Samedi 24 novembre 2012 Orchestre Philharmonique de Radio

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Samedi 24 novembre 2012 Orchestre Philharmonique de Radio
Samedi 24 novembre 2012
Orchestre Philharmonique de Radio France | Pascal Rophé
Dans le cadre du cycle Futurismes du 17 au 24 novembre
Vous avez la possibilité de consulter les notes de programme en ligne, 2 jours avant chaque concert, à l’adresse
suivante : www.citedelamusique.fr
Orchestre Philharmonique de Radio France | Pascal Rophé | Samedi 24 novembre 2012
Roch-Olivier Maistre,
Président du Conseil d’administration
Laurent Bayle,
Directeur général
Cycle Futurismes
Au début du XXe siècle, les colonnes du Figaro éclairaient les arcanes de l’expérience et de la connaissance,
publiant par exemple l’important texte sur Le Symbolisme de Jean Moréas ou le Manifeste de l’humanisme
de Fernand Gregh. Dans ce contexte intellectuel, la une du journal français accueillait, le 20 février 1909,
le Manifeste du futurisme rédigé par le jeune poète et dramaturge italien Filippo Tommaso Marinetti (1876-1944).
Prônant une avant-garde totalisatrice qui débouchera sur la mise en pratique de « mots en liberté », d’une « poésie
murale », de la « ciné-peinture »… cette proclamation officielle militait pour « l’amour du danger », le « mouvement
agressif », la « beauté de la vitesse »… la glorification de la guerre et la démolition des musées…
Embrassant autant les arts plastiques que la littérature, l’architecture que la photographie, la mode que la cuisine…
le futurisme italien s’est, dès 1910, penché sur le rapport singulier au nouveau monde sonore. Le compositeur
Francisco Balilla Pratella (1880-1955) a alors écrit, en 1911, un manifeste qui incitait à détester les esthétiques de
Giacomo Puccini, Claude Debussy et Richard Strauss et qui poussait à déserter ostensiblement les écoles de
musique. Une des règles d’or désirait cerner « l’âme des chantiers, des trains, des transatlantiques, des automobiles et
des aéroplanes ».
Théoricien zélé de L’Art des bruits (1913), le peintre Luigi Russolo (1885-1947) a ensuite revendiqué tous azimuts
les vertus catégorielles du « son-bruit » (qu’il provienne des percussions primitives ou des ressorts machiniques,
des cris d’animaux ou des râles humains). « Nous prenons infiniment plus de plaisir à combiner idéalement des bruits
de tramways, d’autos, de voitures et de foules criardes qu’à écouter encore, par exemple, L’Héroïque ou La Pastorale »,
a-t-il révélé au cœur de son texte épistolaire achevé le 11 mars 1913. Ouvrant la voie à une qualité d’écoute
inédite et à une nouvelle forme de volupté acoustique, ce violoniste amateur affirmait dans son credo que le
bruit avait « le pouvoir de nous rappeler à la vie ».
Les retentissements sonores du futurisme italien se repéreront assez vite dans les œuvres d’Eric Satie, de Francis
Poulenc (présence de machine à écrire ou de roue de loterie dans l’orchestre) ou d’Arthur Honegger (célébration
de la locomotive avec Pacific 231) ou même dans les partitions russes vénérant le monde de l’usine (Mossolov,
Prokofiev, Chostakovitch…). Dès lors, à poursuivre le sillon tracé par les musiciens futuristes, pensons à ceux qui,
de près ou de loin, ont rendu hommage à Luigi Russolo : Pierre Henry – auteur de Futuristie en 1975 –, Daniele
Lombardi ou Marco Giommoni, pour le domaine savant ; Test Dept, Die Krupps ou Einstürzende Neubauten…
pour l’univers pop. Songeons également à ces créateurs qui se sont épanouis au travers de l’expression du « son
sale » et du dérangement parasitaire plutôt que dans le consensus flagornant la consonance à outrance (Pierre
Schaeffer, Giacinto Scelsi, Iannis Xenakis, John Cage, Helmut Lachenmann, Mathias Spahlinger, Michael Levinas,
Fausto Romitelli, Raphaël Cendo, Franck Bedrossian, Enno Poppe, Yann Robin…).
