Février 2007
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Février 2007
BELGIQUE/BELGÏE Newsletter de l’APW P.P. Mensuel, ne paraît pas en juillet et août FEVRIER 2007 /12 1300 WAVRE MASS POST BC30082 P601098 Cinq à la Une Brabant wallon • Hainaut • Liège • Luxembourg • Namur Edito les chantiers de l’apw Un Salon, un quartier général et des sites… A l’instar des cinq provinces wallonnes, l’APW aura placé ce mois de février sous le signe du «Salon des Mandataires», deuxième édition. Evénement auquel nous avons participé activement : tout comme cette newsletter ou notre site Internet, il s’agit d’un outil de communication performant, permettant de donner aux activités de l’APW toute la visibilité qu’elles méritent. Editeur responsable : Paul-Emile Mottard • Adresse retour : APW, Rue de l’Armée Grouchy 20, 5000 Namur • Dépôt 1300 Wavre Plus de 200 exposants pour 6.519 visiteurs Nous nous réjouissons du succès que rencontre l’événement et que nous relatons dans ces lignes, car le Salon est un espace unique où peuvent se rencontrer mandataires locaux, administrations, organismes et entreprises offrant leurs services au secteur public. Les pouvoirs provinciaux et communaux étant les piliers de notre structure institutionnelle, le Salon doit assurément poursuivre son chemin et continuer à grandir ! Tour des provinces... Autre visite à laquelle vous invite ce numéro de «Cinq à la une» : ni plus ni moins que celle du dernier quartier général de Napoléon, situé à Vieux-Genappe, au cœur du Brabant wallon. Après la Corse, l’Italie et ses provinces sera à l’honneur au travers d’une carte blanche attribuée à Mario Battello, Directeur Tecla (Association pour la Coopération Locale et Européenne Trans-régionale). Nous ferons ensuite un tour du côté des élections provinciales en examinant l’impact de la parité homme/femme sur la composition des hémicycles provinciaux. Nous parlerons aussi des sites de la Province de Hainaut et de leur nouvelle charte graphique. Pour conclure cet éditorial annonciateur du printemps, je ne peux que souhaiter une période bourgeonnant de projets et de réussites pour nos provinces ! Paul-Emile Mottard Président Association des Provinces wallonnes Des missions concrètes... Le Salon des Mandataires constitue, pour l’Association des Provinces wallonnes, une opportunité de mieux se faire connaître et de présenter aux élus locaux mais également au grand public ses rôles et missions. Les journées des 15 et 16 février nous ont permis d’informer les visiteurs sur la fonction de coordination interprovinciale de l’Association. Nous réunissons de manière régulière les responsables provinciaux des domaines dans lesquels les provinces sont actives (formation, tourisme, agriculture, culture…) afin d’échanger les bonnes pratiques et de proposer des actions et points de vue communs. Un groupe de travail réunit Mesdames les Greffières et Messieurs les Greffiers provinciaux quatre à cinq fois par an. Cette rencontre, qui a lieu chaque fois dans une province différente, permet de faire le point sur les sujets d’actualité et d’échanger des pistes de solution à des problèmes techniques rencontrés sur le terrain. L’APW s’est aussi investie dans la coordination de la préparation des élections du 8 octobre dernier par les autorités provinciales. Les responsables provinciaux se sont réunis à plusieurs reprises à l’initiative de l’APW afin d’apporter des solutions aux problèmes qui pouvaient se poser sur un plan pratique. A la demande de Monsieur Philippe Courard, Ministre des Affaires intérieures et de la Fonction publique, l’Association des Provinces wallonnes remettra dans les prochains jours un rapport d’évaluation sur le déroulement des opérations de vote et de dépouillement. Ce rapport dressera un constat et formulera des recommandations pour l’avenir. En matière de formation, l’APW pilote également un groupe de travail qui se retrouve chaque mois dans une province différente. L’objectif de ces réunions est de faire le point sur l’état d’avancement des travaux