Samedi 24 novembre 2012 Orchestre Philharmonique de Radio
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Samedi 24 novembre 2012 Orchestre Philharmonique de Radio
Samedi 24 novembre 2012 Orchestre Philharmonique de Radio France | Pascal Rophé Dans le cadre du cycle Futurismes du 17 au 24 novembre Vous avez la possibilité de consulter les notes de programme en ligne, 2 jours avant chaque concert, à l’adresse suivante : www.citedelamusique.fr Orchestre Philharmonique de Radio France | Pascal Rophé | Samedi 24 novembre 2012 Roch-Olivier Maistre, Président du Conseil d’administration Laurent Bayle, Directeur général Cycle Futurismes Au début du XXe siècle, les colonnes du Figaro éclairaient les arcanes de l’expérience et de la connaissance, publiant par exemple l’important texte sur Le Symbolisme de Jean Moréas ou le Manifeste de l’humanisme de Fernand Gregh. Dans ce contexte intellectuel, la une du journal français accueillait, le 20 février 1909, le Manifeste du futurisme rédigé par le jeune poète et dramaturge italien Filippo Tommaso Marinetti (1876-1944). Prônant une avant-garde totalisatrice qui débouchera sur la mise en pratique de « mots en liberté », d’une « poésie murale », de la « ciné-peinture »… cette proclamation officielle militait pour « l’amour du danger », le « mouvement agressif », la « beauté de la vitesse »… la glorification de la guerre et la démolition des musées… Embrassant autant les arts plastiques que la littérature, l’architecture que la photographie, la mode que la cuisine… le futurisme italien s’est, dès 1910, penché sur le rapport singulier au nouveau monde sonore. Le compositeur Francisco Balilla Pratella (1880-1955) a alors écrit, en 1911, un manifeste qui incitait à détester les esthétiques de Giacomo Puccini, Claude Debussy et Richard Strauss et qui poussait à déserter ostensiblement les écoles de musique. Une des règles d’or désirait cerner « l’âme des chantiers, des trains, des transatlantiques, des automobiles et des aéroplanes ». Théoricien zélé de L’Art des bruits (1913), le peintre Luigi Russolo (1885-1947) a ensuite revendiqué tous azimuts les vertus catégorielles du « son-bruit » (qu’il provienne des percussions primitives ou des ressorts machiniques, des cris d’animaux ou des râles humains). « Nous prenons infiniment plus de plaisir à combiner idéalement des bruits de tramways, d’autos, de voitures et de foules criardes qu’à écouter encore, par exemple, L’Héroïque ou La Pastorale », a-t-il révélé au cœur de son texte épistolaire achevé le 11 mars 1913. Ouvrant la voie à une qualité d’écoute inédite et à une nouvelle forme de volupté acoustique, ce violoniste amateur affirmait dans son credo que le bruit avait « le pouvoir de nous rappeler à la vie ». Les retentissements sonores du futurisme italien se repéreront assez vite dans les œuvres d’Eric Satie, de Francis Poulenc (présence de machine à écrire ou de roue de loterie dans l’orchestre) ou d’Arthur Honegger (célébration de la locomotive avec Pacific 231) ou même dans les partitions russes vénérant le monde de l’usine (Mossolov, Prokofiev, Chostakovitch…). Dès lors, à poursuivre le sillon tracé par les musiciens futuristes, pensons à ceux qui, de près ou de loin, ont rendu hommage à Luigi Russolo : Pierre Henry – auteur de Futuristie en 1975 –, Daniele Lombardi ou Marco Giommoni, pour le domaine savant ; Test Dept, Die Krupps ou Einstürzende Neubauten… pour l’univers pop. Songeons également à ces créateurs qui se sont épanouis au travers de l’expression du « son sale » et du dérangement parasitaire plutôt que dans le consensus flagornant la consonance à outrance (Pierre Schaeffer, Giacinto Scelsi, Iannis Xenakis, John Cage, Helmut Lachenmann, Mathias Spahlinger, Michael Levinas, Fausto Romitelli, Raphaël Cendo, Franck Bedrossian, Enno Poppe, Yann Robin…). Autant de défis adressés aux étoiles d’hier et d’aujourd’hui, autant d’œuvres à découvrir dans ce cycle symboliquement intitulé Futurismes… Pierre Albert Castanet 2 DU SAMEDI 17 AU SAMEDI 24 NOVEMBRE SAMEDI 17 NOVEMBRE – DE 9H30 À 22H CITÉSCOPIE Iannis Xenakis et l’espace SAMEDI 17 NOVEMBRE – 11H CLASSIC LAB À LA BELLEVILLOISE Le futurisme en musique SAMEDI 17 NOVEMBRE – 20H Richard Wagner Tristan und Isolde : Prélude et Mort d’Isolde Iannis Xenakis À Colone Nomos Gamma Richard Wagner Parsifal : extraits Brussels Philharmonic Chœur de l’Armée française Michel Tabachnik, direction Cécile De Boever, soprano Émilie Fleury, chef de chœur DIMANCHE 18 NOVEMBRE – 11H CAFÉ MUSIQUE Ligeti et la micro-polyphonie dans Lontano MARDI 20 NOVEMBRE – 20H Edgard Varèse Ionisation Enno Poppe Speicher III, IV, V Edgard Varèse Poème électronique pour bande magnétique Benedict Mason drawing tunes and fuguing photos (création) Mauro Lanza #9 Edgard Varèse Ecuatorial Ensemble intercontemporain Chœur de Radio France Étudiants du Conservatoire de Paris