Autant de défis adressés aux étoiles d’hier et d’aujourd’hui, autant d’œuvres à découvrir dans ce cycle
symboliquement intitulé Futurismes…
Pierre Albert Castanet
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DU SAMEDI 17 AU SAMEDI 24 NOVEMBRE
SAMEDI 17 NOVEMBRE – DE 9H30 À 22H
CITÉSCOPIE
Iannis Xenakis et l’espace
SAMEDI 17 NOVEMBRE – 11H
CLASSIC LAB À LA BELLEVILLOISE
Le futurisme en musique
SAMEDI 17 NOVEMBRE – 20H
Richard Wagner
Tristan und Isolde : Prélude et Mort d’Isolde
Iannis Xenakis
À Colone
Nomos Gamma
Richard Wagner
Parsifal : extraits
Brussels Philharmonic
Chœur de l’Armée française
Michel Tabachnik, direction
Cécile De Boever, soprano
Émilie Fleury, chef de chœur
DIMANCHE 18 NOVEMBRE – 11H
CAFÉ MUSIQUE
Ligeti et la micro-polyphonie
dans Lontano
MARDI 20 NOVEMBRE – 20H
Edgard Varèse
Ionisation
Enno Poppe
Speicher III, IV, V
Edgard Varèse
Poème électronique pour bande magnétique
Benedict Mason
drawing tunes and fuguing photos (création)
Mauro Lanza
#9
Edgard Varèse
Ecuatorial
Ensemble intercontemporain
Chœur de Radio France
Étudiants du Conservatoire de Paris
Susanna Mälkki, direction
Denis Comtet, chef de chœur
SAMEDI 24 NOVEMBRE – DE 15H À 18H30
FORUM
Futurisme et primitivisme
15H Table ronde et projections
Animée par Éric de Visscher
Avec Costanza Bertolotti, Pierre Albert
Castanet et Jean-Luc Plouvier
Ballet mécanique
Film de Fernand Léger et Dudley Murphy
Musique de George Antheil
La Marche des machines
Film de Eugène Deslaw
Accompagnement musical de
l’Ensemble Ictus
17H30 Concert
MERCREDI 21 NOVEMBRE – 20H
Edgard Varèse
Densité 21,5
John Cage
Music for Ampliied Toy Pianos
George Antheil
Sonate pour piano n° 2 « Airplane Sonata »
Morton Feldman
Instruments I
Salvatore Sciarrino
Muro d’orizzonte
Heinz Holliger
Cardiophonie (version pour hautbois)
Yann Robin
Chants contre champs
Kurt Schwitters
Sonate in Urlauten
Husten-Scherzo
Filippo Tommaso Marinetti
Bombardamento di Adrianapoli,
et autres essais
Harry Partch
U.S. Highball
Ensemble Ictus
SAMEDI 24 NOVEMBRE – 20H
Iannis Xenakis
Terretektorh
György Ligeti
Solistes de l’Ensemble intercontemporain Lontano
Michaël Levinas
Sébastien Vichard, toy piano, célesta,
L’Amphithéâtre (création)
piano
Luís Tinoco
Sophie Cherrier, lûte
Cercle intérieur (création)
Didier Pateau, hautbois
Benny Sluchin, trombone
Orchestre Philharmonique de Radio France
Samuel Favre, percussions
Pascal Rophé, direction
Victor Hanna, percussions
Alain Billard, clarinette basse
Les concerts des 20 et 21 novembre
sont précédés d’avant-concerts à 19h,
à la Médiathèque.
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SAMEDI 24 NOVEMBRE – 20H
Salle des concerts
Iannis Xenakis
Terretektorh
György Ligeti
Lontano
Michaël Levinas
L’Amphithéâtre
Commande de Radio France – création
entracte
Luís Tinoco
Cercle intérieur
Commande de Radio France – création
Iannis Xenakis
Terretektorh (seconde exécution)
Les spectateurs sont invités à changer de place à l’entracte pour écouter les œuvres
d’un autre point de vue.
Orchestre Philharmonique de Radio France
Amaury Coeytaux, violon solo
Pascal Rophé, direction
Ce concert est enregistré par France Musique.
Coproduction Cité de la musique, Radio France.
Fin du concert vers 21h50.
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Iannis Xenakis (1922-2001)
Terretektorh
Composition : 1965-66.
Création le 3 avril 1966 au Festival de Royan, par l’Orchestre Philharmonique de l’ORTF, sous la direction de Hermann
Scherchen.
Effectif : 3 flûtes piccolos, 3 clarinettes piccolos, 3 clarinettes en mi bémol, 3 contrebassons – 4 cors, 4 trompettes,
4 trombones, tuba – 3 percussions – cordes.
Éditeur : Salabert.
Durée : environ 18 minutes.
Iannis Xenakis a toujours revendiqué, dans son expérience créatrice, de fortes expériences
sensitives reçues de son enfance de musicien d’origine grecque : la tempête en Méditerranée,
le vent dans les grands pins ou encore un ciel étoilé. Et il cherchera ensuite à comprendre les lois
secrètes de ces phénomènes afin de les transposer en sons musicaux. La nature est pour Xenakis
« un aimant par la minutie de son ordre autant que par la magnificence de son chaos ». Iannis Xenakis
s’intéresse donc à ces mouvements où se joue l’accumulation désordonnée de nombreux
événements et les observe au niveau de la structure et de la perception. Les équations
mathématiques, le calcul des probabilités, les travaux de physiologie acoustique lui apportent
des réponses et des modèles de composition, appliqués pour la première fois dans Métastasis
pour grand orchestre.
En 1958, Xenakis explore de nouvelles idées dans un article intitulé Sur un geste électronique.
Il y présente de nouvelles conceptions sur l’environnement des œuvres et une volonté d’intégrer
des notions d’espace et de temps au processus de composition. Entre 1965 et 1970, deux œuvres
voient le jour : Terretektorh pour orchestre et Persephassa pour percussions, des œuvres qui vont
permettre à Xenakis de tester ses nouveaux principes. Pour la première fois, le compositeur
donne des indications précises sur la disposition des places du public aussi bien que des
musiciens à propos de sa nouvelle œuvre Terretektorh.
« L’orchestre est dans le public et le public est dans l’orchestre. Le public doit être libre de bouger
ou de s’asseoir sur des pliants distribués à l’entrée de la salle. Chaque musicien de l’orchestre doit être
assis sur une estrade individuelle, non résonante, avec son pupitre et son instrument. Une salle de bal,
de quarante-cinq mètres de diamètre au minimum, ferait l’affaire à défaut d’un nouveau type
d’architecture qu’il faudrait mettre au point pour tous les genres de musique actuelle, car
ni les amphithéâtres, ni les salles de concert ne conviennent ».
Les quatre-vingt-dix musiciens de Terretektorh vont être ainsi divisés en huit groupes, disposés
en cercle autour du chef, le public circulant autour d’eux. Chaque exécutant est également muni
d’instruments supplémentaires, un ensemble de bois et de maracas pour étendre la portée
normale du volume sonore de l’orchestre, sirènes et fouets créant à côté des atmosphères
étranges. Les musiciens doivent donc laisser assez de place pour permettre au public de
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s’asseoir parmi eux. Chaque spectateur choisit son emplacement et se trouve ainsi soit à côté
d’un instrument bruyant soit au contraire dans un halo sonore de tout autre nature.