des Commissions mises en place par le Conseil Régional de la Formation dans le cadre de la redéfinition des objectifs et de l’organisation de la formation des agents des pouvoirs locaux en Région wallonne. Ce groupe de travail a organisé la conférence qui s’est tenue le 15 février dernier au Salon des Mandataires sur le thème : «Améliorer la qualité des services offerts aux citoyens par la formation des agents des pouvoirs locaux». Il existe encore bien d’autres réunions thématiques organisées par l’APW : • coordination de l’organisation de l’opération «Place aux Enfants» destinée à sensibiliser les enfants de 8 à 12 ans à la citoyenneté et l’organisation d’une collectivité telle que la commune ou la province ; • tourisme : organisation d’une concertation avec Monsieur Benoît Lutgen, Ministre de l’Agriculture, du Tourisme et de la Ruralité, afin d’assurer une bonne collaboration et une grande complémentarité de l’action de la Région wallonne et des provinces ; • personnel : mise en commun des bonnes pratiques en matière de gestion des ressources humaines et préparation des concertations avec les organisations syndicales au sein du Comité C ; • communication : identification des actions prioritaires à mener pour améliorer la communication des provinces vers les pouvoirs supérieurs, les pouvoirs locaux et nos concitoyens ; • agriculture : mise en commun des pistes de solution aux problèmes spécifiques que rencontrent les provinces pour aider les agriculteurs ; • etc. Newsletter de l’APW a la une Salon des mandataires : 2ème ! La 2ème édition du Salon des Mandataires s’est déroulée au WEX, ces 15 et 16 février. Plus de 6.000 visiteurs ont franchi les portes pour parcourir 18.000 m2 consacrés aux pouvoirs locaux. On a certainement dû se croiser… une priorité pour les exposants. Et dans ce cas, mission accomplie. Vous avez bien lu : plus de 6.000 visiteurs en deux jours. Autant le dire d’emblée, l’édition 2007 est une réussite. L’édition 2008 est donc d’ores et déjà en chantier. Le succès d’un Salon repose à la fois sur la satisfaction de ses visiteurs, mais également sur celle de ses exposants. Dans le cas qui nous occupe, 146 entreprises et institutions étaient présentes, soit 26 de plus que l’an dernier. Elles ont eu l’occasion de présenter leurs produits et services aux véritables décideurs communaux, venus, eux aussi, en grand nombre. Si la vente directe n’est pas l’objectif premier, renforcer sa notoriété auprès des responsables des achats est sans conteste L’APW au cœur du Salon D’abord, il y a l’emplacement idéal du stand : directement à gauche, lorsque l’on franchit les portes d’entrée. Ensuite, il y a les animations programmées : une séance d’information sur la formation du personnel des pouvoirs locaux et un goûter des mandataires. L’APW ne se contente pas d’être présente. Elle profite de ce Salon pour multiplier les contacts et réaffirmer son rôle d’ensemblier provincial. Et de l’aveu des représentants venus au WEX, le Salon est une remarquable opportunité de contacts. Pour l’APW également, le bilan 2007 est positif. Page On peut presque dire que le Salon a fait «sold out». Non seulement en ce qui concerne les exposants, mais également au niveau des visiteurs. Pourtant, le challenge était de taille : non seulement les organisateurs avaient doublé le nombre d’ateliers (12 au lieu de 6), mais ils avaient augmenté la capacité d’accueil de nombreuses salles. Les nouveaux mandataires venus en masse n’ont pas laissé beaucoup de chaises vides. Cette année, on a même vu des communes venir avec l’ensemble de leur Collège, tout comme des provinces d’ailleurs. Le Salon était une sorte d’excursion organisée où tous les acteurs concernés par la gestion de la chose publique sont venus faire le plein de bonnes idées. C’est ainsi que plus de 200 bourgmestres sont venus à Marche-en-Famenne. La présence, il faut le dire, de 15 ministres le jeudi, n’est pas sans influence sur ce taux de fréquentation. L’APW, à travers son stand, mais également par le biais d’une