Susanna Mälkki, direction Denis Comtet, chef de chœur SAMEDI 24 NOVEMBRE – DE 15H À 18H30 FORUM Futurisme et primitivisme 15H Table ronde et projections Animée par Éric de Visscher Avec Costanza Bertolotti, Pierre Albert Castanet et Jean-Luc Plouvier Ballet mécanique Film de Fernand Léger et Dudley Murphy Musique de George Antheil La Marche des machines Film de Eugène Deslaw Accompagnement musical de l’Ensemble Ictus 17H30 Concert MERCREDI 21 NOVEMBRE – 20H Edgard Varèse Densité 21,5 John Cage Music for Ampliied Toy Pianos George Antheil Sonate pour piano n° 2 « Airplane Sonata » Morton Feldman Instruments I Salvatore Sciarrino Muro d’orizzonte Heinz Holliger Cardiophonie (version pour hautbois) Yann Robin Chants contre champs Kurt Schwitters Sonate in Urlauten Husten-Scherzo Filippo Tommaso Marinetti Bombardamento di Adrianapoli, et autres essais Harry Partch U.S. Highball Ensemble Ictus SAMEDI 24 NOVEMBRE – 20H Iannis Xenakis Terretektorh György Ligeti Solistes de l’Ensemble intercontemporain Lontano Michaël Levinas Sébastien Vichard, toy piano, célesta, L’Amphithéâtre (création) piano Luís Tinoco Sophie Cherrier, lûte Cercle intérieur (création) Didier Pateau, hautbois Benny Sluchin, trombone Orchestre Philharmonique de Radio France Samuel Favre, percussions Pascal Rophé, direction Victor Hanna, percussions Alain Billard, clarinette basse Les concerts des 20 et 21 novembre sont précédés d’avant-concerts à 19h, à la Médiathèque. 3 4 SAMEDI 24 NOVEMBRE – 20H Salle des concerts Iannis Xenakis Terretektorh György Ligeti Lontano Michaël Levinas L’Amphithéâtre Commande de Radio France – création entracte Luís Tinoco Cercle intérieur Commande de Radio France – création Iannis Xenakis Terretektorh (seconde exécution) Les spectateurs sont invités à changer de place à l’entracte pour écouter les œuvres d’un autre point de vue. Orchestre Philharmonique de Radio France Amaury Coeytaux, violon solo Pascal Rophé, direction Ce concert est enregistré par France Musique. Coproduction Cité de la musique, Radio France. Fin du concert vers 21h50. 5 Iannis Xenakis (1922-2001) Terretektorh Composition : 1965-66. Création le 3 avril 1966 au Festival de Royan, par l’Orchestre Philharmonique de l’ORTF, sous la direction de Hermann Scherchen. Effectif : 3 flûtes piccolos, 3 clarinettes piccolos, 3 clarinettes en mi bémol, 3 contrebassons – 4 cors, 4 trompettes, 4 trombones, tuba – 3 percussions – cordes. Éditeur : Salabert. Durée : environ 18 minutes. Iannis Xenakis a toujours revendiqué, dans son expérience créatrice, de fortes expériences sensitives reçues de son enfance de musicien d’origine grecque : la tempête en Méditerranée, le vent dans les grands pins ou encore un ciel étoilé. Et il cherchera ensuite à comprendre les lois secrètes de ces phénomènes afin de les transposer en sons musicaux. La nature est pour Xenakis « un aimant par la minutie de son ordre autant que par la magnificence de son chaos ». Iannis Xenakis s’intéresse donc à ces mouvements où se joue l’accumulation désordonnée de nombreux événements et les observe au niveau de la structure et de la perception. Les équations mathématiques, le calcul des probabilités, les travaux de physiologie acoustique lui apportent des réponses et des modèles de composition, appliqués pour la première fois dans Métastasis pour grand orchestre. En 1958, Xenakis explore de nouvelles idées dans un article intitulé Sur un geste électronique. Il y présente de nouvelles conceptions sur l’environnement des œuvres et une volonté d’intégrer des notions d’espace et de temps au processus de composition. Entre 1965 et 1970, deux œuvres voient le jour : Terretektorh pour orchestre et Persephassa pour percussions, des œuvres qui vont permettre à Xenakis de tester ses nouveaux principes. Pour la première fois, le compositeur donne des indications précises sur la disposition des places du public aussi bien que des musiciens à propos de sa nouvelle œuvre Terretektorh. « L’orchestre est dans le public et le public est dans l’orchestre. Le public doit être libre de bouger ou de s’asseoir sur des pliants distribués à l’entrée de la salle. Chaque musicien de l’orchestre doit être assis sur une estrade individuelle, non résonante, avec son pupitre et son instrument. Une salle de bal, de quarante-cinq mètres de diamètre au minimum, ferait l’affaire à défaut d’un nouveau type d’architecture qu’il faudrait mettre au point pour tous les genres de musique actuelle, car ni les amphithéâtres, ni les salles de concert ne conviennent ». Les quatre-vingt-dix musiciens de Terretektorh vont être ainsi divisés en huit groupes, disposés en cercle autour du chef, le public circulant autour d’eux. Chaque exécutant est également muni d’instruments supplémentaires, un ensemble de bois et de maracas pour étendre la portée normale du volume sonore de l’orchestre, sirènes et fouets créant à côté