Terretektorh est animé par un souffle étonnant : par exemple, durant toute la première minute,
la même note mi est jouée par un groupe de cordes, puis un autre, faisant le tour de la salle
en encerclant l’auditoire. Le son tourbillonne en spirale, les motifs musicaux varient en densité,
en complexité et en timbres, en passant d’un groupe d’instruments à un autre. La composition
spatiale de l’œuvre est constamment retravaillée par le mouvement du son lui-même et par de
larges contrastes de texture et d’instrumentation. On perçoit ainsi comment Xenakis s’est attaqué
à la structure hiérarchique de l’orchestre en donnant à chaque exécutant une égale responsabilité.
Cécile Gilly
György Ligeti (1923)
Lontano
Composition : 1967.
Création le 22 octobre 1967, au festival de Donaueschingen, par l’Orchestre Symphonique du Südwestfunks
Baden-Baden sous la direction d’Ernest Bour.
Dédicace : à l’Orchestre Symphonique du Südwestfunks Baden-Baden et à son chef Ernest Bour.
Effectif : 4 flûtes, 4 hautbois, 4 clarinettes, 4 bassons – 4 cors, 3 trompettes, 3 trombones, 1 tuba – cordes.
Éditeur : Schott.
Durée : environ 11 minutes.
Ironie, recherches sur le tempérament, les constellations d’intervalles et les structures rythmiques :
bien des œuvres datant de sa « période hongroise » annoncent les préoccupations à venir de
Ligeti. Néanmoins, fortement isolée culturellement et artistiquement, la Hongrie d’alors ne
pouvait offrir au compositeur les moyens esthétiques et techniques nécessaires à la réalisation de
ses projets. Ceux-ci ne purent aboutir qu’en 1956, après son passage à l’Ouest. Apparitions
(1958-1959), Atmosphères (1961) sont, aux côtés du Requiem, deux œuvres maîtresses de cette
période au cours de laquelle Ligeti expérimente une technique d’écriture très particulière,
la « micropolyphonie » ou « polyphonie sursaturée ». Il en résulte une musique de « textures »,
dont la densité et la nature sont déterminées par les différents types de mouvements affectés
à chacune des lignes individuelles de la polyphonie.
Le statisme et la fluidité marquent également Lontano (1967), assez proche d’Atmosphères
à cet égard, mais sonnant de manière beaucoup plus déliée et beaucoup moins « verticale »
du fait d’une écriture contrapuntique complexe (multiples canons entre les différentes voix).
En fait, Lontano n’est pas la seule œuvre dans laquelle le compositeur a recours à des procédés
de spatialisation : dégradé des couleurs dans Apparitions et Atmosphères, contraste entre blocs
rythmiques et continuité statique dans le Requiem, combinaison du principe de « clocks »
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(c’est-à-dire une musique pulsée, mécanique, hachée), et de « clouds » (c’est-à-dire une musique
contemplative, nuageuse et fondée sur l’harmonie) dans le Concerto pour violoncelle – toutes
ces œuvres suggèrent aussi l’éloignement. Mais c’est dans Lontano que les effets de distance sont
les plus visibles : intervalles progressivement absorbés par les textures, sons uniques qui finissent
par se dissoudre en d’imperceptibles halos.
À l’éloignement spatial s’ajoute ce que l’on pourrait appeler « l’éloignement temporel », par le jeu
de l’allusion stylistique, comme le note le compositeur : « Nous ne pouvons saisir l’œuvre qu’à travers
notre tradition, qu’à l’intérieur d’une certaine formation musicale. Si l’on ne connaissait pas tout
le postromantisme, ce quasi-éloignement, si je puis dire, ne se manifesterait aucunement dans cette
œuvre. C’est la raison pour laquelle l’œuvre est à double entente ; d’une certaine manière également
traditionnelle, mais sans procéder par citations comme chez Stravinski : elle n’utilise pas de citations
explicites du postromantisme, elle se contente d’en côtoyer certains modèles. »
Karol Beffa
Michaël Levinas (1949)
L’Amphithéâtre
Composition : 2012.
Commande : Radio France.
Création : le 24 novembre 2012 à la Cité de la musique par l’Orchestre Philharmonique de Radio France sous la
direction de Pascal Rophé.
Effectif : orchestre éparpillé dans le public.
Éditeur : Henry Lemoine.
Durée : environ 13 minutes.
Cette œuvre commandée par Radio France se conforme à la disposition et la nomenclature
orchestrale prévues par Iannis Xenakis pour Terretektorh en 1966. Rappelons que la création
a eu lieu au Casino de Royan et que pour Xenakis, l’orchestre retrouvait avec cette œuvre sa vraie
source dans une sorte de dissémination du corps sonore de la vieille formation symphonique.
Il me semble évident que les préoccupations spatiales et musicales de L’Amphithéâtre s’éloignent
du principe d’éclatement et des disséminations stochastiques si déterminants dans les années 1960.
Dans L’Amphithéâtre, l’espace voudrait contribuer à métaboliser différemment le langage
orchestral.
Quel est cet espace inspiré par le plan et le projet de Terretektorh ? Il s’agit d’un espace structuré
par une disposition qui se rapprocherait de la figure de cinq ovales concentriques, les cinq
orchestres.