conférence consacrée au rôle des Provinces dans le domaine de la formation, est l’un des acteurs de ce Salon 2007. Nos cinq Provinces avaient chacune leur stand et les échanges furent aussi nombreux que riches avec les nombreux mandataires présents. Pour prendre la température de ce Salon, nous vous proposons un compte-rendu sous la forme de quelques rencontres, des billets réalisés avec des visiteurs et exposants qui nous donnent leur version du Salon. Un groupe d’étudiants de l’ECSSAC, à Liège. «Nos études nous dirigeront naturellement vers des emplois dans le domaine de la fonction publique. C’est un domaine très vaste, qui englobe diverses matières. Nous sommes venus ici à la rencontre de mandataires, qui, avouons-le, ne sont pas toujours accessibles. Si certains sont fiers, ou flattés, que l’on s’intéresse à leur fonction, d’autres n’ont que trop peu de temps à nous consacrer. Or, c’est en partageant leurs expériences que l’on apprend le mieux notre futur métier». Florence Léonard, Administration communale de Gouvy, Province de Luxembourg. «Cela ne fait que deux ans que je travaille à l’administration communale. Je suis plus spécialement en charge de dossiers qui concernent l’accueil extrascolaire, mais toutes les matières m’intéressent. Je suis venue ici pour glaner une série d’informations sur le fonctionnement d’une administration, sur ses rouages et ses subtilités. Je trouve réponse à beaucoup de mes questions, même si tout n’est pas forcément pertinent… C’est clair que l’atelier sur le premier mandat était fort intéressant. Il a surtout rappelé le cadre institutionnel dans lequel on travaille. C’est une porte ouverte vers d’autres sources d’informations». Isabelle Albert, Bourgmestre d’Oreye et Conseillère provinciale, Province de Liège. «Je suis venue avec l’intention de rencontrer des entreprises actives dans le domaine des panneaux de signalisation, du mobilier urbain, de l’aménagement de plaines de jeux… Mais aussi des associations pouvant Cinq à la Une Association des Provinces wallonnes Les jeunes à la découverte des provinces m’aider à développer des projets au sein de ma commune. J’avais même pointé un rendez-vous avec le CRECCIDE pour mettre en place un conseil communal des jeunes. C’était un programme chargé, ce qui explique que j’ai fait ouverture – fermeture du Salon. Mission accomplie : je suis repartie les poches pleines de cartes de visite et avec quelques rendezvous programmés. C’est effectivement ici que l’on peut croiser toutes ces personnes ressources. Mieux encore, j’ai discuté avec plusieurs autres bourgmestres et échevins, ce qui nous a permis de confronter nos expériences et nos idées». Hugues Lebrun, Conseiller communal à Walhain, Province du Brabant wallon. «J’ai 22 ans et il s’agit de mon premier mandat, raison pour laquelle j’ai suivi, avec attention, cet atelier… Je prends mon rôle de conseiller très à cœur, avec, comme objectif, de donner la parole aux jeunes, mais également de dynamiser tous les services à la jeunesse. Mieux encore, j’aimerais être une sorte de relais, de lien entre les jeunes et la commune. Je suis toujours étudiant, sans grande expérience dans le domaine communal. C’est donc pour apprendre que je suis présent aujourd’hui au WEX. Vous savez, être conseiller ou mandataire, cela suppose de pouvoir répondre à des demandes très variées. Nous devons couvrir beaucoup de matières. C’est pour cela que je crois que la phase d’apprentissage est importante et peut prendre du temps. Ce Salon est un excellent point de départ». Maxime Delaite, Conseiller provincial à Namur. A peine âgé de 20 ans, Maxime est le plus jeune mandataire provincial de Wallonie. C’est son premier mandat. «Je me suis toujours intéressé à la politique. J’ai toujours voulu m’y investir, mais j’ai dû faire preuve de patience et attendre les dernières élections pour me mettre en bonne place sur les listes provinciales. Je dois avouer que cet atelier destiné aux nouveaux mandataires m’intéresse tout particulièrement. Je suis venu y chercher des