le pays i au temps t. C’est la demande d’énergie du système productif national. 𝑆𝐸𝑖𝑡 , est la structure de l’économie décomposée en valeur ajoutée selon les secteurs primaire (agri_vait), secondaire (indus_vait) et tertiaire (ser_vait). Cette variable nous renseigne sur l’influence de la structure des économies de l’espace sur le contenu énergétique du PIB. 𝑉𝐴𝑖𝑡 , est la valeur ajoutée totale (PIB) aux coûts des facteurs. C’est la richesse nationale. 𝐹𝐵𝐶𝑖𝑡 , est la formation brute de capital pour capter l’effet du stock de capital. 𝐷𝐸𝑃𝑀𝑖𝑡 , est la dépense des ménages pour voir comment les ménages participent à l’efficacité énergétique. Cette variable permet de prendre en compte le comportement socioéconomique des ménages. 264 European Scientific Journal April 2013 edition vol.9, No.12 ISSN: 1857 – 7881 (Print) e - ISSN 1857- 7431 𝐷𝐸𝑃𝐺𝑖𝑡 , est la dépense publique qui permet de capter l’action de l’Etat (l’activité du secteur public) sur la consommation d’énergie du système productif national. 𝑃𝑖𝑡 , est l’indice des prix à la consommation qui est utilisé comme proxy du prix de l’énergie. Suivant Medlock et Soligo (2001), Galli (1998), Judson et al. (1999) et Benthem et Romani (2009) nous adoptons une relation non linéaire entre la demande d’énergie et le revenu (PIB). De façon spécifique nous optons pour une forme quadratique (Benthem et Romani, op.cit) dans la mesure où selon villa (2000), les intensités énergétiques présentent plus souvent des courbes en U. Dès lors la forme définitive retenue pour l’estimation des déterminants de l’intensité énergétique en zone UEMOA est la suivante: 𝐸𝐼𝑖𝑡 = 𝛼0 + 𝛼1 𝑆𝐸𝑖𝑡 + 𝛼2 𝑉𝐴𝑖𝑡 + 𝛼3 (𝑉𝐴𝑖𝑡 )2 + 𝛼4 𝐹𝐵𝐶𝑖𝑡 + 𝛼5 𝐷𝐸𝑃𝑀𝑖𝑡 + 𝛼6 𝐷𝐸𝑃𝐺𝑖𝑡 + 𝛼7 𝑃𝑖𝑡 +∈𝑖𝑡 Nous faisons la transformation logarithmique des données qui a l’avantage d’être stabilisante et normalisante. En plus, elle facilite l’interprétation des résultats qui se présentent en termes d’élasticité. Sous la forme logarithmique, notre modèle se présente comme suit: 𝑙𝑛𝐸𝐼𝑖𝑡 = 𝛽0 + 𝛽1 𝑙𝑛𝑆𝐸𝑖𝑡 + 𝛽2 𝑙𝑛𝑉𝐴𝑖𝑡 + 𝛽3 (𝑙𝑛𝑉𝐴𝑖𝑡 )2 + 𝛽4 𝑙𝑛𝐹𝐵𝐶𝑖𝑡 + 𝛽5 𝑙𝑛𝐷𝐸𝑃𝑀𝑖𝑡 + 𝛽6 𝑙𝑛𝐷𝐸𝑃𝐺𝑖𝑡 + 𝛽7 𝑙𝑛𝑃𝑖𝑡 +∈𝑖𝑡 Ici l’élasticité revenu (𝑒𝑅 ) de l’intensité énergétique est donnée par l’expression suivante: 𝑒𝑅 = 𝛽2 + 2𝛽3 𝑙𝑛𝑉𝐴𝑖𝑡 . Source des données et procédure d’estimation La présente étude utilise les données secondaires. Ce sont les données annuelles de 1972 à 2005 obtenues à partir du World Development Indicator (2007), sur le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Togo. Les données concernent le PIB réel, la consommation d’électricité, la valeur ajoutée agricole, la valeur ajoutée industrielle, la valeur ajoutée des services, les dépenses des ménages, les dépenses publiques, la formation brute du capital, et les indices des prix à la consommation pris comme proxy du prix de l’énergie. Ce sont donc des données de panel qui seront traitées conformément selon la méthodologie des données de panel c'est-à-dire l’analyse de la stationnarité, de la cointégration, le test de la présence d’effets spécifiques et le test de Hausman pour le choix entre le modèle a effets fixes et le modèle à effets aléatoires. Dans le traitement économétrique nous utilisons le logarithme des ces variables. 