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L’allégorie de la figure de l’ovale et de sa fermeture est importante. Elle est le contraire de
la dispersion acoustique. Elle a inspiré l’écriture du mouvement du son, sa trajectoire, les échelles
modales altérées qui se déploient dans l’espace. Même remarque sur la relation entre
la disposition concentrique des figures ovales dessinées par la place des musiciens dans la salle,
l’écriture et la perception de la polyphonie propagée.
L’Amphithéâtre fait référence paradoxalement en ce sens à l’esprit de l’œuvre de Xenakis
et de Terretektorh mais aussi à celui de la Renaissance : le lien originel et fondateur entre
architecture, formes et polyphonies sonores.
Ce que je vois et entends comme cette figure de cinq ovales concentriques dans L’Amphithéâtre se
déchiffre et se découvre dans le plan d’architecte de Terretektorh : huit structures en arcs de cercle.
Dans ce plan si audacieux de Xenakis, lié aux principes stochastiques, on peut déceler d’autres
figures incluses tout en en respectant l’intégrité. On peut y dégager un autre projet architectural
et musical qui peut ouvrir aujourd’hui à d’autres orientations : dans ces huit structures en arc de
cercle de Terretektorh, on peut trouver la disposition des cinq orchestres (cinq ovales concentriques,
compte tenu de la structure de la salle de la Cité de la musique), qui se déploieraient
polyphoniquement, harmoniquement et géométriquement autour du chef d’orchestre.
Dans L’Amphithéâtre, les contrepoints, les brisures complexes de l’écriture musicale sont comme
entraînés par le mouvement giratoire d’une spirale acoustique, ses battements, et ce que j’appelle
des polyphonies paradoxales.
L’écriture rythmique, les décalages d’échos entre les instruments et les orchestres,
les battements, les polyphonies-timbres font entendre un autre contrepoint résultant de
cette écriture concentrique, une polyphonie de la polyphonie dans l’espace de la salle, des lignes
diagonales incurvées entre les instruments d’un même cercle et entre les cinq orchestres.
Les orchestres 1, 2, 3 formant les trois premiers ovales réalisent, placés au parterre, les canons
rythmiques et acoustiques que prolongent et développent dans le même processus les orchestres
4 et 5 situés au balcon.
La figure concentrique des cinq orchestres constitue l’essence de la forme architecturale
et musicale de cette pièce.
En composant spécialement pour la salle de la Cité de la musique, en imaginant y entendre cette
disposition concentrique et ovale, il me vient à penser aux gradins et à l’acoustique de ces édifices
antiques grecs et romains : les amphithéâtres.
Michaël Levinas
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Luís Tinoco (1969)
Cercle intérieur
Composition : 2012.
Commande : Radio France.
Création : le 24 novembre 2012 à la Cité de la musique par l’Orchestre Philharmonique de Radio France sous
la direction de Pascal Rophé.
Effectif : orchestre de 85 musiciens éparpillés dans le public.
Éditeur : University of York Music Press.
Durée : environ 14 minutes.
Commande de Radio France, Cercle intérieur est une pièce devant épouser la même disposition
orchestrale que Terretektorh de Xenakis. Cependant, pour Cercle Intérieur, j’ai décidé de ne
pas utiliser les percussions, ceci étant le seul écart quant à l’orchestration et sa spatialisation
dans la salle de concert.
Écrire pour cette disposition représentait un défi enthousiasmant, puisque les instruments sont
tous dispersés à l’intérieur d’un grand cercle sans être regroupés selon les sections traditionnelles
de l’orchestre, le concept du son et sa projection (ainsi que sa perception par le public) créant ainsi
la base d’expériences nouvelles. Pour cette pièce, j’ai tenté d’imaginer le résultat sonore perçu
par le chef du haut de son point de vue (au centre du cercle), et non de face, ainsi que nous avons
l’habitude d’écouter une orchestration avec la disposition traditionnelle sur scène.
De plus, puisque chaque auditeur a sa propre compréhension et sa propre perception
de la musique, j’ai également essayé de dessiner différentes trajectoires sonores évoluant
et/ou circulant vers différent points de la salle.
Dans l’idéal, cette pièce devrait être écoutée deux fois, en choisissant deux emplacements
différents dans la salle. Mais si cela ne peut se faire, j’ai voulu manipuler et déplacer le matériel
musical soit dans le sens des aiguilles d’une montre, soit du centre vers l’extérieur (ou l’inverse)
pour créer un « labyrinthe » sonore continu.
L’idée du titre vient du fait que le public est assis avec l’orchestre et donc qu’il fait partie en
quelque sorte d’un « cercle intérieur ».
Par ailleurs, si l’on écoute plus dans le détail, on peut également percevoir que les musiciens assis
au centre du cercle, au plus près du chef, sont occasionnellement le point de mire de certains
gestes centripètes.
Enfin, selon un troisième niveau de perception, le titre se réfère également au fait que le matériel
de composition, quant aux hauteurs de notes, révèle également un « cercle intérieur » à la fois
point de départ et d’arrivée de la musique.