des atmosphères étranges. Les musiciens doivent donc laisser assez de place pour permettre au public de 6 s’asseoir parmi eux. Chaque spectateur choisit son emplacement et se trouve ainsi soit à côté d’un instrument bruyant soit au contraire dans un halo sonore de tout autre nature. Terretektorh est animé par un souffle étonnant : par exemple, durant toute la première minute, la même note mi est jouée par un groupe de cordes, puis un autre, faisant le tour de la salle en encerclant l’auditoire. Le son tourbillonne en spirale, les motifs musicaux varient en densité, en complexité et en timbres, en passant d’un groupe d’instruments à un autre. La composition spatiale de l’œuvre est constamment retravaillée par le mouvement du son lui-même et par de larges contrastes de texture et d’instrumentation. On perçoit ainsi comment Xenakis s’est attaqué à la structure hiérarchique de l’orchestre en donnant à chaque exécutant une égale responsabilité. Cécile Gilly György Ligeti (1923) Lontano Composition : 1967. Création le 22 octobre 1967, au festival de Donaueschingen, par l’Orchestre Symphonique du Südwestfunks Baden-Baden sous la direction d’Ernest Bour. Dédicace : à l’Orchestre Symphonique du Südwestfunks Baden-Baden et à son chef Ernest Bour. Effectif : 4 flûtes, 4 hautbois, 4 clarinettes, 4 bassons – 4 cors, 3 trompettes, 3 trombones, 1 tuba – cordes. Éditeur : Schott. Durée : environ 11 minutes. Ironie, recherches sur le tempérament, les constellations d’intervalles et les structures rythmiques : bien des œuvres datant de sa « période hongroise » annoncent les préoccupations à venir de Ligeti. Néanmoins, fortement isolée culturellement et artistiquement, la Hongrie d’alors ne pouvait offrir au compositeur les moyens esthétiques et techniques nécessaires à la réalisation de ses projets. Ceux-ci ne purent aboutir qu’en 1956, après son passage à l’Ouest. Apparitions (1958-1959), Atmosphères (1961) sont, aux côtés du Requiem, deux œuvres maîtresses de cette période au cours de laquelle Ligeti expérimente une technique d’écriture très particulière, la « micropolyphonie » ou « polyphonie sursaturée ». Il en résulte une musique de « textures », dont la densité et la nature sont déterminées par les différents types de mouvements affectés à chacune des lignes individuelles de la polyphonie. Le statisme et la fluidité marquent également Lontano (1967), assez proche d’Atmosphères à cet égard, mais sonnant de manière beaucoup plus déliée et beaucoup moins « verticale » du fait d’une écriture contrapuntique complexe (multiples canons entre les différentes voix). En fait, Lontano n’est pas la seule œuvre dans laquelle le compositeur a recours à des procédés de spatialisation : dégradé des couleurs dans Apparitions et Atmosphères, contraste entre blocs rythmiques et continuité statique dans le Requiem, combinaison du principe de « clocks » 7 (c’est-à-dire une musique pulsée, mécanique, hachée), et de « clouds » (c’est-à-dire une musique contemplative, nuageuse et fondée sur l’harmonie) dans le Concerto pour violoncelle – toutes ces œuvres suggèrent aussi l’éloignement. Mais c’est dans Lontano que les effets de distance sont les plus visibles : intervalles progressivement absorbés par les textures, sons uniques qui finissent par se dissoudre en d’imperceptibles halos. À l’éloignement spatial s’ajoute ce que l’on pourrait appeler « l’éloignement temporel », par le jeu de l’allusion stylistique, comme le note le compositeur : « Nous ne pouvons saisir l’œuvre qu’à travers notre tradition, qu’à l’intérieur d’une certaine formation musicale. Si l’on ne connaissait pas tout le postromantisme, ce quasi-éloignement, si je puis dire, ne se manifesterait aucunement dans cette œuvre. C’est la raison pour laquelle l’œuvre est à double entente ; d’une certaine manière également traditionnelle, mais sans procéder par citations comme chez Stravinski : elle n’utilise pas de citations explicites du postromantisme, elle se contente d’en côtoyer certains modèles. » Karol Beffa Michaël Levinas (1949) L’Amphithéâtre Composition : 2012. Commande : Radio France. Création : le 24 novembre 2012 à la Cité de la musique par l’Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Pascal Rophé. Effectif : orchestre éparpillé dans le public. Éditeur : Henry Lemoine. Durée : environ 13 minutes. Cette œuvre commandée par Radio France se conforme à la disposition et la nomenclature orchestrale prévues par Iannis Xenakis pour Terretektorh en 1966. Rappelons que la création a eu lieu au Casino de Royan et que pour Xenakis, l’orchestre retrouvait avec cette œuvre sa vraie source dans une sorte de dissémination du corps sonore de la vieille formation symphonique. Il me semble évident que les préoccupations spatiales et musicales de L’Amphithéâtre s’éloignent du principe d’éclatement et des disséminations stochastiques si déterminants dans les années 1960. Dans L’Amphithéâtre, l’espace voudrait contribuer à métaboliser différemment le langage orchestral. Quel est cet espace inspiré par le plan et le projet de Terretektorh ? Il s’agit d’un espace structuré par une disposition qui se rapprocherait de la figure de cinq ovales concentriques, les cinq orchestres. 