265 European Scientific Journal April 2013 edition vol.9, No.12 ISSN: 1857 – 7881 (Print) e - ISSN 1857- 7431 Nous procédons d’abord par les tests de racine unitaire en panel (Imp-shin, Fisher, Levinlin), ensuite le test de cointégration en panel (westerlund) Test de racine unitaire en panel La première étape du processus d’estimation consiste à examiner les propriétés des séries (stationarité et ordre d’intégration) temporelles de nos données. A ce niveau, les développements récents de la littérature suggèrent que les tests de racine unitaire sur données de panel sont plus puissants que les tests sur séries chronologiques individuelles. Les tests développés récemment sont celui de Breitung (2000), le test de Hadri (2000), le test de Levin et Lin (2002) et le test de Im Pesaran et Shin (2003). Nous utiliserons dans le cadre de cette étude les deux derniers tests. Les résultats obtenus sont résumés dans le tableau 1 suivant. lIE DlIE Lfbc Dlfbc lva Dlva lagri_va Dlagri_va lindus_va Dlindus_va lser_va Dlser_va lh_exp Dlh_exp lgov_exp Dlgov_exp Lpic Dlpic Tableau 1: résultats des tests de racine unitaire en panel IPS LEVINLIN coef pvalue Coef -2,92 0,002 -0,59 -7,84 0,000 -1,61 -1,85 0,032 -0,41 -2,87 0,002 -0,96 -0,87 0,191 -0,38 -4,27 0,000 -1,08 -2,68 0,004 -0,52 -7,93 0,000 -1,45 -1,72 0,043 -0,32 -4,37 0,000 -0,96 0,196 0,578 -0,22 -2,23 0,013 -0,77 0,43 0,668 -0,22 -3,41 0,000 -1,02 -0,96 0,169 -0,32 -4,22 0,000 -1,01 -0,75 0,226 -0,26 -3,90 0,000 -0,85 Source: Auteur Pvalue 0,008 0,000 0,040 0,051 0,213 0,000 0,002 0,000 0,017 0,057 0,636 0,043 0,363 0,042 0,074 0,000 0,038 0,000 Les résultats des tests de racine unitaire en panel sont concordants et montrent que toutes les variables sont intégrées d’ordre un sauf les variables lIE, lfbc, lagri_va, et lindus_va qui sont stationnaires à niveau. En différence première, l’hypothèse de racine unitaire est rejetée pour l’ensemble des variables d’analyse. En somme, on peut dire que toutes les séries en panel sont intégrées d’ordre 1 comme l’atteste les statistiques de Levinlin. Test de cointégration Sur la base des résultats du test de racine unitaire en panel, nous procédons au test de cointégration en panel. Le concept de cointégration peut être défini comme un co-mouvement systématique à long terme entre deux ou plusieurs variables économiques (Yoo, 2006). La 266 European Scientific Journal April 2013 edition vol.9, No.12 ISSN: 1857 – 7881 (Print) e - ISSN 1857- 7431 littérature sur les tests de cointégration en panel est récente et se développe d’une manière très rapide. Hurlin et Mignon (2007) ont fournit une présentation détaillée des divers tests. En particulier, Westerlund (2007) a développé quatre nouveaux tests de cointégration qui sont basés, non pas sur les résidus mais sur la dynamique structurelle des relations et qui par conséquent n’imposent aucune restriction sur les facteurs communs. L’idée est de tester l’hypothèse nulle de non cointégration en vérifiant si le terme de correction d’erreur dans le modèle à correction d’erreur construit à cet effet est significativement égal à zéro. Les quatre tests sont normalement distribués et accommodent assez bien les dynamiques individuelles de courte période, les tendances, les paramètres spécifiques aux individus et les dépendances intra individus. Les deux derniers tests (Pt et Pa) permettent de tester l’hypothèse nulle d’absence de cointégration contre l’hypothèse alternative selon laquelle le panel dans son ensemble est cointégré alors que les deux premiers tests (Gt et Ga) testent l’alternative d’existence d’au moins un individu pour lequel les variables sont cointégrées. Nous adoptons ce test de cointégration pour tester l’existence d’une relation de long terme entre l’intensité énergétique et ses déterminants dans notre panel. Les résultats obtenus sont résumés dans le tableau 2. Tableau 2: test de cointégration en panel (Westerlund 2007) lIE et lser_va lIE et lh_exp lIE et lgov_exp Statistiques Gt