Luís Tinoco
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BIOGRAPHIES DES COMPOSITEURS
il est président. De 1967 à 1972, il est
en résidence à l’Université Stanford en
Associate Music Professor de l’Indiana 1972. De 1973 à 1989, il enseigne la
Iannis Xenakis
University, Bloomington, et fondateur composition à la Hochschule für
Compositeur, architecte, ingénieur
du Center for Mathematical and
Musik de Hambourg. Dès lors,
civil, Iannis Xenakis est né en 1922 à
Automated Music (CMAM), à l’Indiana
il partage son existence entre Vienne
Braïla (Roumanie). Résistant de la
University. En 1970, il est nommé
et Hambourg. György Ligeti a été
Seconde Guerre mondiale, il est
chercheur du Centre National de
honoré de multiples distinctions, dont
condamné à mort ; réfugié politique
Recherche Scientifique (CNRS), en
le Berliner Kunstpreis, le Prix Bach de
en France en 1947, il acquiert la
1975 Gresham Professor of Music à la
la ville de Hambourg, le Prix de
nationalité française en 1965. Iannis
City University London. De 1972
composition musicale de la Fondation
Xenakis se forme à l’Institut
à 1989, il est professeur à l’Université
Pierre-de-Monaco. Durant sa période
Polytechnique d’Athènes. Il fait ses
de Paris I-Sorbonne. Iannis Xenakis
hongroise, sa musique témoigne
études de composition musicale
est décédé à Paris le 4 février 2001.
essentiellement de l’influence de
à Gravesano avec Hermann Scherchen
Bartók et Kodály. Ses pièces pour
et au Conservatoire de Paris avec
György Ligeti
orchestre Apparitions (1958-1959)
Olivier Messiaen. De 1947 à 1960,
Né en 1923 à Dicsöszenmárton
et Atmosphères (1961) attestent d’un
il collabore avec Le Corbusier comme
(Transylvanie), György Ligeti effectue
nouveau style caractérisé par une
ingénieur et architecte. Xenakis est
ses études secondaires à Cluj, où
polyphonie très dense (ou
l’inventeur des concepts de masses
il étudie ensuite la composition
micropolyphonie) et un
musicales, de musique stochastique
auprès de Ferenc Farkas (1941-1943).
développement formel statique.
et de musique symbolique par
De 1945 à 1949, il poursuit sa
Parmi les œuvres les plus importantes
l’introduction du calcul des
formation avec Sándor Veress et
de cette période, on peut citer le
probabilités et de la théorie des
Ferenc Farkas à l’Académie Franz-Liszt Requiem (1963-1965), Lux aeterna
ensembles dans la composition
de Budapest où il enseigne lui-même
(1966), Continuum (1968), le Quatuor à
des musiques instrumentales,
l’harmonie et le contrepoint entre
cordes n° 2 (1968) et le Kammerkonzert
électroacoustiques et par ordinateur.
1950 et 1956. Il fuit la Hongrie lors des (1969-1970). Au cours des années 70,
Ses réalisations architecturales
événements de 1956 et se rend
son écriture polyphonique se fait plus
comprennent entre autres le Pavillon
d’abord à Vienne puis à Cologne, où il
mélodique et plus transparente,
Philips (Exposition Universelle
est accueilli notamment par Karlheinz comme on peut le remarquer dans
de Bruxelles, 1958) ou le Couvent de
Stockhausen. Là, il travaille au Studio
Melodien (1971) ou dans son opéra Le
La Tourette (1955). Il a composé des
électronique de la Westdeuscher
Grand Macabre (1974-1977/1996).
Polytopes – spectacles sons et
Rundfunk (1957-1959) et rencontre
Nombre de ses œuvres témoignent
lumières – pour le Pavillon français
Pierre Boulez, Luciano Berio, Mauricio
également de son souci d’échapper
(Exposition de Montréal, 1967), pour
Kagel… En 1959, il s’installe à Vienne.
au tempérament égal, à commencer
le spectacle Persepolis (montagne et
Il acquiert la nationalité autrichienne
par Ramifications (1968-1969). Par la
ruines de Persépolis, Iran, 1971), pour
en 1967. De 1959 à 1972, György
suite, Ligeti a développé une
Cluny (Paris, 1972), pour Mycènes
Ligeti participe chaque année aux
technique de composition
(ruines de Mycènes, Grèce, 1978),
cours d’été de Darmstadt. De 1961
à la polyrythmie complexe influencée
pour l’inauguration du Centre
à 1971, il enseigne à Stockholm en
à la fois par la polyphonie du XIVe siècle
Georges-Pompidou (Paris, 1978).
tant que professeur invité. Lauréat de
et par différentes musiques
En 1965, il fonde le Centre d’Études
la bourse du Deutscher Akademischer ethniques, et sur laquelle se fondent
de Mathématiques et Automatique
Austausch Dienst de Berlin en
ses œuvres des vingt dernières
Musicales (CEMAMu) à Paris, dont
1969-1970, il est compositeur
années : Trio pour violon, cor et piano
11
(1982), Études pour piano (1985-2001), de Daniel Mesguich, l’opéra Les
Levinas est professeur au
Concerto pour piano (1985-1988),
Nègres, d’après la pièce de Jean
Conservatoire de Paris (CNSMDP).
Concerto pour violon (1990-1992),
Genet, dont le compositeur a établi le
Il a été élu le 18 mars 2009 à
Nonsense Madrigals (1988-1993),
livret, commande de l’Opéra National
l’Académie des Beaux-Arts.
Sonate pour alto solo (1991-1994).
de Lyon et de l’Opéra de Genève, créé
Il s’est éteint le 12 juin 2006.
en 2004 dans une mise en scène de
Luís Tinoco
Stanislas Nordey et repris au Grand
Luís Tinoco a étudié à l’Escola
Michaël Levinas
Théâtre de Freiburg en 2006 dans une Superior de Música de Lisbonne
Né en 1949 à Paris, Michaël Levinas
nouvelle production, l’opéra
suit le cursus du Conservatoire de
La Métamorphose d’après Franz Kafka, Londres. Récemment, il a achevé un
Paris (CNSMDP), où il a comme
créé en mars 2011 à l’Opéra de Lille.