informations, mais surtout des pistes pour étoffer mes connaissances en matière de gestion. Je regrette simplement que les Provinces ne soient pas plus mises à l’honneur. On a un peu tendance à les reléguer au deuxième rang par rapport à l’action communale. Personnellement, je ne considère pas mon engagement politique et ma fonction provinciale comme un métier. Ce que j’aime, ce sont les contacts avec les gens. Le mandataire local est avant tout un représentant de la population. Pour être efficace, il faut donc bien connaître les gens de votre région, ceux qui vous ont fait confiance. J’aimerais faire évoluer les Provinces, leur donner plus de visibilité. C’est un mouvement amorcé depuis quelque temps déjà et auquel je souhaiterais apporter mon soutien. D’un autre côté, je suis également partisan d’un rajeunissement de l’équipe provinciale. Ma présence sur les listes et mon élection montrent que cette envie est partagée par beaucoup. L’aide apportée par les anciens, leurs conseils, leurs expériences qu’ils n’hésitent pas à partager sont la preuve que les choses bougent». Annick Duchesne, Conseillère communale à Havelange, Province de Namur. «C’est également mon premier mandat. Et je dois avouer que cela n’est pas toujours évident, tant la tâche et l’investissement nécessaire sont importants. D’autant plus que je pars de rien, je n’ai pas de connaissances particulières et la législation est parfois un peu ardue. J’ai déjà assisté, il y a une quinzaine de jours, Le vendredi, ce sont les élèves de 5e et 6e années primaires qui ont investi les allées du Salon. Dans le rôle de l’institutrice du jour, Annick Bekavac nous raconte cette visite. «Nous avons reçu une dizaine de classes pour un tour de Salon très didactique. Les élèves ont d’abord visité tous les stands institutionnels, avant de faire une halte sur celui de l’APW. L’occasion pour nous de leur présenter notre association et de leur soumettre un questionnaire pour tester leurs connaissances sur nos Provinces. Si la plupart des réponses se trouvaient sur les stands, quelques-unes faisaient appel à leur culture générale. Les participants devaient ensuite déposer leur bulletin dans une urne, en échange du sac APW. Les quelques exemplaires restant sont partis en quelques heures, offrant à notre association une visibilité remarquable et remarquée sur tout le Salon !». à un atelier sur les CPAS à Jambes. J’y avais trouvé beaucoup de réponses et cet atelier premier mandat en apporte d’autres. D’autant plus que je suis à la recherche d’un maximum d’informations : de l’historique jusqu’à la loi actuelle. Un vaste programme en perspective…». Albert Depret, Bourgmestre de Momignies, Président du Conseil provincial, Province de Hainaut. «Ce Salon est bien plus intéressant qu’un grand mess réunissant les mandataires. Ici, on a l’occasion de rencontrer non seulement des fonctionnaires venus de toute la Région, mais également des professionnels venus présenter leurs produits et services. Les exposants, venus plus nombreux cette année, ont mis un point d’honneur à nous accueillir dans des conditions chaleureuses et optimales. Tous ceux qui avaient des projets pour leur commune ont sans aucun doute trouvé des réponses à leurs questions». Page Newsletter de l’APW Pierre Wilmotte, exposant, société DUCHENE. «Etre présents sur ce Salon nous permet d’entrer en contact avec de nombreux mandataires, de faire des rencontres dans un cadre convivial et sympathique. C’est aussi l’occasion de mettre des visages sur des noms. L’attribution des marchés se fait uniquement par appel d’offres. Il n’est donc pas rare de répondre à des demandes, sans en connaître les auteurs. Je viens, par exemple, de rencontrer les membres du conseil communal de Grez-Doiceau. Je savais que nous avions remporté un marché, mais je n’avais encore jamais rencontré les autorités communales. C’était très sympa. Notre présence sur ce Salon est avant tout une question d’image, de notoriété. Je dois souligner la parfaite organisation de cette édition 2007 : il n’y a