8 L’allégorie de la figure de l’ovale et de sa fermeture est importante. Elle est le contraire de la dispersion acoustique. Elle a inspiré l’écriture du mouvement du son, sa trajectoire, les échelles modales altérées qui se déploient dans l’espace. Même remarque sur la relation entre la disposition concentrique des figures ovales dessinées par la place des musiciens dans la salle, l’écriture et la perception de la polyphonie propagée. L’Amphithéâtre fait référence paradoxalement en ce sens à l’esprit de l’œuvre de Xenakis et de Terretektorh mais aussi à celui de la Renaissance : le lien originel et fondateur entre architecture, formes et polyphonies sonores. Ce que je vois et entends comme cette figure de cinq ovales concentriques dans L’Amphithéâtre se déchiffre et se découvre dans le plan d’architecte de Terretektorh : huit structures en arcs de cercle. Dans ce plan si audacieux de Xenakis, lié aux principes stochastiques, on peut déceler d’autres figures incluses tout en en respectant l’intégrité. On peut y dégager un autre projet architectural et musical qui peut ouvrir aujourd’hui à d’autres orientations : dans ces huit structures en arc de cercle de Terretektorh, on peut trouver la disposition des cinq orchestres (cinq ovales concentriques, compte tenu de la structure de la salle de la Cité de la musique), qui se déploieraient polyphoniquement, harmoniquement et géométriquement autour du chef d’orchestre. Dans L’Amphithéâtre, les contrepoints, les brisures complexes de l’écriture musicale sont comme entraînés par le mouvement giratoire d’une spirale acoustique, ses battements, et ce que j’appelle des polyphonies paradoxales. L’écriture rythmique, les décalages d’échos entre les instruments et les orchestres, les battements, les polyphonies-timbres font entendre un autre contrepoint résultant de cette écriture concentrique, une polyphonie de la polyphonie dans l’espace de la salle, des lignes diagonales incurvées entre les instruments d’un même cercle et entre les cinq orchestres. Les orchestres 1, 2, 3 formant les trois premiers ovales réalisent, placés au parterre, les canons rythmiques et acoustiques que prolongent et développent dans le même processus les orchestres 4 et 5 situés au balcon. La figure concentrique des cinq orchestres constitue l’essence de la forme architecturale et musicale de cette pièce. En composant spécialement pour la salle de la Cité de la musique, en imaginant y entendre cette disposition concentrique et ovale, il me vient à penser aux gradins et à l’acoustique de ces édifices antiques grecs et romains : les amphithéâtres. Michaël Levinas 9 Luís Tinoco (1969) Cercle intérieur Composition : 2012. Commande : Radio France. Création : le 24 novembre 2012 à la Cité de la musique par l’Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Pascal Rophé. Effectif : orchestre de 85 musiciens éparpillés dans le public. Éditeur : University of York Music Press. Durée : environ 14 minutes. Commande de Radio France, Cercle intérieur est une pièce devant épouser la même disposition orchestrale que Terretektorh de Xenakis. Cependant, pour Cercle Intérieur, j’ai décidé de ne pas utiliser les percussions, ceci étant le seul écart quant à l’orchestration et sa spatialisation dans la salle de concert. Écrire pour cette disposition représentait un défi enthousiasmant, puisque les instruments sont tous dispersés à l’intérieur d’un grand cercle sans être regroupés selon les sections traditionnelles de l’orchestre, le concept du son et sa projection (ainsi que sa perception par le public) créant ainsi la base d’expériences nouvelles. Pour cette pièce, j’ai tenté d’imaginer le résultat sonore perçu par le chef du haut de son point de vue (au centre du cercle), et non de face, ainsi que nous avons l’habitude d’écouter une orchestration avec la disposition traditionnelle sur scène. De plus, puisque chaque auditeur a sa propre compréhension et sa propre perception de la musique, j’ai également essayé de dessiner différentes trajectoires sonores évoluant et/ou circulant vers différent points de la salle. Dans l’idéal, cette pièce devrait être écoutée deux fois, en choisissant deux emplacements différents dans la salle. Mais si cela ne peut se faire, j’ai voulu manipuler et déplacer le matériel musical soit dans le sens des aiguilles d’une montre, soit du centre vers l’extérieur (ou l’inverse) pour créer un « labyrinthe » sonore continu. L’idée du titre vient du fait que le public est assis avec l’orchestre et donc qu’il fait partie en quelque sorte d’un « cercle intérieur ». Par ailleurs, si l’on écoute plus dans le détail, on peut également percevoir que les musiciens assis au centre du cercle, au plus près du chef, sont occasionnellement le point de mire de certains gestes centripètes. Enfin, selon un troisième niveau de perception, le titre se réfère également au fait que le matériel de composition, quant aux hauteurs de notes, révèle également un « cercle intérieur » à la fois point de départ et d’arrivée de la musique. Luís Tinoco 10 BIOGRAPHIES DES COMPOSITEURS il est président. De 1967 à 1972, il est en résidence à l’Université Stanford en Associate Music Professor de l’Indiana 1972. De 1973 à 1989, il enseigne la Iannis Xenakis University, Bloomington, et fondateur composition à la Hochschule für Compositeur, architecte, ingénieur du Center for Mathematical and Musik de Hambourg. Dès lors, civil, Iannis Xenakis est né en 1922 à Automated Music (CMAM), à l’Indiana il partage son existence entre Vienne Braïla (Roumanie). Résistant de la University. En 1970, il est nommé et Hambourg. György Ligeti a été Seconde Guerre mondiale, il est chercheur du Centre National de honoré de multiples distinctions, dont condamné à mort ; réfugié politique Recherche Scientifique (CNRS), en le Berliner Kunstpreis, le Prix Bach de en France en 1947, il acquiert la 1975 Gresham Professor of Music à la la ville de Hambourg, le Prix de nationalité française en 1965. Iannis City University London. De 1972 composition musicale de la Fondation Xenakis se forme à l’Institut à 1989, il est professeur à l’Université Pierre-de-Monaco. Durant sa période Polytechnique d’Athènes. Il fait ses de Paris I-Sorbonne. Iannis Xenakis hongroise, sa musique témoigne études de composition musicale est décédé à Paris le 4 février 2001. essentiellement de l’influence de à Gravesano avec Hermann Scherchen Bartók et Kodály. Ses pièces pour et au Conservatoire de Paris avec György Ligeti orchestre Apparitions (1958-1959) Olivier Messiaen. De 1947 à 1960, Né en 1923 à Dicsöszenmárton et Atmosphères (1961) attestent d’un il collabore avec Le Corbusier comme (Transylvanie), György Ligeti effectue nouveau style caractérisé par une ingénieur et architecte. Xenakis est ses études secondaires à Cluj, où polyphonie très dense (ou l’inventeur des concepts de masses il étudie ensuite la composition micropolyphonie) et un musicales, de musique stochastique auprès de Ferenc Farkas (1941-1943). développement formel statique. et de musique symbolique par De 1945 à 1949, il poursuit sa Parmi les œuvres les plus importantes l’introduction du calcul des formation avec Sándor Veress et de cette période, on peut citer le probabilités et de la théorie des Ferenc Farkas à l’Académie Franz-Liszt Requiem (1963-1965), Lux aeterna ensembles dans la composition de Budapest où il enseigne lui-même (1966), Continuum (1968), le Quatuor à des musiques instrumentales, l’harmonie et le contrepoint entre cordes n° 2 (1968) et le Kammerkonzert électroacoustiques et par ordinateur. 1950 et 1956. Il fuit la Hongrie lors des (1969-1970). Au cours des années 70, Ses réalisations architecturales événements de 1956 et se rend son écriture polyphonique se fait plus comprennent entre autres le Pavillon d’abord à Vienne puis à Cologne, où il mélodique et plus transparente, Philips (Exposition Universelle est accueilli notamment par Karlheinz comme on peut le remarquer dans de Bruxelles, 1958) ou le Couvent de Stockhausen. Là, il travaille au Studio Melodien (1971) ou dans son opéra Le La Tourette (1955). Il a composé des électronique de la Westdeuscher Grand Macabre (1974-1977/1996). Polytopes – spectacles sons et Rundfunk (1957-1959) et rencontre Nombre de ses œuvres témoignent lumières – pour le Pavillon français Pierre Boulez, Luciano Berio, Mauricio également de son souci d’échapper (Exposition de Montréal, 1967), pour Kagel… En 1959, il s’installe à Vienne. au tempérament égal, à commencer le spectacle Persepolis (montagne et Il acquiert la nationalité autrichienne par Ramifications (1968-1969). Par la ruines de Persépolis, Iran, 1971), pour en 1967. De 1959 à 1972, György suite, Ligeti a développé une Cluny (Paris, 1972), pour Mycènes Ligeti participe chaque année aux technique de composition (ruines de Mycènes, Grèce, 1978), cours d’été de Darmstadt. De 1961 à la polyrythmie complexe influencée pour l’inauguration du Centre à 1971, il enseigne à Stockholm en à la fois par la polyphonie du XIVe siècle Georges-Pompidou (Paris, 1978). tant que professeur invité. Lauréat de et par différentes musiques En 1965, il fonde le Centre d’Études la bourse du Deutscher Akademischer ethniques, et sur laquelle se fondent de Mathématiques et Automatique Austausch Dienst de Berlin en ses œuvres des vingt dernières Musicales (CEMAMu) à Paris, dont 1969-1970, il est compositeur années : Trio pour violon, cor et piano 11 (1982), Études pour piano (1985-2001), de Daniel Mesguich, l’opéra Les Levinas est professeur au Concerto pour piano (1985-1988), Nègres, d’après la pièce de Jean Conservatoire de Paris (CNSMDP). Concerto pour violon (1990-1992), Genet, dont le compositeur a établi le Il a été élu le 18 mars 2009 à Nonsense Madrigals (1988-1993), livret, commande de l’Opéra National l’Académie des Beaux-Arts. Sonate pour alto solo (1991-1994). de Lyon et de l’Opéra de Genève, créé Il s’est éteint le 12 juin 2006. en 2004 dans une mise en scène de Luís Tinoco Stanislas Nordey et repris au Grand Luís Tinoco a étudié à l’Escola Michaël Levinas Théâtre de Freiburg en 2006 dans une Superior de Música de Lisbonne Né en 1949 à Paris, Michaël Levinas nouvelle production, l’opéra suit le cursus du Conservatoire de La Métamorphose d’après Franz Kafka, Londres. Récemment, il a achevé un Paris (CNSMDP), où il a comme créé en mars 2011 à l’Opéra de Lille. doctorat à l’Université de York, au maîtres Vlado Perlemuter, Yvonne La discographie pianistique de Royaume-Uni. Depuis 2000, il est Lefébure et Yvonne Loriod, ainsi Michaël Levinas s’étend de Bach auteur et producteur d’émissions qu’Olivier Messiaen pour la à Boulez. Citons son tout premier de radio pour Antena 2/RTP. Il est composition. En 1974, il est disque consacré à Schumann et révélé également enseignant à l’Escola cofondateur du groupe l’Itinéraire, au MIDEM classique, l’intégrale des Superior de Música de Lisbonne, dont avant d’être pensionnaire à la villa sonates de Beethoven, Le Clavier bien il est codirecteur. Ses œuvres récentes Médicis, académie de France à Rome. tempéré de Johann Sebastian Bach, comprennent Evil Machines (2008), un Sa formation de compositeur lui l’intégrale des études de Scriabine et projet de théâtre musical sur un livret a permis de développer un jeu le CD Double face Levinas/Ligeti. et dans une mise en scène de l’ancien pianistique et une culture Michaël Levinas a joué en concert une Monty Python Terry Jones ; Paint Me instrumentale qui retrace l’histoire intégrale des sonates de Beethoven (2010), un opéra de chambre sur un de l’interprétation qui va de la fin du à Paris, Salle Gaveau, et participé à livret de Stephen Plaice ; Wanderings baroque à la musique du XXe siècle. plusieurs « Ateliers du musicien » of the Solitary Dreamer (2011), une Symétriquement, c’est sans doute sur France Musique, consacrés à cantate sur un texte de Almeida Faria ; et à la Royal Academy of Music de l’écoute du pianiste qui modèle le son ce corpus. En 2004, il a fait une Cercle intérieur (2012), composé pour de son instrument, qui a inspiré le tournée consacrée à l’intégrale du l’Orchestre Philharmonique de compositeur, explorateur acoustique. Clavier bien tempéré de Bach. Invité Radio France. Récemment, l’Orchestre L’œuvre de Michaël Levinas n’a jamais par les plus grands festivals de Gulbenkian a enregistré un disque cessé d’ausculter le domaine du musique contemporaine européens, de ses œuvres pour orchestre sous timbre et de l’acoustique, notamment il a joué des œuvres de Stockhausen, la direction de David Alan Miller, dans des pièces comme Appels, Boulez, Messiaen, Ligeti, et a créé des à paraître en mai 2013. Parmi ses Ouverture pour une fête étrange, pièces, notamment de Nunes et projets à venir, mentionnons La Conférence des Oiseaux. La question Murail. Ses œuvres sont jouées par la création de nouvelles pièces fondamentale de la relation texte- les grands interprètes d’aujourd’hui, pour orchestre commandées par musique, Les Aragon (1998) en France et à l’étranger. Il a été invité l’Orchestre Symphonique Portugais en témoignent tout particulièrement, à enseigner la composition dans et l’Orchestre Symphonique de ainsi que ses différentes contributions certaines des plus prestigieuses Seattle. Les œuvres de Luís Tinoco à la scène : l’opéra Go-gol (1996) académies de composition, sont publiées au Royaume-Uni par d’après Le Manteau de Nicolas Gogol, notamment les Cours d’été de l’University of York Music Press. créé par le festival Musica de Darmstadt, le séminaire de Strasbourg, l’Ircam et l’Opéra de Royaumont et l’École supérieure Montpellier dans une mise en scène de musique de Barcelone. Michaël 12 BIOGRAPHIES DES INTERPRÈTES le CD d’œuvres de Thierry Escaich formations symphoniques qu’il a enregistré avec l’Orchestre traditionnelles. Au contraire, Philharmonique de Liège a reçu l’orchestre peut se partager Spécialiste du répertoire du XXe siècle, un 10 de Répertoire, un Choc du simultanément en plusieurs collaborant avec la plupart des Monde de la musique et un Diapason formations du petit ensemble au ensembles européens de musique d’Or de l’année pour la musique grand orchestre, pour s’adapter à contemporaine, Pascal Rophé aborde contemporaine. Parmi ses toutes les configurations du également de plus en plus enregistrements les plus