doctorat à l’Université de York, au
maîtres Vlado Perlemuter, Yvonne
La discographie pianistique de
Royaume-Uni. Depuis 2000, il est
Lefébure et Yvonne Loriod, ainsi
Michaël Levinas s’étend de Bach
auteur et producteur d’émissions
qu’Olivier Messiaen pour la
à Boulez. Citons son tout premier
de radio pour Antena 2/RTP. Il est
composition. En 1974, il est
disque consacré à Schumann et révélé également enseignant à l’Escola
cofondateur du groupe l’Itinéraire,
au MIDEM classique, l’intégrale des
Superior de Música de Lisbonne, dont
avant d’être pensionnaire à la villa
sonates de Beethoven, Le Clavier bien
il est codirecteur. Ses œuvres récentes
Médicis, académie de France à Rome.
tempéré de Johann Sebastian Bach,
comprennent Evil Machines (2008), un
Sa formation de compositeur lui
l’intégrale des études de Scriabine et
projet de théâtre musical sur un livret
a permis de développer un jeu
le CD Double face Levinas/Ligeti.
et dans une mise en scène de l’ancien
pianistique et une culture
Michaël Levinas a joué en concert une Monty Python Terry Jones ; Paint Me
instrumentale qui retrace l’histoire
intégrale des sonates de Beethoven
(2010), un opéra de chambre sur un
de l’interprétation qui va de la fin du
à Paris, Salle Gaveau, et participé à
livret de Stephen Plaice ; Wanderings
baroque à la musique du XXe siècle.
plusieurs « Ateliers du musicien »
of the Solitary Dreamer (2011), une
Symétriquement, c’est sans doute
sur France Musique, consacrés à
cantate sur un texte de Almeida Faria ;
et à la Royal Academy of Music de
l’écoute du pianiste qui modèle le son ce corpus. En 2004, il a fait une
Cercle intérieur (2012), composé pour
de son instrument, qui a inspiré le
tournée consacrée à l’intégrale du
l’Orchestre Philharmonique de
compositeur, explorateur acoustique.
Clavier bien tempéré de Bach. Invité
Radio France. Récemment, l’Orchestre
L’œuvre de Michaël Levinas n’a jamais
par les plus grands festivals de
Gulbenkian a enregistré un disque
cessé d’ausculter le domaine du
musique contemporaine européens,
de ses œuvres pour orchestre sous
timbre et de l’acoustique, notamment il a joué des œuvres de Stockhausen,
la direction de David Alan Miller,
dans des pièces comme Appels,
Boulez, Messiaen, Ligeti, et a créé des
à paraître en mai 2013. Parmi ses
Ouverture pour une fête étrange,
pièces, notamment de Nunes et
projets à venir, mentionnons
La Conférence des Oiseaux. La question Murail. Ses œuvres sont jouées par
la création de nouvelles pièces
fondamentale de la relation texte-
les grands interprètes d’aujourd’hui,
pour orchestre commandées par
musique, Les Aragon (1998)
en France et à l’étranger. Il a été invité
l’Orchestre Symphonique Portugais
en témoignent tout particulièrement,
à enseigner la composition dans
et l’Orchestre Symphonique de
ainsi que ses différentes contributions certaines des plus prestigieuses
Seattle. Les œuvres de Luís Tinoco
à la scène : l’opéra Go-gol (1996)
académies de composition,
sont publiées au Royaume-Uni par
d’après Le Manteau de Nicolas Gogol,
notamment les Cours d’été de
l’University of York Music Press.
créé par le festival Musica de
Darmstadt, le séminaire de
Strasbourg, l’Ircam et l’Opéra de
Royaumont et l’École supérieure
Montpellier dans une mise en scène
de musique de Barcelone. Michaël
12
BIOGRAPHIES DES INTERPRÈTES
le CD d’œuvres de Thierry Escaich
formations symphoniques
qu’il a enregistré avec l’Orchestre
traditionnelles. Au contraire,
Philharmonique de Liège a reçu
l’orchestre peut se partager
Spécialiste du répertoire du XXe siècle, un 10 de Répertoire, un Choc du
simultanément en plusieurs
collaborant avec la plupart des
Monde de la musique et un Diapason
formations du petit ensemble au
ensembles européens de musique
d’Or de l’année pour la musique
grand orchestre, pour s’adapter à
contemporaine, Pascal Rophé aborde
contemporaine. Parmi ses
toutes les configurations du
également de plus en plus
enregistrements les plus récents,
répertoire du XVIIIe siècle à nos jours.
régulièrement le grand répertoire
citons deux albums consacrés à Ivan
Le compositeur Gilbert Amy et le chef
symphonique. Après des études au
Fedele et à Luigi Dallapiccola avec
Marek Janowski en ont été les
Conservatoire de Paris (CNSMDP) et
l’Orchestre Symphonique National
premiers directeurs musicaux.
un 2e Prix du Concours International
de la RAI, un disque consacré
Myung-Whun Chung, qui a fêté
de Besançon (1988), il travaille dès
à l’œuvre de Michael Jarrell avec
en 2010 ses dix ans à la tête de
1992 auprès de Pierre Boulez à
l’Orchestre de la Suisse Romande
l’orchestre, peut se réjouir de le voir
l’Ensemble intercontemporain
(Grand Prix de l’Académie Charles-
aujourd’hui reconnu comme l’une des
(où il collaborera aussi avec David
Cros), un disque Saint-Saëns ainsi
plus remarquables phalanges
Robertson). En France comme à
qu’un enregistrement consacré
européennes. Les plus grands
l’étranger, Pascal Rophé a travaillé
à Dutilleux avec l’Orchestre
musiciens sont venus enrichir le
avec les plus grandes formations :
Philharmonique de Liège (Choc du
travail de l’orchestre aux côtés de
Orchestre Philharmonique de Radio
Monde de la musique). Le premier
Myung-Whun Chung, comme Pierre
France, Ensemble intercontemporain,
enregistrement mondial de l’intégrale Boulez, Esa-Pekka Salonen,
Orchestre Symphonique de la BBC,
des sept solos pour orchestre de
Ton Koopman, ou les meilleurs chefs
Orchestre Philharmonique de Cardiff,
Pascal Dusapin avec l’Orchestre
de la jeune génération, Gustavo
Ulster Orchestra (Belfast), Orchestre
Philharmonique de Liège est paru en
Dudamel, Mikko Franck, Alan Gilbert,
de la Suisse Romande, Orchestre
2010 chez Naïve Classique et a reçu
Daniel Harding et Lionel Bringuier.