Ga Pt Pa Coef -2,26 11,67 -5,50 13,79 Pvalue 0,142 0,048 0,005 0,000 Coef -2,04 -8,04 -4,60 -8,47 pvalue 0,137 0,229 0,004 0,000 coef -2,67 -10,91 -5,33 -10,73 pvalue 0,023 0,083 0,007 0,002 Tableau 2 (suite) lIE et lva lIE et lagri_va lIE et lfbc Statistiques Gt Ga Pt Pa coef -2,27 -9,16 -5,54 -11,91 Pvalue 0,28 0,37 0,044 0,028 coef pvalue -2,02 0,291 -8,80 0,271 -5,40 0,006 12,19 0,000 Source: auteur coef -2,41 -8,75 -5,38 -10,78 pvalue 0,08 0,27 0,006 0,002 lIE et lipc coef -2,51 12,33 -5,09 14,20 pvalue 0,077 0,049 0,005 0,000 lIE et lindus_va coef -2,42 -12,98 -5,29 -14,49 pvalue 0,075 0,016 0,008 0,000 Ces résultats suggèrent que l’hypothèse de non cointégration peut être rejetée au seuil de 1% pour la plupart des variables en ce qui concerne le panel tout entier (selon les statistiques Pt et Pa). Il existe bien un mécanisme à correction d’erreur. A long terme, les séries ont des évolutions similaires car les déséquilibres de court terme entre les variables se compensent dans le temps. 267 European Scientific Journal April 2013 edition vol.9, No.12 ISSN: 1857 – 7881 (Print) e - ISSN 1857- 7431 En somme, le modèle à correction d’erreur peut être adopté pour le panel tout entier et même pour certains pays pris individuellement comme l’attestent certaines statistiques Gt et Ga. Test de spécification des effets individuels Nous effectuons d’abord le test de Fisher qui permet de vérifier la spécification homogène ou hétérogène du processus générateur des données. En effet, ce test revient à déterminer si l’on est en droit de supposer que le modèle étudié est parfaitement identique pour tous les pays ou au contraire s’il existe des spécificités propres à chaque pays. Le rejet de l’hypothèse nulle d’absence d’effets individuels dans cette étude (voir tableau A1 en annexe) conduit à effectuer le test de Hausman pour déterminer sa nature (fixe ou aléatoire). Le test de Hausman permet d’accepter l’hypothèse nulle selon laquelle les effets spécifiques à chaque pays peuvent être corrélés avec les variables du modèle ou de manière alternative, que ces effets sont orthogonaux à ces variables explicatives. En d’autres termes, le test de Hausman nous permet de choisir entre le modèle à effets fixes (1) et le modèle à effet aléatoire (2). Les résultats obtenus dans cette étude conduisent au rejet de l’hypothèse nulle donc à l’estimation du modèle à effets fixes (voir tableau A2 en annexe). Nous estimons notre modèle à correction d’erreur en panel en deux étapes. La première étape consiste à estimer la relation de long terme tandis que la dynamique de court terme est établie en seconde étape. Résultats A l’issue des différents tests effectués, nous avons retenu un modèle à effets fixes dont les estimations des paramètres par le logiciel STATA version 10 sont consignées dans les tableaux 3 et 4 pour la relation de long terme et la dynamique de court terme respectivement. 268 European Scientific Journal April 2013 edition vol.9, No.12 ISSN: 1857 – 7881 (Print) e - ISSN 1857- 7431 Relation d’équilibre de long terme Tableau 3: estimation de la relation de long terme du modèle à effets fixes. lEI | lagri_va lindus_va lser_va lfbc lva lva2 lh_exp lgov_exp lipc _Ipays_2 _Ipays_3 _Ipays_4 _cons | | | | | | | | | | | | | Coef. -.0469722 -.3029685 -.5800365 .1364067 -1.373805 .0551398 .2471372 .2135108 -.247794 .884306 .8422027 .6456762 5.711083 Std. Err. .1028918 .1044397 .1941749 .0692362 .5858256 .0189909 .3245472 .0662963 .2038424 .2238866 .1072462 .0871134 3.148303 Number of observation: 128 t -0.46 -2.90 -2.99 1.97 -2.35 2.90 0.76 3.22 -1.22 3.95 7.85 7.41 1.81 P>|t| 0.649 0.005 0.004 0.052 0.021 0.005 0.448 0.002 0.227 0.000 0.000 0.000 0.073 P.value: 0,0000 [95% Conf. Interval] -.2512108 -.5102797 -.9654707 -.0010261 -2.53666 .0174432 -.3970839 .0819138 -.652418 .4398947 .6293206 .4727575 -.5382497 .1572664 -.0956573 -.1946023 .2738395 -.2109505 .0928364 .8913582 .3451079 .15683 1.328717 1.055085 .8185949 11.96042 R-squared: 0,9389 Source: Auteur La plupart des variables sont significatives. Ce sont les variables lindus_va(-), lser_va(-), lva (-), lipc(-), lfbc(+), lh_exp(+), lgouv_exp(+) lva_fcst2 (+). Les variables lindus_va, lser_va, et lipc contribuent à une efficacité énergétique. En effet, une structure de l’économie orientée vers l’industrialisation et le secteur tertiaire (le processus normal du développement de l’économie) a un impact positif sur la réduction de la consommation énergétique. En clair, une industrialisation de plus en plus poussée des économies de l’UEMOA permet de réaliser des économies d’échelle et par conséquent des économies d’énergie par bien produit et donc d’accroître l’efficacité énergétique. Aussi, le développement des services qui sont par nature peu énergétivores participe t-il à cette efficacité énergétique. Toutefois, le caractère non linéaire de la relation entre l’intensité énergétique et le PIB révèle qu’il y a un niveau de revenu à partir duquel l’intensité énergétique augmente. En effet, dans les premières phases de croissance les pays consomment moins d’énergie conventionnelle dans la mesure où leurs économies sont basées sur une agriculture non motorisée plutôt consommatrice d’énergie humaine. Mais, à un stade avancé de leur économie (développé) ils intensifient leur consommation énergétique par unité de produit. Ce résultat confirme hypothèse d’une relation en U entre consommation d’énergie et PIB obtenu par certains auteurs comme Benthem et Romani (2009). Ce qui est contraire à celui de Galli (1998) dans le cas de 10 pays asiatiques en voie de développement. 269 European Scientific Journal April 2013 edition vol.9, No.12 ISSN: 1857 – 7881 (Print) e - ISSN 1857- 7431 Les prix de l’énergie comme attendu ont un impact négatif sur la consommation d’énergie mais ils restent non significatifs bien que l’élasticité prix (environ -0,25) obtenu soit proche de celle trouvée par plusieurs études. Par contre, le stock de capital, les dépenses des ménages et les dépenses publiques ont un impact négatif sur l’efficacité énergétique. En effet, la nature énergétivore du stock de capital constitue un frein pour une efficacité énergétique. De même, le secteur public et le secteur des ménages (dépenses des ménages) ne semblent pas agir dans le sens d’une économie d’énergie. En effet, les activités des ménages et des administrations publiques sont de grandes consommatrices d’énergie (gaspillage) surtout par l’utilisation d’appareils électroménagers et des bâtiments moins économes en énergie. Ce résultat est surement lié au comportement non rationnel en énergie des unités de ces secteurs. Par ailleurs, les différences individuelles (pays) dans l’intensité énergétique sont significatives. Il s’agit de facteurs a-temporels ou structurels comme la position géographique, les dotations en ressource et infrastructures énergétiques etc. Par exemple, il apparait que la Côte d’Ivoire consomme plus d’énergie par unité de produit que le Benin. Il en est de même pour le Sénégal et le Togo. Toutefois, l’activité économique en Côte d’Ivoire demeure la plus intensive en énergie. La dynamique de court terme Comme attendu, le coefficient du