récents, répertoire du XVIIIe siècle à nos jours. régulièrement le grand répertoire citons deux albums consacrés à Ivan Le compositeur Gilbert Amy et le chef symphonique. Après des études au Fedele et à Luigi Dallapiccola avec Marek Janowski en ont été les Conservatoire de Paris (CNSMDP) et l’Orchestre Symphonique National premiers directeurs musicaux. un 2e Prix du Concours International de la RAI, un disque consacré Myung-Whun Chung, qui a fêté de Besançon (1988), il travaille dès à l’œuvre de Michael Jarrell avec en 2010 ses dix ans à la tête de 1992 auprès de Pierre Boulez à l’Orchestre de la Suisse Romande l’orchestre, peut se réjouir de le voir l’Ensemble intercontemporain (Grand Prix de l’Académie Charles- aujourd’hui reconnu comme l’une des (où il collaborera aussi avec David Cros), un disque Saint-Saëns ainsi plus remarquables phalanges Robertson). En France comme à qu’un enregistrement consacré européennes. Les plus grands l’étranger, Pascal Rophé a travaillé à Dutilleux avec l’Orchestre musiciens sont venus enrichir le avec les plus grandes formations : Philharmonique de Liège (Choc du travail de l’orchestre aux côtés de Orchestre Philharmonique de Radio Monde de la musique). Le premier Myung-Whun Chung, comme Pierre France, Ensemble intercontemporain, enregistrement mondial de l’intégrale Boulez, Esa-Pekka Salonen, Orchestre Symphonique de la BBC, des sept solos pour orchestre de Ton Koopman, ou les meilleurs chefs Orchestre Philharmonique de Cardiff, Pascal Dusapin avec l’Orchestre de la jeune génération, Gustavo Ulster Orchestra (Belfast), Orchestre Philharmonique de Liège est paru en Dudamel, Mikko Franck, Alan Gilbert, de la Suisse Romande, Orchestre 2010 chez Naïve Classique et a reçu Daniel Harding et Lionel Bringuier. Symphonique National de la RAI les éloges de la presse spécialisée. La Salle Pleyel accueille l’Orchestre (Turin), Orchestre Symphonique En février 2011 a été publié le Philharmonique de Radio France en de la NHK (Tokyo), Orchestre Concerto pour deux altos de Bruno résidence. En attendant la création Philharmonique de Monte-Carlo… Mantovani, enregistré avec Tabea d’un nouvel auditorium à Radio Il a également occupé pendant trois Zimmermann, Antoine Tamestit et France à l’horizon 2013/2014, ans, jusqu’en juin 2009, le poste l’Orchestre Royal Philharmonique l’orchestre participe aussi à la de directeur musical de l’Orchestre de Liège-Bruxelles. programmation de la Cité de la Pascal Rophé Philharmonique de Liège. Pascal musique, du Théâtre du Châtelet Rophé s’investit également dans Orchestre Philharmonique et de l’Opéra-Comique. Tous ces l’opéra au moins deux fois par an. de Radio France concerts, diffusés sur France Musique, En avril 2011, il a créé Akhmatova, Héritier du premier orchestre peuvent être réécoutés sur le site le dernier opéra de Bruno Mantovani, philharmonique créé dans les années internet de Radio France. Chaque à l’Opéra Bastille. Les enregistrements 1930 par la radio française, l’Orchestre mois, certains sont aussi offerts en de Pascal Rophé ont reçu de Philharmonique de Radio France a été video streaming sur les sites nombreux prix : son disque Intrada refondé au milieu des années 1970 d’ArteLiveWeb et de Radio France. (musique d’Éric Tanguy) avec sous l’inspiration des critiques L’orchestre est également présent sur l’Orchestre National de France a reçu formulées par Pierre Boulez à les antennes de France Télévisions, un Choc du Monde de la musique et l’encontre de la rigidité des Arte et Mezzo TV. Son activité 13 discographique reste très soutenue, Florent Brannens Martine Schouman et plus de 300 références sont Amandine Charroing Marie-France Vigneron disponibles en téléchargement sur Aurélie Chenille NN iTunes. Les musiciens de l’orchestre Aurore Doise NN interviennent en milieu scolaire ainsi Béatrice Gaugué-Natorp que dans les hôpitaux auprès des Rachel Givelet * Violoncelles enfants malades. Avec Myung-Whun David Haroutunian Eric Levionnois Chung, ils sont Ambassadeurs de Edmond Israelievitch Nadine Pierre l’Unicef depuis 2007. Ils ont imaginé Mireille Jardon Daniel Raclot une Académie Philharmonique pour Jean-Philippe Kuzma Pauline Bartissol les jeunes musiciens en collaboration Jean-Christophe Lamacque Jérôme Pinget avec le Conservatoire de Paris François Laprévote Anita Barbereau-Pudleitner (CNSMDP). L’Orchestre Catherine Lorrain Jean-Claude Auclin Philharmonique de Radio France Arno Madoni Catherine de Vençay a créé un site Internet dévolu au jeune Virginie Michel Marion Gailland public (www.zikphil.fr). Il bénéficie Simona Moïse Renaud Guieu du soutien d’un mécène principal, Françoise Perrin Karine Jean-Baptiste Amundi, et de partenaires réunis Cécile Peyrol-Leleu Jérémie Maillard au sein de l’association ProPhil. Céline Planes Clémentine Meyer Sophie Pradel Nicolas Saint Yves Directeur musical Marie-Josée Romain-Ritchot