Symphonique National de la RAI
les éloges de la presse spécialisée.
La Salle Pleyel accueille l’Orchestre
(Turin), Orchestre Symphonique
En février 2011 a été publié le
Philharmonique de Radio France en
de la NHK (Tokyo), Orchestre
Concerto pour deux altos de Bruno
résidence. En attendant la création
Philharmonique de Monte-Carlo…
Mantovani, enregistré avec Tabea
d’un nouvel auditorium à Radio
Il a également occupé pendant trois
Zimmermann, Antoine Tamestit et
France à l’horizon 2013/2014,
ans, jusqu’en juin 2009, le poste
l’Orchestre Royal Philharmonique
l’orchestre participe aussi à la
de directeur musical de l’Orchestre
de Liège-Bruxelles.
programmation de la Cité de la
Pascal Rophé
Philharmonique de Liège. Pascal
musique, du Théâtre du Châtelet
Rophé s’investit également dans
Orchestre Philharmonique
et de l’Opéra-Comique. Tous ces
l’opéra au moins deux fois par an.
de Radio France
concerts, diffusés sur France Musique,
En avril 2011, il a créé Akhmatova,
Héritier du premier orchestre
peuvent être réécoutés sur le site
le dernier opéra de Bruno Mantovani,
philharmonique créé dans les années
internet de Radio France. Chaque
à l’Opéra Bastille. Les enregistrements 1930 par la radio française, l’Orchestre mois, certains sont aussi offerts en
de Pascal Rophé ont reçu de
Philharmonique de Radio France a été video streaming sur les sites
nombreux prix : son disque Intrada
refondé au milieu des années 1970
d’ArteLiveWeb et de Radio France.
(musique d’Éric Tanguy) avec
sous l’inspiration des critiques
L’orchestre est également présent sur
l’Orchestre National de France a reçu
formulées par Pierre Boulez à
les antennes de France Télévisions,
un Choc du Monde de la musique et
l’encontre de la rigidité des
Arte et Mezzo TV. Son activité
13
discographique reste très soutenue,
Florent Brannens
Martine Schouman
et plus de 300 références sont
Amandine Charroing
Marie-France Vigneron
disponibles en téléchargement sur
Aurélie Chenille
NN
iTunes. Les musiciens de l’orchestre
Aurore Doise
NN
interviennent en milieu scolaire ainsi
Béatrice Gaugué-Natorp
que dans les hôpitaux auprès des
Rachel Givelet *
Violoncelles
enfants malades. Avec Myung-Whun
David Haroutunian
Eric Levionnois
Chung, ils sont Ambassadeurs de
Edmond Israelievitch
Nadine Pierre
l’Unicef depuis 2007. Ils ont imaginé
Mireille Jardon
Daniel Raclot
une Académie Philharmonique pour
Jean-Philippe Kuzma
Pauline Bartissol
les jeunes musiciens en collaboration
Jean-Christophe Lamacque
Jérôme Pinget
avec le Conservatoire de Paris
François Laprévote
Anita Barbereau-Pudleitner
(CNSMDP). L’Orchestre
Catherine Lorrain
Jean-Claude Auclin
Philharmonique de Radio France
Arno Madoni
Catherine de Vençay
a créé un site Internet dévolu au jeune Virginie Michel
Marion Gailland
public (www.zikphil.fr). Il bénéficie
Simona Moïse
Renaud Guieu
du soutien d’un mécène principal,
Françoise Perrin
Karine Jean-Baptiste
Amundi, et de partenaires réunis
Cécile Peyrol-Leleu
Jérémie Maillard
au sein de l’association ProPhil.