terme à correction d’erreur (force de rappel vers l’équilibre) est négatif et significativement différent de zéro au seuil statistique de 1%. Il existe bien un mécanisme à correction d’erreur c'est-à-dire un rattrapage qui permet de tendre vers la relation de long terme. En effet, les déséquilibres entre l’intensité énergétique, le PIB, la structure de l’économie, le stock de capital, le prix de l’énergie, les dépenses publiques et des ménages se compensent de sortent que ces séries ont des évolutions similaires dans le long terme. En particulier, on arrive à ajuster environ 74% du déséquilibre entre l’intensité énergétique et ses déterminants. A court terme, seuls le degré d’évolution de la structure des économies et le taux de croissance des investissements ont une influence significative sur le taux de consommation énergétique des pays de l’union. En particulier, le taux de croissance du secteur agricole a des effets positifs sur l’efficacité énergétique dans le court terme. Cette situation pourrait s’expliquer par le fait que l’économie de ces pays est basée sur une agriculture qui est peu consommatrice d’énergie moderne (moins motorisée) puisqu’elle est de type traditionnel et utilise plus l’énergie humaine (main d’œuvre). 270 European Scientific Journal April 2013 edition vol.9, No.12 ISSN: 1857 – 7881 (Print) e - ISSN 1857- 7431 Tableau 4: la dynamique de court terme D.lEI | Dlagri_va Dlindus_va Dlser_va Dlfbc Dlva Dlva2 Dlh_exp Dlgov_exp Dlipc _Ipays_2 _Ipays_3 _Ipays_4 Lresidu1 _cons Coef. | -.3111263 |-.25886 |-.5310806 |.2460264 |.9597716 |-.0318388 |-.0820972 | .0679479 |-.0099303 |-.0036225 |-.0151082 |-.0203692 |-.7392572 | .0464707 Number of observation:124 Std. Err. .0871805 .0675718 .1347005 .0600705 1.063354 .0396285 .1050785 .1052859 .1881852 .031318 .032447 .0382809 .1254926 .0339112 P.value:0,0000 t P>|t| -3.57 -3.83 -3.94 4.10 0.90 -0.80 -0.78 0.65 -0.05 -0.12 -0.47 -0.53 -5.89 1.37 0.001 0.000 0.000 0.000 0.369 0.424 0.437 0.520 0.958 0.908 0.643 0.596 0.000 0.174 [95% Conf. Interval] -.4842997 -.3930831 -.7986466 .1267037 -1.152451 -.110556 -.2908227 -.1411897 -.3837371 -.0658319 -.0795602 -.0964096 -.9885328 -.0208897 -.137953 -.1246369 -.2635147 .365349 3.071994 .0468784 .1266283 .2770854 .3638765 .0585869 .0493439 .0556711 -.4899816 .113831 R-squared:0,6368 Source: Auteur Conclusion Cette étude vise à analyser l’efficacité énergétique pour permettre aux pays de l’UEMOA qui sont importateurs d’énergie (pétrole) à assurer de façon durable leur croissance économique qui reste tributaire de l’énergie. Pour bien mener cette étude, nous avons adopté les outils modernes de la méthodologie des données de panel. Après avoir effectués les divers tests qu’exige ce type de données, nous avons retenu le modèle à effets fixes sous la forme d’un modèle à correction d’erreur. L’estimation de ce modèle a donné les résultats suivants. D’abord, l’étude révèle une relation en U entre l’intensité énergétique et le PIB. Ensuite, la structure économique des pays de l’UEMOA influence significativement leur intensité énergétique. En effet, le développement des secteurs industriels et des services est de nature à améliorer l’efficacité énergétique de ces économies. Enfin, ce papier met en évidence à la fois le gaspillage énergétique qui a cours dans les administrations et au sein des ménages et l’accumulation de capital moins économe en énergie. Par conséquent des mesures s’imposent en vue d’une efficacité énergétique dans l’union. Il s’agit de: - accélérer le développement économique par le développement des secteurs