rien à redire. On y croise encore plus de monde que l’an dernier et je sais qu’il y a plus d’exposants. Pour moi, le bilan est largement positif». Michel Odeurs, exposant, Directeur des Relations publiques de chez KONE. «Nous sommes ici pour véhiculer une image. Ce n’est pas sur un Salon comme celui-ci que l’on va conclure la vente d’un ascenseur, évidemment. Mais nous croisons des clients ou des mandataires curieux de voir ce que l’on peut proposer comme produits spécifiques. Il y a plus de monde que l’an dernier. Je crois, sincèrement, que d’ici 3 à 4 ans il s’agira d’un rendez-vous incontournable. Nous avons déjà participé au Salon des Maires, en France. Je peux vous dire que celuici est très bien organisé. Le segment des villes et communes représente 5 à 6% de notre chiffre d’affaires. Il est clair que le matériel à installer dans une caserne des pompiers, un hôpital ou une maison de repos diffère d’un cas à l’autre. les provinces communiquent Une charte graphique et une newsletter pour les sites hennuyers Province de Hainaut et Internet sont manifestement faits l’un pour l’autre ! Outre le site générique www.hainaut.be, la toile accueille, en effet, bon nombre de sites d’institutions dépendant du pouvoir provincial. Citons, comme exemple de ces sites satellites, «Bibliopage», le catalogue complet des bibliothèques provinciales qui permet notamment de localiser un ouvrage en quelques clics, ou le site du BATCH, le bureau d’accueil des tournages cinéma dont nous parlions dans un précédent numéro. Une charte graphique pour tous les sites estampillés Hainaut Pour plus de cohérence, la Province de Hainaut vient de définir une charte graphique pour l’ensemble de ces sites. L’objectif ? Renforcer l’appartenance provinciale de ces différents supports de communication et apporter plus d’homogénéité. Cette charte énonce différentes règles, parmi lesquelles la mention du logo de la province dans le Page coin supérieur gauche, la présence sur la page d’accueil d’un agenda ou d’une colonne, placée sur la gauche de chaque page, systématiquement dédiée à la navigation. Ce nouveau canevas sera en vigueur pour chaque nouveau site satellite qui verra le jour et sera hébergé sur le serveur de la province. Les sites déjà ouverts au public seront, quant à eux, adaptés au fur et à mesure. Une newsletter électronique Mais ce n’est pas la seule nouvelle électronique de la Province hennuyère. Une newsletter flambant neuve verra, en effet, le jour dans les semaines qui viennent. Elle permettra au lecteur de découvrir bon nombre d’activités culturelles ou autres telles que la sortie de livres, une compétition sportive, etc. Autant d’aspects qui n’étaient pas, jusqu’à présent, systématiquement repris sur le site. Cette lettre hebdomadaire recevra au baptême le nom de Dialogue@Hainaut, clin d’œil au magazine Dialogue Hainaut qu’édite la Province. Cinq à la Une Association des Provinces wallonnes portrait Pierre-Henry Goffinet, portrait d’un éclectique. Arlonais de souche et gaumais de gens se parlent. C’est très bénéfi- cœur, que pour la motivation au travail des Pierre-Henry Goffinet est depuis le 1er mai 2006 le nouveau Greffier provincial de la Province de Luxembourg. agents». Une équipe de management soudée et pluridisciplinaire Des études de droit à Liège et une Modeste, le Greffier provincial insiste licence spéciale en fiscalité et exper- pour dire qu’il s’agit là des premiers tise comptable à Gand auraient pu résultats du travail de son équipe ou dû le conduire directement dans de management. «Nous sommes l’un des bureaux feutrés d’un des six dans cette équipe et c’est grâce Big Five de la consultance, toujours à notre complémentarité que nous à la recherche de profils brillants. parviendrons à atteindre nos objec- Mais que neni. Son cœur balance en tifs». fait entre le journalisme et le bar- Parmi ceux-ci figure en bonne reau. C’est ce dernier qui va l’empor- place une meilleure gestion des ter et nous retrouvons Pierre-Henry ressources humaines. Goffinet au barreau