NN Myung-Whun Chung Mihaëla Smolean Isabelle Souvignet Contrebasses 1ers violons solos Thomas Tercieux Christophe Dinaut Hélène Collerette Véronique Tercieux-Engelhard Yann Dubost * Svetlin Roussev Anne Villette Jean Thévenet Amaury Coeytaux * NN NN Violons Altos Daniel Bonne Virginie Buscail Jean-Baptiste Brunier Jean-Pierre Constant Ayako Tanaka Marc Desmons Etienne Durantel Marie-Laurence Camilleri Christophe Gaugué Edouard Macarez Mihaï Ritter Fanny Coupé Dominique Serri Cécile Agator Aurélia Souvignet-Kowalski Marie Van Wynsberge Pascal Oddon * Daniel Vagner Juan-Firmin Ciriaco Marie-Emeline Charpentier Flûtes Guy Comentale Sophie Groseil Magali Mosnier Emmanuel André Elodie Guillot Thomas Prévost Cyril Baleton Anne-Michèle Liénard Michel Rousseau Emmanuelle Blanche-Lormand Jacques Maillard Emmanuel Burlet Martin Blondeau Frédéric Maindive Nels Lindeblad Floriane Bonanni Benoît Marin Florence Bouanchaud Jérémy Pasquier Jean-Marc Loisel 14 Hautbois Trombones Hélène Devilleneuve Patrice Buecher Olivier Doise Antoine Ganaye Johannes Grosso Alain Manfrin Stéphane Part David Maquet Stéphane Suchanek Trombones basses Clarinettes Raphaël Lemaire Nicolas Baldeyrou Franz Masson Jérôme Voisin Jean-Pascal Post Tuba Manuel Metzger Victor Letter Didier Pernoit Christelle Pochet Timbales Jean-Claude Gengembre Bassons Adrien Perruchon Jean-François Duquesnoy Julien Hardy Percussions Stéphane Coutaz Renaud Muzzolini Wladimir Weimer * Francis Petit NN Gabriel Benlolo Benoît Gaudelette Cors NN Antoine Dreyfuss Jean-Jacques Justafré Harpes Matthieu Romand Nicolas Tulliez Sylvain Delcroix Emilie Gastaud Hugues Viallon Xavier Agogué Claviers Stéphane Bridoux Catherine Cournot Isabelle Bigaré Bruno Fayolle * musiciens non titulaires Trompettes Alexandre Baty Bruno Nouvion NN Jean-Pierre Odasso Gilles Mercier Gérard Boulanger Concert enregistré par France Musique 15 Et aussi… SAMEDI 8 DÉCEMBRE, 16H30 > SALLE PLEYEL > LA SÉLECTION DE LA MÉDIATHÈQUE Franz Liszt Prélude et fugue sur B.A.C.H. Variations sur « Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen » Robert Schumann Carnaval Ferruccio Busoni Fantasia contrappuntistica SAMEDI 23 MARS, 20H En écho à ce concert, nous vous proposons… John Adams The Gospel According to the Other Mary > Sur le site internet http://mediatheque.cite-musique.fr Los Angeles Philharmonic Orchestra Los Angeles Master Chorale Gustavo Dudamel, direction Peter Sellars, mise en scène Kelley O’Connor, mezzo-soprano Tamara Mumford, contralto Russell Thomas, ténor Daniel Bubeck, contre-ténor Brian Cummings, contre-ténor Nathan Medley, contre-ténor Grant Gershon, chef de chœur … d’écouter un extrait dans les « Concerts » : Antikhton de Iannis Xenakis par le Brussels Philharmonic, Michel Tabachnik (direction), enregistré à la Cité de la musique en 2009 • Appels de Michaël Levinas par l’Ensemble intercontemporain, Susanna Mälkki (direction) Philippe Bianconi, pianos Pleyel 1860 et Érard 1890 (collection Musée de la musique) VENDREDI 14 DÉCEMBRE, 20H Cinq Ryoanji Olivia Grandville, chorégraphie Ensemble]h[iatus (Les concerts sont accessibles dans leur intégralité à la Médiathèque de la Cité de la musique.) > CLASSIC LAB LUNDI 16 FÉVRIER, 19H LUNDI 17 DÉCEMBRE, 20H Les musiques répétitives John Cage Music for Four String Quartet in Four Parts Atelier d’initiation à la musique classique à La Bellevilloise (19-21 rue Boyer, 75020 Paris) Quatuor Arditti … d’écouter dans les « Conférences » : Forum Iannis Xenakis enregistré à la Cité de la musique en 2003 … de regarder dans les « Dossiers pédagogiques » : Un aperçu de Lontano de György Ligeti dans les « Guides d’écoute » • Iannis Xenakis : Portraits de compositeurs du XXe siècle dans les « Repères musicologiques » > FORUM > À LA MÉDIATHÈQUE SAMEDI 15 DÉCEMBRE, 15H DU 18 AU 20 FÉVRIER, 20H Cage, artiste du XXe siècle Projections, table ronde et concert Katia et Marielle Labèque retracent l’histoire du courant minimaliste depuis ses débuts Œuvres de John Cage, La Monte Young, Steve Reich, Terry Riley, Erik Satie, Philip Glass, Arvo Pärt, Glenn Branca, Brian Eno, Sonic Youth, The Who, Aphex Twin > MUSÉE Django Reinhardt, Swing de Paris Exposition Du 6 octobre 2012 au 23 janvier 2013 … de regarder dans les « Dossiers pédagogiques » : Lontano de György Ligeti de Sébastien Béranger dans les « Guides d’écoute » … d’écouter avec la partition : Lontano de György Ligeti par les Berliner Philharmoniker, Jonathan Nott (direction) … de lire : György Ligeti : un essai d’analyse et d’esthétique musicale par Joseph Deleplace • Le Compositeur trouvère : écrits et entretien (1982-2002) de Michaël Levinas Éditeur : Hugues de Saint Simon | Rédacteur en chef : Pascal Huynh | Rédactrice : Gaëlle Plasseraud | Graphiste : Ariane Fermont | Stagiaires : Emma Granier, Colin Bevot. Imprimeur BAF | Licences no 757541-757542-757543 > MINIMALIST DREAM HOUSE