industriels et des services. - l’implication effective et soutenue de l’Etat pour impulser ce mouvement (cette dynamique) 271 European Scientific Journal - April 2013 edition vol.9, No.12 ISSN: 1857 – 7881 (Print) e - ISSN 1857- 7431 investir dans les technologies économes en énergie y compris les appareils électroménagers et les bâtiments. - inciter les entreprises à investir dans les technologies économes en énergie - favoriser les transferts de technologies économes en énergie. - sensibiliser les fonctionnaires (usagers des biens publics) et les ménages à un comportement plus économe en matière d’énergie (bien fermer les salles climatisées, éteindre la lumière et le climatiseur après le travail, utiliser les ampoules économiques, les appareils électroménagers neufs,…) References: Al-Azzam, A. and Hawdon, D. 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Interval] -------------+---------------------------------------------------------------lagri_va | -.0469722 .1163815 -0.40 0.687 -.2779877 .1840433 lindus_va | -.3029685 .1048465 -2.89 0.005 -.5110871 -.0948499 lser_va | -.5800365 .1653205 -3.51 0.001 -.9081951 -.2518778 lfbc | .1364067 .0558117 2.44 0.016 .0256214 .247192 lva | -1.373805 .3966689 -3.46 0.001 -2.161187 -.5864236 lva2 | .0551398 .0138194 3.99 0.000 .0277085 .082571 lh_exp | .2471372 .1690026 1.46 0.147 -.0883304 .5826047 lgov_exp | .2135108 .0688482 3.10 0.003 .0768481 .3501735 lipc | -.247794 .131562 -1.88 0.063 -.5089424 .0133544 _cons | 6.407504 2.500687 2.56 0.012 1.44368 11.37133 -------------+---------------------------------------------------------------sigma_u | .40881329 sigma_e | .11878558 rho | .92214663 (fraction of variance due to u_i) -----------------------------------------------------------------------------F test that all u_i=0: F(3, 96) = 49.16 Prob > F = 0.0000 Source: Auteur Remarque: le test conclut à la présence d’effets spécifiques. Ce qui conduit à faire le test de Hausman pour déterminer la nature de ces effets spécifiques (fixes ou aléatoires). 275 European Scientific Journal April 2013 edition vol.9, No.12 ISSN: 1857 – 7881 (Print) e - ISSN 1857- 7431 Tableau A2: Test de Hausman hausman fixe ---- Coefficients ---| (b) (B) (b-B) sqrt(diag(V_b-V_B)) | fixe . Difference S.E. -------------+---------------------------------------------------------------lagri_va | -.0469722 -.7336359 .6866637 lindus_va | -.3029685 .484864 -.7878325 .0490361 . lser_va | -.5800365 -1.063968 .4839316 . lfbc | .1364067 .0833437 .053063 . lva | -1.373805 -.5272645 -.8465406 . . lva2 | .0551398 .0281884 .0269514 lh_exp | .2471372 .7581973 -.5110602 . lgov_exp | .2135108 .14664 .0668708 . lipc | -.247794 -.6577996 .4100055 .1115181 -----------------------------------------------------------------------------b = consistent under Ho and Ha; obtained from xtreg B = inconsistent under Ha, efficient under Ho; obtained from xtreg Test: Ho: difference in coefficients not systematic chi2(9) = (b-B)'[(V_b-V_B)^(-1)](b-B) = 669.59 Prob>chi2 = 0.0000 (V_b-V_B is not positive definite) Source: Auteur Remarques: Le test de Hausman est un test de spécification qui permet de discriminer les effets fixes et aléatoires. En effet, ce test permet de déterminer si les coefficients des deux estimations (fixe et aléatoire) sont statistiquement différents. L’idée de ce test est que sous l’hypothèse nulle d’indépendance entre les erreurs et les variables explicatives, les deux estimateurs sont non biaisés donc les coefficients devraient peu différer. Le rejet de l’hypothèse nulle conduit au choix du modèle à effets fixes. 276