d’Arlon. Avocat «La mobilité interne est essen- généraliste, il traîne sa toge dans de tielle. Je suis persuadé que nous nombreux tribunaux mais… disposons, parmi nos agents, de «Un samedi matin, je me suis dit qu’il fallait que je fasse autre chose». Plus juriste qu’avocat, il postule à la Province pour remplacer Georges Theodore, Inspecteur général honoraire. Il veille alors sur le service du Greffe. En 2005, il participe au concours organisé pour le poste de Greffier provincial qu’il remporte. Et c’est ainsi que depuis le 1er mai 2006, il est officiellement Greffier provincial. «Mon rôle est celui d’un chef d’orchestre, d’un coordinateur. Mes responsabilités s’étendent à toutes les nombreuses compétences sous- utilisées. Nos services sont non seulement très divers mais aussi très atomisés géographiquement. La communication interne est donc difficile à mettre en place. Mais ce cer. Au contraire. Je plaide pour une vraie mobilité interne qui permette à chaque agent de faire valoir ses compétences dans quelque service que ce soit. ressources humaines qui prenne à bras le corps les situations d’absentéisme et de mal-être au travail pour y apporter des solutions humai- au quotidien». nes». Notre rencontre est à son image. On l’a compris. L’humain est au cen- Sérieuse tre des préoccupations de Pierre- trans- parente et transversale. Raymond Henry Goffinet. Bodarwé, le Receveur provincial intervient pour mettre en exergue Le rôle de l’administration ce qu’il appelle «la rupture avec un A l’issue du scrutin d’octobre, une système cloisonné». nouvelle majorité s’est mise en «Pierre-Henry a d’emblée réussi à décloisonner les esprits et… les Côté jardin, Pierre-Henry Goffinet se veut discret. Nous apprendrons cependant que s’il aime la nature, il adore se promener en ville, le nez en l’air. «Pour tout voir. Les bâtiments, les gens, les magasins, peu importe. J’adore flâner au rythme des rues et des carrefours. Sans but précis si ce n’est de m’imprégner de l’ambiance». Je plaide aussi pour une gestion des cette hétérogénéité qui me stimule conviviale, Rat des villes ou des champs ? n’est pas pour ça qu’il faut y renon- compétences de la province. C’est mais qu’il respectait le rôle de l’administration et j’ai le sentiment qu’un véritable partenariat se met en place. C’est important car nous sommes devant de nombreux défis. L’institution provinciale doit évoluer au même rythme que le monde qui l’entoure si elle veut conserver sa valeur ajoutée et son rôle citoyen». place. Concrètement, cela signifiait l’arrivée de quatre nouveaux venus. hommes. Il instille petit à petit une «Dont deux dames. Le nouveau Col- nouvelle culture d’entreprise. Les lège provincial a d’emblée montré Côté lecture, c’est la Politique avec un grand P qui l’emporte. «Je viens de terminer «Plus encore» de François de Closets. Très instructif. Il démontre que les analyses forcent à regarder les choses comme elles sont, et non comme on voudrait qu’elles soient». Quatre quotidiens au menu de chaque matin. Dans l’ordre (il insiste), l’Avenir du Luxembourg, la Meuse, le Soir et la Libre Belgique. Ses derniers achats musicaux, la Callas et Bénabar. Quand on vous disait que PierreHenry Goffinet est éclectique…. Page Newsletter de l’APW carte blanche Mario Battello, Directeur TECLA L’omniprésence et l’influence des normes européennes dans les politiques locales impliquent un investissement toujours plus croissant de la part des autorités locales et des organismes appelés à les représenter. C’est sur la base de ce constat que l’Union des Provinces Italiennes (UPI) et l’Association pour la Coopération Locale et Européenne Trans-régionale (TECLA) ont allié leurs compétences pour créer à Bruxelles un espace de travail et de représentation institutionnelle, l’Espace Europe UPI-TECLA. En se rapprochant ainsi du centre décisionnel européen, UPI qui représente l’ensemble des Provinces italiennes et TECLA sujet d’assistance technique de l’UPI pour les politiques européennes ont pour objectif notamment de : • garantir