Céline Planes
Clémentine Meyer
Sophie Pradel
Nicolas Saint Yves
Directeur musical
Marie-Josée Romain-Ritchot
NN
Myung-Whun Chung
Mihaëla Smolean
Isabelle Souvignet
Contrebasses
1ers violons solos
Thomas Tercieux
Christophe Dinaut
Hélène Collerette
Véronique Tercieux-Engelhard
Yann Dubost *
Svetlin Roussev
Anne Villette
Jean Thévenet
Amaury Coeytaux *
NN
NN
Violons
Altos
Daniel Bonne
Virginie Buscail
Jean-Baptiste Brunier
Jean-Pierre Constant
Ayako Tanaka
Marc Desmons
Etienne Durantel
Marie-Laurence Camilleri
Christophe Gaugué
Edouard Macarez
Mihaï Ritter
Fanny Coupé
Dominique Serri
Cécile Agator
Aurélia Souvignet-Kowalski
Marie Van Wynsberge
Pascal Oddon *
Daniel Vagner
Juan-Firmin Ciriaco
Marie-Emeline Charpentier
Flûtes
Guy Comentale
Sophie Groseil
Magali Mosnier
Emmanuel André
Elodie Guillot
Thomas Prévost
Cyril Baleton
Anne-Michèle Liénard
Michel Rousseau
Emmanuelle Blanche-Lormand
Jacques Maillard
Emmanuel Burlet
Martin Blondeau
Frédéric Maindive
Nels Lindeblad
Floriane Bonanni
Benoît Marin
Florence Bouanchaud
Jérémy Pasquier
Jean-Marc Loisel
14
Hautbois
Trombones
Hélène Devilleneuve
Patrice Buecher
Olivier Doise
Antoine Ganaye
Johannes Grosso
Alain Manfrin
Stéphane Part
David Maquet
Stéphane Suchanek
Trombones basses
Clarinettes
Raphaël Lemaire
Nicolas Baldeyrou
Franz Masson
Jérôme Voisin
Jean-Pascal Post
Tuba
Manuel Metzger
Victor Letter
Didier Pernoit
Christelle Pochet
Timbales
Jean-Claude Gengembre
Bassons
Adrien Perruchon
Jean-François Duquesnoy
Julien Hardy
Percussions
Stéphane Coutaz
Renaud Muzzolini
Wladimir Weimer *
Francis Petit
NN
Gabriel Benlolo
Benoît Gaudelette
Cors
NN
Antoine Dreyfuss
Jean-Jacques Justafré
Harpes
Matthieu Romand
Nicolas Tulliez
Sylvain Delcroix
Emilie Gastaud
Hugues Viallon
Xavier Agogué
Claviers
Stéphane Bridoux
Catherine Cournot
Isabelle Bigaré
Bruno Fayolle
* musiciens non titulaires
Trompettes
Alexandre Baty
Bruno Nouvion
NN
Jean-Pierre Odasso
Gilles Mercier
Gérard Boulanger
Concert enregistré par France Musique
15
Et aussi…
SAMEDI 8 DÉCEMBRE, 16H30
> SALLE PLEYEL
> LA SÉLECTION DE LA MÉDIATHÈQUE
Franz Liszt
Prélude et fugue sur B.A.C.H.
Variations sur « Weinen, Klagen, Sorgen,
Zagen »
Robert Schumann
Carnaval
Ferruccio Busoni
Fantasia contrappuntistica
SAMEDI 23 MARS, 20H
En écho à ce concert, nous vous proposons…
John Adams
The Gospel According to the Other Mary
> Sur le site internet
http://mediatheque.cite-musique.fr
Los Angeles Philharmonic Orchestra
Los Angeles Master Chorale
Gustavo Dudamel, direction
Peter Sellars, mise en scène
Kelley O’Connor, mezzo-soprano
Tamara Mumford, contralto
Russell Thomas, ténor
Daniel Bubeck, contre-ténor
Brian Cummings, contre-ténor
Nathan Medley, contre-ténor
Grant Gershon, chef de chœur
… d’écouter un extrait dans les
« Concerts » :
Antikhton de Iannis Xenakis par
le Brussels Philharmonic, Michel
Tabachnik (direction), enregistré à
la Cité de la musique en 2009 • Appels de
Michaël Levinas par l’Ensemble
intercontemporain, Susanna Mälkki
(direction)
Philippe Bianconi, pianos Pleyel 1860
et Érard 1890 (collection Musée de la
musique)
VENDREDI 14 DÉCEMBRE, 20H
Cinq Ryoanji
Olivia Grandville, chorégraphie
Ensemble]h[iatus
(Les concerts sont accessibles dans leur
intégralité à la Médiathèque de la Cité de la
musique.)
> CLASSIC LAB
LUNDI 16 FÉVRIER, 19H
LUNDI 17 DÉCEMBRE, 20H
Les musiques répétitives
John Cage
Music for Four
String Quartet in Four Parts
Atelier d’initiation à la musique classique
à La Bellevilloise (19-21 rue Boyer, 75020
Paris)
Quatuor Arditti
… d’écouter dans les « Conférences » :
Forum Iannis Xenakis enregistré à la Cité
de la musique en 2003
… de regarder dans les « Dossiers
pédagogiques » :
Un aperçu de Lontano de György Ligeti
dans les « Guides d’écoute » • Iannis
Xenakis : Portraits de compositeurs du XXe
siècle dans les « Repères musicologiques »
> FORUM
> À LA MÉDIATHÈQUE
SAMEDI 15 DÉCEMBRE, 15H
DU 18 AU 20 FÉVRIER, 20H
Cage, artiste du XXe siècle
Projections, table ronde et concert
Katia et Marielle Labèque retracent
l’histoire du courant minimaliste depuis
ses débuts
Œuvres de John Cage, La Monte Young,
Steve Reich, Terry Riley, Erik Satie,
Philip Glass, Arvo Pärt, Glenn Branca,
Brian Eno, Sonic Youth, The Who,
Aphex Twin
> MUSÉE
Django Reinhardt, Swing de Paris
Exposition Du 6 octobre 2012 au 23 janvier 2013
… de regarder dans les « Dossiers
pédagogiques » :
Lontano de György Ligeti de Sébastien
Béranger dans les « Guides d’écoute »
… d’écouter avec la partition :
Lontano de György Ligeti par les
Berliner Philharmoniker, Jonathan Nott
(direction)
… de lire :
György Ligeti : un essai d’analyse et
d’esthétique musicale par Joseph
Deleplace • Le Compositeur trouvère :
écrits et entretien (1982-2002) de Michaël
Levinas
Éditeur : Hugues de Saint Simon | Rédacteur en chef : Pascal Huynh | Rédactrice : Gaëlle Plasseraud | Graphiste : Ariane Fermont | Stagiaires : Emma Granier, Colin Bevot.
Imprimeur BAF | Licences no 757541-757542-757543
> MINIMALIST DREAM HOUSE