la visibilité des Provinces italiennes, • développer un système de représentation afin d’améliorer la participation des Provinces italiennes au processus décisionnel, • améliorer les services d’assistance technique afin de faciliter l’accès aux financements européens. Page L’Espace Europe UPI-TECLA s’inscrit donc dans une démarche d’ouverture et de renforcement des liens entre les Provinces italiennes et les Institutions européennes. Cependant ce dernier n’est pas le seul axe d’ouverture puisque notre bureau ne se limite pas à des actions isolées et entend par le futur accroître la coopération avec ses homologues européennes. C’est en créant de nouvelles relations avec les associations représentant les pouvoirs locaux auprès des institutions européennes que les trois objectifs énoncés ci-dessus seront atteints. La collaboration avec les associations représentant les pouvoirs locaux implique deux avantages : le premier permet aux associations similaires de trouver des synergies communes, améliorer leur visibilité, faciliter l’échange d’informations et la qualité de leur travail auprès des décideurs européens. Le second avantage concerne les membres de ces associations, c’est-à-dire les pouvoirs locaux qui bénéficient des conditions d’un partenariat stable et durable. La dernière mise en œuvre de cette stratégie s’est conclue par la signature d’un accord de partenariat avec l’association des «Contea» roumaines. Cet accord de coopération a ainsi permis depuis six mois de renforcer la collaboration entre les Provinces italiennes et leurs homologues roumaines à travers la participation à des projets européens, des actions communes de représentations auprès des décideurs européens notamment en matière de recherche et innovation. Au-delà de cette stratégie de collaboration bilatérale entre deux associations représentant des pouvoirs locaux, les associations UPI et TECLA ont une vision à plus long terme. Cette vision est basée sur un constat d’absence de représentation forte d’autorités locales de niveau intermédiaire c’est-à-dire d’autorités locales qui ne sont ni de villes, ni des régions et qui correspondent à un niveau administratif compris entre ces deux derniers. Sur la base des résultats obtenus à travers les accords de collaboration bilatéraux, l’espace Europe UPITECLA aimerait vérifier à moyen ou long terme la possibilité de constituer une structure capable de répondre à ce besoin de représentation d’autorités locales de niveau intermédiaire. C’est dans le cadre de cette stratégie que des premiers contacts avec l’Association des Provinces wallones (APW) ont été noués début 2007. Nous espérons bien évidemment qu’une collaboration stable et durable pourra être mise en oeuvre entre l’UPI-TECLA et l’APW afin que les deux associations, ainsi que leurs membres profitent des résultats de synergies communes et s’engagent ensemble dans un processus profitable à tous pour les années futures. Patrizia Paris Responsable Espace Europe UPI-TECLA Mario Battello Directeur TECLA Cinq à la Une comment ça marche ? Association des Provinces wallonnes Plus de femmes dans les conseils provinciaux Les élections provinciales du 8 octobre 2006 ont été historiques à bien des égards. Tout d’abord, parce que le scrutin était placé sous les auspices des régions en lieu et place du pouvoir fédéral. Mais aussi parce que l’obligation d’une représentation paritaire entre hommes et femmes sur chacune des listes était d’application pour la première fois. Provinces wallonnes dans leur ensemble 36,64 % des élus aux 5 conseils provinciaux wallons sont des femmes. C’est chez Ecolo que le taux de représentation des femmes est le plus élevé (52,12 %) par rapport à leurs collègues masculins. Suivent le PS avec 37,96 % de femmes, puis le MR et le CDH, tous les deux à 33,36 %. Brabant wallon Hainaut 41 % des élus de la jeune province sont des femmes (23 femmes sur 56 conseillers). Au niveau des partis, le groupe politique le plus féminin du conseil est Ecolo (66,6 % de femmes, soit 6 sur 9), précédant dans l’ordre le PS (50 %), soit 6 sur 12), le MR avec 8 femmes sur 24 (33,3 %) et le CDH avec 3 femmes sur 9 (33,3%). 31 des 81 membres du conseil provincial hainuyer sont des femmes, ce qui donne un taux de 37 %. Sur ses 38 mandataires, le PS compte 15 femmes (soit 39,5%). Le MR compte parmi ses 23 conseillers 8 femmes (soit 34,8%). Le groupe du CDH comprendra 5 femmes sur 15 élus (soit 33,3%) alors qu’Ecolo n’aura qu’une élue parmi ses 5 mandataires (soit 20%). !%'$ !!!$ # !!! !'# !"& !!!$ # !!! $$$ !!! Liège Luxembourg Namur A Liège, 42,6 % des mandataires sont des femmes (36 sur 84 conseillers). Le parti le plus féminin est le MR, avec 11 femmes sur 24 mandataires (45,8 %), suivi d’Ecolo qui compte dans ses rangs 5 femmes pour 11 mandataires (45,4 %), du PS avec 14 femmes sur 33 élus (42,4 %) et du CDH, avec 6 femmes sur 15 mandataires (40 %). En Province de Luxembourg, 24 femmes occupent un poste de conseiller provincial sur un total de 56 mandataires (42,8 %). Carton plein côté Ecolo, puisque les trois conseillers provinciaux sont de sexe féminin. Sur les 22 mandataires CDH, 10 sont des femmes (45,4%). AU MR, 6 des 17 conseillers sont des femmes (35,3 %) alors qu’au PS, elles sont 5 sur 14 (35,7 %). La Province de Namur est celle où les femmes sont le moins représentées au sein du conseil provincial : 11 sur 56 (19,6 %). Chez Ecolo, 2 des 7 mandataires sont des femmes (28,6 %). Le PS accueille 4 femmes sur 18 mandataires (22,2 %), le MR, 3 sur 17 (17,6 %) et le CDH, 2 sur 14 (14,8 %). " " "#& !#% !#! %$ " "#" "#" "& &$ Page Newsletter de l’APW tour des sites Au bon souvenir de Napoléon Bonaparte «Waterloo, morne plaine», écrivait Victor Hugo en pensant à l’empereur déchu… Juste avant de livrer le combat qui inspira ces vers célèbres, Napoléon Bonaparte avait néanmoins pu éprouver la qualité de l’accueil brabançon. C’est, en effet, à VieuxGenappe, plus précisément à la ferme du Caillou, que le plus célèbre des Corses et son état-major avaient élu domicile pour préparer la mythique bataille de Waterloo. Napoléon y passa la nuit du 17 au 18 juin 1815. C’est là que les plans de la bataille furent finalisés par le futur locataire de l’île de Sainte-Hélène et ses généraux. pourrez notamment visiter, dès le 16 juin et jusqu’au mois d’août, l’exposition «L’œuvre civile de Napoléon». Elle vous fera découvrir les nombreuses avancées législatives, administratives, industrielles ou culturelles que nous devons à l’empereur, le tout présenté sous la forme de panneaux didactiques. Tous en uniformes ! Quant aux amateurs d’uniformes et d’histoire, ils ne manqueront pas le bivouac napoléonien qui se tiendra sur place, pour la 9ème fois, les 16 et 17 juin. Plus de 1000 figurants en uniforme s’y retrouvent et participent à la reconstitution des combats dans les prairies avoisinantes. Le seul musée napoléonien belge Rien d’étonnant, dès lors, à ce que l’endroit accueille le seul musée napoléonien belge, au nom très évocateur d’ailleurs : «Le dernier quartier général de Napoléon». Armes, documents, objets personnels… le visiteur y trouvera une vaste panoplie de pièces exceptionnelles ayant appartenu à l’empereur ou témoignant de la bataille qui changea la face de l’Europe. Mais ce n’est pas tout. Le bâtiment accueille régulièrement séminaires et événements. Vous Le dernier quartier général de Napoléon est situé sur la nationale 5, entre Waterloo et Charleroi, à environ 4 kilomètres de la butte du lion. Il est ouvert aux visiteurs tous les jours de l’année. Chaussée de Bruxelles, 66 à 1422 Vieux Genappe Tél. : 02 384 24 24 Fax : 02 387 22 64 [email protected] Page L’actualité évoluant sans cesse, certaines informations peuvent, en raison des délais de production, devoir être adaptées. Merci de votre compréhension. Editeur responsable : Paul-Emile Mottard, APW, Rue de l’Armée Grouchy 20, 5000 Namur Coordination : Annick Bekavac - Tél : 081/74.56.74 – Fax : 081/74.55.92 – Courriel : [email protected] Mise Page en page : Cible Communication Association des Provinces wallonnes